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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Selon le baromètre Edhec-Cadremploi, 84 % des entreprises sondées ont déjà recruté de tels profils depuis mai, alors qu’elles n’étaient que 75 % à le prévoir.
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85 % des entreprises prévoient d’embaucher des jeunes diplômés bac + 5 d’ici juin

Selon le baromètre Edhec-Cadremploi, 84 % des entreprises sondées ont déjà recruté de tels profils depuis mai, alors qu’elles n’étaient que 75 % à le prévoir.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 17h08
   





                        



   


Au premier semestre 2018, les perspectives de recrutement pour les jeunes diplômés à bac + 5 sont « excellentes », selon le baromètre « Jeunes diplômés master » publié lundi 29 janvier par l’école de commerce Edhec et le site d’annonces Cadremploi : 85 % des 200 entreprises interrogées déclarent vouloir embaucher des jeunes diplômés au cours du semestre.
« Après une succession de stop and go en matière de recrutement de jeunes diplômés et d’adaptation stricte aux besoins, les intentions de recrutement s’inscrivent de nouveau à la hausse, aussi bien pour les ingénieurs que pour les managers », explique Manuelle Malot, directrice de l’Edhec NewGen Talent Centre. Ces embauches de jeunes diplômés à bac + 5 ont même déjà commencé puisque 84 % des entreprises interrogées déclarent avoir recruté des jeunes de ce niveau depuis l’enquête de mai, alors qu’elles n’étaient que 75 % à le prévoir à l’époque. Ce mouvement n’est peut-être pas terminé : une entreprise sur trois (32 %) prévoit d’embaucher davantage de jeunes diplômés au cours du premier semestre que lors de la période récente, 62 % le même nombre, et 6 % moins.

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                L’embellie de l’emploi continue pour les jeunes diplômés des grandes écoles



L’enquête montre aussi la demande plus élevée pour le profil d’ingénieur : une entreprise sur trois (33 %) ne prévoit de recruter que des ingénieurs parmi ses futures jeunes recrues à bac + 5, et 43 % des ingénieurs et des manageurs.

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Concernant les domaines les plus recherchés, la proportion d’entreprises recherchant des diplômés spécialisés en commerce et développement commercial reste la plus élevée, même si elle passe de 44 % à 36 % de l’échantillon, suivie par celles à la recherche de spécialistes de systèmes d’informations et de télécommunications (30 %, soit une baisse de 8 points). En troisième position, les diplômés de comptabilité, contrôle de gestion et finance d’entreprise sont recherchés par davantage d’entreprises (24 %, en hausse de quatre points).
Presque toutes les entreprises (98 %) qui recrutent le feront en France, une proportion stable, tandis que les projets d’embauches à l’étranger baissent de cinq points (24 %), notamment dans le reste de l’Europe (17 %, soit une baisse de quatre points).

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Pour départager les candidats, 45 % des entreprises prévoient, en plus de l’entretien d’embauche, de les soumettre à un cas pratique, 39 % à un test de personnalité, 28 % à un test d’aptitude et 23 % à un entretien de groupe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ François-Henri Pinault, le patron du groupe Kering, aurait été informé des montages mis en place par ses équipes pour limiter ses impôts.
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Le patron de Gucci, Marco Bizzarri, épinglé pour ses pratiques d’évasion fiscale

François-Henri Pinault, le patron du groupe Kering, aurait été informé des montages mis en place par ses équipes pour limiter ses impôts.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 18h03
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


« Un travail d’orfèvre ». C’est ainsi que Mediapart et ses partenaires du consortium européen d’investigation EIC qualifient les efforts de Kering (ex-Pinault-Printemps-Redoute) pour réduire sa facture fiscale sur le salaire mirobolant de Marco Bizzarri, l’un des dirigeants stars du groupe français du luxe, patron depuis 2014 de la marque Gucci.
Le site d’information détaille par le menu, documents confidentiels à l’appui, les montages mis en place par les experts fiscalistes du groupe pour réduire les impôts de Kering et de M. Bizzarri lui-même. Ces montages remontent à 2010 – date à laquelle il dirigeait encore Bottega Veneta, une autre marque du groupe. Et selon un courriel reproduit par Mediapart, le patron du groupe, François-Henri Pinault, cinquième fortune française, en aurait été parfaitement informé.
Une société écran au Luxembourg
Au cœur de ce système se trouve une discrète société écran luxembourgeoise appartenant à Kering : Castera. Cette holding sans locaux ni personnel semble avoir eu pour activité principale de rémunérer Marco Bizzarri (environ 8 millions d’euros par an). Le premier avantage offert par le Luxembourg à Kering est le très faible niveau des cotisations sociales : elles oscillent entre 0,16 et 0,42 % sur la période 2012-2016, selon les comptes de la société consultés par Le Monde. Le Grand-Duché épargne aussi à M. Bizzarri tout impôt sur le revenu, car il ne travaille pas sur place.
Le patron de Gucci a installé sa résidence fiscale en Suisse, où il a pu bénéficier d’une imposition forfaitaire d’environ 4 %
Il fallait toutefois bien que l’actuel patron de Gucci paie ses impôts quelque part. Peut-être attiré par la clémence fiscale des cimes helvétiques, il a installé sa résidence fiscale en Suisse, à deux pas de la frontière italienne, où il a pu bénéficier d’une imposition forfaitaire très accommodante d’environ 4 %. Problème : l’enquête de Mediapart et ses partenaires suggèrent le caractère tout relatif de cette « résidence ». Pendant toute cette période, Marco Bizzarri travaillait en effet à Milan, où il disposait d’un confortable penthouse. Plusieurs éléments de l’enquête permettent de douter qu’il passait plus de la moitié de l’année en Suisse – condition sine qua non pour y être domicilié fiscalement.
Les médias de l’EIC se gardent de trancher sur la légalité de ces montages et des remontrances éventuelles qu’aurait pu formuler le fisc italien. Mais selon une source citée par Mediapart, M. Bizzarri aurait finalement renoncé à sa domiciliation suisse dans le courant de l’année 2017.
Ces révélations interviennent dans un contexte peu favorable pour Gucci, dont les bureaux de Milan et de Florence ont fait l’objet de perquisitions à l’automne dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale. La marque est soupçonnée d’avoir échappé à 1,3 milliard d’euros en localisant artificiellement ses profits en Suisse.
Mise à jour : Dans un communiqué transmis le lundi 29 janvier au Monde, Kering déclare avoir « mis en place une gouvernance d’entreprise visant à assurer une conformité totale avec les réglementations fiscales à tous les niveaux, y compris celui de ses collaborateurs ». Le groupe confirme que M. Bizzarri est désormais résident fiscal italien, et assure qu’« il est parfaitement en règle avec les autorités fiscales italiennes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Ces petits singes électroniques, vendus à plus de 11 millions d’exemplaires dans le monde en 2017, vont inonder les cours de récréation françaises.
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Les Fingerlings débarquent en France

Ces petits singes électroniques, vendus à plus de 11 millions d’exemplaires dans le monde en 2017, vont inonder les cours de récréation françaises.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 16h07
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Ils n’ont l’air de rien – des petits ouistitis en plastique que les enfants se mettent au bout des doigts –, mais les Fingerlings ont fait un malheur sur le continent américain à la fin de 2017. Au point de créer des ruptures de stock pour les modèles les plus rares chez les distributeurs, même chez Amazon…, et de contraindre la chaîne américaine de grandes surfaces Target à limiter chaque client à deux Fingerlings.

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                Pour rester compétitif, le jouet français traque les coûts



En 2017, entre 11 millions et 12 millions de ces petits singes bourrés de capteurs, qui réagissent au son, au toucher et au mouvement, en fermant les yeux et en poussant des cris de joie… se sont écoulés dans le monde (dont 800 000 au Royaume-Uni et près de 6 millions aux Etats-Unis). Et le succès ne se dément pas : le distributeur américain Walmart a déjà vendu un tiers du 1,3 million de pièces prévues pour le premier trimestre.
La France en retard
La France a pris un peu de retard, avec une phase de test fin 2017. « Nous devrions mettre 600 000 pièces sur le marché en 2018 pour un prix autour de 20 euros », explique Michaël Ingberg, ancien directeur général de Meccano et cofondateur de la société Evolution, qui distribue les Fingerlings pour la France. Le tout à grand renfort de publicité télévisée à partir du 10 février et d’opérations de communication avec des youtubeurs.
Les Fingerlings ont été créés en 2016 par la société montréalaise WowWee, spécialisée dans le jouet robotique. Après un grand succès au milieu des années 2000 avec son robot Robosapien, l’entreprise a connu des hauts et des bas, avant que la responsable de la marque, Sydney Wiseman, ait l’idée de ce nouveau jouet en regardant des vidéos de ouistitis pygmées, des singes d’Amérique du Sud si petits qu’ils peuvent enrouler leurs pattes autour d’un doigt humain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans un secteur dominé par l’Asie, qui fabrique 80 % de la production mondiale, les fabricants français se sont engagés dans une course pour améliorer leur prix de revient.
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Pour rester compétitif, le jouet français traque les coûts

Dans un secteur dominé par l’Asie, qui fabrique 80 % de la production mondiale, les fabricants français se sont engagés dans une course pour améliorer leur prix de revient.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h52
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Le jouet français n’a pas dit son dernier mot. Du 31 janvier au 4 février, la filière occupera, pour la deuxième année, un stand « made in France » dans l’un des quatre plus grands salons professionnels du jouet au monde, la Spielwarenmesse, qui se tient chaque année à Nuremberg. En 2017, 73 297 visiteurs – et acheteurs potentiels – venus de 123 pays avaient arpenté les allées occupées par 2 871 exposants. Avec 172 participants, la France occupe le 4e rang, derrière l’Allemagne, la Chine et le Royaume-Uni.
Une présence importante, pour un secteur qui, dans son ensemble, n’affiche pas une santé florissante : les ventes de jouets ont reculé de 0,8 % en France, en 2017, à 3,4 milliards d’euros… Quelque « 80 % de la production mondiale est réalisée en Asie », se désole Serge Jacquemier, président de l’Association des créateurs et fabricants de jouets français (ACFJF), qui dirige aussi Vulli. Installé en Haute-Savoie depuis 1961, le fabricant de Sophie la girafe déplore « jusqu’à 16 % de coûts supplémentaires liés aux taxes, charges sociales, bâtiment…, par rapport à une entreprise suisse et 12 % par rapport à une allemande », explique son directeur général. « Et je ne parle pas de mes concurrents asiatiques, où le prix de revient est entre 30 % et 40 % inférieur », soupire-t-il.
Une concurrence qui a rendu les fabricants plus vigilants. « Il y a vingt ans, les distributeurs prenaient nos produits et les faisaient copier. Maintenant, on leur dit : montrez-nous ce que vous voulez et nous allons tenter de le faire », explique Christophe Fresnais, président de l’entreprise familiale bretonne qui produit les marques Mécabois et Jouécabois. Après la présence du pavillon France à Nuremberg en 2017, sa société a commencé à vendre en Allemagne et en Italie, alors qu’elle n’exportait pas jusque-là.
Améliorer le prix de revient
Chez Jeujura, acteur historique de jouets en bois depuis 1910, « un gros travail d’industrialisation de notre production qui [leur] permet encore de fabriquer en France » a été effectué, indique Catherine Varacca, responsable de cette entreprise familiale. Smoby a également investi « plusieurs dizaines de millions d’euros dans l’outil industriel et logistique, pour être compétitif, et dans la formation de [ses] salariés, indique Thomas Le Paul, son directeur général. On peut avoir la plus belle usine du monde, s’il n’y a personne pour la faire tourner, cela ne sert à rien. »
Pour rester dans la compétition, les fabricants français se sont engagés dans une course continue pour améliorer leur prix de revient, en poussant l’exercice jusqu’au moindre détail. « Pour le dé de notre jeu Bioviva Junior, on va livrer l’autocollant dans la boîte et l’enfant le collera lui-même. Cela va l’amuser et c’est un coût de production en moins. Idem pour les fonds des boîtes de jeux qui servent à caler les pièces du jeu plutôt que d’ajouter une composante plastique thermomoulée », explique Jean-Thierry Winstel, dirigeant-fondateur de l’entreprise montpelliéraine Bioviva.
Pour compenser des tarifs plus élevés, les fabricants mettent en avant leurs délais de livraison. « En février, les distributeurs sont obligés de s’engager auprès des entreprises asiatiques pour passer les commandes qu’ils recevront en septembre-octobre, souligne M. Fresnais. Avec un fabricant français, elles peuvent être passées en juin-juillet pour une livraison fin octobre, en petite quantité. »
Revigoré, il y a quelques années, par les campagnes de sensibilisation au « made in France », du temps d’Arnaud Montebourg et de sa marinière, le jouet français est désormais mis en avant comme un gage de qualité, d’emploi local…, même si, parfois, seul le croquis a été réalisé sur le territoire. Ce qui sera signalé par la mention « conçu en France » et non pas « fabriqué en France ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».
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Sûreté nucléaire en France : « Des signes positifs »

Le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, juge le contexte « moins préoccupant » que ces dernières années mais appelle à la « vigilance ».



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        


On avait pris l’habitude, ces dernières années, d’entendre le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, faire état d’un « contexte préoccupant », voire « particulièrement préoccupant ». Il mettait en avant les « enjeux sans précédent » liés à l’éventuelle prolongation de l’exploitation des réacteurs au-delà de quarante ans, ainsi qu’aux travaux post-Fukushima, destinés à mieux armer les centrales françaises contre les catastrophes naturelles.
Le changement de ton n’en est que plus notable. Lundi 29 janvier, à l’occasion de ses vœux à la presse, le patron de l’autorité de contrôle a jugé la situation « moins préoccupante », avec des « signes positifs » montrant « une amélioration ». A ses yeux, plusieurs problèmes majeurs sont, en effet, « derrière nous ».
Excès de carbone
C’est le cas du doute suscité, sur la fiabilité de composants cruciaux, par la découverte d’un excès de carbone dans l’acier de certaines pièces, à commencer par la cuve de l’EPR qu’EDF prévoit de mettre en service fin 2018 ou début 2019 à Flamanville (Manche). Après une longue instruction, l’ASN a finalement donné son feu vert à la construction de cette cuve, sous réserve que son couvercle soit changé au plus tard en 2024. C’est aussi en raison d’une trop forte teneur en carbone dans certains générateurs de vapeur qu’une douzaine de réacteurs avaient été mis à l’arrêt l’hiver dernier. « Cette anomalie est dans son ensemble traitée au plan français », assure aujourd’hui M. Chevet, même si elle est susceptible d’affecter d’autres pays auxquels ont été livrés des composants mal forgés.
C’est aussi le cas des « irrégularités » et des « potentielles falsifications » mises au jour, en 2015 et en 2016, dans le suivi de fabrication de pièces sorties de l’usine de Creusot-Forge (Saône-et-Loire) de Framatome (anciennement Areva). La « revue de fabrication » demandée par l’ASN exige de passer au crible « plus de deux millions de pages » de dossiers techniques. Ce travail a déjà été accompli pour moitié environ et doit être achevé fin 2018. Selon M. Chevet, il « est correctement mené par le site du Creusot, sous la surveillance de Framatome et d’EDF, avec un contrôle final de l’ASN ». Le 25 janvier, celle-ci a du reste autorisé la reprise des fabrications à l’usine de Creusot-Forge.
Restructuration de la filière nucléaire
Autre facteur d’éclaircie, l’achèvement de la restructuration industrielle de la filière nucléaire française. EDF a été recapitalisé à hauteur de quatre milliards d’euros et l’ex-géant Areva, renfloué à hauteur de cinq milliards d’euros, a été scindé en deux entités : Areva NP (qui est devenu une filiale d’EDF et qui a repris son ancien nom de Framatome début janvier), pour la conception des réacteurs et la fourniture de matériel, et New Areva (rebaptisé depuis peu Orano) pour les mines d’uranium et le cycle du combustible. Cette réorganisation est « une étape importante pour les industriels mais aussi pour la sûreté », estime M. Chevet, qui sera toutefois « attentif » à la bonne utilisation de ces nouvelles capacités financières et techniques.

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Si le gendarme de l’atome se félicite d’un horizon plus dégagé, il n’en appelle pas moins les industriels, mobilisés par des chantiers lourds, à « garder une vigilance sur la sûreté d’exploitation au quotidien », en s’interdisant tout écart par rapport à la conduite normale de leurs installations. Est notamment visé EDF, qui « rencontre des problèmes réguliers sur la conformité des matériels ».
Des échéances importantes
D’autant que des échéances importantes se rapprochent. D’abord, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dont l’ASN juge que « le calendrier est tendu ». Plusieurs autorisations sont, en effet, encore requises, lors de l’arrivée du combustible nucléaire sur le site normand, puis lors de son chargement dans le réacteur. Ce qui nécessitera « quelques mois d’instruction une fois que l’ensemble des dossiers sera parvenu ».
Ensuite, l’avis général de l’autorité de contrôle, attendu en 2020 et assorti de prescriptions en 2021, sur la possibilité ou non de prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de quarante ans, comme le souhaite EDF. L’ASN devrait aussi se prononcer, en 2019, sur le dossier industriel du projet de stockage géologique des déchets à haute activité et à vie longue dans le sous-sol de Bure (Meuse).

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                Stockage radioactif de Bure : « Une copie à revoir », selon l’ASN



En toile de fond se profilent les décisions que doit prendre le gouvernement sur le redimensionnement du parc nucléaire hexagonal, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui doit être arrêtée en fin d’année. Se cantonnant dans son rôle de garant de la sûreté, M. Chevet rappelle simplement que, du fait de l’homogénéité des 58 réacteurs français, la découverte d’une anomalie sur l’un d’entre eux pourrait conduire à en arrêter « une dizaine ».
Il faut donc, poursuit-il, « que le système électrique ait des marges pour pouvoir faire face à une telle éventualité ». Une façon de rappeler que, quels que soient les arbitrages qui seront faits, entre nucléaire et renouvelables, pour composer le futur mix électrique français, les choix ne peuvent plus être indéfiniment repoussés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.
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« La gouvernance des entreprises a tout avantage à s’ouvrir aux parties prenantes »

André Coupet, consultant, défend dans une tribune au « Monde » l’entrée massive de représentants des salariés et de la société civile dans les conseils d’administration des sociétés cotées.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h54
    |

André Coupet (Associé du cabinet Paris Montréal Conseil)







                        



                                


                            
Tribune. Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), qui sera débattu et voté au printemps, suscite, dans sa phase de consultation, quantité de propositions intéressantes notamment autour du thème « Partage de la valeur et engagement sociétal ».
Parmi celles-ci, l’idée qu’il y ait, bien davantage qu’aujourd’hui, des administrateurs salariés au conseil d’administration des entreprises fait l’objet de controverses, notamment quant au nombre de représentants des salariés et quant à la taille des entreprises concernées.
il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final
Ne nous trompons pas de débat. Il ne s’agit pas simplement de rééquilibrer le rapport de forces traditionnel en se disant qu’après tant d’années en faveur du capital, il est temps de mieux reconnaître la valeur du travail et, en bout de ligne, de répartir plus équitablement le résultat final. La loi sur l’intéressement peut bien être revue, mais elle existe depuis longtemps !
Il ne s’agit pas non plus de croire que développer l’actionnariat salarié va tout modifier ; déjà bien implanté en France, il n’a guère changé la donne. Son développement sous-entend qu’il faudrait absolument être actionnaire pour être administrateur alors que, ce faisant, on ne ferait que renforcer le statu quo du capitalisme actionnarial ; or c’est justement cette suprématie des apporteurs de fonds, ce droit de vie et de mort selon un seul point de vue, qu’il faut remettre en question !
Changement de modèle
Car l’entrée des salariés dans les conseils doit signifier un changement de modèle. Il est temps de basculer d’un système où la création de valeur est décidée et accaparée par les seuls actionnaires vers une économie de marché au sein de laquelle chaque entreprise atteint ses objectifs en investissant selon la nouvelle équation à l’origine des résultats, désormais fonction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La devise américaine, que le secrétaire au Trésor a souhaité « plus faible » et Donald Trump « plus fort », s’est affaiblie, notamment face à l’euro.
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La baisse du dollar va-t-elle provoquer une guerre des monnaies ?

La devise américaine, que le secrétaire au Trésor a souhaité « plus faible » et Donald Trump « plus fort », s’est affaiblie, notamment face à l’euro.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h39
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Depuis la crise financière de 2008, le spectre d’une guerre des monnaies ressurgit tous les douze à vingt-quatre mois, avec la régularité d’un métronome. Mercredi 24 janvier, le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a relancé les inquiétudes – du moins pour quelques heures – en prétendant souhaiter un dollar « plus faible », afin de favoriser le commerce américain. Donald Trump a démenti ces propos dès le lendemain, se déclarant au contraire favorable à « un dollar fort ».
Mais rien ne dit qu’il ne prétendra pas l’inverse dans une semaine. Il y a un an tout juste, le président américain reprochait en effet à l’Allemagne « d’exploiter un euro sous-évalué », accusait la Chine de maintenir un yuan trop faible, et dénonçait vigoureusement la force du billet vert, érodant selon lui la compétitivité américaine…
Il serait vain d’accorder trop d’importance aux volte-face du milliardaire à propos des devises. Il n’empêche : le dollar s’est considérablement affaibli face aux autres monnaies ces dernières semaines, notamment face à l’euro, qui s’établissait à 1,2427 dollar dimanche 27 janvier. Du jamais-vu depuis trois ans. Et rien ne semble enrayer la tendance – pas même les mots de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), qui a dénoncé les propos de M. Mnuchin, jeudi 25 janvier.
Vases communicants
Et si la baisse du dollar poussait d’autres pays, comme la Chine, à réagir pour défendre leurs exportations ? Le risque d’une guerre des monnaies est-il sérieux ? « Pas exactement, souligne Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque. Ce terme fourre-tout n’est pas approprié pour qualifier la non-coordination de notre système monétaire. »
Le système de taux de changes flottants en vigueur depuis 1973 fonctionne, en effet, selon le principe des vases communicants : une devise ne peut se déprécier que si une autre monte. A moyen terme, le taux de change d’un pays...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Guy R. fait un legs à sa concubine, dans un testament rédigé à la veille d’examens médicaux. Il confie le testament à un ami, en lui demandant de le faire parvenir au notaire, ou de le lui retourner, s’il rentre sain et sauf. Il ne mourra que trois ans plus tard.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.
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Mathieu Gallet peut-il être renvoyé de Radio France ?

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel auditionne lundi le président de la radio publique, sur la sellette en raison de sa condamnation judiciaire pour favoritisme.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h28
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Mathieu Gallet sera-t-il le premier président de l’audiovisuel public destitué avant la fin de son mandat ? Le président de Radio France est sur la sellette depuis sa condamnation en première instance à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La justice, qui s’est prononcée le 15 janvier, lui reproche d’avoir favorisé deux sociétés de conseil en leur commandant des prestations sans respecter les règles des marchés publics lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Si M. Gallet a fait appel de la décision et a exclu de démissionner de la présidence de Radio France, son sort est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui doit se prononcer sur son cas mercredi 31 janvier.
Mathieu Gallet peut-il être destitué ?
Le CSA l’a nommé à la tête de Radio France au début de 2014 pour un mandat de cinq ans, qui court donc théoriquement jusqu’en mai 2019. Mais la loi confère à l’instance le pouvoir de le révoquer : il suffit que la majorité de ses membres fasse ce choix et motive sa décision sur la base des critères de « compétence » et d’« expérience ».
Le Conseil a engagé une discussion dans ce sens le 17 janvier. Elle a prévu d’auditionner M. Gallet lundi 29 janvier et de rendre sa sentence le 31.
Reste à savoir si elle tiendra seulement compte de sa situation judiciaire (liée à son entreprise précédente, l’INA), ou également de son bilan à la tête de Radio France.
Le gouvernement a-t-il son mot à dire ?
Théoriquement, non. Le lien entre l’exécutif et les présidents de l’audiovisuel est officiellement coupé depuis la réforme Hollande de 2013 qui transféré le pouvoir de nomination du président de la République au CSA, pour renforcer l’indépendance des médias publics.
Publiquement, le gouvernement a toutefois invité le 16 janvier Mathieu Gallet et le CSA à « tirer les conséquences » de sa condamnation, par la voix de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Hasard ou non : le lendemain, l’institution ouvrait sa procédure.
Qui pour le remplacer en cas de destitution ?
Une telle décision serait une première dans l’histoire de l’audiovisuel français. Mathieu Gallet serait alors temporairement remplacé par l’une des « doyennes d’âge » du conseil d’administration, Frédérique Pfrunder (les autres prétendants ayant dépassé la limite de 65 ans).

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          Mathieu Gallet, le retranché de Radio France



Il faudrait alors organiser une nouvelle procédure pour choisir le nouveau président de Radio France. Le gouvernement n’ayant pas encore eu le temps de faire voter sa réforme, cette procédure se passerait très probablement selon les modalités actuelles, définies au début du mandat de François Hollande : il échoirait au CSA de choisir le ou la nouvelle présidente de la radio publique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Une manifestation était organisée, dimanche, en face du palais présidentiel, alors que le pays n’a encore sanctionné aucun des bénéficiaires du scandale Odebrecht.
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Un an après la Marche verte, les Dominicains protestent toujours contre la corruption

Une manifestation était organisée, dimanche, en face du palais présidentiel, alors que le pays n’a encore sanctionné aucun des bénéficiaires du scandale Odebrecht.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h11
    |

            Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)








                        



   


Vêtus de tee-shirts verts, des milliers de Dominicains ont manifesté, dimanche 28 janvier, face au palais présidentiel, pour dénoncer la corruption et l’impunité qui gangrènent cette république des Caraïbes. Un important dispositif policier avait été mis en place autour du palais et la manifestation s’est terminée sans incident.
Ce rassemblement marquait le premier anniversaire de la « Marche verte », un puissant mouvement citoyen né en réponse au scandale des pots-de-vin versés par l’entreprise brésilienne de travaux publics Odebrecht. Le scandale a éclaboussé la plupart des pays d’Amérique latine et plusieurs présidents ont été impliqués.
Bien qu’arrivant en troisième position, derrière le Brésil et le Venezuela, pour le montant des commissions – 92 millions de dollars (74 millions d’euros) – qu’Odebrecht a reconnu avoir versées, la République dominicaine n’a encore sanctionné aucun des bénéficiaires des pots-de-vin. Quatorze personnes, dont le ministre de l’industrie et du commerce, Juan Temistocles Montas, et des figures de l’opposition, ont été inculpées. Elles ont toutes été remises en liberté au bout de quelques semaines.

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                L’entreprise brésilienne Odebrecht, multinationale de la corruption



Consultations citoyennes
Jusqu’à présent, la seule sanction est venue de Washington. Angel Rondon, l’homme d’affaires dominicain responsable de la distribution des dessous de table, a été placé sur la liste noire du Trésor américain en vertu du « Global Magnitsky Act ». Son visa américain a été annulé et ses avoirs aux Etats-Unis, gelés.
Lors de son rassemblement dimanche, la Marche verte a exigé que le président dominicain, Danilo Medina, soit soumis à « un jugement politique par le Congrès national ». « Il existe suffisamment de preuves de surévaluations scandaleuses et de financement illicite de ses campagnes électorales par Odebrecht », proclamait le manifeste lu par la jeune porte-parole Geny Lozada à la fin de la manifestation. Elle a rappelé les liens entre le président Medina et « le délinquant international » Joao Santana. Principal stratège électoral de Danilo Medina, ce Brésilien a été condamné à huit ans de prison dans son pays pour corruption.
Le mouvement civique a réclamé la récupération des sommes volées dans les nombreux scandales de corruption restés impunis et « la condamnation effective des responsables ». La Marche verte a demandé des réformes constitutionnelles « garantissant la pleine indépendance du pouvoir judiciaire, du ministère public et de la Cour des comptes », ainsi que « la fin de l’utilisation de l’Etat comme agence de “botellas” [bouteilles, l’appellation dominicaine des emplois fictifs] ». Le mouvement citoyen a enfin réclamé un nouveau cadre juridique garantissant l’équité des élections et le financement transparent et contrôlé des campagnes.
En l’absence de réponse des autorités, la Marche verte a annoncé l’organisation de consultations citoyennes à partir du 11 février « pour intensifier la mobilisation sous la forme de grèves pacifiques, aux niveaux municipal, provincial et national ».

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Des projets mis en péril
Le succès de la Marche verte a attisé les convoitises. Grâce aux réseaux sociaux, le mouvement a rapidement mobilisé les classes moyennes et les jeunes indignés par la multiplication des affaires de corruption. Des chefs d’entreprise connus se sont engagés, publiquement et financièrement. Au fil des mois, le travail pédagogique mené par les jeunes militants dans les quartiers pauvres et les provinces a élargi la base du mouvement. « Le petit-fils du dictateur Rafael Trujillo a essayé de venir ici pour montrer qu’il avait des partisans », dénonçait dimanche le journaliste Huchi Lora. Ramfis Trujillo-Dominguez, le petit-fils du sanglant despote, a en effet annoncé son intention de se présenter à la présidence.
L’impressionnant appareil de propagande au service du gouvernement s’est efforcé de discréditer la Marche verte. Sans succès jusqu’à présent. Le scandale Odebrecht met en péril la construction de centrales à charbon par la compagnie brésilienne, le projet phare du président Medina. Critiqué par les écologistes alors que les pays voisins misent sur les énergies renouvelables, ce projet, présenté comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire dominicaine par l’opposition, se heurte à des problèmes de financement. D’autant qu’Odebrecht vient de réclamer une rallonge de plus de 700 millions de dollars pour le terminer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le magnat de Las Vegas est le premier patron d’une grande entreprise américaine cotée en Bourse pris dans la tourmente d’un scandale sexuel après l’affaire Weinstein.
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Sexe, argent et casinos : la chute de Steve Wynn

Le magnat de Las Vegas est le premier patron d’une grande entreprise américaine cotée en Bourse pris dans la tourmente d’un scandale sexuel après l’affaire Weinstein.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 12h02
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. La vieillesse est un naufrage, a dû se dire Steve Wynn en soufflant, samedi 27 janvier, les 76 bougies de son gâteau d’anniversaire. Il a tout connu de la gloire et de la fortune mais, cette fois, entre les procès de son ex-femme et les révélations du Wall Street Journal sur son comportement sexuel, s’ouvre une période de fortes turbulences. Ses soutiens politiques le quittent, la Bourse le sanctionne, et la justice lui tourne autour. Joyeux anniversaire, Steve !
Il est pourtant le créateur des plus célèbres hôtels-casinos de Las Vegas, le Bellagio et sa fontaine musicale, le Mirage et son volcan nocturne, mais aussi le Wynn, dont il a édifié le jumeau sur le territoire chinois de Macao. Grand ami et collègue de Donald Trump, il a été l’un de ses premiers soutiens financiers. Les 12 % de sa société, cotée à Wall Street, lui assurent une fortune de 2,7 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros). Une somme qu’il n’a pas besoin de dépenser puisque l’entreprise lui verse un salaire de prince et subvient à tous ses besoins.
A son âge, il doit s’entretenir, alors il a fait installer dans son bureau un lit de massage et reçoit tous les jours manucures, maquilleuses et masseuses. Au fil du temps, sa réputation a fait le tour de l’entreprise et rares sont les femmes de la société qui ne tremblent pas à l’idée de se trouver seule un jour en sa compagnie. C’est le Wall Street Journal qui a brisé l’omerta, jeudi 25 janvier, en publiant un long article relatant les exploits du milliardaire. Il aurait ainsi, en 2005, contraint sa manucure à avoir des relations sexuelles avec lui dans son bureau. A la suite du rapport circonstancié qu’elle a envoyé au service des ressources humaines, il lui aurait donné 7,5 millions de dollars en échange de son silence.
Cécité et inutilité du conseil d’administration
Il a suffi d’une seule histoire révélée pour que les langues se délient enfin. Le journal fait part de dizaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’offre de reprise du groupe suisse a été préférée à celle de l’anglo-indien GFG Alliance. Les cinq sites du sidérurgiste français et ses 1 350 salariés sont sauvés, mais pas sa filiale Ascoval.
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Sidérurgie : la reprise des sites du groupe Ascometal sauve 1 350 emplois

L’offre de reprise du groupe suisse a été préférée à celle de l’anglo-indien GFG Alliance. Les cinq sites du sidérurgiste français et ses 1 350 salariés sont sauvés, mais pas sa filiale Ascoval.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 17h04
    |

            Philippe Jacqué








                        


C’est la fin d’une bataille-éclair de six semaines, et le vainqueur est Schmolz + Bickenbach. Le groupe suisse a été officiellement désigné lundi 29 janvier par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg pour reprendre les cinq sites d’Ascometal, et ses 1 350 salariés. La reprise de la société sidérurgique sera effective à compter du 1er février, a indiqué le tribunal alsacien.
L’offre de reprise du groupe suisse, leader mondial de la production d’aciers longs en aciers spéciaux avec un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en 2016, a été préférée à celle de l’anglo-indien GFG Alliance, et sa filiale Liberty House. Ce groupe détenu par l’entrepreneur Sanjeev Gupta constitue depuis le début des années 2010 une activité sidérurgique, mais n’était présent dans les aciers spéciaux que depuis 2016 et le rachat d’une ancienne filiale de Tata Steel. Début janvier, ce groupe a annoncé l’acquisition auprès de Rio Tinto de l’usine d’aluminium de Dunkerque pour près de 500 millions d’euros.

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Lors de la présentation des offres devant le tribunal, Liberty apparaissait le mieux-disant à tous les niveaux. Il proposait de reprendre les cinq sites du groupe (Dunkerque dans le Nord, Le Marais, près de Saint-Etienne dans la Loire, Custines et Hagondange dans le Grand-Est, Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône), de sauvegarder l’ensemble des 1 350 emplois, et de reprendre également les 60 % du site d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord), une filiale conjointe avec Vallourec, que le groupe suisse n’entend pas conserver.
Ces propositions n’ont cependant pas convaincu les juges, sans doute du fait du flou du plan de financement. En effet, alors que Schmolz + Bickenbach, déjà présent en France par le biais de sa filiale Ugitech, qui emploie 1 500 personnes dans l’Hexagone, s’est engagé à investir dans les années à venir 195 millions d’euros, sur ses fonds propres, Liberty annonçait dans ses communiqués un investissement sur cinq ans de 300 millions.
Expérience industrielle du groupe suisse
Problème, dans l’offre, le groupe ne parlait plus que de 120 millions d’investissements, dont seulement 10 millions apportés directement par Liberty. Le reste était constitué d’aides ou de prêts des régions Grand-Est, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côtes d’Azur, à hauteur de 29 millions d’euros, de 40 millions d’euros apportés par Vallourec, pour couvrir les pertes à venir d’Ascoval, et de 40 millions d’euros de prêts alloués par la propre banque de Sanjeev Gupta.
De même, les juges ont préféré l’expérience industrielle du groupe suisse, qui entend consolider le marché européen, à l’inexpérience du groupe britannique, dont le projet industriel était jugé léger par les observateurs, et notamment la CFDT. Alors que Schmolz + Bickenbach s’engage à saturer les usines françaises en les spécialisant et les coordonnant avec les usines allemandes de Schmolz + Bickenbach, Liberty promettait d’augmenter les volumes en cherchant de nouveaux débouchés, alors que ses usines actuelles tournent à moins de 40 % de capacité… La promesse a été jugée trop incertaine par la justice commerciale.
La justice espère surtout qu’avec le nouvel acquéreur, l’entreprise française va, enfin, cesser sa descente aux enfers. Dans les années 1980, cette ancienne filiale d’Usinor était l’un des leaders mondiaux des aciers spéciaux, notamment à destination de l’automobile, et un peu à destination du secteur pétrolier. En 1999, Usinor cède Ascometal à l’italien Lucchini , qui récupère les volumes de production pour les transférer vers ses usines en Italie, et renâcle à financer le développement d’Ascometal.
Réduction des effectifs
En 2009, le fonds Apollo reprend la société, lui prêtant au passage à un taux de 16 % 300 millions d’euros. Ce sera un fardeau trop lourd pour la société qui ne dégage pas assez de bénéfices pour rembourser sa maison mère. En 2013, Ascometal, qui emploie alors 1 900 salariés sur une demi-douzaine de sites, se déclare une première fois en faillite avec un passif de 500 millions d’euros.

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En 2014, la société est reprise par un consortium mené par Frank Supplisson, ancien directeur de cabinet d’Eric Besson, et de plusieurs fonds d’investissement anglo-saxons. En trois ans, le groupe divisera par deux son chiffre d’affaires, notamment du fait de la chute du secteur pétrolier, qui faisait les marges du groupe. En novembre 2017, lestée de quelque 50 millions de dettes, la société s’est déclarée en cessation de paiement.
Le choix Schmolz + Bickenbach sera sans doute critiqué notamment par les responsables régionaux, car le groupe suisse n’a pas fait mystère de sa volonté de réduire les effectifs. Il a constitué une enveloppe d’au moins de 1,5 million d’euros financer un plan de départs de plus d’une centaine de personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Après avoir fondé la Bourse des matières premières en Ethiopie, l’économiste de 53 ans a désormais l’ambition de créer une pépinière de start-up dans l’agro-industrie locale.
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Eleni Gabre-Madhin a révolutionné l’agriculture éthiopienne

Après avoir fondé la Bourse des matières premières en Ethiopie, l’économiste de 53 ans a désormais l’ambition de créer une pépinière de start-up dans l’agro-industrie locale.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h47
    |

                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)








                        



                                


                            

Il y a des moments qui changent une vie. Pour Eleni Gabre-Madhin, c’était il y a quinze ans, en Ethiopie. Lors d’une conférence sur la crise alimentaire que traversait, déjà, son pays d’origine, l’économiste à la Banque mondiale explique les bienfaits du principe de Bourse des matières premières pour assurer un revenu stable aux agriculteurs. A la fin de sa présentation, un homme dans le public l’assaille de questions. « J’ai compris que c’était mon moment », dit-elle. Cet homme, c’est Meles Zenawi, l’ancien premier ministre, décédé en 2012 et architecte du développement éthiopien.

Convaincu par l’exposé, et contre l’avis des sceptiques, il donne carte blanche à Eleni Gabre-Madhin pour réécrire la stratégie agricole de son pays. Deux ans plus tard, elle se réinstalle en Ethiopie pour le compte de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) de Washington afin d’améliorer les politiques et les marchés agricoles. En 2008, naît l’ECX, l’Ethiopia Commodity Exchange, une Bourse où l’on négocie des denrées de base comme le maïs, le sésame, le café…
« Je ne me suis pas tout de suite rendu compte de l’ampleur que ça allait prendre, confie-t-elle. A l’époque, parler d’une Bourse en Ethiopie alors qu’il n’y en avait pas au Ghana ou au Kenya, c’était une décision audacieuse. Il s’agissait d’idées très capitalistes pour un gouvernement socialiste. » Mais elle réussit l’exploit d’épater l’homme fort du pays, adulé par les uns pour sa promesse de sortir le pays de la pauvreté, détesté par les autres pour son piètre bilan en matière de respect des droits de l’homme. « Vos diplômes universitaires et votre expérience dans des institutions internationales vous donnent une autorité », lui dira le directeur d’une agence des Nations unies. Mais, surtout, ajoutera-t-il, « vous venez avec votre âme d’Ethiopienne ».
Le pouvoir des courtiers
Née en 1964 dans la capitale, Addis-Abeba,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.
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En Allemagne, le syndicat IG Metall durcit son mouvement dans l’industrie

Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h37
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29.01.2018 à 17h07
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                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Où s’arrêtera le conflit entre IG Metall et les patrons de l’industrie ? Alors que le quatrième round de négociations sociales pour les 3,9 millions de salariés de la branche métallurgie et électronique s’est terminé sur un échec, la direction du plus grand syndicat allemand a décidé, samedi 27 janvier, de durcir le conflit.
De mercredi à vendredi, des grèves d’une journée affecteront 250 entreprises dans tout le pays, si les salariés votent localement en faveur de la mesure. Le président d’IG Metall, Jörg Hofmann, reproche à l’industrie de bloquer « la modernisation du monde du travail, qui aurait dû être faite depuis longtemps ».
Une première depuis 2003
L’industrie allemande n’a pas connu un tel conflit social depuis 2003. IG Metall met tout son poids pour obtenir une avancée sociale considérée comme plus importante que les augmentations de salaires.
IG MEtall veut que chaque salarié de l’industrie puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures jusqu’à 28 heures.
Le syndicat veut que chaque salarié du secteur puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures (durée du temps de travail dans l’industrie) jusqu’à 28 heures. Et IG Metall réclame, en plus, une compensation de 200 euros pour la baisse de rémunération induite dans le cas des salariés qui réduisent leur temps de travail pour s’occuper d’un enfant de moins de 14 ans ou d’un parent dépendant.
Les patrons s’opposent fermement à l’idée de cette compensation, qui entraînerait une différence de rémunération entre les salariés, selon qu’ils décident ou non de réduire leur temps de travail, et vis-à-vis de ceux qui travaillent déjà à temps partiel. Ils considèrent que la revendication du syndicat à un droit individuel à la semaine de 28 heures avec compensation salariale partielle est discriminante, donc potentiellement illégale.
C’est la pomme de discorde principale entre les deux parties, qui ont déjà accumulé un temps de négociation de 91 heures, rapporte le Süddeutsche Zeitung. La question des hausses de salaires (le syndicat demande 6 %) n’a même pas encore été abordée.
Quasiment au plein-emploi
Les patrons redoutent aussi les effets globaux de la réduction du temps de travail de milliers de salariés à une période où l’économie tourne à plein régime et où les carnets de commandes sont pleins. Dans les régions industrielles du sud de l’Allemagne, qui sont quasiment au plein-emploi (le taux de chômage y est parfois inférieur à 5 %), les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié.
Près de 960 000 salariés ont pris part jusqu’ici aux grèves dites d’« avertissement », durant lesquelles les travailleurs suspendent le travail quelques heures. Les grèves d’une journée qui commencent mercredi risquent de perturber plus fortement une industrie qui fonctionne sur le modèle du « juste-à-temps », c’est-à-dire sans stock, et qui est très dépendante de ses sous-traitants. C’est particulièrement le cas dans l’automobile, la branche clé de l’économie outre-Rhin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ L’an dernier, les trois principales villes bénéficiaires de la collecte automatisée de la taxe de séjour étaient Paris, Nice et Marseille.
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Airbnb va reverser 13,5 millions d’euros de taxe de séjour à des communes françaises

L’an dernier, les trois principales villes bénéficiaires de la collecte automatisée de la taxe de séjour étaient Paris, Nice et Marseille.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h42
   





                        


La plate-forme de location de logement de courte durée entre particuliers Airbnb annonce lundi 29 janvier qu’elle va verser à des communes françaises 13,5 millions d’euros de taxe de séjour qu’elle a collectés en 2017.
Airbnb va par ailleurs généraliser la collecte automatique de la taxe de séjour à 15 000 communes « au printemps 2018 ». Elle avait commencé en 2015 à Paris et à Chamonix, avant de l’étendre à 19 grandes villes en 2016, puis à 50 en 2017. En 2016, Airbnb avait reversé 7,3 millions d’euros à ce titre.

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                « La taxe AirBnb va enrichir des communes déjà très bien loties »



Paris, Nice et Marseille principales bénéficiaires
L’année passée, les trois principales communes bénéficiaires de la collecte automatisée de la taxe de séjour étaient Paris (6,9 millions d’euros), Nice (860 000 euros) et Marseille (790 000 euros). Plus de 550 000 euros ont par ailleurs été versés aux stations de ski des Alpes, précise Airbnb.
L’Assemblée nationale a récemment alourdi la taxe de séjour en permettant aux collectivités de la fixer à entre 1 % et 4 % du prix hors taxe de la nuitée par personne.

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                Plates-formes de location : comment rester dans la légalité



Airbnb est dans le collimateur de nombreuses agglomérations à travers le monde et de l’industrie du tourisme, pour laquelle le succès de ces locations en ligne, non soumises aux mêmes contraintes légales et fiscales que les hôteliers, constitue un manque à gagner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Après une enquête du « New York Times » sur l’industrie des faux comptes, le procureur de l’Etat de New York a décidé de lancer une enquête contre une entreprise du secteur.
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Une usine à faux abonnés Twitter visée par une enquête à New York

Après une enquête du « New York Times » sur l’industrie des faux comptes, le procureur de l’Etat de New York a décidé de lancer une enquête contre une entreprise du secteur.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h55
   





                        



   


« Ceux qui peuvent payer cher pour des followers peuvent s’acheter une influence d’apparence. » Dans une série de messages publiés sur Twitter samedi 27 janvier, le procureur de New York Eric Schneiderman a sévèrement critiqué l’industrie des faux comptes sur les réseaux sociaux, et annoncé l’ouverture d’une enquête contre une de ces entreprises, Devumi.
Cette annonce fait suite à la publication, quelques heures plus tôt, d’un article fouillé du New York Times sur cette industrie. Le quotidien américain explique que des stars, des sportifs ou des hommes politiques achètent des millions de faux abonnés afin d’accroître leur influence. Au cœur de ce système, l’entreprise Devumi, qui dispose, selon le New York Times, d’une base de 3,5 millions de faux comptes Twitter, vendus à plusieurs reprises. Elle aurait ainsi commercialisé plus de 200 millions d’abonnements.
Sur son site, l’entreprise, officiellement sise à New York, propose par exemple d’acheter 250 000 abonnés Twitter pour 1 800 dollars (1 450 euros), et vante des comptes « actifs et de haute qualité ». Elle permet aussi à ses clients d’acheter des mentions « J’aime » et des retweets. Et ne se limite pas à Twitter : d’autres réseaux sociaux, à l’image de YouTube ou de LinkedIn, sont aussi concernés. Un service qu’elle promet « anonyme et discret ».
Vol d’identités
Mais surtout, et c’est ce qui pose principalement problème au procureur de New York, une bonne partie des faux comptes Twitter qu’elle propose relève du vol d’identité : au moins 55 000 d’entre eux, selon le journal américain, utilisent de vrais noms, images de profils et autres informations personnelles de véritables utilisateurs du réseau social.
« L’imposture et la tromperie sont illégales dans l’Etat de New York », a rappelé le procureur, évoquant des « identités volées ». Avant de poursuivre :
« Internet devrait être un des plus grands outils pour la démocratie – mais il est de plus en plus détourné, pour devenir un terrain de jeu opaque, dans lequel ceux qui ont de l’argent l’emportent. La prévalence grandissante des bots [comptes automatiques] signifie que des voix authentiques sont souvent noyées dans la discussion publique. »
Le même procureur avait déjà lancé, il y a quelques semaines, une enquête à la suite des millions de faux commentaires qui avaient inondé le site de la FCC, le régulateur américain des télécoms, lors de la consultation publique sur la neutralité du Net.
Twitter a, de son côté, réagi, assurant que « les tactiques utilisés par Devumi (…) violent [ses] règles et sont inacceptables […) ». Avant de promettre de tout faire pour les arrêter ainsi que les entreprises similaires. Le réseau social avait été plusieurs fois été accusé, par le passé, de ne pas prendre ce problème suffisamment au sérieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ S’il est toujours difficile de prédire avec certitude la date d’éclatement d’une bulle sur les marchés, beaucoup de clignotants sont déjà à l’orange, voire au rouge, estime, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».
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« Beaucoup de clignotants sont déjà à l’orange, voire au rouge sur les Bourses »

S’il est toujours difficile de prédire avec certitude la date d’éclatement d’une bulle sur les marchés, beaucoup de clignotants sont déjà à l’orange, voire au rouge, estime, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 11h23
    |

            Stéphane Lauer








                        



                                


                            
Chronique. Décrypter l’économie mondiale peut prendre parfois la forme d’un exercice assez binaire. Entre jouer les oiseaux de mauvais augure en pronostiquant que la planète est à la veille d’une nouvelle crise financière et passer pour celui qui n’a rien vu venir, la voie est étroite et les garde-fous fragiles.
Dans un cas, on vous reproche d’élaborer des prophéties autoréalisatrices, qui de toutes les façons se produiront, ce n’est qu’une question de temps. Dans l’autre, on vous accusera d’être du côté du manche, de participer à l’euphorie ambiante sans avoir su prendre le minimum de recul dont sont dépourvus tous ceux qui ont intérêt à ce que l’aveuglement général se prolonge le plus longtemps possible.
Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, le dilemme est toujours le même. D’un côté, les optimistes invétérés, ceux qui, hypnotisés par les révisions à la hausse de la croissance mondiale, estiment qu’avec un Dow Jones à plus de 26 500 points, soit un quasi-doublement en cinq ans, la Bourse n’est pas si chère et que, pour reprendre le titre de l’ouvrage des économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, Cette fois, c’est différent (Pearson, 2010).
« La prochaine récession arrivera plus tôt que prévu »
Et puis, d’un autre côté, il y a les chats échaudés comme Jes Staley, le patron de Barclays, qui racontait au Forum de Davos que la situation actuelle lui rappelait étrangement l’édition de 2006, quand tout le monde pensait qu’on pouvait indéfiniment surfer sur les crises financières. L’année suivante la planète découvrait ce que signifiait le mot « subprime ».
Le Fonds monétaire international (FMI) a également appris de ses erreurs. A la veille de Davos, Maurice Obstfeld, l’économiste en chef de l’institution, a prévenu que « la prochaine récession arrivera plus tôt que prévu et sera plus difficile à résoudre ». Notre vocabulaire financier pourrait encore s’enrichir.

Il est vrai que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pionnières dans cette discipline, elles l’ont progressivement abandonnée sous la pression sociale, en particulier en Occident, explique Isabelle Collet, spécialiste des sciences de l’éducation à l’université de Genève.
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Comment les femmes ont déserté le secteur informatique

Pionnières dans cette discipline, elles l’ont progressivement abandonnée sous la pression sociale, en particulier en Occident, explique Isabelle Collet, spécialiste des sciences de l’éducation à l’université de Genève.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 10h23
    |

            Marine Miller








                        



                                


                            
En l’espace de vingt ans, la place des femmes en informatique a été divisée par deux. « L’informatique est le seul domaine où, après avoir été proportionnellement bien représentée, la part des femmes est en nette régression, alors que dans toutes les filières scientifiques et techniques la part des femmes augmente, passant de 5 % en 1972 à 26 % en 2010 », constate Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation à l’université de Genève. Parmi les causes du désamour des filles pour l’informatique, les enseignants citent les représentations genrées des métiers dès l’enfance et l’adolescence. La construction des clichés se fait en famille ou à l’école.

En 2011 vous faisiez le constat que la part des femmes en informatique était en nette régression. La situation a-t-elle évolué ?
Oui. Aujourd’hui ce phénomène s’est aggravé. En école d’ingénieurs, le nombre de filles stagne autour des 15 %, nous sommes même sous les 10 % dans les IUT, même dans les écoles qui sont sensibilisées à ces questions. Les clichés autour de l’image du geek se sont renforcés. Quand on interroge les rares filles qui se sont orientées vers ces filières, elles témoignent en général de la surprise de leur entourage : « Tu veux faire informatique ? Pourtant, tu n’es pas une geek ! » ou « Tu n’aimes pas les jeux vidéo »… Alors que les métiers du numérique pour leur très grande majorité n’ont rien à voir avec du jeu vidéo et que le fait d’être geek n’est en rien un gage de compétence.
L’Europe et la France sont dans une situation de pénurie de techniciens et d’ingénieurs et, de fait, les femmes sont exclues de ces changements numériques.
Pourtant les femmes étaient bien représentées dans les années 1960. Qu’est-ce qui a changé selon vous ?
On redécouvre actuellement qu’il y a eu beaucoup de femmes en informatique. Au début de la programmation, les femmes étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.
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Avec My Little Paris, TF1 se rapproche des millennials

Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h59
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Un audimat en baisse et des téléspectateurs aux cheveux de plus en plus blancs : c’est le destin que connaissent tous les dinosaures de la télé. Depuis son arrivée comme PDG de TF1, début 2016, Gilles Pélisson cherche à rajeunir l’offre commerciale. Après s’être associé à Studio71, vivier de youtubeurs et d’« influenceurs digitaux », son groupe fait un pas de plus en direction des millennials. Avec le rachat du groupe Aufeminin.com en décembre 2017, pour 365 millions d’euros, la filiale My Little Paris et ses jeunes abonnées tombent dans ses bras.
Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas. Il faut savoir s’y prendre. « C’est la génération “anti-bullshit”, on ne peut pas leur raconter n’importe quoi », résume crûment Anaïs Peignier, la directrice de la publicité de My Little Paris. Face à ce public averti et armé de smartphones, « la pub telle qu’on la connaît est morte. Il faut savoir créer des liens, être dans l’action et non dans le discours », poursuit-elle. La jeune pousse parisienne, installée dans un grand loft à deux pas de Pigalle, tire ces leçons de ses propres échecs, mais surtout de ses succès.

En 2008, Fany Péchiodat commence à partager par courriel ses « adresses secrètes et idées insolites » dans la capitale avec une cinquantaine de copines. Dix ans plus tard, la petite entreprise revendique de 4 millions de fans, nés à partir de 1980 pour une majorité d’entre eux. Des filles, surtout, mais aussi quelques garçons (450 000).
Des communautés (My Little Paris, Merci Alfred, Mona, mais aussi Tapage, pour les plus jeunes) gravitent autour de newsletters, d’applications mobiles et de lieux plus ou moins éphémères mais toujours photogéniques et « instagrammables ». « On branche, on débranche et on voit ce qui marche », résume Anaïs Peignier, arrivée en 2011, un an après le lancement des opérations avec les marques.
Approche « bon...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.
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Réseaux sociaux, data... la publicité à l’ère du numérique

Avec la déferlante numérique, les frontières entre annonces, contenus et transactions publicitaires s’estompent. Les groupes de publicité traditionnels accusent le coup.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h20
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Pas d’affiches dans les rues, aucun encart dans la presse, zéro spot télé. La marque automobile de luxe Alpine « mise tout sur les réseaux sociaux et la compétition » pour se remettre en piste. Un véritable symbole au moment où la télévision tombe définitivement de son piédestal, détrônée par le numérique de la place de premier média publicitaire mondial en 2017.
Finie la toute-puissance du « petit écran », place à la communication directe sur le Net, aux réseaux sociaux et à l’analyse de données. La pub change d’ère, les anciens équilibres vacillent. Les marques ne s’adresseront jamais plus aux individus à la façon d’un Marcel Bleustein-Blanchet, qui créait Publicis – il y a de cela quatre-vingt-dix ans – pour promouvoir, à coup d’affichage puis de spots, « m’sieur Lévitan » ou André, le « chausseur sachant chausser ».
La fin de l’âge d’or de la télé est « un moment historique mais c’est bien l’arbre qui cache la forêt, confirme Maria Mercanti-Guérin, coauteure, avec Michèle Vincent, de Publicité digitale (Dunod, 2016). La numérisation des grands médias historiques est telle que rien, ou presque, ne permet plus de distinguer les deux mondes. » La télé se fond dans le Web et, à l’horizon 2020, la bascule vers les écrans des ordinateurs, et surtout des téléphones mobiles, sera totale : l’Internet représentera plus de la moitié des investissements à l’échelle planétaire.
Cinq plates-formes dominent au niveau mondial
En France, l’e-publicité domine déjà, avec 34,4 % du marché publicitaire dans son ensemble en 2017. Ses recettes ont progressé de 12 % en un an, à 4,1 milliards d’euros, et l’écart avec les autres canaux se creuse, comme le montre le baromètre publié le 25 janvier par les Régies Internet (SRI), PwC et les agences médias de l’Udecam (Union des entreprises de conseil et achat média). Le mobile tire cette croissance.

Ces basculements sont logiques. « Les investissements des...




                        

                        

