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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’opération de sensibilisation, qui débute lundi, est l’occasion d’examiner les avantages et les inconvénients des examens systématiques de santé.
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« Octobre rose » : le dépistage systématique du cancer du sein est-il nécessaire ?

L’opération de sensibilisation, qui débute lundi, est l’occasion d’examiner les avantages et les inconvénients des examens systématiques de santé.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h41
    |

            Anne-Aël Durand








                        



C’est par une illumination de la tour Eiffel, entre autres événements, que la 25e édition de la campagne d’information « Octobre rose » est lancée lundi 1er octobre, pour sensibiliser au cancer du sein. Si l’intérêt de parler d’une maladie qui peut toucher une femme sur huit au cours de sa vie n’est pas remis en cause, la question du dépistage systématique de ce cancer a été soulevée en 2016 à la suite d’un rapport critiquant le système actuel.
Que représente le cancer du sein en France ?
12 000 morts par an
Le cancer du sein est le plus répandu en France. Selon l’Institut du cancer (INCa), 59 000 nouveaux cas sont détectés chaque année, soit 31 % des cancers touchant les femmes. Il s’agit aussi du cancer féminin le plus meurtrier, avec près de 12 000 morts par an.
Dans 80 % des cas, les cancers du sein sont détectés chez des patientes de plus de 50 ans, et on estime qu’une femme sur huit y sera confrontée au cours de sa vie. Heureusement, c’est aussi l’un des cancers qui se guérissent le mieux, avec 87 % de taux de survie à cinq ans, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS).

        Lire aussi :
         

                Quelles sont les chances de survie aux principaux cancers ?



Comment était organisé le dépistage jusqu’à présent ?
En 2004, un dépistage systématique a été organisé pour toutes les femmes de 50 ans à 74 ans, qui ne présentent pas de risque particulier, sous forme d’une mammographie et d’un examen clinique pratiqués gratuitement tous les deux ans. Celles qui ont des antécédents ou un risque accru réalisent l’examen tous les ans.
Mais cette politique de santé publique a montré ses limites : en 2017, une femme sur deux (49,9 %) a répondu au courrier l’invitant à participer au dépistage organisé, ce qui est bien inférieur aux recommandations européennes, qui préconisent 70 % de participation. Cette proportion est en baisse depuis plusieurs années, avec d’importants écarts régionaux. Parallèlement, 10 % des femmes ont préféré un dépistage individualisé, qui aboutit davantage sur des échographies de contrôle.
Combien coûte ce dispositif ?
Difficile d’avoir une idée exacte. Le rapport du comité d’orientation cite deux estimations :
180 millions d’euros en 2008, selon la Haute Autorité de santé : 79 euros par femme participante ; 11 300 euros par cancer déclaré ;et des structures fixes coûtant 35 millions d’euros.300 millions d’euros selon les calculs de l’UFC-Que choisir (soit 130 euros par an et par patiente), en incluant les primes de 245 euros par an accordées aux médecins traitants dont les patientes participent bien au dépistage. L’association de consommateurs précise que si la mammographie est gratuite, les examens qui suivent en cas de doute (échographie, biopsie) restent en partie à la charge de la patiente.
Qu’est-ce qui va changer ?
Le ministère de la santé a annoncé une « modernisation du dépistage » au début de 2018. L’objectif est d’individualiser le suivi en fonction des risques prédictibles, sachant que 5 % seulement des cancers sont héréditaires.
Une consultation de prévention sera proposée pour les femmes de 25 ans, qui sera prise en charge à 100 % par l’Assurance-maladie, afin d’évoquer et d’évaluer les facteurs de risque (tabac, alcool, alimentation, etc.).
A partir de 50 ans, une seconde consultation de dépistage est organisée avec un suivi personnalisé en fonction des facteurs de risques. Les échographies prescrites en complément des mammographies seront désormais remboursées intégralement, comme le souhaitaient les associations de consommateurs.
Quels sont les résultats du dépistage ?
Le dépistage est-il efficace ? Toute la difficulté réside dans cette évaluation. Selon l’agence Santé publique France, le dépistage organisé a permis de détecter 37 000 cas entre 2013 et 2014, la plupart du temps à un stade précoce : dans 77 % des cas, les ganglions n’étaient pas atteints, et dans 37 % la tumeur mesurait moins de 1 centimètre.
Au total, il est extrêmement complexe de savoir combien de morts sont évitées grâce au dépistage. Depuis les années 1960, plusieurs essais cliniques conduits dans le monde ont conclu à une baisse de 15 % à 25 % de la mortalité. Mais des études plus récentes, par exemple celle publiée par le British Medical Journal sur 90 000 femmes au Canada, ne démontre pas de différence significative sans ou avec des mammographies régulières. Aucune étude d’une telle ampleur n’a pu être réalisée en France. 
L’INCa avance le chiffre de 150 à 300 décès évités pour 100 000 femmes dépistées sur sept à dix ans, soit une réduction de mortalité de 15 % à 21 %. Mais ces chiffres aussi sont controversés, et ne tiennent pas compte d’un autre facteur : le risque de surdiagnostic.
Que reproche-t-on au dépistage ?
A priori, on pourrait penser que le dépistage ne peut pas faire de mal — même si la mammographie est assez désagréable — et que plus un cancer est détecté tôt, plus il est facile de le guérir sans traitement lourd. Mais ces remarques de bon sens sont mises à mal par plusieurs risques :
Le surdiagnostic : il s’agit de lésions cancéreuses détectées alors qu’elles n’auraient pas forcément évolué en cancer menaçant la vie de la personne. Ce n’est pas parce qu’un cancer est petit qu’il est récent, ou parce qu’il est volumineux qu’il va évoluer rapidement. Plusieurs études aboutissent à des chiffres de l’ordre de 10 % à 20 % de surdiagnostic.Le surtraitement : chimiothérapie, rayons, voire ablation du sein sont donc parfois réalisés inutilement ; ce qui dégrade considérablement la vie des patientes (angoisse, problèmes professionnels et personnels, etc.).Les cancers d’intervalle : inversement, une femme peut se sentir protégée après un examen normal et pourtant développer une tumeur très rapidement dès les mois suivants. Le dépistage n’est en aucun cas une assurance de ne pas déclarer un cancer futur.Les cancers radio-induits : les mammographies exposent à des doses très faibles de rayons, qui peuvent dans certains cas augmenter la probabilité de futur cancer. Mais c’est surtout vrai pour les femmes jeunes ou présentant déjà des mutations ou des facteurs de risque. En théorie, ce n’est pas la population cible du dépistage organisé.Les conséquences psychologiques, en particulier l’anxiété des femmes dont la mammographie est « douteuse » et qui doivent attendre le résultat de nombreux examens complémentaires (échographie, biopsie, etc.) avant d’écarter un risque de cancer.Lire aussi : Cancer du sein : fait-on trop de mammographies ?
Pourquoi la campagne « Octobre rose » est-elle décriée ?
La controverse scientifique sur le « bénéfice-risque du dépistage », évoquée par l’Institut national du cancer, n’est pas abordée lors des nombreuses manifestations d’« Octobre rose », une opération de communication sur le cancer du sein organisée chaque année au mois d’octobre, avec le soutien de la Ligue contre le cancer.
Cette campagne, venue des Etats-Unis, a été lancée en France en 1994 par le groupe cosmétique Estée Lauder et le magazine Marie Claire pour promouvoir le dépistage. Elle bénéficie du soutien médiatique et financier de nombreuses marques commerciales, parfois taxées de « pinkwashing » — c’est-à-dire de s’associer à une cause pour améliorer leur image.
Un collectif de médecins indépendants s’est organisé en 2015, sous le nom de Cancer rose, pour dénoncer, à l’aide de brochures et de vidéos, « les messages officiels extrêmement incitatifs » et les campagnes commerciales qui vantent un dépistage « ne reposant pourtant sur aucune donnée fiable et pertinente », fondés sur des injonctions culpabilisatrices plutôt que sur l’information objective des femmes.

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          Octobre rose, une noble cause… un peu trop marketée



Faut-il arrêter dépistage et mammographie ?
Même les médecins les plus critiques ne jettent pas aux orties le dépistage en tant que tel, mais son aspect systématique et imposé à toutes les femmes qui ne présentent aucun risque particulier. Ils demandent que les avantages et les inconvénients soient expliqués aux patientes pour qu’elles puissent choisir en connaissance de cause de pratiquer ou non cet examen.

        La tribune :
         

          Dépistage du cancer du sein : « L’information des femmes doit être loyale, complète et compréhensible »



Le suivi uniquement individuel n’est pas toujours plus facile à mettre en place, et peut engendrer des inégalités sociales face à la prévention, comme le note dans Le Monde Suzette Delaloge, oncologue à l’institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne).

        La tribune :
         

          Dépistage du cancer du sein : « il faut prévenir les risques d’inégalité d’accès à la prévention et au dépistage »



Par ailleurs, le dépistage du cancer du sein ne passe pas obligatoirement par la mammographie. Une première étape consiste à effectuer des palpations régulières des seins. C’est d’ailleurs ce qui est recommandé pour les femmes de moins de 50 ans, afin d’éviter les effets néfastes des excès de radiations. Dans tous les cas, la mammographie est considérée comme nécessaire par les médecins en tant qu’outil de diagnostic, c’est-à-dire de vérification d’un risque décelé auparavant.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Marc-André Feffer, président de Transparency International France, estime dans une tribune au « Monde », contrairement à d’autres ONG anti-fraude, que la possibilité de transaction entre la justice et les entreprises délinquantes n’est pas contre-productif.
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« La convention judiciaire d’intérêt public, un instrument utile pour faire reculer la corruption et l’évasion fiscale »

Marc-André Feffer, président de Transparency International France, estime dans une tribune au « Monde », contrairement à d’autres ONG anti-fraude, que la possibilité de transaction entre la justice et les entreprises délinquantes n’est pas contre-productif.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 14h00
    |

Marc-André Feffer (Président de Transparency International France)







                        



                                


                            
Tribune. Dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, les parlementaires ont décidé d’étendre la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) à la fraude fiscale. Cela n’a pas manqué de faire débat, tant dans la presse que sur les bancs de l’hémicycle à l’Assemblée nationale.
La CJIP est une innovation récente, inspirée des mécanismes américain et anglais de transaction pénale et introduite en droit français par la loi dite Sapin 2. Avec ce dispositif, le procureur de la République peut décider de renoncer à engager des poursuites contre des entreprises accusées de corruption, à condition que l‘entreprise reconnaisse les faits, collabore avec la justice, mette en œuvre des mesures de remédiation, paie une amende et indemnise les victimes.

Ces engagements sont formalisés dans une convention signée par l’entreprise sous le contrôle du juge et en toute transparence puisqu’elle est rendue publique. L’Agence française anticorruption en contrôle la bonne exécution. Dès 2016, Transparency International France avait plaidé activement en faveur de ce dispositif, qui vient enrichir la palette des réponses pénales en matière de délinquance économique et financière.
Quasi-immunité de fait, lenteur des procédures
Rappelons de quel constat nous étions alors partis. Plus de seize années après la ratification par Paris de la convention de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la corruption internationale, aucune entreprise n’avait été condamnée de façon définitive en France pour des faits de corruption. La quasi-immunité de fait dont bénéficiaient les entreprises françaises ne les incitait pas à se doter de dispositifs efficaces de prévention de la corruption.
l’arsenal judiciaire français ne prémunissait nullement les entreprises françaises contre de sévères condamnations à l’étranger, notamment aux états-Unis
Pouvait-on se satisfaire de cette situation – quasi-immunité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont été récompensés conjointement pour leurs travaux sur l’immunothérapie.
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Le Nobel de médecine récompense des recherches sur le traitement du cancer

L’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont été récompensés conjointement pour leurs travaux sur l’immunothérapie.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h37
    |

            Paul Benkimoun








                        


Le prix Nobel de physiologie et médecine 2018 a été attribué à l’Américain James P. Allison et au Japonais Tasuku Honjo pour leurs découvertes ayant permis de faire avancer la connaissance dans le traitement du cancer, a annoncé lundi 1er octobre l’Académie royale des sciences de Suède.
« Allison et Honjo ont montré comment différentes stratégies d’inhibition des freins du système immunitaire pouvaient être utilisées dans le traitement du cancer. »

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Chacun de son côté, les deux scientifiques se sont évertués à « lâcher les freins » et « appuyer sur les bonnes pédales d’accélération » du système immunitaire de façon à lui permettre de « neutraliser des micro-organismes étrangers », a précisé le jury Nobel. James P. Allison, 70 ans, professeur d’immunologie au centre du cancer de l’université du Texas, a réagi après avoir été contacté par l’agence de presse suédoise TT :
« J’en rêvais, mais je ne pensais pas que cela se réaliserait. Ça me semblait trop gros. »
M. Allison et Tasuku Honjo, 76 ans, professeur à l’université de Kyoto, avaient déjà reçu conjointement en 2014 le prix Tang, présenté comme la version asiatique des Nobel.
Les cancers se développent en prenant en défaut notre système immunitaire, chargé de défendre l’organisme contre les aggressions. Celui-ci est capable de reconnaître une tumeur maligne, mais les lymphocytes T cytotoxiques, des globules blancs spécialisés, ne parviennent pas à l’éliminer. Cela est dû à l’environnement tumoral qui dérègle le mécanisme d’activation des lymphocytes T. Il les empêche de migrer vers la tumeur et de l’attaquer. Cette action inhibitrice vis-à-vis des cellules du système immunitaire est notamment due à une protéine dite CTLA-4. Les travaux de James Allison se sont focalisés sur la mise au point d’un anticorps monoclonal, l’Ipilimumab, spécifiquement dirigé contre la protéine CTLA-4.
Les premiers tests pratiqués à partir de 2004 chez des patients atteints d’un mélanome ont montré qu’avec cet anticorps anti-CTLA-4, les attaques des lymphocytes cytotoxiques T contre les cellules tumorales redevenaient efficaces. Cela se traduisait par un net bénéfice sur la survie et même certaines rémissions sur des formes déjà métastasées de mélanome. C’était la première fois que cette approche baptisée « thérapie des checkpoints immunologiques » était testée chez l’homme. Comme elle n’est pas spécifique d’un type de cancer mais agit en réactivant les cellules agissant contre le cancer, elle a pu être appliquée à d’autres types de tumeurs que le mélanome. La notion de « checkpoint » (ou point de contrôle) immunologique fait référence à un mécanisme visant à empêcher une suractivation des cellules immunitaires, qui serait préjudiciable.
En parallèle aux recherches de James Allison sur l’anticorps anti-CTLA-4 dans le mélanome, l’autre lauréat du Nobel de médecine, Takusu Honjo a lui aussi mis en évidence le rôle inhibiteur d’une protéine présente sur les cellules immunitaires, mais il s’agit d’un autre point de contrôle que celui sur lequel a travaillé James Allison. Takusu Honjo s’est intéressé à la protéine PD-L1, présente sur les cellules tumorales et qui se lie à un récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T. Ce faisant, elle bloque le mécanisme de mort programmée, qui permet la destruction des cellules malades. Le terme anglo-saxon « PD » (« programmed death ») signifie « mort programmée ». L’utilisation de molécules anti-PD-1 ou anti-PD-L1 parvient à lever l’inactivation des lymphocytes T qui vont ainsi jouer leur rôle de défense. Ces nouvelles molécules commencent à démontrer un grande efficacité anticancéreuse.
Pas de prix de littérature cette année
Le Nobel de médecine était allé l’an dernier à trois généticiens américains, dont l’étude de l’horloge biologique éclaire l’adaptation du corps au cycle du jour et de la nuit, les troubles du sommeil et leurs effets sur la santé. Les derniers Français honorés dans cette discipline sont Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, en 2008, pour avoir identifié en 1983 le virus du sida.
Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés chaque année. Les prix en science, littérature et paix ont été créés à l’initiative de l’inventeur de la dynamite, Alfred Nobel, et sont décernés depuis 1901. Les prochains prix seront :
La physique, le 2 octobreLa chimie, le 3 octobreLa paix, le 5 octobreL’économie, le 8 octobre
Le prix Nobel de littérature ne sera pas remis cette année en raison d’une affaire d’inconduite sexuelle liée au mouvement #metoo.


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                VIH et cancer, des problématiques communes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La direction générale de la police nationale a confirmé l’utilisation d’un « émulsif de type protéinique » par les CRS.
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Des restes d’animaux dans les canons à eau utilisés contre des manifestants le 1er-Mai

La direction générale de la police nationale a confirmé l’utilisation d’un « émulsif de type protéinique » par les CRS.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h01
   





                        



   


La direction générale de la police nationale a confirmé, dimanche 30 septembre, l’utilisation dans les canons à eau des CRS d’un additif à base de restes d’animaux lors des manifestations du 1er-Mai à Paris, une semaine après la publication de cette information par Le Parisien puis par le site StreetPress.
Ajouté à l’eau de la citerne du véhicule, cet émulsif à base « de protéines de viandes macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », d’après un policier cité par Le Parisien, exhale une odeur nauséabonde lorsqu’il est projeté. Ce produit a « permis de repousser quelques-uns des manifestants, via l’effet de surprise et l’odeur pestilentielle que dégage ce mélange », ont fait savoir les CRS de la section des moyens spécialisés de Chassieu (Rhône), qui se sont servis de ce liquide contenant des protéines animales.
Fabriqué à partir de déchets produits par des abattoirs, le composé est normalement employé par les pompiers dans la lutte contre les incendies du fait de ses propriétés ignifugeantes. Il peut être utilisé par les canons à eau des CRS pour venir à bout de feu de poubelle ou de barricade, mais n’a pas vocation à être pulvérisé sur des personnes.
Interrogé par France Info, Grégory Joron, du syndicat Unité SGP Police, a mis en avant l’absence de danger pour la santé de ce produit, et estimé que son utilisation relevait « peut-être » de la présence dans le canon à eau d’un « résidu de produit », qui aurait donc été utilisé par erreur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Face à l’inquiétude des associations disciplinaires, le ministre de l’éducation nationale promet un « avantage comparatif unique » au bénéfice des langues anciennes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Réforme du bac : des « points bonus » pour le latin et le grec

Face à l’inquiétude des associations disciplinaires, le ministre de l’éducation nationale promet un « avantage comparatif unique » au bénéfice des langues anciennes.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h12
    |

                            Mattea Battaglia








                        



   


Les langues anciennes auront droit à un traitement à part dans le cadre de la réforme du baccalauréat promise pour 2021. « Un avantage comparatif unique que j’assume pleinement », a défendu le ministre de l’éducation dans un entretien au Journal du dimanche le 30 septembre. Le latin et le grec seront « les deux seules options qui rapporteront des points bonus », y a annoncé Jean-Michel Blanquer, en se posant en « défenseur absolu des langues anciennes ».
Ces dernières semaines, les défenseurs des humanités avaient commencé à donner de la voix pour dénoncer la désaffection à venir des enseignements optionnels dans le cadre du nouveau lycée. Leurs effectifs plongent déjà entre la 3e et la 2de – de 15 % à 5 % pour le latin, de 2 % à 1 % pour le grec. Avec la remise en question de l’oral final de langues anciennes, matières qui seront évaluées en contrôle continu si l’on s’en tient aux grandes lignes de la réforme divulguées mi-février, c’était une disparition pure et simple du latin et du grec que pronostiquaient, déjà, leurs enseignants.

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                Bac 2018 : « Je ne verserai pas une larme sur la mort des séries S, ES et L »



« Rattrapage politique »
Le ministre de l’éducation promet d’y faire barrage en surpondérant la future évaluation – comme l’étaient, jusqu’à présent, les oraux. « Les points obtenus au-dessus de 10 (10/20) en première et en terminale compteront pour un coefficient 3, en plus du total des notes qui entrent dans le calcul final », a précisé M. Blanquer.
Pour que le « renouvellement » du latin et du grec sur lequel le ministre s’engage n’en reste pas au stade de la promesse, il y a un préalable, soulignaient, dimanche soir, les associations d’enseignants des disciplines concernées : « Que des textes officiels clairs accompagnent la communication politique », martèle François Martin, porte-parole de la Cnarela, confédération de vingt-sept associations œuvrant pour la défense des lettres classiques. « Il faut espérer que la direction générale de l’enseignement scolaire fera maintenant son travail en publiant au plus vite des arrêtés et non des circulaires, qui garantissent des horaires fléchés pour les langues et cultures de l’Antiquité », renchérit Robert Delord, président de l’association Arrête ton char. « Aucun des textes, que ce soit le décret sur le bac ou les arrêtés, ne rendent actuellement possible le bonus pour le latin et le grec. De qui se moque-t-on ? », interrogeait dimanche soir, sur Twitter, Claire Guéville, l’une des porte-parole du syndicat SNES-FSU.
De fait, les textes relatifs à la nouvelle architecture du lycée et du bac publiés cet été ne prévoient rien de tel. « Tout sera précisé en janvier », assure le ministre. A cette échéance, on devrait aussi disposer de la nouvelle mouture des programmes scolaires. Mais, avant ça, « l’arrêté sera modifié et présenté en novembre en conseil supérieur de l’éducation, après consultation de la commission spécialisée des lycées », précise-t-on au cabinet du ministre.
Un enseignement de spécialité consacré aux langues anciennes a fait son apparition parmi les douze mineures censées s’adosser au « tronc commun » et remplacer les filières actuelles (S, L et ES). Mais toutes les spécialités ne seront pas accessibles dans tous les lycées. M. Blanquer veut croire qu’une « carte de l’implantation des spécialités » pourra pallier les manques, explique-t-il dans Le Journal du dimanche. Une « Maison numérique des humanités » viendrait proposer aux lycéens des cours à distance. Elles sont, pour l’heure, à l’état de projets.
Ce « rattrapage politique » en a rappelé un autre aux enseignants : dans le cadre de sa réforme du collège (2016), l’ex-ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem avait annoncé la transformation de l’option latin en « enseignement pratique interdisciplinaire », sorte de module mêlant plusieurs disciplines, avant de réintroduire, face à la fronde, une option « allégée » (en heures) appelée « enseignement de complément ». Mais sur le terrain, « le compte n’y est toujours pas », disent les enseignants de lettres classiques : sans dotation propre, ceux-ci assurent faire figure de « variable d’ajustement ».
« Il nous faut obtenir une garantie d’horaires fléchés contraignant les chefs d’établissement à appliquer les décisions ministérielles », reprend M. Delord de l’association Arrête ton char, en assurant que la circulaire favorable aux langues et cultures de l’Antiquité, publiée en janvier à l’initiative du ministre Blanquer, n’est pas – ou peu – suivie d’effets.
« Ce revirement est-il sincère ou destiné à faire avaler la pilule de la réforme du lycée ? », s’interroge Loys Bonod, enseignant à Paris et blogueur actif. Selon ses calculs, « si le latin ou le grec ancien ne comptaient pour rien dans le futur bac » avant la prise de parole ministérielle, ils comptent désormais… « trois fois moins qu’actuellement ». Des paroles aux actes, latinistes et hellénistes restent à convaincre.

Latin et grec : une spécialité et une option
Un module « langues et cultures de l’Antiquité » a été introduit parmi les 12 enseignements de spécialité que les lycéens auront à choisir dans le cadre du lycée réformé - à raison de trois spécialités en 1ère, deux en terminale -, en plus des enseignements de tronc commun. Les lycéens qui choisiront cette spécialité auront quatre heures hebdomadaires de latin ou de grec en 1ère, six heures en terminale. Ceux qui pourront suivre l’option bénéficieront, en plus, de trois heures de latin ou de grec à tous les niveaux du lycée, promet-on rue de Grenelle.





                            


                        

                        


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En Suède, le Français Jean-Claude Arnault condamné à deux ans de prison pour viol

Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h18
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Le timing est symbolique. A 11 h 30, lundi 1er octobre, la semaine des Nobel s’est ouverte avec l’attribution du prix de physiologie et médecine à l’Américain James P. Allison et au Japonais Tasuku Honjo ; une demi-heure plus tôt, le tribunal de Stockholm condamnait à deux ans de prison ferme, pour viol, le Français Jean-Claude Arnault, 72 ans, à l’origine du scandale ayant entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018, qui aurait dû être décerné cette semaine.
Marié à la poétesse et académicienne Katarina Frostenson, cette figure de la scène culturelle stockholmoise, à la personnalité nébuleuse, avait été jugée du 19 au 24 septembre pour deux viols commis sur une même femme, à l’automne 2011. La plaignante, dont l’identité n’a pas été révélée, avait témoigné dans les pages du quotidien Dagens Nyheter, le 21 novembre 2017, avec dix-sept autres femmes accusant le Français de viols et d’agressions sexuelles.
Sept plaintes déboutées
Huit avaient ensuite porté plainte. Sept ont été déboutées, les faits étant prescrits ou les preuves jugées insuffisantes. Il n’en restait plus qu’une, qui accusait Jean-Claude Arnault de l’avoir forcée à poursuivre contre sa volonté un rapport sexuel oral d’abord consenti, dans la nuit du 5 au 6 octobre 2011, dans sa garçonnière de Stockholm. Puis de l’avoir à nouveau violée entre le 2 et le 3 décembre alors qu’elle dormait dans le même appartement.
Jean-Claude Arnault risquait de deux à six ans d’emprisonnement. Le parquet avait requis trois ans. Il a finalement été condamné à deux ans d’incarcération, reconnu coupable du premier viol, mais acquitté du second, faute de preuves permettant d’établir si la plaignante dormait. La loi suédoise a été durcie depuis, mais le Français était jugé selon la législation en vigueur en 2011, ce qui explique l’acquittement partiel et la peine pouvant paraître légère au regard des faits.

        Lire aussi notre article d’avant le procès :
         

          Mission épineuse pour la justice suédoise



La juge Gudrun Antermar a estimé que le récit de la plaignante était « clair et détaillé », qu’elle avait « pris garde de ne pas exagérer » et que rien n’indiquait « qu’elle ait voulu mentir ». Par ailleurs, son témoignage est confirmé par « de nombreuses personnes qui, dans différents contextes et indépendamment, l’ont entendu en parler ». Au total, sept témoins ont été appelés à la barre : plusieurs proches, un ex-petit ami et un psychothérapeute auxquels la victime s’est confiée dès l’automne 2011.f
La condamnation du Français ne faisait plus guère de doute depuis son placement en détention préventive, lundi 24 septembre, à la demande du parquet. La mesure extrêmement rare visait à éviter à tout prix une nouvelle affaire Assange, du nom du fondateur de Wikileaks, accusé de viol et d’agressions sexuelles en Suède – blanchi depuis –, qui s’était réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres.
L’avocate de la plaignante, Elisabeth Massi Fritz, salue un verdict qui donne « espoir et confiance » dans le système judiciaire suédois et doit encourager les victimes à porter plainte : « Aucune ne doit rester silencieuse et aucune ne doit ressentir de la culpabilité ou de la honte. »
Le verdict « redonne du poids à #metoo »
La journaliste Matilda Gustavsson, auteure de l’article publiée le 21 novembre 2017 dans Dagens Nyheter, souligne l’importance de la condamnation « pour les nombreuses femmes touchées mais dont les expériences ne seront jamais jugées par un tribunal ». Le verdict, dit-elle, « redonne du poids à #metoo ».
En Suède, le mouvement avait eu un retentissement inégalé à l’automne 2017, avec la publication de tribunes dans lesquelles témoignaient plus de 60 000 femmes, regroupées en 70 professions. On avait alors comparé #metoo au droit de vote accordé aux femmes. Mais jusqu’alors, le seul procès contre un animateur télé poursuivi pour viol avait débouché sur un non-lieu, faute de preuves. Jean-Claude Arnault, pour sa part, a annoncé qu’il souhaite faire appel.

        Lire aussi :
         

          Les mystères de Jean-Claude Arnault, accusé du premier grand procès de l’ère #metoo






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ A l’initiative de « Témoignage chrétien », plusieurs personnalités en appellent au Parlement.
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Pédophilie dans l’Eglise : des parlementaires favorables à l’appel de « Témoignage chrétien »

A l’initiative de « Témoignage chrétien », plusieurs personnalités en appellent au Parlement.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 11h16
    |

            Manon Rescan








                        


Allemagne, Australie, Etats-Unis, Irlande, et bientôt la France ? A l’étranger, si des enquêtes ont conduit à lever le voile sur des scandales d’abus sexuels dans l’Eglise, ce fut bien souvent sous l’impulsion de l’Etat. Dans sa pétition, Témoignage chrétien appelle les politiques français à faire de même en demandant l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire consacrée aux « crimes de pédophilie dans l’Eglise catholique ». « Seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé (…) en exigeant la communication des archives diocésaines, en interrogeant les acteurs et en communiquant à la justice les faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance », précise l’appel de Témoignage chrétien.

        Lire aussi :
         

                Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire



« Dépolluer le sujet »
Dès dimanche 30 septembre, des élus ont signifié leur intention de s’emparer de cet appel. Valérie Rabault, chef de file des socialistes à l’Assemblée nationale et signataire de la pétition, a annoncé qu’elle proposera à ses collègues, mardi, que son groupe prenne l’initiative de lancer cette commission d’enquête. « Il y a deux questions, déclare au Monde Valérie Rabault. Est-ce qu’il y a en France des abus sexuels d’une ampleur équivalente à ce qu’on observe à l’étranger ? Si c’est le cas, le pouvoir politique doit s’interroger sur des silences tenus aussi longtemps dans l’Eglise. » Son homologue au Sénat, Patrick Kanner, « favorable à titre personnel » à la démarche se donne la semaine pour l’évoquer avec ses collègues sénateurs et les autres patrons de groupe. Les socialistes ne sont toutefois pas les seuls à envisager de rebondir à l’appel de Témoignage chrétien. Selon nos informations, le groupe communiste à l’Assemblée en débattra également mardi, de même que le groupe centriste UDI, Agir et indépendants. En revanche, les chances sont faibles que Les Républicains utilisent leur droit de tirage annuel pour cette question qui risque de ne pas « faire l’unanimité », explique-t-on au sein du groupe de droite.
La rapidité de la réaction des parlementaires pose cependant une question : pourquoi avoir attendu l’appel de Témoignage chrétien pour prendre une telle initiative ? « Il est vrai que nous aurions pu le faire avant, mais je crois qu’il est important que les parlementaires montrent qu’ils sont capables de répondre aux initiatives citoyennes », concède Mme Rabault. « C’est la bonne façon de procéder », ajoute Jacques Maire, député La République en marche signataire la pétition. Pour qui le fait que l’appel vienne de catholiques peut contribuer à favoriser la mise en place de la commission d’enquête. « Il est important que cet appel vienne d’abord de personnes qui ne peuvent pas être taxées de faire de l’anticatholicisme, cela dépollue le sujet dès le départ », ajoute-t-il. Pour l’heure, la majorité n’a pas donné de signe qu’elle s’emparera du sujet. Mais Jacques Maire l’assure : « On ne va pas le laisser sans réponse. »



                            


                        

                        


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Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire

A l’initiative de « Témoignage chrétien », plusieurs personnalités en appellent au Parlement.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 13h31
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
« Il y a un abcès, il faut que le pus soit complètement vidé. » Dans un entretien au Parisien, dimanche 30 septembre, l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, médecin de formation, ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise catholique et sur leur dissimulation. Une telle demande avait été formulée la veille par l’hebdomadaire Témoignage chrétien (TC). « Pourquoi pas, bien sûr !, répond le prélat. Si la société juge que c’est important pour davantage de clarté, si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Eglise pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité » dans cette proposition.
L’archevêque de Paris n’a pas une prééminence hiérarchique sur les autres évêques, mais une autorité particulière s’est toujours attachée à la parole du titulaire de l’archidiocèse de la capitale. Cette initiative pourrait être un pas décisif pour faire la lumière sur la façon dont la hiérarchie catholique a traité ces affaires dans les dernières décennies. Elle vient de la rédaction de TC qui, comme d’autres médias catholiques, se fait l’écho du désarroi de nombreux fidèles face aux révélations en cascade. L’Eglise, expose l’appel, « doit, et ce de façon urgente, rendre des comptes. Elle doit le faire devant la justice, mais aussi devant la représentation nationale, car ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont en cause, mais aussi, comme l’a clairement indiqué le pape François, tout un système ».

« Silence assourdissant »
Cet appel à la constitution d’une commission d’enquête intervient alors que l’Eglise catholique française, comme celles d’autres pays occidentaux, est placée sous pression par un flux constant de révélations sur des abus commis dans les dernières décennies. En seulement deux mois, un rapport a été...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une enquête montre que l’envolée a concerné plus 4 400 médicaments cette année. L’insuline, un traitement très prescrit contre le diabète, est au coeur de la polémique.
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Les prix des médicaments atteignent de nouveaux records aux Etats-Unis

Une enquête montre que l’envolée a concerné plus 4 400 médicaments cette année. L’insuline, un traitement très prescrit contre le diabète, est au coeur de la polémique.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 15h50
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

En mai, le président des Etats-Unis Donald Trump l’avait promis. Les firmes pharmaceutiques allaient annoncer des « baisses de prix massives » dans les « deux semaines ». Il n’en a rien été.
Une enquête publiée par l’agence Associated Press (AP), le 24 septembre, a révélé que près de 400 médicaments de marque avaient vu leur prix croître à la suite de cette annonce, en juin et juillet. L’analyse de ces hausses au cours des sept premiers mois de 2018 est encore plus révélatrice : les augmentations ont concerné plus de 4 400 spécialités, les baisses moins de cinquante. Dans un cas sur deux, le renchérissement dépassait 5 %.
Dans un entretien accordé à AP, le secrétaire d’Etat américain à la santé a concédé qu’il faudrait du temps avant que cela change. « Je ne compte pas sur l’altruisme des compagnies pharmaceutiques pour baisser leur prix », a déclaré Alex Azar, qui dirigeait auparavant la branche américaine du géant pharmaceutique Lilly.
Il avait lui-même signé des hausses de prix spectaculaires : en 2017, quelques mois seulement avant sa nomination au gouvernement, le prix du flacon d’Humalog – une insuline très prescrite – avait ainsi bondi de près de 8 %.

Absence de transparence
Aux Etats-Unis, le prix « catalogue » des médicaments est librement fixé par les industriels, avant d’être discuté au cas par cas avec les très puissants Prescription Benefit Managers. Ces intermédiaires établissent des listes de traitements remboursables dont ils négocient le tarif pour le compte des assureurs. Mais la répartition entre eux de la remise obtenue est un secret bien gardé. Et nul ne sait dans quelle mesure le patient en bénéficie.
En l’absence de transparence, les laboratoires ont souvent la main dans les discussions. Après avoir déjà augmenté d’environ 10 % le prix d’une centaine de médicaments au début de l’année, le géant américain Pfizer a annoncé, le 1er juillet, une nouvelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Selon « Le Parisien », le policier – membre d’une « unité sensible » de la DGSI – aurait noué des contacts avec le « monde de la criminalité organisée » en ligne.
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Un policier de la DGSI accusé d’avoir vendu des informations confidentielles contre des bitcoins

Selon « Le Parisien », le policier – membre d’une « unité sensible » de la DGSI – aurait noué des contacts avec le « monde de la criminalité organisée » en ligne.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 11h08
   





                        


Un policier travaillant pour le service de renseignement intérieur français, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), est soupçonné d’avoir vendu des informations confidentielles, selon des sources concordantes proches du dossier citées par l’Agence France-Presse.
Il a été mis en examen mercredi 26 septembre à Nanterre puis écroué. Cet agent est soupçonné d’avoir monnayé ces informations sur le « dark Net », une partie d’Internet anonyme, non référencée par les moteurs de recherche et accessible par des logiciels spéciaux, contre le versement de bitcoins, la fameuse monnaie électronique.
Membre d’une « unité sensible »
Selon Le Parisien, qui a révélé l’affaire, ce policier – membre d’une « unité sensible » de la DGSI – aurait noué des contacts avec « des membres du monde de la criminalité organisée » et des « spécialistes de l’intelligence économique ». Aucun lien avec le terrorisme n’a été établi à ce stade. Toujours selon le quotidien, cet agent aurait également trempé dans la confection de faux documents administratifs.
C’est son code personnel qui l’aurait trahi : les services de sécurité internes de la DGSI sont remontés jusqu’au policier en retraçant les différents documents qu’il a consultés dans le système interne de la police. L’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest) a ensuite démantelé le réseau autour duquel il gravitait.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Avec une hausse de 0,4 % en 2016, le revenu net moyen pour l’ensemble de la fonction publique est de 2 230 euros par mois.
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Fonction publique : des salaires qui patinent

Avec une hausse de 0,4 % en 2016, le revenu net moyen pour l’ensemble de la fonction publique est de 2 230 euros par mois.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h46
    |

                            Myriam Dubertrand








                        



                                


                            
2 505 euros net. C’est le salaire moyen net perçu par un agent de la fonction publique d’Etat (FPE) – fonctionnaire ou non – en 2016, d’après les dernières données de l’Insee publiées fin août. Pour l’ensemble de la fonction publique, le salaire net moyen est de 2 230 euros par mois en 2016, avec en tête les 2 505 euros de la FPE, suivie de la fonction publique hospitalière (FPH) à 2 260 euros. La fonction publique territoriale (FPT) ferme la marche, avec une moyenne de 1 900 euros.
Indicateur plus parlant, le RMPP mesure l’évolution moyenne de la rémunération des personnels présents durant deux années consécutives chez le même employeur et avec le même temps de travail, soit les deux tiers des agents
« Ces écarts entre les trois versants de la fonction publique s’expliquent par des structures d’emploi différentes, que ce soit en termes de catégorie hiérarchique, de statut ou du type d’emploi occupé », explique Fabien Guggemos, chef de la division salaires et revenus d’activité à l’Insee. Ainsi, la FPE compte 53 % de cadres de catégorie A (fonctions de conception et de direction), alors qu’ils ne sont que 32 % dans la FPH et 9 % dans la FPT. A l’inverse, 76 % des agents de la FPT sont de catégorie C (fonctions d’exécution), alors qu’ils sont 49 % dans la FPH et 21 % dans la FPE.
La hausse du salaire net moyen pour l’ensemble de la fonction publique a été de 0,4 % en 2016, corrigée de l’inflation. « Au-delà de mesures comme la revalorisation du point d’indice, cette hausse reflète les évolutions individuelles dont les effets de carrière sont liés à l’ancienneté, explique Fabien Guggemos, mais aussi les variations de la structure d’emploi, par exemple en termes de statut (évolution du nombre de contrats aidés dans l’effectif) ou en termes d’âge (du fait des départs à la retraite et des recrutements). »

Un indicateur plus parlant est dès lors le RMPP, qui mesure l’évolution moyenne de la rémunération des personnels...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le militant associatif a présenté dimanche les résultats d’une enquête menée sur Internet.
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Marwan Muhammad plaide pour « une structuration du culte musulman » en France

Le militant associatif a présenté dimanche les résultats d’une enquête menée sur Internet.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 11h34
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Dans la concurrence entre projets pour l’organisation du culte musulman, ils ont été les plus rapides. Les initiateurs de la consultation effectuée par Internet et sur le terrain des mosquées et des associations, en mai et en juin, impulsée par le militant associatif Marwan Muhammad, ont présenté ses résultats et les propositions qu’ils en ont tirées, dimanche 30 septembre, lors d’une réunion à l’Institut du monde arabe. Quelque 24 000 internautes et 2 500 personnes rencontrées sur le terrain ont répondu à la consultation lancée par l’ancien directeur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Ce n’est pas rien, même si la démarche ne prétend pas à une représentativité.
Le premier enseignement de ce questionnement des croyants est clair : « Il y a un besoin de structuration du culte » exprimé par les musulmans, a souligné Marwan Muhammad devant quelque 200 responsables associatifs et religieux. En effet, plus de 85 % des personnes interrogées ont estimé que les musulmans avaient besoin d’une structure nationale les représentant. Mais le militant associatif a plaidé pour que celle-ci s’inscrive « dans un rapport d’égal à égal avec les autorités », loin de tout « contrôle politique » auquel ont, selon lui, tendu les politiques gouvernementales jusqu’à présent. « Travailler [à l’organisation du culte] sans les musulmans, c’est travailler contre les musulmans », a-t-il ajouté.
Cette pique vise aujourd’hui Emmanuel Macron, qui prépare depuis plusieurs mois une réforme dans le secret de consultations privées et qui doit en annoncer le schéma d’ici au début de 2019. « Ce gouvernement est-il capable d’essayer autre chose [que ce qui a été fait auparavant] et de voir les musulmans comme des citoyens de plein droit ? », a interrogé l’initiateur de la consultation. Elle vise aussi, dans une moindre mesure, les fédérations musulmanes engagées dans le Conseil français du culte musulman (CFCM),...




                        

                        


<article-nb="2018/10/01/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les opposants au partenariat public-privé estiment le surcoût du plan municipal à 313 millions d’euros.
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Vive polémique sur le coût de la rénovation des écoles à Marseille

Les opposants au partenariat public-privé estiment le surcoût du plan municipal à 313 millions d’euros.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 11h46
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



                                


                            

Solution incontournable dans une situation d’urgence ou gabegie qui plombera le budget de la ville de Marseille, déjà endettée à hauteur de 2 milliards d’euros, pour les vingt-cinq prochaines années ? Le choix par la municipalité de Jean-Claude Gaudin (LR) de confier la reconstruction de 34 de ses 444 écoles primaires en procédure de partenariat public-privé (PPP), pour un coût de plus d’un milliard d’euros, serait « une aberration », selon une opposition qui ne cesse d’enfler et instille même le doute dans la majorité municipale.
Professionnels du bâtiment, associations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants et de fonctionnaires, groupes de contribuables s’activent depuis un an dans un collectif inédit. Marseille contre les PPP – c’est son nom – a dévoilé le 24 septembre un contre-projet très détaillé, qui estime le surcoût du Plan école d’avenir à 313 millions d’euros, soit près de 30 % de l’investissement prévu. Un document dont les élus socialistes et communistes se saisissent pour demander lors du prochain conseil municipal, prévu le 8 octobre, la « suspension d’un projet mortifère pour les finances de la commune, à l’heure où toutes les collectivités abandonnent les PPP ».
Piqué au vif en février 2016 par une enquête de Libération (titrée « La Honte de la République ») dénonçant l’état des établissements scolaires de la ville qu’il dirige depuis quatre mandats, Jean-Claude Gaudin a réagi à la polémique nationale en lançant ce qu’il qualifie de « véritable plan Marshall ». Reconstruction de vingt-huit écoles à structure métallique dites « Pailleron », création de six écoles neuves avant 2025. Un Plan école d’avenir sans précédent, qui nécessite, selon les équipes municipales, le recours à une procédure de partenariat public-privé, « moins coûteuse et plus rapide » qu’une simple maîtrise d’ouvrage publique (MOP) que la collectivité assure « ne pas avoir les moyens d’assumer »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Dolores G. et Serge P. habitent sur le massif de Belledone (Isère). Serge, qui est venu s’y installer après elle, se plaint de ce que ses grands arbres lui font de l’ombre et le privent de chaleur. Invoquant un trouble anormal de voisinage, il l’assigne.
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<article-nb="2018/10/01/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse la situation des hôpitaux français après l’annonce par le gouvernement du retour à l’équilibre du budget de la Sécurité sociale en 2019.
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« La pression restera très forte sur l’hôpital »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse la situation des hôpitaux français après l’annonce par le gouvernement du retour à l’équilibre du budget de la Sécurité sociale en 2019.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h12
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Chronique. Qui a lu Le Lambeau, le chef-d’œuvre de Philippe Lançon, ne pourra plus parler de l’hôpital comme avant. Et surtout pas comme d’une institution qu’il faut coûte que coûte gérer « comme une entreprise », selon la méchante expression qui a cours depuis les années 1980.
Rescapé du massacre de Charlie Hebdo en janvier 2015, l’écrivain-chroniqueur en fait une description (Gallimard, 512 pages, 21 euros) à hauteur d’hommes et de femmes, esquissant le portrait de soignants gratifiés de petits noms : « Annette-aux-yeux-clairs », « la Marquise des Langes » virtuose du pansement…
C’est entendu, il a été « réparé » à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, un haut lieu de la médecine française. Mais on ne parle pas ici d’excellence médicale. Plutôt du don de soi que font bien des soignants. Lançon reconnaît même avoir puisé chez eux une partie de la substance nécessaire à sa renaissance. « Le patient est un vampire, et il est égoïste », écrit-il. Qui vampirise-t-il ? Les proches, bien sûr. Les médecins, les infirmières et les aides-soignants aussi, « des gens souvent héroïques ». « Tout le monde, ici, patients et soignants, paraît coûter trop cher à une société dont l’unique pensée de derrière semble être de réduire l’imagination, l’attention et les frais. »

Tout est dit, et mieux dit que dans un rapport de l’inspection des finances. Les hospitaliers souffrent d’absorber la souffrance du patient sans pouvoir, faute de moyens et de temps, leur offrir autre chose qu’un geste technique.
Ils en nourrissent souvent le sentiment amer d’avoir perdu le sens de leur métier, de ne plus savoir ce que veut dire « hôpital public »… Quand ils n’éprouvent pas une sorte de « honte » face au malade qui leur demande davantage que le respect d’un protocole de soins. Ils clament en vain que l’hôpital est – aussi – affaire d’humanité, de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ En baisse dans les sondages, critiqué pour son arrogance et sa distance, il a profité de son séjour pour tenter de retisser le fil avec les Français.
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Aux Antilles, Macron fait le pari d’une présidence du « quotidien »

En baisse dans les sondages, critiqué pour son arrogance et sa distance, il a profité de son séjour pour tenter de retisser le fil avec les Français.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 10h42
    |

            Cédric Pietralunga (Antilles, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Libérez Macron ! Lâchez président ! » Une quarantaine de badauds martiniquais patientent sous les averses tropicales, de l’autre côté de la rue. Le chef de l’Etat ne veut plus faire attendre ceux qui le réclament. A peine sorti de l’ancien théâtre de Saint-Pierre, ville rasée en 1902 par une éruption de la montagne Pelée, Emmanuel Macron tombe la veste et part en courant.
Cela fait des heures que le président ronge son frein, obligé depuis la veille d’adapter son programme à cause de la tempête Kirk, qui a entraîné la fermeture des écoles et l’interdiction des rassemblements en public. « Je suis venu pour être au contact et pour répondre de manière très directe aux questions », justifie M. Macron, main sur la tête des enfants hilares. Et d’ajouter, comme si cela n’allait pas de soi : « Je suis bien avec mes concitoyens. »
Fini le chef d’Etat « jupitérien », place au président du « quotidien ». Mis sur le reculoir par les mauvais sondages et l’absence de résultats de sa politique, critiqué pour sa supposée arrogance et sa trop grande distance, Emmanuel Macron a profité de son séjour aux Antilles du 26 au 30 septembre (il a visité la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) pour tenter de retisser le fil avec les Français.
Avec une stratégie : puisque les effets de ses réformes tardent à venir, « il faut que les gens voient des changements dans leur quotidien, des petits signaux qui leur permettent de se dire qu’avec Macron, leur vie change malgré tout », résumait un proche conseiller.

« Le président des réunions de quartier »
A peine arrivé en Guadeloupe, vendredi, le chef de l’Etat s’est ainsi rendu au domicile d’une famille touchée par les coupures d’eau potable, un problème récurrent sur l’île. « Je veux que dans notre pays, sur tous les territoires, l’accès à l’eau courante de qualité soit une réalité. Aujourd’hui, cela n’est pas le cas et ce n’est pas tolérable ! »

Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le meurtre, loin d’être un crime isolé, en dit long sur le cauchemar milicien dans lequel s’enfonce l’Irak.
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<article-nb="2018/10/01/19-18">
<filnamedate="20181001"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181001"><AAMMJJHH="2018100119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.
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Un bon swing marque des points... de vie

Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 16h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Quel sport pourrait rallonger l’espérance de vie de cinq ans et dont les spectateurs sont presque aussi actifs physiquement que les participants ? Un dernier indice ? Considéré comme peu dangereux, il génère parfois de peu banals traumatismes tels une fulguration ou un accident de voiturette.
Alors que l’un des grands événements mondiaux du golf, la Ryder Cup, vient de s’achever au Golf national, à Saint-Quentin-en-Yvelines, penchons-nous sur les données de la science concernant ses bienfaits pour l’organisme. La discipline intéresse d’autant plus les spécialistes du sport santé qu’on peut s’y adonner à tout âge. C’est même un loisir populaire chez les adultes d’âge moyen et les seniors, typiquement moins enclins à bouger que les adultes jeunes.
Depuis quelques années, les fédérations et les industriels du secteur ont eux aussi bien compris l’intérêt de mettre en avant les atouts du golf pour la santé des individus, et la World Golf Foundation sponsorise largement des travaux dans ce domaine. Elle a ainsi soutenu financièrement la « déclaration de consensus international sur le golf et la santé pour guider l’action des décideurs politiques et de l’industrie du golf » (sic), publiée le 23 septembre dans le British Journal of Sports Medicine. Ce consensus s’est appuyé sur une revue exploratoire incluant 300 études, réalisée par les mêmes auteurs, l’équipe d’Andrew Murray (université d’Edimbourg).
Augmentation de la longévité
Selon ce travail scientifique (paru également dans le British Journal of Sports Medicine, en 2016) le golf est considéré le plus souvent comme une activité physique d’intensité modérée. L’énergie dépensée est très variable : de 500 à 2 500 calories pour une partie. Le seul fait de parcourir un circuit de 18 trous correspond à une marche de 6,5 à 13 kilomètres, soit entre 11 000 et 16 000 pas (les adeptes de la voiturette effectuent, eux, tout de même...




                        

                        


<article-nb="2018/10/01/19-19">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ De nombreux parents immigrés ou issus de l’immigration hésitent à donner à leurs enfants des prénoms liés à leurs origines, s’inquiétant du risque de discriminations.
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« Mes parents voulaient un prénom “occidental” »

De nombreux parents immigrés ou issus de l’immigration hésitent à donner à leurs enfants des prénoms liés à leurs origines, s’inquiétant du risque de discriminations.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 07h21
    |

                            Simon Auffret








                        



                                


                            

Ses parents, sa femme et ses proches l’appellent Karim. Mais pour ses collègues, c’est Nicolas. Ce Franco-Libanais de 39 ans, né en France, utilise son deuxième prénom dès qu’il franchit les portes de son entreprise. Une habitude prise il y a vingt ans par ce consultant dans la finance pour faciliter ses relations professionnelles, avec ses clients comme avec ses collègues. Mais à la naissance de sa fille, l’interrogation a resurgi : « Dois-je lui donner un prénom français, ou un prénom libanais ? »
Dans sa famille, ce dilemme a une longue histoire : son père, Farid, cardiologue libanais, a troqué en France son prénom pour celui de Frédéric, espérant ainsi faciliter son installation en Alsace. A son entrée sur le marché du travail, Karim adopte à son tour le stratagème, non sans avoir vérifié son efficacité au préalable : « Un jour, j’ai commencé à envoyer deux CV différents : l’un avec inscrit “Karim”, un autre avec “Nicolas”. » La seule réponse positive a été envoyée au second. Depuis, dans toutes les entreprises, son « vrai » prénom n’apparaît que sur ses fiches de paye. « Aucun de mes collègues ou clients n’est au courant. »
« En France, porter un prénom arabe représente un handicap », affirme Karim, qui le vit de la même manière dans le cadre privé. « Je suis impliqué dans un club d’aéronautique. Au moment de choisir un instructeur de vol, personne ne sélectionne jamais mon nom dans la liste. Alors que ce n’est pas un problème après deux minutes de discussion », regrette-t-il.
Un dilemme qui dépend des origines
C’est pour éviter ces discriminations à leur fille que Karim et sa femme ont finalement opté pour un « prénom français » : Louise. Ils ont tenu à lui donner un deuxième prénom arabe, Zahra, pour ne pas éclipser totalement son héritage libanais.
Plusieurs études réalisées ces dernières années objectivent...




                        

                        


<article-nb="2018/10/01/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.
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Travail dominical à Rennes : rassemblement des élus, syndicats et salariés devant un supermarché

Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 13h51
   





                        


Salariés, élus de Rennes Métropole et syndicats se sont rassemblés, dimanche 30 septembre, devant le supermarché Carrefour de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) pour réclamer le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral. Près de 300 personnes étaient présentes à l’entrée du supermarché. Certains brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Le dimanche, c’est sacré, on ne veut pas travailler », « les balades en famille, c’est fini ».

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                Le débat sur le travail du dimanche refait surface à Paris



Des élus de tous bords politiques, vêtus de leur écharpe, sont venus en soutien, ainsi que des salariés des grandes surfaces avoisinantes et des familles. Damien Gros, secrétaire général CFDT d’Ille-et-Vilaine, réclame « le respect du repos dominical ». « Il y a en qui sont favorables à travailler le dimanche pour gagner plus, mais en vérité il n’y a pas de véritable compensation parce qu’on les fait travailler moins en semaine », a-t-il dénoncé. « Nous sommes venus faire valoir le droit des salariés au repos dominical, la protection des commerces de proximité dans nos villes et nos bourgs et le respect du dialogue social », a déclaré Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole.
Vice dans la procédure 
Depuis une vingtaine d’années, des accords entre le patronat et les syndicats au Pays Rennes (77 communes) ont permis de réguler l’ouverture des dimanches dans les commerces. En moyenne, trois ouvertures étaient autorisées. Le dernier accord remonte au 2 mai 2016 où le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté ordonnant « la fermeture le dimanche des commerces de détail à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 700 m2 dans le pays de Rennes ».
Mais le tribunal administratif de Rennes a annulé, le 6 avril, cet arrêté au motif « d’un vice dans la procédure de consultation des établissements concernés par l’arrêté ». Après une nouvelle consultation, « il ressort que l’accord n’a pas recueilli l’assentiment d’un nombre d’entreprises correspondant à la majorité des établissements concernés », a précisé la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
Faute de consensus, ce sont donc les dispositions du code du travail qui s’appliquent. Ainsi, les commerces de détail de denrées alimentaires peuvent bénéficier d’une dérogation au repos dominical, explique la préfecture.
Devant l’entrée du Carrefour de Chartres-de-Bretagne, des salariés ont distribué des tracts et fait signer une pétition. « Nous voulons impliquer les consommateurs, ils peuvent agir en ne venant pas faire leurs courses le dimanche, un jour aussi, ça sera leur tour », a déclaré Jean Dallé, de la CGT 35. Sollicité, le directeur du magasin s’est refusé à tout commentaire.

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                Des députés LRM veulent assouplir la législation sur le travail du dimanche






                            


                        

                        

