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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A l’appel d’une large intersyndicale, des débrayages dans des établissements pour personnes âgées et des rassemblements sont organisés sur tout le territoire.
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Le personnel des Ehpad se mobilise pour dénoncer ses conditions de travail

A l’appel d’une large intersyndicale, des débrayages dans des établissements pour personnes âgées et des rassemblements sont organisés sur tout le territoire.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 16h41
   





                        



   


Ils se disent « cassés », « usés », « à bout ». Des membres du personnel des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont en grève, mardi 30 janvier, pour réclamer davantage de moyens afin de s’occuper « dignement » des aînés, une mobilisation nationale inédite, dont l’ampleur est difficile à prévoir.

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Mobilisation sur tout le territoire
A l’appel d’une large intersyndicale (CGT, CFDT, FO, UNSA, CFTC, CFE-CGC et SUD), avec le soutien de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et de plusieurs associations de retraités, des débrayages sont prévus dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et dans des services d’aide et de soins à domicile. Des rassemblements sont également organisés sur tout le territoire.
A Paris, un rassemblement a eu lieu à partir de 14 heures, devant le ministère des solidarités et de la santé. « Il n’y aura pas un grand rassemblement unique, mais une diversité de petites mobilisations », avaient annoncé jeudi à la presse des représentants de l’intersyndicale, car « il est nécessaire d’assurer la continuité des soins et de ne pas abandonner les aînés ».
Une délégation a été reçue par le cabinet de la ministre. Mais, à la sortie de ce rendez-vous, Mireille Stivala, représentante de la CGT, a fait part de sa « colère » : « On ressort en mécontents des réponses, et inquiets que ce gouvernement ne réponde pas à notre demande de moyens supplémentaires », a-t-elle déclaré.
« Peut-être qu’il faudra à nouveau que l’on se décide à la grève totale, jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a pour sa part lancé Luc Delrue, de FO.
Présent à ce rassemblement parisien, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait dénoncé plus tôt dans la journée, sur France Inter, « une violence institutionnelle », subie à la fois par les personnes âgées et par le personnel des maisons de retraite médicalisées.
« On sait que la ministre est consciente des difficultés. Mais à un moment il faut arrêter de se refiler la patate chaude. Tous les gouvernements successifs l’ont fait », a-t-il déclaré à l’AFP.
Egalement sur place, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a salué une mobilisation « qui est progressivement montée » et est devenue « visible ».

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Buzyn refuse de débloquer davantage de moyens
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a dit comprendre la colère et « l’épuisement » des membres du personnel des maisons de retraite, tout en refusant de débloquer davantage de fonds pour répondre à leurs revendications.
La colère « est justifiée » dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, « je comprends l’épuisement des personnels », a déclaré la ministre sur France 2. « D’ailleurs, nous avons en septembre mis en place un groupe de travail sur la qualité de vie au travail dans les Ehpad et sur les carrières », a-t-elle ajouté, disant attendre ses « recommandations ».
Ces dernières années, « les besoins en personnel ont augmenté sans que forcément les financements suivent », a concédé Mme Buzyn, rappelant que « les personnes âgées qui arrivent en Ehpad sont de plus en plus dépendantes » en raison du développement du maintien à domicile.
Pour 2018, « ces besoins ont été anticipés » et « beaucoup plus d’argent est prévu », a dit la ministre, évoquant les « 100 millions d’euros supplémentaires » prévus par le budget de la Sécurité sociale, auxquels elle a « rajouté » la semaine dernière 50 millions d’euros pour les établissements en difficulté. « C’est déjà énormément d’argent », dit-elle, rejetant l’idée d’aller au-delà. « Le budget des Ehpad » est celui qui va « le plus augmenter dans tout le budget » de la Sécurité sociale, selon la ministre.

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Face au mouvement social, sa priorité est « d’expliquer que le budget est en augmentation » malgré une mise en œuvre étalée dans le temps, source du « décalage ressenti par les personnels » par rapport « à l’urgence et aux besoins ». Plus généralement, il faudra « travailler avec l’ensemble des acteurs pour réfléchir au modèle de financement de la dépendance de demain », alors que le nombre de « personnes âgées de plus de 85 ans » doit passer de « 1,5 million » à « cinq millions » en 2050, a dit la ministre.
Les députés centristes réclament un « moratoire » sur la réforme
Les députés UDI et Agir ont réclamé mardi un moratoire sur la réforme des Ehpad. « Notre groupe va demander aux ministres d’appliquer un moratoire sur des décisions (…) qui saignent à blanc les Ehpad » et « les empêchent de faire leur travail », a déclaré le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, lors d’un point de presse, dénonçant une prise en charge de la dépendance « défaillante ».
Interrogé sur l’enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros promise par Agnès Buzyn, il a estimé que cela « coûte plusieurs milliards d’euros pour que chacun se voie garantir une fin de vie digne et égale selon qu’il ait été riche ou moins riche dans sa vie ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Jonathann Daval a étranglé sa femme, mais il « a dit que c’était un accident », ont déclaré ses avocats.
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Meurtre d’Alexia Daval : le mari a avoué avoir tué son épouse par accident, selon ses avocats

Jonathann Daval avait alerté les gendarmes le 28 octobre de la disparition de sa femme, partie courir, selon lui, mais aucun témoin ne l’a vue ce jour-là.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h47
   





                        



   


Jonathann Daval, le mari d’Alexia Daval, retrouvée morte en octobre dans un bois de la Haute-Saône, a avoué, mardi 30 janvier, avoir tué son épouse par accident, selon ses avocats.
Il a été placé en garde à vue, lundi 29 janvier au matin. Si Jonathann Daval avait continué de nier avoir tué son épouse, son avocat, Randall Schwerdorffer, avait concédé, mardi, que son client n’était « pas soupçonné par hasard ».
L’informaticien de 34 ans « a reconnu avoir tué son épouse, mais il a dit que c’était un accident, qu’il ne voulait pas et il regrette », ont indiqué à l’AFP ses avocats, Ornella Spatafora et Randall Schwerdorffer.
Randall Schwerdorffer a de son côté assuré sur BFM TV que Jonathann Daval n’était « pas dans une logique criminelle » et le disait « dévasté ». « Nous ne défendrons pas un meurtrier, pas un assassin, mais un jeune garçon qui a de façon accidentelle occasionné la mort de son épouse » a encore ajouté Me Schwerdorffer, décrivant un homme qui se sentait « écrasé » par la personnalité de sa femme. « Il n’a jamais essayé de mettre le feu au corps d’Alexia », a ajouté l’avocat.
La procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot, a prévu de tenir une conférence de presse mardi en fin de journée.
« Des éléments gênants »
« On nous a apporté des éléments qui (...), effectivement, posent des véritables questions et Jonathann n’est pas soupçonné par hasard, c’est une réalité », avait déclaré dans la journée Me Schwerdorffer à des journalistes, évoquant également « des éléments effectivement gênants concernant la version de M. Jonathann Daval ».
Les éléments en question portent sur le témoignage d’un voisin affirmant avoir entendu une voiture sortir du domicile du couple la nuit précédant la disparition de la jeune femme, ce qu’attesterait un dispositif de traçage placé sur le véhicule professionnel de Jonathann Daval.
Me Schwerdorffer a également évoqué « des traces de pneus correspondant à celles de la voiture professionnelle de Jonathann Daval » qui auraient été relevées près du corps de la jeune femme.

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Dispute
C’est Jonathann Daval qui avait alerté les gendarmes le 28 octobre de la disparition de sa femme, partie courir, selon lui, mais aucun témoin ne l’avait vue ce jour-là. Lors de sa première audition, en tant que simple témoin, Jonathann Daval avait évoqué une dispute avec sa compagne la veille de sa disparition. L’altercation expliquait, selon lui, les marques de griffures, voire de morsures, visibles sur ses bras et ses mains.
Son épouse était morte asphyxiée et son corps avait été retrouvé en partie calciné.
M. Daval a été placé en garde à vue lundi matin après avoir été interpellé par les gendarmes à son domicile de Gray-la-Ville. Une perquisition a été menée dans le pavillon du couple, mis sous scellés.
Avant les aveux de Jonathann Daval , l’avocat des parents et de la sœur d’Alexia Daval, Me Jean-Marc Florand, avait insisté sur le fait qu’il fallait « être très prudent dans ce dossier et attendre l’issue de la garde à vue ». Selon lui, les parents d’Alexia Daval étaient « confiants » dans la non-implication de leur gendre dans l’assassinat de leur fille : ils ne l’ont « jamais envisagée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le classement biannuel de l’association Tax Justice Network s’inquiète de l’attitude de plus en plus agressive des Etats-Unis pour récupérer l’argent étranger.
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Suisse et Etats-Unis en tête : le vrai classement des paradis fiscaux

Le classement biannuel de l’association Tax Justice Network s’inquiète de l’attitude de plus en plus agressive des Etats-Unis pour récupérer l’argent étranger.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 18h00
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Une liste noire des paradis fiscaux, avec des critères objectifs et pas de tractations secrètes de dernière minute ? Loin de celle controversée dressée par l’Union européenne, où il ne reste plus que neuf pays, l’association Tax Justice Network (TJN) réalise la sienne tous les deux ans, passant à la loupe cent douze juridictions. Publiée mardi 30 janvier, elle classe une nouvelle fois en tête la Suisse, suivie des Etats-Unis et des îles Caïmans.
« Contrairement à d’autres, la liste n’est pas fondée sur des décisions politiques », tacle TJN. L’Europe n’est donc pas exemptée : le Luxembourg est à la 6e place, juste devant l’Allemagne, tandis que Guernesey est à la 10e place. Trois juridictions asiatiques se retrouvent aussi dans le Top 10, avec Hongkong, Singapour et Taïwan.
L’une des principales leçons de ce classement est la montée en puissance des Etats-Unis. Classés 6e en 2013, puis 3e en 2015, les voilà désormais à la 2e place. « Et si cela continue, il est bien possible qu’ils se retrouvent en tête lors du prochain classement », estime John Christensen, le président de TJN. En cause : le choix politique des Etats-Unis de lutter fermement contre les paradis fiscaux à l’étranger, tout en se montrant très laxiste chez eux.
« Opacité financière »
L’étude de TJN dépasse les simples paradis fiscaux pour se concentrer sur le concept plus large de « l’opacité financière » des pays. Le calcul combine deux indices : la transparence d’une juridiction (échange automatique de données ou pas, existence d’un registre des bénéficiaires des entreprises ou pas, etc.) et la taille de son secteur financier. En mélangeant les deux, TJN mesure l’impact mondial du pays sur la finance douteuse (criminalité financière, évasion fiscale, blanchiment d’argent…).
En ne prenant que la première mesure, les paradis fiscaux les plus fermés sont Vanuatu, Antigua-et-Barbuda et les Bahamas. Mais, en intégrant leur importance dans la finance mondiale, la Suisse (4,5 % des flux financiers internationaux) et les Etats-Unis (22,3 %) passent en tête.
Pour la Suisse, TJN reconnaît que de vrais efforts ont été faits, mais estime que ceux-ci sont partiels et lents. Côté positif, le pays a accepté de se joindre à l’accord d’échange automatique de données mis en place par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Cette mesure, clé de voûte de la lutte contre l’évasion fiscale, est appliquée par la Confédération Helvétique depuis le début de l’année. Concrètement, cela signifie que si un Français possède un compte en Suisse (déclaré ou pas), les autorités françaises devront être mises au courant automatiquement, sans avoir besoin de le demander.
Approche à deux vitesses
Problème, d’après TJN, la Suisse a choisi une approche à deux vitesses : une coopération exemplaire avec les pays occidentaux, mais une vraie hésitation à échanger des données automatiquement avec les pays émergents. C’est ce que l’association surnomme l’approche « zèbre » : « de l’argent propre, blanc, pour les pays riches et puissants ; de l’argent sale, noir, pour les pays vulnérables et en voie de développement ».
Si la Suisse est l’histoire d’un progrès insuffisant, les Etats-Unis représentent en revanche une situation qui s’aggrave. Selon TJN, la stratégie américaine se résume ainsi : « se défendre contre les paradis fiscaux étrangers, tout en étant un paradis fiscal pour les étrangers ».
Au cœur de cette approche unilatérale se trouve le refus des Américains de se joindre à l’échange automatique de données de l’OCDE. Washington estime qu’elle n’en a pas besoin, puisqu’elle a sa propre législation, en vigueur depuis 2014, fondée sur le même principe, le FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act). Le bémol : cette loi est profondément déséquilibrée, forçant les pays étrangers à envoyer toutes les informations qu’ils ont sur les ressortissants américains, mais se montrant très avare pour informer sur les ressortissants étrangers qui ont des comptes aux Etats-Unis.
Coopération avec les pays émergents 
Résultat, les institutions financières américaines en profitent pour chasser les clients, particulièrement dans les pays émergents. « Elles ont mis en place un marketing très agressif à l’international, insistant sur le fait que le FATCA n’est pas réciproque », explique M. Christensen.
Visiblement, ça marche : la part de marché des Etats-Unis dans les flux financiers internationaux est passée de 19,6 % en 2016 à 22,3 % aujourd’hui. A cela s’ajoute l’attitude des Etats du Delaware, du Wyoming et du Nevada, qui permettent d’enregistrer des entreprises prête-noms et des trusts complètement anonymes extrêmement facilement. « Là-bas, c’est le Far West », estime M. Christensen.
Le classement est enfin peu tendre envers l’Allemagne, qui traîne les pieds à Bruxelles pour éviter la mise en place d’un registre des bénéficiaires des véhicules financiers, et qui hésite à signer des accords d’échange automatique de données avec les pays émergents. Quant au Royaume-Uni, son bon score (23e place, juste devant la France à la 25e place), s’explique parce qu’il est pris de façon isolée, loin de ses dépendances et de ses territoires d’outre-mer semi-autonomes : « la duplicité est flagrante », conclut M. Christensen.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le niveau de classification « confidentiel défense » sera supprimé d’ici à fin 2019.
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La France va adapter son « secret-défense » pour mieux échanger avec ses alliés

Le niveau de classification « confidentiel défense » sera supprimé d’ici à fin 2019.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 16h58
    |

            Nathalie Guibert








                        


Le « secret-défense » occupe une place centrale dans la démocratie française : 400 000 personnes habilitées dans l’appareil d’Etat en 2017, 4 000 officiers de sécurité dans les entreprises et les administrations, 5 millions de documents classifiés et un accès parcimonieux imposé aux archives historiques. Il va être réformé d’ici à fin 2019, a annoncé le secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN) mardi 30 janvier, en dévoilant ces chiffres. Cet organe dépendant du premier ministre publie son deuxième rapport sur le sujet en espérant en faire « la pédagogie auprès du Parlement et de l’opinion ».
Une concertation interministérielle est en cours pour satisfaire deux priorités : « Faciliter les échanges de données avec les pays alliés en alignant les niveaux de classification » et « améliorer la protection de l’information classifiée dématérialisée face à la menace cyber ». Les grands alliés de la France, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, ont des classifications équivalentes et la réforme aura pour but de faciliter les échanges de renseignement bilatéraux, mais aussi dans l’OTAN et dans l’Union européenne, qui ont édicté des cadres communs.

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De trois à deux niveaux de classification
Paris a signé 41 accords généraux de sécurité avec des Etats étrangers, rappelle le SGDSN. Dans le cadre des exportations d’armement, le volet protection du secret est majeur : il a fait l’objet d’un long travail pour aboutir à un accord gouvernemental particulier entre la France et l’industriel Naval Group (ex-DCNS) dans le cadre de la vente de sous-marins à l’Australie. Les autorités de Canberra s’étaient vivement inquiétées après des fuites de données sur le précédent contrat de vente de navires à l’Inde.
Il s’agit aussi de simplifier les procédures, afin « d’éviter une inflation inutile de données classifiées », assure le secrétaire général, Louis Gautier, alors que chercheurs, juges d’instruction et associations de défense des droits de l’homme critiquent les excès du secret-défense.
Des trois niveaux de classification – « confidentiel défense », « secret défense » et « très secret défense » – seul les deux derniers subsisteront. Dans les faits, la grande majorité des informations, classées « confidentiel défense » seront intégrées au niveau supérieur « secret défense » (10 % des documents aujourd’hui). Au sein du « très secret », une classification spéciale « X secret » sera apposée sur les informations les plus sensibles, accessibles à des groupes très restreints de personnes (moins d’une dizaine) et bénéficiant de réseaux de transmission particuliers.
Faciliter l’accès aux archives historiques
Entrent dans la classification la plus haute la plupart des documents opérationnels (opérations militaires, de chiffrement, cyber opérations), ainsi que les données de recherche présentant un risque de prolifération pour des armes de destruction massive et les informations de la dissuasion nucléaire. Ainsi, « une note informant le président de la république du mode d’action et du pays responsable d’une attaque informatique contre une entreprise, qui pouvait relever du “confidentiel” sera à l’avenir “secret défense” ; le planning de sortie des sous-marins nucléaires sera classé “très secret” ; et les plans de renouvellement des armes nucléaires sera “X secret” », illustre un spécialiste du SGDSN.
Le gouvernement « réfléchit » par ailleurs à un moyen de faciliter l’accès aux archives historiques, avec un système d’ouverture semi-automatisé lorsque les dates de prescription (50 ans ou 100 ans selon les cas) sont atteintes.
La mandature de François Hollande a été marquée par un « effort de déclassification », assure encore le SGDSN, avec 3 672 documents déclassifiés par le ministère de l’intérieur, 2 569 par celui des armées, et 38 par celui de l’agriculture pour l’année 2016. Le SGDSN cite la promesse d’ouvrir les archives de l’Elysée sur le génocide du Rwanda. Mais cet engagement de 2015 n’a pas été suivi d’effets, avait dénoncé dans Le Monde en août 2017 un collectif d’historiens et d’avocats. Emmanuel Macron a pour sa part promis en novembre 2017 lors de sa visite au Burkina Faso de déclassifier la part française des archives relatives à l’ancien président Thomas Sankara, assassiné lors d’un putsch en 1987.

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Une dizaine de procédures sont en cours devant la justice pénale pour compromission du secret-défense, dont deux concernent des officiers du ministère des armées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le mouvement de libération de la parole des femmes bouscule de nombreux hommes dans leur façon de penser, voire de se comporter.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/01/2018
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« #metoo a été une révélation » : des hommes témoignent

Le mouvement de libération de la parole des femmes bouscule de nombreux hommes dans leur façon de penser, voire de se comporter.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 12h05
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            
« Ce sont les hommes qui violent, qui harcèlent, qui injurient et provoquent les femmes. C’est donc à nous de changer, individuellement et collectivement. » La réflexion de Didier, directeur d’hôpital de 52 ans, résume à elle seule l’un des enjeux majeurs du mouvement #metoo. En trois mois, des centaines de milliers de femmes ont témoigné des violences sexuelles et du sexisme dont elles ont été victimes en utilisant ce mot-clé et sa déclinaison française, #balancetonporc. Une libération de la parole qui, de fait, concerne aussi les hommes.

Entre la crainte d’une « chasse aux sorcières » et une « prise de conscience », les témoignages recueillis par Le Monde donnent à voir combien cette lame de fond, qui interroge les relations entre les deux sexes, bouscule les intéressés dans leur façon de penser, voire de se comporter.
« J’ai enfin compris pourquoi ma sœur avait peur de marcher dans la rue »
Léo, jeune père de 31 ans, avait déjà entendu des histoires d’agressions sexuelles et de harcèlement. Il a pourtant été « très surpris par l’étendue et la fréquence des comportements anormaux ». « C’était difficile de s’en rendre compte, explique-t-il. Ça m’a fait peur pour ma fille. » Même surprise pour François, étudiant en lettres : « Le mouvement #metoo a été une révélation. J’ai enfin compris pourquoi ma sœur avait peur de marcher dans la rue. »
Les langues se sont déliées dans les familles. François, journaliste de 56 ans, a interrogé sa mère, puis ses deux filles. Il en est resté « profondément troublé » : toutes trois avaient été harcelées, dont deux gravement. L’heure est donc à l’introspection. Jacques, artiste-peintre de 78 ans, a fait un « bilan de sa vie : est-ce que j’ai eu, moi, de tels comportements ? Je ne pense pas car rien ne me vient à l’idée, dit-il. Mais c’est peut-être dû à mon âge... » 
Revisitant leur passé à l’aune de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le bateau du patron de l’emblématique marque de vêtements de glisse a été retrouvé échoué sur la plage d’Hossegor (Landes), mardi matin.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Pierre Agnès, le patron de Quiksilver porté disparu en mer

Le bateau du patron de l’emblématique marque de vêtements de glisse a été retrouvé échoué sur la plage d’Hossegor (Landes), mardi matin.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h53
   





                        



   


Un important dispositif de recherches a été déclenché, mardi 30 janvier, au large d’Hossegor (Landes) pour retrouver Pierre Agnès, patron du groupe emblématique de vêtements de glisse Quiksilver, dont l’embarcation vide a été découverte sur une plage de la commune, a annoncé la préfecture du département.
« Le bateau de Pierre Agnès, 54 ans, président du groupe Boardriders Inc, possédant les marques Quicksilver, Roxy et DC Shoes, a été retrouvé ce matin sur la plage du Boiteux à Soorts-Hossegor. Il était sorti en mer à 7 h 30 ce mardi 30 janvier », écrit la préfecture des Landes dans un communiqué.
Les secours n’étaient pas en mesure de dire s’il se trouvait seul à bord ou non.
Deux vedettes et trois hélicoptères
« Des recherches aéromaritimes sont en cours, en étroite coordination avec le préfet maritime de l’Atlantique, chargé des opérations de secours en mer », ajoute la préfecture.
Ce dispositif comprend deux vedettes et trois hélicoptères, ainsi que des patrouilles terrestres côtières, selon la préfecture maritime de l’Atlantique. Dans la zone de recherches, la mer est agitée (1,25 mètre à 2,5 mètres) mais le vent faible, et la visibilité de 2 km.

[#operation]  Moyens de sauvetage engagés : vedette SNS 208  @SauveteursenMer Vedette Côtière "Adour" Gendarmerie m… https://t.co/QVgnEFZWVy— premaratlant (@Premar Atlantique)


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Pierre Agnès a commencé il y a près de trente ans sa carrière chez Quiksilver dont il a notamment dirigé le design pour ses marques, tout en restant basé au siège européen de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).
Au début de janvier, Boardriders, la maison mère américaine des marques Quiksilver et Roxy, a annoncé qu’elle s’apprêtait à racheter son concurrent australien Billabong, fusionnant ainsi deux grands noms de vêtements de sports de glisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre de la culture revient sur la polémique autour du « bouquet » que l’artiste veut offrir à la Ville de Paris, alors que celui-ci est reçu rue de Valois mardi.
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Jean-Jacques Aillagon : « Il faut envisager une autre solution » pour l’œuvre de Jeff Koons

Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre de la culture revient sur la polémique autour du « bouquet » que l’artiste veut offrir à la Ville de Paris, alors que celui-ci est reçu rue de Valois mardi.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h12
    |

Jean-Jacques Aillagon (ancien ministre de la culture (2002-2004).)







                        



                                


                            
[L’artiste plasticien américain a annoncé, en 2016, son intention d’offrir à la Ville de Paris Bouquet of Tulips, une œuvre originale et monumentale, censée être un « symbole du souvenir » des attentats qui endeuillèrent en novembre 2015 la capitale française. L’œuvre en elle-même et son emplacement prévu, sur l’esplanade du palais de Tokyo, font depuis couler beaucoup d’encre.]
Tribune. Une tribune s’élevant contre l’installation d’une œuvre de Jeff Koons, Bouquet of Tulips, devant le palais de Tokyo, à Paris, a récemment été signée par d’estimables et compétentes personnalités et publiée dans « Libération ». Cette prise de position et quelques autres n’ont pas manqué d’aiguillonner une polémique qui, au-delà du monde de l’art, s’est emparée de l’opinion elle-même, tout en manquant, parfois, de mesure.

Certains choix de ma vie professionnelle ayant pu accréditer l’idée que j’étais devenu une sorte d’expert « ès-Jeff Koons », mon avis, à ce sujet, a souvent été sollicité, au cours des dernières semaines. Je me résous, aujourd’hui, à le faire connaître. Avant toute chose, je tiens à préciser, s’il le fallait, que je ne cultive à l’égard de l’œuvre de Jeff Koons aucun de ces mépris sommaires que l’on entend souvent s’exprimer au sujet de l’auteur de ce que certains appellent, de façon désobligeante, ses « koonseries ». Je n’en suis, pour autant, ni l’adorateur aveugle ni le thuriféraire sans nuance, mais je sais que Jeff Koons est un artiste qui a sa place dans le paysage culturel de notre époque. L’exposition que lui a consacrée de novembre 2014 à avril 2015 le Centre Pompidou, sous la responsabilité de Bernard Blistène, nous l’a rappelé.
Pour ma part, je reste fier d’avoir, avec Jean de Loisy, en 2000, dans le cadre de l’exposition « La Beauté », installé le Split Rocker de l’artiste dans une cour du Palais des papes, en Avignon. Je ne regrette pas, non plus, le choix que j’ai fait en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le Britannique serait prêt, selon le « Corriere della Sera », à négocier la durée de sa suspension en reconnaissant une faute, afin de sauver sa saison. L’intéressé a démenti.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Dopage : Froome dément avoir changé de stratégie de défense

Le Britannique serait prêt, selon le Corriere della Sera, à négocier la durée de sa suspension en reconnaissant une faute, afin de sauver sa saison. L’intéressé a démenti et l’hypothèse est peu probable.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h41
    |

            Clément Guillou








                        


Après avoir épuisé toutes les voies scientifiques possibles pour prouver son innocence, Christopher Froome est-il en train de changer radicalement de stratégie et d’accepter le principe d’une suspension, quatre mois après avoir appris son contrôle anormal au salbutamol et six semaines après sa révélation par Le Monde et The Guardian ?
Le Corriere della Sera avance, mardi 30 janvier, que le Britannique, poussé en ce sens par sa femme, qui est également sa manageuse, est prêt à reconnaître une « négligence », afin de négocier une suspension pas trop longue, à même de lui laisser prendre le départ du Tour d’Italie, en mai, et bien sûr du Tour de France, en juillet.
Selon nos informations, cette option n’est pourtant pas celle qui est privilégiée pour le moment par la Team Sky et l’avocat engagé pour cette procédure, le redoutable Mike Morgan, et aucune initiative concrète n’a été prise en ce sens.
Alors que l’article du journal italien était repris mardi matin par plusieurs médias, Christopher Froome l’a démenti d’un simple tweet à la mi-journée : « C’est complètement faux. » « Nous n’avons aucune idée d’où cela vient ni sur quel élément cela repose », dit-on du côté de Team Sky.

I have seen the report in Corriere della Serra this morning - it’s completely untrue.— chrisfroome (@Chris Froome)


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Reclus en Afrique du Sud
Ce revirement spectaculaire ne semblait pas, à première vue, aisément défendable : après avoir affirmé pendant des mois ne pas avoir dépassé la dose de salbutamol permise, il lui aurait fallu changer de version sans pour autant admettre une prise de cette substance par voie générale. Cette option, qui permettrait d’expliquer pourquoi son taux a bondi d’un jour sur l’autre à 2 000 nanogrammes par millilitre au lieu de 1 000 autorisés, lui vaudrait sans aucun doute deux ans de suspension.
Les issues se rétrécissent et le temps presse pour le Britannique, toujours reclus en Afrique du Sud alors que ses concurrents ont commencé la saison et que sa course présumée de reprise, la Ruta del Sol, démarre dans deux semaines.

    Another beautiful day in Africa ☀️🚵🏼‍♂️💨 Une publication partagée par  Chris Froome (@chrisfroome) le 22 Janv. 2018 à 3 :35 PST 

S’il publie comme si de rien n’était ses vidéos et données d’entraînement à l’autre bout du monde, toujours sourire aux lèvres et souvent avec son fils, la pression s’est accentuée sur son équipe, Team Sky. Le président de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient, l’a incitée publiquement à suspendre provisoirement sa star, et ses principaux adversaires, Tom Dumoulin et Romain Bardet, ont souhaité qu’il ne reprenne pas un dossard tant que son cas n’était pas réglé.

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Il y a urgence, dit d’une voix le monde cycliste, à trancher le cas Froome dans un sens ou dans l’autre, si possible avant qu’il se présente au départ d’une course et dans tous les cas avant le départ du Tour d’Italie, dont il est censé être la tête d’affiche à partir du 4 mai.
Scientifiquement, la partie est en train de tourner en défaveur du Britannique malgré la batterie de juristes et de scientifiques engagés sous la houlette de Mike Morgan, avocat britannique spécialisé dans la défense de sportifs contrôlés positifs. La possibilité de réaliser un test en laboratoire semble avoir été écartée, jugée trop risquée en cas d’échec.

Practice makes perfect 👌 https://t.co/0pWSd3Ny0O— chrisfroome (@Chris Froome)


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L’UCI attend toujours les explications de Froome
La Fondation antidopage du cyclisme (CADF) est sûre de son fait, constatant que le Britannique n’était pas déshydraté et que ses taux de salbutamol étaient bas les jours précédents le 7 septembre, jour de son contrôle anormal. Le dossier est dorénavant entre les mains du LADS, service juridique de l’UCI, qui attend encore et toujours la défense scientifique de Christopher Froome avant de lui soumettre une proposition de sanction.

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Selon L’Equipe, le camp du Britannique travaille désormais sur l’hypothèse d’un dysfonctionnement rénal qui permettrait d’expliquer physiologiquement comment la prise de salbutamol dans les limites autorisées a pu engendrer une telle concentration du produit dans ses urines.
Mais Michelle Froome, dont l’influence sur son mari est grande, est partie sur une deuxième voie, écrit le journal italien : « Sur les conseils de sa femme, Froome aurait accepté le processus d’“acceptation des conséquences”, une négociation avec admission d’une négligence prévue par le règlement juridique de la fédération pour éviter un processus long et à haut risque devant le tribunal indépendant antidopage. »
Impasse
Selon le Corriere della Sera, Michelle Froome « aurait engagé un médiateur de haut niveau entre l’athlète et la fédération » et viserait une suspension réduite à cinq ou six mois, dans l’espoir qu’elle commence à la date de sa dernière course, le 20 septembre (médaille de bronze au championnat du monde contre la montre). Dans cette hypothèse, Froome pourrait disputer le Giro. Mais même le présumé médiateur, dont l’identité n’est pas citée dans l’article, ne croirait pas une peine si légère possible.
Pour un taux légèrement inférieur, l’Italien Diego Ulissi avait été suspendu neuf mois en 2015. Et, si l’on s’en tient au règlement antidopage de l’UCI, la suspension de Christopher Froome n’aurait pas de raison de commencer en septembre dernier, le Britannique n’ayant pas reconnu les faits ni annoncé une autosuspension.

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Accepter une suspension poserait également un problème très concret : Team Sky ayant toujours licencié ses coureurs suspendus pour dopage en vertu de son règlement intérieur, comment agirait-elle vis-à-vis du quadruple vainqueur du Tour de France ? Ce dernier devrait-il retrouver un contrat en cours de saison, ou l’équipe de Dave Brailsford renier publiquement ses principes au risque de fâcher un peu plus son pourvoyeur de fonds ?
La cacophonie quant à la stratégie de défense du vainqueur du Tour 2017 souligne surtout l’impasse dans laquelle il se trouve, semble-t-il inextricable. Et le cyclisme avec lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le président guinéen revient sur son année à la tête de l’Union africaine. Il dit « regretter » l’absence d’initiatives sur les crises en Libye, RDC et en Centrafrique.
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Entretien

Alpha Condé : « Les crises africaines seront de plus en plus résolues par les Africains »

Le président guinéen revient sur son année à la tête de l’Union africaine. Il dit « regretter » l’absence d’initiatives sur les crises en Libye, RDC et en Centrafrique.

Propos recueillis par                                            Ghalia Kadiri (Addis-Abeba, envoyée spéciale) et 
Joan Tilouine (Addis-Abeba, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-01-30T18:26:43+01:00"

        Le 30.01.2018 à 18h26






    
Le président guinéen Alpha Condé et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lors du 30e sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, le 28 janvier 2018.
Crédits : Tiksa Negeri / REUTERS


Le chef d’Etat guinéen, Alpha Condé, vient de quitter la présidence de l’Union africaine (UA). « Je me suis efforcé, malgré les limites, d’imprimer une nouvelle dynamique », a-t-il déclaré le 28 janvier, dans son discours d’ouverture du 30e sommet de l’UA, à Addis-Abeba. Avant de passer le flambeau au président rwandais, Paul Kagamé, le Guinéen a insisté sur la nécessité de « passer de la rhétorique à l’action, des promesses aux résultats concrets et tangibles ».

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En 2018, sous l’impulsion de M. Kagamé, l’UA pourrait faire sa mue et même devenir, pour la première fois dans son histoire, indépendante financièrement. Telle est la priorité de la réforme institutionnelle que doit concrétiser le Rwandais. Depuis la capitale éthiopienne, Alpha Condé, 79 ans, revient sur son année à la tête de l’organisation panafricaine.
Quel bilan dressez-vous de cette année de présidence de l’UA ? 
Alpha Condé Ce n’est pas à moi de faire le bilan ! J’ai essayé, par fidélité à ce que j’ai toujours défendu, de servir le continent et de faire avancer l’UA. Toute ma vie, j’ai combattu, d’abord pour les indépendances africaines, puis pour l’unité de l’Afrique. Assurer la présidence de l’UA s’est donc inscrit dans la continuité de cette histoire. La bataille de l’unité africaine, je ne la mène pas depuis un an.
En tant que président, je me suis battu pour rendre l’UA plus efficace, réduire les sujets abordés lors des sommets afin qu’ils ne durent qu’une seule journée et non deux. Moins de palabres et plus de travail, tel était mon souhait.

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Enfin j’ai bien rappelé aux chefs d’Etat africains qu’ils doivent assister eux-mêmes aux sommets de l’UA et non pas dépêcher des vice-présidents ou des ministres pour les représenter. Car si nous, présidents, ne prenons pas au sérieux notre organisation, qui le fera ?
Quelles ont été les limites et les échecs rencontrés ? 
J’aurais souhaité mettre en place un gouvernement d’union nationale en Libye. Nous avons adopté une feuille de route et nommé le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, à la tête d’un Comité de haut niveau de l’UA sur la crise libyenne. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à créer un consensus avec tous les acteurs libyens.
En Centrafrique, j’espérais pouvoir faire taire les armes et en République démocratique du Congo, j’aurais voulu que l’UA parvienne à soutenir l’organisation des élections. Ces trois objectifs n’ont pas été atteints. Je le regrette.

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En tant que président de l’UA durant une année, n’avez-vous pas délaissé votre pays, la Guinée, où les défis sont également considérables ?
En 2017, je n’ai pas passé une semaine complète en Guinée, qui a aussi traversé des moments difficiles. Mais j’ai voulu honorer mon mandat à la tête de l’UA. A travers moi, la Guinée s’est investie pour que le continent parvienne à parler d’une seule voix, comme sur les crises du Moyen-Orient ou sur le terrorisme, et prenne un peu plus son destin en main.
J’ai l’impression que les chefs d’Etat s’investissent de plus en plus dans l’UA, notamment les « Champions » qui ont en charge des thèmes particuliers tels que la migration, le libre-échange et la lutte contre le terrorisme… Chaque président prend désormais cela très au sérieux et donne du temps et des moyens à l’UA. Avec l’arrivée de Paul Kagamé, je crois que cette ligne va continuer, que les crises africaines seront de plus en plus résolues par les Africains.
Finalement, votre bilan ne repose-t-il pas sur les réformes institutionnelles de l’UA portées par Paul Kagamé ? 
Non. Le premier défi auquel j’ai été confronté a été la réintégration du Maroc dans l’UA. Certains redoutaient que cela fasse éclater l’UA. Les tensions étaient fortes entre les Etats reconnaissant le [front] Polisario, considéré comme un mouvement de libération, et ceux qui soutiennent le Maroc. Nous sommes finalement parvenus à un consensus.

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Le second défi a été le sommet Union européenne - Union africaine [en novembre 2017 à Abidjan]. D’ailleurs, le roi Mohammed VI était présent de même que le Polisario. Mais ce qui est important, c’est que nous, Africains, ayons pu inscrire à l’agenda les questions de la jeunesse et de la migration.
Pensez-vous que la réforme institutionnelle menée par le président Kagamé va enfin rendre l’UA plus efficace ? 
Elle va rendre l’UA indépendante financièrement. Pour le moment, vingt-six pays appliquent la taxe à 0,2 % [sur une liste de produits importés] destinée à financer l’organisation. J’ai insisté pour que nous l’appliquions. C’est une avancée historique pour l’Afrique.
Que préconisez-vous pour que l’UA soit moins bureaucratique ? 
Il y a encore du travail. Il faut notamment faire des économies et mieux contrôler les budgets. Certains employés de l’UA se font plaisir, voyagent trop, et accumulent des dépenses inutiles… C’est le cœur de la réforme Kagamé.



Pourquoi l’UA semble-t-elle toujours incapable de résoudre les crises elle-même ? 
Soyons sérieux ! Nous avons géré la crise gambienne, sans débordement. Le président [du Zimbabwe] Robert Mugabe a quitté le pouvoir, sans problème, de même que le président [de l’Angola] José Eduardo dos Santos.
C’est l’UA qui est présente en Somalie, avec sa mission, l’Amisom, au Sahel avec le G5, dans le bassin du lac Tchad avec la Force multinationale mixte qui lutte contre Boko Haram. En matière de résolution des crises africaines par les Africains, je suis très clair : il faut que les puissances étrangères cessent leurs ingérences. Elles nous causent trop de problèmes.
A quelle crise et quelles ingérences faites-vous allusion ? 
Prenons le cas de la Libye. Les chefs d’Etat africains avaient mis en garde contre les dangers d’une intervention occidentale. Car nous savions que ce pays sombrerait dans le chaos. Résultat : ça a contaminé tout le Sahel.

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Aujourd’hui, l’UA a une très bonne feuille de route pour sortir la Libye de la crise. Si les puissances étrangères laissaient l’UA agir au lieu d’imposer leurs propres agendas, on avancerait.
C’est comme si vous cherchiez une aiguille et que quelqu’un a le pied dessus. Il ne faut pas nous accuser de ne pas trouver l’aiguille ! Il faut donc arrêter de dire que l’UA ne gère pas les crises africaines. Nous n’avons pas d’agenda. Nous ne soutenons aucun camp. Ce qui nous importe, c’est le rétablissement de la paix.

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                Le pouvoir équato-guinéen prétend avoir déjoué un « coup d’Etat »



Pourquoi avez-vous décidé, juste avant ce 30e sommet de l’UA, de vous rendre en Guinée équatoriale pour vous entretenir avec le président Teodoro Obiang, qui dit avoir déjoué une tentative de coup d’Etat fin décembre ? 
C’était plutôt une tentative d’invasion de mercenaires. J’ai tenu à apporter le soutien de l’UA au président Obiang. Car c’est inadmissible que des mercenaires cherchent à déstabiliser des pays africains. J’ai tenu à ce que le peuple équato-guinéen sache que l’UA est derrière son président.

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                Yahya Jammeh sanctionné par le Trésor américain



L’ancien président gambien, Yahya Jammeh, vit en exil en Guinée équatoriale depuis janvier 2017. Il est notamment accusé de détournements de fonds par les nouvelles autorités démocratiquement élues. Doit-il être jugé par des chambres africaines extraordinaires comme l’ancien président tchadien Hissène Habré ? 
J’ai reçu Yahya Jammeh à Malabo il y a quelques jours. Le président Obiang s’occupe bien de lui. L’ancien président gambien a accepté de quitter le pouvoir, de partir alors qu’il aurait pu rester. Son cas n’a rien à voir avec celui d’Hissène Habré. Ce n’est pas comparable. Yahya Jammeh est un panafricain.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Régulièrement mis en cause pour son épaisseur, le code du travail a pourtant bien moins grossi ces dernières années que d’autres codes juridiques.
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Trop épais, le code du travail ? Comparez-le avec d’autres ouvrages qui le sont encore plus

Régulièrement mis en cause pour son épaisseur, le code du travail a pourtant bien moins grossi ces dernières années que d’autres codes juridiques.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 17h14
    |

            Samuel Laurent et 
Pierre Breteau








                        


La taille du code du travail est devenue, en France, l’argument générique utilisé pour critiquer la complexité de notre droit du travail. Après François Bayrou en mars 2013 et mai 2017, c’est l’Institut Montaigne – un club de réflexion plutôt libéral – qui fait remarquer, dimanche 28 janvier, qu’il était plus épais qu’A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, (qui oscille entre 2 400 et 4 200 pages en sept tomes, selon les éditions et l’interlignage).

Aujourd’hui, notre code du travail est plus épais et plus dense que le plus long des romans français. « À la recher… https://t.co/Q4culSyP3C— i_montaigne (@Institut Montaigne)


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Repris en chœur, cet argument de la taille « se passe de commentaire », pouvait-on lire en 2013 sur le compte Twitter de la députée Valérie Boyer (Les Républicains), qui publiait à l’appui une photo montrant l’évolution, en poids et en nombre de pages, dudit code.

Ça se passe de commentaires .... http://t.co/4mXuXeFrVu— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


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A contre-courant du discours plutôt libéral sur l’épaisseur du livre, un collectif de vingt-trois universitaires (le groupe de recherche pour un autre code du travail) proposait en mars 2017 une réécriture en profondeur pour le réduire à 408 pages. Principale raison invoquée :
« L’actuel code est complexe non seulement parce qu’il a été mal rédigé au fil des années, mais à chacun des ajouts s’est additionnée une pluie d’exceptions. »
Un code largement jurisprudentiel
Comme l’a calculé Slate.fr en juillet 2017, le code du travail n’est pas celui qui a connu la plus grosse inflation législative depuis 2003. Le code monétaire et financier a grossi de 12,8 % entre 2003 et 2013, celui de l’éducation de 6,3 % contre 3,4 % pour celui du travail.
« Il est loisible de s’effrayer face aux 3 000 pages de notre code [du travail] », écrivait l’économiste Jean-Yves Archer dans Le Figaro en 2015, avant de rappeler que l’accusé doit son épaisseur « aux textes législatifs et réglementaires », mais surtout « à la reproduction des principales jurisprudences », sans même évoquer les pages finales qui font la correspondance entre les anciens et les nouveaux textes. Autrement dit, ces 3 142 pages et leur épaississement viennent aussi bien du législateur que des magistrats.
Contactées par Le Monde, les éditions Dalloz n’ont pas encore répondu sur la proportion que ces reproductions de jurisprudence occupent dans la version 2017-2018 du code du travail, néanmoins on peut les estimer à environ un quart du total.

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


 De l’épaisseur comme argument contre le droit du travailCliquez sur le bouton pour afficher au hasard un code juridique ou une œuvre selon son épaisseur, sachant que le code du travail fait 3 142 pages dans son édition 2017-2018. Un ouvrage au hasard                  

Guerre et Paix de Tolstoi", "editeur": "", "pages": 1572, "lien": "https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_et_Paix" }, { "article": "L'intégrale", "code": "Astérix, 37 albums", "editeur": "", "pages": 1924, "lien": "" }, { "article": "Le", "code": "Petit Larousse illustré", "editeur": "Larousse", "pages": 2048, "lien": "https://livre.fnac.com/a9601650/Collectif-Le-petit-Larousse-illustre-2017" }, { "article": "Le", "code": "code des sociétés", "editeur": "Dalloz", "pages": 2819, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-des-societes-2018-annote-et-commente.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de procédure pénale", "editeur": "Dalloz", "pages": 2880, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-procedure-penale-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code des transports", "editeur": "Dalloz", "pages": 2930, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-des-transports-2017-annote-commente.html#product_tabs" }, { "article": "Le ", "code": "code monétaire et financier", "editeur": "Dalloz", "pages": 3498, "lien": "https://www.lgdj.fr/code-monetaire-et-financier-edition-2017-9782247168552.html" }, { "article": "Le", "code": "code pénal ", "editeur": "Dalloz", "pages": 3096, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-penal-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "L'édition intégrale de la", "code": "Bible TOB", "editeur": "", "pages": 3110, "lien": "https://livre.fnac.com/a3097302/Collectif-La-Bible-TOB" }, { "article": "Le", "code": "code civil", "editeur": "Dalloz", "pages": 3140, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-civil-2022.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de procédure civile", "editeur": "Dalloz", "pages": 3254, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-procedure-civile-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "Le", "code": "code de la sécurité sociale", "editeur": "LexisNexis", "pages": 3600, "lien": "http://boutique.lexisnexis.fr/7392-code-de-la-securite-sociale-2018" }, { "article": "Le", "code": "code de commerce ", "editeur": "Dalloz", "pages": 3836, "lien": "https://www.editions-dalloz.fr/codes/code-de-commerce-2018-annote.html#product_tabs" }, { "article": "L'intégrale", "code": "Lucky Luke, 79 albums", "editeur": "Dargaud", "pages": 4108, "lien": "" }, { "article": "Les 20 volumes", "code": "des Rougon Macquart, d'Emile Zola", "editeur": "", "pages": 9872, "lien": "" }, { "article": "Les volumes 1 à 72 de", "code": "Naruto (73 volumes) ", "editeur": "Kana", "pages": 14016, "lien": "http://www.kana.fr/produit/naruto/" }, { "article": "Les cinq ouvrages", "code": "50 shades, de E.L. James", "editeur": "", "pages": 2840, "lien": "" }, { "article": "Les sept tomes de", "code": "Harry Potter", "editeur": "Gallimard", "pages": 4395, "lien": "" } ];

/* ma variable des pages */

var epaisseurducode = 3142;

/* on exécute les fonctions une première fois */
dupliquerTableau();
onLance();


/* Quand on clique sur le bouton, ça lance la fonction */
document.getElementById("bingo").addEventListener('click', onLance);

/* on duplique les bouquins */
function dupliquerTableau() {
    bouquins = bouquinsoriginaux.slice(0)
};

/* la fonction de nettoyage du texte qui ajoute les insécables */
function nettoyage(texte) {
    return texte.replace(/ \?/g, " ?").replace(/ \?/g, " !").replace(/« /g, "« ").replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »").replace(/ »/g, " »")
};

/* La fonction d'aléatoire et d'afficage */
function onLance() {

    /* au hasard Balthazar */
    q = Math.floor(Math.random() * bouquins.length)
    e = bouquins[q]

    /* le calcul */

 3300) {
        longueur = (e.pages / epaisseurducode).toFixed(1) + " × plus épais"
    } else if (((epaisseurducode / e.pages) - 1).toFixed(1) == 0.0) {
        longueur = "aussi épais"
    } else {
        longueur = ((epaisseurducode / e.pages)).toFixed(1) + " × moins épais"
    }

    /* nos différentes lignes */

    mespages = (e.pages).toLocaleString() + " pages"
" + e.article + " " + nettoyage(e.code) + " " + mespages + ""
    edition = "(" + e.editeur
source"
    edition += ") "

    /* on écrit dans la page en fonction */

que le code du travail"
    document.getElementById("bouquin").innerHTML = moncode
 5) document.getElementById("editeur").innerHTML = edition
    else document.getElementById("editeur").innerHTML = ""

    /* si il en reste sinon on reduplique les citations pour repartir de zéro */
 1) {
        bouquins.splice(q, 1)
    } else {
        dupliquerTableau();
    }

};





                            


                        

                        


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<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Streaming ou téléchargement ? Cloud gaming ou informatique en nuage ? Jeux indépendants ou grosses productions ? Pixels tranche la question du jeu par abonnement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/01/30/19-12">
<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Eric Heyer est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il revient pour « Le Monde » sur les conséquences de la croissance sur le marché du travail.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Avec ou sans croissance, le nombre d’emplois non pourvus demeure le même »

Eric Heyer est économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il revient pour « Le Monde » sur les conséquences de la croissance sur le marché du travail.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h03
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
L’économie française a généré 250 000 emplois en 2017, cependant, selon les chiffres de Pôle emploi, le chômage a stagné. L’économiste de l’OFCE, Eric Heyer, décrypte les phénomènes qui viennent contrarier le reflux du chômage.
Les derniers chiffres de Pôle emploi montrent qu’en 2017 le chômage a stagné. Pourquoi ne baisse-t-il pas alors que la croissance est si forte ?
La vraie question, c’est plutôt : pourquoi ne baisse-t-il pas compte tenu des créations d’emplois ? Pour rappel, l’économie française en a généré 250 000 en un an. Des postes de meilleure qualité, qui plus est, selon l’Acoss [Agence centrale des organismes de Sécurité sociale] qui pointe une plus grande part des contrats à durée indéterminée. Ces chiffres sont en ligne avec la conjoncture. Ce qui nous fait nous demander si vraiment le chômage ne baisse pas. Car, à y regarder de plus près, la situation est plus complexe. Nous avons deux indicateurs : celui de Pôle emploi qui nous dit que le chômage stagne et celui de l’Insee qui, au contraire, colle parfaitement avec les chiffres de la croissance et le nombre d’emplois que l’économie française a créés.
En quoi les chiffres de l’Insee collent-ils avec la conjoncture ?
La population active française augmente d’à peu près 130 000 par an. Ce qui, une fois déduit du nombre de postes créés annuellement (250 000), nous laisse 120 000 postes pour les chômeurs. Or c’est bien 120 000 demandeurs d’emplois en moins que compte le pays en 2017. Pôle emploi, de son côté, nous dit que ce nombre ne baisse que de 15 000. Il y a donc des chances pour que cette statistique ne soit pas pertinente. La seule solution pour que ce chiffre soit correct, c’est que les chômeurs découragés, qui ne sont plus comptabilisés par l’Insee, reviennent en masse à la faveur de la reprise. Mais ce n’est pas ce que nous disent les enquêtes de l’Insee. Certes, on voit que, parmi ceux qui avaient baissé les bras à force...




                        

                        


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<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé de biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Un SDF condamné pour avoir volé des victimes de l’attentat de Manchester

Christopher Parker avait été présenté comme un héros ayant aidé des victimes, mais des vidéos de surveillance avaient révélé qu’il s’était emparé de biens de victimes de l’attentat survenu lors d’un concert.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h40
   





                        


Chris Parker avait été présenté dans un premier temps comme un héros. Mardi 30 janvier ce sans-domicile-fixe a été condamné à une peine de plus de quatre ans de prison pour avoir volé de l’argent et un téléphone portable à des victimes de l’attentat de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre.
M. Parker avait affirmé avoir aidé quelques-uns des blessés de l’attaque survenue lors d’un concert d’Ariana Grande le 22 mai 2017, qui a coûté la vie à 22 personnes. Vu comme un héros sur internet, une collecte de fonds pour lui venir en aide avait récolté plus de 50 000 livres (57 000 euros). C’était avant que les internautes n’apprennent que des images de vidéosurveillance le montrent en train de dérober des biens de personnes blessées ou tuées.
Sur les images on pouvait notamment l’apercevoir se penchant sur une femme blessée pour lui prendre son sac à main alors que sa petite-fille de 14 ans agonisait à ses côtés. Il avait ensuite utilisé sa carte bancaire dans un fast-food.
« Vous n’étiez qu’un vulgaire voleur »
L’homme a reconnu avoir volé un portefeuille et un téléphone portable à deux victimes. Le tribunal de Manchester l’a condamné à une peine de quatre ans et trois mois de prison. « Vous n’étiez pas le héros que vous prétendiez être, vous n’étiez qu’un vulgaire voleur », lui a lancé le juge, estimant « difficile de trouver un ensemble de circonstances plus répréhensibles ».
« Peu importe dans quelle situation personnelle vous vous trouvez, voler les affaires de personnes blessées et terrifiées est déplorable », a commenté, après la décision de justice, un responsable de la police de Manchester. L’accusation avait précisé que M. Parker avait fourni une « aide limitée » mais avait aussi saisi l’occasion pour commettre des vols juste après l’attaque.




                            


                        

                        


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<filnamedate="20180130"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180130"><AAMMJJHH="2018013019">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Venus d’Ankara au Congrès pour la paix en Syrie, des opposants au régime de Damas ont refusé de quitter l’aéroport à la vue du drapeau officiel syrien.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

A Sotchi, un avion d’opposants syriens fait demi-tour

Venus d’Ankara au Congrès pour la paix en Syrie, des opposants au régime de Damas ont refusé de quitter l’aéroport à la vue du drapeau officiel syrien.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 16h36
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) et 
Isabelle Mandraud (Sotchi (Russie, envoyée spéciale)








                        



   


Déjà mal engagé, après la défection des principaux représentants de l’opposition, puis des Kurdes, le sommet pour la paix en Syrie, qui s’est ouvert à Sotchi, mardi 30 janvier, sous l’égide de la Russie, a buté sur un obstacle supplémentaire inattendu. Alors que les délégations mandatées par le régime de Damas et par l’opposition proche de Moscou arrivaient les unes après les autres, lundi, dans la station balnéaire russe au bord de la mer Noire, les passagers d’un avion en provenance d’Ankara (Turquie) ont refusé de sortir de l’aéroport à la vue du drapeau officiel syrien présent sur tous les panneaux d’accueil dès leur descente d’avion.

        Lire aussi :
         

                A Sotchi, le sommet de Vladimir Poutine pour la paix en Syrie paraît compromis



Une longue nuit de tractations a alors commencé pour les quelque 70 opposants dépêchés par Ankara à Sotchi, comme une concession d’allié à allié, pour ne pas laisser trop dégarnis les rangs des principaux adversaires de Bachar Al-Assad. Selon une source turque, il s’agit d’opposants « venus à titre individuel » et non d’un groupe de l’Armée syrienne libre, comme la rumeur avait commencé à circuler.
Les organisateurs russes ont bien tenté de dénouer la crise, en proposant de refaire tous leurs badges d’accréditation au Congrès, également porteurs du drapeau. Les panneaux lumineux de l’aéroport ont été éteints. L’emblème honni a été prestement masqué à l’hôtel où devait descendre la délégation. Mais rien n’y a fait lorsque les passagers contrariés se sont rendu compte que toute la ville avait ainsi été pavoisée.
« Nous allons rentrer à Ankara »
A Sotchi, la nouvelle, qui s’était répandue dès lundi soir, a enflé. Des images surréalistes d’hommes épuisés, dormant à même le sol, dans une salle de l’aéroport, sont peu à peu apparues sur les réseaux sociaux. Puis une vidéo a été diffusée. « Les promesses que nous avaient faites les Russes n’ont pas été tenues, (…) nous allons rentrer à Ankara », y annonce Ahmed Tomah, ex-premier ministre du gouvernement en exil de l’opposition, basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, entouré d’un petit groupe d’hommes et de femmes porteurs des drapeaux de la rébellion syrienne, avec ses trois étoiles au lieu de deux. Ahmed Tomah dirigeait la délégation syrienne, lors du dernier round de discussions, parrainé par la Russie, la Turquie et l’Iran à Astana (Kazakhstan), en décembre 2017.

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Mardi, le Congrès lui-même a ainsi commencé avec deux bonnes heures de retard, le temps pour le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, de persuader par téléphone son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, de tenter de convaincre les récalcitrants. Sans aboutir. La plupart des opposants sont remontés dans l’avion. « Ce n’est pas important, le Congrès continue », confiait, dans les couloirs, le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Hossein Jaberi Ansari, en prenant à témoin la salle pleine à craquer du centre des expositions de Sotchi.
Mais une contrariété ne venant jamais seule, lorsque, enfin, la discussion s’est ouverte, quelques cris ont fusé, contraignant M. Lavrov à réclamer le calme, alors qu’il venait à peine d’achever la lecture d’une lettre de bienvenue du président russe, Vladimir Poutine. « Agresseurs ! », a lancé un homme. « Gloire à la Russie », lui a répondu un autre.



                            


                        

                        


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Catalogne : la session d’investiture du président de région repoussée

Les indépendantistes ont maintenu la candidature de Carles Puigdemont, toujours exilé en Belgique.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h15
   





                        



   


Carles Puigdemont devra encore patienter. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a décidé, mardi 30 janvier, de « repousser » – et non d’annuler – la session d’investiture du président de région ; session qui avait été interdite par la justice espagnole. Il n’a pas précisé de nouvelle date pour la tenue de cette session d’investiture.
Les indépendantistes ont cependant maintenu leur projet d’investir Carles Puigdemont à la tête de l’exécutif régional, M. Torrent s’engageant à « défendre jusqu’au bout » les droit de M. Puigdemont. Destitué par Madrid, ce denier est le seul candidat à la présidence de cette région de 7,5 millions d’habitants.

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Les partisans de M. Puigdemont, emmenés par la puissante association indépendantiste ANC, ont manifesté aux abords de la chambre, arborant des masques à l’effigie de leur chef de file. On ignore si le véritable Carles Puigdemont avait prévu d’être parmi eux, ou de faire une apparition surprise devant les élus, au risque d’être arrêté pour « rébellion » après trois mois d’exil volontaire en Belgique.
Blocage de la Cour constitutionnelle
Cette session est repoussée après un arrêt de la Cour constitutionnelle, samedi, saisie par le gouvernement central, qui avait interdit sa tenue. Les juges, agissant en urgence, ont annoncé qu’en cas d’investiture à distance, le vote ne serait pas valable. Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a d’ailleurs prévenu mardi que « le président du parlement [Roger Torrent] pourrait sans aucun doute être tenu pour responsable » s’il maintenait la session du Parlement malgré la résolution du tribunal.
Les magistrats ont en outre considéré que M. Puigdemont devait auparavant demander en personne au juge de la Cour suprême, chargé de l’enquête le visant, l’autorisation de comparaître devant la chambre. Le Parlement doit respecter un délai légal s’achevant mercredi pour la session d’investiture.
Carles Puigdemont a contesté devant la Cour constitutionnelle l’arrêt en cause. Celle-ci examinera son recours à partir de 13 heures. Roger Torrent a dénoncé une décision de justice qui « viole les droits de millions de Catalans ».
Division des indépendantistes
Toutefois, l’ajournement a provoqué des remous du côté d’« Ensemble pour la Catalogne », le groupe parlementaire de Carles Puigdemont, et de la Candidature d’unité populaire (CUP, extrême gauche), les deux autres listes indépendantistes.
« La décision du président Torrent n’a pas fait l’objet de consultations, ni de communications préalables au groupe “Ensemble pour la Catalogne” », a déclaré la CUP dans un communiqué, avant de faire savoir que Carles Puigdemont lui-même n’avait pas été mis au courant. « Nous ne sommes absolument pas d’accord avec le report », a déclaré le porte-parole de la CUP, Carlos Riera, le qualifiant de « grave erreur politique ».
La crise politique en Catalogne dure depuis des mois et a atteint son point d’orgue le 27 octobre, avec la déclaration d’indépendance unilatérale votée au Parlement qui faisait suite au référendum d’autodétermination interdit, le 1er octobre.
« Sacrifier » M. Puigdemont
Après la tentative de sécession, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait suspendu l’autonomie de la région, dissous le Parlement et convoqué de nouvelles élections, avec l’espoir d’un apaisement de la situation dans la région, divisée sur son indépendance.

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                Puigdemont a envisagé de prononcer son discours d’investiture à partir du Parlement flamand



L’atmosphère reste toujours extrêmement tendue entre Madrid et les séparatistes, sans aucune amorce de dialogue, alors que chacun campe sur ses positions. Certains, dans le camp indépendantiste, estiment toutefois ouvertement qu’il est temps, désormais, de « sacrifier » M. Puigdemont pour permettre à un nouveau gouvernement régional de prendre ses fonctions et pour mettre fin à la mise sous tutelle de la Catalogne.

 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1968, le Front national de libération attaque par surprise une centaine de villes, dont Saïgon, et des bases américaines au Sud-Vietnam. Comment « Le Monde » a-t-il couvert cette offensive ?
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Il y a cinquante ans, l’offensive du Têt prenait par surprise les Américains au Vietnam

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1968, le Front national de libération attaque par surprise une centaine de villes, dont Saïgon, et des bases américaines au Sud-Vietnam. Comment « Le Monde » a-t-il couvert cette offensive ?



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h22
    |

            Edouard Pflimlin








                        


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            data-slide-description="Des forces sud-vietnamiennes au combat à Saïgon, dans les premiers jours de 1968."
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        Début 1968"
            data-slide-description="Pendant les combats, à Saïgon."
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        1er février 1968"
            data-slide-description="Un homme suspecté d’appartenir au Vietcong (Front de libération national) est exécuté par le général Nguyen Ngoc Loan, à Saïgon. L’image, publiée à la « une » de nombreux journaux, remporte cette année-là le prix Pulitzer et le prix de la photo de l’année, décerné par le World Press."
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        6 février 1968"
            data-slide-description="Le lieutenant Gary D. Jackson (originaire de Dayton, Ohio) porte un soldat sud-vietnamien blessé durant un affrontement, près du stade de Saïgon."
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        8 février 1968"
            data-slide-description="Le jour se lève sur Saïgon, au neuvième jour de l’offensive du Vietcong sur la capitale du Sud-Vietnam."
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        11 février 1968"
            data-slide-description="Des marines évacuent l’un des leurs, sous les tirs de snipers, sur la base aérienne de Khe Sanh."
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        22 février 1968"
            data-slide-description="Des soldats américains attachent leur drapeau sur un poteau téléphonique près de la muraille de la citadelle de Hué."
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            data-slide-description="Des Rangers sud-vietnamiens, sous le feu des Vietcong, transportent un camarade blessé, à Saïgon, le 6 février 1968."
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        23 février 1968"
            data-slide-description="Un avion de l’US Air Force lâche du matériel sur la base américaine de Khe Sanh."
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            data-slide-description="Une unité de marines au repos après une bataille, près du palais impérial de Hué, en février 1968."
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            data-slide-description="Dans une rue de Saïgon, pendant l’offensive."
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            data-slide-description="Deux prisonniers communistes attendent d’être transférés dans un centre d’interrogatoire, dans la citadelle de Hué, le 27 février 1968."
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Des forces sud-vietnamiennes au combat à Saïgon, dans les premiers jours de 1968.

Nick Ut / AP
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Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1968, le Vietcong, c’est-à-dire le Front national de libération du Vietnam du Sud (FNL) profite des festivités du Têt (fête du Nouvel An vietnamien) pour lancer une offensive générale. La guerre avait véritablement débuté avec le président américain Lyndon Baines Johnson qui lance dès le 4 août 1964 les premiers raids américains sur les positions communistes au Sud-Vietnam et obtient du Congrès les pleins pouvoirs militaires pour un engagement contre le Nord-Vietnam. L’escalade a lieu. Et en 1968, on arrive à compter plus de 500 000 Américains en uniforme au Sud-Vietnam. La guerre est à son paroxysme.
C’est dans ce contexte que l’offensive vietcong a lieu. Une centaine de villes, dont Saïgon et Hué, la capitale historique de l’Annam, sont simultanément assaillies par plusieurs centaines de milliers de combattants. C’est un tournant dans la guerre. Comment Le Monde a-t-il couvert cette offensive surprise qui changera la physionomie de cette guerre ?
30-31 janvier 1968. L’offensive débute dans la nuit du 30 au 31 janvier. Le Monde détaille de façon très factuelle les villes et bases attaquées dans un article titré : « Le Vietcong attaque une série de villes et plusieurs bases américaines ».

   


1er février 1968. L’offensive se prolonge dans la nuit du 31 janvier au 1er février. Le Monde souligne l’intensification des combats et le fait que Saïgon, capitale du Sud-Vietnam, a été attaquée ; l’ambassade américaine, pourtant jugée imprenable, faisant l’objet de combats acharnés. Le Monde titre : « L’ambassade américaine de Saigon a été reprise, mais les combats se poursuivent en de nombreux points de la ville. L’état de siège a été proclamé dans tout le Vietnam du Sud ».
Mais Le Monde met aussi en évidence l’échec de la guerre américaine dans un article au titre explicite : « Les mythes s’effondrent ». Non seulement le Sud a été massivement attaqué mais aussi les régions dites « pacifiées » par les Américains. Et les bombardements massifs du Nord-Vietnam par les bombardiers B52 sont inefficaces.

   


2 février 1968. Alors que le FNL (Front national de libération) poursuit son offensive, Le Monde dans un article d’Alfred Grosser dénonce les « incompréhensions américaines ». Le chercheur, directeur de recherches à la Fondation nationale des sciences politiques, de 1956 à 1992 et chroniqueur politique au Monde de 1965 à 1994, dénonce le fait que les Etats-Unis ont opposé le Sud au Nord-Vietnam.
Or, la guerre est menée par le Vietcong contre le régime en place au Sud soutenu à bout de bras par les Américains. Plus l’offensive avance, plus le soutien des populations du Sud au Vietcong augmente. Washington doit donc changer son approche pour parvenir non à une « impossible victoire » mais à la paix.
Un autre article souligne les atteintes portées par l’offensive nord-vietnamienne au moral américain. La « guerre d’usure » menée par le général Westmoreland a échoué et l’ennemi est maintenant partout, au cœur même de Saïgon.

   


3 février 1968. Le Monde analyse la stratégie vietcong et montre que les Américains sont obsédés par l’encerclement de la ville de Khe Sanh assiégée. Cette ville est située dans le nord du Sud-Vietnam, à 100 kilomètres de Hué sur la côte, et au commencement de la zone montagneuse. Les Américains concentrent leurs troupes pour protéger cette ville, craignant un « Dien Bien Phu » américain. L’article est titré d’ailleurs « Le spectre de Dien Bien Phu ».
En fait, le Vietcong, habilement, a incité les Américains à se concentrer sur Khe Sanh, les conduisant ainsi à dégarnir de leurs forces les villes et bases du Sud. Ce qui a permis au Vietcong d’être en position plus favorable pour les attaquer.
5 février 1968. Dans une tribune pour Le Monde, Jean-Marie Carzou, professeur agrégé de lettres, montre les effets désastreux d’un échec américain au Vietnam et en même temps de l’impossibilité de changer de stratégie comme le suggèrent certains généraux : bombardement massif du Nord-Vietnam, invasion du Nord par les Américains… Mais l’échec américain qui se dessine risque d’affaiblir l’Europe face à la Russie.
9 février 1968. Journaliste au Monde, Jacques Amalric met en évidence les cinq leçons de deux semaines de combat :
– la capacité de l’ennemi a été fortement sous-estimée ;
– la représentativité du FNL sort grandie des dernières opérations, connues à l’avance des services de renseignement américains mais impossibles à déjouer ;
– la capacité des forces gouvernementales sud-vietnamiennes a été, une fois de plus, grossièrement surestimée ;
– le programme de pacification, souvent dévolu lui aussi aux troupes sud-vietnamiennes, est un échec flagrant ;
– le régime « démocratique » sud-vietnamien, si laborieusement mis en place par les autorités américaines, est déjà menacé par les mesures exorbitantes qu’impose la situation.
Jacques Almaric s’interroge à la fin de l’article sur la poursuite de la guerre. Les Américains vont-ils aller dans une surenchère guerrière ou bien vont-ils enfin tirer les conclusions d’une aventure de plus en plus absurde ?
Avec Nixon, la « déseslacade »
Les combats se poursuivront pendant deux mois et se soldent par une importante défaite militaire du FNL et de l’armée nord-vietnamienne. Cependant, la victoire est politique et diplomatique ; l’opinion publique américaine et mondiale est retournée. Le président américain Lyndon B. Johnson annonce en mars qu’il ne se présentera pas à un second mandat. Richard Nixon, élu président des Etats-Unis le 5 novembre 1968, va amorcer la « désescalade » (retrait progressif des troupes américaines) et ouvrir à Paris les négociations de paix.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Pour de nombreux médecins, l’addiction aux jeux vidéos et aux réseaux sociaux est une réalité clinique, qu’il est urgent d’étudier plus finement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Le numérique, une « drogue » qui fait débat

Pour de nombreux médecins, l’addiction aux jeux vidéos et aux réseaux sociaux est une réalité clinique, qu’il est urgent d’étudier plus finement.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 16h48
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            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Vade retro jeux vidéo, ­réseaux sociaux… ? Ces temps-ci, les dangers des technologies numériques sont sur le devant de la scène, pointés par les professionnels de santé, mais aussi par ceux du secteur. On ne compte plus les charges virulentes d’anciens ­cadres de la Silicon Valley. « Je crois que nous avons créé des outils qui ­déchirent le tissu social », a ainsi lâché Chamath Palihapitiya (ex-vice-président de Facebook chargé de la ­croissance de l’audience) en novembre 2017 lors d’une conférence.
Mettant en cause, comme d’autres, la surstimulation des circuits neuronaux à dopamine (neurotransmetteur impliqué dans les addictions) par les « like » et autres notifications des réseaux sociaux, Chamath Palihapitiya a interdit à ses enfants d’utiliser « cette merde ». En janvier, c’est Tim Cook, l’actuel directeur général d’Apple qui, dans une intervention publique, s’est dit opposé à ce que son neveu (il n’a pas d’enfant) fréquente un réseau social.
Parallèlement, le « trouble du jeu vidéo » devrait faire son entrée dans la 11e révision de la classification internationale des maladies (CIM-11) de l’Organisation mondiale de la santé, dont la publication est prévue mi-2018.
Cloîtrés dans leur chambre
Si certains restent dubitatifs sur ce diagnostic, pour d’autres il correspond bien à une réalité clinique. « Sur les 400 jeunes de 11 à 20 ans que nous voyons chaque année en consultation, la moitié ont un problème de jeu vidéo, estime le docteur Olivier Phan, qui consulte à la clinique Dupré, à Sceaux (Hauts-de-Seine), et dans un centre de la Croix-Rouge française. Je rencontre des situations plus graves qu’avec le cannabis. Des parents voient leur ado se désinsérer sous leurs yeux. Nous prenons en charge des cas extrêmes de jeunes qui vivent cloîtrés dans leur chambre, un comportement décrit initalement au Japon, le hikikomori. » Pour ce ­pédopsychiatre, coauteur du récent ouvrage Jeux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Une carte publiée par Strava, agrégeant les parcours de ses utilisateurs, fait apparaître des données potentiellement problématiques pour les militaires.
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L’armée française met ses troupes en garde contre l’application de jogging Strava

Une carte publiée par Strava, agrégeant les parcours de ses utilisateurs, fait apparaître des données potentiellement problématiques pour les militaires.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 17h20
    |

            Morgane Tual








                        


« Ces applications et les données qu’elles collectent peuvent se révéler de véritables espionnes. » Mardi 30 janvier, un porte-parole du ministère français des armées a déclaré au Monde avoir « mis en garde les militaires contre les dangers en matière de sécurité » liés à l’application de jogging Strava.
Prisée des coureurs, mais aussi des cyclistes, cette appli américaine permet d’enregistrer ses trajets pour analyser et garder une trace de ses performances sportives. Or, utilisée par des militaires, elle peut fournir des informations sensibles sur l’emplacement des troupes et certaines de leurs activités. C’est ce qui a été dénoncé ces derniers jours par plusieurs observateurs, quelques semaines après la mise en ligne, par Strava, d’une carte mondiale agrégeant les séances de jogging de ses millions d’utilisateurs.
« Nous avons fait un rappel en interne de la nécessité de respecter les règles élémentaires de sécurité en opération, par exemple déconnecter les objets, comme les montres, les iPhone ou encore Strava », souligne le ministère des armées.
« Quand les militaires arrivent en opération, ils sont informés des règles de sécurité, notamment relatives aux réseaux sociaux. On les met en garde, notamment les jeunes. Sur Facebook, par exemple, on leur dit de faire attention aux informations sensibles. Avec Strava, on en a remis une couche. »
Strava prend le problème « très au sérieux »
L’armée états-unienne a elle aussi réagi lundi dans les colonnes du Washington Post, annonçant que les règles liées à l’utilisation de ce type d’applications seraient « affinées ». Certaines bases américaines situées en Irak ou en Syrie ressortaient particulièrement sur la carte publiée par Strava. Le service de presse du commandement de l’armée américaine au Moyen-Orient a aussi dit au quotidien que les commandants des bases avaient été invités à renforcer l’application des règles déjà existantes.
« Le développement rapide de nouvelles technologies innovantes améliore la qualité de nos vies mais représente également de potentiels défis pour la sécurité opérationnelle et la protection de nos forces », a-t-il souligné dans un communiqué. « Ces technologies sont interdites sur certains sites de la coalition et durant certaines activités. »
De son côté, le président-directeur général de Strava, James Quarles, a publié lundi une lettre ouverte, dans laquelle il affirme prendre « avec un extrême sérieux » le sujet. Il s’engage notamment à « travailler conjointement avec l’armée et les membres du gouvernement pour dresser une liste des données potentiellement sensibles ».
M. Quarles a aussi annoncé une remise à plat des fonctionnalités liées aux données personnelles, « afin de s’assurer qu’elles ne peuvent être utilisées à des fins mal intentionnées ». Le PDG promet notamment de simplifier les réglages et de faire en sorte que les utilisateurs soient mieux informés. « Nous sommes conscients de la responsabilité qu’implique le partage de vos données avec Strava », a-t-il assuré.
En revanche, Strava n’a pas jugé bon de supprimer la carte à l’origine de la polémique, qui était toujours en ligne mardi matin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.
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Tests sur des humains et des singes : un haut responsable de Volkswagen suspendu

Thomas Steg avait reconnu avoir autorisé l’étude menée sur les singes, qualifiée de « repoussante » par le PDG de Volkswagen.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 15h59
   





                        



   


C’est un nouveau scandale qui éclabousse Volkswagen. La direction du numéro un mondial de l’automobile a annoncé, mardi 30 janvier, qu’elle suspendait le lobbyiste en chef de l’entreprise pour le rôle qu’il a joué, de son propre aveu, dans l’organisation des tests d’émissions polluantes sur des singes.
« Thomas Steg […] est libéré de ses responsabilités jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les événements », a annoncé Volkswagen dans un communiqué, assurant que « les investigations [internes] avançaient à grande vitesse » et qu’il s’agissait là « de premières conséquences ».
Volkswagen, BMW, Daimler et l’équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu’ils finançaient, l’EUGT, fermé depuis.

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Le premier scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux Etats-Unis sur des singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu’on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeure de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen. Les journaux Stuttgarter Zeitung et Süddeutsche Zeitung ont ensuite évoqué des tests, menés à Aix-la-Chapelle, dans l’ouest de l’Allemagne, sur des êtres humains.
« Je le regrette vraiment »
Dans le quotidien Bild, Thomas Steg, responsable des relations publiques et des relations avec les autorités du groupe allemand, avait admis avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l’époque pour paraître moins polluants.
« Les chercheurs américains voulaient faire leurs tests sur des volontaires humains », a-t-il expliqué, « j’ai alors répondu que je ne pouvais autoriser cela » et il a été décidé « de mener l’étude sur des singes ».
« Avec le recul, cette étude n’aurait jamais dû avoir lieu, qu’il s’agisse d’hommes ou de singes. Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver, je le regrette vraiment », a déclaré M. Steg, qui fut également porte-parole du chancelier Gerhard Schröder.
Quant à l’étude scientifique menée par un institut hospitalier à Aix-la-Chapelle et pour laquelle 25 personnes en bonne santé ont inhalé en 2013 et 2014 du dioxyde d’azote (NO2), Thomas Steg a voulu en justifier la logique, en assurant que les volontaires avaient été exposés à des « niveaux bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail ». Aucune de ces personnes « n’a eu de dommages », a-t-il dit.

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« Choqués »
Plus tôt mardi, le patron du groupe, Matthias Müller, avait promis des « conséquences » internes après ces révélations. Lundi soir à Bruxelles, selon le magazine allemand Der Spiegel, M. Müller a déclaré que les tests sur les singes n’étaient « pas éthiques et étaient repoussants ».
La Commission européenne a aussi vivement réagi à ces révélations. « Nous sommes choqués par ces nouvelles comme n’importe qui d’autre », a dit le porte-parole de l’exécutif européen, interrogé par la presse. « Nous prenons note du fait que les autorités allemandes visent à enquêter sur ce sujet et nous espérons qu’elles le feront », a-t-il ajouté.
« Je pense que c’est aux autorités nationales de traiter le sujet » et ce type de sujet « requiert une action urgente des autorités nationales », a précisé le porte-parole de l’exécutif européen.
La commissaire européenne à l’industrie, Elzbieta Bienkowska, a estimé sur Twitter que ces tests étaient « immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle ».
Courant aux Pays-Bas
Au Pays-Bas, en revanche, certains scientifiques ont évoqué une « tempête dans un verre d’eau ». S’exprimant dans les médias, ils ont révélé, mardi, que des tests pour mesurer l’impact de l’exposition aux gaz d’échappement sont effectués « depuis des années déjà » dans le pays sur des personnes et des animaux.
L’Institut national pour la santé publique et l’environnement (RIVM) « est impliqué dans des recherches où des volontaires en bonne santé mais aussi malades, des patients qui sont sous traitement auprès de cardiologues, ont été exposés aux émanations diluées d’un moteur diesel » durant deux heures maximum par jour, a précisé le chercheur Flemming Cassee à l’Agence France-Presse.
Il s’agit des émanations respirées chaque jour dans une ville animée ou près d’une autoroute, selon le spécialiste en toxicologie respiratoire et chercheur auprès du RIVM travaillant notamment sur mission du gouvernement néerlandais. « Nous faisons cela depuis des années et cela n’a rien d’extraordinaire », a-t-il souligné, affirmant que c’était le cas dans « divers pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.
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Droits d’auteur : le conflit repart entre Canal+ et la SACD

La société des auteurs et compositeurs dramatiques a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour que Canal+ respecte la réglementation en la matière.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 18h17
    |

            Nicole Vulser








                        



   


La paix armée entre Canal+ et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) n’a pas duré. « Depuis le 1er janvier 2018, la chaîne premium Canal+ et C8 [filiale du groupe de Vincent Bolloré] diffusent sans autorisation et au mépris de la réglementation française, des droits d’auteur », a expliqué mardi 30 janvier Pascal Rogard, directeur général de la SACD.
Ce dernier a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) voici quinze jours sur ces deux cas, et a saisi les responsables des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il a par ailleurs écrit à la ministre de la culture, Françoise Nyssen, pour lui demander « de faire cesser des pratiques que l’on n’a jamais vu dans l’audiovisuel » – hormis une seule fois avec la chaîne Numéro 23 de Pascal Houzelot.
Selon M. Rogard, la ministre « estime que le président du CSA est compétent pour infliger des sanctions à Canal+ s’il ne respecte pas le droit d’auteur » et Mme Nyssen l’a assuré qu’« elle étudierait si besoin avec les parlementaires un renforcement de la législation en la matière ». La prochaine échéance de Canal+ est fixée en avril. « Si Canal+ ne paie pas on ira au tribunal », a déclaré M. Rogard.
Un sérieux conflit avait déjà opposé en 2017 la SACD ainsi que les autres sociétés de gestion de droits à Canal+ puisque le groupe de Vincent Bolloré voulait revoir à la baisse – d’abord de 30 % puis de 20 % – ses contrats avec les sociétés d’auteur en 2017. « Michel Siboni [qui négocie pour le compte de Canal+] applique les méthodes de la grande distribution », affirme M. Rogard. « Cela revenait à abaisser les droits des auteurs de la SACD de 40 % », dit-il. En raison de la chute du nombre d’abonnés, ces droits dont le montant est corrélé au chiffre d’affaires de Canal+, se sont en effet déjà érodés de 20 % entre 2015 et 2017, a rappelé M. Rogard.
« Affameur »
Il a tenu bon et poursuivi en justice le groupe de Vincent Bolloré. Juste avant que ce litige ne soit tranché par le Tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) Canal+ a finalement réglé à la SACD l’intégralité des droits d’auteur dus au titre de 2017. Aussi bien pour la chaîne « premium » que pour les chaînes satellites. Soit un peu moins de 30 millions d’euros au total.
« Nous renégocions seuls avec Canal+ les contrats avec les chaînes satellites qui étaient auparavant conclus en commun avec la Sacem (musique) et la SCAM (documentaires) », explique M. Rogard.
Ce dernier a eu beau jeu de rappeler que les salaires fixes des cinq membres du directoire de la maison mère de Canal+ avaient progressé de 41 % en 2016 et que le résultat opérationnel ajusté (Ebitda) de Groupe Canal (hors restructurations) devrait croître de plus de 30 % en 2017 pour atteindre 365 millions d’euros. Tout en traitant Vincent Bolloré « d’affameur » puisque le droit d’auteur est considéré comme « une créance alimentaire », M. Rogard s’est dit « confiant dans le droit », et a promis que les avances versées aux auteurs par la SACD le seraient le temps que Canal+ verse ce qui est dû.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le ministre de l’économie et des finances a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés auprès des assureurs, contre 196 000 en 2016. La décrue devrait cependant durer plusieurs semaines.
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Crue de la Seine : les conséquences sont moindres qu’en 2016, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie et des finances a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés auprès des assureurs, contre 196 000 en 2016. La décrue devrait cependant durer plusieurs semaines.



Le Monde
 |    30.01.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
30.01.2018 à 11h49
   





                        


La crue de la Seine a causé moins de dégâts et a touché moins de personnes que lors des inondations de 2016, a déclaré le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, mardi 30 janvier, à l’issue d’un entretien avec des assureurs.
« La crue n’a pas de conséquences de la même ampleur que celle de 2016 sur le nombre de personnes touchées, le nombre de dossiers concernés, et sans doute sur les dégâts à terme et le montant des dégâts », a dit le ministre.

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M. Le Maire a évoqué une dizaine de milliers de dossiers déposés par des sinistrés auprès de leur assureur pour l’instant. Il y en avait eu 196 000 lors des crues de 2016. Le ministre a demandé aux assureurs de procéder aux indemnisations des sinistrés « le plus rapidement possible », en faisant preuve de « compréhension » sur les délais de déclaration et les preuves à apporter.
Il a également promis de prendre l’arrêté de catastrophe naturelle, conjointement avec le ministre de l’intérieur « dès que possible, dès que les demandes des communes [leur] seraient parvenues ». La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle permet aux victimes ayant un contrat d’assurance de dommages (multirisque habitation, entreprise, automobile…) d’être indemnisées pour les dommages matériels dus aux inondations.
Loin d’être terminé
Le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz, a promis que les assureurs seraient « extrêmement bienveillants ». « Les assureurs sont évidemment prêts à accepter un allongement des délais » de déclaration, à savoir dix jours après la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle, a dit M. Spitz.
Sur l’ampleur des dégâts, « aujourd’hui on a quelque chose de beaucoup moins important qu’il y a un an », a-t-il confirmé. Cependant, tous les effets de la situation actuelle sont encore « loin d’avoir [été] soldé[s] », a-t-il reconnu.
La Seine a atteint à Paris lundi son pic de crue, nourrie par des pluies historiques. Si le fleuve a commencé sa lente décrue lundi en fin de journée, Vigicrues a dit craindre une légère remontée en fin de semaine en raison de nouvelles pluies prévues mercredi.
Dans tous les cas, la décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore. En aval de la capitale, le pic de crue est attendu dans les jours à venir, et la progression de l’eau reste à suivre de près en Normandie.



                            


                        

                        

