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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Lorsque Bruno P., chômeur, déclare la naissance de son fils, Léo, il porte, dans la case « profession », la mention « sans emploi ». Douze ans plus tard, il demande que cette dernière soit remplacée par « cadre supérieur ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’aveu du meurtre d’Alexia Duval par son mari, mardi 30 janvier, vient nous rappeler que près d’un homicide sur cinq en France a lieu dans le cadre conjugal.
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Près de 80 % des victimes de mort violente au sein du couple sont des femmes

L’aveu du meurtre d’Alexia Duval par son mari, mardi 30 janvier, vient nous rappeler que près d’un homicide sur cinq en France a lieu dans le cadre conjugal.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 15h01
    |

                            Romain Imbach, 
                            Audrey Lagadec et 
                            Mathilde Costil








                        


En France, 17,6 % des homicides (non crapuleux, y compris coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort), soit près d’un sur cinq, surviennent dans le cadre conjugal. Et 78,3 % des morts violentes au sein du couple concernent les femmes. Ces chiffres montrent que « le cadre conjugal » constitue « le contexte le plus dangereux pour les femmes », note la sociologue Maryse Jaspard.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le sociologue Philippe Charrier, coauteur de « Sociologie de la naissance », a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mercredi 31 janvier.
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Accouchement : « La naissance est devenue un événement rare que l’on souhaite maîtriser »

Le sociologue Philippe Charrier, coauteur de « Sociologie de la naissance », a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mercredi 31 janvier.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h40
    |

            Anne-Aël Durand et 
Laura Motet








                        


Les Décodeurs du Monde publient, mercredi 31 janvier, une enquête inédite sur les actes pratiqués lors des accouchements dans toutes les maternités de France. Péridurale, césarienne, épisiotomie : des écarts importants sont constatés entre les établissements.
La perception de ces pratiques a elle aussi changé ces dernières années. Les lecteurs du Monde.fr ont pu poser leurs questions à Philippe Charrier, sociologue à l’université Lyon-II et coauteur de Sociologie de la naissance (Armand Colin). Voici les principaux extraits de cet échange.
Aliénor : Quel est l’intérêt d’étudier la naissance d’un point de vue sociologique ?
Jusqu’aux années 1950, la naissance était un événement peu maîtrisé par les couples et encore moins par les femmes. Aujourd’hui, les trois quarts des naissances sont espérées, attendues, voulues ; ce n’est plus une fatalité. C’est devenu un événement rare (la majorité des couples ont un, deux ou trois enfants) que l’on souhaite maîtriser. Aujourd’hui, les femmes s’investissent dans la grossesse et la naissance. Ne pas le faire est considéré comme pathologique.
Anonyme : j’ai 23 ans et pas encore d’enfant. Je suis très angoissée par l’accouchement. Ces inquiétudes sont-elles largement partagées ?
C’est une peur ancestrale. La différence, c’est que les informations ne sont pas les mêmes aujourd’hui. Traditionnellement, et jusqu’à la médicalisation mise en place entre les années 1920 et 1950, il y avait une transmission intergénérationnelle entre mères et filles. Aujourd’hui, les échanges sur ces questions se font par pairs, entre des jeunes femmes proches en termes d’âge ou de milieux sociaux, plutôt qu’avec la mère. C’est moins vertical et plus horizontal.
Très rares sont les femmes qui n’ont pas une appréhension de l’accouchement, même si les morts maternelles sont relativement rares. La médicalisation de la naissance vise ces deux objectifs : sauver des enfants et sauver des mères. Ensuite, il y a la peur d’avoir mal. On a aujourd’hui les moyens d’échapper à cette douleur, ça devient presque intolérable pour certaines que la péridurale ne fonctionne pas tout de suite. Mais d’un autre côté, il y a depuis une dizaine d’années des femmes qui pensent que ne pas avoir mal, ce n’est pas « vivre » l’accouchement. Certaines disent « je n’ai pas senti cet événement qui est hyperintense ».
Catherine : J’ai constaté pendant mes deux accouchements que tout était fait pour le confort de l’équipe médicale, notamment la position couchée jambes écartées (difficile de pousser dans cette position). Des évolutions sont-elles prévues ?
Oui, il y a une évolution, on discute fortement les postures d’accouchements. La posture sur le dos est devenue une norme. Au XIXe, c’était plus varié, on accouchait debout ou dans d’autres positions. L’accouchement jambes écartées est davantage pensé pour le confort des professionnels que pour la femme, mais aujourd’hui, il y a une remise en cause de cela, et une réflexion sur l’efficacité des autres postures. Mais cela se heurte à des organisations, des salles d’accouchement qui ne sont pas toujours prévues pour bouger. Il y a une vraie demande, qui commence à être entendue par les professionnels. Les grandes maternités proposent différents choix, des salles classiques ou « nature », « physiologiques », mais pas toujours en nombre assez important.
Colette : Pensez-vous que les pratiques de l’hôpital sont en train de changer ?
Oui, c’est une évidence. J’ai quand même tendance à penser que les remises en question sont plus fortement suivies de changement dans l’hôpital public que dans le privé. Le dossier du Monde le montre d’ailleurs.
Lorsque des directeurs de cliniques expliquent que c’est le praticien qui décide, cela montre qu’ils n’ont pas compris que les patients veulent aussi participer et pas avoir l’impression de subir. Encore une fois, ce sont de grandes tendances, il y a des femmes à qui ça ne pose pas de problème. Ce n’est pas une marque de défiance, mais une volonté d’être acteur de l’événement qu’est l’accouchement, ou au moins comprendre ce qui se passe. Même si l’expertise des obstétriciens est fondamentale.
Marie-Hélène : Connaît-on par exemple ce qui motive une personne à devenir gynécologue obstétricien ? Ce qui me frappe, c’est de constater souvent une volonté de leur part d’être dans une position de « sachant » par rapport aux patientes.
Le système de recrutement est commun, au cours de la première année de médecine, entre obstétriciens, sages-femmes et beaucoup d’autres filières médicales. Les filières sont proposées en fonction du classement obtenu à l’issue de cette première année. La plupart des professionnels sont intéressés par le soin, mais il n’y a pas forcément une « vocation » de sage-femme. Ce qui n’en fait pas des mauvais soignants.
La question sur la « position dominante de sachant » semble orientée par une expérience négative. Il y a un contexte hospitalier et une question de « moment » : dans les maternités, il peut y avoir des coups de feu que les sages-femmes ne maîtrisent pas complètement. Peut-être que cette personne a été dans ce moment-là, face à un personnel moins disponible.
Cha : Bonjour, qu’en est-il de la place des pères dans les maternités après la naissance ? Est-ce que cela évolue ? Comment est-ce considéré par les soignants ?
On a beaucoup insisté dès les années 1980-1990 auprès des pères pour qu’ils participent à l’accouchement. C’est finalement assez classique pour les sages-femmes que les pères soient présents, c’est presque devenu normatif, et certains qui ne se sentent pas forcément très à l’aise pour voir leur épouse dans ce moment-là le vivent comme une contrainte et ont presque du mal à dire non.
En revanche, lors de l’avant et surtout l’après-accouchement, leur présence est plus problématique, car la maternité reste un lieu de pratique médicale où on s’occupe des patients : la maman et le bébé. Le père doit parfois forcer pour prendre la place. Certaines maternités évoluent aussi sur cette question, mais cette question de la place du père peut jouer un rôle dans les demandes de sortie prématurée. Le temps moyen de séjour tend à se réduire encore, même pour les césariennes. Certains médecins s’alarment de cela, mais c’est parfois la volonté du couple, qui trouve que les conditions ne sont pas réunies pour vivre ce moment exceptionnel de leur vie.

Retrouvez notre dossier complet sur l’accouchement
Retrouvez les articles réalisés à partir des données recueillies en 2016 dans les 519 maternités françaises :
Moteur de recherche, maternité par maternité : nombre d’accouchements, taux de césariennes ou d’épisiotomies : comparez les maternités près de chez vous
Les principaux enseignements
Césarienne, épisiotomie… enquête sur la médicalisation de l’accouchement en France Episiotomie : pourquoi de tels écarts entre les maternités ? L’accouchement est moins médicalisé en outremer (à venir)
Trois fois moins de maternités en France en quarante ans (à venir)
Les reportages
Une nuit de garde dans la plus grande maternité de France A la maison de naissance de Grenoble, « on apprend à accepter la douleur de l’accouchement »  (à venir)
Les interviews
Chat : les réponses du sociologue Philippe Charrier
Accouchement : « Beaucoup de femmes pensent qu’elles n’ont pas leur mot à dire » (à venir)
Making-of : méthodologie et démarche des Décodeurs
Comment nous avons travaillé sur les données des maternités


Lise : Comment sont perçus les projets de naissance par les médecins ou sages-femmes ?
Selon l’enquête périnatale, seules 3 % des femmes avaient rédigé un projet de naissance en 2016. C’est très peu, ça n’était même pas évoqué en 2010. La crainte des professionnels, c’est de savoir jusqu’à quel point ce projet de naissance va devenir un élément contractuel, et ce qui va se passer si tout ne se passe pas comme prévu. Cela a été accueilli diversement par les professionnels. Dans les projets, on peut écrire qu’on souhaiterait être dans telle salle, pouvoir écouter telle musique, être dans telle position ; mais ce n’est pas toujours réalisable. Parfois, c’est plus facile dans les grandes structures que dans les petites.
Les pouvoirs publics ne semblent pas tellement inciter à en réaliser. Les professionnels se demandent quel est cet objet. Dans les pays anglo-saxons, c’est parfois de l’ordre du contrat. Ça a été mis en place pour que les couples se projettent, réfléchissent avant d’arriver à la maternité : est-ce que je veux la péridurale ? est-ce que j’ai prévu d’accoucher sur le côté… C’est aussi normatif d’une certaine manière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail ferme son accueil téléphonique, faute de moyens suffisants pour répondre aux demandes et « assurer la défense des victimes ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Harcèlement sexuel au travail : une association de défense des victimes « submergée » par les saisines

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail ferme son accueil téléphonique, faute de moyens suffisants pour répondre aux demandes et « assurer la défense des victimes ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h25
   





                        


« Submergée par un flot ininterrompu de saisines des femmes victimes de violences sexuelles », l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) annonce, mercredi 31 janvier, qu’elle ferme son accueil téléphonique, ne pouvant plus « répondre à tous » et « assurer la défense des victimes » avec ses moyens actuels.
L’association prend « une décision aussi difficile qu’inévitable : celle de fermer l’accueil téléphonique jusqu’à nouvel ordre » pour pouvoir « continuer d’apporter un soutien de qualité aux personnes qui nous ont déjà sollicitées », explique dans un communiqué la déléguée générale de l’association, Marylin Baldeck.
Entre 2015 et 2017, le nombre de saisines a doublé, précise-t-elle. Pour l’année 2017, dont le dernier trimestre a été fortement marqué par les conséquences de l’affaire Weinstein, 223 femmes ont saisi l’AVFT.

Doublement du nombre de saisines entre 2015 et 2017 :  l’AVFT FAIT UNE PAUSE 
— AVFT_ (@AVFT Libres & Egales)


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« Trois mois » après l’affaire et « après la grandissante mise à l’agenda médiatique de la question du harcèlement sexuel au travail », « alors que l’AVFT fonctionne sans augmentation de subventions et donc d’effectifs depuis treize ans, il n’est pas difficile de comprendre que notre situation est absolument intenable », poursuit le communiqué.

        Lire notre reportage:
         

          Harcèlement sexuel : le combat de la seule association de défense de victimes au travail



Appel au renforcement de ses moyens
Selon l’association, qui emploie cinq salariées, dont l’une en CDD jusqu’en novembre, « il faudrait une année entière pour tout faire ». En 2014 déjà, « avant même les affaires Baupin et Weinstein », l’association, qui accompagne juridiquement les victimes dans leurs actions, avait fermé puis rouvert mais de façon plus limitée son accueil téléphonique.
Le 25 novembre, en décrétant l’égalité femmes-hommes grande cause du quinquennat, le président de la République a déclaré que « la lutte contre le harcèlement sexuel au travail était inscrite au titre des priorités de l’inspection du travail mais sans moyen supplémentaire », regrette l’association.

        Lire aussi :
         

                Et la parole des femmes se libéra



Pour poursuivre ses missions, elle demande « une augmentation substantielle de ses ressources financières » ainsi que le renforcement « des moyens et compétences de tous les acteurs concernés par la lutte contre les violences sexuelles au travail, particulièrement les acteurs publics ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Des études montrent que l’activité physique modifie favorablement la composition et l’activité des quelque 100 000 milliards de bactéries qui peuplent notre appareil digestif.
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Faire de l’exercice stimule aussi notre microbiote intestinal

Des études montrent que l’activité physique modifie favorablement la composition et l’activité des quelque 100 000 milliards de bactéries qui peuplent notre appareil digestif.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h49
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. On sait que le sport, c’est bon pour la santé… pour le cœur, le moral, etc. Mais savez-vous que lorsque vous courrez, nagez, jouez au football… cela stimule le microbiote intestinal, et plus particulièrement la diversité de ses bactéries ?
De quoi parle-t-on ? Des quelque 100 000 milliards de bactéries, dix fois plus nombreuses que nos propres cellules, qui peuplent nos entrailles. Pesant entre 1,5 et 2 kilogrammes, cet organe est un allié. Qualifié de « deuxième cerveau », il est doté de qualités nutritives, métaboliques, immunitaires… et interviendrait dans l’obésité. Vaste sujet de recherche, la flore intestinale suscite un intérêt croissant pour mieux comprendre, au-delà de la nutrition, quels autres facteurs liés au mode de vie peuvent moduler sa composition.
Des chercheurs ont donc fait l’hypothèse que l’activité physique pouvait avoir un effet positif. C’est ce qu’ont montré deux études récentes, publiées le 5 janvier dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercises, l’une chez la souris, l’autre chez l’homme. L’équipe de Jeffrey Woods (université de l’Illinois, Urbana-Champaign) a transplanté de la matière fécale de souris sédentaires ou actives chez des rongeurs exempts de germes. Sans surprise, les souris ayant reçu du microbiote de sportifs étaient mieux à même de résister à des dommages tissulaires et de réduire l’inflammation que celles dont les microbes provenaient de leurs congénères sédentaires. De même, leur flore contenait plus de butyrate, un acide gras à chaîne courte, important pour le métabolisme, qui participe à une meilleure absorption intestinale. Elles étaient aussi plus résistantes aux colites ulcéreuses.
Flore intestinale modifiée
Deuxième étude, cette fois sur des humains : on a prélevé des échantillons de sang et de selles de 18 adultes maigres et 14 obèses sédentaires. Ensuite, ces hommes et femmes ont commencé des séances d’entraînement cardio-vasculaire, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La justice examinait le dossier d’environ 800 « chibanis », recrutés dans les années 1970, qui estiment avoir été spoliés par le groupe public.
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La SNCF condamnée en appel pour discrimination envers des cheminots marocains

La justice examinait le dossier d’environ 800 « chibanis », recrutés dans les années 1970, qui estiment avoir été spoliés par le groupe public.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 17h51
   





                        



   


La SNCF a été condamnée mercredi 31 janvier en appel pour discrimination envers des cheminots marocains, a annoncé leur avocate après avoir eu connaissance d’une partie des jugements dans l’affaire des chibanis (« cheveux blancs ») poursuivant la compagnie ferroviaire.
Clélie de Lesquen-Jonas a brandi les mains en l’air en criant « c’est gagné », avant de préciser à la presse que les cheminots avaient en outre obtenu reconnaissance d’un « préjudice moral ». « C’est un grand soulagement, une grande satisfaction », a-t-elle commenté. Les premiers recours aux prud’hommes remontent à plus de douze ans.
« Il y a eu aujourd’hui la confirmation des condamnations [pour discrimination] obtenues en première instance en matière de carrière et de retraite et nous avons obtenu en plus des dommages et intérêts pour préjudice moral », a déclaré Me de Lesquen-Jonas à la cour d’appel de Paris, où une centaine d’anciens salariés s’étaient déplacés.
La SNCF se réserve le droit d’un pourvoi en cassation
En première instance, devant les prud’hommes en septembre 2015, la plupart des chibanis avaient obtenu gain de cause. Moins d’une dizaine de dossiers avaient été rejetés. Mais l’entreprise avait fait appel de cette décision qui la condamnait à plus de 170 millions de dommages et intérêts.
Dans une déclaration à l’Agence France-Presse, la SNCF « prend acte de cette décision de justice ». Ses avocats vont « étudier les décisions prises par la cour d’appel pour chacun des 848 dossiers » et « à l’issue de cette analyse, SNCF Mobilités se réserve le droit d’un éventuel pourvoi en cassation », précise-t-elle.

        Lire aussi :
         

                Les déclassés de la SNCF demandent réparation après « quarante ans de discrimination »



Recrutés dans les années 1970, ces 832 salariés marocains de l’entreprise publique n’ont pour la plupart pas bénéficié du statut plus avantageux des cheminots, réservé aux ressortissants européens, âgés de moins de 30 ans à l’embauche. Surnommés les « indigènes du rail » ou « les déclassés de la SNCF », ils estimaient avoir été spoliés par rapport à leurs collègues français et demandent réparation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La plus haute autorité administrative vient de confirmer la fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna. L’imam pourrait être confronté à une procédure d’expulsion.
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La fermeture d’une mosquée salafiste marseillaise confirmée par le Conseil d’Etat

La plus haute autorité administrative vient de confirmer la fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna. L’imam pourrait être confronté à une procédure d’expulsion.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 16h07
    |

            Elise Vincent








                        



   


Le Conseil d’Etat a confirmé, mercredi 31 janvier, la fermeture administrative pour six mois, d’une des plus anciennes mosquées salafistes françaises, située à Marseille. Une décision qui valide l’arrêté pris par la préfecture des Bouches-du-Rhône, le 11 décembre 2017.
Il s’agit d’une des premières mises en application de la loi sur la sécurité intérieure, adoptée en octobre 2017, fortement inspirée de la loi sur l’Etat d’urgence. Cinq mosquées ont été fermées sur la base de ce texte et c’est la troisième fois que le Conseil d’Etat valide la légalité de la procédure.
Mais le cas de la mosquée As-Sounna, dirigée par l’imam algérien El Hadi Doudi, arrivé en France en 1981, est sans doute le plus symbolique.
Notes blanches des services de renseignement
Pour motiver sa décision, le Conseil d’Etat a repris les arguments du tribunal administratif, qui, saisi en référé, avait déjà confirmé, en décembre, la fermeture de la mosquée. Des arguments nourris, pour l’essentiel, par des notes blanches des services de renseignement soutenant que des prêches incitant à la violence et à la haine « contraires aux principes républicains » se tenaient régulièrement dans le lieu de culte.
Certains prêches – quelques-uns d’entre eux été publiés sur un site Internet – « légitimaient le djihad, la mise à mort des personnes adultères, des apostats et des mécréants », écrit notamment la plus haute juridiction administrative.
L’autre argument avancé par le Conseil d’Etat, assez classique dans ce genre de contentieux, est le fait que « plusieurs fidèles ont rejoint la zone de combat irako-syrienne ». Ce lieu de culte « diffusait des idées incitant à la haine et la discrimination (…) de nature à provoquer à la commission d’actes de terrorisme », est-il ainsi avancé dans l’arrêt.
Enfin, aux yeux du Conseil d’Etat, l’influence de la mosquée était grande et « l’islamisme radical » prôné « s’étendait à l’ensemble de la vie locale, en particulier sur les plus jeunes. »

        Lire aussi :
         

                La fermeture d’une mosquée salafiste marseillaise validée



« Interprétation très extensive de la loi »
Lors de l’audience devant le Conseil d’Etat, vendredi 19 janvier, les avocats de la mosquée et de son imam ont tenté de faire valoir que la fermeture du lieu de culte n’était pas « proportionnée ». Que les propos reprochés à M. Doudi étaient tirés du Coran, et qu’il ne fallait pas les interpréter « hors contexte ». Que l’imam, même, avait « collaboré avec les services de renseignements » pendant « vingt-cinq ans » et que contrairement à ce qui lui était reproché, il faisait beaucoup de « pédagogie » contre le djihad, « religieusement, scientifiquement avec des preuves tirées de la Sunna et de la tradition prophétique ».
Mais le représentant de l’Etat a balayé un à un tous leurs arguments.
Dans un communiqué diffusé le 31 janvier, l’un des avocats de la mosquée, Me Nabil Boudi, estime que « le Conseil d’Etat prend position en faveur d’une interprétation très extensive de la loi sur la sécurité intérieure ». « L’association As-Sunna s’interroge sur l’opportunité d’une telle décision concernant des propos tenus et diffusés il y a bientôt dix ans », ajoute-t-il, expliquant que la mosquée a « toujours participé à la lutte contre la radicalisation dans le département des Bouches-du-Rhône ».
As-Sunna se « réserve le droit de saisir la Cour européenne des droits de l’homme », conclut-il. Selon nos informations, l’imam pourrait être confronté à une procédure d’expulsion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Après plus de trois mois de grève, l’hôtel a, pour la première fois, fait des propositions. Les syndicats dénoncent un accord conditionné par le départ d’une représentante syndicale.
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Holiday Inn de Clichy : les grévistes rejettent les premières propositions

Après plus de trois mois de grève, l’hôtel a, pour la première fois, fait des propositions. Les syndicats dénoncent un accord conditionné par le départ d’une représentante syndicale.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h10
   





                        


Les grévistes de l’Holiday Inn de Clichy (Hauts-de-Seine), salariés du prestataire de nettoyage Héméra, ont rejeté « en l’état actuel » les premières propositions formulées par l’hôtel après plus de trois mois de grève et notamment un « ultimatum » visant une représentante syndicale, a-t-on appris, mercredi 31 janvier, de sources syndicales.
Des discussions, les premières depuis le déclenchement du mouvement le 19 octobre 2017 pour s’opposer à la mutation d’une gouvernante, se sont tenues mardi à l’invitation de la direction de l’établissement qui, jusqu’à présent, ne s’était jamais impliqué dans le conflit. Elles intervenaient à la veille d’une table ronde organisée mercredi après-midi par la préfecture des Hauts-de-Seine pour tenter de trouver une issue au conflit.
« En l’état actuel, les grévistes refusent » le protocole d’accord proposé par la direction de l’hôtel Holiday Inn et « appellent à un soutien massif » dans l’après-midi devant la préfecture de Nanterre, a fait savoir la CNT-SO, l’un des deux syndicats qui les épaulent, dans un communiqué.
« Exigences scandaleuses »
Si « certaines propositions visent à améliorer les conditions de travail des salariés de la sous-traitance », elles « restent très amplement en deçà des demandes des grévistes », précise le syndicat, qui note aussi le « refus [de l’hôtel] de changer de prestataire de service ».
La CNT-SO souligne également que « la direction conditionne la signature du protocole au fait que » la représentante syndicale CNT-SO Mirabelle Nsang « quitte l’hôtel », « lui faisant ainsi payer son engagement syndical ». « Cette exigence scandaleuse est inacceptable ! », insiste le syndicat.
« On ne peut pas conditionner un accord collectif au départ » d’un gréviste, a renchéri Claude Lévy, du syndicat CGT-HPE (Hôtels de prestige et économiques), en fustigeant cet « ultimatum », malgré des « avancées ».

        Lire notre reportage :
         

          « C’est de l’esclavage » : à l’Holiday Inn de Clichy, des salariés dénoncent leurs conditions de travail



Mardi, la CNT-SO avait précisé que l’hôtel proposait « l’internalisation » de neuf des douze grévistes, à l’exclusion des deux salariées, dont la mutation a mis le feu aux poudres, et de la représentante syndicale. Le mandat des grévistes « est clair. C’est l’internalisation de tout le monde ou de personne », a rappelé M. Lévy.
Le mouvement rassemble une douzaine des 42 salariés de la société Héméra employés dans cet hôtel Holiday Inn – femmes de chambre, gouvernantes, équipiers et plongeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Deux plaintes pour viol avaient été déposées contre lui en octobre pour des faits remontant à 2009 et 2012. Le théologien suisse avait alors dénoncé une « campagne de calomnies ».
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L’islamologue Tariq Ramadan, accusé de viols, placé en garde à vue

Deux plaintes pour viol avaient été déposées contre lui en octobre pour des faits remontant à 2009 et 2012. Le théologien suisse avait alors dénoncé une « campagne de calomnies ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 15h36
   





                        


L’islamologue et théologien Tariq Ramadan, accusé de viols, a été placé en garde à vue à Paris, mercredi 31 janvier, dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte pour viols et violences volontaires, à la suite du dépôt de deux plaintes, les 20 et 27 octobre 2017.

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                Tariq Ramadan mis en congé de l’université d’Oxford



Tariq Ramadan s’est rendu mercredi matin à la convocation des policiers « dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte à Paris des chefs de viols et violences volontaires », a précisé cette source, confirmant une information de RTL. Deux femmes accusent le théologien de les avoir violées, en 2009 et en 2012, ce qu’il nie, dénonçant une « campagne de calomnies ».
Témoignage circonstancié
Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, a publié ses accusations sur sa page Facebook le 20 octobre, en plein débat autour du harcèlement sexuel dans la société. Elle avait alors été entendue par les enquêteurs sur ces faits qui remonteraient à 2012.
Sur sa page Facebook, celle qui est présidente de l’association Libératrices avait écrit avoir été « victime de quelque chose de très grave il y a plusieurs années » mais n’avoir pas alors voulu révéler le nom de son agresseur en raison de « menaces de sa part ».
Henda Ayari avait déposé une plainte contre l’islamologue auprès du parquet de Rouen, dont relève son domicile, pour « des faits criminels de viol, agressions sexuelles, violences volontaires, harcèlement, intimidation ».

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                Accusé de viol, Tariq Ramadan va porter plainte contre Henda Ayari, militante féministe



Une autre plainte contre l’islamologue suisse, déposée par une autre femme dont l’identité n’a pas été révélée, avait été reçue le 27 octobre au parquet. Elle était accompagnée d’un témoignage circonstancié et accablant, dont Le Monde avait pris connaissance, et concerne des faits qui auraient eu lieu en 2009 et ne sont donc pas prescrits.

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Documents
La défense du théologien a versé au dossier des pièces censées, selon elle, discréditer la parole de Mme Ayari. Parmi ces documents figurent notamment des conversations sur Facebook au cours desquelles une femme qui se présente comme Henda Ayari fait en 2014 – soit deux ans après les faits présumés –, des avances explicites au théologien, qui n’y donne pas suite.
Les deux femmes ont été entendues par la police, à Rouen et à Paris. L’essayiste Caroline Fourest, qui a indiqué avoir remis des documents aux enquêteurs, a également été auditionnée.
Les avocats de M. Ramadan avaient riposté début novembre en déposant une plainte pour subornation de témoin visant nommément Caroline Fourest, qui combat médiatiquement l’islamologue depuis plusieurs années.

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Cette affaire a suscité de vifs débats entre défenseurs et détracteurs de M. Ramadan et de Mme Ayari. Cette dernière a porté plainte contre X à la mi-novembre après avoir fait l’objet d’injures et de menaces.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les enseignants refusent la perspective d’un bac « maison » qui se mettrait en place avec le contrôle continu. Ils se joignent à l’appel à manifester du 1er février contre la réforme de l’accès à l’université.
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Syndicats et professeurs mobilisés contre la réforme du baccalauréat

Les enseignants refusent la perspective d’un bac « maison » qui se mettrait en place avec le contrôle continu. Ils se joignent à l’appel à manifester du 1er février contre la réforme de l’accès à l’université.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 12h19
    |

                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        


C’est désormais certain, la refonte du baccalauréat est lancée. Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, l’a lui-même confirmé dimanche 28 janvier sur France Inter, la réduction à cinq épreuves terminales et l’introduction d’un grand oral devraient être validées lorsqu’il présentera ses arbitrages sur le rapport Mathiot, le 14 février, en conseil des ministres.
Ce rapport suggère aussi l’entière réorganisation du lycée – qui, elle, n’est pas actée – avec la disparition des filières et l’introduction d’enseignements « majeurs » et « mineurs ». Syndicats et enseignants se mobilisent déjà contre ces projets qui engageraient, selon eux, de multiples difficultés.
Les syndicats d’enseignants, dont le SNES (majoritaire au lycée), le syndicat général des lycéens et la Fédération des conseils de parents d’élèves se joignent à l’appel à manifester du 1er février contre la réforme de l’accès à l’université. Au nom de l’équité des lycéens, ils refusent la perspective d’un bac « maison » qui se mettrait en place avec le contrôle continu. Une autre mobilisation devrait avoir lieu le 6 février, à l’appel des syndicats du second degré (CGT Educ’action, SNES, SNUEP, SUD-Education), centrée sur les projets de réforme du baccalauréat et du lycée.
Exigences de gages individuels
Du côté des enseignants, une douzaine d’associations disciplinaires ont signé une lettre ouverte demandant un moratoire sur la réforme du bac. Ils jugent qu’« aucune réforme d’une telle ampleur ne peut se faire à marche forcée » et s’inquiètent de nombreuses propositions du rapport Mathiot. La pétition, mise en ligne sur la plate-forme Change.org, a recueilli près de 3 000 signatures.

        Lire l’entretien :
         

          « L’opinion est relativement prête à ce que le bac se transforme »



Plusieurs associations signataires exigent en outre des gages individuels pour leur discipline, notamment pour le volume horaire qui sera mécaniquement remanié avec la création d’un tronc commun et des enseignements « majeurs » et « mineurs ». Les professeurs de sciences de la vie et de la Terre (SVT) craignent ainsi d’être les grands perdants de la réforme. Une pétition ayant recueilli 50 000 signatures circule sur Change.org pour demander que tous les lycées proposent un couple de majeures mathématiques-SVT, en plus de celui envisagé dans le rapport Mathiot, physique-chimie - SVT.
L’Union des professeurs de physique et de chimie proteste contre l’absence de leur discipline au tronc commun en première et en terminale. L’Association des professeurs de mathématiques réclame que l’on veille à ce que les enseignements soient « substantiels » pour les élèves qui souhaitent devenir spécialistes.
Enfin, l’Académie des sciences et l’Académie des technologies ont uni leurs voix pour réclamer une composante sciences et technologies au tronc commun, en seconde et en première, avec une large part laissée à l’informatique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les chiffres exclusifs sur le détail des actes dans chaque maternité de France ont été obtenus, après un travail de plusieurs mois auprès des réseaux de santé.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La préconisation de faire de la philosophie l’une des quatre épreuves obligatoires du bac réformé semble la revaloriser, mais Thomas Schauder, qui enseigne cette discipline, s’inquiète qu’elle devienne une arme idéologique.
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Réforme du bac : un cadeau empoisonné à la philo ?

La préconisation de faire de la philosophie l’une des quatre épreuves obligatoires du bac réformé semble la revaloriser, mais Thomas Schauder, qui enseigne cette discipline, s’inquiète qu’elle devienne une arme idéologique.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 12h00
   





                        



   


Chronique Phil’d’actu. Trois semaines. C’est le temps prévu entre la remise du rapport Mathiot sur la réforme du baccalauréat et du lycée, le 24 janvier, et la présentation de la réforme par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, prévue le 14 février. Une réforme aussi importante aura donc lieu dans la précipitation, en ne laissant que peu de temps à la concertation avec les représentants du monde éducatif. Or, le prof de philo que je suis ne pouvait laisser passer l’occasion de dire son inquiétude, et celle de beaucoup de ses collègues, quant à ce que ce projet semble dessiner pour l’avenir du système scolaire, en général, et de notre discipline, en particulier. Jean-Michel Blanquer a, en effet, annoncé qu’à compter de 2022 le bac comporterait « sans doute » la philosophie, parmi les deux épreuves communes à tous les élèves « dans la grande tradition française, qu’on n’a pas envie de fragiliser ».
La philosophie, en effet, semble bénéficier d’un traitement qu’on pourrait qualifier hâtivement « de faveur », puisqu’elle deviendrait la seule « épreuve universelle » (étrange manière de dire que cette épreuve serait l’une des quatre maintenues en contrôle terminal et la seule commune à toutes les options), dont le poids serait porté à 10 % dans le total pour tous les candidats (p. 14). « Un coefficient de 10 % se rapprocherait du poids de la philo en S (environ 7,5 %) et en ES (environ 11 %), contre environ 3 % en série techno », rapporte ainsi le « groupe philo » du syndicat SNES.
Certains diront donc qu’il s’agit là d’une revalorisation de la philosophie dont nous n’avons qu’à nous réjouir. D’autres que nous n’avons qu’à attendre de voir ce que cela donnera. Quant à moi, je crois plutôt que cette revalorisation n’est qu’apparente, et surtout qu’on réserve à la philo un rôle d’arme idéologique que je ne peux que dénoncer.
Un rapport « obscur et flou ».
En réalité, les calculs d’apothicaire révèlent que le poids de la note à l’épreuve de philosophie doit être relativisé : au mois de juin, les élèves auraient déjà 75 % de leur note totale et les procédures d’orientation seraient terminées. De plus, le coefficient serait bien moindre qu’il n’est actuellement pour les élèves de séries L. Dans ces conditions, la fameuse « reconquête du mois de juin » n’est plus qu’une chimère.
De plus, comme l’écrivent mes collègues de l’Association pour la création d’instituts de recherche sur l’enseignement de la philosophie, ACIREPH, le rapport « apparaît à bien des égards obscur et entretient le flou, notamment sur la question des horaires alloués à chaque discipline ». Si l’on voulait réellement revaloriser la philosophie, il faudrait augmenter le nombre d’heures, diviser les classes en groupes plus petits, permettant plus facilement d’aider les élèves en difficulté et de créer des moments d’échange et de discussion, ou encore enseigner la philosophie avant la terminale. Or, non seulement le rapport Mathiot ne préconise rien de tout cela, mais rien dans la politique gouvernementale ne semble aller dans cette direction, puisque le nombre de postes aux concours a diminué de 20 % cette année.
Ainsi, le poids de la philosophie ne me semble pas tant réel que symbolique et, paradoxalement, je pense que c’est encore plus grave.
La « barrière mentale » de l’épreuve de philo.
Si la plupart des enseignants pensent qu’il faut évaluer une matière pour que les élèves s’y intéressent, selon le bon vieux principe de la carotte et du bâton, je ne pense pas qu’un seul considère cela comme suffisant. Notre objectif, quel que soit ce que nous enseignons, est de faire aimer notre discipline, d’éveiller chez nos élèves la curiosité et la réflexion.
Or, l’un des principaux obstacles à cet éveil, en philo, c’est le « poids symbolique » de cette discipline : les préjugés concernant l’épreuve sont tels que beaucoup de jeunes découvrent la philosophie en partant du principe qu’ils échoueront. On a beau leur répéter que cette épreuve n’est pas infaisable, que la notation repose largement sur des critères objectifs, elle constitue une véritable « barrière mentale » qui exige de l’enseignant des trésors d’inventivité pour (re) donner confiance à ses élèves. Je crains que les préconisations du rapport Mathiot ne fassent qu’élever encore plus cette barrière en conférant à la philo une (trop) lourde responsabilité : en faire un déterminant essentiel de la réussite ou de l’échec d’un élève. L’important n’est pas que ce soit vrai, mais que les élèves y croient, et cela peut suffire à les en dégoûter, qu’ils renoncent avant même d’essayer ou qu’ils travaillent par obligation sans y prendre le moindre plaisir.
Il y a encore un autre élément à prendre en considération, c’est que cette « barrière mentale » est parfaitement révélatrice des inégalités sociales. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : les élèves qui réussissent le mieux en philo ne sont pas les très rares passionnés (hélas), mais ceux qui arrivent avec un bon capital socio-culturel, qui ont l’habitude de lire, qui vont au cinéma, au théâtre, au musée, qui s’intéressent à la politique, dont les parents encouragent la créativité, etc. Et s’ils réussissent, c’est parce qu’ils se sentent à l’aise dans cette discipline, même si elle ne les intéresse pas plus que cela. Les exceptions existent, bien entendu, mais ce sont des exceptions.
Je parlais donc « d’arme idéologique », et je le maintiens : faire de la philosophie un fétiche bénéficiera aux milieux les plus aisés et pas aux milieux populaires et, à terme, on dégoûtera de la pensée des millions de jeunes, qui deviendront facilement exploitables et manipulables…
On ne peut pas remédier à cet état de fait en exigeant plus de la philosophie tout en diminuant les moyens de l’enseigner correctement. Ce que nous visons, c’est « la formation générale de l’homme et du citoyen : à savoir le développement de la réflexion, de l’ouverture d’esprit, du jugement critique », comme l’écrit l’ACIREPH, et pour cela l’augmentation du poids symbolique de la philosophie au baccalauréat ne me paraît pas une aide, mais un obstacle.
Un manque de pensée et d’ambition
Tout n’est pas à jeter dans le rapport Mathiot, et je suis persuadé qu’il faut réformer le baccalauréat et le lycée. Mais ce qui me frappe, c’est l’absence de pensée globale sur le rôle que la société confère au système éducatif en général. Ici, le lycée n’est pensé que comme préparation au baccalauréat, qui n’est lui-même conçu que comme diplôme d’entrée dans le supérieur (p. 5-6). Comme si le lycée n’était qu’une phase de transition, et comme si la réforme de l’évaluation finale pouvait résoudre tous les problèmes (égalité des chances, « construction personnelle et civique », échec scolaire, décrochage, etc.).
On est en train de découper le problème en petits morceaux, d’ajuster et de rafistoler, le tout dans une incroyable précipitation (qui laisse à penser que les grandes lignes de la réforme étaient déjà prêtes avant la remise de ce rapport), sans prendre le temps d’un vrai débat de société. Or, l’avenir de l’école engage l’avenir de la société tout entière ! N’est-il pas problématique que, dans notre belle démocratie, il y ait si peu de débat sur les grands projets de société ? Pas de discussions entre experts plus ou moins autoproclamés : de vrais débats ?
Thomas Schauder



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Nolan Bushnell, accusé de management sexiste et toxique, devait recevoir le Pioneer Award à la prochaine conférence des développeurs de jeu. Les organisateurs ont réexaminé leur choix.
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#metoo : après des protestations, le fondateur d’Atari privé d’un prix

Nolan Bushnell, accusé de management sexiste et toxique, devait recevoir le Pioneer Award à la prochaine conférence des développeurs de jeu. Les organisateurs ont réexaminé leur choix.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 17h48
    |

            William Audureau








                        



   


Le « père du jeu vidéo », comme il se présentait lui-même dans les années 1970, ne recevra pas le Pioneer Award, prix renommé récompensant un apport décisif à l’histoire de cette industrie.
UBM, la société organisatrice de la Game Developers Conference (GDC), le plus prestigieux rassemblement annuel de l’industrie, a annoncé sur Twitter, mercredi 31 janvier, renoncer à remettre le prix du pionnier cette année. Le choix de Nolan Bushnell, fondateur d’Atari et producteur de Pong (1972), qui devait le recevoir en mars, a en effet provoqué de nombreuses réactions.
Depuis l’annonce la veille de sa nomination, de très nombreuses voix dans l’industrie, notamment aux Etats-Unis, se sont élevées pour protester contre ce choix, après que plusieurs anecdotes illustrant son management à caractère sexiste ont refait surface. « On peut dire que la culture toxique de la Silicon Valley a débuté chez Atari sous Bushnell », a notamment tweeté Brianna Wu, ingénieure logicielle féministe, aujourd’hui en lice pour l’investiture démocrate à la Chambre des représentants.

        Lire :
         

          Omerta, sexisme  et « porcs sans vergogne » dans le jeu vidéo



Celle-ci rappelle que, selon plusieurs livres d’histoire du jeu vidéo, citant des anecdotes souvent rapportées par Nolan Bushnell lui-même, le fondateur d’Atari tenait ses réunions dans des Jacuzzi, dans lesquels les dirigeants invitaient les employées avec lesquelles ils souhaitaient coucher, en leur demandant de se déshabiller devant les autres hommes présents. Les noms de code donnés aux jeux en interne étaient des prénoms d’employées jugées les plus désirables, à l’image de la console Home Pong, surnommée « Darlene ».
L’un des premiers jeux originaux de l’entreprise, Gotcha, une sorte de jeu du chat et de la souris, est présenté dans les affiches promotionnelles comme un homme poursuivant une femme (« gotcha ! » signifie « je t’ai attrapée ! »). Sur le meuble contenant l’écran et l’interface pour jouer, le joystick a été remplacé par de faux seins, que le joueur doit prendre dans sa main et incliner pour manier son personnage.

   


Un prix pour les pionnières oubliées proposé
Sous le mot-dièse #NotNolan, la game designeuse Jen Allaway s’interroge : « UBM, pouvez-vous m’expliquer pourquoi, l’année de #metoo, vous voudriez donner le prix du pionnier à Nolan Bushnell ? »
Gillian Smith, professeure assistante au Worcester Polytechnic Institute, s’appuie également sur plusieurs extraits de livres et d’entretiens publiés. Dans l’un d’eux, l’entrepreneur raconte l’âge d’or d’Atari entre 1976 et 1983.
« Nous traitions nos programmeurs comme de mini-dieux. Nous leur avons donné les meilleurs bureaux isolés. On a installé un Jacuzzi dans l’immeuble des ingénieurs. Nous avons embauché les plus belles secrétaires pour ce département. »

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                Comment les femmes ont déserté le secteur informatique



Dans un autre passage, celui qui invite la presse dans une maison avec matelas à eau et bibliothèque érotique s’interroge :
« Certaines femmes se sentent à l’aise avec moi, et d’autres non. Je trouve que l’aura du pouvoir et de l’argent est très intimidant pour un nombre effrayant de femmes. » 
Nolan Bushnell ne s’est pas exprimé depuis la polémique. Dans l’un de ses derniers tweets, daté de novembre dernier, l’entrepreneur vantait la méritocratie : « L’audace et la persévérance triomphent de l’intelligence, des classes sociales, du sexe et de la couleur de peau. C’est ce qui nous place tous à égalité. Le succès est pour ceux qui n’abandonnent jamais ni ne rejettent la faute sur personne. »
En réaction au choix initial des organisateurs de la GDC, plusieurs observatrices ont proposé un prix collectif pour les pionnières méconnues et longtemps occultées de l’industrie, comme Dona Bailey (Centipede), Roberta Williams (la série King’s Quest), ou encore Jane Jensen (Gabriel Knight).

Here @ubm I fixed the #GDC @Official_gdc Pioneer Award for you. Any of these pioneers deserve it but #notnolan. Apo… https://t.co/9bvM2zErOD— drgamermom (@Karen Schrier)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Emmanuel Macron a relancé et amendé cette promesse de campagne, annonçant mardi qu’un groupe de travail remettrait ses conclusions en avril.
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Le service national universel ne « réinventera pas le service militaire »

Emmanuel Macron a relancé et amendé cette promesse de campagne, annonçant mardi qu’un groupe de travail remettrait ses conclusions en avril.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 12h08
    |

            Eric Nunès








                        



   


A quand le service national universel (SNU), et en quoi consistera-t-il ? A défaut de donner une réponse précise, Emmanuel Macron a donné la première échéance d’un calendrier, mardi 30 janvier, lors de ses vœux aux forces vives de la nation : un groupe de travail a été chargé d’amorcer « des travaux de préfiguration et de rendre ses conclusions en avril ». Cette annonce du président de la République est faite alors que la remise d’un rapport sur le sujet, prévue mercredi 31 janvier par la mission d’information de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, a été reportée sine die : un symptôme de la difficulté de l’exécutif à trouver une partition pour mettre en musique l’engagement présidentiel.
« Beaucoup disent que c’est impossible à faire, a d’ailleurs reconnu le chef de l’Etat mardi soir. Mais, rassurez-vous, je suis depuis bien longtemps habitué à ces débuts de discussion. Cela forge plutôt en moi la conviction que c’est une nécessité de le faire. Et cela répond à ce qui corrode au plus profond la cohésion de la nation, à la tentation de l’individualisme. » Si la mise en place du service universel demande une modification de la Constitution, « nous l’assumerons », a-t-il affirmé.
« Des combats dans les domaines social, environnemental et culturel »
Quant à son contenu, « il ne s’agit pas de réinventer le service militaire », mais de donner « à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel », a-t-il précisé. Quelques heures plus tôt, devant l’Assemblée nationale, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq, avait brossé à grands traits ce que pourrait être le SNU, répondant à la députée Emilie Guerel (LRM) lors des questions au gouvernement :
« (…) un temps où la jeunesse pourra en commun approfondir la citoyenneté et l’esprit de défense, faire l’apprentissage des gestes qui sauvent et également donner de son temps pour autrui. Ce sera aussi un temps qui permettra à toute une génération de faire une expérience commune fédératrice d’engagement ; ce qui participera à la cohésion de la nation au-delà des différences d’origine, de sexe, de milieu et d’histoire. »
L’idée d’un service « militaire », proche de ce que fut le mois de formation qu’étaient « les classes » avant 1998, semble ainsi définitivement écartée.
C’était pourtant elle qui avait prévalu quand, en mars 2017, le candidat Emmanuel Macron avait présenté les grandes lignes de sa politique de défense. Lui, président, devait instaurer un « service national universel, encadré par les armées et la gendarmerie nationale, s’adressant aux jeunes femmes et hommes aptes de toute une classe d’âges, soit environ 600 000 jeunes par an ». Et de préciser :
« Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les trois ans suivant le 18e anniversaire de chacun. »
Dès cette annonce, la faisabilité du projet avait suscité de vives interrogations. Combien allait coûter l’encadrement d’environ 700 000 jeunes chaque année ? Entre 2 milliards et 3 milliards d’euros annuels, avait avancé Emmanuel Macron durant sa campagne. La somme fit bondir les militaires, ces 3 milliards représentant déjà le coût annuel de la dissuasion nucléaire.
Une observation dont se souviendra le candidat. Lors de ses vœux aux armées, le 19 janvier, alors qu’il rappelait son intention de « mener à son terme » le « chantier » du service national universel, il précisait aussitôt qu’il y aurait « un financement ad hoc qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire ». Une promesse qu’il avait déjà faite, mais dont les militaires ont apprécié la confirmation. Tout comme l’assurance que le projet serait « conduit par l’ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des armées ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Un collectif de dix-sept signataires représentants le secteur du numérique, les entreprises ou le monde de la formation appellent, dans une tribune au « Monde », à inclure l’enseignement de l’informatique dans la réforme du lycée.
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Il faut « développer la culture numérique dès le plus jeune âge »

Un collectif de dix-sept signataires représentants le secteur du numérique, les entreprises ou le monde de la formation appellent, dans une tribune au « Monde », à inclure l’enseignement de l’informatique dans la réforme du lycée.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h45
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Il n’est pas un jour sans que le numérique n’apparaisse dans les médias, dans nos relations professionnelles, dans nos démarches les plus quotidiennes et anodines. La révolution numérique impacte l’ensemble des secteurs, des métiers et des compétences. De sa réussite dépendent en partie le développement équilibré et cohérent de notre société, l’avenir économique de notre pays, et sa place dans le jeu mondial.
Pouvons-nous continuer à ignorer la faible culture numérique de nos enfants comme de certains de nos concitoyens, qui s’en trouvent fragilisés ? Resterons-nous sans agir face à la pénurie avérée de femmes et d’hommes disposant de savoir-faire dans ce domaine ? Cette pénurie touche non seulement les entreprises du secteur, mais aussi l’ensemble de l’économie, entravant son essor.
Connaissances minimales
Face à ce constat préoccupant, et dans le cadre du débat actuel sur la réforme du lycée et du baccalauréat, l’écosystème numérique se mobilise et demande l’introduction d’un enseignement de l’informatique à tous les niveaux de l’éducation nationale, dans les cursus généraux, technologiques et professionnels ainsi que sa conséquence logique, la création d’un Capes et d’une agrégation d’informatique.

Il est impératif que l’ensemble de la population dispose de connaissances minimales en « humanités numériques », c’est-à-dire de la capacité à évoluer avec discernement et lucidité dans ce monde numérique. Ainsi, nos concitoyens seront en mesure d’y intervenir en tant que consommateurs-acteurs responsables : acteurs économiques, usagers et citoyens.
Il faut agir dès l’école et auprès des plus jeunes afin de développer chez eux la culture numérique, de les initier aux fondamentaux de l’informatique et du raisonnement algorithmique.

Car comprendre les principes de fonctionnement des outils numériques et être à l’aise avec leur usage permet de prendre part aux activités économiques et sociales...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Question de droit social. Une nouvelle obligation pèse sur les entreprises : former à la non-discrimination à l’embauche les salariés chargés des missions de recrutement au moins une fois tous les cinq ans.
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Comment limiter la discrimination

Question de droit social. Une nouvelle obligation pèse sur les entreprises : former à la non-discrimination à l’embauche les salariés chargés des missions de recrutement au moins une fois tous les cinq ans.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 15h22
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Chronique. Selon les articles 225-1 et 225-2 du code pénal, la discrimination est caractérisée dès lors que l’on constate une inégalité de traitement, c’est-à-dire un traitement (acte, fait, pratique) défavorable dans une situation comparable à une autre fondée sur l’un des dix-huit critères énumérés par la loi dont l’origine, le sexe, l’orientation sexuelle, les activités syndicales, l’appartenance vraie ou supposée à une race ou à une religion, notamment dans l’accès à l’emploi.
L’article L. 1132-1 du code du travail rappelle qu’« aucune personne ne peut être ­écartée d’une procédure de recrutement » pour de tels motifs. L’article L. 1142 du même code prohibe sous peine de sanctions pénales le fait de « mentionner ou faire mentionner dans une offre d’emploi le sexe ou la situation de famille du candidat ­recherché » ou de refuser « d’embaucher une personne (…) en considération du sexe, de la situation de famille ou de la grossesse sur la base de critères de choix différents selon le sexe, la situation de famille ou la grossesse ».
L’article 214 de la loi 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté a créé une nouvelle obligation de formation pesant sur les entreprises. Imaginée dans le projet initial comme pesant sur les entreprises de 50 salariés et plus, celle-ci est inscrite depuis à l’article L. 1131-2 du code du travail qui impose aux seules entreprises d’au moins 300 salariés ainsi qu’à celles spécialisées dans le recrutement de former à la non-discrimination à l’embauche leurs salariés chargés des missions de recrutement au moins une fois tous les cinq ans.
Urgence au « pays des droits de l’homme »
Cette formation est légalement obligatoire : elle peut dès lors faire partie du plan de formation de l’entreprise et être intégrée dans le budget. Le contenu de cette formation n’est pas précisé et les entreprises sont libres d’en définir les modalités.
Malgré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Charles Van Houtte a confirmé aux enquêteurs qu’un garde du corps avait été salarié par Marine Le Pen comme assistant parlementaire.
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Emplois fictifs au FN : le témoignage gênant de l’homme-clé du dispositif frontiste

Charles Van Houtte a confirmé aux enquêteurs qu’un garde du corps avait été salarié par Marine Le Pen comme assistant parlementaire.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h43
    |

            Simon Piel








                        



                                


                            
Il est l’un des personnages-clés de l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, qui vaut au parti et à sa présidente Marine Le Pen une mise en examen et le soupçon d’avoir détourné les fonds de Bruxelles pour financer son activité politique nationale.
Charles Van Houtte, comptable fiscaliste belge, ancien assistant parlementaire européen accrédité de Marine Le Pen et ex-administrateur au Parlement européen auprès de Europe des nations et des libertés, le groupe politique crée en juin 2015 par le FN et ses alliés de l’extrême droite européenne, a supervisé pendant plusieurs années (et jusqu’en 2015) pour le Front national « les tableaux de synthèse pour tous les députés, afin d’avoir une vue globale sur les dépenses ». Ces tableaux récapitulatifs étaient destinés à Marine Le Pen, sa chef de cabinet Catherine Griset, ainsi qu’au cabinet comptable de Nicolas Crochet qui remplissait le rôle de tiers payant, intermédiaire entre le parti et Bruxelles.

« Elle n’a pas exercé ses fonctions d’assistant à temps plein »
Entendu à la demande de la justice française en septembre 2017 par la police judiciaire belge, M. Van Houtte a livré de précieuses informations sur la manière dont le FN gérait les fonds européens. Et, première surprise, il a confirmé les soupçons des enquêteurs sur deux points-clés visant directement l’actuelle présidente du parti, Marine Le Pen.
Cette dernière est notamment mise examen pour abus de confiance pour avoir salarié en tant qu’assistants parlementaires Thierry Légier, qui occupait de fait les fonctions de garde du corps, ainsi que Catherine Griset, sa directrice de cabinet. « Oui, je vous confirme que son contrat d’assistant parlementaire était fictif », répond-il aux policiers belges au sujet de M. Légier. « Pour répondre à votre question, elle n’a pas exercé ses fonctions d’assistant accrédité à temps plein », dit-il ensuite concernant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Huit élèves sur dix se disent favorables à une évolution de l’examen, selon les résultats de la consultation menée, en décembre 2017, à l’initiative du ministère de l’éducation.
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Réforme du bac : ce qu’en pensent les lycéens

Huit élèves sur dix se disent favorables à une évolution de l’examen, selon les résultats de la consultation menée, en décembre 2017, à l’initiative du ministère de l’éducation.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 12h20
    |

                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        



                                


                            
Les lycéens sont-ils demandeurs d’une réforme du baccalauréat ? Une large majorité, semble-t-il, en tout cas à la lecture des résultats de la consultation lancée par le ministère de l’éducation nationale auprès de 40 000 d’entre eux, de la seconde à la terminale. Près de 8 sur 10 estiment qu’il « doit être réformé » (79 %), selon l’enquête menée sur Internet par l’institut OpinionWay, du 13 au 19 décembre 2017.
Le sens du baccalauréat, son intérêt pour la poursuite d’études et sa valeur certificative sont questionnés à des degrés divers. Si, pour 54 % des répondants, l’examen n’a plus de valeur, ils sont 51 % à estimer qu’il prépare à l’enseignement supérieur ; et seulement 42 % à croire qu’il est le meilleur moyen d’évaluer leurs connaissances.

Un plaidoyer proréforme ? Lorsqu’on les interroge sur la pertinence de certains changements envisagés – ceux que le rapport Mathiot, remis le 24 janvier, a détaillés –, les lycéens sont moins unanimes. L’intégration du contrôle continu dans le baccalauréat séduit certes quasiment les deux tiers d’entre eux (71 %), mais ils sont partagés sur ses effets : 88 % estiment que cela inciterait à davantage travailler tout au long de l’année mais 58 % pensent que ce mode d’évaluation creuserait, dans le même temps, les inégalités entre les bacheliers selon leur établissement.
Cette crainte d’une « rupture d’équité » compte d’ailleurs parmi les mots d’ordre de l’appel à la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur mais aussi contre certaines pistes de réforme du lycée, lancé par différentes organisations pour le jeudi 1er février.

La place de l’oral divise quasiment à parts égales les participants à la consultation. Si un peu plus d’un tiers (36 %) perçoit comme une « bonne idée » l’introduction de davantage d’évaluation orale dans l’examen, ils sont presque autant (32 %) à l’envisager comme une « mauvaise idée », ou à estimer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le politologue revient sur la manière dont il a construit son rapport remis au ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, le 24 janvier.
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Pierre Mathiot : « L’opinion est relativement prête à ce que le bac se transforme »

Le politologue revient sur la manière dont il a construit son rapport remis au ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, le 24 janvier.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 12h08
    |

                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        



                                


                            
Le politologue Pierre Mathiot s’est vu confier une mission sur la réforme du lycée et du baccalauréat à l’horizon 2021 par le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Après lui avoir remis son rapport le 24 janvier, il explique au Monde ce qu’a été son fil conducteur et ce que l’on peut en attendre.
Vous venez de mener deux mois de concertation pour nourrir un rapport sur le « nouveau baccalauréat ». Le ministre de l’éducation repart pour des consultations avant l’annonce de sa réforme, le 14 février. Avez-vous déjà une idée des propositions qu’il pourrait retenir ?
Mi-février, le ministre ne parlera que du baccalauréat, et pas du lycée. Le canevas – celui fixé par le président de la République – est arrêté : ce nouveau bac s’appuiera sur quatre épreuves finales en terminale (cinq, en comptant le français en première) adossées à une évaluation en contrôle continu.
J’ai proposé que la philosophie et le nouvel oral (deux des épreuves terminales) soient évalués pour tous les élèves, y compris ceux de la voie technologique. Il me semble que ce cadre a convaincu le ministre, mais nous sommes au stade de la concertation. Pour le reste, et notamment les barèmes, le poids respectif des épreuves, rien n’est arrêté.

Sur les modalités du contrôle continu, vous avancez trois scénarios, sans trancher. Pourquoi ?
Aucune des options ne me satisfait à 100 %. Mais celle « du milieu », qui propose de mixer des épreuves ponctuelles avec la prise en compte des bulletins scolaires, me semble intéressante. C’est un scénario médian, une sorte de compromis.
En rédigeant le rapport, j’ai été guidé par le souci de l’applicabilité : éviter d’opposer inutilement un camp à un autre ; tenir une ligne de crête entre la préoccupation de l’excellence et celle de l’inclusion de tous les élèves. Pour cela, il m’a parfois fallu renoncer à certaines idées : un examen évalué sur 100 par exemple,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans un rapport remis jeudi à la maire socialiste, des élus s’inquiètent du manque de moyens pour la propreté.
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Anne Hidalgo priée de mieux nettoyer Paris

Dans un rapport remis jeudi à la maire socialiste, des élus s’inquiètent du manque de moyens pour la propreté.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 11h11
    |

            Patricia Jolly








                        



   


Anne Hidalgo doit désormais balayer plus méticuleusement devant sa porte. C’est, en substance, la conclusion du rapport de 225 pages qui devrait être remis à la maire socialiste de Paris, jeudi 1er février, par les membres d’une mission d’information et d’évaluation (MIE) réclamée il y a un an par la droite, et intitulé : « La politique parisienne en matière de propreté ».
En tête de l’ordre du jour du prochain Conseil de Paris, du 5 au 7 février, figurent 45 préconisations pour une capitale « enfin propre ». Elles ont été adoptées à l’unanimité par la quinzaine d’élus parisiens de tout bord qui, durant sept mois, ont passé au crible la gestion actuelle de la propreté sous la présidence de Florence Berthout, maire Les Républicains du 5e arrondissement et présidente du groupe Républicains et Indépendants. Le 5 février, ces pistes de travail seront débattues avant d’être soumises au vote.
« Nous sommes à peu près d’accord sur le constat de défaillance, mais nous ne le serons pas sur le dimensionnement des moyens à déployer pour que cela s’améliore, prédit Florence Berthout. La gauche a considéré pendant des années la propreté comme une exigence bourgeoise et, aujourd’hui, force est de constater que le compte n’y est pas et qu’il faut un plan d’urgence. »
« Moins salir », « mieux nettoyer » et « mieux évaluer et organiser les ressources », tels sont les trois axes de travail fixés par la MIE. Ils se déclinent en une série de propositions suggérant aussi bien de « responsabiliser » les Parisiens en affirmant le principe du « salisseur-payeur », que d’intensifier la répression des comportements inciviques en instaurant la vidéo-verbalisation pour lutter contre les dépôts sauvages, ou de dépénaliser les amendes de propreté afin de permettre à la Ville d’en augmenter le montant, notamment en cas de récidive.
Reconnaître la pénibilité
Il est également question d’adapter le nettoyage aux rythmes de vie des Parisiens en élargissant les horaires d’après-midi et de soirées en fonction de l’utilisation de l’espace public, notamment en été ou le week-end. La MIE avance encore la nécessité de réorganiser les ressources humaines en simplifiant la chaîne managériale tout en assurant une meilleure coordination entre les services de la ville par l’entremise d’un service.
Cette orientation permettrait de lutter contre l’absentéisme au sein de la direction de la propreté et de l’eau qui s’élève à 13,3 % chez les éboueurs – jusqu’à 20 % dans les 5e et 6e arrondissements – et de remobiliser les agents en valorisant leur travail et en leur proposant des plans de carrière prenant en compte la pénibilité.
La MIE insiste enfin sur la nécessité d’améliorer les moyens matériels en augmentant le budget dévolu à la mécanisation, en acquérant du matériel « testé par les agents » et respectant la « spécificité géographique » de chaque arrondissement.
La présentation – médiatisée – par Anne Hidalgo, le 23 janvier, d’un échantillon des quelque 170 véhicules de nettoyage flambant neufs et fonctionnant à l’électricité ou au gaz naturel, en renouvellement de la flotte vieillissante d’engins diesel, a laissé Florence Berthout sceptique.
« Il faudra voir à la fin de l’année si toutes les machines promises ont bien été commandées, si elles ont été livrées, et comment elles seront réparties, dit la maire du 5e arrondissement. La lutte contre le réchauffement climatique est une priorité absolue, mais quand on annonce la fin de l’utilisation du diesel pour 2020 puis pour 2024, il faut tirer les conséquences financières que cela impose, ce qui n’a pas été fait. » Et de rappeler que, depuis 2010, le nombre d’aspiratrices de trottoirs a chuté de 275 à 248, soit d’environ 10 %, et qu’un quart du vétuste parc des véhicules de propreté était immobilisé en permanence par des opérations de maintenance ces dernières années.
« Absence d’anticipation »
Dénonçant une « baisse récurrente » des moyens financiers et humains, Florence Berthout décoche une implacable arithmétique : « Depuis 2001, l’espace public parisien a augmenté de près de 30 %, ce qui multiplie les surfaces à nettoyer, et plus de 100 000 personnes supplémentaires y circulent, alors que le budget consacré à la propreté est passé de 149 millions d’euros en 2001 à 133 en 2016, soit une diminution de 11 % en euros constants. »
Et les renforts de 200 agents de propreté entre 2016 et 2017 sont « loin de compenser » les 1 111 emplois du secteur disparus depuis 2001. « Dans le même temps, les effectifs de la Ville ont augmenté de 50 %, ce qui démontre que la propreté n’a pas été une priorité », conclut Mme Berthout, pour qui « la caricature de l’absence d’anticipation de la maire s’illustre dans le grave problème de prolifération des rats dans Paris ».

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          « Il n’est pas nécessaire d’éradiquer les rats »



Le thème de la propreté revient comme une antienne dans la liste des griefs adressés à Mme Hidalgo depuis son arrivée à l’Hôtel de Ville en 2014. Ses adversaires politiques ironisent sur le fait qu’elle a, depuis, soumis pas moins de « trois plans de propreté » au vote du Conseil de Paris. Le 5 février, avant de laisser les groupes politiques faire leurs observations sur les préconisations de la MIE, la maire effectuera une communication pour défendre sa gestion.
Mao Péninou, son adjoint (La République en marche) à la propreté, invoque des « restructurations » de l’administration de la Ville et des questions de « nomenclatures ». Il considère les calculs de la MIE inexacts : « On a davantage d’éboueurs qu’en 2001 mais beaucoup moins d’égoutiers », affirme-t-il.
Corbeilles et PV
Il concède en revanche qu’il y a « trois ou quatre points à gagner » sur le taux d’absentéisme des agents « grâce à la modernisation des outils, à la modification des rythmes de travail et à une meilleure formation de l’encadrement ». Il reconnaît aussi une « vraie question “rats” » liée à la nourriture disponible dans l’espace public, en dépit de la dotation de 1,5 million d’euros votée en 2017 pour lutter contre leur prolifération. Il promet, d’ici la fin 2018, le remplacement d’une partie des corbeilles de rue situées sur les quais, dans les parcs et près des marchés alimentaires par des poubelles opaques, fermées et inaccessibles aux rongeurs.
La verbalisation des incivilités semble également porter ses fruits. Environ 110 000 PV à 68 euros ont été dressés en 2017 pour jets de mégots, déjections canines et autres épanchements d’urine – en hausse de 149 % en un an.



                            


                        

                        

