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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le ministre de l’intérieur veut quitter le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon. L’Elysée attend des « propositions » du premier ministre.
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Collomb confirme vouloir démissionner, Macron attend les « propositions » du premier ministre

Le ministre de l’intérieur veut quitter le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon. L’Elysée attend des « propositions » du premier ministre.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h08
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h04
   





                        


Gérard Collomb a décidé de forcer la main du chef de l’Etat et du premier ministre. Dans un entretien publié sur le site internet du Figaro, mardi 2 octobre, le ministre de l’intérieur a de nouveau pressé Emmanuel Macron d’accepter sa démission, pourtant refusée la veille. Il motive sa demande par la clarté due, selon lui, aux Français et aux habitants de Lyon, ville dont il veut à nouveau briguer la mairie en 2020.
L’entourage d’Emmanuel Macron a peu après fait savoir que le président trouvait « regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner », et qu’il « recevra rapidement les propositions du premier ministre » en vue de son possible remplacement.

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L’annonce a pris de court le chef du gouvernement, en pleine séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Edouard Philippe a déclaré : « Je proposerai au président de la République les décisions qui s’imposent ».
Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.
Maire de Lyon de 2001 à 2017, Gérard Collomb explique au Figaro qu’« aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’intérieur. » « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », ajoute-t-il. « On quitte toujours ce ministère avec regret, car c’est un beau ministère. Il y a des gens qui sont extraordinaires : les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers. J’ai pris énormément de joie à être à la tête de ce ministère », déclare-t-il encore.
Désordre en pleine opération reconquête
Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb apparaît depuis deux semaines comme une épine dans le pied pour un exécutif en pleine opération de reconquête à huit mois des élections européennes. Lundi soir, le « premier flic de France » avait annoncé au Figaro avoir remis sa démission au chef de l’Etat et le refus de ce dernier. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat lui avait alors « renouvelé sa confiance et (...) demandé de rester pleinement mobilisé ».

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Il y a deux semaines, Gérard Collomb avait lui-même annoncé sa volonté de quitter le gouvernement après les élections européennes du 26 mai 2019 afin de se consacrer aux municipales. Bien qu’attendue – l’ancien élu socialiste n’ayant jamais fait mystère de son souhait de revenir à Lyon –, cette candidature avait provoqué un flot de critiques dans les rangs de l’opposition, mais également parmi les syndicats policiers, qui ont dénoncé un « ministre à mi-temps ».
L’Elysée a rappelé mardi matin que le chef de l’Etat avait déclaré qu’il procéderait à un changement d’équipe « au moment voulu » et n’avait pas souhaité faire d’autre commentaire. Mais moins d’un mois après les démissions-surprises de Nicolas Hulot et Laura Flessel, le « cas Gérard Collomb », qui s’est interrogé ouvertement sur « un manque d’humilité » au sommet de l’Etat, pourrait compliquer la donne pour l’exécutif à l’heure où ce dernier tente de tourner la page des accusations d’« arrogance ».
En chute libre dans les sondages, le chef de l’Etat a toutefois assuré qu’il ne changerait « en aucun cas » de politique et qu’il maintiendrait le cap de ses réformes. Un message que pourrait brouiller le nouvel épisode Collomb.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’ex-ministre des affaires étrangères caresse l’idée d’un échec des négociations avec l’Union européenne, dans l’impasse à ce stade, tandis que la première ministre espère encore les relancer.
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Au congrès du Parti conservateur, Boris Johnson pilonne le plan Brexit de Theresa May

L’ex-ministre des affaires étrangères caresse l’idée d’un échec des négociations avec l’Union européenne, dans l’impasse à ce stade, tandis que la première ministre espère encore les relancer.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h59
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02.10.2018 à 18h39
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Boris Johnson se verrait bien premier ministre à la place de Theresa May, mais il sait que les conservateurs réunis en congrès à Birmingham sont bien trop loyalistes pour aimer les coups d’Etat, surtout en plein sprint final des négociations sur le Brexit. Il lui reste sans doute assez de réalisme pour savoir que les députés conservateurs ne le soutiendraient pas. Dans un discours solennel prononcé mardi 2 octobre, l’ancien ministre des affaires étrangères a certes pilonné le « plan Chequers » sur le Brexit de Mme May, le qualifiant de « dangereux et instable » et affirmant qu’il ne correspond pas à « ce pour quoi nous avons voté ». Mais, à sa manière, allusive et humoristique, il ne s’est pas explicitement posé en recours. Se moquant de l’europhile ministre des finances Philip Hammond, qui a prédit que « Boris » ne deviendrait pas premier ministre, ce dernier a lancé : « C’est sa seule prédiction depuis longtemps qui s’approche de la vérité ».
M. Johnson n’est plus ministre et a perdu le droit de s’exprimer à la tribune du congrès. Mais son intervention, dans une salle de 1 500 places du centre de conférences de Birmingham, avait été préparée pour faire de l’ombre au congrès officiel et voler la vedette à la première ministre, qui doit le clôturer mercredi. Le trublion Boris a réussi à mobiliser son public, les militants faisant la queue pendant des heures pour ne pas manquer son discours, mais, plus sérieux qu’à son habitude, il n’a recueilli que des applaudissements polis.
« Il est temps de reprendre le contrôle »
Quelques heures avant le « discours événement » de M. Johnson, Theresa May avait d’ailleurs allumé des contre-feux en annonçant une réforme de la politique d’immigration pour l’après-Brexit. En menaçant de reléguer les Européens au même statut que les autres étrangers dans les procédures d’immigration et en annonçant la fin de l’entrée de travailleurs étrangers non qualifiés (souvent est-européens), la première ministre abattait franchement la carte « immigration » dans les négociations avec Bruxelles. Mais, en plein congrès de Birmingham, elle caressait aussi dans le sens du poil les plus radicaux des militants conservateurs, précisément le public de Boris Johnson : pour la première fois depuis « des décennies », a-t-elle proclamé, le Royaume-Uni va être un pays « qui contrôle et choisit ceux que nous voulons faire venir ici ».

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« Soutenons Theresa May du mieux que nous pouvons ! », a lancé M. Johnson au terme d’une intervention qui condamnait en réalité, sans appel, les concessions faites par la première ministre à l’UE, et appelait les militants à « balancer à la poubelle » son « plan Chequers » (« Chuck Chequers »). Ce projet, adopté en juillet par le gouvernement, prévoit de conserver un accès au marché unique pour les marchandises, et non pour les services, tout en restreignant la libre circulation de la main-d’œuvre. Ce que refusent les capitales européennes.

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Pour Boris Johnson, « il est vraiment temps de reprendre le contrôle et d’opérer la sortie élégante, honorable et reconnaissante pour laquelle le pays a voté » et de négocier un « super-accord de libre-échange » du même type que celui signé entre l’UE et le Canada. Alors que Mme May répète qu’il n’existe pas d’alternative à son « plan Chequers », même s’il a été refusé par l’UE, M. Johnson brandit la perspective d’un « no deal » – un échec des négociations qui verrait le retour des barrières douanières –, comme une perspective possible.
« Trahison » du Brexit
« Si nous trompons notre électorat, et le plan Chequers est bien une tromperie, cela ne fera qu’aggraver le sentiment de défiance » des électeurs, a-t-il ajouté, affirmant que le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, extrême droite) et le Labour de Jeremy Corbyn en tireraient bénéfice. Pour l’ancien ministre, le plan Chequers revient à trahir le Brexit et, dans ce cas, « croyez-moi, le peuple de ce pays ne vous le pardonnera pas », a-t-il averti. Quant à l’hypothèse d’un second référendum, il la considère comme « désastreuse » pour la confiance de l’opinion à l’égard de la politique.
En appelant aux valeurs traditionnelles des tories – initiative individuelle, libre entreprise, faible intervention de l’Etat –, il a assuré que ces principes permettraient de régler les grands problèmes du pays comme le logement et les bas salaires. Sans la viser nommément, il a accusé Theresa May, non seulement de remettre en cause les « opportunités » du Brexit, mais de « singer » Jeremy Corbyn en prônant un certain degré d’intervention de l’Etat, elle qui défend – sans la mettre en œuvre – la présence des salariés dans les conseils d’administration des entreprises, et a annoncé un plafonnement des tarifs du gaz et de l’électricité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Selon une source diplomatique française, Téhéran était derrière un projet d’attentat visant un rassemblement de l’opposition iranienne en France en juin.
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Paris accuse le renseignement iranien d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte

Selon une source diplomatique française, Téhéran était derrière un projet d’attentat visant un rassemblement de l’opposition iranienne en France en juin.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h50
    |

            Marc Semo et 
Elise Vincent








                        


Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, chargé des opérations, a « commandité » un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, dimanche 30 juin, a déclaré mardi 2 octobre au Monde, ainsi qu’à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters, une source diplomatique française.
« La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que ceux de deux autres citoyens iraniens, dont Saeid Hashemi Moghadam.

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Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’investigation menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. « Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat », a ajouté cette source, précisant que ce projet « n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national ».
Perquisitions à Grande-Synthe
Ces propos interviennent aussi quelques heures après une vaste opération de perquisitions administratives, mardi matin, à Grande-Synthe (Nord), chez douze personnes âgées de 31 à 69 ans, en lien avec une association musulmane chiite pro-iranienne, proche du Hezbollah : le Centre Zahra France, installé dans la région depuis 2005.
Dans un communiqué diffusé mardi matin, la préfecture du Nord parlait d’une opération de « prévention du terrorisme », mais, selon une source proche du dossier, il s’agit là aussi d’un « signal envoyé » de la part de la France à l’Iran. Les services français travaillaient depuis plusieurs mois sur l’environnement de l’association Zahra, dans leur collimateur pour son prosélytisme religieux.

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Sur le plan procédural, rien ne relie la structure associative à l’attentat de Villepinte. Mais les autorités françaises ont décidé de faire coïncider le calendrier de cette opération avec la publication au Journal officiel de deux arrêtés. Le premier gelant pour six mois les avoirs de la direction du ministère du renseignement iranien en France, le second gelant, lui, les avoirs de Zahra France, ceux de quatre associations qu’elle hébergeait dans ses locaux ainsi que ceux de quatre personnes perquisitionnées ce mardi.
« Sous le contrôle direct du Guide de la révolution »
L’Iran a démenti mardi les accusations concernant l’implication d’un diplomate iranien dans le projet d’attentat de Villepinte. « Une fois encore, nous démentons avec véhémence ces accusations, nous condamnons l’arrestation de ce diplomate et nous appelons à sa libération immédiate », ont précisé les affaires étrangères iraniennes dans un communiqué transmis à la presse.
Si Paris a toutefois vivement réagi, ce mardi, c’est parce que le ministère du renseignement iranien est considéré comme étant « sous le contrôle direct du Guide de la révolution », a indiqué la source diplomatique française interrogée par Le Monde. Or, bien que Téhéran ait accusé l’organisation des moudjahiddines du peuple iranien, interdite en Iran, d’être à l’origine de l’attentat, Paris estime avoir pris, ces dernières années, « toutes les dispositions » pour que celle-ci ne cause plus « aucun trouble à l’ordre public et ne puisse mener aucun attentat depuis notre territoire ». Des personnalités proches du président américain, Donald Trump, devaient par ailleurs assister au rassemblement de Villepinte.
Le gel des avoirs décidé par Paris, pour une durée de six mois, fait partie du « catalogue standard » des mesures de rétorsions diplomatiques possibles, a tenu à souligner la source diplomatique, soucieuse de relativiser, malgré le contexte, la gravité des sanctions. La dernière fois que les autorités françaises ont eu recours à ce type de mesure, c’était dans le cadre de la lutte contre l’impunité sur l’emploi des armes chimiques. Elles visaient un certain nombre de sociétés soupçonnées de travailler pour le programme chimique de Damas, en Syrie.

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Le délai qui s’est écoulé depuis le mois de juin, correspondrait au temps qu’il a fallu à la France pour y voir clair sur ce dossier. « Nous avons attendu car il faut le temps de l’enquête […] le temps d’exiger des explications qui ne sont jamais venues et le temps de prendre les sanctions », a justifié toujours la même source. Une réaction justifiée aussi par les décès suspects de plusieurs opposants sur le territoire européen depuis 2015, notamment au Pays-Bas et en Allemagne.
Un pôle « d’ingérence » de Téhéran
Le centre Zahra France de Grande Synthe, lui, s’est retrouvé dans le viseur parce qu’il était considéré comme un pôle « d’ingérence et d’influence » de Téhéran sur le sol français. Outre le gel des avoirs de ses membres les plus actifs et la perquisition de leur domicile, la préfecture du Nord a procédé à la fermeture de la salle de prière qu’ils animaient. Une fermeture décidée sur la base de la nouvelle loi « SILT » sur la sécurité intérieure d’octobre 2017, qui prévoit la clôture de tous les lieux de culte dans lesquels des « propos, idées ou théories », « provoquent à la haine ou la commission d’actes de terrorisme ».
Le travail de surveillance des services de renseignement aurait permis d’étayer, selon nos infirmations, que les dirigeants de l’association légitimaient le djihad, marquaient ostensiblement leur soutien à des associations chiites comme le Hamas et le Hezbollah et condamnaient de manière « ambiguë », selon une source proche du dossier, les attentats de l’organisation Etat islamique (EI) sur le sol français. L’antisionisme revendiqué du centre religieux dissimulait en outre, souvent, selon elle, des propos « clairement antisémites ». 
Dans le cadre des perquisitions menées chez les membres de Zahra France – tous de nationalité française sauf un Syrien –, plusieurs armes ont été découvertes. Parmi elles, des armes de chasse, de poing et un pistolet-mitrailleur. Un certain nombre était détenu légalement dans le cadre d’une activité de tir sportif, mais ce n’était pas le cas pour toutes. Trois personnes ont donc été placées en garde à vue pour détention illégale d’armes. Un motif de poursuites toutefois anecdotique face aux véritables enjeux de ce dossier aux ramifications internationales.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Sébastien Chadaud-Pétronin lutte depuis près de deux ans pour obtenir la libération de l’otage française, détenue par des islamistes au Mali.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’inquiétude grandit à Belfort, le berceau d’Alstom, dont la division énergie a été rachetée en 2015 par General Electric, aujourd’hui en difficulté.
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Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom

L’inquiétude grandit à Belfort, le berceau d’Alstom, dont la division énergie a été rachetée en 2015 par General Electric, aujourd’hui en difficulté.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h36
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02.10.2018 à 18h39
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            Jean-Michel Bezat








                        



   


L’inquiétude grandit à Belfort, le berceau historique d’Alstom, dont la division énergie avait été rachetée par General Electric (GE) en 2015. Les difficultés du géant américain, en partie imputables à la déprime du marché des grosses turbines pour centrales électriques, et le limogeage surprise de son PDG, John Flannery, lundi 1er octobre, ont alourdi un climat déjà pesant. Son remplacement par Lawrence Culp, 55 ans, ex-patron de Danaher Corporation (2000-2014) et administrateur de GE depuis avril, n’a pas de quoi les rassurer.

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L’homme a certes magistralement développé le conglomérat (équipements médicaux, informatique, etc.), transformant un groupe industriel traditionnel en « une société leader en science et technologie », selon un communiqué de GE, mais il n’hésitera pas à tailler dans le vif si nécessaire. Sa nomination a été saluée par une envolée de 7 % du titre à Wall Street. Entre ce qu’il professe depuis trois ans à la Harvard Business School et la réalité vécue dans les ateliers de Belfort, il y a un monde.
Une erreur stratégique
Dès sa nomination en août 2017, M. Flannery avait admis que le rachat pour 10 milliards d’euros d’Alstom Power – il en fut un des maîtres d’œuvre – avait été une erreur stratégique. L’opération avait été menée à contre-cycle, quand les marchés de l’électricité, et donc des turbines de centrales, baissaient fortement. Il ne s’est pas redressé depuis. Mi-juin, le PDG de GE avait prévenu Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, que la promesse faite lors de l’OPA de créer 1 000 emplois nets d’ici à la fin de 2018 était « hors d’atteinte ».

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L’entreprise a annoncé, lundi, une révision à la baisse de sa prévision de bénéfice par action pour 2018 en raison des déboires de la division énergie. Celle-ci fut longtemps un centre de profits du groupe, avec les équipements médicaux désormais filialisés (IRM, scanner) et l’aéronautique (moteurs d’avion). Ses dirigeants ont aussi révélé l’inscription dans les comptes d’une charge exceptionnelle pouvant atteindre 23 milliards de dollars.
Quelques jours avant l’annonce des nouvelles difficultés pour le conglomérat, plusieurs dizaines de salariés de Belfort, qui emploie 4 200 personnes, avaient débrayé un après-midi. Ils ont bloqué plusieurs issues de l’usine, lundi matin, pour réclamer des embauches en CDI.
Mais c’est la menace de licenciements qui occupe les esprits depuis que GE a annoncé, en décembre 2017, la suppression de 12 000 emplois dans sa branche énergie à travers le monde, dont 5 000 en Europe (et 4 500 dans l’ex-périmètre d’Alstom), pour l’essentiel en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suisse.
Des salariés français « en sursis »
En avril, un délégué CGT déclarait à L’Usine nouvelle qu’il ne s’agissait que d’un « sursis » pour les salariés français. Ils se sentaient peu ou prou protégés par la promesse des 1 000 emplois créés. On n’en est plus là. D’autant que GE a bouclé en mai un plan de suppression de quelque 250 emplois sur son site de GE Hydro (hydraulique), à Grenoble, finalement moins lourd que prévu après les grèves et les occupations décidées par les syndicats.
Pour l’heure, le dernier décompte fait état de 323 créations d’emplois nettes par GE dans l’Hexagone. Un bilan actualisé doit être publié dans quelques semaines. Si le compteur s’arrête à ces 323, l’amende due par GE s’élèvera à 34 millions (à raison de 50 000 euros par emploi non créé prévu lors du rachat d’Alstom).

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Le groupe américain souligne qu’il continue d’embaucher en France, notamment dans le secteur de l’énergie. Reprise à Alstom, son usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) produit déjà des turbines et des nacelles d’éoliennes. Le site de Cherbourg (Manche) a lancé la production de pales. Ces éoliennes doivent équiper les trois parcs offshore qu’EDF va construire et exploiter au large des côtes françaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le 13 septembre, la maladie avait été détectée en Belgique, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. La chasse et les activités forestières sont suspendues dans 133 communes de 4 départements.
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Prévention renforcée en France face à la peste porcine

Le 13 septembre, la maladie avait été détectée en Belgique, à une dizaine de kilomètres de la frontière française. La chasse et les activités forestières sont suspendues dans 133 communes de 4 départements.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h05
    |

            Laurence Girard








                        



   


Suite à une réunion organisée avec les professionnels, mardi 2 octobre, le ministère de l’agriculture a publié un communiqué pour annoncer un renforcement des mesures de prévention contre la peste porcine.
Même si elle est sans danger pour l’homme, cette maladie est mortelle pour les cochons et les sangliers et aucun vaccin n’est aujourd’hui disponible pour la combattre. Suite à sa détection le 13 septembre en Belgique à une dizaine de kilomètres de la frontière française, le gouvernement a souhaité ajouter de nouvelles mesures pour éviter l’introduction de la maladie en France. Sachant que pour l’instant le pays est indemne.
Il a été décidé de suspendre toute activité forestière, en plus de la suspension de la chasse, dans une zone frontalière qui concerne 133 communes dans quatre départements (Ardennes, Meuse, Moselle et Meurthe-et-Moselle). La mise en place de dispositifs tentant d’empêcher le passage de la frontière par les sangliers belges est à l’étude.
Des clôtures électriques pour les élevages de porc
En outre, le ministère demande aux élevages de porcs situés dans cette zone de s’équiper de clôtures électriques et à tous les acteurs, transporteurs, chasseurs ou éleveurs d’être vigilants. Et tous les éleveurs porcins français sont incités à respecter les mesures de biosécurité (lavage des tenues, par exemple).
Jeudi 27 septembre, la FNSEA exhortait les pouvoirs publics à prendre des mesures plus strictes face « à l’avancée inquiétante de la maladie ». Un communiqué signé en accord avec la Fédération nationale des chasseurs et la Fédération nationale porcine. Un changement complet de ton pour le syndicat agricole qui, dans un premier temps, fustigeait les chasseurs source, selon lui, d’importation de sangliers d’Europe de l’Est, possibles vecteurs de contamination.
La peste porcine africaine a fait son apparition en Europe de l’Est en 2014. Les premiers foyers ont été découverts dans les pays Baltes et en Pologne. Puis d’autres ont été découverts en Hongrie et en Bulgarie. Le virus a également frappé violemment la Roumanie où près de 100 000 porcs auraient été abattus. Soit environ la moitié du cheptel.
Abattage préventif en Belgique
La pression est montée d’un cran, lorsque la peste, passant la frontière russe a atteint la Chine début août. Environ 40 000 porcs ont été abattus dans ce pays. L’inquiétude des éleveurs français s’est aggravée encore au moment où elle a touché la Belgique mi-septembre. Premier pays d’Europe occidentale concerné.
Le virus a été identifié sur une quinzaine de cadavres de sangliers dans le sud du pays. Aucun porc n’a été atteint pour l’instant. Mais une dizaine de pays, en particulier en Asie, ont décidé de suspendre l’importation de cochon belge. Le ministre de l’agriculture belge a alors décidé un abattage préventif de 4 000 porcs sains situés dans un périmètre jugé à risque. L’idée maintenant est de créer une barrière physique pour délimiter la zone.
Mardi 25 septembre, le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan avait engagé les Etats membres de l’UE à prendre « plus au sérieux » cette épizootie et d’agir avec des mesures plus fermes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Rencontre avec l’auteur de bandes dessinées et réalisateur qui a sorti jeudi le quatrième tome de sa série best-seller « L’Arabe du futur ».
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Riad Sattouf : « Le dessin m’a permis de gagner l’amour des lecteurs »

Rencontre avec l’auteur de bandes dessinées et réalisateur qui a sorti jeudi le quatrième tome de sa série best-seller « L’Arabe du futur ».



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 17h43
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

Ça et là, on commence à distinguer quelques fils blancs dans le brun des cheveux et de la courte barbe. Cette année, Riad Sattouf a eu 40 ans. Chemise noire, veste, chaussures en cuir, il n’affiche aucun symptôme vestimentaire d’une incapacité à accepter de grandir. Et cependant, l’adolescence tient une telle place dans son travail que l’on associe l’affable star française de la BD à cet âge d’une manière presque pavlovienne. De La Vie secrète des jeunes, série qu’il a fait paraître dans Charlie Hebdo entre 2005 et 2014, au film Les Beaux Gosses, qu’il a réalisé (2008), du Manuel du puceau (Bréal, 2003) aux Cahiers d’Esther (Allary, commencés en 2015) en passant par Retour au collège (Hachette, 2005), les ados sont partout chez lui, avec leurs problèmes de peau, leurs angoisses, leurs codes, leur violence, leur langage…
« La chose la plus difficile » que Riad Sattouf ait eue à écrire
En voyant que le quatrième tome de L’Arabe du futur, sa grande œuvre autobiographique racontant la jeunesse, entre la France, la Libye et la Syrie, de ce fils d’un Syrien et d’une Bretonne, couvre la période 1987-1992, de ses 9 ans à ses 14 ans, le lecteur pourrait se frotter les mains. Espérer y trouver la matrice de cette obsession. Si l’on y voit bien la pudique description de son mal-être d’alors (hormones en ébullition, solitude et rêves geeks compris), ce n’est pas cela que l’on retiendra d’abord de ce nouvel épisode. Mais bien plutôt la révélation, dans les dernières pages, d’un « secret de famille » dont il serait criminel de dévoiler la teneur. Ce « coup d’Etat » réalisé par son père est le « centre » de L’Arabe du futur, dit l’auteur, qui raconte être remonté à sa petite enfance (le tome I s’ouvrait quand il avait 2 ans) « comme pour prendre [son] élan ». Annoncée initialement pour tenir sur trois tomes, la série en fera peut-être cinq, six ou plus,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La jeune femme a reconnu s’être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse de ce bar parisien, le soir du 13 novembre 2015.
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Attentats du 13-Novembre : dix-huit mois ferme requis contre Alexandra D., fausse victime du Carillon

La jeune femme a reconnu s’être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse de ce bar parisien, le soir du 13 novembre 2015.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h10
   





                        


Le parquet de Paris a requis, mardi 2 octobre, dix-huit mois de prison ferme à l’encontre d’Alexandra D., une jeune femme qui a reconnu s’être faussement présentée comme victime de la fusillade de la terrasse du Carillon, à Paris, lors des attentats djihadistes du 13 novembre 2015.
« Ce dossier est marqué par la cupidité », a résumé la procureure, alors que la prévenue a assuré n’avoir « jamais été dans une recherche pécuniaire ». Cette Parisienne de 32 ans est jugée notamment pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20 000 euros. Mais aussi l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT), grâce à laquelle elle avait bénéficié d’un stage thérapeutique d’une semaine dans un hôtel en Normandie, en juin 2016.
Longs cheveux noirs, veste noire, celle qui avait jusque-là réfuté être une fausse victime a changé de version en début d’audience. « Je viens aujourd’hui vous dire que je suis coupable, a-t-elle lancé en pleurant, je viens vous en expliquer les raisons, je viens demander pardon » « aux victimes, aux associations ». « C’est la plus grande erreur et dérive de ma vie », a ajouté la prévenue, qui a perdu son emploi en raison de cette affaire.

        Lire notre enquête :
         

          Les affabulateurs du 13 novembre 2015



« Mon mensonge, ma stupidité, ma douleur »
Au bord des larmes, cette « cliente régulière du Carillon » a expliqué qu’elle avait prévu de s’y rendre le soir du 13 novembre 2015, avant de changer de plans « à vingt minutes près ». Dans l’attentat, elle a « perdu des connaissances » puis souffert d’une écrasante « culpabilité », a-t-elle assuré — « est-ce que j’aurais pu les sauver ? ». « Dans mon mensonge, ma stupidité, ma douleur », « je suis rentrée dans une machine », « j’avais les deux pieds dedans », a-t-elle affirmé.
Photos d’une cicatrice consécutive à un accident de kitesurf à l’appui, elle avait assuré, sur les réseaux sociaux, avoir été touchée au coude par une rafale de kalachnikov, racontant qu’un homme décédé était tombé sur elle et que deux de ses amis avaient été tués.
Elle avait porté plainte, s’était rapprochée de l’association Life for Paris et avait reçu plusieurs versements du FGTI, qu’elle avait relancé dix fois à cet effet. Elle était inscrite sur la « liste unique des victimes » établie par le parquet, ce qui lui avait ouvert des droits à l’indemnisation. De nombreuses incohérences dans son récit avaient éveillé l’attention et conduit à l’ouverture d’une enquête. Le jugement sera mis en délibéré ou rendu dans la foulée.

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Nobel de physique : trois scientifiques, dont un Français, récompensés pour leurs travaux sur les lasers

L’Américain Arthur Ashkin, le Français Gérard Mourou et la Canadienne Donna Strickland ont œuvré à des « inventions révolutionnaires » dans ce domaine.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h55
   





                        


Le prix Nobel 2018 de physique a été attribué mardi 2 octobre pour une moitié à l’Américain Arthur Ashkin et pour l’autre moitié au Français Gérard Mourou et à la Canadienne Donna Strickland pour leurs travaux sur les lasers et l’optique, a annoncé l’Académie royale des sciences.

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Arthur Ashkin est récompensé « pour ses pinces optiques et leur application aux systèmes biologiques » – les pinces optiques servant à piéger des objets de petite dimension comme des molécules à l’aide d’un faisceau laser. Gérard Mourou et Donna Strickland reçoivent conjointement l’autre moitié du Nobel de physique « pour leur méthode de génération d’impulsions optiques ».
La technique d’amplification des lasers Chirped Pulse Amplification (CPA) mise au point il y a un peu plus de 30 ans par Gérard Mourou et Donna Strickland, qui était son étudiante, a permis de créer des impulsions ultracourtes de quelques dizaines de femto-secondes et de très haute puissance, précise l’Ecole polytechnique, où le lauréat français enseigne. Gérard Mourou a proposé depuis d’autres concepts de lasers de puissance, dont l’un s’appuie sur un « fagot » de fibres optiques.

   


Adaptée au médical, la technique CPA a permis des avancées nouvelles dans le domaine de la chirurgie réfractive de l’œil et de la cataracte. « Les inventions qui sont honorées cette année ont révolutionné la physique des lasers », ajoute l’Académie royale des sciences. Gérard Mourou a également proposé d’utiliser des lasers de puissance pour réduire la pollution engendrée autour de la Terre par les débris spatiaux.
Donna Strickland n’est que la troisième femme à recevoir le Nobel de physique, après Marie Curie en 1903 et la Germano-Américaine Maria Goeppert-Mayer en 1963.
A l’opposé du spectre d’énergie, Arthur Ashkin, a tout fait pour éviter cette débauche de puissance afin de préserver les objets fragiles qu’il étudie grâce à des lasers bien moins énergétiques. A la même époque que ses confrères, il invente un système de pinces optiques pour piéger et manipuler des particules, des bactéries, des virus ou des cellules. Il utilise pour cela le fait que la lumière exerce une pression sur les objets. En focalisant convenablement les faisceaux lasers il parvient à créer de véritables pièges, permettant ensuite de mieux étudier les objets ainsi « pincés ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le tribunal de commerce de Paris a redonné les clés de l’entreprise de distribution de jouets à son PDG, Jean-Michel Grunberg.
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Le tribunal valide le plan de continuation de La Grande Récré

Le tribunal de commerce de Paris a redonné les clés de l’entreprise de distribution de jouets à son PDG, Jean-Michel Grunberg.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 17h20
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après plusieurs mois de suspense, le tribunal de commerce de Paris a décidé, mardi 2 octobre, de redonner les clés de La Grande Récré à son PDG, Jean-Michel Grunberg, en préférant son plan de continuation à l’offre de reprise du groupe Fnac Darty. Les deux choix étaient assez proches en termes de périmètre : le projet de Fnac Darty conservait 106 magasins sur 166 (à fin mai 2018) et 838 salariés sur 1 220, tandis que celui de Ludendo, la maison mère de La Grande Récré, gardait 104 magasins et 900 emplois. Les 88 magasins en franchise à fin mai 2018 n’étaient pas concernés.

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M. Grunberg s’était allié à la Financière immobilière bordelaise (FIB), un fonds spécialisé dans l’immobilier commercial, qui s’est engagé à prendre 95 % du capital du groupe avant la fin de l’année. À la tête de 2 milliards d’actifs dans l’immobilier, la FIB, propriété de l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon, a repris en février les fonds de commerce et les murs de 22 magasins Galeries Lafayette en province.
Le plan de continuation déposé le 11 juin prévoyait que le groupe, détenu à 62 % par la holding familiale, se sépare des filiales et magasins non rentables, notamment à l’étranger (Espagne, Suisse, Belgique) pour ne conserver en direct que des magasins La Grande Récré en France, où Ludendo emploie 734 salariés depuis une restructuration conduite cet été.
Un regroupement envisagé avec Toys’R’US
Le tribunal n’a finalement pas retenu, mardi, l’offre déposée le 15 juin par le groupe Fnac Darty, qui ne reprenait pas le passif évalué à 150 millions d’euros. Lors de la première audience fin juillet, le distributeur n’avait pas défendu son offre pour éviter d’éventuels « recours juridiques ».
Car la candidature surprise de Fnac Darty avait crispé Jean-Michel Grunberg, déterminé à conserver les rênes de l’entreprise fondée en 1977 par son père. Ludendo avait porté plainte fin juillet contre Fnac Darty pour « diffamation publique », estimant que son concurrent discréditait son plan de continuation auprès de ses fournisseurs.

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Dans le cas où, mercredi 3 octobre, le tribunal, qui doit également statuer sur l’avenir de Toys’R’Us France, accorderait son aval à l’offre de Michel Ohayon parmi les trois en lice, ce dernier envisagerait de regrouper les deux réseaux sous l’enseigne La Grande Récré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le tribunal administratif de Paris examine mercredi les requêtes contre la fermeture à la circulation de la rive droite de la Seine. Le rapporteur public les rejette toutes, a appris « Le Monde ».
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Voies sur berges : vers un rejet des recours contre la piétonnisation

Le tribunal administratif de Paris examine mercredi les requêtes contre la fermeture à la circulation de la rive droite de la Seine. Le rapporteur public les rejette toutes, a appris « Le Monde ».



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 17h41
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


La menace d’un retour des voitures sur les berges de la rive droite de la Seine s’éloigne. Et celle d’un nouveau camouflet pour Anne Hidalgo avec. Lors d’une audience très attendue, le tribunal administratif de Paris doit examiner mercredi 3 octobre les recours déposés contre le nouvel arrêté pris en urgence par la Mairie de Paris en mars, après l’annulation-surprise, par le même tribunal, de la fermeture à la circulation de la voie Georges-Pompidou. Le rapporteur public les rejette tous dans ses conclusions auxquelles Le Monde a eu accès.
Neuf requêtes ont été déposées par des riverains, des commerçants, des fédérations d’automobilistes, l’Association des maires franciliens ou encore le maire (LR) du 1er arrondissement de Paris, Jean-François Legaret. Elles sont toutes rejetées au fond.
Le jugement sera rendu mi-octobre et devrait mettre un terme à un feuilleton qui dure depuis près de deux ans. Dans la très grande majorité des cas, il est en effet conforme aux conclusions du rapporteur public. Ainsi, le 21 février, le tribunal avait suivi le rapporteur en donnant cette fois raison aux mêmes requérants et en annulant l’arrêté municipal du 18 octobre 2016 créant une promenade publique. La mairie de Paris et le collectif Sauvons la piétonnisation des berges ont fait appel de cette décision. Il sera examiné le 8 octobre par le tribunal administratif et le jugement devrait être joint à celui sur le deuxième arrêté.

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En première instance, le tribunal avait estimé que l’étude d’impact préalable à la fermeture des voies comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores ». 
Deux semaines après, la maire de Paris signait un nouvel arrêté afin de pérenniser l’une des mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées (notamment par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse) de son mandat. Contrairement à l’arrêté initial de 2016 retoqué par le tribunal, le nouveau texte ne fait plus référence à un quelconque objectif de « réduction des émissions de polluants atmosphériques et d’amélioration de la santé publique », le grand motif invoqué par Mme Hidalgo pour justifier la piétonnisation de ces 3,3 kilomètres de quais sur la rive droite de la Seine, qui abrite notamment tous les étés Paris-Plage.
Patrimoine mondial de l’humanité
L’arrêté du 6 mars se fonde uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques. Ainsi, « l’interdiction de circulation des véhicules à moteur sur les quais bas des berges de la Seine contribue à préserver l’authenticité et l’intégrité du bien classé », stipule le texte. Il considère que la circulation « compromet également la valorisation du site à des fins esthétiques et touristiques ».
Pour défendre la piétonnisation des berges, la maire de Paris a reçu le soutien de l’Unesco. Lors des Journées du patrimoine, le 15 septembre, la première d’une série de plaques a été dévoilée sur les quais pour rappeler que le site « Paris, rives de Seine » est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991. Une façon de graver dans le marbre l’irréversibilité de la fermeture des voies aux voitures.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans le document, que « Le Monde » a consulté, les médecins estiment que la mort est due à une réaction en chaîne après l’effort provoqué par sa fuite.
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Mort d’Adama Traoré : ce que révèle la dernière expertise médicale

Dans le document, que « Le Monde » a consulté, les médecins estiment que la mort est due à une réaction en chaîne après l’effort provoqué par sa fuite.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 13h02
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Par son ampleur judiciaire et sociétale, l’affaire Adama Traoré était déjà hors normes. C’est désormais sur le plan médico-légal qu’elle défraie la chronique. Après deux autopsies consécutives, une expertise en 2016, une deuxième aux conclusions divergentes un an plus tard, la science peine toujours à répondre à cette question : de quoi le jeune homme de 24 ans est-il mort ?
Depuis son décès le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), la famille d’Adama Traoré n’a de cesse d’accuser les forces de l’ordre d’être responsables de l’asphyxie qui lui a été fatale, après une interpellation musclée. Les gendarmes auteurs de l’arrestation contestent cette version des faits. Mais la mobilisation de ses proches a provoqué un vaste mouvement de protestation contre les violences policières, qui dure depuis deux ans.
L’expertise médico-légale de synthèse, réalisée par quatre médecins et rendue aux deux juges d’instruction le 18 septembre, était donc très attendue. Ce nouveau – et probablement ultime – rapport n’apaisera pas la colère des membres de l’association Vérité et justice pour Adama. Les quatre experts, dans ce document que Le Monde a consulté, exonèrent les gendarmes de toute responsabilité.
Pratique sportive intensive
Les médecins commencent pourtant par battre en brèche les constatations de leurs confrères : non, Adama Traoré n’avait pas un cœur défaillant, contrairement à ce qu’avançaient les précédentes expertises. Sa taille importante était plus certainement due à sa pratique sportive intensive qu’à une malformation.
Pour expliquer le décès, les médecins décrivent un enchaînement de réactions, s’appuyant sur les différentes pathologies dont souffrait Adama Traoré. Il était atteint d’un « trait drépanocytaire », pour lequel il avait été diagnostiqué, et d’une « sarcoïdose de stade 2 », dont il ignorait l’existence. Selon eux, c’est la fuite du jeune homme – il avait échappé par deux fois aux gendarmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Une autopsie réalisée mardi confirme que la mort du chanteur, faisant suite à un œdème pulmonaire, est « naturelle ».
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Charles Aznavour est mort d’une défaillance cardio-respiratoire

Une autopsie réalisée mardi confirme que la mort du chanteur, faisant suite à un œdème pulmonaire, est « naturelle ».



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h45
   





                        



   


Charles Aznavour est décédé lundi matin « de mort naturelle », à la suite d’une « défaillance cardio-respiratoire », a indiqué le procureur de la République de Tarascon, Patrick Desjardins, dans un communiqué révélant les résultats d’une autopsie pratiquée mardi 2 octobre.
« L’hypothèse d’une noyade consécutive à un malaise a pu être formellement écartée », indique le communiqué. Le corps de l’artiste avait été découvert lundi vers midi à son domicile de Mouriès, dans les Bouches-du-Rhône, « allongé dans la baignoire de la salle de bains attenante à la chambre du défunt ».
Une enquête de recherche des causes de la mort avait été ouverte par la brigade des recherches d’Arles, sous la direction du procureur de Tarascon.

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« Caractère suspect écarté »
L’autopsie pratiquée au centre hospitalier de Nîmes a permis d’établir que le décès du chanteur, « intervenu dans la matinée du 1er octobre, est consécutif à un œdème aigu pulmonaire responsable d’une défaillance cardio-respiratoire qui s’est révélée être au-dessus de toute ressource thérapeutique », précise le communiqué.
« Le caractère suspect du décès peut être écarté, mais les circonstances de la mort ne sont pas connues avec précision », avait déclaré lundi Patrick Desjardins à la presse, devant le domicile du chanteur.
Le corps du défunt a été remis à sa famille. Devant le portail de sa propriété près de Mouriès, à côté duquel étaient déposés une vingtaine de bouquets, quelques personnes venaient se recueillir mardi à la mi-journée.
C’est dans les Alpilles, dans le sud-est de la France, où il aimait tant se reposer, que le chanteur et comédien aux plus de soixante-dix ans de carrière s’est éteint, suscitant une vague de tristesse chez ses admirateurs de toutes les générations.

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Football : le FC Nantes remercie Miguel Cardoso et embauche Vahid Halilhodzic

L’entraîneur portugais a été démis de ses fonctions par le président nantais, Waldemar Kita. Il est remplacé par le technicien franco-bosnien, qui fut joueur avec les Canaris dans les années 1980.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 15h51
   





                        



   


Ses valises étaient sans doute déjà prêtes : l’entraîneur portugais Miguel Cardoso a, sans surprise, été remercié par le FC Nantes mardi 2 octobre, malgré le bon point pris sur la pelouse de l’Olympique lyonnais samedi (1-1). L’annonce officielle en a été faite par la direction du club, qui a, dans le même temps, annoncé l’arrivée du Franco-Bosnien Vahid Halilhodzic, 66 ans, qui fut, dans les années 1980, un buteur opportuniste dans les rangs des Canaris.
Ce dernier a signé un contrat de deux ans, a-t-on appris auprès de la direction du club. Ancien entraîneur de Lille, du Paris SG, de Rennes, ex-sélectionneur de l’Algérie et du Japon, Vahid Halilhodzic est arrivé en début d’après-midi au centre sportif du club, où il devait diriger son premier entraînement. Il sera accompagné de Patrick Collot et Cyril Moine, qui est également préparateur physique, et de l’entraîneur des gardiens Willy Grondin.

Vahid Halilhodzic arrive à Nantes accompagné de Patrick Collot (adjoint), de Cyril Moine (préparateur physique) et… https://t.co/yaHsCgHyny— FCNantes (@FC Nantes)


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Successeur de Claudio Ranieri, Miguel Cardoso sera resté trois mois seulement à Nantes, dans un climat de défiance entretenu par son propre président, Waldemar Kita, qui l’avait recruté. L’équipe est 19e de Ligue 1 après cette huitième journée, avec une seule victoire.
Depuis une défaite à domicile contre Nice (1-2), Cardoso, 46 ans et professeur de sport avant de devenir entraîneur, savait son sort scellé. Il n’ignorait pas que Kita (propriétaire du Football Club de Nantes depuis 2007) avait usé, consommé, remercié douze autres entraîneurs en onze ans avant lui.
Dans un tweet, Miguel Cardoso a remercié à la fois les joueurs, les supporteurs et la ville de Nantes.

"Au milieu de l’hiver j’ai découvert en moi un invincible été"
Albert Camus

— CoachMCardoso (@Miguel Cardoso)


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Vendredi, il vécut une conférence de presse délicate, pressé de questions sur son avenir quand, lui, souhaitait parler uniquement du déplacement à Lyon. Il tenta vainement de convaincre que des confrères comme lui « dans la merde [sic] » avaient fini par redresser la barre. Il avait cité les cas de ses compatriotes portugais Leonardo Jardim à Monaco et Paulo Fonseca (dont il était l’adjoint) au Chakhtar Donestk, en Ukraine.

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          A Nantes, Waldemar Kita a déjà préparé les valises de Miguel Cardoso



La dure réalité de la Ligue 1
« On va le faire ensemble », avait-il promis avant de brutalement prendre congé des journalistes après onze minutes d’un drôle d’exercice.
Avec Miguel Cardoso, le FCN devait renouer avec une certaine idée du football. Sans oser parler du « jeu à la nantaise » que les moins de 20 ans considèrent comme une légende urbaine, le technicien arrivé de Rio Ave promettait un jeu de possession, tourné vers l’attaque, loin du froid réalisme de son prédécesseur, l’Italien Claudio Ranieri, champion de la victoire 1-0 lors des six premiers mois la saison dernière.
Mais ses belles intentions se sont fracassées sur la dure réalité de la Ligue 1, du manque de talent de ses joueurs offensifs et de l’impatience chronique de son président, qui a tôt fait de lui reprocher ses choix.
Le ver était peut-être dans le fruit dès le départ. L’entrepreneur franco-polonais se serait laissé imposer le choix de Cardoso par les responsables de la formation et par son fils, Franck, directeur général du club.
Image de capitaine de caserne
Ce dernier aurait d’ailleurs assez vite changé d’avis sur un technicien très (trop ?) analytique, passé par l’université portugaise comme José Mourinho, Carlos Queiroz ou Leonardo Jardim, et adepte de très longues séances vidéo peu au goût des joueurs nantais.
Kita père penchait déjà cet été pour Vahid Halilhodzic. Le Franco-Bosnien entretient cette image de capitaine de caserne capable de renvoyer chez eux deux joueurs (les Rennais Diatta et Réveillère en 2003) pris en pleine partie de Playstation nocturne la vieille d’un match.
Dans les colonnes de France Football, en mai 2005, peu après avoir été remercié par le PSG, l’intéressé s’était plaint de « cette fausse image d’un adjudant borné du foot que certains ont réussi à me coller ». L’émission les « Guignols de l’info » de Canal+ l’avait en l’occurrence caricaturé sous les traits d’une marionnette autoritaire et impulsive.
Ex-attaquant de Nantes (1981-1986) et de Paris (1986-1987), Vahid Halilhodzic a dirigé, en tant qu’entraîneur, treize clubs ou sélections nationales, dans neuf pays différents. Il a notamment conduit l’équipe d’Algérie à une qualification historique en 8e de finale du Mondial 2014, perdu contre l’Allemagne.
Mais, souvent, son caractère éruptif a conduit à des fins de contrat brutales. Remercié par Paris (2003-2005), il a aussi été limogé par la Côte-d’Ivoire (2008-2010) puis par le Japon (2015-2018).
Kita-Halilhozdic ressemble à l’union du feu avec le feu, tant le propriétaire du FCN n’aime rien de plus que se mêler de recrutement, de tactique et suggérer quelques ajustements à ses nombreux entraîneurs. Combien de temps le volcanique Bosnien y résistera-t-il ?



                            


                        

                        


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Les budgets participatifs en plein essor : 80 villes et six millions de Français concernés

Le Gers lance une consultation sur la gestion de 3 % des investissements départementaux. A Paris, les citoyens disposent de 100 millions d’euros.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h07
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Donner son avis sur l’orientation des dépenses locales, c’est désormais possible dans plus de quatre-vingts villes et deux départements. Les budgets participatifs, ultra-confidentiels jusqu’aux élections municipales de 2014, ont doublé chaque année, selon une enquête publiée mardi 2 octobre par la Fondation Jean-Jaurès.
L’enveloppe la plus élevée est celle de la ville de Paris, qui s’est engagé en 2014 à associer les citoyens à la gestion de 5 % de son budget d’investissement annuel, soit 100 millions d’euros. Le budget participatif finance des réalisations à l’échelle de la ville, d’autres au niveau des arrondissements, avec un quota pour les écoles ou les quartiers en difficulté.
Une idée née au Brésil
L’idée n’a pourtant pas émergé à Paris, mais à Porto Alegre, au Brésil. La ville, devenue symbole de l’altermondialisme, a été la première, dès 1989, à associer les citoyens aux décisions budgétaires. L’idée s’est ensuite propagée à travers le pays, puis dans toute l’Amérique latine, avant de séduire des villes d’Asie (notamment Chengdu, en Chine), d’Afrique et d’Europe.
Un rapport de l’ONG allemande Engagement global publié en 2014 estimait que de 1 269 à 2 778 villes dans le monde disposaient d’un budget participatif, avec des formes variées.

        Lire aussi :
         

                La démocratie autrement. 1|6 : Le budget participatif



Un essor exponentiel depuis 2014
En France, seule une poignée de communes avaient lancé des initiatives au début des années 2000, mais l’idée a connu un regain d’intérêt à la suite des élections municipales de 2014. Selon un relevé du site LesBudgetsParticipatifs.fr, elles étaient vingt-cinq en 2016, quarante-sept en 2017 et le dernier décompte fait état de quatre-vingt-dix budgets participatifs, dont quatre-vingts villes engagées et deux départements, le Gers (3 % du budget d’investissement) et le Loiret, uniquement pour les parcs naturels.

   


Le mode de décision (réunions et vote physique, plate-forme en ligne), le montant et la nature des projets financés varient largement d’un projet à l’autre. Quel que soit le mode de fonctionnement, Antoine Bézard, fondateur du site LesBudgetsParticipatifs.fr, insiste sur la dimension concrète de cet outil de démocratie participative : « On a une délibération réelle, qui aboutit à la réalisation de projets, contrairement à beaucoup de consultations de citoyens. » 
Un Français sur dix peut voter
Des budgets participatifs ont été lancés dans la capitale et dans plusieurs grandes villes (Grenoble, Metz, Rennes et bientôt Nice ou Strasbourg) mais aussi dans de petites communes comme Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais, 1 450 habitants).
« Au-delà des chiffres, c’est la diversité des territoires qui frappe. Villages, communes et petites préfectures rurales côtoient les centres ou les périphéries d’agglomérations très urbanisées, avec un fort développement des budgets participatifs en petite et grande couronnes parisiennes », explique M. Bézard. Selon le chercheur, plus d’un tiers des villes concernées (vingt-huit) sont situées dans l’agglomération parisienne.
Si l’on additionne les habitants de toutes ces villes, cela correspond à plus de six millions d’habitants, soit un Français sur dix. Et contrairement aux listes électorales, nul besoin d’avoir sa carte d’électeur ou d’avoir 18 ans pour s’exprimer.
Une idée portée par la gauche… mais pas seulement
Lancée par le Parti des travailleurs (PT) brésilien, l’idée de budget participatif a longtemps été promue par des mouvements altermondialistes, et expérimentée en priorité par des municipalités de gauche ou d’extrême gauche.
Selon l’enquête réalisée par Antoine Bézard, ce marqueur politique est en train de s’estomper en France. En 2016, 84 % des villes concernées se classaient à gauche (Parti socialiste, Parti communiste français, Europe Ecologie-Les Verts, Parti radical, etc.), mais elles n’étaient plus que 65,5 % en 2017, et seulement 60 % en 2018. Désormais, 23 % des communes concernées sont dirigées par Les Républicains ou des maires divers droite.


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60 % des budgets participatifs sont réalisés dans des villes de gauche 
Couleur politique des 80 communes engagées en 2018

Source : Lesbudgetsparticipatifs.com



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Des montants très variés, de 1 à 45 euros par habitant
S’agissant des montants, rien n’est figé non plus. Paris ou Rennes ont choisi de consacrer 5 % du budget d’investissement de la ville, mais d’autres communes ont des objectifs plus modestes, de 1 % à 2 %.
Le projet parisien est le plus ambitieux, avec une moyenne de 45 euros par habitant. A titre de comparaison, la deuxième ville de la liste, Jarny (Meurthe-et-Moselle), n’y consacre que 29,90 euros par habitant, et Rennes 16 euros. La moyenne n’atteint que 4,94 euros par habitant, et plus de la moitié des villes y consacrent moins de 5 euros. Loon-Plage (Pas-de-Calais) avait même choisi en 2017 le système de budget participatif pour faire des économies, c’est-à-dire désigner de manière concertée les projets à abandonner.


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La moitié des communes consacrent moins de 5 euros par habitant au budget participatif


Source : Lesbudgetsparticipatifs.com



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« Année après année, le montant médian tend à se réduire, au risque de faire apparaître l’outil comme une nouvelle arme de marketing politique, regrette M. Bézard dans son étude. Les volontés politiques d’ouverture de la décision publique aux citoyens sont-elles bien là quand le montant par habitant atteint 1 à 2 euros ? »
Surtout des projets d’aménagement urbain
Les habitants qui participent au budget participatif cherchent d’abord à améliorer leur cadre de vie ou à favoriser la nature en ville : poser des bacs à fleurs, aménager une place, développer des potagers ou des ruches urbaines…
Viennent ensuite les projets liés aux transports (aménagements cyclables ou piétonniers) ou au sport ; les projets solidaires ou économiques (bagageries pour sans-abri, espaces de coworking, etc.) se développent dans une moindre mesure.
Autre limite au budget participatif : certains projets nécessitent l’embauche de personnel pour en assurer la gestion. Il ne s’agit plus strictement d’un investissement ponctuel, mais d’une dépense récurrente à la charge de la collectivité.

> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Entre 2016 et 2017, l’ « espérance de vie sans incapacité » a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, passant de 64,1 ans à 64,9 ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les femmes vivent en moyenne deux ans et demi de plus que les hommes « en bonne santé »

Entre 2016 et 2017, l’ « espérance de vie sans incapacité » a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, passant de 64,1 ans à 64,9 ans.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 14h03
   





                        




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L'espérance de vie en bonne santé en France depuis dix ans par sexe


Source : Eurostat



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L’« espérance de vie en bonne santé », c’est-à-dire le nombre d’années que peut espérer vivre une personne sans être limitée dans ses activités quotidiennes, a progressé en 2017 à 64,9 ans pour les femmes tandis qu’elle a légèrement reculé à 62,6 ans pour les hommes, selon une publication, mardi 2 octobre, de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cet indicateur, également appelé « espérance de vie sans incapacité », a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, mais il a reculé de 0,1 an pour les hommes.
Cette évolution peut s’expliquer par « la baisse de la déclaration de limitations fonctionnelles, particulièrement chez les septuagénaires », selon la Drees, qui appuie son enquête sur les réponses à une question posée dans le cadre d’un sondage européen : « Etes-vous limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ? » En dix ans, l’espérance de vie en bonne santé n’a pas évolué de façon significative pour les hommes tandis qu’une tendance à la hausse est perceptible pour les femmes depuis 2012, souligne cette étude.

        Lire aussi :
         

                Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie stagne au Royaume-Uni



L’espérance de vie à la naissance continue de progresser
De son côté, l’espérance de vie à la naissance, qui ne prend pas en compte l’état de santé dans les dernières années de la vie, continue de progresser pour les hommes : elle atteint 79,5 ans pour les hommes contre 79 ans en 2015. Pour les femmes, cet indicateur reste stable à 85,3 ans.
Un autre indicateur, qui calcule la part des années vécues sans incapacité au sein de l’espérance de vie, reste stable autour de 79 % pour les hommes et de 76 % pour les femmes. « Ces dernières déclarent en effet davantage de limitations fonctionnelles légères ou fortes, dans les activités habituelles du quotidien », note la Drees. Des chiffres qui s’expliquent par le fait que les femmes présentent une espérance de vie en bonne santé plus élevée que les hommes, mais ont également une espérance de vie totale plus longue. Si elles vivent plus longtemps que les hommes, elles ne vivent pas proportionnellement plus longtemps en bonne santé.

        Lire aussi :
         

                « Le recul de l’espérance de vie, une nouvelle tragédie américaine »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire de Condé-sur-Noireau. La Cour de cassation doit examiner des pourvois dans d’autres dossiers.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Amiante : les victimes ne désarment pas malgré un nouveau revers

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l’affaire de Condé-sur-Noireau. La Cour de cassation doit examiner des pourvois dans d’autres dossiers.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 18h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

La justice vient de donner un indice supplémentaire de son opposition à la tenue du procès pénal que réclament les victimes du scandale de l’amiante depuis 1996, date des premières plaintes. Le 18 septembre, le parquet de Paris a demandé un non-lieu général dans l’affaire de l’exposition à l’amiante de 22 salariés de l’équipementier automobile Valeo-Ferodo à Condé-sur-Noireau (Calvados), entre 1952 et 2007. Matériau ignifuge et isolant, reconnu cancérogène en 1973 et interdit en France en 1997, l’amiante entrait notamment dans la fabrication des systèmes d’embrayage et des plaquettes de freins.
Les réquisitions du parquet, que Le Monde a consultées, sont un copier-coller de celles qu’il avait rendues il y a dix mois, le 22 novembre 2017, pour le dossier de l’usine de sidérurgie Sollac Atlantique (anciennement Usinor), dont les victimes se comptent par centaines. Et le ministère public devrait utiliser la même argumentation pour tenter d’en finir ces prochains mois avec la vingtaine de dossiers d’exposition à l’amiante, regroupés au Pôle de santé publique de Paris depuis 2003, et pour lesquels il a déjà demandé la clôture des investigations.
Pour justifier sa position, le ministère public invoque une « impasse juridique » et un « obstacle majeur » empêchant d’établir les responsabilités pénales des cinq anciens responsables de l’usine mis en cause pour « homicides et blessures involontaires ». Il se fonde sur une expertise scientifique définitive de février 2017 qui affirme, selon lui, l’impossibilité d’établir a posteriori la date d’une éventuelle faute ayant entraîné la contamination puis l’intoxication des victimes, et donc d’imputer avec certitude la responsabilité à une personne physique.
« On perd son latin »
« Face à cette indétermination sur le plan temporel, il semble impossible de faire le lien, de manière certaine (…) entre une éventuelle faute commise par tel mis en cause et la pathologie...




                        

                        


<article-nb="2018/10/02/19-18">
<filnamedate="20181002"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181002"><AAMMJJHH="2018100219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Une étude a réévalué le nombre de victimes de la guerre civile à 383 000 personnes. Au cœur de l’étude, un modèle statistique à même d’estimer le nombre de décès qui n’auraient pas eu lieu sans l’existence d’un conflit armé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤         

Décryptage

Le Soudan du Sud recompte ses morts

Une étude a réévalué le nombre de victimes de la guerre civile à 383 000 personnes. Au cœur de l’étude, un modèle statistique à même d’estimer le nombre de décès qui n’auraient pas eu lieu sans l’existence d’un conflit armé.

Par                Florence Miettaux (contributrice Le Monde Afrique, Juba)



LE MONDE
              datetime="2018-10-02T17:17:21+02:00"

        Le 02.10.2018 à 17h17

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-02T17:39:13+02:00"

        Mis à jour le 02.10.2018 à 17h39






    
Des femmes et des enfants attendent d’être enregistrés par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) à Thonyor, au Soudan du Sud, en février 2017.
Crédits : Siegfried Modola / REUTERS


Voilà un chiffre qui démontre une fois de plus l’ampleur de la souffrance au Soudan du Sud. Une étude conduite par la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), publiée le 26 septembre, estime à 383 000 le nombre de morts causées par le conflit au Soudan du Sud, entre son déclenchement en décembre 2013 et le mois d’avril 2018.
Le chiffre habituellement avancé par les Nations unies évalue à 50 000 le nombre de victimes et à près d’un tiers des 12 millions d’habitants du pays le nombre de celles déplacées par les combats – des estimations qui apparaissent désormais bien en dessous de la réalité. Aucune étude scientifique des pertes humaines dues à la guerre n’avait, en fait, été conduite jusque-là.

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« Nous n’aurions pas dû attendre presque cinq ans pour réaliser ce travail », explique, depuis Londres, le professeur Francesco Checchi, qui a dirigé l’équipe scientifique à qui l’United States Institute of Peace (USIP), un organisme dédié à la résolution des conflits dans le monde, a commandé l’étude, en partenariat avec le département d’Etat américain. Un regret pour les vies qui auraient pu être sauvées, souligne Francesco Checchi, car « le taux de mortalité est un indicateur clé pour mesurer la gravité d’une crise et attirer plus de ressources pour l’action humanitaire ».
« L’excès de morts »
Au cœur de l’étude, un modèle statistique à même d’estimer « l’excès de morts » lié à la guerre, c’est-à-dire le nombre de décès qui n’auraient pas eu lieu sans l’existence d’un conflit armé. La méthode est complexe et un brin déroutante puisqu’elle consiste à recomposer des statistiques de mortalité là où aucune enquête de terrain n’est disponible. Préexistantes à l’étude, comme toutes les données utilisées, ces enquêtes contiennent des informations sur la mortalité mais ne couvrent que 15 % du pays et de la période. « Il fallait parvenir à estimer un phénomène sans pouvoir le mesurer directement », explique le professeur.
L’équipe de la LSHTM a ainsi compilé des centaines de bases de données disponibles auprès principalement des agences onusiennes opérant au Soudan du Sud, pour chaque comté du pays et chaque mois, pendant toute la période. Ces informations ont permis de former des « variables de prédiction », et donc d’évaluer le taux de mortalité en fonction des déplacements de population, des combats ou encore des situations de famine. « Le modèle repose sur l’enchaînement des causes qui mènent à la mort », décrypte M. Checchi.

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Une recomposition de la population était aussi nécessaire. A la fois la population réelle, et la population qui aurait été celle du Soudan du Sud sans le conflit. « Ce qui nous intéresse, c’est la différence entre les deux, “l’excès de morts” qu’on peut imputer à la crise », explique le professeur. L’étude avance donc le chiffre de 190 000 victimes de mort violente (meurtres, blessures intentionnelles), qui ont été plus nombreuses dans les régions d’Upper Nile, au nord-est, et d’Equatoria, au sud, en 2016 et 2017, lorsque la guerre a contaminé des zones jusque-là épargnées. « J’ai été surpris de découvrir l’ampleur des premiers chiffres, avoue le professeur. Je m’attendais à ce que la famine soit le principal facteur de mortalité. Or beaucoup de vies ont été perdues par manque ou défaut de protection des populations civiles. » 
« Situation catastrophique »
Le rapport invite donc à une révision de leur protection, mais aussi de la réponse humanitaire. Sans dire que l’intervention humanitaire est inadéquate, les auteurs insistent sur le fait que « le taux de mortalité élevé montre que la santé publique, la sécurité alimentaire et autres services humanitaires ont été insuffisants ».
A Juba, la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) n’a pas encore réagi officiellement au rapport. Andrea Noyes, adjointe au chef du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, salue cependant cette publication « bénéfique car elle fait parler de la situation catastrophique du pays ». Depuis 2013, selon l’ONU, 110 travailleurs humanitaires sont morts au Soudan du Sud, et 13 pour la seule année 2018. Le Soudan du Sud a été classé, pour la troisième année consécutive, le pays le plus meurtrier au monde pour les humanitaires, devant la Syrie et l’Afghanistan.

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World Vision, une ONG internationale, a connu récemment un épisode emblématique de la difficulté des opérations humanitaires au Soudan du Sud, où se combattent de multiples groupes armés. En mai, huit de ses employés ont été kidnappés pendant une semaine, dans la région de Western Equatoria. « Tout s’est bien terminé pour eux, explique Mesfin Loha, directeur de World Vision pour le Soudan du Sud. Mais nous rencontrons de grandes difficultés d’accès : barrières bureaucratiques, intimidation, manque d’infrastructures pour accéder aux populations. » M. Loha est familier des interruptions d’activités dues aux offensives militaires et aux relocalisations d’opérations dans la précipitation pour accompagner des déplacés : « Nous apportons une aide importante, et ce rapport le montre. Je ne suis pas surpris par le chiffre, malheureusement. »
Une cour pour juger les crimes
Plusieurs autres organisations humanitaires internationales ont refusé de commenter le rapport, tout comme la présidence sud-soudanaise, qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde Afrique. Au ministère des affaires humanitaires et de la gestion des catastrophes, le sous-secrétaire Gatwech Peter Kulang avoue ne pas pouvoir faire de commentaire sur l’étude, qu’il n’a pas encore lue. « Ce que je sais, c’est qu’il y a ici actuellement 6 millions de personnes dans le besoin. » Il vante les mérites de l’accord de paix signé le 12 septembre à Addis-Abeba, en Ethiopie, entre le gouvernement dirigé par Salva Kiir et la majorité des groupes d’opposition, parmi lesquels la faction de l’ancien vice-président Riek Machar. « Toutes les jeunes nations sont passées par là, justifie-t-il. Ça devrait s’améliorer. »

    
Le président sud-soudanais Salva Kiir (coiffé d’un chapeau) et son ancien vice-président Riek Machar, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 12 septembre 2018.
Crédits : YONAS TADESSE / AFP


« Le chiffre de 300 000 ne me choque pas », lâche Edmond Yakani, qui dirige l’ONG sud-soudanaise de défense des droits humains CEPO et est l’un des membres fondateurs de l’initiative Remembering the Ones We Lost, dédiée à la mémoire des victimes du conflit. « Lorsque nous avons démarré le projet, nous avions comme objectif de créer un mémorial pour les victimes et les générations futures. Nous souhaitions aussi générer de l’information sur tous les niveaux d’atrocités, pour s’en servir un jour dans un tribunal. »

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Mais, pour l’instant, M. Yakani admet qu’on n’en est pas là, même si l’accord de paix stipule la mise en place d’une cour hybride pour juger les crimes commis. En attendant, ses membres travaillent bénévolement à redonner une identité à chaque personne disparue signalée par des proches. Quelque 7 000 victimes du conflit ont ainsi retrouvé un nom et une histoire.
« Ce rapport tombe à un moment où presque tout le monde pense à autre chose ! On fête déjà la paix !, s’exclame avec ironie Henry Taban, le directeur de Rural Action Against Hunger, une ONG sud-soudanaise. Dans le fond, peu importe le chiffre avancé. Ce qui compte, c’est ce qu’il va provoquer : va-t-il permettre de conduire des investigations sur le terrain et de savoir ce qui s’est réellement passé, et d’enfin ouvrir la voie à la justice ? »


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Les carburants changent de nom : comment s’y retrouver

A partir du 12 octobre, des sigles remplaceront les noms actuels dans toutes les stations-service de l’UE.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 11h48
   





                        


A partir du 12 octobre, plus de sans-plomb 98 ou de diesel à la pompe : les carburants changent de nom. Une signalétique unique va être mise en place dans toute l’Union européenne et dans sept pays voisins (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et Turquie).
Une figure géométrique et des chiffres seront dorénavant associés à chaque type de carburant.

   


Essence
L’essence sera reconnaissable grâce à un cercle entourant un « E » accompagné d’un chiffre indiquant la teneur en Ethanol (5 % pour l’E5 [l’actuel sans-plomb 98], 10 % pour l’E10 [le sans-plomb 95] et 85 % pour l’E85).
Diesel
Le diesel sera représenté par un carré avec à l’intérieur la lettre « B » suivie d’un chiffre indiquant la teneur en biocarburant. Le sigle « XTL » sera employé pour signaler le diesel synthétique, non dérivé du pétrole.
Carburants gazeux
Les carburants gazeux seront marqués de losanges portant les mentions « H2 » pour hydrogène, « CNG » pour gaz naturel comprimé,« LPG » pour gaz de pétrole liquéfié et « LNG » pour gaz naturel liquéfié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Candidat à la mairie de Barcelone, le député de l’Essonne a remis mardi sa lettre de démission au président de l’Assemblée, Richard Ferrand, qui prendra effet mercredi.
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Manuel Valls remet sa lettre de démission et fait ses adieux à l’Assemblée nationale

Candidat à la mairie de Barcelone, le député de l’Essonne a remis mardi sa lettre de démission au président de l’Assemblée, Richard Ferrand, qui prendra effet mercredi.



LE MONDE
 |    02.10.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 16h57
   





                        



   


Sa dernière séance. Actuel député de l’Essonne et candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls a remis mardi 2 octobre sa lettre de démission au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.
« Nous avons évoqué le travail législatif, le futur de la Nouvelle-Calédonie, la situation politique. Je lui ai fait part de ma reconnaissance et remis ma lettre de démission qui sera effective le 3 octobre », a tweeté M. Valls, qui doit poser mardi après-midi une dernière question au gouvernement. Richard Ferrand (La République en marche, LRM) a lui-même évoqué cette rencontre, souhaitant à l’ancien premier ministre d’« écrire une belle page de l’avenir de l’Europe » :

C’est avec émotion et respect amical que je me suis entretenu avec @ManuelValls qui part à la conquête de Barcelone… https://t.co/BQbpr3olXg— RichardFerrand (@Richard Ferrand)


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Après des semaines de suspense, le député avait confirmé il y a une semaine sa candidature aux élections municipales à Barcelone qui se tiendront le 26 mai 2019. Il avait assuré qu’il « abandonnerai [son] mandat de député et toutes [ses] responsabilités nationales et locales ».
« On le regrettera »
Ex-socialiste devenu apparenté au groupe majoritaire, l’ex-maire d’Evry s’est rendu à la réunion hebdomadaire des députés LRM, devant lesquels il a souligné « l’honneur » qui avait été le sien de représenter la nation.

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« On le regrettera », a assuré la députée Laetitia Avia devant la presse, tout en reconnaissant que « Manuel Valls était clivant ». Cet homme politique « emblématique » a « défendu ses idées, qui n’étaient pas toujours les miennes », a abondé le député Jean-Baptiste Djebbari.
Ex-PS passée elle aussi LRM, la députée du Gard Françoise Dumas a pour sa part mis l’accent sur « l’émotion » ressentie au sein du groupe :

#directAN @manuelvalls  Émotion dans le groupe #LREM au moment de son départ...Manuel, tu vas beaucoup nous manquer… https://t.co/IRlV19B5BK— fdumasdeputee (@Françoise Dumas)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les dépouilles de nouvelles victimes sont extraites à mesure que les secours atteignent les zones les plus reculées de l’île des Célèbes.
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Séisme en Indonésie : le bilan humain dépasse les 1 200 morts

Les dépouilles de nouvelles victimes sont extraites à mesure que les secours atteignent les zones les plus reculées de l’île des Célèbes.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 23h02
 • Mis à jour le
02.10.2018 à 11h46
   





                        



Les dépouilles de dizaines de jeunes ont été extraites des décombres d’une église dévastée par un glissement de terrain sur l’île indonésienne des Célèbes (ou Sulawesi), a annoncé la Croix-Rouge mardi 2 octobre, aggravant le bilan déjà meurtrier de la catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu. D’après le dernier bilan, revu à la hausse par l’agence de gestion des catastrophes, au moins 1 234 personnes ont péri dans le séisme et le tsunami qui ont frappé la zone.
Les autorités jugent que ce chiffre devrait encore augmenter, à mesure que les secours parviennent à établir le contact avec les villages isolés. Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Unocha) a estimé lundi à 191 000 le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 46 000 enfants et 14 000 personnes âgées. Nombre d’entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l’heure pas au centre des efforts gouvernementaux pour aider les sinistrés.

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Manque d’eau, de nourriture, de médicaments
Le président indonésien, Joko Widodo, a décidé d’accepter l’aide étrangère, que dix-huit pays et de nombreuses ONG ont jusqu’ici proposée. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments. Les réseaux électriques et de télécommunications ont été très endommagés, et les sauveteurs manquent d’équipements pour rechercher les survivants dans les décombres.
Les agences humanitaires et les ONG ont beaucoup de difficultés à faire parvenir de l’aide sur place, de nombreuses routes étant coupées et les aéroports endommagés. « Nous n’avons pas beaucoup de nourriture. Nous avons pu prendre seulement ce que nous avions dans la maison. Et nous avons besoin d’eau potable », témoigne Samsinar Zaid Moga, une femme de 46 ans. « Le plus important, ce sont des tentes, parce qu’il a plu et qu’il y a beaucoup d’enfants ici », ajoute sa sœur, Siti Damra.
Au moment du séisme, 114 étrangers se trouvaient dans la région, dont la plupart sont sains et saufs et en cours d’évacuation, selon l’agence de gestion des catastrophes. Trois Français dont on était sans nouvelles ont été retrouvés, a confirmé le ministère des affaires étrangères français. Mais les autorités sont encore sans nouvelles d’un Belge et pensent qu’un Sud-Coréen pourrait être parmi les victimes de l’hôtel Roa Roa.
Etat d’urgence de quatorze jours

   


Les autorités indonésiennes craignent que le bilan ne s’alourdisse encore, et ont déclaré un état d’urgence de quatorze jours. La plupart des victimes ont été recensées à Palu, agglomération de 350 000 habitants sur la côte ouest des Célèbes. La chaîne locale Metro TV a diffusé des images aériennes du village de Petobo, au sud de Palu, qui semble avoir été particulièrement touché. Quelque 700 personnes pourraient y avoir trouvé la mort, selon les autorités.
A Poboya, sur des collines qui surplombent la ville de Palu, des volontaires ont commencé à mettre en terre des corps dans une vaste fosse commune prévue pour en accueillir 1 300. Trois camions chargés de dépouilles enveloppées dans des sacs sont arrivés sur le site. Un par un, ils ont été placés dans la fosse et une pelleteuse les a recouverts de terre. Les autorités avaient d’abord disposé les corps dans des morgues improvisées pour qu’ils puissent être identifiés mais, devant le risque sanitaire, elles se sont décidées à procéder à des enterrements de masse.
Dans les décombres des principaux bâtiments, les équipes de recherche mènent une course contre la montre pour sortir des survivants. Des sauveteurs tentaient lundi d’en retrouver dans les décombres de l’hôtel Roa Roa, où cinquante à soixante personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l’instant, deux personnes ont été sauvées à cet endroit, selon une source officielle.
De nombreux survivants ont passé les derniers jours à chercher désespérément leurs proches disparus. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dit qu’il s’efforçait de réunir les familles séparées par la catastrophe et qu’il fournissait une aide médico-légale à ceux qui doivent identifier les victimes.

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Plus de mille détenus évadés
A la faveur du séisme et du chaos qui s’est ensuivi, quelque 1 200 détenus se sont évadés de trois prisons ont annoncé les autorités. Un centre de détention à Palu, construit pour héberger 120 personnes, a vu la plupart de ses 581 détenus franchir les murs effondrés. La prison de Donggala a été incendiée, et ses 343 détenus sont en fuite. Le feu semble avoir été allumé par les prisonniers inquiets pour leurs familles.
« Ils ont paniqué en apprenant que Donggala avait été durement frappée par le tremblement de terre », selon Sri Puguh Utami, une responsable du ministère de la justice. « Les responsables de la prison ont négocié avec les prisonniers pour leur permettre d’aller prendre des nouvelles de leur famille. Mais certains détenus n’ont visiblement pas été assez patients et ont mis le feu. »
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le séisme qui a touché Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connue l’Indonésie en août et qui avait fait plus de cinq cents morts et environ quinze cents blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
Nouvelle illustration de la vulnérabilité tectonique de l’Indonésie, le pays a de nouveau subi mardi matin une série de secousses, qui se sont produites toutefois à des centaines de kilomètres de Palu. Selon l’institut géologique américain USGS, un premier séisme de magnitude 5,9 a été enregistré à 1 h 59 du matin heure française, à une profondeur de 10 km et à environ 40 km au large de l’île de Sumba, où vivent 750 000 personnes. Une deuxième secousse de magnitude 6 a suivi quinze minutes plus tard dans le même secteur à une profondeur de 30 km.

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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A Palu, sur l’île de Sulawesi, le 1er octobre. Quatre jours après le séisme d’une magnitude de 7,5 suivi d’un tsunami qui a frappé la côte ouest des Célèbes, vendredi 28 septembre, et dévasté la ville de Palu. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Des sauveteurs porte secours à une victime du tremblement de terre âgée de 15 ans, à Palu, le 30 septembre. La plupart des victimes a été recensée dans cette agglomération de 350 000 habitants, située sur la côte ouest des Célèbes."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un survivant récupère des objets utilisables dans les décombres de Palu, lundi 1er octobre. A la faveur du séisme et du chaos qui a suivi, jusqu’à 1 200 détenus se sont évadés de trois prisons différentes, ont annoncé, lundi, les autorités."
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            data-slide-description="Une route détruite dans le village de Balaroa, à Palu, le 1er octobre. La prison de Donggala a, elle, été incendiée et ses 343 détenus sont en fuite. Le feu semble avoir été été allumé par les prisonniers, inquiets pour leurs familles."
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            data-slide-description="Un pont effondré à Palu, le 1er octobre. Les autorités s’attendent à ce que le nombre de victimes augmente, au fur et à mesure du rétablissement des liaisons avec les zones reculées."
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            data-slide-description="Des soldats surveillent une station-service, le 1er octobre, alors que des survivants viennent chercher de l’essence pour fuir la ville de Palu. Un responsable militaire a dit espérer que 1 500 personnes puissent être évacuées chaque jour ; les enfants, les femmes et les blessés étant prioritaires."
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            data-slide-description="Des habitants essayent de pénétrer dans l’aéroport de Palu, dans l’espoir d’être évacués, le 30 septembre. Le président Joko Widodo a déclaré aux journalistes, à Djakarta, que l’évacuation des personnes est sa priorité."
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            data-slide-description="« J’ai été emporté par une vague sur environ cinquante mètres. Je ne pouvais me tenir à rien. J’ai grimpé sur un magasin qui avait des barres sur sa devanture. Et je me suis reposé. Puis une deuxième vague est arrivée, encore plus haute. Et je me suis retrouvé sur un toit », raconte Adi à l’AFP."
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            data-slide-description="Biscuits, chips, couches, bouteilles de gaz… dans le supermarché dévasté, hommes et femmes remplissent des sacs de tout ce qu’ils trouvent, avec l’assentiment des autorités face à l’aide qui tarde dans la ville indonésienne de Palu, le 1er octobre."
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            data-slide-description="Des équipes de secours continuent de rechercher les victimes dans les décombres de l’hôtel Roa-Roa, à Palu, le lundi 1er octobre."
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            data-slide-description="Sitti Damra (à gauche) et sa sœur Samsinar Zaid Moga lors de leurs retrouvailles dans un centre d’évacuation de fortune à Palu, le 1er octobre."
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            data-slide-description="Au moment du séisme, 71 étrangers se trouvaient à Palu, et la plupart sont en cours de rapatriement, a indiqué le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho. Les autorités cherchent encore à localiser trois Français, a-t-il toutefois précisé."
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            data-slide-description="Le séisme qui a touché les Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali."
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            data-slide-description="L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique."
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            data-slide-description="Une fosse commune a été creusée lundi 1er octobre pour enterrer des centaines de victimes afin de prévenir les risques sanitaires, alors que les sauveteurs mènent une course contre la montre pour sortir des survivants des décombres."
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            data-slide-description="Des dizaines d’agences humanitaires et d’organisations non gouvernementales se sont dites prêtes à apporter une assistance d’urgence, mais elles ont des difficultés à faire parvenir de l’aide sur place alors que des routes sont coupées et les aéroports endommagés."
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A Palu, sur l’île de Sulawesi, le 1er octobre. Quatre jours après le séisme d’une magnitude de 7,5 suivi d’un tsunami qui a frappé la côte ouest des Célèbes, vendredi 28 septembre, et dévasté la ville de Palu. Les habitants manquent de tout : nourriture, eau potable, carburant ou médicaments.

JEWEL SAMAD / AFP
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