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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ C’est l’une des revendications prioritaires du syndicat IG Metall qui organise mercredi une grève d’avertissement d’une journée dans l’industrie métallurgique et électronique.
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Pourquoi la question de la réduction du temps de travail ressurgit en Allemagne

C’est l’une des revendications prioritaires du syndicat IG Metall qui organise mercredi une grève d’avertissement d’une journée dans l’industrie métallurgique et électronique.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 14h30
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Mercredi 31 janvier, au matin, des milliers de salariés de l’industrie métallurgique et électronique allemande n’ont pas rejoint leur poste. Ils devaient cesser le travail toute la journée. D’ici à vendredi, 250 entreprises dans tout le pays devraient être frappées par ce nouveau mode d’action du syndicat IG Metall : des grèves d’avertissement d’une journée entière. Contrairement aux arrêts de travail de quelques heures, jusqu’alors utilisés dans les conflits salariaux, ce mode d’action est susceptible de perturber considérablement la production d’une industrie qui fonctionne à flux tendus et dont les carnets de commandes sont pleins.
Le passage à des grèves d’une journée, après l’échec, samedi 27 janvier, d’un cinquième round de négociations qui n’a duré que seize heures, marque un durcissement du conflit social dans l’industrie. Au cœur des désaccords : la question de la réduction du temps de travail, mise en avant par le syndicat IG Metall comme revendication prioritaire, avant même les salaires. Pour les 3,9 millions de salariés de la branche, IG Metall demande, à côté d’une augmentation des rémunérations de 6 %, un droit individuel à la réduction du temps de travail jusqu’à 28 heures par semaine, avec une compensation partielle de rémunération (200 euros) pour les salariés qui désirent s’occuper d’un enfant ou d’un parent dépendant.

Un échec douloureux
Depuis 2003, jamais le syndicat n’avait eu recours à des grèves prolongées. A l’époque, le conflit portait aussi sur la réduction du temps de travail : IG Metall revendiquait le passage à la semaine de 35 heures – au lieu de 38 heures – pour les travailleurs des régions de l’Est. Ce conflit s’était terminé sur un échec douloureux, dont le syndicat a longtemps gardé les séquelles. Avec la forte hausse du chômage dans les années qui ont suivi, il a fait preuve de modération, notamment en matière salariale.
Pourquoi la revendication de la réduction du temps de travail ressurgit-elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Emmanuel Macron est désormais partisan d’une finalisation « rapide » de l’accord entre les deux parties, ce qui provoque l’ire des éleveurs français.
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Revirement français dans les négociations entre l’UE et le Mercosur

Emmanuel Macron est désormais partisan d’une finalisation « rapide » de l’accord entre les deux parties, ce qui provoque l’ire des éleveurs français.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 11h25
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Commission européenne serait prête, selon les informations du Monde, à relever son offre sur les quotas de bœuf que les pays du Mercosur pourraient exporter chaque année vers l’Union européenne (UE) dans le cadre du futur accord de libre-échange actuellement en négociation.
Bruxelles n’a pas déposé sur la table une proposition formelle lors de la visite des ministres des affaires étrangères de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay, mardi 30 janvier, mais réfléchit à la possibilité d’une ouverture du marché européen à près de 100 000 tonnes annuelles de viande sud-américaine. La Commission n’a pour l’heure ­confirmé aucun chiffre.
Le sujet est très délicat en France, où la filière bovine, déjà fragilisée, redoute d’être submergée par des produits concurrents à moindre prix. La précédente offre européenne, en octobre 2017, était de 70 000 tonnes de bœuf par an.

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                Le Mercosur, nouvelle source de tensions entre la France et l’Union européenne



Elle avait été jugée largement insuffisante par certains Etats membres du Mercosur, en particulier l’Argentine et le Brésil, pour lesquels cette viande représente l’un des principaux produits d’exportation à valeur ajoutée.
Tractations « constructives »
Les Européens attendaient en retour des concessions sur leurs exportations de lait, de fromage et de vin, ainsi que des baisses de droits de douane plus substantielles sur les voitures et leurs pièces détachées. Les parties finiront-elles par s’entendre ? L’UE et le Mercosur veulent profiter du retrait relatif des Américains des grands accords mondiaux pour resserrer leurs liens et intensifier leurs échanges.
Cependant, le temps presse. Ils doivent s’entendre d’ici à la fin mars, avant le début de la campagne pour l’élection présidentielle au Brésil. Sinon, la possibilité d’un accord sera reportée à mi-2019, dans le meilleur des cas. Les tractations, mardi, ont été « constructives », avançait-on à la Commission. Elles reprendront dès vendredi.
L’intensification des discussions n’est pas étrangère au revirement français. En octobre, Emmanuel Macron avait fermement réagi quand Bruxelles avait voulu passer à la vitesse supérieure, réclamant même une « pause ».
« Je ne suis pas favorable à ce que nous nous précipitions pour négocier un accord avec un mandat de négociation donné en 1999 », avait déclaré le président de la République, à l’issue d’une visite à Rungis (Val-de-Marne).
« Reniement du président de la République »
Le ton a changé. « Nous partageons la même vision stratégique sur cet accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui peut être bon pour les deux parties et qu’il est pertinent d’essayer de finaliser rapidement dans le contexte géopolitique actuel », a souligné M. Macron le 26 janvier, lors de la visite à Paris du président argentin, Mauricio Macri. Le lendemain, il recevait à l’Elysée Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, le Mercosur étant de nouveau au menu.
Le chef de l’Etat s’est-il laissé convaincre ? A Paris, on souligne que s’il n’est pas question d’affaiblir la filière élevage, il faut considérer les marchés – turc, chinois – qui s’ouvrent à elle. D’aucuns insistent aussi sur les avantages considérables pour la France d’un accord avec le Mercosur : accès aux marchés publics, reconnaissance des indications géographiques, etc.
La Commission, mais aussi Berlin, Rome et les pays très enclins au libre-échange (la Suède, le Benelux…) poussent en faveur d’un accord et avaient fraîchement accueilli les réserves françaises à l’automne. Mardi, dans un communiqué, l’eurodéputé socialiste français Eric Andrieu a accusé le président de s’être « d’ores et déjà couché devant l’Allemagne ».

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                Les éleveurs français s’alarment d’un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur



Ce qui est sûr, c’est que si Bruxelles conclut avec le Mercosur – avec la bénédiction de Paris et des autres pays membres –, M. Macron aura fort à faire pour ­convaincre les éleveurs français. D’autant qu’à l’instar du reste du monde agricole, ceux-ci s’inquiètent d’une réforme complète de la politique agricole commune (PAC) promise par Bruxelles à la fin du printemps. « Jusqu’où ira le reniement du président de la République sur ce sujet ? », s’emportait mardi la Fédération nationale bovine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Des groupes citoyens s’opposent aux mesures du ministre nationaliste de l’immigration.
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Elans de solidarité avec les migrants en Belgique

Des groupes citoyens s’opposent aux mesures du ministre nationaliste de l’immigration.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 11h58
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Il est 20 h 30 et, comme tous les soirs, ils se retrouvent au coin des deux avenues qui bordent le parc Maximilien, un bout de verdure qui égaye péniblement le quartier administratif de la gare du Nord, à Bruxelles. Mehdi, Adriana, Thomas, Christian sont devenus les gardiens de ce « chef-lieu de l’aide humanitaire », comme dit l’un. « Ici, on a une vue claire de la misère du monde », explique un autre.
L’éditorialiste de La Libre Belgique écrivait, le 23 janvier, que ces étudiants, retraités ou employés étaient « les nouveaux Justes », en référence aux personnes ayant sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un groupe d’anonymes, de bénévoles, qui a lancé une expérience unique en Europe, soutenue par des ONG : héberger chaque soir des migrants. Soit dans des centres d’accueil, soit chez eux, dans une chambre d’enfant réaménagée à la hâte ou un salon dont on a poussé les fauteuils.
L’initiative, qui rassemblait quelques dizaines de personnes à l’été 2017, mobilise désormais 3 000 « hébergeurs » et 40 000 sympathisants. Mehdi, qui a négocié son départ de la société où il occupait un poste de cadre pour devenir le porte-parole de la Plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés, s’émerveille de l’élan de générosité qui lui permet de rassembler 18 000 euros en trois heures afin d’aménager des douches, ou de mobiliser de 2 000 à 3 000 personnes pour former une chaîne humaine.
« Mauvais souvenirs »
C’était le dimanche 21 janvier. Une information provenant apparemment d’un service de police – une enquête est en cours pour identifier les taupes – avait annoncé une vaste opération destinée à arrêter des sans-papiers. Le ministre de l’intérieur, Jan Jambon, soucieux d’éviter ce qu’il appelle « un nouveau Calais », et son collègue Theo Francken, secrétaire d’Etat à la migration, qui évoque le risque d’un « effet d’aspiration », incarnent cette politique que le gouvernement fédéral décrit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La devise « Europe is back » s’impose, avec sa vision progressiste, ouverte, coopérative et démocratique. Mais ses dirigeants font encore étalage de leur impuissance, estime dans sa chronique hebdomadaire l’éditorialiste Sylvie Kauffmann.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/01/2018
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« L’Europe est de retour, elle a une vision… Mais qu’est-ce qu’une vision sans les capacités de la mettre en œuvre ? »

La devise « Europe is back » s’impose, avec sa vision progressiste, ouverte, coopérative et démocratique. Mais ses dirigeants font encore étalage de leur impuissance, estime dans sa chronique hebdomadaire l’éditorialiste Sylvie Kauffmann.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 07h03
    |

            Sylvie Kauffmann (éditorialiste au Monde)








                        



                                


                            

Chronique. A moins que vous ne viviez sur une autre planète, vous le savez sans doute : l’Europe est de retour. C’est le président français qui le dit, et il aime beaucoup le faire en anglais : « Europe is back ! » – il faut dire que ça en jette, parce qu’elle revient de loin, l’Europe. En anglais, le slogan claque comme une alternative à « America First ». Un excellent slogan aussi, mais, comment dire… plus offensif.
Ce qui donne de la crédibilité à l’idée du retour de l’Europe, c’est qu’Emmanuel Macron n’est plus le seul à la brandir. Le Forum économique de Davos (Suisse), qui s’est tenu du 23 au 26 janvier, a ainsi mis en scène ces dirigeants européens qui ont cessé de raser les murs, qui sont fiers d’avoir renoué avec la croissance dans la zone euro après dix ans de galère et qui sont porteurs d’un message positif : l’Europe est rétablie, elle a un projet, des valeurs, et elle est ouverte sur le monde.
Même Angela Merkel, passée du statut de prodige politique à celui de chancelière chancelante à l’allure du cours du bitcoin, a fait le déplacement pour qu’il ne manque pas un piston au moteur franco-allemand. Et malheur à celui qui, comme le professeur Klaus Schwab, le fondateur de Davos, pensait gentiment l’encourager pour les négociations qui l’attendent à Berlin : « Ne nous apitoyez pas sur moi », l’a-t-elle prié sèchement.
Articuler une vision
Non, l’heure n’est plus à la pitié pour l’Europe. Est-ce, pour reprendre l’expression de l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt, « l’effet BTP » (Brexit-Trump-Poutine) qui a, par contraste, redoré son blason et renforcé la confiance envers l’Union européenne (UE) dans l’ensemble des opinions publiques des Etats membres ? Est-ce l’énergie d’un jeune président français, qui opère comme un aimant sur les élites étrangères ? La meilleure conjoncture économique ? Le fait qu’en Europe, les partisans de la démocratie libérale résistent aux assauts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le pays a chuté dans le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique et pourrait être rétrogradé au rang de « démocratie imparfaite ».
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La crise catalane pourrait coûter à l’Espagne son statut de « démocratie pleine »

Le pays a chuté dans le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique et pourrait être rétrogradé au rang de « démocratie imparfaite ».



Le Monde
 |    31.01.2018 à 01h28
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 10h22
   





                        



   


L’Espagne pourrait être rétrogradée au rang de « démocratie imparfaite » en raison de sa gestion de la crise catalane, selon le rapport annuel d’un influent centre de réflexion britannique.

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          Le résumé de la crise entre Madrid et Barcelone



La note du pays au classement « The Economist Intelligence Unit » (EIU), cité en exemple devant le Forum de Davos par le roi Felipe VI pour défendre la solidité de la démocratie espagnole, est passée de 8,30 à 8,08.
Pour l’EIU, ce recul est dû à la tentative du gouvernement de Madrid « d’empêcher par la force le référendum illégal sur l’indépendance de la Catalogne, le 1er octobre, et son traitement répressif des personnalités politiques indépendantistes ».
L’Espagne reste de justesse dans la catégorie des « démocraties pleines », comprenant les pays obtenant une note supérieure à huit, mais elle pourrait rejoindre, en 2018, les rangs des « démocraties imparfaites » (note entre 6 et 8).
Des chefs d’accusations « archaïques »
Le pays a vécu à l’automne le paroxysme de sa pire crise politique en quarante ans de démocratie, quand les indépendantistes catalans ont organisé un référendum d’autodétermination qui a été interdit par la justice et émaillé de violences policières dont les images ont fait le tour du monde. Le gouvernement central dirigé par le conservateur Mariano Rajoy a toujours assuré agir simplement pour faire respecter la loi et la Constitution.

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                La Catalogne, loin d’un retour à la normale



Ce « légalisme exacerbé pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique » n’est « pas vraiment la marque d’un gouvernement qui chérit pour de bon la démocratie et veut l’étendre », fait valoir Joan Hoey la responsable de la branche européenne du EIU.
Le rapport dénonce également les poursuites pour « rébellion » et « sédition », engagées contre des dirigeants séparatistes dont quatre sont toujours en détention provisoire.
« A notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine. »

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                Le triple échec de Mariano Rajoy en Catalogne



L’indice de l’EIU est fondé sur cinq thématiques : processus électoraux et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement de l’Etat, participation politique, et culture politique. En fonction de leur note, les pays sont catégorisés comme « démocratie pleine », « démocratie imparfaite », « régime hybride » ou « régime autoritaire ». La Norvège est la mieux classée tandis que la Corée du Nord est tout en bas du classement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Invité du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, il a toutefois refusé de condamner la Turquie.
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Macron promet l’inscription au calendrier de la commémoration du génocide arménien

Invité du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, il a toutefois refusé de condamner la Turquie.



Le Monde
 |    31.01.2018 à 00h57
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 13h57
   





                        



C’était une de ses promesses de campagne. Lors du dîner annuel du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), mardi 30 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est engagé à faire inscrire au calendrier une « journée pour la commémoration du génocide » arménien.
Le chef de l’Etat, qui se rendra en octobre en Arménie lors du sommet de la francophonie à Erevan, était l’invité d’honneur de ce rendez-vous, animé par André Manoukian et réunissant 500 personnes de la communauté arménienne dans un hôtel parisien.
Etaient également présents la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, des élus français d’origine arménienne comme Patrick Devedjian ou le maire de Lyon, Georges Képénékian, le député turc d’origine arménienne Garo Paylan (HDO, prokurde), ainsi que des responsables de la communauté juive.
« Le combat pour la justice et la reconnaissance est notre combat. Nous le menons par la mémoire en soutenant l’inscription au calendrier républicain d’une journée pour la commémoration du génocide », a ainsi fait valoir M. Macron.
Politique de dialogue avec la Turquie
Les coprésidents du CCAF, Ara Toranian et Mourad Papazian, ont demandé au locataire de l’Elysée de condamner la Turquie qui, ont-ils accusé, menace les minorités. Ils l’ont aussi prié de se rendre au Haut-Karabakh, région peuplée en majorité d’Arméniens que se disputent l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

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Le chef de l’Etat leur a opposé un net refus, défendant sa politique de dialogue avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, qu’il a reçu début janvier.
« Beaucoup doutent du bien-fondé du dialogue avec la Turquie. Mais j’estime que cela condamnerait le message de la France à n’être qu’une injonction dans le vide. »
D’autant que, sur le terrorisme ou encore la crise migratoire, « nous avons besoin d’alliés, y compris ceux qui ne partagent pas nos valeurs », a souligné M. Macron.
La France « soutient les voix courageuses qui s’élèvent », a-t-il argué, « condamner pour ne pas avoir à discuter, c’est les laisser seules ou obligées de quitter le pays ». Il a ensuite chaleureusement salué Garo Paylan qu’il a promis de soutenir « pour que sa voix puise porter et l’emporter ».
« J’assume ce déséquilibre, ce choix plus difficultueux, (…) moins glorieux que de grandes déclarations, mais plus utile. »

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« Et je vais à nouveau vous décevoir, mais je ne vous accompagnerai pas au Karabakh », a-t-il continué, car « je perdrai ce que la France a d’utile dans ce conflit, celle d’être un médiateur et d’être entendue par les deux parties ». « J’espère venir avec vous le jour où nous aurons réglé tout cela », a-t-il néanmoins conclu, sous les applaudissements.

Macron met en garde la Turquie contre une « invasion » en Syrie
Si l’opération turque en Syrie s’avérait « prendre un autre tour qu’une action pour lutter contre un potentiel terroriste menaçant la frontière turque et que c’était une opération d’invasion », elle poserait un problème réel à la France, met en garde Emmanuel Macron dans une interview au Figaro, tout en appelant la Turquie au dialogue avec l’Europe et ses alliés.
L’opération militaire « Rameau d’olivier » dans l’enclave kurde d’Afrin « suppose d’avoir des discussions et de prendre des décisions à la fois entre Européens, mais plus largement entre alliés. Car elle change la nature de cette incursion turque, et c’est pour cela que je vais parler dans les prochains jours à nouveau avec Erdogan », a ajouté le chef de l’Etat, à l’issue d’un dîner du Conseil de coordination des organisations arméniennes, mardi 30 janvier à Paris.
Les forces d’Ankara, soutenues par les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), ont lancé officiellement le 20 janvier cette offensive militaire contre les Yekînen Parastina Gel (YPG – « Unités de protection du peuple »), milice kurde qui tient la région d’Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Repoussée à une date non précisée, l’officialisation du président de la région est un enjeu de taille pour les séparatistes.
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Report de l’investiture du président catalan : quelle stratégie pour les indépendantistes ?

Repoussée à une date non précisée, l’officialisation du président de la région est un enjeu de taille pour les séparatistes.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 23h00
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 05h26
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Alors que Roger Torrent, le président du Parlement catalan, a décidé, non pas d’annuler, mais bien de repousser, mardi 30 janvier, la session d’investiture du président de région, évitant ainsi de désobéir au Tribunal constitutionnel, plusieurs questions se posent. Est-ce le signe que les indépendantistes ne sont plus disposés à braver la Constitution et risquer la prison, comme ils l’ont fait lors de la précédente législature ? Ou M. Torrent ne fait-il que reculer pour mieux sauter ?
Pour Junts per Catalunya (JxC, Ensemble pour la Catalogne), la liste de Carles Puigdemont, il n’y a qu’un candidat possible : Carles Puigdemont. « Il n’est pas question d’y renoncer, de plier devant Madrid et trahir le mandat populaire, assure un proche de Carles Puigdemont à Barcelone. Si ERC (la Gauche républicaine de Catalogne) ne veut pas le comprendre, nous sommes prêts pour de nouvelles élections. Non seulement nous n’avons pas peur des urnes mais nous sommes convaincus que nous renforcerions notre résultat… »
Un autre candidat possible ?
Convaincus qu’ERC cherchera à éviter à tout prix un nouveau scrutin qui pourrait les affaiblir, les dirigeants de JxC ont décidé de faire pression sur le président de la chambre pour l’obliger à braver l’arrêt du Tribunal constitutionnel et soumettre la candidature de M. Puigdemont au vote de la chambre au plus vite. « Ils veulent défier l’Etat et M. Torrent pourrait s’y risquer, mais il ne souhaite pas entraîner avec lui la moitié du bureau du Parlement et les députés qui se trouvent actuellement en liberté conditionnelle, » assure un responsable d’ERC.

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Un autre scénario, pour le moment resté en arrière-plan, pourrait se profiler dans les prochains jours : que les indépendantistes se mettent d’accord sur un autre candidat. Quitte à ce qu’il ne soit qu’une marionnette ou un porte-voix de M. Puigdemont, qui conserverait la « présidence légitime » et le pouvoir réel, tout en restant à Bruxelles.
« Campora au gouvernement, Peron au pouvoir »
Cette possibilité a un nom : le scénario Campora. En 1973, l’Argentin Hector José Campora avait en effet remporté la présidence du pays après avoir été désigné candidat par Juan Domingo Peron, afin de contourner l’interdiction de se présenter aux élections qui pesait sur lui. Le thème de la campagne était alors « Campora au gouvernement, Peron au pouvoir. » Néanmoins, pour JxC, cette option ne serait éventuellement valable qu’après l’investiture de M. Puigdemont. Car personne ne doute que si l’ancien président catalan est réélu, il ne le restera que quelques heures tout au plus. Le temps que le Tribunal constitutionnel annule la session parlementaire. Et qu’il faudra bien, alors, trouver une solution pour mettre fin à la mise sous tutelle de la région par le gouvernement de Mariano Rajoy.

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Avant l’un ou l’autre de ces dénouements, il n’est pas à exclure que le blocage actuel perdure dans le temps. Car si le règlement fixe un délai limite de 10 jours après la constitution du Parlement catalan pour procéder au premier débat d’investiture, il n’explique pas ce qui se produit passé ce délai… Or ERC ne veut pas apparaître comme le traître qui enterre Puigdemont et se soumet à Madrid. JxC, encore moins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé des biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.
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Un SDF condamné pour avoir volé des victimes de l’attentat de Manchester

Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé des biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 07h45
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        


Chris Parker, 33 ans, a personnifié un temps l’héroïsme des pauvres. Alors qu’il mendiait à l’entrée de la Manchester Arena, le 22 mai, une bombe a explosé, provoquant un carnage dans le public familial venu écouter la chanteuse Ariana Grande. N’écoutant que son courage, il s’était porté au secours des victimes, a-t-il raconté aux médias en quête d’une « belle histoire » au milieu de l’horreur. Manchester avait trouvé son héros hugolien. Plus de 50 000 livres sterling (59 000 euros) avaient été collectés sur Internet pour le remercier. Vingt-deux personnes, dont sept enfants, sont mortes dans cet attentat-suicide islamiste. Mais le sans domicile fixe n’a, en réalité, sauvé personne.
Mardi 30 janvier, Chris Parker a été condamné à quatre ans et trois mois de prison par un tribunal de Manchester pour avoir volé de l’argent et un téléphone portable à des victimes qu’il prétendait avoir aidées. Des images de vidéosurveillance le montrent se penchant sur Pauline Healey pour lui prendre son sac à main, alors que sa petite-fille de 14 ans agonise à ses côtés.
« Désolé, je ne peux pas parler maintenant »
Parker a ensuite prélevé la carte bancaire de la grand-mère pour s’acheter à manger chez McDonald’s. Entre-temps, il a pris une photographie de la mamie et de sa petite-fille gisant sur le sol et l’a vendue 100 livres à un journaliste. Devant le tribunal, Pauline Healey, qui fut blessée grièvement, a décrit son « soulagement initial » d’avoir vu M. Parker approcher ce jour-là.
D’autres séquences filmées montrent le SDF dérobant l’iPhone 6 d’une adolescente blessée. L’enquête a établi qu’il avait ensuite refusé de répondre aux multiples appels téléphoniques inquiets, destinés à s’enquérir de l’état de la jeune fille. « Désolé, je ne peux pas parler maintenant », avait-il répondu.
Le procureur a admis que le faux héros avait offert une assistance « limitée » à certaines victimes — aidant une victime à s’asseoir sur une chaise roulante ou offrant à une fillette un tee-shirt prélevé sur un stand de vente. Et le juge de lui rappeler : « Vous n’étiez pas le héros que vous prétendiez être, vous n’étiez qu’un vulgaire voleur », tout en estimant « difficile de trouver un ensemble de circonstances plus répréhensibles ».
La mère de l’adolescente au téléphone volé a résumé : « C’est la pire chose qu’une personne puisse faire aux autres. » Pour elle, le choc de l’attentat lui-même s’est doublé d’un « autre choc », révélateur lui aussi du potentiel d’« ignominie » des êtres humains.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.
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Ryanair reconnaît pour la première fois un syndicat de pilotes

La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
   





                        


La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise Ryanair a signé un accord reconnaissant la British Airline Pilots’ Association (Balpa – l’« Association des pilotes de ligne britannique »), un syndicat de pilotes, comme instance représentative au Royaume-Uni ; une première historique pour le groupe en proie à de fortes tensions sociales.
Ryanair a dévoilé cet accord formel mardi 30 janvier, en rappelant être en négociations avec le syndicat depuis le mois de décembre 2017. La Balpa, qui devient ainsi la seule instance représentative au sein de la compagnie au Royaume-Uni, a estimé que cet accord était « historique » et qu’il lui permettrait d’être impliquée dans les prochaines négociations sur les salaires, les horaires, les plannings ou encore les vacances.
Cette annonce survient alors que l’ensemble des pilotes britanniques de Ryanair ont accepté récemment une hausse de salaires allant jusqu’à 20 %, y compris à l’aéroport de Stansted, au nord de Londres, où les pilotes avaient refusé dans un premier temps ces nouvelles conditions salariales.

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Ryanair s’est félicité de cet accord, soulignant que le Royaume-Uni accueille près d’un quart des avions de la société et plus de 25 % de ses pilotes. La compagnie regrette toutefois que les négociations traînent en longueur avec les syndicats de pilotes dans les autres pays. Ryanair avait ainsi annoncé à la fin de décembre avoir trouvé un compromis avec le syndicat Impact en Irlande, mais celui-ci n’a pas encore été formalisé.
Le groupe a fait l’objet de nombreuses critiques sur son peu d’empressement à améliorer les relations sociales.
20 000 vols annulés
« Les pilotes sont montés au front et il était clair que si Ryanair ne trouvait pas de solution, la compagnie pourrait perdre encore plus de pilotes au profit de ses concurrentes », explique Neil Wilson à l’Agence France-Presse, analyste chez ETX Capital.
Avec son geste envers les syndicats et les hausses de salaires, Ryanair compte répondre au malaise social qui avait éclaté au grand jour en septembre à l’occasion d’une vague d’annulations de vols de grande ampleur, justifiée par la société par des problèmes de planning de pilotes.

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Vingt mille vols sont été annulés entre la mi-septembre 2017 et mars 2018. Pour l’année écoulée, la compagnie a néanmoins battu son record du nombre de passagers transportés (129 millions), ce qui en fait la première en Europe selon ce critère. Le rythme d’augmentation de son trafic a toutefois ralenti en fin d’année.
Un préavis de grève des pilotes a été annoncé en Italie pour le 10 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.
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Marchés financiers : « L’orchestre continue à jouer »…

La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h08
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            

Lettre de la City. La bonne nouvelle, c’est qu’on « n’est pas encore dans une bulle ». La mauvaise nouvelle, c’est que « tous ses ingrédients sont réunis ». Andrea Cicione, chargé de la stratégie à TS Lombard, une entreprise de recherche en investissements, résume bien le dilemme des investisseurs en ce début d’année 2018. Sous vos regards éberlués, mesdames et messieurs, vous pouvez voir la bulle des marchés gonfler, gonfler, gonfler… Retenez votre souffle, elle va continuer à grossir… jusqu’à l’explosion inévitable…
Ce numéro de cirque boursier est un classique du genre, répété des dizaines de fois par le passé : les marchés sont hauts, très hauts ; mais tous les investisseurs (ou presque) pensent que la hausse va continuer ; leurs prévisions vont probablement s’autoréaliser pendant encore un bon moment. Pour l’instant, l’orchestre du Titanic va continuer à jouer sur le pont sa mélodie ravissante.

Les titres des recherches publiées ces dernières semaines dans le secteur de l’investissement sont éloquents. « Comment repérer une bulle » (Saxo Bank, 18 janvier), « Les risques d’une correction boursière augmentent après la récente flambée » (Oxford Economics, 24 janvier), « Il est rationnel d’être irrationnel » (Lombard TS, 24 janvier). Un à un, les signaux virent à l’orange. Mais tout le monde arrive à la même conclusion : l’explosion de la bulle n’est pas pour tout de suite.
Des bénéfices dopés
Petits rappels des fondamentaux. Les valorisations sur le marché actions américain sont au plus haut de leur histoire, à l’exception de la bulle Internet de 1999 (qui ne s’était pas très bien finie…). En Europe, on n’en est pas tout à fait là, mais les niveaux commencent à être très élevés. De l’avis de tous, 2017 a été un millésime exceptionnel. L’indice MSCI pour les Etats-Unis a grimpé de plus de 20 %, celui de la zone euro de plus de 30 %, celui de la Chine de 50 %. Pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ La Commission européenne a vertement répliqué, lundi, aux menaces plus ou moins voilées lancées par le président américain.
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Tensions commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis : Bruxelles répond à Donald Trump

La Commission européenne a vertement répliqué, lundi, aux menaces plus ou moins voilées lancées par le président américain.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h42
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

En matière commerciale, chez Donald Trump, il n’est guère évident de savoir ce qui tient de la simple rhétorique ou de l’avertissement avant le passage à l’acte. Lundi 29 janvier, sans attendre d’y voir plus clair, l’Europe a vertement répliqué aux menaces de représailles commerciales proférées la veille, à demi-mot, par le président américain.
L’Union européenne (UE) « est prête à réagir rapidement et de façon appropriée au cas où ses exportations seraient affectées par des mesures restrictives de la part des Etats-Unis », a prévenu la Commission européenne. « Nous pensons que le commerce doit être ouvert et juste, mais aussi basé sur des règles », a ajouté son porte-parole Margaritis Schinas, lors d’un point presse quotidien.
Dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision britannique ITV, M. Trump s’était agacé de la politique commerciale « très injuste » de l’UE vis-à-vis des Etats-Unis. Tous ces « problèmes » pourraient « se transformer en quelque chose de très gros (…) du point de vue commercial », avait mis en garde le locataire de la Maison Blanche, précisant que ce serait au « détriment » des Européens.
L’administration américaine à l’offensive
Ce n’est pas la première fois que le président américain fustige l’UE, vis-à-vis de laquelle les Etats-Unis ont affiché un déficit commercial de 146 milliards de dollars en 2016 (118 milliards d’euros). Les excédents allemands (65 milliards de dollars en 2016), notamment, ont été l’objet d’attaques verbales récurrentes ces derniers mois.

Cette dernière salve de critiques n’est pas prise à la légère, car l’administration américaine semble vouloir adopter un tour plus offensif sur le commerce. Donald Trump vient ainsi d’approuver le relèvement de droits de douane sur les importations de machines à laver le linge et de panneaux solaires. Une mesure qui pénalise au premier chef la Chine et la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Acculée par les « hard brexiters » de son parti, qui se positionnent déjà pour sa succession, la première ministre apparaît dans l’impasse.
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Les ultraconservateurs britanniques cherchent à faire dérailler le Brexit de Theresa May

Acculée par les « hard brexiters » de son parti, qui se positionnent déjà pour sa succession, la première ministre apparaît dans l’impasse.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h52
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Le Brexit, qui était censé suturer les plaies des conservateurs britanniques sur l’Europe, n’en finit pas de les rouvrir. La publication, lundi 29 janvier, des directives données par les Vingt-Sept au chef négociateur Michel Barnier pour la « période de transition », réclamée par Londres avant un divorce effectif, a lieu au milieu d’une bronca chez les europhobes du Parti conservateur britannique, qui déstabilise Theresa May et menace de faire dérailler le Brexit.
Boris Johnson a infligé le premier camouflet. Ministre des affaires étrangères, il a assuré que les « dividendes du Brexit » permettraient de renflouer le service public de santé en crise. Mme May l’a laissé répéter ce mensonge inscrit en 2016 sur son bus de campagne pro-Brexit. Puis elle a mollement défendu Philip Hammond, son ministre des finances proeuropéen, attaqué pour avoir soutenu que le Brexit ne se traduirait que par de « très modestes » divergences avec l’Union européenne (UE). Dimanche, Jacob Rees-Mogg, figure de l’aile droite des tories, a demandé le limogeage de ce poids lourd du gouvernement, coupable selon lui de vouloir faire du pays un « vassal » de l’UE. Quant à Theresa Villiers, ancienne secrétaire d’Etat, elle a accusé Mme May de trahir le référendum en « diluant le Brexit » et en cherchant à « garder tout de l’UE sauf le nom ». 

Cacophonie pas toujours de haut niveau
Les « hard brexiters », qui ont déjà eu du mal à avaler la facture de 60 milliards à l’UE acceptée par Theresa May, la déstabilisent et se positionnent pour sa succession. M. Rees-Mogg est le challenger favori parmi les membres du Parti conservateur. Boris Johnson le suit de près. Dernier en date, Gavin Williamson, nouveau ministre de la défense, a fait les gros titres en affirmant que les Russes préparaient des cyberattaques destinées à tuer « des milliers et des milliers » de Britanniques. Consternation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le PIB de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au quatrième trimestre 2017 et de 2,5 % sur l’ensemble de l’année, selon les chiffres publiés par Eurostat.
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La croissance de la zone euro au plus haut depuis dix ans

Le PIB de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au quatrième trimestre 2017 et de 2,5 % sur l’ensemble de l’année, selon les chiffres publiés par Eurostat.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h44
    |

            Marie Charrel








                        



   


L’économie de la zone euro est en pleine forme, et de nouveaux chiffres viennent le confirmer toutes les semaines. Selon les statistiques publiées mardi 30 janvier par Eurostat, le produit intérieur brut (PIB) de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au dernier trimestre 2017, après 0,6 % au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance s’est donc établie à 2,5%. Elle dépasse le rythme enregistré en 2010 (2,1 %).
Si 2016 fut l’année de la reprise, 2017 fut celle de sa consolidation : les bons indicateurs se sont diffusés à la plupart des secteurs et se sont généralisés à l’ensemble des Etats membres. Dans le détail, le PIB français a crû de 0,6 % sur l’année, et celui de l’Espagne, de 0,7 %. Les chiffres des autres pays seront publiés ces prochains jours.
Les pays membres ont profité de la reprise mondiale
La zone euro a profité du redémarrage de l’économie mondiale. Selon les dernières prévisions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial a augmenté de près de 3,6 % l’an passé, en volume. Les échanges de marchandises ont nettement rebondi par rapport à 2016 (1,3 %), tirés par la demande américaine et chinoise.
Le moteur des exports a joué un rôle essentiel dans la reprise européenne, notamment en Espagne ou en Portugal, où la demande domestique a longtemps été en berne, marquée par la récession et les politiques d’austérité. Selon les estimations des économistes de la banque Edmond de Rothschild, les exportations de l’union monétaire ont ainsi progressé de 4,1 % en 2017. Grâce au rebond de leurs carnets de commandes, les entreprises ont recommencé à embaucher et à investir.
Les moteurs internes sont repartis
L’année 2017 a été marquée par une forte décrue du nombre de demandeurs d’emplois. Entre janvier et novembre 2017, le taux de chômage de la zone euro a ainsi baissé de 9,6 % à 8,7 %, retrouvant ainsi son niveau de janvier 2009.
Bien sûr, le tableau reste contrasté selon les Etats : le taux de chômage est encore élevé en Grèce (20,5 %) et en Espagne (16,7 %), tandis que l’Allemagne (3,6 %) et les Pays-Bas (4,4 %) sont au plein-emploi. Reste que depuis 2013, la zone euro a créé plus de 7 millions de postes. Grâce à cela, le pouvoir d’achat s’est redressé. Et la consommation des ménages, qui reste le principal moteur de l’activité en France et en Italie, s’est raffermie. Sur l’ensemble de la zone euro, elle a progressé de 1,8 % l’an passé, selon les économistes de la banque Edmond de Rothschild. L’investissement, longtemps à la traîne, a quant à lui progressé de 3,7 %.
Les faiblesses structurelles demeurent
D’après les prévisionnistes, la tendance devrait se poursuivre en 2018, où la croissance de la zone euro devrait s’établir à 2,1 %, selon la Commission européenne. Laurence Boone, chef économiste du Groupe AXA, table même sur 2,5 %. « L’amélioration est partout : les intentions d’embauches accélèrent, ce qui signifie que la baisse du chômage ne va pas seulement continuer, elle se produira plus vite qu’en 2017, souligne-t-elle, dans une note sur le sujet. Les indices de sentiment économique suggèrent une croissance en 2018 de 3,8 % en Allemagne, 2,8 % en France, 2,6 % en Italie et 4 % en Espagne. Jamais depuis 2006-2007, l’élan économique de la zone euro n’a été aussi fort ».
Reste que la crise a laissé de nombreuses séquelles, notamment sur le marché du travail : le chômage longue durée et celui des moins de 30 ans est toujours élevé en France, en Italie ou encore en Irlande. De plus, le système bancaire reste fragile au sud de l’Europe, notamment en Grèce et en Italie.
Les économistes s’inquiètent également de la faiblesse des investissements dans l’innovation et le vieillissement de la population active, qui pèsent sur le potentiel de croissance future de la zone euro.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.
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Les constructeurs automobiles allemands accumulent les scandales

Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h38
    |

                            Cécile Boutelet (Stuttgart, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Lundi soir, à Ludwigsburg, dans la banlieue de Stuttgart, Volkmar Denner est sur la défensive. Le patron de Bosch, le plus gros sous-traitant automobile du monde, était venu parler des bons chiffres de son groupe et des avancées de sa stratégie numérique. Au lieu de cela, il est criblé de questions sur l’avenir de la technologie emblématique du groupe, le diesel. Difficile d’y échapper, tant le scandale des tests de gaz d’échappement des moteurs diesel sur des singes et des humains ébranle le pays. La colère gronde jusque dans les rangs du gouvernement : son porte-parole a condamné fermement, lundi, la pratique et le sens de ces tests.
« L’industrie automobile fait face à une crise de confiance, il faut que nous nous efforcions de la reconquérir », dit M. Denner, tout en critiquant les tests. Il précise que son groupe est sorti dès 2013 du désormais fameux groupe européen de recherche pour l’environnement et la santé dans le secteur des transports, centre de recherche fondé en 2007 à des fins de lobbyisme avec BMW, Daimler et Volkswagen, à l’origine des tests controversés. Bosch n’a apparemment pas eu vent des essais sur les animaux, réalisés après son départ. Malgré la gravité du cas, Volkmar Denner refuse de croire que le diesel ait épuisé sa crédibilité. « Nous devons revenir aux faits et arrêter de mettre de l’émotion dans ce débat. Nos moteurs diesel respectent les normes imposées par l’Union européenne pour 2020 », assène-t-il.

Mais peut-on se fier à une industrie qui multiplie les scandales depuis deux ans ? A une technologie qui, malgré les progrès annoncés en matière de dépollution sur les moteurs les plus récents, accumule un si lourd bilan ? Cette affaire pourrait bien annoncer le crépuscule du disesel, déjà frappé de désamour en Allemagne et dans d’autres pays européens comme la France. Outre-Rhin, le pourcentage de véhicules diesel est en chute libre : il représentait 38,8 % des nouvelles immatriculations...




                        

                        


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Italie : Matteo Renzi verrouille son parti avant les législatives

Le secrétaire du Parti démocrate a privilégié ses fidèles dans la constitution des listes en vue du 4 mars, au risque de fragiliser la légère remontée du PD dans les sondages.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h54
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Matteo Renzi est apparu en bras de chemise, samedi 27 janvier, peu avant 20 heures, au siège romain du Parti démocrate (PD). Les traits tirés, il semblait physiquement marqué par plusieurs jours de négociations harassantes. Au moment où il a pris la parole, une liste était publiée sur le site du PD : celle de l’ensemble des candidats présentés par son parti pour les élections législatives du 4 mars. Les tractations pour y aboutir auront été, selon ses mots, une « expérience dévastatrice ». A entendre les témoignages horrifiés qui ont filtré depuis dimanche sur ces heures de tension, l’épithète semble particulièrement bien choisie.

Chacun savait que les places seraient chères : majoritaire dans la Chambre sortante et premier groupe au Sénat, le PD se présente à l’élection très affaibli, et devra faire avec une loi électorale privilégiant les coalitions, qui lui est assez défavorable. Il perdra forcément, lors de l’échéance, de gros bataillons de parlementaires. De ce fait, les négociations ne pouvaient être que sanglantes.
« Violence sans précédent »
Placé en position de force par les statuts du parti, qui confèrent de larges prérogatives au secrétaire, Matteo Renzi allait-il chercher à ménager un espace à ses opposants (30 % des suffrages lors de la primaire du printemps 2017) pour mieux rassembler ou, au contraire, tailler dans le vif, en privilégiant ses fidèles, assumant le risque de perdre quelques sièges pour disposer d’un groupe à sa main ? Sans ambiguïté, l’ancien premier ministre a choisi la deuxième option, concédant seulement une quinzaine de sièges sûrs aux minoritaires, sans laisser à ses opposants le loisir de contester, ni même chercher à arrondir les angles.
« Sa violence est sans précédent. A côté de lui, Berlusconi, c’est Mère Teresa », confiait ainsi au Monde un ancien dignitaire du parti, encore sidéré par la brutalité de la manœuvre, tandis que le garde des sceaux, Andrea Orlando,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les indépendantistes ont maintenu la candidature de Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique.
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Catalogne : la session d’investiture du président de région repoussée

Les indépendantistes ont maintenu la candidature de Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 05h55
   





                        



   


Carles Puigdemont devra encore patienter. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a décidé, mardi 30 janvier, de « repousser » – et non d’annuler – la session d’investiture du président de région ; session qui avait été interdite par la justice espagnole. Il n’a pas précisé de nouvelle date pour la tenue de cette session d’investiture.
Les indépendantistes ont cependant maintenu leur projet d’investir Carles Puigdemont à la tête de l’exécutif régional, M. Torrent s’engageant à « défendre jusqu’au bout » les droit de M. Puigdemont. Destitué par Madrid, ce denier est le seul candidat à la présidence de cette région de 7,5 millions d’habitants.
Mardi soir, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, et alors qu’il est toujours en exil hors d’Espagne, Carles Puigdemont a réaffirmé sa volonté de prendre la présidence de la Catalogne, estimant qu’il n’y avait « aucun autre candidat possible ». 
« Il n’y a aucun autre candidat possible, aucune autre combinaison arithmétique possible » au Parlement régional où les indépendantistes ont la majorité absolue des sièges, a-t-il déclaré. Il a également appelé son camp à l’unité, alors que ce dernier est divisé sur la question de la stratégie à mener face au gouvernement central.

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Dans la journée, les partisans de M. Puigdemont, emmenés par la puissante association indépendantiste ANC, ont manifesté aux abords de la chambre, arborant des masques à l’effigie de leur chef de file. On ignore si le véritable Carles Puigdemont avait prévu d’être parmi eux, ou de faire une apparition surprise devant les élus, au risque d’être arrêté pour « rébellion » après trois mois d’exil volontaire en Belgique.
Blocage de la Cour constitutionnelle
Cette session est repoussée après un arrêt de la Cour constitutionnelle, samedi, saisie par le gouvernement central, qui avait interdit sa tenue. Les juges, agissant en urgence, ont annoncé qu’en cas d’investiture à distance, le vote ne serait pas valable. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a d’ailleurs prévenu mardi que « le président du parlement [Roger Torrent] pourrait sans aucun doute être tenu pour responsable » s’il maintenait la session du Parlement malgré la résolution du tribunal.
Les magistrats ont, en outre, considéré que M. Puigdemont devait auparavant demander en personne au juge de la Cour suprême, chargé de l’enquête le visant, l’autorisation de comparaître devant la chambre. Le Parlement doit respecter un délai légal s’achevant mercredi pour la session d’investiture.
Carles Puigdemont a contesté devant la Cour constitutionnelle l’arrêt en cause. Celle-ci examinera son recours à partir de 13 heures. Roger Torrent a dénoncé une décision de justice qui « viole les droits de millions de Catalans ».
Division des indépendantistes
Toutefois, l’ajournement a provoqué des remous du côté d’« Ensemble pour la Catalogne », le groupe parlementaire de Carles Puigdemont, et de la Candidature d’unité populaire (CUP, extrême gauche), les deux autres listes indépendantistes.
« La décision du président Torrent n’a pas fait l’objet de consultations, ni de communications préalables au groupe “Ensemble pour la Catalogne” », a déclaré la CUP dans un communiqué, avant de faire savoir que Carles Puigdemont lui-même n’avait pas été mis au courant. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec le report », a déclaré le porte-parole de la CUP, Carlos Riera, le qualifiant de « grave erreur politique ».
La crise politique en Catalogne dure depuis des mois et a atteint son point d’orgue le 27 octobre, avec la déclaration d’indépendance unilatérale votée au Parlement qui faisait suite au référendum d’autodétermination interdit, le 1er octobre.
« Sacrifier » M. Puigdemont
Après la tentative de sécession, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait suspendu l’autonomie de la région, dissous le Parlement et convoqué de nouvelles élections, avec l’espoir d’un apaisement de la situation dans la région, divisée sur son indépendance.

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L’atmosphère reste toujours extrêmement tendue entre Madrid et les séparatistes, sans aucune amorce de dialogue, alors que chacun campe sur ses positions. Certains, dans le camp indépendantiste, estiment toutefois ouvertement qu’il est temps, désormais, de « sacrifier » M. Puigdemont pour permettre à un nouveau gouvernement régional de prendre ses fonctions et pour mettre fin à la mise sous tutelle de la Catalogne.

 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’interruption volontaire de grossesse, strictement interdite par la Constitution irlandaise jusqu’en 2013, n’est aujourd’hui possible que dans de rares cas.
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Un référendum sur l’avortement sera organisé en mai en Irlande

L’interruption volontaire de grossesse, strictement interdite par la Constitution irlandaise jusqu’en 2013, n’est aujourd’hui possible que dans de rares cas.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 01h10
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 07h33
   





                        



   


C’est sur un sujet particulièrement clivant dans leur pays que les électeurs irlandais seront amenés à se prononcer à la fin du mois de mai. Le gouvernement a proposé, dans la soirée de lundi 29 janvier, l’organisation d’un référendum qui ouvrirait la voie à l’assouplissement de la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les votants devront dire s’ils souhaitent ou non abroger le 8e amendement de la Constitution, qui grave dans le marbre le droit à la vie de la mère et de son enfant à naître.

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« L’avortement existe en Irlande, mais il est peu sûr, échappe à tout encadrement et il est illégal et, à mon avis, nous ne pouvons pas continuer d’exporter nos problèmes et d’importer nos solutions », a fait valoir le premier ministre, Leo Varadkar, évoquant les milliers de femmes qui se rendent chaque année à l’étranger pour y avorter ou qui utilisent des pilules abortives pour mettre fin à leur grossesse.
« Selon moi, il faut décider s’il faut continuer de stigmatiser et de pénaliser nos sœurs, nos collègues et nos amies ou si nous sommes prêts à faire un choix collectif pour exprimer notre empathie et notre compassion. »

   


M. Varadkar fera campagne pour l’abrogation du 8e amendement : « Mes opinions ont évolué avec le temps et l’expérience », a commenté le médecin de formation.
Strictement interdite jusqu’en 2013 dans ce pays à forte tradition catholique, l’IVG est désormais possible si la vie de la femme enceinte est menacée par la poursuite de sa grossesse.

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Fossé générationnel
Deux études d’opinion publiées ces derniers jours laissent entendre qu’entre 51 % et 56 % des électeurs sont favorables à l’autorisation de l’avortement au cours des douze premières semaines de grossesse tandis que 30 % y sont opposés, les autres étant indécis.

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Ces sondages témoignent toutefois d’un fossé générationnel : une franche majorité des plus de 65 ans étant contre une telle réforme. Et, selon des observateurs, la mobilisation risque d’être forte dans le camp des adversaires de la proposition.
La date du scrutin devrait être publiée dans les semaines à venir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Deux jours avant sa sortie, le ministère de la culture russe a décidé d’empêcher la projection de la comédie franco-britannique « La Mort de Staline ».
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.
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Puigdemont a envisagé de prononcer son discours d’investiture à partir du Parlement flamand

La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 10h35
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



   


L’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, en quête d’une réélection mardi 30 janvier, a négocié la possibilité de prononcer son discours d’intronisation à partir du Parlement flamand, l’assemblée régionale de Flandre, installée à Bruxelles. Cette éventualité, discutée avec les nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA), s’est toutefois heurtée au refus des autres partis au pouvoir à la région de Flandre, les chrétiens-démocrates du CD & V et l’Open VLD, confirment plusieurs sources au Monde. « Il ne serait pas bon que le Parlement soit utilisé pour un jeu politique étranger », avait fait savoir le chef du groupe Open VLD, Bart Somers.
M. Puigdemont, exilé en Belgique depuis la fin du mois d’octobre 2017 et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice espagnole pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne, a discuté avec la direction de la N-VA, le parti le plus important de Flandre, qui détient la présidence de l’Assemblée. Au sein de celle-ci, la cause catalane compte de nombreux supporteurs, qui espéraient, en fait, organiser, au sein de la commission des relations extérieures, un débat entre l’ambassadrice d’Espagne à Bruxelles et le leader indépendantiste.
« Il est le bienvenu »
L’entourage de M. Puigdemont estimait possible d’aller plus loin et d’envisager un discours adressé à l’assemblée catalane par téléconférence. C’était avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque, samedi 27 janvier, l’impossibilité, pour l’intéressé, de se faire élire ou de gouverner à distance.

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Interrogé dimanche par la chaîne publique VRT, Bart De Wever, le président de la N-VA, a paru enterrer le projet de celui qu’il a qualifié d’« ami ». « Il est le bienvenu, ici, à la maison ou au Parlement flamand », a expliqué M. De Wever. Mais, a-t-il ajouté, l’éventualité d’un discours d’investiture prononcé depuis Bruxelles devait être acceptée par le bureau permanent du Parlement régional. « Aucune demande n’a été introduite, si elle lui parvient, le bureau décidera », expliquait prudemment, dimanche soir, le président du Parlement, Jan Peumans. Aucune réaction du gouvernement fédéral belge n’était à noter. Le premier ministre, Charles Michel, tient surtout à éviter une crise diplomatique avec Madrid après les tensions survenues au cours des derniers mois.
Présent, dimanche, à une réception de la N-VA dans la grande banlieue de Bruxelles, M. Puigdemont n’a pas répondu aux questions des journalistes qui l’interrogeaient sur son éventuel retour à Barcelone. Un parlementaire de son parti, Josep Rull, expliquait, lundi, que l’ex-président demanderait, « dans les prochaines heures », la permission de la justice espagnole pour participer au débat prévu mardi au Parlement catalan pour le vote et l’investiture du nouveau dirigeant de la région.
Sacrifice
Selon la Cour constitutionnelle, M. Puigdemont doit revenir en Espagne, se constituer prisonnier et ensuite demander la permission du juge d’instruction pour participer à la session d’investiture.
Joan Tarda, député d’un autre parti indépendantiste, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), alliée de M. Puigdemont, a suggéré dans une interview publiée dimanche par La Vanguardia que celui-ci pourrait faire preuve de « patriotisme » et accepter d’être remplacé. A Bruxelles, aucune confirmation n’était fournie lundi matin.

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« Il est indispensable que nous ayons un gouvernement, s’il faut sacrifier le président Puigdemont, nous devrons le sacrifier », a déclaré M. Tarda. En revanche, le parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne (JxC), avait affirmé dimanche qu’il n’envisageait pas de proposer un autre candidat.
Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, qui a désigné M. Puigdemont comme candidat, n’a, lui, pas réagi dimanche à la décision de la Cour constitutionnelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures de mercredi à vendredi pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.
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En Allemagne, le syndicat IG Metall appelle à la grève pour les 28 heures de travail

Le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures de mercredi à vendredi pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
31.01.2018 à 10h50
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Où s’arrêtera le conflit entre IG Metall et les patrons de l’industrie ? Alors que le quatrième round de négociations sociales pour les 3,9 millions de salariés de la branche métallurgie et électronique s’est terminé sur un échec, la direction du plus grand syndicat allemand a décidé, samedi 27 janvier, de durcir le conflit.
De mercredi à vendredi, des grèves d’une journée affecteront 250 entreprises dans tout le pays, si les salariés votent localement en faveur de la mesure. Le président d’IG Metall, Jörg Hofmann, reproche à l’industrie de bloquer « la modernisation du monde du travail, qui aurait dû être faite depuis longtemps ».
Une première depuis 2003
L’industrie allemande n’a pas connu un tel conflit social depuis 2003. IG Metall met tout son poids pour obtenir une avancée sociale considérée comme plus importante que les augmentations de salaires.
IG MEtall veut que chaque salarié de l’industrie puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures jusqu’à 28 heures.
Le syndicat veut que chaque salarié du secteur puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures (durée du temps de travail dans l’industrie) jusqu’à 28 heures. Et IG Metall réclame, en plus, une compensation de 200 euros pour la baisse de rémunération induite dans le cas des salariés qui réduisent leur temps de travail pour s’occuper d’un enfant de moins de 14 ans ou d’un parent dépendant.
Les patrons s’opposent fermement à l’idée de cette compensation, qui entraînerait une différence de rémunération entre les salariés, selon qu’ils décident ou non de réduire leur temps de travail, et vis-à-vis de ceux qui travaillent déjà à temps partiel. Ils considèrent que la revendication du syndicat à un droit individuel à la semaine de 28 heures avec compensation salariale partielle est discriminante, donc potentiellement illégale.
C’est la pomme de discorde principale entre les deux parties, qui ont déjà accumulé un temps de négociation de 91 heures, rapporte le Süddeutsche Zeitung. La question des hausses de salaires (le syndicat demande 6 %) n’a même pas encore été abordée.
Quasiment au plein-emploi
Les patrons redoutent aussi les effets globaux de la réduction du temps de travail de milliers de salariés à une période où l’économie tourne à plein régime et où les carnets de commandes sont pleins. Dans les régions industrielles du sud de l’Allemagne, qui sont quasiment au plein-emploi (le taux de chômage y est parfois inférieur à 5 %), les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié.
Près de 960 000 salariés ont pris part jusqu’ici aux grèves dites d’« avertissement », durant lesquelles les travailleurs suspendent le travail quelques heures. Les grèves d’une journée qui commencent mercredi risquent de perturber plus fortement une industrie qui fonctionne sur le modèle du « juste-à-temps », c’est-à-dire sans stock, et qui est très dépendante de ses sous-traitants. C’est particulièrement le cas dans l’automobile, la branche clé de l’économie outre-Rhin.



                            


                        

                        

