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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’accord de distribution des chaînes de TF1 sur les box d’Orange arrive à échéance le 31 janvier à minuit.
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Négociations compliquées entre Orange et TF1

L’accord de distribution des chaînes de TF1 sur les box d’Orange arrive à échéance le 31 janvier à minuit.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 18h28
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Dernière ligne droite entre Orange et TF1. Entamées il y a vingt-deux mois, les négociations sur le renouvellement du contrat de distribution entre l’opérateur télécoms et la une n’ont toujours pas abouti, et ce alors que le contrat liant les deux parties arrive à échéance le 31 janvier à minuit.
Pour mémoire, le nouveau patron du groupe de télévision, Gilles Pélisson, avait décidé de revoir profondément les contrats de ses chaînes jugeant que les opérateurs télécoms devaient payer cher la diffusion de ses chaînes au motif qu’elles constituaient des produits d’appel forts pour les abonnés. Mais le PDG de TF1 s’était attiré une levée de boucliers de la part des opérateurs. Ces derniers jugeant qu’ils apportaient à la une une audience importante.
Au cœur du bras de fer entre Orange et TF1, les montants réclamés par le groupe audiovisuel, et jugés disproportionnés par l’opérateur. Depuis le début de bataille, la filiale de Bouygues a pourtant convaincu deux autres acteurs, SFR et Bouygues Telecom. Cette autre filiale de Bouygues a officialisé cet accord le 30 janvier.
Les deux contrats signés prévoient pour TF1 la rémunération de la diffusion de ses chaînes dans les box des opérateurs et de nouveaux services et de contenus à valeur ajoutée pour les clients des deux opérateurs. Le groupe TF1 fournira à Bouygues Telecom et à SFR des avant-premières, la diffusion en 4K de certains programmes comme la Coupe du monde ou des services tels que le start over (possibilité de revenir au début du programme). Combien pour l’ensemble ? De bonne source, SFR a accepté de débourser un peu plus de 10 millions d’euros pour l’ensemble des services acquis.
Demandes jugées déraisonnables par Orange
Pourquoi Orange refuse-t-il de signer ? Selon nos informations, TF1 proposerait le même type d’accord. Mais en étant assises sur le nombre d’abonnés de l’opérateur, les sommes réclamées à l’opérateur historique sont supérieures aux montants déboursés par SFR et Bouygues Telecom. D’autant que chez TF1, on considère que le premier opérateur français, qui dispose d’une trésorerie importante, a les moyens de ses ambitions.
Les demandes sont déraisonnables, juge-t-on chez Orange, où l’on rappelle pourtant avoir réussi à obtenir un accord de M6 et de Nicolas Tavernost, réputé être un dur négociateur. Selon nos informations, l’opérateur historique, pour une série de services et de contenus inédits, a accepté de débourser une somme inférieure à 20 millions d’euros par an à l’ex- « petite chaîne qui monte ».
Jusqu’où ira ce bras de fer ? Chez TF1, on n’exclut pas de demander à Orange l’arrêt de la transmission des chaînes sur les box si aucun accord n’est trouvé. Le ton est moins corrosif chez l’opérateur historique, où l’on préférerait signer la paix des braves. Une chose est sûre, TF1 a besoin d’Orange pour être diffusé, et Orange peut difficilement se passer de la première chaîne française.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Des médias américains et allemands ont révélé l’existence de tests sur des singes et des humains, financés par les principales entreprises de l’industrie automobile allemande.
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Ce qu’il faut retenir du « monkeygate », nouveau scandale automobile allemand

Des médias américains et allemands ont révélé l’existence de tests sur des singes et des humains, financés par les principales entreprises de l’industrie automobile allemande.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h25
   





                        


L’essentiel
Des médias américains et allemands ont révélé qu’un organisme financé notamment par Volkswagen, Daimler et BMW, avait réalisé des tests sur des singes et des cobayes humains pour mesurer les effets des gaz émis par les véhicules à motorisation diesel.La direction de Volkswagen a décidé, mardi 30 janvier, de suspendre le lobbyiste en chef de l’entreprise, qui a reconnu son rôle dans l’organisation de ces tests.De nombreux responsables politiques allemands et européens ont fustigé une pratique « immonde », « absurde » et « choquante ». 
Les chiffres
Dix singes, vingt-cinq êtres humains
Le New York Times a révélé, le 25 janvier, que le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), financé entre 2007 et 2017 par les constructeurs d’automobiles Volkswagen, Daimler et BMW, ainsi que par l’équipementier Bosch, avait enfermé des macaques dans une pièce pendant quatre heures et leur avait fait respirer les gaz d’échappement d’une Beetle, la successeure de la légendaire Coccinelle de Volkswagen. L’expérience a été menée en 2014. Deux ans avant, l’Organisation mondiale de la santé avait classé le diesel comme cancérogène.
Le scandale a pris une autre ampleur le 29 janvier quand la Süddeutsche Zeitung et la Stuttgarter Zeitung ont révélé que les expérimentations conduites par l’EUGT avaient aussi concerné des êtres humains, entre 2012 et 2015.
La citation
« Avec le recul, cette étude n’aurait jamais dû avoir lieu, qu’il s’agisse d’hommes ou de singes. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment. »
C’est ce qu’a déclaré Thomas Steg, responsable des relations publiques et des relations avec les autorités de Volkswagen, dans le quotidien Bild, mardi. Dans ce même article, il reconnaît avoir été informé des essais menés par l’EUGT, mais assure avoir refusé qu’ils soient conduits sur des êtres humains.
Il a toutefois tenté de justifier la logique de ces tests en assurant que les adultes volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail » et qu’aucun d’entre eux « n’a eu de dommages ».
Il a été suspendu mardi, après les critiques du PDG de Volkswagen sur des tests « pas éthiques » et « repoussants ».
Un nouveau scandale pour Volkswagen
En septembre 2015, le numéro un mondial de l’automobile avait été contraint de reconnaître le trucage de millions de voitures, destiné à minorer les rejets d’oxyde d’azote (NO2) lors des tests d’homologation.
Le ministre des transports et de l’agriculture allemand, Christian Schmidt, a rapidement déclaré que « la confiance en l’industrie automobile [était] à nouveau écornée ». Stephan Weil, le ministre-président de Basse-Saxe, un Land actionnaire de Volkswagen, a jugé cette étude « aussi immonde qu’absurde ».
La commissaire européenne à l’industrie, Elzbieta Bienkowska, a également vivement réagi, écrivant sur Twitter que ces tests étaient « immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle ».
Des scientifiques néerlandais ont toutefois révélé mardi qu’ils se livraient aux mêmes types de tests aux Pays-Bas et ce « depuis des années déjà ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Touchée par de graves pénuries, la métropole sud-africaine du Cap pourrait couper l’eau courante dès la mi-avril. Une raréfaction de l’eau qui touchera des centaines de villes en 2050, selon une étude du « Nature Sustainbility Journal ».
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le classement biannuel de l’association Tax Justice Network s’inquiète de l’attitude de plus en plus agressive des Etats-Unis pour récupérer l’argent étranger.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Suisse et Etats-Unis en tête : le vrai classement des paradis fiscaux

Le classement biannuel de l’association Tax Justice Network s’inquiète de l’attitude de plus en plus agressive des Etats-Unis pour récupérer l’argent étranger.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 18h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Une liste noire des paradis fiscaux, avec des critères objectifs et pas de tractations secrètes de dernière minute ? Loin de celle controversée dressée par l’Union européenne, où il ne reste plus que neuf pays, l’association Tax Justice Network (TJN) réalise la sienne tous les deux ans, passant à la loupe cent douze juridictions. Publiée mardi 30 janvier, elle classe une nouvelle fois en tête la Suisse, suivie des Etats-Unis et des îles Caïmans.
« Contrairement à d’autres, la liste n’est pas fondée sur des décisions politiques », tacle TJN. L’Europe n’est donc pas exemptée : le Luxembourg est à la 6e place, juste devant l’Allemagne, tandis que Guernesey est à la 10e place. Trois juridictions asiatiques se retrouvent aussi dans le Top 10, avec Hongkong, Singapour et Taïwan.
L’une des principales leçons de ce classement est la montée en puissance des Etats-Unis. Classés 6e en 2013, puis 3e en 2015, les voilà désormais à la 2e place. « Et si cela continue, il est bien possible qu’ils se retrouvent en tête lors du prochain classement », estime John Christensen, le président de TJN. En cause : le choix politique des Etats-Unis de lutter fermement contre les paradis fiscaux à l’étranger, tout en se montrant très laxiste chez eux.
« Opacité financière »
L’étude de TJN dépasse les simples paradis fiscaux pour se concentrer sur le concept plus large de « l’opacité financière » des pays. Le calcul combine deux indices : la transparence d’une juridiction (échange automatique de données ou pas, existence d’un registre des bénéficiaires des entreprises ou pas, etc.) et la taille de son secteur financier. En mélangeant les deux, TJN mesure l’impact mondial du pays sur la finance douteuse (criminalité financière, évasion fiscale, blanchiment d’argent…).
En ne prenant que la première mesure, les paradis fiscaux les plus fermés sont Vanuatu, Antigua-et-Barbuda et les Bahamas. Mais, en intégrant leur importance dans la finance mondiale, la Suisse (4,5 % des flux financiers internationaux) et les Etats-Unis (22,3 %) passent en tête.
Pour la Suisse, TJN reconnaît que de vrais efforts ont été faits, mais estime que ceux-ci sont partiels et lents. Côté positif, le pays a accepté de se joindre à l’accord d’échange automatique de données mis en place par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Cette mesure, clé de voûte de la lutte contre l’évasion fiscale, est appliquée par la Confédération Helvétique depuis le début de l’année. Concrètement, cela signifie que si un Français possède un compte en Suisse (déclaré ou pas), les autorités françaises devront être mises au courant automatiquement, sans avoir besoin de le demander.
Approche à deux vitesses
Problème, d’après TJN, la Suisse a choisi une approche à deux vitesses : une coopération exemplaire avec les pays occidentaux, mais une vraie hésitation à échanger des données automatiquement avec les pays émergents. C’est ce que l’association surnomme l’approche « zèbre » : « de l’argent propre, blanc, pour les pays riches et puissants ; de l’argent sale, noir, pour les pays vulnérables et en voie de développement ».
Si la Suisse est l’histoire d’un progrès insuffisant, les Etats-Unis représentent en revanche une situation qui s’aggrave. Selon TJN, la stratégie américaine se résume ainsi : « se défendre contre les paradis fiscaux étrangers, tout en étant un paradis fiscal pour les étrangers ».
Au cœur de cette approche unilatérale se trouve le refus des Américains de se joindre à l’échange automatique de données de l’OCDE. Washington estime qu’elle n’en a pas besoin, puisqu’elle a sa propre législation, en vigueur depuis 2014, fondée sur le même principe, le FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act). Le bémol : cette loi est profondément déséquilibrée, forçant les pays étrangers à envoyer toutes les informations qu’ils ont sur les ressortissants américains, mais se montrant très avare pour informer sur les ressortissants étrangers qui ont des comptes aux Etats-Unis.
Coopération avec les pays émergents 
Résultat, les institutions financières américaines en profitent pour chasser les clients, particulièrement dans les pays émergents. « Elles ont mis en place un marketing très agressif à l’international, insistant sur le fait que le FATCA n’est pas réciproque », explique M. Christensen.
Visiblement, ça marche : la part de marché des Etats-Unis dans les flux financiers internationaux est passée de 19,6 % en 2016 à 22,3 % aujourd’hui. A cela s’ajoute l’attitude des Etats du Delaware, du Wyoming et du Nevada, qui permettent d’enregistrer des entreprises prête-noms et des trusts complètement anonymes extrêmement facilement. « Là-bas, c’est le Far West », estime M. Christensen.
Le classement est enfin peu tendre envers l’Allemagne, qui traîne les pieds à Bruxelles pour éviter la mise en place d’un registre des bénéficiaires des véhicules financiers, et qui hésite à signer des accords d’échange automatique de données avec les pays émergents. Quant au Royaume-Uni, son bon score (23e place, juste devant la France à la 25e place), s’explique parce qu’il est pris de façon isolée, loin de ses dépendances et de ses territoires d’outre-mer semi-autonomes : « la duplicité est flagrante », conclut M. Christensen.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.
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Droits d’auteur : le conflit repart entre Canal+ et la SACD

La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h17
    |

            Nicole Vulser








                        



   


La paix armée entre Canal+ et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) n’a pas duré. « Depuis le 1er janvier 2018, la chaîne premium Canal+ et C8 [filiale du groupe de Vincent Bolloré] diffusent sans autorisation et au mépris de la réglementation française, des droits d’auteur », a expliqué mardi 30 janvier Pascal Rogard, directeur général de la SACD.
Ce dernier a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) voici quinze jours sur ces deux cas, et a saisi les responsables des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il a par ailleurs écrit à la ministre de la culture, Françoise Nyssen, pour lui demander « de faire cesser des pratiques que l’on n’a jamais vu dans l’audiovisuel » – hormis une seule fois avec la chaîne Numéro 23 de Pascal Houzelot.
Selon M. Rogard, la ministre « estime que le président du CSA est compétent pour infliger des sanctions à Canal+ s’il ne respecte pas le droit d’auteur » et Mme Nyssen l’a assuré qu’« elle étudierait si besoin avec les parlementaires un renforcement de la législation en la matière ». La prochaine échéance de Canal+ est fixée en avril. « Si Canal+ ne paie pas on ira au tribunal », a déclaré M. Rogard.
Un sérieux conflit avait déjà opposé en 2017 la SACD ainsi que les autres sociétés de gestion de droits à Canal+ puisque le groupe de Vincent Bolloré voulait revoir à la baisse – d’abord de 30 % puis de 20 % – ses contrats avec les sociétés d’auteur en 2017. « Michel Siboni [qui négocie pour le compte de Canal+] applique les méthodes de la grande distribution », affirme M. Rogard. « Cela revenait à abaisser les droits des auteurs de la SACD de 40 % », dit-il. En raison de la chute du nombre d’abonnés, ces droits dont le montant est corrélé au chiffre d’affaires de Canal+, se sont en effet déjà érodés de 20 % entre 2015 et 2017, a rappelé M. Rogard.
« Affameur »
Il a tenu bon et poursuivi en justice le groupe de Vincent Bolloré. Juste avant que ce litige ne soit tranché par le Tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) Canal+ a finalement réglé à la SACD l’intégralité des droits d’auteur dus au titre de 2017. Aussi bien pour la chaîne « premium » que pour les chaînes satellites. Soit un peu moins de 30 millions d’euros au total.
« Nous renégocions seuls avec Canal+ les contrats avec les chaînes satellites qui étaient auparavant conclus en commun avec la Sacem (musique) et la SCAM (documentaires) », explique M. Rogard.
Ce dernier a eu beau jeu de rappeler que les salaires fixes des cinq membres du directoire de la maison mère de Canal+ avaient progressé de 41 % en 2016 et que le résultat opérationnel ajusté (Ebitda) de Groupe Canal (hors restructurations) devrait croître de plus de 30 % en 2017 pour atteindre 365 millions d’euros. Tout en traitant Vincent Bolloré « d’affameur » puisque le droit d’auteur est considéré comme « une créance alimentaire », M. Rogard s’est dit « confiant dans le droit », et a promis que les avances versées aux auteurs par la SACD le seraient le temps que Canal+ verse ce qui est dû.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les députés ont largement voté en faveur de ce texte, dont l’article 2 devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.
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L’Assemblée nationale adopte le projet de loi comprenant le « droit à l’erreur »

Les députés ont largement voté en faveur de ce texte, dont l’article 2 devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h36
   





                        



   


Alors que son article phare a été voté le 23 janvier, l’Assemblée nationale a largement adopté, mardi 30 janvier, le vaste projet de loi de simplification, dénommé projet de loi sur « un Etat au service d’une société de confiance ». L’article 2 du projet de loi instaure un « droit à l’erreur », qui devra permettre, sous réserve d’être « de bonne foi », d’éviter des sanctions de l’administration au premier manquement.
Il est présenté comme :
« La possibilité pour chaque Français de se tromper dans ses déclarations à l’administration sans risquer une sanction dès le premier manquement. »
Ce sera à l’administration de prouver que l’usager était de mauvaise foi.
Le texte a été adopté en première lecture par 405 voix, contre 41 et 102 abstentions. La majorité LREM-Modem a voté pour, tout comme le groupe UDI-Agir et les socialistes. LR s’est abstenu, alors qu’« insoumis » et communistes ont voté contre.

        Lire aussi :
         

                Le projet de loi « droit à l’erreur et simplification » en neuf exemples



Le Sénat devrait examiner à son tour ce projet de loi dans le courant du mois de mars. Le gouvernement ayant décidé d’appliquer la procédure dite « accélérée », qui réduit le nombre de navettes entre les deux chambres, le vote définitif du texte devrait intervenir au printemps.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’heure de la « clandestinité » semble révolue pour les compétitions de jeux vidéo. En passe d’être considérées comme des activités sportives à part entière, elles pourraient faire leur apparition au programme olympique
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L’e-sport à grandes foulées

L’heure de la « clandestinité » semble révolue pour les compétitions de jeux vidéo. En passe d’être considérées comme des activités sportives à part entière, elles pourraient faire leur apparition au programme olympique



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h26
    |

            William Audureau








                        



                                


                            
C’est l’histoire d’une ascension fulgurante. Il y a encore une quinzaine d’années, les compétiteurs de jeux vidéo s’affrontaient dans d’obscures salles municipales en apportant leur propre ordinateur sous le bras. En 2018, le jeu le plus joué du monde, League of Legends, vient d’ouvrir la première saison de la LCS NA, sa toute nouvelle compétition américaine. En Europe, des clubs sportifs historiques comme le Besiktas, Wolfsburg, l’Olympique lyonnais ou le Paris-Saint-Germain ont lancé leur propre structure dévolue au jeu électronique. Et depuis l’été dernier, la question de leur possible inscription au programme olympique se pose.

Désignés sous l’anglicisme d’e-sport, les sports électroniques de compétition « pourraient être considérés comme une ­activité sportive, selon le Comité inter­national olympique (CIO). Les joueurs qui les pratiquent se préparent et s’entraînent avec une intensité comparable à celle des athlètes d’autres sports plus traditionnels ». Cette prise de position fait suite à une première déclaration de Tony Estanguet, en août : « On doit se pencher dessus parce qu’on ne peut pas l’ignorer », déclarait alors l’ancien champion olympique de canoë-kayak, codirecteur de la candidature parisienne pour les Jeux olympiques 2024.
Dès ce mois de février, en amont des JO d’hiver, la société Intel organisera ses Intel Extreme Masters de Pyeongchang (Corée du Sud), un tournoi « en guise de prélude aux JO 2018 de Pyeongchang » et en accord avec le CIO – une première.
« Quand le “good game” de la victoire tombe, tu as l’impression que c’est Bercy qui s’enflamme. » Vincent
Quel chemin parcouru, pour ces compétitions longtemps reléguées aux marges de la culture, y compris au sein même du monde du jeu vidéo ! Pourtant, leur dimension compétitive les a toujours rapprochées de l’expérience sportive. « Mon premier tournoi en réseau, je l’ai remporté dans un simple bar, avec 20 personnes qui nous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à cerner au plus près les attentes des consommateurs et y répondre s’apprête à bouleverser le secteur du spectacle sportif.
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Le marché du sport, une proie de choix pour les GAFA

L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à cerner au plus près les attentes des consommateurs et y répondre s’apprête à bouleverser le secteur du spectacle sportif.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h52
    |

                            Jean-Pierre Gonguet








                        



                                


                            

L’expérience client », mantra de l’économie numérique, est en train de bouleverser l’économie du sport. L’infinie capacité des géants du Web comme des start-up à développer des techniques numériques pour cerner au plus près les ­attentes des consommateurs et y répondre de manière instantanée s’apprête à percuter aussi bien le spectacle sportif que les pratiques individuelles.
« Les nouveaux acteurs du numé­rique ont quatre atouts pour entrer en force dans le monde du sport, explique Thomas ­Borie, de l’agence Fabernovel Innovate. Le premier est leur très grande accessibilité : Facebook, Twitter et YouTube sont gratuits, pas Canal+, SFR ou BeIN Sports. Le deuxième, la personnalisation : Facebook ­connaît son client et peut lui proposer ­immédiatement le match d’Antoine Griezmann, comme Twitter va lancer le dernier dunk [du basketteur] LeBron ­James. Le troisième tient aux liens communautaires avec ses amis autour de ses équipes et des événements. Enfin, le gain de temps : la manière dont les start-up simplifient l’expérience sportive menace l’équilibre des fédérations et des clubs. »
Le bouleversement risque d’être d’autant plus fort que l’économie du sport est une proie bien plus facile pour les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon) que, par exemple, les transports urbains ou la grande distribution. L’économiste Nathalie Sonnac, l’une des six conseillers du Conseil supérieur de l’audiovisuel, étudie minutieusement l’évolution des droits sportifs télévisuels et souligne que si « l’économie du sport est une économie à part entière, elle est aussi une économie entièrement à part ».
Le marché des droits sportifs, évalué à 1,45 milliard d’euros en France, a ainsi un fonctionnement économique très peu conventionnel, ­parfois irrationnel et déstabilisant pour les clubs et fédérations. Le spectacle sportif prenant ­constamment de la valeur, à chaque vente de droits, de nouveaux entrants apparaissent. ­Chaque fois, ils sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Un accord a été trouvé pour maintenir l’activité de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord, qui n’est pas reprise par le Suisse Schmolz + Bickenbach et qui emploie 300 personnes.
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Sidérurgie : l’usine de Saint-Saulve gagne un an de sursis

Un accord a été trouvé pour maintenir l’activité de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord, qui n’est pas reprise par le Suisse Schmolz + Bickenbach et qui emploie 300 personnes.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 15h18
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


L’aciérie Ascoval de Saint-Saulve ne fermera pas. Du moins, pas tout de suite. L’entreprise, placée en redressement judiciaire, a gagné un an de sursis. Après avoir obtenu la reprise au tribunal de grande instance de Strasbourg d’Ascometal, qui détient 60 % d’Ascoval, le groupe suisse Schmolz + Bickenbach a accepté, mardi 30 janvier après négociation avec les pouvoirs publics, de racheter, aux coûts de production (supérieurs aux prix du marché), les volumes d’acier de l’usine de Saint-Saulve pendant un an. En revanche, le groupe suisse refuse toujours de reprendre cette filiale d’Ascometal.

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« Notre objectif avec le président de la République est de maintenir l’activité de ce site de 300 personnes, a expliqué Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, à l’issue de deux heures de discussions avec le repreneur d’Ascometal, Vallourec, qui détient encore 40 % d’Ascoval, et les élus du nord de la France. Nous avons obtenu l’accord pour assurer l’activité de l’aciérie pendant un an. Puis, pendant une autre année, Schmolz + Bickenbach s’est engagé à racheter l’acier produit à Saint-Saulve au prix du marché. Cela nous laisse donc d’un à deux ans pour trouver un repreneur à ce site. » 
Aujourd’hui, faute de commandes suffisantes, l’aciérie de Saint-Saulve produit de l’acier à perte. Son coût de production est environ de 25 % au-dessus des prix du marché, explique un bon connaisseur du dossier. Mercredi, Jean-Pierre Floris, le commissaire à la réindustrialisation, se rendra à Saint-Saulve pour discuter avec les salariés, particulièrement inquiets depuis l’annonce de l’abandon du site par le repreneur d’Ascometal.

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« A partir de la semaine prochaine, nous nous réunirons pour étudier la reprise à moyen terme du site », a précisé M. Le Maire. « Pour l’instant, ajoute une source, nous espérons conserver l’entreprise en redressement judiciaire pour au moins un an, le temps de trouver une solution. Pour l’instant, si Vallourec détient toujours 40 % de ce site, les 60 % restant n’appartiennent techniquement à personne… » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le bateau du patron de l’emblématique marque de vêtements de glisse a été retrouvé échoué sur la plage d’Hossegor (Landes), mardi matin.
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Pierre Agnès, le patron de Quiksilver porté disparu en mer

Le bateau du patron de l’emblématique marque de vêtements de glisse a été retrouvé échoué sur la plage d’Hossegor (Landes), mardi matin.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h53
   





                        



   


Un important dispositif de recherches a été déclenché, mardi 30 janvier, au large d’Hossegor (Landes) pour retrouver Pierre Agnès, patron du groupe emblématique de vêtements de glisse Quiksilver, dont l’embarcation vide a été découverte sur une plage de la commune, a annoncé la préfecture du département.
« Le bateau de Pierre Agnès, 54 ans, président du groupe Boardriders Inc, possédant les marques Quicksilver, Roxy et DC Shoes, a été retrouvé ce matin sur la plage du Boiteux à Soorts-Hossegor. Il était sorti en mer à 7 h 30 ce mardi 30 janvier », écrit la préfecture des Landes dans un communiqué.
Les secours n’étaient pas en mesure de dire s’il se trouvait seul à bord ou non.
Deux vedettes et trois hélicoptères
« Des recherches aéromaritimes sont en cours, en étroite coordination avec le préfet maritime de l’Atlantique, chargé des opérations de secours en mer », ajoute la préfecture.
Ce dispositif comprend deux vedettes et trois hélicoptères, ainsi que des patrouilles terrestres côtières, selon la préfecture maritime de l’Atlantique. Dans la zone de recherches, la mer est agitée (1,25 mètre à 2,5 mètres) mais le vent faible, et la visibilité de 2 km.

[#operation]  Moyens de sauvetage engagés : vedette SNS 208  @SauveteursenMer Vedette Côtière "Adour" Gendarmerie m… https://t.co/QVgnEFZWVy— premaratlant (@Premar Atlantique)


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Pierre Agnès a commencé il y a près de trente ans sa carrière chez Quiksilver dont il a notamment dirigé le design pour ses marques, tout en restant basé au siège européen de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).
Au début de janvier, Boardriders, la maison mère américaine des marques Quiksilver et Roxy, a annoncé qu’elle s’apprêtait à racheter son concurrent australien Billabong, fusionnant ainsi deux grands noms de vêtements de sports de glisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Prenant acte des faiblesses structurelles des Etats dans l’économie mondialisée, le président voit en l’entreprise l’institution primaire du capitalisme, mais aussi celles de la société et de l’administration de la vie de la cité, selon l’économiste Virgile Chassagnon dans une tribune au « Monde ».
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« Le saint-simonisme moderne » d’Emmanuel Macron

Prenant acte des faiblesses structurelles des Etats dans l’économie mondialisée, le président voit en l’entreprise l’institution primaire du capitalisme, mais aussi celles de la société et de l’administration de la vie de la cité, selon l’économiste Virgile Chassagnon dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h37
    |

                            Virgile Chassagnon (Professeur d’économie au Centre de recherche en économie de l’université de Grenoble et directeur de l’Institut de recherche pour l’économie politique de l’entreprise)








                        



                                


                            

Alors qu’il a pourtant choisi de commencer le quinquennat par des mesures économiques dites impopulaires, la cote du président de la République progresse. Sa volonté de réformisme s’est emparée de l’agenda politique, renouvelé au gré de l’ouverture de nouveaux chantiers économiques.
Partisan d’une autre politique, Emmanuel Macron semble fonder son action sur un modèle d’émancipation entrepreneurial des personnes. Du travail à l’entreprise, le cheminement intellectuel du président se mue en une vision renouvelée du saint-simonisme, qui guide ses actes et ses postures politiques.
« A chacun selon sa capacité, à chaque capacité selon ses œuvres », cette phrase doctrinale bien connue de Saint-Simon pourrait très bien servir ces discours du président jalonnés par une éthique de l’efficacité collective pour laquelle il semble témoigner une grande foi. Et ce d’autant plus que l’œuvre de Claude-Henri de Rouvroy (1760-1825), comte de Saint-Simon, a reçu les sympathies d’intellectuels aussi bien libéraux que socialistes.
Développer les capacités des personnes
Il en est ainsi car ce philosophe de l’économie industrialiste a pensé le changement social de l’après-Révolution française en faisant de l’industrie aiguillée par le savoir scientifique le fer de lance d’une société postrévolutionnaire capable d’améliorer le sort de l’humanité par leur association dans le travail.
Saint-Simon en fut convaincu, le système industriel doit permettre de développer les capacités des personnes au profit de la société et d’orienter les institutions politiques en direction de l’intérêt général. Il écrivit dans l’un de ses ouvrages les plus influents, L’Industrie (1816-1817) : « L’industrie est une ; tous ses membres sont unis par les intérêts généraux de la production. »
Parmi les industriels, on retrouve tous les travailleurs, dont les conditions d’émancipation sociale sont le fruit de leur concours à la production des richesses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.
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Tests sur des humains et des singes : un haut responsable de Volkswagen suspendu

Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h59
   





                        



   


C’est un nouveau scandale qui éclabousse Volkswagen. La direction du numéro un mondial de l’automobile a annoncé, mardi 30 janvier, qu’elle suspendait le lobbyiste en chef de l’entreprise pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests d’émissions polluantes sur des singes.
« Thomas Steg […] est libéré de ses responsabilités jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les événements », a annoncé Volkswagen dans un communiqué, assurant que « les investigations [internes] avançaient à grande vitesse » et qu’il s’agissait là « de premières conséquences ».
Volkswagen, BMW, Daimler et l’équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu’ils finançaient, l’EUGT, fermé depuis.

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Le premier scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux Etats-Unis sur des singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu’on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeure de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen. Les journaux Stuttgarter Zeitung et Süddeutsche Zeitung ont ensuite évoqué des tests, menés à Aix-la-Chapelle, dans l’ouest de l’Allemagne, sur des êtres humains.
« Je le regrette vraiment »
Dans le quotidien Bild, Thomas Steg, responsable des relations publiques et des relations avec les autorités du groupe allemand, avait admis avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l’époque pour paraître moins polluants.
« Les chercheurs américains voulaient faire leurs tests sur des volontaires humains », a-t-il expliqué, « j’ai alors répondu que je ne pouvais autoriser cela » et il a été décidé « de mener l’étude sur des singes ».
« Avec le recul, cette étude n’aurait jamais dû avoir lieu, qu’il s’agisse d’hommes ou de singes. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment », a déclaré M. Steg, qui fut également porte-parole du chancelier Gerhard Schröder.
Quant à l’étude scientifique menée par un institut hospitalier à Aix-la-Chapelle et pour laquelle 25 personnes en bonne santé ont inhalé en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2), Thomas Steg a voulu en justifier la logique, en assurant que les volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail ». Aucune de ces personnes « n’a eu de dommages », a-t-il dit.

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« Choqués »
Plus tôt mardi, le patron du groupe, Matthias Müller, avait promis des « conséquences » internes après ces révélations. Lundi soir à Bruxelles, selon le magazine allemand Der Spiegel, M. Müller a déclaré que les tests sur les singes n’étaient « pas éthiques et étaient repoussants ».
La Commission européenne a aussi vivement réagi à ces révélations. « Nous sommes choqués par ces nouvelles comme n’importe qui d’autre », a dit le porte-parole de l’exécutif européen, interrogé par la presse. « Nous prenons note du fait que les autorités allemandes visent à enquêter sur ce sujet et nous espérons qu’elles le feront », a-t-il ajouté.
« Je pense que c’est aux autorités nationales de traiter le sujet » et ce type de sujet « requiert une action urgente des autorités nationales », a précisé le porte-parole de l’exécutif européen.
La commissaire européenne à l’industrie, Elzbieta Bienkowska, a estimé sur Twitter que ces tests étaient « immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle ».
Courant aux Pays-Bas
Au Pays-Bas, en revanche, certains scientifiques ont évoqué une « tempête dans un verre d’eau ». S’exprimant dans les médias, ils ont révélé, mardi, que des tests pour mesurer l’impact de l’exposition aux gaz d’échappement sont effectués « depuis des années déjà » dans le pays sur des personnes et des animaux.
L’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) « est impliqué dans des recherches où des volontaires en bonne santé mais aussi malades, des patients qui sont sous traitement auprès de cardiologues, ont été exposés aux émanations diluées d’un moteur diesel » durant deux heures maximum par jour, a précisé le chercheur Flemming Cassee à l’Agence France-Presse.
Il s’agit des émanations respirées chaque jour dans une ville animée ou près d’une autoroute, selon le spécialiste en toxicologie respiratoire et chercheur auprès du RIVM travaillant notamment sur mission du gouvernement néerlandais. « Nous faisons cela depuis des années et cela n’a rien d’extraordinaire », a-t-il souligné, affirmant que c’était le cas dans « divers pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.
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Les « fake news » sont d’abord « un marché »

L’économiste Philippe Askenazy explique, dans sa chronique mensuelle, qu’à travers les « fake news », le lecteur recherche avant tout un élément qui va confirmer ou amplifier ses croyances, mais pas les modifier.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
    |

                            Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice Halbwachs)








                        



                                


                            

L’éclairage. La mésinformation est un thème de recherche ancien dans de nombreuses disciplines académiques, dont l’économie, qui s’intéressent à ses acteurs, ses mécanismes, ses conséquences, ou encore ses régulations.
Depuis que les « fake news » sont au centre d’un important débat public, les chercheurs expriment une grande réticence au contrôle de l’information par l’Etat. Une loi contre les « fake news » apparaît, en effet, fort dangereuse. Une définition stricte des « fake news » comme une information dont le caractère erroné est vérifiable, intentionnellement diffusée et pouvant influencer le public, est en pratique inopérante. Car vérifier et démontrer l’intention demande du temps, et des moyens non négligeables.

De plus, bloquer la circulation d’information en temps réel – et non éventuellement censurer ou condamner a posteriori – nécessitera une définition bien plus large et floue de la fausse information, et donc une inévitable restriction de la liberté d’opinion.

Au mieux, l’usage d’une telle loi par l’Etat sera paternaliste. Au pire, la tentation de manipuler l’information sera grande, surtout en période électorale. Dans le cadre français, le filtre par un juge serait insuffisant, d’autant que la dépendance du parquet à la chancellerie sera maintenue. Que ferait d’un tel outil un Trump s’il était au pouvoir en France ? Par ailleurs, un contrôle étatique dans une démocratie légitimerait ceux déployés par les régimes autoritaires, participant ainsi du recul mondial des libertés.
Erosion de la crédibilité des médias traditionnels
Une loi ne peut donc servir la démocratie que si les « fake news » sont une menace plus significative encore. On ne peut nier qu’avec l’érosion de la surface et de la crédibilité des médias traditionnels et le développement des réseaux sociaux, la circulation de l’information a été bouleversée.
Mais quel en est, à l’heure actuelle, l’impact réel, notamment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.
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Ryanair reconnaît pour la première fois un syndicat de pilotes

La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
   





                        


La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise Ryanair a signé un accord reconnaissant la British Airline Pilots’ Association (Balpa – l’« Association des pilotes de ligne britannique »), un syndicat de pilotes, comme instance représentative au Royaume-Uni ; une première historique pour le groupe en proie à de fortes tensions sociales.
Ryanair a dévoilé cet accord formel mardi 30 janvier, en rappelant être en négociations avec le syndicat depuis le mois de décembre 2017. La Balpa, qui devient ainsi la seule instance représentative au sein de la compagnie au Royaume-Uni, a estimé que cet accord était « historique » et qu’il lui permettrait d’être impliquée dans les prochaines négociations sur les salaires, les horaires, les plannings ou encore les vacances.
Cette annonce survient alors que l’ensemble des pilotes britanniques de Ryanair ont accepté récemment une hausse de salaires allant jusqu’à 20 %, y compris à l’aéroport de Stansted, au nord de Londres, où les pilotes avaient refusé dans un premier temps ces nouvelles conditions salariales.

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                Ryanair fait face à la grogne des pilotes



Ryanair s’est félicité de cet accord, soulignant que le Royaume-Uni accueille près d’un quart des avions de la société et plus de 25 % de ses pilotes. La compagnie regrette toutefois que les négociations traînent en longueur avec les syndicats de pilotes dans les autres pays. Ryanair avait ainsi annoncé à la fin de décembre avoir trouvé un compromis avec le syndicat Impact en Irlande, mais celui-ci n’a pas encore été formalisé.
Le groupe a fait l’objet de nombreuses critiques sur son peu d’empressement à améliorer les relations sociales.
20 000 vols annulés
« Les pilotes sont montés au front et il était clair que si Ryanair ne trouvait pas de solution, la compagnie pourrait perdre encore plus de pilotes au profit de ses concurrentes », explique Neil Wilson à l’Agence France-Presse, analyste chez ETX Capital.
Avec son geste envers les syndicats et les hausses de salaires, Ryanair compte répondre au malaise social qui avait éclaté au grand jour en septembre à l’occasion d’une vague d’annulations de vols de grande ampleur, justifiée par la société par des problèmes de planning de pilotes.

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Vingt mille vols sont été annulés entre la mi-septembre 2017 et mars 2018. Pour l’année écoulée, la compagnie a néanmoins battu son record du nombre de passagers transportés (129 millions), ce qui en fait la première en Europe selon ce critère. Le rythme d’augmentation de son trafic a toutefois ralenti en fin d’année.
Un préavis de grève des pilotes a été annoncé en Italie pour le 10 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le succès d’un film se joue dès la première journée. Vingt-quatre heures durant lesquelles les équipes attendent fébrilement le nombre d’entrées. Un bon départ permettra au film d’assurer sa présence en deuxième semaine et donc sa rentabilité.
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Les mercredis de l’angoisse du cinéma d’auteur

Le succès d’un film se joue dès la première journée. Vingt-quatre heures durant lesquelles les équipes attendent fébrilement le nombre d’entrées. Un bon départ permettra au film d’assurer sa présence en deuxième semaine et donc sa rentabilité.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h36
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Tenir le fortin. Ne pas perdre de position, tenter même de gagner du terrain. C’est, chaque semaine, le pari fordien des distributeurs de films. Tous les lundis matin, avec les chiffres de fréquentation du week-end, le couperet tombe. Les exploitants des salles décident des longs-métrages qu’ils vont garder et de ceux qu’ils vont éjecter pour faire de la place aux dix-huit nouveaux films attendus en moyenne chaque mercredi.
« Dans cette bataille de chiffres, La Douleur est jugé de la même façon que Les Tuche », constate Régine Vial, directrice de la distribution aux Films du Losange, qui défend le cinéma d’auteur. Elle a accepté de montrer au Monde les coulisses de la sortie de ce long-métrage d’Emmanuel Finkiel, adapté du roman de Marguerite Duras.
Lundi 29 janvier, à 13 heures, c’est le soulagement. Le film a totalisé 83 845 entrées entre mercredi 24 et dimanche 28 janvier, soit une moyenne de 621 entrées sur 135 écrans. Des bons résultats à Paris mais aussi à Tours, Orléans ou Saint-Malo. Si bien qu’il sera projeté sur 220 écrans pour sa deuxième semaine, cette fois-ci non seulement dans les cinémas d’art et essai et les multiplexes du centre des grandes villes, mais dans des plus petites agglomérations. Une prouesse pour un film d’auteur exigeant et assez long (2 heures 06).
Un ordonnancement réglé au millimètre
La sortie d’un film obéit à un ordonnancement méconnu et réglé au millimètre. Tous les mercredis matin à 9 heures, les distributeurs se réunissent autour d’un petit déjeuner à l’UGC Ciné-Cité Les Halles. Les nouveautés de la semaine y sont projetées tôt le matin, si bien que, depuis quinze ans, ces salles sont devenues « le » baromètre de la profession. Dans son rôle de Monsieur Loyal, Antoine Cabot, directeur du multiplexe, annonce, à 9 heures 30 tapantes, les entrées de chaque film. Mercredi 24 janvier, Pentagone Papers de Steven Spielberg arrivait en tête avec 93 entrées, suivi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Meilleursagents craint de voir la population française se scinder en deux. Seuls les actifs qualifiés pourront accroître leur patrimoine immobilier.
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Un marché immobilier toujours aussi dynamique en janvier

Meilleursagents craint de voir la population française se scinder en deux. Seuls les actifs qualifiés pourront accroître leur patrimoine immobilier.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h58
    |

            Jérôme Porier








                        



   


L’année 2018 débute dans la continuité de 2017, ce qui laisse augurer un marché immobilier « raisonnablement » dynamique, annonce Meilleursagents, qui a publié le 30 janvier son 99e baromètre mensuel. A Paris, les prix ont augmenté de 1 % en janvier (0,7 % pour les petites surfaces et 1,3 % pour les appartements d’au moins trois pièces). Sur douze mois, la hausse atteint 5,6 % dans Paris intra-muros.
La hausse des prix parisiens se propage en banlieue
« Alors que la dynamique des prix parisiens s’était légèrement ralentie depuis la rentrée 2017, ce regain de vitalité à Paris donne le ton et la cadence sur un marché immobilier, qui devrait connaître un dynamisme sans excès en 2018 », déclare Sébastien de Lafond, président de Meilleursagents. La hausse des prix parisiens se propage en banlieue en s’affaiblissant par cercles concentriques. Dans la petite couronne, la progression ressort à 0,4 % en janvier. Dans la grande couronne, les prix sont stables, à l’exception des départements de Seine-et-Marne (-0,2 %) et du Val-d’Oise (0,3 %).

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En province, les grandes villes poursuivent leurs tendances de 2017. Bordeaux est toujours en tête avec un bond de 1 % en janvier, soit 15,4 % sur douze mois. Marseille (0,7 %) et Nantes (0,8 %), puis Toulouse (0,5 %) et Lyon (0,3 %) suivent. Lille (0,1 %) et surtout Nice (- 0, 1 %), Rennes (- 0,3 %), Strasbourg et Montpellier (- 0, 4 %) sont en queue de peloton et ne parviennent pas à retrouver leur dynamisme. Depuis plus d’un an, les prix sont stables dans les zones rurales.
Une hausse de 0,3 % en un mois dans les 50 plus grandes villes
En résumé, les prix des dix plus grandes villes augmentent de 0,6 % en janvier (4,5 % sur douze mois) et ceux des cinquante plus grandes villes se renchérissent faiblement, de 0,3 % (3,1 % sur douze mois).
« Sur le plan macroéconomique, la situation continue de s’améliorer. Les taux d’intérêt ont retrouvé le niveau le plus bas de 2017. Les acheteurs sont confiants dans un climat économique durablement favorable. Ils savent aussi pouvoir compter sur des conditions de financement aptes à absorber les hausses régulières mais raisonnables des prix sans entamer trop fortement leur budget », commente M. de Lafond.
Une partie de la population évincée par les banques
Principal point noir, le chômage ne recule que faiblement. Pour les experts de Meilleursagents, le risque est grand de voir la population française se scinder en deux. Avec, d’une part, des actifs qualifiés dont les rémunérations progressent. Cette frange de la population bénéficie des meilleures conditions historiques de financement et vit dans des zones urbaines dynamiques. Capables de mobilité professionnelle et géographique, ces actifs qualifiés comptent tirer parti de la conjoncture pour améliorer leur situation professionnelle et augmenter leur patrimoine immobilier.

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D’autre part, un groupe constitué de ménages sous employés ou durablement au chômage, dont le pouvoir d’achat régresse. Evincés par les banques et contraints de se loger dans les zones les moins dynamiques, leur mobilité est restreinte, estime Meilleursagents.
« Le différentiel de progression entre les villes les plus dynamiques et les zones les plus calmes témoigne d’importants écarts d’attractivité. Nous pourrions assister aux prémices d’une nouvelle dynamique territoriale qui pourrait encourager l’installation d’entreprises dans ces villes attractives, créant des emplois séduisants pour une population à la recherche d’un cadre de vie agréable sur un marché immobilier aux prix encore raisonnables », estime Sébastien de Lafond. Ainsi, avec un revenu moyen, un ménage parisien peut-il acheter 22 à 23 m², alors qu’à Lyon, il pourrait acquérir un appartement de 40 m².



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.
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Marchés financiers : « L’orchestre continue à jouer »…

La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h08
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            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            

Lettre de la City. La bonne nouvelle, c’est qu’on « n’est pas encore dans une bulle ». La mauvaise nouvelle, c’est que « tous ses ingrédients sont réunis ». Andrea Cicione, chargé de la stratégie à TS Lombard, une entreprise de recherche en investissements, résume bien le dilemme des investisseurs en ce début d’année 2018. Sous vos regards éberlués, mesdames et messieurs, vous pouvez voir la bulle des marchés gonfler, gonfler, gonfler… Retenez votre souffle, elle va continuer à grossir… jusqu’à l’explosion inévitable…
Ce numéro de cirque boursier est un classique du genre, répété des dizaines de fois par le passé : les marchés sont hauts, très hauts ; mais tous les investisseurs (ou presque) pensent que la hausse va continuer ; leurs prévisions vont probablement s’autoréaliser pendant encore un bon moment. Pour l’instant, l’orchestre du Titanic va continuer à jouer sur le pont sa mélodie ravissante.

Les titres des recherches publiées ces dernières semaines dans le secteur de l’investissement sont éloquents. « Comment repérer une bulle » (Saxo Bank, 18 janvier), « Les risques d’une correction boursière augmentent après la récente flambée » (Oxford Economics, 24 janvier), « Il est rationnel d’être irrationnel » (Lombard TS, 24 janvier). Un à un, les signaux virent à l’orange. Mais tout le monde arrive à la même conclusion : l’explosion de la bulle n’est pas pour tout de suite.
Des bénéfices dopés
Petits rappels des fondamentaux. Les valorisations sur le marché actions américain sont au plus haut de leur histoire, à l’exception de la bulle Internet de 1999 (qui ne s’était pas très bien finie…). En Europe, on n’en est pas tout à fait là, mais les niveaux commencent à être très élevés. De l’avis de tous, 2017 a été un millésime exceptionnel. L’indice MSCI pour les Etats-Unis a grimpé de plus de 20 %, celui de la zone euro de plus de 30 %, celui de la Chine de 50 %. Pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie planche sur une généralisation du gaz renouvelable d’ici à 2050.
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L’essor du biogaz en France, une piste pour la transition énergétique

Une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie planche sur une généralisation du gaz renouvelable d’ici à 2050.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h02
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
Et si les 11 millions de foyers qui consomment du gaz étaient alimentés par du gaz renouvelable produit dans l’Hexagone, plutôt que par du gaz fossile importé ? C’est la question à laquelle ont cherché à répondre les réseaux chargés de son transport et de sa distribution (GRDF et GRTgaz) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans une étude rendue publique mardi 30 janvier.
L’objectif de ce document est de démontrer que le gaz, qui représente 21 % de la consommation énergétique en France, peut être un levier important dans la transition énergétique. Comment ? En s’appuyant sur l’émergence du gaz renouvelable, parfois appelé biogaz ou gaz vert, et d’imaginer l’impact sur l’économie et l’environnement qu’aurait sa généralisation. « Dans les scénarios de transition énergétique, on néglige souvent la chaleur et le gaz, qui occupent pourtant une place très importante », note Bruno Léchevin, le président l’Ademe.
Sujet relativement méconnu du grand public, le gaz vert ne représente aujourd’hui que 0,1 % de la consommation de gaz en France. Mais sa progression est rapide, et le réseau de distribution, GRDF, espère qu’il atteindra 30 % dès 2030.
Aujourd’hui, la quasi-totalité du gaz consommé dans l’Hexagone est importé de Russie, de Norvège ou encore d’Algérie
Le gaz renouvelable peut être obtenu de trois manières différentes. Aujourd’hui, on parle surtout de méthanisation : des micro-organismes dégradent des déchets agricoles, ou des déjections animales dans un méthaniseur, ce qui permet de produire du biogaz. Un autre processus nommé pyrogazéification utilise du bois ou des résidus de bois. Enfin, les surplus d’électricité produits par les éoliennes ou les panneaux solaires peuvent aussi servir à produire du gaz renouvelable à travers une opération élégamment appelée « Power to Gas ».
L’un de ses principaux avantages ? Il pourrait être intégralement produit en France. Aujourd’hui, la quasi-totalité du...




                        

                        


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Tensions commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis : Bruxelles répond à Donald Trump

La Commission européenne a vertement répliqué, lundi, aux menaces plus ou moins voilées lancées par le président américain.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h42
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

En matière commerciale, chez Donald Trump, il n’est guère évident de savoir ce qui tient de la simple rhétorique ou de l’avertissement avant le passage à l’acte. Lundi 29 janvier, sans attendre d’y voir plus clair, l’Europe a vertement répliqué aux menaces de représailles commerciales proférées la veille, à demi-mot, par le président américain.
L’Union européenne (UE) « est prête à réagir rapidement et de façon appropriée au cas où ses exportations seraient affectées par des mesures restrictives de la part des Etats-Unis », a prévenu la Commission européenne. « Nous pensons que le commerce doit être ouvert et juste, mais aussi basé sur des règles », a ajouté son porte-parole Margaritis Schinas, lors d’un point presse quotidien.
Dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision britannique ITV, M. Trump s’était agacé de la politique commerciale « très injuste » de l’UE vis-à-vis des Etats-Unis. Tous ces « problèmes » pourraient « se transformer en quelque chose de très gros (…) du point de vue commercial », avait mis en garde le locataire de la Maison Blanche, précisant que ce serait au « détriment » des Européens.
L’administration américaine à l’offensive
Ce n’est pas la première fois que le président américain fustige l’UE, vis-à-vis de laquelle les Etats-Unis ont affiché un déficit commercial de 146 milliards de dollars en 2016 (118 milliards d’euros). Les excédents allemands (65 milliards de dollars en 2016), notamment, ont été l’objet d’attaques verbales récurrentes ces derniers mois.

Cette dernière salve de critiques n’est pas prise à la légère, car l’administration américaine semble vouloir adopter un tour plus offensif sur le commerce. Donald Trump vient ainsi d’approuver le relèvement de droits de douane sur les importations de machines à laver le linge et de panneaux solaires. Une mesure qui pénalise au premier chef la Chine et la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La direction générale de la concurrence enquête à la suite des promotions monstres sur la pâte a tartiner aussi populaire chez les consommateurs qu’elle est décriée comme symbole de la mal-bouffe.
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Nutella, un coupable idéal

La direction générale de la concurrence enquête à la suite des promotions monstres sur la pâte a tartiner aussi populaire chez les consommateurs qu’elle est décriée comme symbole de la mal-bouffe.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h37
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. L’affaire est grave et l’accusé n’en mène pas large. Ce gros bébé joufflu de 950 grammes, bourré de sucre et d’huile de palme, déjà soupçonné de tuer les forêts, de favoriser l’obésité et même les cancers, est désormais accusé de faire tourner la tête des consommateurs et de dévoiler toutes les turpitudes de notre société en pleine crise existentielle. Nous vivons mal, nous ne sommes pas heureux, donc nous nous réfugions dans les pires addictions dont le pot de Nutella est devenu le symbole. Il a suffi de quelques bousculades et noms d’oiseaux échangés en magasin, le 25 janvier, lors d’une promotion monstre, pour que l’affaire prenne, par la grâce des réseaux sociaux, une tournure nationale.
La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est saisie et mène l’instruction pour débusquer la probable vente à perte de la part d’Intermarché.

Nutella est le suspect idéal dans un pays qui se sent coupable de son penchant irrépressible pour cette pâte à tartiner si onctueuse et dont ils sont de loin les premiers consommateurs mondiaux. Les enfants en raffolent. Pas étonnant donc que les parents sautent sur la promotion, comme ils le font pour bien d’autres produits de marque. De telles fièvres collectives ne sont pas l’expression de la misère des damnés de la terre mais de clients déterminés qui n’entendent pas rater une si bonne affaire. « Battez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde », est une vieille astuce de marketing depuis les marchés de l’Antiquité et dont la société de consommation du XXe siècle s’est emparée goulûment. Le rabais et la pénurie font vendre sous toutes les latitudes.
Compétition mortifère
C’est bien pour cela que l’on encadre la concurrence et que tout n’est pas permis au royaume de la ristourne. Notamment les prix prédateurs qui permettent à un acteur dominant d’écraser des concurrents en inondant le marché de produits...




                        

                        

