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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.
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Droits d’auteur : le conflit repart entre Canal+ et la SACD

La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h17
    |

            Nicole Vulser








                        



   


La paix armée entre Canal+ et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) n’a pas duré. « Depuis le 1er janvier 2018, la chaîne premium Canal+ et C8 [filiale du groupe de Vincent Bolloré] diffusent sans autorisation et au mépris de la réglementation française, des droits d’auteur », a expliqué mardi 30 janvier Pascal Rogard, directeur général de la SACD.
Ce dernier a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) voici quinze jours sur ces deux cas, et a saisi les responsables des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il a par ailleurs écrit à la ministre de la culture, Françoise Nyssen, pour lui demander « de faire cesser des pratiques que l’on n’a jamais vu dans l’audiovisuel » – hormis une seule fois avec la chaîne Numéro 23 de Pascal Houzelot.
Selon M. Rogard, la ministre « estime que le président du CSA est compétent pour infliger des sanctions à Canal+ s’il ne respecte pas le droit d’auteur » et Mme Nyssen l’a assuré qu’« elle étudierait si besoin avec les parlementaires un renforcement de la législation en la matière ». La prochaine échéance de Canal+ est fixée en avril. « Si Canal+ ne paie pas on ira au tribunal », a déclaré M. Rogard.
Un sérieux conflit avait déjà opposé en 2017 la SACD ainsi que les autres sociétés de gestion de droits à Canal+ puisque le groupe de Vincent Bolloré voulait revoir à la baisse – d’abord de 30 % puis de 20 % – ses contrats avec les sociétés d’auteur en 2017. « Michel Siboni [qui négocie pour le compte de Canal+] applique les méthodes de la grande distribution », affirme M. Rogard. « Cela revenait à abaisser les droits des auteurs de la SACD de 40 % », dit-il. En raison de la chute du nombre d’abonnés, ces droits dont le montant est corrélé au chiffre d’affaires de Canal+, se sont en effet déjà érodés de 20 % entre 2015 et 2017, a rappelé M. Rogard.
« Affameur »
Il a tenu bon et poursuivi en justice le groupe de Vincent Bolloré. Juste avant que ce litige ne soit tranché par le Tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) Canal+ a finalement réglé à la SACD l’intégralité des droits d’auteur dus au titre de 2017. Aussi bien pour la chaîne « premium » que pour les chaînes satellites. Soit un peu moins de 30 millions d’euros au total.
« Nous renégocions seuls avec Canal+ les contrats avec les chaînes satellites qui étaient auparavant conclus en commun avec la Sacem (musique) et la SCAM (documentaires) », explique M. Rogard.
Ce dernier a eu beau jeu de rappeler que les salaires fixes des cinq membres du directoire de la maison mère de Canal+ avaient progressé de 41 % en 2016 et que le résultat opérationnel ajusté (Ebitda) de Groupe Canal (hors restructurations) devrait croître de plus de 30 % en 2017 pour atteindre 365 millions d’euros. Tout en traitant Vincent Bolloré « d’affameur » puisque le droit d’auteur est considéré comme « une créance alimentaire », M. Rogard s’est dit « confiant dans le droit », et a promis que les avances versées aux auteurs par la SACD le seraient le temps que Canal+ verse ce qui est dû.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Alors que les mondes arabe, perse, turc et kurde traversent de fortes turbulences en ce début d’année 2018, les meilleurs spécialistes revisitent l’histoire de cette civilisation millénaire dans ce « hors-série » du « Monde », pour comprendre comment cette région est devenue, en un peu plus d’un siècle, une terre d’affrontements aux conséquences géostratégiques mondiales.
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Une histoire du Proche-Orient multimillénaire contrastée

Alors que les mondes arabe, perse, turc et kurde traversent de fortes turbulences en ce début d’année 2018, les meilleurs spécialistes revisitent l’histoire de cette civilisation millénaire dans ce « hors-série » du « Monde », pour comprendre comment cette région est devenue, en un peu plus d’un siècle, une terre d’affrontements aux conséquences géostratégiques mondiales.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 17h15
    |

Chantal Cabé (Rédactrice en chef adjointe de « La Vie ») et Michel Lefebvre (Responsable des hors-séries du « Monde »)







                        



   


Le ciel tourmenté du Proche-Orient ne doit pas éclipser ses lumières. Pendant des siècles, ce foyer de civilisations a irradié l’humanité tout entière. Il suffit de quelques marqueurs pour saisir la singularité historique de cette région du monde. De l’invention de l’écriture par les Sumériens à la naissance du christianisme, de l’Egypte pharaonique aux splendeurs de Babylone, de l’illustre Saladin au puissant calife de la Sublime Porte… L’Occident s’est construit dans l’héritage de ce glorieux patrimoine venu des pays d’Orient, le Proche ou le Moyen, selon.
Mais comment, en à peine un siècle, ce Proche-Orient si longtemps porteur des lumières de l’« âge d’or » arabo-musulman est-il devenu un terrain de violences et d’affrontements, un nœud d’enjeux stratégiques, avoués ou dissimulés, un vecteur d’identités, sociales ou religieuses, aussi fortes qu’antagonistes ?
La force attractive de cette partie de l’Orient trouve son originalité dans un espace géographique réduit où se sont côtoyés et entremêlés quantité de peuples (Arabes, Turcs, Kurdes, Perses…), de religions (islam, judaïsme, christianisme) et de cultures (byzantine, arabe, ottomane, persane).
Cette puissance de rayonnement fut encore renforcée au cours du dernier siècle. Car nulle part ailleurs sur la planète, les grandes nations n’ont une telle proximité. L’Occident y a successivement affronté le bloc soviétique (URSS), l’Iran, la péninsule Arabique, la Russie, la Turquie… Au point que, depuis 1945, le centre de gravité des relations internationales semble bien s’être fixé au Proche-Orient, nourri par l’enlisement du conflit israélo-palestinien.
Forces centrifuges de puissances néfastes
Aujourd’hui encore, cette région constitue un axe autour duquel les puissances, régionales et mondiales, se chevauchent et s’entrechoquent, avec pour effet immédiat la décomposition de trois États arabes (Irak, Syrie, Yémen). Le résultat de ces chocs est connu : les peuples si divers d’un Levant pluriethnique et multiconfessionnel n’ont guère réussi jusqu’ici à écrire par eux-mêmes leur histoire commune.
La déclaration unilatérale du président américain Donald Trump en décembre 2017 sur le statut de Jérusalem est une nouvelle preuve de ces ingérences destructrices. Une fois encore, en raison notamment de la richesse de ses ressources naturelles (pétrole et gaz), la région semble condamnée à subir les forces centrifuges de puissances extérieures et néfastes.
La force attractive de cette partie de l’Orient trouve son originalité dans un espace géographique réduit où se sont côtoyés et entremêlés quantité de peuples et de religions
Cette nouvelle édition de L’Histoire du Proche-Orient n’entend pas fournir une seule clé qui, telle un passe-partout, ouvrirait toutes les portes de cette terre si composite. L’Histoire est faite d’une infinité d’événements complexes qui s’accommodent mal de ce genre de raccourci.
Pour analyser et comprendre, nous avons misé sur un large trousseau. C’est donc avec le souci de réintroduire la lumière dans l’ombre apparente, à l’aide de cartes et de documents inédits, par la diversité d’analyse des journalistes de nos deux rédactions accompagnés des meilleurs spécialistes, que nous vous invitons à (re) découvrir l’histoire de ce berceau millénaire de civilisations. Par-delà les préjugés et au-delà des émotions.
L’Histoire du Proche-Orient. 10 000 ans de civilisation, « hors-série » du Monde, nouvelle édition, 188 pages, 12 euros, en vente en kiosques auprès de la boutique du Monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Alors que le réseau social est en train de changer les règles de visibilité des articles et vidéos postés par les « pages », voici nos conseils pour continuer à voir les contenus estampillés « Le Monde ».
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Astuce : comment continuer à voir les contenus du « Monde » sur Facebook

Alors que le réseau social est en train de changer les règles de visibilité des articles et vidéos postés par les « pages », voici nos conseils pour continuer à voir les contenus estampillés « Le Monde ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h42
    |

            Michaël Szadkowski








                        


Facebook a annoncé récemment qu’il était en train de changer les règles de visibilité des contenus postés par les « pages ». Ce qui pourra avoir un impact sur la visibilité des médias d’information, qui utilisent celles-ci pour diffuser leurs actualités.
C’est notre cas au Monde, où nos journalistes travaillent quotidiennement pour alimenter notre page Facebook « Le Monde », et nos pages thématiques : « Le Monde Sport » ; « M le magazine » ; « Le Monde politique » ; « Le Monde Campus » ; « Les Décodeurs » ; « Le Monde Afrique » ; « Big Browser » ; « Pixels » ; « Le Monde Cultures » ; « Le Monde Environnement et sciences » ; « Le Monde international » ; « Le Monde en cartes » ; « Le Monde événements ».
Comment continuer à voir les pages Facebook du « Monde »
Il existe une solution pour indiquer à Facebook que vous souhaitez voir autant, ou davantage, les informations postées par ces pages. En vous rendant sur les liens indiqués plus haut, et après avoir « aimé » ces pages, vous pouvez signifier à Facebook que vous souhaitez voir leurs publications « en premier » dans votre fil d’actualité.
Ceci en cliquant sur le bouton « déjà abonné(e) ». Voici comment faire dans votre navigateur :

   


Et sur mobile (application, ou site mobile Facebook) :

   



   


Vous pouvez également à cette occasion activer les notifications liées aux pages, qui peuvent servir lorsque nous organisons des événements (comme « Le Monde Festival »), ou si nous démarrons une vidéo en direct.
Vos clics et coups de pouce quotidiens sur Facebook ont également un impact. N’hésitez pas à réagir lorsque vous tombez sur une publication du Monde sur le réseau social, en la commentant ou en la partageant à vos contacts après avoir lu l’article. On le sait, les algorithmes de Facebook veulent avant tout vous montrer des contenus pour lesquels vous devriez porter un intérêt, en fonction de votre historique Facebook, de vos contacts et des centres d’intérêts qui se dégagent de votre profil. En partageant, commentant, ou réagissant aux articles du Monde, qu’ils soient postés par nos pages ou par vos amis Facebook, vous indiquez à Facebook que vous êtes intéressés par nos informations. Cela favorisera la visibilité de ce que nous postons dans votre fil Facebook par la suite.
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Ils sont également à l’œuvre pour animer des discussions sur l’actualité et répondre à des questions dans les commentaires des publications Facebook, dans le respect de notre charte de bonne conduite. Nos autres pages Facebook, qui ciblent des thématiques plus précises, diffusent uniquement nos dernières informations en lien avec le sujet traité.
Comment lire l’intégralité du « Monde »
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.
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édition abonné


Les « fake news » sont d’abord « un marché »

L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
    |

                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice Halbwachs)








                        



                                


                            

L’éclairage. La mésinformation est un thème de recherche ancien dans de nombreuses disciplines académiques, dont l’économie, qui s’intéressent à ses acteurs, ses mécanismes, ses conséquences, ou encore ses régulations.
Depuis que les « fake news » sont au centre d’un important débat public, les chercheurs expriment une grande réticence au contrôle de l’information par l’Etat. Une loi contre les « fake news » apparaît, en effet, fort dangereuse. Une définition stricte des « fake news » comme une information dont le caractère erroné est vérifiable, intentionnellement diffusée et pouvant influencer le public, est en pratique inopérante. Car vérifier et démontrer l’intention demande du temps, et des moyens non négligeables.

De plus, bloquer la circulation d’information en temps réel – et non éventuellement censurer ou condamner a posteriori – nécessitera une définition bien plus large et floue de la fausse information, et donc une inévitable restriction de la liberté d’opinion.

Au mieux, l’usage d’une telle loi par l’Etat sera paternaliste. Au pire, la tentation de manipuler l’information sera grande, surtout en période électorale. Dans le cadre français, le filtre par un juge serait insuffisant, d’autant que la dépendance du parquet à la chancellerie sera maintenue. Que ferait d’un tel outil un Trump s’il était au pouvoir en France ? Par ailleurs, un contrôle étatique dans une démocratie légitimerait ceux déployés par les régimes autoritaires, participant ainsi du recul mondial des libertés.
Erosion de la crédibilité des médias traditionnels
Une loi ne peut donc servir la démocratie que si les « fake news » sont une menace plus significative encore. On ne peut nier qu’avec l’érosion de la surface et de la crédibilité des médias traditionnels et le développement des réseaux sociaux, la circulation de l’information a été bouleversée.
Mais quel en est, à l’heure actuelle, l’impact réel, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Notre présentation en « une » du « Monde » du projet de stockage de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure a été critiquée. Aurions-nous été alarmistes ?
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édition abonné


L’art et la manière de titrer en « une »

Notre présentation en « une » du « Monde » du projet de stockage de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure a été critiquée. Aurions-nous été alarmistes ?



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h44
    |

                            Franck Nouchi (Médiateur du "Monde")








                        



                                


                            
La chronique du médiateur. Rédiger un bon titre à la « une » du Monde est un exercice difficile. Le cahier des charges du titreur, tel qu’il est résumé dans Le Livre de style du Monde de 2004, a de quoi impressionner le néophyte :
« Un titre informe en quelques mots sur le contenu et la nature d’un article. Il se concentre sur une seule information. Son rôle peut se comparer à celui d’une vitrine : il s’agit d’attirer l’œil, de retenir l’attention d’entrée de jeu par la qualité et la nouveauté de l’information. On peut énoncer quelques règles simples :
Un titre doit aller à l’essentiel sans déformer ;
Un titre doit être précis, le plus souvent possible concret ;
Un titre doit se caractériser par son dynamisme. Il privilégie les verbes à la voix active ;
Un titre ne peut contenir un élément de fait (ou une idée) qui ne figure pas dans l’article. »
Fort de ces directives, j’ai été interpellé par de nombreux lecteurs à la suite d’un titre du Monde (daté 16 janvier) jugé par plusieurs d’entre eux outrancier, voire tendancieux. Renvoyant à une interview que nous avait accordée Pierre-Franck Chevet, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il était ainsi rédigé, sur quatre colonnes au-dessus de la pliure de la « une » : « Nucléaire : l’ASN juge le projet de Bure dangereux ».
A l’intérieur du journal, en page 6, le titre, rédigé par la chefferie du service Planète, était : « Stockage radioactif de Bure : “Une copie à revoir” ». L’expression était une citation extraite de l’entretien que M. Chevet avait accordé à Pierre Le Hir, journaliste au service Planète.
Les « réserves » de Pierre-Franck Chevet
Un courriel de Clément Lemaignan (Voreppe, Isère), ancien directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), résume assez bien l’état d’esprit des lecteurs qui m’ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le réseau social a annoncé plusieurs mesures visant à modifier son fil d’actualité ces dernières semaines et dit vouloir ainsi favoriser « l’engagement citoyen ».
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Facebook veut privilégier les informations locales

Le réseau social a annoncé plusieurs mesures visant à modifier son fil d’actualité ces dernières semaines et dit vouloir ainsi favoriser « l’engagement citoyen ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h13
   





                        



   


Facebook a de nouveau annoncé, lundi 29 janvier, une modification du fil d’actualité qui s’affiche chez ses utilisateurs. Dorénavant, les informations locales seront valorisées dans ce « news feed », aux Etats-Unis dans un premier temps, puis dans d’autres pays dans le courant de l’année.
Concrètement, Facebook compte identifier les sources d’informations locales en analysant la concentration de clics dans une zone géographique donnée. « Si une publication vient d’une source dans votre zone, et que vous suivez sa page ou que vos amis la partagent, elle devrait apparaître plus haut dans votre news feed », écrit Facebook. « Il n’y a pas de restriction concernant les sources éligibles », précise l’entreprise, « ce qui veut dire que de grands médias locaux vont en bénéficier, mais aussi des publications qui se concentrent sur des sujets de niche comme le sport local ».
L’objectif affiché est de proposer des informations présentées comme moins clivantes par Facebook. Mark Zuckerberg, qui a relayé cette initiative sur sa page Facebook, évoque des études selon lesquelles « lire des informations locales est directement corrélé à l’engagement citoyen ».
« Quand j’ai voyagé l’an dernier partout dans le pays, les gens n’arrêtaient pas de me dire à quel point nous avions tous des choses en commun, à condition de dépasser les problèmes nationaux les plus clivants. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils pensaient que si on pouvait baisser d’un cran la température sur les problèmes les plus clivants, et se concentrer à la place sur les questions locales concrètes, alors nous ferions davantage de progrès ensemble. »
Rendre « précieux » le temps passé sur Facebook
Pour Mark Zuckerberg, cela sert à « s’assurer que le temps que nous passons tous sur Facebook soit plus précieux ». Il s’agit du nouveau credo de Facebook, qui a décidé, en début d’année, de revoir complètement la hiérarchie des publications dans le fil d’actualité des utilisateurs, afin de leur proposer « du contenu pertinent » et de revenir à « ce que Facebook fait de plus important : aider à nous connecter les uns les autres ».
Attaqué de toutes parts ces derniers mois, Facebook a notamment été accusé de briser le lien social, de favoriser les contenus sensationnalistes et les fausses informations, et d’être le vecteur de manipulations politiques. En réponse, Facebook a annoncé plusieurs modifications en janvier. La première consiste à favoriser les contenus publiés par les proches des utilisateurs, au détriment de contenus publiés par des médias et des marques en général. La seconde, à privilégier les médias « fiables », qui seront déterminés par les utilisateurs du réseau social eux-mêmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.
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Mathieu Gallet peut-il être renvoyé de Radio France ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 09h49
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Mathieu Gallet sera-t-il le premier président de l’audiovisuel public destitué avant la fin de son mandat ? Le président de Radio France est sur la sellette depuis sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La justice, qui s’est prononcée le 15 janvier, lui reproche d’avoir favorisé deux sociétés de conseil en leur commandant des prestations sans respecter les règles des marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Si M. Gallet a fait appel de la décision et a exclu de démissionner de la présidence de Radio France, son sort est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui doit se prononcer sur son cas mercredi 31 janvier.
Mathieu Gallet peut-il être destitué ?
Le CSA l’a nommé à la tête de Radio France au début de 2014 pour un mandat de cinq ans, qui court donc théoriquement jusqu’en mai 2019. Mais la loi confère à l’instance le pouvoir de le révoquer : il suffit que la majorité de ses membres fasse ce choix et motive sa décision sur la base des critères de « compétence » et d’« expérience ».
Le Conseil a engagé une discussion dans ce sens le 17 janvier. Elle a prévu d’auditionner M. Gallet lundi 29 janvier et de rendre sa sentence le 31.
Reste à savoir si elle tiendra seulement compte de sa situation judiciaire (liée à son entreprise précédente, l’INA), ou également de son bilan à la tête de Radio France.
Le gouvernement a-t-il son mot à dire ?
Théoriquement, non. Le lien entre l’exécutif et les présidents de l’audiovisuel est officiellement coupé depuis la réforme Hollande de 2013 qui transféré le pouvoir de nomination du président de la République au CSA, pour renforcer l’indépendance des médias publics.
Publiquement, le gouvernement a toutefois invité le 16 janvier Mathieu Gallet et le CSA à « tirer les conséquences » de sa condamnation, par la voix de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Hasard ou non : le lendemain, l’institution ouvrait sa procédure.
Qui pour le remplacer en cas de destitution ?
Une telle décision serait une première dans l’histoire de l’audiovisuel français. Mathieu Gallet serait alors temporairement remplacé par e doyen d’âge du conseil d’administration, Jean-Luc Vergne.

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          Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Il faudrait alors organiser une nouvelle procédure pour choisir le nouveau président de Radio France. Le gouvernement n’ayant pas encore eu le temps de faire voter sa réforme, cette procédure se passerait très probablement selon les modalités actuelles, définies au début du mandat de François Hollande : il échoirait au CSA de choisir le ou la nouvelle présidente de la radio publique.
Mise à jour, le 30 janvier : le CSA ayant indiqué à Télérama que la limite d’âge de 65 ans ne s’appliquait pas aux situations d’intérim, c’est bien à Jean-Luc Vergne, et non à Frédérique Pfrunder, que pourrait revenir la présidence de Radio France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.
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Réseaux sociaux, data... la publicité à l’ère du numérique

Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h20
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Pas d’affiches dans les rues, aucun encart dans la presse, zéro spot télé. La marque automobile de luxe Alpine « mise tout sur les réseaux sociaux et la compétition » pour se remettre en piste. Un véritable symbole au moment où la télévision tombe définitivement de son piédestal, détrônée par le numérique de la place de premier média publicitaire mondial en 2017.
Finie la toute-puissance du « petit écran », place à la communication directe sur le Net, aux réseaux sociaux et à l’analyse de données. La pub change d’ère, les anciens équilibres vacillent. Les marques ne s’adresseront jamais plus aux individus à la façon d’un Marcel Bleustein-Blanchet, qui créait Publicis – il y a de cela quatre-vingt-dix ans – pour promouvoir, à coup d’affichage puis de spots, « m’sieur Lévitan » ou André, le « chausseur sachant chausser ».
La fin de l’âge d’or de la télé est « un moment historique mais c’est bien l’arbre qui cache la forêt, confirme Maria Mercanti-Guérin, coauteure, avec Michèle Vincent, de Publicité digitale (Dunod, 2016). La numérisation des grands médias historiques est telle que rien, ou presque, ne permet plus de distinguer les deux mondes. » La télé se fond dans le Web et, à l’horizon 2020, la bascule vers les écrans des ordinateurs, et surtout des téléphones mobiles, sera totale : l’Internet représentera plus de la moitié des investissements à l’échelle planétaire.
Cinq plates-formes dominent au niveau mondial
En France, l’e-publicité domine déjà, avec 34,4 % du marché publicitaire dans son ensemble en 2017. Ses recettes ont progressé de 12 % en un an, à 4,1 milliards d’euros, et l’écart avec les autres canaux se creuse, comme le montre le baromètre publié le 25 janvier par les Régies Internet (SRI), PwC et les agences médias de l’Udecam (Union des entreprises de conseil et achat média). Le mobile tire cette croissance.

Ces basculements sont logiques. « Les investissements des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ La présidente de France Télévisions s’engage à contribuer à « repenser l’audiovisuel public » pour faire face aux nouveaux concurrents que sont Google et Netflix.
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France Télévisions : Delphine Ernotte dément l’existence de « tensions » avec l’Etat

La présidente de France Télévisions s’engage à contribuer à « repenser l’audiovisuel public » pour faire face aux nouveaux concurrents que sont Google et Netflix.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 05h55
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 15h05
   





                        


Cela avait fait grand bruit : Emmanuel Macron aurait qualifié l’audiovisuel public de « honte de la République », le 5 décembre devant les députés de la commission des affaires culturelles. Des propos immédiatement démentis par l’Elysée, mais qui ont laissé des séquelles. C’est pourquoi la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, « dément tout “climat de tensions avec l’Etat” », dans une interview au Journal du dimanche (JDD), le 28 janvier.
« Ce n’est pas la nature des liens que France Télévisions entretient avec l’Etat, je parlerais davantage de nouvelles exigences », a-t-elle assuré, faisant référence aux 50 millions d’euros d’économies imposés par le gouvernement à France Télévisions et à la réforme de l’audiovisuel public en préparation pour la fin de 2018.

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Une révolution culturelle de la télévision
La présidente de France Télévisions tente de calmer le jeu, en déclarant partager l’envie du président français de « repenser l’audiovisuel public ». « Redéfinir les missions du service public dans le cadre de la réforme telle qu’elle s’annonce me semble être une bonne chose. C’est gagnant-gagnant pour tout le monde : l’Etat, France Télévisions et les téléspectateurs », insiste Mme Ernotte, qui se pose en « garante » de l’indépendance du groupe.

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                Le rêve d’un « Netflix européen »



Les PDG de l’audiovisuel public ont jusqu’à la fin de janvier pour étudier cinq « chantiers prioritaires » de coopération entre leurs médias, dans un contexte de réduction des crédits. « Il ne faut surtout pas que les dirigeants de France Télévisions reviennent en disant qu’ils vont faire 10 % d’économies en diminuant le nombre d’émissions », prévient un ministre dans l’hebdomadaire dominical.
Mais, Delphine Ernotte appelle plutôt à « des accords avec TF1 et M6 ». « Maintenant, ce sont Google et Netflix nos concurrents. Dans le même esprit, je discute avec Orange sur de possibles coopérations », dit-elle. Questionnée sur la volonté de procéder à une réforme sur le modèle de la BBC, qui réunirait dans une holding France Télévisions et Radio France, elle se montre entreprenante : « J’ai invité mes partenaires européens à se rassembler autour d’une offre commune, à travers des accords de coproduction internationale, voire la création de plates-formes de diffusion payantes et gratuites ».
Selon les propos de proches du chef de l’Etat, rapportés par Le JDD, celui-ci aspire à une révolution culturelle de la télévision, qui passerait par la création d’un Netflix européen, la rationalisation des différentes chaînes du groupe, ou encore la modification du mode de nomination des PDG, actuellement choisis par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

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Un sondage réconfortant
Nommée en 2015, la présidente de France Télévisions voit la programmation du service public validée par une majorité des Français, selon un sondage de l’IFOP publié le même jour dans Le Journal du dimanche. Il a été réalisé auprès d’un échantillon de 1 005 personnes, selon la méthode des quotas par questionnaire autoadministré en ligne du 25 au 26 janvier.

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Ainsi, 59 % des personnes interrogées s’y déclarent satisfaites des programmes proposés par les chaînes de télévision publiques. Les Français apprécient notamment la place donnée à l’information (à 70 %) et aux programmes pour enfants (à 63 %), et regrettent qu’il y ait trop de jeux (à 48 %) et pas assez de films (69 %), de culture (49 %) et de documentaires (48 %).
Dans ce même sondage, 65 % des personnes interrogées se déclarent favorables à la mise en place d’une « redevance universelle », notamment demandée par Delphine Ernotte et Mathieu Gallet, le président de Radio France. Imposée à tous les foyers fiscaux, cette redevance remplacerait la taxe audiovisuelle, que ne paient pas les foyers sans téléviseur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Un préavis avait été déposé jeudi pour protester contre une réorganisation de la rédaction, qui prévoit la suppression de 25 postes.
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« L’Equipe » absent des kiosques en raison d’une grève contre des suppressions de postes

Un préavis avait été déposé jeudi pour protester contre une réorganisation de la rédaction, qui prévoit la suppression de 25 postes.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 11h39
   





                        


Le journal L’Equipe était absent des kiosques samedi 27 janvier, en raison d’un mouvement de grève contre la suppression annoncée de 25 postes au sein de la rédaction. L’intersyndicale a fait état d’un mouvement « très suivi », relevant « 95 % de grévistes à la rubrique football, 50 % à l’Omnisports, 20 % au web ».
Un préavis avait été déposé jeudi pour protester contre une réorganisation de la rédaction qui prévoit la suppression de 25 postes dans les services préparant le journal et les magazines (documentation, correction, infographie…). « Au lieu de profiter des jours de préavis pour revoir sa copie, la direction des rédactions a tout mis en œuvre, en vain, pour que le journal paraisse, quitte à faire du low-cost, quitte à commander à l’avance et utiliser des articles de reporters grévistes et des papiers laissés au marbre », écrit l’intersyndicale SNJ et SNJ-CGT.
Durcissement annoncé
« Face à une attitude aussi méprisable de la direction, l’Intersyndicale SNJ et SNJ-CGT a décidé de changer de méthode. Désormais, il n’y aura plus de préavis. D’ici à la fin de la procédure d’information-consultation, chaque jour, chaque heure, est désormais susceptible d’être désignée comme une période de grève », a-t-elle ajouté.
Le groupe L’Equipe (qui fait partie du groupe Amaury, l’organisateur du Tour de France) compte environ 700 salariés.
En février 2016, la rédaction s’était mise en grève pour protester contre un plan de départs, empêchant la parution en kiosques de L’Equipe, un fait rare pour le quotidien. Si le journal progresse sur le numérique, ses ventes en kiosque ont baissé de 8,39 % en un an, selon les chiffres de l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias, avec une moyenne quotidienne de 234 271 exemplaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Le PDG de l’entreprise publique est auditionné lundi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui doit se prononcer sur son maintien à son poste après sa condamnation pour favoritisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
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Mathieu Gallet, le retranché de Radio France

Le PDG de l’entreprise publique est auditionné lundi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui doit se prononcer sur son maintien à son poste après sa condamnation pour favoritisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h33
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            
« Je me défendrai jusqu’au bout pour que mon honneur soit rétabli. » Mathieu Gallet est de nouveau sur scène pour se battre. En ce jeudi 18 janvier, trois jours après sa condamnation à un an de prison avec sursis pour favoritisme, le PDG de Radio France s’adresse, dans le studio 106 de la Maison de la radio, à une centaine de cadres et de salariés, à l’occasion de la présentation des résultats d’audience de la fin 2017. L’homme blessé plaide sa cause. Sa voix s’étrangle. Le fringant quadra nie « avoir déconné ».

En pleine tourmente, il salue le « record » d’audience annoncé le matin même : près de 15 millions d’auditeurs en novembre-décembre, et France Inter, Franceinfo et France Bleu dans les six premières radios. « Dans les maisons où les chiffres ne sont pas bons, ça ne va pas très bien aujourd’hui », note-t-il, griffant au passage, dans une allusion à peine voilée, Frédéric Schlesinger et Patrick Cohen, partis l’été précédent de Radio France vers Europe 1. A la fin d’un discours de quinze minutes, il est applaudi. Les gens de la maison sont saisis par le contraste avec ses débuts, quand il avait affronté un mouvement de grève historique de près d’un mois.

Mathieu Gallet s’apprête désormais à être entendu, lundi 29 janvier, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui décidera de son maintien à la tête du groupe public deux jours après. Il ne veut pas démissionner, comme le lui a demandé la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Pour sauver sa tête, il met en avant le travail accompli.
La descente aux enfers

Son arrivée à la « Maison ronde » en 2014 provoque un choc culturel, et même visuel. Le décalage avec Jean-Luc Hees est total : au vieux lion à crinière blanche et visage buriné succède un beau gosse de 37 ans, au bronzage permanent et aux costumes ajustés, surnommé « Tancrède » – comme Alain Delon dans Le Guépard – par son ancien patron, le ministre de la culture Frédéric...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune, publiée mercredi, des journalistes et des ONG dénoncent les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.
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Des journalistes et des ONG dénoncent des « poursuites bâillons » de la part du groupe Bolloré

Dans une tribune, publiée mercredi, des journalistes et des ONG dénoncent les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 15h44
    |

                            Collectif








                        


Des sociétés de journalistes (dont celle du Monde), des journalistes et des organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent, dans une tribune publiée mercredi 24 janvier, les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.
La publication de cette tribune survient alors que doit avoir lieu, ce jeudi, un procès qui oppose trois publications (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct) à la holding luxembourgeoise Socfin. Cette société, propriétaire de plantations en Afrique et en Asie, dont le groupe Bolloré détient un peu plus de 38 % du capital, les accuse de diffamation.
Voici le texte de cette tribune.
« Face aux poursuites bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas ! »
« Ce jeudi 25 janvier, s’ouvre un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré [président-directeur général du groupe Bolloré] lui-même siégeant au sein de leur conseil d’administration.
Les plaignants leur reprochent des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Alors qu’hier encore, le tribunal de grande instance de Paris déboutait la société Bolloré dans une énième plainte en diffamation contre le journal Les Inrocks, le procès de demain marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le magnat breton et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.
Depuis 2009, plus d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre.
France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Le Monde, Les Inrocks, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue89, Greenpeace, React, Sherpa… Une cinquantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias ont été visés par Bolloré et ses partenaires.
Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des “poursuites bâillons”. Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Veolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte.
En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré.
En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple tenté de supprimer plus de 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde, à la suite d’une enquête sur les activités de Vincent Bolloré en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.
Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de grands groupes économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le “secret des affaires”, quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé.
C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.
Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et aux organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites bâillons.
Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains Etats des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites bâillons. Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas. »
Médias et organisations signataires :
Abaca Press, ActionAid France, AFASPA 95, Alternatives économiques, Association de la presse judiciaire, Attac France, Bastamag, Bondy Blog, collectif Informer n’est pas un délit, collectif On ne se taira pas, Collectif des associations citoyennes, CRID, France Libertés, GRAIN, Greenpeace France, Les Jours, Mediapart, Prix Albert Londres, Ritimo, ReAct, Reporters sans frontières, Sherpa, Survie, La Télé libre, Union syndicale Solidaires,
Sociétés des journalistes ou des rédacteurs signataires : 
AFP, BFM-TV, Challenges, Les Echos, Europe 1, France 2, France 3, Le Monde, L’Humanité, Libération, L’Obs, Mediapart, M6, Premières Lignes, Radio France, RMC, RTL, Télérama, TF1, TV5Monde, La Vie.
Journalistes signataires :
Jean-Pierre Canet (journaliste), Benoît Collombat (journaliste, Radio France), Nadia Djabali (journaliste), Samuel Forey (journaliste, prix Albert Londres 2017, L’Ebdo), Raphaël Garrigos (journaliste, Les Jours), Simon Gouin (journaliste, Bastamag), Maureen Grisot (journaliste), Elodie Guéguen (journaliste, Radio France), Pierre Haski (journaliste, Rue 89), Thomas Horeau (journaliste, France 2), Dan Israel (journaliste, Mediapart), Erik Kervellec (directeur de la rédaction, France Info), Geoffrey Le Guilcher (Les Inrocks), John-Paul Lepers (journaliste, La Télé Libre), Julien Lusson (ancien directeur de publication, Bastamag), Jacques Monin (journaliste, Radio France), Jean-Baptiste Naudet (journaliste, L’Obs), Nicolas Poincaré (journaliste, Europe 1), Martine Orange (journaliste, Mediapart), Fanny Pigeaud (journaliste), Matthieu Rénier (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2), Isabelle Ricq (photographe), Jean-Baptiste Rivoire (journaliste, Canal+), Isabelle Roberts (journaliste, Les Jours), Agnès Rousseaux (journaliste, Bastamag), Ivan du Roy (journaliste, Bastamag), David Servenay (journaliste), David Thomson (journaliste, Prix Albert Londres 2017, RFI), Nicolas Vescovacci (journaliste), Tristan Waleckx (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.
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Présidence de Radio France : le CSA rendra sa décision à la fin du mois

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h20
   





                        



   


Le sort de Mathieu Gallet à la présidence de Radio France sera connu mercredi 31 janvier, date à laquelle le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait annoncer sa décision, dans le cadre de la procédure qu’il a lancée mercredi 17 janvier à son encontre.
Cette procédure, prévue par la loi (le CSA ayant pouvoir de nommer et de révoquer les présidents de l’audiovisuel public), a été lancée à la suite de la condamnation de M. Gallet, le 15 janvier, à 20 000 euros d’amende et un an de prison avec sursis pour « favoritisme » lorsque celui-ci présidait l’Institut national de l’audiovisuel, entre 2010 et 2014. M. Gallet a depuis annoncé faire appel.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait appelé le CSA, le 17 janvier, à « tirer les conséquences » du jugement, estimant qu’un « dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable ». Le président du CSA, Olivier Schrameck, avait souligné fin novembre qu’une éventuelle condamnation du patron de Radio France constituerait une situation qui n’avait « pas de précédent ».

        Lire :
         

          L’exécutif met le CSA en difficulté



Entre-temps, les sept membres du CSA auditionneront Mathieu Gallet, le lundi 29 janvier à 11 heures. Le régulateur précise qu’il prendra connaissance des contributions écrites qui lui seraient adressées avant ce mercredi, pour qu’elles soient transmises à Mathieu Gallet dès réception. Le vote du 31 janvier devrait se dérouler à la majorité simple.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Pour les producteurs de contenus, sur Facebook, pousser le lecteur à s’indigner est devenu le moyen le plus sûr d’atteindre son public. Ce qui n’est pas sans risque pour la pratique journalistique, analyse le chef du pôle vidéo du « Monde » Olivier Clairouin.
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Réseaux sociaux : la pente glissante de l’indignation permanente

Pour les producteurs de contenus, sur Facebook, pousser le lecteur à s’indigner est devenu le moyen le plus sûr d’atteindre son public. Ce qui n’est pas sans risque pour la pratique journalistique, analyse le chef du pôle vidéo du « Monde » Olivier Clairouin.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 11h32
    |

            Olivier Clairouin








                        



                                


                            
ANALYSE. Même s’il semble aujourd’hui moins les porter dans son cœur, Facebook a tout fait ces dernières années pour attirer les médias dans ses filets. Mise en avant des contenus vidéos, subventions massives pour produire des Facebook Live (vidéos en direct), « Instant articles » (un format spécial réservé aux médias)…
Objectif : donner à l’utilisateur tout ce dont il peut avoir besoin, dont des contenus d’actualité, pour qu’il ne quitte jamais la plate-forme. Résultat : en France, plus d’un tiers des personnes s’informent désormais en priorité sur les réseaux sociaux, et particulièrement sur Facebook. Ce qui a un impact très concret sur la manière dont les rédactions produisent leurs contenus.
Une grammaire adaptée à Facebook
Prenons l’exemple de la vidéo : interviews face caméra, déclaration ou image forte dans les trois premières secondes pour retenir l’attention, phrases courtes et percutantes incrustées directement dans l’image, musique rythmée et animations à gogo, formats de type édito en vertical…
Les vidéos publiées en ligne n’ont, dans leur grammaire, plus rien à voir avec celles publiées il y a à peine deux ans. Inventé et codifié par les médias dont la stratégie économique repose entièrement sur les réseaux sociaux (ni NowThis, ni Brut n’ont de sites Internet), ce modèle a depuis été imité par l’intégralité des médias en ligne. Et, parfois, moqué pour son manque de profondeur :

Parce que leur morphologie s’est adaptée aux contraintes du réseau social, ces contenus sont incontestablement plus « efficaces » que leurs prédécesseurs pour capter l’attention de l’internaute. Mais ils incarnent aussi une nouvelle logique : celle qui vise en priorité à être liké, commenté et partagé directement sur le réseau social, davantage qu’à être lu sur un site tiers.
Or rien ne provoque mieux cet effet que l’indignation. Comme le relève Molly Crockett, professeure en psychologie à l’université...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.
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Les « fake news » sont-elles de vrais mensonges ?

Trois questions au philosophe Jocelyn Benoist.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h30
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Jocelyn Benoist, spécialiste de Husserl et de phénoménologie, est professeur de philosophie à l’université Paris-I-Sorbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment L’Adresse du réel (Vrin, 2017).
Comment le philosophe que vous êtes définirait-il les « fake news » ? Quel est leur statut au regard de la vérité ?
L’idée de fausse nouvelle est vieille comme le monde. Le phénomène des « fake news », au sens où on l’entend aujourd’hui, semble en revanche lié au fonctionnement de nouveaux canaux de production et de circulation de l’information, ou de ce qui se fait passer pour de l’information. Il renvoie à une configuration déterminée du savoir et du non-savoir, sur laquelle il faudrait interroger le sociologue et l’historien.
« En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les “news” qui sont “fake”, ou disons “nouvelles fabriquées”, en vertu de leur statut même »
Une question conceptuelle qu’on peut se poser est de savoir si l’intention de tromper est essentielle à ce qu’on appelle aujourd’hui « fake news ». Ou bien, en dehors même d’une telle intention, une simple erreur, du fait du mode de diffusion viral propre aux nouveaux médias, ne peut-elle acquérir un tel statut ? La fausseté à elle seule, certainement, ne suffit pas. Les « fake news » ne vivent que de leur participation à l’horizon des « news ». Il faudrait donc réfléchir aux vicissitudes de la catégorie de « nouvelles », de l’invention du journalisme jusqu’aux nouveaux médias, les réseaux sociaux induisant finalement l’illusion d’un monde où, tendanciellement, l’événement, c’est la nouvelle elle-même. Dès lors, il n’est pas toujours facile de faire le tri et de séparer ce qui est « fake news » et ce qui ne l’est pas. En un certain sens, on pourrait soutenir qu’avec les réseaux sociaux, ce sont toutes les « news » qui sont « fake », ou disons « nouvelles fabriquées », en vertu de leur statut même.





                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Des discussions sont actuellement en cours entre le directeur de la fiction du producteur Banijay et le groupe public pour remplacer Xavier Couture.
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France Télévisions : Takis Candilis pressenti comme directeur des programmes

Des discussions sont actuellement en cours entre le directeur de la fiction du producteur Banijay et le groupe public pour remplacer Xavier Couture.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h01
   





                        


L’ancien président de Lagardère Studios, Takis Candilis, est pressenti pour devenir directeur des programmes et de la stratégie de France Télévisions. Selon l’entreprise d’audiovisuel public, des discussions sont actuellement en cours. Le Figaro a affirmé, vendredi 19 janvier, que M. Candilis avait été désigné pour remplacer Xavier Couture, qui est partance pour se consacrer à des « projets personnels », notamment la création d’un institut d’études des médias.

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                Xavier Couture, numéro deux de France Télévisions, va quitter le groupe



Venu de l’opérateur Orange, ancien directeur d’antenne de TF1 dans les années 1990, M. Couture avait été recruté par Delphine Ernotte en octobre 2016 pour redresser les audiences, mais également pour son expérience dans le numérique.
En septembre 2016, Takis Candilis, qui dirigeait jusqu’alors Lagardère Studios, était devenu directeur de la fiction de Banijay, qui produit notamment l’émission de télévision « Touche pas à mon poste » et la série « Versailles ». Il a travaillé à TF1 entre 1999 et 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.
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« Le Monde » et Franceinfo se retirent de l’émission « Questions d’info », sur LCP

Les deux médias ont suspendu leur partenariat avec l’émission présentée par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l’antenne après une plainte pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 16h14
   





                        



   


Le Monde et Franceinfo, deux médias partenaires de l’émission « Questions d’info », sur LCP, ont suspendu leur collaboration à cette émission. La direction du Monde met en avant « la dégradation du climat interne à LCP, illustrée par le vote récent d’une motion de défiance ».
Une motion de défiance a en effet été adoptée par la rédaction de LCP pour protester contre la réintégration à l’antenne de Frédéric Haziza. Le journaliste avait été suspendu le 21 novembre à la suite de la plainte d’une journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines, pour une agression sexuelle qui serait survenue en 2014. La direction a décidé de réintégrer le journaliste après qu’un rapport interne a conclu qu’il n’y avait eu aucun « geste inapproprié » de la part du journaliste depuis 2014, date à laquelle il avait été sanctionné en interne pour ces faits.
De son côté, Franceinfo a nié tout lien avec les allégations contre le présentateur, invoquant pour justifier son retrait, « le temps que les choses s’apaisent pour LCP », le départ du Monde, tout comme un « contexte perturbé et perturbant », lié selon la radio au renouvellement en cours de la présidence de la chaîne. « Nous estimons que les conditions du partenariat ne sont plus remplies puisque Le Monde est parti », dit-on à Franceinfo.
« Le Point » en renfort, l’AFP maintient sa participation
L’actuelle présidente de LCP-AN (La Chaîne parlementaire Assemblée nationale), Marie-Eve Malouines, dont le mandat s’achève en juin et qui est candidate à sa propre succession, a confirmé que les deux médias seraient remplacés par l’hebdomadaire Le Point. « Nous avons été mis devant le fait accompli », a-t-elle déclaré, précisant que Le Monde avait annoncé son retrait en fin de semaine dernière, et Franceinfo au début de cette semaine. Cependant, l’émission sera bien diffusée ce jeudi, a-t-elle dit. Pour sa part, la direction de l’AFP a fait savoir que l’agence de presse maintenait sa participation à l’émission.
« Questions d’info », une interview d’une personnalité politique diffusée chaque jeudi à 20 h 30, animée par des journalistes des quatre médias partenaires, a été lancée en 2004-2005 par LCP et Franceinfo.
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Mise à jour du 18 janvier à 16 heures : Franceinfo n’a pas mis fin au partenariat avec LCP mais a simplement suspendu sa participation, comme la chaîne nous l’a fait savoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ La radio du groupe Lagardère, Europe 1, a notamment connu son plus bas historique en novembre-décembre 2017, selon la dernière vague Médiamétrie de mesure de l’audience.
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Audiences : RTL en tête, les radios généralistes en baisse, sauf France Inter

La radio du groupe Lagardère, Europe 1, a notamment connu son plus bas historique en novembre-décembre 2017, selon la dernière vague Médiamétrie de mesure de l’audience.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 18h34
    |

            François Bougon








                        



   


L’institut Médiamétrie a rendu public, jeudi 18 janvier, les chiffres d’audience de novembre et décembre 2017 pour la radio. Toutes les généralistes, sauf France Inter, ont souffert d’une actualité moins intense qu’il y a un an (élections présidentielles américaines et françaises).
Pour sa part, Europe 1 poursuit sa descente et passe à la septième place toutes catégories confondues. Dans un contexte troublé par la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet, Radio France peut se targuer de bons résultats.
Europe 1 à son plus bas historique, dépassé par France Bleu
Malgré l’arrivée d’une nouvelle équipe à l’été 2017, emmenée par l’ancien numéro deux de Radio France Frédéric Schlesinger, et le matinalier de France Inter, Patrick Cohen, la radio du groupe Lagardère continue de chuter. Avec 6,6 % en audience cumulée (contre 8,1 % sur la même période en 2016), elle est dépassée par France Bleu (7 %, stable sur un an), le réseau public des antennes locales.
RTL occupe la première place avec 12,1 % (- 0,6 point). Pour Christopher Baldelli, vice-président du directoire du groupe M6 et chargé de l’information et de la radio, « c’est la fin d’une très belle année avec chaque jour 6 548 000 auditeurs ». « RTL, qui se positionne pour s’adresser à tout le monde, marche sur ses deux pieds, à la fois l’information et les programmes », explique-t-il.

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                Europe 1 poursuit sa dégringolade



France Inter, seule généraliste à progresser
Avec une audience cumulée de 11,3 % (contre 11,2 % en novembre-décembre 2016), France Inter, est la seule radio généraliste à progresser. D’où la satisfaction de Laurence Bloch, sa directrice : « France Inter reste la première matinale de France, Marc Fauvelle, aux commandes du 8 heures, l’homme le plus écouté de France. Nous sommes la seule généraliste en hausse, ce qui montre la solidité et la clarté de la grille. »

[ MEDIAMETRIE ]  1ère matinale de France sur tous les indicateurs avec 3 841 000 auditeurs 🔝. #AudiencesRadio 126 0… https://t.co/av0K90HS8m— franceinter (@France Inter)


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Plus largement, les chiffres sont bons pour Radio France. Dans un contexte troublé après la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet à un an de prison avec sursis pour favoritisme lorsqu’il était président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), c’est un motif de réconfort. D’ailleurs, M. Gallet, accompagné de Laurent Guimier, directeur délégué aux antennes et aux contenus de Radio France, a rendu visite, jeudi, à la matinale de France Inter, qui, emmenée par Nicolas Demorand et Léa Salamé, est donc la première de France avec 1,857 million d’auditeurs.
« Depuis quatre ans, on a un média radio qui a perdu 700 000 auditeurs, alors que nous en gagnons près d’1,5 million », souligne M. Guimier, qui met en avant la « complémentarité des antennes ». Ainsi, malgré une actualité moins forte, France Info reste stable, à 8,5 % (-0,4 point). Vincent Giret, son directeur, se réjouit du « pari réussi de la matinale » après le recrutement de Bruce Toussaint pour remplacer à la rentrée Fabienne Sintès, partie sur France Inter.

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Avec ses 44 antennes, France Bleu, le réseau local du service public désormais en sixième position, poursuit également sa relance après avoir créé de nouveaux rendez-vous dans sa matinale. « Dans un univers complexe, nous gagnons en part d’audience (+ 0,3 point à 6,3 %). Ce qui fait notre force, c’est la proximité, la force du réseau France Bleu c’est son maillage », juge Eric Revel, son directeur depuis novembre 2016.
Score historique pour France Culture
France Culture atteint un score historique à 2,5 % (+ 0,2 point). « C’est un seuil symbolique important. Cela représente une augmentation d’audience de 9 %, soit 100 000 auditeurs », déclare Sandrine Treiner, sa directrice depuis août 2015. « C’est de notre projet exigeant dévolu aux savoirs que nous tirons notre succès. » Outre la matinale, les tranches 14h-17h et 18h-20h ont été repensées, avec pour la première une émission consacrée à l’économie. Pour la seconde, les débats ont été privilégiés.
RMC solide troisième
RMC (7,4 %, - 0,7 point) conforte sa troisième place chez les généralistes, derrière RTL et France Inter. « Une année historique », juge Cécilia Ragueneau, directrice de RMC, filiale de NextRadioTV (Altice). Elle met en avant la stratégie bimédia, avec trois émissions diffusées également sur la télévision (BFM TV), notamment l’interview politique de Jean-Jacques Bourdin le matin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Pour la première fois, la radio du groupe Lagardère a été dépassée par France Bleu en novembre et décembre 2017, selon la dernière vague de mesure d’audience Médiamétrie. Un plus bas historique.
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Europe 1 poursuit sa dégringolade

Pour la première fois, la radio du groupe Lagardère a été dépassée par France Bleu en novembre et décembre 2017, selon la dernière vague de mesure d’audience Médiamétrie. Un plus bas historique.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 12h12
    |

            François Bougon








                        



   


Pour Europe 1, qui affiche l’ambition de devenir la radio d’une France qui a confiance en elle et qui positive, le coup est rude. La dernière vague de mesure de l’audience, réalisée par Médiamétrie et portant sur novembre et décembre 2017, confirme la dégringolade : créditée de 6,6 % en audience cumulée, elle est dépassée, pour la première fois, par France Bleu (7 %), le réseau des locales de Radio France, et occupe la septième place. « On n’est pas loin de céder à l’abattement. L’humiliation suprême, c’est de passer derrière France Bleu », dit un journaliste, dépité.
L’année 2017 n’a donc pas permis à la radio de la rue François-Ier de rebondir malgré l’arrivée durant l’été d’une nouvelle équipe, emmenée par l’ancien numéro deux de Radio France, Frédéric Schlesinger, et le journaliste de la matinale de France Inter, Patrick Cohen. Si Europe 1 reste encalminée, loin derrière RTL (12,1 %),Christopher Baldelli, vice-pré­sident du directoire du groupe M6 et chargé de l’information et de la radio, célèbre une « très belle ­année avec chaque jour 6 548 000 auditeurs ». Arrivent ensuite France Inter (11,3 %), RMC (7,4 %) et France Bleu.
« Un projet au long cours »
Cependant, le vice-PDG de la station du groupe Lagardère, Frédéric Schlesinger – qui avait préparé le terrain dans une interview ­récente au Monde en affirmant n’attendre rien de bon de ces chiffres – ne se laisse pas démonter. L’heure du renouveau viendra, jure-t-il, grâce à une grille profondément transformée.

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                Frédéric Schlesinger : « Europe 1 se régénère profondément »



« J’ai un projet au long cours, qui permettra à Europe 1 de renouer avec la croissance », souligne-t-il, ajoutant : « Tout le monde est troublé de voir ces résultats difficiles, mais je reste convaincu que cette radio va retrouver des niveaux importants. »

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Cette vision optimiste n’est pas partagée par tous au sein de la ­rédaction. La greffe ne semble pas avoir pris avec les nouveaux responsables, qui ont modifié près de 90 % de la grille.
La veille de la publication de ces chiffres d’audience, Le Canard enchaîné faisait état de discussions entre Lagardère et TF1 en vue d’une cession d’Europe 1, alourdissant encore le climat.
Les changements apportés après les chiffres décevants de septembre-octobre (audience cumulée de 7,2 %, près d’un point de moins qu’à la rentrée 2016) ne sont pas forcément compris. Ce sont des « ajustements », insiste M. Schlesinger, avec Patrick ­Cohen désormais aux commandes du journal de 8 heures et l’arrivée de Laurent Bazin, un ancien de RTL, pour la présentation de celui de 18 heures.
La veille de la publication de ces chiffres d’audience, la parution dans Le Canard enchaîné d’un article faisant état de discussions entre Lagardère et TF1 en vue d’une cession d’Europe 1 a encore alourdi le climat. « Arnaud Lagardère a un nouveau projet : céder Europe 1, dont l’audience ne ­parvient pas à remonter et qui ne permet pas d’améliorer la rentabilité du groupe », écrivait l’hebdomadaire satirique.
Si, en interne, des pertes de plusieurs millions d’euros en 2017 sont évoquées, la direction, elle, se refuse à tout commentaire. Les deux groupes ont cependant démenti toute prise de contact au sujet de la radio. « Le groupe Lagardère n’a jamais envisagé de se séparer d’Europe 1. Affirmer le contraire serait sans fondement », a indiqué à l’AFP le porte-parole de Lagardère. « C’est une non-information », nous-a-t-il confirmé. Même son de cloche du côté de TF1.
Arnaud Lagardère n’est jamais venu
Le groupe Lagardère a toujours affirmé qu’Europe 1 était « sanctuarisée », c’est-à-dire invendable, tout comme le JDD et Paris Match, alors qu’Arnaud Lagardère avait évoqué en novembre d’éventuelles cessions d’actifs. Il n’a pas cependant précisé quelle branche de son groupe était concernée par ce projet (médias, édition, voyage et distribution, sport et divertissement).

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                Magazines en France : remue-ménage en vue



Néanmoins, juge un salarié, une vente pourrait constituer une voie de salut après des années difficiles, alors que le climat n’a cessé de se dégrader. Au sein de la rédaction, certains relèvent que, malgré les engagements de M. Lagardère de s’impliquer directement en devenant président, il n’est jamais venu dans les locaux.
« Arnaud Lagardère vend par appartements ; il finira par vendre », commente un autre salarié. Frédéric Schlesinger insiste : « On retrouvera 9 % avant juin 2020. Ça va être un long chemin, difficile, mais on tient un concept fort et une offre éditoriale claire. » Rester positif malgré la tempête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Prix Albert Londres 2014 et correspondant pour de nombreux médias français, le journaliste a été victime d’une tentative d’enlèvement. Un collectif de journalistes en appelle, dans une tribune au « Monde », à la solidarité de la France.
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« La vie du journaliste pakistanais Taha Siddiqui est en danger, la France doit l’aider »

Prix Albert Londres 2014 et correspondant pour de nombreux médias français, le journaliste a été victime d’une tentative d’enlèvement. Un collectif de journalistes en appelle, dans une tribune au « Monde », à la solidarité de la France.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 11h37
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un collectif de journalistes







                        



                                


                            

Tribune. Sa vie n’a tenu qu’à un loquet de portière non verrouillé. Mercredi 10 janvier, notre ami et confrère, le journaliste pakistanais Taha Siddiqui se rend à l’aéroport d’Islamabad en taxi, un trajet tout ce qu’il y a de plus banal sur l’un des axes les plus sécurisés du pays. C’est pourtant là que deux Toyota lui coupent la route et qu’en surgissent une dizaine d’hommes, certains armés de Kalachnikov. En pleine circulation et en plein jour.
Le journaliste comprend immédiatement qu’il est victime d’une tentative d’enlèvement. Connu pour dénoncer sur les réseaux sociaux les abus de tous bords, des talibans à l’armée pakistanaise, le reporter se sait menacé. Au mois de mai dernier, il avait même porté plainte contre une des officines de sécurité du ministère de l’Intérieur pour tentative d’intimidations. Une première dans l’histoire du journalisme au Pakistan.

A l’époque un agent du gouvernement lui avait clairement fait comprendre qu’il fallait qu’il cesse de critiquer la sacro-sainte armée. Aujourd’hui, le reporter n’a aucun doute. Ses agresseurs font partie des « agences pakistanaises », ces forces de sécurité de l’ombre qui instaurent un climat de peur sur le pays et étouffent la moindre contestation.
Hommes de main
Roué de coups et menacé de prendre une balle dans la jambe, Taha est forcé de monter en voiture pour une destination inconnue. Ce fin connaisseur des méthodes des hommes de mains pakistanais sait ce qui l’attend : tortures et souvent exécution sommaire. Le pays a un lourd passé en la matière. Rien qu’en 2017, trois autres journalistes et six activistes ont été attaqués. Ceux qui ont eu la chance de ressurgir vivants de leur « disparition » n’ont jamais fait de déclaration quant à l’identité de leurs ravisseurs.
la flamme de la démocratie et de la liberté d’expression s’éteint peu à peu au Pakistan
Voilà comment la flamme de la démocratie et de la liberté d’expression s’éteint peu à peu...




                        

                        

