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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Deux jours avant sa sortie, le ministère de la culture russe a décidé d’empêcher la projection de la comédie franco-britannique « La Mort de Staline ».
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.
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Puigdemont a envisagé de prononcer son discours d’investiture à partir du Parlement flamand

La prétention de l’ex-président de Catalogne a été discutée avec des nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA) avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque l’impossibilité pour l’intéressé de se faire élire ou de gouverner à distance.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 15h23
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)








                        



   


L’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, en quête d’une réélection mardi 30 janvier, a négocié la possibilité de prononcer son discours d’intronisation à partir du Parlement flamand, l’assemblée régionale de Flandre, installée à Bruxelles. Cette éventualité, discutée avec les nationalistes de l’Alliance néoflamande (N-VA), s’est toutefois heurtée au refus des autres partis au pouvoir à la région de Flandre, les chrétiens-démocrates du CD & V et l’Open VLD, confirment plusieurs sources au Monde. « Il ne serait pas bon que le Parlement soit utilisé pour un jeu politique étranger », avait fait savoir le chef du groupe Open VLD, Bart Somers.
M. Puigdemont, exilé en Belgique depuis la fin du mois d’octobre 2017 et sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice espagnole pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne, a discuté avec la direction de la N-VA, le parti le plus important de Flandre, qui détient la présidence de l’Assemblée. Au sein de celle-ci, la cause catalane compte de nombreux supporteurs, qui espéraient, en fait, organiser, au sein de la commission des relations extérieures, un débat entre l’ambassadrice d’Espagne à Bruxelles et le leader indépendantiste.
« Il est le bienvenu »
L’entourage de M. Puigdemont estimait possible d’aller plus loin et d’envisager un discours adressé à l’assemblée catalane par téléconférence. C’était avant que la Cour constitutionnelle espagnole n’évoque, samedi 27 janvier, l’impossibilité, pour l’intéressé, de se faire élire ou de gouverner à distance.

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Interrogé dimanche par la chaîne publique VRT, Bart De Wever, le président de la N-VA, a paru enterrer le projet de celui qu’il a qualifié d’« ami ». « Il est le bienvenu, ici, à la maison ou au Parlement flamand », a expliqué M. De Wever. Mais, a-t-il ajouté, l’éventualité d’un discours d’investiture prononcé depuis Bruxelles devait être acceptée par le bureau permanent du Parlement régional. « Aucune demande n’a été introduite, si elle lui parvient, le bureau décidera », expliquait prudemment, dimanche soir, le président du Parlement, Jan Peumans. Aucune réaction du gouvernement fédéral belge n’était à noter. Le premier ministre, Charles Michel, tient surtout à éviter une crise diplomatique avec Madrid après les tensions survenues au cours des derniers mois.
Présent, dimanche, à une réception de la N-VA dans la grande banlieue de Bruxelles, M. Puigdemont n’a pas répondu aux questions des journalistes qui l’interrogeaient sur son éventuel retour à Barcelone. Un parlementaire de son parti, Josep Rull, expliquait, lundi, que l’ex-président demanderait, « dans les prochaines heures », la permission de la justice espagnole pour participer au débat prévu mardi au Parlement catalan pour le vote et l’investiture du nouveau dirigeant de la région.
Sacrifice
Selon la Cour constitutionnelle, M. Puigdemont doit revenir en Espagne, se constituer prisonnier et ensuite demander la permission du juge d’instruction pour participer à la session d’investiture.
Joan Tarda, député d’un autre parti indépendantiste, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), alliée de M. Puigdemont, a suggéré dans une interview publiée dimanche par La Vanguardia que celui-ci pourrait faire preuve de « patriotisme » et accepter d’être remplacé. A Bruxelles, aucune confirmation n’était fournie lundi matin.

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« Il est indispensable que nous ayons un gouvernement, s’il faut sacrifier le président Puigdemont, nous devrons le sacrifier », a déclaré M. Tarda. En revanche, le parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne (JxC), avait affirmé dimanche qu’il n’envisageait pas de proposer un autre candidat.
Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, qui a désigné M. Puigdemont comme candidat, n’a, lui, pas réagi dimanche à la décision de la Cour constitutionnelle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.
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En Allemagne, le syndicat IG Metall durcit son mouvement dans l’industrie

Après l’échec du 4e round des négociations sociales, le syndicat appelle les salariés de la branche métallurgie et électronique à des grèves de 24 heures pour revendiquer une réduction du temps de travail et 6 % de hausse des salaires.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 17h07
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Où s’arrêtera le conflit entre IG Metall et les patrons de l’industrie ? Alors que le quatrième round de négociations sociales pour les 3,9 millions de salariés de la branche métallurgie et électronique s’est terminé sur un échec, la direction du plus grand syndicat allemand a décidé, samedi 27 janvier, de durcir le conflit.
De mercredi à vendredi, des grèves d’une journée affecteront 250 entreprises dans tout le pays, si les salariés votent localement en faveur de la mesure. Le président d’IG Metall, Jörg Hofmann, reproche à l’industrie de bloquer « la modernisation du monde du travail, qui aurait dû être faite depuis longtemps ».
Une première depuis 2003
L’industrie allemande n’a pas connu un tel conflit social depuis 2003. IG Metall met tout son poids pour obtenir une avancée sociale considérée comme plus importante que les augmentations de salaires.
IG MEtall veut que chaque salarié de l’industrie puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures jusqu’à 28 heures.
Le syndicat veut que chaque salarié du secteur puisse réduire individuellement son temps de travail hebdomadaire de 35 heures (durée du temps de travail dans l’industrie) jusqu’à 28 heures. Et IG Metall réclame, en plus, une compensation de 200 euros pour la baisse de rémunération induite dans le cas des salariés qui réduisent leur temps de travail pour s’occuper d’un enfant de moins de 14 ans ou d’un parent dépendant.
Les patrons s’opposent fermement à l’idée de cette compensation, qui entraînerait une différence de rémunération entre les salariés, selon qu’ils décident ou non de réduire leur temps de travail, et vis-à-vis de ceux qui travaillent déjà à temps partiel. Ils considèrent que la revendication du syndicat à un droit individuel à la semaine de 28 heures avec compensation salariale partielle est discriminante, donc potentiellement illégale.
C’est la pomme de discorde principale entre les deux parties, qui ont déjà accumulé un temps de négociation de 91 heures, rapporte le Süddeutsche Zeitung. La question des hausses de salaires (le syndicat demande 6 %) n’a même pas encore été abordée.
Quasiment au plein-emploi
Les patrons redoutent aussi les effets globaux de la réduction du temps de travail de milliers de salariés à une période où l’économie tourne à plein régime et où les carnets de commandes sont pleins. Dans les régions industrielles du sud de l’Allemagne, qui sont quasiment au plein-emploi (le taux de chômage y est parfois inférieur à 5 %), les entreprises peinent à trouver du personnel qualifié.
Près de 960 000 salariés ont pris part jusqu’ici aux grèves dites d’« avertissement », durant lesquelles les travailleurs suspendent le travail quelques heures. Les grèves d’une journée qui commencent mercredi risquent de perturber plus fortement une industrie qui fonctionne sur le modèle du « juste-à-temps », c’est-à-dire sans stock, et qui est très dépendante de ses sous-traitants. C’est particulièrement le cas dans l’automobile, la branche clé de l’économie outre-Rhin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’UE propose à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/01/2018
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Brexit : les Vingt-Sept posent leurs conditions pour la transition

L’UE propose à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 05h40
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 16h55
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Pour calmer des milieux économiques de plus en plus inquiets, Theresa May avait réclamé une période de transition « d’au moins deux ans » juste après le Brexit, lors de son discours de Florence (Italie), en septembre 2017. La première ministre britannique devrait l’obtenir. Mais à quel prix ? Lundi 29 janvier, les ministres des affaires européennes des Vingt-Sept (sans leur collègue du Royaume-Uni) devaient s’entendre sur d’intransigeantes « directives de négociation » concernant ce sursis demandé par Londres.
La transition devrait démarrer au lendemain du Brexit, le 30 mars 2019, et ne pas durer plus de vingt et un mois, se terminant précisément le 31 décembre 2020, selon un document du Conseil européen consulté par Le Monde. Les Pays-Bas, la Suède et le Danemark, traditionnels alliés de Londres, ont bien tenté d’obtenir une prolongation, mais la France et l’Allemagne, sur une ligne très ferme, tenaient à fixer un terme rapproché.
Pas question de faire durer le plaisir : la transition n’est pas destinée à prolonger indéfiniment l’appartenance à l’Union européenne (UE) mais à éviter un « saut dans le vide » au lendemain du divorce. Elle doit laisser le temps aux négociateurs de finaliser les termes de la « relation future » avec le Royaume-Uni, dont personne n’imagine à Bruxelles qu’elle pourra être bouclée au 30 mars 2019.
Les Vingt-Sept proposent à Londres de rester temporairement membre du club, à condition d’en assumer les contraintes et sans plus avoir son mot à dire dans ses instances de décision : à la date du Brexit, plus de commissaire britannique, ni d’eurodéputés, ni de participation aux conseils bruxellois. Sauf, éventuellement, et de manière purement consultative sur des points ultratechniques les impliquant directement.
Le Royaume-Uni disposera certes d’un accès prolongé au marché intérieur de l’UE et à ses dizaines d’accords commerciaux avec le reste du monde. Mais il devra continuer de contribuer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Sauli Niinistö, sans étiquette, est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan.
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Finlande : le président sortant confortablement réélu dès le premier tour

Sauli Niinistö, sans étiquette, est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 22h08
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 01h32
   





                        


Le président finlandais Sauli Niinistö, 69 ans, a été réélu dimanche 28 janvier pour un nouveau mandat de six ans. Après le dépouillement de l’ensemble des bulletins, il rassemble 62,7 % des suffrages, selon les résultats publiés par le ministère de la justice, reléguant loin derrière son principal rival, le Vert Pekka Haavisto, avec 12,4 % des voix.
« Je suis très surpris de ce niveau de soutien. Je vais devoir réfléchir sérieusement comment m’en montrer digne », a-t-il déclaré. Cette victoire dès le premier tour est du jamais vu depuis 1994 et la première élection du président finlandais au scrutin majoritaire direct.

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Quelque 66,7 % des 3,5 millions d’électeurs se sont déplacés pour voter. Une participation légèrement en baisse par rapport à 2012 où elle avait atteint 72,8 %.
Maintien de l’équilibre entre les relations avec le voisin russe
Sauli Niinistö était, lors de son élection en 2012, membre du Parti de la coalition nationale (Kok), formation conservatrice, mais il est désormais sans étiquette. Il est considéré comme celui qui a réussi à maintenir un équilibre entre les relations avec le voisin russe et celles avec l’Otan. La Finlande n’est pas membre de l’Alliance atlantique mais s’en est rapprochée après l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014.

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Après la crise ukrainienne et le refroidissement des relations entre la Russie et l’Occident, Sauli Niinistö a joué un rôle actif dans le maintien des relations avec la Russie grâce à des contacts réguliers avec le président russe Vladimir Poutine.
« J’ai fait de mon mieux pour qu’il y ait un dialogue entre la Russie et l’Occident, l’Otan, l’Union européenne et même les Etats-Unis », a déclaré samedi Sauli Niinistö à Reuters alors que la campagne touchait à sa fin, à Espoo, une ville non loin de la capitale, Helsinki.
Avocat de formation, Sauli Niinistö a été ministre des finances dans les années 90. Il s’est fait connaître pour les mesures d’austérité prises pendant la récession en Finlande ainsi que pour avoir poussé son pays à entrer dans la zone euro. « Son attitude bourrue et pragmatique, basée sur les faits, plaît beaucoup aux Finlandais », explique Juho Rahkonen, directeur de recherche à l’institut de sondages Taloustutkimus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Varsovie veut empêcher l’utilisation de l’expression « camp de la mort polonais », mais les Israéliens craignent une volonté de « réécrire l’histoire ».
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Israël condamne une loi mémorielle sur la Shoah portée par la droite polonaise

Varsovie veut empêcher l’utilisation de l’expression « camp de la mort polonais », mais les Israéliens craignent une volonté de « réécrire l’histoire ».



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h43
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 10h37
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Tout était réuni pour que la controverse surgisse. Le sujet, le moment, les formulations ambiguës. A la veille du 73e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, les députés polonais ont adopté, vendredi 26 janvier, un texte relevant d’une politique mémorielle nationaliste. Approuvé par la chambre basse du Parlement, ce projet de loi prétend défendre l’Etat et la nation polonaise contre la diffamation, au sujet des crimes nazis commis sur le sol national pendant la seconde guerre mondiale. Il doit encore être examiné au Sénat avant sa signature par le président et son adoption définitive. Mais il a déjà provoqué une crise diplomatique entre la Pologne et Israël, alors même que les relations bilatérales sont étroites entre les deux pays.
Le texte vise à amender la législation sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN). Il prévoit en particulier une peine de trois ans de prison pour toute personne qui, « publiquement et à l’encontre des faits établis », ferait porter la responsabilité des crimes nazis au peuple ou à l’Etat polonais. Les travaux de recherche et les œuvres artistiques ne seraient pas concernés. L’un des objectifs de ce texte, porté par le parti Droit et Justice (PiS), vise à empêcher l’usage de l’expression « camp de la mort polonais », un raccourci qui exaspère le pays.
Réécriture de l’histoire
Il est factuellement exact que les camps de concentration et d’extermination ont été imaginés et bâtis par le seul régime nazi. Il est aussi vrai qu’il n’y eut pas d’Etat polonais, comme le fut Vichy en France, prêt à collaborer avec l’occupant, responsable de la mort de trois millions de juifs polonais et de trois millions de Polonais. Mais la droite polonaise a des visées plus larges. Elle a entrepris une réécriture de l’histoire dans laquelle le peuple ne peut être que héros ou martyr, au nom d’une vision mythifiée et romantique.
Il s’agit d’une forme de réaction contre le choc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La nouvelle a largement dominé les médias suédois, dimanche. Le fondateur du géant du meuble à petits prix est mort à l’âge de 91 ans.
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La Suède endeuillée par la disparition d’Ingvar Kamprad, le fondateur d’Ikea

La nouvelle a largement dominé les médias suédois, dimanche. Le fondateur du géant du meuble à petits prix est mort à l’âge de 91 ans.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 19h28
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 00h53
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Les nécrologies étaient prêtes dans les rédactions suédoises. À l’automne, la radio publique avait déjà annoncé par mégarde le décès du fondateur d’Ikea, avant de se rétracter. Selon ses amis, le nonagénaire, revenu vivre en Suède après la disparition de sa femme en 2011, est mort samedi 27 janvier des suites d’une pneumonie contractée lors d’un voyage.

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Toute la journée, les hommages n’ont cessé d’affluer. Le premier ministre, Stefan Löfven, a salué un « entrepreneur unique », qui était selon lui « une inspiration de par son énorme engagement à l’international comme en faveur des campagnes suédoises ». Le roi Carl XVI Gustav fait l’éloge d’un « vrai entrepreneur, qui par l’œuvre de sa vie, Ikea, a contribué à faire connaître la Suède dans le monde entier ».
Dans une réaction aux connotations presque hagiographiques – qui étonnera sûrement certains de ses homologues étrangers ayant eu maille à partir avec Ikea – Karl-Petter Thorwaldsson, patron de la puissante organisation syndicale LO, souligne qu’Ingvar Kamprad était « sans doute le plus grand entrepreneur qu’a connu la Suède » et celui qui, de tous les Suédois, « a eu le plus d’importance dans le monde, durant les temps modernes ».
Le mythe et l’icône
C’est sans doute un des principaux éléments de la construction du mythe Ikea et de l’icône Kamprad : l’influence de la marque, aux couleurs du drapeau suédois, dans le rayonnement du royaume scandinave à l’étranger. « Il a placé la Suède sur la carte du monde », répète-t-on depuis que la nouvelle de sa mort est tombée.

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« Non seulement, sa création emploie 150 000 personnes dans le monde et décore les maisons sur presque tous les continents, écrit le journal Dagens Nyheter. Elle a aussi enseigné à des millions de gens des mots comme Blårips, Signe et Kivik – une action culturelle, précise le journaliste, que personne ne parviendra à répéter. »
« Ikea est devenu un symbole de la classe moyenne croissante qui, grâce à l’économie de marché et la globalisation, a eu les moyens de créer son propre petit univers à son image. » Le quotidien « Dagens Nyheter »
Ingvar Kamprad était un « Henry Ford suédois », poursuit le quotidien : « Un entrepreneur qui n’a pas seulement créé une compagnie, mais aussi un style de vie et une approche. Tout comme la voiture de Ford était associée à une mobilité qui a conduit les hommes dans la modernité, Ikea est devenu un symbole de la classe moyenne croissante qui, grâce à l’économie de marché et la globalisation, a eu les moyens de créer son propre petit univers à son image. »
Le journal Svenska Dagbladet le classe au rang des « supers-entrepreneurs », qui ont pu voir le jour et prospérer grâce à la mondialisation et au libre-échange : « Que les marchandises puissent être achetées et produites dans des pays à bas coûts, puis vendues dans des Etats où les coûts étaient plus élevés, a été un générateur de profits pour les maisons de commerce international. » 
« Maison du peuple »
Ikea en a profité à plein, devant d’ailleurs régulièrement s’expliquer après des révélations embarrassantes sur l’exploitation de sa main-d’œuvre à l’étranger ou les conditions de travail chez certains de ses sous-traitants et même dans certains de ses magasins. Le groupe est également visé par une enquête pour optimisation fiscale, ouverte par Bruxelles, en décembre.

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Paradoxalement, Ingvar Kamprad, une des personnalités les plus riches du monde, aimait à se présenter en patron paternaliste, prenant soin de ses employés – suédois, en tout cas – avec qui il fêtait chaque année Noël à Älmhult, où tout a commencé. C’est dans ce petit village du sud de la Suède qu’il a inauguré en 2016 le Musée Ikea, retraçant l’histoire de la marque et le rôle qu’elle a joué dans la construction de la « folkhemmet » - la « maison du peuple » suédois, métaphore de l’Etat-providence.
Sympathies nazies
Une manière d’alimenter la légende, comme le rôle du campagnard un peu benêt, pingre aux limites du ridicule, qu’il a endossé toute sa vie, lui attirant souvent la sympathie de ses concitoyens, prêts à tout lui pardonner, y compris ses sympathies nazies, pendant et même après la seconde guerre mondiale, qu’il avait regretées.
Au fil des ans et des révélations, cependant, le mythe s’est étiolé. « C’est avec lui, comme avec tous les créateurs culturels qui sont tombés amoureux de Staline ou de Mao, écrit Dagens Nyheter. Leur œuvre demeure, leur fascination pour des idéologies meurtrières continuera d’être un sujet pour les historiens et les débatteurs. »
Selon ses proches, Ingvar Kamprad préparait sa succession depuis 1976. Pour le moment, peu de choses ont filtré, si ce n’est qu’elle ne devrait pas inclure ses trois fils, et encore moins la fille qu’il avait eu d’un précédent mariage.



                            


                        

                        


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Comment seront élus les eurodéputés en 2019 ?

Le principe de listes transnationales pour les élections des eurodéputés en 2019, défendu par Emmanuel Macron, a été voté en commission au Parlement européen, mardi 23 janvier.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 16h28
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de libérer leur siège au Parlement européen. Pour Emmanuel Macron, c’est là l’occasion rêvée de revoir le mode de vote des eurodéputés pour 2019, avec la création de listes transnationales.
Une possibilité devenue plus concrète avec le vote, mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, très majoritairement favorable à cette idée.

        Lire aussi :
         

                Listes transnationales pour les élections européennes  : une première étape franchie pour Macron



Des listes transnationales, qu’est-ce que cela signifie ?
Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. A chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France. Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. Avec des listes transnationales, on trouverait sur la même liste des candidats venant de plusieurs pays membres pour une même circonscription.

        Lire aussi :
         

                Pour « la création de listes transnationales » aux élections européennes



46 sièges à attribuer après le Brexit
Cette mesure pourrait être imposée à tous les pays ou bien les places libérées par le Royaume-Uni pourraient permettre la création d’une circonscription européenne. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. Soit 46 places mises en réserves pour une éventuelle circonscription européenne ou un élargissement de l’UE et 27 redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés.
Mais, même si le vote de la commission est un grand pas vers des listes paneuropéennes, le dossier n’est pas fermé. Le 7 février, ce sera au tour de l’ensemble des eurodéputés de voter, en session plénière, à Strasbourg, et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des Etats membres.
Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays ont peur de ne pas y trouver leur compte. Car les têtes de listes risquent d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.
Comment sont regroupés les eurodéputés dans l’hémicycle ?
Les 751 eurodéputés sont déjà répartis dans des groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg : il y en a huit. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique :
groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE-NGL) ;groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;groupe des Verts-Alliance libre européenne (Verts-ALE) ;groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) ;groupe du Parti populaire européen (PPE) ;groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) ;groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) ;groupe Europe des nations et des libertés (ENF).
Dix-huit eurodéputés n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits (NI).


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Le PPE et le S&D ont le plus de poids
Le nombre d'eurodéputés dans chacun des groupes politiques de l'hémicycle de Strasbourg.

Source : Parlement européen



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A quels groupes politiques appartiennent les 74 élus français ?




       



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Marie-Christine ARNAUTUNicolas BAY (Front national)Dominique BILDE (Front national)Marie-Christine BOUTONNET (Front national)Steeve BRIOIS (Front national)Edouard FERRAND (Front national)Sylvie GODDYN (Front national)Jean-François JALKH (Front national)France JAMET (Front national)Gilles LEBRETON  (Front national)Christelle LECHEVALIER (Front national)Philippe LOISEAU (Front national)Dominique MARTIN (Front national)Joëlle MÉLIN (Front national)Bernard MONOT (Front national)Jean-Luc SCHAFFHAUSER (Rassemblement bleu Marine)Mylène TROSZCZYNSKI (Front national)",
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Robert Habeck, la nouvelle figure de proue des Verts allemands

Le parti écologiste a élu pour la première fois deux représentants de l’aile « réaliste » à sa tête.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h46
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Les Verts allemands ont célébré, samedi 27 janvier, un changement d’époque. Lors du congrès extraordinaire qui s’est tenu à Hanovre, ils ont élu pour la première fois deux représentants de l’aile dite « réaliste » à la tête de leur parti : Annalena Baerbock et Robert Habeck. C’est une césure dans la tradition du mouvement, qui exigeait jusqu’à présent que la direction bicéphale du parti incarnât les deux tendances (gauche/réaliste).
Annalena Baerbock est l’experte climat et Europe des Verts au Bundestag. Son discours de candidature, samedi, a été très acclamé. En temps de crise de l’Europe, les Verts, estime-t-elle « doivent entonner encore plus clairement la Neuvième Symphonie de Beethoven », l’hymne européen, a-t-elle lancé. Elle a plaidé pour une politique généreuse en faveur du regroupement familial des réfugiés. A 37 ans, elle devient numéro deux des Verts, aux côtés de la nouvelle grande figure charismatique du parti, Robert Habeck.
Des idées écologistes devenues consensuelles
Robert Habeck est un des nouveaux visages qui ont émergé sur la scène politique allemande après les élections de septembre 2017. Extrêmement populaire dans son parti, il est un de ceux à qui la presse promet un grand avenir. Depuis quelques semaines, les comparaisons flatteuses pleuvent sur l’élu de la région du Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, où il est né. « Le nouveau Joschka Fischer », en référence à l’ancien ministre des affaires étrangères issu des rangs écologistes, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les Verts ont fait de lui l’incarnation du renouveau d’un parti en panne d’inspiration.
Car depuis qu’Angela Merkel a décidé la fermeture définitive des centrales nucléaires allemandes, les Verts vivent un problème existentiel : ils sont devenus consensuels. Les idées écologistes sont largement partagées, jusque dans les rangs les plus conservateurs. Les Verts participent au niveau local aux gouvernements de neuf Länder. Réussite suprême, dans le riche Bade-Würtemberg, cœur de l’industrie automobile allemande, en dépit de la crise du diesel, c’est l’écologiste Winfried Kretschmann, qui dirige la région depuis 2011, dans une coalition avec les conservateurs.
Le grand espoir des Verts était de se ressourcer par l’exercice du pouvoir au plus haut niveau, au sein du gouvernement à Berlin. Mais l’échec de la coalition dite « Jamaïque » — alliance entre les conservateurs (représentés par le noir), le parti libéral FDP (jaune) et les écologistes (vert) — a sonné le glas de cette ambition. Au lieu de gouverner, les Verts sont aujourd’hui le plus petit parti représenté au Bundestag, après avoir obtenu 8,9 % des suffrages aux élections de septembre 2017. Ceux qui ont perdu tout espoir d’obtenir un poste ministériel, comme le vice-président du parti, Cem Özdemir, ont choisi de laisser la place à la nouvelle génération.
Ascension rapide au sein du parti
Robert Habeck, 48 ans, y a vu sa chance. Docteur en philosophie, auteur de livres pour enfants, il a fait une carrière politique rapide chez les écologistes. Quinze ans après avoir adhéré au parti, il en prend les commandes. La perspective de devenir la figure de proue d’un parti désorienté n’est pas pour lui déplaire : une photo récente, reprise par les grands quotidiens du pays, le montre à l’avant d’un bateau de pêche lancé à toute allure, cheveux au vent, le long des côtes de la mer du Nord.
Jouant à la perfection son rôle de ministre anticonventionnel de l’agriculture du Land du Schleswig-Holstein, il est l’incarnation glamour d’un parti écologiste aux affaires. C’est une coalition « Jamaïque » qui dirige actuellement la région. A Kiel, Robert Habeck est le numéro deux du gouvernement local.
Il est conscient de l’effet qu’il produit sur la presse et sur les jeunes militants écologistes. Contrairement aux anciens, ils ne craignent pas les figures d’autorité. Samedi 27 janvier, il a joué à plein de cet atout : il a mis sa candidature en jeu pour imposer la fin de la règle du non-cumul entre un mandat local et la direction du parti, une clause fondatrice des statuts. Certains élus ont froncé les sourcils. Mais Robert Habeck a remporté cette négociation haut la main. Il reste ministre en Schleswig-Holstein, et prend la tête du parti.
L’heure est au pragmatisme, et à la conquête de nouveaux électeurs. « Le problème des Verts est que leurs électeurs sont encore limités à certains milieux, dans les villes universitaires comme Fribourg et Tübingen et dans certains quartiers du centre de Berlin. S’ils veulent étendre leur influence, ils doivent s’adresser à d’autres groupes. C’est ce que Robert Habeck a en vue avec sa coalition Jamaïque dans le Schleswig-Holstein, » analyse Thomas Poguntke, professeur de sciences politiques à l’université de Düsseldorf. M. Habeck voit les Verts comme la future force d’ancrage au centre gauche de l’échiquier politique allemand.
« On reproche souvent aux Verts de passer leur temps à critiquer. Nous devons montrer que nous sommes passionnés et optimistes. Nous devons incarner le positif dans notre langue, notre programme et notre façon d’être, » explique Robert Habeck, dans les colonnes de Welt am Sonntag.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.
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Migrants : deux femmes meurent en Méditerranée, de nombreux disparus

Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 13h46
   





                        


Deux femmes sont mortes et de nombreuses personnes sont portées disparues et « présumées noyées », ont annoncé samedi 27 janvier SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF). Les associations sont parvenues à sauver 83 migrants lors d’une opération en Méditerranée.
« Journée tragique en Méditerranée. L’Aquarius (bateau affrété par SOS Méditerranée) a été mobilisé pour le sauvetage d’un canot pneumatique dégonflé », annonce l’association de sauvetage en mer sur Twitter.

🔴L'#Aquarius a vécu l'une des pires journées depuis le début de sa mission de sauvetage en Méditerranée en février… https://t.co/E6gBucss5i— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE)


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« Des personnes étaient déjà dans l’eau. 83 personnes sauvées et en sécurité à bord. Deux femmes n’ont pas pu être ranimées et laissent deux enfants orphelins », ajoute la même source. MSF, partenaire de l’opération à bord de l’Aquarius, précise que « de nombreuses personnes sont portées disparues et présumées noyées, parmi lesquelles des enfants ».
800 personnes sauvées samedi
L’équipe médicale de MSF a ranimé six enfants, trois bébés, un enfant de 4 ans et deux autres de 7 ans. « Leurs efforts ont été vains en revanche pour deux femmes qui n’ont pas survécu », rapporte SOS Méditerranée.

#MSF medics onboard #Aquarius resuscitated three toddlers, one 4 year old and two 7 year olds. Despite their best e… https://t.co/0OjGcpV7BG— MSF_Sea (@MSF Sea)


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L’association a mis en ligne samedi sur son compte Twitter des photos de migrants tombés à l’eau et lançant des appels à l’aide. « Le bateau a commencé à se dégonfler. Les gens ont paniqué. J’étais sur le bateau et quelqu’un m’a tiré et m’a fait tomber dans l’eau », a raconté un Camerounais à un sauveteur de l’Aquarius.
Confirmant la mort de deux personnes, les gardes-côtes italiens ont recensé samedi 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale au cours de cinq opérations distinctes. Au cours de l’une de ces opérations, il a été nécessaire de transporter en urgence sept enfants par hélicoptère vers l’hôpital de Sfax, en Tunisie, disent les gardes-côtes dans un communiqué.

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Selon le ministère de l’intérieur italien, 2 730 migrants en provenance de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes depuis le 1er janvier. La quasi-totalité des migrants qui débarquent en Italie (119 000 en 2017) passent par la Libye, mais les départs sont en baisse depuis l’été à la suite d’accords conclus par Rome avec les autorités libyennes et avec des milices.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.
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Russie : la stratégie risquée de l’opposant Alexeï Navalny

Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 06h50
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        


La mêlée a été de courte durée. A peine Alexeï Navalny avait-il posé un pied sur l’avenue Tverskaïa, la principale artère de Moscou, que des policiers l’ont embarqué sans ménagement dans un fourgon. Un retour certain à la case prison pour le principal opposant au Kremlin, qui avait appelé ses partisans, dimanche 28 janvier, à manifester partout en Russie contre la « supercherie » de l’élection présidentielle du 18 mars, pour laquelle il ne peut concourir. Sa candidature a été écartée en raison de condamnations pénales, qu’il réfute.

   


« On m’a libéré », a fait savoir sur Twitter l’opposant, plus de huit heures après avoir été interpellé. « Aujourd’hui était un jour important (…) Merci à tous ceux qui n’ont pas peur de se battre pour leurs droits. » Il a été inculpé pour « violation des procédures concernant l’organisation d’une manifestation », a indiqué la police moscovite dans un communiqué.
« Impeachment ! » scandé par les manifestants à Moscou
Pour la troisième fois en moins d’un an, les manifestants ont répondu présents à son appel dans plus d’une centaine de villes sur tout le territoire. Quoique moins nombreux que lors des précédents rassemblements des mois de mars et de juin, plusieurs milliers de personnes ont bravé les températures négatives et surmonté leur appréhension. Partout, les forces de police ont été déployées en nombre.

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Trois heures avant le début des manifestations, jugées illicites par les autorités, la pression se faisait déjà sentir. A Moscou, la Fondation de lutte contre la corruption créée par Alexeï Navalny a été investie par la police, et le centre commercial dans lequel se trouvent ses locaux était totalement encerclé. Quelques jours plus tôt, la justice avait déjà prononcé la liquidation de cette organisation qui sert à financer l’équipe et les QG de l’opposant.

   


« Tant pis si je dois me faire arrêter, mais vingt-quatre ans [la longévité au pouvoir de Vladimir Poutine en cas de victoire à sa propre succession], c’est trop ! », martelait à Moscou, Pavel, un étudiant de 21 ans, tandis qu’autour de lui la foule, réunie sur la place Pouchkine, criait en anglais « Impeachment ! » ou, en russe, « ce ne sont pas des élections ! ». A Ekaterinbourg, le maire, Evgueni Roïzman, l’un des rares élus de l’opposition, reprenait ce slogan au micro. « Ce ne sont pas des élections, il ne faut pas y participer ! »
L’appel à boycotter la présidentielle ne fait pas l’unanimité
L’appel d’Alexeï Navalny, 41 ans, à boycotter le scrutin du 18 mars ne fait pourtant pas l’unanimité. L’opposition se divise sur cette stratégie. Elle est convaincue, pour une partie d’entre elle, que l’abstention n’aboutira, in fine, qu’à augmenter mécaniquement le score du chef du Kremlin. Depuis 2006, en effet, le seuil minimum de plus de 50 % de votants a été aboli. « Je suis ici pour montrer que l’opposition existe, mais je ne suis pas sûre que le boycott soit la meilleure solution », confiait timidement Karina, place Pouchkine.
Tout en apportant son soutien aux manifestations de dimanche contre le « spectacle » de l’élection présidentielle, le mouvement Russie ouverte, lancé par l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, en exil en Europe, prône lui aussi un vote « pour tout autre candidat » que Vladimir Poutine, « plutôt qu’un boycott passif qui conférera une victoire incontestée à l’élite dirigeante ». « Il n’y a pas de boycott dans l’histoire qui ait conduit à un changement de pouvoir », souligne Alexandre Soloviev, président du mouvement.

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« En dépit d’être le seul politicien véritablement remarquable en Russie aujourd’hui, Navalny ne parvient pas à rassembler tous les électeurs de l’opposition. Malgré tous ses efforts, il n’est pas Boris Eltsine, l’homme qui est devenu une figure unificatrice à la fin des années 1980, quand tout le monde a compris que la Russie devait rompre avec son idéologie communiste », note le politologue Andreï Kolesnikov, de la Fondation Carnegie à Moscou.
Alexeï Navalny doit en outre affronter une nouvelle concurrence avec l’arrivée dans le jeu de Ksenia Sobtchak, 36 ans. Certes, bien moins populaire, voire suscitant la méfiance d’une partie des « anti-Poutine », la fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak se pose elle aussi en opposante. Dimanche, en même temps que se déroulaient les manifestations des partisans de M. Navalny, la candidate s’est plantée seule sous l’œil de caméras avec une pancarte dans la ville de Grozny, en Tchétchénie. Elle réclamait la libération d’Ouioub Titïev, responsable de l’ONG des droits humains Mémorial, qui fait déjà l’objet, sur place, de multiples persécutions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 % et 42 % des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.
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Présidentielle à Chypre : le sortant, Nicos Anastasiades, arrivé en tête du premier tour

Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 % et 42 % des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 07h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 19h45
   





                        



   


Le président sortant, Nicos Anastasiades, est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 28 janvier, à Chypre, selon un sondage à la sortie des urnes diffusé par la télévision nationale. Lors du second tour, le 4 février, il sera opposé à Stavros Malas, un candidat indépendant soutenu par le parti de gauche AKEL.
Selon la chaîne publique CyBC, M. Anastasiades a recueilli entre 38 % et 42 % des suffrages, suivi par Stavros Malas, généticien de métier, avec 27 % à 31 %. Le centriste Nikolas Papadopoulos, fils de l’ancien président Tassos Papadopoulos, serait troisième avec entre 21,5 % et 24,5 % et serait ainsi éliminé.
Quelque 550 000 Chypriotes étaient appelés aux urnes, dimanche 28 janvier, pour élire leur président. Nicos Anastasiades partait favori pour obtenir un second mandat à la tête de ce petit pays de l’Union européenne (UE), divisé depuis plus de quarante ans. Le dirigeant conservateur de 71 ans promet de relancer les pourparlers de réunification.
A la mi-journée, le taux de participation était de 30,2 %, contre 38 % en 2013. Les résultats sont attendus dans la soirée, autour de 19 h 30 (heure de Paris).
Le seul enjeu de dimanche était l’identité de son adversaire : Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste, ou Nicolas Papadopoulos (centre), fils d’un ancien président, qui défend des positions plus fermes sur les pourparlers de paix. Cette présidentielle voit la présence inédite d’un candidat du parti d’extrême droite Elam, qui a remporté deux sièges au Parlement en 2016.
Les pourparlers de réunification au cœur de l’élection
Signe du désintérêt de la population pour cette campagne, l’unique débat télévisé entre les principaux candidats n’a réalisé que 9 % de part d’audience.
Les pourparlers de réunification, au point mort après l’échec des négociations sous l’égide de l’ONU en 2017, et la reprise économique du pays ont largement dominé les débats. Mais après des décennies de division, la lassitude a gagné du terrain, et le président élu devra relever un défi de taille pour convaincre les sceptiques, de plus en plus nombreux.

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Du fait de la partition de l’île méditerranéenne, la République de Chypre — membre de la zone euro — n’exerce son autorité que sur les deux tiers du territoire, dans le Sud, où vivent les Chypriotes-Grecs. Dans le tiers nord résident les Chypriotes-Turcs, qui sont administrés par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue uniquement par Ankara.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.
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La justice espagnole bloque l’investiture de Puigdemont comme président de la Catalogne

Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
   





                        


La Cour constitutionnelle espagnole a annoncé, samedi 27 janvier, avoir bloqué préventivement l’investiture comme président de la Catalogne de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, alors qu’il fait l’objet de poursuites judiciaires en Espagne. La session d’investiture est prévue mardi devant le Parlement de la région autonome à Barcelone.

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« Les magistrats considèrent indispensable que M. Puigdemont soit présent en personne devant la Chambre, et qu’il obtienne à cet effet l’autorisation préalable du juge chargé des poursuites pénales [pour rébellion et sédition le visant], précise le texte. Le débat et le vote d’investiture (…) ne pourront pas [avoir lieu] par des moyens télématiques ou par procuration à un autre parlementaire », a ordonné la Cour. M. Puigdemont de son côté souhaitait justement se faire investir par vidéoconférence, ou en se faisant représenter par un autre député.
Les magistrats avertissent par ailleurs les autres membres du Parlement catalan « de leurs responsabilités, y compris pénales, en cas de désobéissance à cette suspension ».
Puigdemont toujours recherché par la justice espagnole
Le tribunal constitutionnel espagnol s’est par ailleurs accordé un délai de dix jours pour décider d’accepter d’examiner ou non le recours déposé en urgence vendredi par Madrid – malgré un avis défavorable du Conseil d’Etat –, qui vise à faire annuler la nomination de M. Puigdemont comme candidat à la présidence régionale.
Dans l’intervalle, la Cour examinera le recours présenté par les députés du parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, en riposte à celui du gouvernement. Les magistrats expliquent qu’ils accepteront d’entendre les arguments de ces élus, « y compris ceux de M. Puigdemont ».
Ce dernier est actuellement le seul candidat à ce poste. Mais même si sa liste est arrivée en tête aux élections régionales du 21 décembre 2017 en Catalogne, Madrid estime que l’investiture du leader indépendantiste serait « illégitime », puisqu’il est recherché par la justice espagnole pour rébellion et sédition et qu’il s’est enfui à Bruxelles fin octobre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.
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Journée de l’Holocauste : l’Autriche et l’Allemagne sonnent l’alarme

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h50
   





                        


A l’occasion samedi de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les autorités de l’Autriche et de l’Allemagne ont, chacune de leur côté, lancé un appel à la vigilance.
Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, critiqué par la gauche pour avoir formé une coalition avec l’extrême droite, a rappelé la « responsabilité historique particulière » de l’Autriche dans le génocide des juifs. « Les Autrichiens ont aussi été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah, a-t-il tweeté. Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement. »
Ce rappel intervient alors que l’Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s’est longtemps considérée comme la « première victime du nazisme ». En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l’Anschluss d’Adolf Hitler, un Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l’appareil militaire et répressif nazi.
Incidents liés à l’antisémitisme en Autriche
Les propos de M. Kurz, qui a formé en décembre un gouvernement en coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, s’inscrivent également dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l’antisémitisme et le nazisme en Autriche.
Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d’une corporation pangermaniste après la révélation de l’existence d’un corpus de chants nazis au sein de leur cellule locale. Ces chants ont provoqué une vague d’indignation dans le pays, d’autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à des élections régionales prévues en Basse-Autriche dimanche, Udo Landbauer.

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Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d’une corporation pangermaniste, a condamné vendredi « toute forme d’antisémitisme » à l’ouverture du Bal des corporations, un rendez-vous prisé des figures d’extrême droite européennes, auquel ce parti convie chaque année à Vienne.
Quelque 8 000 manifestants, selon la police, ont manifesté sans incident notable pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement. La communauté juive d’Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au Parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ, parti créé par d’anciens nazis.
Merkel met en garde contre la montée de l’antisémitisme
En Allemagne, Angela Merkel a elle aussi marqué ce jour, en dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, et en qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.
Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.

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Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des juifs est largement propagée. Une récente manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.
Créée par l’ONU en 2005, la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste est célébrée chaque année le 27 janvier, date de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.
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Le président tchèque prorusse Milos Zeman largement réélu

Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jiri Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.
Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’Etat, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix, dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

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Plébiscité dans les villes moyennes et les campagnes
« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.
« Jiri Drahos n’a pas vraiment tendu la main aux électeurs des candidats du premier tour qui avaient appelé à voter pour lui et c’est une erreur », affirme le politologue Jiri Pehe. « Il semble que certains d’entre eux aient préféré rester chez eux ou même aient voté pour le président sortant. Par ailleurs, le manque d’expérience politique de M. Drahos lui a sans doute fait perdre des points pendant les deux débats télévisés, au cours desquels il n’a pas été très bon. »
Les Tchèques ont préféré s’en remettre à ce qu’ils connaissent : avant de s’afficher aux côtés de Donald Trump, jusqu’à vouloir que Prague reconnaisse à son tour Jérusalem comme étant la capitale d’Israel, Milos Zeman, 73 ans, a été l’une des figures de la transition de 1989.

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Rejet de l’immigration et de l’islam
Gros fumeur, il est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette, et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.
Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les Frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?
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La France a-t-elle profité des largesses de la Banque centrale européenne ?

En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h30
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. L’année 2018 sera probablement celle du tournant pour la politique monétaire européenne. Certes Mario Draghi l’a confirmé lors de sa conférence de presse, jeudi 25 janvier : la Banque centrale européenne (BCE) poursuivra ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing en anglais, ou QE) à hauteur de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre. Mais, au-delà, ces derniers devraient progressivement se réduire, pour s’interrompre courant 2019.
Cette perspective ravit déjà ceux qui, en Allemagne, critiquent ce programme depuis sa conception, jugeant qu’il alimente des bulles financières, sans profiter vraiment à l’économie réelle. En Italie ou au Portugal, le QE a pourtant contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise.

La France est-elle exposée au même risque ? Son économie a-t-elle profité des largesses de la BCE ? Oui, mais pas forcément comme on l’imagine, explique Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch, dans une note qu’il vient de consacrer au sujet. Son constat porte d’abord sur l’inflation. En France, celle-ci reste largement inférieure à la cible de 2 % de la BCE. Motif : en dépit des difficultés de recrutement que l’on observe dans certains secteurs, les rémunérations n’augmentent guère, en partie parce que le pouvoir de négociation des salariés s’est affaibli ces dernières années. Si l’on se fie à ce seul indicateur, l’Hexagone gagnerait donc à ce que la BCE conserve ses mesures accommodantes aussi longtemps que possible.

Agir sans tarder
C’est beaucoup moins vrai si l’on se penche, cette fois, sur l’évolution du crédit au secteur privé. « Parmi les grandes économies, seules les entreprises françaises ont répondu au stimulus de la BCE avec vigueur », souligne Gilles Moëc. Comprendre : elles ont profité des taux bas pour accroître considérablement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
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Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

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Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.
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Le gouvernement espagnol veut empêcher l’investiture de Carles Puigdemont

Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h35
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

C’est la panique au Palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol. La date de la session d’investiture du prochain président de la Catalogne a été fixée au mardi 30 janvier, à 15 heures. Et rien ne semble pouvoir altérer la volonté des indépendantistes de soumettre au vote des députés la candidature de Carles Puigdemont, quitte à ce qu’il gouverne depuis son « exil » en Belgique, où il a fui la justice espagnole.
Lassé d’attendre les décisions du bureau du Parlement catalan, à majorité indépendantiste, sur le vote par procuration des cinq députés « fugitifs » et sur la possibilité d’une investiture à distance, pour présenter les recours opportuns devant le tribunal constitutionnel et désamorcer la candidature de M. Puigdemont, le gouvernement a décidé de prendre les devants.
Vendredi 26 janvier, la numéro deux de l’exécutif, Soraya Saenz de Santamaria, a annoncé en conseil des ministres un recours devant le tribunal constitutionnel contre la candidature du président catalan destitué fin octobre 2017 après la proclamation de « l’indépendance de la République catalane » et mis en examen pour « rébellion, sédition et détournement de fonds publics ».
« Comme gouvernement, nous avons le devoir d’utiliser tous les outils que la loi et la Constitution nous donnent pour éviter que quelqu’un qui a fui volontairement la justice, qui s’est soustrait à la loi et aux tribunaux, puisse de manière illégitime être élu et prendre la tête d’un gouvernement régional », a expliqué Mme Saenz de Santamaria.
Néanmoins, le pari est dangereux. Pour le Conseil d’Etat, dont la saisie est obligatoire avant tout recours devant le tribunal constitutionnel, le recours du gouvernement est prématuré. L’organe consultatif a estimé le 25 janvier qu’il partait de l’hypothèse selon laquelle M. Puigdemont ne reviendra pas en Espagne d’ici au 30 janvier, ce qui est impossible à assurer.
Mariano Rajoy en difficulté
Malgré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le terme « Macédoine » désigne à la fois une région de la Grèce et un pays indépendant issu de l’ex-Yougoslavie. Pourquoi cette ambiguïté pose-t-elle problème depuis plus de vingt-cinq ans ?
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.
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Washington renouvelle ses sanctions après le conflit en Ukraine et l’annexion de la Crimée

Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 21h00
   





                        


Le Trésor américain a annoncé, vendredi 26 janvier, de nouvelles sanctions contre 21 personnes et neuf entreprises liées au conflit en Ukraine et à l’annexion de la Crimée par Moscou. A la suite de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, suivie de la guerre dans l’est de l’Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.
« Le gouvernement américain est déterminé à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à viser ceux qui tentent de saper les accords de Minsk, signés début 2015 pour tenter de régler ce conflit qui a éclaté au printemps 2014 et qui perdure, déclare le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, dans un communiqué. Ceux qui fournissent des biens, des services ou un soutien matériel aux personnes et entités sanctionnées par les Etats-Unis pour leurs activités en Ukraine s’exposent eux-mêmes à des sanctions américaines. »
Les nouvelles mesures concernent en premier lieu onze responsables séparatistes : des « ministres » des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que le « gouverneur » de Sébastopol, en Crimée, tous accusés d’avoir entravé la paix ou d’exercer des fonctions gouvernementales en territoire ukrainien sans autorisation de Kiev.
Transfert de turbines vers la Crimée
Le vice-ministre de l’énergie russe, Andreï Tcherezov, et un chef de service au sein du même ministère sont également sanctionnés. Ils avaient déjà fait l’objet de sanctions de l’Union européenne pour avoir détourné des turbines de gaz de Siemens vers la Crimée, confrontée à plusieurs coupures de courant massives depuis son annexion par Moscou en 2014. Sergueï Topor-Gilka, directeur général de Technopromexport, filiale du conglomérat d’Etat russe Rostec et acquéreur des turbines, est aussi visé par les mesures américaines.
Le transfert des turbines l’été dernier vers la Crimée est contraire au contrat de vente, rappelle le Trésor américain, estimant qu’elles risquaient de « contribuer à l’annexion de la Crimée par la Russie en fournissant une source indépendante d’énergie à la Crimée et à Sébastopol ».
Absurde, selon Moscou
Donald Trump l’avait répété à de nombreuses reprises pendant sa campagne : il allait réconcilier l’Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonctions, un climat de guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.
Le ministère des affaires étrangères russe a dénoncé la décision du Trésor américain : c’est « une campagne de sanctions absurde qui n’a abouti et n’aboutira à aucun résultat », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Si les autorités américaines préfèrent rompre les liens économiques (…) avec la Russie, c’est leur droit, comme nous nous réservons le droit de riposter », a-t-il souligné.



                            


                        

                        

