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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1"> ¤ Radiologie sur faux patients, consultations sur mannequin interactif… La faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg ouvre mardi la première unité de simulation clinique et radiologique en France.
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Chirurgie dentaire : accueil de patients fantômes à l’université de Strasbourg

Radiologie sur faux patients, consultations sur mannequin interactif… La faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg ouvre mardi la première unité de simulation clinique et radiologique en France.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h28
    |

                            Isabelle Maradan








                        



   


Le 25 septembre ont débarqué à la faculté de chirurgie dentaire de l’université de Strasbourg (Unistra) quatre nouveaux patients. Sans vie – et même sans corps pour trois d’entre eux – mais pas sans réaction, lorsqu’ils s’installeront sur les fauteuils de la nouvelle unité de simulation clinique et radiologique, inaugurée ce mardi. C’est tout l’intérêt de ce type de robot de simulation interactif : il a tout du vrai patient.
« Nous souhaitions donner la possibilité aux étudiants d’aborder, lors des deux années précliniques durant lesquelles ils ne touchent pas aux patients, tous les actes qu’ils effectuent ensuite en clinique à partir de la 4e année », résume Corinne Taddei-Gross, doyenne de la faculté de chirurgie dentaire. En clair, former au plus près des conditions réelles, dès la deuxième année d’études, les futurs praticiens à la prise d’empreintes, aux consultations, aux situations de crise.

        Lire le résultat d’une enquête de 2016 :
         

          En Europe, 10 % des diplômés en chirurgie dentaire n’ont jamais soigné un patient



Toutes les fonctions physiologiques d’un être humain
Les trois mannequins sans corps ont des têtes et des bouches contenant de vraies dents. Ils sont exclusivement destinés à la radiologie. Le « fantôme haute performance », comme l’appelle la doyenne, a, lui, toutes les fonctions physiologiques d’un être humain. Il peut parler, tomber dans les pommes, etc. Allongé sur un fauteuil de cabinet dentaire, ce robot a tout du vrai patient. Il est en mesure d’exposer ses souffrances à ceux qui procèdent au diagnostic.
Derrière une vitre sans tain, un enseignant sera aux commandes du « fantôme » dès le début du deuxième semestre universitaire. Il pourra lui faire simuler une situation de malaise, voire répéter un scénario mal appréhendé lors d’une précédente simulation. Des étudiants situés dans une salle mitoyenne observeront la scène sur écran ou tablette et pourront interagir par le biais de leurs smartphones. Filmées et enregistrées, ces consultations sur robot sont destinées à être non seulement vécues mais analysées par les étudiants et leurs formateurs.
Si les étudiants de l’Unistra pouvaient déjà se faire la main sur les 135 mannequins de simulation disponibles, « il manquait la possibilité de s’entraîner en radiologie sur des faux patients “en os”, comme s’il s’agissait de vrais patients, expose Corinne Taddei-Gross. Nous ne disposions pas non plus de l’équipement nécessaire pour permettre de reproduire des situations de consultations précliniques sur un patient qui réagit ». Jusqu’alors les étudiants procédaient parfois à des examens entre eux – s’exposant à des irradiations.

        Sur le renouveau de l’enseignement dentaire :
         

          en immersion dès la première année d’études



Formation des enseignants
Plus d’un an s’est écoulé entre la conception du projet, la défense du dossier, la recherche de fonds et les travaux nécessaires pour restructurer la salle qui accueille cette unité de simulation. Cette installation innovante a bénéficié d’un financement Idex (Initiatives d’excellence) à hauteur de 125 000 euros. Le mécénat de trois industriels du secteur (NSK, Philips et Gold Conseil), approchés par la doyenne en parallèle, a permis de boucler le budget global de 286 000 euros (158 000 pour les mannequins et équipement audiovisuel et 128 000 pour le mobilier et les travaux d’aménagement).
Prochaine étape : la formation des enseignants, à raison de deux à trois jours chacun. Suivront ensuite quelques semaines d’entraînement à la maîtrise des outils avant de démarrer les premiers travaux dirigés. Mannequins et « fantômes » prendront leur service à temps plein au début du deuxième semestre universitaire. Ils contribueront à la formation du millier d’étudiants que compte la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg, en formation initiale ou continue (praticiens et prothésistes).
Egalement présidente de la conférence des doyens de facultés de chirurgie dentaire, Corinne Taddei-Gross assure que « ce genre d’installation de pointe va s’étendre dans l’ensemble des seize facultés de chirurgie dentaire, qui sont de plus en plus nombreuses à s’installer en simulation préclinique et deviennent de plus en plus performantes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2"> ¤ Tribune. Pour Brett M. Frischmann, professeur à la faculté de droit Charles Widger de l’université de Villanova (Pennsylvanie), un monde parfaitement rationnel serait un cauchemar pour les humains.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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« Des systèmes technologiques intelligents pour maximiser la productivité humaine : une utopie condamnée à finir en tyrannie »

Tribune. Pour Brett M. Frischmann, professeur à la faculté de droit Charles Widger de l’université de Villanova (Pennsylvanie), un monde parfaitement rationnel serait un cauchemar pour les humains.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h00
   





                        



                                


                            

Imaginez un monde régi par des technologies intelligentes programmées pour atteindre trois objectifs normatifs distincts mais interdépendants : efficacité transactionnelle, productivité des ressources et bonheur humain. Nous pourrions avoir des routes sans embouteillage, des divertissements instantanés et personnalisés, et des interactions sociales optimisées. Plus de maladies inattendues, plus d’échecs, plus d’occasions manquées ! En somme, nous aurions un monde sans mauvaises surprises…
Les technologies nécessaires à l’existence d’un tel monde sont déjà développées et utilisées. Prenons, par exemple, l’Internet des objets – le big data, les capteurs, les algorithmes, l’intelligence artificielle et les autres technologies apparentées. Leurs créateurs multiplient les promesses séduisantes. Les téléphones, les voitures, les maisons, les vêtements intelligents et connectés sont censés nous rendre plus heureux en nous simplifiant la vie.
Une vision utopique
Ces affirmations sont profondément enracinées dans une vision utopique des technologies intelligentes, fondée sur des visions techno-utopiques antérieures ou sur la vision taylorienne de l’organisation scientifique des travailleurs maximisant leur productivité. Cependant, dans notre monde numérisé, ces points de vue utopiques vont bien au-delà de leurs contextes originaux (Internet, les marchés et les lieux de travail) et envahissent bien d’autres aspects de nos vies.
La congestion des routes est peut-être un pur gaspillage, mais la congestion de nos vies ne l’est pas. Aucontraire, elle est productive, mais impossible à quantifier.
Dans Re-engineering Humanity [Cambridge University Press, 430 p., non traduit], Evan Selinger et moi-même expliquons que la logique de ces visions s’applique à un éventail d’actions beaucoup plus vaste qui dépend d’habitude du travail humain (temps, attention, effort, etc.) – que ce soit la conduite d’une voiture, la garde d’un enfant, l’exercice physique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3"> ¤ Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.
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Les « perles cachées » de l’innovation technologique européenne

Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h15
    |

Jonathan Wareham (Professeur en systèmes d’information à l’Esade Business School, à Barcelone) et Laia Pujol (Doctorante à l’Esade Business School)







                        



                                


                            

Tribune. Le 26 septembre 2017, lors de son discours à la Sorbonne, le président Emmanuel Macron avait suggéré la création d’une agence d’innovation paneuropéenne, semblable à la Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) américaine, entrée dans la légende du développement de nouvelles technologies dès sa création en 1958 au sein du département de la défense des Etats-Unis.
Le commissaire européen à la recherche et à l’innovation, Carlos Moedas, a, quant à lui, proposé, en octobre 2017, la création d’un « conseil européen de l’innovation » pour piloter le programme Horizon 2020. Pour l’un comme pour l’autre, il est urgent d’aider l’Europe à rattraper son retard sur ses concurrents internationaux en matière d’innovation.
M. Moedas suggère, peut-être à juste titre, qu’une agence européenne intergouvernementale sur le modèle de la Darpa constituerait une approche trop « descendante » pour les Etats membres. Son argumentation ignore toutefois un élément essentiel : les technologies de la Darpa, qui ont marqué de leur empreinte presque tous les produits numériques disponibles sur le marché aujourd’hui – GPS, réalité virtuelle, voitures autonomes –, ont été développées dans un environnement commercial.
En effet, la quasi-totalité des entreprises qui ont marqué les débuts de la Silicon Valley, dont IBM, Hewlett-Packard ou Oracle, doivent leur succès aux grands contrats passés avec l’armée américaine. La question n’est pas de glorifier le rôle des dépenses militaires, mais de souligner l’importance d’une forte traction par la demande dans le processus d’innovation. Comment l’Europe peut-elle stimuler la demande d’innovation ?
Une longue et fière tradition de progrès
L’Europe a une longue et fière tradition de progrès scientifique. Elle peut se vanter de disposer des infrastructures de recherche parmi les plus sophistiquées au monde, avec notamment l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-4"> ¤ Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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L’hypermarché passe derrière les fourneaux

Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 03h21
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Titulaire d’un CAP cuisine et traiteur, Christian Marchi s’affaire aux fourneaux. A la carte ce midi, colombo de poulet, lasagnes aux épinards et chèvre ou encore risotto de poulet et champignons. Il doit préparer, avec ses deux collègues, trente recettes pour 250 à 300 portions pour la journée. Christian ne travaille pas dans une cantine, ni dans les cuisines d’un restaurant. Il est en CDI depuis l’été 2017 dans l’hypermarché Auchan de Noyon, une commune de 13 800 habitants, à vingt minutes de Compiègne, dans l’Oise. Et plus exactement dans la cuisine implantée au cœur du magasin, de 6 200 m², que fréquentent chaque jour entre 3 000 et 5 000 clients. « Je n’aurais jamais imaginé travailler un jour dans une grande surface. Le travail est identique à celui d’un restaurant, mais les conditions sont plus agréables pour la vie privée », explique celui qui officiait auparavant dans le restaurant Garret Meals de Roye, dans la Somme.
Depuis 2016, Auchan a commencé à installer des cuisines ouvertes au beau milieu de certains hypermarchés afin d’y préparer des plats cuisinés. Une façon de réallouer les mètres carrés dont l’activité économique (textile, musique…) a été dévorée par Internet. Et un objectif : faire revenir les clients grâce à une offre de repas de meilleure qualité et entièrement transformée sur place.
C’est une tendance naissante, qui prend de plus en plus d’ampleur. Victimes des évolutions des modes de consommation et d’une désaffection pour les très grandes surfaces, les distributeurs alimentaires cherchent à élargir leur activité au concept du repas préparé. Les consultants appellent ce phénomène la « distriration », contraction des termes « distribution » et « restauration ». Il séduit principalement les consommateurs des milieux urbains.

« Volonté de théâtralisation »
Un repas sur cinq est consommé hors domicile, estimait le cabinet IRI dans une étude parue en mars. Il chiffrait le marché du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-5"> ¤ Après le best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », l’universitaire israélien publie, le 2 octobre, « 21 leçons pour le XXIe siècle ».
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<article-nb="2018/10/01/19-6">
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤ L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Yuval Noah Harari, l’historien du futur

L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h26
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

En cette fin du mois de juillet, il fait une chaleur moite insupportable, du trottoir de Tel-Aviv jusqu’au dernier étage de l’Hotel Cinema, où Yuval Noah Harari a pris place pour assurer la promotion de son nouveau livre, 21 leçons pour le XXIe siècle (Albin Michel, 420 p., 23 €, à paraître le 2 octobre).
Une équipe de télévision japonaise quitte tout juste l’auteur de Sapiens, une brève histoire de l’humanité (Albin Michel, 2015) – qui sera porté à l’écran par le réalisateur américain Ridley Scott et le cinéaste britannique Asif Kapadia – et Homo Deus, une brève histoire de l’avenir (Albin Michel, 2017).
Un entretien avec le philosophe du futur ressemble à une course difficile pour les non-pratiquants, un mélange de cent mètres et de marathon. On a beau lire, se préparer, bachoter, sortir de sa trousse des crayons de couleur bien affûtés et alignés, ça décolle à la verticale. Heureusement, la pythie est affable, patiente et bien disposée.

Ecrivain mondial. Que signifie ce statut ? Une renommée, une influence, un nom qui devient une marque. Dans le cas de Yuval Noah Harari, on peut ajouter que ce statut se mesure aussi au prestige de ceux qui se chargent de la recension de ses ouvrages. Le 4 septembre, dans les colonnes du New York Times, Bill Gates lui-même a pris la plume pour dire tout le bien qu’il pense de cet historien israélien insaisissable, qui réécrit le passé et dessine l’avenir en cherchant des lignes de cohérence ou de fracture. Ses pourfendeurs sont souvent les spécialistes pointus d’un domaine que l’auteur ne fait que survoler, trop occupé à créer des passerelles et décloisonner. La vulgarisation implique, parfois, des raccourcis, mais elle entraîne plus de monde que le cénacle savant.
Des outils pour penser le monde qui vient
Dans le New York Times, le patron de Microsoft exprime plusieurs réserves sur le nouveau livre de Yuval Noah Harari mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-7"> ¤ Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.
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Meituan, la « super-app » chinoise qui vaut 45 milliards d’euros

Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Elle compte parmi les start-up les plus chères du monde : Meituan-Dianping est peu connue hors de ses frontières, mais l’application a les caractéristiques d’un nouveau géant du Web. Le leader chinois des services en ligne, spécialisé dans la livraison de repas et les achats groupés, s’apprête à faire ses premiers pas à la Bourse de Hongkong, jeudi 20 septembre.
L’entreprise a levé 4,2 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) dans le cadre de cette opération, selon Reuters, ce qui la valorise à environ 52,8 milliards de dollars (soit 45,4 milliards d’euros). Il s’agit de la plus importante introduction en Bourse au monde pour un groupe Internet depuis quatre ans.

En Chine, Meituan entre dans la catégorie des« super-apps » : des applications à tout faire sur lesquelles les Chinois passent beaucoup de temps et dépensent beaucoup d’argent. Les modèles du genre s’appellent WeChat, le réseau social ultra-dominant dans l’empire du Milieu, qui comprend aussi un portefeuille électronique, et Alipay, une application de paiement et d’investissement d’Alibaba.
Tencent, le propriétaire de WeChat, détient environ un cinquième des parts de Meituan, d’après Bloomberg. Alibaba, grand rival de Tencent, possède le principal compétiteur de Meituan sur le marché de la livraison : Ele.me.
Diversification dans le paiement en ligne et la finance
Meituan-Dianping est né du rapprochement, en 2015, de deux plates-formes rivales dans la restauration : Meituan, spécialiste des achats groupés (mei tuan signifie littéralement : « beau groupe ») et de la livraison, et Dianping, également présent dans les achats groupés, et les commentaires à propos de restaurants. Le groupe est devenu le leader chinois des services en ligne, avec 320 millions d’usagers en 2017.
Le prospectus d’entrée en Bourse décrit une entreprise en pleine expansion, mais loin de la rentabilité
Sur Meituan, on peut se faire livrer des repas, on peut trouver des coupons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤ Les Français achètent de plus en plus leurs vêtements sur Internet. Les sites étrangers Wish, SheIn ou Boohoo veulent profiter de cet engouement.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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En France, l’irrésistible essor des sites de vente de mode en ligne

Les Français achètent de plus en plus leurs vêtements sur Internet. Les sites étrangers Wish, SheIn ou Boohoo veulent profiter de cet engouement.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h07
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Ça brille beaucoup. Il y a des sequins, des bodys transparents, des chaussures imprimées panthère et des blousons en fausse fourrure. Dans son bureau du 2e arrondissement de Paris, Boohoo, le site britannique de mode vendue en ligne, a présenté le 13 septembre ses collections à 150 influenceurs et journalistes. Entre les portants de vêtements, les sucettes aux couleurs pastel et le bar à fleurs, tout est « instagrammable ». Comprenez photogénique pour des publications sur Instagram, média fétiche des « modeuses ». La blogueuse Chloebbbb (579 000 abonnés) est passée avant « un shooting à Londres ». Sur une balançoire, Baby Inesa (11 500 abonnés) prend la pause devant son smartphone. Un autre qualifie de « very sympa » les shorts, blousons et sweat-shirts de la collection hommes. Boohoo a tout parié sur cette volée de starlettes pour convertir les Français à son style et ses petits prix.
Son ambition ? « Devenir le numéro un mondial » de la mode, ironisent ses fondateurs, Carol Kane et Mahmud Kamani, en se moquant des Gargantua du secteur. Au Royaume-Uni, le groupe fondé en 2006 à Manchester s’est imposé derrière l’américain Amazon et Asos, autre coqueluche de la mode en ligne britannique. Son introduction en Bourse en 2014 lui a permis de financer et de « dérouler » un plan de développement, explique Mme Kane. Ce fut d’abord en Australie, puis en Nouvelle-Zélande et enfin aux Etats-Unis, lors de l’acquisition de la marque américaine Nasty Gal pour 20 millions de dollars (17 millions d’euros) en 2017.
Cette fois, Boohoo franchit la Manche, monte une équipe autour de Nicolas Perignon, un ancien de La Redoute et d’Asos, tout en préparant son arrivée en Allemagne. L’offensive de celui qui a doublé son chiffre d’affaires l’an dernier (650 millions d’euros) surprend, tant le marché hexagonal traverse une crise sans précédent depuis dix ans.
« Cibler des influenceurs »
Après un petit rebond...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-9"> ¤ L’alliance du géant du commerce électronique chinois Alibaba avec les champions russes de l’Internet dessine une nouvelle géopolitique du numérique, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« Russie, Chine : un bloc de l’Est numérique se met en place »

L’alliance du géant du commerce électronique chinois Alibaba avec les champions russes de l’Internet dessine une nouvelle géopolitique du numérique, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h53
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            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique Pertes & profits. Depuis la construction de la Grande Muraille, sous l’empire Ming, il est rare que les Chinois s’aventurent dans les territoires des barbares du nord. Et notamment ceux qui se situent sur l’autre rive du fleuve Amour, en Sibérie russe. Mardi 11 septembre, 3 200 soldats, 900 pièces d’artillerie et 30 avions de chasse ont pourtant allégrement sauté la frontière. Mais c’était à l’invitation de Vladimir Poutine qui, pour la première fois de l’histoire, a convié ses voisins du sud à participer à des manœuvres militaires géantes.
Les forces armées ne sont pas les seules à se rapprocher. En marge du sommet économique de Vladivostok, en Sibérie, où se sont rencontrés les présidents des deux pays, le géant du commerce électronique Alibaba a annoncé une alliance de grande envergure avec les principaux acteurs russes de l’Internet, qui fera de lui le numéro un de ce marché de 145 millions d’habitants qui s’étend du Japon à l’Europe.
Le géant chinois va créer une société commune avec Mail.ru, le premier réseau social russe et MegaFon, le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays, tous deux propriété de l’oligarque Alicher Ousmanov, très proche de Vladimir Poutine. Alibaba détiendra 48 % de la société et en sera l’opérateur. Pour marquer le caractère très politique de cette affaire, le fonds souverain Russian Direct Investment Fund prendra 13 % de l’ensemble.

Guerre froide dans l’Internet
L’intérêt de cette alliance est considérable pour Alibaba. Alors que son fondateur, Jack Ma, a annoncé son retrait progressif, la société sort enfin d’Asie. Elle s’appuiera sur les 80 millions d’abonnés mobiles de MegaFon et les 95 millions d’utilisateurs de Mail.ru, et notamment de son réseau social VKontakte, pour inonder la Russie de produits chinois et développer un marché du commerce en ligne encore balbutiant. Son pari sera de développer une affaire rentable dans un pays aussi étendu et aux infrastructures...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤ Le président des Etats-Unis n’a aucune chance de rendre l’Amérique plus grande en s’aliénant la partie la plus dynamique de son économie, affirme Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Donald Trump n’aime pas les GAFA, leurs idées progressistes, leur liberté de ton, leur goût des immigrés et leurs usines en Chine »

Le président des Etats-Unis n’a aucune chance de rendre l’Amérique plus grande en s’aliénant la partie la plus dynamique de son économie, affirme Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h37
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

On n’est jamais si bien trahi que par les siens. Fer de lance de la civilisation numérique, les stars américaines de l’Internet suscitent l’envie du monde entier et la fierté de l’Amérique. A l’exception, toutefois, de son président, Donald Trump. Il n’aime pas ces trublions de la Côte ouest, leurs idées progressistes, leur liberté de ton, leur goût des immigrés et leurs usines en Chine. Il s’était déjà mis à dos Facebook, Google et Twitter, et avait fustigé Amazon. Restait Apple, qui avait ravi le président, en promettant d’investir la somme colossale de 350 milliards de dollars (303 milliards d’euros), sur cinq ans, aux Etats-Unis, en conséquence de la récente réforme fiscale.
Son PDG, Tim Cook, avait pourtant sacrifié l’un de ses week-ends d’août pour rencontrer Donald Trump dans son golf privé de Bedminster (New Jersey). Mais rien n’y a fait. Le « tweetomane » de la Maison Blanche lui a volé dans les plumes, samedi 8 septembre. Répondant au patron, qui s’est plaint, vendredi 7 septembre, de la guerre commerciale entamée contre la Chine, il a écrit sur le réseau : « Il y a une solution facile pour éviter les taxes : fabriquez vos produits aux Etats-Unis au lieu de la Chine. Construisez des nouvelles usines maintenant. Excitant ! »

Répercussions majeures sur l’économie américaine
Le président est totalement insensible au message envoyé sur tous les tons par le milieu américain de la technologie. Pour Tim Cook, l’imposition de taxes douanières aura des répercussions majeures sur l’économie américaine. Dans sa missive, adressée vendredi au représentant du commerce, Robert Lighthizer, Apple assure que cet affrontement commercial conduira à une hausse des tarifs pour le consommateur et à une désorganisation de sa chaîne logistique. Le groupe cite notamment ses montres, ses ordinateurs et ses écouteurs comme premières victimes. Mais, bien sûr, il craint pour son trésor, l’iPhone, qui représente les deux tiers de ses ventes, et pourrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-11"> ¤ Editorial. Le 4 septembre, le groupe de Seattle a franchi le seuil des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Amazon est en train d’acquérir une position dominante qui doit alerter les gouvernements.
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Bourse : Amazon, le roi de la jungle

Editorial. Le 4 septembre, le groupe de Seattle a franchi le seuil des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Amazon est en train d’acquérir une position dominante qui doit alerter les gouvernements.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 11h07
   





                        


Editorial du « Monde ». Pendant des décennies, le classement des plus grosses capitalisations boursières a été monopolisé par les compagnies pétrolières. Désormais, la ressource la plus valorisée par les investisseurs n’est plus le pétrole, mais les masses de données que les géants du high-tech ont appris à faire fructifier pour leur plus grand profit. En franchissant, le 4 septembre, le seuil des 1 000 milliards de dollars (860 milliards d’euros) de capitalisation, Amazon illustre ce nouvel ordre mondial du business. Cette montée en puissance a de quoi susciter l’admiration, mais aussi l’inquiétude, à propos d’une hégémonie qui paraît sans limite, là où la satisfaction du client a tendance à prendre le pas sur celle du salarié.
La petite librairie en ligne, lancée il y a vingt-trois ans par Jeff Bezos, un jeune diplômé en informatique de Princeton, s’est transformée en véritable empire capable de menacer l’existence des mastodontes de la distribution mondiale, après avoir disloqué le petit commerce. Introduit à Wall Street à 18 dollars en mai 1997, le titre vaut aujourd’hui plus de 2 000 dollars.

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                Amazon rejoint Apple au firmament de la Bourse



Exubérance irrationnelle des marchés, diront certains. Même si la valorisation d’Amazon semble excessive, elle n’en illustre pas moins la puissance qu’a acquise le groupe en provoquant de profondes ruptures dans les secteurs toujours plus nombreux où il intervient. L’efficacité et la qualité de ses services, sa capacité à proposer les prix les plus bas et à se déployer rapidement sur de nouveaux marchés en ont fait un acteur incontournable pour plus de 400 millions de consommateurs. Loin de se contenter d’être un distributeur en ligne, Jeff Bezos a su diversifier ses sources de revenus en se lançant dans la production audiovisuelle, mais surtout dans l’informatique dématérialisée, qui représente aujourd’hui l’essentiel de ses profits.
Avantage concurrentiel
Mais si Amazon vaut si cher aujourd’hui, c’est parce qu’au fil du temps le groupe a su développer ce que les Anglo-Saxons appellent un wide moat, un avantage concurrentiel si puissant qu’il lui permet de distancer durablement ses compétiteurs en imposant ses propres standards.
Cette technique du rouleau compresseur a déjà produit des résultats spectaculaires : Amazon détient près de 50 % du commerce électronique aux Etats-Unis, contre à peine 4 % pour Walmart, le premier distributeur mondial. Désormais, les acteurs traditionnels ne boxent plus dans la même catégorie : la capitalisation de notre « géant » national, Carrefour, ne pèse que 1,2 % de celle d’Amazon.

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Le groupe de Seattle est en train d’acquérir une position dominante, qui doit alerter les gouvernements. Jusqu’à présent, ils ont fait preuve de bienveillance en multipliant les subventions pour favoriser le développement du groupe et les emplois qui vont avec ou en fermant les yeux sur sa capacité à faire de l’optimisation fiscale.
Le vent est enfin en train de tourner. Aux Etats-Unis, Amazon est désormais la cible de Donald Trump, qui accuse le groupe de tuer le petit commerce et d’étrangler ses sous-traitants. En Europe, la société est dans le collimateur de l’Union européenne, qui réclame qu’elle paye des impôts à la hauteur de ses revenus. Ce réveil est nécessaire mais bien tardif, alors qu’on réalise dans le même temps que le passage de la distribution traditionnelle à sa version électronique n’a pas réellement contribué à améliorer le sort des salariés. Les bataillons de caissières et de responsables de rayon chez Walmart n’ont rien à envier aux manutentionnaires des entrepôts d’Amazon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-12"> ¤ Né en 2016, cet éditeur français de logiciels permet aux acteurs du luxe d’optimiser leurs campagnes marketing.
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Au cœur du business des « influenceurs », Launchmetrics lève 50 millions de dollars

Né en 2016, cet éditeur français de logiciels permet aux acteurs du luxe d’optimiser leurs campagnes marketing.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 09h21
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

A l’heure du numérique, il ne suffit plus, pour les créateurs de mode, de convaincre les journalistes de Elle et de Vogue de venir s’asseoir au pied des podiums. Avoir la chanteuse Beyoncé au premier rang, inviter la blogueuse qui compte, ou voir le mannequin Kendall Jenner revêtir l’une de leurs créations sur son compte Instagram (117 millions d’abonnés) est au moins aussi important.
L’éditeur de logiciels Launchmetrics, né de la fusion en janvier 2016 du français Augure et de l’américain Fashion GPS, tire profit de cette nouvelle donne. Son rôle ? Mettre en relation les marques avec les « influenceurs ». Pour se développer, la société a annoncé, mercredi 5 septembre, avoir bouclé une levée de fonds de 50 millions de dollars (43,2 millions d’euros). A cette occasion, Cipio Partners et Famille C (Clarins) font leur entrée au capital, tandis que la BPI et le fonds Seventure Partners remettent la main à la poche.
Launchmetrics s’est spécialisé dans les outils de marketing pour les entreprises de la mode, du luxe et des cosmétiques (MLC). Elle offre à ses clients – Dior, mais aussi de jeunes créateurs – des outils pour orchestrer le lancement de leurs produits et mesurer l’impact de leurs campagnes de communication.

Car leur clientèle est en pleine mutation. « Les “millennials” [les personnes nées entre 1980 et 2000] représentent un pourcentage croissant de leurs clients [43 %], mais une part assez faible des ventes [moins de 25 %]. La question, pour ces marques, c’est de savoir comment répartir leurs budgets marketing entre les jeunes et les acheteurs plus âgés, qui procurent la majorité des revenus », explique Michael Jaïs, le patron de Launchmetrics, qui estime ces dépenses à 250 milliards de dollars par an.
Six modules pour accompagner les entreprises
L’équation est d’autant plus complexe que cette jeune population ne répond pas aux logiques qui prévalaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-13"> ¤ Le groupe de grande distribution a nourri son expansion spectaculaire sur la dette. Aujourd’hui, en dépit de ses bonnes performances, il a perdu la confiance des marchés. Elle sera difficile à retrouver, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Chez Casino, la dette se moque bien des réalités commerciales, elle s’invite comme un fantôme du passé »

Le groupe de grande distribution a nourri son expansion spectaculaire sur la dette. Aujourd’hui, en dépit de ses bonnes performances, il a perdu la confiance des marchés. Elle sera difficile à retrouver, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h09
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

L’histoire de la dette est plus ancienne que celle de l’argent. Elle finance toutes les aventures, mais, parfois, revient hanter les nuits de ceux qui en ont abusé ou qui n’ont pas eu de chance. Elle se transforme alors en servitude. Le groupe Casino, l’une des plus belles entreprises françaises de la grande distribution, est aussi un enfant de la dette. Elle a nourri son expansion spectaculaire, mais, comme Le Marchand de Venise, de Shakespeare, elle vient aujourd’hui réclamer sa livre de chair. Et son messager est un spéculateur américain adepte de l’influence auprès des investisseurs boursiers.
Depuis maintenant près de trois ans, la société Muddy Waters distille les nouvelles alarmantes sur l’endettement du groupe. Vendredi 31 août, un seul petit Tweet de son fondateur, Carson Block, a suffi à semer la panique. Il affirmait qu’une des filiales de la société n’avait toujours pas enregistré ses comptes 2017. Son objectif d’instiller la défiance vis-à-vis de l’entreprise est largement atteint. Depuis le début de l’année, le titre Casino s’est effondré de plus de 45 %.

Cette situation peut sembler injuste au regard de la performance effective du distributeur, qui enregistre une bonne année 2018, notamment sur ses deux places fortes, la France et le Brésil. Ses hypermarchés Géant se portent mieux que la concurrence, ses supermarchés urbains, Monoprix et Franprix, ont remarquablement pris la vague de la consommation responsable et de proximité, dont raffolent ses clients parisiens. Enfin, sa filiale Internet Cdiscount tient tête à Amazon dans le commerce en ligne, ce qui est, en soi, déjà un exploit.
Notation financière dégradée
Mais voilà, parfois la dette se moque bien des réalités commerciales présentes. Elle s’invite comme un fantôme du passé. Elle était autrefois le meilleur allié de Jean-Charles Naouri, quand il a pris le contrôle de la vénérable centenaire de Saint-Etienne (120 ans cette année), au début des années...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-14"> ¤ Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.
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Sony veut renforcer la convergence entre ses contenus et ses produits

Le nouveau PDG, Kenichiro Yoshida, souhaite poursuivre la mue du groupe japonais en un géant du divertissement.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 12h29
    |

            Vincent Fagot








                        



   


C’était son baptême du feu européen. Arrivé à la tête de Sony en avril, Kenichiro Yoshida était attendu à Berlin, pour sa première apparition publique à l’IFA, le grand salon continental de l’électronique, le 30 août. Car succéder à Kazuo Hirai, qui a dirigé le fleuron japonais de l’électronique grand public pendant six années, n’est pas chose facile, surtout quand il s’agit de faire le show devant la presse internationale. Figé au milieu de la scène, lisant son prompteur, le style du nouveau PDG tranche avec son flamboyant prédécesseur.
Pour un temps encore, la comparaison entre les deux hommes s’imposera aux observateurs. D’autant que Kenichiro Yoshida prend les rênes d’un groupe au firmament. En avril, la société a publié les meilleurs résultats financiers de son histoire, avec un bénéfice de 6,7 milliards de dollars (5,7 milliards d’euros) pour l’année fiscale 2017. Un niveau de performance difficile à soutenir.
A eux seuls, le jeu vidéo et les services financiers – que Sony n’opère qu’au Japon – pèsent pour plus de la moitié des profits. Le secteur des semi-conducteurs (tous les composants que Sony fournit notamment à de nombreux fabricants de téléphones portables) affiche, lui, une croissance insolente de 172 % d’une année sur l’autre. Musique, cinéma, électroménager… Les indicateurs sont au vert. Et si la division mobile continue à accuser des pertes, cela ne suffit pas à assombrir le bilan de Kazuo Hirai.
Films, musique, jeux vidéo…
Dans ces conditions comment imprimer sa marque ou seulement penser à impulser une nouvelle stratégie ? « Sony n’a jamais été capable d’enchaîner deux années de résultats historiques », rappelle M. Yoshida. Pas question pour autant de remettre en cause les orientations prises jusque-là, et auxquelles le nouveau patron a longtemps été associé, dans l’ombre de M. Hirai, dont il fut le bras droit de 2015 à 2018 en tant que directeur financier.
Kazuo Hirai, défendait la philosophie dite du kando, qu’on pourrait traduire par « l’émotion par la technologie ». Kenichiro Yoshida veut poursuivre dans cette direction, voire l’étendre. Car, pour lui, Sony peut encore améliorer la convergence entre ses contenus – avec son immense catalogue de films (Sony Pictures), de musique (Sony est en passe d’absorber EMI), et de jeux vidéo – et ses produits (téléviseurs, casques audio, consoles de jeux, etc.) et ainsi passer du rang de groupe d’électronique grand public qui a longtemps été le sien à celui de géant du divertissement.
Dans ce schéma, les revenus de Sony ont vocation à évoluer. « Nous devons dégager davantage de revenus récurrents », plaide ainsi le dirigeant japonais. Un défi dans un secteur de l’électronique, par nature cyclique. Pour cela, Kenichiro Yoshida peut compter sur des services comme PlayStation Network, la plate-forme de Sony, qui compte déjà plus de 80 millions d’utilisateurs actifs mensuels auxquels sont proposés quantité de services payants, comme PlayStation Plus, auquel 34 millions de gamers souscrivent actuellement.
Idem dans la musique : « Auparavant, nous vendions des disques. Aujourd’hui, on fait fructifier notre catalogue de musique et de films auprès de plates-formes comme Spotify, Amazon… », se réjouit-il, même s’il conserve sur ces plates-formes un regard attentif : « Ce sont des partenaires, mais aussi des concurrents. »
Kenichiro Yoshida, un gestionnaire sourcilleux
Avec l’arrivée à la tête de Sony de ce gestionnaire sourcilleux, qui n’avait pas hésité à couper dans les effectifs ou à se débarrasser de branches au nom de la rentabilité (la division informatique Vaio) lorsqu’il était directeur financier, les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de l’activité téléphonie mobile. Celle-ci enchaîne d’année en année les pertes (250 millions de dollars en 2017) et ses ventes devraient encore baisser. Mais il n’en est rien.
Certes, Sony a réduit ses ambitions dans ce domaine – il renonce à la production de masse et vise désormais seulement un segment de haut de gamme –, mais le travail effectué dans la téléphonie est crucial à bien des égards. En particulier pour ce qui est du développement de la 5G, auquel le groupe japonais travaille activement et qui doit permettre d’augmenter très fortement les débits de communication mobile.
Cette technologie est primordiale pour ce qui semble être l’un des principaux paris d’avenir de la société. Sony ne cache pas son vif intérêt pour le développement des véhicules autonomes, qui auront besoin de la technologie 5G pour ajuster en temps réel leurs trajectoires.
S’appuyant sur l’expertise de l’entreprise en matière de capteurs optiques, Kenichiro Yoshida est persuadé qu’il y a là une carte à jouer. « A mon poste, je veux avoir une vision à long terme. C’est pourquoi il nous faut d’ores et déjà nous saisir des nouveaux défis technologiques qui se présentent à nous. » Pas question pour lui de se tourner vers le passé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-15"> ¤ De l’électroménager aux outils de bricolage en passant par les meubles ou les vêtements, tout se loue, ou presque. Pratique, mais pas forcément économique.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Consommation : louer au lieu d’acheter

De l’électroménager aux outils de bricolage en passant par les meubles ou les vêtements, tout se loue, ou presque. Pratique, mais pas forcément économique.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 08h04
    |

                            Frédérique Lehmann








                        



                                


                            

L’instinct de propriété n’aurait-il donc plus la cote ? A l’heure de l’économie collaborative et du recyclage, de plus en plus de Français préfèrent louer plutôt qu’acheter. « L’idée selon laquelle l’usage prime sur la propriété semble désormais bien ancrée dans une très large partie de la population », note Philippe Moati, professeur d’économie à l’université Paris-Diderot et coprésident de L’Observatoire société et consommation (L’ObSoCo).
D’abord dans le secteur de l’automobile, où la location avec option d’achat (LOA) remporte un succès croissant : 73 % des voitures neuves en France sont financées ainsi, contre 42 % il y a cinq ans, selon l’Association française des sociétés financières.
L’acheteur n’est pas immédiatement propriétaire du véhicule, il en est simplement locataire pendant 12 à 72 mois, durée pendant laquelle il paie un loyer chaque mois à une société de financement. L’entretien courant est soit inclus dans le contrat de LOA, soit proposé en option (pour environ 20 euros par mois). A la fin de la période, l’automobiliste a alors le choix d’acheter le véhicule contre le paiement d’une valeur résiduelle ou de le rendre. Les avantages ? Un budget auto connu d’avance et lissé sur une ou plusieurs années.
Matelas en LOA
Le mécanisme est attrayant, à tel point qu’il existe aussi pour nombre d’objets de notre quotidien. Par exemple, la Maison de la literie propose d’acheter son lit (matelas, sommier et tête de lit) en LOA. Le client paie un loyer mensuel, qui varie selon la literie choisie, pendant six ans. Compter au minimum 15 euros par mois. Libre à lui, à la fin de la période, de l’acheter en payant 5 % de son prix initial.
La Fnac Darty, par son Pass Location, permet, quant à elle, de louer pendant 24 ou 36 mois ordinateurs, tablettes, smartphones, appareils photo reflex, consoles de jeu… Avec, là encore, la possibilité d’acheter, en payant selon les produits (et les marques) concernés de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-16"> ¤ Depuis 2014, il a réussi à insuffler une nouvelle culture, et à faire franchir à l’entreprise la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Satya Nadella réveille Microsoft par l’innovation et le collectif

Depuis 2014, il a réussi à insuffler une nouvelle culture, et à faire franchir à l’entreprise la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires.



LE MONDE
 |    27.08.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
28.08.2018 à 10h30
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                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Au cœur de l’été, le chiffre est presque passé inaperçu, comme un symbole d’une entreprise qui fait désormais moins de vagues, mais qui a aussi laissé ses difficultés loin derrière elle. Au cours de son exercice fiscal 2017-2018, clos le 30 juin, Microsoft a dépassé la barre des 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros) de chiffre d’affaires annuel. Une première en forme de consécration pour Satya Nadella, le directeur général, nommé en février 2014 pour revigorer le vieillissant concepteur de Windows.
A l’époque, Microsoft est à la croisée des chemins. Certes la société de Redmond, dans la banlieue de Seattle (Washington), demeure encore une formidable machine à profits. Mais ses positions sont menacées par l’essor des smartphones, une révolution qu’elle a complètement ratée et après laquelle elle ne cesse alors de courir. En août 2013, Steve Ballmer, le patron qui avait pris la suite du fondateur Bill Gates en 2000, est ainsi poussé vers la sortie par le conseil d’administration.
M. Nadella est nommé à son poste six mois plus tard. Certains y voient un choix par défaut : un mois plus tôt, Alan Mulally, annoncé comme favori, avait annoncé qu’il préférait rester au volant du constructeur automobile Ford (il a pris sa retraite en 2014). Peu connu du grand public, le nouvel homme fort de Microsoft est un pur produit de la maison, embauché en 1992 comme ingénieur informatique. S’il dirige alors la division spécialisée dans le cloud computing, l’informatique dématérialisée, il n’a aucune expérience à la tête d’une entreprise.

M. Nadella est né en 1967 à Hyderabad, la quatrième ville indienne. Adolescent, il se passionne autant pour l’informatique que pour le cricket. A 31 ans, il rejoint les Etats-Unis pour poursuivre ses études dans le Wisconsin. Une fois diplômé, il passe deux ans chez l’éditeur de logiciels Sun Microsystems, avant de rejoindre Microsoft. Un événement change sa vie : la maladie de son fils, Zain, atteint à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-17"> ¤ Le numéro un mondial des jeux vidéos a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis une dizaine d’années, alors que le régulateur chinois des jeux vidéos n’a plus délivré de licences depuis des mois.
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La censure chinoise pèse sur les performances boursières de Tencent

Le numéro un mondial des jeux vidéos a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis une dizaine d’années, alors que le régulateur chinois des jeux vidéos n’a plus délivré de licences depuis des mois.



LE MONDE
 |    15.08.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
15.08.2018 à 15h50
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            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Tencent a annoncé des profits en baisse pour la première fois depuis treize ans, mercredi soir à Hong Kong, après la fermeture des marchés. Le géant chinois des médias et des jeux vidéo a dégagé 17,9 milliards de yuans (2,28 milliards d’euros) de profits entre avril et juin, soit une baisse de 2 % par rapport au trimestre précédent. Un résultat très décevant, en dessous de la plupart des estimations, qui montre l’exposition de l’entreprise au risque régulatoire en Chine.
C’est la section jeu vidéo de Tencent, numéro un mondial du secteur, qui a souffert ces derniers mois en Chine. Le régulateur n’a en effet plus délivré une seule licence depuis fin mars, alors que les revenus de son jeu phare, « L’Honneur des rois », s’essoufflent.
Le géant chinois du Web, en difficulté depuis le début de l’année, avait encore perdu 4 % en Bourse, mercredi 15 août, quelques heures avant l’annonce de ses résultats trimestriels. Depuis quatre jours, le titre a chuté de 10 %, soit 45 milliards de dollars (39,6 milliards d’euros) de valeur en moins à la Bourse de Hongkong, à la suite de la censure d’un des jeux vidéo les plus populaires de l’année.
Le titre devrait continuer à baisser après ces résultats pires qu’attendus. Naspers, un groupe de médias et d’investissement sud-africain qui détient 31 % des parts de Tencent, a chuté de 10 % en bourse après l’annonce de ces mauvais résultats.
Contexte économique difficile
Lundi, moins d’une semaine après sa sortie en Chine sur sa plate-forme Wegame, le 8 août, Tencent a dû annoncer le retrait de Monster Hunter : World. Le groupe a expliqué dans un communiqué que le régulateur avait reçu « de nombreuses plaintes » au sujet de ce jeu de rôle du studio japonais Capcom, considéré comme violent. Il s’est vendu à 8 millions d’exemplaires depuis cinq mois dans le monde.

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Depuis le début de l’année, le géant chinois des médias, des réseaux sociaux (Wechat et QQ) et des jeux vidéo, a perdu près de 170 milliards de dollars de valeur en Bourse, en grande partie à cause de l’apathie du marché des jeux vidéo en Chine. Tencent peut en vouloir à l’administration d’Etat pour la radio et la télévision : elle n’a plus octroyé une seule licence pour un jeu vidéo depuis le 28 mars. D’après l’agence de presse Bloomberg, ce blocage serait dû à un vaste remaniement dans l’administration chinoise, où le président Xi Jinping place ses pions, dans une vaste entreprise de consolidation du pouvoir.
Au premier trimestre 2018, la section jeu vidéo de Tencent n’a fait état que d’une hausse de 5 % de son chiffre d’affaires, sa pire performance après plus de dix ans de progression à deux chiffres chaque trimestre.
Un contexte difficile
Pour Tencent, numéro un mondial du jeu vidéo, c’est un coup dur dans un contexte déjà difficile. Alors que l’économie chinoise ralentit, les tensions commerciales avec les Etats-Unis pèsent sur l’état d’esprit des investisseurs. Tencent souffre aussi d’un reflux, après une année 2017 exceptionnelle qui avait vu sa capitalisation boursière multipliée par 2,5, pour dépasser 500 milliards de dollars en fin d’année.

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Depuis plus d’un an, la Chine du président Xi Jinping a resserré le contrôle du Web, ciblant nombre de sites et plates-formes pour des contenus « vulgaires » ou pas assez patriotiques. En avril, Tencent avait déjà été averti, avec plusieurs autres entreprises de médias, qui avaient dû suspendre leurs plates-formes de partage de contenu en ligne. Bytedance, une start-up derrière l’agrégateur d’informations Jinri Toutiao, avait été obligée de fermer définitivement une plate-forme de partage de courtes vidéos, Neihan Duanzi, accusée par le régulateur de s’être spécialisée dans les contenus vulgaires. Le patron de Toutiao, Zhang Yiming, avait promis de faire passer ses effectifs destinés à la surveillance des contenus de 6 000 à 10 000 personnes.

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A la fin du mois de juillet, les autorités ont ordonné la fermeture de sept sites de streaming, et suspendu pour un mois huit autres. Le 2 août, une autre plate-forme de streaming, Douyu, soutenue par Tencent, a même annoncé des « cours d’éducation patriotique » pour toutes ses vedettes du live streaming.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-18"> ¤ Des chercheurs hongrois ont créé une intelligence artificielle qui permet à des drones de voler ensemble sans être pilotés.
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-19"> ¤ Pour mettre fin à l’effet « feuilleton à l’eau de rose » de nombreux téléviseurs, les deux spécialistes de l’image ont imaginé ensemble un mode « calibré » visant à mieux respecter les intentions des réalisateurs.
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Les téléviseurs Sony bientôt équipés d’un réglage spécial Netflix

Pour mettre fin à l’effet « feuilleton à l’eau de rose » de nombreux téléviseurs, les deux spécialistes de l’image ont imaginé ensemble un mode « calibré » visant à mieux respecter les intentions des réalisateurs.



LE MONDE
 |    01.08.2018 à 13h21
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                            Nicolas Six








                        


Deux téléviseurs Sony inaugureront prochainement un « mode calibré Netflix » destiné aux programmes du géant de la vidéo à la demande. Lorsqu’on activera cette fonction, les réglages du téléviseur seront automatiquement modifiés pour mieux préserver « la vision et les intentions créatives du réalisateur », assure Sony dans un communiqué publié mardi 31 juillet.
Beaucoup de fabricants ajoutent à leurs téléviseurs une série d’effets visuels destinés à rendre l’image plus percutante. L’amélioration de la fluidité, en particulier, procure souvent un rendu « feuilleton à l’eau de rose » qui donne l’impression de contempler les images d’un Caméscope. Le contraste dynamique ajuste la profondeur des noirs et la luminosité des blancs en temps réel pour rendre les images plus spectaculaires, mais il dénature souvent les atmosphères conçues par les décorateurs et les éclairagistes de fictions.
Ces effets, dont la liste est longue, divisent. Certains utilisateurs apprécient leur impact – c’est le cas de certains amateurs de films d’action et de retransmissions sportives. Mais d’autres s’en plaignent, en particulier des amateurs de cinéma à l’esthétique soignée. Parmi les mécontents, peu réussissent à désactiver les effets visuels qu’ils jugent désagréables, car les menus de leur téléviseur sont surchargés, et les fonctions incriminées portent des noms barbares.
« Un menu simple »
Les abonnés Netflix pourront donc revenir à une image fidèle en activant une seule fonction « dans un menu simple », comme le promet Scott Mirer, vice-président de l’entreprise, dans un communiqué publié sur le site de Netflix. Sony et Netflix ne précisent pas si l’utilisateur gardera toutefois le contrôle sur certains réglages comme le contraste ou la luminosité. Il est possible qu’il en soit privé, car l’objectif du mode calibré Netflix est de régler la télévision comme un écran de contrôle professionnel.
Cette fonctionnalité pourrait-elle voir le jour avec d’autres marques ? Netflix travaille en étroite collaboration avec beaucoup d’autres fabricants de téléviseurs, mais comme l’explique Scott Mirer, cette fonction « a été développée par des experts Sony en collaboration avec des scientifiques de Netflix, elle est disponible en exclusivité sur les télévisions Sony [AF 9 et ZF9] », attendus pour la fin d’année à des prix inconnus pour le moment. Il est donc loin d’être certain que cette fonction apparaisse sur les téléviseurs d’autres marques dans un futur proche.
Faute de pouvoir accéder à ce mode calibré, les cinéphiles pourront se rabattre sur un réglage tout aussi simple, mais qui ne fera qu’atténuer les effets visuels gênants : ils passeront leur télévision en mode cinéma.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-20"> ¤ La plate-forme américaine de voitures avec chauffeur abandonne ce projet lancé il y a deux ans. Uber souhaite se consacrer aux seules voitures autonomes.
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