<FILE-date="2018/01/30/19">

<article-nb="2018/01/30/19-1">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Sortons de notre cécité collective face la réalité carcérale actuelle, insiste Adrien Taquet, député LRM des Hauts-de-Seine, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Adrien Taquet : « Les annonces faites par le gouvernement sur les prisons sont nécessaires mais insuffisantes »

Sortons de notre cécité collective face la réalité carcérale actuelle, insiste Adrien Taquet, député LRM des Hauts-de-Seine, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 17h51
    |

Adrien Taquet (Député LRM des Hauts-de-Seine, membre de la commission des affaires sociales)







                        



                                


                            

J’ai découvert l’univers carcéral il y a vingt ans comme visiteur de prison à la maison centrale de Poissy. J’ai renoué avec ce milieu en 2017, me rendant chaque semaine dans l’une des plus grandes prisons françaises, de celles qui cumulent l’ensemble des problèmes mis sous le tapis depuis tant d’années.
En vingt ans, la situation n’a fait que se dégrader. Sur ce sujet comme sur d’autres, nous avons collectivement refusé d’affronter le réel, dans l’espoir de retarder le moment où le couvercle sauterait. Transformer la prison et espérer éradiquer les problèmes qui menacent notre société ne se fera qu’en mettant fin à notre cécité collective face la réalité carcérale actuelle.
Quelle est-elle ? Celle qui s’est invitée une nouvelle fois dans l’actualité : des agressions de surveillants, que rend possible une surpopulation carcérale proche de 200 % dans certains établissements d’une vétusté hors d’âge.
Et il y a la réalité que l’on a plus de mal à formuler. Celle d’une surpopulation qui touche aussi les rats qui tiennent compagnie aux détenus. La gale contamine les coursives, les cas de tuberculoses sont en hausse, la toxicomanie propage le VIH et les hépatites, l’addiction touche presque tous les détenus. La question de la santé mentale est toujours taboue : certains de ceux qui y entrent n’ont rien à y faire, la quasi-totalité de ceux qui en sortent a des problèmes psychiques non pris en charge.
Une réinsertion en échec
La réalité, c’est une réinsertion en échec, et la récidive devenant la norme. Les services publics de l’éducation, de l’emploi et de la santé voient leurs moyens reculer. Au nom de la sécurité, la révolution numérique n’a pas eu lieu, alors qu’elle est un facteur d’insertion et de réinsertion sociale et professionnelle.
Bien loin des expériences positives menées au Danemark et en Belgique, où les smartphones et les ordinateurs sont autorisés mais bridés au sein d’un « Jail Cloud », cantiner un vieil...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-2">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les députés ont largement voté en faveur de ce texte, dont l’article 2 devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi comprenant le « droit à l’erreur »

Les députés ont largement voté en faveur de ce texte, dont l’article 2 devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h36
   





                        



   


Alors que son article phare a été voté le 23 janvier, l’Assemblée nationale a largement adopté, mardi 30 janvier, le vaste projet de loi de simplification, dénommé projet de loi sur « un Etat au service d’une société de confiance ». L’article 2 du projet de loi instaure un « droit à l’erreur », qui devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.
Il est présenté comme :
« La possibilité pour chaque Français de se tromper dans ses déclarations à l’administration sans risquer une sanction dès le premier manquement. »
Ce sera à l’administration de prouver que l’usager était de mauvaise foi.
Le texte a été adopté en première lecture par 405 voix, contre 41 et 102 abstentions. La majorité LREM-Modem a voté pour, tout comme le groupe UDI-Agir et les socialistes. LR s’est abstenu, alors qu’« insoumis » et communistes ont voté contre.

        Lire aussi :
         

                Le projet de loi « droit à l’erreur et simplification » en neuf exemples



Le Sénat devrait examiner à son tour ce projet de loi dans le courant du mois de mars. Le gouvernement ayant décidé d’appliquer la procédure dite « accélérée », qui réduit le nombre de navettes entre les deux chambres, le vote définitif du texte devrait intervenir au printemps.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-3">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Différentes enquêtes d’opinion réalisées depuis l’élection d’Emmanuel Macron démontrent que les hommes et les femmes politiques continuent d’être perçus comme distants, corrompus, peu empathiques, ne s’occupant que des riches et des puissants, remarque le politiste Bruno Cautrès, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’élection de M. Macron n’a pas fait reculer la défiance des Français envers la politique »

Différentes enquêtes d’opinion réalisées depuis l’élection d’Emmanuel Macron démontrent que les hommes et les femmes politiques continuent d’être perçus comme distants, corrompus, peu empathiques, ne s’occupant que des riches et des puissants, remarque le politiste Bruno Cautrès, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h22
    |

Bruno Cautrès (Chercheur CNRS au Cevipof et enseignant à Sciences Po)







                        



                                


                            

Tribune. Dans son classement 2016 des démocraties, établi à partir de 60 critères (processus électoral et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique), The Economist classait la France parmi les « démocraties imparfaites ». Cette catégorie est la seconde sur l’échelle en quatre catégories distinguées ; au-dessus se trouvent les « démocraties pleines » et en dessous se trouvent les « régimes hybrides » puis les « régimes autoritaires ».
La France n’est pas le seul pays membre de l’Union européenne (UE) à être ainsi classé comme « démocratie imparfaite » : on trouve à ses côtés, seize autres pays européens (dont l’Italie ou la Belgique), mais il s’agit essentiellement des pays d’Europe du Sud ou des pays d’Europe Centrale et Orientale, plus récents membres de l’UE pour la plupart.
D’autres classements, utilisant parfois des centaines d’indicateurs quantitatifs, aboutissent à peu près au même constat : la France, notamment en raison de la nature jugée trop présidentielle de son régime politique, n’est pas dans le peloton de tête en termes de « qualité de la démocratie ». Les dimensions subjectives, celles de l’évaluation par les citoyens du fonctionnement de notre démocratie, ne sont guère meilleures : l’enquête comparative internationale du Pew Research Centre publiée en octobre 2017 montre que 35 % des Français seulement sont classés comme soutenant sans réserve la démocratie représentative (contre 52 % en en Suède et 48 % en Allemagne) tandis que 45 % expriment des doutes et que 10 % affichent des attitudes « non démocratiques ».
Méfiance et dégoût
Huit mois après l’élection d’Emmanuel Macron, la dernière vague du Baromètre de la confiance politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée en décembre 2017, permet de prendre la mesure du défi à relever. L’enquête n’enregistre en effet pas « d’effet Macron » très important...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-4">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le niveau de classification « confidentiel défense » sera supprimé d’ici à fin 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

La France va adapter son « secret-défense » pour mieux échanger avec ses alliés

Le niveau de classification « confidentiel défense » sera supprimé d’ici à fin 2019.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 16h58
    |

            Nathalie Guibert








                        


Le « secret-défense » occupe une place centrale dans la démocratie française : 400 000 personnes habilitées dans l’appareil d’Etat en 2017, 4 000 officiers de sécurité dans les entreprises et les administrations, 5 millions de documents classifiés et un accès parcimonieux imposé aux archives historiques. Il va être réformé d’ici à fin 2019, a annoncé le secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN) mardi 30 janvier, en dévoilant ces chiffres. Cet organe dépendant du premier ministre publie son deuxième rapport sur le sujet en espérant en faire « la pédagogie auprès du Parlement et de l’opinion ».
Une concertation interministérielle est en cours pour satisfaire deux priorités : « Faciliter les échanges de données avec les pays alliés en alignant les niveaux de classification » et « améliorer la protection de l’information classifiée dématérialisée face à la menace cyber ». Les grands alliés de la France, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, ont des classifications équivalentes et la réforme aura pour but de faciliter les échanges de renseignement bilatéraux, mais aussi dans l’OTAN et dans l’Union européenne, qui ont édicté des cadres communs.

        Lire aussi :
         

                Affaires Sankara, Ben Barka, Thiaroye et autres : « Le secret-défense concerne toute la vie de la société »



De trois à deux niveaux de classification
Paris a signé 41 accords généraux de sécurité avec des Etats étrangers, rappelle le SGDSN. Dans le cadre des exportations d’armement, le volet protection du secret est majeur : il a fait l’objet d’un long travail pour aboutir à un accord gouvernemental particulier entre la France et l’industriel Naval Group (ex-DCNS) dans le cadre de la vente de sous-marins à l’Australie. Les autorités de Canberra s’étaient vivement inquiétées après des fuites de données sur le précédent contrat de vente de navires à l’Inde.
Il s’agit aussi de simplifier les procédures, afin « d’éviter une inflation inutile de données classifiées », assure le secrétaire général, Louis Gautier, alors que chercheurs, juges d’instruction et associations de défense des droits de l’homme critiquent les excès du secret-défense.
Des trois niveaux de classification – « confidentiel défense », « secret défense » et « très secret défense » – seul les deux derniers subsisteront. Dans les faits, la grande majorité des informations, classées « confidentiel défense » seront intégrées au niveau supérieur « secret défense » (10 % des documents aujourd’hui). Au sein du « très secret », une classification spéciale « X secret » sera apposée sur les informations les plus sensibles, accessibles à des groupes très restreints de personnes (moins d’une dizaine) et bénéficiant de réseaux de transmission particuliers.
Faciliter l’accès aux archives historiques
Entrent dans la classification la plus haute la plupart des documents opérationnels (opérations militaires, de chiffrement, cyber opérations), ainsi que les données de recherche présentant un risque de prolifération pour des armes de destruction massive et les informations de la dissuasion nucléaire. Ainsi, « une note informant le président de la république du mode d’action et du pays responsable d’une attaque informatique contre une entreprise, qui pouvait relever du “confidentiel” sera à l’avenir “secret défense” ; le planning de sortie des sous-marins nucléaires sera classé “très secret” ; et les plans de renouvellement des armes nucléaires sera “X secret” », illustre un spécialiste du SGDSN.
Le gouvernement « réfléchit » par ailleurs à un moyen de faciliter l’accès aux archives historiques, avec un système d’ouverture semi-automatisé lorsque les dates de prescription (50 ans ou 100 ans selon les cas) sont atteintes.
La mandature de François Hollande a été marquée par un « effort de déclassification », assure encore le SGDSN, avec 3 672 documents déclassifiés par le ministère de l’intérieur, 2 569 par celui des armées, et 38 par celui de l’agriculture pour l’année 2016. Le SGDSN cite la promesse d’ouvrir les archives de l’Elysée sur le génocide du Rwanda. Mais cet engagement de 2015 n’a pas été suivi d’effets, avait dénoncé dans Le Monde en août 2017 un collectif d’historiens et d’avocats. Emmanuel Macron a pour sa part promis en novembre 2017 lors de sa visite au Burkina Faso de déclassifier la part française des archives relatives à l’ancien président Thomas Sankara, assassiné lors d’un putsch en 1987.

        Lire aussi :
         

                Archives de l’Elysée sur le Rwanda : « Le verrou militaire a sauté, mais pas le politique »



Une dizaine de procédures sont en cours devant la justice pénale pour compromission du secret-défense, dont deux concernent des officiers du ministère des armées.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-5">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Régulièrement mis en cause pour son épaisseur, le code du travail a pourtant bien moins grossi ces dernières années que d’autres codes juridiques.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Trop épais, le code du travail ? Comparez-le avec d’autres ouvrages qui le sont encore plus

Régulièrement mis en cause pour son épaisseur, le code du travail a pourtant bien moins grossi ces dernières années que d’autres codes juridiques.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 17h14
    |

            Samuel Laurent et 
Pierre Breteau








                        


La taille du code du travail est devenue, en France, l’argument générique utilisé pour critiquer la complexité de notre droit du travail. Après François Bayrou en mars 2013 et mai 2017, c’est l’Institut Montaigne – un club de réflexion plutôt libéral – qui fait remarquer, dimanche 28 janvier, qu’il était plus épais qu’A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, (qui oscille entre 2 400 et 4 200 pages en sept tomes, selon les éditions et l’interlignage).

Aujourd’hui, notre code du travail est plus épais et plus dense que le plus long des romans français. « À la recher… https://t.co/Q4culSyP3C— i_montaigne (@Institut Montaigne)


require(["twitter/widgets"]);

Repris en chœur, cet argument de la taille « se passe de commentaire », pouvait-on lire en 2013 sur le compte Twitter de la députée Valérie Boyer (Les Républicains), qui publiait à l’appui une photo montrant l’évolution, en poids et en nombre de pages, dudit code.

Ça se passe de commentaires .... http://t.co/4mXuXeFrVu— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


require(["twitter/widgets"]);

A contre-courant du discours plutôt libéral sur l’épaisseur du livre, un collectif de vingt-trois universitaires (le groupe de recherche pour un autre code du travail) proposait en mars 2017 une réécriture en profondeur pour le réduire à 408 pages. Principale raison invoquée :
« L’actuel code est complexe non seulement parce qu’il a été mal rédigé au fil des années, mais à chacun des ajouts s’est additionnée une pluie d’exceptions. »
Un code largement jurisprudentiel
Comme l’a calculé Slate.fr en juillet 2017, le code du travail n’est pas celui qui a connu la plus grosse inflation législative depuis 2003. Le code monétaire et financier a grossi de 12,8 % entre 2003 et 2013, celui de l’éducation de 6,3 % contre 3,4 % pour celui du travail.
« Il est loisible de s’effrayer face aux 3 000 pages de notre code [du travail] », écrivait l’économiste Jean-Yves Archer dans Le Figaro en 2015, avant de rappeler que l’accusé doit son épaisseur « aux textes législatifs et réglementaires », mais surtout « à la reproduction des principales jurisprudences », sans même évoquer les pages finales qui font la correspondance entre les anciens et les nouveaux textes. Autrement dit, ces 3 142 pages et leur épaississement viennent aussi bien du législateur que des magistrats.
Contactées par Le Monde, les éditions Dalloz n’ont pas encore répondu sur la proportion que ces reproductions de jurisprudence occupent dans la version 2017-2018 du code du travail, néanmoins on peut les estimer à environ un quart du total.

 #pachybiblior { font-family: Helvetica Neue, Helvetica, San Francisco, Roboto, Fira Sans, Segoe, Arial, sans-serif; border-top: 4px solid #16212c; padding: 10px 0; width: 100%; /* border-right: 1px solid #eef1f5; border-left: 1px solid #eef1f5;*/ border-bottom: 1px solid #eef1f5; color: #16212c; display: block; } #pachybiblior .livresauhasard { text-align: center; width: 100%; } #pachybiblior .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #pachybiblior .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #pachybiblior .texte { margin: 1rem .5rem; padding: 0 10px; } #pachybiblior .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #pachybiblior .monbouton { line-height: 100%; border: 1px solid transparent; border-radius: 3px; color: #383f4e; font-size: 1.6rem; font-family: Helvetica Neue, Helvetica, San Francisco, Roboto, Fira Sans, Segoe, Arial, sans-serif; line-height: 1.25; display: block; max-width: 400px; padding: 10px 24px 12px 24px; text-align: center; font-weight: 700; text-decoration: none; cursor: pointer; margin: 3rem auto; background-color: #fdc828; -webkit-touch-callout: none; -webkit-user-select: none; -khtml-user-select: none; -moz-user-select: none; -ms-user-select: none; user-select: none; } #pachybiblior .monbouton:hover { background-color: #fdd662; } #pachybiblior .monbouton:active { background-color: #eab001; } #auhasard .monpara { margin: 1rem; } #auhasard .monpara.livre { font-size: 1.8rem; } #auhasard .colleradroite { width: 100%; text-align: right; padding: 0 1rem; } #auhasard .grisou { color: #5d666d; padding-bottom: 1rem; } #auhasard .mongros { color: #dc2a1b; font-weight: bold; font-size: 1.8rem; line-height: 3rem; } #auhasard .mongros span { font-weight: normal; color: #16212c; display: block; } #auhasard svg { width: 40%; }
                                                                                
              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


 De l’épaisseur comme argument contre le droit du travailCliquez sur le bouton pour afficher au hasard un code juridique ou une œuvre selon son épaisseur, sachant que le code du travail fait 3 142 pages dans son édition 2017-2018. Un ouvrage au hasard                  

Guerre et Paix de Tolstoi", "editeur": "", "pages": 1572, "lien": "https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_et_Paix" }, { "article": "L'intégrale", "code": "Astérix, 37 albums", "editeur": "", "pages": 1924, "lien": "" }, { "article": "Le", "code": "Petit Larousse illustré", "editeur": "Larousse", "pages": 2048, "lien": "https://livre.fnac.com/a9601650/Collectif-Le-petit-Larousse-illustre-2017" }, { "article": "Le", "code": "code des sociétés", "editeur": "Dalloz", "pages": 2819, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-des-societes-2018-annote-et-commente.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de procédure pénale", "editeur": "Dalloz", "pages": 2880, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-procedure-penale-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code des transports", "editeur": "Dalloz", "pages": 2930, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-des-transports-2017-annote-commente.html#product_tabs" }, { "article": "Le ", "code": "code monétaire et financier", "editeur": "Dalloz", "pages": 3498, "lien": "https://www.lgdj.fr/code-monetaire-et-financier-edition-2017-9782247168552.html" }, { "article": "Le", "code": "code pénal ", "editeur": "Dalloz", "pages": 3096, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-penal-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "L'édition intégrale de la", "code": "Bible TOB", "editeur": "", "pages": 3110, "lien": "https://livre.fnac.com/a3097302/Collectif-La-Bible-TOB" }, { "article": "Le", "code": "code civil", "editeur": "Dalloz", "pages": 3140, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-civil-2022.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de procédure civile", "editeur": "Dalloz", "pages": 3254, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-procedure-civile-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de la sécurité sociale", "editeur": "LexisNexis", "pages": 3600, "lien": "http://boutique.lexisnexis.fr/7392-code-de-la-securite-sociale-2018" }, { "article": "Le", "code": "code de commerce ", "editeur": "Dalloz", "pages": 3836, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-commerce-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "L'intégrale", "code": "Lucky Luke, 79 albums", "editeur": "Dargaud", "pages": 4108, "lien": "" }, { "article": "Les 20 volumes", "code": "des Rougon Macquart, d'Emile Zola", "editeur": "", "pages": 9872, "lien": "" }, { "article": "Les volumes 1 à 72 de", "code": "Naruto (73 volumes) ", "editeur": "Kana", "pages": 14016, "lien": "http://www.kana.fr/produit/naruto/" }, { "article": "Les cinq ouvrages", "code": "50 shades, de E.L. James", "editeur": "", "pages": 2840, "lien": "" }, { "article": "Les sept tomes de", "code": "Harry Potter", "editeur": "Gallimard", "pages": 4395, "lien": "" } ];

/* ma variable des pages */

var epaisseurducode = 3142;

/* on exécute les fonctions une première fois */
dupliquerTableau();
onLance();


/* Quand on clique sur le bouton, ça lance la fonction */
document.getElementById("bingo").addEventListener('click', onLance);

/* on duplique les bouquins */
function dupliquerTableau() {
    bouquins = bouquinsoriginaux.slice(0)
};

/* la fonction de nettoyage du texte qui ajoute les insécables */
function nettoyage(texte) {
    return texte.replace(/ \?/g, " ?").replace(/ \?/g, " !").replace(/« /g, "« ").replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »").replace(/ »/g, " »")
};

/* La fonction d'aléatoire et d'afficage */
function onLance() {

    /* au hasard Balthazar */
    q = Math.floor(Math.random() * bouquins.length)
    e = bouquins[q]

    /* le calcul */

 3300) {
        longueur = (e.pages / epaisseurducode).toFixed(1) + " × plus épais"
    } else if (((epaisseurducode / e.pages) - 1).toFixed(1) == 0.0) {
        longueur = "aussi épais"
    } else {
        longueur = ((epaisseurducode / e.pages)).toFixed(1) + " × moins épais"
    }

    /* nos différentes lignes */

    mespages = (e.pages).toLocaleString() + " pages"
" + e.article + " " + nettoyage(e.code) + " " + mespages + ""
    edition = "(" + e.editeur
source"
    edition += ") "

    /* on écrit dans la page en fonction */

que le code du travail"
    document.getElementById("bouquin").innerHTML = moncode
 5) document.getElementById("editeur").innerHTML = edition
    else document.getElementById("editeur").innerHTML = ""

    /* si il en reste sinon on reduplique les citations pour repartir de zéro */
 1) {
        bouquins.splice(q, 1)
    } else {
        dupliquerTableau();
    }

};





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-6">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Prenant acte des faiblesses structurelles des Etats dans l’économie mondialisée, le président voit en l’entreprise l’institution primaire du capitalisme, mais aussi celles de la société et de l’administration de la vie de la cité, selon l’économiste Virgile Chassagnon dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le saint-simonisme moderne » d’Emmanuel Macron

Prenant acte des faiblesses structurelles des Etats dans l’économie mondialisée, le président voit en l’entreprise l’institution primaire du capitalisme, mais aussi celles de la société et de l’administration de la vie de la cité, selon l’économiste Virgile Chassagnon dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h37
    |

                            Virgile Chassagnon (Professeur d’économie au Centre de recherche en économie de l’université de Grenoble et directeur de l’Institut de recherche pour l’économie politique de l’entreprise)








                        



                                


                            

Alors qu’il a pourtant choisi de commencer le quinquennat par des mesures économiques dites impopulaires, la cote du président de la République progresse. Sa volonté de réformisme s’est emparée de l’agenda politique, renouvelé au gré de l’ouverture de nouveaux chantiers économiques.
Partisan d’une autre politique, Emmanuel Macron semble fonder son action sur un modèle d’émancipation entrepreneurial des personnes. Du travail à l’entreprise, le cheminement intellectuel du président se mue en une vision renouvelée du saint-simonisme, qui guide ses actes et ses postures politiques.
« A chacun selon sa capacité, à chaque capacité selon ses œuvres », cette phrase doctrinale bien connue de Saint-Simon pourrait très bien servir ces discours du président jalonnés par une éthique de l’efficacité collective pour laquelle il semble témoigner une grande foi. Et ce d’autant plus que l’œuvre de Claude-Henri de Rouvroy (1760-1825), comte de Saint-Simon, a reçu les sympathies d’intellectuels aussi bien libéraux que socialistes.
Développer les capacités des personnes
Il en est ainsi car ce philosophe de l’économie industrialiste a pensé le changement social de l’après-Révolution française en faisant de l’industrie aiguillée par le savoir scientifique le fer de lance d’une société postrévolutionnaire capable d’améliorer le sort de l’humanité par leur association dans le travail.
Saint-Simon en fut convaincu, le système industriel doit permettre de développer les capacités des personnes au profit de la société et d’orienter les institutions politiques en direction de l’intérêt général. Il écrivit dans l’un de ses ouvrages les plus influents, L’Industrie (1816-1817) : « L’industrie est une ; tous ses membres sont unis par les intérêts généraux de la production. »
Parmi les industriels, on retrouve tous les travailleurs, dont les conditions d’émancipation sociale sont le fruit de leur concours à la production des richesses...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-7">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les « fake news » sont d’abord « un marché »

L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
    |

                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice Halbwachs)








                        



                                


                            

L’éclairage. La mésinformation est un thème de recherche ancien dans de nombreuses disciplines académiques, dont l’économie, qui s’intéressent à ses acteurs, ses mécanismes, ses conséquences, ou encore ses régulations.
Depuis que les « fake news » sont au centre d’un important débat public, les chercheurs expriment une grande réticence au contrôle de l’information par l’Etat. Une loi contre les « fake news » apparaît, en effet, fort dangereuse. Une définition stricte des « fake news » comme une information dont le caractère erroné est vérifiable, intentionnellement diffusée et pouvant influencer le public, est en pratique inopérante. Car vérifier et démontrer l’intention demande du temps, et des moyens non négligeables.

De plus, bloquer la circulation d’information en temps réel – et non éventuellement censurer ou condamner a posteriori – nécessitera une définition bien plus large et floue de la fausse information, et donc une inévitable restriction de la liberté d’opinion.

Au mieux, l’usage d’une telle loi par l’Etat sera paternaliste. Au pire, la tentation de manipuler l’information sera grande, surtout en période électorale. Dans le cadre français, le filtre par un juge serait insuffisant, d’autant que la dépendance du parquet à la chancellerie sera maintenue. Que ferait d’un tel outil un Trump s’il était au pouvoir en France ? Par ailleurs, un contrôle étatique dans une démocratie légitimerait ceux déployés par les régimes autoritaires, participant ainsi du recul mondial des libertés.
Erosion de la crédibilité des médias traditionnels
Une loi ne peut donc servir la démocratie que si les « fake news » sont une menace plus significative encore. On ne peut nier qu’avec l’érosion de la surface et de la crédibilité des médias traditionnels et le développement des réseaux sociaux, la circulation de l’information a été bouleversée.
Mais quel en est, à l’heure actuelle, l’impact réel, notamment...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-8">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Analyse. Le déplacement en Corse du chef de l’Etat, le 6 février, constituera un temps fort, dont il faut souhaiter qu’il puisse faire entrer les relations entre l’île et le continent dans une nouvelle phase, explique le journaliste du service politique du « Monde », Patrick Roger.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Corse : les chemins du dialogue

Analyse. Le déplacement en Corse du chef de l’Etat, le 6 février, constituera un temps fort, dont il faut souhaiter qu’il puisse faire entrer les relations entre l’île et le continent dans une nouvelle phase, explique le journaliste du service politique du « Monde », Patrick Roger.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h37
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Analyse. La Corse connaît une situation politique nouvelle. Et, comme l’a fort justement dit le premier ministre Edouard Philippe lors de sa rencontre à Matignon, le 22 janvier, avec le président du conseil exécutif de la collectivité unique de Corse Gilles Simeoni et avec le président de l’Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni : à situation politique nouvelle, réponses politiques nouvelles.
Il s’agit maintenant de mettre les actes en conformité avec les mots. De ce point de vue, le déplacement en Corse du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, le 6 février, constituera un temps fort, dont il faut souhaiter qu’il puisse faire entrer les relations entre l’île et le continent dans une nouvelle phase.
Situation politique nouvelle, d’abord, parce qu’après des décennies de violence politique, entremêlée de règlements de comptes mafieux et de barbouzeries, les mouvements clandestins ont remisé les armes. Une accalmie que certains jugeront précaire. La Corse continue d’être « hantée par ses fantômes », comme l’a si bien décrit Antoine Albertini dans M, le magazine du Monde du 7 juillet 2017. L’économie insulaire est gangrenée par les activités illicites sous l’emprise du crime organisé. Sur ce dernier point, cependant, il n’est pas certain que ce soit une spécificité réservée à la Corse.

Situation politique nouvelle, ensuite, parce que les dernières élections territoriales de décembre 2017 pour la collectivité unique issue de la fusion des deux anciens départements et de l’ex-collectivité territoriale ont accordé une majorité absolue aux nationalistes de Pè a Corsica. Un large succès qui s’inscrit dans le sillage des conquêtes électorales du courant nationaliste à Bastia en 2014 puis aux élections territoriales de 2015 et, enfin, aux élections législatives de juin 2017, où il a remporté trois sièges de députés sur quatre. Ces derniers scrutins marquent l’effondrement du clanisme traditionnel qui a sédimenté...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-9">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La baisse s’explique en grande partie par l’instauration de la rupture conventionnelle individuelle, sorte de « divorce à l’amiable ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Les recours aux prud’hommes en chute libre depuis 2009

La baisse s’explique en grande partie par l’instauration de la rupture conventionnelle individuelle, sorte de « divorce à l’amiable ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h28
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Les salariés sont de moins en moins nombreux à demander réparation devant le conseil de prud’hommes. En 2016 – dernière année pour laquelle les données sont connues sur l’ensemble du territoire –, ils étaient un peu moins de 150 000 à porter un litige avec leur patron devant cette juridiction paritaire, dans laquelle siègent des représentants des employeurs et des salariés. Soit un chiffre en repli de « 18,7 % » en un an, précise un document de référence récemment diffusé par la chancellerie. La dégringolade est encore plus spectaculaire si l’on réfère au point haut atteint en 2009 : presque – 35 % en sept ans.
Deux explications sont citées par l’étude du ministère de la justice pour expliquer cette diminution. Il y a tout d’abord « le recours de plus en plus fréquent » à la rupture conventionnelle, un dispositif créé en 2008 qui permet à un patron et à son salarié de mettre fin au contrat de travail – d’un commun accord, en principe. Il rencontre un succès qui va crescendo, avec près de 421 000 séparations homologuées l’an dernier par les services du ministère du travail, un nouveau record. Or le boom de ces divorces « réduit fortement la probabilité » de se tourner vers les prud’hommes.
« Contexte social moins tendu »
Un autre facteur a joué dans le recul des affaires examinées par les juges prud’homaux : « La réforme (…) du 6 août 2015 », mentionne sans plus de précision le document du ministère de la justice. Une allusion à la loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économique », dite aussi « loi Macron », qui a instauré de nouvelles modalités pour saisir les prud’hommes avec, entre autres, l’obligation de remplir un formulaire Cerfa, dont la première version « était compliquée », confie un haut fonctionnaire ; la chancellerie, depuis, l’a « simplifié », ajoute-t-il. Le nombre de pièces à réunir, dès le tout début de la procédure, est, de surcroît, plus important qu’avant, ce qui « a pu rebuter » des salariés, reconnaît Jacques-Frédéric Sauvage, président (Medef) du conseil de prud’hommes de Paris. « C’est en train de se moduler », nuance-t-il.
Les arguments mis en avant au moment de l’examen de la « loi Macron » ont également pesé, selon un magistrat qui connaît très bien le système prud’homal. A l’époque, le législateur entendait remédier à la lenteur de juridictions submergées par le flot de dossiers. « On sent que les débats ont eu un véritable impact sur la présentation du contentieux et leur traitement par les conseils de prud’hommes », complète cette même source. Comme si l’embolie de l’institution, notamment en région parisienne, avait découragé des justiciables et conduit ceux-ci à ne pas poursuivre leur employeur.
L’amélioration de la conjoncture figure parmi les causes susceptibles de peser en faveur d’un reflux des litiges. « On est dans un contexte social moins tendu », considère Richard Muscatel, représentant de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) au sein du Conseil supérieur de la prud’homie. Et le nombre de licenciements économiques, prononcés dans le cadre de plans sociaux, est orienté à la baisse. Toutefois, le poids de ce facteur doit être relativisé car les ruptures de contrat de travail pour des raisons économiques alimentent très peu de dossiers aux prud’hommes : 1 502 en 2016, contre près de 119 000 qui sont issus de la contestation d’un licenciement pour motif personnel (faute commise par le salarié, insuffisance professionnelle, etc.)
Enfin, Gérard Behar, conseiller prud’homal (CFE-CGC) à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), pense que le dépérissement des contentieux est à mettre en relation avec l’émergence d’une nouvelle catégorie de salariés, « jeunes, qui changent facilement d’entreprises et qui ne se syndiquent pas du tout ».

        Lire aussi :
         

                Réforme du code du travail : « Aller aux prud’hommes, ce n’est jamais une partie de plaisir pour le salarié »



« Complexification de la procédure »
La diminution des requêtes est préoccupante car elle résulte, pour partie, de la « complexification de la procédure, qui crée des problèmes grandissants pour saisir les juridictions », affirme Didier Porte, membre (FO) du Conseil supérieur de la prud’homie. Ceux qui engagent des actions contre leur employeur ont de plus en plus besoin d’être assistés d’un avocat – alors qu’ils n’y sont pas tenus en première instance –, souligne Bernard Augier, président (CGT) du conseil des prud’hommes de Lyon. Se pose alors la question des honoraires à payer : l’aide juridictionnelle, accordée aux personnes à faibles ressources pour faire face aux frais de justice, est censée apporter une réponse mais elle est « difficile à obtenir », enchaîne M. Augier.
« Il se peut qu’à l’avenir, cette évolution à la baisse du nombre d’affaires se poursuive, voire s’accentue, puisque le plafonnement des indemnités, prévu dans les ordonnances de septembre 2017 réformant le code du travail, peut dissuader des salariés ayant peu d’ancienneté de saisir le juge prud’homal d’une contestation », commente Pierre Bailly, doyen honoraire de la chambre sociale de la Cour de cassation. Emmanuel Macron a rendu la procédure « moins intéressante pour les salariés, avec le nouveau barème », observe Me Maude Beckers, du Syndicat des avocats de France (SAF). Le phénomène soulève une question, celle de « l’accès aux droits », reconnaît Me Patrick Thiébart, du cabinet Jeantet, qui conseille des entreprises. En même temps, contrebalance-t-il, « tout était devenu prétexte à une action devant les prud’hommes ». D’après lui, « il vaut mieux que les parties en présence règlent leur litige en amont, par exemple en concluant une rupture conventionnelle, plutôt que de partir dans des contentieux qui durent plusieurs années ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-10">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Des élus de montagne qui assurent bénévolement la bonne distribution de l’eau refusent le transfert de cette compétence aux intercommunalités.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gestion de l’eau  : la rébellion des maires « fontainiers » de l’Isère

Des élus de montagne qui assurent bénévolement la bonne distribution de l’eau refusent le transfert de cette compétence aux intercommunalités.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h26
    |

            Béatrice Jérôme (Isère - envoyée spéciale)








                        



                                


                            
« On appelle ça une queue de renard », décrit le maire. La racine de fayard ou de sapin, longue de 80 cm, ressemble à la queue touffue d’un goupil. Serge Beschi l’exhibe comme un trophée. Cet ancien mineur, élu de La Motte-d’Aveillans, à 30 km au sud de Grenoble, l’a extraite il y a un an d’une conduite du réseau d’adduction qu’elle avait fini par obturer.
Comme souvent quand il « chasse la queue de renard », il en est venu à bout avec son pic et sa pelle, en creusant le long d’un sentier sous lequel passe une partie des 30 km du réseau qui dessert son bourg de 1 800 habitants.

Chaque lundi, Eric Balme, lui, monte au réservoir d’eau potable de son village. Le maire de Saint-Pierre-de-Méarotz, 140 habitants, en lisière du parc national des Ecrins, évalue la vitesse à laquelle l’eau que crache le gros tuyau remplit son seau. Si le débit est faible, il actionne la vanne bleue pour alimenter le circuit avec une autre source.
Dans ce sud montagneux de l’Isère, bon nombre de maires assurent ainsi tous les travaux du fontainier. Ces édiles se disent « attachés » à ces tâches comme à un dernier pouvoir que leur confère leur écharpe tricolore. Alors quand le gouvernement programme la fin prochaine du droit des maires, hérité de 1789, de veiller directement sur la distribution de l’eau potable et l’assainissement, ils se révoltent.
Réseaux d’eau « hors d’âge »
Mardi 30 janvier, l’Assemblée nationale devrait voter en première lecture une proposition de loi déposée par les députés LRM et MoDem qui prévoit le transfert de cette compétence aux communautés de communes (« com com ») au plus tard en 2026. Jusqu’à cette date, les maires qui siègent en « com com » pourront s’opposer au transfert si 25 % des communes représentant 20 % de la population votent contre.

Le texte de loi transpose le compromis intervenu au sein d’un groupe de travail transpartisan composé de seize sénateurs et députés piloté par...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-11">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’Observatoire national de l’action sociale relève que des solutions innovantes sont trouvées avec les moyens du bord.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mineurs isolés : les départements font face à l’urgence

L’Observatoire national de l’action sociale relève que des solutions innovantes sont trouvées avec les moyens du bord.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h18
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
C’est un dossier qui empoisonne les relations entre les départements et l’Etat. L’Assemblée des départements de France (ADF) a encore réaffirmé, par la voix de son bureau le 15 janvier, qu’elle refuserait de contractualiser les pactes financiers proposés par le gouvernement tant qu’aucune réponse concrète ne serait apportée quant à la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) et des allocations individuelles de solidarité. Sur le premier point, le premier ministre, Edouard Philippe, attend les conclusions d’une mission d’expertise, qui devrait rendre son rapport, commandé pour la mi-décembre 2017, dans la première quinzaine de février, avant d’annoncer un plan d’accompagnement.
Selon un rapport d’information du Sénat déposé en juin 2017, le nombre de mineurs non accompagnés pris en charge par les conseils départementaux s’établissait à 13 000 fin 2016 et devait atteindre 25 000 fin 2017, pour un coût total d’1,9 milliard d’euros. Dans la loi de finances pour 2018, 132 millions d’euros ont été budgétisés. Les départements sont débordés, les services saturés pour faire face à l’accueil, à l’évaluation et à la prise en charge de ces mineurs étrangers, même si leur nombre est sans commune mesure avec celui des populations accueillies dans d’autres pays comme l’Allemagne. Les associations dénoncent des conditions « indignes ».
« Protection de l’enfance »
Pourtant, révèle une étude de l’Observatoire national de l’action sociale (ODAS) rendue publique lundi 29 janvier, nombre de départements, avec les moyens du bord, malgré les contraintes financières, tentent de trouver des réponses adaptées et innovantes. « Ces départements se mettent à la hauteur du défi, assument leurs responsabilités de prise en charge des MNA une fois qu’ils leur ont été confiés », note Jean-Louis Sanchez, le délégué général de l’ODAS.
Les jeunes étrangers entrés sur le territoire sans référent parental font d’abord l’objet d’une évaluation et d’une mise...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-12">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Eric Heyer est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il revient pour « Le Monde » sur les conséquences de la croissance sur le marché du travail.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Avec ou sans croissance, le nombre d’emplois non pourvus demeure le même »

Eric Heyer est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il revient pour « Le Monde » sur les conséquences de la croissance sur le marché du travail.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h03
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
L’économie française a généré 250 000 emplois en 2017, cependant, selon les chiffres de Pôle emploi, le chômage a stagné. L’économiste de l’OFCE, Eric Heyer, décrypte les phénomènes qui viennent contrarier le reflux du chômage.
Les derniers chiffres de Pôle emploi montrent qu’en 2017 le chômage a stagné. Pourquoi ne baisse-t-il pas alors que la croissance est si forte ?
La vraie question, c’est plutôt : pourquoi ne baisse-t-il pas compte tenu des créations d’emplois ? Pour rappel, l’économie française en a généré 250 000 en un an. Des postes de meilleure qualité, qui plus est, selon l’Acoss [Agence centrale des organismes de Sécurité sociale] qui pointe une plus grande part des contrats à durée indéterminée. Ces chiffres sont en ligne avec la conjoncture. Ce qui nous fait nous demander si vraiment le chômage ne baisse pas. Car, à y regarder de plus près, la situation est plus complexe. Nous avons deux indicateurs : celui de Pôle emploi qui nous dit que le chômage stagne et celui de l’Insee qui, au contraire, colle parfaitement avec les chiffres de la croissance et le nombre d’emplois que l’économie française a créés.
En quoi les chiffres de l’Insee collent-ils avec la conjoncture ?
La population active française augmente d’à peu près 130 000 par an. Ce qui, une fois déduit du nombre de postes créés annuellement (250 000), nous laisse 120 000 postes pour les chômeurs. Or c’est bien 120 000 demandeurs d’emplois en moins que compte le pays en 2017. Pôle emploi, de son côté, nous dit que ce nombre ne baisse que de 15 000. Il y a donc des chances pour que cette statistique ne soit pas pertinente. La seule solution pour que ce chiffre soit correct, c’est que les chômeurs découragés, qui ne sont plus comptabilisés par l’Insee, reviennent en masse à la faveur de la reprise. Mais ce n’est pas ce que nous disent les enquêtes de l’Insee. Certes, on voit que, parmi ceux qui avaient baissé les bras à force...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-13">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Après un pôle social, un pôle écologiste se constitue, alors que les sensibilités libérales ou sécuritaires commencent à s’agréger. Pour certains, « le groupe n’est pas tenu ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Au sein du groupe LRM à l’Assemblée, des pôles s’organisent en ordre dispersé

Après un pôle social, un pôle écologiste se constitue, alors que les sensibilités libérales ou sécuritaires commencent à s’agréger. Pour certains, « le groupe n’est pas tenu ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 13h40
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
A terme, le groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale peut-il voir son unité se fragiliser ? Le risque est identifié depuis le début du quinquennat par les poids lourds de la Macronie, conscients de la difficulté de faire cohabiter dans un même ensemble 312 députés sans histoire commune, issus aussi bien de la gauche que de la droite, de la société civile comme de la politique professionnelle.
Sept mois après le début de la législature, le groupe majoritaire reste suffisamment soudé pour voter l’ensemble des projets de loi impulsés par l’exécutif. Mais il n’en demeure pas moins menacé par un symptôme de fragmentation, à la suite de l’émergence de plusieurs sous-groupes, qui se constituent autour de sensibilités idéologiques ou par affinités.
Le plus structuré d’entre eux est le « pôle social », piloté par la députée du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon. Alors que la politique du gouvernement penche à droite, trente-cinq élus LRM se retrouvent chaque semaine autour de la présidente de la commission des affaires sociales, ex-socialiste convertie au macronisme, afin de porter une voix plus sociale. Constitué au départ d’une poignée d’élus, ce groupe informel se structure de plus en plus pour représenter l’aile gauche parmi la majorité. Ses membres disent vouloir « peser en interne » pour mettre en avant leur sensibilité.
« Démarche constructive »
D’après nos informations, un autre groupe est en passe de se créer sur le même modèle, au sein de la majorité. Il s’agit d’un « pôle écologiste », piloté par le député des Bouches-du-Rhône, François-Michel Lambert, élu sous l’étiquette écologiste en 2012 puis réélu cinq ans plus tard sous l’étiquette LRM. 
« En germe depuis plusieurs mois, le projet de constituer ce pôle écologiste est désormais mûr. La première réunion aura lieu la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, mardi 6 ou mercredi 7 février », annonce M. Lambert au Monde. Ce dernier entend...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-14">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La gouvernance des entreprises a tout avantage à s’ouvrir aux parties prenantes »

André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h54
    |

André Coupet (Associé du cabinet Paris Montréal Conseil)







                        



                                


                            
Tribune. Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), qui sera débattu et voté au printemps, suscite, dans sa phase de consultation, quantité de propositions intéressantes notamment autour du thème « Partage de la valeur et engagement sociétal ».
Parmi celles-ci, l’idée qu’il y ait, bien davantage qu’aujourd’hui, des administrateurs salariés au conseil d’administration des entreprises fait l’objet de controverses, notamment quant au nombre de représentants des salariés et quant à la taille des entreprises concernées.
il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final
Ne nous trompons pas de débat. Il ne s’agit pas simplement de rééquilibrer le rapport de forces traditionnel en se disant qu’après tant d’années en faveur du capital, il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final. La loi sur l’intéressement peut bien être revue, mais elle existe depuis longtemps !
Il ne s’agit pas non plus de croire que développer l’actionnariat salarié va tout modifier ; déjà bien implanté en France, il n’a guère changé la donne. Son développement sous-entend qu’il faudrait absolument être actionnaire pour être administrateur alors que, ce faisant, on ne ferait que renforcer le statu quo du capitalisme actionnarial ; or c’est justement cette suprématie des apporteurs de fonds, ce droit de vie et de mort selon un seul point de vue, qu’il faut remettre en question !
Changement de modèle
Car l’entrée des salariés dans les conseils doit signifier un changement de modèle. Il est temps de basculer d’un système où la création de valeur est décidée et accaparée par les seuls actionnaires vers une économie de marché au sein de laquelle chaque entreprise atteint ses objectifs en investissant selon la nouvelle équation à l’origine des résultats, désormais fonction...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-15">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Mathieu Gallet peut-il être renvoyé de Radio France ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 09h49
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Mathieu Gallet sera-t-il le premier président de l’audiovisuel public destitué avant la fin de son mandat ? Le président de Radio France est sur la sellette depuis sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La justice, qui s’est prononcée le 15 janvier, lui reproche d’avoir favorisé deux sociétés de conseil en leur commandant des prestations sans respecter les règles des marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Si M. Gallet a fait appel de la décision et a exclu de démissionner de la présidence de Radio France, son sort est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui doit se prononcer sur son cas mercredi 31 janvier.
Mathieu Gallet peut-il être destitué ?
Le CSA l’a nommé à la tête de Radio France au début de 2014 pour un mandat de cinq ans, qui court donc théoriquement jusqu’en mai 2019. Mais la loi confère à l’instance le pouvoir de le révoquer : il suffit que la majorité de ses membres fasse ce choix et motive sa décision sur la base des critères de « compétence » et d’« expérience ».
Le Conseil a engagé une discussion dans ce sens le 17 janvier. Elle a prévu d’auditionner M. Gallet lundi 29 janvier et de rendre sa sentence le 31.
Reste à savoir si elle tiendra seulement compte de sa situation judiciaire (liée à son entreprise précédente, l’INA), ou également de son bilan à la tête de Radio France.
Le gouvernement a-t-il son mot à dire ?
Théoriquement, non. Le lien entre l’exécutif et les présidents de l’audiovisuel est officiellement coupé depuis la réforme Hollande de 2013 qui transféré le pouvoir de nomination du président de la République au CSA, pour renforcer l’indépendance des médias publics.
Publiquement, le gouvernement a toutefois invité le 16 janvier Mathieu Gallet et le CSA à « tirer les conséquences » de sa condamnation, par la voix de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Hasard ou non : le lendemain, l’institution ouvrait sa procédure.
Qui pour le remplacer en cas de destitution ?
Une telle décision serait une première dans l’histoire de l’audiovisuel français. Mathieu Gallet serait alors temporairement remplacé par e doyen d’âge du conseil d’administration, Jean-Luc Vergne.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Il faudrait alors organiser une nouvelle procédure pour choisir le nouveau président de Radio France. Le gouvernement n’ayant pas encore eu le temps de faire voter sa réforme, cette procédure se passerait très probablement selon les modalités actuelles, définies au début du mandat de François Hollande : il échoirait au CSA de choisir le ou la nouvelle présidente de la radio publique.
Mise à jour, le 30 janvier : le CSA ayant indiqué à Télérama que la limite d’âge de 65 ans ne s’appliquait pas aux situations d’intérim, c’est bien à Jean-Luc Vergne, et non à Frédérique Pfrunder, que pourrait revenir la présidence de Radio France.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-16">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Ce dispositif expérimental, approuvé par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, sera mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

A Nice, un policier dans certaines écoles dès septembre

Ce dispositif expérimental, approuvé par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, sera mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 12h19
    |

            Violaine Morin








                        


Un policier à l’école ? Dans quelques établissements de Nice, ce sera bientôt une réalité. La mairie l’a indiqué samedi 27 janvier, en marge d’un déplacement du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer : un dispositif expérimental va être mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat, avec un policier non armé présent à l’intérieur des murs. Une « première en France », selon le maire LR Christian Estrosi.
« C’est une expérimentation pour laquelle j’ai donné mon feu vert en tant qu’expérimentation, a expliqué le ministre dimanche dans « Questions politiques » sur France Inter. Cela permet de tester des choses à petite échelle et de voir ce que cela donne. » « Le policier non armé à l’intérieur de l’école (…) va vivre au quotidien avec les enfants et va en fait s’intégrer dans leur vie », a-t-il ajouté. L’expérimentation devrait commencer « prochainement », a déclaré le ministre. La mairie de Nice avait déjà précisé que le dispositif serait « mis en place à la rentrée prochaine ».

        Lire aussi :
         

                Comment Jean-Michel Blanquer travaille et s’entoure pour repenser l’école



Une cible privilégiée
Après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice a mis en place des vigiles devant les écoles, remplacés depuis par des policiers. La ville s’est dotée d’une salle de vidéosurveillance consacrée aux écoles, en plus d’alarmes anti-intrusion, de boutons d’alerte et badges d’accès. L’idée d’affecter des policiers municipaux dans les écoles avait déjà été évoquée au printemps 2017. Elle avait alors été critiquée par la fédération des parents d’élèves FCPE et les syndicats enseignants, et rejetée par la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem.
L’annonce du maire « pourrait s’avérer dangereuse pour le policier municipal non armé en faction dans l’école, a souligné dimanche le Syndicat de défense des policiers municipaux. Il est évident qu’en cas d’attaque terroriste dans une école, le policier sera une cible privilégiée », sans moyen de défense. Le syndicat enseignant CGT Educ’action a « condamné » la mesure, sur fond d’austérité budgétaire : « Ce qu’il faut à la prévention, ce n’est pas un policier ou une policière dans les écoles, mais du budget pour les services sociaux ». La FCPE a jugé la proposition « démagogique ».
Reste à savoir comment le partenariat école-police se mettra en place dans les établissements. En 2016, le rapport Ipogees (Interventions des policiers et des gendarmes en matière de sécurité des établissements scolaires), corédigé par Anne Wuilleumier et Eric Debarbieux, pointait la réticence de certains professeurs à accepter l’irruption de la police à l’école pour raisons de sécurité. Un témoignage de conseiller principal d’éducation y soulevait la question de l’image des forces de l’ordre, leur présence étant souvent associée par les élèves à un « événement grave ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-17">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Matignon a fait savoir que le ministre du budget gardait « toute sa confiance » après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Les Républicains appellent Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, à démissionner

Matignon a fait savoir que le ministre du budget gardait « toute sa confiance » après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 14h20
    |

                            Le Monde.fr et 
Cédric Pietralunga








                        


Gérald Darmanin « n’a pas d’autre choix que de démissionner », a estimé lundi 29 janvier l’une des porte-parole des Républicains (LR), Laurence Saillet, après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol à l’encontre du ministre des comptes publics samedi.
« Nous respectons la présomption d’innocence. Mais compte tenu des graves accusations qui sont portées, et pour la sérénité de l’action publique, nous pensons qu’il n’a pas d’autre choix que de démissionner. »
Un peu plus tôt, sur l’antenne de RFI, une autre porte-parole de LR, Lydia Guirous, avait évoqué des accusations « très graves ». « Sur un plan politique, on voit bien que le monde vertueux, irréprochable d’Emmanuel Macron se casse la figure », a-t-elle dit, citant les noms de Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, mis en cause dans des affaires et qui ont quitté le gouvernement d’Edouard Philippe.
Défense du gouvernement
Dès l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire, le gouvernement est monté au créneau pour défendre le ministre. Moins de deux heures après la parution de l’édition datée des 28 et 29 janvier du Monde, qui a révélé l’information, Matignon a adressé un message à l’AFP et à BFM-TV disant que « M. Darmanin a toute [l]a confiance » du premier ministre, Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



Selon l’entourage du chef du gouvernement, « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits » et avait « rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet ». « La justice est de nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance », ajoute-t-on à Matignon, rappelant que l’exclusion automatique du gouvernement ne vaut qu’en cas de mise en examen. Interrogé par Le Monde, l’Elysée n’a pas souhaité réagir.
Du côté du gouvernement, la solidarité prime également. Invitée dimanche sur RTL, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a estimé que M. Darmanin pouvait « rester au gouvernement ». Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a dit, dimanche sur BFM-TV, que l’ancien proche de Nicolas Sarkozy aurait « à se défendre, et qu’il [aurait] à amener tous les éléments pour parfaire sa défense, mais c’est la présomption d’innocence qui bien évidemment s’applique à lui, comme à tout concitoyen ». « Je pense qu’il est important que le pouvoir judiciaire puisse travailler sereinement sans avoir telle ou telle déclaration qui pourrait être considérée comme une intervention et un non-respect de cette séparation », a abondé Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, lundi 29 janvier sur France Inter.
Un certain embarras
D’habitude prompts à défendre l’un des leurs, les parlementaires de La République en marche (LRM) se sont montrés discrets vis-à-vis de M. Darmanin, qui a rejoint le mouvement macroniste en novembre après son exclusion du parti Les Républicains. Seul Richard Ferrand s’est permis de rappeler, dimanche sur France 3, que l’ancien maire de Tourcoing avait « la confiance du premier ministre et de la majorité ». « Toute personne qui subit une plainte est condamné à souffrir en silence jusqu’à ce que la justice dise le droit », a ajouté le député (LRM) du Finistère, en faisant allusion à l’affaire des Mutuelles de Bretagne dans laquelle il est lui-même impliqué.
De son côté, Manuel Valls, député apparenté LRM de l’Essone, a apporté son soutien au ministre. « Je le connais, c’est un garçon de talent, je ne préjuge de rien, il a évidemment mon soutien », a-t-il dit sur LCI. Il a également appelé la justice à aller « vite pour que Gérald Darmanin ne vive pas avec cette accusation infâme. »
Dans l’opposition, la sénatrice (PS) de l’Oise, Laurence Rossignol, s’est permis de critiquer ouvertement le ministre des comptes publics. Dimanche, sur Radio J, la socialiste a déclaré que les faits étaient « embarrassants » pour un gouvernement « qui a inscrit l’égalité hommes-femmes au premier plan de ses projets pour le quinquennat ». « On est là sur une accusation au cœur de ce que le combat féministe porte aujourd’hui, l’articulation entre les violences sexistes, sexuelles et les inégalités, a ajouté l’ancienne ministre des familles et des droits des femmes, estimant que c’est à la justice de qualifier les faits et d’établir la réalité des faits. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-18">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national a été crédité de 7,5 % des voix, contre 2 % à Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

A Belfort, le FN et les Patriotes sortent perdants des législatives partielles

Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national a été crédité de 7,5 % des voix, contre 2 % à Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h21
    |

            Lucie Soullier








                        



   


Un premier test pour le pouvoir en marche, estimait nombre d’observateurs au sujet des deux législatives partielles qui se sont tenues, dimanche 28 janvier, près de neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Mais, dans la première circonscription du Territoire de Belfort, le duel avait lieu surtout à l’extrême droite. Deux candidatures se faisaient face : Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national, affrontait Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes, la formation lancée par l’ex-numéro deux du FN, Florian Philippot, après sa rupture avec Marine Le Pen.
Et la balance est sans appel. Mme Montel n’a récolté que 2 % des voix. Le score est « certes modeste », admet Florian Philippot dans un communiqué. Côté frontiste, l’heure n’est pas non plus aux célébrations. Leur candidat a chuté de 10 points par rapport au score du mois de juin, passant de 17,5 % à 7,5 %.
Défilé peu convaincant
Les deux mouvements n’avaient pourtant pas ménagé leurs ténors. Visite à la Société protectrice des animaux, rencontre avec les commerçants, sortie d’usine… Florian Philippot a assuré plusieurs déplacements aux côtés de sa tête d’affiche. Les députés frontistes, Gilbert Collard et Sébastien Chenu, ou encore le secrétaire général du FN et maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, se sont, quant à eux, succédé dans les rues de Belfort pour soutenir le candidat local. Un défilé qui n’a pas su convaincre leurs électeurs.

        Lire aussi :
         

                Législatives partielles à Belfort et dans le Val-d’Oise : les candidats LR et LRM respectivement en tête



Au premier rang du scrutin, c’est finalement le candidat du parti Les Républicains, Ian Boucard – dont l’élection avait été invalidée en décembre – qui a devancé celui de La République en marche, Christophe Grudler. Les deux hommes s’affronteront une nouvelle fois au second tour, le 4 février. La France Insoumise, avec Anaïs Beltran, se hisse en troisième position, à 11,6 % des voix. Mais le grand gagnant du vote est sans conteste l’abstention, avec plus de 70 % au premier tour. Soit moins d’un électeur sur trois qui s’y est déplacé pour choisir son député.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-19">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ A l’issue du premier tour de scrutin, un test que la majorité ne voulait pas manquer, la candidate LRM Isabelle Muller-Quoy est arrivée en tête avec 29,28 % des suffrages.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dans le Val-d’Oise, la législative partielle donne une victoire éclatante à l’abstention

A l’issue du premier tour de scrutin, un test que la majorité ne voulait pas manquer, la candidate LRM Isabelle Muller-Quoy est arrivée en tête avec 29,28 % des suffrages.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 10h23
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

On ne se bouscule pas dans les isoloirs, ce dimanche 28 janvier à Pontoise. Dans la salle polyvalente du groupe scolaire des Cordeliers, le bureau 6 détient à midi un record sans prestige. Une centaine de votants sur plus de 700 inscrits, un des meilleurs chiffres de la ville pour cette élection législative partielle. « C’est pas glorieux », concède un assesseur.
Dans la 1re circonscription du Val-d’Oise, le scrutin de juin 2017 a été annulé par le Conseil constitutionnel. La gagnante, la candidate de La République en marche (LRM) Isabelle Muller-Quoy, avait choisi un suppléant inéligible. L’ex-députée s’est à nouveau qualifiée pour le second tour, dimanche soir, avec 29,28 % des voix. Dimanche 4 février, elle affrontera, comme en juin 2017, le candidat Les Républicains (LR) Antoine Savignat (23,67 %).

Cette élection partielle, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, était particulièrement attendue par LRM. Les cadres de la majorité se sont d’ailleurs succédé pour soutenir la campagne de Mme Muller-Quoy, première députée macroniste à briguer sa réélection. Après la visite de Christophe Castaner, patron du parti, et d’Agnès Buzyn, ministre de la santé, Edouard Philippe doit faire le déplacement dans l’entre-deux-tours. Difficile de tirer des leçons des résultats de dimanche soir tant la participation a été faible (20,33 %), mais la candidate LRM a perdu 6,7 points tandis que LR en gagne presque 6. L’écart de voix, beaucoup plus faible qu’en juin, augure d’un second tour très ouvert.
« Marre des vieux croûtons »
L’état des lieux du macronisme se ressent davantage dans les propos des citoyens qui se sont déplacés. « Je suis plutôt à droite mais je ne regrette absolument pas mon choix pour Macron », raconte ainsi, à la sortie du bureau 6, Hélène, 66 ans, un œil sur ses petits-fils à vélo dans la cour de l’école. Elle énumère le « dynamisme, la rapidité d’exécution, l’impact...




                        

                        


<article-nb="2018/01/30/19-20">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Trois auteurs interrogent chacun dans leur livre l’expression, en France, d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation des pratiquants.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Des catholiques contre la tentation identitaire

Trois auteurs interrogent chacun dans leur livre l’expression, en France, d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation des pratiquants.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 08h42
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Livres. Des catholiques s’inquiètent du raidissement identitaire d’une partie de leurs coreligionnaires en France, pris par l’angoisse du déclin, et ils l’écrivent. Depuis les grandes manifestations contre le mariage pour tous, en 2012 et 2013, on a beaucoup scruté la remobilisation des catholiques dans la sphère politique, la place de plus en plus visible d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation électorale d’une part importante des pratiquants, que le vote en faveur du Front national ne rebute pas plus, désormais, que la moyenne de l’électorat. Tandis que ce courant prenait alors confiance en sa capacité d’expression – alors même qu’il avait essuyé une défaite sur le terrain législatif –, des groupements politiques ou associatifs se sont structurés, des sites Internet sont apparus pour entretenir la flamme, des initiatives missionnaires se sont multipliées.
Les catholiques de « la droite de Dieu » ont pris conscience qu’ils sont désormais une composante minoritaire d’une société largement déchristianisée
En novembre 2016, la victoire de François Fillon à la primaire de la droite a témoigné de l’ambition de cette mouvance de demeurer un acteur dans la sphère politique. La situation intenable pour les minorités religieuses, notamment chrétiennes, en Irak puis en Syrie, créée par les conquêtes territoriales de l’organisation Etat islamique à partir de l’été 2014, l’a tenue mobilisée. En revanche, le mouvement des réfugiés qui a suivi l’a déstabilisée, réactivant l’angoisse d’une dissolution du marqueur chrétien dans notre pays.
Trois livres très différents interrogent ce glissement, considéré comme une conséquence du sentiment douloureux d’être de plus en plus étranger au reste de la société. Avec les outils du sondeur, Jérôme Fourquet répertorie les manifestations de cette évolution récente. Pour le directeur du département « opinions » de l’IFOP, ces quelques années ont été, pour ces catholiques de « la droite de Dieu »,...




                        

                        

