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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’agence régionale de santé d’Ile-de-France a annoncé que les distributeurs qui avaient été désinstallés le 31 août seraient réimplantés le 3 octobre.
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Toxicomanie : des distributeurs de seringues réinstallés en Seine-Saint-Denis

L’agence régionale de santé d’Ile-de-France a annoncé que les distributeurs qui avaient été désinstallés le 31 août seraient réimplantés le 3 octobre.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 18h43
    |

            François Béguin








                        


Marche arrière toute. Les deux distributeurs de seringues stériles à destination des toxicomanes qui avaient été retirés le 31 août aux abords de l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) seront finalement réinstallés à partir du 3 octobre. Face au début de polémique, l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a annoncé, mardi 2 octobre, l’arrêt précipité de l’expérimentation qui devait durer trois mois. Elle avait été décidée en raison du grand nombre de seringues retrouvées dans l’espace public, notamment sur la commune de Sevran.
Les principales associations de réduction des risques (Act Up Paris, AIDES, ASUD, Fédération Addiction, Gaïa Paris, Médecins du monde…) avaient dénoncé dans un communiqué commun publié le 27 septembre une décision « incohérente », faisant « l’impasse sur les conséquences sanitaires et le nombre de nouvelles contaminations » par le VIH et l’hépatite C, en raison d’un risque accru d’échanges de seringues.
« Nous voulions substituer un dispositif de réduction des risques par un autre, et remplacer les appareils par des équipes mobiles qui auraient fourni et récupéré le matériel directement auprès des usagers, explique au Monde Nicolas Péju, le directeur adjoint de l’ARS Ile-de-France. Mais il y a eu des retards et la substitution n’a pas été concomitante, c’est pourquoi nous décidons de réimplanter les distributeurs là où ils étaient. » Le 28 septembre, Jean-Philippe Horréard, délégué territorial de l’ARS, assurait pourtant à 20 minutes qu’il avait fallu « arbitrer entre un problème de santé publique et un problème d’ordre public ». « L’arrêt des distributeurs est un problème, on ne peut le nier », estimait-il.
Face aux critiques, l’ARS fait valoir que cette expérimentation avait été décidée à l’issue d’une concertation entre la préfecture de Seine-Saint-Denis, la ville de Sevran, l’hôpital Robert-Ballanger et l’association Aurore, qui gère le centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) d’Aulnay. Elle rappelle également que l’expérimentation prévoyait une extension des horaires du Caarud « aux heures matinales correspondant aux usagers constatés ».
« Régression sanitaire »
Le retrait des distributeurs constituait « une régression sanitaire et la destruction de toute politique de prévention des risques », jugeait Pierre Laporte, le vice-­président à la santé et au social du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, avant l’annonce de l’ARS. Dans un message publié sur Twitter, Anne Souyris, l’adjointe chargée de la santé à la mairie de Paris, avait dénoncé le 1er octobre un « acte moyenâgeux et de facto meurtrier », demandant : « quel est l’objectif du préfet de Seine-Saint-Denis quand on a la leçon des années 1980 et ses milliers d’usagers de drogues morts du partage de seringues ? »
Pour la Ville de Paris et le Conseil départemental, cet épisode était l’occasion de rappeler leur souhait de voir s’ouvrir une salle de consommation à moindre risque (SCMR, dite « salle de shoot ») en Seine-Saint-Denis. « Même si ces salles ne constituent pas l’alpha et l’oméga, elles ont fait leurs preuves dans plein de pays », souligne M. Laporte.
Or, le temps presse. La loi votée en 2015 prévoit que l’expérimentation de ces salles soit possible pendant six ans à partir de la date d’ouverture de la première d’entre elles et que la durée de fonctionnement ne soit pas inférieure à trois ans. Sauf si les règles devaient évoluer, les futures salles doivent donc impérativement entrer en service avant octobre 2019.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Tuberculose, jusqu’à quand ? (5). L’Afrique du Sud est le seul des 22 pays les plus touchés par la maladie infectieuse à y consacrer plus de 0,1 % de son budget de recherche.
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Compte rendu

A Johannesburg, le township de Tembisa à la pointe de la recherche sur la tuberculose

Tuberculose, jusqu’à quand ? (5). L’Afrique du Sud est le seul des 22 pays les plus touchés par la maladie infectieuse à y consacrer plus de 0,1 % de son budget de recherche.

Par                                            Adrien Barbier (Tembisa, Afrique du Sud, envoyé spécial)




LE MONDE
              datetime="2018-10-02T18:30:28+02:00"

        Le 02.10.2018 à 18h30






    
Traitements préventifs, dépistage, épidémiologie : autant de nouveaux outils qui doivent permettre d’améliorer la prise en charge de la maladie.
Crédits : The Aurum Institute


Ils sont une dizaine d’hommes, adossés contre un mur ou accroupis par terre, dans un cul-de-sac de Tembisa, un township au nord de Johannesburg. Ils dealent ou consomment du nyaope, un cocktail de drogues extrêmement addictif qui fait des ravages en Afrique du Sud. Alors que la voiture de John Mtuli s’arrête à leur hauteur, les jeunes le reconnaissent et s’approchent. « Certains de nos candidats sont des consommateurs de drogues, explique ce travailleur communautaire qui connaît Tembisa comme sa poche. Paradoxalement, ce sont eux qui sont les plus assidus. » 

        Présentation de notre série
         

          Tuberculose, jusqu’à quand ?



Employé par l’Institut Aurum, il se consacre à trouver des patients atteints de la tuberculose, afin de les recruter pour participer à des études cliniques. En 2010, cette organisation sud-africaine a ouvert dans le township un centre de recherche où pas moins de 1 217 patients ont été recrutés pour participer à 23 essais thérapeutiques. Vaccins, traitements préventifs, dépistage, épidémiologie : autant de nouveaux outils qui doivent permettre d’améliorer la prise en charge de la maladie.
Avec 78 000 décès en 2017, la tuberculose est la première cause de mortalité en Afrique du Sud, bien avant les homicides (41 000) et les accidents cardiovasculaires. C’est aussi la première cause de mortalité chez les patients vivant avec le VIH, dont 60 % en sont également atteints. Le pays de Nelson Mandela a pris la mesure de l’urgence et met les bouchées doubles pour combattre cette maladie sous-estimée, curable la plupart du temps, mais dont les traitements sont lourds et comportent d’importants effets secondaires.
« Les vacances sont finies »
Le revirement de l’Afrique du Sud est total par rapport à l’épidémie de sida qui avait durement touché le pays. Dans les années 2000, les autorités avaient été fortement critiquées pour leur inaction. Le président d’alors, Thabo Mbeki, niait le lien entre le VIH et la maladie infectieuse et doutait de l’efficacité des antirétroviraux (ARV). Résultat : le pays est aujourd’hui le plus touché par le sida et concentre 19 % des personnes séropositives dans le monde.
Près de vingt ans plus tard, avec la diffusion généralisée des ARV, plus de 6 millions de personnes sont désormais sous traitement et l’épidémie est en recul. Surtout, le pays a développé une approche décentralisée et intégrée pour lutter contre la coinfection VIH-tuberculose. Les deux vont de pair. La tuberculose étant la première maladie responsable du décès des séropositifs, la meilleure diffusion des ARV a permis de réduire le nombre de nouveaux cas de 7 % par an en moyenne entre 2010 et 2017, a noté l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son rapport 2018.

        Episode 3
         

          Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose



Pour le docteur Norbert Ndjeka, du département tuberculose au ministère sud-africain de la santé, ces bons résultats sont le produit d’un engagement politique fort. « Lorsque le ministre Aaron Motsoaledi est arrivé en 2009, il nous a dit : “Les vacances sont finies”, affirme le spécialiste. L’autre ingrédient, ce sont nos chercheurs de renommée mondiale, qui perfectionnent les outils dont nous disposons pour lutter contre la maladie. » Des 22 pays les plus fortement touchés, l’Afrique du Sud est le seul qui consacre plus de 0,1 % de son budget de recherche et développement à la tuberculose.
« On interroge chaque nouvel entrant »
John Mtuli poursuit la visite. A quelques centaines de mètres de l’hôpital de Tembisa, une rangée de toilettes sèches préfabriquées longe un bidonville qui abrite un millier d’âmes. « Ici, 90 % des gens sont au chômage. Ils n’ont qu’un point d’eau et les toilettes sont nettoyées une fois par mois », explique t-il. La surpopulation et l’insalubrité font du township le plus gros foyer de tuberculose, affection qui touche d’abord et avant tout les plus pauvres.
Mais parce que la bactérie se transmet par l’air, les malades peuvent être partout. Aurum travaille donc ses relations avec les structures communautaires, les églises, les responsables politiques, ainsi que les ONG qui organisent des dépistages mobiles du sida aux abords des stations de bus ou des centres commerciaux. Le plus gros contingent de candidats aux études cliniques vient du centre de santé de Tembisa qui, depuis 2016, a complètement changé sa prise en charge de la tuberculose.

        Episode 4
         

          « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »



Les patients sont reçus dans une salle qui donne directement sur la porte de sortie, afin de minimiser les contacts avec les autres. « Depuis deux ans, on interroge chaque nouvel entrant, quelle que soit la raison de sa venue. S’il est séropositif, s’il tousse, s’il a maigri subitement ou s’il y a des personnes infectées dans son entourage immédiat, alors on fait les tests », explique l’énergique directrice du centre, Constance Mathuma.
Elle montre volontiers ses chiffres : en deux ans, le taux de guérison est passé de 70 % à 93 %. L’introduction du test GeneXpert – un nouvel outil de diagnostic dont plus de 200 unités ont été installées dans le pays depuis 2011 – a révolutionné le dépistage. Il ne faut plus que quelques jours pour obtenir les résultats, contre deux mois auparavant. Cette technologie a également permis d’améliorer la prise en charge des formes multirésistantes de la maladie, un énorme défi pour le personnel de santé. Le test permet en effet de savoir si le patient réagit ou non aux deux molécules habituellement utilisées pour traiter la tuberculose.
12 pilules au lieu de 300
« L’autre grande difficulté, note toutefois la directrice, ce sont les travailleurs migrants qui disparaissent dans la nature du jour au lendemain et peuvent potentiellement répandre la maladie. » Situé à quelques kilomètres du centre industriel de Johannesburg, Tembisa accueille traditionnellement des travailleurs pauvres de tout le pays venus trouver un emploi. D’après le ministère de la santé, 30 % des malades diagnostiqués ne suivent pas de traitement, et jusqu’à 20 % de ceux qui sont sous traitement l’abandonnent en cours de route.
En plus d’une meilleure traçabilité des patients, l’allégement des traitements est la grande priorité. C’est l’objectif d’Aurum, qui teste actuellement à Tembisa un traitement intégré, le 3HP, à base d’isoniazide et de rifampicine, à prendre une fois par semaine pendant trois mois. « Soit 12 pilules à ingérer au total contre 300 actuellement, c’est assez formidable », note Trevor Beatie, le responsable des études cliniques.

        Episode 2
         

          A la poursuite des « cas manquants » de tuberculose dans les villages sénégalais



L’étude cherche notamment à vérifier l’interaction du traitement avec la nouvelle génération d’ARV, dans l’idée de proposer systématiquement le 3HP de manière préventive aux nouveaux séropositifs. « Avec nos résultats, on peut convaincre les laboratoires pharmaceutiques de produire en masse certains médicaments et ainsi de baisser les coûts », espère le responsable.
Aurum teste enfin deux vaccins prometteurs, alors que le seul disponible pour l’instant, le BCG, proposé aux enfants, n’agit plus à l’âge adulte. « Pour nous, c’est la partie la plus excitante de nos recherches, s’enthousiasme Trevor Beatie. Toutes les grandes maladies infectieuses ont été éradiquées par un vaccin. »

Sommaire de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?
Le Monde Afrique propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
Episode 4 « En Afrique, avoir la tuberculose est aujourd’hui plus stigmatisant qu’avoir le VIH »
Episode 3 Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose
Episode 2 A la poursuite des cas manquants de tuberculose dans les villages sénégalais
Episode 1 Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile
Présentation de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?


Autant de défis à relever pour que l’Afrique du Sud, qui a encore dénombré 320 000 nouveaux cas de tuberculose en 2017, selon les chiffres de l’OMS, atteigne l’objectif d’éradication de la maladie à l’horizon 2030 auquel le pays s’est résolument engagé fin septembre.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’association chiite a été perquisitionnée mardi à Grande-Synthe, au moment où Paris accuse l’Iran d’être impliqué dans un projet d’attentat à Villepinte. Son fondateur, Yahia Gouasmi, a longtemps frayé avec les autorités iraniennes et une partie des milieux antisémites français.
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Le Centre Zahra : entre influence iranienne et mouvance conspirationniste française

L’association chiite a été perquisitionnée mardi à Grande-Synthe, au moment où Paris accuse l’Iran d’être impliqué dans un projet d’attentat à Villepinte. Son fondateur, Yahia Gouasmi, a longtemps frayé avec les autorités iraniennes et une partie des milieux antisémites français.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h11
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h15
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                            Allan Kaval








                        



   


La police a perquisitionné, mardi 2 octobre, le siège d’une association chiite, le Centre Zahra France, lors d’une opération antiterroriste à Grande-Synthe dans le Nord. Le même jour, Paris a gelé les avoirs de deux ressortissants iraniens, accusant l’un d’entre eux, un responsable du renseignement iranien, d’être impliqué dans un projet d’attentat à Villepinte en juin.

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En visant le Centre Zahra France fondé par Yahia Gouasmi, l’opération de mardi s’attaque à un relais d’influence de la République islamique d’Iran en France. Association à vocation religieuse mais aux engagements très politiques, le Centre Zahra se trouve depuis près de dix ans au carrefour de la défense des intérêts iraniens dans l’Hexagone et de divers réseaux d’extrême droite et identitaires, rassemblés sous la bannière d’un « antisionisme » virulent.
La connexion iranienne 
Le fondateur du Centre Zahra qui compte parmi les personnes dont les domiciles ont été perquisitionnés mardi, Yahia Gouasmi, ancien boucher halal du Nord. Français d’origine algérienne converti à l’Islam chiite, il est proche des autorités iraniennes.
En 2005, il fonde le Centre Zahra à Grande-Synthe dans la banlieue de Dunkerque. Les locaux installés dans un corps de ferme rénové sont le siège de la Fédération chiite de France. La vocation religieuse de l’association laisse une large place à des activités de propagande « antisioniste » outrancière.
Le Centre Zahra est aligné sur les prises de position de la République islamique d’Iran et du Hezbollah, organisation chiite libanaise alliée à Téhéran.
Les liens avec l’extrême droite radicale
M. Gouasmi a accédé à une relative notoriété à la fin des années 2000 après la fondation du Parti antisioniste, une organisation hébergée dans les locaux perquisitionnés mardi. Aux élections européennes de 2009, il associe son parti à une liste électorale emmenée par le polémiste transfuge du Parti communiste et du Front national Alain Soral et l’humoriste Dieudonné qui occupe déjà les marges de la scène publique du fait de ses prises de position antisémites.
Une nébuleuse prend alors forme autour de ces personnalités dont le seul point commun est de faire profession d’« antisionisme ». Outre les réseaux liés aux personnalités de MM. Soral et Dieudonné, s’y est greffé Kémi Séba, fondateur du mouvement identitaire la Tribu Ka, dissous en 2006 pour incitation à la haine raciale et antisémitisme. Son discours mêle à un romantisme de la pureté de la race noire, des références mystiques à l’Egypte ancienne et des louanges au Hezbollah. Des personnalités négationnistes comme Robert Faurisson rejoignent le mouvement.
« L’antisionisme » proclamé à tout-va par ces personnalités cimente un discours antisémite et conspirationniste jusqu’à l’absurde. Ainsi, en 2009, Yahya Gouasmi partageant avec Dieudonné et Alain Soral la scène du Théâtre de la Main d’or à Paris s’illustrera en déclarant au milieu d’une tirade prononcée dans un français approximatif : « derrière chaque divorce, il y a un sioniste. »
Gouasmi, Ahmadinejad et Dieudonné
Yahya Gouasmi ne tardera pas à faire profiter ses nouveaux alliés de ses contacts avec les autorités iraniennes. Il est présent aux côtés de Dieudonné lorsque, lors d’un voyage en Iran, l’humoriste français rencontre une première fois le président iranien d’alors, Mahmoud Ahmadinejad en 2009 en présence de M. Gouasmi.
Lorsque la nébuleuse « antisioniste » se fissure en 2014, les rivalités entre ses différents membres font émerger des accusations de détournement de fonds impliquant l’hypothèse d’un financement iranien de la liste antisioniste de 2009.
Le Centre Zahra n’occupe plus le terrain de l’activisme politique depuis que les relations se sont distendues entre Yahya Gouasmi et ses anciens alliés. Il alimente toujours sur les réseaux sociaux une propagande religieuse chiite version République islamique d’Iran. Sa chaîne Youtube compte 8 700 abonnés.
Elle diffuse régulièrement les prêches d’un certain cheikh Jamel Tahiri qui se présente comme un religieux chiite éduqué dans la Beeka, un bastion libanais du Hezbollah. Les autres contenus relèvent de discours conspirationnistes hostiles à Israël, aux Etats-Unis et à l’Arabie saoudite ou de questions religieuses. L’alignement de l’organisation sur les positions iraniennes est intact.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le ministre de l’intérieur veut quitter le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon. L’Elysée attend des « propositions » du premier ministre.
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Collomb confirme vouloir démissionner, Macron attend les « propositions » du premier ministre

Le ministre de l’intérieur veut quitter le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon. L’Elysée attend des « propositions » du premier ministre.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h04
   





                        


Gérard Collomb a décidé de forcer la main du chef de l’Etat et du premier ministre. Dans un entretien publié sur le site internet du Figaro, mardi 2 octobre, le ministre de l’intérieur a de nouveau pressé Emmanuel Macron d’accepter sa démission, pourtant refusée la veille. Il motive sa demande par la clarté due, selon lui, aux Français et aux habitants de Lyon, ville dont il veut à nouveau briguer la mairie en 2020.
L’entourage d’Emmanuel Macron a peu après fait savoir que le président trouvait « regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner », et qu’il « recevra rapidement les propositions du premier ministre » en vue de son possible remplacement.

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L’annonce a pris de court le chef du gouvernement, en pleine séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Edouard Philippe a déclaré : « Je proposerai au président de la République les décisions qui s’imposent ».
Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.
Maire de Lyon de 2001 à 2017, Gérard Collomb explique au Figaro qu’« aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’intérieur. » « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », ajoute-t-il. « On quitte toujours ce ministère avec regret, car c’est un beau ministère. Il y a des gens qui sont extraordinaires : les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers. J’ai pris énormément de joie à être à la tête de ce ministère », déclare-t-il encore.
Désordre en pleine opération reconquête
Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb apparaît depuis deux semaines comme une épine dans le pied pour un exécutif en pleine opération de reconquête à huit mois des élections européennes. Lundi soir, le « premier flic de France » avait annoncé au Figaro avoir remis sa démission au chef de l’Etat et le refus de ce dernier. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat lui avait alors « renouvelé sa confiance et (...) demandé de rester pleinement mobilisé ».

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Il y a deux semaines, Gérard Collomb avait lui-même annoncé sa volonté de quitter le gouvernement après les élections européennes du 26 mai 2019 afin de se consacrer aux municipales. Bien qu’attendue – l’ancien élu socialiste n’ayant jamais fait mystère de son souhait de revenir à Lyon –, cette candidature avait provoqué un flot de critiques dans les rangs de l’opposition, mais également parmi les syndicats policiers, qui ont dénoncé un « ministre à mi-temps ».
L’Elysée a rappelé mardi matin que le chef de l’Etat avait déclaré qu’il procéderait à un changement d’équipe « au moment voulu » et n’avait pas souhaité faire d’autre commentaire. Mais moins d’un mois après les démissions-surprises de Nicolas Hulot et Laura Flessel, le « cas Gérard Collomb », qui s’est interrogé ouvertement sur « un manque d’humilité » au sommet de l’Etat, pourrait compliquer la donne pour l’exécutif à l’heure où ce dernier tente de tourner la page des accusations d’« arrogance ».
En chute libre dans les sondages, le chef de l’Etat a toutefois assuré qu’il ne changerait « en aucun cas » de politique et qu’il maintiendrait le cap de ses réformes. Un message que pourrait brouiller le nouvel épisode Collomb.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Après de nombreuses années de hausse, les prélèvements d’organe sont en baisse en 2018 sans augmentation du taux de refus.
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L’Agence de biomédecine alerte sur une baisse des dons d’organe

Après de nombreuses années de hausse, les prélèvements d’organe sont en baisse en 2018 sans augmentation du taux de refus.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 16h15
   





                        


Les prélèvements d’organes tels que le rein, le cœur et le foie ont baissé depuis le début de l’année, traversant même un « trou d’air » au premier semestre, s’est inquiété mardi 2 octobre le professeur Olivier Bastien, responsable du prélèvement et des greffes à l’Agence de la biomédecine.
Le nombre annuel de donneurs prélevés affiche une nette baisse sur les premiers mois, et la prévision annuelle à août s’établit à seulement 1 882 donneurs, contre 1 930 attendus, après les bons chiffres de 2017 et « presque dix ans de hausse continue ».

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« C’est inquiétant, quarante donneurs qui manquent, cela peut faire 150 greffes en moins », plusieurs organes pouvant être prélevés chez chaque donneur, observe Olivier Bastien.
« On constate en 2018, pour la première fois depuis de nombreuses années, une baisse sensible, dans certaines régions, du prélèvement, alors même qu’il n’existe pas d’augmentation du taux de refus », souligne l’Agence.
Consentement présumé
Le don d’organe repose en France sur le consentement présumé, qui veut que toute personne soit donneuse après son décès, sauf si elle a exprimé un refus de son vivant. A défaut de consigne écrite, la famille peut attester la volonté du donneur, par écrit. Le « taux de refus » est d’environ 30 %, en recul de 3 % l’an dernier.
La baisse des prélèvements pourrait être liée à « l’épisode grippal qui a mobilisé l’hôpital en début d’année, estime Olivier Bastien, mais le système de santé doit être capable d’absorber ce type d’événement sans se “gripper” justement ». Le médecin évoque aussi « la tentation du repli dans la société dans son ensemble ». C’est pourquoi l’Agence de la biomédecine relance ses campagnes auprès du grand public.
Outre la campagne annuelle en faveur du don de rein, la greffe la plus fréquente (du 2 au 28 octobre), l’Agence lance du 15 au 30 novembre une deuxième campagne sur le don post-mortem, qui représente l’essentiel des greffes.
Au total, 6 105 greffes ont été réalisées l’an dernier (+ 3,5 %), dont 629 à partir d’un donneur vivant (rein et foie), contre 5 891 en 2016. En 2017, 23 828 patients ont été en attente d’un organe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Placée en liquidation judiciaire à deux reprises, la revue à destination de la communauté gay vise 1 000 préabonnements. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre.
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« Têtu » lance une campagne de financement participatif avant son retour en kiosque

Placée en liquidation judiciaire à deux reprises, la revue à destination de la communauté gay vise 1 000 préabonnements. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 16h02
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Miser sur la générosité des lecteurs avant même la sortie de l’imprimerie. Telle est la stratégie adoptée par le magazine Têtu à travers une campagne de financement participatif, lancée lundi 1er octobre sur la plate-forme Ulule. L’objectif est d’enregistrer 1 000 préabonnements à la nouvelle version papier et numérique du média de référence de la communauté gay en France, racheté en mai par un collectif d’entrepreneurs, au lendemain de sa liquidation judiciaire. Le nouveau titre paraîtra le 21 novembre, à un rythme trimestriel.

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En mettant ses lecteurs à contribution, comme l’avait fait il y a un an l’éphémère revue Ebdo avant son lancement, Têtu entend surtout se constituer une manne financière pour conforter son développement et rémunérer les quatre journalistes qui composent la rédaction dirigée par Romain Burrel. « Le but de cette campagne est de faire prendre conscience au lecteur que produire du contenu de qualité, cela a un coût », explique cet ancien journaliste des Inrockuptibles.

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Ce coût, le magazine n’est jamais parvenu à le compenser par des recettes suffisantes. Déficitaire depuis sa création, en 1995, par des militants de l’association de lutte contre le sida Act-Up, Têtu a vu ses pertes épongées jusqu’en 2013 par son propriétaire, Pierre Bergé. Le titre a ensuite été cédé à l’éditeur et homme d’affaires Jean-Jacques Augier, avant de déposer le bilan une première fois, à l’été 2015. Sa relance, début 2017, ne connaîtra pas un meilleur sort : trois numéros après son retour dans les kiosques, Têtu cesse de paraître en novembre 2017 et est une nouvelle fois placé en liquidation judiciaire, en avril 2018.
Le choix de la diversification
Reste à savoir si le titre réussira à trouver enfin son modèle économique
Pour cette deuxième résurrection, le journal fait le pari d’une offre éditoriale renouvelée. « On souhaite retrouver notre lectorat historique, mais aussi aller chercher des lecteurs plus jeunes, à travers la vidéo ou le podcast », souligne Romain Burrel. Le directeur de la rédaction aspire aussi à nouer des partenariats avec d’autres médias, à l’image de sa chronique dans l’émission « Le Nouveau Rendez-vous » sur France Inter, dans laquelle il décline un article de Têtu. Au-delà de la forme des contenus, leur fond est, lui aussi, repensé. « Les lecteurs sont en attente de témoignages positifs et de parcours inspirants. Ils ne veulent pas que l’on parle uniquement des agressions homophobes ou des déclarations d’un archevêque sur l’homosexualité », affirme-t-il.
Reste à savoir si, compte tenu des difficultés rencontrées par la presse papier et de la fragilité historique de Têtu, la revue réussira à trouver enfin son modèle économique. Albin Serviant, l’actionnaire majoritaire du titre, l’assure, au risque de déplaire aux lecteurs militants de la première heure. Plus qu’un simple magazine, Têtu est une « marque » que cet entrepreneur en nouvelles technologies entend mettre à profit. « A l’avenir, l’objectif est de développer les activités hors médias, en organisant des conférences, des événements pour des entreprises ou des cérémonies comme les Têtu Awards, qui récompenseront les personnalités LGBT [lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres] de l’année », détaille M. Serviant, en citant pour modèle la revenue Attitude, équivalent britannique de Têtu, qui tire 60 % de ses revenus de ce type d’activités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde, est la deuxième membre du CSP à démissionner depuis le changement de présidence de cette instance. Au sein du conseil, certains regrettent qu’elle soit dépossédée de son objet : débattre des programmes scolaires.
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Nouvelle démission au Conseil supérieur des programmes

Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde, est la deuxième membre du CSP à démissionner depuis le changement de présidence de cette instance. Au sein du conseil, certains regrettent qu’elle soit dépossédée de son objet : débattre des programmes scolaires.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h46
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
Nouvelle crise au Conseil supérieur des programmes (CSP), instance indépendante du ministère de l’éducation nationale : la vice-présidente d’ATD Quart Monde, Marie-Aleth Grard, a annoncé sa démission, dimanche 30 septembre, à quelques jours de l’ouverture des débats sur les programmes du lycée. Membre du Conseil économique, social et environnemental, elle était l’une des personnalités issues de la « société civile » dans cette instance chargée de superviser les programmes scolaires.
« J’ai décidé de ne plus représenter le [Conseil économique, social et environnemental] au Conseil supérieur des programmes donc je démissionne ce jour », a-t-elle expliqué sur Twitter. « Lors de mes conférences [en tant que membre du CESE ou d’ATD Quart Monde], je ne peux porter la voix du CSP avec lequel je ne suis plus en accord. » Contactée par Le Monde, la présidente du CSP, Souâd Ayada, n’a pas souhaité réagir.

Plus un « beau lieu de débats »
Marie-Aleth Grard, elle, regrette que le conseil ne soit plus le « beau lieu de débats » qu’il était à sa création, en 2013, sous le ministère de Vincent Peillon. A l’époque, il s’était agi de créer une instance de supervision des programmes qui réunirait des membres de la société civile, des élus (députés et sénateurs) et des experts (universitaires et inspecteurs généraux). « Des gens qui avaient des opinions différentes mais qui se respectaient », résume-t-elle.
Déjà, en juin, la vice-présidente d’ATD Quart Monde avait critiqué des propos tenus dans les colonnes du Point par Souâd Ayada. Dans une interview publiée le 30 juin, cette dernière mettait en effet en cause son prédécesseur, Michel Lussault, qu’elle jugeait laxiste sur la grammaire. Avec deux autres membres du conseil, l’universitaire Denis Paget et le journaliste Guillaume Duval, Marie-Aleth Grard avait alors publié une lettre ouverte critiquant point par point l’interview de Mme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Si la plupart des groupes politiques à l’Assemblée ne sont pas hostiles à la création d’une telle commission, les Républicains estiment que ces faits « relèvent de la justice ».
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Les députés socialistes demandent une commission d’enquête sur les abus sexuels dans l’Eglise

Si la plupart des groupes politiques à l’Assemblée ne sont pas hostiles à la création d’une telle commission, les Républicains estiment que ces faits « relèvent de la justice ».



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h58
   





                        



   


Les députés socialistes, par la voix de leur présidente, Valérie Rabault, vont demander mardi au président de l’Assemblée, Richard Ferrand (LREM), de créer lui-même une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France.
Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’ex-ministres, des avocats et des victimes a lancé ce week-end un appel pour une telle commission parlementaire afin de « faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise ». Mme Rabault en est signataire.

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La plupart des groupes politiques à l’Assemblée – hormis les Républicains – ne sont pas hostiles au principe d’une telle commission, mais aucun n’était jusqu’alors prêt à utiliser son « droit de tirage » (une fois par session ordinaire) pour obtenir sa création.
« Rassembler le plus largement possible »
Mme Rabault doit écrire mardi au président de l’Assemblée pour lui demander de mettre en place cette commission par ses pouvoirs propres, a indiqué devant la presse un porte-parole des députés PS, Boris Vallaud.« Sur des sujets comme cela, il est toujours utile d’essayer de rassembler le plus largement possible », a-t-il argumenté, citant des précédents aux Etats-Unis et en Australie.
Pour leur part, les députés communistes veulent « que la clarté soit faite » mais ils souhaitent « élargir le champ de cette commission », ce qui permettrait de ne pas « circonscrire la question de la pédophilie à l’Eglise catholique », a indiqué une porte-parole, Elsa Faucillon.
A l’inverse, Christian Jacob, patron des députés LR, juge qu’« on utilise une commission d’enquête parlementaire sur des missions de contrôle » de l’exécutif. Sur les abus sexuels dans l’Eglise, « on n’est clairement pas dans ce cadre » et « ce sont des faits extrêmement graves qui relèvent de la justice », a-t-il déclaré en conférence de presse.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Entre 2016 et 2017, l’ « espérance de vie sans incapacité » a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, passant de 64,1 ans à 64,9 ans.
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Les femmes vivent en moyenne deux ans et demi de plus que les hommes « en bonne santé »

Entre 2016 et 2017, l’ « espérance de vie sans incapacité » a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, passant de 64,1 ans à 64,9 ans.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h03
   





                        




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L'espérance de vie en bonne santé en France depuis dix ans par sexe


Source : Eurostat



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L’« espérance de vie en bonne santé », c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, a progressé en 2017 à 64,9 ans pour les femmes tandis qu’elle a légèrement reculé à 62,6 ans pour les hommes, selon une publication, mardi 2 octobre, de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cet indicateur, également appelé « espérance de vie sans incapacité », a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, mais il a reculé de 0,1 an pour les hommes.
Cette évolution peut s’expliquer par « la baisse de la déclaration de limitations fonctionnelles, particulièrement chez les septuagénaires », selon la Drees, qui appuie son enquête sur les réponses à une question posée dans le cadre d’un sondage européen : « Etes-vous limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ? » En dix ans, l’espérance de vie en bonne santé n’a pas évolué de façon significative pour les hommes tandis qu’une tendance à la hausse est perceptible pour les femmes depuis 2012, souligne cette étude.

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                Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie stagne au Royaume-Uni



L’espérance de vie à la naissance continue de progresser
De son côté, l’espérance de vie à la naissance, qui ne prend pas en compte l’état de santé dans les dernières années de la vie, continue de progresser pour les hommes : elle atteint 79,5 ans pour les hommes contre 79 ans en 2015. Pour les femmes, cet indicateur reste stable à 85,3 ans.
Un autre indicateur, qui calcule la part des années vécues sans incapacité au sein de l’espérance de vie, reste stable autour de 79 % pour les hommes et de 76 % pour les femmes. « Ces dernières déclarent en effet davantage de limitations fonctionnelles légères ou fortes, dans les activités habituelles du quotidien », note la Drees. Des chiffres qui s’expliquent par le fait que les femmes présentent une espérance de vie en bonne santé plus élevée que les hommes, mais ont également une espérance de vie totale plus longue. Si elles vivent plus longtemps que les hommes, elles ne vivent pas proportionnellement plus longtemps en bonne santé.

        Lire aussi :
         

                « Le recul de l’espérance de vie, une nouvelle tragédie américaine »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/02/19-10">
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<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

A Paris, les prix des concessions dans les cimetières explosent

Obtenir une place dans un cimetière intra-muros est quasi impossible en raison d’un trop grand nombre de concessions perpétuelles.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 12h53
   





                        



   


Sous terre aussi, les prix parisiens explosent. Dans un rapport publié lundi 1er octobre, la chambre régionale des comptes alerte sur la saturation des cimetières de la capitale.
La Ville gère vingt cimetières : quatorze intra-muros et six dans les communes limitrophes. Si ces derniers disposent encore de plus de 20 000 emplacements, les premiers n’ont plus de places disponibles. « Cette situation s’explique en grande partie par le fait que, jusqu’en 2007, les concessions funéraires vendues aux familles y étaient toutes des concessions perpétuelles », expose le rapport.
Depuis une dizaine d’années, ce sont des concessions à durée limitée, de dix à cinquante ans, qui sont proposées dans les cimetières parisiens, mais 97 % des concessions en cours restent perpétuelles. Au cimetière du Père-Lachaise, les sépultures d’avant 1900 sont même classées et protégées.
40 % d’augmentation
Malgré la diminution de la durée des concessions, la plupart des demandes d’acquisition n’aboutissent pas. La Ville de Paris évalue ainsi à 5 000 le nombre de demandes d’acquisitions dans les cimetières parisiens intra-muros pour seulement 150 emplacements disponibles.
Conséquence de ce décalage entre l’offre et la demande : l’explosion des prix. Afin de favoriser la vente de concessions limitées dans le temps, le prix des perpétuelles a augmenté plus vite que les autres. Entre 2008 et 2017, le prix d’une concession perpétuelle à Paris est passé de 11 086 euros à 15 528 euros, soit une augmentation de 40 %, tandis que celui d’une concession de trente ans a augmenté de 14,8 % ; de dix ans, de 8 %.


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Prix d’une concession funéraire à Paris intra-muros


Source : CRC



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Dans les communes limitrophes, ces prix augmentent aussi mais restent plus abordables. Sept mille sept cent soixante euros la concession perpétuelle à Bagneux, Saint-Ouen ou Ivry, 2 012 euros la cinquantenaire. A Pantin et Thiais, il faut débourser 3 873 euros pour une concession perpétuelle, 1 204 pour une cinquantenaire.


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Prix d’une concession funéraire à Bagneux, Saint-Ouen et Ivry


Source : CRC



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« Le niveau très élevé des tarifs d’achat de concessions funéraires a nécessairement pour conséquence de réserver les inhumations aux populations les plus aisées. Cette tendance est encore amplifiée par le fait que le cabinet du maire dispose en permanence d’une dizaine de places réservées », dit la chambre dans son rapport. Elle encourage la Ville de Paris à adopter « une programmation des reprises de concessions », une procédure longue de trois ans, pour « pouvoir faire face au besoin de nouveaux emplacements dans les prochaines décennies ». 
Car à Paris comme dans toute la France, la population vieillit, même si le nombre de décès annuels s’y est stabilisé autour de 14 000, en deçà de l’augmentation nationale.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ « Cet acte d’une extrême gravité ne pouvait rester sans réponse », ont dénoncé les autorités, mettant directement en cause le ministère du renseignement iranien.
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Attentat déjoué de Villepinte : des avoirs iraniens gelés

« Cet acte d’une extrême gravité ne pouvait rester sans réponse », ont dénoncé les autorités, mettant directement en cause le ministère du renseignement iranien.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h39
   





                        



   


La France a gelé mardi 2 octobre les avoirs de deux ressortissants iraniens et de la direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, attribuant à Téhéran la responsabilité d’un attentat déjoué à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le 30 juin. « Cet acte d’une extrême gravité envisagé sur notre territoire ne pouvait rester sans réponse », écrivent les ministres de l’intérieur, des affaires étrangères et de l’économie, respectivement Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire, dans un communiqué commun.
« La France a pris des mesures préventives ciblées et proportionnées sous la forme de l’adoption des mesures nationales de gels des avoirs de M. Assadollah Asadi et de M. Saeid Hashemi Moghadam, ressortissants iraniens, ainsi que de la direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien », ajoutent-ils. Cette mesure, valable pour une durée de six mois, s’est traduite par un arrêté publié mardi au Journal officiel.

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« Une approche exigeante avec l’Iran »
Pour Jean-Yves Le Drian, cité dans le communiqué du gouvernement, « l’attentat déjoué à Villepinte confirme la nécessité d’une approche exigeante dans nos relations avec l’Iran ».
En juin, un « attentat terroriste » contre un rassemblement de l’opposition iranienne à Villepinte, près de Paris, a été déjoué grâce à l’arrestation à Bruxelles d’un couple d’origine iranienne en contact avec Assadollah Assadi, diplomate iranien interpellé en Allemagne. Il devrait être remis à la justice belge conformément à la décision rendue par un tribunal allemand lundi. Téhéran a démenti toute implication et accusé le parti d’opposition présumé visé, les Moudjahidin du peuple, d’avoir monté toute l’affaire.
A la suite de ce projet d’attentat, les relations se sont tendues ces derniers mois entre Paris et Téhéran. Au début de septembre, la République islamique a, entre autres, accusé les autorités françaises d’avoir tardé à réagir après une manifestation de militants kurdes devant l’ambassade d’Iran à Paris dont des vitres ont été brisées par des jets de projectiles.
Selon une note révélée à la fin d’août par Reuters, la France a par ailleurs recommandé à ses diplomates et représentants de reporter tout voyage en Iran en raison de risques sécuritaires et d’un « durcissement » des autorités iraniennes après le projet d’attentat déjoué de Villepinte. Dans l’attente d’éclaircissements de la part de la République islamique, la nomination d’un ambassadeur de France à Téhéran – pour remplacer François Sénémaud nommé en juin représentant personnel d’Emmanuel Macron pour la Syrie – a quant à elle été mise en suspens.

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« Je ne dirais pas qu’il y a un lien direct entre les deux, mais Téhéran nous a promis des éléments objectifs qui permettront de poursuivre nos relations diplomatiques telles qu’elles existent aujourd’hui dans les prochaines semaines », déclarait à la mi-septembre un conseiller d’Emmanuel Macron.
« Des soupçons très lourds »
Sans faire l’objet d’un « approfondissement véritable », la question de l’ambassadeur a été  « mentionnée » lors de l’entretien entre Emmanuel Macron et le président Hassan Rohani la semaine dernière en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. « Les éléments » factuels « promis par les autorités iraniennes n’ont pas » été transmis au président français lors de cet entretien, avait fait savoir l’Elysée. Le communiqué commun de mardi ne fait aucune mention de ces éléments.
Le projet d’attentat de Villepinte a également été abordé par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, et son homologue iranien, Mohammed Javad Zarif, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, l’occasion, selon un diplomate, d’« évoquer les soupçons très lourds qui pèsent sur les Iraniens et la gravité de ces soupçons. » « Ce sont des soupçons très graves, mais on n’a jamais pensé que c’était un régime d’enfants de chœur », ajoute ce diplomate.
Onze personnes ont par ailleurs été interpellées mardi matin lors d’une opération antiterroriste visant une association musulmane chiite pro-iranienne siégeant à Grande-Synthe (Nord), dans la banlieue de Dunkerque. Mais, selon une source proche de l’enquête, il n’y a pas de lien avec le gel des avoirs.

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Attentats du 13-Novembre : dix-huit mois ferme requis contre Alexandra D., fausse victime du Carillon

La jeune femme a reconnu s’être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse de ce bar parisien, le soir du 13 novembre 2015.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h10
   





                        


Le parquet de Paris a requis, mardi 2 octobre, dix-huit mois de prison ferme à l’encontre d’Alexandra D., une jeune femme qui a reconnu s’être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse du Carillon, à Paris, lors des attentats djihadistes du 13 novembre 2015.
« Ce dossier est marqué par la cupidité », a résumé la procureure, alors que la prévenue a assuré n’avoir « jamais été dans une recherche pécuniaire ». Cette Parisienne de 32 ans est jugée notamment pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20 000 euros. Mais aussi l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), grâce à laquelle elle avait bénéficié d’un stage thérapeutique d’une semaine dans un hôtel en Normandie, en juin 2016.
Longs cheveux noirs, veste noire, celle qui avait jusque-là réfuté être une fausse victime a changé de version en début d’audience. « Je viens aujourd’hui vous dire que je suis coupable, a-t-elle lancé en pleurant, je viens vous en expliquer les raisons, je viens demander pardon » « aux victimes, aux associations ». « C’est la plus grande erreur et dérive de ma vie », a ajouté la prévenue, qui a perdu son emploi en raison de cette affaire.

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« Mon mensonge, ma stupidité, ma douleur »
Au bord des larmes, cette « cliente régulière du Carillon » a expliqué qu’elle avait prévu de s’y rendre le soir du 13 novembre 2015, avant de changer de plans « à vingt minutes près ». Dans l’attentat, elle a « perdu des connaissances » puis souffert d’une écrasante « culpabilité », a-t-elle assuré — « est-ce que j’aurais pu les sauver ? ». « Dans mon mensonge, ma stupidité, ma douleur », « je suis rentrée dans une machine », « j’avais les deux pieds dedans », a-t-elle affirmé.
Photos d’une cicatrice consécutive à un accident de kitesurf à l’appui, elle avait assuré, sur les réseaux sociaux, avoir été touchée au coude par une rafale de kalachnikov, racontant qu’un homme décédé était tombé sur elle et que deux de ses amis avaient été tués.
Elle avait porté plainte, s’était rapprochée de l’association Life for Paris et avait reçu plusieurs versements du FGTI, qu’elle avait relancé dix fois à cet effet. Elle était inscrite sur la « liste unique des victimes » établie par le parquet, ce qui lui avait ouvert des droits à l’indemnisation. De nombreuses incohérences dans son récit avaient éveillé l’attention et conduit à l’ouverture d’une enquête. Le jugement sera mis en délibéré ou rendu dans la foulée.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une équipe de chercheurs universitaires a interrogé des musulmans sur le lien entre politique contre la radicalisation de l’islam et discriminations.
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La politique antiterroriste vue par les musulmans

Une équipe de chercheurs universitaires a interrogé des musulmans sur le lien entre politique contre la radicalisation de l’islam et discriminations.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h29
    |

            Cécile Chambraud








                        


                                                        
Des associations militantes ont accusé, ces dernières années, la politique antiterroriste d’être porteuse de biais islamophobes. A leurs yeux, elle cible certains types de convictions et de pratiques religieuses, indûment retenus comme des indicateurs pertinents de dangerosité. En bref, ils accusent l’Etat d’être discriminatoire envers les musulmans dans sa conception et sa mise en œuvre de politiques antiterroristes, qu’elles soient répressives, préventives ou de renseignement.
Une équipe d’universitaires a cherché à savoir si les musulmans eux-mêmes percevaient les choses de la sorte, et dans quelle mesure la politique antiterroriste et les discriminations étaient liées. La question leur semblait d’autant plus légitime que la France s’est tournée, après les assassinats commis par Mohammed Merah en 2012, puis plus encore après les attentats de 2015, vers une stratégie fondée sur la traque de la radicalisation. « A partir du moment où on a réfléchi en termes de radicalisation, on a mis l’accent sur une population considérée comme potentiellement radicalisable : les musulmans », résume Francesco Ragazzi, coordinateur de l’étude.
Financé par l’Open Society Foundation de George Soros, ce travail a été conçu dans le cadre du Centre d’étude sur les conflits - Liberté et sécurité. Les universitaires se sont adjoint un « comité consultatif », où les associations militantes étaient bien représentées (Collectif contre l’islamophobie en France [CCIF], Stop le contrôle au faciès…), mais où était aussi présente la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Pour la première fois, leur étude fournit des données quantitatives sur l’impact des politiques antiterroristes sur la population musulmane.
Ciblés délibérément
Les chercheurs se sont appuyés sur un sondage réalisé par téléphone du 5 février au 3 mars par l’IFOP. L’institut a extrait d’une population globale de 8 300 personnes un double échantillon. Le premier est composé...




                        

                        


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Amiante : les victimes ne désarment pas malgré un nouveau revers

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire de Condé-sur-Noireau. La Cour de cassation doit examiner des pourvois dans d’autres dossiers.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

La justice vient de donner un indice supplémentaire de son opposition à la tenue du procès pénal que réclament les victimes du scandale de l’amiante depuis 1996, date des premières plaintes. Le 18 septembre, le parquet de Paris a demandé un non-lieu général dans l’affaire de l’exposition à l’amiante de 22 salariés de l’équipementier automobile Valeo-Ferodo à Condé-sur-Noireau (Calvados), entre 1952 et 2007. Matériau ignifuge et isolant, reconnu cancérogène en 1973 et interdit en France en 1997, l’amiante entrait notamment dans la fabrication des systèmes d’embrayage et des plaquettes de freins.
Les réquisitions du parquet, que Le Monde a consultées, sont un copier-coller de celles qu’il avait rendues il y a dix mois, le 22 novembre 2017, pour le dossier de l’usine de sidérurgie Sollac Atlantique (anciennement Usinor), dont les victimes se comptent par centaines. Et le ministère public devrait utiliser la même argumentation pour tenter d’en finir ces prochains mois avec la vingtaine de dossiers d’exposition à l’amiante, regroupés au Pôle de santé publique de Paris depuis 2003, et pour lesquels il a déjà demandé la clôture des investigations.
Pour justifier sa position, le ministère public invoque une « impasse juridique » et un « obstacle majeur » empêchant d’établir les responsabilités pénales des cinq anciens responsables de l’usine mis en cause pour « homicides et blessures involontaires ». Il se fonde sur une expertise scientifique définitive de février 2017 qui affirme, selon lui, l’impossibilité d’établir a posteriori la date d’une éventuelle faute ayant entraîné la contamination puis l’intoxication des victimes, et donc d’imputer avec certitude la responsabilité à une personne physique.
« On perd son latin »
« Face à cette indétermination sur le plan temporel, il semble impossible de faire le lien, de manière certaine (…) entre une éventuelle faute commise par tel mis en cause et la pathologie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ En 2017, 18,4 millions d’Allemandes âgées de 20 à 64 ans avaient un travail, soit 75,2 % de cette classe d’âge. Mais le travail a temps partiel et les inégalités restent importantes.
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En Allemagne, une femme sur deux travaille à temps partiel

En 2017, 18,4 millions d’Allemandes âgées de 20 à 64 ans avaient un travail, soit 75,2 % de cette classe d’âge. Mais le travail a temps partiel et les inégalités restent importantes.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 10h14
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Dans l’Allemagne du quasi-plein-emploi (5,2 % de chômage), les femmes sont devenues des recrues très courtisées. Corollaire du développement spectaculaire de la population active, le taux d’activité des femmes, outre-Rhin, est le troisième le plus élevé de l’Union européenne (UE). En 2017, 18,4 millions de femmes âgées de 20 à 64 ans avaient un travail, soit 75,2 % de cette classe d’âge, contre 66,7 % en France. Seules la Suède (79,8 %) et la Lituanie (75,5 %) font mieux. En une décennie, le taux d’activité féminine a fortement progressé (66,7 % en 2007), même s’il reste inférieur à celui des hommes (83,1 %).
« La participation des femmes au marché du travail a considérablement augmenté, et s’est rapprochée de celle des hommes, explique Susanne Wanger, de l’IAB, le centre de recherche de l’agence allemande pour l’emploi. Mais cette participation accrue s’est principalement faite grâce au temps partiel, qui concerne une femme sur deux. » Cela recouvre aussi bien les emplois réguliers à mi-temps que les minijobs, ces emplois précaires à 450 euros, non imposés, créés en 2005. Conséquence, le volume de travail féminin total n’a augmenté que de 4,5 % entre 1995 et 2014.

Interruption de carrière après la naissance d’un enfant
Les femmes allemandes interrompent généralement leur carrière à la naissance d’un enfant, puis ne le reprennent qu’à temps partiel une fois que ce dernier est entré en maternelle. Cet effet est moins marqué à l’Est, où le modèle de la mère travaillant à temps plein, encouragé à l’époque par le régime communiste, reste dominant. Les structures de gardes pour la petite enfance y sont très développées. Ces différences ont toutefois tendance à s’estomper, notamment sous l’effet d’un programme de développement des crèches sous le premier gouvernement Merkel (2009-2013). Les mesures pour faciliter le retour des femmes au travail après la naissance d’un enfant ont par ailleurs été encouragées par le patronat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Selon une source diplomatique française, Téhéran était derrière un projet d’attentat visant un rassemblement de l’opposition iranienne en France en juin.
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Paris accuse le renseignement iranien d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte

Selon une source diplomatique française, Téhéran était derrière un projet d’attentat visant un rassemblement de l’opposition iranienne en France en juin.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h50
    |

            Marc Semo et 
Elise Vincent








                        


Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, chargé des opérations, a « commandité » un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, dimanche 30 juin, a déclaré mardi 2 octobre au Monde, ainsi qu’à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters, une source diplomatique française.
« La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que ceux de deux autres citoyens iraniens, dont Saeid Hashemi Moghadam.

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Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’investigation menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. « Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat », a ajouté cette source, précisant que ce projet « n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national ».
Perquisitions à Grande-Synthe
Ces propos interviennent aussi quelques heures après une vaste opération de perquisitions administratives, mardi matin, à Grande-Synthe (Nord), chez douze personnes âgées de 31 à 69 ans, en lien avec une association musulmane chiite pro-iranienne, proche du Hezbollah : le Centre Zahra France, installé dans la région depuis 2005.
Dans un communiqué diffusé mardi matin, la préfecture du Nord parlait d’une opération de « prévention du terrorisme », mais, selon une source proche du dossier, il s’agit là aussi d’un « signal envoyé » de la part de la France à l’Iran. Les services français travaillaient depuis plusieurs mois sur l’environnement de l’association Zahra, dans leur collimateur pour son prosélytisme religieux.

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Sur le plan procédural, rien ne relie la structure associative à l’attentat de Villepinte. Mais les autorités françaises ont décidé de faire coïncider le calendrier de cette opération avec la publication au Journal officiel de deux arrêtés. Le premier gelant pour six mois les avoirs de la direction du ministère du renseignement iranien en France, le second gelant, lui, les avoirs de Zahra France, ceux de quatre associations qu’elle hébergeait dans ses locaux ainsi que ceux de quatre personnes perquisitionnées ce mardi.
« Sous le contrôle direct du Guide de la révolution »
L’Iran a démenti mardi les accusations concernant l’implication d’un diplomate iranien dans le projet d’attentat de Villepinte. « Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l’arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate », ont précisé les affaires étrangères iraniennes dans un communiqué transmis à la presse.
Si Paris a toutefois vivement réagi, ce mardi, c’est parce que le ministère du renseignement iranien est considéré comme étant « sous le contrôle direct du Guide de la révolution », a indiqué la source diplomatique française interrogée par Le Monde. Or, bien que Téhéran ait accusé l’organisation des moudjahiddines du peuple iranien, interdite en Iran, d’être à l’origine de l’attentat, Paris estime avoir pris, ces dernières années, « toutes les dispositions » pour que celle-ci ne cause plus « aucun trouble à l’ordre public et ne puisse mener aucun attentat depuis notre territoire ». Des personnalités proches du président américain, Donald Trump, devaient par ailleurs assister au rassemblement de Villepinte.
Le gel des avoirs décidé par Paris, pour une durée de six mois, fait partie du « catalogue standard » des mesures de rétorsions diplomatiques possibles, a tenu à souligner la source diplomatique, soucieuse de relativiser, malgré le contexte, la gravité des sanctions. La dernière fois que les autorités françaises ont eu recours à ce type de mesure, c’était dans le cadre de la lutte contre l’impunité sur l’emploi des armes chimiques. Elles visaient un certain nombre de sociétés soupçonnées de travailler pour le programme chimique de Damas, en Syrie.

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Le délai qui s’est écoulé depuis le mois de juin, correspondrait au temps qu’il a fallu à la France pour y voir clair sur ce dossier. « Nous avons attendu car il faut le temps de l’enquête […] le temps d’exiger des explications qui ne sont jamais venues et le temps de prendre les sanctions », a justifié toujours la même source. Une réaction justifiée aussi par les décès suspects de plusieurs opposants sur le territoire européen depuis 2015, notamment au Pays-Bas et en Allemagne.
Un pôle « d’ingérence » de Téhéran
Le centre Zahra France de Grande Synthe, lui, s’est retrouvé dans le viseur parce qu’il était considéré comme un pôle « d’ingérence et d’influence » de Téhéran sur le sol français. Outre le gel des avoirs de ses membres les plus actifs et la perquisition de leur domicile, la préfecture du Nord a procédé à la fermeture de la salle de prière qu’ils animaient. Une fermeture décidée sur la base de la nouvelle loi « SILT » sur la sécurité intérieure d’octobre 2017, qui prévoit la clôture de tous les lieux de culte dans lesquels des « propos, idées ou théories », « provoquent à la haine ou la commission d’actes de terrorisme ».
Le travail de surveillance des services de renseignement aurait permis d’étayer, selon nos infirmations, que les dirigeants de l’association légitimaient le djihad, marquaient ostensiblement leur soutien à des associations chiites comme le Hamas et le Hezbollah et condamnaient de manière « ambiguë », selon une source proche du dossier, les attentats de l’organisation Etat islamique (EI) sur le sol français. L’antisionisme revendiqué du centre religieux dissimulait en outre, souvent, selon elle, des propos « clairement antisémites ». 
Dans le cadre des perquisitions menées chez les membres de Zahra France – tous de nationalité française sauf un Syrien –, plusieurs armes ont été découvertes. Parmi elles, des armes de chasse, de poing et un pistolet-mitrailleur. Un certain nombre était détenu légalement dans le cadre d’une activité de tir sportif, mais ce n’était pas le cas pour toutes. Trois personnes ont donc été placées en garde à vue pour détention illégale d’armes. Un motif de poursuites toutefois anecdotique face aux véritables enjeux de ce dossier aux ramifications internationales.

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Mort d’Adama Traoré : ce que révèle la dernière expertise médicale

Dans le document, que « Le Monde » a consulté, les médecins estiment que la mort est due à une réaction en chaîne après l’effort provoqué par sa fuite.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h02
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Par son ampleur judiciaire et sociétale, l’affaire Adama Traoré était déjà hors normes. C’est désormais sur le plan médico-légal qu’elle défraie la chronique. Après deux autopsies consécutives, une expertise en 2016, une deuxième aux conclusions divergentes un an plus tard, la science peine toujours à répondre à cette question : de quoi le jeune homme de 24 ans est-il mort ?
Depuis son décès le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), la famille d’Adama Traoré n’a de cesse d’accuser les forces de l’ordre d’être responsables de l’asphyxie qui lui a été fatale, après une interpellation musclée. Les gendarmes auteurs de l’arrestation contestent cette version des faits. Mais la mobilisation de ses proches a provoqué un vaste mouvement de protestation contre les violences policières, qui dure depuis deux ans.
L’expertise médico-légale de synthèse, réalisée par quatre médecins et rendue aux deux juges d’instruction le 18 septembre, était donc très attendue. Ce nouveau – et probablement ultime – rapport n’apaisera pas la colère des membres de l’association Vérité et justice pour Adama. Les quatre experts, dans ce document que Le Monde a consulté, exonèrent les gendarmes de toute responsabilité.
Pratique sportive intensive
Les médecins commencent pourtant par battre en brèche les constatations de leurs confrères : non, Adama Traoré n’avait pas un cœur défaillant, contrairement à ce qu’avançaient les précédentes expertises. Sa taille importante était plus certainement due à sa pratique sportive intensive qu’à une malformation.
Pour expliquer le décès, les médecins décrivent un enchaînement de réactions, s’appuyant sur les différentes pathologies dont souffrait Adama Traoré. Il était atteint d’un « trait drépanocytaire », pour lequel il avait été diagnostiqué, et d’une « sarcoïdose de stade 2 », dont il ignorait l’existence. Selon eux, c’est la fuite du jeune homme – il avait échappé par deux fois aux gendarmes...




                        

                        


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Les sénateurs s’alarment des pénuries de médicaments

530 médicaments se sont retrouvés en rupture de stock en 2017, soit dix fois plus qu’en 2008. Un rapport sénatorial formule des propositions.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 10h43
    |

            Pascale Santi








                        


Le rapport sénatorial de la Mission d’information sur la pénurie de médicaments et de vaccins, créée à l’initiative du groupe Les Indépendants - République et territoires, a été remis mardi 2 octobre. Présidée par le ­sénateur socialiste Yves Daudigny, la mission a listé une trentaine de propositions. Le constat est sans appel. Le phénomène s’aggrave en France : 530 médicaments se sont retrouvés en rupture de stock en 2017, soit 30 % de plus qu’en 2016, dix fois plus qu’en 2008 (44 médicaments concernés).
Et ces chiffres ne concernent que les médicaments dits d’intérêt ­thérapeutique majeur, selon la classification de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), c’est-à-dire ceux dont « l’indisponibilité transitoire, totale ou partielle, est susceptible d’entraîner un problème de santé publique (mise en jeu du pronostic vital, perte de chance importante pour les ­patients) » et pour lesquels il n’y a pas d’alternative thérapeutique disponible sur le marché français. On parle de rupture d’approvisionnement lorsqu’une pharmacie d’officine ou d’hôpital est dans ­l’incapacité de dispenser un médicament à un patient dans un délai de soixante-douze heures.

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« Les pharmaciens font face, à l’hôpital comme en officine, à des phénomènes le plus souvent diffus, mais récurrents et fortement déstabilisateurs pour la continuité des soins », pointe le rapport. Ainsi, « à Gustave-Roussy, ce sont 69 lignes de médicaments qui sont quotidiennement en rupture ou en tension. L’Agence générale des équipements et produits de santé (Ageps) de l’assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) relève quant à elle chaque jour 80 à 90 médicaments en situation de pénurie », constate encore le rapport.
Deux exemples illustrent ce phénomène. Les personnes touchées par la maladie de Parkinson ne trouvent plus de Sinemet, l’un des traitements les plus courants, pris par plus de 50 % de ces patients. Et cela risque de durer jusqu’en mars 2019, a récemment précisé l’ANSM. Les médicaments génériques deviennent eux-mêmes en rupture de stock. Ce qui crée une forte angoisse chez les malades et leurs proches, ont dénoncé des ­associations de patients.
Traitements anticancéreux
Autre exemple, l’anticancéreux ­5-Fluorouracile (laboratoire Teva), utilisé dans le traitement de nombreux types de cancers, connaît actuellement de fortes difficultés de disponibilité. « Certes, d’autres anticancéreux peuvent être prescrits, mais ce ne sont pas les mêmes protocoles, et c’est une perte de chance pour les patients », explique le professeur Alain Astier, chef du département de pharmacie du groupe hospitalier Henri-Mondor (AP-HP, Créteil), et membre de l’Académie de pharmacie. Ces ­pénuries touchent aussi des médicaments courants, comme l’antibiotique amoxicilline.
Les causes de cette pénurie sont multiples. Interrogée par la mission, l’ANSM évoquait des problèmes dans la chaîne de production, des défauts de qualité des produits finis, ou encore des difficultés d’approvisionnement en matière première. Mais une réglementation contraignante et, surtout, la moindre rentabilité de ces molécules sont souvent mises en avant.
Afin de lutter contre ce phénomène, la mission d’information du Sénat formule plusieurs propositions. D’abord, en définissant au niveau européen la notion de ­médicament essentiel. Les sénateurs proposent aussi de « recréer les conditions d’une production pharmaceutique de proximité » grâce à des incitations financières. En effet, « c’est l’indépendance sanitaire de notre pays qui est désormais remise en cause », s’inquiète la mission. L’Académie de pharmacie, qui avait alerté sur ce phénomène dès 2008, rappelle que « 60 % à 80 % des matières actives à usage pharmaceutique ne sont pas fabriquées dans les pays de l’Union européenne, mais en Inde et en Asie, contre 20 % il y a trente ans ».

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                « L’industrie pharmaceutique est préoccupée avant tout par sa rentabilité financière »



Pour remédier au « désengagement des laboratoires sur les médicaments essentiels peu rémunérateurs », les sénateurs proposent d’« instituer un programme public de production et de distribution de quelques médicaments essentiels concernés par ces arrêts de commercialisation, ou de médicaments “de niche” régulièrement exposés à des tensions d’approvisionnement, confié à la Pharmacie centrale des armées et à l’Agence générale des équipements et produits de santé ». Il importe aussi de « mieux évaluer les comportements dits spéculatifs ».
Enfin, la mission préconise de mieux informer grâce à une plate-forme centralisée sur le modèle de DP-Ruptures, un outil instauré par l’ordre des pharmaciens, et de mettre en place une cellule de gestion de ces pénuries, placée sous l’autorité du premier ministre. Il est aussi proposé de renforcer les pouvoirs de l’ANSM et ceux du pharmacien et d’avoir une politique plus harmonisée au niveau européen, par exemple en favorisant les achats groupés. Pour certains, comme le professeur Astier, il est impératif de desserrer une réglementation jugée trop contraignante (normes de fabrication…). La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le nombre de saisines de la section antiterroriste du parquet de Paris s’élève à 81 depuis le début de l’année, contre 240 en 2016. Un retour au niveau de 2014-2015.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/10/2018
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Terrorisme : moins d’affaires judiciarisées, mais une menace toujours élevée

Le nombre de saisines de la section antiterroriste du parquet de Paris s’élève à 81 depuis le début de l’année, contre 240 en 2016. Un retour au niveau de 2014-2015.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 11h38
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            

Pour la première fois depuis plusieurs années, l’été et la rentrée ont été relativement calmes à la section antiterroriste du parquet de Paris. Selon nos informations, le nombre de saisines du service chargé de toutes les enquêtes pour terrorisme en France est redescendu à un niveau jamais atteint depuis 2014-2015. Une baisse d’activité à interpréter avec prudence qui ne concerne pas le travail administratif des services de renseignement, mais qui traduit néanmoins une réalité : la diminution des affaires judiciarisées sur fond de menace persistante.

D’après les chiffres que Le Monde s’est procuré, 81 nouvelles saisines de la section antiterroriste liées au conflit irako-syrien ont été comptabilisées sur les trois premiers trimestres de 2018, alors qu’elles étaient 173 sur l’ensemble de l’année 2017. En 2016, lors du pic le plus élevé, elles ont atteint le nombre de 240. A titre de comparaison, en 2012, ce nombre, qui ne préjuge pas des suites judiciaires données aux dossiers – enquête préliminaire, information judiciaire, mises en examen etc. –, s’établissait à 10 en 2012, 26 en 2013, 78 en 2014 et 135 en 2015.
Risque de dissémination
Cette baisse s’explique en grande partie par l’effondrement des tentatives de départ et de retour vers ou depuis la zone irako-syrienne. Depuis janvier, moins de dix « revenants » ont été recensés. En raison de l’affaiblissement de l’organisation Etat islamique (EI), beaucoup de combattants demeurent coincés sur place ou évitent la France par crainte de poursuites judiciaires. Quand ils le peuvent, ils se réorientent vers des pays de transit, notamment la Turquie. Un risque de dissémination qui mobilise particulièrement les services de renseignement.
Dans ce contexte, l’Afghanistan apparaît de plus en plus comme une destination vers laquelle se reporteraient certains djihadistes. Deux jeunes gens qui avaient des velléités de rejoindre cette zone ont été interpellés le 11 septembre, à Béziers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le délinquant a, en 2016, déclaré au juge d’instruction que le coach Pascal Dauriac lui avait confié avoir accusé à tort Wojciech Janowski, gendre de la victime. « Une arnaque », a-t-il plus tard reconnu.
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Francis Pointu, le faux témoin à 64 000 euros du procès Pastor

Le délinquant a, en 2016, déclaré au juge d’instruction que le coach Pascal Dauriac lui avait confié avoir accusé à tort Wojciech Janowski, gendre de la victime. « Une arnaque », a-t-il plus tard reconnu.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 03h56
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 07h06
    |

            Pascale Robert-Diard (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Francis Pointu n’a que le certificat d’études, il vit dans une HLM, roule dans une Citroën C3 qui affiche 198 293 kilomètres au compteur, touche une pension d’invalidité adulte handicapé de 800 euros par mois. Son dernier emploi officiel était serveur et croupier au casino de Bandol, c’était il y a longtemps, dans les années 1990. Après, il est entré en prison pour trafic de stupéfiants, il y est retourné pour vol. En tout, il a fait « environ douze à treize ans d’emprisonnement » – il n’est plus à quelques mois près – et il en est sorti au début de 2016. Francis Pointu avait tout juste 60 ans. C’est là que l’histoire commence.

Le 10 mai de cette année-là, il se présente « spontanément » au cabinet du juge Christophe Perruaux, qui conduit depuis deux ans l’instruction du dossier Pastor. L’enquête est quasiment bouclée, tous les accusés sont en détention provisoire, mais Francis Pointu a des révélations à faire.
Elles tiennent en quelques phrases. Alors qu’il était incarcéré à la maison d’arrêt du Pontet, explique-t-il, il a partagé la cellule de Pascal Dauriac, l’ancien coach de Wojciech Janowski. (Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi de l’affaire Pastor, Wojciech Janowski est le concubin de la fille d’Hélène Pastor, Sylvia Ratkowski, et il est accusé d’avoir été le commanditaire de l’assassinat de sa belle-mère et de son majordome, Mohamed Darwich, le 6 mai 2014 à Nice. Pascal Dauriac, lui, a avoué avoir servi d’intermédiaire entre le commanditaire et les exécutants du double assassinat.)

Donc, à la faveur de ces confidences qui naissent de l’intimité carcérale, Francis Pointu aurait appris, de la bouche de Pascal Dauriac que celui-ci « a accusé à tort un Polonais. » 
Témoin « spontané »
Au juge Perruaux, Francis Pointu raconte : « Moi, j’en ai pas tenu compte, comme de toutes les discussions de prison. Pour vous dire franchement, ça m’a fait ni chaud, ni froid. » Mais voilà...




                        

                        

