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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Alger rappelle que la plupart des déplacés sont accueillis dans des pays limitrophes, souvent eux-mêmes en proie à des difficultés socio-économiques.
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Compte rendu

L’Algérie veut un partage « équitable » de la prise en charge des réfugiés dans le monde

Alger rappelle que la plupart des déplacés sont accueillis dans des pays limitrophes, souvent eux-mêmes en proie à des difficultés socio-économiques.


LE MONDE
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        Le 01.10.2018 à 18h05

     •
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        Mis à jour le 01.10.2018 à 18h06






    
A Tamanrasset, dans le sud de l’Algérie, des migrants en provenance du Niger sont reconduits à la frontière de leur pays dans des cars, en juillet 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI/AFP


La charge que représentent les réfugiés doit être répartie équitablement à travers le monde, a plaidé l’Algérie, lundi 1er octobre, devant le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), appelant à prendre en compte les « inquiétudes » des pays d’accueil.
Il faut « examiner la problématique du déplacement forcé en tenant compte des inquiétudes tout aussi réelles que légitimes exprimées par les pays d’accueil », a estimé à Genève le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, devant le Comité exécutif (l’instance décisionnaire) du HCR. Car « les réfugiés continuent d’être installés dans les pays en développement, souvent limitrophes », sans qu’il soit tenu « compte des réalités socio-économiques » de ces Etats, a-t-il souligné, selon un communiqué du ministère algérien des affaires étrangères.

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M. Messahel a réclamé un « partage équitable et prévisible de la charge sur le plan mondial, tant en termes d’admission des réfugiés qu’en termes de protection ou encore de la mise en œuvre de solutions durables en leur faveur ».
Près de 40 000 Syriens
Il a également appelé l’ensemble des pays à agir, « individuellement et collectivement, sur les causes profondes des déplacements forcés », afin d’enrayer « la hausse constante du nombre de réfugiés à travers le monde ».

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Mi-septembre, le haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi, avait souligné que 80 % à 90 % des quelque 68 millions de réfugiés et déplacés recensés dans le monde par le HCR se trouvaient « dans des pays pauvres ou disposant de peu de ressources ».
A Genève, l’Algérie, pays d’environ 40 millions d’habitants, a rappelé qu’elle accueillait sur son sol près de 40 000 réfugiés syriens, ainsi que des dizaines de milliers de réfugiés du Sahara occidental, installés pour certains depuis quarante ans dans le sud-ouest du pays.

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Elle fait également face ces dernières années à un afflux de migrants subsahariens, dont les ONG estiment le nombre à quelque 100 000 sur son territoire. Alger, qui ne dispose pas de législation en matière d’asile, est critiqué par des ONG pour la façon dont ceux-ci sont traités.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Certains chercheurs ont regretté l’absence de bouées de détection, mais celles-ci sont conçues pour des alertes transocéaniques, alors que les villes sinistrées se trouvaient tout près du séisme.
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Indonésie : polémique « vaine » sur le système d’alerte tsunami

Certains chercheurs ont regretté l’absence de bouées de détection, mais celles-ci sont conçues pour des alertes transocéaniques, alors que les villes sinistrées se trouvaient tout près du séisme.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h53
    |

            Hervé Morin








                        



   


Un début de polémique est né sur la façon dont l’alerte tsunami a été gérée, vendredi 28 septembre, dans les minutes qui ont suivi le séisme ayant fait près de mille morts dans la région de Palu, sur l’île de Sulawesi, en Indonésie. Les autorités indonésiennes ont-elles levé l’alerte trop tôt ? Un système de capteurs plus performant, et surtout opérationnel, aurait-il sauvé des vies ?
Le séisme est survenu à 18 h 2 (heure locale). L’Agence météorologique, climatologique et géophysique indonésienne (BMKG) a décrit le déroulement des faits dans un communiqué, au lendemain de la catastrophe. L’analyse des données sismiques par le BMKG a quasiment instantanément engendré une alerte tsunami, estimant que la vague mesurerait entre 0,5 et 3 mètres et arriverait à Palu à 18 h 22. Le marégraphe de Mamuju, situé au sud, bien plus loin de l’épicentre, a enregistré une montée des eaux de 6 centimètres seulement à 18 h 27, laissant supposer qu’une vague de faible ampleur était déjà passée à Palu. L’alerte a donc été levée à 18 h 36.
L’agence Associated Press a évoqué les regrets de chercheurs impliqués dans un projet de système de détection précoce, encore expérimental. S’appuyant sur des capteurs posés au fond de la mer et des communications par fibre optique, il n’a pas bénéficié de financements suffisants pour être opérationnel. Par ailleurs, un réseau plus ancien de bouées DART (Deep-ocean Assessment and Reporting of Tsunamis, détection de tsunamis en eau profonde) est, lui, totalement en déshérence en Indonésie, en raison de vols de ses composants coûteux et de dégradations par les pêcheurs.
Faible distance
Cependant, pour Rémy Bossu, directeur du European Mediterranean Seismological Center, qui a participé à la conception du système d’alerte tsunami en Méditerranée, la présence de ces bouées, conçues pour détecter les grands tsunamis transocéaniques, « n’aurait probablement rien changé dans ce cas », en raison de la faible distance entre le séisme et les zones côtières sinistrées. Même à l’échelle d’un bassin comme la Méditerranée, l’installation de telles bouées, très onéreuses et demandant une lourde maintenance, n’est pas envisagée : la distance du tremblement de terre doit être suffisamment grande pour que les capteurs distinguent l’arrivée de l’onde sismique de celle de la vague.
En France métropolitaine, le système d’alerte tsunami, géré par le Commissariat à l’énergie atomique et énergies alternatives (CEA) depuis 2012, a été conçu pour informer la protection civile dans un délai de quinze minutes, en se fondant sur des données de capteurs sismiques et des marégraphes. Le scénario envisagé est celui d’un mur d’eau engendré par un séisme sur les côtes algériennes — ce qui constitue l’aléa le plus probable. Le tsunami mettrait alors soixante-quinze à quatre-vingt-dix minutes à arriver sur les côtes françaises.
Palu n’étant située qu’à quatre-vingts kilomètres de l’épicentre, le délai d’arrivée du tsunami était bien plus court. Le 1er octobre, le BMKG a même précisé, sur la foi d’une vidéo virale montrant l’arrivée du tsunami à Palu, que celui-ci avait frappé la ville entre 18 h 10 et 18 h 13. Cela pourrait conforter l’hypothèse qui circule désormais parmi la communauté des sismologues : le tsunami n’aurait probablement pas été engendré par une brusque rupture verticale de la croûte terrestre au fond de l’océan — comme lors du séisme du Tohoku, au Japon, en 2011.
« Glissement de terrain sous-marin »
A Célèbes, où les plaques ont coulissé horizontalement, « c’est plutôt un glissement de terrain sous-marin engendré par le séisme, qui est suspecté », dit Rémy Bossu. Une vidéo aérienne pourrait aussi renforcer cette thèse : reprise sur un fil Twitter spécialisé dans l’analyse des séismes, elle est censée avoir été prise d’un avion quittant Palu au moment du tremblement de terre, et montre plusieurs vagues qui semblent émaner de la côte à la suite de mouvements de terrain.

Just obtained video taken from the flight that left #Palu #PLWairport during the #earthquake. Note the "weird wave… https://t.co/V3g0sDRgJ8— GerryS (@Gerry Soejatman)


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Des effondrements sous-marins, encore plus difficiles à déceler, et parfois décalés dans le temps, peuvent aussi engendrer localement un mur d’eau dévastateur. En outre, « la bathymétrie locale a toujours des effets majeurs », note Rémy Bossu. En l’espèce, Palu se situe au fond d’une baie en entonnoir, propre à favoriser l’élévation d’un tsunami.
Sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP), Robin Lacassin juge, lui aussi, que la polémique sur la défaillance du système d’alerte est « vaine » : « En champ très proche, ce qui compte c’est la réaction immédiate et spontanée de la population lorsqu’elle ressent un gros séisme. Donc sa compréhension, qui passe évidemment par l’éducation et l’entraînement, note le chercheur. Les systèmes d’alerte sont par contre très utiles à des distances plus importantes, où le séisme ne va pas être ressenti, ou faiblement. »
En définitive, à proximité d’un séisme, c’est le tremblement de terre lui-même qui constitue l’alerte tsunami : « Le message de prévention, près des côtes, c’est que dès lors que vous ressentez une secousse durant plus de trente secondes, ou que vous avez du mal à tenir debout lors du séisme, il faut gagner les hauteurs », dit Rémy Bossu.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Soutenir et faire rayonner les jeunes entrepreneuses du continent, c’est l’ambition de la Nigériane, diplômée de Harvard, qui a succédé en juin à Aude de Thuin.
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Compte rendu

A la tête de WIA, Hafsat Abiola veut créer « un monde nouveau » pour les femmes africaines

Soutenir et faire rayonner les jeunes entrepreneuses du continent, c’est l’ambition de la Nigériane, diplômée de Harvard, qui a succédé en juin à Aude de Thuin.

Maryline Baumard (Marrakech, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
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        Le 01.10.2018 à 15h47






    
Depuis juin, Hafsat Abiola est à la tête du Women in Africa.
Crédits : RÉMI SCHAPMAN


Elle est de ces oratrices qui tissent d’instinct un fil avec son auditoire. A la tribune du Women in Africa (WIA), les 27 et 28 septembre à Marrakech, Hafsat Abiola a littéralement envoûté son public. A chacune de ses interventions, sa voix de miel commençait par faire tendre l’oreille à la salle, puis la finesse de son propos accrochait l’attention avant que la nouvelle présidente du WIA ne referme ce cercle des mots pour hypnotiser son auditeur. Hafsat Abiola, la diplômée de Harvard, joue sur toutes les formes d’intelligence, mêlant la douceur et l’empathie à l’exigence intellectuelle.

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Depuis juin, cette militante nigériane des droits humains a pris la tête de la WIA, première plate-forme digitale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel. Cette initiative, qui parie sur les femmes africaines pour faire décoller le continent, tenait là son deuxième forum à Marrakech.
L’Afrique pour l’Afrique
En prenant le relais de la femme d’affaires Aude de Thuin, qui a fondé le WIA et le présidait jusqu’alors, Hafsat Abiola endosse la mission de faire grandir l’initiative et de l’installer dans le temps. Pour cela, toutes deux vont engager ensemble « un tour du monde des financeurs et des femmes ». Il s’agit de trouver des partenaires prêts à parier sur les femmes du continent et d’en « rencontrer d’autres pour créer des réseaux, les mettre en lien et empêcher que les plus fragiles ne lâchent, se sentant trop seules », rappelle Hafsat Abiola.
Déjà, après deux saisons, se dessine une frontière entre l’Afrique anglophone et la francophone. Dans la première, la gent féminine a une longueur d’avance en termes de créations d’entreprises, un sujet qui inquiète le WIA. « Nous devons juger sur les mêmes critères les entreprises à aider sur le continent. Pourtant, les besoins ne sont pas identiques, observe Aude de Thuin. A nous donc d’inventer une manière de s’adapter à chaque région en restant justes. »

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Même si les temps ont changé, Aude de Thuin garde en tête le modèle du Women’s Forum qu’elle a créé ex nihilo en 2005 et hissé en deux ans parmi les cinq forums les plus influents dans le monde, selon le Financial Times. Une success story qui n’est plus la sienne puisqu’elle a revendu l’événement, mais qui pourrait servir de matrice à son nouveau rêve.
L’entrepreneuse, qui toute sa vie a su tourner la page pour écrire d’autres histoires, a simplement changé de continent, consciente que le XXIe siècle sera africain ou ne sera pas, pour parodier une phrase célèbre. Et si elle passe le flambeau aujourd’hui, Aude de Thuin promet d’accompagner sa successeure « le temps nécessaire » pour asseoir le WIA comme une initiative de l’Afrique pour l’Afrique. Pour l’heure, il lui a violemment été reproché d’être la « femme blanche » qui pense pour le continent. Un classique.
« Prendre sa place sans s’excuser »
Durant l’année qui démarre avec la clôture du forum de Marrakech, les deux femmes vont donc conjuguer leurs énergies pour faire avancer la cause. Si Aude de Thuin connaît parfaitement les arcanes économiques, la Nigériane Hafsat Abiola a derrière elle un long passé de défense des droits humains dans son pays.
Fille de Moshood Abiola, qui aurait dû prendre la tête du pays en 1993 s’il n’avait été jeté en prison – où il est mort peu après –, et de Kudirat, assassinée lors d’une manifestation pour faire libérer son époux, Hafsat Abiola a de beaux combats à son actif. On lui doit la création de la Kudirat Initiative for Democracy (KIND), une organisation créée en mémoire de sa mère destinée à renforcer la société civile et à promouvoir la démocratie au Nigeria.

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Même si elle se partage aujourd’hui entre son pays d’origine et la Belgique, elle reste très en prise avec les réalités que vivent les femmes africaines, répétant volontiers que « la meilleure manière de changer le monde n’est pas de s’attaquer à l’ancien mais d’en créer un nouveau ».
Pour elle, « le cœur de l’action réside dans l’entraide, pour que les femmes osent enfin prendre leur place sans s’excuser ». Des outils numériques, des rendez-vous pluriannuels doivent permettre de mettre sur pied un cercle de femmes entrepreneuses déjà établies prêtes à les épauler. Car, pour l’heure encore, comme le rappelle Aude de Thuin sur son compte Twitter, en citant un proverbe africain : « Les poules savent quand le jour se lève, mais elles laissent aux coqs le soin de l’annoncer. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le séisme de magnitude 7,5 suivi d’un tsunami qui a touché l’île des Célèbes, vendredi 28 septembre, a fait au moins 844 morts.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’île des Célèbes a été dévastée vendredi par un séisme de magnitude 7,5, suivi d’un tsunami avec des vagues pouvant atteindre une hauteur de six mètres.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Un référendum a eu lieu dimanche en Macédoine pour modifier la dénomination du pays.
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Quiz : testez vos connaissances sur les pays qui ont changé de nom

Un référendum a eu lieu dimanche en Macédoine pour modifier la dénomination du pays.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h08
    |

            Anne-Aël Durand et 
Pierre Breteau








                        



   


Les habitants de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine ont voté dimanche 30 septembre, lors d’un référendum peu mobilisateur, pour changer le nom du pays en Macédoine du Nord.
Les changements d’appellation sont fréquemment liés aux déclarations d’indépendance ou à des évolutions politiques. Testez vos connaissances sur les anciens et nouveaux noms de quelques pays ci-dessous :

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Charles Aznavour, mort d’un précurseur du métissage musical

En soixante-dix ans de carrière, Charles Aznavour, mort lundi à l’âge de 94 ans, a composé plus de 1 400 chansons et tourné une soixantaine de films.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h33
    |

            Véronique Mortaigne








                        



                                


                            

Charles Aznavour, c’était la France. Pas celle d’Edith Piaf – le réalisme, les faubourgs, les mômes de rien –, ni celle de Maurice Chevalier ou de Charles Trenet. Aznavour, c’était la France internationaliste, terre d’accueil, qui sait enseigner aux enfants de la République les valeurs fondamentales, mais aussi le charme, le romantisme sexy, et une sorte de légèreté en équilibre constant entre le Nord introverti et le Sud extravagant. Charles Aznavour fut d’ailleurs l’idole d’une nouvelle génération issue de l’immigration. En matière de métissage musical, Charles Aznavour est un précurseur. « Je me suis intéressé à tous les styles de musique, je suis fier d’avoir été en quelque sorte le premier à en faire en France. C’est pour ça que j’ai eu du succès dans les pays du Maghreb, chez les juifs, les Russes. »
Plus de soixante-dix ans de carrière, plus de quarante ans de succès, plus de 1 400 chansons, dont une centaine d’anthologie, six langues chantées, des milliers de concerts donnés dans quatre-vingt-deux pays, des salles compliquées, des music-halls, des galas chics. Carnegie Hall à New York, l’Albert Hall à Londres. L’universalité d’Aznavour doit à ses mots, droits, utilisés avec une précision chirurgicale. Et par les mélodies, de celles qui tombent dans l’oreille. Et tout le monde de fredonner : « J’habite seul avec maman/Dans un très vieil appartement/Rue Sarasate/J’ai pour me tenir compagnie/Une tortue, deux canaris/Et une chatte. »

Charles Aznavour fut d’abord acteur, ne cessa jamais de l’être, chantant Danse avec moi dos à la salle, la main posée sur son épaule comme s’il s’agissait de celle d’une femme ; mimant le travesti de Comme ils disent. Charles Aznavour, l’amoureux pudique et fier qui écrit : « Il faut savoir quitter la table/Lorsque l’amour est desservi/Sans s’accrocher l’air pitoyable », fut aussi un éclat de vie. Un homme de la joie, de cette...




                        

                        


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Chronique

« La faiblesse du dossier contre Laurent Gbagbo a fait un tort considérable à la crédibilité de la CPI »

Pour notre chroniqueur, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale a échoué à convaincre de la culpabilité de l’ex-président ivoirien, dont le procès reprend.

Par                Laurent Bigot (chroniqueur Le Monde Afrique)



LE MONDE
              datetime="2018-10-01T12:48:29+02:00"

        Le 01.10.2018 à 12h48






    
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à l’ouverture de son procès devant la Cour pénale internationale, le 28 janvier 2016.
Crédits : POOL New / REUTERS 


Chronique. Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo était arrêté dans sa résidence par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, très majoritairement composées d’ex-rebelles des Forces nouvelles), appuyées par l’armée française, après une crise post-électorale qui a fait plusieurs milliers de morts. Il avait refusé le résultat certifié par les Nations unies de la présidentielle de novembre 2010, qui proclamait la victoire d’Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo est transféré à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye en novembre 2011 pour y être jugé pour « crimes contre l’humanité ».
Selon la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, il aurait élaboré un « plan » dès son élection, en 2000, pour « conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris par l’emploi de la force contre des civils ». Fatou Bensouda cite notamment quatre événements, la répression de la marche vers le siège de la Radio-Télévision ivoirienne (RTI) le 16 décembre 2010, celle de la manifestation des femmes le 3 mars 2011 à Abobo, le bombardement au mortier d’un marché d’Abobo le 17 mars 2011 et des massacres dans le quartier de Yopougon le 12 avril 2011 alors que Laurent Gbagbo avait été arrêté le 11 avril.

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Après cinq années d’instruction, le procès démarre en 2016. Deux années d’audition des témoins cités par le bureau du procureur plus tard, les juges de la CPI ont autorisé, en juin, la défense de Laurent Gbagbo à plaider directement l’acquittement de leur client. Autrement dit : le bureau du procureur a échoué à convaincre après l’audition de ses propres témoins. L’accusation avait prévu d’en faire auditionner 138, mais a décidé de s’arrêter au quatre-vingt-deuxième, tant ceux-ci ont été plus à décharge qu’à charge contre Laurent Gbagbo.
Vidéo des violences post-électorales au Kenya
Dès 2013, Fatou Bensouda voyait son premier acte d’accusation rejeté par la Cour au motif qu’il était fondé sur des « ouï-dire anonymes » qui ne constituaient pas des preuves suffisantes. Dans ce premier acte, la défense de Laurent Gbagbo pointait une vidéo, présentée par le bureau du procureur comme montrant des violences perpétrées par les forces pro-Gbagbo alors qu’il s’agissait d’une vidéo des violences post-électorales au Kenya en 2007. Le bureau du procureur avait reconnu son erreur sans que celle-ci, étonnamment, ne porte à conséquence dans la procédure. Il s’agissait pourtant au mieux d’un amateurisme confondant, au pire d’une tentative de manipulation. Fatou Bensouda n’est apparue qu’une seule fois depuis le début du procès, le jour de son ouverture. Depuis lors, ce sont ses substituts qui sont aux audiences.

    
La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, en conversation avec Emmanuel Altit, l’un des avocats de Laurent Gbagbo, à La Haye, en janvier 2016.
Crédits : POOL New / REUTERS 


On comprend mieux pourquoi la procureure Bensouda a décidé de s’arrêter au 82e de ses 138 témoins prévus quand on passe en revue les auditions. Tout d’abord, s’agissant du « plan commun » que Laurent Gbagbo est accusé d’avoir conçu dès 2000. Le bureau du procureur estimant que ce plan « n’était pas explicite » et que son existence « pouvait être déduit des preuves indirectes », une seule des 82 personnes entendues (le témoin P-0048) viendra témoigner sur la période 2000-2010 : un militant du Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara). Comme le relève la défense de Laurent Gbagbo, il est difficile de croire qu’aucune preuve directe (témoignage ou document) de la mise en œuvre sur plus de dix ans d’un plan commun n’ait pu être versée au dossier, surtout quand on sait qu’à partir de 2003 participaient aux différents gouvernements des membres de l’opposition et de la rébellion.

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Parmi les témoignages déroutants, celui d’Atte Kloosterman, scientifique médico-légal expert en ADN, chargé d’examiner un tee-shirt fourni par le bureau du procureur et supposé avoir appartenu à une victime de la marche des femmes du 3 mars 2011 – vêtement dont un autre expert soulignera l’état « impeccable, surtout à la lumière du fait qu’il a été enterré il y a de nombreuses années ». Le Néerlandais dira ceci devant la Cour : « Nous avons fait des tests pour déterminer s’il y avait des traces de sang. Nous avons vu des taches suspectes sur le tee-shirt, et nous avons donc effectué des tests pour déterminer si c’était du sang, et tous les tests étaient négatifs. […] Nous avons aussi réalisé quelques prélèvements à l’intérieur du tee-shirt. Une personne qui porte un tee-shirt, on s’attend à ce qu’il y ait des traces d’ADN […]. Mais nous n’avons pas pu extraire assez d’ADN sur ces portions du tee-shirt pour réaliser des analyses. »
Que penser du rapport du docteur Clark, qui a effectué plusieurs autopsies, dont celles des victimes supposées du bombardement au mortier du marché d’Abobo le 17 mars 2011 : « Etant donné qu’il avait été indiqué que ces personnes avaient été des victimes d’une attaque au mortier, il était prévu que la plupart, pour ne pas dire toutes ces victimes, auraient pu souffrir de blessures dues à la déflagration à cause d’un explosif, et que des éclats d’obus résiduels auraient pu être trouvés sur leurs restes mortels. Aucun éclat d’obus n’a toutefois été trouvé sur ces victimes » ?
« Une négligence de l’accusation »
D’autres experts vont également donner des versions pour le moins confuses, notamment s’agissant de la balistique. Le bureau du procureur a retiré de sa liste de témoins tous les experts en balistique sauf un (le témoin P-0411). Parmi ceux qui n’ont pas été entendus, l’expert P-0597, chargé d’expertiser 27 fragments supposés issus du bombardement du marché le 17 mars 2011, qui écrivait dans son rapport : « Notons cependant qu’aucun des fragments métalliques mis à notre disposition ne présente de rayon de courbure comme celui susceptible d’être présent sur des munitions de forme ogivale ou cylindro-ogivale (mortiers, obus…). »

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La vidéo kényane refait son apparition pendant l’audition du témoin P-106 concernant la marche sur la RTI le 16 décembre 2010. Interrogé par la défense de Laurent Gbagbo, celui-ci dit avoir été témoin de la scène qui apparaît sur la vidéo puis se rétracte quand l’avocat lui rappelle qu’il s’agit d’images tournées au Kenya. Piteux, le substitut du procureur reconnaîtra en séance qu’« il s’agit d’une négligence de l’accusation ».
Tout aussi cocasse, des documents versés au dossier par le procureur provenant de la résidence de Laurent Gbagbo et que les autorités ivoiriennes disent y avoir saisis intacts en janvier 2012, alors qu’il est de notoriété publique que cette résidence a été pillée après l’arrestation de Laurent Gbagbo, plus de huit mois plus tôt…
Tout aussi étonnant, le fait qu’aucun haut responsable des Nations unies – comme Choi Young-jin, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire de 2007 à 2011 – n’ait été appelé à la barre, ni aucun diplomate ou militaire français, aux premières loges pendant la crise post-électorale. C’eût été utile à la manifestation de la vérité chère à Fatou Bensouda.

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On pourrait multiplier les exemples des consternantes faiblesses du dossier élaboré par le bureau du procureur, faiblesses qui ont conduit la Cour à autoriser la défense de Laurent Gbagbo à plaider directement l’acquittement. Fatou Bensouda qui, à l’ouverture du procès, mettait « en garde contre les contre-vérités », a fait un tort considérable à la crédibilité de la CPI. Les juges ont une occasion unique de sauver l’honneur de cette noble institution en mettant un terme rapide à ce procès.
Laurent Bigot est un ancien diplomate français devenu consultant indépendant.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’évolution des modes de consommation et de travail impactent davantage les marchés immmobiliers londonien et parisien que la sortie de l’UE du Royaume-Uni.
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A Londres et Paris, le marché immobilier reste peu sensible au Brexit

L’évolution des modes de consommation et de travail impactent davantage les marchés immmobiliers londonien et parisien que la sortie de l’UE du Royaume-Uni.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 12h48
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

L’effet du Brexit sur les marchés immobiliers londonien et parisien, qu’il s’agisse de bureaux, de commerces ou de logements, est encore des plus limités. « Londres reste une place financière inégalée, qui attire d’énormes capitaux en provenance d’Asie et du Moyen-Orient », analysait Faisal Durrani, du cabinet d’expertise immobilière Cluttons, à l’occasion d’une conférence organisée à Paris, le 25 septembre, par l’association European Valuer’s Alliance qui réunit 250 experts immobiliers.
De son côté, Paris, qui s’attendait à l’arrivée massive de services bancaires et de cadres surpayés, est, pour le moment, déçu : « Il y a beaucoup d‘annonces mais peu de réalisations, remarque Cécile Blanchard, directrice des études au Crédit foncier.
Dans la capitale anglaise, les indicateurs du marché du bureau restent solides, avec un taux de vacance en baisse, passé de 7,8 %, moyenne de ces dernières années, à 5,6 %, au deuxième trimestre 2018, une rentabilité, même si elle fléchit légèrement, toujours attractive de 2,5 % (et 5 % si l’on y ajoute la plus-value en cas de vente).
Moindre mobilité des londoniens
Plus inquiétante est la chute des locations de bureaux, puisqu’à peine 90 000 mètres carrés trouvaient locataires au cours du premier semestre 2018, contre 427 000 mètres carrés l’année précédente, soit un plus bas depuis six ans, qui semble devoir beaucoup à l’évolution des façons de travailler. « Des tendances de fond sont à l’œuvre, qui affaiblissent la demande : le travail à domicile, des salariés qui ne travaillent que quatre jours par semaine et des entreprises qui louent des espaces plus petits, voire des emplacements dans des espaces partagés en co-working, dont le leader mondial, l’américain Wework, est bien implanté à Londres », observe M. Durrani.
Un indicateur confirme la moindre mobilité des londoniens : la baisse, en 2017, de 2 % de la fréquentation des transports en commun, soit un milliard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Editorial. Les auditions au Sénat ont montré à quel point la vision brutale qu’entretient le président sur les rapports humains, sociaux et politiques influe aujourd’hui la vie américaine.
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Etats-Unis : ce que révèlent les auditions pour la Cour suprême de l’influence de Donald Trump

Editorial. Les auditions au Sénat ont montré à quel point la vision brutale qu’entretient le président sur les rapports humains, sociaux et politiques influe aujourd’hui la vie américaine.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 12h26
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le choix d’un juge à la Cour suprême américaine, qui compte neuf magistrats nommés à vie par le président des Etats-Unis, est un rite essentiel de la vie politique outre-Atlantique. Il suscite traditionnellement de longs, profonds et parfois laborieux débats, qui reflètent le rôle crucial de la Cour dans l’évolution de la société américaine.
Il était sans doute inévitable que, à l’ère Trump, ces débats s’entourent d’un parfum de scandale, de divisions et de coups bas. Le spectacle offert la semaine dernière par les auditions au Sénat américain pour la confirmation du juge Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême, n’est pas totalement inédit : il a même ramené les Américains près de trente ans en arrière, lorsque, en 1991, une jeune juriste, Anita Hill, avait été mise en pièces par les sénateurs pour avoir osé accuser de harcèlement sexuel le candidat d’alors, le juge Clarence Thomas.

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                Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat



L’histoire, cependant, ne se répète jamais tout à fait. La comparution, jeudi 27 septembre, d’une professeure d’université de 51 ans, Christine Blasey Ford, qui accuse M. Kavanaugh d’avoir tenté de la violer au cours d’une soirée arrosée lorsqu’il avait 17 ans et elle 15 ans, montre à quel point la vision brutale qu’entretient le président Donald Trump sur les rapports humains, sociaux et politiques influe aujourd’hui sur la vie de la nation.
L’impact sur les électrices
Plusieurs différences distinguent les deux situations. Anita Hill et Clarence Thomas étaient tous deux noirs, devant une commission judiciaire du Sénat exclusivement composée d’hommes blancs, ce qui avait permis au juge Thomas de se défendre contre le « lynchage » d’un homme noir osant prétendre accéder à la Cour suprême : cet élément est absent de l’affaire Kavanaugh. La diversité a progressé au sein du Sénat, même si les membres républicains de la commission judiciaire sont si uniment masculins qu’ils se sont sentis obligés de recruter une procureure pour les aider à interroger Mme Ford. Autre différence : l’irruption du mouvement #metoo qui, depuis un an, a profondément secoué l’opinion publique.
Lui-même cible de multiples accusations, M. Trump, on s’en doute, a peu de goût pour ce mouvement. Il aurait tort, cependant, d’en sous-estimer l’impact sur les électrices, y compris républicaines, révélé par plusieurs sondages récents. Les doutes exprimés par le président sur la crédibilité de Christine Ford, la rage manifestée par le juge Kavanaugh face au sacrilège commis par une femme qui ose l’accuser, la violence de son réquisitoire ouvertement partisan contre les démocrates : tout cela est révélateur d’une vision manichéenne et archaïque des rapports hommes-femmes et d’une politisation troublante de la Cour suprême.

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                Affaire Kavanaugh : le coup de théâtre d’un sénateur taraudé par les doutes



L’embarras d’un sénateur républicain, Jeff Flake, après les auditions a conduit à l’ouverture d’une enquête du FBI. Très limitée dans le temps et dans son objet, cette enquête ne permettra peut-être pas d’établir la vérité. M. Trump et les républicains souhaitent évidemment parvenir à confirmer le juge Kavanaugh avant les élections de mi-mandat, le 6 novembre, qui pourraient tout remettre en cause.
En 1991, le Sénat avait confirmé le juge Clarence Thomas. Mais l’épreuve des auditions l’a rendu muet à l’extérieur de la Cour suprême, où il siège toujours. L’année suivante, le président George H.W. Bush était battu à l’élection présidentielle par un novice démocrate nommé Bill Clinton. Et un nombre record de femmes étaient élues au Congrès. A bon entendeur, salut.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont été récompensés conjointement pour leurs travaux sur l’immunothérapie.
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Le Nobel de médecine récompense des recherches sur le traitement du cancer

L’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo ont été récompensés conjointement pour leurs travaux sur l’immunothérapie.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h37
    |

            Paul Benkimoun








                        


Le prix Nobel de physiologie et médecine 2018 a été attribué à l’Américain James P. Allison et au Japonais Tasuku Honjo pour leurs découvertes ayant permis de faire avancer la connaissance dans le traitement du cancer, a annoncé lundi 1er octobre l’Académie royale des sciences de Suède.
« Allison et Honjo ont montré comment différentes stratégies d’inhibition des freins du système immunitaire pouvaient être utilisées dans le traitement du cancer. »

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Chacun de son côté, les deux scientifiques se sont évertués à « lâcher les freins » et « appuyer sur les bonnes pédales d’accélération » du système immunitaire de façon à lui permettre de « neutraliser des micro-organismes étrangers », a précisé le jury Nobel. James P. Allison, 70 ans, professeur d’immunologie au centre du cancer de l’université du Texas, a réagi après avoir été contacté par l’agence de presse suédoise TT :
« J’en rêvais, mais je ne pensais pas que cela se réaliserait. Ça me semblait trop gros. »
M. Allison et Tasuku Honjo, 76 ans, professeur à l’université de Kyoto, avaient déjà reçu conjointement en 2014 le prix Tang, présenté comme la version asiatique des Nobel.
Les cancers se développent en prenant en défaut notre système immunitaire, chargé de défendre l’organisme contre les aggressions. Celui-ci est capable de reconnaître une tumeur maligne, mais les lymphocytes T cytotoxiques, des globules blancs spécialisés, ne parviennent pas à l’éliminer. Cela est dû à l’environnement tumoral qui dérègle le mécanisme d’activation des lymphocytes T. Il les empêche de migrer vers la tumeur et de l’attaquer. Cette action inhibitrice vis-à-vis des cellules du système immunitaire est notamment due à une protéine dite CTLA-4. Les travaux de James Allison se sont focalisés sur la mise au point d’un anticorps monoclonal, l’Ipilimumab, spécifiquement dirigé contre la protéine CTLA-4.
Les premiers tests pratiqués à partir de 2004 chez des patients atteints d’un mélanome ont montré qu’avec cet anticorps anti-CTLA-4, les attaques des lymphocytes cytotoxiques T contre les cellules tumorales redevenaient efficaces. Cela se traduisait par un net bénéfice sur la survie et même certaines rémissions sur des formes déjà métastasées de mélanome. C’était la première fois que cette approche baptisée « thérapie des checkpoints immunologiques » était testée chez l’homme. Comme elle n’est pas spécifique d’un type de cancer mais agit en réactivant les cellules agissant contre le cancer, elle a pu être appliquée à d’autres types de tumeurs que le mélanome. La notion de « checkpoint » (ou point de contrôle) immunologique fait référence à un mécanisme visant à empêcher une suractivation des cellules immunitaires, qui serait préjudiciable.
En parallèle aux recherches de James Allison sur l’anticorps anti-CTLA-4 dans le mélanome, l’autre lauréat du Nobel de médecine, Takusu Honjo a lui aussi mis en évidence le rôle inhibiteur d’une protéine présente sur les cellules immunitaires, mais il s’agit d’un autre point de contrôle que celui sur lequel a travaillé James Allison. Takusu Honjo s’est intéressé à la protéine PD-L1, présente sur les cellules tumorales et qui se lie à un récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T. Ce faisant, elle bloque le mécanisme de mort programmée, qui permet la destruction des cellules malades. Le terme anglo-saxon « PD » (« programmed death ») signifie « mort programmée ». L’utilisation de molécules anti-PD-1 ou anti-PD-L1 parvient à lever l’inactivation des lymphocytes T qui vont ainsi jouer leur rôle de défense. Ces nouvelles molécules commencent à démontrer un grande efficacité anticancéreuse.
Pas de prix de littérature cette année
Le Nobel de médecine était allé l’an dernier à trois généticiens américains, dont l’étude de l’horloge biologique éclaire l’adaptation du corps au cycle du jour et de la nuit, les troubles du sommeil et leurs effets sur la santé. Les derniers Français honorés dans cette discipline sont Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, en 2008, pour avoir identifié en 1983 le virus du sida.
Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés chaque année. Les prix en science, littérature et paix ont été créés à l’initiative de l’inventeur de la dynamite, Alfred Nobel, et sont décernés depuis 1901. Les prochains prix seront :
La physique, le 2 octobreLa chimie, le 3 octobreLa paix, le 5 octobreL’économie, le 8 octobre
Le prix Nobel de littérature ne sera pas remis cette année en raison d’une affaire d’inconduite sexuelle liée au mouvement #metoo.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le débat sur l’utilisation de matériel de guerre contre des civils au Yémen se heurte aux réalités économiques.
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Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : le timide embarras des pays européens

Le débat sur l’utilisation de matériel de guerre contre des civils au Yémen se heurte aux réalités économiques.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h15
    |

                            service international








                        



                                


                            

A travers l’Europe, un sentiment de gêne se développe quant à la valeur morale et légale de ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, alors que l’intervention militaire de ces deux Etats au Yémen – lancée en mars 2015 – s’éternise, et que des accusations de crimes de guerre s’étayent contre eux. Les firmes européennes avaient exporté, entre 2001 et 2015, pour 57 milliards d’euros d’armements vers Riyad, deuxième plus gros importateur mondial, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). De fait, près de 60 % de l’armement saoudien provenait alors d’Europe.
Depuis, certains Etats ont poursuivi ces ventes, comme le Royaume-Uni, soutien indéfectible de Riyad. D’autres ont adopté une posture de prudence, discrètement pour la France, de façon plus velléitaire pour l’Allemagne et l’Espagne. Quitte à faire marche arrière, pour des raisons économiques.
En Allemagne, la coalition prise en défaut
L’hebdomadaire Der Spiegel a révélé, le 19 septembre, que le gouvernement allemand avait autorisé l’exportation de systèmes de navigation pour chars à l’Arabie saoudite, et de 48 ogives et 91 missiles destinés à des navires de guerre des Emirats arabes unis (EAU).
L’opposition a vivement protesté, particulièrement les Verts et le parti de gauche Die Linke : ils font noter que de telles exportations contreviennent au « contrat de coalition » scellé, en février, entre les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates (SPD). « A partir de maintenant, nous n’approuverons plus les exportations [de matériel militaire] vers les pays impliqués dans la guerre au Yémen », indique cet accord.

Cet épisode s’intègre dans un rapprochement diplomatique entre Berlin et Riyad. Les relations s’étaient fortement dégradées, fin 2017, après que Sigmar Gabriel (SPD), alors ministre des affaires étrangères, eut mis en cause la politique régionale « aventurière »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ L’implication de Washington se traduit par un soutien logistique apporté par les Etats-Unis à la coalition arabe en guerre contre la rébellion houtiste depuis 2015.
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Guerre au Yémen : le soutien américain à la coalition exaspère le Congrès

L’implication de Washington se traduit par un soutien logistique apporté par les Etats-Unis à la coalition arabe en guerre contre la rébellion houtiste depuis 2015.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h26
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le président américain Donald Trump a déploré, en une phrase, lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 septembre, « l’horrible, l’abominable guerre civile au Yémen », assurant que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis « ont promis des milliards de dollars » pour aider les civils yéménites, et qu’« ils poursuivent de multiples voies » pour mettre fin, selon lui, à ce conflit.
Des formules qui risquent de ne pas convaincre le Congrès. L’implication de Washington dans cette guerre interminable y suscite une exaspération de moins en moins contenue qui fait l’objet d’un très rare consensus.
En mars, l’administration de Donald Trump, qui travaille étroitement avec Abou Dhabi et Riyad sur ce dossier, a pu se féliciter de l’échec au Sénat d’une résolution visant à mettre fin au soutien logistique apporté par les Etats-Unis à la coalition arabe en guerre contre la rébellion houtiste. Cette résolution était défendue notamment par le sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, et par le républicain Mike Lee, de l’Utah, qui campent d’ordinaire sur des positions diamétralement opposées.

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Lobbying pressant
Le sénateur conservateur Todd Young (Indiana) et la démocrate Jeanne Shaheen (New Hampshire) ont eu plus de chance en parvenant à faire adopter une disposition qui oblige désormais le département d’Etat à certifier que les gouvernements d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis mettent tout en œuvre pour mettre fin à la guerre, alléger la crise humanitaire et protéger les civils.
Après une nouvelle bavure saoudienne – le tir d’un missile de fabrication américaine contre un autobus rempli d’enfants, en août – le patron de la diplomatie américaine s’est plié à cette nouvelle exigence le 12 septembre mais sans convaincre, c’est le moins que l’on puisse dire. « La coalition n’a clairement pas atteint ces objectifs et il est évident que l’administration tente d’affaiblir délibérément la surveillance exercée par le Congrès », a déploré Jeanne Shaheen. Une exaspération d’autant plus grandissante que, selon le Wall Street Journal, la firme d’armement Raytheon exerce un lobbying pressant pour sécuriser une vente de 60 000 munitions de précision à Riyad, pour un marché estimé à 2 milliards de dollars.
En 2015, en froid avec Riyad du fait de ses négociations avec l’Iran qui allaient déboucher sur l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet, l’administration de Barack Obama s’était résignée quelques mois plus tôt à apporter son soutien à l’intervention saoudienne décidée en mars sous l’impulsion du prince Mohammed Ben Salman, alors ministre de la défense. Le fils du roi Salman est devenu prince héritier deux ans plus tard.

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Ce soutien est devenu totalement assumé après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. D’autant que Mohammed Ben Salman et son homologue émirati, Mohammed bin Zayed, sont devenus des proches de l’un des plus proches conseillers du président américain, son gendre, Jared Kushner. Ce dernier a justement besoin du soutien des deux princes pour le projet de règlement du conflit israélo-palestinien qu’il doit présenter dans les mois à venir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.
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En Suède, le Français Jean-Claude Arnault condamné à deux ans de prison pour viol

Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 17h18
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Le timing est symbolique. A 11 h 30, lundi 1er octobre, la semaine des Nobel s’est ouverte avec l’attribution du prix de physiologie et médecine à l’Américain James P. Allison et au Japonais Tasuku Honjo ; une demi-heure plus tôt, le tribunal de Stockholm condamnait à deux ans de prison ferme, pour viol, le Français Jean-Claude Arnault, 72 ans, à l’origine du scandale ayant entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018, qui aurait dû être décerné cette semaine.
Marié à la poétesse et académicienne Katarina Frostenson, cette figure de la scène culturelle stockholmoise, à la personnalité nébuleuse, avait été jugée du 19 au 24 septembre pour deux viols commis sur une même femme, à l’automne 2011. La plaignante, dont l’identité n’a pas été révélée, avait témoigné dans les pages du quotidien Dagens Nyheter, le 21 novembre 2017, avec dix-sept autres femmes accusant le Français de viols et d’agressions sexuelles.
Sept plaintes déboutées
Huit avaient ensuite porté plainte. Sept ont été déboutées, les faits étant prescrits ou les preuves jugées insuffisantes. Il n’en restait plus qu’une, qui accusait Jean-Claude Arnault de l’avoir forcée à poursuivre contre sa volonté un rapport sexuel oral d’abord consenti, dans la nuit du 5 au 6 octobre 2011, dans sa garçonnière de Stockholm. Puis de l’avoir à nouveau violée entre le 2 et le 3 décembre alors qu’elle dormait dans le même appartement.
Jean-Claude Arnault risquait de deux à six ans d’emprisonnement. Le parquet avait requis trois ans. Il a finalement été condamné à deux ans d’incarcération, reconnu coupable du premier viol, mais acquitté du second, faute de preuves permettant d’établir si la plaignante dormait. La loi suédoise a été durcie depuis, mais le Français était jugé selon la législation en vigueur en 2011, ce qui explique l’acquittement partiel et la peine pouvant paraître légère au regard des faits.

        Lire aussi notre article d’avant le procès :
         

          Mission épineuse pour la justice suédoise



La juge Gudrun Antermar a estimé que le récit de la plaignante était « clair et détaillé », qu’elle avait « pris garde de ne pas exagérer » et que rien n’indiquait « qu’elle ait voulu mentir ». Par ailleurs, son témoignage est confirmé par « de nombreuses personnes qui, dans différents contextes et indépendamment, l’ont entendu en parler ». Au total, sept témoins ont été appelés à la barre : plusieurs proches, un ex-petit ami et un psychothérapeute auxquels la victime s’est confiée dès l’automne 2011.f
La condamnation du Français ne faisait plus guère de doute depuis son placement en détention préventive, lundi 24 septembre, à la demande du parquet. La mesure extrêmement rare visait à éviter à tout prix une nouvelle affaire Assange, du nom du fondateur de Wikileaks, accusé de viol et d’agressions sexuelles en Suède – blanchi depuis –, qui s’était réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres.
L’avocate de la plaignante, Elisabeth Massi Fritz, salue un verdict qui donne « espoir et confiance » dans le système judiciaire suédois et doit encourager les victimes à porter plainte : « Aucune ne doit rester silencieuse et aucune ne doit ressentir de la culpabilité ou de la honte. »
Le verdict « redonne du poids à #metoo »
La journaliste Matilda Gustavsson, auteure de l’article publiée le 21 novembre 2017 dans Dagens Nyheter, souligne l’importance de la condamnation « pour les nombreuses femmes touchées mais dont les expériences ne seront jamais jugées par un tribunal ». Le verdict, dit-elle, « redonne du poids à #metoo ».
En Suède, le mouvement avait eu un retentissement inégalé à l’automne 2017, avec la publication de tribunes dans lesquelles témoignaient plus de 60 000 femmes, regroupées en 70 professions. On avait alors comparé #metoo au droit de vote accordé aux femmes. Mais jusqu’alors, le seul procès contre un animateur télé poursuivi pour viol avait débouché sur un non-lieu, faute de preuves. Jean-Claude Arnault, pour sa part, a annoncé qu’il souhaite faire appel.

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Compte rendu

Alpha Condé : « La jeunesse doit savoir comment la France a voulu anéantir la Guinée »

Pour le 60e anniversaire de l’indépendance, le président guinéen rappelle la « mise en quarantaine » subie par son pays pour avoir voulu s’émanciper de la tutelle de Paris.

Christophe Châtelot (Conakry, envoyé spécial)
    



LE MONDE
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        Le 01.10.2018 à 10h54

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        Mis à jour le 01.10.2018 à 13h53






    
Le président guinéen Alpha Condé, à Paris, le 22 novembre 2017.
Crédits : PHILIPPE WOJAZER/AFP


Les commémorations offrent généralement l’opportunité de dresser un inventaire. Ce 2 octobre, la Guinée fêtera le 60e anniversaire de la fin de la colonisation française. A cette occasion, le président Alpha Condé, élu depuis 2010, a choisi son thème : plutôt que l’avenir, il souhaite rappeler à la jeunesse guinéenne comment « la France a voulu anéantir la Guinée », après qu’Ahmed Sékou Touré, père de l’indépendance puis dictateur durant un règne qui dura vingt-cinq ans, cinq mois et vingt-quatre jours, eut tourné brusquement le dos à l’ancien colonisateur.

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A l’époque, la France lui fit payer ce qu’elle considéra comme un affront. Deux ans avant les autres colonies d’Afrique subsaharienne, la Guinée devenait la première à gagner son indépendance en refusant le projet de communauté franco-africaine proposée par le général de Gaulle. Projet éphémère, par ailleurs.
« Responsabilité de la France »
« Du jour au lendemain, tous les cadres français sont partis, la Guinée est restée sans cadre. Il ne faut pas oublier non plus que la Guinée a été mise en quarantaine (…). Il a fallu que l’Union soviétique et la Chine viennent porter secours à la Guinée », a martelé Alpha Condé, dimanche 30 septembre, dans le cadre de l’émission hebdomadaire « Internationales », animée par des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde. « Le gouvernement français n’a pas eu une attitude correcte, ce qui a fait que, pendant longtemps, jusqu’à Giscard, les rapports avec la France ont été tendus », a-t-il ajouté.

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De cet épisode historique largement documenté, le président guinéen tire un enseignement : « Si la Guinée a été en retard, il y a la responsabilité des chefs d’Etat guinéens, mais aussi la responsabilité de la France de l’époque. » Comment la mesurer, plusieurs décennies plus tard, alors que ce pays d’Afrique de l’Ouest, assis sur un trésor minéral et agricole, végète dans la queue du peloton de l’indice de développement humain ? Pas question d’ailleurs de demander à la France de formuler une quelconque forme d’excuse. « La France n’a pas commis de crimes (…). Nos rapports sont aujourd’hui très bons mais sans masquer les choses », a précisé Alpha Condé.



Message d’unité
Militant anticolonial et panafricaniste de toujours, le président tire de cette période de la décolonisation un deuxième « message pour la jeunesse guinéenne », derrière lequel on croit discerner des considérations politiques plus terre à terre. « En 1958, a-t-il dit, l’ensemble de la population guinéenne s’est donné la main pour appeler à voter non [au référendum sur la communauté franco-africaine]. Si nous voulons, nous pouvons de nouveau être unis pour faire face aux défis de la Guinée. »

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Ce message d’unité intervient alors que la contestation politique, économique et sociale gronde dans le pays. Au-delà des difficultés quotidiennes rencontrées par une population qui pour moitié vit au-dessous du niveau de pauvreté, selon l’ONU, et ne touche pas encore les dividendes de la croissance, cette contestation s’alimente aussi des rumeurs concernant la volonté prêtée au président de vouloir se présenter, en 2020, pour un éventuel troisième mandat. Une possibilité que la Constitution lui interdit à ce jour mais sur laquelle « il entretient l’ambiguïté », confie un diplomate étranger. Ce 60e anniversaire célébré en grande pompe, mardi à Conakry, en présence de plusieurs chefs d’Etat de la région, n’offrira au mieux qu’une courte parenthèse d’unité nationale, et surtout festive.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La mission des experts chargés d’enquêter sur de possibles crimes de guerre au Yémen a été prolongée d’un an, malgré l’opposition de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
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Guerre au Yémen : pressions sur le Conseil des droits de l’homme

La mission des experts chargés d’enquêter sur de possibles crimes de guerre au Yémen a été prolongée d’un an, malgré l’opposition de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h46
    |

            Louis Imbert








                        



   


Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a finalement prolongé d’un an, vendredi 28 septembre à Genève, le mandat d’un groupe d’experts qui enquêtent sur de possibles crimes de guerre au Yémen. Présentée par les Pays-Bas et soutenue par l’Union européenne, cette résolution a été adoptée par 21 voix sur 47, avec 18 abstentions.
Le gouvernement yéménite et la coalition saoudienne, qui intervient dans le pays à sa demande depuis mars 2015, avaient vivement défendu une résolution déposée par la Tunisie, qui visait à rendre au gouvernement Hadi la seule responsabilité de ces enquêtes : une façon de les enterrer.
Depuis un mois, le chef des experts de l’ONU, le Tunisien Kamel Jendoubi, et leur coordinatrice, la Libanaise Roueida El-Haj, faisaient l’objet de violentes critiques sur la chaîne saoudienne Al-Arabiya et sur Sky News Arabia, aux Emirats arabes unis (membres de la coalition), dans des médias tunisiens, et sur les réseaux sociaux. 

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« Ces informations déformées ou totalement fausses portent en partie sur nos vies privées, note M. Jendoubi. Les messages sont clairs et menaçants : nous sommes des traîtres au monde arabe, vendus aux houthistes, à l’Iran ou au Qatar ». Ce dernier est le seul Etat arabe, en difficulté avec Riyad, à avoir voté en faveur du prolongement de l’enquête de l’ONU.
Mencades de représailles économiques
L’an dernier, Riyad avait menacé de représailles économiques les pays qui soutiendraient la création d’une commission d’enquête internationale. Un simple groupe d’experts avait finalement été formé, qui ne rapporte pas lui-même ses conclusions au Conseil de sécurité. Leur premier rapport, rendu public en août, a causé un « choc » à Riyad, notait un diplomate occidental, alors que le royaume argue depuis des mois de ses efforts en matière de droit humanitaire, en réponse aux pressions de ses alliés américain et britannique.
Ce rapport accusait la coalition et les rebelles houthistes de s’être rendus coupables de possibles crimes de guerre. Il dénonçait des cas de torture dans des centres de détention contrôlés par les Emirats arabes unis, ainsi que l’enrôlement d’enfants-soldats par leurs alliés yéménites. Les houthistes sont coutumiers de telles violations, ce que Riyad met volontiers en avant. Les experts ont cependant prêté le flanc aux accusations de partialité de la coalition, qui a rejeté leur rapport, en ne mentionnant pas les mines que les houthistes ont disséminé à travers le Yémen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Une manifestation organisée par le Parti démocrate a réuni 70 000 personnes à Rome dimanche.
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Marginalisée et désunie, la gauche italienne essaie de se faire entendre face à Salvini

Une manifestation organisée par le Parti démocrate a réuni 70 000 personnes à Rome dimanche.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 11h31
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Certes, la gauche italienne est au plus mal. Mais il lui reste au moins une chose de son passé : un indéniable savoir-faire pour organiser des manifestations. Dimanche 30 septembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes venues en car et en train de toute l’Italie (70 000 participants, selon les organisateurs) se sont retrouvées dans le centre de Rome, Piazza del Popolo, pour le premier grand rassemblement de l’opposition depuis l’intronisation du gouvernement Conte.
Marginalisé dans le débat politique depuis la déroute électorale des législatives du 4 mars (moins de 19 % des suffrages), au plus bas dans les sondages, le Parti démocrate peine à trouver sa place, ruminant encore les raisons de sa défaite, d’autant plus qu’il est profondément divisé sur la ligne à adopter, ainsi que sur la personne la plus à même d’en assurer la direction. Mais pour ce jour, toutes ces querelles étaient à oublier : le message que la direction du parti a voulu envoyer était celui de l’unité retrouvée. Ainsi le secrétaire par intérim du parti, Maurizio Martina, est-il apparu seul à la tribune, tandis que les autres figures du PD étaient restées dans la foule, au milieu des militants.

Dénonçant un pays « gouverné par la haine, où les ministres passent leur temps à insulter », Maurizio Martina a délivré un message plutôt classique, puisant aux racines historiques de la gauche italienne. « Nous sommes fils de la résistance et nous ne l’oublions pas », a-t-il affirmé, avant de s’en prendre au ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, qui « va dîner avec des organisations qui devraient être fermées », en référence à la photographie apparue il y a quelques jours sur les réseaux sociaux d’un repas pris par le très extrémiste dirigeant de la Ligue, en 2015, avec des dirigeants du parti néofasciste CasaPound. « Si la sécurité et la démocratie vous tiennent vraiment à cœur, poursuivait-il, alors démontrez votre volonté de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Rencontre en prison avec le dirigeant nationaliste Raül Romeva, qui attend son procès pour rébellion, un an après le référendum.
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Le combat des « prisonniers politiques » catalans

Rencontre en prison avec le dirigeant nationaliste Raül Romeva, qui attend son procès pour rébellion, un an après le référendum.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 18h50
    |

            Sandrine Morel (Sant Joan de Vilatorrada, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Nous vous voulons libres », « Honte à l’Europe », « Ce sont des gens pacifiques », ou encore « Sans désobéissance, il n’y a pas d’indépendance ». A 70 kilomètres au nord de Barcelone, à l’intérieur des terres, la petite route à travers champs qui mène au centre pénitentiaire Lledoners est couverte de messages peints au sol et décorée de rubans jaunes. Imprimés au pochoir sur le bitume ou bouts de plastique accrochés aux arbres et aux barrières, ces slogans symbolisent le soutien aux « prisonniers politiques ».
C’est ici, sur la petite commune de Sant Joan de Vilatorrada, que sept des neufs dirigeants indépendantistes, accusés de rébellion après la tentative de sécession d’octobre 2017, se trouvent incarcérés, placés en prison préventive dans l’attente du procès qui se tiendra cet hiver. Certains, depuis presque un an.
Trois médias européens, dont Le Monde, ont eu accès à la prison, dimanche 30 septembre, pour discuter avec Raül Romeva, l’ancien « ministre » catalan des affaires extérieures. A l’entrée, il faut laisser dans un casier téléphone, stylo et cahier. Après un passage par un sas de sécurité, il faut encore franchir le contrôle des visiteurs.
« La prison pouvait faire partie de notre lutte, et nous le savions », explique Raül Romeva, ancien ministre catalan des affaires extérieures
Dans la grande salle d’attente aux murs jaunâtres, une femme élégante, robe crème et hauts talons, habituée des plateaux de télévision, porte dans ses bras un petit garçon de 18 mois. Il s’agit de Txell Bonet, la compagne de Jordi Cuixart, l’ancien président de l’association indépendantiste Omnium Cultural.
Leur fils n’avait que 6 mois lorsque, le 16 octobre 2017, l’Audience nationale a placé M. Cuixart en prison préventive, avec Jordi Sanchez, ex-président de l’association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC). « Nous avons droit à un appel par jour de huit minutes et à une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Denny Tamaki s’oppose au maintien de l’importante base américaine située sur l’archipel.
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Au Japon, Shinzo Abe essuie un revers lors de l’élection du nouveau gouverneur d’Okinawa

Denny Tamaki s’oppose au maintien de l’importante base américaine située sur l’archipel.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 10h33
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Un camouflet pour le premier ministre Shinzo Abe. Ainsi est perçue l’élection surprise, dimanche 30 septembre à Okinawa, de Denny Tamaki au poste de gouverneur du petit archipel de l’extrême sud du Japon.
M. Tamaki, 58 ans, fils d’un militaire américain et d’une Japonaise, l’a emporté avec plus de 55 % des voix avec l’appui de la coalition All Okinawa réunissant les partis d’opposition. Atsushi Sakima, le candidat soutenu par le gouvernement Abe, n’a obtenu que 44 % des voix.
M. Tamaki succède à Takeshi Onaga, décédé d’un cancer le 8 août, sur la promesse de poursuivre sa lutte contre le déménagement à Henoko, dans le nord de l’île principale d’Okinawa, des activités de la base américaine de Futenma, actuellement à Ginowan, non loin de la capitale du département, Naha.
Comme M. Onaga, M. Tamaki veut que Futenma soit déplacée hors d’Okinawa. Or, ce projet, fruit d’un accord signé, en 2006, par Tokyo et Washington, fait partie des priorités du gouvernement Abe, qui veut notamment montrer aux Etats-Unis la solidité et le bon fonctionnement de l’alliance bilatérale de sécurité, pilier de la défense du Japon face, notamment, à la montée en puissance de la Chine.
Importants moyens
« Nous considérons avec le plus grand sérieux le résultat du scrutin », a réagi M. Abe à l’annonce de la victoire de Denny Tamaki. Le gouvernement jugeait prioritaire la victoire de M. Sakima, ex-maire de Ginowan et favorable au transfert de la base à Henoko. Il y a consacré d’importants moyens, dépêchant sur place des ténors de la majorité, comme le populaire Shinjiro Koizumi, fils de l’ancien premier ministre Junichiro Koizumi.
Le PLD « a fait tout son possible », juge, dans le New York Times, Koichi Nakano, politologue à l’université Sophia de Tokyo. La défaite l’a surpris, elle « est pour lui un désastre ». Elle pourrait avoir des conséquences au niveau national et contraindre M. Abe, dont la cote de popularité ne dépasse plus 50 % malgré sa réélection, le 9 septembre, à la présidence du PLD, à revoir sa stratégie. Son échec à Okinawa pourrait déstabiliser ses troupes à l’approche des élections sénatoriales de juillet 2019.

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Jusque-là, son gouvernement avait choisi la fermeté, rejetant tout dialogue, mobilisant les forces de l’ordre contre les opposants au chantier d’Henoko et supprimant les subventions annuelles de près de 300 milliards de yens (2,3 milliards d’euros) versées au département.
Il n’hésite pas non plus à attaquer sur le terrain juridique. Okinawa a supprimé, en août, l’autorisation de construction d’un polder indispensable à celle de la base d’Henoko. Le gouvernement pourrait répliquer par un recours à la Cour suprême pour faire annuler cette décision.
Intransigeance de Tokyo
Après l’élection du nouveau gouverneur, qui a appelé au « respect de la volonté de la population », Yoshihide Suga, le porte-parole du gouvernement nippon, a répliqué que l’objectif de Tokyo restait de mener à bien le déménagement. Le ministre de la défense, Itsunori Onodera, a toutefois rappelé « poliment à M. Tamaki » que le but de l’opération était bien de « réduire quelque peu le fardeau des bases à Okinawa ». M. Abe a même évoqué le « développement économique d’Okinawa » en dehors des bases.
« Nous devons avoir conscience que même les petites fourmis peuvent déplacer le pied d’un éléphant », Denny Tamaki, gouverneur d’Okinawa
De fait, le succès de M. Tamaki dépasse le simple rejet du déménagement à Henoko. Les Okinawaïens voient dans l’intransigeance manifestée par Tokyo le reflet d’un certain mépris du pouvoir central pour un territoire autrefois indépendant, annexé en 1879, et qui abrite 80 % des moyens américains déployés au Japon, avec leur lot de nuisances sonores et sécuritaires.
Ils déplorent également un déni de démocratie. C’est la deuxième fois, après l’élection, en 2014, de M. Onaga, qu’ils s’expriment aussi clairement contre le projet d’Henoko.
Ce sentiment a relégué en arrière-plan les autres problèmes d’Okinawa, économiques notamment, et suscité des positionnements en faveur d’une plus grande autonomie d’un territoire prêt à retrouver sa position d’intermédiaire commercial entre le Japon, la Chine ou encore l’Asie du Sud-Est. « Nous devons avoir conscience que même les petites fourmis peuvent déplacer le pied d’un éléphant », a rappelé M. Tamaki après son élection.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le bilan s’élève à au moins 844 morts et pourrait augmenter. Sur place, le constat est que le désastre a été mal anticipé.
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Indonésie : désolation et chaos après le séisme et le tsunami

Le bilan s’élève à au moins 844 morts et pourrait augmenter. Sur place, le constat est que le désastre a été mal anticipé.



LE MONDE
 |    01.10.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
01.10.2018 à 16h34
    |

            Hervé Morin et 
Bruno Philip (Correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



Au moins 844 morts, selon une dernière évaluation qui s’alourdit d’heure en heure : le nombre des victimes répertoriées du séisme, suivi d’un tsunami, qui a frappé vendredi 28 septembre au soir la province de Sulawesi centre, ne cesse d’augmenter – c’est toujours le cas en pareilles circonstances, surtout quand une catastrophe survient dans des régions reculées et mal armées pour faire face aux désastres. « Le bilan des morts va continuer de s’élever », a confirmé dimanche Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’Agence indonésienne de gestion des risques naturels (BNPB). Le vice-président de l’Indonésie, Jusuf Kalla, a estimé que les morts risquent de se compter « par milliers ».
Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (UNOCHA) a estimé lundi que 191 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire d’urgence. Quelque 46 000 enfants et 14 000 personnes âgées sont concernés.
Dans les rues de Palu, capitale de la province de Sulawesi centre, qui a été durement touchée par le tremblement de terre et les vagues de près de six mètres provoquées par le tsunami, les sauveteurs tentaient, lundi 1er octobre, de retrouver des survivants dans les ruines. Les corps sans vie de dizaines de victimes s’alignaient dans les rues, le long des décombres. Sur une colline dominant la ville, une tranchée de plus d’une centaine de mètres de long a été creusée pour y déposer des centaines de cadavres. Les enterrements de masse ont commencé rapidement, aussi bien parce que la tradition islamique, dans cette province à majorité musulmane, impose d’ensevelir les morts au plus tôt, que pour éviter la propagation d’épidémies.
Appel à l’aide

   


Des scènes de pillage ont été observées en fin de semaine par des journalistes locaux : des centaines de personnes ont volé tout ce qu’elles pouvaient (fioul domestique, huile, eau, nourriture) dans des supermarchés épargnés par le désastre. « Nous n’avons plus rien, il faut manger ! », criaient des gens. Interrogé par le correspondant local de l’Agence France-Presse, un photographe indonésien a expliqué : « Il n’y a plus qu’une station d’essence encore en activité, les gens n’ont plus d’essence et commencent à être désespérés. » Plus d’un millier de prisonniers ont profité du séisme pour s’enfuir de trois maisons d’arrêt ébranlées ou en partie détruites par les secousses, a rapporté le ministre de la justice.
Le président de la République indonésienne, Joko Widodo, s’est rendu à Palu dimanche en fin d’après-midi. Il a exhorté les sauveteurs à « travailler jour et nuit » pour trouver des survivants. Mais alors que le gouvernement indonésien vient officiellement, lundi, de faire appel à l’aide internationale – l’Union européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe d’un million et demi d’euros –, les moyens dont disposent sur place les responsables restent limités. Dimanche, les cris de détresse qui s’élevaient de l’hôtel Roa Roa, le plus chic de Palu, se sont tus : les sauveteurs, obligés de soulever les pans de béton écroulés avec des pioches, n’ont pas réussi à temps à dégager les survivants. Selon la BNPB, 71 étrangers logeaient dans cet hôtel de huit étages, dont un Sud-Coréen et trois Français. Ces derniers ont été retrouvés vivants par les secours, selon un communiqué transmis par le Quai d’Orsay, lundi 1er octobre. Leur évacuation de la zone sinistrée était en cours dans la matinée.
Pour l’instant, les secours ­affluent par avions militaires qui, seuls encore, peuvent se poser sur l’aéroport de Palu, fermé aux transports civils. L’un des aiguilleurs du ciel, resté jusqu’au bout seul à son poste, vendredi à l’heure du séisme, pour guider un avion qui venait de décoller, est désormais salué comme un ­ « héros national » dans tout le pays : réalisant que la tour de ­contrôle allait s’écrouler, Anthonius Gunawan Agung, 21 ans, a sauté du quatrième étage. Il est mort le lendemain des suites de ses blessures.
Le bilan des victimes risque peut-être également de s’alourdir, car personne n’avait encore pu, lundi en fin de matinée, accéder à la ville côtière de Donggala, située à l’embouchure de la rivière Palu – ce qui fait redouter un bilan plus lourd encore. Des images diffusées par la chaîne de télévision Metro TV ont montré les maisons dévastées de cette ville, qui est la plus proche de l’épicentre du séisme. Les habitants ont-ils pu fuir à temps le tsunami ? Cette agglomération, capitale d’une municipalité de près de 300 000 habitants, que l’on atteint d’ordinaire en une demi-heure depuis Palu, est bloquée en raison des glissements de terrain et de l’affaissement des routes, provoqués par le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter. Selon l’un des responsables de l’ONG Save the Children, Tom Howells, « l’accès à ces zones reste un énorme problème et on peut redouter des dégâts très importants et de nombreuses victimes autour de Donggala ».

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Les « bouées » d’alerte hors d’usage
Des questions se posent déjà à propos de l’absence de mesures préventives efficaces mises en place dans une région régulièrement ébranlée par séismes et tsunamis. Le 16 décembre 2017, au lendemain d’un tremblement de terre d’une magnitude de 6,9 qui avait frappé le sud de l’île de Java, le porte-parole de la BNPB avait fait cette stupéfiante déclaration, qui n’a jamais été suivie d’effets : « Depuis cinq ans, les “bouées” d’alerte au tsunami [placées en haute mer en Indonésie] ne fonctionnent plus », avait prévenu M. Sutopo. La raison ? Tout simplement une maintenance non régulière, et le fait que les ­pêcheurs se servent de ces objets comme des ancres pour leurs ­bateaux…

   


S’exprimant ce jour-là à Djakarta devant des journalistes, le porte-parole de la BNPB avait précisé : « Nous sommes désormais obligés de compter sur d’autres bouées mises en place par cinq pays voisins : l’Inde, dont le dispositif surveille la zone d’Aceh [où le tsunami de 2004 avait faitprès de 170 000 morts], la Thaïlande, chargée de surveiller la mer ­d’Andaman, l’Australie, qui s’occupe de la partie sud de l’Indonésie, et une bouée appartenant aux Etats-Unis, qui a été placée au nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. »
Cependant, pour Rémy Bossu, directeur du Centre sismologique euro-méditerranéen, qui a participé à la conception du système d’alerte tsunami en Méditerranée, la présence de ces bouées, conçues pour détecter les grands tsunamis transocéaniques, « aurait probablement été inopérante dans ce cas », en raison de la faible distance entre le séisme et les zones côtières sinistrées.
L’hypothèse est que le tsunami n’a probablement pas été engendré par une brusque rupture verticale de la croûte terrestre au fond de l’océan, comme lors du séisme du Tohoku au Japon en 2011. A Sulawesi, où les plaques ont coulissé horizontalement, « c’est plutôt un glissement de terrain sous-marin, engendré par le séisme, qui est suspecté ».
Baie en entonnoir
Un tel phénomène, difficile à déceler, parfois décalé dans le temps, peut engendrer localement un mur d’eau dévastateur. D’autant que Palu se situe au fond d’une baie en entonnoir propre à favoriser l’élévation du tsunami. « Le message de prévention, près des côtes, insiste Rémy Bossu, c’est que, dès lors que vous ressentez une secousse durant trente à soixante secondes, ou que vous avez du mal à vous tenir debout lors du séisme, il faut gagner les hauteurs. »
Selon M. Sutopo, même si la gestion des catastrophes naturelles en Indonésie s’est améliorée depuis la tragédie de 2004 à la suite du tsunami d’Aceh, l’« anticipation » des catastrophes ne fait pas partie de la culture indonésienne, ce qui explique le manque de réactivité appropriée quand une catastrophe survient.
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            data-slide-description="De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre."
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            data-slide-description="Les habitants de Palu transportent un corps, le 29 septembre."
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            data-slide-description="Une vidéo a montré une vague imposante s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée."
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            data-slide-description="Plusieurs milliers d’habitations, ainsi que des hôpitaux, des centres commerciaux et des hôtels se sont effondrés. Un pont a également été emporté."
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            data-slide-description="Un centre commercial très endommagé à Palu, dont un étage s’est effondré. Certains axes routiers menant à la ville ont été coupés."
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            data-slide-description="Des carcasses de véhicules témoignent de la violence de la vague qui s’est abattue sur la côte à Palu."
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            data-slide-description="Le séisme et le tsunami ont provoqué une panne d’électricité qui empêche les communications et complique la coordination des secours."
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            data-slide-description="Le personnel médical de l’hôpital soignent les blessés à même le trottoir."
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De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre.

OLA GONDRONK / AFP
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