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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La F1 va interdire, à partir de la saison prochaine, la présence de jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces.
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Formule 1 : il n’y aura plus de « grid girls » sur les grilles de départ

La F1 va interdire, à partir de la saison prochaine, la présence de jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 18h11
   





                        



   


Plus de mannequins sur le bitume. Le nouveau propriétaire de la formule 1, Liberty Media, a mis fin mercredi à une tradition de la discipline : les grilles de départ seront désormais désertées pas les grid girls, ces jeunes femmes choisies pour leur plastique pour indiquer l’emplacement des monoplaces. Cette petite révolution dans le cérémonial léché de la F1 va prendre effet dès le premier Grand Prix de la saison 2018 en Australie, fin mars.
Le nouveau propriétaire de la F1 estime que cette tradition « ne correspond pas aux valeurs défendues par notre marque et est clairement en contradiction avec les normes sociétales actuelles », explique-t-il dans un communiqué. « Nous ne pensons pas que cette tradition soit appropriée ou en accord avec la F1 et ses fans », ajoute le groupe.
La question de conserver ces femmes portant des parapluies ou des pancartes indiquant le numéro des pilotes avait été soulevée par les nouveaux propriétaires de la F1 il y a quelques semaines. Le directeur sportif, Ross Brawn, avait déclaré lors d’une interview sur la BBC en décembre que le sujet était « sérieusement à l’étude ». « Beaucoup de personnes veulent respecter la tradition des “grid girls” et certains pensent que c’est dépassé », avait-il dit. La question a donc été tranchée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’Ouzbek Gafur Rakhimov, impliqué dans le trafic d’héroïne selon les Etats-Unis, est le nouveau président par intérim de la fédération internationale de boxe.
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La boxe amateur se choisit un mafieux notoire comme président

L’Ouzbek Gafur Rakhimov, impliqué dans le trafic d’héroïne selon les Etats-Unis, est le nouveau président par intérim de la fédération internationale de boxe.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 17h26
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Souvent mise à l’index pour des scandales liés à certaines décisions arbitrales, notamment lors des derniers JO de Londres et de Rio, la boxe, présente aux Jeux depuis 1904, ne fait rien pour arranger son image de marque.
En novembre 2017, au terme d’une bataille rocambolesque (intervention de vigiles et blocage du siège notamment), l’ex-président de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA), le Taïwanais Ching-Kuo Wu, avait été poussé vers la sortie.
Le week-end dernier, réunie en congrès à Dubaï, l’AIBA n’a rien trouvé de mieux que de se trouver un nouveau président par intérim pour le moins sulfureux : l’Ouzbek Gafur Rakhimov. Les prochaines élections auront lieu en octobre à Moscou.
Plus vieux vice-président de l’instance (depuis 1998), cet ancien boxeur a vu l’administration américaine, qui l’accuse d’être lié au crime organisé aux Etats-Unis, geler ses biens. Le Département du Trésor américain a assuré qu’il était l’un « des criminels majeurs » de son pays à cause de son implication dans « le trafic d’héroïne. » Lors d’un entretien à ABC en 2014, un ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, l’avait désigné comme l’un des cinq plus grands trafiquants d’héroïne au monde.
« L’un des cinq plus grands trafiquants d’héroïne de la planète »
Curieusement silencieux quand Rakhimov n’était « que » vice-président de l’AIBA, le Comité international olympique a réagi à cette nomination : « Le CIO est extrêmement préoccupé par la gouvernance de l’AIBA. L’an passé, le comité exécutif du CIO avait identifié certaines exigences auxquelles devait se soumettre l’AIBA, particulièrement dans les domaines de la gouvernance, des finances, de la lutte contre le dopage et de l’arbitrage. » Le CIO a suspendu ses aides financières à l’AIBA en attendant que son comité exécutif examine plus en profondeur le dossier lors de sa prochaine réunion à Pyeongchang, ville hôte des prochains JO d’hiver (9 au 25 février).
Président de la Fédération française de boxe, André Martin était présent à Dubaï. Il raconte au Monde les circonstances de la nomination de Rakhimov. « Ce n’est pas un vote de l’assemblée générale, qui n’a pas été consultée sur cette nomination, précise-t-il. C’est le comité exécutif de l’AIBA qui s’est réuni durant l’heure du déjeuner et qui à la suite de la démission pour convenances personnelles de M. Franco Falcinelli [qui assurait déjà l’intérim], a désigné en tant que président par intérim M. Rakhimov, sur le principe qu’il est le plus ancien vice-président en exercice. »
Ancien directeur technique national, aujourd’hui chargé de mission auprès de la Fédération, Kévinn Rabaud ne comprend pas cette décision : « C’est désastreux pour l’image de l’AIBA, désastreux pour ses rapports avec le CIO, désastreux pour l’image de notre sport… Cela met en péril la boxe et son avenir olympique. Le comité exécutif est soit mal informé, soit cela dénote une profonde irresponsabilité. » 
La deuxième option semble la plus probable tant le dénommé Rakhimov, 66 ans, est connu depuis longtemps dans le milieu de la boxe. Son parcours criminel épouse parfaitement sa carrière dans les institutions sportives de son pays et également internationales. Il a été notamment président de la fédération ouzbèke de boxe, vice-président du conseil olympique d’Asie, et il est donc depuis 1998 vice-président de l’AIBA. En 2000, pour les JO de Sydney, l’Australie lui avait interdit l’entrée sur son territoire. Il a également fait l’objet d’une interdiction de visa Schengen, loin d’être toujours appliqué semble-t-il. Proche des différents pouvoirs russes depuis Boris Eltsine, il aurait joué un rôle dans l’attribution des JO de Sotchi.
Ancien membre de l’observatoire géopolitique des drogues (OGD), l’historien Michel Koutouzis connaît très bien le personnage. « Il a commencé comme boxeur, homme de main dans la mafia des rues soviétique. Il est devenu voleur dans la loi [du russe Vory v zakone, congrégation de truands russes]…, détaille-t-il. Dans les années 1990, il était un baron de la mafia du coton et était passé à l’exploitation de l’opium afghan. Vingt ans plus tard, le même monsieur est accusé par les Américains d’être un acteur majeur du trafic d’héroïne. Malgré ça, il est président d’une fédération sportive mondiale et il n’a jamais vraiment été inquiété. »
« Un entre-soi »
Coauteur avec Pascale Perez d’un ouvrage de référence (Crime, trafics et réseaux : Géopolitique de l’économie parallèle), Michel Koutouzis livre une anecdote éclairante sur la longévité et la relative impunité de Gafur Rakhimov :
« En 1995, un monsieur était venu pour consulter nos informations sur M. Rakhimov. Il avait passé la journée à étudier notre dossier. C’était le directeur général d’Heineken, qui devait monter une usine en Ouzbékistan. Il nous a remerciés en disant qu’il abandonnait l’affaire. Le lendemain, on a reçu des coups de téléphone du ministère de l’industrie français, du Conseil de l’Europe, du Parlement français et européen : “Ce sont des histoires anciennes, pourquoi l’embêtez-vous ?” »
Démissionnaire en octobre dernier, déchargé de ses obligations professionnelles jusqu’à la fin officielle de son contrat, le 31 janvier 2018, William Louis-Marie a occupé environ un an le poste de directeur exécutif de l’AIBA. Ce Français, proche de l’ancien président Wu, qui possède une carrière dans la communication, avance une explication à cette décision qui paraît absurde au monde extérieur : « Il y a un entre-soi réel dans le monde du sport en général. Au comité exécutif, il y a des anciens coachs, des anciens présidents de fédération et des anciens boxeurs qui vivent depuis trente, quarante ans dans ce microcosme. Je pense qu’une certaine fidélité prévaut au-delà de toute autre considération. Ils considèrent que la boxe leur appartient et ne perçoivent pas les conséquences éventuelles de leurs actions auprès des autres parties prenantes de ce sport. »
Alors que le CIO est en pleine modernisation de son programme olympique et que les places sont chères, la boxe amateur pourrait bien s’être fait hara-kiri. Elle n’avait vraiment pas besoin de ça.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’idée que l’approche statistique donne un réel avantage en termes de performances sportives s’est largement popularisée. Avec les nouveaux outils numériques, l’utilisation des data se démocratise.
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L’analyse de données au cœur  de la préparation sportive

L’idée que l’approche statistique donne un réel avantage en termes de performances sportives s’est largement popularisée. Avec les nouveaux outils numériques, l’utilisation des data se démocratise.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 15h31
    |

                            Grégor Brandy








                        



                                


                            

L’analyse de données n’est pas née avec le numérique : Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, raconte avoir retrouvé les plans d’un coureur de demi-fond britannique qui mesurait ses foulées à la fin du XIXe siècle : « A l’époque, c’était plus facile puisqu’il les mesurait sur une piste cendrée, une terre meuble. Il évaluait l’irrégularité des pas pour mesurer sa forme : plus ils étaient réguliers et plus il était en forme. »
Nouveaux outils
La nouveauté réside aujourd’hui dans le fait qu’avec le développement du numérique et l’arrivée de nouveaux outils et techniques de mesure l’analyse de données s’est largement démocratisée, devenant parfois même un élément central de la préparation.
Surtout depuis que les performances des Oakland Athletics en MLB (la ligue américaine de baseball), décrites dans Moneyball, un livre de ­Michael Lewis (W. W. Norton & Company, 2003, non traduit), et le film qui en a été tiré en 2011, Le Stratège, ont popularisé l’idée que l’approche statistique peut donner un réel avantage sur le terrain.

L’ancien entraîneur de Bastia, Frédéric Antonetti, fut l’un des premiers à s’équiper d’un système de collecte et d’analyse des données, au milieu des années 1990. Ce qui lui a notamment permis de mieux doser ses séances d’entraînement : « J’avais tendance à faire beaucoup plus, beaucoup trop peut-être. A partir de là, j’ai pu doser pour chaque joueur. Quand on avait des séquences avec trois minutes de jeu, certains joueurs n’en faisaient que deux. On le faisait avant aussi, parce qu’on ­ressentait que certains joueurs ne pouvaient pas tirer sur la corde. Mais c’était un outil supplémentaire pour être un peu plus pointu. »
Christopher Carling raconte dans un documentaire de la chaîne L’Equipe sur la data ­revolutioncomment il a aidé à rendre les remplaçants du club de football de Lille plus efficaces, eux qui semblaient en sous-régime lors de leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Statistiques pléthoriques, ralentis et commande de boissons à distance : le spectateur moderne doit se sentir au stade comme à la maison.
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A l’ère du supporteur connecté

Statistiques pléthoriques, ralentis et commande de boissons à distance : le spectateur moderne doit se sentir au stade comme à la maison.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h42
    |

                            Corentin Lesueur








                        



                                


                            

Dans les années 2000, les fabricants de téléviseurs promettaient de faire venir le stade dans le salon du consommateur. La mode serait désormais d’offrir dans l’enceinte sportive le confort du domicile. Plusieurs dizaines de sociétés françaises planchent actuellement pour fournir le kit du parfait supporteur 2.0 ; substituant aux classiques drapeaux, sifflets et kits de maquillage irritant statistiques pléthoriques, caméras multi-angles, ralentis et commande de boissons à distance.

« Vivre avec son temps »
« On ne peut pas remplir nos grands stades avec quelques milliers d’irréductibles, justifie Solange Claude, présidente du Club des supporteurs de l’équipe de football de Nice. Les nouvelles technologies permettent de consommer le match différemment et d’attirer des personnes qui ne seraient jamais venues. On doit vivre avec son temps. »
L’Allianz Riviera, écrin niçois dernier cri de 35 000 places, s’est doté d’une application offrant l’accès, depuis son smartphone, à une dizaine de caméras. L’outil idéal pour visionner un but sous tous les angles ou revenir sur une décision litigieuse de l’arbitre. « On enlève la frustration de ne pas avoir vu une action, en associant à l’émotion du stade le confort de la télévision », avance Christophe Carniel, cofondateur de la start-up Vogo, prestataire de l’OGC Nice.
Les Aiglons verront-ils, au cours des prochains matchs à domicile, leurs spectateurs les yeux rivés sur le petit écran ? « Les images proposées ont quelques secondes de latence [écart avec le direct], explique l’entrepreneur. Tout l’intérêt de l’application porte sur le visionnage des actions décisives. » « Il faut continuer à vivre le match dans le stade, confirme Solange Claude. Sinon, autant rester dans son canapé. »
Du spectateur au consommateur de sport ?
Pour les clubs, la multiplication des solutions numériques doit assurer l’adhésion d’un public...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Des études montrent que l’activité physique modifie favorablement la composition et l’activité des quelque 100 000 milliards de bactéries qui peuplent notre appareil digestif.
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Faire de l’exercice stimule aussi notre microbiote intestinal

Des études montrent que l’activité physique modifie favorablement la composition et l’activité des quelque 100 000 milliards de bactéries qui peuplent notre appareil digestif.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h49
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. On sait que le sport, c’est bon pour la santé… pour le cœur, le moral, etc. Mais savez-vous que lorsque vous courrez, nagez, jouez au football… cela stimule le microbiote intestinal, et plus particulièrement la diversité de ses bactéries ?
De quoi parle-t-on ? Des quelque 100 000 milliards de bactéries, dix fois plus nombreuses que nos propres cellules, qui peuplent nos entrailles. Pesant entre 1,5 et 2 kilogrammes, cet organe est un allié. Qualifié de « deuxième cerveau », il est doté de qualités nutritives, métaboliques, immunitaires… et interviendrait dans l’obésité. Vaste sujet de recherche, la flore intestinale suscite un intérêt croissant pour mieux comprendre, au-delà de la nutrition, quels autres facteurs liés au mode de vie peuvent moduler sa composition.
Des chercheurs ont donc fait l’hypothèse que l’activité physique pouvait avoir un effet positif. C’est ce qu’ont montré deux études récentes, publiées le 5 janvier dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercises, l’une chez la souris, l’autre chez l’homme. L’équipe de Jeffrey Woods (université de l’Illinois, Urbana-Champaign) a transplanté de la matière fécale de souris sédentaires ou actives chez des rongeurs exempts de germes. Sans surprise, les souris ayant reçu du microbiote de sportifs étaient mieux à même de résister à des dommages tissulaires et de réduire l’inflammation que celles dont les microbes provenaient de leurs congénères sédentaires. De même, leur flore contenait plus de butyrate, un acide gras à chaîne courte, important pour le métabolisme, qui participe à une meilleure absorption intestinale. Elles étaient aussi plus résistantes aux colites ulcéreuses.
Flore intestinale modifiée
Deuxième étude, cette fois sur des humains : on a prélevé des échantillons de sang et de selles de 18 adultes maigres et 14 obèses sédentaires. Ensuite, ces hommes et femmes ont commencé des séances d’entraînement cardio-vasculaire, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La Tunisie à l’heure du Mondial. Qualifiée pour la cinquième Coupe du monde de football de son histoire, la sélection tunisienne a débuté sa préparation en janvier lors d’un stage tous frais payés de deux semaines au Qatar.
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Mondial 2018 de football : en stage à Doha, les Tunisiens traités comme des coqs en pâte

La Tunisie à l’heure du Mondial. Qualifiée pour la cinquième Coupe du monde de football de son histoire, la sélection tunisienne a débuté sa préparation en janvier lors d’un stage tous frais payés de deux semaines au Qatar.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 15h34
    |

            Anthony Hernandez (Doha, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Pendant six mois, Le Monde va accompagner la Tunisie sur la route de la Coupe du monde de football, qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet en Russie. Chaque mois, notre envoyé spécial auprès de la sélection tunisienne abordera un aspect différent du contexte dans lequel se prépare une équipe dont la dernière participation au Mondial remonte à 2006.
Une immense tour, en forme de torche olympique, qui semble ne jamais finir. L’impression qui saisit le visiteur à la vue de cette construction atypique, conçue pour les Jeux asiatiques de 2006, est à la hauteur de la réputation de Doha. En plein cœur de l’Aspire Zone, sorte d’immense eldorado pour sportifs, The Torch illumine la nuit qatarie avec ses milliers d’ampoules violettes, roses et bleues.
La brochure de ce luxueux établissement cinq étoiles annonce la couleur avec emphase : « Avec ses 300 mètres de haut et ses vues panoramiques à 360 ° sur tout Doha, The Torch est un paradis pour les voyageurs exigeants, qu’il s’agisse de sportifs ou de personnes en quête de santé ou de bien-être. » 
26 000 ressortissants tunisiens à Doha
En cette année de Coupe du monde, l’équipe nationale de Tunisie, qui affrontera notamment l’Angleterre et la Belgique au premier tour, ne manque en effet pas d’exigences. Du 1er au 18 janvier, les footballeurs tunisiens ont pris leurs quartiers au Torch pour leur premier stage de préparation au cinquième Mondial de leur histoire. Deux semaines intensives durant lesquelles ils ont bénéficié d’infrastructures rivalisant de modernité, à l’image de la célèbre clinique du sport Aspetar.
Mardi 9 janvier, les joueurs tunisiens s’entraînent sur le terrain numéro 8 du complexe Aspire, protégés par la fraîcheur hivernale de la péninsule du Qatar. Les consignes du sélectionneur Nabil Maâloul ne couvrent pas le chant des oiseaux diffusé par les haut-parleurs. Une trentaine de spectateurs est venue assister à la séance. Lors des premiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les joueuses de hockey, qui formeront une équipe commune, parlent la même langue mais n’utilisent pas le même vocabulaire sportif, ce qui pose des problèmes de communication.
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Jeux olympiques : Corée du Nord et Corée du Sud, « lost in translation »

Les joueuses de hockey, qui formeront une équipe commune, parlent la même langue mais n’utilisent pas le même vocabulaire sportif, ce qui pose des problèmes de communication.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h19
    |

                            Philippe  Pons








                        



   


Une fois surmontées les difficultés politiques et l’amertume des certaines hockeyeuses sud-coréennes, évincées pour céder la place à leurs homologues nord-coréennes, afin de constituer une équipe olympique commune, les conditions semblaient réunies pour que les joueuses des deux pays donnent le meilleur d’elles-mêmes au cours des Jeux olympiques de Pyeonchang qui commencent dans dix jours.
Mais une difficulté inattendue est survenue lors de leur premier entraînement. Toutes parlent, bien évidemment, la même langue, mais elles n’utilisent pas le même vocabulaire sportif de leur discipline. Alors que le Sud a adopté des expressions anglaises « coréanisées », le Nord les a systématiquement traduites en coréen : skating devient « seu-kee-ting » dans le Sud tandis que, dans le Nord, on dira « apuro jee chee gee » et ainsi de suite. Pas facile dans ces conditions de réagir au quart de tour.

        Lire aussi :
         

                JO : les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble



Evolution des langues dans une nation divisée
Afin d’éviter des quiproquos pénalisants, les autorités sud-coréennes ont établi un lexique des expressions utilisées dans le Sud et de leurs équivalents dans le Nord – auquel ils ont ajouté la prononciation anglicisée de ces dernières pour la coach de l’équipe sud-coréenne, Sarah Murray, qui est canadienne… Difficile de ne pas être lost in translation en ayant neuf jours pour s’entraîner, non seulement à agir en équipe, mais aussi à se comprendre.
Anecdotique, cette « incompréhension » entre les hockeyeuses du Nord et du Sud qui est toute relative n’en est pas moins révélatrice d’un phénomène plus large : l’évolution des langues dans les deux parties d’une Nation divisée depuis plus de soixante-dix ans et victime d’une guerre fratricide (1950-1953) qui a scellé leur séparation.
Les deux Corées utilisent, certes, un alphabet commun qui date du 15e siècle (que les Sudistes appellent hangul et les Nordistes chosongul). Mais dans sa ferveur nationaliste, le Nord a rejeté les mots d’origine étrangère et les a systématiquement traduits ou a forgé de nouveaux mots alors que le Sud a été plus enclin à introduire des mots anglais.
Plusieurs facteurs jouent dans cette difficulté à communiquer, souligne Patrick Maurus, professeur honoraire d’études coréennes à l’Institut des langues et civilisations orientales et traducteur d’œuvres littéraires des deux pays :
« Il y a certes des différences dialectales fortes, mais qui datent d’avant la guerre. L’essentiel tient à des différences lexicales. Le Nord comme le Sud ont adopté comme langue culturelle le dialecte de leur capitale. Ce qui implique de forts écarts de prononciation. A cela s’ajoute la volonté de chaque Corée de nommer chacun à sa manière les choses nouvelles ou les termes administratifs. Le Nord, enfin, n’utilise quasiment pas de “konglish”, c’est-à-dire les termes américains plus ou moins exacts qui envahissent le lexique du Sud. A l’écrit, le Nord se sert encore presque exclusivement de l’alphabet national tandis que le Sud affectionne les “lettres mélangées” : alphabet national, sinogrammes ou alphabet romain »
Fibre émotionnelle
Cette difficulté inattendue dans la coordination du jeu de l’équipe de hockeyeuses a avivé les controverses sur la formation de la première équipe sportive commune du Nord et du Sud depuis 1991. La droite sud-coréenne et les plus grands quotidiens nationaux jouent de la fibre émotionnelle de l’opinion et accusent le gouvernement d’avoir sacrifié des hockeyeuses à des intérêts politiques pour donner une fausse impression de rapprochement. Des analystes favorables à la décision de former une équipe commune font, en revanche, valoir que favoriser un sens d’unité entre les deux Corées est plus important que l’amertume, certes regrettable, de hockeyeuses évincées.
Le rapprochement intercoréen n’est pas exempt de tensions entre Pyongyang et Séoul  : courroucés par les commentaires « insultants » des grands quotidiens sudistes sur sa participation, la Corée du Nord a brutalement annulé un événement culturel préolympique qui devait avoir lieu le 4 février au mont Kumgang (en Corée du Nord).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Comme l’an passé, le grimpeur français a obtenu de son équipe d’enchaîner les deux grands tours, en commençant par sa course préférée : le Tour d’Italie.
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Cyclisme : Thibaut Pinot revient sur le Giro et sera au départ du Tour de France

Comme l’an passé, le grimpeur français a obtenu de son équipe d’enchaîner les deux grands tours, en commençant par sa course préférée : le Tour d’Italie.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h04
   





                        



   


Thibaut Pinot a annoncé, mercredi 31 janvier, sa décision de participer pour la deuxième fois au Tour d’Italie en mai. Il tentera ensuite de défendre ses chances sur le Tour de France, en juillet, après deux abandons consécutifs sur la Grande Boucle ces dernières années.
Le grimpeur a annoncé son choix lors de la présentation de sa formation Groupama-FDJ, nouveau nom de la formation de Marc Madiot désormais soutenue par la société d’assurances.
L’an passé, le Franc-Comtois s’est classé quatrième du Giro, à 1 min 17 sec du Néerlandais Tom Dumoulin, après avoir été en lice pour la victoire finale jusqu’au dernier jour. Il avait ensuite traîné sa peine sur le Tour de France, estimant ne pas avoir suffisamment récupéré entre les deux grands tours.
Cette fois, la semaine de repos supplémentaire prévue entre la fin du Giro et le départ du Tour laisse à son entourage l’espoir qu’il puisse arriver dans un état de fraîcheur suffisant pour être un acteur du mois de juillet et remporter une étape de montagne.
Avec ou sans Froome ?
Le Giro, qui s’élancera le 4 mai de Jérusalem, se terminera le 27 mai à Rome. Soit quarante et un jours avant le départ du Tour, le 7 juillet à Noirmoutier (Vendée). Le vainqueur sortant Tom Dumoulin et le grimpeur italien Fabio Aru, ainsi que Christopher Froome sous la menace d’une suspension pour dopage, ont aussi annoncé leur participation.
Les dix premiers jours du Tour de France, très piégeux dans l’ouest et le nord de la France, ont notamment incité Thibaut Pinot ainsi que son frère et entraîneur Julien à privilégier le Giro, où le Franc-Comtois apprécie la moindre pression médiatique.
« Thibaut ira au Tour d’Italie pour faire un beau Giro et surtout aller ensuite sur le Tour de France dans de bonnes conditions, a déclaré Marc Madiot, manager de l’équipe française. Nous pensons que sa participation au Giro va l’amener à être dans de bonnes dispositions pour le Tour. »
Pinot, qui est âgé de 27 ans, doit commencer sa saison au Tour du Haut-Var, les 17 et 18 février.

📅 Le programme de @ThibautPinot :
- Tour du Haut-Var
- Tour de Catalogne
- Tour des Alpes
- Tour d’Italie
— EquipeFDJ (@Equipe FDJ)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’heure de la transformation numérique a sonné pour le monde du sport. Les données des fans sont désormais le nerf de la guerre, l’e-sport attire des millions de télespectateurs, les nouvelles technologies révolutionnent la manière de voir du sport, GAFA et start-up s’apprêtent à bouleverser l’écosystème économique du secteur.
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L’économie du sport saisie par la fièvre numérique

L’heure de la transformation numérique a sonné pour le monde du sport. Les données des fans sont désormais le nerf de la guerre, l’e-sport attire des millions de télespectateurs, les nouvelles technologies révolutionnent la manière de voir du sport, GAFA et start-up s’apprêtent à bouleverser l’écosystème économique du secteur.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 10h43
    |

                            Jean-Pierre Gonguet








                        



                                


                            

La NBA est un modèle de transformation numérique. Depuis le show mondial de la Dream Team de ­Michael Jordan aux Jeux olympiques de Barcelone, en 1992, le basket-ball professionnel américain, bloqué dans ses audiences et ses revenus sur son marché national par le football américain et le baseball, s’est donné un objectif – « le monde sinon rien » – et une stratégie – « le fan avant tout ».
La Ligue américaine de basket-ball a développé ses propres contenus, à l’origine en VHS, puis, au fil du temps, sur ses propres plates-formes ­numériques, a choisi d’alimenter les réseaux ­sociaux en images et en informations plutôt que de les combattre, a créé ses propres chaînes, sur YouTube dès l’origine, rénové ses stades et offert une multitude de services gratuits à ses fans. Dans le monde de la NBA, un follower est un client. Plus on lui procure une expérience forte, plus il se fidélise, plus on récolte ses données, plus la NBA peut ensuite monétiser l’audience.
Ce n’est rien d’autre que le modèle Facebook ou Google appliqué au sport. La NBA, dont le modèle sera analysé lors du colloque consacré aux « Révolutions du sport », organisé jeudi 1er février par Le Monde et l’agglomération Sète Agglopôle, est propriétaire de toutes ses données clients, de toutes ses images et de la plupart de ses moyens de diffusion dans le monde, Chine comprise. Conséquence : elle est en position de force avec n’importe quel annonceur dans n’importe quelle partie du monde.

A l’inverse, la Premier League britannique ou la Ligue française de football professionnel ­espèrent que les géants du Web seront leurs prochains diffuseurs. Elles ont réalisé que seuls les fameux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) peuvent collecter les données des fans et faire ainsi grimper la valeur de leurs compétitions. Mais, en même temps, elles pourraient voir leur échapper ces données clients : Google et consorts ont besoin des données des centaines de millions de téléspectateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Franciliens se sont imposés 3 buts à 2 face à Rennes, mardi soir, au Roazhon Park. Une rencontre aussi marquée par la première exclusion de Mbappé.
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Coupe de la Ligue : le PSG, quadruple tenant du trophée, qualifié pour la finale

Les Franciliens se sont imposés 3 buts à 2 face à Rennes, mardi soir, au Roazhon Park. Une rencontre aussi marquée par la première exclusion de Mbappé.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 23h22
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 09h11
   





                        



   


Le Paris-SG, quadruple tenant du titre, s’est qualifié pour sa cinquième finale de Coupe de la Ligue de rang en allant battre Rennes 3 à 2, mardi 30 janvier. Les buts franciliens ont été inscrits par Meunier (24e), Marquinhos (53e) et Lo Celso (58e). Les Bretons sont, eux, revenus en toute fin de match sur des buts de Sakho (85e) et Prcic (90e + 2).
A noter que, dans cette rencontre, l’arbitre Mikael Lesage a fait appel à la vidéo à trois reprises : pour refuser un but à chaque équipe, et pour se faire assister sur la faute par derrière qui a conduit à l’exclusion de l’attaquant parisien Kylian Mbappé (63e). Il s’agissait de la première exclusion de la jeune carrière du joueur, après une faute spectaculaire et maladroite sur Sarr.
Par ailleurs, l’international français Lassana Diarra, nouvelle recrue du PSG, a fait sa première apparition sous les couleurs parisiennes en toute fin de match.
« Quelque chose de très beau à la clé »
« On a surtout ce gros sentiment de frustration et de déception parce qu’il y avait quand même quelque chose de très beau à la clé. Mais est-ce que je peux reprocher quelque chose à mes joueurs ce soir ? J’en doute », a réagi Sabri Lamouchi, l’entraîneur de Rennes, à l’issue de la rencontre.
« Le carton rouge de Kylian leur a donné quelques options pour marquer et se rapprocher de nous, a reconnu, de son côté, Unai Emery, l’entraîneur du Paris-SG. Mais je crois que nous avons maîtrisé, pas tout comme nous voulions, mais je suis content de la façon dont les joueurs ont répondu. »
Après avoir battu Lyon, Bastia, Lille et Monaco lors des finales précédentes, le onze francilien sera opposé cette fois au vainqueur de la seconde demi-finale, opposant Monaco à Montpellier mercredi soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’heure de la « clandestinité » semble révolue pour les compétitions de jeux vidéo. En passe d’être considérées comme des activités sportives à part entière, elles pourraient faire leur apparition au programme olympique
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L’e-sport à grandes foulées

L’heure de la « clandestinité » semble révolue pour les compétitions de jeux vidéo. En passe d’être considérées comme des activités sportives à part entière, elles pourraient faire leur apparition au programme olympique



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h26
    |

            William Audureau








                        



                                


                            
C’est l’histoire d’une ascension fulgurante. Il y a encore une quinzaine d’années, les compétiteurs de jeux vidéo s’affrontaient dans d’obscures salles municipales en apportant leur propre ordinateur sous le bras. En 2018, le jeu le plus joué du monde, League of Legends, vient d’ouvrir la première saison de la LCS NA, sa toute nouvelle compétition américaine. En Europe, des clubs sportifs historiques comme le Besiktas, Wolfsburg, l’Olympique lyonnais ou le Paris-Saint-Germain ont lancé leur propre structure dévolue au jeu électronique. Et depuis l’été dernier, la question de leur possible inscription au programme olympique se pose.

Désignés sous l’anglicisme d’e-sport, les sports électroniques de compétition « pourraient être considérés comme une ­activité sportive, selon le Comité inter­national olympique (CIO). Les joueurs qui les pratiquent se préparent et s’entraînent avec une intensité comparable à celle des athlètes d’autres sports plus traditionnels ». Cette prise de position fait suite à une première déclaration de Tony Estanguet, en août : « On doit se pencher dessus parce qu’on ne peut pas l’ignorer », déclarait alors l’ancien champion olympique de canoë-kayak, codirecteur de la candidature parisienne pour les Jeux olympiques 2024.
Dès ce mois de février, en amont des JO d’hiver, la société Intel organisera ses Intel Extreme Masters de Pyeongchang (Corée du Sud), un tournoi « en guise de prélude aux JO 2018 de Pyeongchang » et en accord avec le CIO – une première.
« Quand le “good game” de la victoire tombe, tu as l’impression que c’est Bercy qui s’enflamme. » Vincent
Quel chemin parcouru, pour ces compétitions longtemps reléguées aux marges de la culture, y compris au sein même du monde du jeu vidéo ! Pourtant, leur dimension compétitive les a toujours rapprochées de l’expérience sportive. « Mon premier tournoi en réseau, je l’ai remporté dans un simple bar, avec 20 personnes qui nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le monde du sport a entamé sa transformation numérique. Afin de cerner les enjeux de ces « révolutions du sport », l’agglomération Sète Agglopôle et « Le Monde » proposent une journée de débats et de conférences, le jeudi 1er février. Programme.
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Les rencontres de Sète Agglopôle : les révolutions du sport

Le monde du sport a entamé sa transformation numérique. Afin de cerner les enjeux de ces « révolutions du sport », l’agglomération Sète Agglopôle et « Le Monde » proposent une journée de débats et de conférences, le jeudi 1er février. Programme.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h56
   





                        



   


Où et quand ?
Les Révolutions du sport
Le 1er février, au Casino de Balaruc-les-Bains (Hérault).
­Inscriptions : rencontres-sete-agglo.eventbrite.fr
Les conférences
9 heures : Ouverture - François Commeinhes, président de Sète Agglopôle Méditerranée ;
- Gilles van Kote, directeur délégué du Monde.
9 h 10 : Comment ­les nouveaux entrants du digital transforment-ils le football, le tennis et le cyclisme ?
- Thomas Borie, ­de Fabernovel Innovate.
9 h 30 - 10 h 45 : Les ­nouveaux investisseurs du digital déstabilisent-ils l’économie du sport 
- François Lévêque, ­professeur d’économie, Cerna, Mines ParisTech ;
- Arnaud Saurois, maître de conférences ­associé à la Faculté ­des sciences du sport de l’université de Poitiers ;
- Nathalie ­Sonnac, conseillère au CSA ;
- Xavier Spender, ­directeur général du pôle rugby de La Dépêche.
10 h 55 Comment la NBA réussit sa transformation digitale et pas la Premier League ?
Boris Naguet de Saint ­Vulfran, de Fabernovel ­Innovate.
11 h 15 - 12 h 30 ­Les compétitions et les clubs doivent-ils ­innover pour s’adapter aux ­nou­velles attentes ­sportives ?
- Vincent Bonnet, directeur du marketing et du développement, Stade toulousain ;
- Kito de Pavant, ­navigateur ;
- Boris Pourreau, fondateur de Running ­Heroes ;
- Eva Roche, ­kayakiste, fonda­trice ­d’Athlète-Avenue.com.
Conclusion de la matinée
- Thomas Favolini, champion du monde de jet ski, ­né à Balaruc-les-Bains.
13 h 45 La France veut ­devenir un leader ­mondial de l’e-sport, ­explications du ­phénomène
Diane Ollier, esport partner­ship & project manager.
14 heures - 15 heures : ­L’e-sport va-t-il bouleverser durablement le spectacle sportif ?
- Stephan Euthine, président France eSports, fondateur de LDLC Event ;
- Sophia Metz, fondatrice du Meltdown ;
- Marie-Laure Norindr, alias Kayane, championne du monde de Street Fighter ;
- Mehdi Sakaly, fondateur de la World Gaming Federation ;
- Stéphane ­Tardivel, directeur ­sponsoring, partenariats, événementiel chez Orange.
15 h 10 La force des start-up, ce n’est pas la technologie, ­ mais l’agilité dans l’expérience client
Omar El Zayat, directeur de l’incubateur Le Tremplin.
15 h 25 - 17 heures Les grands du sport ont-ils vraiment besoin des petits du digital
- Benjamin Carlier, président de la commission innovation de la filière sport ;
- ­Christophe Carniel, président fondateur de Vogo ;
- Patrick de Carvalho, président de Startup Nursery ;
- Romain Lotoux, chargé d’affaires, BIC Montpellier ;
- Nicolas Merle, délégué innovation BPI Occitanie.
Conclusion de la journée
Magali Ferrier, vice-présidente déléguée au sport de Sète Agglopôle ­Méditerranée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à cerner au plus près les attentes des consommateurs et y répondre s’apprête à bouleverser le secteur du spectacle sportif.
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Le marché du sport, une proie de choix pour les GAFA

L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à cerner au plus près les attentes des consommateurs et y répondre s’apprête à bouleverser le secteur du spectacle sportif.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h52
    |

                            Jean-Pierre Gonguet








                        



                                


                            

L’expérience client », mantra de l’économie numérique, est en train de bouleverser l’économie du sport. L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à développer des techniques numériques pour cerner au plus près les ­attentes des consommateurs et y répondre de manière instantanée s’apprête à percuter aussi bien le spectacle sportif que les pratiques individuelles.
« Les nouveaux acteurs du numé­rique ont quatre atouts pour entrer en force dans le monde du sport, explique Thomas ­Borie, de l’agence Fabernovel Innovate. Le premier est leur très grande accessibilité : Facebook, Twitter et YouTube sont gratuits, pas Canal+, SFR ou BeIN Sports. Le deuxième, la personnalisation : Facebook ­connaît son client et peut lui proposer ­immédiatement le match d’Antoine Griezmann, comme Twitter va lancer le dernier dunk [du basketteur] LeBron ­James. Le troisième tient aux liens communautaires avec ses amis autour de ses équipes et des événements. Enfin, le gain de temps : la manière dont les start-up simplifient l’expérience sportive menace l’équilibre des fédérations et des clubs. »
Le bouleversement risque d’être d’autant plus fort que l’économie du sport est une proie bien plus facile pour les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) que, par exemple, les transports urbains ou la grande distribution. L’économiste Nathalie Sonnac, l’une des six conseillers du Conseil supérieur de l’audiovisuel, étudie minutieusement l’évolution des droits sportifs télévisuels et souligne que si « l’économie du sport est une économie à part entière, elle est aussi une économie entièrement à part ».
Le marché des droits sportifs, évalué à 1,45 milliard d’euros en France, a ainsi un fonctionnement économique très peu conventionnel, ­parfois irrationnel et déstabilisant pour les clubs et fédérations. Le spectacle sportif prenant ­constamment de la valeur, à chaque vente de droits, de nouveaux entrants apparaissent. ­Chaque fois, ils sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le Britannique serait prêt, selon le « Corriere della Sera », à négocier la durée de sa suspension en reconnaissant une faute, afin de sauver sa saison. L’intéressé a démenti.
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Dopage : Froome dément avoir changé de stratégie de défense

Le Britannique serait prêt, selon le Corriere della Sera, à négocier la durée de sa suspension en reconnaissant une faute, afin de sauver sa saison. L’intéressé a démenti et l’hypothèse est peu probable.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h41
    |

            Clément Guillou








                        


Après avoir épuisé toutes les voies scientifiques possibles pour prouver son innocence, Christopher Froome est-il en train de changer radicalement de stratégie et d’accepter le principe d’une suspension, quatre mois après avoir appris son contrôle anormal au salbutamol et six semaines après sa révélation par Le Monde et The Guardian ?
Le Corriere della Sera avance, mardi 30 janvier, que le Britannique, poussé en ce sens par sa femme, qui est également sa manageuse, est prêt à reconnaître une « négligence », afin de négocier une suspension pas trop longue, à même de lui laisser prendre le départ du Tour d’Italie, en mai, et bien sûr du Tour de France, en juillet.
Selon nos informations, cette option n’est pourtant pas celle qui est privilégiée pour le moment par la Team Sky et l’avocat engagé pour cette procédure, le redoutable Mike Morgan, et aucune initiative concrète n’a été prise en ce sens.
Alors que l’article du journal italien était repris mardi matin par plusieurs médias, Christopher Froome l’a démenti d’un simple tweet à la mi-journée : « C’est complètement faux. » « Nous n’avons aucune idée d’où cela vient ni sur quel élément cela repose », dit-on du côté de Team Sky.

I have seen the report in Corriere della Serra this morning - it’s completely untrue.— chrisfroome (@Chris Froome)


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Reclus en Afrique du Sud
Ce revirement spectaculaire ne semblait pas, à première vue, aisément défendable : après avoir affirmé pendant des mois ne pas avoir dépassé la dose de salbutamol permise, il lui aurait fallu changer de version sans pour autant admettre une prise de cette substance par voie générale. Cette option, qui permettrait d’expliquer pourquoi son taux a bondi d’un jour sur l’autre à 2 000 nanogrammes par millilitre au lieu de 1 000 autorisés, lui vaudrait sans aucun doute deux ans de suspension.
Les issues se rétrécissent et le temps presse pour le Britannique, toujours reclus en Afrique du Sud alors que ses concurrents ont commencé la saison et que sa course présumée de reprise, la Ruta del Sol, démarre dans deux semaines.

    Another beautiful day in Africa ☀️🚵🏼‍♂️💨 Une publication partagée par  Chris Froome (@chrisfroome) le 22 Janv. 2018 à 3 :35 PST 

S’il publie comme si de rien n’était ses vidéos et données d’entraînement à l’autre bout du monde, toujours sourire aux lèvres et souvent avec son fils, la pression s’est accentuée sur son équipe, Team Sky. Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, l’a incitée publiquement à suspendre provisoirement sa star, et ses principaux adversaires, Tom Dumoulin et Romain Bardet, ont souhaité qu’il ne reprenne pas un dossard tant que son cas n’était pas réglé.

        Lire aussi :
         

                Cyclisme : le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe



Il y a urgence, dit d’une voix le monde cycliste, à trancher le cas Froome dans un sens ou dans l’autre, si possible avant qu’il se présente au départ d’une course et dans tous les cas avant le départ du Tour d’Italie, dont il est censé être la tête d’affiche à partir du 4 mai.
Scientifiquement, la partie est en train de tourner en défaveur du Britannique malgré la batterie de juristes et de scientifiques engagés sous la houlette de Mike Morgan, avocat britannique spécialisé dans la défense de sportifs contrôlés positifs. La possibilité de réaliser un test en laboratoire semble avoir été écartée, jugée trop risquée en cas d’échec.

Practice makes perfect 👌 https://t.co/0pWSd3Ny0O— chrisfroome (@Chris Froome)


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L’UCI attend toujours les explications de Froome
La Fondation antidopage du cyclisme (CADF) est sûre de son fait, constatant que le Britannique n’était pas déshydraté et que ses taux de salbutamol étaient bas les jours précédents le 7 septembre, jour de son contrôle anormal. Le dossier est dorénavant entre les mains du LADS, service juridique de l’UCI, qui attend encore et toujours la défense scientifique de Christopher Froome avant de lui soumettre une proposition de sanction.

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Selon L’Equipe, le camp du Britannique travaille désormais sur l’hypothèse d’un dysfonctionnement rénal qui permettrait d’expliquer physiologiquement comment la prise de salbutamol dans les limites autorisées a pu engendrer une telle concentration du produit dans ses urines.
Mais Michelle Froome, dont l’influence sur son mari est grande, est partie sur une deuxième voie, écrit le journal italien : « Sur les conseils de sa femme, Froome aurait accepté le processus d’“acceptation des conséquences”, une négociation avec admission d’une négligence prévue par le règlement juridique de la fédération pour éviter un processus long et à haut risque devant le tribunal indépendant antidopage. »
Impasse
Selon le Corriere della Sera, Michelle Froome « aurait engagé un médiateur de haut niveau entre l’athlète et la fédération » et viserait une suspension réduite à cinq ou six mois, dans l’espoir qu’elle commence à la date de sa dernière course, le 20 septembre (médaille de bronze au championnat du monde contre la montre). Dans cette hypothèse, Froome pourrait disputer le Giro. Mais même le présumé médiateur, dont l’identité n’est pas citée dans l’article, ne croirait pas une peine si légère possible.
Pour un taux légèrement inférieur, l’Italien Diego Ulissi avait été suspendu neuf mois en 2015. Et, si l’on s’en tient au règlement antidopage de l’UCI, la suspension de Christopher Froome n’aurait pas de raison de commencer en septembre dernier, le Britannique n’ayant pas reconnu les faits ni annoncé une autosuspension.

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Accepter une suspension poserait également un problème très concret : Team Sky ayant toujours licencié ses coureurs suspendus pour dopage en vertu de son règlement intérieur, comment agirait-elle vis-à-vis du quadruple vainqueur du Tour de France ? Ce dernier devrait-il retrouver un contrat en cours de saison, ou l’équipe de Dave Brailsford renier publiquement ses principes au risque de fâcher un peu plus son pourvoyeur de fonds ?
La cacophonie quant à la stratégie de défense du vainqueur du Tour 2017 souligne surtout l’impasse dans laquelle il se trouve, semble-t-il inextricable. Et le cyclisme avec lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Plutôt que de continuer avec une équipe en pleine régression, la franchise californienne s’est séparée de son meilleur joueur.
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NBA : Blake Griffin, la vedette des Los Angeles Clippers, envoyé au Detroit Pistons

Plutôt que de continuer avec une équipe en pleine régression, la franchise californienne s’est séparée de son meilleur joueur.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h21
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Dans la période de mercato actuelle de la NBA, c’est le premier échange d’envergure. Blake Griffin, ailier fort des Clippers de Los Angeles, a été envoyé, avec Willie Reed et Brice Johnson, aux Detroit Pistons en échange de Tobias Harris, Avery Bradley, Boban Marjanovic et deux choix dans la draft.
Blake Griffin quitte donc la franchise pour laquelle il a joué toute sa carrière, et dont il était la figure de proue. C’est une surprise dans la mesure où il venait de signer un nouveau contrat de cinq ans en 2017. Cette prolongation à 171 millions de dollars laissait augurer une carrière encore longue sous le maillot rouge de la franchise californienne.
Une équipe à reconstruire
C’était sans compter sur la mauvaise première partie de saison des Clippers (25 victoires et 24 défaites, 9e de la conférence Ouest), perturbés par la perte de leur meneur Chris Paul (parti à Houston à l’intersaison) et les blessures de ceux censés compenser son départ (Patrick Beverley, l’Italien Danilo Gallinari ou le Serbe Milos Teodosic).
L’espoir de voir Griffin porter à lui tout seul les Clippers vers les sommets est vite apparue comme un fantasme. S’il affiche cette saison une moyenne de 22,6 points sur 33 matchs (contre 21,6 points en moyenne sur sa carrière), le manque de production de ses coéquipiers et ses propres blessures à répétition ont assombri l’avenir à moyen terme des Clippers.
La direction de la franchise a donc préféré se débarrasser de sa pièce maîtresse. Une pièce qui a bientôt 29 ans et avec laquelle elle n’avait, de toute façon, jamais dépassé le deuxième tour des playoffs en neuf ans de tentatives.
Le but de l’échange n’est pas tant de compter sur les joueurs récupérés pour rester compétitifs (même si Tobias Harris, 25 ans, pourrait être utile) que de s’appuyer sur les nouveaux choix de draft (en 2018 et 2019) et peut-être une grosse signature à l’intersaison pour lancer la reconstruction. C’est aussi de tirer un trait sur « Lob City », la version en haute altitude des Clippers de ces dernières années avec Paul, un jeune Griffin aux dunks dévastateurs et le pivot DeAndre Jordan, qui en est désormais le dernier vestige.

Les Pistons pas au mieux
Quant à Blake Griffin, il découvrira pour la première fois de sa carrière une nouvelle équipe, qui n’est pas forcément en meilleure forme que son ancienne franchise. Les Pistons sont actuellement 9e de la conférence Est, à quelques encablures de la première place qualificatives pour les playoffs. Mais l’équipe de Detroit ne semble pas capable de passer à une quelconque vitesse supérieure.
« Sa présence nous aidera offensivement et sa taille nous donne un autre rebondeur et une arme dans la raquette », a dit le coach Stan Van Gundy. Il espère que l’association de Griffin à l’excellent pivot Andre Drummond, autre géant agile et explosif, sorte son équipe de la torpeur.
Le désormais ex-Clippers n’a pas encore réagi pour dire son ressenti à propos de son départ de Los Angeles, de sa nouvelle équipe ou de ses chances de se qualifier pour les playoffs. Il a seulement publié un GIF aux interprétations multiples.

https://t.co/1uoIZ0Sxcc— blakegriffin32 (@Blake Griffin)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Comité international olympique reproche à l’agence de presse d’avoir diffusé des photos de répétitions de la cérémonie d’ouverture alors qu’elles étaient sous embargo.
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Les photographes de l’agence Reuters privés de cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques

Le Comité international olympique reproche à l’agence de presse d’avoir diffusé des photos de répétitions de la cérémonie d’ouverture alors qu’elles étaient sous embargo.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 13h50
   





                        



   


Les photojournalistes de l’agence Reuters n’auront pas accès à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang, le 9 février, rapporte l’agence de presse sud-coréenne Yonhap. Selon le Comité international olympique, l’agence de presse londonienne a publié des images de répétitions de la cérémonie d’ouverture, alors qu’elles étaient « sous embargo », c’est-à-dire interdite de publication avant une date donnée. Le Comité international olympique « désapprouve la distribution de laissez-passer [aux photographes de] Reuters pour la cérémonie d’ouverture », précise l’agence sud-coréenne.
Les images incriminées montrent notamment les répétitions de l’allumage de la flamme olympique, prises le 28 janvier. Rapidement, l’agence Reuters a publié un communiqué demandant à ses clients ayant déjà reçu les images de ne pas les publier, expliquant qu’elles avaient été envoyées « par erreur ». Quant au photographe des clichés incriminés, il a vu son accréditation annulée pour l’ensemble des Jeux.
Le comité d’organisation des jeux de Pyeongchang a annoncé son intention de « renforcer les pénalités contre les médias et les journalistes qui violent les embargos, notamment en ce qui concerne les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Grigori Rodtchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou devenu lanceur d’alerte, accuse le président russe d’avoir joué un rôle crucial dans ce scandale.
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Dopage : Poutine souhaite « mettre en prison » le lanceur d’alerte Rodtchenkov

Grigori Rodtchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou devenu lanceur d’alerte, accuse le président russe d’avoir joué un rôle crucial dans ce scandale.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h47
   





                        



   


Le président russe, Vladimir Poutine, a vivement réagi aux accusations de Grigori Rodtchenkov, l’ex-responsable de l’antidopage russe devenu lanceur d’alerte, que le dirigeant a qualifié mardi d’« imbécile » qu’il faut « mettre en prison ».
« Maintenant, ils tiennent cet imbécile de Rodtchenkov [réfugié aux Etats-Unis]. Cet homme a clairement des problèmes avec la loi (…), il faut le mettre en prison », a-t-il déclaré lors d’une conférence avec des hauts responsables de son QG de campagne pour l’élection présidentielle de mars. « Il ne faut pas transformer le sport, le mouvement olympique, en arrière-cour d’une sorte de sale cuisine politique », a poursuivi le président russe, selon des propos retransmis par la télévision publique.
Le Kremlin a qualifié un peu plus tôt dans la journée que les propos de Rodtchenkov, qui a accusé Vladimir Poutine d’avoir joué un rôle crucial dans l’organisation du dopage des sportifs russes aux Jeux olympiques, étaient de la « diffamation ».
« C’est une nouvelle diffamation qui ne se base sur aucune preuve », a assuré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors que la Russie est engluée dans un scandale de dopage organisé qui a notamment abouti à sa suspension des Jeux olympiques d’hiver 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud.
« Seul le président peut donner une telle mission »
Dans un entretien diffusé lundi soir sur la chaîne allemande ARD, Grigori Rodtchenkov, ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou devenu lanceur d’alerte réfugié aux Etats-Unis, a affirmé que « seul le président peut donner une telle mission aux services de sécurité, le FSB », en évoquant le système de dopage organisé mis en place en Russie et couvert, selon lui, par les services spéciaux.

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En 2016, le rapport McLaren commandé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait révélé l’organisation en Russie de ce système institutionnalisé de dopage, notamment lors des Jeux olympiques d’hiver 2014 à Sotchi.
Moscou réfute la dimension institutionnelle
Moscou a toujours réfuté la dimension institutionnelle du système de dopage. En décembre, les services d’enquête russes ont même accusé M. Rodtchenkov, dont le témoignage a été à l’origine du scandale, d’avoir dopé personnellement les sportifs russes et d’avoir « manipulé » les tests.
« Monsieur Rodtchenkov est recherché [par la Russie], il est visé ici par une enquête », a rappelé M. Peskov. « C’est une personnalité tout à fait odieuse qui a des problèmes avec la loi (…) et ne peut évidemment pas être perçue comme une source d’information qui mérite une confiance quelconque », a-t-il souligné. Aucune enquête de l’Agence mondiale antidopage n’a conclu jusqu’ici à la responsabilité du président russe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ En avril 2011, Madame X glisse dans les douches du club le Bus Village, et se fracture le radius gauche. Elle assigne le club, en mettant en cause l’obligation contractuelle de sécurité qu’il a envers ses adhérents.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Serena Williams, Steffi Graf et Margaret Smith-Court restent devant le tennisman suisse, qui vient de remporter son vingtième titre du Grand Chelem.
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Federer est le meilleur tennisman de l’histoire… mais trois femmes ont fait mieux que lui

Serena Williams, Steffi Graf et Margaret Smith-Court restent devant le tennisman suisse, qui vient de remporter son vingtième titre du Grand Chelem.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 09h24
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


En remportant, dimanche 28 janvier, à Melbourne, en Australie, son vingtième titre du Grand Chelem, le Suisse Roger Federer s’est hissé une marche plus haut au panthéon du tennis mondial. Il devance désormais de quatre longueurs son meilleur ennemi, l’Espagnol Rafael Nadal, vainqueur à seize reprises.
En revanche, trois femmes ont remporté plus de titres que lui : dans l’ère moderne, dite « ère Open », Serena Williams et Steffi Graf tiennent la dragée haute, avec vingt-trois et vingt-deux titres. Mais si l’on remonte encore plus loin, c’est l’Australienne Margaret Smith-Court qui conserve le record mondial : elle a remporté douze titres en tant qu’amateure avant de prendre une courte retraite, et de revenir collecter douze trophées supplémentaires en tant que professionnelle, une fois l’ère Open inaugurée.

   



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          La méthode Federer au service de la longévité



Un autre record échappe à Federer : il n’a jamais remporté de tournoi du Grand Chelem en double. Il reste donc en dehors du cercle très fermé des six joueurs ayant gagné les quatre Open en double et en simple (Roy Emerson, Margaret Smith-Court, Doris Hart, Shirley Fry Irvin, Martina Navratilova et Serena Williams). Et encore plus loin du trio Smith-Court-Hart-Navratilova – trois joueuses qui se sont imposées sur les quatre tournois majeurs du circuit en simple, double et double mixte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après la condamnation de l’ex-médecin, auteur d’agressions sexuelles sur plus de 150 gymnastes, des enquêtes tentent de savoir « qui savait quoi, et depuis quand ».
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édition abonné


Agressions sexuelles : le docteur Nassar et les silences complices de la gymnastique américaine

Après la condamnation de l’ex-médecin, auteur d’agressions sexuelles sur plus de 150 gymnastes, des enquêtes tentent de savoir « qui savait quoi, et depuis quand ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 13h51
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

Elles sont toutes jeunes, très jeunes parfois, souvent jolies et apprêtées. Certaines s’avancent seules, le regard droit ; d’autres, peut-être plus fragiles, se présentent accompagnées par une mère, un père, une amie. Toutes semblent fières d’être là, soldates d’une « armée de femmes fortes », comme se sont qualifiées les plus déterminées. L’une après l’autre, durant sept jours, 156 jeunes femmes ont témoigné d’agressions et d’attouchements sexuels perpétrés pendant plus de vingt ans par un homme en qui elles avaient mis toute leur confiance d’enfant ou d’adolescente : Larry Nassar, l’inamovible médecin de la Fédération américaine de gymnastique féminine, un homme au physique passe-muraille et à la voix posée.
Le poignant défilé auquel ces sportives, médaillées olympiques, célèbres ou anonymes, ont pris part devant un tribunal de Lansing (Michigan) vient de révéler le plus grand scandale d’agressions sexuelles jamais mis au jour dans le monde du sport aux Etats-Unis. Des jeunes femmes, que le public a coutume de voir rayonnantes sur un podium, chignon soigné et justaucorps coloré, y ont dévoilé des blessures intimes et soulevé d’embarrassantes questions. Depuis, le pays tout entier, choqué, s’interroge sur la complicité du « système » qui a protégé le prédateur. La Fédération de gymnastique, le comité olympique et l’université du Michigan, où le médecin exerçait, sont sur la sellette. Comme si l’affaire n’en était qu’à ses débuts.
Cet homme de 54 ans purge depuis décembre 2017 une peine de 60 ans de prison pour détention de « 37 000 images pédopornographiques ». Il a aussi plaidé coupable d’agressions sexuelles pour éviter un procès prolongé. Ecouter la souffrance de ses victimes faisait partie de l’accord. Cathartique pour celles-ci, l’audience s’est achevée sur un verdict attendu : le 24 janvier, la juge de Lansing a condamné Larry Nassar à un minimum de 40 années supplémentaires, le crucifiant d’un commentaire glaçant : « Je...




                        

                        

