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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».
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Sûreté nucléaire en France : « Des signes positifs »

Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        


On avait pris l’habitude, ces dernières années, d’entendre le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, faire état d’un « contexte préoccupant », voire « particulièrement préoccupant ». Il mettait en avant les « enjeux sans précédent » liés à l’éventuelle prolongation de l’exploitation des réacteurs au-delà de quarante ans, ainsi qu’aux travaux post-Fukushima, destinés à mieux armer les centrales françaises contre les catastrophes naturelles.
Le changement de ton n’en est que plus notable. Lundi 29 janvier, à l’occasion de ses vœux à la presse, le patron de l’autorité de contrôle a jugé la situation « moins préoccupante », avec des « signes positifs » montrant « une amélioration ». A ses yeux, plusieurs problèmes majeurs sont, en effet, « derrière nous ».
Excès de carbone
C’est le cas du doute suscité, sur la fiabilité de composants cruciaux, par la découverte d’un excès de carbone dans l’acier de certaines pièces, à commencer par la cuve de l’EPR qu’EDF prévoit de mettre en service fin 2018 ou début 2019 à Flamanville (Manche). Après une longue instruction, l’ASN a finalement donné son feu vert à la construction de cette cuve, sous réserve que son couvercle soit changé au plus tard en 2024. C’est aussi en raison d’une trop forte teneur en carbone dans certains générateurs de vapeur qu’une douzaine de réacteurs avaient été mis à l’arrêt l’hiver dernier. « Cette anomalie est dans son ensemble traitée au plan français », assure aujourd’hui M. Chevet, même si elle est susceptible d’affecter d’autres pays auxquels ont été livrés des composants mal forgés.
C’est aussi le cas des « irrégularités » et des « potentielles falsifications » mises au jour, en 2015 et en 2016, dans le suivi de fabrication de pièces sorties de l’usine de Creusot-Forge (Saône-et-Loire) de Framatome (anciennement Areva). La « revue de fabrication » demandée par l’ASN exige de passer au crible « plus de deux millions de pages » de dossiers techniques. Ce travail a déjà été accompli pour moitié environ et doit être achevé fin 2018. Selon M. Chevet, il « est correctement mené par le site du Creusot, sous la surveillance de Framatome et d’EDF, avec un contrôle final de l’ASN ». Le 25 janvier, celle-ci a du reste autorisé la reprise des fabrications à l’usine de Creusot-Forge.
Restructuration de la filière nucléaire
Autre facteur d’éclaircie, l’achèvement de la restructuration industrielle de la filière nucléaire française. EDF a été recapitalisé à hauteur de quatre milliards d’euros et l’ex-géant Areva, renfloué à hauteur de cinq milliards d’euros, a été scindé en deux entités : Areva NP (qui est devenu une filiale d’EDF et qui a repris son ancien nom de Framatome début janvier), pour la conception des réacteurs et la fourniture de matériel, et New Areva (rebaptisé depuis peu Orano) pour les mines d’uranium et le cycle du combustible. Cette réorganisation est « une étape importante pour les industriels mais aussi pour la sûreté », estime M. Chevet, qui sera toutefois « attentif » à la bonne utilisation de ces nouvelles capacités financières et techniques.

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Si le gendarme de l’atome se félicite d’un horizon plus dégagé, il n’en appelle pas moins les industriels, mobilisés par des chantiers lourds, à « garder une vigilance sur la sûreté d’exploitation au quotidien », en s’interdisant tout écart par rapport à la conduite normale de leurs installations. Est notamment visé EDF, qui « rencontre des problèmes réguliers sur la conformité des matériels ».
Des échéances importantes
D’autant que des échéances importantes se rapprochent. D’abord, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dont l’ASN juge que « le calendrier est tendu ». Plusieurs autorisations sont, en effet, encore requises, lors de l’arrivée du combustible nucléaire sur le site normand, puis lors de son chargement dans le réacteur. Ce qui nécessitera « quelques mois d’instruction une fois que l’ensemble des dossiers sera parvenu ».
Ensuite, l’avis général de l’autorité de contrôle, attendu en 2020 et assorti de prescriptions en 2021, sur la possibilité ou non de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de quarante ans, comme le souhaite EDF. L’ASN devrait aussi se prononcer, en 2019, sur le dossier industriel du projet de stockage géologique des déchets à haute activité et à vie longue dans le sous-sol de Bure (Meuse).

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En toile de fond se profilent les décisions que doit prendre le gouvernement sur le redimensionnement du parc nucléaire hexagonal, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui doit être arrêtée en fin d’année. Se cantonnant dans son rôle de garant de la sûreté, M. Chevet rappelle simplement que, du fait de l’homogénéité des 58 réacteurs français, la découverte d’une anomalie sur l’un d’entre eux pourrait conduire à en arrêter « une dizaine ».
Il faut donc, poursuit-il, « que le système électrique ait des marges pour pouvoir faire face à une telle éventualité ». Une façon de rappeler que, quels que soient les arbitrages qui seront faits, entre nucléaire et renouvelables, pour composer le futur mix électrique français, les choix ne peuvent plus être indéfiniment repoussés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Un arrêté datant de mai 2017 a été annulé du fait d’une « procédure irrégulière », après un recours des parcs français.
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Le Conseil d’Etat annule l’interdiction de la reproduction des dauphins en captivité

Un arrêté datant de mai 2017 a été annulé du fait d’une « procédure irrégulière », après un recours des parcs français.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 18h20
    |

            Audrey Garric








                        



   


Les exploitants de parcs aquatiques viennent de remporter une bataille juridique. Le Conseil d’Etat a annulé, lundi 29 janvier, pour « vice de procédure », l’arrêté interministériel sur les delphinariums, qui leur imposait des normes plus strictes afin de « garantir le bien-être » des cétacés. Il prévoyait notamment l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité. Les trois établissements hexagonaux, le Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes), le Parc Astérix (Oise) et Planète sauvage (Loire-Atlantique), avaient déposé un recours contre le texte, qui signait à terme la fin de leur activité.
La plus haute juridiction administrative a également condamné l’Etat à verser 3 500 euros à Marineland et 1 750 euros aux deux autres parcs. Elle a donc suivi les conclusions rendues à la mi-janvier par son rapporteur public, qui s’était prononcé sur la forme du texte et non sur le fond.
Une « procédure irrégulière »
Dans sa décision, le Conseil d’Etat a conclu que l’arrêté pris le 3 mai 2017 par la ministre de l’environnement d’alors, Ségolène Royal, l’a été « au terme d’une procédure irrégulière ». Il avait été soumis, comme l’impose la loi, à l’avis de deux organismes – le Conseil national de protection de la nature et le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques –, ainsi qu’à une consultation publique. Mais les juges ont estimé que ce texte avait subi par la suite des modifications « dénaturant le projet » qui auraient dû conduire à une nouvelle consultation du public et à une nouvelle question posée aux instances interrogées.
L’arrêté, qui abrogeait une législation datant de 1981, avait fait l’objet de vingt mois de discussions entre le gouvernement, les delphinariums et les ONG lorsqu’il avait été soumis à consultation en février 2017. Il prévoyait la fin de la reproduction des orques – au nombre de quatre dans le Marineland d’Antibes –, mais pas celle de la trentaine de grands dauphins, l’attraction phare des établissements aquatiques. Seul était mentionné « un contrôle étroit de leur reproduction ».
Or, au tout dernier moment, Ségolène Royal avait glissé dans le texte un changement majeur : l’interdiction de la captivité de dauphins et d’orques « à l’exception de ceux actuellement détenus sur le territoire ». Derrière cette formulation alambiquée se dessinaient l’interdiction de la reproduction de ces cétacés, de même que la possibilité d’échanger avec d’autres bassins au niveau européen, conduisant « à terme, selon le Conseil d’Etat, à l’extinction de leur présence au sein de ces établissements ». « Cette modification porte sur une disposition essentielle eu égard à l’importance des grands dauphins dans la fréquentation de ces établissements et, par suite, dans leur contribution à leur équilibre économique », écrivent les juges, qui estiment que « la pérennité de ces établissements est menacée ».
« Activité archaïque »
« Les parcs ne sortiront pas grandis de s’être accrochés à une activité archaïque. Pour le public, il était acquis que la reproduction des cétacés avait pris fin. Les delphinariums veulent juste continuer à faire de l’argent au détriment du bien-être des animaux », se désole Christine Grandjean, la présidente de C’est assez !, une ONG spécialisée dans la lutte pour la fin de la captivité des cétacés. Les associations, à l’origine d’une nouvelle pétition, ont demandé à être reçues par le ministère de la transition écologique, pour qu’« il prenne le même arrêté, en le faisant valider correctement ». Le ministère, qui « prend acte de la décision », indique « réfléchir aux démarches à entreprendre ».
« Nous ne pouvons qu’être satisfaits de l’annulation de ce texte, qui nous est toujours apparu totalement illégal et absurde, se réjouit de son côté Me Emmanuel Piwnica, avocat du Marineland. L’avantage, c’est que l’arrêté est annulé dans sa totalité, y compris les dispositions qui demandaient des travaux sur de longues années alors qu’à la fin, les parcs n’auraient plus rien valu d’un point de vue économique. »
Agrandissement des bassins
Dans ses trente-trois articles, l’arrêté prévoyait de nombreuses autres mesures afin de moderniser des établissements de plus en plus soumis aux critiques. Les parcs devaient, dans un délai de trois ans, augmenter la taille des bassins et ajouter des « enrichissements » (courants, vagues, cascades, etc.) pour éviter « l’ennui et la frustration des animaux », des travaux qui n’avaient pas débuté. La nouvelle réglementation interdisait également les présentations nocturnes, les effets sonores et lumineux et les contacts directs entre le public et les cétacés – que les parcs vont pouvoir réintégrer à leurs spectacles. Enfin, elle bannissait l’usage du chlore pour traiter l’eau. Mais cette disposition avait été suspendue en août 2017 par le Conseil d’Etat, qui avait jugé sa date d’entrée en vigueur trop courte.

        Lire le reportage :
         

          La fronde des delphinariums, menacés de disparition



« On va maintenant voir comment réécrire l’arrêté de 1981 avec les associations et les pouvoirs publics sur des bases scientifiques et non des croyances », assure Pascal Picot, le directeur général de Marineland. Le sort des dauphins est donc entre les mains du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Un organisme de recherche aurait fait inhaler de l’oxyde d’azote à des cobayes pour prouver l’innocuité de ses moteurs.
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Diesel : Volkswagen, Daimler et BMW soupçonnés de tests sur des humains et des singes

Un organisme de recherche aurait fait inhaler de l’oxyde d’azote à des cobayes pour prouver l’innocuité de ses moteurs.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h01
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Empêtrés dans le scandale du « dieselgate », certains constructeurs allemands semblent avoir été prêts à toutes les expériences pour prouver l’innocuité du diesel. Le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans les transports (EUGT), organisme financé par Volkswagen, Daimler et BMW, aurait procédé à une étude scientifique pour mesurer les effets de l’oxyde d’azote (Nox) sur des cobayes humains. En septembre 2015, Volkswagen avait reconnu avoir truqué les moteurs de 11 millions de ses véhicules pour minorer les rejets de Nox lors des tests d’homologations.
Environ 25 jeunes adultes en bonne santé auraient été contraints d’inhaler pendant plusieurs heures du Nox à des doses variées, rapporte lundi 29 janvier la Stuttgarter Zeitung, le quotidien de Stuttgart, la capitale du Bade-Wurtemberg où Daimler a son siège. Les tests étaient effectués dans un institut lié à l’université d’Aix-la-Chapelle. Publiée en 2016, après l’affaire des moteurs truqués de Volkswagen, l’étude n’a pas pu déterminer l’impact des gaz d’échappement sur les cobayes, selon le quotidien.
Daimler s’est dit « consterné » par « la mise en place et l’ampleur de ces tests » et a « condamné fermement » cette étude. La firme de Stuttgart qui produit les Mercedes assure n’avoir aucun lien avec ces recherches mais indique qu’elle va tout de même diligenter une enquête.
« Aussi immonde qu’absurde »
Ces révélations interviennent quelques jours après celles du New-York Times. Sur la base de documents issus de la procédure judiciaire visant Volkswagen aux Etats-Unis, le quotidien américain affirme que l’EUFT a également réalisé ses expérimentations sur des singes. Dix primates enfermés dans une pièce devant des dessins animés ont dû respirer les gazs d’échappement d’une Beetle, la successeuse de la légendaire Coccinelle. Cette fois, l’expérimentation a été menée dans un laboratoire d’Albuquerque, aux Etats-Unis, en 2014. Deux ans plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé avait classé le diesel comme cancérogène.
Le constructeur allemand a présenté ses excuses jugeant cette « méthode scientifique inappropriée ». Stephan Weil, le ministre-président de la Basse-Saxe, actionnaire majoritaire de Volkswagen, l’a jugée « aussi immonde qu’absurde ».

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Ces nouveaux éléments devraient intéresser les juges du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris chargés de l’information judiciaire pour « tromperie aggravée » qui vise Volkswagen. Entendu comme témoin assisté en mars 2017, le groupe allemand « conteste bien évidemment que les véhicules qu’elle a commercialisés aient pu, par leur utilisation, présenter un quelconque danger pour la santé de l’homme ou de l’animal, ainsi qu’il est prétendu dans la convocation qui nous a été adressée », selon le procès-verbal d’audition que Le Monde a pu consulter.
Une étude publiée en mai 2017 dans la revue Nature évaluait à 38 000 le nombre de morts prématurées causées à l’échelle de la planète en 2015 par les excès d’oxyde d’azote du « dieselgate ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les autorités sanitaires n’ont pas identifié l’origine de cette épidémie, la plus grave jamais enregistrée de cette maladie bactérienne.
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La listériose cause des dizaines de morts en Afrique du Sud

Les autorités sanitaires n’ont pas identifié l’origine de cette épidémie, la plus grave jamais enregistrée de cette maladie bactérienne.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h18
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



   


Déjà 820 cas depuis janvier 2017, 82 morts au total : une épidémie de listériose fait des ravages en Afrique du Sud. Et d’après le bilan rendu public vendredi 25 janvier par les autorités sanitaires du pays, la contagion – la plus importante jamais enregistrée à l’échelle mondiale – ne montre aucun signe d’essoufflement. La source de la contamination n’a toujours pas été formellement identifiée.
Depuis que l’épidémie a été officiellement déclarée, le 5 décembre 2017, le nombre de décès a doublé. A mesure que les informations sur les patients concernés vont remonter, le bilan pourrait encore s’alourdir. Dans son dernier rapport sur la situation, l’Institut sud-africain de santé publique précise que les données finales sont disponibles pour seulement 29 % des cas (soit 238 sur 820), dont 34 % d’entre eux, soit 82 patients, sont décédés.

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La listériose se transmet le plus souvent par l’intermédiaire d’aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes. Celle-ci peut se retrouver dans les sols, l’eau, la végétation et certaines selles animales. Principalement présente dans les produits laitiers non pasteurisés et dans certains aliments prêts à consommer, elle est capable de se développer même réfrigérée.
Septicémies
Dans la plupart des cas, la maladie provoque des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe (fièvre, vomissements) et peut se traiter avec des antibiotiques. Mais pour les sujets à risque, comme les nouveau-nés, les femmes enceintes, les personnes âgées, et les patients dont le système immunitaire est affaibli des suites d’un cancer ou du sida par exemple, elle peut être fatale.
« La listériose se caractérise par un taux de mortalité relativement haut, entre 20 % et 25 %, en comparaison aux autres pathogènes d’origine alimentaire comme la salmonelle. Dans la forme la plus agressive de la maladie, la bactérie se propage au-delà de l’intestin et infecte d’autres parties du corps », affirme le docteur Lucia Anelich, une spécialiste en microbiologie et en sécurité alimentaire basée à Pretoria. Les complications peuvent engendrer des méningites et des septicémies. Les femmes enceintes, qui ont vingt fois plus de risques d’être infectées, peuvent en outre transmettre la maladie à leur enfant, ce qui peut engendrer des bébés mort-nés ou des septicémies à l’accouchement.

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le 12 janvier que cette épidémie est la plus importante jamais recensée. « Des éclosions de listériose se produisent dans le monde entier. Mais parmi celles qui sont documentées, les chiffres sont généralement plus bas, bien plus bas que l’épidémie actuelle que connaît notre pays », estime le docteur Anelich. Le dernier épisode significatif remonte à 2011, aux Etats-Unis. La bactérie avait contaminé des cantaloups – une variété de melons – d’une ferme du Colorado, causant 33 morts.
Cette fois, c’est la province du Gauteng, qui englobe les métropoles de Johannesburg et Pretoria, le cœur économique et politique de l’Afrique du Sud, qui est la plus touchée. Toutes les catégories socio-économiques sont concernées, cependant plus de 40 % des cas sont des nourrissons.
Quel aliment responsable ?
Jusqu’à présent, les autorités sanitaires n’ont pas pu mettre la main sur l’aliment responsable. Le délai d’incubation peut prendre huit semaines, ce qui complique la recherche car les patients se souviennent plus difficilement de ce qu’ils ont mangé. « Plus de 85 % des listerias retrouvées chez les patients concernés viennent de la même souche (la ST6), détaille l’Institut de santé publique. Cela conforte l’hypothèse actuelle selon laquelle une seule source de contamination alimentaire est à l’origine de l’épidémie. Il doit s’agir d’un produit alimentaire largement consommé dans tout le pays, ou de plusieurs produits différents issus d’un même site de production. »

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Les inspections se concentrent sur les aliments prêts à manger, comme les saucisses, les viandes froides prédécoupées, le poulet fumé, les pâtés, qui ne sont pas réchauffés avant consommation. Des produits populaires en Afrique du Sud, et consommés par toutes les couches sociales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La Commission organise un sommet exceptionnel mardi 30 janvier avec neuf pays qu’elle menace de poursuites judiciaires pour non-respect des normes européennes.
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Pollution de l’air : la France et les Etats cancres convoqués à Bruxelles

La Commission organise un sommet exceptionnel mardi 30 janvier avec neuf pays qu’elle menace de poursuites judiciaires pour non-respect des normes européennes.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h06
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

La Commission européenne le jure : cette fois, c’est le dernier avertissement. Le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, a convoqué les Etats cancres de la lutte contre la pollution de l’air lors d’un sommet organisé mardi 30 janvier à Bruxelles. Une première.
Neuf pays sont sous le coup de procédures d’infraction pour non-respect des normes de qualité de l’air : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne, la Hongrie, la Roumanie, la République tchèque et la Slovaquie. Et s’ils ne profitent pas de cette réunion de la dernière chance pour présenter des plans d’actions efficaces et immédiats, la Commission menace de les renvoyer devant la Cour de justice de l’Union européenne (UE).
« Nous sommes à la fin d’une longue – trop longue, diront certains – période d’offre d’aide, de conseils et d’avertissements », reconnaît Karmenu Vella. Le commissaire maltais a écrit à chacun des Etats pour leur demander quand ils comptaient enfin se mettre en conformité avec la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air. Dix ans que les mauvais élèves de l’UE font l’objet de rappels à l’ordre réguliers pour des dépassements répétés des valeurs limites d’exposition aux particules fines PM10 (inférieures à 10 micromètres) et au dioxyde d’azote (NO2). Ils valent aujourd’hui à la France d’être visée par deux procédures dites « précontentieuses ».
La première mise en demeure adressée au gouvernement français par la Commission remonte à 2009. D’autres ont suivi en 2010, 2011, 2013 et 2015. L’ultime avertissement – qui concernait également l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne – date du 15 février 2017. Il s’agissait déjà du « dernier avertissement ».
A chaque fois, Bruxelles martèle les mêmes griefs : « La Commission considère que la France n’a pas pris les mesures qui auraient dû être mises en place depuis 2005 [pour les PM10, et 2010 pour les NO2] pour protéger la santé des citoyens,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore, et pour les autorités des questions sur l’urbanisme francilien.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Crues : la Seine a lentement atteint son pic à Paris

La décrue s’annonce lente avec pour les riverains des conséquences pendant plusieurs jours encore, et pour les autorités des questions sur l’urbanisme francilien.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h04
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h55
   





                        



   


La Seine a atteint à Paris son pic de crue lundi 29 janvier, culminant à 5,84 m, soit moins qu’en juin 2016 (6,10 m), selon l’organisme de surveillance Vigicrues. Ce niveau le plus élevé, mesuré à la station de référence du pont d’Austerlitz à Paris, est resté inchangé de dimanche 23 h 21 à lundi 3 h 51.

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« C’est une crue très lente, donc on ne peut pas parler de pic. On préfère dire que le plateau a atteint son maximum. Il va perdurer toute la journée de lundi avant d’amorcer une descente mardi », a détaillé à l’Agence France-Presse une porte-parole de l’organisme de surveillance Vigicrues, Rachel Puechberty.
Le pire est donc évité cette fois-ci, à savoir le scénario catastrophe d’une crue historique comme celle de 1910, où la Seine avait atteint 8,62 m. Mais les interrogations demeurent sur les dégâts potentiels pour la région parisienne.
« Il faudra un retour d’expérience », a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet de Paris Michel Delpuech, qui veut voir « quand et comment les autorisations d’urbanisme ont été données ». « On sait que ces phénomènes vont se reproduire » et « il faut vraiment que, dans une logique de prévention, on évite ce type d’aménagement du territoire », a-t-il souligné.
Une attention particulière portée sur le secteur d’Elbeuf
Dimanche, les péniches restaient immobiles le long des quais parisiens, pour beaucoup submergés, les lampadaires baignant dans une eau marronnasse près de laquelle s’aventuraient quelques pêcheurs. Côté transports, sept gares parisiennes du RER C, en bordure de Seine, resteront fermées au moins jusqu’au 5 février.

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En amont de Paris, le niveau de la Marne était encore en légère hausse dimanche après-midi, a souligné Vigicrues. L’onde de crue issue de l’Yonne poursuit sa progression sur la Seine et a dépassé la confluence avec le Loing, près de Fontainebleau.
En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine, prévoit Vigicrues, à des niveaux supérieurs à ceux de 2016 en raison de l’apport supplémentaire de l’Oise. Une attention particulière sera portée sur le secteur d’Elbeuf, près de Rouen, avec les marées hautes prévues lundi.
Sur l’île de Migneaux à Poissy (Yvelines), « tout le monde circule en barque », témoignait Serge Matikhine, le président du syndicat des propriétaires de l’île. « L’humeur est encore bonne, on a une certaine habitude : en vingt ans, on en est à notre huitième ou neuvième crue ». De l’autre côté de la Seine, à Carrières-sous-Poissy, 1 400 véhicules stationnés dans des parkings souterrains ont été déplacés dans des rues adjacentes, selon le maire de cette commune.
Des conséquences sur plusieurs jours

   


« Il n’y aura pas tout de suite de franche décrue, les niveaux vont rester élevés quelques jours », a précisé à l’AFP Mme Puechberty, de Vigicrues. Avec l’arrivée prochaine d’une onde de crue venant de la Marne, et des averses attendues en milieu de semaine, « il faudra attendre plus d’une semaine pour attendre des niveaux classiques pour la saison », a-t-elle ajouté.
Au total, 1 500 personnes ont dû quitter leur logement en Ile-de-France, a signalé dimanche la préfecture de police. 1 500 foyers restaient aussi privés d’électricité, « essentiellement dans l’est » de la région parisienne, selon Enedis, le gestionnaire du réseau.
Les crues qui touchent diverses régions françaises résultent de fortes précipitations sur des sols gorgés d’eau. Les mois de décembre et janvier sont les plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo-France.
Météo-France laissait encore dimanche soir 10 départements « en vigilance orange en raison des crues sur les bassins de la Seine, de la Saône et de leurs affluents ». Sur la Saône, l’onde de crue se propageait dimanche entre Chalon-sur-Saône et Tournus, avec un niveau maximum qui a été atteint dans la journée de dimanche.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Franck Bancel, professeur à ESCP-Europe, et Henri Philippe, consultant, plaident dans une tribune au « Monde » pour indexer la rémunération des dirigeants sur les performances sociales et environnementales des entreprises.
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« Les incitations financières sont plus efficaces que l’évolution du cadre juridique »

Franck Bancel, professeur à ESCP-Europe, et Henri Philippe, consultant, plaident dans une tribune au « Monde » pour indexer la rémunération des dirigeants sur les performances sociales et environnementales des entreprises.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h00
    |

Franck Bancel (Professeur à ESCP-Europe) et Henri Philippe (Associé au cabinet de conseil Accuracy)







                        



                                


                            

Tribune. A la surprise générale, le directeur général de BlackRock, un des plus grands fonds d’investissement du monde, a invité le 12 janvier les dirigeants des entreprises dont il est actionnaire à repenser leur stratégie en réduisant les dividendes et en recherchant la croissance de long terme. Il précisait notamment que les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance fournissent des informations essentielles sur l’efficacité de la gestion et ainsi, sur les perspectives à long terme de l’entreprise.
En France, ce débat sur la nécessité pour les entreprises de contribuer aux enjeux sociétaux de long terme s’est focalisé sur la réforme du cadre juridique. Le ministre de la transition écologique s’est ainsi déclaré favorable, le 11 décembre 2017, à « faire évoluer l’objet social de l’entreprise, qui ne peut plus être le simple profit, sans considération aucune pour les femmes et les hommes qui y travaillent, sans regard sur les dégâts environnementaux ».

Ces différentes interventions font écho aux travaux de recherche publiés depuis plus de deux décennies en finance. La littérature académique montre sans ambiguïté que l’attention des entreprises cotées en Bourse et des marchés financiers se porte principalement sur les résultats à court terme (c’est la fameuse « myopie » des marchés financiers) : ceux-ci ne peuvent être inférieurs aux attentes des analystes financiers sous peine de voir le cours de Bourse négativement affecté.
Sur la base de « vrais » indicateurs de long terme
Dès lors, les investissements qui n’auront un effet que dans un temps long (R&D, réduction des émissions de CO2, etc.) ne sont pas prioritaires dans la gestion de l’entreprise. Comment faire alors en sorte que les entreprises contribuent positivement aux grands enjeux sociétaux auxquels nous sommes confrontés ?
En France, comme souvent, la tentation est forte de faire évoluer le cadre juridique. La littérature académique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Un pic de crue est attendu dans la nuit de dimanche. Douze départements sont toujours placés en vigilance orange.
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Crues : le RER C dans Paris restera fermé jusqu’au 5 février au minimum

Un pic de crue est attendu dans la nuit de dimanche. Douze départements sont toujours placés en vigilance orange.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 09h48
   





                        



   


A Paris, la Seine continuait sa lente montée jusqu’à un pic de crue prévu dans la nuit de dimanche 28 janvier, tandis que la situation s’améliorait en amont de la capitale, selon Vigicrues.
L’organisme de surveillance a affiné sa prévision samedi : environ 5,95 mètres d’eau sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi, soit moins que la crue de juin 2016 (6,10 mètres). A la station du pont d’Austerlitz, dimanche à 5 heures, la Seine était à 5,78 m, soit 14 cm de hausse en vingt-quatre heures.
« La montée est un petit peu plus lente que prévu, donc le maximum attendu est décalé dans la soirée de dimanche à lundi », a déclaré une porte-parole de Vigicrues, Rachel Puechberty. Douze départements étaient toujours en vigilance orange inondation.
Le mois de janvier le plus humide en un siècle
A l’origine de ce phénomène de crue, qui touche diverses régions en France, des pluies importantes sur des sols gorgés d’eau. Le cumul pluviométrique du 1er décembre au 21 janvier atteint souvent le double de la normale, comme à Paris, note Météo France.
« Les perturbations ayant touché le pays depuis la mi-janvier (...) ont généré des crues importantes sur de nombreux cours d’eau du nord et de l’est du pays, encore entretenues par les pluies tombées jeudi sur la Bourgogne et la Champagne. Les niveaux de débordement dommageables sont atteints sur plusieurs d’entre eux dans les bassins de la Seine et de la Saône », explique Vigicrues.
Côté transports, le trafic est interrompu sur la ligne C du RER et sept gares resteront fermées jusqu’à la fin de la crue : Saint-Michel–Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Pont-de-l’Alma, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy, Boulainvilliers. La SNCF a fait savoir dimanche que les stations ne rouvriraient probablement pas avant le 5 février « au minimum ».
Interdits de navigation, les bateaux-mouches restent à quai et seuls les pompiers circulent. Les voies sur berge, inondées, sont interdites à la circulation piétonne. Deux personnes à bord d’un canoë gonflable ont été verbalisées samedi matin près de la gare d’Austerlitz. La préfecture a rappelé à cette occasion qu’il était « interdit et surtout extrêmement dangereux de faire du canoë ou de se baigner dans la Seine, dont le débit est actuellement de 1 600 mètres cubes par seconde ».

Suivi quotidien par la @prefpolice des #crues en Ile de France. Consultez notre communiqué https://t.co/ZSVO6838Ec— prefpolice (@Préfecture de police)


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Décrue lente, surveillance des nappes phréatiques
« En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine », a ajouté Vigicrues. Colombe Brossel, adjointe à la sécurité de la mairie de Paris, soulignait « une très grande vigilance sur la situation des nappes phréatiques ».
« Les sols sont gorgés d’eau, donc c’est un facteur de vulnérabilité s’il devait encore y avoir de fortes précipitations plus tard dans l’hiver », a prévenu Hervé Vanlaer, directeur général adjoint à la prévention des risques au ministère de la transition écologique.
Selon la préfecture de police, mille personnes ont été évacuées en Ile-de-France samedi. Un peu moins de 1 500 foyers sur 6,2 millions sont privés d’électricité, selon Enedis, qui a installé quelques dizaines de groupes électrogènes.
« Si l’on parle de revenir complètement à la normale, cela se comptera en semaines », a estimé le directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France, Jérôme Goellner. Même si cette crue 2018 a été importante, on a évité la catastrophe d’une crue historique comme celle de 1910, où la Seine avait atteint 8,62 m.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
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Trump prêt à signer une nouvelle version de l’accord de Paris sur le climat

Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».



Le Monde
 |    28.01.2018 à 04h01
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h36
   





                        


Le président américain, Donald Trump, serait prêt à signer l’accord de Paris sur le climat, mais seulement s’il comprend des modifications importantes, selon des extraits d’une interview qui sera diffusée dimanche 28 janvier par la chaîne de télévision britannique ITV.
Donald Trump avait annoncé en juin 2017 que les Etats-Unis se retiraient de l’accord de Paris, le qualifiant de « mauvais accord » pour l’économie américaine, une décision désapprouvée internationalement. Bien qu’il reste ferme dans ses critiques contre l’accord historique signé par son prédécesseur Barack Obama, M. Trump s’est dit prêt à signer un accord remanié.

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« L’accord de Paris serait pour nous un désastre », a-t-il dit. « S’ils faisaient un bon accord… il y a toujours une chance que nous revenions », a-t-il ajouté, qualifiant l’accord actuel d’« injuste » pour les Etats-Unis.
« Il faudrait qu’il soit totalement différent »
Ce traité historique a été signé à Paris par 197 nations, en 2015, après d’intenses négociations. Des engagements volontaires de réduction des émissions de carbone avaient alors été pris.

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« Si quelqu’un disait “revenez dans l’accord de Paris”, il faudrait qu’il soit totalement différent car nous avions un accord affreux », dit M. Trump, selon des extraits de l’interview. « Pourrais-je y retourner ? Ouais, j’y retournerais… J’adorerais cela. »
Donald Trump, qui a déjà laissé la porte entrouverte à un retour dans l’accord de Paris en cas de renégociations — sur lesquelles il est cependant toujours resté évasif —, avait déjà déclaré au début de janvier que les Etats-Unis pourraient « en théorie y revenir ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Si le nombre d’hectares certifiés en bio ou cultivés en biodynamie progresse, l’usage d’entrants reste important et génère des tensions.
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Dans le Bordelais, le traitement chimique des vignes suscite la polémique


                      Si le nombre d’hectares certifiés en bio ou cultivés en biodynamie progresse, l’usage d’entrants reste important et génère des tensions.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 12h15
    |

            Rémi Barroux








                              

                        
Le Bordelais continue de faire face aux accusations d’usage excessif d’intrants chimiques dans ses vignes. Les déclarations de bonne volonté sur l’abandon des pesticides n’y font pas grand-chose : l’image de vignoble, plus soucieux de rendement que d’environnement, lui colle à la peau. Dernier épisode, l’ancien président du ­Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bernard ­Farges, a été mis en cause conjointement par Alerte aux toxiques ! et le Collectif Info Médoc pesticides.
Dans un communiqué publié le 19 janvier, ces deux associations avancent que l’un de ses vins, le Château de l’Enclos (cru 2014), recèle seize molécules de pesticides, dont quatre « CMR » (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques), les plus dangereuses. « On a du mal à croire que c’est le même qui fait des déclarations tonitruantes sur la “sortie des pesticides à ­Bordeaux” », écrivent les responsables des deux associations, Valérie Murat et ­Marie-Lys Bibeyran, ciblant l’usage du label Terra Vitis, apposé sur la bouteille.
Le jour même, Bernard Farges répondait dans une lettre ouverte : « Je ne suis ni plus mauvais ni meilleur que la plupart des vignerons de notre région. Je suis même représentatif des profonds changements en cours. J’ai fortement diminué l’utilisation de pesticides depuis 2016 et j’ai également limité le recours aux CMR à chaque fois que c’était possible. » Et le vigneron de préciser que cette cuvée 2014 a été réalisée antérieurement aux engagements pris et que le mouvement « prend du temps ». Bien trop pour Marie-Lys ­Bibeyran, dont le frère, Denis, est mort à 47 ans d’un cancer des voies biliaires, le 12 octobre 2009, après avoir travaillé une vingtaine d’années dans les vignes.
Des grands crus contaminés
La bataille continue, donc. Quand la revue Que choisir publie, le 26 décembre 2017, les résultats d’une enquête sur les résidus de pesticides analysés dans trente-huit grands crus de bordeaux, montrant...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Professeur de droit animalier à Harvard, il travaille sans relâche, depuis près de quarante ans, à défendre la cause des primates. Son combat a permis au chimpanzé Cecilia d’obtenir le statut de personne juridique non humaine.
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Steven Wise, l’avocat des grands singes

Professeur de droit animalier à Harvard, il travaille sans relâche, depuis près de quarante ans, à défendre la cause des primates. Son combat a permis au chimpanzé Cecilia d’obtenir le statut de personne juridique non humaine.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 12h00
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Que pense Steven Wise de la victoire obtenue par l’avocat de Cecilia, en novembre 2016, au tribunal argentin de Mendoza ? « Nous en avons été ravis », répond-il. N’est-il pas déçu, tout de même, de n’être pas parvenu au même résultat pour ses propres clients, Hercule et Leo ? « Nous savons très bien que les cas où triomphent la liberté, l’égalité et la justice restent exceptionnels. » L’homme de loi est pugnace, et convaincu que le temps jouera en sa faveur.
Cecilia ne s’est pas rendue au tribunal, pas plus qu’Hercule et Leo. Tous trois sont des chimpanzés, et Steven Wise est leur meilleur avocat. Professeur de droit animalier à Harvard et dans d’autres universités américaines, il se bat sans relâche, depuis près de quarante ans, pour défendre leur cause. Si Cecilia est devenue en 2016 le premier animal du monde à se voir accorder le statut de personne juridique non humaine, si elle a quitté en avril 2017 le zoo où elle vivait enfermée pour rejoindre la réserve naturelle brésilienne de Sorocaba, elle le doit, bien sûr, à la juge de Mendoza qui a eu l’audace de franchir ce pas. Mais celui qui a ouvert le chemin, c’est Steven Wise. Cette décision consacre en effet la thèse défendue méthodiquement par son association, Nonhuman Rights Project (NRP), fondée sur les droits inhérents à l’habeas corpus. Soit le droit de ne pas être emprisonné sans jugement, jusqu’à présent réservé aux humains.
Droit à l’intégrité physique
Lorsqu’un ami lui suggère, à la fin des années 1970, de lire Animal Liberation, publié quelques années plus tôt par le philosophe australienPeter Singer,Wise exerce en pratique générale depuis trois ans. Pour le jeune avocat, qui opte sur-le-champ pour le végétarisme, c’est une révélation. « J’étais devenu avocat parce que je m’intéressais à la justice sociale. J’ai lu ce livre, j’ai compris qu’un nombre stupéfiant d’animaux non humains étaient traités de manière terrible et injuste, et qu’aucun...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux, le sujet diffuse lentement vers le grand public, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, rédacteur au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
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Comment le végétarisme s’installe dans la culture populaire

Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux, le sujet diffuse lentement vers le grand public, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, rédacteur au « Monde ».



Le Monde
 |    27.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h17
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. Cesserons-nous un jour de manger la chair des animaux ? Chaque jour le végétarisme semble prendre un peu plus de place sur la scène médiatique. Pas une semaine ne passe sans que l’opinion française soit confrontée à ces mots, qui étaient encore absents ou presque du débat public voilà seulement une décennie : cause animale, antispécisme, véganisme (mode de vie excluant toute forme d’exploitation des animaux)…
Tout cela nous semble très récent, mais peut-être n’y a-t-il là que la remobilisation d’une vieille rengaine, dont on peut d’ailleurs faire remonter l’origine très loin, jusqu’à Plutarque (Ier siècle) ou Pythagore (VIe siècle avant J.-C.), qui, en leur temps, interrogeaient déjà le principe même de la consommation de viande.

En bref, il pourrait n’y avoir là que de veilles lubies, de celles qui surgissent de temps à autre, qui émergent brièvement dans la conversation publique avant de disparaître sans avoir rien changé au réel. Dans quelques années, toutes ces histoires seront peut-être oubliées, et l’on mangera avec le même appétit une belle côte de bœuf saignante, une joue de cochon a la plancha ou un foie de veau à la bordelaise.
Un thème récurrent
Peut-être, mais peut-être pas. Il suffit pour en douter de voir comment, depuis quelque temps, la question animale s’installe discrètement dans la culture populaire. Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux non humains, le sujet diffuse lentement vers le grand public. Et il y a sans doute là une nouveauté. Les exemples récents ne manquent pas. Ferdinand, le film d’animation des studios Blue Sky, réalisé par Carlos Saldanha et sorti en France fin décembre, en est une illustration. L’histoire, assez convenue, est celle d’un taureau paisible et bienveillant, destiné à combattre dans l’arène. Rien de neuf ? L’aversion pour la corrida est indéniablement un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Un groupe de babouins ayant quitté son enclos vendredi avait provoqué la fermeture temporaire du parc zoologique.
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Le zoo de Vincennes rouvre ses portes

Un groupe de babouins ayant quitté son enclos vendredi avait provoqué la fermeture temporaire du parc zoologique.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h45
   





                        



   


Les visiteurs du zoo de Vincennes pourront de nouveau accéder au site dès midi samedi 27 janvier, tous les babouins s’étant échappé la veille de leur enclos ayant été retrouvés.
« Les trois individus qui manquaient à l’appel, deux femelles et un petit, ont été récupérés dans le milieu de la nuit, à 4 h 15 », précise dans un communiqué une porte-parole du Muséum national d’histoire naturelle.
140 personnes mobilisées

   


Vendredi, le zoo avait annoncé qu’un groupe de primates avait quitté son enclos, sans cependant rejoindre les zones destinées aux visiteurs. L’incident avait été signalé en fin de matinée par un soigneur, qui avait repéré un babouin dans un couloir de service réservé au personnel.
Une soixantaine de pompiers, une vingtaine de policiers et tout le personnel avaient été mobilisés afin d’évacuer le zoo et de faire revenir les animaux dans leur enclos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h08
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La scène eût été impensable voici encore quelques semaines. Elle se déroule dans le petit local de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), à quelques mètres de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ce vendredi 26 janvier, en milieu de journée, la préfète Nicole Klein trinque, un verre de jus de pomme du cru à la main, avec l’agriculteur Sylvain Fresneau, opposant historique. Le gobelet, siglé en rouge « Aéroport non ! », lui est même offert.
Le tout se passe sous les yeux du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, délégué de Paris pour l’occasion. C’est dire l’importance du moment pour le gouvernement qui, le 17 janvier, annonçait sa volonté d’abandonner le projet de construire, ici, le nouvel aéroport nantais. Un ultimatum accompagnait cette décision, historique au regard de ce dossier vieux de plusieurs dizaines d’années : dans les jours suivants, il fallait débarrasser la route départementale 281 de nombreuses chicanes et de barricades en tout genre, érigées depuis cinq ans par les opposants.

Vendredi matin, c’était chose faite. « La route est dégagée, cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup de monde. Je sais que cela n’a pas été facile ; jusqu’à hier je me demandais si cela serait achevé, mais ils l’ont fait. C’est une étape fondamentale », a indiqué Nicole Klein au cours d’un échange avec la presse devant la mairie du petit bourg.
Quelques coups de gueule
Pour ce grand nettoyage, plusieurs centaines de personnes étaient venues prêter main-forte aux agriculteurs de Copain 44, le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées du projet d’aéroport, et il fallut quelques coups de gueule pour faire comprendre à certains occupants qu’ils devaient quitter leurs cabanes. La plus emblématique, « Lama fâché », devrait être remontée au même endroit, mais de l’autre côté des taillis qui bordent la route.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Vigicrues a abaissé samedi en vigilance « jaune » plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien en amont de la capitale.
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Le pic de crue de la Seine, attendu dans la nuit de dimanche, devrait être moins élevé qu’attendu

Vigicrues a abaissé samedi en vigilance « jaune » plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien en amont de la capitale.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 05h23
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 08h55
   





                        



   


Le pic de crue de la Seine, attendu ce week-end à Paris, devrait être moins élevé qu’attendu. A la station du pont d’Austerlitz, à la mi-journée, la Seine était à 5,70 m, contre 5,62 m vendredi vers 17 heures. Sept gares parisiennes du RER C, en bordure du fleuve, restaient fermées samedi.
Vigicrues a affiné sa prévision dans l’après-midi : environ 5,95 m, dans la nuit de dimanche à lundi, soit moins que la crue de juin 2016 (6,10 m) et très loin de la crue historique de 1910 (8,62 m).
A la station du pont d’Austerlitz, samedi après 16 heures, la Seine était à 5,73 m. L’eau marron clair atteignait samedi les cuisses du Zouave du pont de l’Alma. Non loin, les bateaux-mouches, interdits de navigation, restaient à quai, et seuls les sapeurs-pompiers circulaient. Des voies sur berges immergées, n’émergeaient que des rangées d’arbres, quelques panneaux et des poubelles flottant à la surface de l’eau.
« La montée est un petit peu plus lente que prévu (…) Pour monter comme pour redescendre, maintenant ça va être très lent », a déclaré une porte-parole de Vigicrues, Rachel Puechberty. D’après elle, le niveau le plus haut pour la Seine devrait persister « une douzaine d’heures » à Paris dimanche et lundi, avant le début une lente décrue.

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En amont de la capitale, la situation s’améliorait petit à petit. L’organisme de surveillance a abaissé en vigilance « jaune », contre « orange » auparavant, plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien : Seine amont (département de l’Aube), Yonne aval (Yonne et Seine-et-Marne) et Armançon (Aube, Côte-d’Or et Yonne). « En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine », a ajouté l’organisme de surveillance.

« Franche accalmie »
Les inquiétudes liées à un nouveau front pluvieux semblent être écartées : « Après évacuation des dernières pluies dans le Sud-Est, une franche accalmie au niveau des précipitations est attendue sur l’Hexagone. Celle-ci devrait durer plusieurs jours. » 
A l’origine de ce phénomène de crues, qui touche diverses régions de la France, des pluies importantes sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo France. Douze départements sont toujours en vigilance orange inondations.

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Le Bureau de recherches géologiques (BRGM) surveille de son côté la situation de nappes phréatiques proches de leur maximum, qui, près de la Marne, l’Yonne et à l’aval de Paris, pourraient localement encore ralentir les décrues, si les eaux souterraines devaient rejoindre la surface.
Les musées du Louvre et d’Orsay ont pris leurs précautions et les ministères se préparent à un repli éventuel sur des sites de secours. Les Voies navigables de France ont interdit la navigation, notamment sur toute la Seine amont, Paris inclus.
Sept gares du RER C toujours fermées
En tout, 1 000 personnes ont été évacuées en Ile-de-France, a annoncé la préfecture de police samedi. Et un peu moins de 1 500 foyers sur 6,2 millions sont privés d’électricité, selon Enedis, gestionnaire du réseau.
En Seine-et-Marne, douze communes étaient touchées par des restrictions d’usage d’eau potable. Dans les Yvelines, le centre hospitalier de Meulan-Les Mureaux, où étaient soignés 86 patients, a été évacué vendredi soir.
Côté transports, sept gares parisiennes du RER C, en bordure du fleuve, restaient fermées jusqu’à nouvel ordre. Ni les gares ni les voies ne sont inondées mais les travaux de sécurisation ne permettent pas aux trains de circuler.

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Les prévisions sont moins pluvieuses pour la semaine à venir.
Une cellule d’urgence pour les entreprises frappées par les inondations a été mise en place par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi d’Ile-de-France, que l’on peut contacter à l’adresse e-mail idf.continuite-eco@direccte.gouv.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La Seine devrait atteindre entre 5,80 mètres et 6 mètres au cours du week-end des 27 et 28 janvier. Six cent soixante-six personnes ont été évacuées en Ile-de-France.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.
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La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre

Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h24
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


De nombreuses communes françaises font face, depuis le début de l’année, à des crues et des inondations importantes et prématurées. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations incombent aux communes et aux intercommunalités, en vertu d’un transfert de compétence entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour financer cette nouvelle compétence, les communes ont été autorisées à lever une nouvelle taxe, la taxe gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi). Mais la mise en œuvre de cette « taxe inondation » n’est pas sans poser certains problèmes.

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En quoi consiste la « taxe inondation » ?
Ce transfert de compétence a été voté en 2014, lors du quinquiennat de François Hollande. Jusqu’en 2018, la prévention des inondations était une compétence partagée entre les régions, les départements, les communes et l’Etat. Si tous ont la possibilité de continuer d’apporter des financements, c’est bien aux intercommunalités que la loi attribue cette compétence à titre exclusif et obligatoire. La taxe ne peut excéder 40 euros par personne et par an et les recettes générées doivent obligatoirement être affectées au financement d’actions liées à cette nouvelle compétence.
Il leur faut donc trouver de quoi financer ce qu’elles ne faisaient pas déjà dans l’aménagement des bassins versants, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des zones humides, ou encore les aménagements hydrauliques et leur entretien.

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Combien de communes l’ont adoptée ?
Selon Apolline Prêtre, de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère les intercommunalités, entre cent cinquante et deux cents intercommunalités situées sur des territoires particulièrement exposés s’étaient déjà saisie de cette compétence avant 2018, mais seules dix à quinze d’entre elles levaient la taxe.
Les communautés de communes ont jusqu’au 15 février pour voter cette nouvelle taxe pour 2018, mais, là encore, seule une minorité a décidé de l’adopter. Selon l’AdCF, seules soixante-dix à quatre-vingts des 1 266 des intercommunalités l’ont mise en place pour l’instant.
Mme Prêtre souligne également que les prélèvements institués sont souvent « très en deçà du plafond fixé » et parfois compensés par une baisse des autres impôts locaux. A Forbach (Moselle), par exemple, elle s’élève à 4,90 euros. Au maximum, dans le bassin dunkerquois, le prélèvement peut monter jusqu’à 17 euros.
Mais d’après Nicolas Portier, délégué général de l‘AdCF, ce début d’année est une « phase intermédiaire ». « Tout le monde fait des diagnostics pour évaluer combien cette nouvelle compétence va coûter, ce que personne ne sait encore. Les intercommunalités ne la mettent pas en place pour l’instant mais se réservent la possibilité de le faire plus tard. »
Quelles sont les critiques des élus locaux ?
Le gouvernement insiste sur le « renforcement de la solidarité territoriale ». André Flajolet, de l’Association des maires de France (AMF), fustige, lui, un éclatement de la gestion d’un risque qui « devrait relever de la solidarité nationale ». D’autant que la compétence dévolue aux intercommunalités ne les oblige pas à établir des plans de prévention sur l’ensemble d’un bassin fluvial.
« Cette gestion segmentée est », selon lui, « une erreur monumentale », qui pourrait créer des inégalités et inciter les territoires en amont des cours d’eau à prendre des mesures pour leur intercommunalité, quitte à repousser les risques d’inondation en aval.
« Un niveau de responsabilité anxiogène »
La principale inquiétude des acteurs locaux concerne le financement. « L’Etat ne nous a jamais donné de recette supplémentaire pour financer cette nouvelle responsabilité », tempête M. Portier, qui insiste également sur le caractère « anxiogène » du niveau de responsabilité confié aux intercommunalités, alors que « tout le monde commence à voir les conséquences du changement climatique ».
« L’incertitude reste entière », explique M. Portier, puisque l’assiette de cette taxe, c’est-à-dire le nombre de personnes qui doivent la payer, est adossée à celle des impôts locaux, dont la taxe d’habitation, qui est amenée à disparaître. Cela réduirait donc le nombre de ménages éligibles au paiement de la taxe inondation alors que l’AMF craint déjà que le plafond de 40 euros par habitant ne soit pas suffisant pour financer les travaux nécessaires dans certains territoires.
Le gouvernement rédige actuellement un rapport d’évaluation pour estimer le montant de la nouvelle charge transférée aux collectivités. Il sera remis au Parlement d’ici à la fin juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ « Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.
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Des babouins s’échappent de leur enclos, le zoo de Vincennes évacué

« Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 20h42
    |

            Audrey Garric








                        



   


Ce n’est pas la scène d’ouverture de La Planète des singes, mais un incident survenu au zoo de Vincennes. « Cinquante singes se sont échappés de leur enclos pour se balader en liberté dans le parc animalier », indique Le Parisien vendredi 26 janvier. En réalité, selon l’établissement de la capitale, le groupe de babouins, repérés par un soigneur dans la matinée, « a dû sortir un moment dans un couloir de service avant d’être remis à l’intérieur des grilles ».
Tous les animaux ont depuis été mis à l’abri « à l’exception de trois qui se trouvent dans l’enceinte du grand rocher », zone inaccessible au public, a précisé en fin d’après-midi Sophie Ferreira-Le Morvan, directrice générale adjointe du Muséum national d’histoire naturelle, lors d’un point presse.
Ces trois babouins, « une vieille femelle, une femelle jeune et un petit », sont « toujours sous surveillance », et le zoo ne rouvrira pas ses portes tant qu’ils n’auront pas regagné leur enclos, a-t-elle ajouté. Une enquête interne doit être diligentée dans les prochains jours.

Suite à une échappée de #babouins dans le Grand rocher, la situation a été mise sous contrôle : l'ensemble du group… https://t.co/P3ZEDQ3hdy— zoodeparis (@Zoo de Paris)


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De quoi susciter un affolement dans l’établissement et une forte agitation sur les réseaux sociaux. Le zoo a immédiatement déclenché un « plan de secours », en alertant la brigade des sapeurs-pompiers, la police nationale et la préfecture. Les visiteurs ont été évacués pour la journée, tandis que les personnels ont été confinés. Une procédure de capture des animaux a enfin été lancée. « Une quarantaine de policiers et de pompiers spécialisés ont été mobilisés, dont trois tireurs avec des fusils hypodermiques », précise Le Parisien.
« Les singes n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », assure de son côté le parc, qui a accueilli 750 000 visiteurs en 2016 et abrite près de 2 000 animaux. Tout en reconnaissant que ces primates, « surtout stressés », peuvent représenter un danger. L’établissement, qui fait partie du Muséum national d’histoire naturelle, ne peut dans l’immédiat expliquer l’origine de cet incident.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
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Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

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Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

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Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ La Seine qui continue de monter, devrait atteindre son plus haut niveau durant le week-end, habitants et pouvoirs publics s’organisent pour éviter tout dégât majeur.
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