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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé de biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.
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Un SDF condamné pour avoir volé des victimes de l’attentat de Manchester

Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé de biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h40
   





                        


Chris Parker avait été présenté dans un premier temps comme un héros. Mardi 30 janvier ce sans-domicile-fixe a été condamné à une peine de plus de quatre ans de prison pour avoir volé de l’argent et un téléphone portable à des victimes de l’attentat de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre.
M. Parker avait affirmé avoir aidé quelques-uns des blessés de l’attaque survenue lors d’un concert d’Ariana Grande le 22 mai 2017, qui a coûté la vie à 22 personnes. Vu comme un héros sur internet, une collecte de fonds pour lui venir en aide avait récolté plus de 50 000 livres (57 000 euros). C’était avant que les internautes n’apprennent que des images de vidéosurveillance le montrent en train de dérober des biens de personnes blessées ou tuées.
Sur les images on pouvait notamment l’apercevoir se penchant sur une femme blessée pour lui prendre son sac à main alors que sa petite-fille de 14 ans agonisait à ses côtés. Il avait ensuite utilisé sa carte bancaire dans un fast-food.
« Vous n’étiez qu’un vulgaire voleur »
L’homme a reconnu avoir volé un portefeuille et un téléphone portable à deux victimes. Le tribunal de Manchester l’a condamné à une peine de quatre ans et trois mois de prison. « Vous n’étiez pas le héros que vous prétendiez être, vous n’étiez qu’un vulgaire voleur », lui a lancé le juge, estimant « difficile de trouver un ensemble de circonstances plus répréhensibles ».
« Peu importe dans quelle situation personnelle vous vous trouvez, voler les affaires de personnes blessées et terrifiées est déplorable », a commenté, après la décision de justice, un responsable de la police de Manchester. L’accusation avait précisé que M. Parker avait fourni une « aide limitée » mais avait aussi saisi l’occasion pour commettre des vols juste après l’attaque.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.
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Ryanair reconnaît pour la première fois un syndicat de pilotes

La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise a signé un accord reconnaissant Balpa comme instance représentative au Royaume-Uni, une première historique pour le groupe.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h06
   





                        


La compagnie aérienne à bas coûts irlandaise Ryanair a signé un accord reconnaissant la British Airline Pilots’ Association (Balpa – l’« Association des pilotes de ligne britannique »), un syndicat de pilotes, comme instance représentative au Royaume-Uni ; une première historique pour le groupe en proie à de fortes tensions sociales.
Ryanair a dévoilé cet accord formel mardi 30 janvier, en rappelant être en négociations avec le syndicat depuis le mois de décembre 2017. La Balpa, qui devient ainsi la seule instance représentative au sein de la compagnie au Royaume-Uni, a estimé que cet accord était « historique » et qu’il lui permettrait d’être impliquée dans les prochaines négociations sur les salaires, les horaires, les plannings ou encore les vacances.
Cette annonce survient alors que l’ensemble des pilotes britanniques de Ryanair ont accepté récemment une hausse de salaires allant jusqu’à 20 %, y compris à l’aéroport de Stansted, au nord de Londres, où les pilotes avaient refusé dans un premier temps ces nouvelles conditions salariales.

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                Ryanair fait face à la grogne des pilotes



Ryanair s’est félicité de cet accord, soulignant que le Royaume-Uni accueille près d’un quart des avions de la société et plus de 25 % de ses pilotes. La compagnie regrette toutefois que les négociations traînent en longueur avec les syndicats de pilotes dans les autres pays. Ryanair avait ainsi annoncé à la fin de décembre avoir trouvé un compromis avec le syndicat Impact en Irlande, mais celui-ci n’a pas encore été formalisé.
Le groupe a fait l’objet de nombreuses critiques sur son peu d’empressement à améliorer les relations sociales.
20 000 vols annulés
« Les pilotes sont montés au front et il était clair que si Ryanair ne trouvait pas de solution, la compagnie pourrait perdre encore plus de pilotes au profit de ses concurrentes », explique Neil Wilson à l’Agence France-Presse, analyste chez ETX Capital.
Avec son geste envers les syndicats et les hausses de salaires, Ryanair compte répondre au malaise social qui avait éclaté au grand jour en septembre à l’occasion d’une vague d’annulations de vols de grande ampleur, justifiée par la société par des problèmes de planning de pilotes.

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                Les grandes compagnies aériennes débauchent les pilotes des low cost



Vingt mille vols sont été annulés entre la mi-septembre 2017 et mars 2018. Pour l’année écoulée, la compagnie a néanmoins battu son record du nombre de passagers transportés (129 millions), ce qui en fait la première en Europe selon ce critère. Le rythme d’augmentation de son trafic a toutefois ralenti en fin d’année.
Un préavis de grève des pilotes a été annoncé en Italie pour le 10 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Marchés financiers : « L’orchestre continue à jouer »…

La bulle ne devrait pas éclater à court terme, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas en train de gonfler, explique, dans sa chronique, le correspondant du « Monde » à Londres, Eric Albert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h08
    |

            Eric Albert (@IciLondres)








                        



                                


                            

Lettre de la City. La bonne nouvelle, c’est qu’on « n’est pas encore dans une bulle ». La mauvaise nouvelle, c’est que « tous ses ingrédients sont réunis ». Andrea Cicione, chargé de la stratégie à TS Lombard, une entreprise de recherche en investissements, résume bien le dilemme des investisseurs en ce début d’année 2018. Sous vos regards éberlués, mesdames et messieurs, vous pouvez voir la bulle des marchés gonfler, gonfler, gonfler… Retenez votre souffle, elle va continuer à grossir… jusqu’à l’explosion inévitable…
Ce numéro de cirque boursier est un classique du genre, répété des dizaines de fois par le passé : les marchés sont hauts, très hauts ; mais tous les investisseurs (ou presque) pensent que la hausse va continuer ; leurs prévisions vont probablement s’autoréaliser pendant encore un bon moment. Pour l’instant, l’orchestre du Titanic va continuer à jouer sur le pont sa mélodie ravissante.

Les titres des recherches publiées ces dernières semaines dans le secteur de l’investissement sont éloquents. « Comment repérer une bulle » (Saxo Bank, 18 janvier), « Les risques d’une correction boursière augmentent après la récente flambée » (Oxford Economics, 24 janvier), « Il est rationnel d’être irrationnel » (Lombard TS, 24 janvier). Un à un, les signaux virent à l’orange. Mais tout le monde arrive à la même conclusion : l’explosion de la bulle n’est pas pour tout de suite.
Des bénéfices dopés
Petits rappels des fondamentaux. Les valorisations sur le marché actions américain sont au plus haut de leur histoire, à l’exception de la bulle Internet de 1999 (qui ne s’était pas très bien finie…). En Europe, on n’en est pas tout à fait là, mais les niveaux commencent à être très élevés. De l’avis de tous, 2017 a été un millésime exceptionnel. L’indice MSCI pour les Etats-Unis a grimpé de plus de 20 %, celui de la zone euro de plus de 30 %, celui de la Chine de 50 %. Pendant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La Commission européenne a vertement répliqué, lundi, aux menaces plus ou moins voilées lancées par le président américain.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Tensions commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis : Bruxelles répond à Donald Trump

La Commission européenne a vertement répliqué, lundi, aux menaces plus ou moins voilées lancées par le président américain.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h42
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

En matière commerciale, chez Donald Trump, il n’est guère évident de savoir ce qui tient de la simple rhétorique ou de l’avertissement avant le passage à l’acte. Lundi 29 janvier, sans attendre d’y voir plus clair, l’Europe a vertement répliqué aux menaces de représailles commerciales proférées la veille, à demi-mot, par le président américain.
L’Union européenne (UE) « est prête à réagir rapidement et de façon appropriée au cas où ses exportations seraient affectées par des mesures restrictives de la part des Etats-Unis », a prévenu la Commission européenne. « Nous pensons que le commerce doit être ouvert et juste, mais aussi basé sur des règles », a ajouté son porte-parole Margaritis Schinas, lors d’un point presse quotidien.
Dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision britannique ITV, M. Trump s’était agacé de la politique commerciale « très injuste » de l’UE vis-à-vis des Etats-Unis. Tous ces « problèmes » pourraient « se transformer en quelque chose de très gros (…) du point de vue commercial », avait mis en garde le locataire de la Maison Blanche, précisant que ce serait au « détriment » des Européens.
L’administration américaine à l’offensive
Ce n’est pas la première fois que le président américain fustige l’UE, vis-à-vis de laquelle les Etats-Unis ont affiché un déficit commercial de 146 milliards de dollars en 2016 (118 milliards d’euros). Les excédents allemands (65 milliards de dollars en 2016), notamment, ont été l’objet d’attaques verbales récurrentes ces derniers mois.

Cette dernière salve de critiques n’est pas prise à la légère, car l’administration américaine semble vouloir adopter un tour plus offensif sur le commerce. Donald Trump vient ainsi d’approuver le relèvement de droits de douane sur les importations de machines à laver le linge et de panneaux solaires. Une mesure qui pénalise au premier chef la Chine et la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Acculée par les « hard brexiters » de son parti, qui se positionnent déjà pour sa succession, la première ministre apparaît dans l’impasse.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Les ultraconservateurs britanniques cherchent à faire dérailler le Brexit de Theresa May

Acculée par les « hard brexiters » de son parti, qui se positionnent déjà pour sa succession, la première ministre apparaît dans l’impasse.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h52
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Le Brexit, qui était censé suturer les plaies des conservateurs britanniques sur l’Europe, n’en finit pas de les rouvrir. La publication, lundi 29 janvier, des directives données par les Vingt-Sept au chef négociateur Michel Barnier pour la « période de transition », réclamée par Londres avant un divorce effectif, a lieu au milieu d’une bronca chez les europhobes du Parti conservateur britannique, qui déstabilise Theresa May et menace de faire dérailler le Brexit.
Boris Johnson a infligé le premier camouflet. Ministre des affaires étrangères, il a assuré que les « dividendes du Brexit » permettraient de renflouer le service public de santé en crise. Mme May l’a laissé répéter ce mensonge inscrit en 2016 sur son bus de campagne pro-Brexit. Puis elle a mollement défendu Philip Hammond, son ministre des finances proeuropéen, attaqué pour avoir soutenu que le Brexit ne se traduirait que par de « très modestes » divergences avec l’Union européenne (UE). Dimanche, Jacob Rees-Mogg, figure de l’aile droite des tories, a demandé le limogeage de ce poids lourd du gouvernement, coupable selon lui de vouloir faire du pays un « vassal » de l’UE. Quant à Theresa Villiers, ancienne secrétaire d’Etat, elle a accusé Mme May de trahir le référendum en « diluant le Brexit » et en cherchant à « garder tout de l’UE sauf le nom ». 

Cacophonie pas toujours de haut niveau
Les « hard brexiters », qui ont déjà eu du mal à avaler la facture de 60 milliards à l’UE acceptée par Theresa May, la déstabilisent et se positionnent pour sa succession. M. Rees-Mogg est le challenger favori parmi les membres du Parti conservateur. Boris Johnson le suit de près. Dernier en date, Gavin Williamson, nouveau ministre de la défense, a fait les gros titres en affirmant que les Russes préparaient des cyberattaques destinées à tuer « des milliers et des milliers » de Britanniques. Consternation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le PIB de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au quatrième trimestre 2017 et de 2,5 % sur l’ensemble de l’année, selon les chiffres publiés par Eurostat.
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La croissance de la zone euro au plus haut depuis dix ans

Le PIB de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au quatrième trimestre 2017 et de 2,5 % sur l’ensemble de l’année, selon les chiffres publiés par Eurostat.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 14h44
    |

            Marie Charrel








                        



   


L’économie de la zone euro est en pleine forme, et de nouveaux chiffres viennent le confirmer toutes les semaines. Selon les statistiques publiées mardi 30 janvier par Eurostat, le produit intérieur brut (PIB) de l’union monétaire a progressé de 0,6 % au dernier trimestre 2017, après 0,6 % au trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année, la croissance s’est donc établie à 2,5%. Elle dépasse le rythme enregistré en 2010 (2,1 %).
Si 2016 fut l’année de la reprise, 2017 fut celle de sa consolidation : les bons indicateurs se sont diffusés à la plupart des secteurs et se sont généralisés à l’ensemble des Etats membres. Dans le détail, le PIB français a crû de 0,6 % sur l’année, et celui de l’Espagne, de 0,7 %. Les chiffres des autres pays seront publiés ces prochains jours.
Les pays membres ont profité de la reprise mondiale
La zone euro a profité du redémarrage de l’économie mondiale. Selon les dernières prévisions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial a augmenté de près de 3,6 % l’an passé, en volume. Les échanges de marchandises ont nettement rebondi par rapport à 2016 (1,3 %), tirés par la demande américaine et chinoise.
Le moteur des exports a joué un rôle essentiel dans la reprise européenne, notamment en Espagne ou en Portugal, où la demande domestique a longtemps été en berne, marquée par la récession et les politiques d’austérité. Selon les estimations des économistes de la banque Edmond de Rothschild, les exportations de l’union monétaire ont ainsi progressé de 4,1 % en 2017. Grâce au rebond de leurs carnets de commandes, les entreprises ont recommencé à embaucher et à investir.
Les moteurs internes sont repartis
L’année 2017 a été marquée par une forte décrue du nombre de demandeurs d’emplois. Entre janvier et novembre 2017, le taux de chômage de la zone euro a ainsi baissé de 9,6 % à 8,7 %, retrouvant ainsi son niveau de janvier 2009.
Bien sûr, le tableau reste contrasté selon les Etats : le taux de chômage est encore élevé en Grèce (20,5 %) et en Espagne (16,7 %), tandis que l’Allemagne (3,6 %) et les Pays-Bas (4,4 %) sont au plein-emploi. Reste que depuis 2013, la zone euro a créé plus de 7 millions de postes. Grâce à cela, le pouvoir d’achat s’est redressé. Et la consommation des ménages, qui reste le principal moteur de l’activité en France et en Italie, s’est raffermie. Sur l’ensemble de la zone euro, elle a progressé de 1,8 % l’an passé, selon les économistes de la banque Edmond de Rothschild. L’investissement, longtemps à la traîne, a quant à lui progressé de 3,7 %.
Les faiblesses structurelles demeurent
D’après les prévisionnistes, la tendance devrait se poursuivre en 2018, où la croissance de la zone euro devrait s’établir à 2,1 %, selon la Commission européenne. Laurence Boone, chef économiste du Groupe AXA, table même sur 2,5 %. « L’amélioration est partout : les intentions d’embauches accélèrent, ce qui signifie que la baisse du chômage ne va pas seulement continuer, elle se produira plus vite qu’en 2017, souligne-t-elle, dans une note sur le sujet. Les indices de sentiment économique suggèrent une croissance en 2018 de 3,8 % en Allemagne, 2,8 % en France, 2,6 % en Italie et 4 % en Espagne. Jamais depuis 2006-2007, l’élan économique de la zone euro n’a été aussi fort ».
Reste que la crise a laissé de nombreuses séquelles, notamment sur le marché du travail : le chômage longue durée et celui des moins de 30 ans est toujours élevé en France, en Italie ou encore en Irlande. De plus, le système bancaire reste fragile au sud de l’Europe, notamment en Grèce et en Italie.
Les économistes s’inquiètent également de la faiblesse des investissements dans l’innovation et le vieillissement de la population active, qui pèsent sur le potentiel de croissance future de la zone euro.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.
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Les constructeurs automobiles allemands accumulent les scandales

Après le dieselgate, la nouvelle affaire des tests pourrait annoncer le crépuscule de cette technologie.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h38
    |

                            Cécile Boutelet (Stuttgart, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Lundi soir, à Ludwigsburg, dans la banlieue de Stuttgart, Volkmar Denner est sur la défensive. Le patron de Bosch, le plus gros sous-traitant automobile du monde, était venu parler des bons chiffres de son groupe et des avancées de sa stratégie numérique. Au lieu de cela, il est criblé de questions sur l’avenir de la technologie emblématique du groupe, le diesel. Difficile d’y échapper, tant le scandale des tests de gaz d’échappement des moteurs diesel sur des singes et des humains ébranle le pays. La colère gronde jusque dans les rangs du gouvernement : son porte-parole a condamné fermement, lundi, la pratique et le sens de ces tests.
« L’industrie automobile fait face à une crise de confiance, il faut que nous nous efforcions de la reconquérir », dit M. Denner, tout en critiquant les tests. Il précise que son groupe est sorti dès 2013 du désormais fameux groupe européen de recherche pour l’environnement et la santé dans le secteur des transports, centre de recherche fondé en 2007 à des fins de lobbyisme avec BMW, Daimler et Volkswagen, à l’origine des tests controversés. Bosch n’a apparemment pas eu vent des essais sur les animaux, réalisés après son départ. Malgré la gravité du cas, Volkmar Denner refuse de croire que le diesel ait épuisé sa crédibilité. « Nous devons revenir aux faits et arrêter de mettre de l’émotion dans ce débat. Nos moteurs diesel respectent les normes imposées par l’Union européenne pour 2020 », assène-t-il.

Mais peut-on se fier à une industrie qui multiplie les scandales depuis deux ans ? A une technologie qui, malgré les progrès annoncés en matière de dépollution sur les moteurs les plus récents, accumule un si lourd bilan ? Cette affaire pourrait bien annoncer le crépuscule du disesel, déjà frappé de désamour en Allemagne et dans d’autres pays européens comme la France. Outre-Rhin, le pourcentage de véhicules diesel est en chute libre : il représentait 38,8 % des nouvelles immatriculations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le secrétaire du Parti démocrate a privilégié ses fidèles dans la constitution des listes en vue du 4 mars, au risque de fragiliser la légère remontée du PD dans les sondages.
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Italie : Matteo Renzi verrouille son parti avant les législatives

Le secrétaire du Parti démocrate a privilégié ses fidèles dans la constitution des listes en vue du 4 mars, au risque de fragiliser la légère remontée du PD dans les sondages.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h54
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            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Matteo Renzi est apparu en bras de chemise, samedi 27 janvier, peu avant 20 heures, au siège romain du Parti démocrate (PD). Les traits tirés, il semblait physiquement marqué par plusieurs jours de négociations harassantes. Au moment où il a pris la parole, une liste était publiée sur le site du PD : celle de l’ensemble des candidats présentés par son parti pour les élections législatives du 4 mars. Les tractations pour y aboutir auront été, selon ses mots, une « expérience dévastatrice ». A entendre les témoignages horrifiés qui ont filtré depuis dimanche sur ces heures de tension, l’épithète semble particulièrement bien choisie.

Chacun savait que les places seraient chères : majoritaire dans la Chambre sortante et premier groupe au Sénat, le PD se présente à l’élection très affaibli, et devra faire avec une loi électorale privilégiant les coalitions, qui lui est assez défavorable. Il perdra forcément, lors de l’échéance, de gros bataillons de parlementaires. De ce fait, les négociations ne pouvaient être que sanglantes.
« Violence sans précédent »
Placé en position de force par les statuts du parti, qui confèrent de larges prérogatives au secrétaire, Matteo Renzi allait-il chercher à ménager un espace à ses opposants (30 % des suffrages lors de la primaire du printemps 2017) pour mieux rassembler ou, au contraire, tailler dans le vif, en privilégiant ses fidèles, assumant le risque de perdre quelques sièges pour disposer d’un groupe à sa main ? Sans ambiguïté, l’ancien premier ministre a choisi la deuxième option, concédant seulement une quinzaine de sièges sûrs aux minoritaires, sans laisser à ses opposants le loisir de contester, ni même chercher à arrondir les angles.
« Sa violence est sans précédent. A côté de lui, Berlusconi, c’est Mère Teresa », confiait ainsi au Monde un ancien dignitaire du parti, encore sidéré par la brutalité de la manœuvre, tandis que le garde des sceaux, Andrea Orlando,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les indépendantistes ont maintenu la candidature de Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique.
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Catalogne : la session d’investiture du président de région repoussée

Les indépendantistes ont maintenu la candidature de Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h15
   





                        



   


Carles Puigdemont devra encore patienter. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a décidé, mardi 30 janvier, de « repousser » – et non d’annuler – la session d’investiture du président de région ; session qui avait été interdite par la justice espagnole. Il n’a pas précisé de nouvelle date pour la tenue de cette session d’investiture.
Les indépendantistes ont cependant maintenu leur projet d’investir Carles Puigdemont à la tête de l’exécutif régional, M. Torrent s’engageant à « défendre jusqu’au bout » les droit de M. Puigdemont. Destitué par Madrid, ce denier est le seul candidat à la présidence de cette région de 7,5 millions d’habitants.

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Les partisans de M. Puigdemont, emmenés par la puissante association indépendantiste ANC, ont manifesté aux abords de la chambre, arborant des masques à l’effigie de leur chef de file. On ignore si le véritable Carles Puigdemont avait prévu d’être parmi eux, ou de faire une apparition surprise devant les élus, au risque d’être arrêté pour « rébellion » après trois mois d’exil volontaire en Belgique.
Blocage de la Cour constitutionnelle
Cette session est repoussée après un arrêt de la Cour constitutionnelle, samedi, saisie par le gouvernement central, qui avait interdit sa tenue. Les juges, agissant en urgence, ont annoncé qu’en cas d’investiture à distance, le vote ne serait pas valable. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a d’ailleurs prévenu mardi que « le président du parlement [Roger Torrent] pourrait sans aucun doute être tenu pour responsable » s’il maintenait la session du Parlement malgré la résolution du tribunal.
Les magistrats ont en outre considéré que M. Puigdemont devait auparavant demander en personne au juge de la Cour suprême, chargé de l’enquête le visant, l’autorisation de comparaître devant la chambre. Le Parlement doit respecter un délai légal s’achevant mercredi pour la session d’investiture.
Carles Puigdemont a contesté devant la Cour constitutionnelle l’arrêt en cause. Celle-ci examinera son recours à partir de 13 heures. Roger Torrent a dénoncé une décision de justice qui « viole les droits de millions de Catalans ».
Division des indépendantistes
Toutefois, l’ajournement a provoqué des remous du côté d’« Ensemble pour la Catalogne », le groupe parlementaire de Carles Puigdemont, et de la Candidature d’unité populaire (CUP, extrême gauche), les deux autres listes indépendantistes.
« La décision du président Torrent n’a pas fait l’objet de consultations, ni de communications préalables au groupe “Ensemble pour la Catalogne” », a déclaré la CUP dans un communiqué, avant de faire savoir que Carles Puigdemont lui-même n’avait pas été mis au courant. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec le report », a déclaré le porte-parole de la CUP, Carlos Riera, le qualifiant de « grave erreur politique ».
La crise politique en Catalogne dure depuis des mois et a atteint son point d’orgue le 27 octobre, avec la déclaration d’indépendance unilatérale votée au Parlement qui faisait suite au référendum d’autodétermination interdit, le 1er octobre.
« Sacrifier » M. Puigdemont
Après la tentative de sécession, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait suspendu l’autonomie de la région, dissous le Parlement et convoqué de nouvelles élections, avec l’espoir d’un apaisement de la situation dans la région, divisée sur son indépendance.

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L’atmosphère reste toujours extrêmement tendue entre Madrid et les séparatistes, sans aucune amorce de dialogue, alors que chacun campe sur ses positions. Certains, dans le camp indépendantiste, estiment toutefois ouvertement qu’il est temps, désormais, de « sacrifier » M. Puigdemont pour permettre à un nouveau gouvernement régional de prendre ses fonctions et pour mettre fin à la mise sous tutelle de la Catalogne.

 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’interruption volontaire de grossesse, strictement interdite par la Constitution irlandaise jusqu’en 2013, n’est aujourd’hui possible que dans de rares cas.
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Un référendum sur l’avortement sera organisé en mai en Irlande

L’interruption volontaire de grossesse, strictement interdite par la Constitution irlandaise jusqu’en 2013, n’est aujourd’hui possible que dans de rares cas.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 01h10
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 07h33
   





                        



   


C’est sur un sujet particulièrement clivant dans leur pays que les électeurs irlandais seront amenés à se prononcer à la fin du mois de mai. Le gouvernement a proposé, dans la soirée de lundi 29 janvier, l’organisation d’un référendum qui ouvrirait la voie à l’assouplissement de la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les votants devront dire s’ils souhaitent ou non abroger le 8e amendement de la Constitution, qui grave dans le marbre le droit à la vie de la mère et de son enfant à naître.

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« L’avortement existe en Irlande, mais il est peu sûr, échappe à tout encadrement et il est illégal et, à mon avis, nous ne pouvons pas continuer d’exporter nos problèmes et d’importer nos solutions », a fait valoir le premier ministre, Leo Varadkar, évoquant les milliers de femmes qui se rendent chaque année à l’étranger pour y avorter ou qui utilisent des pilules abortives pour mettre fin à leur grossesse.
« Selon moi, il faut décider s’il faut continuer de stigmatiser et de pénaliser nos sœurs, nos collègues et nos amies ou si nous sommes prêts à faire un choix collectif pour exprimer notre empathie et notre compassion. »

   


M. Varadkar fera campagne pour l’abrogation du 8e amendement : « Mes opinions ont évolué avec le temps et l’expérience », a commenté le médecin de formation.
Strictement interdite jusqu’en 2013 dans ce pays à forte tradition catholique, l’IVG est désormais possible si la vie de la femme enceinte est menacée par la poursuite de sa grossesse.

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Fossé générationnel
Deux études d’opinion publiées ces derniers jours laissent entendre qu’entre 51 % et 56 % des électeurs sont favorables à l’autorisation de l’avortement au cours des douze premières semaines de grossesse tandis que 30 % y sont opposés, les autres étant indécis.

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Ces sondages témoignent toutefois d’un fossé générationnel : une franche majorité des plus de 65 ans étant contre une telle réforme. Et, selon des observateurs, la mobilisation risque d’être forte dans le camp des adversaires de la proposition.
La date du scrutin devrait être publiée dans les semaines à venir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Deux jours avant sa sortie, le ministère de la culture russe a décidé d’empêcher la projection de la comédie franco-britannique « La Mort de Staline ».
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.
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Puigdemont a envisagé de prononcer son discours d’investiture à partir du Parlement flamand

La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h23
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



   


L’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, en quête d’une réélection mardi 30 janvier, a négocié la possibilité de prononcer son discours d’intronisation à partir du Parlement flamand, l’assemblée régionale de Flandre, installée à Bruxelles. Cette éventualité, discutée avec les nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA), s’est toutefois heurtée au refus des autres partis au pouvoir à la région de Flandre, les chrétiens-démocrates du CD & V et l’Open VLD, confirment plusieurs sources au Monde. « Il ne serait pas bon que le Parlement soit utilisé pour un jeu politique étranger », avait fait savoir le chef du groupe Open VLD, Bart Somers.
M. Puigdemont, exilé en Belgique depuis la fin du mois d’octobre 2017 et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice espagnole pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne, a discuté avec la direction de la N-VA, le parti le plus important de Flandre, qui détient la présidence de l’Assemblée. Au sein de celle-ci, la cause catalane compte de nombreux supporteurs, qui espéraient, en fait, organiser, au sein de la commission des relations extérieures, un débat entre l’ambassadrice d’Espagne à Bruxelles et le leader indépendantiste.
« Il est le bienvenu »
L’entourage de M. Puigdemont estimait possible d’aller plus loin et d’envisager un discours adressé à l’assemblée catalane par téléconférence. C’était avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque, samedi 27 janvier, l’impossibilité, pour l’intéressé, de se faire élire ou de gouverner à distance.

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                La justice espagnole bloque l’investiture de Puigdemont comme président de la Catalogne



Interrogé dimanche par la chaîne publique VRT, Bart De Wever, le président de la N-VA, a paru enterrer le projet de celui qu’il a qualifié d’« ami ». « Il est le bienvenu, ici, à la maison ou au Parlement flamand », a expliqué M. De Wever. Mais, a-t-il ajouté, l’éventualité d’un discours d’investiture prononcé depuis Bruxelles devait être acceptée par le bureau permanent du Parlement régional. « Aucune demande n’a été introduite, si elle lui parvient, le bureau décidera », expliquait prudemment, dimanche soir, le président du Parlement, Jan Peumans. Aucune réaction du gouvernement fédéral belge n’était à noter. Le premier ministre, Charles Michel, tient surtout à éviter une crise diplomatique avec Madrid après les tensions survenues au cours des derniers mois.
Présent, dimanche, à une réception de la N-VA dans la grande banlieue de Bruxelles, M. Puigdemont n’a pas répondu aux questions des journalistes qui l’interrogeaient sur son éventuel retour à Barcelone. Un parlementaire de son parti, Josep Rull, expliquait, lundi, que l’ex-président demanderait, « dans les prochaines heures », la permission de la justice espagnole pour participer au débat prévu mardi au Parlement catalan pour le vote et l’investiture du nouveau dirigeant de la région.
Sacrifice
Selon la Cour constitutionnelle, M. Puigdemont doit revenir en Espagne, se constituer prisonnier et ensuite demander la permission du juge d’instruction pour participer à la session d’investiture.
Joan Tarda, député d’un autre parti indépendantiste, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), alliée de M. Puigdemont, a suggéré dans une interview publiée dimanche par La Vanguardia que celui-ci pourrait faire preuve de « patriotisme » et accepter d’être remplacé. A Bruxelles, aucune confirmation n’était fournie lundi matin.

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« Il est indispensable que nous ayons un gouvernement, s’il faut sacrifier le président Puigdemont, nous devrons le sacrifier », a déclaré M. Tarda. En revanche, le parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne (JxC), avait affirmé dimanche qu’il n’envisageait pas de proposer un autre candidat.
Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, qui a désigné M. Puigdemont comme candidat, n’a, lui, pas réagi dimanche à la décision de la Cour constitutionnelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.
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En Allemagne, le syndicat IG Metall durcit son mouvement dans l’industrie

Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 17h07
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Où s’arrêtera le conflit entre IG Metall et les patrons de l’industrie ? Alors que le quatrième round de négociations sociales pour les 3,9 millions de salariés de la branche métallurgie et électronique s’est terminé sur un échec, la direction du plus grand syndicat allemand a décidé, samedi 27 janvier, de durcir le conflit.
De mercredi à vendredi, des grèves d’une journée affecteront 250 entreprises dans tout le pays, si les salariés votent localement en faveur de la mesure. Le président d’IG Metall, Jörg Hofmann, reproche à l’industrie de bloquer « la modernisation du monde du travail, qui aurait dû être faite depuis longtemps ».
Une première depuis 2003
L’industrie allemande n’a pas connu un tel conflit social depuis 2003. IG Metall met tout son poids pour obtenir une avancée sociale considérée comme plus importante que les augmentations de salaires.
IG MEtall veut que chaque salarié de l’industrie puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures jusqu’à 28 heures.
Le syndicat veut que chaque salarié du secteur puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures (durée du temps de travail dans l’industrie) jusqu’à 28 heures. Et IG Metall réclame, en plus, une compensation de 200 euros pour la baisse de rémunération induite dans le cas des salariés qui réduisent leur temps de travail pour s’occuper d’un enfant de moins de 14 ans ou d’un parent dépendant.
Les patrons s’opposent fermement à l’idée de cette compensation, qui entraînerait une différence de rémunération entre les salariés, selon qu’ils décident ou non de réduire leur temps de travail, et vis-à-vis de ceux qui travaillent déjà à temps partiel. Ils considèrent que la revendication du syndicat à un droit individuel à la semaine de 28 heures avec compensation salariale partielle est discriminante, donc potentiellement illégale.
C’est la pomme de discorde principale entre les deux parties, qui ont déjà accumulé un temps de négociation de 91 heures, rapporte le Süddeutsche Zeitung. La question des hausses de salaires (le syndicat demande 6 %) n’a même pas encore été abordée.
Quasiment au plein-emploi
Les patrons redoutent aussi les effets globaux de la réduction du temps de travail de milliers de salariés à une période où l’économie tourne à plein régime et où les carnets de commandes sont pleins. Dans les régions industrielles du sud de l’Allemagne, qui sont quasiment au plein-emploi (le taux de chômage y est parfois inférieur à 5 %), les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié.
Près de 960 000 salariés ont pris part jusqu’ici aux grèves dites d’« avertissement », durant lesquelles les travailleurs suspendent le travail quelques heures. Les grèves d’une journée qui commencent mercredi risquent de perturber plus fortement une industrie qui fonctionne sur le modèle du « juste-à-temps », c’est-à-dire sans stock, et qui est très dépendante de ses sous-traitants. C’est particulièrement le cas dans l’automobile, la branche clé de l’économie outre-Rhin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ L’UE propose à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/01/2018
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Brexit : les Vingt-Sept posent leurs conditions pour la transition

L’UE propose à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 16h55
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Pour calmer des milieux économiques de plus en plus inquiets, Theresa May avait réclamé une période de transition « d’au moins deux ans » juste après le Brexit, lors de son discours de Florence (Italie), en septembre 2017. La première ministre britannique devrait l’obtenir. Mais à quel prix ? Lundi 29 janvier, les ministres des affaires européennes des Vingt-Sept (sans leur collègue du Royaume-Uni) devaient s’entendre sur d’intransigeantes « directives de négociation » concernant ce sursis demandé par Londres.
La transition devrait démarrer au lendemain du Brexit, le 30 mars 2019, et ne pas durer plus de vingt et un mois, se terminant précisément le 31 décembre 2020, selon un document du Conseil européen consulté par Le Monde. Les Pays-Bas, la Suède et le Danemark, traditionnels alliés de Londres, ont bien tenté d’obtenir une prolongation, mais la France et l’Allemagne, sur une ligne très ferme, tenaient à fixer un terme rapproché.
Pas question de faire durer le plaisir : la transition n’est pas destinée à prolonger indéfiniment l’appartenance à l’Union européenne (UE) mais à éviter un « saut dans le vide » au lendemain du divorce. Elle doit laisser le temps aux négociateurs de finaliser les termes de la « relation future » avec le Royaume-Uni, dont personne n’imagine à Bruxelles qu’elle pourra être bouclée au 30 mars 2019.
Les Vingt-Sept proposent à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes et sans plus avoir son mot à dire dans ses instances de décision : à la date du Brexit, plus de commissaire britannique, ni d’eurodéputés, ni de participation aux conseils bruxellois. Sauf, éventuellement, et de manière purement consultative sur des points ultratechniques les impliquant directement.
Le Royaume-Uni disposera certes d’un accès prolongé au marché intérieur de l’UE et à ses dizaines d’accords commerciaux avec le reste du monde. Mais il devra continuer de contribuer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Sauli Niinistö, sans étiquette, est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan.
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Finlande : le président sortant confortablement réélu dès le premier tour

Sauli Niinistö, sans étiquette, est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 01h32
   





                        


Le président finlandais Sauli Niinistö, 69 ans, a été réélu dimanche 28 janvier pour un nouveau mandat de six ans. Après le dépouillement de l’ensemble des bulletins, il rassemble 62,7 % des suffrages, selon les résultats publiés par le ministère de la justice, reléguant loin derrière son principal rival, le Vert Pekka Haavisto, avec 12,4 % des voix.
« Je suis très surpris de ce niveau de soutien. Je vais devoir réfléchir sérieusement comment m’en montrer digne », a-t-il déclaré. Cette victoire dès le premier tour est du jamais vu depuis 1994 et la première élection du président finlandais au scrutin majoritaire direct.

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Quelque 66,7 % des 3,5 millions d’électeurs se sont déplacés pour voter. Une participation légèrement en baisse par rapport à 2012 où elle avait atteint 72,8 %.
Maintien de l’équilibre entre les relations avec le voisin russe
Sauli Niinistö était, lors de son élection en 2012, membre du Parti de la coalition nationale (Kok), formation conservatrice, mais il est désormais sans étiquette. Il est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan. La Finlande n’est pas membre de l’Alliance atlantique mais s’en est rapprochée après l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014.

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Après la crise ukrainienne et le refroidissement des relations entre la Russie et l’Occident, Sauli Niinistö a joué un rôle actif dans le maintien des relations avec la Russie grâce à des contacts réguliers avec le président russe Vladimir Poutine.
« J’ai fait de mon mieux pour qu’il y ait un dialogue entre la Russie et l’Occident, l’Otan, l’Union européenne et même les Etats-Unis », a déclaré samedi Sauli Niinistö à Reuters alors que la campagne touchait à sa fin, à Espoo, une ville non loin de la capitale, Helsinki.
Avocat de formation, Sauli Niinistö a été ministre des finances dans les années 90. Il s’est fait connaître pour les mesures d’austérité prises pendant la récession en Finlande ainsi que pour avoir poussé son pays à entrer dans la zone euro. « Son attitude bourrue et pragmatique, basée sur les faits, plaît beaucoup aux Finlandais », explique Juho Rahkonen, directeur de recherche à l’institut de sondages Taloustutkimus.



                            


                        

                        


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édition abonné


Israël condamne une loi mémorielle sur la Shoah portée par la droite polonaise

Varsovie veut empêcher l’utilisation de l’expression « camp de la mort polonais », mais les Israéliens craignent une volonté de « réécrire l’histoire ».



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 10h37
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Tout était réuni pour que la controverse surgisse. Le sujet, le moment, les formulations ambiguës. A la veille du 73e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, les députés polonais ont adopté, vendredi 26 janvier, un texte relevant d’une politique mémorielle nationaliste. Approuvé par la chambre basse du Parlement, ce projet de loi prétend défendre l’Etat et la nation polonaise contre la diffamation, au sujet des crimes nazis commis sur le sol national pendant la seconde guerre mondiale. Il doit encore être examiné au Sénat avant sa signature par le président et son adoption définitive. Mais il a déjà provoqué une crise diplomatique entre la Pologne et Israël, alors même que les relations bilatérales sont étroites entre les deux pays.
Le texte vise à amender la législation sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN). Il prévoit en particulier une peine de trois ans de prison pour toute personne qui, « publiquement et à l’encontre des faits établis », ferait porter la responsabilité des crimes nazis au peuple ou à l’Etat polonais. Les travaux de recherche et les œuvres artistiques ne seraient pas concernés. L’un des objectifs de ce texte, porté par le parti Droit et Justice (PiS), vise à empêcher l’usage de l’expression « camp de la mort polonais », un raccourci qui exaspère le pays.
Réécriture de l’histoire
Il est factuellement exact que les camps de concentration et d’extermination ont été imaginés et bâtis par le seul régime nazi. Il est aussi vrai qu’il n’y eut pas d’Etat polonais, comme le fut Vichy en France, prêt à collaborer avec l’occupant, responsable de la mort de trois millions de juifs polonais et de trois millions de Polonais. Mais la droite polonaise a des visées plus larges. Elle a entrepris une réécriture de l’histoire dans laquelle le peuple ne peut être que héros ou martyr, au nom d’une vision mythifiée et romantique.
Il s’agit d’une forme de réaction contre le choc...




                        

                        


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La Suède endeuillée par la disparition d’Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea

La nouvelle a largement dominé les médias suédois, dimanche. Le fondateur du géant du meuble à petits prix est mort à l’âge de 91 ans.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 00h53
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Les nécrologies étaient prêtes dans les rédactions suédoises. À l’automne, la radio publique avait déjà annoncé par mégarde le décès du fondateur d’Ikea, avant de se rétracter. Selon ses amis, le nonagénaire, revenu vivre en Suède après la disparition de sa femme en 2011, est mort samedi 27 janvier des suites d’une pneumonie contractée lors d’un voyage.

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Toute la journée, les hommages n’ont cessé d’affluer. Le premier ministre, Stefan Löfven, a salué un « entrepreneur unique », qui était selon lui « une inspiration de par son énorme engagement à l’international comme en faveur des campagnes suédoises ». Le roi Carl XVI Gustav fait l’éloge d’un « vrai entrepreneur, qui par l’œuvre de sa vie, Ikea, a contribué à faire connaître la Suède dans le monde entier ».
Dans une réaction aux connotations presque hagiographiques – qui étonnera sûrement certains de ses homologues étrangers ayant eu maille à partir avec Ikea – Karl-Petter Thorwaldsson, patron de la puissante organisation syndicale LO, souligne qu’Ingvar Kamprad était « sans doute le plus grand entrepreneur qu’a connu la Suède » et celui qui, de tous les Suédois, « a eu le plus d’importance dans le monde, durant les temps modernes ».
Le mythe et l’icône
C’est sans doute un des principaux éléments de la construction du mythe Ikea et de l’icône Kamprad : l’influence de la marque, aux couleurs du drapeau suédois, dans le rayonnement du royaume scandinave à l’étranger. « Il a placé la Suède sur la carte du monde », répète-t-on depuis que la nouvelle de sa mort est tombée.

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« Non seulement, sa création emploie 150 000 personnes dans le monde et décore les maisons sur presque tous les continents, écrit le journal Dagens Nyheter. Elle a aussi enseigné à des millions de gens des mots comme Blårips, Signe et Kivik – une action culturelle, précise le journaliste, que personne ne parviendra à répéter. »
« Ikea est devenu un symbole de la classe moyenne croissante qui, grâce à l’économie de marché et la globalisation, a eu les moyens de créer son propre petit univers à son image. » Le quotidien « Dagens Nyheter »
Ingvar Kamprad était un « Henry Ford suédois », poursuit le quotidien : « Un entrepreneur qui n’a pas seulement créé une compagnie, mais aussi un style de vie et une approche. Tout comme la voiture de Ford était associée à une mobilité qui a conduit les hommes dans la modernité, Ikea est devenu un symbole de la classe moyenne croissante qui, grâce à l’économie de marché et la globalisation, a eu les moyens de créer son propre petit univers à son image. »
Le journal Svenska Dagbladet le classe au rang des « supers-entrepreneurs », qui ont pu voir le jour et prospérer grâce à la mondialisation et au libre-échange : « Que les marchandises puissent être achetées et produites dans des pays à bas coûts, puis vendues dans des Etats où les coûts étaient plus élevés, a été un générateur de profits pour les maisons de commerce international. » 
« Maison du peuple »
Ikea en a profité à plein, devant d’ailleurs régulièrement s’expliquer après des révélations embarrassantes sur l’exploitation de sa main-d’œuvre à l’étranger ou les conditions de travail chez certains de ses sous-traitants et même dans certains de ses magasins. Le groupe est également visé par une enquête pour optimisation fiscale, ouverte par Bruxelles, en décembre.

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Paradoxalement, Ingvar Kamprad, une des personnalités les plus riches du monde, aimait à se présenter en patron paternaliste, prenant soin de ses employés – suédois, en tout cas – avec qui il fêtait chaque année Noël à Älmhult, où tout a commencé. C’est dans ce petit village du sud de la Suède qu’il a inauguré en 2016 le Musée Ikea, retraçant l’histoire de la marque et le rôle qu’elle a joué dans la construction de la « folkhemmet » - la « maison du peuple » suédois, métaphore de l’Etat-providence.
Sympathies nazies
Une manière d’alimenter la légende, comme le rôle du campagnard un peu benêt, pingre aux limites du ridicule, qu’il a endossé toute sa vie, lui attirant souvent la sympathie de ses concitoyens, prêts à tout lui pardonner, y compris ses sympathies nazies, pendant et même après la seconde guerre mondiale, qu’il avait regretées.
Au fil des ans et des révélations, cependant, le mythe s’est étiolé. « C’est avec lui, comme avec tous les créateurs culturels qui sont tombés amoureux de Staline ou de Mao, écrit Dagens Nyheter. Leur œuvre demeure, leur fascination pour des idéologies meurtrières continuera d’être un sujet pour les historiens et les débatteurs. »
Selon ses proches, Ingvar Kamprad préparait sa succession depuis 1976. Pour le moment, peu de choses ont filtré, si ce n’est qu’elle ne devrait pas inclure ses trois fils, et encore moins la fille qu’il avait eu d’un précédent mariage.



                            


                        

                        


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Comment seront élus les eurodéputés en 2019 ?

Le principe de listes transnationales pour les élections des eurodéputés en 2019, défendu par Emmanuel Macron, a été voté en commission au Parlement européen, mardi 23 janvier.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 16h28
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de libérer leur siège au Parlement européen. Pour Emmanuel Macron, c’est là l’occasion rêvée de revoir le mode de vote des eurodéputés pour 2019, avec la création de listes transnationales.
Une possibilité devenue plus concrète avec le vote, mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, très majoritairement favorable à cette idée.

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Des listes transnationales, qu’est-ce que cela signifie ?
Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. A chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France. Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. Avec des listes transnationales, on trouverait sur la même liste des candidats venant de plusieurs pays membres pour une même circonscription.

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                Pour « la création de listes transnationales » aux élections européennes



46 sièges à attribuer après le Brexit
Cette mesure pourrait être imposée à tous les pays ou bien les places libérées par le Royaume-Uni pourraient permettre la création d’une circonscription européenne. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. Soit 46 places mises en réserves pour une éventuelle circonscription européenne ou un élargissement de l’UE et 27 redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés.
Mais, même si le vote de la commission est un grand pas vers des listes paneuropéennes, le dossier n’est pas fermé. Le 7 février, ce sera au tour de l’ensemble des eurodéputés de voter, en session plénière, à Strasbourg, et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des Etats membres.
Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays ont peur de ne pas y trouver leur compte. Car les têtes de listes risquent d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.
Comment sont regroupés les eurodéputés dans l’hémicycle ?
Les 751 eurodéputés sont déjà répartis dans des groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg : il y en a huit. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique :
groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE-NGL) ;groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;groupe des Verts-Alliance libre européenne (Verts-ALE) ;groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) ;groupe du Parti populaire européen (PPE) ;groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) ;groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) ;groupe Europe des nations et des libertés (ENF).
Dix-huit eurodéputés n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits (NI).


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Le PPE et le S&D ont le plus de poids
Le nombre d'eurodéputés dans chacun des groupes politiques de l'hémicycle de Strasbourg.

Source : Parlement européen



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A quels groupes politiques appartiennent les 74 élus français ?




       



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Robert Habeck, la nouvelle figure de proue des Verts allemands

Le parti écologiste a élu pour la première fois deux représentants de l’aile « réaliste » à sa tête.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h46
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Les Verts allemands ont célébré, samedi 27 janvier, un changement d’époque. Lors du congrès extraordinaire qui s’est tenu à Hanovre, ils ont élu pour la première fois deux représentants de l’aile dite « réaliste » à la tête de leur parti : Annalena Baerbock et Robert Habeck. C’est une césure dans la tradition du mouvement, qui exigeait jusqu’à présent que la direction bicéphale du parti incarnât les deux tendances (gauche/réaliste).
Annalena Baerbock est l’experte climat et Europe des Verts au Bundestag. Son discours de candidature, samedi, a été très acclamé. En temps de crise de l’Europe, les Verts, estime-t-elle « doivent entonner encore plus clairement la Neuvième Symphonie de Beethoven », l’hymne européen, a-t-elle lancé. Elle a plaidé pour une politique généreuse en faveur du regroupement familial des réfugiés. A 37 ans, elle devient numéro deux des Verts, aux côtés de la nouvelle grande figure charismatique du parti, Robert Habeck.
Des idées écologistes devenues consensuelles
Robert Habeck est un des nouveaux visages qui ont émergé sur la scène politique allemande après les élections de septembre 2017. Extrêmement populaire dans son parti, il est un de ceux à qui la presse promet un grand avenir. Depuis quelques semaines, les comparaisons flatteuses pleuvent sur l’élu de la région du Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, où il est né. « Le nouveau Joschka Fischer », en référence à l’ancien ministre des affaires étrangères issu des rangs écologistes, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les Verts ont fait de lui l’incarnation du renouveau d’un parti en panne d’inspiration.
Car depuis qu’Angela Merkel a décidé la fermeture définitive des centrales nucléaires allemandes, les Verts vivent un problème existentiel : ils sont devenus consensuels. Les idées écologistes sont largement partagées, jusque dans les rangs les plus conservateurs. Les Verts participent au niveau local aux gouvernements de neuf Länder. Réussite suprême, dans le riche Bade-Würtemberg, cœur de l’industrie automobile allemande, en dépit de la crise du diesel, c’est l’écologiste Winfried Kretschmann, qui dirige la région depuis 2011, dans une coalition avec les conservateurs.
Le grand espoir des Verts était de se ressourcer par l’exercice du pouvoir au plus haut niveau, au sein du gouvernement à Berlin. Mais l’échec de la coalition dite « Jamaïque » — alliance entre les conservateurs (représentés par le noir), le parti libéral FDP (jaune) et les écologistes (vert) — a sonné le glas de cette ambition. Au lieu de gouverner, les Verts sont aujourd’hui le plus petit parti représenté au Bundestag, après avoir obtenu 8,9 % des suffrages aux élections de septembre 2017. Ceux qui ont perdu tout espoir d’obtenir un poste ministériel, comme le vice-président du parti, Cem Özdemir, ont choisi de laisser la place à la nouvelle génération.
Ascension rapide au sein du parti
Robert Habeck, 48 ans, y a vu sa chance. Docteur en philosophie, auteur de livres pour enfants, il a fait une carrière politique rapide chez les écologistes. Quinze ans après avoir adhéré au parti, il en prend les commandes. La perspective de devenir la figure de proue d’un parti désorienté n’est pas pour lui déplaire : une photo récente, reprise par les grands quotidiens du pays, le montre à l’avant d’un bateau de pêche lancé à toute allure, cheveux au vent, le long des côtes de la mer du Nord.
Jouant à la perfection son rôle de ministre anticonventionnel de l’agriculture du Land du Schleswig-Holstein, il est l’incarnation glamour d’un parti écologiste aux affaires. C’est une coalition « Jamaïque » qui dirige actuellement la région. A Kiel, Robert Habeck est le numéro deux du gouvernement local.
Il est conscient de l’effet qu’il produit sur la presse et sur les jeunes militants écologistes. Contrairement aux anciens, ils ne craignent pas les figures d’autorité. Samedi 27 janvier, il a joué à plein de cet atout : il a mis sa candidature en jeu pour imposer la fin de la règle du non-cumul entre un mandat local et la direction du parti, une clause fondatrice des statuts. Certains élus ont froncé les sourcils. Mais Robert Habeck a remporté cette négociation haut la main. Il reste ministre en Schleswig-Holstein, et prend la tête du parti.
L’heure est au pragmatisme, et à la conquête de nouveaux électeurs. « Le problème des Verts est que leurs électeurs sont encore limités à certains milieux, dans les villes universitaires comme Fribourg et Tübingen et dans certains quartiers du centre de Berlin. S’ils veulent étendre leur influence, ils doivent s’adresser à d’autres groupes. C’est ce que Robert Habeck a en vue avec sa coalition Jamaïque dans le Schleswig-Holstein, » analyse Thomas Poguntke, professeur de sciences politiques à l’université de Düsseldorf. M. Habeck voit les Verts comme la future force d’ancrage au centre gauche de l’échiquier politique allemand.
« On reproche souvent aux Verts de passer leur temps à critiquer. Nous devons montrer que nous sommes passionnés et optimistes. Nous devons incarner le positif dans notre langue, notre programme et notre façon d’être, » explique Robert Habeck, dans les colonnes de Welt am Sonntag.



                            


                        

                        


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Migrants : deux femmes meurent en Méditerranée, de nombreux disparus

Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 13h46
   





                        


Deux femmes sont mortes et de nombreuses personnes sont portées disparues et « présumées noyées », ont annoncé samedi 27 janvier SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF). Les associations sont parvenues à sauver 83 migrants lors d’une opération en Méditerranée.
« Journée tragique en Méditerranée. L’Aquarius (bateau affrété par SOS Méditerranée) a été mobilisé pour le sauvetage d’un canot pneumatique dégonflé », annonce l’association de sauvetage en mer sur Twitter.

🔴L'#Aquarius a vécu l'une des pires journées depuis le début de sa mission de sauvetage en Méditerranée en février… https://t.co/E6gBucss5i— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE)


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« Des personnes étaient déjà dans l’eau. 83 personnes sauvées et en sécurité à bord. Deux femmes n’ont pas pu être ranimées et laissent deux enfants orphelins », ajoute la même source. MSF, partenaire de l’opération à bord de l’Aquarius, précise que « de nombreuses personnes sont portées disparues et présumées noyées, parmi lesquelles des enfants ».
800 personnes sauvées samedi
L’équipe médicale de MSF a ranimé six enfants, trois bébés, un enfant de 4 ans et deux autres de 7 ans. « Leurs efforts ont été vains en revanche pour deux femmes qui n’ont pas survécu », rapporte SOS Méditerranée.

#MSF medics onboard #Aquarius resuscitated three toddlers, one 4 year old and two 7 year olds. Despite their best e… https://t.co/0OjGcpV7BG— MSF_Sea (@MSF Sea)


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L’association a mis en ligne samedi sur son compte Twitter des photos de migrants tombés à l’eau et lançant des appels à l’aide. « Le bateau a commencé à se dégonfler. Les gens ont paniqué. J’étais sur le bateau et quelqu’un m’a tiré et m’a fait tomber dans l’eau », a raconté un Camerounais à un sauveteur de l’Aquarius.
Confirmant la mort de deux personnes, les gardes-côtes italiens ont recensé samedi 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale au cours de cinq opérations distinctes. Au cours de l’une de ces opérations, il a été nécessaire de transporter en urgence sept enfants par hélicoptère vers l’hôpital de Sfax, en Tunisie, disent les gardes-côtes dans un communiqué.

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                Morts en Méditerranée : comment le drame des migrants s’est concentré en Italie



Selon le ministère de l’intérieur italien, 2 730 migrants en provenance de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes depuis le 1er janvier. La quasi-totalité des migrants qui débarquent en Italie (119 000 en 2017) passent par la Libye, mais les départs sont en baisse depuis l’été à la suite d’accords conclus par Rome avec les autorités libyennes et avec des milices.



                            


                        

                        

