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Avec My Little Paris, TF1 se rapproche des millennials

Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h59
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Un audimat en baisse et des téléspectateurs aux cheveux de plus en plus blancs : c’est le destin que connaissent tous les dinosaures de la télé. Depuis son arrivée comme PDG de TF1, début 2016, Gilles Pélisson cherche à rajeunir l’offre commerciale. Après s’être associé à Studio71, vivier de youtubeurs et d’« influenceurs digitaux », son groupe fait un pas de plus en direction des millennials. Avec le rachat du groupe Aufeminin.com en décembre 2017, pour 365 millions d’euros, la filiale My Little Paris et ses jeunes abonnées tombent dans ses bras.
Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas. Il faut savoir s’y prendre. « C’est la génération “anti-bullshit”, on ne peut pas leur raconter n’importe quoi », résume crûment Anaïs Peignier, la directrice de la publicité de My Little Paris. Face à ce public averti et armé de smartphones, « la pub telle qu’on la connaît est morte. Il faut savoir créer des liens, être dans l’action et non dans le discours », poursuit-elle. La jeune pousse parisienne, installée dans un grand loft à deux pas de Pigalle, tire ces leçons de ses propres échecs, mais surtout de ses succès.

En 2008, Fany Péchiodat commence à partager par courriel ses « adresses secrètes et idées insolites » dans la capitale avec une cinquantaine de copines. Dix ans plus tard, la petite entreprise revendique de 4 millions de fans, nés à partir de 1980 pour une majorité d’entre eux. Des filles, surtout, mais aussi quelques garçons (450 000).
Des communautés (My Little Paris, Merci Alfred, Mona, mais aussi Tapage, pour les plus jeunes) gravitent autour de newsletters, d’applications mobiles et de lieux plus ou moins éphémères mais toujours photogéniques et « instagrammables ». « On branche, on débranche et on voit ce qui marche », résume Anaïs Peignier, arrivée en 2011, un an après le lancement des opérations avec les marques.
Approche « bon...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2"> ¤ Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.
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Réseaux sociaux, data... la publicité à l’ère du numérique

Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h20
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Pas d’affiches dans les rues, aucun encart dans la presse, zéro spot télé. La marque automobile de luxe Alpine « mise tout sur les réseaux sociaux et la compétition » pour se remettre en piste. Un véritable symbole au moment où la télévision tombe définitivement de son piédestal, détrônée par le numérique de la place de premier média publicitaire mondial en 2017.
Finie la toute-puissance du « petit écran », place à la communication directe sur le Net, aux réseaux sociaux et à l’analyse de données. La pub change d’ère, les anciens équilibres vacillent. Les marques ne s’adresseront jamais plus aux individus à la façon d’un Marcel Bleustein-Blanchet, qui créait Publicis – il y a de cela quatre-vingt-dix ans – pour promouvoir, à coup d’affichage puis de spots, « m’sieur Lévitan » ou André, le « chausseur sachant chausser ».
La fin de l’âge d’or de la télé est « un moment historique mais c’est bien l’arbre qui cache la forêt, confirme Maria Mercanti-Guérin, coauteure, avec Michèle Vincent, de Publicité digitale (Dunod, 2016). La numérisation des grands médias historiques est telle que rien, ou presque, ne permet plus de distinguer les deux mondes. » La télé se fond dans le Web et, à l’horizon 2020, la bascule vers les écrans des ordinateurs, et surtout des téléphones mobiles, sera totale : l’Internet représentera plus de la moitié des investissements à l’échelle planétaire.
Cinq plates-formes dominent au niveau mondial
En France, l’e-publicité domine déjà, avec 34,4 % du marché publicitaire dans son ensemble en 2017. Ses recettes ont progressé de 12 % en un an, à 4,1 milliards d’euros, et l’écart avec les autres canaux se creuse, comme le montre le baromètre publié le 25 janvier par les Régies Internet (SRI), PwC et les agences médias de l’Udecam (Union des entreprises de conseil et achat média). Le mobile tire cette croissance.

Ces basculements sont logiques. « Les investissements des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3"> ¤ Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.
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Samsung nouveau numéro un des semi-conducteurs, devant Intel

Le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des puces électroniques en 2017, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel.



Le Monde
 |    04.01.2018 à 14h02
 • Mis à jour le
04.01.2018 à 15h38
   





                        



   


Après des années en haut du podium sur le marché des semi-conducteurs, Intel perd sa place de leadeur mondial. Le grand groupe sud-coréen Samsung est devenu en 2017 le nouveau numéro un mondial du marché de ces puces qui sont dans nos appareils high-tech. Le constructeur dépasse, par son chiffre d’affaires dans le secteur, son concurrent américain Intel, selon une étude réalisée par le cabinet Gartner publiée jeudi 4 janvier.
Selon les chiffres publiés par le cabinet américain, le groupe sud-coréen a réalisé un chiffre d’affaires de 61,2 milliards de dollars sur le marché des semi-conducteurs en 2017. Un chiffre en hausse de 52,6 %, contre 57,7 milliards de dollars pour Intel, qui réalise « seulement » une hausse de 6,7 %. Le sud-coréen détient désormais 14,6 % de parts de marché, contre 13,8 % pour Intel.

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                Taïwan, berceau de l’industrie des semi-conducteurs



Marché en progression
Dans le sillage de Samsung, un autre groupe coréen, SK Hynix, monte sur le podium, en lieu et place de l’américain Qualcomm, avec des ventes qui s’établissent à 26,3 milliards de dollars, en croissance de 79 % sur un an. Qualcomm se fait aussi dépasser par son compatriote Micron Technology, qui profite d’une croissance de 78,1 % pour atteindre un chiffre d’affaires annuel de 23 milliards de dollars.
Seule l’entreprise néerlandaise NXP, parmi les dix principaux constructeurs, a vu ses ventes se contracter durant l’année, de 7 %, à 8,6 milliards de dollars. En un an, le marché mondial du semi-conducteur a progressé de 22,2 % pour s’établir à 419,7 milliards de dollars.

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                La microélectronique réclame un milliard d’euros de subventions à l’Etat



Selon Gartner, le marché a principalement profité d’une hausse des prix du fait de chaînes d’approvisionnement sous tension, qui ont provoqué une hausse globale des prix des ordinateurs et des smartphones auprès du grand public.
Baisse des prix attendue
Le classement pourrait cependant être de nouveau bouleversé en 2018, prévient Gartner, avec une baisse des prix attendue sur les composants de mémoire flash NAND et des mémoires RAM, que l’on retrouve dans tous les équipements électroniques. Ce recul des prix devrait provoquer une perte d’une bonne partie de la croissance de cette année pour Samsung.
Le groupe sud-coréen pourrait même passer troisième en cas de succès dans le rachat de Qualcomm par son concurrent américain Broadcom, dont la tentative d’offre amicale a été rejetée à la mi-novembre. Broadcom a annoncé depuis vouloir tenter de prendre le contrôle du conseil d’administration de sa cible afin de parvenir à ses fins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-4"> ¤ Le sociologue Vincent Chabault estime, dans une tribune au « Monde », que les débordements violents dans les magasins observés lors du Black Friday traduisent l’avènement d’une culture marchande combinant la rivalité matérielle et le divertissement sans limites.
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Black Friday : « A la compétition sociale par la consommation s’ajoute la violence physique »

Le sociologue Vincent Chabault estime, dans une tribune au « Monde », que les débordements violents dans les magasins observés lors du Black Friday traduisent l’avènement d’une culture marchande combinant la rivalité matérielle et le divertissement sans limites.



Le Monde
 |    21.11.2017 à 17h58
 • Mis à jour le
22.11.2017 à 09h45
    |

Vincent Chabault (Sociologue, université Paris-Descartes)







                        



                                


                            

Tribune. Le Black Friday marque aux Etats-Unis le coup d’envoi des achats de fin d’année au lendemain de Thanksgiving, célébrée le quatrième jeudi du mois de novembre. Des soldes importantes sont organisées par des distributeurs très investis – l’expression « Black Friday » se réfère d’ailleurs au premier jour de l’année à partir duquel ils font du bénéfice (la comptabilité passant du rouge au noir).
Au moment où les détaillants tentent d’importer cette journée sur le territoire français, en magasin mais surtout sur les sites en ligne, le Journal of Consumer Culture publie un article de deux chercheurs britanniques en criminologie sur les pratiques d’achat lors du Black Friday en Angleterre depuis 2014, mais surtout sur les débordements occasionnés (Oliver Smith and Thomas Raymen, « Shopping with violence : Black Friday sales in the british context », Journal of Consumer Culture, vol. 17, nº 3, 2017, p. 677-694, voir lien PDF), comme le montre, aux Etats-Unis, un reportage de CNN dans un magasin Walmart de Floride en 2012.

Que symbolisent les injures, bousculades, piétinements, bagarres entre les clients lors de cette journée, occasionnant parfois des arrestations policières et des hospitalisations ? Quelles sont les motivations des consommateurs à participer à un tel événement commercial ? En interrogeant une trentaine d’individus et en assistant à plusieurs de ces journées, les deux chercheurs livrent une série de réponses.
Pour les auteurs, ces manifestations de violence annoncent le triomphe du capitalisme libéral et de l’individualisme. A la compétition sociale que traduit souvent la consommation (Veblen, Baudrillard, Bourdieu) s’ajoute dans ce cas une rivalité physique pour l’accès aux biens.

Du côté des motivations, la participation à cette journée joue un rôle de rattrapage économique : il s’agit d’acquérir des biens électroménagers ou des vêtements habituellement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-5"> ¤ Et si les poids lourds du numérique, loin d’avoir rompu avec « le vieux monde industriel », en avaient tout simplement adopté les recettes, se demande Guillaume Degroisse, responsable marketing de l’Atelier BNP Paribas, dans une tribune au « Monde ».
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De Henry Ford à Jeff Bezos : « Les géants d’Internet ne seraient-ils pas les héritiers naturels des premiers industriels ? »

Et si les poids lourds du numérique, loin d’avoir rompu avec « le vieux monde industriel », en avaient tout simplement adopté les recettes, se demande Guillaume Degroisse, responsable marketing de l’Atelier BNP Paribas, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    16.11.2017 à 11h17
    |

Guillaume Degroisse (Responsable des contenus et du marketing à L’Atelier BNP Paribas)







                        



                                


                            

Tribune. Les pure players du numérique d’hier ne se contentent plus de titiller les acteurs traditionnels de l’économie, ils en ébranlent le leadership. En un été, Amazon est devenu un poids lourd de la distribution commerciale de produits physiques outre-Atlantique, et aurait des velléités de faire de même en France. En quelques années Airbnb, Booking et TripAdvisor ont fait vaciller le secteur de l’hôtellerie, au point de provoquer une baisse des prix hôteliers dans les grandes capitales mondiales.
Dans le transport – au-delà de ses démêlés avec l’édile de Londres et la justice indienne –, Uber a remis en cause le monopole des chauffeurs de taxi ; et Tesla, celui des constructeurs et des concessionnaires automobiles. Il n’en fallait pas plus pour que certains observateurs y voient un changement de « code » ou une nouvelle ère, celle des géants du numérique face à l’ancien monde.

Pourtant, la dialectique de l’inédit manque de pertinence quand il s’agit d’analyser ce chamboulement. Ceux que l’on continue d’appeler les géants d’Internet ne sont-ils que cela ? Est-ce qu’ils ne seraient pas plutôt les héritiers naturels des premiers industriels, dans la continuité d’un processus historique qui trouve ses racines au XVIIIe siècle ?
C’est en effet entre 1770 et 1780 que le « code » a fondamentalement changé. Favorisée par un contexte socio-économique et idéologique favorable, la révolution industrielle a suscité un nouveau paradigme en Europe. A la suite de la Grande-Bretagne, les nations du continent européen, puis l’Amérique du Nord, ont rompu avec l’agriculture et l’artisanat pour embrasser le commerce et l’industrie.
Processus industriels efficaces
La mécanisation, le recours à la vapeur et l’essor de la métallurgie ont favorisé la production en grandes séries. Outre la rupture qu’il a provoquée, cet âge a ceci de singulier : il a enfanté de grandes figures industrielles dont le talent ne réside...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤ La hausse des prix qui n’a cessé de se tasser n’a pas totalement disparu. Elle s’est en partie déplacée vers les Bourses et l’immobilier des grandes villes…
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/11/2017
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Indice des prix : mais où est passée l’inflation ?

La hausse des prix qui n’a cessé de se tasser n’a pas totalement disparu. Elle s’est en partie déplacée vers les Bourses et l’immobilier des grandes villes…



Le Monde
 |    12.11.2017 à 17h07
 • Mis à jour le
14.11.2017 à 00h24
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

On avait presque oublié qu’ils ne sont que des hommes. Ces dix dernières années, les banquiers centraux ont déployé une énergie herculéenne pour tirer l’économie de la crise. Seuls aux commandes face à des gouvernements tétanisés, ils ont baissé leur taux, conçu des programmes inédits pour sauver les marchés du naufrage, déployé des trésors d’inventivité pour réanimer l’activité. Et ils ont réussi : la croissance mondiale est de nouveau dynamique, et le chômage reflue.
Depuis quelques mois, pourtant, la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) ou encore la Banque du Japon (BoJ) vacillent. En dépit de la reprise, certains observateurs mettent en doute l’efficacité de leur action. On se rappelle soudain qu’elles ne sont pas toutes puissantes dans le grand théâtre mondial et qu’il manque un personnage indispensable à la pièce. Elles ressemblent désormais aux personnages de Beckett, piégés dans l’attente d’un convive qui, malgré leurs efforts, ignore superbement leur invitation : l’inflation.
Entre 1980 et 1990, l’indice des prix à la consommation progressait au rythme de 16,6 % par an en moyenne dans le monde et de 6,4 % dans les économies avancées, selon le Fonds monétaire international (FMI). Entre 1990 et 2007, il augmentait encore respectivement de 12,9 % et 2,5 % par an. Entre 2007 et 2016, il est tombé à 3,8 % et 1,5 %.

Las, si l’on exclut les prix de l’énergie et des matières premières, l’inflation ne dépasse aujourd’hui guère 1 % dans la zone euro comme aux Etats-Unis. « Malgré le stimulus monétaire massif, l’inflation, en déclin depuis les années 1990, est anormalement faible depuis la crise, résume Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du groupe Crédit agricole. Surtout dans les pays industrialisés. Et personne ne comprend vraiment pourquoi. »
Ce baromètre est cassé
Les banquiers centraux en ont la migraine, car leur grande mission est justement de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Edouard Dumortier (AlloVoisins), François-Michel Lambert (député LREM) et Emile Meunier (avocat) proposent que la loi de finance 2018 fixe un seuil de 7 000 euros par an en deçà duquel l’échange de biens et services sur les plates-formes collaboratives ne serait pas considéré comme une activité professionnelle.
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« Le cadre juridique incertain entrave la croissance des plates-formes numériques françaises »

Dans une tribune au « Monde », Edouard Dumortier (AlloVoisins), François-Michel Lambert (député LREM) et Emile Meunier (avocat) proposent que la loi de finance 2018 fixe un seuil de 7 000 euros par an en deçà duquel l’échange de biens et services sur les plates-formes collaboratives ne serait pas considéré comme une activité professionnelle.



Le Monde
 |    16.10.2017 à 17h30
 • Mis à jour le
16.10.2017 à 22h23
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le marché mondial de l’économie collaborative, ou économie des plates-formes numériques, va être multiplié au moins par vingt en dix ans, pour atteindre en 2025 entre 302 milliards et 572 milliards d’euros. En Europe, elle a représenté 28 milliards d’euros de transactions en 2016.
En France, neuf personnes sur dix déclarent avoir déjà réalisé au moins une fois une pratique d’économie collaborative. Elle augmente le pouvoir d’achat des Français qui achètent « l’usage » des biens en fonction de leur besoin, ne payant que ce qu’ils consomment effectivement. L’économie collaborative est également vertueuse pour l’environnement. En partageant l’usage d’un même objet, on optimise l’utilisation de la matière première qui le compose, donc on consomme moins de ressources.

En même temps, l’économie collaborative brouille les frontières entre particuliers et professionnels, entre activité régulière et activité occasionnelle, et bouscule les opérateurs historiques et notre système fiscal et social. De ce fait, les plates-formes numériques françaises opèrent dans un cadre juridique incertain qui entrave leur croissance et risque de leur faire perdre la compétition mondiale.
Comment distinguer « particuliers » et « professionnels »
A la fin du précédent quinquennat, ces difficultés ont tout juste été abordées, sans qu’il y soit apporté de réponses pérennes. Nombre d’entrepreneurs espéraient que la nouvelle majorité se saisirait du problème dès la première loi de finance, actuellement en examen à l’Assemblée nationale.
Ce n’est pas le cas, mais il n’est pas trop tard.
En effet, il existe en matière de protection sociale une « zone grise », du fait de l’absence de critère simple et objectif permettant de distinguer « particuliers » et « professionnels ».

En principe, toute activité habituelle et rémunérée constitue une activité professionnelle. Selon la jurisprudence, quelques heures de jardinage,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤ Pour les géants mondiaux du colis express et de la logistique, il est vital d’investir sans cesse dans des capacités accrues de traitement automatique et dans l’agrandissement des plates-formes d’expédition.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Dans les coulisses du « méga hub » d’UPS à Cologne

Pour les géants mondiaux du colis express et de la logistique, il est vital d’investir sans cesse dans des capacités accrues de traitement automatique et dans l’agrandissement des plates-formes d’expédition.



Le Monde
 |    16.10.2017 à 15h27
    |

                            Éric Béziat (Cologne)








                        



                                


                            

Vu du dernier étage, c’est vertigineux. Plus de quinze niveaux de tapis roulants qui se croisent et s’entrecroisent. Les colis, des cartons de toutes tailles, se succèdent tous les vingt centimètres sous l’œil des scanners laser et des caméras qui lisent les étiquettes. De temps à autre, un système d’aiguillage envoie le paquet sur un tapis voisin ou le fait atterrir dans l’un de ces grands sacs postaux – il y en a des dizaines – placés le long du convoyage. Sur les feuilles de route agrafées aux sacs, un catalogue de destinations à la Tintin : Chicago, Buenos Aires, Marseille, Naples, Berlin, Istanbul, Bombay, Shanghaï…
Il faut acheminer en quelques jours des objets conçus sur un continent, fabriqués sur un autre et vendus dans un troisième
Cologne est la principale plate-forme (ou « hub ») d’UPS (United Parcel Service) en Europe. Une authentique gare aérienne et routière au cœur de l’aéroport rhénan. Une miniville aussi, avec ses 3 000 employés et ses chiffres extraordinaires : 100 000 mètres carrés, une capacité de traitement de 190 000 colis à l’heure (jusqu’à 52 par seconde !), 20 kilomètres de tapis roulant, 70 caméras dernier cri. Le « méga hub » vit sa vie à un rythme décalé. Il se réveille à 23 heures et l’activité y bat son plein au beau milieu de la nuit. Vers 4 heures du matin, quand le transport de voyageurs reprend ses droits, UPS-Cologne se rendort.

Pour l’américain UPS, un des géants mondiaux du colis express et de la logistique avec son compatriote Fedex (Federal Express) et l’allemand DHL, ces plates-formes sont des carrefours vitaux. Cologne est l’un de ses trois centres principaux, avec Shenzhen, en Chine, et le centre géant de Louisville (Kentucky), six fois plus gros. Ces points névralgiques, inventés par Fedex à Memphis (Tennessee), sont devenus stratégiques à l’heure du commerce en ligne globalisé.
Amazon, le premier grand compte d’UPS
Il faut acheminer en quelques jours, en quelques heures parfois, des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-9"> ¤ Aucun secteur ne semble résister à l’économie de la souscription. Un écosystème prend forme autour des spécialistes de la distribution.
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Loisirs, alimentation, culture… Comment l’abonnement bouscule les modes de consommation

Aucun secteur ne semble résister à l’économie de la souscription. Un écosystème prend forme autour des spécialistes de la distribution.



Le Monde
 |    08.10.2017 à 18h46
 • Mis à jour le
09.10.2017 à 13h42
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Abonnez-vous ! En ce début de XXIe siècle, les entreprises semblent redécouvrir les unes après les autres une formule qui rappelle la bouteille de lait et le journal déposés chaque matin devant la porte au siècle dernier. En janvier, la SNCF lançait son forfait de voyage illimité TGV Max. Le fabricant de rasoirs Bic s’essaie depuis six mois à la fourniture à domicile de lames avec son Bic Shave Club. Et dans le monde des jeunes pousses, les propositions pullulent dans la mode, la beauté, l’alimentation ou l’éducation. Ce modèle, où l’usage prime sur la possession, serait-il le Graal du commerce à l’ère de l’Internet ?

Netflix et Spotify, les géants de la vidéo et de la musique en streaming, sont devenus des chouchous de l’économie américaine. Mais aussi Stitch Fix, un expert du coaching vestimentaire qui expédie des sélections de vêtements à ses membres, ou encore Birchbox et Dollar Shave Club, dont les cosmétiques et produits de rasage ont conquis les salles de bains américaines. Leur point commun : des millions d’abonnés, dont la liste s’allonge de façon vertigineuse mois après mois.
« A l’avenir, la croissance viendra uniquement de cette économie de la souscription, qui progresse déjà neuf fois plus vite que la moyenne des groupes de l’indice S&P 500 », a assuré Tien Tzuo, cofondateur de l’entreprise informatique Zuora, de passage à Paris le 26 septembre pour convertir les Français à ces modèles.
Venant d’une société californienne qui vend des solutions de gestion d’abonnements et prépare une entrée en Bourse, le propos n’est pas totalement désintéressé. Il fait néanmoins écho aux déclarations du directeur du développement durable d’Ikea, Steve Howard, qui affirmait l’an dernier que les pays occidentaux arrivent à « un pic de viande rouge, un pic de sucre et un pic d’objets ».
« Age de l’accès »
La mort du produit ? Pour Philippe Moati, cofondateur de l’Observatoire société et consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤ David Godest, fondateur et président d’une société de conseil en commerce numérique, explique qu’à l’instar de l’agroalimentaire, qui a su, face aux scandales, développer une filière bio, le commerce en ligne doit adopter une stratégie de transparence pour regagner la confiance du consommateur
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Collecte des données personnelles : « Il n’y a point de partage de données sans la confiance »

David Godest, fondateur et président d’une société de conseil en commerce numérique, explique qu’à l’instar de l’agroalimentaire, qui a su, face aux scandales, développer une filière bio, le commerce en ligne doit adopter une stratégie de transparence pour regagner la confiance du consommateur



Le Monde
 |    20.09.2017 à 17h02
    |

David Godest (Président et fondateur de Dolmen, société de conseil en commerce numérique)







                        



                                


                            

Depuis quelques semaines, le monde du marketing est sens dessus dessous. Des entreprises, de part et d’autre de l’Atlantique, sont fortement soupçonnées d’avoir mis au point et d’avoir commercialisé des logiciels comparables à des chevaux de Troie. Leur but ? Récupérer des informations de géolocalisation à l’insu de dizaines de millions d’utilisateurs avant de les revendre au plus offrant. Pourquoi autant d’entreprises sont ainsi prêtes à tromper leurs utilisateurs et à risquer leur réputation pour quelques gigaoctets de données ?
Dans les années 1970, l’économiste américain Dallas Smythe (1907-1992) disait de tout téléspectateur qu’il est un travailleur qui s’ignore. La télévision, expliquait-t-il, produit une marchandise : l’audience, composée de l’attention des téléspectateurs, que les chaînes vendent aux annonceurs. « Vous apportez votre temps de travail non rémunéré et, en échange, vous recevez les programmes et la publicité », écrit-il dans l’article « On the audience commodity and its work », publié dans In Dependency Road : Communications, Capitalism, Consciousness, and Canada (Ablex, 1981).
Une analyse que Patrick Le Lay, alors président-directeur-général de TF1, validera dans le livre collectif Les Dirigeants face au changement (Huitième Jour, 2004) : « Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. » La marchandise n’est désormais plus le temps passé devant les écrans, mais les données personnelles semées çà et là en ligne.
La défiance règne
Quarante ans plus tard, à l’ère du numérique, le sentiment de marchandisation reste le même. Et, de fait, la défiance règne. Evidemment, les scandales précédemment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-11"> ¤ Créée en 2013, la société propose une solution collaborative de gestion des données en entreprise.
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L’éditeur de logiciels français Dataiku lève 28 millions de dollars

Créée en 2013, la société propose une solution collaborative de gestion des données en entreprise.



Le Monde
 |    06.09.2017 à 14h44
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Moins d’un an après avoir levé 14 millions de dollars (environ 11,8 millions d’euros), la société Dataiku double la mise. Mercredi 6 septembre, l’éditeur de logiciels annonce avoir bouclé un nouveau tour de table, qui voit le fonds américain Battery Ventures entrer à son capital, au côté des fonds FirstMark, Serena Capital et Alven. Montant de l’opération : 28 millions de dollars (23,5 millions d’euros).
Créée en France en 2013, Dataiku commercialise une solution collaborative de traitement du « big data » (les données massives), baptisée Dataiku Data Science Studio. « Elle permet de faire travailler ensemble des spécialistes du “big data” que sont les “data analyst” ou les “data scientist” et des gens qui ont des connaissances métier, mais n’ont aucune notion de code », explique Clément Sténac, cofondateur de la société.

        Lire aussi :
         

                Big data, la nouvelle frontière



Les cas d’usage sont multiples, du site de commerce en ligne qui doit analyser d’importants volumes de données pour mieux connaître et fidéliser ses clients, aux industriels qui profitent de la connectivité toujours plus grande des machines pour réaliser de la maintenance prédictive du matériel.
« Passer à l’industrialisation »
Dataiku emploie à ce jour une centaine de personnes, dont les trois quarts sont installées en France. Depuis 2016, son siège social a été transféré aux Etats-Unis, à la faveur de son nouvel actionnariat. Elle a aussi ouvert un bureau à Londres et prévoit de s’établir prochainement en Asie.
La nouvelle levée de fonds doit lui permettre de franchir une nouvelle étape dans son développement. « On a passé le stade de la survie et de la croissance. Maintenant, il s’agit de passer à l’industrialisation », souligne M. Sténac. D’où le renforcement des équipes commerciales et technico-commerciales de la société. L’objectif est de doubler au moins chaque année le chiffre d’affaires de l’entreprise dans les deux ans à venir.
Cette nouvelle levée de fonds est « arrivée plus vite qu’on ne le pensait », reconnaît Clément Sténac, et ce en raison d’« une réponse très positive du marché à l’international », mais aussi d’un secteur déjà en voie de consolidation. « Notre marché explose, mais nous assistons aussi à des rapprochements entre des acteurs qui ont des spécialités très pointues, mais complémentaires », précise-t-il. Un mouvement qui pourrait fragiliser Dataiku, dont la solution se veut justement plus généraliste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-12"> ¤ En  2008, l’entreprise allemande se lançait dans la vente en ligne de tongs. La firme est aujourd’hui la plate-forme leader de la mode en Europe.
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Zalando, le fabuleux destin de la petite start-up de Berlin

En  2008, l’entreprise allemande se lançait dans la vente en ligne de tongs. La firme est aujourd’hui la plate-forme leader de la mode en Europe.



Le Monde
 |    01.09.2017 à 10h04
 • Mis à jour le
01.09.2017 à 10h23
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Pour son grand départ de Berlin, Boris Radke a invité tout le monde, ou presque. Celui qui n’est plus, depuis la veille, directeur de la communication de Zalando accueille chacun avec son sourire et son énergie légendaires. Ce samedi 1er juillet, 250 personnes dansent en son honneur au dernier étage de l’Aufbau Haus, à Kreuzberg, un des hauts lieux de la scène start-up berlinoise. Le manageur de 36 ans rayonne, il célèbre aussi l’incroyable succès de Zalando, une entreprise sortie de terre il y a tout juste neuf ans, en 2008, devenue le leader européen de la mode en ligne et cotée en Bourse.
C’est une soirée comme ce milieu les aime. L’Aufbau Haus est – bien entendu – une ancienne usine reconvertie en espace créatif, dans un style béton minimaliste, où la terrasse offre une vue imprenable sur tout le quartier. Le DJ a mis la musique assez fort pour que toute conversation implique de se rapprocher physiquement.
La moyenne d’âge ne dépasse pas 30 ans. Les fondateurs et dirigeants de Zalando, Robert Gentz, Rubin Ritter et David Schneider, tous trois nés au début des années 1980, sont là aussi. Une soirée mi-privée mi-corporate, où les jeunes salariés internationaux du numérique célèbrent, dans un mélange d’insouciance et de légère arrogance, le sentiment grisant d’appartenir à la nouvelle classe montante de l’économie allemande.
Valorisée 9,8 milliards d’euros
La scène aurait été impensable il y a encore quelques années. Au milieu des années 2000, Berlin est cette ville alternative, fascinante mais pauvre, d’où les jeunes diplômés fuient une fois payé leur (ridicule) dernier loyer de colocation étudiante. Le chômage y avoisine les 20 %, l’éclatement des bulles, immobilière et Internet, a découragé les investisseurs privés. L’industrie y est quasiment inexistante. Les ambitieux partent pour Munich, Hambourg, Cologne ou Stuttgart. Ceux qui restent enquillent les stages et les contrats précaires dans des agences créatives en tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-13"> ¤ Roman Kirsch, un entrepreneur allemand, a décidé de confier à un algorithme plutôt qu’à des stylistes l’élaboration de l’offre de son site de mode qui se targue de pouvoir calculer la probabilité de vente des vêtements dans les semaines à venir.
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Lesara, pionnier du prêt-à-porter prédictif

Roman Kirsch, un entrepreneur allemand, a décidé de confier à un algorithme plutôt qu’à des stylistes l’élaboration de l’offre de son site de mode qui se targue de pouvoir calculer la probabilité de vente des vêtements dans les semaines à venir.



Le Monde
 |    26.06.2017 à 12h53
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Sur Internet, Google voit ce que les gens recherchent, Facebook ce qu’ils aiment et Amazon ce qu’ils achètent, dit-on… C’est ce qui a donné l’idée à un entrepreneur allemand de moins de 30 ans, Roman Kirsch, de confier à un algorithme plutôt qu’à des stylistes l’élaboration de l’offre de son site de mode et de décoration en ligne, Lesara.
En traquant « ce que les gens recherchent sur le Web, que ce soit par les moteurs de recherche, les réseaux sociaux ou les sites », cette start-up de 250 personnes, créée en 2013 à Berlin, se targue de pouvoir calculer la probabilité de vente des vêtements dans les semaines à venir.
Les pièces, proposées dans 24 pays, dont la France depuis l’an dernier, colleraient ainsi parfaitement aux désirs des internautes. Un pic de requêtes sur les robes fleuries ou les chemises rayées qui font le buzz et frisent la rupture de stock sur le Web ? Les 150 fournisseurs avec lesquels la société travaille en direct (en Chine, en Thaïlande, au Vietnam, en Turquie, en Europe de l’Est…) se tiennent prêts à produire « en dix jours ».
Avec cette mode prédictive qu’il qualifie d’« agile », Roman Kirsch espère lui aussi bousculer les Zara et H&M. Preuve de la supériorité de son approche, selon lui ? Moins de 3 % de ses articles finiraient en promotion, ce qui lui permet d’afficher des prix de soldeur dès le départ. L’entreprise se targue par ailleurs d’avoir mis moins de trois ans pour devenir rentable en Allemagne, où elle a fait ses premiers pas et réalise un peu moins de 40 % de son chiffre d’affaires – qui s’est élevé à 75 millions d’euros en 2016.
Près de 1 % du marché français « fashion »
Les algorithmes peuvent-ils imposer leur diktat à la mode ? Nombre d’enseignes en sont encore à exploiter leurs propres données, que celles-ci remontent de leurs magasins ou de leur site Web. Mais « tout le monde réfléchit à l’utilisation du big data », confirme Emmanuel Le Roch, le délégué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-14"> ¤ La mue de l’ex-géant de la vente à distance en e-commerçant fut parfois douloureuse. Il a fallu changer toute l’organisation, et faire un plan social de 1 178 personnes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/05/2017
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La Redoute, passée de ringarde à avant-gardiste

La mue de l’ex-géant de la vente à distance en e-commerçant fut parfois douloureuse. Il a fallu changer toute l’organisation, et faire un plan social de 1 178 personnes.



Le Monde
 |    01.06.2017 à 06h43
 • Mis à jour le
01.06.2017 à 14h35
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            
Donné pour mort il y a trois ans, le groupe historique de vente à distance La Redoute et ses dirigeants enchaînent aujourd’hui les récompenses.
Prix de la stratégie de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, trophée de l’innovation du magazine LSA pour son application mobile, personnalité e-commerce des dix dernières années ou encore meilleure relation client en ligne… C’est bien simple, le dessus des armoires du bureau parisien de Nathalie Balla et Eric Courteille, deux anciens cadres dirigeants – autrefois PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats – qui ont repris l’enseigne le 2 juin 2014, en est rempli.
Et il y en a tout autant dans leurs bureaux du siège social, à Roubaix (Nord), dans lesquels ils travaillent trois jours par semaine. Brandissant l’une de ces récompenses, tel un trophée de Roland-Garros, M. Courteille souffle : « C’est pour les équipes. »
Mais pas seulement. Le sourire des deux dirigeants montre aussi leur satisfaction d’en être arrivés là quand tout le monde pensait qu’ils échoueraient. « A l’époque, on nous regardait avec beaucoup de sympathie pour notre courage, mais on nous prenait un peu pour des fous », se souviennent-ils. Les professionnels, les amis… « et même mes parents », souffle Mme Balla.
En 2014, lorsque le groupe Kering (ex-PPR), propriétaire depuis 1994, met en vente l’entreprise après avoir cédé la Fnac pour se recentrer sur le luxe, quatre offres de reprise sont sur sa table. Parmi elles, le conseil d’administration retient, selon ses termes, « un projet industriel de long terme, pertinent et réaliste pour continuer la mutation » de La Redoute. Un projet surtout vu comme étant le mieux-disant au niveau social.
A l’équilibre en 2017
A l’époque, La Redoute emploie encore plus de 3 000 salariés (dont près de 2 500 en France), occupe le site historique de préparation de commandes de La Martinoire, à Wattrelos...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-15"> ¤ La plate-forme de petites annonces, une véritable institution aux Etats-Unis, est bousculée par les applications développées pour le mobile par LetGo et OfferUp.
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Les applis de shopping donnent un coup de vieux à Craigslist

La plate-forme de petites annonces, une véritable institution aux Etats-Unis, est bousculée par les applications développées pour le mobile par LetGo et OfferUp.



Le Monde
 |    21.04.2017 à 12h09
 • Mis à jour le
21.04.2017 à 12h12
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Avec son interface vieillotte pensée pour les écrans d’ordinateur, Craigslist fait grise mine. Certes, la plate-forme Internet de petites annonces, lancée en 1995, reste une institution aux Etats-Unis, que ce soit pour acheter et vendre des objets d’occasion, trouver un logement ou un emploi. Mais elle fait désormais face à la concurrence accrue de start-up nées avec l’émergence des smartphones.

« Craigslist demeure le plus gros acteur du marché américain mais son produit n’a quasiment pas évolué depuis des années », souligne Alec Oxenford, cofondateur et président de l’application de shopping LetGo. Dix ans après le lancement des premiers smartphones, Craigslist ne dispose toujours pas d’une application mobile officielle. « Cela représente une énorme opportunité », se réjouit le responsable.
Dix ans après le lancement des premiers smartphones, Craigslist ne dispose toujours pas d’application mobile
La jeune pousse revendique plus de 45 millions de téléchargements aux Etats-Unis en seulement dix-huit mois. Et le volume annuel de transactions dépasse désormais les 20 milliards de dollars. Sa principale rivale, OfferUp, totalise 35 millions de téléchargements sur le sol américain. L’an passé, elle a généré plus de 14 milliards de dollars d’achats. Selon le cabinet App Annie, les deux applications font partie du top 4 des applications de shopping les plus populaires. Ce succès attire les investisseurs : 375 millions de dollars levés par LetGo, 221 millions par OfferUp.
Contrairement à Craigslist, ces plates-formes ont été pensées pour les supports mobiles – il n’est d’ailleurs pas possible de vendre un objet depuis un ordinateur. « Le mobile facilite le processus de vente », explique Ian Fliflet, le directeur marketing d’OfferUp. Seulement quelques secondes sont nécessaires pour publier une annonce : il suffit de prendre une photo avec son téléphone et d’ajouter un titre et une description. Plus besoin donc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-16"> ¤ Le groupe américain, contraint de changer de modèle en raison du déclin des enchères en ligne, multiplie les initiatives pour attirer un public plus jeune et féminin.
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Face à Amazon, eBay tente de s’offrir une seconde jeunesse

Le groupe américain, contraint de changer de modèle en raison du déclin des enchères en ligne, multiplie les initiatives pour attirer un public plus jeune et féminin.



Le Monde
 |    21.04.2017 à 11h38
 • Mis à jour le
21.04.2017 à 11h41
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Campagnes publicitaires, nouvelle interface, livraison garantie en trois jours : depuis un an, le pionnier des enchères en ligne multiplie les initiatives pour attirer de nouveaux acheteurs. « Il nous reste encore beaucoup à faire mais nous sommes sur la bonne voie », a assuré le directeur général d’eBay, Devin Wenig, en marge de la publication, mercredi 19 avril, des résultats financiers du premier trimestre.

Après sa scission en deux entités – la filiale de paiements en ligne PayPal étant devenue une entreprise indépendante en juillet 2015 –, eBay a traversé une période difficile, avant de renouer avec la croissance de son chiffre d’affaires en 2016. Celui-ci a augmenté de 5 %, à 9 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros). Une tendance positive qui s’est poursuivie au cours des trois premiers mois de l’année, avec une hausse de 4 %.
Une hausse des dépenses marketing
« Ce sont des premiers signes d’amélioration, mais la croissance reste encore modeste, remarque Colin Sebastian, analyste chez RW Baird. Elle est de surcroît nettement inférieure à celle du commerce en ligne. » Selon les estimations du cabinet eMarketer, les achats sur Internet ont en effet enregistré un bond de 24 % l’an passé. Et le chiffre d’affaires d’Amazon, hors cloud computing, a progressé de 25 %.
Pour stimuler l’activité, les dirigeants de l’entreprise californienne misent aussi sur la plate-forme de billetterie StubHub, sur la douzaine de sites de petites annonces et sur la vente de publicités. Ils restent cependant prudents, prévoyant une hausse comprise entre 3,5 % et 5,5 % du chiffre d’affaires en 2017.
Créé en 1995, eBay a dû s’adapter au rapide déclin des enchères en ligne, sur lesquelles s’est d’abord bâti son modèle économique. De nouvelles alternatives, le plus souvent gratuites quand eBay prélève une commission, ont gagné en popularité pour acheter ou vendre des objets d’occasion. Pour les produits neufs, les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-17"> ¤ La Cour de cassation reproche à la cour d’appel de Nancy, qui a examiné le recours d’un utilisateur, de ne pas s’être prononcée sur sa demande selon laquelle la clause de résiliation soit jugée illicite du fait qu’elle permet de suspendre un compte de manière unilatérale et sans préavis.
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-18"> ¤ La révolution numérique déferle sur le secteur des services où de 10 % à 30 % des emplois seraient automatisables en France à moyen terme.
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-19"> ¤ La révolution numérique déferle sur le secteur des services. L’automatisation entraîne la suppression d’emplois peu qualifiés mais s’accompagne d’une montée en compétences.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/03/2017
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Vers la fin du travail dans le tertiaire ?

La révolution numérique déferle sur le secteur des services. L’automatisation entraîne la suppression d’emplois peu qualifiés mais s’accompagne d’une montée en compétences.



Le Monde
 |    11.03.2017 à 12h14
 • Mis à jour le
14.03.2017 à 11h19
    |

                            Clara Bamberger








                        



                                


                            

« Pensons-nous, oui ou non, qu’en raison de la révolution numérique, le travail va se raréfier ? La réponse est oui », déclarait Benoît Hamon sur Europe 1, le 2 janvier. Le candidat socialiste à l’élection présidentielle est tellement convaincu de la raréfaction du travail à l’avenir que c’est à partir de ce postulat qu’il justifie sa proposition d’instaurer un revenu universel, considéré comme « une nouvelle protection sociale adaptée aux insécurités de notre temps ».
On ne compte plus les études relatives à l’impact de la numérisation et de l’automatisation sur l’emploi. L’une des plus alarmistes, rédigée en 2014 par le cabinet Roland Berger, estimait que 42 % des métiers français présentaient une probabilité d’automatisation forte du fait du déploiement massif de l’informatique dématérialisée (big data et cloud), des objets connectés ou encore de la robotique avancée.
Toutefois, en janvier, un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) est venu relativiser ces inquiétudes, jugeant que « moins de 10 % des emplois existants présentent un cumul de vulnérabilités susceptibles de menacer leur existence dans un contexte d’automatisation et de numérisation ».

Alors, qui croire ? Au-delà des rapports prospectifs, nous nous sommes penchés sur les mutations à l’œuvre en termes d’emplois, du fait de la révolution digitale, au sein de trois poids lourds du tertiaire : la banque, la grande distribution et le tourisme. Car après s’être diffusée dans l’ensemble de l’industrie, l’automatisation est en train de se propager aux entreprises de services, qui génèrent la très grande majorité de nos emplois.
Alerte sur les agences bancaires
Avec plus de 370 000 employés, le secteur bancaire représente 2,3 % de l’emploi salarié privé en France. Les moyens consacrés au numérique se situent au cœur de la stratégie de ces entreprises.
Le groupe BPCE a ainsi annoncé en février un investissement de 750 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-20"> ¤ Portrait chinois du PDG de Sarenza, site français de vente en ligne de chaussures.
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Stéphane Treppoz : « La nostalgie ne m’intéresse pas »


                      Portrait chinois du PDG de Sarenza, site français de vente en ligne de chaussures.



Le Monde
 |    01.02.2017 à 16h33
 • Mis à jour le
03.02.2017 à 12h56
    |

            Cécile Prudhomme







Avec son air décontracté et sa simplicité, Stéphane Treppoz est un jeune chef d’entreprise du Web, qui, en un peu moins de dix ans, a hissé le site de vente en ligne de chaussures Sarenza au rang des géants de l’Internet en France : présent dans 26 pays, plus de 6 millions de clients en Europe… Si son entreprise réussit, ce PDG reste convaincu que l’économie française peut, elle aussi, se placer parmi les meilleures. Il a remis début 2016 un rapport au ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron. Businessman hyperactif et père de quatre enfants, Stéphane Treppoz (50 ans) est aussi passionné de ballon rond – il a participé au Dany Football Club, sur Europe 1, lors de la dernière Coupe du monde.
Quelle époque auriez-­vous aimé connaître ?
Le siècle des Lumières pour la sortie de l’obscurantisme, le bouillonnement intellectuel, la diffusion des idées et du savoir dans la société. Mais aussi l’après-guerre, car les marges de manœuvre économique permettaient de réinventer la société. Et parce qu’il y avait un projet européen qui fédérait les peuples. Ou encore la prochaine, car elle reste à inventer.
Une image de notre époque ?
Plusieurs images se superposent. Le Brexit, symbole de l’échec de notre projet européen. Et le regard perdu et épuisé des migrants que j’ai pu observer dans la « jungle » de Calais.
Un son ?
Cécilia Bartoli dans Norma ou Olga Peretyatko dans Rigoletto. Maria Callas me bouleverse, en particulier son interprétation de Casta Diva. L’opéra, c’est le seul moment suspendu dans ma vie trépidante. Quand le chef d’orchestre lève sa baguette et que les premières notes de musique s’élèvent dans la pénombre, ma course frénétique s’arrête pour laisser place à une communion totale avec les protagonistes du drame qui se joue sur scène. Ce sont des moments hors du temps.
Une expression agaçante ?
« C’était mieux avant », excuse trop facile pour ne pas se battre. La France est le plus beau pays du monde, elle mérite qu’on se batte pour la sortir de son déclin continu depuis quarante ans. Je suis un éternel optimiste, je regarde vers l’avant, la nostalgie ne m’intéresse pas.
Un personnage ?
Le pape François. Je trouve qu’il irradie la bienveillance et la simplicité qui devraient être les vertus cardinales de toute religion. Même si on est parfaitement athée, il est impossible de rester insensible à la force et à la douceur de son regard.
Un bienfait de notre époque ?
L’instantanéité et la gratuité des communications grâce à Internet. Il y a trente ans, à New York, j’étais isolé et je ne pouvais me permettre qu’un appel téléphonique par semaine le week-end à ma famille.
Le mal de l’époque ?
Que soixante-deux personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Révoltant. Mais aussi que des milliers de migrants vivent sur notre territoire parqués dans des camps dans des conditions inhumaines.
C’était mieux avant, quand…
La France connaissait croissance, plein-emploi et confiance en l’avenir. Quand l’ascenseur social fonctionnait et que les parents pouvaient espérer que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur. Et quand Lyon enchaînait les titres en Ligue 1 !
Ce sera mieux demain, quand…

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                Pour doper sa croissance, Sarenza s’internationalise


La France aura retrouvé confiance en elle et qu’on reviendra à notre idéal de Liberté, Egalité, Fraternité. La jeunesse de France ne se sentira plus obligée de s’expatrier pour trouver du travail.


