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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Médias traditionnels et start-up rivalisent de créativité dans le domaine du son mais les revenus publicitaires ne dépassent pas pour l’instant les centaines de milliers d’euros.
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Le podcast cherche ses marques

Médias traditionnels et start-up rivalisent de créativité dans le domaine du son mais les revenus publicitaires ne dépassent pas pour l’instant les centaines de milliers d’euros.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 12h29
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

En France, le podcast cherche encore son modèle économique, mais il a déjà son festival. Du 19 au 21 octobre, professionnels et amateurs se retrouveront à la Gaîté-Lyrique pour le « Paris podcast festival ». Il y sera question de contenus et de monétisation. Pas d’inquiétude côté créativité : les projets foisonnent, qu’ils viennent des radios traditionnelles – Radio France dominant largement – ou des nouveaux acteurs, comme Binge Audio, Louie Media ou Nouvelles Ecoutes. On est loin désormais du podcast cantonné à la rediffusion de programmes linéaires. Côté finances, les revenus publicitaires ne dépassent guère pour l’instant les centaines de milliers d’euros, mais producteurs, diffuseurs et publicitaires sont inspirés par le modèle des Etats-Unis, où en 2017 le marché s’est élevé à 314 millions de dollars (environ 271 millions d’euros).
Espérant rencontrer le même succès que le New York Times avec son podcast d’actualité lancé en janvier 2017, intitulé « The Daily », certains médias « historiques » se lancent dans l’aventure du son. Des discussions sont en cours entre le groupe Les Echos-Le Parisien, filiale de LVMH, et Binge Audio, la plate-forme de podcasts fondée en 2015 par Joël Ronez, ex-directeur des nouveaux médias à Radio France. Cette négociation pourrait aboutir à une prise de participation minoritaire du premier dans le second, avec l’objectif pour le groupe de presse de se doter d’une compétence qu’elle ne maîtrise pas dans un marché d’avenir, alors que le secteur de la presse écrite doit trouver des ressources supplémentaires.
Pour l’heure, aucune des deux parties ne souhaite communiquer sur le dossier. Binge Audio réalise déjà le journal quotidien du Parisien diffusé sur l’enceinte connectée d’Amazon, Alexa. « L’avenir appartient à ceux qui vont tout tenter », juge Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien.

Binge Audio, jeune plate-forme, qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.
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Nucléaire : une « fake news » crée un mouvement de panique en Wallonie

L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 06h42
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le parquet de Liège, en Belgique, a ouvert, samedi 29 septembre, une enquête après la diffusion d’une fausse information sur une explosion nucléaire qui a déclenché la panique chez certains habitants de la Wallonie.
« Alerte : explosion atomique à Tihange », avait titré, dans la nuit de vendredi à samedi, l’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info. Du moins pouvait-on le croire. Sa page d’ouverture avait, en réalité, été imitée et détournée, avec une copie quasiment parfaite de son logo et de son habillage.
Jouer sur les peurs
La rumeur a rapidement enflé. Les services de secours et la police ont reçu de nombreux appels et des habitants pris de panique ont quitté à la hâte leur domicile, malgré un démenti rapide de RTL Info, diffusé à la demande du centre de crise du ministère de l’intérieur.
La police judiciaire fédérale et des experts de la Computer Crime Unit, spécialisée dans l’analyse des systèmes informatiques, tentent de déterminer l’adresse IP du pirate. Celui-ci risque une peine de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une lourde amende, pouvant atteindre 800 000 euros. RTL Info a porté plainte pour usurpation de son image.
L’auteur de la fake news voulait visiblement jouer sur les peurs alors que deux des trois réacteurs de la centrale de Tihange, exploitée par Electrabel, une filiale du groupe français Engie, sont actuellement à l’arrêt en raison de problèmes techniques. Des anomalies dans le béton des cuves font actuellement l’objet d’une enquête. Le troisième réacteur doit, lui, subir un entretien approfondi prochainement.
Sortie du nucléaire prévue en 2025
Selon des manifestants antinucléaires venus de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne qui défilaient samedi dans la région de Tihange, un éventuel incident dans cette centrale entraînerait l’évacuation de cinq millions d’habitants et aurait des répercussions dans un rayon de 250 kilomètres.
La Belgique, dont le parc est très vieillissant, doit, en principe, sortir du nucléaire en 2025 – la première décision date de 2003 – mais n’est visiblement pas prête pour cette échéance. En novembre, six des sept réacteurs du royaume seront à l’arrêt, ce qui laisse entrevoir un risque réel de pénurie et de black-out.

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                La Belgique de plus en plus proche du « black-out »



Electrabel a annoncé récemment le report de plusieurs mois du redémarrage des réacteurs Tihange 2 et 3, initialement prévu pour cet automne. La ministre de l’énergie, Marie-Christine Marghem, accuse l’exploitant de mauvaise gestion. Elle espère pouvoir acheter l’électricité manquante en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui pose des problèmes techniques non résolus à ce stade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Gérard Noiriel : « Eric Zemmour tente de discréditer tous les historiens de métier »

Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 08h21
    |

                            Gérard Noiriel (Historien, spécialiste de l'immigration en France)








                        



                                


                            

Tribune. Dans un article publié par Le Figaro le 14 novembre 2013, Eric Zemmour écrivait : « L’Histoire – arrachée de gré ou de force aux historiens professionnels – est en train de (re)devenir l’arme politique qu’elle fut à la veille de la Révolution, et plus encore au XIXe siècle, lorsque les grands historiens comme Michelet préparèrent les esprits à l’avènement de la République. »
Son dernier ouvrage, Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,50 euros), peut être lu comme une mise en œuvre de cette volonté de discréditer toute une profession. Selon lui, les historiens de métier « ont titres et postes. Amis et soutiens. Selon la logique mafieuse, ils ont intégré les lieux de pouvoir et tiennent les manettes de l’Etat. Ils appliquent à la lettre le précepte de George Orwell dans 1984 : “Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé.” » 
Il ajoute que, depuis quarante ans, les historiens professionnels ont utilisé cette fantastique puissance pour opérer « un travail de déconstruction » qui « n’a laissé que des ruines ». Ils ont détruit la France, interdisant même qu’on en écrive l’histoire. Ils portent ainsi une lourde responsabilité dans les nouvelles guerres civiles qui s’annoncent.

N’hésitant devant aucun sacrifice, Eric Zemmour a décidé de se dresser courageusement contre ce nouveau pouvoir. Il fait don de son intelligence à la nation pour offrir, enfin, aux citoyens cette histoire de France que les professionnels s’évertuent à masquer. La leçon civique est limpide : notre drame, à nous Français qui avons inventé la chimère des droits de l’homme, c’est que nous sommes trop généreux, trop naïfs, et c’est ce qui nous perdra. La thèse centrale de son livre, c’est qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Etant donné que « l’histoire de France repasse toujours les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Certains titres ont vu leurs interactions chuter de 30 % sur le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg, selon une étude de l’Institut Reuters d’Oxford.
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Comment les médias ont été affectés par le nouvel algorithme de Facebook

Certains titres ont vu leurs interactions chuter de 30 % sur le réseau social dirigé par Mark Zuckerberg, selon une étude de l’Institut Reuters d’Oxford.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h44
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


« Nous allons réaliser un changement majeur sur la façon dont nous construisons Facebook. » Il a suffi de cette phrase, publiée le 19 janvier par Mark Zuckerberg sur sa page Facebook, pour déclencher un vent de panique parmi les médias. Dans son message, le fondateur de la firme de Palo Alto (Californie) annonce alors que le fil d’actualité de Facebook – la page d’accueil où défilent les contenus proposés aux utilisateurs – fera désormais apparaître en priorité les publications des « amis », plutôt que celles des entreprises et des sites d’actualité.
Selon M. Zuckerberg, ce changement d’algorithme est devenu urgent. Les contenus des marques et des éditeurs de presse ont proliféré sur le réseau social ces dernières années, si bien que « le fil d’actualité s’est détourné de ce que Facebook fait de plus important : aider à nous connecter les uns les autres », regrette-t-il à l’époque.

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                Facebook donne la priorité aux proches sur le fil d’actualité



Autant dire que le coup est rude pour les médias. Frappés par la chute des ventes de journaux et de magazines en kiosque, ils avaient trouvé dans les deux milliards d’utilisateurs de Facebook un vivier de lecteurs potentiels – l’objectif étant de les attirer sur leur site, et de monétiser cette audience grâce à la publicité ou aux abonnements. Une stratégie motivée par les nouvelles habitudes des lecteurs : d’après un rapport de l’Institut Reuters d’Oxford paru en juin, 41 % des Français s’informent par le biais de Facebook.
« Loin des scénarios apocalyptiques anticipés par certains »
Près de neuf mois après cette redistribution des cartes, l’affolement des éditeurs de presse était-il justifié ? Les conclusions d’une étude de l’Institut Reuters publiée jeudi 27 septembre vont plutôt dans ce sens. Les chercheurs de l’Université d’Oxford se sont penchés sur le trafic des pages Facebook de douze médias dans six pays européens (France, Finlande, Allemagne, Italie, Pologne et Royaume Uni).

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                La bonne résolution de Mark Zuckerberg ? « Régler les problèmes » de Facebook



Sur ce panel de médias, « l’audience générée par le réseau social a baissé de 9 % en moyenne au cours des trois mois ayant suivi le changement d’algorithme », relèvent les auteurs du rapport, tout en tempérant : « La plupart du temps, l’impact est toutefois loin des scénarios apocalyptiques anticipés par certains commentateurs. »
Reste que ces médias ne sont pas tous logés à la même enseigne. La page Facebook du Monde a vu son trafic chuter de 30 % (le nombre de visites sur le site issues du réseau social n’a baissé, lui, que de 4 %), tandis que celle du plus grand quotidien finlandais, Helsingin Sanomat, n’a baissé que de 11 %. De façon plus surprenante, les contenus du site d’actualité italien TGCOM24 et du Times britannique ont respectivement gagné 10 % et 14 % d’interactions sur Facebook. Le résultat, selon l’étude, de leur activité accrue sur le réseau social, et moins du nouveau fil d’actualité.
Des changements imprévisibles
Les chercheurs de l’Institut Reuters peinent encore à expliquer ces disparités. Car si les répercussions de ces changements d’algorithme sont bien visibles, leur logique reste opaque, et leur survenue, imprévisible. « Le problème avec Facebook, c’est que vous ne savez pas ce qui dépend de l’algorithme et ce qui tient de vos choix éditoriaux », a ainsi expliqué le rédacteur en chef du Helsingin Sanomat aux auteurs de l’étude.

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                Facebook, une plate-forme qui reste imprévisible pour les médias



Pour réduire leur dépendance au plus grand réseau social, la plupart des médias interrogés par l’Institut Reuters ont investi d’autres plates-formes, à l’image d’Instagram, Twitter ou Snapchat, mais Facebook reste de loin le premier pourvoyeur de lecteurs. Dans ces conditions, les négociations à venir entre les éditeurs de presse et les géants du numérique s’annoncent délicates. Au lendemain de l’adoption, par le Parlement européen, de la réforme du droit d’auteur, le 12 septembre, ils devront se mettre d’accord sur la façon dont ces plates-formes rémunéreront les sites d’information pour leurs contenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ En mai 1958, Hubert Beuve-Méry, à la tête du quotidien, soutient le retour aux affaires du général de Gaulle.
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« Le Monde » et la Ve République

En mai 1958, Hubert Beuve-Méry, à la tête du quotidien, soutient le retour aux affaires du général de Gaulle.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 11h15
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

L’épitaphe, cinglante, est à la « une » du Monde, le 29 mai 1958 : « Incapable de vivre décemment, la IVe République n’aura pas su mourir en beauté. » Signé Sirius. Ce jour-là, après avoir fustigé les mensonges et les équivoques d’un régime qui agonise, Hubert Beuve-Méry saute le pas. Le 15 mai, déjà, au lendemain de l’insurrection à Alger des ultras de l’Algérie française, il a évoqué, comme un recours possible, le retour aux affaires du général de Gaulle. C’était alors une option.
Le 29 mai, c’est devenu une nécessité face à la « sédition » de l’armée, au risque de « coup d’Etat militaire », voire de guerre civile. En quelques lignes, le directeur du Monde tranche donc : « Aujour­d’hui, dans l’immédiat, quelque réserve que l’on puisse faire pour le présent, et plus encore pour l’avenir, le général de Gaulle apparaît comme le moindre mal, la moins mauvaise chance. »
Soutien à reculons
Cela ressemble à un soutien à reculons. En réalité, le choix de Beuve-Méry est déterminé – et il sera déterminant pour bon nombre de parlementaires déboussolés. Mais celui qui est devenu, depuis 1944, le tout-puissant patron du quotidien doit tenir compte, pour la première fois, de l’émoi qui bruisse dans les couloirs de la rue des Italiens. Quatre jour­nalistes du service politique (Raymond Barillon, Georges Mamy, Alain Guichard et Claude Ezratty, qui démissionnera peu après et signera bientôt Claude Estier) lui écrivent même pour lui dire qu’ils « ne sauraient être engagés » par des positions qui leur paraissent « s’éloigner beaucoup [de celles] que l’on pouvait attendre du Monde en de telles circonstances ».
A l’extérieur, certains s’indignent, com­me Claude Bourdet. Résistant, déporté, compagnon de la Libération et fondateur de L’Observateur, il adresse à Beuve-Méry une lettre virulente lui reprochant de céder, lui aussi, au « chantage odieux »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le leader de la vidéo à la demande par abonnement donne quelques gages, en annonçant aussi sept nouvelles séries et films en France.
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Netflix ouvre un bureau à Paris, un geste symbolique

Le leader de la vidéo à la demande par abonnement donne quelques gages, en annonçant aussi sept nouvelles séries et films en France.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 06h39
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


Netflix aura un bureau en France d’une vingtaine de personnes à partir de 2019, a annoncé Reed Hastings, son PDG, jeudi 27 septembre. Avec cette présence, l’entreprise américaine cherche à donner des gages à un marché à l’importance croissante : on ne pourra plus dire que le leader de la vidéo en ligne par abonnement dans le monde – et en France – n’a pas un seul employé dans l’Hexagone. « En tant qu’entreprise, nous essayons de grandir et de devenir de meilleurs citoyens européens et français », a assuré le fondateur de la plate-forme née en Californie. Avec ce signe de bonne volonté, Netflix montre ses ambitions en France, où le service fête son troisième anniversaire, bien que, sur le fond, ses concessions soient limitées.
L’installation du bureau français est symbolique : tout le secteur se rappelle que Netflix, lors de son arrivée fin 2015, avait déjà ouvert une toute petite antenne, constituée de deux ou trois employés chargés du marketing et des relations presse. Mais ce bureau avait rapidement été fermé et tous les salariés français rassemblés au siège européen à Amsterdam : ce retrait, symbolique du refus d’intégrer le système de réglementation audiovisuelle français, n’avait fait que renforcer l’hostilité du milieu audiovisuel et politique hexagonal.
Sept nouvelles œuvres, films et séries
Le nouveau bureau parisien sera le quatrième site de Netflix en Europe : après le siège d’Amsterdam (200 personnes environ), le bureau de Londres (60 personnes environ) et le site de production, avec studios, récemment installé en Espagne après le succès de la série Casa de Papel. Comme à Londres, l’équipe parisienne accueillera des profils marketing et presse, mais aussi des responsables de production. Certains seront rapatriés d’Amsterdam, d’autres recrutés.
Les employés seront notamment chargés de superviser les sept nouvelles œuvres, séries et films. Parmi elles, Banlieusards, un film écrit par le rappeur Kery James, ou une série adaptée du livre Vampires, de Thierry Jonquet. Celles-ci s’ajoutent aux trois films et quatre séries déjà en cours de production, dont Arsène Lupin, avec Omar Sy, The Eddy, de Damien Chazelle, le réalisateur de La La Land ou Osmosis, une série sur une start-up qui propose de trouver l’âme sœur grâce à un implant cérébral.
« Je sais que vous voulez me mener la vie dure avec Marseille, a plaisanté Reed Hastings, en référence à l’échec relatif de la première série produite par Netflix en France et où jouait notamment Gérard Depardieu. Mais Netflix investit et veut être, en France, un endroit où les créateurs savent qu’ils peuvent produire des œuvres originales. »
Objectif de plus de 50 % de foyers abonnés
La réalité de la contribution économique volontaire de Netflix à la création française est pour l’heure limitée, par rapport à celle des plus grandes chaînes. Le service produit environ sept œuvres par an, soit « plusieurs dizaines de millions d’euros », selon Reed Hastings. Mais il vise à terme un rythme de dix à douze films et séries annuels. Et produit plus d’audiovisuel local qu’Amazon ou Disney, qui ambitionne de lancer sa plate-forme concurrente de Netflix.
Les messages avenants de M. Hastings reflètent aussi le succès du service en France, un marché qui « croît très bien » pour Netflix, fort de 70 millions d’abonnés hors des Etats-Unis, soit désormais plus de 50 % du total. S’il ne divulgue jamais de chiffres par pays, le dirigeant américain assure que l’estimation de 3,5 millions d’abonnés français est « plutôt juste ». Leader incontesté de la vidéo à la demande par abonnement, Netflix espère atteindre en France plus de 50 % de foyers abonnés, comme aux Etats-Unis, « et même au-delà ».
Netflix lâche aussi du lest en réponse à diverses pressions politiques. « Nous cherchons à éviter les problèmes rencontrés par certaines autres entreprises à forte croissance », a reconnu M. Hastings, dans une allusion à peine voilée aux initiatives de l’Union et des Etats européens pour réguler Google, Facebook, Amazon et les grandes plates-formes Internet. « Nous, nous investissons en contenu, pas en technologie », a-t-il précisé.
Signe des temps : en plus de la taxe sur la valeur ajoutée, Netflix a commencé à payer « la semaine dernière » une taxe de 2 % de son chiffre d’affaires négociée avec le Centre national du cinéma (CNC). Et le service fera les « efforts » nécessaires pour atteindre bientôt 30 % d’œuvres européennes dans son catalogue, comme va l’y obliger la directive sur les services audiovisuels, en cours de révision.
Mais sur certains points plus structurants, Netflix ne semble pas pressé de prendre les devants pour évoluer : malgré des contacts avec le Festival de Cannes, il ne souhaite toujours pas faire sortir ses films en salles en France, « car cela ferait attendre nos abonnés trente-six mois pour les voir, en vertu de la réglementation actuelle ». Quant aux fortes obligations de financement de la création locale que les pays membres de l’Union européenne pourraient imposer aux plates-formes grâce à la nouvelle directive, le service américain semble disposé à attendre de voir le résultat de la transposition en droit français, qui devrait prendre un certain temps. D’ici là, il aura encore gagné des abonnés en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
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« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




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En Italie, après deux mois de polémiques, Marcello Foa confirmé à la tête de la RAI

Le journaliste eurosceptique et homophobe va diriger le groupe d’audiovisuel italien. Un incontestable succès pour la Ligue de Matteo Salvini, qui place un homme proche de ses analyses à un poste décisif.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h40
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La procédure aura été hors norme de bout en bout, semée d’embûches et de polémiques, mais le résultat est là : mercredi 26 septembre, la commission parlementaire dévolue à la tutelle de l’audiovisuel public italien a accepté la nomination du journaliste italo-suisse Marcello Foa, 54 ans, à la présidence de la RAI. Présenté une première fois à ce poste le 1er août dernier, il n’avait pas obtenu la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire pour être intronisé. Cette fois-ci, il totalise 27 voix sur 40, soit exactement le nombre de suffrages requis.
Le climat presque apaisé dans lequel s’est déroulé le vote – tout de même boycotté par les huit parlementaires issus du Parti démocrate, en signe de protestation – ne fera pas oublier la tempête provoquée par l’annonce de son choix par la coalition gouvernementale.

Né en 1963, à Milan, Marcello Foa est entré en 1989 dans la rédaction du quotidien de droite Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, où il a travaillé plus de vingt ans, avant de partir pour la Suisse et d’y prendre la direction du Corriere del Ticino, plus important quotidien italianophone de la Confédération helvétique, en 2011.
Très prorusse, pro-Assad et clairement eurosceptique, le journaliste s’en était violemment pris au président Sergio Mattarella lors de la crise gouvernementale de la fin mai. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, il a plusieurs fois relayé de grossières « fake news » sans jamais les démentir, et a, à plusieurs reprises, déclaré son hostilité au principe de l’obligation de vacciner.
Levée de boucliers des syndicats et de l’opposition
Autant dire que Marcello Foa, qui a assuré qu’il « n’a jamais milité dans un parti, et sera le garant du pluralisme », a des options politiques très claires, et qu’il épouse à la perfection la vision du monde du ministre de l’intérieur et vice-président du conseil, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), partisan,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
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Canal+ devra verser 3,4 millions d’euros à la journaliste Maïtena Biraben pour l’avoir licenciée

La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h41
   





                        


La chaîne de télévision Canal+ a été condamnée jeudi 27 septembre à verser plus de 3,4 millions d’euros à l’ex-animatrice du « Grand Journal » Maïtena Biraben, pour l’avoir licenciée en 2016 sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
La journaliste, qui travaille aujourd’hui à Radio Monte-Carlo (RMC), avait été écartée du « Grand Journal » pour « faute grave » à l’été 2016, à l’issue d’une seule saison, après de fortes chutes d’audience. Ce motif empêchait le versement des très fortes indemnités prévues dans son contrat.
Le conseil de prud’hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine)a finalement accordé à Maïtena Biraben 2 550 000 euros au titre de l’indemnité de rupture, 510 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », le paiement de son préavis à hauteur de 162 500 euros, 138 356 euros d’indemnité de licenciement, le paiement de sa mise à pied, soit 38 456 euros, et des congés payés afférents, a précisé l’avocate de l’animatrice, Claire Fougea.
Arrivée à Canal+ en 2004
Après des débuts à la Radio suisse romande, Maïtena Biraben avait été révélée dans « Les Maternelles » sur la Cinquième, avant de rejoindre Canal+ en 2004 et d’y animer notamment « La Matinale », « Le Supplément », et de succéder à Antoine de Caunes à la présentation du « Grand Journal », à la demande de Vincent Bolloré.
Maïtena Biraben avait été remplacée par Victor Robert en septembre 2016, pour une ultime et courte saison avant l’enterrement en grande pompe du programme, le 3 mars 2017. « Le Grand Journal » a depuis été remplacé par « L’Info du vrai », d’Yves Calvi.

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                « Le Grand Journal », fin d’une époque



Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête du groupe, les tranches en clair de Canal+ ont été fortement réduites, et plusieurs émissions emblématiques, supprimées. Le groupe a également perdu les droits de diffusion du football français au profit d’un concurrent espagnol pour la période 2020-2024.

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                A Canal +, fini de rire…






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.
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Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ?

Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h47
    |

            Anne-Aël Durand








                        


En l’espace de dix jours, trois séquences ont alimenté des polémiques dans les médias et sur les réseaux sociaux : celle d’Eric Zemmour, soutenant face à la chroniqueuse Hapsatou Sy que son prénom est « une insulte à la France », dans un passage coupé de l’émission « Salut les Terriens », sur C8 ; celle de Yann Moix, critiquant dans la même émission le manque de courage des policiers ; celle de Marcel Campion, assimilant les homosexuels à des pervers dans une réunion publique, révélée par Le Journal du dimanche…
Ces clashs savamment orchestrés, même s’ils ne sont pas tous à mettre sur le même plan, font ressurgir un éternel débat entre les défenseurs de « la liberté d’expression que la bien-pensance essaie d’étouffer » et les personnes choquées par la violence de ces propos racistes ou discriminatoires.
Est-il vrai qu’on « ne peut plus rien dire » ? Quelles sont les limites à la liberté d’expression et comment sont-elles prises en compte concrètement par la justice ? Le point avec Me Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris et membre du collectif des Surligneurs.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Les médias face au cas Eric Zemmour



Si vous pensez que vous êtes déjà incollable sur le sujet, vous pouvez directement tester vos connaissances en répondant à notre quiz (cliquez ici).
En démocratie, a-t-on le droit de dire ce qu’on veut ?
Le principe de la démocratie repose sur la liberté des citoyens d’exprimer leurs idées et leurs opinions. Elle a été formulée dans l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui figure dans le préambule de la Constitution :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui »
Cette liberté n’est donc pas absolue : dès le départ, des bornes sont posées en cas d’abus. En effet, comme le proclame l’article 4 de cette même déclaration, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Plusieurs types de limites à la liberté d’expression sont donc fixés par la loi :
le respect de la vie privée et de l’image ;dans certains métiers, le secret professionnel, le secret des affaires, le secret-défense ou le devoir de réserve ;l’incitation à la haine raciale, à la discrimination, au terrorisme, à l’usage de drogue ;l’injure ou la diffamation.
Diffamation, injure, outrage : quelle est la différence ?
Une injure est une parole, un écrit, une expression de la pensée délibérément adressé à une personne ou à un groupe, et qui porte atteinte à son honneur ou à sa dignité. Il peut s’agir d’une insulte grossière ou simplement de propos dénigrants. Par exemple : « Maurice est un voleur. »
La diffamation, contrairement à l’injure, repose sur des faits allégués ou imputés. Par exemple : « Maurice, le patron de l’entreprise Bidule, a volé de l’argent dans la caisse. » Comme le précise la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la diffamation est punissable, même si on donne l’impression de douter ou de mettre de la nuance (« Maurice a-t-il volé de l’argent ? »), ou si la personne n’est pas expressément nommée, mais reconnaissable par le contexte (« le dirigeant de Bidule »). La personne accusée de diffamation peut se défendre en prouvant que les faits divulgués sont vrais ou que les accusations ont été portées de bonne foi (sans intention de nuire).
L’outrage paraît proche de l’injure, mais il s’agit en fait d’un délit différent, qui porte atteinte non pas à une personne mais à sa fonction. Il a vocation à défendre les corps constitués, les représentants de l’Etat ou les dépositaires de l’autorité publique (élus, ministres, policiers, douaniers, magistrats, arbitres sportifs…).
Enfin, contrairement aux trois premiers, les provocations aux crimes et aux délits, comme l’incitation à la haine raciale ou l’apologie du terrorisme, sont des propos tenus publiquement qui visent non pas une personne mais un groupe, et appellent à l’action envers ce dernier. Les associations peuvent alors porter plainte, et le procureur peut saisir lui-même le tribunal.
Quel est le plus important : le contexte ou la teneur des propos ?
Les deux sont pris en compte. Le contexte dans lequel ont été prononcés ou publiés les propos a de l’importance pour caractériser la gravité de l’infraction. On distingue deux cas :
le cadre public : lorsque cela touche un public étranger aux faits, qui n’est ni la victime, ni l’auteur, ni leur cercle proche. C’est le cas des propos prononcés dans les médias (télévision, journal, site Internet), lors d’une réunion publique, en pleine rue ou dans un lieu privé mais fréquenté par des personnes qui ne se connaissent pas (un magasin par exemple) ;le cadre privé : lorsque aucun tiers n’est présent, par SMS ou dans un cercle restreint de personnes appartenant à un même groupe (famille, entreprise…).
Les publications sur les réseaux sociaux peuvent appartenir à l’un ou l’autre des cadres selon les paramètres de confidentialité du compte. Une publication sur un mur Facebook accessible à tous est assimilée à une déclaration publique.
La teneur de l’injure ou de la diffamation compte aussi. La sanction sera plus lourde si les propos sont sexistes, racistes, homophobes ou discriminent les personnes handicapées.
N’importe qui peut-il porter plainte ?
En principe, c’est à la victime, c’est-à-dire la cible des propos, de porter plainte. Même si l’injure est particulièrement choquante, un simple citoyen peut s’en indigner mais il n’est pas fondé à se tourner vers la justice.
S’agissant de diffamation, seule la personne identifiée peut agir. Mais pour les propos injurieux ou discriminatoires à caractère plus large (exemple : « Tous les juifs sont des voleurs »), une plainte peut être déposée par des groupes d’intérêt ou des associations dont les statuts et l’objet social le prévoient. Ainsi, un groupe de lutte contre le racisme n’aura pas de légitimité en cas d’injure homophobe. « Les magistrats sont très sensibles à la recevabilité de la plainte », note Me Daoud.
Quelles sont les sanctions ?
La victime a trois mois pour porter plainte. Le délai est porté à un an si les propos sont discriminatoires (liés à l’appartenance réelle ou supposée à une race, nation, religion, à l’orientation sexuelle ou au handicap), et jusqu’à six ans pour l’outrage.
Lorsque les propos oraux ou écrits sont tenus dans un cadre non public, les sanctions sont régies par le code pénal. L’auteur encourt :
38 euros d’amende en cas d’injure ou de diffamation simples ;1 500 euros, et des peines supplémentaires (stage de citoyenneté, interdiction de port d’arme, travail d’intérêt général…) si elles présentent un caractère raciste ou discriminatoire ;
Dans un cadre public, c’est la loi sur la liberté de la presse qui s’applique. L’auteur encourt :
12 000 euros d’amende pour injure ou diffamation de particuliers ;45 000 euros en cas de diffamation contre les dépositaires de l’autorité publique ;un an de prison et 45 000 euros en cas d’injure ou diffamation à caractère raciste ou discriminatoire.
Pour le délit d’outrage, une autre section du Code pénal s’applique et les sanctions sont plus sévères :
7 500 euros et six mois de prison lorsque la personne est chargée d’une mission de service public ;1 500 euros et un an de prison pour un dépositaire de l’autorité publique.
Dans tous les cas, il s’agit d’un plafond, mais les peines atteignent rarement ce niveau. « Pour des injures publiques à caractère raciste ou antisémite, des peines d’emprisonnement avec sursis sont parfois prononcées, voire des peines fermes aménageables pour des récidivistes, explique Me Daoud. Quant aux diffamations ou injures privées, les avocats essaient le plus souvent de trouver un mode de règlement alternatif. »
Peut-on invoquer l’humour ou le second degré ?
Rien n’est inscrit à ce propos dans la loi, mais les jurisprudences des chambres criminelles ou de la Cour européenne des droits de l’homme, si elle est saisie, accordent davantage de tolérance aux polémistes, humoristes, journalistes ou professions artistiques, pour protéger leur liberté d’expression. Comme le détaille Me Daoud :
« Chaque décision est un cas d’espèce, apprécié en fonction de la personnalité de la personne incriminée, de l’évolution des mœurs ou des circonstances. Par exemple, la tolérance est plus importante dans un meeting politique que dans la rue. C’est compliqué, mais les juristes ont à leur disposition un arsenal de décisions déjà rendues. »
La principale difficulté, selon cet avocat, réside dans la banalisation de la parole raciste, homophobe ou antisémite sur les réseaux sociaux ou sur des sites Internet hébergés à l’étranger. Or, pour porter plainte, il faut identifier le responsable de la publication. Le modérateur ou l’hébergeur d’une plate-forme ne voit sa responsabilité engagée que s’il n’a pas réagi dans un temps raisonnable.
À VOUS DE JOUER – Vérifiez si vous avez bien retenu toutes les informations de cet article en répondant à notre quiz :

var input = [{"description":"","question":"Déclarer que « Maurice est un voleur », c’est : ","choices":["une injure ","une diffamation","un dénigrement"],"bonnereponse":"une injure ","incorrect":"0049006c00200073201900610067006900740020006420190075006e002000700072006f0070006f00730020006400e9006c0069006200e9007200e9002c0020007100750069002000610074007400650069006e0074002000e00020006c20190068006f006e006e0065007500720020006f0075002000e00020006c00610020006400690067006e0069007400e90020006420190075006e006500200070006500720073006f006e006e0065002e00200050006f007500720020007000610072006c00650072002000640065002000640069006600660061006d006100740069006f006e002c00200069006c00200066006100750074002000e90076006f007100750065007200200064006500730020006600610069007400730020003a002000ab0020004d0061007500720069006300650020006100200076006f006c00e90020006d006f006e00200070006f0072007400650066006500750069006c006c0065002000bb002e0020004c00650020006400e9006e0069006700720065006d0065006e0074002000732019006100700070006c0069007100750065002000e000200075006e0020006f0062006a006500740020006f007500200075006e002000700072006f00640075006900740020002800ab00200063006500740074006500200070006f006d006d0065002000650073007400200070006f00750072007200690065002000bb0029002e","correct":"0049006c00200073201900610067006900740020006420190075006e002000700072006f0070006f00730020006400e9006c0069006200e9007200e9002c0020007100750069002000610074007400650069006e0074002000e00020006c20190068006f006e006e0065007500720020006f0075002000e00020006c00610020006400690067006e0069007400e90020006420190075006e006500200070006500720073006f006e006e0065002e00200050006f007500720020007000610072006c00650072002000640065002000640069006600660061006d006100740069006f006e002c00200069006c00200066006100750074002000e90076006f007100750065007200200064006500730020006600610069007400730020003a002000ab0020004d0061007500720069006300650020006100200076006f006c00e90020006d006f006e00200070006f0072007400650066006500750069006c006c0065002000bb002e0020004c00650020006400e9006e0069006700720065006d0065006e0074002000732019006100700070006c0069007100750065002000e000200075006e0020006f0062006a006500740020006f007500200075006e002000700072006f00640075006900740020002800ab00200063006500740074006500200070006f006d006d0065002000650073007400200070006f00750072007200690065002000bb0029002e","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Peut-on être condamné pour avoir injurié quelqu'un par SMS ? 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un chroniqueur affirme que « les policiers chient dans leur froc », qui peut porter plainte ?","choices":["un syndicat de policiers","n’importe quel policier","les deux","n’importe quel citoyen"],"bonnereponse":"les 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Alain Duhamel, inépuisable marathonien de la politique

Le célèbre intervieweur publie « Journal d’un observateur », une formidable galerie de portraits de la Ve République.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 11h28
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Livre. Alain Duhamel ne se déteste pas. Il est vrai qu’il ne manque pas de bonnes raisons pour cela. Depuis plus d’un demi-siècle, son œil aimablement impitoyable, sa plume aussi affûtée que colorée, son jugement toujours en quête de sens sont sans équivalent parmi les commentateurs de la vie politique française. D’autres auront été plus urticants, croustillants ou intuitifs. Lui a tracé sa route avec son inusable style Sciences Po certes, mais aussi avec une inépuisable et communicative passion, que le temps n’a jamais entamée, pour notre histoire contemporaine.
Il en fait une nouvelle démonstration avec le Journal d’un observateur qu’il vient de publier. Mais une fois n’est pas coutume chez qui se flatte à juste titre de n’avoir jamais « grillé un off » ni divulgué des échanges destinés à rester confidentiels, il puise dans ses notes et ses souvenirs quantité de scènes qui débordent le cadre corseté de l’analyse. C’est le privilège de l’âge – ces 78 ans affichés qui l’invitent, comme il l’annonce, à « dételer » prochainement. C’est aussi le charme et l’intérêt de ces Mémoires qui ne disent pas leur nom.
Au fil des pages, l’on picorera, par exemple, le récit savoureux de ces déjeuners chez Lasserre, au début des années 1970, entre Edmond Michelet, ministre de la culture de Pompidou, et André Malraux, son illustre prédécesseur : « Malraux soliloquait et tonitruait. Edmond Michelet l’écoutait avec une admiration pétrifiée. Je buvais [ses] paroles, sans forcément en comprendre la signification, car il abusait à la fois des symboles hermétiques et du prestigieux bordeaux qu’il commandait impérieusement en abandonnant l’addition à Michelet. » 
Le coup de sang de Philippe Séguin
Vingt ans plus tard, lors de ses innombrables conversations avec François Mitterrand, le président de la République s’exaspère des prudences de son premier ministre. « Un jour, il dresse devant moi un...




                        

                        


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Jean-Pierre Pernaut quitte momentanément l’écran de TF1 pour soigner un cancer

Agé de 68 ans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 a subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h57
   





                        



   


Jean-Pierre Pernaut, l’emblématique présentateur du journal de 13 heures de TF1, est remplacé temporairement à la présentation du journal de la mi-journée, a annoncé le présentateur, âgé de 68 ans, mardi 25 septembre sur Twitter.
« Je dois m’absenter quelque temps de la présentation du JT de 13 heures. J’ai en effet subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate. Tout va bien », a déclaré M. Pernaut.
Jean-Pierre Pernaut, qui a fêté ses trente ans d’antenne en février, est remplacé depuis lundi par Jacques Legros.
Sa femme, Nathalie Marquay-Pernaut, a également annoncé la nouvelle sur Instagram. « Il m’a toujours soutenue dans mon combat pour ne pas considérer le mot “cancer” comme un tabou et souhaite montrer l’exemple en étant honnête sur sa situation », a écrit l’ex-Miss France engagée dans la lutte contre le cancer après avoir elle-même vaincu une leucémie. « A mon tour de le soutenir dans ce combat, ensemble nous sommes plus forts. Son leitmotiv ? Retrouver au plus vite le plateau du JT de TF1 », a ajouté Nathalie Marquay.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.
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Comcast s’offre le leader européen de la TV à péage

Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h12
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Une fois n’est pas coutume, Rupert Murdoch n’a pas remporté la mise. A 87 ans, le vieux baron des médias australo-américain s’est fait doubler samedi 22 septembre. L’américain Comcast, propriétaire de NBCUniversal, l’a battu dans sa bataille pour prendre le contrôle de Sky, la première télévision à péage d’Europe, l’achetant pour 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Le groupe américain des télécoms, qui est actuellement presque intégralement tourné vers les Etats-Unis, prend ainsi possession d’une pépite. Créé en 1989, Sky domine la télévision à péage au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, avec 23 millions de clients. Lancé à ses débuts sur une offre basée sur le football et les films, comme Canal+ en France, le groupe a su ne pas se faire prendre à contre-pied par la révolution d’Internet. « En plus de ses programmes, il a créé une entreprise de télécoms, là où d’autres télévisions à péage ont été dépassées », note Alice Enders, d’Enders Analysis, une société de consultants. Aujourd’hui, outre sa traditionnelle télévision par satellite, Sky propose de l’Internet haut débit, du téléphone fixe et portable. Quant à ses contenus, ils peuvent désormais se regarder sur de multiples écrans, y compris les smartphones. Le groupe demeure très rentable, n’ayant pour l’instant guère souffert de la concurrence des Netflix et autres géants du Web : en 2017, il a dégagé un bénéfice net d’un milliard de livres.
Pour Comcast, cette acquisition est stratégique. Le groupe américain est avant tout une entreprise de télécoms, vendant aux Etats-Unis des connections Internet et de la téléphonie sous la marque Xfinity. Il est moins présent sur les contenus, même s’il possède désormais les studios de cinéma Universal (dont les parcs d’attraction) et les chaînes de télévision NBC, NBC News, CNBC… Ses 29 millions de clients se trouvent à 91 % aux Etats-Unis. Sky et Comcast sont donc très complémentaires.
Comme une série télé
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le syndicat Alternative CFDT a également invité l’écrivain et rélisateur à « faire un reportage avec les policiers » et appelé Gérard Collomb « à engager des poursuites ».
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Un syndicat de police saisit le CSA pour des propos « antiflics » de Yann Moix

Le syndicat Alternative CFDT a également invité l’écrivain et rélisateur à « faire un reportage avec les policiers » et appelé Gérard Collomb « à engager des poursuites ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 00h20
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h55
   





                        


Les policiers « chient dans leur froc ». Yann Moix a suscité la colère du syndicat de police Alternative CFDT, qui a annoncé samedi 22 septembre au soir avoir saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). L’écrivain et réalisateur a tenu ces propos lors de l’émission sur C8 de Thierry Ardisson qui avait invité le journaliste Frédéric Ploquin, venu présenter son livre La peur a changé de camp, et deux policiers venus témoigner.
« Si vous venez dire ici que les policiers ont peur, vous savez bien que la faiblesse attise la haine : dire que vous chiez dans votre froc, alors que vous faites un métier qui devrait prendre cette peur en compte… », a-t-il dit sans terminer son raisonnement. Il a également accusé les policiers de se « victimiser à longueur d’émission de télévision » alors que leurs « cibles préférées sont les pauvres et les milieux défavorisés ».
« Je suis moi-même spectateur du harcèlement que vous pratiquez sur des gens inoffensifs (…) parce que, effectivement, la peur au ventre, vous n’avez pas les couilles d’aller dans des endroits dangereux », a-t-il ajouté.

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                Dans une tribune, l’écrivain Yann Moix s’en prend à la politique migratoire d’Emmanuel Macron



Des propos « à vomir »
Yann Moix « profite de sa célébrité médiatique pour déverser tout son fiel de haine “antiflic” », a dénoncé dans un communiqué le syndicat Alternative CFDT, condamnant des propos « à vomir ». Le syndicat a invité Yann Moix à « faire un reportage avec les policiers dans les quartiers difficiles et s’en prendre “plein la gueule” et on verra bien s’il a “les couilles” de rester sur place ».
Il a également appelé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, « à condamner avec fermeté ces propos ignominieux et à engager des poursuites ». Le syndicat a en outre saisi le CSA.
Au début de l’année Yann Moix, lors d’un reportage sur les migrants de Calais, avait accusé la police de violences « affirmant détenir des preuves vidéos », rappelle aussi le syndicat qui « attend toujours ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.
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Au Danemark, l’audiovisuel public soumis à une sévère cure d’amincissement

Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h28
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Lors d’un entretien au Monde, avant la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Copenhague, fin août, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, interrogé sur les liens unissant son pays à la France, mentionnait le Tour de France : une véritable passion danoise. « Seuls les Néerlandais sont plus nombreux que les Danois à suivre le Tour à la télé », affirmait-il. Ravi, M. Macron a promis, au cours d’une balade à vélo dans les rues de la capitale danoise, que le grand départ aurait lieu à Copenhague « dans les prochaines années ».
Un événement, cependant, qui ne sera pas retransmis sur les chaînes publiques danoises. Le gouvernement de M. Lokke Rasmussen n’a laissé d’autre choix à Maria Rorbye Ronn, la patronne de l’audiovisuel public danois, Danmarks Radio (DR), forcée d’annoncer, mardi 18 septembre, qu’elle ne prolongerait pas le contrat de retransmission du Tour. Même chose pour les matchs de la Ligue des champions de handball. C’est le résultat de la cure d’amincissement historique imposée au groupe.

Selon l’accord sur le financement public des médias, adopté le 28 juin, par le gouvernement libéral-conservateur, avec le soutien des populistes du Parti du peuple danois (DF), DR va devoir réaliser 773 millions de couronnes (104 millions d’euros) d’économies par an, soit au total, sur les prochaines cinq années, l’équivalent de 20 % de son budget annuel. L’opposition avait claqué la porte des négociations, pour protester contre des sacrifices jugés « inacceptables ». En vain.
Le divertissement, domaine le plus touché
Mardi 18 septembre, Maria Rorbye Ronn a donc présenté un premier plan de restructuration, qui devrait permettre d’économiser 420 millions de couronnes par an sur les trois prochaines années. Les coupes sont drastiques. D’ici à 2020, DR ne diffusera plus que trois de ses six chaînes. Deux seront uniquement disponibles en ligne. Trois de ses huit radios vont aussi disparaître. Au total, entre...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/09/2018
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Les médias face au cas Eric Zemmour

La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h57
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Toutes les vingt secondes en moyenne, sur le site Change.org, une nouvelle signature apparaît dans le menu déroulant d’une pétition en ligne. Elle appelle les chaînes françaises à ne plus inviter le journaliste Eric Zemmour. Son titre : « Interdire de médias les personnes portant des messages d’incitation à la haine. » Vingt-quatre heures après son lancement, jeudi 20 septembre, elle avait déjà été signée par plus de 100 000 personnes.
C’est Hapsatou Sy, entrepreneuse et chroniqueuse de l’émission « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson, sur C8, qui l’a lancée à la suite d’un accrochage avec M. Zemmour qui s’était déroulé lors d’un enregistrement, une semaine auparavant. L’essayiste, grand pourfendeur du multiculturalisme et habitué des polémiques, lui a reproché de porter un prénom n’appartenant pas au calendrier chrétien, estimant que sa mère aurait dû l’appeler « Corinne ».

Un vif échange s’en est ensuivi, au cours duquel Eric Zemmour, venu présenter son nouveau livre, Destin français (Albin Michel), a lancé : « C’est votre prénom qui insulte la France. La France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » Des propos coupés au montage par la production après consultation du service juridique et de la direction de la chaîne, mais que Mme Sy, choquée et meurtrie, a diffusés sur son compte Instagram, déclenchant la controverse.
Les esprits se sont calmés au sein de l’équipe des « Terriens » – Hapsatou Sy, qui n’a pas participé au dernier enregistrement, explique avoir reçu le soutien de la chaîne et l’assurance qu’elle continuerait à y travailler –, mais la polémique s’est déplacée sur un autre terrain, celui de la liberté d’expression : faut-il continuer à inviter Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la discrimination raciale (2011) et à la haine religieuse (2018) ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.
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Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 19h07
   





                        



   


L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a démissionné de la chaîne Histoire, qu’il présidait depuis 2007, a indiqué le groupe TF1 vendredi 21 septembre. Les raisons de son départ n’ont pas été précisées. « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces onze dernières années », note le communiqué de TF1. La chaîne Histoire attirait 2,6 millions de téléspectateurs par mois en moyenne au premier semestre 2017 (+ 9 % en un an).
Venu de l’extrême droite, l’ancien patron de Minute s’était fait connaître pour son influence sur Nicolas Sarkozy, qui avait emprunté de nombreux thèmes au Front national durant son mandat et sa campagne perdue contre François Hollande.
Plusieurs mises en examen
L’ancien conseiller de l’ombre était tombé en disgrâce en 2014 après la révélation de ses enregistrements clandestins à l’insu du président de la République. Mais depuis plusieurs mois, c’est à Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, qu’il rend des visites vespérales.

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          « Patrick Buisson, le mauvais génie », l’itinéraire d’une ascension calculée



Il est mis en examen pour recel de favoritisme dans l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société, Publifact, et qu’il revendait à l’Élysée durant le quinquennat Sarkozy (2007-2012).
Patrick Buisson, également mis en examen pour détournement de fonds publics, avait notamment signé une convention en 2007, qui octroyait à Publifact « l’exécution de sondages » à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

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                L’imprimeur de Nicolas Sarkozy






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».
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Le magazine « L’Etudiant » cesse sa parution papier

Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h32
   





                        



   


Le dernier numéro papier du magazine L’Etudiant paraîtra en janvier 2019, selon un communiqué de la Société des journalistes du groupe. « Après plus d’un an d’agonie, la direction donne le coup de grâce avec un projet de PSE – plan de sauvegarde de l’emploi − qui a pour projet la suppression des services de documentation, de secrétariat de rédaction, d’iconographie, de fabrication et d’exécution », explique le communiqué. « L’écosystème équilibré du groupe L’Etudiant voit maintenant le business vampiriser l’éditorial », ajoute-t-il.
Racheté par une entreprise d’organisation de Salons
En juin dernier, les salariés du magazine avaient alerté sur leur situation avec un mouvement de grève, s’inquiétant déjà de la réorganisation menée depuis le rachat du titre par l’entrepreneur Marc Laufer à SFP, en avril 2017. Cinquante et un pour cent du capital du groupe va très prochainement être vendu à Comexposium, une entreprise d’organisation de Salons.
Le groupe L’Etudiant est rentable, avec un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, mais, selon Marc Laufer, 80 % de ses revenus proviennent de l’organisation de Salons.

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                En plein bac, des salariés de « L’Etudiant » font grève






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.
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Test : que vaut vraiment l’offre numérique de RMC Sport pour suivre les coupes d’Europe ?

Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h44
    |

            William Audureau








                        



   


Il était difficile de rater l’événement. En marge de la première journée de phase de poules de Ligue des champions et d’Europa League 2018-2019, la chaîne sportive RMC Sport, qui en a désormais l’exclusivité, faisait ses grands débuts médiatiques cette semaine. Nous avons passé la semaine sur l’offre numérique proposée par SFR – la seule accessible aux abonnés Orange ou Free, qui n’ont plus que cette possibilité pour suivre les compétitions autrefois diffusées sur BeIN Sport, Canal+ et le groupe M6.
L’offre
Pour 19,90 euros par mois (et 9,90 euros pour les abonnés SFR), cette offre donne accès à un bouquet de cinq chaînes (RMC Sport 1, 2, 3, 4 et News) accessibles à n’importe quel moment depuis l’application ou le site RMC Sport, ainsi qu’à 12 canaux supplémentaires actifs lorsque plusieurs rencontres se disputent en même temps, comme en phase de poules de l’Europa League.

   


C’est la première fois en vingt ans qu’un même service propose l’intégralité des rencontres de la compétition européenne reine. Celles-ci étaient jusqu’à présent partagées entre TF1 et Canal+, puis Canal+ et BeIN Sport.
A noter qu’un même compte peut être installé sur cinq périphériques différents, mais au contraire des concurrents, il ne permet pas l’utilisation de plus d’un en simultané. Concrètement, il n’est pas possible de prêter son abonnement pour qu’un ami en profite en même temps que soi.
Compatibilité
Le site est accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté depuis la France en utilisant un navigateur Chrome ou Firefox. Quant à l’application, elle a été déployée sur Apple TV, Samsung TV (2015 ou plus), Android TV, Chromecast, Apple TV 4e génération ou plus, Android 4.4 et plus, iPhone et iPad version 9.3 et plus. En revanche, il n’est pas possible de la trouver sur PlayStation 4 ou Xbox One, contrairement à BeIN Sports et Canal+.
Le contenu
L’offre numérique de RMC Sport donne accès à l’intégralité des rencontres de la Ligue des champions et d’Europa League en direct, ce qui est évidemment son principal intérêt, ainsi qu’à plusieurs de leurs résumés en replay.
On y trouve également plusieurs magazines consacrés au football : analyses d’après-match, quiz, tribunes, etc. En revanche, il n’est pas possible de revoir en entier le match de son choix. Vendredi 21 septembre, hors magazines, seul Manchester City-Olympique lyonnais et le résumé de la soirée du 18 septembre étaient disponibles en replay.
Sa grille de programme couvre également le football et le rugby anglais, la boxe, l’UFC, la gymnastique rythmique et même le sumo.

   


Les fonctionnalités
Rien que de très classique. L’onglet « mode expert » permet d’accéder en pleine rencontre aux statistiques générales (possession, tirs, fautes…), à la feuille de match et aux scores en direct dans les autres stades. Il n’est pas disponible en replay.
Les aficionados de football chercheront en vain des options avancées comme la heatmap des joueurs (la répartition spatiale de leur activité), des statistiques individuelles, la possibilité de revoir les buts à volonté ou le simple nom des buteurs : il n’y en a pas.
RMC Sport est très loin des fonctionnalités avancées de Canal Football App, qui permettait d’accéder à des caméras inédites durant un match, de visionner les ralentis en pleine rencontre, d’accéder aux statistiques de chaque joueur et même de noter le match. L’application se contente du strict minimum, et n’offre de ce point de vue pas grand-chose de plus en matière d’enrichissements multimédia par rapport à un lien de streaming sauvage.
Le flux

   


Il n’a suffi que d’une soirée, la première, cauchemardesque, pour que RMC Sport se taille la réputation d’un service ne fonctionnant pas. Dans les faits, si Pixels a bien constaté une indisponibilité complète du service en début de soirée le 18 septembre, les deux journées suivantes se sont déroulées sans le moindre accroc majeur, à l’exception de quelques microcoupures.
Jeudi 21 septembre, certes sur des affiches moins prestigieuses et donc un afflux moins important de connexions, il était possible de profiter de l’Europa League de manière parfaitement normale. Il en était de même la veille pour Manchester City-Olympique lyonnais, quoique avec une légère latence – tare habituelle des retransmissions en streaming.
L’expérience
Il en faudra plus pour satisfaire les habitués à Canal+ et BeIN Sport. La mise en scène des matchs brille en effet par son économie de moyens et les commentaires par leur manque de relief. Comme son nom le suggère, RMC Sport évoque d’avantage une radio mise en image, avec ses consultants omniprésents (Emmanuel Petit, Jérôme Rothen, Christophe Dugarry…) qui semblent davantage choisis pour leur notoriété et leur franc-parler que pour leur sens de l’analyse.

   


Les commentaires comme les debriefs d’après-match s’en ressentent, si l’on en juge leur pauvreté et leur manque de hauteur. Or ce qui peut convenir pour une radio gratuite passe moins pour un service numérique censément premium.
D’une manière générale, RMC Sport donne l’impression paradoxale d’un service qui s’est offert un sésame de luxe avec la Ligue des champions, mais qui manque de moyens et de savoir-faire pour la mettre en avant. Une impression d’autant plus spectaculaire que ses concurrents excellent dans ce domaine.
Le lancement d’une nouvelle version de l’application dès le 19 septembre, au lendemain d’une première ratée, montre toutefois que SFR entend être réactif. Etant donné l’importante marge de progression de son service, que ce soit sur la forme comme sur le fond, ce souci de mieux faire ne sera pas de trop.
En bref :
Les +
Toutes les coupes d’Europe au même endroit, n’importe oùFacile à envoyer sur un téléviseur avec Chromecast ou Apple TV
Les -
Pas de partage de compteFonctionnalités rachitiquesLa pauvreté des commentaires



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.
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A « Ouest-France », le plan de réorganisation ne passe pas

La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Les quelque 200 journalistes grévistes rassemblés, lundi 17 septembre, devant le siège de Ouest-France à Rennes ont couvert des dizaines de manifestations au cours de leur carrière. Mais pour celle qui les réunissait ce jour-là, ils avaient troqué leurs stylos et carnets pour des pancartes et des mégaphones.
A l’origine de ce mouvement, qui a entraîné mardi des perturbations notamment dans les éditions de Ouest-France dans la Sarthe et la Mayenne, le plan de réorganisation des rédactions annoncé le 13 septembre aux journalistes du groupe par leur direction. Les contenus des quatre titres de SIPA Ouest-France (Ouest-France, Courrier de l’Ouest, Le Maine libre, Presse Océan) seront à l’avenir « mutualisés ». Avec, à la clé, 56 emplois supprimés et cinq rédactions locales fermées.
En clair, dans les trois départements où le groupe compte deux journaux, le quotidien en meilleure santé financière alimentera en contenu son concurrent. Ainsi, à compter de septembre 2019, les journalistes du Maine libre, dans la Sarthe, et du Courrier de l’Ouest, dans le Maine-et-Loire, fourniront une partie des articles des éditions locales de Ouest-France. En Loire-Atlantique, les informations produites par Ouest-France seront reprises par Presse Océan.
Au-delà de la colère, ce projet suscite l’incompréhension des rédactions, qui s’interrogent sur sa pertinence économique. « Les lecteurs n’auront plus aucun intérêt à acheter Ouest-France s’il ne fait que reprendre les articles du journal concurrent. A terme, cela ne fera qu’accélérer la chute des ventes », anticipe Serge Poirot, journaliste à Ouest-France à Rennes et délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ). Un de ses collègues, qui souhaite rester anonyme, se dit lui aussi sceptique : « On comprend qu’il faille trouver des économies. Mais ce n’est pas en abandonnant des bassins de vie comme Angers ou Le Mans que l’on va gagner des lecteurs. »

        Lire aussi :
         

                Appel à la grève à « Ouest-France » à l’annonce d’un projet de réorganisation



Chute des ventes
Cette réorganisation pose aussi la question de l’information proposée aux lecteurs, pointent les journalistes. Rédacteur au Courrier de l’Ouest à Angers, Bruno Jeoffroy dénonce une « atteinte au pluralisme » : « Même si on appartient au même groupe, nos deux journaux se battaient pour le scoop. Demain, cette émulation n’existera plus », déplore-t-il.
Confrontée à un net recul des ventes de Ouest-France (685 000 exemplaires en 2017 contre 767 000 en 2012), la direction du groupe espère ainsi économiser 3,5 millions d’euros par an. Une manne notamment destinée à renforcer sa présence sur Internet. « Notre modèle économique est encore trop tourné vers le papier alors que la diffusion chute. Il faut réussir à attirer des abonnés numériques », explique François-Xavier Lefranc le rédacteur en chef de Ouest-France. Chez les salariés, l’argument peine à convaincre. « Avant de publier un article sur Internet, il faut des journalistes sur le terrain pour l’écrire », souffle un reporter rennais.
Parallèlement à cette mutualisation de contenus, le plan prévoit aussi le renforcement de 27 agences locales, l’ouverture de deux postes à Paris, le développement d’un pôle investigation à Rennes et la création d’une antenne à Bruxelles. « Nous devons être présents à l’échelon européen pour traiter des questions majeures pour nos régions, comme l’agriculture ou la pêche », assure M. Lefranc. Au total, 73 postes seraient supprimés – sans licenciement sec – et 17 créés.
Mercredi 19 septembre, la motion de défiance adoptée par les journalistes à l’encontre de leur direction avait recueilli 359 signatures sur 576 cartes de presse. Neuf mois après le décès de l’ancien patron du quotidien, François-Régis Hutin, le coup est rude pour les rédactions. « Il avait toujours promis que chaque journal du groupe garderait son identité, rappelle un journaliste angevin. Tout son héritage est balayé en à peine un an. »



                            


                        

                        

