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Compte rendu

A Johannesburg, le township de Tembisa à la pointe de la recherche sur la tuberculose

Tuberculose, jusqu’à quand ? (5). L’Afrique du Sud est le seul des 22 pays les plus touchés par la maladie infectieuse à y consacrer plus de 0,1 % de son budget de recherche.

Par                                            Adrien Barbier (Tembisa, Afrique du Sud, envoyé spécial)




LE MONDE
              datetime="2018-10-02T18:30:28+02:00"

        Le 02.10.2018 à 18h30






    
Traitements préventifs, dépistage, épidémiologie : autant de nouveaux outils qui doivent permettre d’améliorer la prise en charge de la maladie.
Crédits : The Aurum Institute


Ils sont une dizaine d’hommes, adossés contre un mur ou accroupis par terre, dans un cul-de-sac de Tembisa, un township au nord de Johannesburg. Ils dealent ou consomment du nyaope, un cocktail de drogues extrêmement addictif qui fait des ravages en Afrique du Sud. Alors que la voiture de John Mtuli s’arrête à leur hauteur, les jeunes le reconnaissent et s’approchent. « Certains de nos candidats sont des consommateurs de drogues, explique ce travailleur communautaire qui connaît Tembisa comme sa poche. Paradoxalement, ce sont eux qui sont les plus assidus. » 

        Présentation de notre série
         

          Tuberculose, jusqu’à quand ?



Employé par l’Institut Aurum, il se consacre à trouver des patients atteints de la tuberculose, afin de les recruter pour participer à des études cliniques. En 2010, cette organisation sud-africaine a ouvert dans le township un centre de recherche où pas moins de 1 217 patients ont été recrutés pour participer à 23 essais thérapeutiques. Vaccins, traitements préventifs, dépistage, épidémiologie : autant de nouveaux outils qui doivent permettre d’améliorer la prise en charge de la maladie.
Avec 78 000 décès en 2017, la tuberculose est la première cause de mortalité en Afrique du Sud, bien avant les homicides (41 000) et les accidents cardiovasculaires. C’est aussi la première cause de mortalité chez les patients vivant avec le VIH, dont 60 % en sont également atteints. Le pays de Nelson Mandela a pris la mesure de l’urgence et met les bouchées doubles pour combattre cette maladie sous-estimée, curable la plupart du temps, mais dont les traitements sont lourds et comportent d’importants effets secondaires.
« Les vacances sont finies »
Le revirement de l’Afrique du Sud est total par rapport à l’épidémie de sida qui avait durement touché le pays. Dans les années 2000, les autorités avaient été fortement critiquées pour leur inaction. Le président d’alors, Thabo Mbeki, niait le lien entre le VIH et la maladie infectieuse et doutait de l’efficacité des antirétroviraux (ARV). Résultat : le pays est aujourd’hui le plus touché par le sida et concentre 19 % des personnes séropositives dans le monde.
Près de vingt ans plus tard, avec la diffusion généralisée des ARV, plus de 6 millions de personnes sont désormais sous traitement et l’épidémie est en recul. Surtout, le pays a développé une approche décentralisée et intégrée pour lutter contre la coinfection VIH-tuberculose. Les deux vont de pair. La tuberculose étant la première maladie responsable du décès des séropositifs, la meilleure diffusion des ARV a permis de réduire le nombre de nouveaux cas de 7 % par an en moyenne entre 2010 et 2017, a noté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport 2018.

        Episode 3
         

          Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose



Pour le docteur Norbert Ndjeka, du département tuberculose au ministère sud-africain de la santé, ces bons résultats sont le produit d’un engagement politique fort. « Lorsque le ministre Aaron Motsoaledi est arrivé en 2009, il nous a dit : “Les vacances sont finies”, affirme le spécialiste. L’autre ingrédient, ce sont nos chercheurs de renommée mondiale, qui perfectionnent les outils dont nous disposons pour lutter contre la maladie. » Des 22 pays les plus fortement touchés, l’Afrique du Sud est le seul qui consacre plus de 0,1 % de son budget de recherche et développement à la tuberculose.
« On interroge chaque nouvel entrant »
John Mtuli poursuit la visite. A quelques centaines de mètres de l’hôpital de Tembisa, une rangée de toilettes sèches préfabriquées longe un bidonville qui abrite un millier d’âmes. « Ici, 90 % des gens sont au chômage. Ils n’ont qu’un point d’eau et les toilettes sont nettoyées une fois par mois », explique t-il. La surpopulation et l’insalubrité font du township le plus gros foyer de tuberculose, affection qui touche d’abord et avant tout les plus pauvres.
Mais parce que la bactérie se transmet par l’air, les malades peuvent être partout. Aurum travaille donc ses relations avec les structures communautaires, les églises, les responsables politiques, ainsi que les ONG qui organisent des dépistages mobiles du sida aux abords des stations de bus ou des centres commerciaux. Le plus gros contingent de candidats aux études cliniques vient du centre de santé de Tembisa qui, depuis 2016, a complètement changé sa prise en charge de la tuberculose.

        Episode 4
         

          « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »



Les patients sont reçus dans une salle qui donne directement sur la porte de sortie, afin de minimiser les contacts avec les autres. « Depuis deux ans, on interroge chaque nouvel entrant, quelle que soit la raison de sa venue. S’il est séropositif, s’il tousse, s’il a maigri subitement ou s’il y a des personnes infectées dans son entourage immédiat, alors on fait les tests », explique l’énergique directrice du centre, Constance Mathuma.
Elle montre volontiers ses chiffres : en deux ans, le taux de guérison est passé de 70 % à 93 %. L’introduction du test GeneXpert – un nouvel outil de diagnostic dont plus de 200 unités ont été installées dans le pays depuis 2011 – a révolutionné le dépistage. Il ne faut plus que quelques jours pour obtenir les résultats, contre deux mois auparavant. Cette technologie a également permis d’améliorer la prise en charge des formes multirésistantes de la maladie, un énorme défi pour le personnel de santé. Le test permet en effet de savoir si le patient réagit ou non aux deux molécules habituellement utilisées pour traiter la tuberculose.
12 pilules au lieu de 300
« L’autre grande difficulté, note toutefois la directrice, ce sont les travailleurs migrants qui disparaissent dans la nature du jour au lendemain et peuvent potentiellement répandre la maladie. » Situé à quelques kilomètres du centre industriel de Johannesburg, Tembisa accueille traditionnellement des travailleurs pauvres de tout le pays venus trouver un emploi. D’après le ministère de la santé, 30 % des malades diagnostiqués ne suivent pas de traitement, et jusqu’à 20 % de ceux qui sont sous traitement l’abandonnent en cours de route.
En plus d’une meilleure traçabilité des patients, l’allégement des traitements est la grande priorité. C’est l’objectif d’Aurum, qui teste actuellement à Tembisa un traitement intégré, le 3HP, à base d’isoniazide et de rifampicine, à prendre une fois par semaine pendant trois mois. « Soit 12 pilules à ingérer au total contre 300 actuellement, c’est assez formidable », note Trevor Beatie, le responsable des études cliniques.

        Episode 2
         

          A la poursuite des « cas manquants » de tuberculose dans les villages sénégalais



L’étude cherche notamment à vérifier l’interaction du traitement avec la nouvelle génération d’ARV, dans l’idée de proposer systématiquement le 3HP de manière préventive aux nouveaux séropositifs. « Avec nos résultats, on peut convaincre les laboratoires pharmaceutiques de produire en masse certains médicaments et ainsi de baisser les coûts », espère le responsable.
Aurum teste enfin deux vaccins prometteurs, alors que le seul disponible pour l’instant, le BCG, proposé aux enfants, n’agit plus à l’âge adulte. « Pour nous, c’est la partie la plus excitante de nos recherches, s’enthousiasme Trevor Beatie. Toutes les grandes maladies infectieuses ont été éradiquées par un vaccin. »

Sommaire de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?
Le Monde Afrique propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
Episode 4 « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »
Episode 3 Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose
Episode 2 A la poursuite des cas manquants de tuberculose dans les villages sénégalais
Episode 1 Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile
Présentation de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?


Autant de défis à relever pour que l’Afrique du Sud, qui a encore dénombré 320 000 nouveaux cas de tuberculose en 2017, selon les chiffres de l’OMS, atteigne l’objectif d’éradication de la maladie à l’horizon 2030 auquel le pays s’est résolument engagé fin septembre.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le 13 septembre, la maladie avait été détectée en Belgique, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. La chasse et les activités forestières sont suspendues dans 133 communes de 4 départements.
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Prévention renforcée en France face à la peste porcine

Le 13 septembre, la maladie avait été détectée en Belgique, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. La chasse et les activités forestières sont suspendues dans 133 communes de 4 départements.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h05
    |

            Laurence Girard








                        



   


Suite à une réunion organisée avec les professionnels, mardi 2 octobre, le ministère de l’agriculture a publié un communiqué pour annoncer un renforcement des mesures de prévention contre la peste porcine.
Même si elle est sans danger pour l’homme, cette maladie est mortelle pour les cochons et les sangliers et aucun vaccin n’est aujourd’hui disponible pour la combattre. Suite à sa détection le 13 septembre en Belgique à une dizaine de kilomètres de la frontière française, le gouvernement a souhaité ajouter de nouvelles mesures pour éviter l’introduction de la maladie en France. Sachant que pour l’instant le pays est indemne.
Il a été décidé de suspendre toute activité forestière, en plus de la suspension de la chasse, dans une zone frontalière qui concerne 133 communes dans quatre départements (Ardennes, Meuse, Moselle et Meurthe-et-Moselle). La mise en place de dispositifs tentant d’empêcher le passage de la frontière par les sangliers belges est à l’étude.
Des clôtures électriques pour les élevages de porc
En outre, le ministère demande aux élevages de porcs situés dans cette zone de s’équiper de clôtures électriques et à tous les acteurs, transporteurs, chasseurs ou éleveurs d’être vigilants. Et tous les éleveurs porcins français sont incités à respecter les mesures de biosécurité (lavage des tenues, par exemple).
Jeudi 27 septembre, la FNSEA exhortait les pouvoirs publics à prendre des mesures plus strictes face « à l’avancée inquiétante de la maladie ». Un communiqué signé en accord avec la Fédération nationale des chasseurs et la Fédération nationale porcine. Un changement complet de ton pour le syndicat agricole qui, dans un premier temps, fustigeait les chasseurs source, selon lui, d’importation de sangliers d’Europe de l’Est, possibles vecteurs de contamination.
La peste porcine africaine a fait son apparition en Europe de l’Est en 2014. Les premiers foyers ont été découverts dans les pays Baltes et en Pologne. Puis d’autres ont été découverts en Hongrie et en Bulgarie. Le virus a également frappé violemment la Roumanie où près de 100 000 porcs auraient été abattus. Soit environ la moitié du cheptel.
Abattage préventif en Belgique
La pression est montée d’un cran, lorsque la peste, passant la frontière russe a atteint la Chine début août. Environ 40 000 porcs ont été abattus dans ce pays. L’inquiétude des éleveurs français s’est aggravée encore au moment où elle a touché la Belgique mi-septembre. Premier pays d’Europe occidentale concerné.
Le virus a été identifié sur une quinzaine de cadavres de sangliers dans le sud du pays. Aucun porc n’a été atteint pour l’instant. Mais une dizaine de pays, en particulier en Asie, ont décidé de suspendre l’importation de cochon belge. Le ministre de l’agriculture belge a alors décidé un abattage préventif de 4 000 porcs sains situés dans un périmètre jugé à risque. L’idée maintenant est de créer une barrière physique pour délimiter la zone.
Mardi 25 septembre, le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan avait engagé les Etats membres de l’UE à prendre « plus au sérieux » cette épizootie et d’agir avec des mesures plus fermes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le tribunal administratif de Paris examine mercredi les requêtes contre la fermeture à la circulation de la rive droite de la Seine. Le rapporteur public les rejette toutes, a appris « Le Monde ».
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Voies sur berges : vers un rejet des recours contre la piétonnisation

Le tribunal administratif de Paris examine mercredi les requêtes contre la fermeture à la circulation de la rive droite de la Seine. Le rapporteur public les rejette toutes, a appris « Le Monde ».



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 17h41
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


La menace d’un retour des voitures sur les berges de la rive droite de la Seine s’éloigne. Et celle d’un nouveau camouflet pour Anne Hidalgo avec. Lors d’une audience très attendue, le tribunal administratif de Paris doit examiner mercredi 3 octobre les recours déposés contre le nouvel arrêté pris en urgence par la Mairie de Paris en mars, après l’annulation-surprise, par le même tribunal, de la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou. Le rapporteur public les rejette tous dans ses conclusions auxquelles Le Monde a eu accès.
Neuf requêtes ont été déposées par des riverains, des commerçants, des fédérations d’automobilistes, l’Association des maires franciliens ou encore le maire (LR) du 1er arrondissement de Paris, Jean-François Legaret. Elles sont toutes rejetées au fond.
Le jugement sera rendu mi-octobre et devrait mettre un terme à un feuilleton qui dure depuis près de deux ans. Dans la très grande majorité des cas, il est en effet conforme aux conclusions du rapporteur public. Ainsi, le 21 février, le tribunal avait suivi le rapporteur en donnant cette fois raison aux mêmes requérants et en annulant l’arrêté municipal du 18 octobre 2016 créant une promenade publique. La mairie de Paris et le collectif Sauvons la piétonnisation des berges ont fait appel de cette décision. Il sera examiné le 8 octobre par le tribunal administratif et le jugement devrait être joint à celui sur le deuxième arrêté.

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En première instance, le tribunal avait estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ». 
Deux semaines après, la maire de Paris signait un nouvel arrêté afin de pérenniser l’une des mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées (notamment par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse) de son mandat. Contrairement à l’arrêté initial de 2016 retoqué par le tribunal, le nouveau texte ne fait plus référence à un quelconque objectif de « réduction des émissions de polluants atmosphériques et d’amélioration de la santé publique », le grand motif invoqué par Mme Hidalgo pour justifier la piétonnisation de ces 3,3 kilomètres de quais sur la rive droite de la Seine, qui abrite notamment tous les étés Paris-Plage.
Patrimoine mondial de l’humanité
L’arrêté du 6 mars se fonde uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques. Ainsi, « l’interdiction de circulation des véhicules à moteur sur les quais bas des berges de la Seine contribue à préserver l’authenticité et l’intégrité du bien classé », stipule le texte. Il considère que la circulation « compromet également la valorisation du site à des fins esthétiques et touristiques ».
Pour défendre la piétonnisation des berges, la maire de Paris a reçu le soutien de l’Unesco. Lors des Journées du patrimoine, le 15 septembre, la première d’une série de plaques a été dévoilée sur les quais pour rappeler que le site « Paris, rives de Seine » est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991. Une façon de graver dans le marbre l’irréversibilité de la fermeture des voies aux voitures.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement a obtenu que les fabricants d’automobiles aident financièrement les Allemands à troquer leur vieux diesel contre un véhicule moderne.
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Les constructeurs allemands paieront pour le retrait des vieux diesel

Le gouvernement a obtenu que les fabricants d’automobiles aident financièrement les Allemands à troquer leur vieux diesel contre un véhicule moderne.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 12h38
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


C’est une catégorie d’électeurs qui n’est pas comptabilisée dans les sondages, mais dont le poids peut jouer un rôle majeur lors des prochaines élections en Allemagne : les conducteurs de voitures diesel mécontents.
Pour Angela Merkel et son gouvernement, la menace est devenue réelle depuis que le juge administratif de Francfort a ordonné, début septembre, l’interdiction de circuler aux vieux véhicules diesel pour lutter contre la pollution excessive de la ville. Des dizaines de milliers de particuliers pourraient être empêchés de se rendre à leur travail à partir du 1er janvier 2019, à Francfort… à moins de se racheter un nouveau véhicule plus moderne.
Or, dans le Land de Hesse, où se situe Francfort, les élections régionales doivent se tenir le 28 octobre. Le 14, la Bavière doit elle aussi renouveler son Parlement régional. Sa capitale, Munich, est également concernée par les interdictions de circuler, tout comme Hambourg, Stuttgart, Düsseldorf et Aix-la-Chapelle. Et d’autres villes devraient suivre. Les véhicules ciblés sont tous ceux qui ne répondent pas à la norme européenne antipollution Euro 6, soit un total de 11,2 millions.

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L’ultimatum de la chancelière
Face à la pression politique, la chancelière avait posé un ultimatum à ses ministres : d’ici à la fin de septembre, l’épineuse question de la mise aux normes des vieux diesels devait être tranchée. Lundi 1er octobre dans la nuit, la coalition au pouvoir a donc trouvé un accord, après plusieurs semaines de discussions et six heures de négociations à la chancellerie. Le résultat est une solution dont les détails doivent encore être précisés. Lors de la conférence de presse donnée dans la nuit, les représentants des trois partis de la coalition ont annoncé une « solution complexe », qui doit permettre d’éviter les interdictions de circuler, sans faire peser sur les constructeurs un effort financier trop important, ni faire payer les automobilistes ou le contribuable.
On ne connaît pas encore les modalités de l’échange dans le détail, mais la prime pourrait aller jusqu’à 10 000 euros par véhicule.
Selon les informations de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le compromis devrait tourner autour d’une offre d’échange de véhicule particulièrement généreuse, à laquelle participeraient les marques allemandes et étrangères. La prime d’échange pourrait aller jusqu’à 10 000 euros par véhicule. Ces offres concerneraient les diesels de norme Euro 4 et antérieure, mais pourraient s’étendre rapidement à la norme Euro 5. Pour l’achat d’un véhicule électrique, les automobilistes peuvent aussi compter sur une prime de l’Etat.
Mardi matin, Renault était le premier constructeur non allemand à réagir : le Français a annoncé le lancement immédiat d’une prime à l’échange qui, selon les modèles, pourra aller jusqu’à 10 000 euros.

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Ces dernières semaines, les discussions avaient tourné autour de la participation des constructeurs à la lutte contre la pollution des grandes villes allemandes. Certains membres du gouvernement souhaitaient obliger les groupes automobiles allemands et étrangers à réparer, à leurs frais, l’ensemble des vieux diesels, par des interventions lourdes sur la structure des véhicules. Une hypothèse rejetée par les constructeurs, qui évaluent son coût à 3 000 euros par véhicule et jugent absurde de dépenser une telle somme pour de vieilles voitures, plutôt que de renouveler le parc automobile. Outre leur coût, de telles réparations sont délicates juridiquement, pour des questions de responsabilité sur les véhicules transformés.
Exportés en Europe de l’Est
Lundi 1er octobre, les constructeurs ont abattu leur dernière carte : dans une interview commune au Bild, les représentants des salariés de Volkswagen, BMW et Daimler se sont prononcés contre les réparations des vieux véhicules diesel, en alertant sur le « risque pour les emplois » en raison des coûts pour les entreprises. Le message était adressé notamment aux sociaux-démocrates, proches des syndicats, qui espéraient que des réparations soient possibles sans obliger les automobilistes qui ne peuvent se le permettre à racheter un nouveau véhicule. Finalement, les réparations de véhicules devraient avoir lieu à la marge, uniquement dans les régions concernées par les interdictions de circuler.
La question de la pollution des villes est devenue un sujet explosif politiquement depuis que le juge administratif de Stuttgart a décidé, mi-2017, d’interdire aux vieux véhicules diesel de circuler dans cette ville, qui a longtemps détenu le record de l’air le plus pollué du pays. Le plaignant, l’association environnementale Deutsche Umwelthilfe, a depuis obtenu gain de cause dans toutes les villes où il a mis en cause la responsabilité de la mairie pour non-respect des normes antipollution.

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La disparition des vieux diesels suffira-t-elle à améliorer l’air des villes allemandes ? En douze mois, un million d’entre eux ont été retirés de la circulation. Si les plus vieux partent à la casse, les autres sont généralement… revendus à l’étranger. La presse allemande rapporte que les vieux véhicules diesel en bon état sont actuellement massivement exportés vers les pays d’Europe de l’Est.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire de Condé-sur-Noireau. La Cour de cassation doit examiner des pourvois dans d’autres dossiers.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Amiante : les victimes ne désarment pas malgré un nouveau revers

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire de Condé-sur-Noireau. La Cour de cassation doit examiner des pourvois dans d’autres dossiers.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

La justice vient de donner un indice supplémentaire de son opposition à la tenue du procès pénal que réclament les victimes du scandale de l’amiante depuis 1996, date des premières plaintes. Le 18 septembre, le parquet de Paris a demandé un non-lieu général dans l’affaire de l’exposition à l’amiante de 22 salariés de l’équipementier automobile Valeo-Ferodo à Condé-sur-Noireau (Calvados), entre 1952 et 2007. Matériau ignifuge et isolant, reconnu cancérogène en 1973 et interdit en France en 1997, l’amiante entrait notamment dans la fabrication des systèmes d’embrayage et des plaquettes de freins.
Les réquisitions du parquet, que Le Monde a consultées, sont un copier-coller de celles qu’il avait rendues il y a dix mois, le 22 novembre 2017, pour le dossier de l’usine de sidérurgie Sollac Atlantique (anciennement Usinor), dont les victimes se comptent par centaines. Et le ministère public devrait utiliser la même argumentation pour tenter d’en finir ces prochains mois avec la vingtaine de dossiers d’exposition à l’amiante, regroupés au Pôle de santé publique de Paris depuis 2003, et pour lesquels il a déjà demandé la clôture des investigations.
Pour justifier sa position, le ministère public invoque une « impasse juridique » et un « obstacle majeur » empêchant d’établir les responsabilités pénales des cinq anciens responsables de l’usine mis en cause pour « homicides et blessures involontaires ». Il se fonde sur une expertise scientifique définitive de février 2017 qui affirme, selon lui, l’impossibilité d’établir a posteriori la date d’une éventuelle faute ayant entraîné la contamination puis l’intoxication des victimes, et donc d’imputer avec certitude la responsabilité à une personne physique.
« On perd son latin »
« Face à cette indétermination sur le plan temporel, il semble impossible de faire le lien, de manière certaine (…) entre une éventuelle faute commise par tel mis en cause et la pathologie...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 01/10/2018
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A Antibes, la mer polluée par 25 000 pneus qui devaient servir de refuge pour les poissons

Ces pneus de camion étaient censés servir de récifs artificiels, mais se sont révélés toxiques.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h02
    |

                            Sofia Fischer (A bord de l’Océa)








                        



                                


                            

En regardant l’eau turquoise de la baie du golfe Juan depuis le pont de l’Océa, amarré à 800 mètres au large de la côte d’Antibes (Alpes-Maritimes), difficile d’imaginer la décharge sous-marine qui gît sous la surface. Pourtant, une trentaine de mètres plus bas, 22 500 pneus sont entassés sur quatre hectares.
Dans sa cabine de pilotage, Marc Capart surveille les six plongeurs qui font des allers-retours avec le fond toute la journée pour les remonter un par un. Il garde les yeux rivés sur son poste de contrôle, connecté à leur caméra GoPro.
Difficile de comprendre ce qu’il se passe sur l’écran : il est près de midi, la vase a été soulevée toute la matinée par les plongeurs précédents. A peine aperçoit-on les gigantesques pneus de camion que le plongeur Morgan Postic enfile sur des cordes comme des perles sur un fil. Ils sont ensuite levés par une grue jusque sur le pont du navire, et stockés dans des conteneurs. « Il te reste trente secondes ! », prévient le superviseur dans la radio, alors que son plongeur est toujours à 40 mètres de profondeur. La caméra bouge, Morgan Postic quitte le fond, et entame la longue montée par paliers pour rejoindre la surface.
L’espoir de créer un récif artificiel
Vingt-cinq minutes plus tard, il allume une cigarette sur le pont pendant que ses collègues trient et rangent les pneus qu’il est parvenu à remonter. Trente-cinq pour une quarantaine de minutes passées au fond. Petite pêche. « Quand ils ne sont pas dispersés un peu partout, on peut en remonter 150 à la fois », affirme-t-il. Quasiment intacts, sans une trace de corail ni d’algue marine, ils sèchent sur le ponton. Sur les 3 000 et quelques pneus remontés depuis le début de l’opération, le 21 septembre, aucun ne porte le moindre reste de poulpe ou de chapon, un poisson pourtant commun dans la région.
Quasiment gratuits, résistants, abondants, les pneus usagés sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les dépouilles de nouvelles victimes sont extraites à mesure que les secours atteignent les zones les plus reculées de l’île des Célèbes.
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Séisme en Indonésie : le bilan humain dépasse les 1 200 morts

Les dépouilles de nouvelles victimes sont extraites à mesure que les secours atteignent les zones les plus reculées de l’île des Célèbes.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 23h02
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 11h46
   





                        



Les dépouilles de dizaines de jeunes ont été extraites des décombres d’une église dévastée par un glissement de terrain sur l’île indonésienne des Célèbes (ou Sulawesi), a annoncé la Croix-Rouge mardi 2 octobre, aggravant le bilan déjà meurtrier de la catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu. D’après le dernier bilan, revu à la hausse par l’agence de gestion des catastrophes, au moins 1 234 personnes ont péri dans le séisme et le tsunami qui ont frappé la zone.
Les autorités jugent que ce chiffre devrait encore augmenter, à mesure que les secours parviennent à établir le contact avec les villages isolés. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Unocha) a estimé lundi à 191 000 le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 46 000 enfants et 14 000 personnes âgées. Nombre d’entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l’heure pas au centre des efforts gouvernementaux pour aider les sinistrés.

        Le point sur l’alerte tsunami :
         

          Indonésie : polémique « vaine » sur le système d’alerte tsunami



Manque d’eau, de nourriture, de médicaments
Le président indonésien, Joko Widodo, a décidé d’accepter l’aide étrangère, que dix-huit pays et de nombreuses ONG ont jusqu’ici proposée. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments. Les réseaux électriques et de télécommunications ont été très endommagés, et les sauveteurs manquent d’équipements pour rechercher les survivants dans les décombres.
Les agences humanitaires et les ONG ont beaucoup de difficultés à faire parvenir de l’aide sur place, de nombreuses routes étant coupées et les aéroports endommagés. « Nous n’avons pas beaucoup de nourriture. Nous avons pu prendre seulement ce que nous avions dans la maison. Et nous avons besoin d’eau potable », témoigne Samsinar Zaid Moga, une femme de 46 ans. « Le plus important, ce sont des tentes, parce qu’il a plu et qu’il y a beaucoup d’enfants ici », ajoute sa sœur, Siti Damra.
Au moment du séisme, 114 étrangers se trouvaient dans la région, dont la plupart sont sains et saufs et en cours d’évacuation, selon l’agence de gestion des catastrophes. Trois Français dont on était sans nouvelles ont été retrouvés, a confirmé le ministère des affaires étrangères français. Mais les autorités sont encore sans nouvelles d’un Belge et pensent qu’un Sud-Coréen pourrait être parmi les victimes de l’hôtel Roa Roa.
Etat d’urgence de quatorze jours

   


Les autorités indonésiennes craignent que le bilan ne s’alourdisse encore, et ont déclaré un état d’urgence de quatorze jours. La plupart des victimes ont été recensées à Palu, agglomération de 350 000 habitants sur la côte ouest des Célèbes. La chaîne locale Metro TV a diffusé des images aériennes du village de Petobo, au sud de Palu, qui semble avoir été particulièrement touché. Quelque 700 personnes pourraient y avoir trouvé la mort, selon les autorités.
A Poboya, sur des collines qui surplombent la ville de Palu, des volontaires ont commencé à mettre en terre des corps dans une vaste fosse commune prévue pour en accueillir 1 300. Trois camions chargés de dépouilles enveloppées dans des sacs sont arrivés sur le site. Un par un, ils ont été placés dans la fosse et une pelleteuse les a recouverts de terre. Les autorités avaient d’abord disposé les corps dans des morgues improvisées pour qu’ils puissent être identifiés mais, devant le risque sanitaire, elles se sont décidées à procéder à des enterrements de masse.
Dans les décombres des principaux bâtiments, les équipes de recherche mènent une course contre la montre pour sortir des survivants. Des sauveteurs tentaient lundi d’en retrouver dans les décombres de l’hôtel Roa Roa, où cinquante à soixante personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l’instant, deux personnes ont été sauvées à cet endroit, selon une source officielle.
De nombreux survivants ont passé les derniers jours à chercher désespérément leurs proches disparus. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dit qu’il s’efforçait de réunir les familles séparées par la catastrophe et qu’il fournissait une aide médico-légale à ceux qui doivent identifier les victimes.

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Plus de mille détenus évadés
A la faveur du séisme et du chaos qui s’est ensuivi, quelque 1 200 détenus se sont évadés de trois prisons ont annoncé les autorités. Un centre de détention à Palu, construit pour héberger 120 personnes, a vu la plupart de ses 581 détenus franchir les murs effondrés. La prison de Donggala a été incendiée, et ses 343 détenus sont en fuite. Le feu semble avoir été allumé par les prisonniers inquiets pour leurs familles.
« Ils ont paniqué en apprenant que Donggala avait été durement frappée par le tremblement de terre », selon Sri Puguh Utami, une responsable du ministère de la justice. « Les responsables de la prison ont négocié avec les prisonniers pour leur permettre d’aller prendre des nouvelles de leur famille. Mais certains détenus n’ont visiblement pas été assez patients et ont mis le feu. »
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le séisme qui a touché Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connue l’Indonésie en août et qui avait fait plus de cinq cents morts et environ quinze cents blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
Nouvelle illustration de la vulnérabilité tectonique de l’Indonésie, le pays a de nouveau subi mardi matin une série de secousses, qui se sont produites toutefois à des centaines de kilomètres de Palu. Selon l’institut géologique américain USGS, un premier séisme de magnitude 5,9 a été enregistré à 1 h 59 du matin heure française, à une profondeur de 10 km et à environ 40 km au large de l’île de Sumba, où vivent 750 000 personnes. Une deuxième secousse de magnitude 6 a suivi quinze minutes plus tard dans le même secteur à une profondeur de 30 km.

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            data-slide-description="A Palu, sur l’île de Sulawesi, le 1er octobre. Quatre jours après le séisme d’une magnitude de 7,5 suivi d’un tsunami qui a frappé la côte ouest des Célèbes, vendredi 28 septembre, et dévasté la ville de Palu. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments."
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            data-slide-description="Des sauveteurs porte secours à une victime du tremblement de terre âgée de 15 ans, à Palu, le 30 septembre. La plupart des victimes a été recensée dans cette agglomération de 350 000 habitants, située sur la côte ouest des Célèbes."
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            data-slide-description="Un survivant récupère des objets utilisables dans les décombres de Palu, lundi 1er octobre. A la faveur du séisme et du chaos qui a suivi, jusqu’à 1 200 détenus se sont évadés de trois prisons différentes, ont annoncé, lundi, les autorités."
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            data-slide-description="Une route détruite dans le village de Balaroa, à Palu, le 1er octobre. La prison de Donggala a, elle, été incendiée et ses 343 détenus sont en fuite. Le feu semble avoir été été allumé par les prisonniers, inquiets pour leurs familles."
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            data-slide-description="Un pont effondré à Palu, le 1er octobre. Les autorités s’attendent à ce que le nombre de victimes augmente, au fur et à mesure du rétablissement des liaisons avec les zones reculées."
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            data-slide-description="Des soldats surveillent une station-service, le 1er octobre, alors que des survivants viennent chercher de l’essence pour fuir la ville de Palu. Un responsable militaire a dit espérer que 1 500 personnes puissent être évacuées chaque jour ; les enfants, les femmes et les blessés étant prioritaires."
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            data-slide-description="Des habitants essayent de pénétrer dans l’aéroport de Palu, dans l’espoir d’être évacués, le 30 septembre. Le président Joko Widodo a déclaré aux journalistes, à Djakarta, que l’évacuation des personnes est sa priorité."
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            data-slide-description="« J’ai été emporté par une vague sur environ cinquante mètres. Je ne pouvais me tenir à rien. J’ai grimpé sur un magasin qui avait des barres sur sa devanture. Et je me suis reposé. Puis une deuxième vague est arrivée, encore plus haute. Et je me suis retrouvé sur un toit », raconte Adi à l’AFP."
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            data-slide-description="Biscuits, chips, couches, bouteilles de gaz… dans le supermarché dévasté, hommes et femmes remplissent des sacs de tout ce qu’ils trouvent, avec l’assentiment des autorités face à l’aide qui tarde dans la ville indonésienne de Palu, le 1er octobre."
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            data-slide-description="Des équipes de secours continuent de rechercher les victimes dans les décombres de l’hôtel Roa-Roa, à Palu, le lundi 1er octobre."
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            data-slide-description="Sitti Damra (à gauche) et sa sœur Samsinar Zaid Moga lors de leurs retrouvailles dans un centre d’évacuation de fortune à Palu, le 1er octobre."
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            data-slide-description="Au moment du séisme, 71 étrangers se trouvaient à Palu, et la plupart sont en cours de rapatriement, a indiqué le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. Les autorités cherchent encore à localiser trois Français, a-t-il toutefois précisé."
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            data-slide-description="Le séisme qui a touché les Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali."
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            data-slide-description="L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique."
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            data-slide-description="Une fosse commune a été creusée lundi 1er octobre pour enterrer des centaines de victimes afin de prévenir les risques sanitaires, alors que les sauveteurs mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres."
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            data-slide-description="Des dizaines d’agences humanitaires et d’organisations non gouvernementales se sont dites prêtes à apporter une assistance d’urgence, mais elles ont des difficultés à faire parvenir de l’aide sur place alors que des routes sont coupées et les aéroports endommagés."
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A Palu, sur l’île de Sulawesi, le 1er octobre. Quatre jours après le séisme d’une magnitude de 7,5 suivi d’un tsunami qui a frappé la côte ouest des Célèbes, vendredi 28 septembre, et dévasté la ville de Palu. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments.

JEWEL SAMAD / AFP
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Entretien

« En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »

Tuberculose, jusqu’à quand ? (4). Seize des trente pays les plus touchés par la maladie sont africains. L’enjeu est socio-économique avant d’être médical, décrypte Evelyne Kibuchi, de l’ONG Stop TB.

Propos recueillis par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-10-01T18:07:23+02:00"

        Le 01.10.2018 à 18h07






    
Des patientes coinfectées par la tuberculose et le VIH dans une clinique du township de Khayelitsha, au Cap (Afrique du Sud), en février 2010.
Crédits : Finbarr O'Reilly / REUTERS


Evelyne Kibuchi travaille depuis dix ans à lutter contre la tuberculose en Afrique de l’Est. Directrice de l’ONG Stop TB au Kenya, elle est également secrétaire pour l’Afrique du Global TB Caucus, un réseau de parlementaires qui travaillent à mobiliser leur pays contre cette maladie qui, sur le continent, tue plus que le sida.
L’Afrique compte seize des trente pays les plus touchés par la tuberculose, et cette maladie recule peu sur le continent. Est ce dû à un manque d’accès aux traitements ? 
Evelyne Kibuchi Dans la plupart des pays, nous avons des traitements, des hôpitaux. Pas suffisamment, mais il y en a. Le problème, c’est que beaucoup de pays allouent l’essentiel de leurs budgets aux infrastructures et presque rien à la prévention et au diagnostic. Or les grandes études nationales menées dans certains pays – Kenya, Nigeria, Ghana, Tanzanie et Afrique du Sud, notamment – ont montré qu’en moyenne 50 % des personnes infectées ignorent qu’elles le sont. A quoi bon acheter plus de médicaments, d’équipements, si la moitié des malades ne savent pas qu’ils ont la tuberculose ? C’est un problème central, car si ces personnes ne reçoivent pas de traitement, elles vont en infecter d’autres. Il faut donc plus de ressources humaines pour les atteindre mais aussi faire de la prévention, sensibiliser les communautés. Ces solutions sont peu chères et efficaces.

        Présentation de notre série
         

          Tuberculose, jusqu’à quand ?



Surtout, la tuberculose n’est pas nécessairement un problème médical. La preuve, c’est que l’Afrique du Sud, qui a de bonnes infrastructures, est sur le continent l’un des pays qui compte le plus grand nombre de nouveaux cas chaque année [567 pour 100 000 habitants, selon l’Organisation mondiale de la santé, OMS]. Pour éradiquer la tuberculose d’ici à 2030, ce qui est l’objectif de l’OMS, il faut donc lutter contre les facteurs structurels de la maladie, qui sont socio-économiques.
C’est-à-dire ? 
Regardons les facteurs qui prédisposent quelqu’un à la tuberculose. Vivre dans un bidonville, dans un logement insalubre mal ventilé, c’est un problème de statut économique. Avoir une mauvaise alimentation, c’est un problème économique. De même que l’accès aux services de santé et à l’éducation sont des enjeux socio-économiques. Si je ne suis pas éduquée, j’ai peu de chance d’avoir accès à l’information. Même si elle est diffusée à la radio, je risque de ne pas bien la comprendre, si toutefois j’ai une radio !
Les Etats prennent-ils la mesure du problème ? 
Aujourd’hui, tous les pays ont, à ma connaissance, adopté un plan stratégique de lutte contre la tuberculose, ce qui peut être noté comme un progrès pour la région. Mais beaucoup souffrent d’une bureaucratie trop lourde et d’un trop grand scepticisme, notamment vis-à-vis des nouveaux traitements. Ils se disent : « Attendons de voir comment cela va fonctionner dans tel ou tel pays. » Tout cela nuit au droit des patients à être traités. A l’inverse, je pense que le Kenya montre que l’on peut aller vite : nous avons par exemple été les premiers à adopter, il y a deux ans, un traitement adapté aux enfants, qui donne de très bons résultats. Depuis, quatre-vingts pays ont fait de même.

        Episode 1
         

          Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile



Un autre défi auquel l’Afrique fait face est l’explosion des cas de tuberculose résistante aux traitements… 
Oui, c’est un problème énorme et grandissant. La maladie mute. Pour les patients infectés, cela signifie un traitement plus long et beaucoup plus cher : jusqu’à 1,5 million de shillings kényans par personne pour un traitement de vingt-quatre mois [soit environ 13 000 euros, contre quelque 50 euros pour une tuberculose classique]. De plus, le patient reste plus longtemps contagieux, ce qui entraîne encore plus de stigmatisation des malades.
Quelles sont les conséquences de cette stigmatisation ? 
Les patients sont contraints de rester chez eux ! A Nairobi, si vous montez dans un matatu [minibus de transport en commun] et que vous toussez, les autres passagers vont soit vous demander de descendre, soit descendre eux-mêmes. Ils ont peur de vous. La prochaine fois, vous resterez chez vous. Des personnes coinfectées avec le VIH m’ont dit que la stigmatisation de la tuberculose était bien plus forte que pour le sida. C’est un enjeu important pour cette maladie.

        Episode 2
         

          A la poursuite des « cas manquants » de tuberculose dans les villages sénégalais



Vous êtes secrétaire pour l’Afrique du Global TB Caucus, qui vise à lutter contre la tuberculose en créant un réseau de parlementaires. Croyez-vous que cette initiative puisse vraiment avoir une influence ? 
Revenons à sa création. Lorsque le cycle des Objectifs du millénaire pour le développement [OMD, de 2000 à 2015] s’est achevé, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une absence de volonté politique s’agissant de la tuberculose. Le Caucus est né à ce moment-là, avec l’objectif d’exercer une influence aux niveaux national, régional, africain et mondial. Est-ce que cela fonctionne ? Oui. Au Kenya, les parlementaires mobilisés sont parvenus à obtenir une augmentation du budget consacré à la lutte contre la tuberculose.
Beaucoup de choses peuvent se passer au niveau politique. Par exemple, l’Afrique n’investit pas assez dans la recherche sur les maladies, ce qui faisait pourtant partie de la déclaration d’Abuja, où les chefs d’Etat du continent ont promis en 2001 de consacrer 15 % de leur budget à la santé. Combien de pays respectent cela ? Très peu. Il faut prendre ce défi à bras-le-corps, d’autant plus à l’heure où les financements extérieurs sont menacés, car c’est chez nous que la tuberculose est un problème.

Sommaire de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?
Le Monde Afrique propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
Episode 4 « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »
Episode 3 Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose
Episode 2 A la poursuite des cas manquants de tuberculose dans les villages sénégalais
Episode 1 Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile
Présentation de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?


Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’ancien PDG de Danaher sera chargé de redresser le groupe américain, plombé par les difficultés de sa division énergie.
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En difficulté, le groupe General Electric nomme un nouveau PDG

L’ancien PDG de Danaher sera chargé de redresser le groupe américain, plombé par les difficultés de sa division énergie.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 16h40
   





                        



   


Le groupe américain General Electric (GE), qui rencontre d’importantes difficultés, a annoncé lundi 1er octobre la nomination surprise d’un nouveau PDG. Lawrence Culp, 55 ans, remplace John Flannery, poussé vers la sortie : le conseil d’administration espère qu’il arrivera à accomplir pour General Electric ce qu’il a réussi à faire à son poste de PDG de Danaher entre 2000 et 2014.
Il a transformé une entreprise essentiellement industrielle en « une société leader en science et technologie », dit le communiqué de GE, dont Lawrence Culp était membre du conseil d’administration depuis avril 2018.
Pour faire bonne mesure, le groupe a révisé à la baisse sa prévision de bénéfice par action pour 2018, à cause des déboires de sa division énergie, longtemps le fleuron du groupe, qui ne parvient pas à se remettre de la chute des prix de l’électricité de gros et de l’effondrement des commandes de turbines, qu’elle n’a pas su anticiper.
Les performances de cette division — qui comprend une grande partie de l’ancien fleuron français Alstom racheté au plus fort en 2014 — ayant été encore plus mauvaises que prévu, GE a aussi annoncé qu’il devrait inscrire une charge exceptionnelle, qui pourrait atteindre 23 milliards de dollars (19,8 milliards d’euros), selon un communiqué.
Plan d’économies de 2 milliards de dollars
Le conseil d’administration a également nommé Thomas Horton, ancien PDG de la première compagnie aérienne américaine American Airlines, directeur principal.
A la fin de juin, John Flannery avait lancé un plan d’économies de 2 milliards de dollars et de restructuration pour se concentrer sur l’aéronautique, l’électrique et les énergies renouvelables, donner l’indépendance à sa division santé et sortir du capital de sa filiale de services pétroliers Baker Hughes.
Outre les divisions énergie et de services pétroliers affectées par des suppressions d’emplois, GE taille tous azimuts, notamment dans ses frais généraux. Il a renoncé récemment à son engagement de créer un millier d’emplois d’ici à la fin de 2018 en France, malgré les critiques de la classe politique française. Cette cure d’austérité s’accompagnait d’un plan de cessions d’actifs évalués à quelque 20 milliards de dollars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Certains chercheurs ont regretté l’absence de bouées de détection, mais celles-ci sont conçues pour des alertes transocéaniques, alors que les villes sinistrées se trouvaient tout près du séisme.
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Indonésie : polémique « vaine » sur le système d’alerte tsunami

Certains chercheurs ont regretté l’absence de bouées de détection, mais celles-ci sont conçues pour des alertes transocéaniques, alors que les villes sinistrées se trouvaient tout près du séisme.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 09h26
    |

            Hervé Morin








                        



   


Un début de polémique est né sur la façon dont l’alerte tsunami a été gérée, vendredi 28 septembre, dans les minutes qui ont suivi le séisme ayant fait près de mille morts dans la région de Palu, sur l’île de Sulawesi, en Indonésie. Les autorités indonésiennes ont-elles levé l’alerte trop tôt ? Un système de capteurs plus performant, et surtout opérationnel, aurait-il sauvé des vies ?
Le séisme est survenu à 18 h 2 (heure locale). L’Agence météorologique, climatologique et géophysique indonésienne (BMKG) a décrit le déroulement des faits dans un communiqué, au lendemain de la catastrophe. L’analyse des données sismiques par le BMKG a quasiment instantanément engendré une alerte tsunami, estimant que la vague mesurerait entre 0,5 et 3 mètres et arriverait à Palu à 18 h 22. Le marégraphe de Mamuju, situé au sud, bien plus loin de l’épicentre, a enregistré une montée des eaux de 6 centimètres seulement à 18 h 27, laissant supposer qu’une vague de faible ampleur était déjà passée à Palu. L’alerte a donc été levée à 18 h 36.
L’agence Associated Press a évoqué les regrets de chercheurs impliqués dans un projet de système de détection précoce, encore expérimental. S’appuyant sur des capteurs posés au fond de la mer et des communications par fibre optique, il n’a pas bénéficié de financements suffisants pour être opérationnel. Par ailleurs, un réseau plus ancien de bouées DART (Deep-ocean Assessment and Reporting of Tsunamis, détection de tsunamis en eau profonde) est, lui, totalement en déshérence en Indonésie, en raison de vols de ses composants coûteux et de dégradations par les pêcheurs.
Faible distance
Cependant, pour Rémy Bossu, directeur du European Mediterranean Seismological Center, qui a participé à la conception du système d’alerte tsunami en Méditerranée, la présence de ces bouées, conçues pour détecter les grands tsunamis transocéaniques, « n’aurait probablement rien changé dans ce cas », en raison de la faible distance entre le séisme et les zones côtières sinistrées. Même à l’échelle d’un bassin comme la Méditerranée, l’installation de telles bouées, très onéreuses et demandant une lourde maintenance, n’est pas envisagée : la distance du tremblement de terre doit être suffisamment grande pour que les capteurs distinguent l’arrivée de l’onde sismique de celle de la vague.
En France métropolitaine, le système d’alerte tsunami, géré par le Commissariat à l’énergie atomique et énergies alternatives (CEA) depuis 2012, a été conçu pour informer la protection civile dans un délai de quinze minutes, en se fondant sur des données de capteurs sismiques et des marégraphes. Le scénario envisagé est celui d’un mur d’eau engendré par un séisme sur les côtes algériennes — ce qui constitue l’aléa le plus probable. Le tsunami mettrait alors soixante-quinze à quatre-vingt-dix minutes à arriver sur les côtes françaises.
Palu n’étant située qu’à quatre-vingts kilomètres de l’épicentre, le délai d’arrivée du tsunami était bien plus court. Le 1er octobre, le BMKG a même précisé, sur la foi d’une vidéo virale montrant l’arrivée du tsunami à Palu, que celui-ci avait frappé la ville entre 18 h 10 et 18 h 13. Cela pourrait conforter l’hypothèse qui circule désormais parmi la communauté des sismologues : le tsunami n’aurait probablement pas été engendré par une brusque rupture verticale de la croûte terrestre au fond de l’océan — comme lors du séisme du Tohoku, au Japon, en 2011.
« Glissement de terrain sous-marin »
A Célèbes, où les plaques ont coulissé horizontalement, « c’est plutôt un glissement de terrain sous-marin engendré par le séisme, qui est suspecté », dit Rémy Bossu. Une vidéo aérienne pourrait aussi renforcer cette thèse : reprise sur un fil Twitter spécialisé dans l’analyse des séismes, elle est censée avoir été prise d’un avion quittant Palu au moment du tremblement de terre, et montre plusieurs vagues qui semblent émaner de la côte à la suite de mouvements de terrain.

Just obtained video taken from the flight that left #Palu #PLWairport during the #earthquake. Note the "weird wave… https://t.co/V3g0sDRgJ8— GerryS (@Gerry Soejatman)


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Des effondrements sous-marins, encore plus difficiles à déceler, et parfois décalés dans le temps, peuvent aussi engendrer localement un mur d’eau dévastateur. En outre, « la bathymétrie locale a toujours des effets majeurs », note Rémy Bossu. En l’espèce, Palu se situe au fond d’une baie en entonnoir, propre à favoriser l’élévation d’un tsunami.
Pour Jörn Lauterjung, du centre de géophysique de Postdam (Allemagne), qui a coconçu le système d’alerte indonésien, la chaîne a fonctionné correctement « jusqu’au dernier kilomètre », c’est-à-dire « la communication entre les autorités locales et la population », en l’occurrence celle présente sur la plage à l’occasion de célébrations dans la ville de Palu. Malheureusement, a-t-il dit à l’agence Reuters, « il semble par exemple que les sirènes d’alarme n’aient pas fonctionné et qu’aucune voiture de police équipée de haut-parleurs n’ait averti la population locale ». L’inclusion de ce « dernier kilomètre » local est au moins aussi importante qu’une technique de mesure sophistiquée, a-t-il aussi dit au journal Züddeutsche Zeitung.
Le ministère des télécommunications a quant à lui assuré que des alertes répétées avaient été envoyées par SMS, mais, d’après Sutopo Purwo Nugroho, porte parole des services de secours, cité par Reuters, les moyens de communication ont été détruits par le séisme et il n’y avait pas de sirènes d’alarme dans la zone touchée.
Sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), Robin Lacassin juge que la polémique sur la défaillance du système d’alerte est « vaine » : « En champ très proche, ce qui compte c’est la réaction immédiate et spontanée de la population lorsqu’elle ressent un gros séisme. Donc sa compréhension, qui passe évidemment par l’éducation et l’entraînement, note le chercheur. Les systèmes d’alerte sont par contre très utiles à des distances plus importantes, où le séisme ne va pas être ressenti, ou faiblement. »
En définitive, à proximité d’un séisme, c’est le tremblement de terre lui-même qui constitue l’alerte tsunami : « Le message de prévention, près des côtes, c’est que dès lors que vous ressentez une secousse durant plus de trente secondes, ou que vous avez du mal à tenir debout lors du séisme, il faut gagner les hauteurs », dit Rémy Bossu. Mais à Palu, une ville sans grande éminence, cela aurait signifié se précipiter dans les étages de bâtiments qui venaient quelques instants plus tôt d’être ébranlés par le séisme…




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le séisme de magnitude 7,5 suivi d’un tsunami qui a touché l’île des Célèbes, vendredi 28 septembre, a fait au moins 844 morts.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’île des Célèbes a été dévastée vendredi par un séisme de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami avec des vagues pouvant atteindre une hauteur de six mètres.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Après Leclerc, le groupe détenu en totalité par l’Etat suédois veut à son tour séduire les particuliers et concurrencer EDF.
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Le suédois Vattenfall se lance sur le marché français de l’électricité

Après Leclerc, le groupe détenu en totalité par l’Etat suédois veut à son tour séduire les particuliers et concurrencer EDF.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 12h00
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Un nouveau poids lourd débarque sur le marché français de l’électricité. Après Leclerc, en septembre, le suédois Vattenfall veut à son tour séduire les particuliers et rivaliser avec EDF, ont annoncé ses dirigeants, lundi 1er octobre. Une grande campagne de publicité à la télévision, à la radio et en ligne débutera le 8 octobre, avec un argument-choc : le courant sera vendu « 12 % moins cher que le tarif réglementé d’EDF ». 
De quoi aiguiser encore la compétition sur un marché extrêmement disputé. Pas moins de 25 groupes proposent désormais de l’électricité aux Français, là où EDF était encore seul début 2007. « Il y aura des morts », prédisent déjà certains professionnels.

Vattenfall entend bien être de ceux qui survivront. Mieux : de ceux qui remporteront la mise. « Nous espérons conquérir 500 000 clients avant cinq ans, et figurer ainsi parmi les 5 principaux fournisseurs dans l’Hexagone », avance Henri Reboullet, le PDG de Vattenfall en France.
Fondé il y a plus de cent ans, l’« EDF suédois » fait partie des dix principaux industriels du secteur en Europe. Il est très présent en Allemagne et en Scandinavie. En France, il ne produit pas encore le moindre électron, mais l’envisage à court terme. En alliance avec la Caisse des dépôts et le développeur allemand WPD, il aimerait installer des éoliennes au large de Dunkerque. Reste à gagner l’appel d’offres qui doit être lancé sous peu.
« On est dans le peloton »

Vattenfall est déjà très actif sur le terrain commercial. Le groupe, détenu à 100 % par l’Etat suédois, a été parmi les premiers à s’implanter en France, lorsque le marché de l’électricité pour les grands groupes et les industriels a été ouvert à la concurrence, en 2000. Puis il a élargi son offre à tous les clients professionnels, ainsi qu’au gaz. Aujourd’hui, avec un volume d’affaires d’environ 600 millions d’euros, il estime avoir pris 5 % du marché professionnel français....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Aucun dépassement de dose n’a été observé dans le secteur nucléaire en France depuis 2014.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La période de pêche s’ouvre lundi à minuit en Manche Est pour la flottille française après des tensions, fin août, avec les Britanniques.
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La pêche à la coquille Saint-Jacques reprend dans le calme

La période de pêche s’ouvre lundi à minuit en Manche Est pour la flottille française après des tensions, fin août, avec les Britanniques.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 10h45
   





                        



   


Avec des stocks au plus haut en baie de Seine, la saison de la pêche à la coquille Saint-Jacques, qui commence lundi 1er octobre à minuit pour s’achever en mai, s’annonce comme un bon cru pour les professionnels français, et ce dans un climat apaisé avec leurs homologues britanniques.
Les dates de pêche ont donné lieu fin août à une « guerre à la coquille », opposant Français et Britanniques. Un conflit lié à la différence de réglementation entre les deux pays : en France, la coquille Saint-Jacques ne peut être pêchée que du 1er octobre au 15 mai, alors que Britanniques et Irlandais n’ont, eux, pas de dates imposées.
Des altercations avaient éclaté en mer quand une trentaine de navires français avaient essayé d’empêcher cinq navires britanniques de pêcher le précieux mollusque, nouvel épisode d’une guerre au long cours, les Français reprochant aux Britanniques de piller le gisement de saint-jacques.

        Les explications sur cette affaire :
         

          Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



Accord avec les Britanniques
Un accord a finalement été conclu le 17 septembre au sujet du calendrier de pêche de la coquille Saint-Jacques en baie de Seine, qui prévoit le retour des Britanniques à partir du 1er novembre. Mais contrairement à ce que réclamaient les Français, seuls les bateaux de plus de quinze mètres ont dû quitter les eaux de pêche.
Les coquilles Saint-Jacques se portent bien en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc. Selon les résultats de deux campagnes d’évaluation de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), publiés le 25 septembre, les stocks de coquilles sont au plus haut dans cette zone.
L’organisme a évalué à 63 600 tonnes la biomasse de coquilles exploitable en baie de Seine, contre 48 600 tonnes en 2017, une année déjà record. En baie de Saint-Brieuc, elle est de 25 000 tonnes, contre 18 700 tonnes en 2017. La situation est moins favorable juste à l’extérieur de la baie de Seine, avec une biomasse totale dépassant à peine 7 800 tonnes, contre 18 800 l’année précédente.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le bilan s’élève à au moins 844 morts et pourrait augmenter. Sur place, le constat est que le désastre a été mal anticipé.
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Indonésie : désolation et chaos après le séisme et le tsunami

Le bilan s’élève à au moins 844 morts et pourrait augmenter. Sur place, le constat est que le désastre a été mal anticipé.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h34
    |

            Hervé Morin et 
Bruno Philip (Correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



Au moins 844 morts, selon une dernière évaluation qui s’alourdit d’heure en heure : le nombre des victimes répertoriées du séisme, suivi d’un tsunami, qui a frappé vendredi 28 septembre au soir la province de Sulawesi centre, ne cesse d’augmenter – c’est toujours le cas en pareilles circonstances, surtout quand une catastrophe survient dans des régions reculées et mal armées pour faire face aux désastres. « Le bilan des morts va continuer de s’élever », a confirmé dimanche Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’Agence indonésienne de gestion des risques naturels (BNPB). Le vice-président de l’Indonésie, Jusuf Kalla, a estimé que les morts risquent de se compter « par milliers ».
Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (UNOCHA) a estimé lundi que 191 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire d’urgence. Quelque 46 000 enfants et 14 000 personnes âgées sont concernés.
Dans les rues de Palu, capitale de la province de Sulawesi centre, qui a été durement touchée par le tremblement de terre et les vagues de près de six mètres provoquées par le tsunami, les sauveteurs tentaient, lundi 1er octobre, de retrouver des survivants dans les ruines. Les corps sans vie de dizaines de victimes s’alignaient dans les rues, le long des décombres. Sur une colline dominant la ville, une tranchée de plus d’une centaine de mètres de long a été creusée pour y déposer des centaines de cadavres. Les enterrements de masse ont commencé rapidement, aussi bien parce que la tradition islamique, dans cette province à majorité musulmane, impose d’ensevelir les morts au plus tôt, que pour éviter la propagation d’épidémies.
Appel à l’aide

   


Des scènes de pillage ont été observées en fin de semaine par des journalistes locaux : des centaines de personnes ont volé tout ce qu’elles pouvaient (fioul domestique, huile, eau, nourriture) dans des supermarchés épargnés par le désastre. « Nous n’avons plus rien, il faut manger ! », criaient des gens. Interrogé par le correspondant local de l’Agence France-Presse, un photographe indonésien a expliqué : « Il n’y a plus qu’une station d’essence encore en activité, les gens n’ont plus d’essence et commencent à être désespérés. » Plus d’un millier de prisonniers ont profité du séisme pour s’enfuir de trois maisons d’arrêt ébranlées ou en partie détruites par les secousses, a rapporté le ministre de la justice.
Le président de la République indonésienne, Joko Widodo, s’est rendu à Palu dimanche en fin d’après-midi. Il a exhorté les sauveteurs à « travailler jour et nuit » pour trouver des survivants. Mais alors que le gouvernement indonésien vient officiellement, lundi, de faire appel à l’aide internationale – l’Union européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe d’un million et demi d’euros –, les moyens dont disposent sur place les responsables restent limités. Dimanche, les cris de détresse qui s’élevaient de l’hôtel Roa Roa, le plus chic de Palu, se sont tus : les sauveteurs, obligés de soulever les pans de béton écroulés avec des pioches, n’ont pas réussi à temps à dégager les survivants. Selon la BNPB, 71 étrangers logeaient dans cet hôtel de huit étages, dont un Sud-Coréen et trois Français. Ces derniers ont été retrouvés vivants par les secours, selon un communiqué transmis par le Quai d’Orsay, lundi 1er octobre. Leur évacuation de la zone sinistrée était en cours dans la matinée.
Pour l’instant, les secours ­affluent par avions militaires qui, seuls encore, peuvent se poser sur l’aéroport de Palu, fermé aux transports civils. L’un des aiguilleurs du ciel, resté jusqu’au bout seul à son poste, vendredi à l’heure du séisme, pour guider un avion qui venait de décoller, est désormais salué comme un ­ « héros national » dans tout le pays : réalisant que la tour de ­contrôle allait s’écrouler, Anthonius Gunawan Agung, 21 ans, a sauté du quatrième étage. Il est mort le lendemain des suites de ses blessures.
Le bilan des victimes risque peut-être également de s’alourdir, car personne n’avait encore pu, lundi en fin de matinée, accéder à la ville côtière de Donggala, située à l’embouchure de la rivière Palu – ce qui fait redouter un bilan plus lourd encore. Des images diffusées par la chaîne de télévision Metro TV ont montré les maisons dévastées de cette ville, qui est la plus proche de l’épicentre du séisme. Les habitants ont-ils pu fuir à temps le tsunami ? Cette agglomération, capitale d’une municipalité de près de 300 000 habitants, que l’on atteint d’ordinaire en une demi-heure depuis Palu, est bloquée en raison des glissements de terrain et de l’affaissement des routes, provoqués par le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter. Selon l’un des responsables de l’ONG Save the Children, Tom Howells, « l’accès à ces zones reste un énorme problème et on peut redouter des dégâts très importants et de nombreuses victimes autour de Donggala ».

        Lire aussi :
         

                En Indonésie, un jeune contrôleur aérien mort pendant le séisme devient un héros



Les « bouées » d’alerte hors d’usage
Des questions se posent déjà à propos de l’absence de mesures préventives efficaces mises en place dans une région régulièrement ébranlée par séismes et tsunamis. Le 16 décembre 2017, au lendemain d’un tremblement de terre d’une magnitude de 6,9 qui avait frappé le sud de l’île de Java, le porte-parole de la BNPB avait fait cette stupéfiante déclaration, qui n’a jamais été suivie d’effets : « Depuis cinq ans, les “bouées” d’alerte au tsunami [placées en haute mer en Indonésie] ne fonctionnent plus », avait prévenu M. Sutopo. La raison ? Tout simplement une maintenance non régulière, et le fait que les ­pêcheurs se servent de ces objets comme des ancres pour leurs ­bateaux…

   


S’exprimant ce jour-là à Djakarta devant des journalistes, le porte-parole de la BNPB avait précisé : « Nous sommes désormais obligés de compter sur d’autres bouées mises en place par cinq pays voisins : l’Inde, dont le dispositif surveille la zone d’Aceh [où le tsunami de 2004 avait faitprès de 170 000 morts], la Thaïlande, chargée de surveiller la mer ­d’Andaman, l’Australie, qui s’occupe de la partie sud de l’Indonésie, et une bouée appartenant aux Etats-Unis, qui a été placée au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. »
Cependant, pour Rémy Bossu, directeur du Centre sismologique euro-méditerranéen, qui a participé à la conception du système d’alerte tsunami en Méditerranée, la présence de ces bouées, conçues pour détecter les grands tsunamis transocéaniques, « aurait probablement été inopérante dans ce cas », en raison de la faible distance entre le séisme et les zones côtières sinistrées.
L’hypothèse est que le tsunami n’a probablement pas été engendré par une brusque rupture verticale de la croûte terrestre au fond de l’océan, comme lors du séisme du Tohoku au Japon en 2011. A Sulawesi, où les plaques ont coulissé horizontalement, « c’est plutôt un glissement de terrain sous-marin, engendré par le séisme, qui est suspecté ».
Baie en entonnoir
Un tel phénomène, difficile à déceler, parfois décalé dans le temps, peut engendrer localement un mur d’eau dévastateur. D’autant que Palu se situe au fond d’une baie en entonnoir propre à favoriser l’élévation du tsunami. « Le message de prévention, près des côtes, insiste Rémy Bossu, c’est que, dès lors que vous ressentez une secousse durant trente à soixante secondes, ou que vous avez du mal à vous tenir debout lors du séisme, il faut gagner les hauteurs. »
Selon M. Sutopo, même si la gestion des catastrophes naturelles en Indonésie s’est améliorée depuis la tragédie de 2004 à la suite du tsunami d’Aceh, l’« anticipation » des catastrophes ne fait pas partie de la culture indonésienne, ce qui explique le manque de réactivité appropriée quand une catastrophe survient.
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            data-slide-description="De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre."
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            data-slide-description="Les habitants de Palu transportent un corps, le 29 septembre."
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            data-slide-description="Une vidéo a montré une vague imposante s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée."
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            data-slide-description="Plusieurs milliers d’habitations, ainsi que des hôpitaux, des centres commerciaux et des hôtels se sont effondrés. Un pont a également été emporté."
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            data-slide-description="Un centre commercial très endommagé à Palu, dont un étage s’est effondré. Certains axes routiers menant à la ville ont été coupés."
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            data-slide-description="Des carcasses de véhicules témoignent de la violence de la vague qui s’est abattue sur la côte à Palu."
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            data-slide-description="Le séisme et le tsunami ont provoqué une panne d’électricité qui empêche les communications et complique la coordination des secours."
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            data-slide-description="Le personnel médical de l’hôpital soignent les blessés à même le trottoir."
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De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre.

OLA GONDRONK / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Aller vivre dans les eaux internationales, dernières « zones libres » de la planète : c’est l’idée d’un groupe d’ingénieurs et d’activistes libertariens.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Selon nos informations, un recours doit être déposé le 2 octobre devant le Conseil d’Etat pour obliger le gouvernement à respecter les normes européennes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/09/2018
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Pollution de l’air : des ONG réclament 100 000 euros d’astreinte journalière à la France

Selon nos informations, un recours doit être déposé le 2 octobre devant le Conseil d’Etat pour obliger le gouvernement à respecter les normes européennes.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 10h25
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Quatre mois après le renvoi de la France devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect des normes de qualité de l’air, une nouvelle menace pèse sur le gouvernement d’Edouard Philippe et son ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.
Emmenées par les Amis de la Terre, une soixantaine d’associations environnementales, dont Greenpeace et France Nature Environnement, ainsi que plusieurs médecins, se sont regroupés pour une action inédite. Selon nos informations, ils doivent déposer, mardi 2 octobre, une requête devant le Conseil d’Etat. Elle vise à obtenir l’exécution de la décision du 12 juillet 2017 avec une demande d’astreinte de 100 000 euros par jour de retard.
Dans cet arrêt, la plus haute juridiction administrative enjoignait au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote (NO2) et en particules fines (PM10, de diamètre inférieur à 10 µm) sous les valeurs limites (soit 40 µg/m3 en moyenne annuelle) « dans le délai le plus court possible ». Et elle lui donnait jusqu’au 31 mars pour les transmettre sous forme de plans à la Commission européenne.

« Nous estimons que l’injonction n’a pas été respectée, car le gouvernement n’a pas transmis de plans mais des feuilles de route, jugées mauvaises, puisque Bruxelles a saisi la justice européenne », explique Louis Cofflard, l’avocat des Amis de la Terre.
Présentées en avril par Nicolas Hulot, ces « feuilles de route » concernent une dizaine de zones dont les agglomérations parisienne, marseillaise et lyonnaise où des dépassements des normes européennes sont encore constatés. Sans mesures contraignantes, elles ont été jugées insuffisantes et pas assez concrètes par le commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella, qui a décidé, le 17 mai, de porter le contentieux avec la France devant la justice européenne après plusieurs années d’avertissements.
Pour...




                        

                        


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Décryptage

Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose

Tuberculose, jusqu’à quand ? (3). Avec l’Ouganda, le pays est le seul d’Afrique à être parvenu, notamment, à faire baisser le nombre de cas de moitié grâce à près de 40 000 agents de santé.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
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        Le 30.09.2018 à 18h15

     •
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        Mis à jour le 01.10.2018 à 08h25






    
De futures agentes de santé communautaires en formation à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, en 2016.
Crédits : Petterik Wiggers/Fonds mondial


Quand Kalkidan Teklu a commencé à tousser, elle ne savait pas qu’elle avait la tuberculose. La jeune femme menue de 24 ans pensait qu’elle avait attrapé un gros rhume, le gunfan comme on l’appelle en Ethiopie. Après lui avoir posé quelques questions, Samrawit Shemeles, de deux ans sa cadette, a identifié les symptômes. Elle l’a tout de suite orientée vers le centre de santé le plus proche de ce quartier pauvre de la capitale Addis-Abeba pour qu’elle se fasse diagnostiquer et suive un traitement. Sa mère, également contaminée après avoir été au chevet de sa fille, ne savait pas que la prise en charge était gratuite. « Je pensais que c’était trop cher pour nous. Aujourd’hui, ma fille est guérie, moi aussi. Je ne sais pas ce qu’on serait devenues si Samrawit n’était pas venue », dit-elle simplement.

        Présentation de notre série
         

          Tuberculose, jusqu’à quand ?



Samrawit n’est pas médecin, elle est agente de santé communautaire. Elle s’invite chez dix à quinze familles par jour pour évaluer leur état de santé, « identifier les maladies chroniques » et les assister pendant un traitement. En deux ans, elle a repéré cinq cas de tuberculose dans les 500 foyers dont elle s’occupe. « Quand j’ai commencé ce travail, une femme est décédée ici », raconte-t-elle en désignant la cour commune que se partagent plusieurs familles modestes. Dans cet espace restreint, Kalkidan, sa mère et son frère louent une toute petite pièce où ils dorment tous les trois. « La promiscuité est un facteur de risque » de contamination, rappelle Samrawit.
« Success story »
La tuberculose est un problème majeur en Ethiopie. Dans ce pays de 104 millions d’habitants où l’agriculture emploie 80 % de la population active, quelque 117 000 cas ont été signalés en 2017. « Nous réduisons le nombre de nouveaux cas et le nombre de décès au fur et à mesure », explique Taye Letta. Le coordinateur national de l’équipe chargée de la lutte contre la tuberculose et la lèpre au ministère éthiopien de la santé rappelle que son pays est parvenu à atteindre les trois cibles liées à la tuberculose fixées par les Nations unies dans le cadre du sixième objectif du Millénaire pour le développement (OMD) : la diminution des nouveaux cas, la réduction de 50% des cas existants et du taux de mortalité sur la période de 1990 à 2015. Parmi les neuf pays africains les plus touchés, seuls l’Ethiopie et l’Ouganda ont réussi ce triple pari. Un exploit dans une Afrique qui concentre pourtant encore plus du quart de décès de tuberculeux, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

        Episode 1
         

          Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile



« C’est une success story », veut croire M. Taye qui détaille avec fierté les progrès sanitaires accomplis : l’augmentation du nombre d’infrastructures publiques de santé, passant de 350 il y a vingt ans à près de 3 800 hôpitaux et centres de santé aujourd’hui ; les 16 500 postes de santé, soit un par kebele (la plus petite sous-division administrative du pays) ; l’approvisionnement en machines capables de détecter la tuberculose et sa forme résistante aux médicaments. Mais, d’après lui, cette réussite s’explique d’abord par la constitution d’un réseau très étoffé d’agents de santé communautaires comme Samrawit déployés sur tout le territoire et rémunérés par l’Etat. En moyenne, « il y en a deux par kebele », explique-t-il. Ils sont aujourd’hui près de 40 000 à quadriller le pays.
Le porte-à-porte systématique leur permet d’atteindre plus facilement les communautés locales, notamment dans les zones rurales reculées où les agriculteurs se trouvent parfois loin des structures de santé. Ces volontaires, majoritairement des femmes, sont notamment formés à la lutte antituberculeuse, par l’observation et le contrôle de la prise de médicaments. Elles rendent visite à chaque famille environ une fois par mois.

        Episode 2
         

          A la poursuite des « cas manquants » de tuberculose dans les villages sénégalais



« Si elles suspectent la tuberculose mais que le patient n’est pas diagnostiqué dans le centre de santé, elles nous appellent », précise le docteur Daniel, spécialiste de médecine interne à l’hôpital Alert d’Addis-Abeba, l’un des établissements capables de diagnostiquer et de traiter la tuberculose et sa forme multirésistante. « Il y a une difficulté de diagnostic à cause de la manifestation clinique qui est subtile et nécessite une grande expérience », explique-t-il, notamment dans le cas d’une coinfection fréquente avec le VIH. Les tests de dépistage de la tuberculose peuvent se révéler négatifs chez les patients séropositifs. Pour améliorer les connaissances des agents de vulgarisation sanitaire en matière de gestion et de traitement de la tuberculose, le docteur Daniel donne des visioconférences depuis la capitale retransmises à travers tout le pays.
« Familles modèles »
Mais l’originalité de l’Ethiopie se trouve aussi dans ce que les autorités qualifient d’« armée du développement de la santé ». Le pays peut aussi compter sur des dizaines de milliers de bénévoles, en majorité des femmes, au sein même des communautés surtout rurales. Les agents et les administrateurs du kebele choisissent et forment des « familles modèles » pour les épauler et informer leur voisinage. Elles sont chargées de sensibiliser cinq autres familles à l’hygiène, mais aussi à la contraception, aux maladies sexuellement transmissibles, aux risques liés à l’accouchement, entre autres.
Depuis cinq ans, Darchaye Beza fait partie des familles modèles de son kebele du village de Merawi, à environ 500 km au nord d’Addis-Abeba. Cette dame élégante au visage ridé ne sait ni lire ni écrire mais elle peut repérer les villageois qui présentent des symptômes de la tuberculose et prodiguer des conseils aux trente familles sous sa responsabilité. « Si une personne tousse pendant plus deux semaines, elle doit couvrir son visage et se rendre au centre de santé » situé à quelques kilomètres, explique-t-elle.

Sommaire de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?
Le Monde Afrique propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
Episode 4 « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »
Episode 3 Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose
Episode 2 A la poursuite des cas manquants de tuberculose dans les villages sénégalais
Episode 1 Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile
Présentation de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?


Malgré ce réseau bien huilé, il y a encore des cas de tuberculose manqués, environ 36 pour 100 000 personnes. Le ministère de la santé veut désormais atteindre des populations bien spécifiques : les sans-abri, les réfugiés, les prisonniers, les amateurs de médecine traditionnelle, entre autres. L’éradication de la maladie à l’horizon 2030 fait partie des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies auxquels l’Ethiopie s’est engagée. Taye Letta y croit, malgré un budget en baisse. « Si le diagnostic est précoce, il n’y aura plus de décès. Plus aucun foyer ne doit être tuberculeux ! » Il est convaincu que l’Ethiopie est armée pour « vaincre » définitivement la maladie.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

En Indonésie, un jeune contrôleur aérien mort pendant le séisme devient un héros

Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 07h56
   





                        



Deux jours après le séisme meurtrier qui a frappé l’île des Célèbes, l’Indonésie pleure ses morts – 832, selon le dernier bilan qui pourrait encore s’alourdir –, mais célèbre aussi ses héros. Anthonius Gunawan Agun, jeune contrôleur aérien de Palu, est l’un de ceux-là.
Les médias locaux ont tous relayé l’acte de bravoure de cet Indonésien de 21 ans, qui se trouvait à son poste à l’aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie, lorsque la terre a commencé à trembler vendredi.
Selon des responsables de l’aéroport, le jeune homme a refusé de quitter son poste, pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage et éviter tout risque d’accident. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, ont rapidement évacué le bâtiment.

        Lire aussi :
         

                L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique



Effondrement de l’aéroport
Après le décollage du vol 6231, la secousse est devenue plus forte, atteignant la magnitude de 7,5. C’est alors que l’édifice de l’aéroport a commencé à s’écrouler de toutes parts. M. Agung a alors sauté du quatrième étage, se fracturant les deux jambes dans cette chute, qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.
Le contrôleur aérien a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins. Mais il est mort avant que n’arrive l’hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a déclaré que le grade de M. Agung serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son extraordinaire dévouement.
De son côté, le pilote du vol 6231 de Batik Air a posté une photo du jeune homme sur son compte Instagram. « Merci d’être resté en contact avec moi et de m’avoir préservé jusqu’à ce que nous soyons tous en sécurité dans les airs », a écrit celui qui a salué la mémoire de « [son] ange gardien ». 

        Voir cette publication sur Instagram           ‘Batik 6231 runway 33 clear for take off’. This was his last transmission to me then we replied. Thank you for keeping me and guarding me till I’m safely airborne. Then he jumped out of tower broke his leg and arm. Wing of honor for Anthonius Gunawan Agung as my guardian angel at Palu. Rest peacefully my wing man. God be with you. Une publication partagée par  Icoze Ezoci (@icoze_ricochet) le 28 Sept. 2018 à 9 :42 PDT 

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, et le tsunami qui l’a suivi a été le plus meurtrier de la série qu’a connue l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.



                            


                        

                        

