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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Le documentaire revisite les trois mois qui ont mis fin à la longue carrière politique de l’ancien premier ministre (sur BFM-TV à 22 h 40).
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TV – « Qui a tué François Fillon ? »

Notre choix du soir. Le documentaire revisite les trois mois qui ont mis fin à la longue carrière politique de l’ancien premier ministre (sur BFM-TV à 22 h 40).



Le Monde
 |    29.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 18h17
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur BFM-TV à 22 h 40



Méfiez-vous de vos amis. Mais aussi de vous-même. Ce documentaire plutôt bien construit revient en détail sur les trois mois décisifs qui ont mis fin à une carrière politique longue de quarante ans. Quatre journalistes de BFM-TV (Camille Langlade, Pauline Revenaz, Quentin Baulier et Alexandre Funel) ont enquêté sur la fin de parcours de François Fillon. Découpé en cinq chapitres (« La Déflagration », « François Fillon et ses démons » « Le Canard allume la mèche », « Petits meurtres entre amis » et « Le Fossoyeur »), le documentaire tente de savoir qui a eu la peau de celui à qui l’Elysée semblait promis.
Les interventions de nombreux témoins (responsables politiques, mais aussi journalistes et amis proches) alternent avec des scènes reconstituées et des images d’archives qui rappellent des événements aussi variés que les dernières interventions du candidat Fillon sur les plateaux télé ou le rassemblement au Trocadéro du 5 mars 2017, quelques jours après que l’intéressé a appris sa mise en examen.
Inimitiés féroces
Alors, qui a tué politiquement Fillon ? A force d’écouter les différents témoignages et de découvrir des inimitiés féroces, la réponse n’est pas évidente. Pour beaucoup, il s’est flingué lui-même en ne comprenant pas à quel point les révélations du Canard enchaîné sur les salaires perçus par son épouse à la Revue des Deux Mondes et à l’Assemblée, puis l’affaire des costumes, parue dans Le­Journal du dimanche, avaient eu de désastreuses retombées dans l’opinion. Pour d’autres, l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, l’homme des costumes, est son fossoyeur. Mais les tueurs semblent beaucoup plus nombreux.

   


Entre janvier et mars 2017, François Fillon, personnage complexe qui avait bâti toute sa carrière politique sur des images d’austérité, d’intégrité et de moralité, a vu l’Elysée lui échapper. Ce documentaire, qui fait parler des personnalités aussi variées que Rachida Dati, Gérard Longuet, Michel Sapin, François Baroin, Bernard Accoyer, Thierry Solère, Eric Woerth, Patrick Stefanini ou Jean de Boishue, sans oublier deux des trois journalistes du Canard qui ont sorti l’affaire du « Penelopegate », constitue une bonne piqûre de rappel pour celles et ceux qui auraient oublié cette maxime : méfiez-vous de vos amis… et de vous-même.
Qui a tué François Fillon ? de Camille Langlade, Pauline Revenaz, Quentin Baulier et Alexandre Funel (Fr, 2018, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Deux jours avant sa sortie, le ministère de la culture russe a décidé d’empêcher la projection de la comédie franco-britannique « La Mort de Staline ».
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.
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Mathieu Gallet peut-il être renvoyé de Radio France ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h28
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Mathieu Gallet sera-t-il le premier président de l’audiovisuel public destitué avant la fin de son mandat ? Le président de Radio France est sur la sellette depuis sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La justice, qui s’est prononcée le 15 janvier, lui reproche d’avoir favorisé deux sociétés de conseil en leur commandant des prestations sans respecter les règles des marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Si M. Gallet a fait appel de la décision et a exclu de démissionner de la présidence de Radio France, son sort est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui doit se prononcer sur son cas mercredi 31 janvier.
Mathieu Gallet peut-il être destitué ?
Le CSA l’a nommé à la tête de Radio France au début de 2014 pour un mandat de cinq ans, qui court donc théoriquement jusqu’en mai 2019. Mais la loi confère à l’instance le pouvoir de le révoquer : il suffit que la majorité de ses membres fasse ce choix et motive sa décision sur la base des critères de « compétence » et d’« expérience ».
Le Conseil a engagé une discussion dans ce sens le 17 janvier. Elle a prévu d’auditionner M. Gallet lundi 29 janvier et de rendre sa sentence le 31.
Reste à savoir si elle tiendra seulement compte de sa situation judiciaire (liée à son entreprise précédente, l’INA), ou également de son bilan à la tête de Radio France.
Le gouvernement a-t-il son mot à dire ?
Théoriquement, non. Le lien entre l’exécutif et les présidents de l’audiovisuel est officiellement coupé depuis la réforme Hollande de 2013 qui transféré le pouvoir de nomination du président de la République au CSA, pour renforcer l’indépendance des médias publics.
Publiquement, le gouvernement a toutefois invité le 16 janvier Mathieu Gallet et le CSA à « tirer les conséquences » de sa condamnation, par la voix de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Hasard ou non : le lendemain, l’institution ouvrait sa procédure.
Qui pour le remplacer en cas de destitution ?
Une telle décision serait une première dans l’histoire de l’audiovisuel français. Mathieu Gallet serait alors temporairement remplacé par l’une des « doyennes d’âge » du conseil d’administration, Frédérique Pfrunder (les autres prétendants ayant dépassé la limite de 65 ans).

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Il faudrait alors organiser une nouvelle procédure pour choisir le nouveau président de Radio France. Le gouvernement n’ayant pas encore eu le temps de faire voter sa réforme, cette procédure se passerait très probablement selon les modalités actuelles, définies au début du mandat de François Hollande : il échoirait au CSA de choisir le ou la nouvelle présidente de la radio publique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Un musicien à tendance spectaculaire mais capable de maîtriser les effets.
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Mort du compositeur Renaud Gagneux

Un musicien à tendance spectaculaire mais capable de maîtriser les effets.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h46
    |

                            Pierre Gervasoni








                        


Musicien de traverses, Renaud Gagneux est mort le 24 janvier, à l’âge de 70 ans. Il entre en contact avec la musique par le canal radiophonique. Une série d’émissions consacrées à La Flûte enchantée, le dernier opéra de Mozart, fait office d’éveil musical pour l’enfant qui va débuter l’étude du piano, à cinq ans, avec l’assistante de deux immenses concertistes, Alfred Cortot et Yves Nat. Le premier enseigne à l’Ecole normale de musique, qu’il a fondée ; le second, au Conservatoire de Paris. Ces deux établissements se croiseront de façon curieuse dans la formation du jeune homme.
Renaud Gagneux, né le 15 mai 1947 à Paris, entre d’abord au Conservatoire en 1958 et y obtient l’année suivante une première médaille de solfège spécialisé, puis il intègre l’Ecole normale, en 1961, pour y travailler le piano jusqu’en 1963, successivement avec Alfred Cortot et Vlado Perlemuter. L’année 1967 est symptomatique de son écartèlement entre les deux institutions. Distingué par un premier prix d’harmonie au Conservatoire, il décroche dans le même temps une première mention de composition à l’Ecole normale où il est entré, en avril, pour étudier avec Henri Dutilleux. Cette approche de la composition sous la houlette d’un maître – semblable à celle effectuée en 1966, à Cologne, avec Karlheinz Stockhausen – n’aura duré que quelques mois.
Une cinquantaine d’œuvres
Elle sera plus longue au Conservatoire où, après avoir obtenu un second prix de contrepoint en 1968, Renaud Gagneux verra ses études de composition (avec Tony Aubin et André Jolivet) sanctionnées, en 1972, par un premier prix. Bien qu’il soit engagé, depuis 1970, dans la vie professionnelle, tant comme professeur de musique dans l’enseignement secondaire que comme « titulaire » du carillon de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, Renaud Gagneux poursuit sa formation de compositeur, à partir de janvier 1972, dans la classe d’électro-acoustique dirigée par Pierre Schaeffer au Conservatoire. Sans incidence sur sa production.

Riche d’une cinquantaine d’œuvres, principalement écrites entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, le catalogue de Renaud Gagneux ne comporte aucune création en studio. En dehors d’une expérience remarquée à l’opéra (Orphée, 1985) et de quelques solos instrumentaux, la plupart des œuvres mobilisent un effectif orchestral (avec, notamment, une demi-douzaine de concertos dont un, Triptyque, destiné, en 1993, au violoncelliste Mstislav Rostropovitch) ou chambriste.
« Sens de l’effet »
La première orientation est, entre autres, illustrée par une Messe (1980) bien dans la nature de ce musicien qui en vient à zigzaguer entre les expressions comme il l’a fait entre les institutions. Du Pie Jesu de Gabriel Fauré à la sonnerie du carillon de Genève, d’un choral de Bach aux percussions utilisées dans certaines cérémonies japonaises, nombreux sont les emprunts. Le résultat est pourtant personnel, à l’instar d’un Dies irae construit, à contre-courant de la tradition de l’effroi, sur un balancement onirique pour ne pas dire souriant.
Un compositeur instinctif et habile qui sut, le plus souvent, se garder d’un excès de facilité
Séduit par les qualités poétiques et dramatiques de son jeune élève, Henri Dutilleux avait noté, en 1961, que Renaud Gagneux possédait le « sens de l’effet », ajoutant entre parenthèses, « presque un peu trop ». Cette réserve définit parfaitement la marge de manœuvre d’un compositeur instinctif et habile qui sut, le plus souvent, se garder d’un excès de facilité ainsi qu’en témoignent, par exemple, ses trois quatuors à cordes (1986-87).
Vint ensuite une longue période de silence. Renaud Gagneux disait n’avoir plus foi en la musique et être en attente d’« un choc ». Celui-ci se produisit au Japon. De 2001 à 2017, il ne composa plus que des haïkus (formes très brèves) pour piano ou clavecin. Parallèlement, il se découvrit une passion pour la face cachée de sa ville natale, débouchant sur des publications telles qu’un Atlas du Paris souterrain (Ed. Parigramme).

Renaud Gagneux en quelques dates
15 mai 1947 : Naissance à Paris
1980 : « Messe »
1993 : « Triptyque » pour Mstislav Rostropovitch
2007 : Quatre haïkus de Bashö
24 janvier 2018 : Mort





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Catherine Hiegel revivifie « Le Jeu de l’amour et du hasard » au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, à ­Paris, avec Vincent Dedienne et Laure Calamy.
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Marivaux, plaisir à l’ancienne

Catherine Hiegel revivifie « Le Jeu de l’amour et du hasard » au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, à ­Paris, avec Vincent Dedienne et Laure Calamy.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h24
    |

            Brigitte Salino








                        



                                


                            

Il y a de la joie au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, à ­Paris. De l’orchestre au deuxième balcon, les ­applaudissements et les bravos fusent quand, sur une pirouette aérienne de Vincent Dedienne, s’achève Le Jeu de l’amour et du hasard. Marivaux a gagné, et, avec lui, Catherine Hiegel, qui a mis en scène la pièce en laissant briller les acteurs, comme il se doit.
Le projet est parti de Vincent Dedienne. Catherine Hiegel l’admirait, elle l’a rencontré et lui a demandé s’il ne jouerait pas au théâtre. Cela tombait bien : le chroniqueur à la télévision, Molière de l’humour 2017 pour son seul-en-scène S’il se passe quelque chose, voulait revenir à ses premières amours. Il a choisi Le Jeu de l’amour et du hasard, et Catherine Hiegel a réuni autour de lui de très bons comédiens, connus eux aussi du grand ­public par la télévision : Laure ­Calamy et Nicolas Maury ont joué dans la série Dix pour cent, Clotilde Hesme dans Les Revenants.
Ainsi sont nés les deux couples de la pièce la plus célèbre de Marivaux : Clotilde Hesme et Nicolas Maury, dans les rôles des maîtres Silvia et Dorante ; Laure Calamy et Vincent Dedienne, dans les rôles des valets, Lisette et Arlequin. Il fallait un frère à Silvia, c’est Cyrille Thouvenin. Il lui fallait un père, c’est Alain Pralon, sociétaire ­honoraire de la Comédie-Française, comme Catherine Hiegel. Le tout donne une excellente affiche, ce qui constitue un bon début mais ne garantit pas la réussite. Surtout quand s’agit de Marivaux : la langue de cet orfèvre peut paraître, à ceux qui n’y sont point accoutumés, parfois loin de la nôtre. Le propos, lui, ­témoigne de l’esprit d’un temps, le XVIIIe siècle de Louis XV, où l’on peut encore croire que l’ordre va continuer à régner, et les classes sociales se maintenir.
Catherine Hiegel ne cherche pas à noircir Marivaux, comme beaucoup d’autres metteurs en scène
Marivaux ne cherche pas à jouer les trublions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Après avoir enflammé les réseaux sociaux, le jeune contre-ténor polonais de 27 ans triomphe Salle Gaveau.
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L’art des castrats au XXIe siècle avec Jakub Jozef Orlinski

Après avoir enflammé les réseaux sociaux, le jeune contre-ténor polonais de 27 ans triomphe Salle Gaveau.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 09h45
    |

                            Marie-Aude Roux








                        



                                


                            

Il s’appelle Jakub Jozef Orlinski et il est beau comme un jeune dieu. A 27 ans, son nom est devenu aussi viral que la vidéo diffusée sur la page Facebook de France Musique, qui le montre en short au dernier Festival d’Aix-en-Provence, chantant « Vedro con mio diletto », extrait d’Il Giustino, de ­Vivaldi, le 13 juillet (plus de 2 millions de vues en un temps record). Le contre-ténor polonais avait déjà fait sensation quelques jours plus tôt sur la scène du Théâtre du Jeu de paume aixois dans une production d’Erismenan de Cavalli, où il entrait en scène dans un époustouflant numéro de break dance, discipline qu’il pratique d’ailleurs en compétition.
La suite devait évidemment ­révéler d’autres vertus, une voix au timbre chaud et ambré, dotée d’une projection puissante (aigus faciles, graves profonds), la musicalité et le charisme en sus. Cela même qui a failli faire déborder la jauge de la salle Gaveau, qui ­accueillait, le 24 janvier, le premier récital parisien du chanteur, tandis que la maison de disques Erato annonçait fièrement la signature du « contre-ténor le plus prometteur que le baroque nous ait révélé ces derniers mois et qui devrait très vite devenir la personnification de l’artiste du XXIe siècle ».
Spontanéité touchante
Se revendiquer de « l’art des castrats » n’a pas incité Orlinski aux extravagances vestimentaires d’un Max Emanuel Cencic, aux extraversions visuelles d’un Franco Fagioli. Costume de ville classique, chemise blanche à peine ouverte, discrète pochette rouge, le contre-ténor aborde avec une spontanéité touchante la Cantate pour alto RV 684 « Cessate, omai, cessate » de Vivaldi, deux récitatifs et deux arias pour dénoncer les tourments infligés à l’amoureux par l’« ingrate ­Dorilla ». Incarner un personnage sur un plateau d’opéra est une chose, le construire dans la nudité du récital en est une autre.
Très vite,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Les portables pourront être conservés par leurs propriétaires après avoir été glissés dans des étuis verrouillables.
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Pas de téléphones durant les concerts de la tournée de Jack White

Les portables pourront être conservés par leurs propriétaires après avoir été glissés dans des étuis verrouillables.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 17h55
    |

            Sylvain Siclier








                        



   


Avril 2015, sur la grande scène du festival californien Coachella, le guitariste et chanteur américain Jack White vient de s’arrêter de jouer. Exaspéré par les spectateurs en train de photographier, filmer, envoyer des messages avec leurs téléphones portables : « Tapez dans vos mains et baissez vos foutus téléphones pendant cinq secondes. Je ne demande pas grand-chose, cinq secondes ! »
Pour sa tournée en Amérique du Nord et en Europe prévue du 19 avril au 23 août, Jack White est passé à la phase supérieure. Le 24 janvier, en même temps que les dates et lieux de la tournée, il a été précisé que les téléphones portables, et par extension tout appareil permettant de filmer, enregistrer ou photographier, seront interdits lors de ces concerts (hors festivals). Plus précisément, ils pourront être conservés par leurs propriétaires après avoir été glissés dans des étuis verrouillables le temps du concert – si besoin, ces étuis peuvent être débloqués dans un espace spécifique. C’est la société californienne Yondr qui est chargée de l’opération.

   


Chez Radical Production, qui s’occupe des deux concerts de Jack White à l’Olympia, les 3 et 4 juillet, dont toutes les places ont été vendues dans l’heure le 26 janvier, le gérant, Christophe Davy, a été informé en début de semaine, avant la mise en vente. « C’est une première pour nous et je pense une première en France. Nous avons pu l’indiquer dans les conditions générales de vente des billets, les acheteurs sont donc au courant. » L’infrastructure nécessaire, les personnels qui vont se consacrer à la remise des étuis, les espaces de déblocage devraient entraîner des frais supplémentaires de production, mais il est trop tôt pour les évaluer précisément.
Christophe Davy, gérant de Radical Production : « Les gens retrouveront l’attention à ce qui se passe sur scène »
« Nous allons nous renseigner sur ce qui se passe aux Etats-Unis, là où le système a été utilisé dans des salles comparables. » Une inconnue, le temps de passage qui s’ajoutera aux habituels contrôles des billets et vérifications de sécurité à l’entrée de la salle. Et celui de l’après-concert, à la sortie, pour faire déverrouiller l’étui sur un système comparable aux antivols dans les magasins de vêtements.
« Je vois cela comme une expérience intéressante, positive, ajoute Christophe Davy. Un concert durant lequel les gens retrouveront l’attention à ce qui se passe sur scène, à ce qui est joué. C’est une démarche artistique, conforme à ce que défend Jack White depuis des années. » Lequel, pour ne pas peiner ceux qui voudraient avoir un souvenir du concert, le leur permettra… grâce au photographe officiel de la tournée qui « postera des photos et des vidéos après le concert sur Jackwhiteiii.com et sur le nouveau compte Instagram @officialjackwhitelive ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ A partir de février, les musées de la capitale vont accueillir des expositions remarquables, des marges aux « blockbusters ».
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De Delacroix à Kupka, une sélection d’expositions parisiennes pour le printemps

A partir de février, les musées de la capitale vont accueillir des expositions remarquables, des marges aux « blockbusters ».



Le Monde
 |    29.01.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 13h25
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



                                


                            

Durant le premier semestre, Paris va accueillir plusieurs expositions remarquables. Tour d’horizon.
« Les Hollandais à Paris » L’amitié entre peintres français et hollandais a marqué l’histoire de la peinture. C’est par ce prisme, allant de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle, dans l’effervescence culturelle parisienne, que le Petit Palais propose de revisiter la production de Van Gogh, Van Dongen, Jongkind ou Mondrian d’un côté, Géricault, Picasso, Corot, Millet, Cézanne ou Monet de l’autre. Du 6 février au 13 mai, au Petit Palais.
« Eugène Delacroix » Première grande rétrospective à Paris consacrée à Delacroix (1798-1863) depuis le centenaire de sa mort, l’exposition s’attachera à montrer la quête d’originalité d’un artiste aspirant pourtant à s’inscrire dans la tradition des Flamands et des Vénitiens, de ses coups d’éclat aux Salons des années 1820, jusqu’à ses derniers paysages ou compositions religieuse. Du 29 mars au 23 juillet, au Louvre.
« Corot. Le peintre et ses modèles » Conçue par le directeur du département des peintures du Musée du Louvre, Sébastien Allard, l’exposition propose de s’intéresser à la part la plus secrète et personnelle de la production de Jean-Baptiste Corot (1796-1875). Du 8 février au 8 juillet, au Musée Marmottan-Monet.
« Black Dolls : la collection Deborah Neff » Elles sont réalistes ou abstraites, sculpturales ou miniatures, et chargées des représentations et des enjeux politiques et historiques des Etats-Unis : La Maison rouge présente près de 200 poupées noires en tissu, en bois ou en cuir, fabriquées dans le cadre domestique de 1840 à 1940. Elles racontent une histoire culturelle, politique et intime qui sera analysée lors d’événements convoquant l’histoire des arts et des Etats-Unis, les études postcoloniales et l’anthropologie de l’enfance. Du 23 février...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ En attente de son verdict pour avoir bloqué une autoroute, l’artiste francilien sort « Affranchis », son 3e album en un an.
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Les malheurs de Sofiane, rappeur fédérateur et provocateur

En attente de son verdict pour avoir bloqué une autoroute, l’artiste francilien sort « Affranchis », son 3e album en un an.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h26
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Assis à la terrasse d’une brasserie du quartier des Halles, à Paris, en cette fin janvier, le rappeur Sofiane, aussi appelé Fianso, répond poliment aux passants qui le saluent. L’artiste du Blanc-Mesnil assure la promotion de son troisième album en un an, Affranchis, publié le 26 janvier. Un groupe de collégiens qui vend des cartes postales pour financer un voyage en Angleterre l’accoste. Il les oriente vers son manageur. Devant leur désinvolture, il les reprend, autoritaire : « Wesh ! Dites-lui au moins bonjour avant de demander de l’argent ! » Voici l’image appréciable de Fianso. Celle du rappeur trentenaire, responsable, déjà aperçu pendant une manifestation contre les violences policières à Bobigny où il avait, en février 2017, fait se disperser des gamins surexcités devant un barrage de police.

Il y en a une autre moins glorieuse, celle du provocateur qui, pour les besoins d’une vidéo, bloque pendant plusieurs minutes l’autoroute A3 en région parisienne ou organise le tournage d’un clip sauvage dans une cité d’Ile-de-France. Le 22 janvier, Sofiane était jugé pour ces deux affaires survenues en avril 2017. Quatre jours plus tard, il publiait Affranchis. Les deux précédents opus, #JesuispasséchezSo et Bandit Saleté, ont été certifiés disque de platine (plus de 100 000 exemplaires vendus).
A la barre du tribunal correctionnel de Bobigny comme en entretien, Sofiane se défend d’avoir tout calculé. Pour le blocage de l’autoroute, il prétend avoir « improvisé ». Il devait tourner dans une cité de Bobigny et, coincé dans un embouteillage, il aurait eu « la mauvaise inspiration » de demander aux membres de son équipe d’arrêter leurs voitures et de « commander aux cameramen de commencer à tourner ».

Désinvolture
Pour la sortie de son album, qui tombe la semaine de son procès, il est catégorique : « Je l’ai annoncée sur un coup de tête,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Cette danse urbaine à l’énergie explosive permet de substituer le geste à la violence et à l’affrontement réels.
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Le krump, des ghettos de Los Angeles à l’Opéra de Paris

Cette danse urbaine à l’énergie explosive permet de substituer le geste à la violence et à l’affrontement réels.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 08h45
    |

                            Clémence Ducasse








                        



                                


                            

En 2005, le public international découvrait le krump dans Rize, un documentaire de David LaChapelle. Treize ans plus tard, cette danse urbaine à l’énergie explosive a investi la scène de l’Opéra de Paris pour le tournage du court-métrage de Clément Cogitore, Les Indes galantes. Réinterprétée en décembre 2017 à la Gaîté-Lyrique, à l’occasion du Festival 3e Scène, plate-forme numérique de l’Opéra, cette création présente des danseurs de krump s’affrontant sur un extrait de l’opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau. Une battle sur un air baroque, dialogue de deux univers que tout semble opposer.

Né au début des années 2000 au cœur du ghetto de South Central, à Los Angeles, le krump tire ses origines du clowning, une danse inventée par Tommy Johnson pour animer des goûters d’anniversaire et transmettre des valeurs positives aux enfants. En grandissant, deux d’entre eux, Tight Eyez et Big Mijo, s’en réapproprient les mouvements et développent une nouvelle forme d’expression. Pour ces exclus du rêve américain confrontés aux guerres de gangs, à la pauvreté et aux arrestations musclées, le krump permet de substituer le geste à la violence et à l’affrontement réels, d’extérioriser leur rage par la danse.

Malgré son apparence agressive, « le krump n’est pas une danse de la colère, ­explique la danseuse française Nach. C’est une danse d’amoureux de la vie qui sont dans l’urgence d’exprimer quelque chose ». Le phénomène s’est propagé rapidement en France ; d’abord en région parisienne, dans les lieux de rencontre hip-hop. Une communauté s’est développée, structurée autour de familles (« fam ») dirigées par un « big homie » (l’équivalent d’une ­figure parentale), qui lui donne son nom. Pour entrer dans une famille, les Lil’Homies doivent se soumettre à la « cage », une sorte de bizutage où ils doivent ­affronter un à un les membres du clan qu’ils souhaitent intégrer.
« Dépassement de soi »
Longtemps...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Trois questions à Katharina Berndt Rasmussen, philosophe.
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La liberté sexuelle est-elle vraiment menacée ?

Trois questions à Katharina Berndt Rasmussen, philosophe.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 12h37
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Certaines des critiques formulées contre le mouvement #metoo évoquent une menace pour la liberté sexuelle. Ces critiques existent-elles aussi en Suède, où vous vivez et exercez ? ­Y a-t-il effectivement un risque ?
Qu’il y ait des réactions ne me surprend pas. Une transformation de cette ampleur n’est pas indolore. En France, moins en Suède, il est beaucoup question des limitations imposées à la liberté sexuelle. #metoo mènerait à une forme de puritanisme, nous forçant à un retour en arrière, à une morale sexuelle très restrictive.
Selon moi, c’est exactement le contraire qui se produit. La liberté sexuelle ne peut exister qu’à condition qu’elle soit accompagnée d’une liberté de dire non. Il n’est pas question de s’immiscer dans ce que vous faites au lit, de condamner certaines pratiques ou préférences sexuelles. Seulement de rappeler qu’elles doivent être exercées entre des individus ­consentants. Si on respecte l’autre, qu’on s’assure de son ­accord, alors on peut faire absolument tout ce dont on a envie. La seule limitation est imposée par la liberté d’autrui.
Au-delà des viols et des agressions sexuelles, certaines femmes défendent une « liberté d’importuner ». ­#metoo va-t-il trop loin dans la condamnation, au point d’en devenir liberticide ?
Quand on parle du consentement, cela s’applique aussi aux gestes et paroles déplacés. La question du viol est évidemment très importante mais elle n’est pas isolée. Les offenses mineures participent à la construction d’une structure dans laquelle les femmes évoluent et à laquelle elles se sont habituées : on les siffle dans la rue, on commente leur tenue, leur corps, elles sont réduites à leur physique. Ce sont de petites choses, qu’il n’est pas question de dénoncer devant un tribunal mais qui rappellent constamment aux femmes qu’elles sont des objets dont on peut disposer, minant leur confiance en elles et ­parfois leurs performances.
Beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ La maison d’enchères Tajan organise le 30 janvier une vente dédiée à l’Art Brut, l’art naïf et la Neuve Invention. Une manière de mettre dans un même panier des artistes qui n’ont pas grand-chose en commun.
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Des œuvres singulières pour commencer une collection

La maison d’enchères Tajan organise le 30 janvier une vente dédiée à l’Art Brut, l’art naïf et la Neuve Invention. Une manière de mettre dans un même panier des artistes qui n’ont pas grand-chose en commun.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h30
    |

                            Roxana Azimi








                        



   


Théorisée en 1945 par l’artiste Jean Dubuffet, l’appellation Art Brut désigne des artistes singuliers supposés indemnes de toute culture. Une catégorie vaste, où l’on retrouve aussi bien des marginaux tenus pour fous, des autodidactes, des simples d’esprit tourmentés, mais aussi des créateurs très sophistiqués. Pour Jean Dubuffet, l’Art Brut devait échapper au marché. Ce dernier l’a pourtant rattrapé comme en témoigne l’enchère de 672 500 dollars (542 340 euros) décrochée par un dessin de l’Américain Henry Darger, dans la vente d’Art Brut de Christie’s le 19 janvier à New York.

        Lire aussi :
         

                Du beau, du bon… Dubuffet



Si les prix ont augmenté depuis dix ans, c’est que les collectionneurs d’art actuel se sont mis à la page. Le galeriste parisien Christian Berst le dit tout de go : 80 % de ses acheteurs viennent du monde de l’art contemporain. Pour autant en ventes publiques, le marché décolle plus difficilement de notre côté de l’Atlantique. Cela fait dix ans que Tajan organise régulièrement des ventes spécifiques. D’autres maisons, comme Cornette de Saint Cyr s’y sont aussi essayés. Avec un bonheur versatile, tant il est difficile de trouver des pièces importantes.
Une poignée d’œuvre qui sort du lot
Assez fourre-tout, la vente du 30 janvier Tajan n’échappe pas à la règle. « Ce n’est pas de qualité exceptionnelle, mais il y a de quoi commencer pour des nouveaux collectionneurs », commente sobrement Bruno Decharme, collectionneur lui-même.
Une poignée d’œuvres sort d’ailleurs du lot. C’est le cas de deux très beaux dessins au doigt de l’artiste suisse Louis Soutter, issus d’une collection privée, estimés chacun entre 80 000 et 100 000 euros. « Voir deux pièces de Soutter dans une même vente, ce n’est pas fréquent. Historiquement très peu de pièces au doigt circulent, et quand elles s’échangent c’est cher », remarque Christian Berst. Et d’ajouter : « Ces dessins réalisés au doigt sont les plus transgressifs. Un vrai rituel les accompagnait. Soutter les peignait nu, dans un état de transe. » En 2016, Christie’s avait cédé pour 265 500 euros un dessin de 1937, d’un format plus grand que ceux proposés chez Tajan.

   


La vente compte enfin plusieurs dessins des années 1980 de l’artiste autrichien Johann Fischer, estimés raisonnablement entre 1 500 et 2 000 euros. « Des dessins très proches des mêmes années se sont vendus entre 8 000 et 20 000 livres sterling [7 900 et 22 700 euros] dans la collection de David Bowie », remarque Christian Berst. Mais tout n’est pas du même tonneau, notamment la suite d’œuvres récentes d’André Robillard, qui ne rivalisent pas avec ses créations plus « historiques ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.
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Avec My Little Paris, TF1 se rapproche des millennials

Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h59
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Un audimat en baisse et des téléspectateurs aux cheveux de plus en plus blancs : c’est le destin que connaissent tous les dinosaures de la télé. Depuis son arrivée comme PDG de TF1, début 2016, Gilles Pélisson cherche à rajeunir l’offre commerciale. Après s’être associé à Studio71, vivier de youtubeurs et d’« influenceurs digitaux », son groupe fait un pas de plus en direction des millennials. Avec le rachat du groupe Aufeminin.com en décembre 2017, pour 365 millions d’euros, la filiale My Little Paris et ses jeunes abonnées tombent dans ses bras.
Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas. Il faut savoir s’y prendre. « C’est la génération “anti-bullshit”, on ne peut pas leur raconter n’importe quoi », résume crûment Anaïs Peignier, la directrice de la publicité de My Little Paris. Face à ce public averti et armé de smartphones, « la pub telle qu’on la connaît est morte. Il faut savoir créer des liens, être dans l’action et non dans le discours », poursuit-elle. La jeune pousse parisienne, installée dans un grand loft à deux pas de Pigalle, tire ces leçons de ses propres échecs, mais surtout de ses succès.

En 2008, Fany Péchiodat commence à partager par courriel ses « adresses secrètes et idées insolites » dans la capitale avec une cinquantaine de copines. Dix ans plus tard, la petite entreprise revendique de 4 millions de fans, nés à partir de 1980 pour une majorité d’entre eux. Des filles, surtout, mais aussi quelques garçons (450 000).
Des communautés (My Little Paris, Merci Alfred, Mona, mais aussi Tapage, pour les plus jeunes) gravitent autour de newsletters, d’applications mobiles et de lieux plus ou moins éphémères mais toujours photogéniques et « instagrammables ». « On branche, on débranche et on voit ce qui marche », résume Anaïs Peignier, arrivée en 2011, un an après le lancement des opérations avec les marques.
Approche « bon...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ L’éditeur flamboyant, qui avait publié Joseph Joffo, Irène Frain ou Jean d’Ormesson, est mort samedi 27 janvier à Paris, à l’âge de 76 ans.
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La mort de l’éditeur Jean-Claude Lattès

L’éditeur flamboyant, qui avait publié Joseph Joffo, Irène Frain ou Jean d’Ormesson, est mort samedi 27 janvier à Paris, à l’âge de 76 ans.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 06h54
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 16h36
    |

            Alain Beuve-Méry








                        



                                


                            

Journaliste, écrivain, vigneron, Jean-Claude Lattès avait de nombreux points communs avec le président de l’académie Goncourt, Bernard Pivot, qui a annoncé son décès, survenu samedi 27 janvier, à Paris. Il avait 76 ans. C’est pourtant comme éditeur que Jean-Claude Lattès s’est taillé une franche réputation, un éditeur flamboyant et pressé, dont l’ascension prodigieuse a été suivie par une chute, tout aussi remarquable.
En 1991, il est remercié de la direction d’Hachette-Livre, alors troisième groupe mondial d’édition, détenu par Jean-Luc Lagardère. L’homme quitte le secteur pour ne pas y revenir, sauf pour écrire deux livres avec son complice de toujours, Eric Deschodt, avant de publier seul la première biographie d’un oublié de l’histoire : Agrippa. Le Dernier Roi des Juifs, sera publié en 2012, chez NiL, maison dirigée par Nicole Lattès, la mère de ses deux enfants. L’édition reste une affaire de famille.
Né le 3 septembre 1941, ce fils d’un marchand de tissu réputé de Nice hésite entre journalisme et édition. A l’Ecole supérieure de commerce de Paris, il crée un journal et un prix littéraire nommé Hermès, le dieu du commerce et des voleurs. Très tôt, il est critique littéraire à Combat, Arts, L’Express ou Candide, fait des stages chez Grasset et commence sa carrière aux côtés de Pierre Belfond, en 1963.
Des débuts difficiles
Deux ans plus tard, il entre chez Robert Laffont, où il dirige le service publicité et les relations publiques. C’est de cet éditeur qu’il se sent le plus proche : « Mon patron et mon maître, il m’a tout appris », dit-il. Pourtant, c’est parce que Robert Laffont refuse de lancer une collection de livres sur l’actualité qu’il part créer en 1968 une maison nommée Edition spéciale avec Jacques Lanzmann, alors rédacteur en chef du magazine Lui. Leur premier titre consacré aux événements de mai 1968 sera Ce n’est qu’un début, de Philippe Labro. Suivent des documents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals ou de clips.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/01/2018
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Lord Huron, The Wombats et la Folle Journée : notre sélection musicale

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals ou de clips.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h06
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
L’indie folk des Californiens Lord Huron, la pop éclectique de Carole Masseport, un clip déjanté de the Wombats, l’annonce des premières têtes d’affiche du festival nîmois TINALS et la Folle Journée de Nantes. Voici notre sélection hebdomadaire.
DEUX CONCERTS : 
Lord Huron, au Trabendo, à Paris, le 29 janvier

Dès son premier album en 2012, Lonesome Dreams (IAMSOUND/Pias), le quintette américain Lord Huron, emmené par le multi-instrumentiste et chanteur Ben Schneider, a récolté une foule d’éloges venant de la critique internationale. Elle le présenta comme le nouveau chantre d’une folk chimérique et exotique, sorte de cousin lointain d’un Timber Timbre. Strange Trails, paru en 2015, encore plus ambitieux dans l’exploration des mythes américains (Elvis, les années 1960 et l’âge d’or d’Hollywood), confirma tous les espoirs portés en cette formation.
Mais ce sont leurs chansons diffusées dans des séries télévisées populaires outre-atlantique comme 13 Reasons Why, Shameless ou Grey’s Anatomy, qui leur a élargi leur audience. En France, les efforts semblent commencer à payer. Le concert parisien du lundi 29 janvier, initialement prévu au Point éphémère a été déplacé dans une salle plus spacieuse, le Trabendo, à côté de la Philharmonie de Paris.
Cette unique date française, sera assurément l’occasion d’entendre quelques inédits tirés de leur troisième album Vide Noir, à paraître en avril chez Universal, et teasé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Les deux premiers extraits en écoute, Ancient Names (Part I) et Ancient Names (Part II), confirment que leur talent à façonner une pop en cinémascope n’est en rien altéré. Franck Colombani
Trabendo, Parc de La Villette, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris-19e. Mo Porte-de-Pantin. Lundi 29 janvier, à 19 heures. 16,80 €
Carole Masseport, aux Trois Baudets, à Paris, le 29 janvier

   


Publié à l’automne 2017, le nouvel album de Carole Masseport, A la fin de l’hiver (Yaqa Fauqtu/Inouïe Distribution), réalisé par Jean-Jacques Nyssen, fait entendre diverses approches, de la pop orchestrée (A la fin de l’hiver) qui peut prendre des allures rock (Ce qui ne veut pas mourir), des envies de danses ensoleillées (Sans ça, La Vie quoi), une pincée de jazz manouche (Chez moi), une électro sobre (Quand je pense à nous)… avec en thème central l’amour, les sentiments. Ce qu’elle chante d’une voix expressive, pleine et chaude.
Sur scène, elle est aussi bassiste et claviériste. Pour son concert aux Trois Baudets, à Paris, ce lundi 29 janvier, Carole Masseport sera accompagnée par le guitariste Geoffrey Bouthors, l’ensemble vocal Stabcats (dix-sept filles et garçons) et aura en invitée la chanteuse et guitariste Céline Ollivier, cosignataire de la belle chanson Au parc (elle nous avait séduit avec son album Grands Espaces, Le Chant du crocodile/L’Autre Distribution, sorti en janvier 2017). En premières parties de cette soirée, Angèle Osinski et Robi. Sylvain Siclier
Les Trois Baudets, 64 bd de Clichy, Paris 18e. Mo Blanche, Pigalle. Tél. : 01-42-62-33-33. Lundi 29 janvier, à 20 heures. 10 €.
UN VIDÉOCLIP : « Cheetah Tongue » par The Wombats

Formé au début des années 2000, à Liverpool, par le chanteur et guitariste Matthew Murphy, le bassiste et chanteur Tord Overland Knudsen et le batteur et chanteur Dan Haggis (tous les trois par ailleurs claviéristes), le groupe anglais The Wombats avait annoncé, fin 2017, que son quatrième album, intitulé Beautiful People Will Ruin Your Life, (Kobalt Music Recordings/PIAS) sortirait le 9 février.
Après un premier extrait du disque, Lemon To A Knife Fight, accompagné d’un vidéoclip avec tueurs de films d’horreurs, loup-garou et héroïne vengeresse, voici Cheetah Tongue, entraînante chanson pop et rock, dont le clip, comme le précédent, a été réalisé par Finn Keenan. Une énergique sexagénaire y donne des conseils à celles de son âge, voire plus, pour se maintenir en forme en faisant divers mouvements de gymnastique. Avec des boîtes de haricots à la tomate, un fer à repasser (et des chaussettes), un aspirateur, en maniant la télécommande de la télévision… jusqu’à transformer les soupirants de ces dames en haltères. S. Si.
UNE AFFICHE : le festival This is Not A Love Song, à Nîmes, dévoile ses premiers noms

   


Pour sa 6e édition, le festival nîmois This is Not A Love Song (ou TINALS pour les intimes) revient du 1er au 3 juin, avec déjà de belles promesses. Le rendez-vous phare de musique « indé » du Sud-Ouest, vient d’annoncer les vingt-quatre premiers noms de sa programmation qui en comptera au total plus d’une soixantaine.
Après avoir battu en 2017 son record d’affluence (16 000 spectateurs répartis sur ses quatre scènes), grâce à des têtes d’affiche comme Thee Oh Sees et Primal Scream, le festival mise encore sur des grosses pointures internationales comme Phoenix, Beck et The Jesus & Mary Chain, sans pour autant négliger des héros plus confidentiels comme la fratrie Sparks et la figure punk culte Peter Perrett (ex Only Ones).
Outre quelques habitués comme Ty Segall et The Breeders, la programmation se veut éclectique, avec notamment le charismatique folker Father John Misty, la dark pop hantée de John Maus, le rock arty de Deerhunter, la folkeuse néo-zélandaise Aldous Harding, la pop éthérée de Cigarettes After Sex, le post-punk ernergique de Moaning, la star de la techno-house The Black Madonna, le rappeur américain Vince Staples, et même du metal hardcore avec Dead Cross, le groupe du batteur Dave Lombardo (Slayer, Fantomas, John Zorn...). F. C.
Festival This Is Not A Love Song au Paloma, 250 chemin de l’Aérodrome, Nîmes. Du 1er au 3 juin. Forfait trois jours en prévente, 90 €, sur place, 110 € ; billet journée, vendredi et samedi, de 38 € à 46 €, dimanche, de 28 € à 36 €.
UN FESTIVAL : La Folle Journée de Nantes, du 31 janvier au 4 février

   


« Vers un monde nouveau » : tel est le thème convoqué par la 24e édition de la Folle Journée de Nantes, qui se tient du 31 janvier au 4 février, après avoir essaimé dans onze villes en Région des Pays de la Loire.
L’exil est depuis cinq siècles une source majeure d’inspiration pour de nombreux compositeurs de musique « classique », du Moyen-Age à nos jours. Un exil qui peut revêtir des fortunes diverses. Déracinement obligé, à l’instar de ces artistes contraints de quitter leur pays pour raisons politiques – Chopin –, ou chassés par les régimes nazi et soviétique (la liste est longue). Expatriation choisie pour les besoins d’une carrière professionnelle, à l’image de Haendel, parti de Prusse pour l’Italie, avant d’être couronné comme le plus grand compositeur du Royaume d’Angleterre au XVIIIe siècle. Sans oublier les exils intérieurs que sont les voyages de l’imaginaire, dont beaucoup sont à l’origine des chefs-d’œuvre, pour ne citer que Schubert.
C’est à Nantes terre d’accueil depuis 1995 que se retrouveront les 2 000 artistes sédentarisés par René Martin pour quelque 288 concerts (142 000 billets à délivrer). Après la « Nature » en 2016 et le « Rythme des peuples » en 2017, « Vers un monde nouveau » parle d’un temps actuel, où la crise migratoire est devenue un phénomène mondial majeur. En conjuguant enjeux artistiques et réflexion humanitaire, La Folle Journée se place au cœur d’une actualité qui la dépasse. Marie-Aude Roux
La Folle Journée de Nantes, La Cité-Nantes Events Center, 7 rue de Valmy, Nantes (Loire-Atlantique). Du 31 janvier au 4 février. Tél. : 02-51-88-36-36. 5 € (conférences) à 30 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Energiques, urbains et stylisés, le jumpstyle et l’électro s’inspirent des rythmes de la musique techno.
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Des danses branchées sur courant alternatif

Energiques, urbains et stylisés, le jumpstyle et l’électro s’inspirent des rythmes de la musique techno.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h29
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Le catalogue des danses urbaines prend du volume. Si le hip-hop et le voguing sont déjà bien connus du grand public, le krump vient de s’offrir un buzz chic avec le film Les Indes galantes, de Clément ­Cogitore, pour la 3e Scène de l’Opéra national de Paris. Parallèlement, deux styles commencent à faire parler d’eux : le jumpstyle, mis en scène par le collectif (La) Horde dans le spectacle To Da Bone, et l’électro, chorégraphiée par Blanca Li pour Elektrik, troisième production consacrée depuis 2011 à cette danse par l’ambianceuse de Séville.

A l’ère virale des effets de mode qui gonflent et se déballonnent sans qu’on ait le temps de dire ouf – souvenir du Harlem Shake, mondialement frénétique en 2013 –, ces deux danses, qui possèdent des points communs, ont envie de durer. Singularité excitante : elles ne viennent pas des Etats-Unis et s’inscrivent dans des environnements inédits. La première, qui est d’abord liée à une musique techno hardcore, est née à la fin des années 1990 dans le nord de l’Europe, en particulier aux Pays-Bas et en Belgique. Apparue dans les night-clubs, elle se réfugie sur le Net, où des interprètes solitaires et autodidactes postent des vidéos de leurs performances maison.
L’héritage de la Tecktonik
La seconde, et ce n’est pas la moindre de ses fiertés, est française, parisienne même. Elle pousse au début des années 2000 dans les boîtes de nuit comme le Métropolis, à Pondorly (Val-de-Marne). Irradiée par des BPM électro ultra-rapides, « parce qu’on aime cette musique et qu’on n’a pas grandi pour rien en écoutant Daft Punk », souligne le danseur Adrien Larrazet, elle porte d’abord le nom de « Tecktonik », terme devenu une marque commerciale. « On a été immédiatement attiré par l’électro parce que c’était quelque chose de neuf et qu’elle nous offrait beaucoup de liberté créatrice, expliquent les danseurs Slate Hemedi et Khaled Abdulahi,...




                        

                        


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Grammy Awards : une cérémonie marquée par le mouvement MeToo

Le chanteur Bruno Mars a été couronné dans six catégories, dont l’album et la chanson de l’année lors de ces trophées de la musique américaine.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h58
   





                        



   


Le chanteur américain Bruno Mars a récolté trois des quatre trophées majeurs de la cérémonie des Grammy Awards, à New York, coiffant sur le poteau le rappeur Kendrick Lamar, au terme d’une soirée très politique, dimanche 28 janvier.
Couronné dans les catégories reines d’album et d’enregistrement de l’année pour 24K Magic, de chanson de l’année pour That’s What I Like, le showman de 32 ans au style flamboyant est reparti avec six récompenses — sur six nominations —, record de la soirée.
En recevant le titre d’album de l’année, dernier prix de la cérémonie, Peter Hernandez, de son vrai nom, a remercié les autres artistes sélectionnés dans la catégorie, dont Kendrick Lamar et Jay-Z. C’est un nouveau camouflet pour le hip-hop, qui n’a remporté que deux fois le prix de l’album de l’année, la dernière fois il y a quinze ans.
Cinq statuettes pour Kendrick Lamar

   


L’un des grands perdants de la soirée a été Despacito, le tube qui a tout emporté sur son passage en 2017. Nommé dans trois catégories, il est reparti bredouille dimanche. Pour Jay-Z, la soirée a aussi tourné au cauchemar, avec aucune victoire malgré huit nominations. A 48 ans, ce vétéran du hip-hop, déjà primé vingt et une fois aux Grammys, a été devancé dans trois catégories majeures par Bruno Mars et dans trois sous-catégories rap par Kendrick Lamar.

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Le rappeur californien est lui reparti avec cinq statuettes dorées en forme de gramophone, réalisant son second grand chelem dans les quatre catégories rap et y ajoutant la meilleure vidéo pour Humble. Il a aussi ouvert la retransmission télévisée avec une performance coup de poing, offrant à un public enthousiaste une interprétation de son titre XXX, avec Bono du groupe U2, et entouré de figurants en tenue camouflage et cagoule noire.

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XXX est l’un des titres les plus engagés de l’album DAMN, qui évoque les meurtres de jeunes hommes noirs aux Etats-Unis. Kendrick Lamar a conclu sa prestation entouré de figurants habillés de rouge, qui semblaient recevoir des coups de feu et s’écrouler.
Roses blanches
Alors que l’industrie du disque avait semblé assez détachée des enjeux du moment, les participants de la cérémonie des Grammys ont multiplié les interventions politiques, reprenant la main à Hollywood, qui avait amorcé le mouvement.
De nombreux invités, de Lady Gaga à Sting, en passant par Khalid ou Cindy Lauper, étaient arrivés à la cérémonie en arborant des roses blanches en écho aux mouvements #MeToo et Time’s Up à Hollywood, à l’appel tardif d’un groupe de musiciennes.

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Lors de son passage sur scène, Lady Gaga a ensuite rendu hommage à Time’s Up, contre le harcèlement sexuel et pour l’égalité entre hommes et femmes, avant que la chanteuse et actrice Janelle Monae y revienne lors d’un vibrant monologue. « A ceux qui voudraient essayer de nous faire taire, nous offrons deux mots : “C’est fini.” [Time’s Up] Fini les inégalités de rémunérations, la discrimination, le harcèlement sous toutes ses formes, et les abus de pouvoir », a-t-elle déclaré en présentant une prestation de la chanteuse Kesha qui, avec sa chanson Praying, a rappelé sa bataille contre un producteur qu’elle accuse de l’avoir violée.
Hommage aux « dreamers »
Immédiatement après, une autre chanteuse, Camila Cabello, a rendu hommage aux « dreamers », les bénéficiaires du programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) qui permet à des immigrés arrivés enfants clandestinement aux Etats-Unis d’y travailler et d’y étudier légalement.
Les chapitres politiques se sont multipliés, avec une prestation de U2 devant la statue de la Libertés et un rappel du poème gravé sur son socle, qui invite à accueillir tous les immigrés qui se rendent à New York et aux Etats-Unis.
Autre salve, le présentateur de la retransmission, James Corden, a fait lire à des chanteurs mais aussi à l’ancienne candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton des passages du livre polémique Fire and Fury, qui brosse un tableau apocalyptique de la première année de l’administration Trump à la Maison Blanche.
Cette dernière initiative a fait réagir l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, Nikki Haley. Sans évoquer la prestation de Mme Clinton, elle s’est élevée sur Twitter contre la lecture de ces « bêtises ordurières » :

I have always loved the Grammys but to have artists read the Fire and Fury book killed it. Don’t ruin great music w… https://t.co/jnrCPMiOlM— nikkihaley (@Nikki Haley)


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« J’ai toujours aimé la cérémonie des Grammys mais voir des artistes lire le lire Le Feu et la Fureur l’a tuée. Ne gâchez pas la bonne musique avec des bêtises ordurières. Certains d’entre nous aiment la musique sans que la politique y soit mêlée. »
Le rappeur Logic, qui interprétait son titre 1-800-273-8255 pour la prévention du suicide, a conclu les prestations scéniques de la soirée avec un nouveau message adressé aux autres pays du monde, « nourris de culture, de diversité et de milliers d’années d’histoire ». Une allusion directe à la politique migratoire du président Donald Trump et à ses récents propos polémiques sur les « pays de merde », qu’il conteste avoir tenus.
Alessia Cara, révélation de l’année

   


En début de soirée, la Canadienne Alessia Cara avait créé la surprise en remportant le premier des quatre trophées majeurs, celui de révélation de l’année. Elle a appelé à soutenir « la vraie musique et les vrais artistes, car tout le monde doit avoir les mêmes chances ».
Venue à la pop après avoir commencé en faisant des vidéos dans sa chambre, la jeune femme de 21 ans était en concurrence avec Julia Michaels et Khalid, avec lequel elle a collaboré à la chanson 1-800-273-8255.

Le palmarès des Grammy Awards
Album de l’année : 24K Magic, de Bruno Mars
Enregistrement de l’année : 24K Magic, de Bruno Mars
Chanson de l’année : That’s What I Like, de Bruno Mars
Révélation de l’année : Alessia Cara
Meilleur album de rap : Damn, de Kendrick Lamar
Meilleur album rock : A Deeper Understanding, de The War on Drugs,
Meilleur album vocal pop : Divide, d’Ed Sheeran
Meilleur album de musique alternative : Sleep Well Beast, de The National
Meilleur album de musique du monde : Shaka Zulu Revisited : 30th Anniversary Celebration, de Ladysmith Black Mambazo
Meilleur album dance et électronique : 3-D The Catalogue, de Kraftwerk
Meilleure vidéo musicale : Humble, de Kendrick Lamar
Meilleure performance rock : You Want it Darker, de Leonard Cohen
Meilleur album parlé : The Princess Diarist, de Carrie Fisher





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Elles affirment avoir loué leurs espaces pour une marque de cosmétique et un spectacle théâtre, et non pour l’humoriste condamné pour antisémitisme.
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Spectacles de Dieudonné : deux salles du Nord disent avoir été trompées

Elles affirment avoir loué leurs espaces pour une marque de cosmétique et un spectacle théâtre, et non pour l’humoriste condamné pour antisémitisme.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 22h01
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h12
   





                        


Un centre culturel et une salle privée de réceptions du Nord, où s’est produit Dieudonné samedi 27 et dimanche 28 janvier, disent avoir été trompés. Ils affirment avoir loué leurs espace pour une marque de cosmétique et un spectacle théâtre, et non pour l’humoriste, condamné à plusieurs reprises pour propos antisémites.

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« La Condition publique a privatisé sa salle de spectacle samedi 27 janvier dans le cadre d’un lancement défini d’une marque de cosmétique », expliquent dans un communiqué commun Jean-Christophe Levassor, directeur de cet établissement public de coopération culturelle, et Frédéric Minard, son président et adjoint à la culture de Roubaix.
« A partir de 17 h 30, de nombreuses personnes se sont présentées » pour un spectacle de Dieudonné dans cette ancienne friche textile roubaisienne transformée en espace socioculturel. « Comprenant avec une totale surprise la supercherie, nous avons alors fermé l’établissement », poursuivent-ils.
La direction n’a pas annulé le spectacle
La direction a finalement décidé de ne pas annuler le spectacle, « pour garantir la sécurité des personnes et du quartier, et pour ne pas participer à la stratégie évidente de victimisation de Dieudonné ».
Environ 1 200 personnes ont assisté à deux représentations du polémiste, habitué des tribunaux et condamné à de multiples reprises pour ses sorties antisémites, selon la Condition publique, où s’était rendu Emmanuel Macron à l’automne. « En aucune manière la Condition publique n’aurait programmé le spectacle de Dieudonné », insistent MM. Levassor et Minard, qui examinent les « options de recours devant le préjudice évident subi ».

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Dimanche vers 20 h, des centaines de spectateurs faisaient la queue pour entrer dans une salle privée de réceptions de La Chapelle d’Armentières. « Je me suis fait avoir, pourtant on a été vigilant », a résumé Michaël Decherf, le gérant, qui a découvert qu’il s’agissait de Dieudonné dans la salle, au moment de la première représentation à 18 h.
« On a signé avec une agence parisienne. On a vérifié si elle existait, son chiffre d’affaires, il n’y a pas eu de problème de paiement », a-t-il raconté, expliquant que le l’intermédiaire en question, qui l’a démarché une semaine plus tôt, avait parlé d’un « atelier théâtre et de ventes de produits cosmétiques. »
Pour Me Jacques Verdier, l’un des avocats de Dieudonné M’bala M’bala, « c’est un sous-événement ». « La société de production (productions de la plume) loue des salles en France, plusieurs dizaines chaque année, je ne vois pas trop l’intérêt pour elle d’aller se recommander d’une société de cosmétique », a-t-il déclaré. Dimanche, sur le site officiel de réservation du polémiste, le lieu exact des spectacles n’était pas précisé. Il a été transmis par SMS aux spectateurs dans l’après-midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Un premier cinéma moderne vient d’ouvrir ses portes sur la Grande-Ile. Son patron ambitionne d’avoir « les mêmes blockbusters qu’en Europe ».
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Reportage

Au Plaza d’Antananarivo, les Malgaches retrouvent le goût du cinéma après plus de quinze ans sans salles

Un premier cinéma moderne vient d’ouvrir ses portes sur la Grande-Ile. Son patron ambitionne d’avoir « les mêmes blockbusters qu’en Europe ».

Par                Laure Verneau (contributrice Le Monde Afrique, Antananarivo)



LE MONDE
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        Le 28.01.2018 à 20h24

     •
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        Mis à jour le 29.01.2018 à 10h00






    
Le cinéma Plaza d’Antananarivo a ouvert en décembre 2017. C’est le premier de l’île à être aux normes internationales modernes.
Crédits : LAURE VERNEAU


« Tsara be ! » C’est l’exclamation qui revient le plus souvent dans la bouche des spectateurs qui sortent de la première séance du Plaza d’Antananarivo ce dimanche matin. En malgache, ces mots signifient à la fois « beau », « génial », et « très bien ». Selon l’avis de tous, le nouveau cinéma de la capitale malgache, ouvert en décembre 2017, est tout cela à la fois. Le public est juvénile, le film Big foot junior vient d’être projeté en 3D. Pour beaucoup, c’est leur toute première expérience du grand écran.

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Nancy, 6 ans, dévore son pop-corn avec sa mère sur le perron, des traînées de larmes séchées sur ses joues. « Elle a eu peur, confie Mina, sa mère, on a dû sortir un peu avant la fin. Mais on reviendra ! » Sa petite sœur, elle, sautille partout. Il y a aussi des ados hilares qui se prennent en selfie dans le hall d’entrée en attendant la projection de Blade Runner 2049 l’après-midi. Un peu plus loin, Hery est assis sur les marches avec ses deux fillettes. « Je me souviens des vieux cinémas quand j’étais jeune, mais là, ça n’a rien à voir ! » Ses enfants le « tannent depuis une semaine, juste pour venir voir ».
Matériel de projection à la pointe
Dans ce large bâtiment bleu azur, tout est fait pour attirer le regard. Son esthétique d’abord, largement empruntée à l’univers de Hollywood. Qu’il s’agisse des luminaires rutilants à outrance, des écrans animés, des portes battantes de style saloon ou des sièges en velours rouge, le Plaza veut offrir un « standing » à l’américaine ses spectateurs. C’est son fondateur, Andry Raboelina, qui l’a voulu ainsi : « J’avais vu ces chariots de pop-corn à Disneyland, j’ai voulu reproduire la même chose ! »
La capacité de son unique salle ensuite, qui n’a rien à envier aux cinémas occidentaux et peut accueillir 800 personnes. Enfin, un matériel numérique à la pointe avec un écran géant et une sonorisation qui permettent une qualité de projection immersive en 3D.

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Un « standing » qui a un coût et exige de 10 000 ariarys la place (2,50 euros) à 30 000 ariarys selon les séances. Un loisir que seule une petite frange de la population peut s’offrir.
Andry Raboelina est un patron de télé, mais aussi un cinéphile. « Je me souviens des films que j’allais voir avec l’école. Tous les mercredis après-midi dans un petit cinéma. » Il a commencé à diffuser des films dans les années 1990, dans des amphithéâtres. « Le premier, c’était en 1998 : Titanic. Ce fut un engouement terrible ! L’entrée à l’époque était à 5 000 francs. J’ai mis cinq heures à compter l’argent de toutes les entrées », s’amuse-t-il. Lui-même a vu le film de James Cameron plus d’une dizaine de fois depuis.
Propagande russe
Juste après l’indépendance en 1960, le cinéma était très prisé à Madagascar. La Grande Ile comptait une centaine de salles de projection, dont une dizaine dans la capitale. Elles étaient gérées par l’Etat. « Mais sous la présidence de Didier Ratsiraka [1997-2002], l’Etat a cessé de s’occuper de la programmation, explique Laz, réalisateur et directeur des Rencontres internationales du film court de Madagascar. Ils ont préféré acheter des films de propagande russe qui étaient diffusés à la télé. Les gens n’allaient plus voir de films… parce qu’il n’y avait plus de films à voir ! »
Résultat, au début des années 2000, toutes les salles de l’île avaient fermé. Le Plaza est ainsi le premier cinéma aux normes internationales à s’implanter à Madagascar. Pour l’instant, il ouvre le week-end, et a fermé deux semaines pour quelques ajustements techniques. « On apprend encore à gérer le fonctionnement de la machine », admet Andry Raboelina. Le programme, en revanche, est fixé. Les samedis et les mercredis seront dédiés aux scolaires, et des négociations sont en cours pour avoir « les mêmes blockbusters qu’en Europe ».

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On ne connaîtra pas la somme investie pour créer le Plaza, seulement que « les crédits courent sur vingt ans et qu’il va falloir commencer à rembourser ». Le prochain gros coup selon son patron : la diffusion de Cinquante Nuances plus claires, le troisième volet de la saga Cinquante Nuances de Grey, pour la Saint-Valentin. « Ça devrait attirer les foules », conclut-il, goguenard.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Pour les historiens Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, membres du Haut Comité des commémorations nationales, l’Etat doit rappeler les moments lumineux de notre histoire comme les périodes les plus sombres.
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Commémoration de l’écrivain antisémite Maurras : « Commémorer, ce n’est pas célébrer »

Pour les historiens Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory, membres du Haut Comité des commémorations nationales, l’Etat doit rappeler les moments lumineux de notre histoire comme les périodes les plus sombres.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h30
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                            Pascal Ory (Historien) et 
                            Jean-Noël Jeanneney (Historien)








                        



                                


                            

Dimanche 28 janvier, le ministère de la culture a annoncé le retrait de la référence à l’écrivain antisémite Charles Maurras (1868-1952) du Livre des commémorations nationales 2018. La ministre, Françoise Nyssen, a demandé le rappel et la réimpression de ce livre afin de « lever l’ambiguïté » sur « des malentendus qui sont de nature à diviser la société française ».
La proposition faite dans ce recueil, élaboré par le Haut Comité des commémorations nationales, de commémorer, parmi des dizaines d’autres événements, le théoricien du nationalisme intégral, a suscité une vive polémique. Certains, tel Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, y ont vu un hommage scandaleux rendu à un auteur condamné après la seconde guerre mondiale pour son soutien au régime de Vichy.
Tribune. L’émotion qui entoure l’inscription de Charles Maurras dans le Livre des commémorations nationales pour 2018 exige une explication simple et claire. La mission confiée au Haut Comité aux commémorations nationales est de contribuer, au hasard des anniversaires, à une meilleure prise de conscience des épisodes majeurs du passé. Il en propose une liste à la ministre, à qui il revient de les agréer si elle le souhaite.

Françoise Nyssen l’a fait d’abord, en l’occurrence, avant de changer d’avis. Sont concernés les personnalités et les événements dont notre pays peut s’honorer, mais pas eux seulement. Commémorer, ce n’est pas célébrer. C’est se souvenir ensemble d’un moment ou d’un destin. Distinction essentielle : on commémore la Saint-Barthélemy, on ne la célèbre pas. On commémore l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac, on ne le célèbre pas. On commémore la Grande Guerre, on ne la célèbre pas.
Le précédent Céline
La question s’était posée, en 2011, lors du cinquantenaire de la mort de Céline, dont l’apparition dans la liste poussa le ministre...




                        

                        

