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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.
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« La gouvernance des entreprises a tout avantage à s’ouvrir aux parties prenantes »

André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h54
    |

André Coupet (Associé du cabinet Paris Montréal Conseil)







                        



                                


                            
Tribune. Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), qui sera débattu et voté au printemps, suscite, dans sa phase de consultation, quantité de propositions intéressantes notamment autour du thème « Partage de la valeur et engagement sociétal ».
Parmi celles-ci, l’idée qu’il y ait, bien davantage qu’aujourd’hui, des administrateurs salariés au conseil d’administration des entreprises fait l’objet de controverses, notamment quant au nombre de représentants des salariés et quant à la taille des entreprises concernées.
il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final
Ne nous trompons pas de débat. Il ne s’agit pas simplement de rééquilibrer le rapport de forces traditionnel en se disant qu’après tant d’années en faveur du capital, il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final. La loi sur l’intéressement peut bien être revue, mais elle existe depuis longtemps !
Il ne s’agit pas non plus de croire que développer l’actionnariat salarié va tout modifier ; déjà bien implanté en France, il n’a guère changé la donne. Son développement sous-entend qu’il faudrait absolument être actionnaire pour être administrateur alors que, ce faisant, on ne ferait que renforcer le statu quo du capitalisme actionnarial ; or c’est justement cette suprématie des apporteurs de fonds, ce droit de vie et de mort selon un seul point de vue, qu’il faut remettre en question !
Changement de modèle
Car l’entrée des salariés dans les conseils doit signifier un changement de modèle. Il est temps de basculer d’un système où la création de valeur est décidée et accaparée par les seuls actionnaires vers une économie de marché au sein de laquelle chaque entreprise atteint ses objectifs en investissant selon la nouvelle équation à l’origine des résultats, désormais fonction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.
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Mathieu Gallet peut-il être renvoyé de Radio France ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h28
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Mathieu Gallet sera-t-il le premier président de l’audiovisuel public destitué avant la fin de son mandat ? Le président de Radio France est sur la sellette depuis sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La justice, qui s’est prononcée le 15 janvier, lui reproche d’avoir favorisé deux sociétés de conseil en leur commandant des prestations sans respecter les règles des marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Si M. Gallet a fait appel de la décision et a exclu de démissionner de la présidence de Radio France, son sort est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui doit se prononcer sur son cas mercredi 31 janvier.
Mathieu Gallet peut-il être destitué ?
Le CSA l’a nommé à la tête de Radio France au début de 2014 pour un mandat de cinq ans, qui court donc théoriquement jusqu’en mai 2019. Mais la loi confère à l’instance le pouvoir de le révoquer : il suffit que la majorité de ses membres fasse ce choix et motive sa décision sur la base des critères de « compétence » et d’« expérience ».
Le Conseil a engagé une discussion dans ce sens le 17 janvier. Elle a prévu d’auditionner M. Gallet lundi 29 janvier et de rendre sa sentence le 31.
Reste à savoir si elle tiendra seulement compte de sa situation judiciaire (liée à son entreprise précédente, l’INA), ou également de son bilan à la tête de Radio France.
Le gouvernement a-t-il son mot à dire ?
Théoriquement, non. Le lien entre l’exécutif et les présidents de l’audiovisuel est officiellement coupé depuis la réforme Hollande de 2013 qui transféré le pouvoir de nomination du président de la République au CSA, pour renforcer l’indépendance des médias publics.
Publiquement, le gouvernement a toutefois invité le 16 janvier Mathieu Gallet et le CSA à « tirer les conséquences » de sa condamnation, par la voix de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Hasard ou non : le lendemain, l’institution ouvrait sa procédure.
Qui pour le remplacer en cas de destitution ?
Une telle décision serait une première dans l’histoire de l’audiovisuel français. Mathieu Gallet serait alors temporairement remplacé par l’une des « doyennes d’âge » du conseil d’administration, Frédérique Pfrunder (les autres prétendants ayant dépassé la limite de 65 ans).

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Il faudrait alors organiser une nouvelle procédure pour choisir le nouveau président de Radio France. Le gouvernement n’ayant pas encore eu le temps de faire voter sa réforme, cette procédure se passerait très probablement selon les modalités actuelles, définies au début du mandat de François Hollande : il échoirait au CSA de choisir le ou la nouvelle présidente de la radio publique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Ce dispositif expérimental, approuvé par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, sera mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat.
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A Nice, un policier dans certaines écoles dès septembre

Ce dispositif expérimental, approuvé par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, sera mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 12h19
    |

            Violaine Morin








                        


Un policier à l’école ? Dans quelques établissements de Nice, ce sera bientôt une réalité. La mairie l’a indiqué samedi 27 janvier, en marge d’un déplacement du ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer : un dispositif expérimental va être mis en place dans quelques établissements choisis par l’Etat, avec un policier non armé présent à l’intérieur des murs. Une « première en France », selon le maire LR Christian Estrosi.
« C’est une expérimentation pour laquelle j’ai donné mon feu vert en tant qu’expérimentation, a expliqué le ministre dimanche dans « Questions politiques » sur France Inter. Cela permet de tester des choses à petite échelle et de voir ce que cela donne. » « Le policier non armé à l’intérieur de l’école (…) va vivre au quotidien avec les enfants et va en fait s’intégrer dans leur vie », a-t-il ajouté. L’expérimentation devrait commencer « prochainement », a déclaré le ministre. La mairie de Nice avait déjà précisé que le dispositif serait « mis en place à la rentrée prochaine ».

        Lire aussi :
         

                Comment Jean-Michel Blanquer travaille et s’entoure pour repenser l’école



Une cible privilégiée
Après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice a mis en place des vigiles devant les écoles, remplacés depuis par des policiers. La ville s’est dotée d’une salle de vidéosurveillance consacrée aux écoles, en plus d’alarmes anti-intrusion, de boutons d’alerte et badges d’accès. L’idée d’affecter des policiers municipaux dans les écoles avait déjà été évoquée au printemps 2017. Elle avait alors été critiquée par la fédération des parents d’élèves FCPE et les syndicats enseignants, et rejetée par la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem.
L’annonce du maire « pourrait s’avérer dangereuse pour le policier municipal non armé en faction dans l’école, a souligné dimanche le Syndicat de défense des policiers municipaux. Il est évident qu’en cas d’attaque terroriste dans une école, le policier sera une cible privilégiée », sans moyen de défense. Le syndicat enseignant CGT Educ’action a « condamné » la mesure, sur fond d’austérité budgétaire : « Ce qu’il faut à la prévention, ce n’est pas un policier ou une policière dans les écoles, mais du budget pour les services sociaux ». La FCPE a jugé la proposition « démagogique ».
Reste à savoir comment le partenariat école-police se mettra en place dans les établissements. En 2016, le rapport Ipogees (Interventions des policiers et des gendarmes en matière de sécurité des établissements scolaires), corédigé par Anne Wuilleumier et Eric Debarbieux, pointait la réticence de certains professeurs à accepter l’irruption de la police à l’école pour raisons de sécurité. Un témoignage de conseiller principal d’éducation y soulevait la question de l’image des forces de l’ordre, leur présence étant souvent associée par les élèves à un « événement grave ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Matignon a fait savoir que le ministre du budget gardait « toute sa confiance » après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Les Républicains appellent Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, à démissionner

Matignon a fait savoir que le ministre du budget gardait « toute sa confiance » après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire le concernant.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 14h20
    |

                            Le Monde.fr et 
Cédric Pietralunga








                        


Gérald Darmanin « n’a pas d’autre choix que de démissionner », a estimé lundi 29 janvier l’une des porte-parole des Républicains (LR), Laurence Saillet, après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour viol à l’encontre du ministre des comptes publics samedi.
« Nous respectons la présomption d’innocence. Mais compte tenu des graves accusations qui sont portées, et pour la sérénité de l’action publique, nous pensons qu’il n’a pas d’autre choix que de démissionner. »
Un peu plus tôt, sur l’antenne de RFI, une autre porte-parole de LR, Lydia Guirous, avait évoqué des accusations « très graves ». « Sur un plan politique, on voit bien que le monde vertueux, irréprochable d’Emmanuel Macron se casse la figure », a-t-elle dit, citant les noms de Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, mis en cause dans des affaires et qui ont quitté le gouvernement d’Edouard Philippe.
Défense du gouvernement
Dès l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire, le gouvernement est monté au créneau pour défendre le ministre. Moins de deux heures après la parution de l’édition datée des 28 et 29 janvier du Monde, qui a révélé l’information, Matignon a adressé un message à l’AFP et à BFM-TV disant que « M. Darmanin a toute [l]a confiance » du premier ministre, Edouard Philippe.

        Lire aussi :
         

                Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



Selon l’entourage du chef du gouvernement, « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits » et avait « rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet ». « La justice est de nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance », ajoute-t-on à Matignon, rappelant que l’exclusion automatique du gouvernement ne vaut qu’en cas de mise en examen. Interrogé par Le Monde, l’Elysée n’a pas souhaité réagir.
Du côté du gouvernement, la solidarité prime également. Invitée dimanche sur RTL, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a estimé que M. Darmanin pouvait « rester au gouvernement ». Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a dit, dimanche sur BFM-TV, que l’ancien proche de Nicolas Sarkozy aurait « à se défendre, et qu’il [aurait] à amener tous les éléments pour parfaire sa défense, mais c’est la présomption d’innocence qui bien évidemment s’applique à lui, comme à tout concitoyen ». « Je pense qu’il est important que le pouvoir judiciaire puisse travailler sereinement sans avoir telle ou telle déclaration qui pourrait être considérée comme une intervention et un non-respect de cette séparation », a abondé Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, lundi 29 janvier sur France Inter.
Un certain embarras
D’habitude prompts à défendre l’un des leurs, les parlementaires de La République en marche (LRM) se sont montrés discrets vis-à-vis de M. Darmanin, qui a rejoint le mouvement macroniste en novembre après son exclusion du parti Les Républicains. Seul Richard Ferrand s’est permis de rappeler, dimanche sur France 3, que l’ancien maire de Tourcoing avait « la confiance du premier ministre et de la majorité ». « Toute personne qui subit une plainte est condamné à souffrir en silence jusqu’à ce que la justice dise le droit », a ajouté le député (LRM) du Finistère, en faisant allusion à l’affaire des Mutuelles de Bretagne dans laquelle il est lui-même impliqué.
De son côté, Manuel Valls, député apparenté LRM de l’Essone, a apporté son soutien au ministre. « Je le connais, c’est un garçon de talent, je ne préjuge de rien, il a évidemment mon soutien », a-t-il dit sur LCI. Il a également appelé la justice à aller « vite pour que Gérald Darmanin ne vive pas avec cette accusation infâme. »
Dans l’opposition, la sénatrice (PS) de l’Oise, Laurence Rossignol, s’est permis de critiquer ouvertement le ministre des comptes publics. Dimanche, sur Radio J, la socialiste a déclaré que les faits étaient « embarrassants » pour un gouvernement « qui a inscrit l’égalité hommes-femmes au premier plan de ses projets pour le quinquennat ». « On est là sur une accusation au cœur de ce que le combat féministe porte aujourd’hui, l’articulation entre les violences sexistes, sexuelles et les inégalités, a ajouté l’ancienne ministre des familles et des droits des femmes, estimant que c’est à la justice de qualifier les faits et d’établir la réalité des faits. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national a été crédité de 7,5 % des voix, contre 2 % à Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes.
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A Belfort, le FN et les Patriotes sortent perdants des législatives partielles

Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national a été crédité de 7,5 % des voix, contre 2 % à Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h21
    |

            Lucie Soullier








                        



   


Un premier test pour le pouvoir en marche, estimait nombre d’observateurs au sujet des deux législatives partielles qui se sont tenues, dimanche 28 janvier, près de neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron. Mais, dans la première circonscription du Territoire de Belfort, le duel avait lieu surtout à l’extrême droite. Deux candidatures se faisaient face : Jean-Raphaël Sandri, investi par le Front national, affrontait Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes, la formation lancée par l’ex-numéro deux du FN, Florian Philippot, après sa rupture avec Marine Le Pen.
Et la balance est sans appel. Mme Montel n’a récolté que 2 % des voix. Le score est « certes modeste », admet Florian Philippot dans un communiqué. Côté frontiste, l’heure n’est pas non plus aux célébrations. Leur candidat a chuté de 10 points par rapport au score du mois de juin, passant de 17,5 % à 7,5 %.
Défilé peu convaincant
Les deux mouvements n’avaient pourtant pas ménagé leurs ténors. Visite à la Société protectrice des animaux, rencontre avec les commerçants, sortie d’usine… Florian Philippot a assuré plusieurs déplacements aux côtés de sa tête d’affiche. Les députés frontistes, Gilbert Collard et Sébastien Chenu, ou encore le secrétaire général du FN et maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, se sont, quant à eux, succédé dans les rues de Belfort pour soutenir le candidat local. Un défilé qui n’a pas su convaincre leurs électeurs.

        Lire aussi :
         

                Législatives partielles à Belfort et dans le Val-d’Oise : les candidats LR et LRM respectivement en tête



Au premier rang du scrutin, c’est finalement le candidat du parti Les Républicains, Ian Boucard – dont l’élection avait été invalidée en décembre – qui a devancé celui de La République en marche, Christophe Grudler. Les deux hommes s’affronteront une nouvelle fois au second tour, le 4 février. La France Insoumise, avec Anaïs Beltran, se hisse en troisième position, à 11,6 % des voix. Mais le grand gagnant du vote est sans conteste l’abstention, avec plus de 70 % au premier tour. Soit moins d’un électeur sur trois qui s’y est déplacé pour choisir son député.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ A l’issue du premier tour de scrutin, un test que la majorité ne voulait pas manquer, la candidate LRM Isabelle Muller-Quoy est arrivée en tête avec 29,28 % des suffrages.
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Dans le Val-d’Oise, la législative partielle donne une victoire éclatante à l’abstention

A l’issue du premier tour de scrutin, un test que la majorité ne voulait pas manquer, la candidate LRM Isabelle Muller-Quoy est arrivée en tête avec 29,28 % des suffrages.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h19
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            

On ne se bouscule pas dans les isoloirs, ce dimanche 28 janvier à Pontoise. Dans la salle polyvalente du groupe scolaire des Cordeliers, le bureau 6 détient à midi un record sans prestige. Une centaine de votants sur plus de 700 inscrits, un des meilleurs chiffres de la ville pour cette élection législative partielle. « C’est pas glorieux », concède un assesseur.
Dans la 1re circonscription du Val-d’Oise, le scrutin de juin 2017 a été annulé par le Conseil constitutionnel. La gagnante, la candidate de La République en marche (LRM) Isabelle Muller-Quoy, avait choisi un suppléant inéligible. L’ex-députée s’est à nouveau qualifiée pour le second tour, dimanche soir, avec 29,28 % des voix. Dimanche 4 février, elle affrontera, comme en juin 2017, le candidat Les Républicains (LR) Antoine Savignat (23,67 %).

Cette élection partielle, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, était particulièrement attendue par LRM. Les cadres de la majorité se sont d’ailleurs succédé pour soutenir la campagne de Mme Muller-Quoy, première députée macroniste à briguer sa réélection. Après la visite de Christophe Castaner, patron du parti, et d’Agnès Buzyn, ministre de la santé, Edouard Philippe doit faire le déplacement dans l’entre-deux-tours. Difficile de tirer des leçons des résultats de dimanche soir tant la participation a été faible (20,33 %), mais la candidate LRM a perdu 6,7 points tandis que LR en gagne presque 6. L’écart de voix, beaucoup plus faible qu’en juin, augure d’un second tour très ouvert.
« Marre des vieux croûtons »
L’état des lieux du macronisme se ressent davantage dans les propos des citoyens qui se sont déplacés. « Je suis plutôt à droite mais je ne regrette absolument pas mon choix pour Macron », raconte ainsi, à la sortie du bureau 6, Hélène, 66 ans, un œil sur ses petits-fils à vélo dans la cour de l’école. Elle énumère le « dynamisme, la rapidité d’exécution, l’impact...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Trois auteurs interrogent chacun dans leur livre l’expression, en France, d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation des pratiquants.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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Des catholiques contre la tentation identitaire

Trois auteurs interrogent chacun dans leur livre l’expression, en France, d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation des pratiquants.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 08h42
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Livres. Des catholiques s’inquiètent du raidissement identitaire d’une partie de leurs coreligionnaires en France, pris par l’angoisse du déclin, et ils l’écrivent. Depuis les grandes manifestations contre le mariage pour tous, en 2012 et 2013, on a beaucoup scruté la remobilisation des catholiques dans la sphère politique, la place de plus en plus visible d’un catholicisme d’affirmation et la droitisation électorale d’une part importante des pratiquants, que le vote en faveur du Front national ne rebute pas plus, désormais, que la moyenne de l’électorat. Tandis que ce courant prenait alors confiance en sa capacité d’expression – alors même qu’il avait essuyé une défaite sur le terrain législatif –, des groupements politiques ou associatifs se sont structurés, des sites Internet sont apparus pour entretenir la flamme, des initiatives missionnaires se sont multipliées.
Les catholiques de « la droite de Dieu » ont pris conscience qu’ils sont désormais une composante minoritaire d’une société largement déchristianisée
En novembre 2016, la victoire de François Fillon à la primaire de la droite a témoigné de l’ambition de cette mouvance de demeurer un acteur dans la sphère politique. La situation intenable pour les minorités religieuses, notamment chrétiennes, en Irak puis en Syrie, créée par les conquêtes territoriales de l’organisation Etat islamique à partir de l’été 2014, l’a tenue mobilisée. En revanche, le mouvement des réfugiés qui a suivi l’a déstabilisée, réactivant l’angoisse d’une dissolution du marqueur chrétien dans notre pays.
Trois livres très différents interrogent ce glissement, considéré comme une conséquence du sentiment douloureux d’être de plus en plus étranger au reste de la société. Avec les outils du sondeur, Jérôme Fourquet répertorie les manifestations de cette évolution récente. Pour le directeur du département « opinions » de l’IFOP, ces quelques années ont été, pour ces catholiques de « la droite de Dieu »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le président, qui avait réussi jusqu’à présent à éviter une contestation sociale large et coordonnée contre sa politique, est aujourd’hui rattrapé par des contestations catégorielles.
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Prisons, maisons de retraite, hôpitaux… Macron contraint de déminer plusieurs fronts

Le président, qui avait réussi jusqu’à présent à éviter une contestation sociale large et coordonnée contre sa politique, est aujourd’hui rattrapé par des contestations catégorielles.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 06h52
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h59
    |

            Bastien Bonnefous, 
Cédric Pietralunga et 
Solenn de Royer (avec Raphaëlle Besse Desmoulières)








                        



                                


                            

Enneigé et glacé, le puy de Dôme sommeille dans la brume. Vendredi 26 janvier, Emmanuel Macron achève un déplacement de deux jours au chevet du monde rural par une expédition au sommet du volcan endormi. Depuis la cabine panoramique, où l’on a parfois une vue à couper le souffle sur la chaîne des puys, on ne voit rien. Tout est gris et blanc.

« Il faut accepter les caprices de la montagne (…). Si on n’aime les choses que par beau temps, on ne les aime pas vraiment », philosophe le président de la République. Concentré sur une carte volcanologique, il observe attentivement les croûtes, les plaques et les failles sismiques. Des taches de couleur, roses, vertes et bleues, représentent chacune un volcan.
« les fonctionnaires ont pu avoir le sentiment d’un manque de bienveillance de la part du nouveau pouvoir »
A Paris aussi, les situations éruptives s’accumulent pour le gouvernement. Près de neuf mois après leur arrivée au pouvoir, l’état de grâce serait-il en passe de se terminer pour Emmanuel Macron et son premier ministre, Edouard Philippe ? Jusqu’à présent, le couple exécutif a réussi à éviter une contestation sociale large et coordonnée contre sa politique, notamment pour la réforme du code du travail par ordonnances. Mais il se voit aujourd’hui rattrapé par des contestations catégorielles, plus difficiles à anticiper et à régler.
« Le gouvernement a donné l’impression de privilégier les salariés du privé avec les ordonnances et une baisse des charges qui doit favoriser le pouvoir d’achat de ces Français, estime Dominique Andolfatto, professeur de science politique à l’université de Bourgogne-Franche-Comté et spécialiste des syndicats. En revanche, les fonctionnaires ont pu avoir le sentiment d’un manque de bienveillance de la part du nouveau pouvoir, qui semble les considérer à la fois comme peu flexibles et comme des nantis. Cette attitude explique un mécontentement latent. Dès lors, n’importe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les deux scrutins ont été marqués par une abstention forte.
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Législatives partielles à Belfort et dans le Val-d’Oise : les candidats LR et LRM respectivement en tête

Les deux scrutins ont été marqués par une abstention forte.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 06h52
   





                        


Deux législatives partielles se sont tenues, dimanche 28 janvier, dans la 1re circonscription du Territoire de Belfort et dans la 1re ciconscription du Val-d’Oise. Dans les deux cas, il s’agissait d’un premier tour.

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Le candidat Les Républicains (LR) Ian Boucard, dont l’élection avait été invalidée en décembre 2017, est arrivé en tête dans la 1re circonscription du Territoire de Belfort avec 39 % des voix, contre 26,7 % pour le conseiller départemental Christophe Grudler (MoDem-LRM), qui s’est également qualifié pour le second tour. Le scrutin a peu mobilisé les électeurs, avec 29,5 % de participation.
Effondrement du PS à Belfort
« Mes électeurs se sont mobilisés, grâce à une campagne de terrain très proche des gens », s’est réjoui le candidat LR, qui part favori pour le second tour, dimanche 4 février. Il attribue aussi son avance au « ras-le-bol de la politique sociale du gouvernement et à l’oubli de la ruralité ». M. Grudler estime pour sa part que son adversaire a bénéficié de la « prime au sortant » mais qu’une « une remontada est possible ». « Ce sera la République ou les tricheurs », tranche l’homme, qui entend « motiver les électeurs ».
Dans cette circonscription, le duel très scruté entre le candidat du Front national (FN) Jean-Raphaël Sandri (7,50 %) et l’eurodéputée Les Patriotes Sophie Montel (2 %) a été remporté par le premier, qui n’a cependant pas réussi à mobiliser son électorat. Les Patriotes ont soutenu dans un communiqué qu’ils étaient « en train de s’installer dans le paysage politique français ». La prétendante de La France insoumise (LFI), Anaïs Beltran (11,60 %), se positionne à la troisième place. Avec 2,6 %, le PS (9,10 % en juin 2017) disparaît pratiquement du paysage politique local.

   


Le FN à la peine dans le Val-d’Oise
Dans le Val-d’Oise, la candidate La République en marche (LRM) sortante Isabelle Muller-Quoy, dont l’élection avait été invalidée en novembre 2017, a devancé son adversaire LR dans un scrutin marqué par une très forte abstention. Seul un électeur sur cinq (20,33 %) de la 1re circonscription de ce département de grande couronne parisienne marqué à droite s’est déplacé.
La candidate de la majorité, que Christophe Castaner, patron du parti, et Agnès Buzyn, ministre de la santé, étaient venus soutenir, a rassemblé 29,28 % des suffrages, son rival Antoine Savignat, allié à l’Union des démocrates et indépendants (UDI), recueillant pour sa part 23,67 % des voix.
Arrivée quatrième en juin, Leïla Saïb (LFI) est passée cette fois (11,47 %) devant le représentant du FN Stéphane Capdet (10,11 %) qui a pâti de la concurrence de deux autres candidatures d’extrême droite, celle des Patriotes de Florian Philippot et de l’Union des patriotes, le parti de Carl Lang et de Jean-Marie Le Pen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Franck Bancel, professeur à ESCP-Europe, et Henri Philippe, consultant, plaident dans une tribune au « Monde » pour indexer la rémunération des dirigeants sur les performances sociales et environnementales des entreprises.
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« Les incitations financières sont plus efficaces que l’évolution du cadre juridique »

Franck Bancel, professeur à ESCP-Europe, et Henri Philippe, consultant, plaident dans une tribune au « Monde » pour indexer la rémunération des dirigeants sur les performances sociales et environnementales des entreprises.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h00
    |

Franck Bancel (Professeur à ESCP-Europe) et Henri Philippe (Associé au cabinet de conseil Accuracy)







                        



                                


                            

Tribune. A la surprise générale, le directeur général de BlackRock, un des plus grands fonds d’investissement du monde, a invité le 12 janvier les dirigeants des entreprises dont il est actionnaire à repenser leur stratégie en réduisant les dividendes et en recherchant la croissance de long terme. Il précisait notamment que les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance fournissent des informations essentielles sur l’efficacité de la gestion et ainsi, sur les perspectives à long terme de l’entreprise.
En France, ce débat sur la nécessité pour les entreprises de contribuer aux enjeux sociétaux de long terme s’est focalisé sur la réforme du cadre juridique. Le ministre de la transition écologique s’est ainsi déclaré favorable, le 11 décembre 2017, à « faire évoluer l’objet social de l’entreprise, qui ne peut plus être le simple profit, sans considération aucune pour les femmes et les hommes qui y travaillent, sans regard sur les dégâts environnementaux ».

Ces différentes interventions font écho aux travaux de recherche publiés depuis plus de deux décennies en finance. La littérature académique montre sans ambiguïté que l’attention des entreprises cotées en Bourse et des marchés financiers se porte principalement sur les résultats à court terme (c’est la fameuse « myopie » des marchés financiers) : ceux-ci ne peuvent être inférieurs aux attentes des analystes financiers sous peine de voir le cours de Bourse négativement affecté.
Sur la base de « vrais » indicateurs de long terme
Dès lors, les investissements qui n’auront un effet que dans un temps long (R&D, réduction des émissions de CO2, etc.) ne sont pas prioritaires dans la gestion de l’entreprise. Comment faire alors en sorte que les entreprises contribuent positivement aux grands enjeux sociétaux auxquels nous sommes confrontés ?
En France, comme souvent, la tentation est forte de faire évoluer le cadre juridique. La littérature académique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.
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Paris « interviendrait » en cas de condamnation à mort de Français ayant combattu pour l’EI

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h24
   





                        


Dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », a déclaré dimanche 28 janvier Nicole Belloubet. La ministre de la justice a précisé que « ce serait un traitement au cas par cas ». 

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                L’épineuse situation des djihadistes français et de leurs enfants prisonniers en Irak et en Syrie



La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier une ressortissante allemande d’origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait évoqué en janvier la possibilité de rapatriements.
Embarras du gouvernement
Le dossier, délicat, met le gouvernement dans l’embarras. La ministre des armées, Florence Parly, avait suscité une polémique en octobre en avalisant implicitement l’« élimination » de djihadistes français en Irak et en Syrie. Lundi dernier, elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » les concernant.

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Interrogée dans le cadre du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette déclaration, la ministre de la justice a répondu :
« Je ne crois pas qu’il y ait de différence d’analyse. Je redis comme ma collègue Parly que c’est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix. Mais en tant que ministre de la justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable. »
« La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l’Irak, c’est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l’Etat irakien. La Syrie, c’est un peu plus compliqué puisque l’Etat n’est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué », a-t-elle expliqué.
Elle réitère ainsi une position qui ne parvient pas à masquer la gêne de l’exécutif français. « Je pense que c’est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous », a dit la garde des sceaux.
Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Quatre hommes brigueront la tête du Parti socialiste lors du 78e congrès : Emmanuel Maurel, Luc Carvounas, Olivier Faure et Stéphane Le Foll.
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Congrès du PS : quatre hommes en lice, le texte de Delphine Batho recalé

Quatre hommes brigueront la tête du Parti socialiste lors du 78e congrès : Emmanuel Maurel, Luc Carvounas, Olivier Faure et Stéphane Le Foll.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 13h48
    |

            Abel Mestre








                        



   


Pas de surprise. Le Conseil national (CN) du Parti socialiste (PS), réuni à Paris samedi 27 janvier, a validé quatre textes d’orientation dans le cadre de son 78e congrès qui devra désigner le nouveau premier secrétaire. Il s’agit de ceux de Luc Carvounas (« Un progrès partagé pour faire gagner la gauche ») ; de Stéphane Le Foll (« Cher.e.s camarades ») ; d’Olivier Faure (« Socialistes, le chemin de la renaissance ») et celui d’Emmanuel Maurel (« L’Union et l’espoir »). Chacun d’entre eux doit faire une taille maximum de 50 000 signes (espaces compris) et doit abroder cinq thèmes obligatoires : l’écologie; les inégalités et le modèle économique; la République; l’Europe et la mondialisation. C’est sur cette base que les 102 000 militants socialistes revendiqués voteront les 15 et 29 mars pour désigner leur prochain chef.

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                Incertitudes et tensions au PS avant le dépôt des motions pour le congrès



Deux textes n’ont pas été retenus à défaut de parrainages : celui présenté par Myriam Petit, une militante des Hauts-de-Seine, et celui de Delphine Batho. Très offensif et intitulé « Mitterrand, réveille-toi, ils sont devenus fous », il n’a pas été validé puisque la députée des Deux-Sèvres n’avait pas sollicité de parrainages alors que seize membres du Conseil national devaient parapher les textes d’orientation pour qu’ils soient enregistrés. Mme Batho ne veut pas pour autant renoncer à faire campagne. Dans un message publié sur Facebook, elle dénonce « une décision très grave qui apporte une preuve supplémentaire de la faiblesse d’une direction coupée du réel et de la société, qui n’a plus comme ultime recours que la censure ». Et ajoute :
« Ma campagne était prête. Je vais la poursuivre. Je vais aller échanger et débattre aux quatre coins de la France avec tous les militants qui le proposent. Il y aura donc le théâtre d’ombres du congrès officiel, et un peu comme à Avignon, le “festival off” »
Emmanuel Maurel recueille le plus de parrainages
Le CN, qui s’est tenu sans psychodrame, a vu l’absence notable de quelques figures du parti comme Najat Vallaud-Belkacem retenue au Mans, Matthias Fekl ou encore Carole Delga, la présidente de la région Occitanie.
Ce seront donc quatre hommes qui brigueront la tête d’un parti en pleine crise d’identité. Parmi les prétendants c’est Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche, qui a recueilli le plus de parrainages de membres du CN (32). Suivent Luc Carvounas et Olivier Faure (21) puis Stéphane Le Foll (16).
Ce chiffre ne préjuge pas du futur score des candidats. Le reste des 309 membres titulaires du CN s’ajouteront au pied des différents textes dans les jours qui viennent. Cependant, M. Maurel montre qu’il a su convaincre des cadres du parti et qu’il est loin d’être isolé. Surtout, cela prouve que la majorité sortante, dont les trois autres candidats sont issus, est attentiste, voire divisée. Ses militants n’arrivent pas à choisir entre ces profils qui se ressemblent sur beaucoup de points politiques. La campagne interne qui va s’intensifier d’ici le vote du mois de mars, devrait décanter les choses.
Le 78e Congrès du PS se tiendra à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) les 7 et 8 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Samedi, le conseil national a été le théâtre d’une passe d’armes entre Valérie Pécresse et le président du parti de droite.
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Au conseil national des Républicains, Laurent Wauquiez face à la fragile unité de son parti

Samedi, le conseil national a été le théâtre d’une passe d’armes entre Valérie Pécresse et le président du parti de droite.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h53
    |

            Olivier Faye








                        


L’heure n’est pas encore à la sérénité chez Les Républicains (LR). Le conseil national du parti de droite, qui se réunissait samedi 27 janvier à Paris, pour la première fois depuis l’élection de Laurent Wauquiez comme président de la formation, a été le théâtre d’une passe d’armes entre ce dernier et ses opposants internes, Valérie Pécresse en tête.
Alors que le président du conseil national, l’ancien centriste Jean Leonetti, s’exprimait à la tribune, la présidente de la région Ile-de-France a fait une entrée remarquée dans l’auditorium de la Maison de la Mutualité, sous les acclamations de ses partisans, qui se trouvaient dans son sillage.

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Cette mise en scène n’a pas manqué d’agacer M. Leonetti, tout comme une partie de la salle, qui a hué Mme Pécresse. Laurent Wauquiez est alors monté à la tribune pour tenter de calmer les esprits, et faire applaudir sa rivale. « Ces huées, c’est mauvais pour Wauquiez », commentait après coup un proche de la présidente de la région Ile-de-France. « Sans l’intervention de Laurent, elle sortait avec le goudron et les plumes », estimait de son côté un soutien du nouveau président des Républicains.

   


De fait, le discours prononcé à la tribune par Mme Pécresse, quelques minutes plus tard, n’a pas contribué à calmer les esprits. Présentant la candidature de son mouvement, Libres, pour qu’il devienne parti associé aux Républicains, l’ancienne conseillère de Jacques Chirac a soulevé de nouvelles huées en assurant qu’« aujourd’hui, il y a deux droites ». « Il y a une droite plus conservatrice et une droite plus progressiste. Une droite plus protectionniste et une droite plus ouverte. Une droite plus eurosceptique et une droite plus européenne », a dit Mme Pécresse, qui revendique de fédérer la droite modérée au sein des Républicains face à M. Wauquiez.
Le ton très droitier de Wauquiez
Une fois encore, le président du parti est remonté à la tribune dans la foulée. « Il y a une droite. Elle peut être diverse, mais il y a une droite, une seule droite », a-t-il martelé. Ce qui ne l’a pas empêché de défendre la cause du mouvement de Mme Pécresse auprès du conseil national, ajoutant, doucereux : « Sa voix est attendue quand elle travaille dans une équipe commune, et qu’elle ne tire pas contre son camp. »
« Venir ainsi provoquer les cadres et les élus, c’est juste un non-sens », considère de son côté un proche de M. Wauquiez, raillant une « stratégie politique incohérente » de la part de Mme Pécresse et un « naufrage ». « C’est l’ego qui domine », juge quant à elle Lydia Guirous, porte-parole des Républicains.

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Dans son propre discours, prononcé en conclusion de la journée, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a assumé un ton franchement droitier, fidèle à sa campagne interne pour prendre la présidence du parti, à l’automne 2017. « Je n’ai pas changé et je ne changerai pas », a-t-il d’ailleurs assumé. « Il faut réduire de façon drastique l’immigration, avant qu’il ne soit trop tard », a assuré l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui revendique de partir à la conquête des électeurs du Front national (FN).
Un volet « social »
Fustigeant sans relâche la politique du gouvernement, il a estimé qu’« Emmanuel Macron capitule face à l’insécurité ». « Il n’y a plus d’autorité, il n’y a plus de crainte, il n’y a plus de respect. Aujourd’hui, ce sont les voyous qui imposent leur loi, a-t-il ajouté. Et que fait le gouvernement Philippe ? Rien. »
A ce volet « régalien », M. Wauquiez a aussi ajouté un volet « social », jurant vouloir faire sien le mot de « justice ». « Ce n’est pas un mot qui appartient à la gauche », a-t-il avancé. Et d’assurer vouloir pérenniser l’assurance-maladie et s’emparer du sujet du handicap.
Pendant ce temps-là, le juppéiste Maël de Calan, ancien adversaire de M. Wauquiez dans la course à la présidence du parti, a enchaîné de son côté les déclarations auprès des journalistes pour se plaindre de la faible place qui lui a été accordée au sein des instances des Républicains.
« On va structurer une forme d’opposition en interne, qui pèse un gros tiers », prévient-il. « Deux trois essayent de faire un petit buzz à l’extérieur, personne ne l’entend à l’intérieur », réplique Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. Les réjouissances ne font décidément que commencer pour Laurent Wauquiez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »
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« La prise en compte du bien commun ne doit pas rester le fait d’un nombre restreint d’entreprises »

Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h00
    |

Rodolphe Durand (Professeur et directeur du Centre société et organisations à HEC Paris) et Geneviève Ferone Creuzet (Associée et cofondatrice de P...







                        



                                


                            

Tribune. La future loi sur le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) ouvrira des possibilités nouvelles aux entrepreneurs qui veulent construire des modèles d’affaires vertueux au service du bien commun. La question est de savoir si ce nouveau texte pourra aller au-delà pour viser un véritable changement d’échelle et permettre à la France de construire une économie compétitive, à impact positif et en phase avec les aspirations de nos concitoyens.

La réforme des articles 1832 et 1833 du code civil, pour y inclure les intérêts des parties prenantes autres que ceux des actionnaires, enverrait un signal clair à la société et au marché. Pourtant, on le voit, ce sujet bouscule des postures et ravive des passions. La plus grande crainte est de voir se multiplier des risques de conflits juridiques autour de la gestion des entreprises.
Le code civil apparaît pour certains comme une vache sacrée à laquelle il ne faut pas toucher. Pour les tenants du statu quo, la priorité est d’éviter tout changement qui risquerait d’épouvanter les porteurs de capitaux. Pour autant, aussi symbolique qu’elle soit, l’inscription dans le code civil ne fera pas tout.
Favoriser un changement d’échelle
La création du statut juridique de « l’entreprise à mission », articulant lucrativité et contribution au bien commun, est incontestablement une voie à privilégier. Ces modèles hybrides existent dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, plus de deux mille « benefit corporations » et plus d’un millier de « public benefit corporations » (PBC) ont été enregistrées depuis 2010. De son côté, l’Italie a créé en 2016 les « società benefit ». A ce jour, ce statut inspiré des PBC américaines a convaincu 45 entreprises. Huit pays étudient actuellement une proposition de loi (Australie, Argentine, Chili, Colombie, Canada, Brésil, Pérou, Royaume-Uni). A noter que cette nouvelle voie est d’ailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.
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Edouard Philippe maintient sa confiance à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol

Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h12
   





                        



   


Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, visé par une plainte pour viol, conserve « toute la confiance » d’Edouard Philippe, a assuré samedi 27 janvier Matignon dans un communiqué envoyé à plusieurs médias.
« La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance. »
Selon des informations du Monde, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, faits que l’intéressé conteste catégoriquement. Cette décision fait suite à l’envoi en janvier d’un nouveau courrier par la plaignante, Sophie Spatz, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire.

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                Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



Pas de démission exigée
« Dans la situation actuelle, Gérald Darmanin peut rester au gouvernement », a déclaré la ministre de la justice dans le cadre du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, rappelant que « les règles sur le maintien au gouvernement d’un ministre sont extrêmement claires ».
Nicole Belloubet a souligné que la mise en examen était « le seuil qui peut déclencher un départ. » « Tel n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-elle dit. Interrogée sur les départs de Richard Ferrand ou de François Bayrou du gouvernement après leur mise en cause dans des affaires sans qu’ils aient été mis en examen, la garde des sceaux a contesté « un revirement de jurisprudence ».
Dès sa nomination à Matignon, le premier ministre Edouard Philippe avait fixé pour règle que tout ministre mis en examen devait démissionner « immédiatement », à l’exception d’une mise en examen pour diffamation, procédure « qui ne traduit pas autre chose qu’une automaticité ».
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a relevé sur BFM TV que Gérald Darmanin « n’avait rien caché au premier ministre de cette affaire. » « Aujourd’hui, il y a la présomption d’innocence qui s’applique à lui comme à tout citoyen ».
Dans l’opposition, seule l’ancienne ministre de la famille et actuelle sénatrice socialiste Laurence Rossignol s’est montrée plus critique, jugeant l’affaire « embarrassante » pour le ministre mais aussi pour le gouvernement, qui a mis l’égalité hommes-femmes au « premier plan ».
« Intention de nuire »
Selon l’avocat du ministre, Mathias Chicheportich, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ». En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire.
Ce que réfute Sophie Spatz, dont l’avocate, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a réagi dimanche : « Mme Spatz et moi-même nous élevons avec la plus grande véhémence contre les supposées intentions qui lui sont prêtées a posteriori. Ces allégations sont dénuées de fondement matériel et elles violent également la logique chronologique du dossier. »
« Mme Spatz souhaite que les services enquêteurs puissent faire leur travail sereinement, que tous les témoins présents des 2009 soient entendus, ce afin que justice soit rendue », a-t-elle expliqué dans un bref courriel adressé à l’AFP.
Une enquête rouverte le 22 janvier
Le 15 janvier, c’est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l’objet au printemps 2017 d’une enquête préliminaire à la suite d’une lettre l’accusant, selon lui, « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ». Cette enquête avait d’abord été close en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l’entendre.
Mais, selon nos informations, Mme Spatz, âgée de 46 ans, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L’enquête, confiée à la police judiciaire, a été rouverte le 22 janvier et la plaignante a été entendue le 25.  
Interrogé en janvier sur sa réputation de « dragueur lourd », le ministre avait reconnu « avoir pu être léger », « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pris des vents ».
Dans le texte communiqué samedi à plusieurs médias, Matignon écrit que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ». « Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et avait déjà répondu aux questions d’un autre quotidien français qui enquêtait sur les mêmes faits, rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet et avait révélé lui-même l’affaire sur Franceinfo et constaté que l’affaire avait été classée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
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Gérald Darmanin visé par une accusation de viol

Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 07h12
    |

            Emeline Cazi, 
Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

La confidence a surpris, mais a-t-elle vraiment été comprise ? L’entretien touchait à sa fin, lundi 15 janvier, sur France Info. Le dossier Lactalis avait été évoqué, le déplacement du président de la République à Calais (Pas-de-Calais) et la taxe inondation commentés, lorsque Gérald Darmanin est revenu sur sa tentation de tout plaquer pour ouvrir un bar à vins à Sienne, en Italie, tel qu’il l’avait confié à la revue Charles, en janvier.
« J’ai reçu des lettres de menaces de mort, vous voyez. C’est difficile de voir qu’on peut faire naître autant de violence », déclare alors au micro le ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans. Pire, ajoute-t-il, « une lettre de dénonciation calomnieuse, une lettre infâme » a été envoyée deux jours après sa nomination, en mai 2017, au garde des sceaux de l’époque, François Bayrou. « C’était un homme qui écrivait, qui m’accusait d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol. »
L’auteur du courrier, il le connaît, acquiesce-t-il. Les faits remonteraient à 2009, l’année de ses 26 ans. « Je n’étais rien, j’étais un jeune homme », souligne le ministre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « viol », mais l’affaire a été classée pour « absence totale d’infraction » en juillet 2017.
« Evidemment, puisque tout cela est faux », défend M. Darmanin. Pourquoi, alors, attirer l’attention sur cette histoire que toute la France ignore ? La lettre circule toujours sur Internet, et des journalistes continuent de poser des questions, déplore-t-il.
Plainte pour dénonciation calomnieuse
Selon les informations du Monde, l’affaire est à nouveau dans les mains de la justice. Elle avait débuté après l’envoi de ce courrier, dans lequel un dénommé Pierre Spatz accuse Gérald Darmanin d’avoir abusé sexuellement de sa femme, en 2009. Sophie Spatz, malgré quatre appels des policiers, avait finalement refusé de se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.
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En Auvergne, Emmanuel Macron et les fantômes de l’ancien monde

Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h50
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale en Auvergne)








                        



                                


                            

L’hélicoptère chancelle, s’élève par à-coups, avant de monter bruyamment dans le ciel blanc. Vendredi 26 janvier, à midi, Emmanuel Macron quitte le sommet du puy de Dôme, enneigé et glacé, pour aller déjeuner. Un moment « privé » au bord du lac Chauvet, à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand et 1 162 mètres d’altitude, censé clore dans l’intimité un déplacement marathon de deux jours, au chevet de la France rurale.

Une escapade – un pèlerinage ? – sur les traces de François Mitterrand, Auvergnat de cœur depuis sa rencontre avec la Clermontoise Anne Pingeot, son « Animour », la femme de sa vie. Chaque été, le président socialiste se rendait discrètement à Chauvet, le premier samedi du mois d’août, pour y retrouver des intimes. Dans la maison du gardien, où il déjeunait, c’était toujours le même menu, servi sur la nappe à carreaux : charcuterie, omble chevalier, chou farci, fromages d’Auvergne et tarte aux pommes. Avant une partie de pêche ou une promenade bucolique autour des eaux sombres du lac, sa chienne Baltique à ses côtés. « Regardez comme c’est beau », murmurait-il en contemplant la forêt de vieux hêtres ou la vue splendide sur le puy de Sancy.

Devant le même menu que du temps de Mitterrand
Le 12 août 1995, trois mois après avoir quitté le pouvoir et très affaibli, M. Mitterrand, coiffé du même panama blanc, avait tenu à faire une fois encore le tour du lac, 3,8 km dans les herbes et les roseaux, accompagné des mêmes amis, dont son ancien ministre et « porte-flingue » Michel Charasse, d’une fidélité inoxydable. Ce jour-là, son médecin personnel, le docteur Tarot, qui a veillé sur lui jusqu’au dernier jour, l’avait suivi dans cette marche délicate. « À l’an prochain ! », l’avait salué un invité. « Ne voyez pas si loin », avait répondu Mitterrand, qui mourra cinq mois plus tard.
Avant de regagner Paris, dans la soirée de vendredi, Emmanuel Macron avait donc répondu à l’invitation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.
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Les Républicains : le bureau politique et la commission nationale d’investiture validés

La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h52
   





                        



   


Elu à la tête des Républicains (LR) le 10 décembre, Laurent Wauquiez préside samedi 27 janvier à la Mutualité à Paris son premier conseil national, l’occasion pour lui de consolider son emprise sur un parti qui ne le soutient guère.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes fait face depuis son arrivée à la tête du parti à une vague de départs de cadres et d’élus, qui dénoncent sa proximité idéologique avec le Front national. Tenant d’une « droite décomplexée », un terme qu’il revendique, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy est en outre peu connu des Français, comme l’a encore prouvé l’audience très faible de « L’Emission politique » de France 2 à laquelle il a participé jeudi 25 janvier.

        Lire aussi :
         

                La « galaxie » Wauquiez, une nébuleuse encore en formation



Samedi après-midi, quelques tensions sont apparues entre partisans de la présidente de la région Ile-de-France et de M. Wauquiez. Valérie Pécresse est arrivée pendant le discours d’ouverture du président du conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant « Valérie, Valérie », une partie de la salle répondant par des huées. « Valérie Pécresse fait partie de son mouvement. Cependant je souhaiterais quelle rentre avec une discrétion qui s’impose », a réagi, agacé, M. Leonetti depuis la tribune. Laurent Wauquiez est alors monté sur scène pour demander à la salle « d’accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse ».

Valérie Pécresse arrive au conseil national de LR pendant le discours de Leonetti, sous les acclamations de ses sup… https://t.co/BgfYSmu31d— olivierfaye (@Olivier Faye)


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Mme Pécresse doit présenter la « candidature » de son mouvement Libres ! comme mouvement associé des Républicains. Certains de ses proches ont manifesté leur mécontentement après l’annonce de la composition du nouveau bureau politique du parti, qui ferait la part trop belle à l’entourage de M. Wauquiez.
Eric Ciotti président de la Commission nationale d’investiture
La nouvelle composition du bureau politique, sorte de gouvernement du parti, a en effet été entérinée samedi matin, ainsi que celle de la commission nationale d’investiture, dont est écarté Jean-François Copé. Le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Ce dernier est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires. Lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu pour la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Des annonces de départs
Le sénateur de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier a fait savoir sur Twitter qu’il quittait « ce jour la présidence de la fédération LR 93 [Seine-Saint-Denis] ». « Je découvre au conseil national que je sors du bureau politique, comme [le maire d’Aulnay] Bruno Beschizza. Trop, c’est trop », dénonce-t-il.

Je quitte ce jour la Présidence de la Fédération LR du 93. J’en suis désolé pour les militants et élus qui m’ont to… https://t.co/lwaM2r4iqH— philippedallier (@Philippe Dallier)


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« Le seul rassemblement que Wauquiez réussit à faire, c’est le rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui. Pour le reste c’est une purge inédite : de Chirac à Sarkozy, aucun chef de la droite n’a jamais été si brutal », a fustigé, pour sa part, Pierre Liscia, élu du 18e arrondissement et proche de Mme Portelli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.
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Valérie Pécresse reste chez Les Républicains pour mieux résister de l’intérieur

La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h03
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Valérie Pécresse n’est pas en recul, en congé ou en dehors. « Elle est pleinement dedans », jure un de ses amis. Contrairement aux postures adoptées par Alain Juppé, Xavier Bertrand ou encore Dominique Bussereau, qui ont chacun pris leurs distances avec Les Républicains (LR) en utilisant des mots différents, la présidente de la région Ile-de-France a choisi de ne pas bouger. Elle se montre au contraire active au sein de sa formation pour tenter de fédérer ce qu’il reste d’une droite modérée éclatée face à la prise de pouvoir du nouveau président de LR, Laurent Wauquiez. « Je rends service à ma famille politique, je suis là pour élargir », assure au Monde celle qui devait défendre, samedi 27 janvier, lors du conseil national de LR, la cause de son mouvement, Libres !. Elle souhaite que ce dernier obtienne le statut de parti associé à LR, la condition de son indépendance et de sa capacité à peser dans les années à venir.

Le temps n’étouffe pas toujours l’écho. Dans son camp, ses lieutenants n’ont pas oublié certaines phrases désagréables prononcées par M. Wauquiez lors de la campagne interne pour la présidence de LR, à l’automne 2017. « En politique il y a une règle, soit on est candidat, soit on se tait », avait déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il visait Mme Pécresse et M. Bertrand, qui avaient renoncé à l’affronter lors de ce scrutin, mais pas à le critiquer. « Je n’ai de preuves de courage à donner à personne », répond la première.
« Ce que j’aime, c’est faire »
Installée dans son bureau de la région Ile-de-France, dont le siège doit déménager, début février, du 7e arrondissement de Paris vers Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une ville de la banlieue nord, elle préfère souligner l’ampleur de la tâche qui consiste à diriger une région de 12 millions d’habitants. « Je cours partout, ce que j’aime c’est faire. L’opposition et le magistère de la...




                        

                        

