<FILE-date="2018/01/31/19">

<article-nb="2018/01/31/19-1">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’homme d’affaires souhaite développer une race génétiquement modifiée, qui pourrait s’adapter au réchauffement climatique et produire plus de lait.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/01/31/19-2">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les résultats des tests menés sur des singes en 2015 montraient que les émissions des véhicules diesel récents étaient « plus nocives » que celles des anciens, affirme mercredi le quotidien « Bild ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« Monkeygate » : Volkswagen a voulu dissimuler des résultats « trop dévastateurs »

Les résultats des tests menés sur des singes en 2015 montraient que les émissions des véhicules diesel récents étaient « plus nocives » que celles des anciens, affirme mercredi le quotidien « Bild ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 15h52
   





                        


Volkswagen a cherché à dissimuler les résultats des tests mesurant sur des singes les conséquences des émissions du diesel, car ils montraient que celles des véhicules récents étaient « plus nocives » que celles des anciens, affirme mercredi 31 janvier le quotidien Bild.
Les résultats de ces expérimentations « ne devaient jamais sortir », car ils étaient « trop dévastateurs », affirme le quotidien allemand, qui publie des documents internes du laboratoire américain les ayant menés.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir du « monkeygate », nouveau scandale automobile allemand



« Nous avons adressé ce rapport final il y a plusieurs mois et [les responsables de Volkswagen] l’ont contesté parce qu’il ne correspondait pas à leurs attentes », écrivait ainsi en août 2016 Jacob McDonald, dont le laboratoire avait été mandaté par le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), organisme de recherche financé par Volkswagen, ses concurrents Daimler et BMW et l’équipementier Bosch.
Mauvais résultats
Ces tests, initialement révélés par le journal américain New York Times, ont eu lieu en 2015. Les animaux étaient enfermés dans des cages de verre où ils inhalaient quatre heures durant les gaz d’échappements d’une Beetle, successeure de la Coccinelle et modèle phare de Volkswagen, et d’un pick-up Ford plus ancien.
Les essais devaient démontrer l’innocuité des nouveaux moteurs diesel, mais ont au contraire mis en évidence que les animaux ayant inhalé les émanations d’un diesel supposé plus propre « présentaient plus de signes inflammatoires que ceux qui ont respiré l’ancien », a rapporté un expert à Bild.
Dans un courriel, Jacob McDonald proposait de ne pas évoquer dans le rapport final les mauvais résultats obtenus par les moteurs récents et d’insister sur l’absence de danger de « l’ancienne technologie ». Le rapport avait été adressé en juin 2017 à l’EUGT, en liquidation depuis le scandale du « dieselgate » en 2015, et qui ne l’a jamais publié,explique Bild.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Volkswagen entre arrogance et éthique dévoyée



Le numéro un mondial de l’automobile Volkswagen avait réagi au scandale en suspendant mardi de ses fonctions son lobbyiste en chef Thomas Steg pour son rôle dans l’organisation des tests. Mercredi, son concurrent Daimler a lui aussi suspendu son représentant au sein du directoire de l’EUGT, et a annoncé mener une enquête interne sur les tests. Selon le quotidien Handelsblatt, il s’agit d’Udo Hartmann, responsable de la protection de l’environnement pour le constructeur.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-3">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le texte destiné à équilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs prévoit aussi des dispositions en faveur d’une alimentation « saine et durable ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Bien-être animal, phytosanitaires et gaspillage : les autres mesures du projet de loi agroalimentaire

Le texte destiné à équilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs prévoit aussi des dispositions en faveur d’une alimentation « saine et durable ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 12h02
    |

            Cécile Prudhomme et 
Laurence Girard








                        



   


Le second temps des Etats généraux de l’alimentation, qui se sont achevés fin 2017, avait été consacré à l’objectif d’une alimentation saine et durable, accessible à tous. Trois mesures issues de ces discussions sont intégrées au projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans la filière agroalimentaire », présenté en conseil des ministres mercredi 31 janvier.
Bien-être animal
Le texte donne l’autorisation aux associations de défense des animaux de se constituer partie civile. De plus, le délit de maltraitance est étendu aux entreprises de transport d’animaux vivants et aux abattoirs. Les sanctions sont doublées et passent à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Enfin, les personnes qui dénoncent des mauvais traitements peuvent bénéficier des dispositions relatives aux lanceurs d’alerte. Toutefois, l’installation de la vidéosurveillance dans les abattoirs, promise par le précédent gouvernement et jamais mise en application, n’est pas retenue.
Usage des produits phytosanitaires
La loi souhaite éviter toute incitation commerciale pouvant conduire à l’utilisation inappropriée des produits phytosanitaires. Les rabais, remises et ristournes seront donc interdits dans les contrats de vente (sauf pour les produits de biocontrôle), sous peine d’une amende pouvant atteindre 75 000 euros. Elle donne au gouvernement la possibilité de légiférer par ordonnance, dans un délai de six mois, afin de séparer l’activité de conseil et de vente des produits phytosanitaires. Une séparation capitalistique des deux activités sera imposée. Le dispositif de certificat d’économie de produits phytosanitaires mis en place par le précédent gouvernement sera pérennisé, avec un nouveau calendrier.
Restauration collective et gaspillage
Le texte évoque l’amélioration de la qualité des repas dans la restauration collective. L’objectif politique annoncé est d’atteindre 50 % de produits bio, locaux ou sous signe de qualité d’ici à 2022. Un objectif qui ne sera pas inscrit dans la loi, mais fixé par décret en Conseil d’Etat. La notion de produits locaux n’existant pas dans le code des marchés publics, elle est remplacée par celle du coût du cycle de vie. Il donne au gouvernement la possibilité de prendre par ordonnance, dans un délai d’un an après publication de la loi, des mesures concernant le gaspillage alimentaire comme imposer à la restauration collective un diagnostic obligatoire ou étendre aux industries agroalimentaires et à la restauration collective l’obligation de don à des associations sous conditions.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-4">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dans un rapport remis jeudi à la maire socialiste, des élus s’inquiètent du manque de moyens pour la propreté.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Anne Hidalgo priée de mieux nettoyer Paris

Dans un rapport remis jeudi à la maire socialiste, des élus s’inquiètent du manque de moyens pour la propreté.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 11h11
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Anne Hidalgo doit désormais balayer plus méticuleusement devant sa porte. C’est, en substance, la conclusion du rapport de 225 pages qui devrait être remis à la maire socialiste de Paris, jeudi 1er février, par les membres d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) réclamée il y a un an par la droite, et intitulé : « La politique parisienne en matière de propreté ».
En tête de l’ordre du jour du prochain Conseil de Paris, du 5 au 7 février, figurent 45 préconisations pour une capitale « enfin propre ». Elles ont été adoptées à l’unanimité par la quinzaine d’élus parisiens de tout bord qui, durant sept mois, ont passé au crible la gestion actuelle de la propreté sous la présidence de Florence Berthout, maire Les Républicains du 5e arrondissement et présidente du groupe Républicains et Indépendants. Le 5 février, ces pistes de travail seront débattues avant d’être soumises au vote.
« Nous sommes à peu près d’accord sur le constat de défaillance, mais nous ne le serons pas sur le dimensionnement des moyens à déployer pour que cela s’améliore, prédit Florence Berthout. La gauche a considéré pendant des années la propreté comme une exigence bourgeoise et, aujourd’hui, force est de constater que le compte n’y est pas et qu’il faut un plan d’urgence. »
« Moins salir », « mieux nettoyer » et « mieux évaluer et organiser les ressources », tels sont les trois axes de travail fixés par la MIE. Ils se déclinent en une série de propositions suggérant aussi bien de « responsabiliser » les Parisiens en affirmant le principe du « salisseur-payeur », que d’intensifier la répression des comportements inciviques en instaurant la vidéo-verbalisation pour lutter contre les dépôts sauvages, ou de dépénaliser les amendes de propreté afin de permettre à la Ville d’en augmenter le montant, notamment en cas de récidive.
Reconnaître la pénibilité
Il est également question d’adapter le nettoyage aux rythmes de vie des Parisiens en élargissant les horaires d’après-midi et de soirées en fonction de l’utilisation de l’espace public, notamment en été ou le week-end. La MIE avance encore la nécessité de réorganiser les ressources humaines en simplifiant la chaîne managériale tout en assurant une meilleure coordination entre les services de la ville par l’entremise d’un service.
Cette orientation permettrait de lutter contre l’absentéisme au sein de la direction de la propreté et de l’eau qui s’élève à 13,3 % chez les éboueurs – jusqu’à 20 % dans les 5e et 6e arrondissements – et de remobiliser les agents en valorisant leur travail et en leur proposant des plans de carrière prenant en compte la pénibilité.
La MIE insiste enfin sur la nécessité d’améliorer les moyens matériels en augmentant le budget dévolu à la mécanisation, en acquérant du matériel « testé par les agents » et respectant la « spécificité géographique » de chaque arrondissement.
La présentation – médiatisée – par Anne Hidalgo, le 23 janvier, d’un échantillon des quelque 170 véhicules de nettoyage flambant neufs et fonctionnant à l’électricité ou au gaz naturel, en renouvellement de la flotte vieillissante d’engins diesel, a laissé Florence Berthout sceptique.
« Il faudra voir à la fin de l’année si toutes les machines promises ont bien été commandées, si elles ont été livrées, et comment elles seront réparties, dit la maire du 5e arrondissement. La lutte contre le réchauffement climatique est une priorité absolue, mais quand on annonce la fin de l’utilisation du diesel pour 2020 puis pour 2024, il faut tirer les conséquences financières que cela impose, ce qui n’a pas été fait. » Et de rappeler que, depuis 2010, le nombre d’aspiratrices de trottoirs a chuté de 275 à 248, soit d’environ 10 %, et qu’un quart du vétuste parc des véhicules de propreté était immobilisé en permanence par des opérations de maintenance ces dernières années.
« Absence d’anticipation »
Dénonçant une « baisse récurrente » des moyens financiers et humains, Florence Berthout décoche une implacable arithmétique : « Depuis 2001, l’espace public parisien a augmenté de près de 30 %, ce qui multiplie les surfaces à nettoyer, et plus de 100 000 personnes supplémentaires y circulent, alors que le budget consacré à la propreté est passé de 149 millions d’euros en 2001 à 133 en 2016, soit une diminution de 11 % en euros constants. »
Et les renforts de 200 agents de propreté entre 2016 et 2017 sont « loin de compenser » les 1 111 emplois du secteur disparus depuis 2001. « Dans le même temps, les effectifs de la Ville ont augmenté de 50 %, ce qui démontre que la propreté n’a pas été une priorité », conclut Mme Berthout, pour qui « la caricature de l’absence d’anticipation de la maire s’illustre dans le grave problème de prolifération des rats dans Paris ».

        Lire aussi l’entretien :
         

          « Il n’est pas nécessaire d’éradiquer les rats »



Le thème de la propreté revient comme une antienne dans la liste des griefs adressés à Mme Hidalgo depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville en 2014. Ses adversaires politiques ironisent sur le fait qu’elle a, depuis, soumis pas moins de « trois plans de propreté » au vote du Conseil de Paris. Le 5 février, avant de laisser les groupes politiques faire leurs observations sur les préconisations de la MIE, la maire effectuera une communication pour défendre sa gestion.
Mao Péninou, son adjoint (La République en marche) à la propreté, invoque des « restructurations » de l’administration de la Ville et des questions de « nomenclatures ». Il considère les calculs de la MIE inexacts : « On a davantage d’éboueurs qu’en 2001 mais beaucoup moins d’égoutiers », affirme-t-il.
Corbeilles et PV
Il concède en revanche qu’il y a « trois ou quatre points à gagner » sur le taux d’absentéisme des agents « grâce à la modernisation des outils, à la modification des rythmes de travail et à une meilleure formation de l’encadrement ». Il reconnaît aussi une « vraie question “rats” » liée à la nourriture disponible dans l’espace public, en dépit de la dotation de 1,5 million d’euros votée en 2017 pour lutter contre leur prolifération. Il promet, d’ici la fin 2018, le remplacement d’une partie des corbeilles de rue situées sur les quais, dans les parcs et près des marchés alimentaires par des poubelles opaques, fermées et inaccessibles aux rongeurs.
La verbalisation des incivilités semble également porter ses fruits. Environ 110 000 PV à 68 euros ont été dressés en 2017 pour jets de mégots, déjections canines et autres épanchements d’urine – en hausse de 149 % en un an.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-5">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Pour le spécialiste Pierre Falgayrac, le rongeur autorégule sa population et rend des services aux humains, notamment en mangeant leurs déchets.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il n’est pas nécessaire d’éradiquer les rats »

Pour le spécialiste Pierre Falgayrac, le rongeur autorégule sa population et rend des services aux humains, notamment en mangeant leurs déchets.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h05
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Expert en hygiène et sécurité, consultant et formateur en lutte raisonnée contre les nuisibles urbains, et auteur du Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bio-agresseurs humains (Lexitis, 2017), Pierre Falgayrac explique pourquoi le rat n’est pas l’ennemi de l’homme.
La crue de la Seine et la diffusion d’une vidéo montrant un conteneur d’ordures parisien grouillant de rats font redouter une recrudescence des surmulots dans la capitale. Cette crainte est-elle fondée ?
Non, au contraire. Les crues déciment les rats en noyant leurs terriers, un phénomène auquel les individus les plus vieux et les plus faibles ne résistent pas. La raison pour laquelle on voit alors davantage de rats en surface, c’est que les survivants se retrouvent sans domicile fixe et qu’ils migrent immédiatement, à la recherche d’un nouvel abri, et vers des points de nourriture où les dirige leur odorat particulièrement discriminant.
Les quelques dizaines de rats filmés par l’agent de propreté sont très jeunes – ils ont moins de 3 mois, alors que la durée de vie moyenne d’un rat urbain est d’un an. Le trou d’évacuation de liquide du conteneur dans lequel ils se trouvent a le diamètre d’un terrier. Ils ont tout simplement été attirés par l’odeur de nourriture qui en émanait, puis ils sont restés s’y abriter car ils sont nyctalopes. Sur les images, ils semblent d’ailleurs bien plus effrayés que le vidéaste.
Où les rats urbains nichent-ils ?
Entre 75 % et 80 % des rats urbains vivent dans les égouts ou dans les souterrains. De l’eau en abondance, une température agréable et l’absence de prédateurs : toutes les conditions qui leur conviennent y sont réunies. Ils s’installent dans les parties non bétonnées qu’ils peuvent attaquer avec leurs dents. Le seul souci est qu’il n’y a quasiment rien à manger dans ces endroits. Ils doivent donc aller et venir pour chercher de la nourriture. C’est là qu’ils se...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-6">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le calendrier proposé par l’électricien français est plus conservateur que celui souhaité par Nicolas Hulot.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

EDF n’envisage pas de réduire le parc nucléaire avant 2029

Le calendrier proposé par l’électricien français est plus conservateur que celui souhaité par Nicolas Hulot.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 20h19
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


La passe d’armes à distance entre EDF et Nicolas Hulot sur le nucléaire continue. Le ministre de la transition écologique et solidaire avait accepté, en octobre, de renoncer à l’un des piliers de la loi de transition énergétique votée en 2015. L’objectif de parvenir à diminuer la part de nucléaire à 50 % de la production électrique française dès 2025 a été remis à plus tard.
Mais le ministre n’a pas renoncé à diminuer la part du nucléaire à un horizon de 2030 ou 2035. Or, l’année 2018 est charnière de ce point de vue : la France est en train d’élaborer son projet énergétique pour les cinq ans à venir, à travers l’exercice de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Nicolas Hulot, ministre de tutelle d’EDF, a expliqué à plusieurs reprises que cette PPE serait l’occasion de fixer, dès la fin de l’année 2018, le cadre précis de fermeture des réacteurs nucléaires, avec notamment un calendrier et des noms de réacteurs concernés.

        Lire aussi :
         

          L’arrêt de centrales nucléaires durant le quinquennat est peu probable



EDF veut étaler les fermetures
Mais, du côté d’EDF, on se montre beaucoup plus prudent et on propose plutôt de prolonger la durée de vie des centrales le plus longtemps possible. « On a clairement un objectif d’amener nos réacteurs à 50 ans, ce qui ferait des premiers arrêts à partir de 2029 », a expliqué Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire français d’EDF, lors d’une rencontre avec des journalistes, mardi 30 janvier.
« Il est raisonnable d’amener des réacteurs à 50 ans et d’autres à 60 ans pour étaler » les fermetures, a-t-il argumenté.
La France compte actuellement 58 réacteurs, dont une grande partie aura 40 ans entre 2019 et 2025. Cette décision de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans, puis de 50 ans, appartiendra à l’Autorité de sûreté nucléaire.
La seule fermeture de centrale programmée est celle de Fessenheim, en Alsace, mais qui sera remplacée par le lancement du nouveau réacteur EPR de Flamanville, a priori début janvier 2019.

        Lire aussi :
         

                A la recherche d’un plan pour fermer Fessenheim



L’argument d’EDF est économique : prolonger la durée de vie des centrales signifie qu’il faut investir pour les mettre progressivement aux normes de sûreté. « On veut de la visibilité et engager des grosses dépenses sur des réacteurs qui ne dureraient que 3 ou 4 ans n’aurait pas de sens », a fait valoir Philippe Sasseigne.
Cette stratégie a été définie par EDF dès 2016, explique-t-on au sein du groupe. Bien avant que Nicolas Hulot ne devienne ministre, et que les débats sur la feuille de route énergétique de la France ne s’engagent.
Le programme lancé pour allonger la durée de vie du parc, appelé grand carénage, se monte à 46 milliards d’euros pour la période 2014-2025.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-7">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Des médias américains et allemands ont révélé l’existence de tests sur des singes et des humains, financés par les principales entreprises de l’industrie automobile allemande.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Ce qu’il faut retenir du « monkeygate », nouveau scandale automobile allemand

Des médias américains et allemands ont révélé l’existence de tests sur des singes et des humains, financés par les principales entreprises de l’industrie automobile allemande.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 09h28
   





                        


L’essentiel
Des médias américains et allemands ont révélé qu’un organisme financé notamment par Volkswagen, Daimler et BMW, avait réalisé des tests sur des singes et des cobayes humains pour mesurer les effets des gaz émis par les véhicules à motorisation diesel.La direction de Volkswagen a décidé, mardi 30 janvier, de suspendre le lobbyiste en chef de l’entreprise, qui a reconnu son rôle dans l’organisation de ces tests.De nombreux responsables politiques allemands et européens ont fustigé une pratique « immonde », « absurde » et « choquante ». 
Les chiffres
Dix singes, vingt-cinq êtres humains
Le New York Times a révélé, le 25 janvier, que le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), financé entre 2007 et 2017 par les constructeurs d’automobiles Volkswagen, Daimler et BMW, ainsi que par l’équipementier Bosch, avait enfermé des macaques dans une pièce pendant quatre heures et leur avait fait respirer les gaz d’échappement d’une Beetle, la successeure de la légendaire Coccinelle de Volkswagen. L’expérience a été menée en 2014. Deux ans avant, l’Organisation mondiale de la santé avait classé le diesel comme cancérogène.
Le scandale a pris une autre ampleur le 29 janvier quand la Süddeutsche Zeitung et la Stuttgarter Zeitung ont révélé que les expérimentations conduites par l’EUGT avaient aussi concerné des êtres humains, entre 2012 et 2015.
La citation
« Avec le recul, cette étude n’aurait jamais dû avoir lieu, qu’il s’agisse d’hommes ou de singes. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment. »
C’est ce qu’a déclaré Thomas Steg, responsable des relations publiques et des relations avec les autorités de Volkswagen, dans le quotidien Bild, mardi. Dans ce même article, il reconnaît avoir été informé des essais menés par l’EUGT, mais assure avoir refusé qu’ils soient conduits sur des êtres humains.
Il a toutefois tenté de justifier la logique de ces tests en assurant que les adultes volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail » et qu’aucun d’entre eux « n’a eu de dommages ».
Il a été suspendu mardi, après les critiques du PDG de Volkswagen sur des tests « pas éthiques » et « repoussants ».
Un nouveau scandale pour Volkswagen
En septembre 2015, le numéro un mondial de l’automobile avait été contraint de reconnaître le trucage de millions de voitures, destiné à minorer les rejets d’oxyde d’azote (NO2) lors des tests d’homologation.
Le ministre des transports et de l’agriculture allemand, Christian Schmidt, a rapidement déclaré que « la confiance en l’industrie automobile [était] à nouveau écornée ». Stephan Weil, le ministre-président de Basse-Saxe, un Land actionnaire de Volkswagen, a jugé cette étude « aussi immonde qu’absurde ».
La commissaire européenne à l’industrie, Elzbieta Bienkowska, a également vivement réagi, écrivant sur Twitter que ces tests étaient « immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle ».

        Lire aussi :
         

                Diesel : Bruxelles et Berlin « choqués » par les expériences « injustifiables » de VW et consorts


Des scientifiques néerlandais ont toutefois révélé mardi qu’ils se livraient aux mêmes types de tests aux Pays-Bas et ce « depuis des années déjà ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-8">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Touchée par de graves pénuries, la métropole sud-africaine du Cap pourrait couper l’eau courante dès la mi-avril. Une raréfaction de l’eau qui touchera des centaines de villes en 2050, selon une étude du « Nature Sustainbility Journal ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/01/31/19-9">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Tests sur des humains et des singes : un haut responsable de Volkswagen suspendu

Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h59
   





                        



   


C’est un nouveau scandale qui éclabousse Volkswagen. La direction du numéro un mondial de l’automobile a annoncé, mardi 30 janvier, qu’elle suspendait le lobbyiste en chef de l’entreprise pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests d’émissions polluantes sur des singes.
« Thomas Steg […] est libéré de ses responsabilités jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les événements », a annoncé Volkswagen dans un communiqué, assurant que « les investigations [internes] avançaient à grande vitesse » et qu’il s’agissait là « de premières conséquences ».
Volkswagen, BMW, Daimler et l’équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu’ils finançaient, l’EUGT, fermé depuis.

        Lire aussi :
         

                Diesel : Bruxelles et Berlin « choqués » par les expériences « injustifiables » de VW et consorts



Le premier scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux Etats-Unis sur des singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu’on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeure de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen. Les journaux Stuttgarter Zeitung et Süddeutsche Zeitung ont ensuite évoqué des tests, menés à Aix-la-Chapelle, dans l’ouest de l’Allemagne, sur des êtres humains.
« Je le regrette vraiment »
Dans le quotidien Bild, Thomas Steg, responsable des relations publiques et des relations avec les autorités du groupe allemand, avait admis avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l’époque pour paraître moins polluants.
« Les chercheurs américains voulaient faire leurs tests sur des volontaires humains », a-t-il expliqué, « j’ai alors répondu que je ne pouvais autoriser cela » et il a été décidé « de mener l’étude sur des singes ».
« Avec le recul, cette étude n’aurait jamais dû avoir lieu, qu’il s’agisse d’hommes ou de singes. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment », a déclaré M. Steg, qui fut également porte-parole du chancelier Gerhard Schröder.
Quant à l’étude scientifique menée par un institut hospitalier à Aix-la-Chapelle et pour laquelle 25 personnes en bonne santé ont inhalé en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2), Thomas Steg a voulu en justifier la logique, en assurant que les volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail ». Aucune de ces personnes « n’a eu de dommages », a-t-il dit.

        Lire aussi :
         

                Les constructeurs automobiles allemands accumulent les scandales



« Choqués »
Plus tôt mardi, le patron du groupe, Matthias Müller, avait promis des « conséquences » internes après ces révélations. Lundi soir à Bruxelles, selon le magazine allemand Der Spiegel, M. Müller a déclaré que les tests sur les singes n’étaient « pas éthiques et étaient repoussants ».
La Commission européenne a aussi vivement réagi à ces révélations. « Nous sommes choqués par ces nouvelles comme n’importe qui d’autre », a dit le porte-parole de l’exécutif européen, interrogé par la presse. « Nous prenons note du fait que les autorités allemandes visent à enquêter sur ce sujet et nous espérons qu’elles le feront », a-t-il ajouté.
« Je pense que c’est aux autorités nationales de traiter le sujet » et ce type de sujet « requiert une action urgente des autorités nationales », a précisé le porte-parole de l’exécutif européen.
La commissaire européenne à l’industrie, Elzbieta Bienkowska, a estimé sur Twitter que ces tests étaient « immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle ».
Courant aux Pays-Bas
Au Pays-Bas, en revanche, certains scientifiques ont évoqué une « tempête dans un verre d’eau ». S’exprimant dans les médias, ils ont révélé, mardi, que des tests pour mesurer l’impact de l’exposition aux gaz d’échappement sont effectués « depuis des années déjà » dans le pays sur des personnes et des animaux.
L’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) « est impliqué dans des recherches où des volontaires en bonne santé mais aussi malades, des patients qui sont sous traitement auprès de cardiologues, ont été exposés aux émanations diluées d’un moteur diesel » durant deux heures maximum par jour, a précisé le chercheur Flemming Cassee à l’Agence France-Presse.
Il s’agit des émanations respirées chaque jour dans une ville animée ou près d’une autoroute, selon le spécialiste en toxicologie respiratoire et chercheur auprès du RIVM travaillant notamment sur mission du gouvernement néerlandais. « Nous faisons cela depuis des années et cela n’a rien d’extraordinaire », a-t-il souligné, affirmant que c’était le cas dans « divers pays ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-10">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie planche sur une généralisation du gaz renouvelable d’ici à 2050.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’essor du biogaz en France, une piste pour la transition énergétique

Une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie planche sur une généralisation du gaz renouvelable d’ici à 2050.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h02
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
Et si les 11 millions de foyers qui consomment du gaz étaient alimentés par du gaz renouvelable produit dans l’Hexagone, plutôt que par du gaz fossile importé ? C’est la question à laquelle ont cherché à répondre les réseaux chargés de son transport et de sa distribution (GRDF et GRTgaz) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans une étude rendue publique mardi 30 janvier.
L’objectif de ce document est de démontrer que le gaz, qui représente 21 % de la consommation énergétique en France, peut être un levier important dans la transition énergétique. Comment ? En s’appuyant sur l’émergence du gaz renouvelable, parfois appelé biogaz ou gaz vert, et d’imaginer l’impact sur l’économie et l’environnement qu’aurait sa généralisation. « Dans les scénarios de transition énergétique, on néglige souvent la chaleur et le gaz, qui occupent pourtant une place très importante », note Bruno Léchevin, le président l’Ademe.
Sujet relativement méconnu du grand public, le gaz vert ne représente aujourd’hui que 0,1 % de la consommation de gaz en France. Mais sa progression est rapide, et le réseau de distribution, GRDF, espère qu’il atteindra 30 % dès 2030.
Aujourd’hui, la quasi-totalité du gaz consommé dans l’Hexagone est importé de Russie, de Norvège ou encore d’Algérie
Le gaz renouvelable peut être obtenu de trois manières différentes. Aujourd’hui, on parle surtout de méthanisation : des micro-organismes dégradent des déchets agricoles, ou des déjections animales dans un méthaniseur, ce qui permet de produire du biogaz. Un autre processus nommé pyrogazéification utilise du bois ou des résidus de bois. Enfin, les surplus d’électricité produits par les éoliennes ou les panneaux solaires peuvent aussi servir à produire du gaz renouvelable à travers une opération élégamment appelée « Power to Gas ».
L’un de ses principaux avantages ? Il pourrait être intégralement produit en France. Aujourd’hui, la quasi-totalité du...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-11">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le ministre de l’économie et des finances a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés auprès des assureurs, contre 196 000 en 2016. La décrue devrait cependant durer plusieurs semaines.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Crue de la Seine : les conséquences sont moindres qu’en 2016, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie et des finances a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés auprès des assureurs, contre 196 000 en 2016. La décrue devrait cependant durer plusieurs semaines.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h49
   





                        


La crue de la Seine a causé moins de dégâts et a touché moins de personnes que lors des inondations de 2016, a déclaré le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, mardi 30 janvier, à l’issue d’un entretien avec des assureurs.
« La crue n’a pas de conséquences de la même ampleur que celle de 2016 sur le nombre de personnes touchées, le nombre de dossiers concernés, et sans doute sur les dégâts à terme et le montant des dégâts », a dit le ministre.

        Lire aussi :
         

                Crues : la Seine a lentement atteint son pic à Paris



M. Le Maire a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés par des sinistrés auprès de leur assureur pour l’instant. Il y en avait eu 196 000 lors des crues de 2016. Le ministre a demandé aux assureurs de procéder aux indemnisations des sinistrés « le plus rapidement possible », en faisant preuve de « compréhension » sur les délais de déclaration et les preuves à apporter.
Il a également promis de prendre l’arrêté de catastrophe naturelle, conjointement avec le ministre de l’intérieur « dès que possible, dès que les demandes des communes [leur] seraient parvenues ». La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant un contrat d’assurance de dommages (multirisque habitation, entreprise, automobile…) d’être indemnisées pour les dommages matériels dus aux inondations.
Loin d’être terminé
Le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz, a promis que les assureurs seraient « extrêmement bienveillants ». « Les assureurs sont évidemment prêts à accepter un allongement des délais » de déclaration, à savoir dix jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle, a dit M. Spitz.
Sur l’ampleur des dégâts, « aujourd’hui on a quelque chose de beaucoup moins important qu’il y a un an », a-t-il confirmé. Cependant, tous les effets de la situation actuelle sont encore « loin d’avoir [été] soldé[s] », a-t-il reconnu.
La Seine a atteint à Paris lundi son pic de crue, nourrie par des pluies historiques. Si le fleuve a commencé sa lente décrue lundi en fin de journée, Vigicrues a dit craindre une légère remontée en fin de semaine en raison de nouvelles pluies prévues mercredi.
Dans tous les cas, la décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore. En aval de la capitale, le pic de crue est attendu dans les jours à venir, et la progression de l’eau reste à suivre de près en Normandie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-12">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Notre présentation en « une » du « Monde » du projet de stockage de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure a été critiquée. Aurions-nous été alarmistes ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’art et la manière de titrer en « une »

Notre présentation en « une » du « Monde » du projet de stockage de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure a été critiquée. Aurions-nous été alarmistes ?



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h44
    |

                            Franck Nouchi (Médiateur du "Monde")








                        



                                


                            
La chronique du médiateur. Rédiger un bon titre à la « une » du Monde est un exercice difficile. Le cahier des charges du titreur, tel qu’il est résumé dans Le Livre de style du Monde de 2004, a de quoi impressionner le néophyte :
« Un titre informe en quelques mots sur le contenu et la nature d’un article. Il se concentre sur une seule information. Son rôle peut se comparer à celui d’une vitrine : il s’agit d’attirer l’œil, de retenir l’attention d’entrée de jeu par la qualité et la nouveauté de l’information. On peut énoncer quelques règles simples :
Un titre doit aller à l’essentiel sans déformer ;
Un titre doit être précis, le plus souvent possible concret ;
Un titre doit se caractériser par son dynamisme. Il privilégie les verbes à la voix active ;
Un titre ne peut contenir un élément de fait (ou une idée) qui ne figure pas dans l’article. »
Fort de ces directives, j’ai été interpellé par de nombreux lecteurs à la suite d’un titre du Monde (daté 16 janvier) jugé par plusieurs d’entre eux outrancier, voire tendancieux. Renvoyant à une interview que nous avait accordée Pierre-Franck Chevet, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il était ainsi rédigé, sur quatre colonnes au-dessus de la pliure de la « une » : « Nucléaire : l’ASN juge le projet de Bure dangereux ».
A l’intérieur du journal, en page 6, le titre, rédigé par la chefferie du service Planète, était : « Stockage radioactif de Bure : “Une copie à revoir” ». L’expression était une citation extraite de l’entretien que M. Chevet avait accordé à Pierre Le Hir, journaliste au service Planète.
Les « réserves » de Pierre-Franck Chevet
Un courriel de Clément Lemaignan (Voreppe, Isère), ancien directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), résume assez bien l’état d’esprit des lecteurs qui m’ont...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-13">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les constructeurs automobiles allemands accumulent les scandales

Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h38
    |

                            Cécile Boutelet (Stuttgart, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Lundi soir, à Ludwigsburg, dans la banlieue de Stuttgart, Volkmar Denner est sur la défensive. Le patron de Bosch, le plus gros sous-traitant automobile du monde, était venu parler des bons chiffres de son groupe et des avancées de sa stratégie numérique. Au lieu de cela, il est criblé de questions sur l’avenir de la technologie emblématique du groupe, le diesel. Difficile d’y échapper, tant le scandale des tests de gaz d’échappement des moteurs diesel sur des singes et des humains ébranle le pays. La colère gronde jusque dans les rangs du gouvernement : son porte-parole a condamné fermement, lundi, la pratique et le sens de ces tests.
« L’industrie automobile fait face à une crise de confiance, il faut que nous nous efforcions de la reconquérir », dit M. Denner, tout en critiquant les tests. Il précise que son groupe est sorti dès 2013 du désormais fameux groupe européen de recherche pour l’environnement et la santé dans le secteur des transports, centre de recherche fondé en 2007 à des fins de lobbyisme avec BMW, Daimler et Volkswagen, à l’origine des tests controversés. Bosch n’a apparemment pas eu vent des essais sur les animaux, réalisés après son départ. Malgré la gravité du cas, Volkmar Denner refuse de croire que le diesel ait épuisé sa crédibilité. « Nous devons revenir aux faits et arrêter de mettre de l’émotion dans ce débat. Nos moteurs diesel respectent les normes imposées par l’Union européenne pour 2020 », assène-t-il.

Mais peut-on se fier à une industrie qui multiplie les scandales depuis deux ans ? A une technologie qui, malgré les progrès annoncés en matière de dépollution sur les moteurs les plus récents, accumule un si lourd bilan ? Cette affaire pourrait bien annoncer le crépuscule du disesel, déjà frappé de désamour en Allemagne et dans d’autres pays européens comme la France. Outre-Rhin, le pourcentage de véhicules diesel est en chute libre : il représentait 38,8 % des nouvelles immatriculations...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-14">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Sûreté nucléaire en France : « Des signes positifs »

Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        


On avait pris l’habitude, ces dernières années, d’entendre le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, faire état d’un « contexte préoccupant », voire « particulièrement préoccupant ». Il mettait en avant les « enjeux sans précédent » liés à l’éventuelle prolongation de l’exploitation des réacteurs au-delà de quarante ans, ainsi qu’aux travaux post-Fukushima, destinés à mieux armer les centrales françaises contre les catastrophes naturelles.
Le changement de ton n’en est que plus notable. Lundi 29 janvier, à l’occasion de ses vœux à la presse, le patron de l’autorité de contrôle a jugé la situation « moins préoccupante », avec des « signes positifs » montrant « une amélioration ». A ses yeux, plusieurs problèmes majeurs sont, en effet, « derrière nous ».
Excès de carbone
C’est le cas du doute suscité, sur la fiabilité de composants cruciaux, par la découverte d’un excès de carbone dans l’acier de certaines pièces, à commencer par la cuve de l’EPR qu’EDF prévoit de mettre en service fin 2018 ou début 2019 à Flamanville (Manche). Après une longue instruction, l’ASN a finalement donné son feu vert à la construction de cette cuve, sous réserve que son couvercle soit changé au plus tard en 2024. C’est aussi en raison d’une trop forte teneur en carbone dans certains générateurs de vapeur qu’une douzaine de réacteurs avaient été mis à l’arrêt l’hiver dernier. « Cette anomalie est dans son ensemble traitée au plan français », assure aujourd’hui M. Chevet, même si elle est susceptible d’affecter d’autres pays auxquels ont été livrés des composants mal forgés.
C’est aussi le cas des « irrégularités » et des « potentielles falsifications » mises au jour, en 2015 et en 2016, dans le suivi de fabrication de pièces sorties de l’usine de Creusot-Forge (Saône-et-Loire) de Framatome (anciennement Areva). La « revue de fabrication » demandée par l’ASN exige de passer au crible « plus de deux millions de pages » de dossiers techniques. Ce travail a déjà été accompli pour moitié environ et doit être achevé fin 2018. Selon M. Chevet, il « est correctement mené par le site du Creusot, sous la surveillance de Framatome et d’EDF, avec un contrôle final de l’ASN ». Le 25 janvier, celle-ci a du reste autorisé la reprise des fabrications à l’usine de Creusot-Forge.
Restructuration de la filière nucléaire
Autre facteur d’éclaircie, l’achèvement de la restructuration industrielle de la filière nucléaire française. EDF a été recapitalisé à hauteur de quatre milliards d’euros et l’ex-géant Areva, renfloué à hauteur de cinq milliards d’euros, a été scindé en deux entités : Areva NP (qui est devenu une filiale d’EDF et qui a repris son ancien nom de Framatome début janvier), pour la conception des réacteurs et la fourniture de matériel, et New Areva (rebaptisé depuis peu Orano) pour les mines d’uranium et le cycle du combustible. Cette réorganisation est « une étape importante pour les industriels mais aussi pour la sûreté », estime M. Chevet, qui sera toutefois « attentif » à la bonne utilisation de ces nouvelles capacités financières et techniques.

        Lire aussi :
         

                Areva devient Orano pour tourner la page des années Lauvergeon



Si le gendarme de l’atome se félicite d’un horizon plus dégagé, il n’en appelle pas moins les industriels, mobilisés par des chantiers lourds, à « garder une vigilance sur la sûreté d’exploitation au quotidien », en s’interdisant tout écart par rapport à la conduite normale de leurs installations. Est notamment visé EDF, qui « rencontre des problèmes réguliers sur la conformité des matériels ».
Des échéances importantes
D’autant que des échéances importantes se rapprochent. D’abord, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dont l’ASN juge que « le calendrier est tendu ». Plusieurs autorisations sont, en effet, encore requises, lors de l’arrivée du combustible nucléaire sur le site normand, puis lors de son chargement dans le réacteur. Ce qui nécessitera « quelques mois d’instruction une fois que l’ensemble des dossiers sera parvenu ».
Ensuite, l’avis général de l’autorité de contrôle, attendu en 2020 et assorti de prescriptions en 2021, sur la possibilité ou non de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de quarante ans, comme le souhaite EDF. L’ASN devrait aussi se prononcer, en 2019, sur le dossier industriel du projet de stockage géologique des déchets à haute activité et à vie longue dans le sous-sol de Bure (Meuse).

        Lire aussi :
         

                Stockage radioactif de Bure : « Une copie à revoir », selon l’ASN



En toile de fond se profilent les décisions que doit prendre le gouvernement sur le redimensionnement du parc nucléaire hexagonal, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui doit être arrêtée en fin d’année. Se cantonnant dans son rôle de garant de la sûreté, M. Chevet rappelle simplement que, du fait de l’homogénéité des 58 réacteurs français, la découverte d’une anomalie sur l’un d’entre eux pourrait conduire à en arrêter « une dizaine ».
Il faut donc, poursuit-il, « que le système électrique ait des marges pour pouvoir faire face à une telle éventualité ». Une façon de rappeler que, quels que soient les arbitrages qui seront faits, entre nucléaire et renouvelables, pour composer le futur mix électrique français, les choix ne peuvent plus être indéfiniment repoussés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-15">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Un arrêté datant de mai 2017 a été annulé du fait d’une « procédure irrégulière », après un recours des parcs français.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Le Conseil d’Etat annule l’interdiction de la reproduction des dauphins en captivité

Un arrêté datant de mai 2017 a été annulé du fait d’une « procédure irrégulière », après un recours des parcs français.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 19h02
    |

            Audrey Garric








                        



   


Les exploitants de parcs aquatiques viennent de remporter une bataille juridique. Le Conseil d’Etat a annulé, lundi 29 janvier, pour « vice de procédure », l’arrêté interministériel sur les delphinariums, qui leur imposait des normes plus strictes afin de « garantir le bien-être » des cétacés. Il prévoyait notamment l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité. Les trois établissements hexagonaux, le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le Parc Astérix (Oise) et Planète sauvage (Loire-Atlantique), avaient déposé un recours contre le texte, qui signait à terme la fin de leur activité.
La plus haute juridiction administrative a également condamné l’Etat à verser 3 500 euros à Marineland et 1 750 euros aux deux autres parcs. Elle a donc suivi les conclusions rendues à la mi-janvier par son rapporteur public, qui s’était prononcé sur la forme du texte et non sur le fond.
Une « procédure irrégulière »
Dans sa décision, le Conseil d’Etat a conclu que l’arrêté pris le 3 mai 2017 par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, l’a été « au terme d’une procédure irrégulière ». Il avait été soumis, comme l’impose la loi, à l’avis de deux organismes – le Conseil national de protection de la nature et le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques –, ainsi qu’à une consultation publique. Mais les juges ont estimé que ce texte avait subi par la suite des modifications « dénaturant le projet » qui auraient dû conduire à une nouvelle consultation du public et à une nouvelle question posée aux instances interrogées.
L’arrêté, qui abrogeait une législation datant de 1981, avait fait l’objet de vingt mois de discussions entre le gouvernement, les delphinariums et les ONG lorsqu’il avait été soumis à consultation en février 2017. Il prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre dans le Marineland d’Antibes –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins, l’attraction phare des établissements aquatiques. Seul était mentionné « un contrôle étroit de leur reproduction ».
Or, au tout dernier moment, Ségolène Royal avait glissé dans le texte un changement majeur : l’interdiction de la captivité de dauphins et d’orques « à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire ». Derrière cette formulation alambiquée se dessinait l’interdiction de la reproduction de ces cétacés, de même que la possibilité d’échanger avec d’autres bassins au niveau européen, conduisant « à terme, selon le Conseil d’Etat, à l’extinction de leur présence au sein de ces établissements ». « Cette modification porte sur une disposition essentielle eu égard à l’importance des grands dauphins dans la fréquentation de ces établissements et, par suite, dans leur contribution à leur équilibre économique », écrivent les juges, qui estiment que « la pérennité de ces établissements est menacée ».
« Activité archaïque »
« Les parcs ne sortiront pas grandis de s’être accrochés à une activité archaïque. Pour le public, il était acquis que la reproduction des cétacés avait pris fin. Les delphinariums veulent juste continuer à faire de l’argent au détriment du bien-être des animaux », se désole Christine Grandjean, la présidente de C’est assez !, une ONG spécialisée dans la lutte pour la fin de la captivité des cétacés. Les associations, à l’origine d’une nouvelle pétition, ont demandé à être reçues par le ministère de la transition écologique, pour qu’« il prenne le même arrêté, en le faisant valider correctement ». Le ministère, qui « prend acte de la décision », précise « réfléchir aux démarches à entreprendre ».
« Nous ne pouvons qu’être satisfaits de l’annulation de ce texte, qui nous est toujours apparu totalement illégal et absurde, se réjouit de son côté Me Emmanuel Piwnica, avocat du Marineland. L’avantage, c’est que l’arrêté est annulé dans sa totalité, y compris les dispositions qui demandaient des travaux sur de longues années alors qu’à la fin les parcs n’auraient plus rien valu d’un point de vue économique. »
Agrandissement des bassins
Dans ses trente-trois articles, l’arrêté prévoyait de nombreuses autres mesures afin de moderniser des établissements de plus en plus soumis aux critiques. Les parcs devaient, dans un délai de trois ans, augmenter la taille des bassins et ajouter des « enrichissements » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des travaux qui n’avaient pas débuté. La nouvelle réglementation interdisait également les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux et les contacts directs entre le public et les cétacés – que les parcs vont pouvoir réintégrer à leurs spectacles. Enfin, elle bannissait l’usage du chlore pour traiter l’eau. Mais cette disposition avait été suspendue en août 2017 par le Conseil d’Etat, qui avait jugé sa date d’entrée en vigueur trop courte.

        Lire le reportage :
         

          La fronde des delphinariums, menacés de disparition



« On va maintenant voir comment réécrire l’arrêté de 1981 avec les associations et les pouvoirs publics sur des bases scientifiques et non des croyances », assure Pascal Picot, le directeur général de Marineland. Le sort des dauphins est donc entre les mains du gouvernement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-16">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Un organisme de recherche financé par Volkswagen, Daimler et BMW a réalisé des tests sur des hommes et des singes pour démonter l’innocuité des gaz d’échappement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/01/2018
Découvrir l’application


                        

Diesel : Bruxelles et Berlin « choqués » par les expériences « injustifiables » de VW et consorts

Un organisme de recherche financé par Volkswagen, Daimler et BMW a réalisé des tests sur des hommes et des singes pour démonter l’innocuité des gaz d’échappement.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h45
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les constructeurs automobiles allemands semblent n’avoir reculé devant aucune expérimentation pour tenter de démontrer l’innocuité du diesel. Le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), organisme financé entre 2007 et 2017 par Volkswagen, Daimler et BMW, ainsi que par l’équipementier Bosch, a réalisé des tests sur des singes et des cobayes humains pour mesurer les effets des oxydes d’azote (NOx) et notamment du dioxyde d’azote (NO2), un gaz très toxique émis par les véhicules à motorisation diesel.
« Nous sommes choqués par ces nouvelles comme n’importe qui d’autre, a réagi la Commission européenne, mardi 30 janvier, via son porte-parole. C’est aux autorités nationales de traiter le sujet et ce type de sujet requiert une action urgente ». 
Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, avait qualifié la veille ces expériences d’« injustifiables d’un point de vue éthique » et réclamé des comptes aux constructeurs. « La confiance en l’industrie automobile est à nouveau écornée », a estimé le ministre des transports et de l’agriculture allemand, Christian Schmidt, précisant que les groupes concernés seraient convoqués devant la commission d’enquête du Bundestag mise en place après le scandale du « dieselgate ». En septembre 2015, Volkswagen avait été contraint de reconnaître le trucage de 11 millions de ses véhicules pour minorer les rejets de NOx lors des tests d’homologation.
« Monkeygate »
« Ecœurée », la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, devait participer, mardi 30 janvier – avec ses homologues français et italien –, à un sommet exceptionnel organisé à Bruxelles par la Commission européenne pour les Etats menacés de poursuites judiciaires pour des dépassements répétés des limites d’exposition au NO2. « Les dessous de ce scandale doivent être rapidement mis au jour », a-t-elle exhorté.
Cette nouvelle affaire, que d’aucuns ont déjà baptisé le « monkeygate », a été révélée en deux temps par la presse. Le 25 janvier, sur la base de documents issus d’une action de groupe visant Volkswagen aux Etats-Unis, le New York Times a expliqué que l’EUGT avait réalisé une étude sur des singes dans le but de « prouver que les véhicules diesel de technologie récente sont plus propres que les vieux modèles ». Le protocole ? Dix macaques, enfermés dans une pièce pendant quatre heures, devaient respirer les gaz d’échappement d’une Beetle, la successeure de la légendaire Coccinelle. Pour tuer l’ennui, ils étaient installés devant des dessins animés. L’expérimentation a été menée dans un laboratoire d’Albuquerque (Nouveau-Mexique) en 2014.
Deux ans plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé avait classé le diesel comme cancérogène. L’étude de l’EUGT n’a débouché sur aucune publication et le scientifique chargé de l’expérience a déclaré sous serment ignorer si la Beetle était équipée du fameux logiciel truqueur. Les pièces de la procédure montrent en revanche que Volkswagen a eu un « rôle leadeur », puisque des ingénieurs de la firme ont supervisé l’installation du véhicule sur un tapis roulant.
Méthode « aussi immonde qu’absurde »
Stephan Weil, le ministre-président de Basse-Saxe, un Land actionnaire de Volkswagen, a jugée cette étude « aussi immonde qu’absurde ». Volkswagen a présenté ses excuses et pris ses « distances avec toute forme de maltraitance animale ». « Nous sommes convaincus que la méthode scientifique choisie à cette époque était erronée, a déclaré le groupe de Wolfsburg. Il aurait été préférable de renoncer à une telle étude dès le début. »
Le patron du groupe, Matthias Müller, a dit lundi soir à Bruxelles, selon le magazine allemand Der Spiegel, que ces tests n’étaient « pas éthiques et étaient repoussants » et a promis des « conséquences » en interne. 
Dans le quotidien Bild, Thomas Steg, responsable du groupe allemand pour les relations publiques et avec les autorités, a admis avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen. Il a cependant insisté sur le fait qu’il avait refusé que ces tests soient réalisés sur des humains.
Le scandale a pourtant monté d’un cran, lundi 29 janvier, quand la Süddeutsche Zeitung et la Stuttgarter Zeitung – le quotidien de Stuttgart où Daimler a son siège – ont révélé que les expérimentations conduites par l’EUGT concernaient aussi des humains.
Entre 2012 et 2015, vingt-cinq jeunes adultes en bonne santé ont joué les cobayes. Cette fois, l’expérimentation ne se déroulait pas à Albuquerque mais à l’hôpital universitaire d’Aix-la-Chapelle. Une fois par semaine, ces personnes étaient exposées pendant trois heures dans une pièce de 40 m2 à des concentrations de NO2 pouvant atteindre jusqu’à trois fois la valeur limite d’exposition professionnelle (950 microgrammes par mètre cube). A chaque séance, ils devaient de surcroît passer un moment à pédaler sur un vélo d’appartement. Publiée en 2016, l’étude a conclu à l’absence d’« effets inflammatoires sur les voies respiratoires » des cobayes.
Le groupe Daimler s’est dit « consterné » par « la mise en place et l’ampleur de ces tests » et a « condamné fermement » cette étude. La firme de Stuttgart, qui produit les Mercedes, assure n’avoir aucun lien avec ces recherches, mais explique qu’elle va tout de même diligenter une enquête. De son côté, BMW a démenti y avoir participé.

        Lire aussi :
         

                Dieselgate : Volkswagen conteste la compétence de la justice française



« Tromperie aggravée »
Pour l’EUGT, qui a cessé ses activités en 2017, emporté par le « dieselgate », les tests pratiqués à Aix-la-Chapelle n’ont « rien à voir avec le scandale du diesel » ni avec ceux menés sur les singes. Leur but était d’évaluer les effets de l’exposition au NO2 sur le lieu de travail, « pour les conducteurs de poids lourds, les mécaniciens ou les soudeurs », afin de recommander une éventuelle baisse des seuils réglementaires, soutient l’institut dont le directeur, le toxicologue munichois Helmut Greim, a été au centre de plusieurs conflits d’intérêts et a notamment fait partie d’un groupe d’experts de Monsanto sur le glyphosate.
En France, ces nouveaux éléments devraient intéresser les juges du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, chargés de l’information judiciaire pour « tromperie aggravée » qui vise Volkswagen. Entendu comme témoin assisté en mars 2017, le groupe allemand « conteste que les véhicules [qu’il] a commercialisés aient pu, par leur utilisation, présenter un quelconque danger pour la santé de l’homme ou de l’animal, ainsi qu’il est prétendu dans la convocation qui nous a été adressée », selon le procès-verbal d’audition que Le Monde a pu consulter.
Une étude publiée en mai 2017 dans la revue Nature évaluait à 38 000 le nombre de morts prématurées causées sur la planète, en 2015, par les excès d’oxydes d’azote du « dieselgate ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-17">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les autorités sanitaires n’ont pas identifié l’origine de cette épidémie, la plus grave jamais enregistrée de cette maladie bactérienne.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

La listériose cause des dizaines de morts en Afrique du Sud

Les autorités sanitaires n’ont pas identifié l’origine de cette épidémie, la plus grave jamais enregistrée de cette maladie bactérienne.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h18
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



   


Déjà 820 cas depuis janvier 2017, 82 morts au total : une épidémie de listériose fait des ravages en Afrique du Sud. Et d’après le bilan rendu public vendredi 25 janvier par les autorités sanitaires du pays, la contagion – la plus importante jamais enregistrée à l’échelle mondiale – ne montre aucun signe d’essoufflement. La source de la contamination n’a toujours pas été formellement identifiée.
Depuis que l’épidémie a été officiellement déclarée, le 5 décembre 2017, le nombre de décès a doublé. A mesure que les informations sur les patients concernés vont remonter, le bilan pourrait encore s’alourdir. Dans son dernier rapport sur la situation, l’Institut sud-africain de santé publique précise que les données finales sont disponibles pour seulement 29 % des cas (soit 238 sur 820), dont 34 % d’entre eux, soit 82 patients, sont décédés.

        Lire aussi :
         

                En Afrique du Sud, vent de panique au Cap menacé d’être privé d’eau



La listériose se transmet le plus souvent par l’intermédiaire d’aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes. Celle-ci peut se retrouver dans les sols, l’eau, la végétation et certaines selles animales. Principalement présente dans les produits laitiers non pasteurisés et dans certains aliments prêts à consommer, elle est capable de se développer même réfrigérée.
Septicémies
Dans la plupart des cas, la maladie provoque des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe (fièvre, vomissements) et peut se traiter avec des antibiotiques. Mais pour les sujets à risque, comme les nouveau-nés, les femmes enceintes, les personnes âgées, et les patients dont le système immunitaire est affaibli des suites d’un cancer ou du sida par exemple, elle peut être fatale.
« La listériose se caractérise par un taux de mortalité relativement haut, entre 20 % et 25 %, en comparaison aux autres pathogènes d’origine alimentaire comme la salmonelle. Dans la forme la plus agressive de la maladie, la bactérie se propage au-delà de l’intestin et infecte d’autres parties du corps », affirme le docteur Lucia Anelich, une spécialiste en microbiologie et en sécurité alimentaire basée à Pretoria. Les complications peuvent engendrer des méningites et des septicémies. Les femmes enceintes, qui ont vingt fois plus de risques d’être infectées, peuvent en outre transmettre la maladie à leur enfant, ce qui peut engendrer des bébés mort-nés ou des septicémies à l’accouchement.

        Lire aussi :
         

                En Afrique du Sud, une rentrée scolaire sur fond de vives tensions raciales



L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le 12 janvier que cette épidémie est la plus importante jamais recensée. « Des éclosions de listériose se produisent dans le monde entier. Mais parmi celles qui sont documentées, les chiffres sont généralement plus bas, bien plus bas que l’épidémie actuelle que connaît notre pays », estime le docteur Anelich. Le dernier épisode significatif remonte à 2011, aux Etats-Unis. La bactérie avait contaminé des cantaloups – une variété de melons – d’une ferme du Colorado, causant 33 morts.
Cette fois, c’est la province du Gauteng, qui englobe les métropoles de Johannesburg et Pretoria, le cœur économique et politique de l’Afrique du Sud, qui est la plus touchée. Toutes les catégories socio-économiques sont concernées, cependant plus de 40 % des cas sont des nourrissons.
Quel aliment responsable ?
Jusqu’à présent, les autorités sanitaires n’ont pas pu mettre la main sur l’aliment responsable. Le délai d’incubation peut prendre huit semaines, ce qui complique la recherche car les patients se souviennent plus difficilement de ce qu’ils ont mangé. « Plus de 85 % des listerias retrouvées chez les patients concernés viennent de la même souche (la ST6), détaille l’Institut de santé publique. Cela conforte l’hypothèse actuelle selon laquelle une seule source de contamination alimentaire est à l’origine de l’épidémie. Il doit s’agir d’un produit alimentaire largement consommé dans tout le pays, ou de plusieurs produits différents issus d’un même site de production. »

        Lire aussi :
         

                En Afrique du Sud, les frères Gupta rattrapés par la justice



Les inspections se concentrent sur les aliments prêts à manger, comme les saucisses, les viandes froides prédécoupées, le poulet fumé, les pâtés, qui ne sont pas réchauffés avant consommation. Des produits populaires en Afrique du Sud, et consommés par toutes les couches sociales.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-18">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La Commission européenne a donné un délai de dix jours aux pays concernés pour se mettre en conformité avec la directive de 2008 et « éviter un recours » devant la justice européenne.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bruxelles somme la France et huit autres Etats de présenter des mesures pour améliorer la qualité de l’air

La Commission européenne a donné un délai de dix jours aux pays concernés pour se mettre en conformité avec la directive de 2008 et « éviter un recours » devant la justice européenne.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 19h14
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

La Commission européenne le jure : cette fois, c’est le dernier avertissement. Le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, a convoqué les Etats cancres de la lutte contre la pollution de l’air lors d’un sommet organisé mardi 30 janvier à Bruxelles. Une première.
Neuf pays sont sous le coup de procédures d’infraction pour non-respect des normes de qualité de l’air : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Hongrie, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie. Et s’ils ne profitent pas de cette réunion de la dernière chance pour présenter des plans d’actions efficaces et immédiats, la Commission menace de les renvoyer devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE). A l’issue de la réunion, la Commission a donné dix jours aux pays concernés pour présenter des mesures pour « éviter un recours devant la Cour ». 
« Nous sommes à la fin d’une longue – trop longue, diront certains – période d’offre d’aide, de conseils et d’avertissements », reconnaît Karmenu Vella. Le commissaire maltais a écrit à chacun des Etats pour leur demander quand ils comptaient enfin se mettre en conformité avec la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air. Dix ans que les mauvais élèves de l’UE font l’objet de rappels à l’ordre réguliers pour des dépassements répétés des valeurs limites d’exposition aux particules fines PM10 (inférieures à 10 micromètres) et au dioxyde d’azote (NO2). Ils valent aujourd’hui à la France d’être visée par deux procédures dites « précontentieuses ».
La première mise en demeure adressée au gouvernement français par la Commission remonte à 2009. D’autres ont suivi en 2010, 2011, 2013 et 2015. L’ultime avertissement – qui concernait également l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne – date du 15 février 2017. Il s’agissait déjà du « dernier avertissement ».
A chaque fois, Bruxelles martèle les mêmes griefs : « La Commission...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-19">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ En France, la consommation énergétique annuelle par habitant est environ 240 fois supérieure à celle qu’un humain peut produire pendant la même durée avec sa seule puissance musculaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Peut-on ressentir ce qu’est 1 kWh ?

En France, la consommation énergétique annuelle par habitant est environ 240 fois supérieure à celle qu’un humain peut produire pendant la même durée avec sa seule puissance musculaire.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h55
    |

                            Roland Lehoucq (Astrophysicien, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives)








                        



                                


                            
Carte blanche. Pour l’usager, le kilowatt-heure (kWh) est l’unité qu’utilisent les fournisseurs d’électricité afin de comptabiliser et de facturer sa consommation. Au-delà d’un nombre au bas d’une page et d’une somme à payer, est-il possible de montrer, de « ressentir » ce que représente 1 kWh ? Pour les unités habituelles, c’est assez facile : 1 mètre correspond à la longueur d’un grand pas ou à la hauteur de votre nombril, 1 kilogramme est la masse d’une bouteille d’eau de 1 litre ou d’un paquet de farine, 1 seconde est la période de notre cycle cardiaque ou la durée pour prononcer « une seconde ».
En butinant récemment sur le Web, je suis tombé sur une vidéo de 2016 et produite à l’initiative d’une enseignante en classe de primaire de la région de Gap. L’idée était précisément de faire sentir aux élèves ce que représente une quantité d’énergie égale à 1 kWh. Pour cela, une dynamo actionnée par la rotation de la roue arrière d’un vélo transforme l’énergie musculaire de l’enfant en électricité. L’énergie produite par les jeunes cyclistes est comptabilisée par un compteur électrique.
Les élèves pédalèrent à tour de rôle, espérant que leurs efforts finissent par produire 1 kWh. Peine perdue… 1 kWh est l’énergie produite par une machine produisant une puissance de 1 000 watts pendant une heure.Ces jeunes enfants n’ont sans doute pas pédalé collectivement plus d’une heure. Et n’ont ­jamais produit individuellement plus de 100 watts. Grâce à cette expérience, les ­enfants ont compris que 1 kWh était une grande quantité d’énergie, qu’il est bienvenu que des machines produisent à notre place.
Les vélos d’appartement en libre-service dans les gares ou les aéroports qui permettent de recharger son téléphone pourraient donner l’impression contraire. C’est que le contenu énergétique d’une batterie de téléphone portable n’est que de 0,01 kWh, énergie que l’on peut produire en vingt minutes en pédalant sans trop d’effort. Mais faire fonctionner...




                        

                        


<article-nb="2018/01/31/19-20">
<filnamedate="20180131"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180131"><AAMMJJHH="2018013119">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore, et pour les autorités des questions sur l’urbanisme francilien.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Crues : la Seine a lentement atteint son pic à Paris

La décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore, et pour les autorités des questions sur l’urbanisme francilien.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h04
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h55
   





                        



   


La Seine a atteint à Paris son pic de crue lundi 29 janvier, culminant à 5,84 m, soit moins qu’en juin 2016 (6,10 m), selon l’organisme de surveillance Vigicrues. Ce niveau le plus élevé, mesuré à la station de référence du pont d’Austerlitz à Paris, est resté inchangé de dimanche 23 h 21 à lundi 3 h 51.

        Lire aussi :
         

                Le pic de crue de la Seine, attendu dans la nuit de dimanche, devrait être moins élevé qu’attendu



« C’est une crue très lente, donc on ne peut pas parler de pic. On préfère dire que le plateau a atteint son maximum. Il va perdurer toute la journée de lundi avant d’amorcer une descente mardi », a détaillé à l’Agence France-Presse une porte-parole de l’organisme de surveillance Vigicrues, Rachel Puechberty.
Le pire est donc évité cette fois-ci, à savoir le scénario catastrophe d’une crue historique comme celle de 1910, où la Seine avait atteint 8,62 m. Mais les interrogations demeurent sur les dégâts potentiels pour la région parisienne.
« Il faudra un retour d’expérience », a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet de Paris Michel Delpuech, qui veut voir « quand et comment les autorisations d’urbanisme ont été données ». « On sait que ces phénomènes vont se reproduire » et « il faut vraiment que, dans une logique de prévention, on évite ce type d’aménagement du territoire », a-t-il souligné.
Une attention particulière portée sur le secteur d’Elbeuf
Dimanche, les péniches restaient immobiles le long des quais parisiens, pour beaucoup submergés, les lampadaires baignant dans une eau marronnasse près de laquelle s’aventuraient quelques pêcheurs. Côté transports, sept gares parisiennes du RER C, en bordure de Seine, resteront fermées au moins jusqu’au 5 février.

        Lire aussi :
         

                Crues : le RER C dans Paris restera fermé jusqu’au 5 février au minimum



En amont de Paris, le niveau de la Marne était encore en légère hausse dimanche après-midi, a souligné Vigicrues. L’onde de crue issue de l’Yonne poursuit sa progression sur la Seine et a dépassé la confluence avec le Loing, près de Fontainebleau.
En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine, prévoit Vigicrues, à des niveaux supérieurs à ceux de 2016 en raison de l’apport supplémentaire de l’Oise. Une attention particulière sera portée sur le secteur d’Elbeuf, près de Rouen, avec les marées hautes prévues lundi.
Sur l’île de Migneaux à Poissy (Yvelines), « tout le monde circule en barque », témoignait Serge Matikhine, le président du syndicat des propriétaires de l’île. « L’humeur est encore bonne, on a une certaine habitude : en vingt ans, on en est à notre huitième ou neuvième crue ». De l’autre côté de la Seine, à Carrières-sous-Poissy, 1 400 véhicules stationnés dans des parkings souterrains ont été déplacés dans des rues adjacentes, selon le maire de cette commune.
Des conséquences sur plusieurs jours

   


« Il n’y aura pas tout de suite de franche décrue, les niveaux vont rester élevés quelques jours », a précisé à l’AFP Mme Puechberty, de Vigicrues. Avec l’arrivée prochaine d’une onde de crue venant de la Marne, et des averses attendues en milieu de semaine, « il faudra attendre plus d’une semaine pour attendre des niveaux classiques pour la saison », a-t-elle ajouté.
Au total, 1 500 personnes ont dû quitter leur logement en Ile-de-France, a signalé dimanche la préfecture de police. 1 500 foyers restaient aussi privés d’électricité, « essentiellement dans l’est » de la région parisienne, selon Enedis, le gestionnaire du réseau.
Les crues qui touchent diverses régions françaises résultent de fortes précipitations sur des sols gorgés d’eau. Les mois de décembre et janvier sont les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.
Météo-France laissait encore dimanche soir 10 départements « en vigilance orange en raison des crues sur les bassins de la Seine, de la Saône et de leurs affluents ». Sur la Saône, l’onde de crue se propageait dimanche entre Chalon-sur-Saône et Tournus, avec un niveau maximum qui a été atteint dans la journée de dimanche.




                            


                        

                        

