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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.
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Paris « interviendrait » en cas de condamnation à mort de Français ayant combattu pour l’EI

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h24
   





                        


Dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », a déclaré dimanche 28 janvier Nicole Belloubet. La ministre de la justice a précisé que « ce serait un traitement au cas par cas ». 

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La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier une ressortissante allemande d’origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait évoqué en janvier la possibilité de rapatriements.
Embarras du gouvernement
Le dossier, délicat, met le gouvernement dans l’embarras. La ministre des armées, Florence Parly, avait suscité une polémique en octobre en avalisant implicitement l’« élimination » de djihadistes français en Irak et en Syrie. Lundi dernier, elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » les concernant.

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Interrogée dans le cadre du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette déclaration, la ministre de la justice a répondu :
« Je ne crois pas qu’il y ait de différence d’analyse. Je redis comme ma collègue Parly que c’est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix. Mais en tant que ministre de la justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable. »
« La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l’Irak, c’est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l’Etat irakien. La Syrie, c’est un peu plus compliqué puisque l’Etat n’est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué », a-t-elle expliqué.
Elle réitère ainsi une position qui ne parvient pas à masquer la gêne de l’exécutif français. « Je pense que c’est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous », a dit la garde des sceaux.
Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le ministre de l’éducation nationale est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Quatre hommes brigueront la tête du Parti socialiste lors du 78e congrès : Emmanuel Maurel, Luc Carvounas, Olivier Faure et Stéphane Le Foll.
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Congrès du PS : quatre hommes en lice, le texte de Delphine Batho recalé

Quatre hommes brigueront la tête du Parti socialiste lors du 78e congrès : Emmanuel Maurel, Luc Carvounas, Olivier Faure et Stéphane Le Foll.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 13h48
    |

            Abel Mestre








                        



   


Pas de surprise. Le Conseil national (CN) du Parti socialiste (PS), réuni à Paris samedi 27 janvier, a validé quatre textes d’orientation dans le cadre de son 78e congrès qui devra désigner le nouveau premier secrétaire. Il s’agit de ceux de Luc Carvounas (« Un progrès partagé pour faire gagner la gauche ») ; de Stéphane Le Foll (« Cher.e.s camarades ») ; d’Olivier Faure (« Socialistes, le chemin de la renaissance ») et celui d’Emmanuel Maurel (« L’Union et l’espoir »). Chacun d’entre eux doit faire une taille maximum de 50 000 signes (espaces compris) et doit abroder cinq thèmes obligatoires : l’écologie; les inégalités et le modèle économique; la République; l’Europe et la mondialisation. C’est sur cette base que les 102 000 militants socialistes revendiqués voteront les 15 et 29 mars pour désigner leur prochain chef.

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Deux textes n’ont pas été retenus à défaut de parrainages : celui présenté par Myriam Petit, une militante des Hauts-de-Seine, et celui de Delphine Batho. Très offensif et intitulé « Mitterrand, réveille-toi, ils sont devenus fous », il n’a pas été validé puisque la députée des Deux-Sèvres n’avait pas sollicité de parrainages alors que seize membres du Conseil national devaient parapher les textes d’orientation pour qu’ils soient enregistrés. Mme Batho ne veut pas pour autant renoncer à faire campagne. Dans un message publié sur Facebook, elle dénonce « une décision très grave qui apporte une preuve supplémentaire de la faiblesse d’une direction coupée du réel et de la société, qui n’a plus comme ultime recours que la censure ». Et ajoute :
« Ma campagne était prête. Je vais la poursuivre. Je vais aller échanger et débattre aux quatre coins de la France avec tous les militants qui le proposent. Il y aura donc le théâtre d’ombres du congrès officiel, et un peu comme à Avignon, le “festival off” »
Emmanuel Maurel recueille le plus de parrainages
Le CN, qui s’est tenu sans psychodrame, a vu l’absence notable de quelques figures du parti comme Najat Vallaud-Belkacem retenue au Mans, Matthias Fekl ou encore Carole Delga, la présidente de la région Occitanie.
Ce seront donc quatre hommes qui brigueront la tête d’un parti en pleine crise d’identité. Parmi les prétendants c’est Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche, qui a recueilli le plus de parrainages de membres du CN (32). Suivent Luc Carvounas et Olivier Faure (21) puis Stéphane Le Foll (16).
Ce chiffre ne préjuge pas du futur score des candidats. Le reste des 309 membres titulaires du CN s’ajouteront au pied des différents textes dans les jours qui viennent. Cependant, M. Maurel montre qu’il a su convaincre des cadres du parti et qu’il est loin d’être isolé. Surtout, cela prouve que la majorité sortante, dont les trois autres candidats sont issus, est attentiste, voire divisée. Ses militants n’arrivent pas à choisir entre ces profils qui se ressemblent sur beaucoup de points politiques. La campagne interne qui va s’intensifier d’ici le vote du mois de mars, devrait décanter les choses.
Le 78e Congrès du PS se tiendra à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) les 7 et 8 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Samedi, le conseil national a été le théâtre d’une passe d’armes entre Valérie Pécresse et le président du parti de droite.
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Au conseil national des Républicains, Laurent Wauquiez face à la fragile unité de son parti

Samedi, le conseil national a été le théâtre d’une passe d’armes entre Valérie Pécresse et le président du parti de droite.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h53
    |

            Olivier Faye








                        


L’heure n’est pas encore à la sérénité chez Les Républicains (LR). Le conseil national du parti de droite, qui se réunissait samedi 27 janvier à Paris, pour la première fois depuis l’élection de Laurent Wauquiez comme président de la formation, a été le théâtre d’une passe d’armes entre ce dernier et ses opposants internes, Valérie Pécresse en tête.
Alors que le président du conseil national, l’ancien centriste Jean Leonetti, s’exprimait à la tribune, la présidente de la région Ile-de-France a fait une entrée remarquée dans l’auditorium de la Maison de la Mutualité, sous les acclamations de ses partisans, qui se trouvaient dans son sillage.

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Cette mise en scène n’a pas manqué d’agacer M. Leonetti, tout comme une partie de la salle, qui a hué Mme Pécresse. Laurent Wauquiez est alors monté à la tribune pour tenter de calmer les esprits, et faire applaudir sa rivale. « Ces huées, c’est mauvais pour Wauquiez », commentait après coup un proche de la présidente de la région Ile-de-France. « Sans l’intervention de Laurent, elle sortait avec le goudron et les plumes », estimait de son côté un soutien du nouveau président des Républicains.

   


De fait, le discours prononcé à la tribune par Mme Pécresse, quelques minutes plus tard, n’a pas contribué à calmer les esprits. Présentant la candidature de son mouvement, Libres, pour qu’il devienne parti associé aux Républicains, l’ancienne conseillère de Jacques Chirac a soulevé de nouvelles huées en assurant qu’« aujourd’hui, il y a deux droites ». « Il y a une droite plus conservatrice et une droite plus progressiste. Une droite plus protectionniste et une droite plus ouverte. Une droite plus eurosceptique et une droite plus européenne », a dit Mme Pécresse, qui revendique de fédérer la droite modérée au sein des Républicains face à M. Wauquiez.
Le ton très droitier de Wauquiez
Une fois encore, le président du parti est remonté à la tribune dans la foulée. « Il y a une droite. Elle peut être diverse, mais il y a une droite, une seule droite », a-t-il martelé. Ce qui ne l’a pas empêché de défendre la cause du mouvement de Mme Pécresse auprès du conseil national, ajoutant, doucereux : « Sa voix est attendue quand elle travaille dans une équipe commune, et qu’elle ne tire pas contre son camp. »
« Venir ainsi provoquer les cadres et les élus, c’est juste un non-sens », considère de son côté un proche de M. Wauquiez, raillant une « stratégie politique incohérente » de la part de Mme Pécresse et un « naufrage ». « C’est l’ego qui domine », juge quant à elle Lydia Guirous, porte-parole des Républicains.

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Dans son propre discours, prononcé en conclusion de la journée, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a assumé un ton franchement droitier, fidèle à sa campagne interne pour prendre la présidence du parti, à l’automne 2017. « Je n’ai pas changé et je ne changerai pas », a-t-il d’ailleurs assumé. « Il faut réduire de façon drastique l’immigration, avant qu’il ne soit trop tard », a assuré l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui revendique de partir à la conquête des électeurs du Front national (FN).
Un volet « social »
Fustigeant sans relâche la politique du gouvernement, il a estimé qu’« Emmanuel Macron capitule face à l’insécurité ». « Il n’y a plus d’autorité, il n’y a plus de crainte, il n’y a plus de respect. Aujourd’hui, ce sont les voyous qui imposent leur loi, a-t-il ajouté. Et que fait le gouvernement Philippe ? Rien. »
A ce volet « régalien », M. Wauquiez a aussi ajouté un volet « social », jurant vouloir faire sien le mot de « justice ». « Ce n’est pas un mot qui appartient à la gauche », a-t-il avancé. Et d’assurer vouloir pérenniser l’assurance-maladie et s’emparer du sujet du handicap.
Pendant ce temps-là, le juppéiste Maël de Calan, ancien adversaire de M. Wauquiez dans la course à la présidence du parti, a enchaîné de son côté les déclarations auprès des journalistes pour se plaindre de la faible place qui lui a été accordée au sein des instances des Républicains.
« On va structurer une forme d’opposition en interne, qui pèse un gros tiers », prévient-il. « Deux trois essayent de faire un petit buzz à l’extérieur, personne ne l’entend à l’intérieur », réplique Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais. Les réjouissances ne font décidément que commencer pour Laurent Wauquiez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »
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« La prise en compte du bien commun ne doit pas rester le fait d’un nombre restreint d’entreprises »

Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h00
    |

Rodolphe Durand (Professeur et directeur du Centre société et organisations à HEC Paris) et Geneviève Ferone Creuzet (Associée et cofondatrice de P...







                        



                                


                            

Tribune. La future loi sur le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) ouvrira des possibilités nouvelles aux entrepreneurs qui veulent construire des modèles d’affaires vertueux au service du bien commun. La question est de savoir si ce nouveau texte pourra aller au-delà pour viser un véritable changement d’échelle et permettre à la France de construire une économie compétitive, à impact positif et en phase avec les aspirations de nos concitoyens.

La réforme des articles 1832 et 1833 du code civil, pour y inclure les intérêts des parties prenantes autres que ceux des actionnaires, enverrait un signal clair à la société et au marché. Pourtant, on le voit, ce sujet bouscule des postures et ravive des passions. La plus grande crainte est de voir se multiplier des risques de conflits juridiques autour de la gestion des entreprises.
Le code civil apparaît pour certains comme une vache sacrée à laquelle il ne faut pas toucher. Pour les tenants du statu quo, la priorité est d’éviter tout changement qui risquerait d’épouvanter les porteurs de capitaux. Pour autant, aussi symbolique qu’elle soit, l’inscription dans le code civil ne fera pas tout.
Favoriser un changement d’échelle
La création du statut juridique de « l’entreprise à mission », articulant lucrativité et contribution au bien commun, est incontestablement une voie à privilégier. Ces modèles hybrides existent dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, plus de deux mille « benefit corporations » et plus d’un millier de « public benefit corporations » (PBC) ont été enregistrées depuis 2010. De son côté, l’Italie a créé en 2016 les « società benefit ». A ce jour, ce statut inspiré des PBC américaines a convaincu 45 entreprises. Huit pays étudient actuellement une proposition de loi (Australie, Argentine, Chili, Colombie, Canada, Brésil, Pérou, Royaume-Uni). A noter que cette nouvelle voie est d’ailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.
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Edouard Philippe maintient sa confiance à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol

Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h12
   





                        



   


Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, visé par une plainte pour viol, conserve « toute la confiance » d’Edouard Philippe, a assuré samedi 27 janvier Matignon dans un communiqué envoyé à plusieurs médias.
« La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance. »
Selon des informations du Monde, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, faits que l’intéressé conteste catégoriquement. Cette décision fait suite à l’envoi en janvier d’un nouveau courrier par la plaignante, Sophie Spatz, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire.

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Pas de démission exigée
« Dans la situation actuelle, Gérald Darmanin peut rester au gouvernement », a déclaré la ministre de la justice dans le cadre du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, rappelant que « les règles sur le maintien au gouvernement d’un ministre sont extrêmement claires ».
Nicole Belloubet a souligné que la mise en examen était « le seuil qui peut déclencher un départ. » « Tel n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-elle dit. Interrogée sur les départs de Richard Ferrand ou de François Bayrou du gouvernement après leur mise en cause dans des affaires sans qu’ils aient été mis en examen, la garde des sceaux a contesté « un revirement de jurisprudence ».
Dès sa nomination à Matignon, le premier ministre Edouard Philippe avait fixé pour règle que tout ministre mis en examen devait démissionner « immédiatement », à l’exception d’une mise en examen pour diffamation, procédure « qui ne traduit pas autre chose qu’une automaticité ».
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a relevé sur BFM TV que Gérald Darmanin « n’avait rien caché au premier ministre de cette affaire. » « Aujourd’hui, il y a la présomption d’innocence qui s’applique à lui comme à tout citoyen ».
Dans l’opposition, seule l’ancienne ministre de la famille et actuelle sénatrice socialiste Laurence Rossignol s’est montrée plus critique, jugeant l’affaire « embarrassante » pour le ministre mais aussi pour le gouvernement, qui a mis l’égalité hommes-femmes au « premier plan ».
« Intention de nuire »
Selon l’avocat du ministre, Mathias Chicheportich, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ». En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire.
Ce que réfute Sophie Spatz, dont l’avocate, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a réagi dimanche : « Mme Spatz et moi-même nous élevons avec la plus grande véhémence contre les supposées intentions qui lui sont prêtées a posteriori. Ces allégations sont dénuées de fondement matériel et elles violent également la logique chronologique du dossier. »
« Mme Spatz souhaite que les services enquêteurs puissent faire leur travail sereinement, que tous les témoins présents des 2009 soient entendus, ce afin que justice soit rendue », a-t-elle expliqué dans un bref courriel adressé à l’AFP.
Une enquête rouverte le 22 janvier
Le 15 janvier, c’est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l’objet au printemps 2017 d’une enquête préliminaire à la suite d’une lettre l’accusant, selon lui, « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ». Cette enquête avait d’abord été close en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l’entendre.
Mais, selon nos informations, Mme Spatz, âgée de 46 ans, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L’enquête, confiée à la police judiciaire, a été rouverte le 22 janvier et la plaignante a été entendue le 25.  
Interrogé en janvier sur sa réputation de « dragueur lourd », le ministre avait reconnu « avoir pu être léger », « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pris des vents ».
Dans le texte communiqué samedi à plusieurs médias, Matignon écrit que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ». « Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et avait déjà répondu aux questions d’un autre quotidien français qui enquêtait sur les mêmes faits, rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet et avait révélé lui-même l’affaire sur Franceinfo et constaté que l’affaire avait été classée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.
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Gérald Darmanin visé par une accusation de viol

Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 07h12
    |

            Emeline Cazi, 
Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

La confidence a surpris, mais a-t-elle vraiment été comprise ? L’entretien touchait à sa fin, lundi 15 janvier, sur France Info. Le dossier Lactalis avait été évoqué, le déplacement du président de la République à Calais (Pas-de-Calais) et la taxe inondation commentés, lorsque Gérald Darmanin est revenu sur sa tentation de tout plaquer pour ouvrir un bar à vins à Sienne, en Italie, tel qu’il l’avait confié à la revue Charles, en janvier.
« J’ai reçu des lettres de menaces de mort, vous voyez. C’est difficile de voir qu’on peut faire naître autant de violence », déclare alors au micro le ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans. Pire, ajoute-t-il, « une lettre de dénonciation calomnieuse, une lettre infâme » a été envoyée deux jours après sa nomination, en mai 2017, au garde des sceaux de l’époque, François Bayrou. « C’était un homme qui écrivait, qui m’accusait d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol. »
L’auteur du courrier, il le connaît, acquiesce-t-il. Les faits remonteraient à 2009, l’année de ses 26 ans. « Je n’étais rien, j’étais un jeune homme », souligne le ministre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « viol », mais l’affaire a été classée pour « absence totale d’infraction » en juillet 2017.
« Evidemment, puisque tout cela est faux », défend M. Darmanin. Pourquoi, alors, attirer l’attention sur cette histoire que toute la France ignore ? La lettre circule toujours sur Internet, et des journalistes continuent de poser des questions, déplore-t-il.
Plainte pour dénonciation calomnieuse
Selon les informations du Monde, l’affaire est à nouveau dans les mains de la justice. Elle avait débuté après l’envoi de ce courrier, dans lequel un dénommé Pierre Spatz accuse Gérald Darmanin d’avoir abusé sexuellement de sa femme, en 2009. Sophie Spatz, malgré quatre appels des policiers, avait finalement refusé de se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.
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En Auvergne, Emmanuel Macron et les fantômes de l’ancien monde

Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h50
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale en Auvergne)








                        



                                


                            

L’hélicoptère chancelle, s’élève par à-coups, avant de monter bruyamment dans le ciel blanc. Vendredi 26 janvier, à midi, Emmanuel Macron quitte le sommet du puy de Dôme, enneigé et glacé, pour aller déjeuner. Un moment « privé » au bord du lac Chauvet, à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand et 1 162 mètres d’altitude, censé clore dans l’intimité un déplacement marathon de deux jours, au chevet de la France rurale.

Une escapade – un pèlerinage ? – sur les traces de François Mitterrand, Auvergnat de cœur depuis sa rencontre avec la Clermontoise Anne Pingeot, son « Animour », la femme de sa vie. Chaque été, le président socialiste se rendait discrètement à Chauvet, le premier samedi du mois d’août, pour y retrouver des intimes. Dans la maison du gardien, où il déjeunait, c’était toujours le même menu, servi sur la nappe à carreaux : charcuterie, omble chevalier, chou farci, fromages d’Auvergne et tarte aux pommes. Avant une partie de pêche ou une promenade bucolique autour des eaux sombres du lac, sa chienne Baltique à ses côtés. « Regardez comme c’est beau », murmurait-il en contemplant la forêt de vieux hêtres ou la vue splendide sur le puy de Sancy.

Devant le même menu que du temps de Mitterrand
Le 12 août 1995, trois mois après avoir quitté le pouvoir et très affaibli, M. Mitterrand, coiffé du même panama blanc, avait tenu à faire une fois encore le tour du lac, 3,8 km dans les herbes et les roseaux, accompagné des mêmes amis, dont son ancien ministre et « porte-flingue » Michel Charasse, d’une fidélité inoxydable. Ce jour-là, son médecin personnel, le docteur Tarot, qui a veillé sur lui jusqu’au dernier jour, l’avait suivi dans cette marche délicate. « À l’an prochain ! », l’avait salué un invité. « Ne voyez pas si loin », avait répondu Mitterrand, qui mourra cinq mois plus tard.
Avant de regagner Paris, dans la soirée de vendredi, Emmanuel Macron avait donc répondu à l’invitation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.
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Les Républicains : le bureau politique et la commission nationale d’investiture validés

La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h52
   





                        



   


Elu à la tête des Républicains (LR) le 10 décembre, Laurent Wauquiez préside samedi 27 janvier à la Mutualité à Paris son premier conseil national, l’occasion pour lui de consolider son emprise sur un parti qui ne le soutient guère.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes fait face depuis son arrivée à la tête du parti à une vague de départs de cadres et d’élus, qui dénoncent sa proximité idéologique avec le Front national. Tenant d’une « droite décomplexée », un terme qu’il revendique, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy est en outre peu connu des Français, comme l’a encore prouvé l’audience très faible de « L’Emission politique » de France 2 à laquelle il a participé jeudi 25 janvier.

        Lire aussi :
         

                La « galaxie » Wauquiez, une nébuleuse encore en formation



Samedi après-midi, quelques tensions sont apparues entre partisans de la présidente de la région Ile-de-France et de M. Wauquiez. Valérie Pécresse est arrivée pendant le discours d’ouverture du président du conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant « Valérie, Valérie », une partie de la salle répondant par des huées. « Valérie Pécresse fait partie de son mouvement. Cependant je souhaiterais quelle rentre avec une discrétion qui s’impose », a réagi, agacé, M. Leonetti depuis la tribune. Laurent Wauquiez est alors monté sur scène pour demander à la salle « d’accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse ».

Valérie Pécresse arrive au conseil national de LR pendant le discours de Leonetti, sous les acclamations de ses sup… https://t.co/BgfYSmu31d— olivierfaye (@Olivier Faye)


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Mme Pécresse doit présenter la « candidature » de son mouvement Libres ! comme mouvement associé des Républicains. Certains de ses proches ont manifesté leur mécontentement après l’annonce de la composition du nouveau bureau politique du parti, qui ferait la part trop belle à l’entourage de M. Wauquiez.
Eric Ciotti président de la Commission nationale d’investiture
La nouvelle composition du bureau politique, sorte de gouvernement du parti, a en effet été entérinée samedi matin, ainsi que celle de la commission nationale d’investiture, dont est écarté Jean-François Copé. Le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Ce dernier est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires. Lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu pour la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Des annonces de départs
Le sénateur de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier a fait savoir sur Twitter qu’il quittait « ce jour la présidence de la fédération LR 93 [Seine-Saint-Denis] ». « Je découvre au conseil national que je sors du bureau politique, comme [le maire d’Aulnay] Bruno Beschizza. Trop, c’est trop », dénonce-t-il.

Je quitte ce jour la Présidence de la Fédération LR du 93. J’en suis désolé pour les militants et élus qui m’ont to… https://t.co/lwaM2r4iqH— philippedallier (@Philippe Dallier)


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« Le seul rassemblement que Wauquiez réussit à faire, c’est le rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui. Pour le reste c’est une purge inédite : de Chirac à Sarkozy, aucun chef de la droite n’a jamais été si brutal », a fustigé, pour sa part, Pierre Liscia, élu du 18e arrondissement et proche de Mme Portelli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.
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Valérie Pécresse reste chez Les Républicains pour mieux résister de l’intérieur

La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h03
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Valérie Pécresse n’est pas en recul, en congé ou en dehors. « Elle est pleinement dedans », jure un de ses amis. Contrairement aux postures adoptées par Alain Juppé, Xavier Bertrand ou encore Dominique Bussereau, qui ont chacun pris leurs distances avec Les Républicains (LR) en utilisant des mots différents, la présidente de la région Ile-de-France a choisi de ne pas bouger. Elle se montre au contraire active au sein de sa formation pour tenter de fédérer ce qu’il reste d’une droite modérée éclatée face à la prise de pouvoir du nouveau président de LR, Laurent Wauquiez. « Je rends service à ma famille politique, je suis là pour élargir », assure au Monde celle qui devait défendre, samedi 27 janvier, lors du conseil national de LR, la cause de son mouvement, Libres !. Elle souhaite que ce dernier obtienne le statut de parti associé à LR, la condition de son indépendance et de sa capacité à peser dans les années à venir.

Le temps n’étouffe pas toujours l’écho. Dans son camp, ses lieutenants n’ont pas oublié certaines phrases désagréables prononcées par M. Wauquiez lors de la campagne interne pour la présidence de LR, à l’automne 2017. « En politique il y a une règle, soit on est candidat, soit on se tait », avait déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il visait Mme Pécresse et M. Bertrand, qui avaient renoncé à l’affronter lors de ce scrutin, mais pas à le critiquer. « Je n’ai de preuves de courage à donner à personne », répond la première.
« Ce que j’aime, c’est faire »
Installée dans son bureau de la région Ile-de-France, dont le siège doit déménager, début février, du 7e arrondissement de Paris vers Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une ville de la banlieue nord, elle préfère souligner l’ampleur de la tâche qui consiste à diriger une région de 12 millions d’habitants. « Je cours partout, ce que j’aime c’est faire. L’opposition et le magistère de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h08
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La scène eût été impensable voici encore quelques semaines. Elle se déroule dans le petit local de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), à quelques mètres de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ce vendredi 26 janvier, en milieu de journée, la préfète Nicole Klein trinque, un verre de jus de pomme du cru à la main, avec l’agriculteur Sylvain Fresneau, opposant historique. Le gobelet, siglé en rouge « Aéroport non ! », lui est même offert.
Le tout se passe sous les yeux du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, délégué de Paris pour l’occasion. C’est dire l’importance du moment pour le gouvernement qui, le 17 janvier, annonçait sa volonté d’abandonner le projet de construire, ici, le nouvel aéroport nantais. Un ultimatum accompagnait cette décision, historique au regard de ce dossier vieux de plusieurs dizaines d’années : dans les jours suivants, il fallait débarrasser la route départementale 281 de nombreuses chicanes et de barricades en tout genre, érigées depuis cinq ans par les opposants.

Vendredi matin, c’était chose faite. « La route est dégagée, cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup de monde. Je sais que cela n’a pas été facile ; jusqu’à hier je me demandais si cela serait achevé, mais ils l’ont fait. C’est une étape fondamentale », a indiqué Nicole Klein au cours d’un échange avec la presse devant la mairie du petit bourg.
Quelques coups de gueule
Pour ce grand nettoyage, plusieurs centaines de personnes étaient venues prêter main-forte aux agriculteurs de Copain 44, le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées du projet d’aéroport, et il fallut quelques coups de gueule pour faire comprendre à certains occupants qu’ils devaient quitter leurs cabanes. La plus emblématique, « Lama fâché », devrait être remontée au même endroit, mais de l’autre côté des taillis qui bordent la route.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ A la tête d’un parti qui ne compte pas de « wauquiézistes », le président du parti Les Républicains s’appuie sur quelques élus de sa région et une petite garde rapprochée de collaborateurs
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
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La « galaxie » Wauquiez, une nébuleuse encore en formation

A la tête d’un parti qui ne compte pas de « wauquiézistes », le président du parti Les Républicains s’appuie sur quelques élus de sa région et une petite garde rapprochée de collaborateurs



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h00
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Plus d’un mois après l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains (LR), en décembre 2017, un membre de la nouvelle direction de LR se montre effaré : « J’ai sous-estimé à quel point Laurent pouvait être diabolisé en interne. »
Le patron du parti de la rue de Vaugirard suscite une détestation peu commune au sein de sa famille politique, et ce de longue date. Soupçonné de vouloir jeter des ponts vers le Front national, réputé « brutal », capable d’envoyer, selon certains témoignages, des rafales de SMS pour mettre des « coups de pression », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a longtemps semblé cheminer en solo au sein de son parti. Son courant, la Droite sociale, lancé en 2010, s’est depuis désagrégé.
Et l’adjectif « wauquiéziste » n’est presque jamais utilisé pour qualifier un élu. « Il n’y a pas de wauquiézistes historiques, confirme un dirigeant de LR. Pendant longtemps, il n’a pas jugé bon de former une écurie. Mais depuis un an, il a compris la nécessité de se créer des fidélités, politiques comme de la société civile. » La « galaxie » Wauquiez commence donc à être visible à l’œil nu, alors que ce dernier devait présider, samedi 27 janvier, son premier conseil national.
Les élus
Pour l’instant, son noyau dur – « très restreint », souligne un cadre de LR – se niche principalement en Auvergne-Rhône-Alpes. On y retrouve le sénateur de l’Ardèche, Mathieu Darnaud, qui est également un proche du président du Sénat, Gérard Larcher. Mais aussi les députés de la Loire et du Rhône Dino Cinieri et Patrice Verchère, qui épaulent M. Wauquiez au conseil régional. Dans cette assemblée, le quadragénaire peut compter sur le soutien appuyé de son premier vice-président, Etienne Blanc. L’Auvergnat Brice Hortefeux, député européen et lieutenant historique de Nicolas Sarkozy, le supporte également.

Depuis un an, l’ancien ministre entretient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.
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Réforme du bac : « Si les progrès des élèves sont véritablement recherchés, le projet doit être retravaillé »

Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 09h37
    |

Blanche Lochmann (présidente de la Société des agrégés de l'Université)







                        



                                


                            
Tribune. On se demande quel est le statut de ce nouveau rapport. Quel temps pour la discussion des propositions si la réforme doit être présentée en conseil des ministres dès le 14 février ? Comment concevoir un nouveau baccalauréat quand certaines missions, comme celle qui a été confiée à Cédric Villani et Charles Torossian sur l’efficacité de l’enseignement des mathématiques, n’ont pas encore rendu leurs conclusions ? Quand le Conseil supérieur des programmes n’a pas encore pu proposer de solutions aux graves difficultés dont témoignent les mauvaises places des élèves français dans les classements internationaux ? Réformer les épreuves du baccalauréat avant de s’interroger sur le contenu des cours et sur l’entraînement nécessaire à l’amélioration des performances des élèves est incertain.
Par ailleurs, si la réforme du baccalauréat est urgente, n’est-ce pas à cause de l’écart entre le niveau de l’examen actuel et l’enseignement supérieur ? A cause de l’échec à l’université ? Il est donc très étrange que le rapport propose de détruire des filières structurantes pour les remplacer par un système calqué sur un modèle universitaire précisément impuissant devant les difficultés actuelles des étudiants des premières années (organisation modulaire, semestrialisation des enseignements).
Les mesures adoptées ces dernières années n’ont cessé de réduire la qualité de l’enseignement et n’ont montré aucun effet positif sur les capacités et les performances des élèves
Certaines maladresses du rapport sont-elles voulues ? Les considérations apparemment hors sujet que le texte contient sur les ressources humaines de l’Education nationale laissent deviner, sous la réforme, les impératifs budgétaires. Il faut dire que, depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse des réformes Darcos, Chatel, Peillon, Hamon, Vallaud-Belkacem…, quels que soient les objectifs (réforme du lycée, du collège, de la formation des professeurs ou les propositions de cette mission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Un an de prison avec sursis, 1,45 million d’euros d’amende et trois ans d’inéligibilité ont été prononcés vendredi contre Dominique Tian (LR), candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin.
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Le premier adjoint au maire de Marseille condamné pour « blanchiment de fraude fiscale »

Un an de prison avec sursis, 1,45 million d’euros d’amende et trois ans d’inéligibilité ont été prononcés vendredi contre Dominique Tian (LR), candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h36
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h48
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



   


Douze mois de prison avec sursis, une amende de 1,45 million d’euros et trois années d’inéligibilité : l’ex-député Les Républicains et premier adjoint au maire de Marseille, Dominique Tian, a été sévèrement condamné, vendredi 26 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris pour « déclaration mensongère de patrimoine » et « blanchiment de fraude fiscale ».
« Les faits commis sont d’une particulière gravité », a souligné la présidente du tribunal, Bénédicte de Perthuis, en dénonçant « une violation de la loi et de l’égalité devant l’impôt » par « un élu de la République » dont le comportement se devait d’être « exemplaire ». Ces faits ne peuvent que « nourrir la méfiance des citoyens envers ceux qui les représentent », a-t-elle déploré.
Dominique Tian a déclaré vouloir faire « immédiatement appel » d’une décision qu’il estime « stupéfiante ». « La juge multiplie par cinq l’amende requise, c’est un déni de justice qui ne me laisse pas d’autre choix ! », a réagi l’élu, qui n’entend pas démissionner de ses fonctions. Pour M. Tian, l’affaire « est patrimoniale et familiale, et en aucun cas liée à l’exercice de [ses] mandats politiques ».
Une affaire qui touche aussi le maire
Très proche du maire Jean-Claude Gaudin (Les Républicains), qui lui a cédé, tour à tour, ses mandats de conseiller général, de maire du 4e secteur et de député, Dominique Tian, 58 ans, faisait partie des candidats potentiels à la succession de l’édile. En 2014, il a été propulsé premier adjoint à la suite de sa victoire surprise contre le candidat socialiste Patrick Mennucci dans le 1er secteur de Marseille. Favori pour conserver la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, en 2017, il a été battu par la jeune candidate de La République en marche, Claire Pitollat.

        Lire aussi :
         

                Au palais de justice, l’ancien député Dominique Tian reçoit une leçon de morale



Grand amateur de voile, M. Tian est également l’un des promoteurs de la candidature de sa ville pour accueillir les épreuves nautiques des Jeux olympiques de Paris 2024. « Les conséquences politiques, franchement, je m’en fous un peu, a déclaré M. Tian au Monde. Je finirai ma carrière avec Jean-Claude Gaudin, mais je ne veux pas être victime d’un jugement totalement démentiel. »
Cette condamnation ajoute un nouvel épisode au début d’année compliqué du maire de Marseille. Contesté comme président de la métropole Aix-Marseille-Provence par la maire LR d’Aix-en-Provence, il a subi cette dernière semaine les attaques de son ex-premier adjoint, Renaud Muselier, désormais président de la région Sud-PACA, qui l’a qualifié de « mauvais maire ».
Sollicité vendredi, Jean-Claude Gaudin n’a réagi que sur son compte Twitter, évoquant une « condamnation extrêmement excessive, d’autant que [M. Tian] s’est mis en règle de lui-même avec l’administration fiscale ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.
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La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre

Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h24
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


De nombreuses communes françaises font face, depuis le début de l’année, à des crues et des inondations importantes et prématurées. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations incombent aux communes et aux intercommunalités, en vertu d’un transfert de compétence entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour financer cette nouvelle compétence, les communes ont été autorisées à lever une nouvelle taxe, la taxe gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi). Mais la mise en œuvre de cette « taxe inondation » n’est pas sans poser certains problèmes.

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En quoi consiste la « taxe inondation » ?
Ce transfert de compétence a été voté en 2014, lors du quinquiennat de François Hollande. Jusqu’en 2018, la prévention des inondations était une compétence partagée entre les régions, les départements, les communes et l’Etat. Si tous ont la possibilité de continuer d’apporter des financements, c’est bien aux intercommunalités que la loi attribue cette compétence à titre exclusif et obligatoire. La taxe ne peut excéder 40 euros par personne et par an et les recettes générées doivent obligatoirement être affectées au financement d’actions liées à cette nouvelle compétence.
Il leur faut donc trouver de quoi financer ce qu’elles ne faisaient pas déjà dans l’aménagement des bassins versants, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des zones humides, ou encore les aménagements hydrauliques et leur entretien.

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Combien de communes l’ont adoptée ?
Selon Apolline Prêtre, de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère les intercommunalités, entre cent cinquante et deux cents intercommunalités situées sur des territoires particulièrement exposés s’étaient déjà saisie de cette compétence avant 2018, mais seules dix à quinze d’entre elles levaient la taxe.
Les communautés de communes ont jusqu’au 15 février pour voter cette nouvelle taxe pour 2018, mais, là encore, seule une minorité a décidé de l’adopter. Selon l’AdCF, seules soixante-dix à quatre-vingts des 1 266 des intercommunalités l’ont mise en place pour l’instant.
Mme Prêtre souligne également que les prélèvements institués sont souvent « très en deçà du plafond fixé » et parfois compensés par une baisse des autres impôts locaux. A Forbach (Moselle), par exemple, elle s’élève à 4,90 euros. Au maximum, dans le bassin dunkerquois, le prélèvement peut monter jusqu’à 17 euros.
Mais d’après Nicolas Portier, délégué général de l‘AdCF, ce début d’année est une « phase intermédiaire ». « Tout le monde fait des diagnostics pour évaluer combien cette nouvelle compétence va coûter, ce que personne ne sait encore. Les intercommunalités ne la mettent pas en place pour l’instant mais se réservent la possibilité de le faire plus tard. »
Quelles sont les critiques des élus locaux ?
Le gouvernement insiste sur le « renforcement de la solidarité territoriale ». André Flajolet, de l’Association des maires de France (AMF), fustige, lui, un éclatement de la gestion d’un risque qui « devrait relever de la solidarité nationale ». D’autant que la compétence dévolue aux intercommunalités ne les oblige pas à établir des plans de prévention sur l’ensemble d’un bassin fluvial.
« Cette gestion segmentée est », selon lui, « une erreur monumentale », qui pourrait créer des inégalités et inciter les territoires en amont des cours d’eau à prendre des mesures pour leur intercommunalité, quitte à repousser les risques d’inondation en aval.
« Un niveau de responsabilité anxiogène »
La principale inquiétude des acteurs locaux concerne le financement. « L’Etat ne nous a jamais donné de recette supplémentaire pour financer cette nouvelle responsabilité », tempête M. Portier, qui insiste également sur le caractère « anxiogène » du niveau de responsabilité confié aux intercommunalités, alors que « tout le monde commence à voir les conséquences du changement climatique ».
« L’incertitude reste entière », explique M. Portier, puisque l’assiette de cette taxe, c’est-à-dire le nombre de personnes qui doivent la payer, est adossée à celle des impôts locaux, dont la taxe d’habitation, qui est amenée à disparaître. Cela réduirait donc le nombre de ménages éligibles au paiement de la taxe inondation alors que l’AMF craint déjà que le plafond de 40 euros par habitant ne soit pas suffisant pour financer les travaux nécessaires dans certains territoires.
Le gouvernement rédige actuellement un rapport d’évaluation pour estimer le montant de la nouvelle charge transférée aux collectivités. Il sera remis au Parlement d’ici à la fin juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.
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« Les entreprises doivent s’engager dans une transformation profonde »

Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 23h06
    |

Julie Battilana (Professeure de business administration à Harvard Business School et professeure d’innovation sociale à Harvard Kennedy School) et ...







                        



                                


                            

Tribune. En ce début d’année 2018, la question de la refonte du modèle de l’entreprise est au cœur du débat public des deux côtés de l’Atlantique. Le gouvernement français vient de lancer, au travers d’une mission interministérielle, le chantier d’une réforme juridique de l’objet des sociétés à but lucratif, afin d’y intégrer la responsabilité sociale et environnementale.
Ce faisant, la France emboîte le pas d’autres pays, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Italie, qui ont déjà créé de nouveaux statuts juridiques pour les entreprises soucieuses d’atteindre des objectifs non seulement financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.
Au même moment, aux Etats-Unis, Larry Fink, cofondateur et président de BlackRock, l’un des plus puissants groupes d’investissement au monde, signait une lettre ouverte aux dirigeants d’entreprises, les appelant à intégrer la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux à celle des objectifs financiers de leurs entreprises. L’investisseur américain, dont la société gère plus de 6 000 milliards de dollars, ouvre ainsi la porte à une prise en compte systématique des données de performance financière, sociale et environnementale dans les décisions d’investissement.
Passer du discours à l’action
Si ces annonces sont suivies d’effet, l’année 2018 pourrait marquer une inflexion majeure dans l’évolution du capitalisme, qui s’éloignerait résolument du paradigme de maximisation de la seule valeur financière pour les actionnaires.
Mais, ne soyons pas naïfs. Parler de cette évolution et l’appeler de nos vœux ne suffira pas à la faire advenir. L’évolution dont il est question est un changement radical qui nécessite un changement de mentalité et de comportement de l’ensemble des acteurs de notre système économique. L’Etat a bien sûr un rôle clef à jouer dans la réforme du statut juridique des sociétés, en partenariat avec les partenaires sociaux. De même les investisseurs comme M. Fink...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
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Incertitudes et tensions au PS avant le dépôt des motions pour le congrès

Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 09h51
    |

            Abel Mestre








                        


Feu sur le quartier général. C’est peu ou prou l’état d’esprit de Delphine Batho avant le Conseil national du Parti socialiste (PS) du samedi 27 janvier. C’est là que doivent être enregistrés les textes d’orientation présentés par les candidats à la tête du parti. Et Mme Batho compte bien perturber l’ordonnancement des choses. Elle devait déposer ce que jadis on appelait une « motion », contrevenant avec les règles fixées par le PS.
Depuis plusieurs jours, la députée des Deux-Sèvres vilipende son parti, le qualifiant tour à tour de « mafia » et d’organisation « où la tricherie a été érigée en système ». Mme Batho soupçonne des irrégularités lors du vote concernant les modalités d’organisation du congrès, approuvées par les militants. L’ancienne ministre avait dénoncé un « coup d’Etat statutaire » et déposé un référé le 19 janvier. Elle estimait être empêchée d’être candidate. Le tribunal de grande instance de Paris l’a débouté de toutes ses demandes jeudi 25 janvier, donnant raison au parti.

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                La crainte du trop-plein de candidats au congrès du PS



Au cœur de la fronde menée par Mme Batho, le nombre de seize parrainages (5 % du Conseil national) désormais nécessaires pour pouvoir déposer un texte d’orientation. Pour elle, peu importe le jugement du tribunal, elle présentera tout de même un texte d’orientation samedi, sans les signatures obligatoires.
« Je représente une candidature libre qui n’est pas celle d’un courant. Je ne veux pas avoir les seize parrainages, je ne propose pas la création d’un nouveau courant ou d’un nouveau clan, a-t-elle précisé jeudi lors d’une conférence de presse. Je n’envisage nullement de quitter le PS. Je n’ai rien à perdre, je suis blindée. »
Rachid Temal, le coordinateur du PS, essaye de son côté de calmer les choses : « Le jugement est très clair, nous avons respecté nos textes. J’appelle Delphine Batho à être respectueuse vis-à-vis des militants et de sortir des prétoires. » Que se passera-t-il samedi, lorsqu’elle déposera son texte d’orientation ? « Rien, répond le sénateur du Val-d’Oise. Son texte ne sera pas enregistré et la vie continue. »
La méfiance est de mise
Ces tensions avec Delphine Batho ne sont pas les seules difficultés que va devoir affronter le PS d’ici son congrès des 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). La méfiance est de mise entre les trois candidats issus de la majorité (Olivier Faure, Luc Carvounas et Stéphane Le Foll) où aucun rapprochement n’est, pour l’heure, envisagé. « On n’arrive même pas à caler un déjeuner avec les trois députés, se désole un membre de la direction. Le niveau de suspicion est hallucinant. »
La situation pourrait devenir encore plus illisible si Julien Dray, proche de François Hollande, décidait à se déclarer candidat à la tête du PS à la toute dernière minute. Pour l’instant, l’ancien responsable de la Gauche socialiste hésite à se lancer.

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Surtout, les choses commencent à se décanter et tous les socialistes constatent qu’Olivier Faure est le favori. Le président du groupe Nouvelle Gauche de l’Assemblée nationale voit se multiplier les soutiens de courants et de personnalités socialistes, réussissant à rassembler un spectre large, allant de Martine Aubry aux « strauss-kahno-rocardiens », et faisant de lui une sorte de point d’équilibre dans un parti traversé par une profonde crise d’identité. Certains candidats craignent même un raz-de-marée en sa faveur. « On pense qu’il réunira environ les deux tiers du Conseil national », prédit-on dans l’entourage de l’un de ses adversaires.
Certaines fédérations qui pourraient faire basculer l’élection du premier secrétaire penchent également en sa faveur. Il s’agit notamment des fédérations de Paris, du Nord, de Haute-Garonne et du Morbihan. « Comme la base électorale est réduite, le poids des fédérations s’en trouve augmenté, note un fin connaisseur du PS. Mais il y a aussi un ras-le-bol à la base. Les militants peuvent aussi ne pas respecter les consignes. » Le jeu est donc − un peu − ouvert malgré tout.
Que vont faire les hamonistes ?
Quelques incertitudes demeurent. Elles concernent deux courants, dont les spécialistes de la « vieille maison » ne savent pas encore vers quel candidat ils iront. Les hamonistes « maintenus », tout d’abord. Les amis de Benoît Hamon, restés dans le parti, hésitent entre soutenir Luc Carvounas − l’ancien lieutenant de Manuel Valls − ou Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du PS. Ils donneront leur préférence samedi matin. Le député du Val-de-Marne, qui adopte un discours de plus en plus à gauche depuis la campagne présidentielle, a les faveurs des cadres hamonistes. Mais la base, elle, est plus volatile.
Une tribune du courant hamoniste est parue mercredi sur le site de L’Obs, mais sans se prononcer sur un nom. Le texte se bornant à demander « de la clarté, de la lucidité et des idées neuves », un « devoir d’inventaire » sur le quinquennat Hollande et une « opposition sans ambiguïté » à Emmanuel Macron. M. Carvounas y a répondu, tendant ainsi la main aux camarades de l’ancien candidat à la présidentielle.

Dans une tribune publiée hier dans @lobs, dans le cadre de la préparation du prochain #CongrèsPS, de nombreux camar… https://t.co/brMDxs1wLo— luccarvounas (@Luc Carvounas)


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Pas sûr pour autant que les voix hamonistes soient à même de changer l’issue du vote : beaucoup de militants de ce courant ont suivi Benoît Hamon dans la constitution du Mouvement du 1er-juillet – devenu Génération. s depuis le 2 décembre 2017 –, et les troupes sont réduites en interne.
Enfin, les partisans de Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire, sont perdus. Les « Cambas » − c’est leur surnom − avaient un candidat naturel en la personne de Rachid Temal. Las ! Il ne s’est finalement pas porté candidat. L’idée est donc maintenant qu’il soit numéro deux du parti, poste qu’il a occupé à partir de 2015, sous le mandat de M. Cambadélis. Mais M. Temal pourrait faire les frais de la volonté de renouvellement, affichée notamment par Olivier Faure. Au PS, plus qu’ailleurs, il faut que tout change pour que rien ne change.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.
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Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption


                      La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 06h39
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Derrière une appellation qui hésite avec la pharmacopée du pédicure se distingue une redoutable association loi de 1901, d’une efficacité sans pareille quand il s’agit de traquer le personnel politique qui parvient à se faufiler entre certaines mailles un peu lâches de notre justice nationale. Très présente dans l’actualité, Anticor, pour anticorruption, vient de relancer, en portant plainte, le dossier Richard Ferrand – prise illégale d’intérêts dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne – après son classement sans suite par le parquet de Brest.
Un juge d’instruction va désormais enquêter et ça ne devrait pas trop rigoler pour l’ancien ministre du président Macron, aujourd’hui à la tête des députés La République en marche. « Sur l’affaire Ferrand, on nous accuse d’acharnement, mais il mérite un procès. Les faits sont plus que troublants », assume Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, qui n’a rien à voir avec Batman puisqu’il habite Nice, qu’il est attaché territorial et fut membre du Parti radical de gauche.
« Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien »
Idem sur l’affaire Mathieu Gallet. Le président de Radio France vient d’être condamné à un an d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende pour délit de favoritisme lors de la passation de marchés publics quand il dirigeait l’INA. Le Canard enchaîné avait allumé la mèche en mai 2015, mais, comme les autorités judiciaires compétentes faisaient preuve d’une certaine inertie, Anticor s’y était substitué. « Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien, insiste Picard. Prenez l’Institut de France [qui abrite notamment l’Académie française]. La Cour des comptes a rendu en 2015 un troisième rapport accablant sur la gestion de 2005 à 2013. Son ancien dirigeant disposait de cinq logements de fonction ! Et il ne s’est rien passé. C’est dommage, on ne peut plus intervenir, il y a prescription. »
« A l’origine, on n’était pas là pour...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.
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Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs auprès d’Emmanuel Macron

Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h37
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h25
    |

            Bastien Bonnefous








                        


                                                        
On discernerait presque une pointe d’émotion chez cet homme qui se présente lui-même comme le « Machiavel de la ruralité » et que beaucoup décrivent comme « un animal politique à sang froid ». « Quand le président est arrivé, la nuit était tombée. Il faisait très froid, la forêt était dans le brouillard et les chasseurs éclairaient aux flambeaux les sangliers tués. C’était magique ! », raconte Thierry Coste en ce début du mois de janvier, attablé dans un café près des Invalides où il a ses habitudes.

Quelques semaines plus tôt, le 15 décembre 2017, le lobbyiste de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) était à Chambord pour la venue exceptionnelle d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat, qui avait décidé de fêter ses 40 ans dans le prestigieux domaine, en avait profité pour assister à un « tableau » – l’hommage rendu au gibier après la chasse. « Une première depuis Giscard ! », insiste M. Coste. La preuve selon lui que M. Macron « a compris que la chasse fait partie de la culture française ». Une forme aussi de consécration personnelle pour le lobbyiste.
Sans statut officiel, ce dernier conseille en effet le chef de l’Etat sur les dossiers cynégétiques et plus largement les questions de ruralité. Une alliance étonnante tant ce professionnel de l’influence, âgé de 62 ans et introduit depuis trente ans auprès de tous les pouvoirs, incarne « l’ancien monde » politique que le jeune président a soi-disant balayé depuis son élection.
« Sur le papier, rien n’était fait pour que ça colle : Emmanuel Macron est énarque, ancien banquier d’affaires, entouré de technos parisiens. Tout ce que je déteste normalement », résume l’ancien agriculteur passé par le trotskisme dans sa jeunesse. Mais le chef de l’Etat « séduirait une chaise » et il a « une qualité rare » aux yeux du lobbyiste : « C’est quelqu’un avec qui on peut dealer et qui sait trancher, sans faire de sentiment…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
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Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

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                Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »



Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

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Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        

