<FILE-date="2018/01/28/19">

<article-nb="2018/01/28/19-1">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Un pic de crue est attendu dans la nuit de dimanche. Douze départements sont toujours placés en vigilance orange.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Crues : le RER C dans Paris restera fermé jusqu’au 5 février au minimum

Un pic de crue est attendu dans la nuit de dimanche. Douze départements sont toujours placés en vigilance orange.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 08h17
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h09
   





                        



   


A Paris, la Seine continuait sa lente montée jusqu’à un pic de crue prévu dans la nuit de dimanche 28 janvier, tandis que la situation s’améliorait en amont de la capitale, selon Vigicrues.
L’organisme de surveillance a affiné sa prévision samedi : environ 5,95 mètres d’eau sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi, soit moins que la crue de juin 2016 (6,10 mètres). A la station du pont d’Austerlitz, dimanche à 5 heures, la Seine était à 5,78 m, soit 14 cm de hausse en vingt-quatre heures.
« La montée est un petit peu plus lente que prévu, donc le maximum attendu est décalé dans la soirée de dimanche à lundi », a déclaré une porte-parole de Vigicrues, Rachel Puechberty. Douze départements étaient toujours en vigilance orange inondation.
Le mois de janvier le plus humide en un siècle
A l’origine de ce phénomène de crue, qui touche diverses régions en France, des pluies importantes sur des sols gorgés d’eau. Le cumul pluviométrique du 1er décembre au 21 janvier atteint souvent le double de la normale, comme à Paris, note Météo France.
« Les perturbations ayant touché le pays depuis la mi-janvier (...) ont généré des crues importantes sur de nombreux cours d’eau du nord et de l’est du pays, encore entretenues par les pluies tombées jeudi sur la Bourgogne et la Champagne. Les niveaux de débordement dommageables sont atteints sur plusieurs d’entre eux dans les bassins de la Seine et de la Saône », explique Vigicrues.
Côté transports, le trafic est interrompu sur la ligne C du RER et sept gares resteront fermées jusqu’à la fin de la crue : Saint-Michel–Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Pont-de-l’Alma, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy, Boulainvilliers. La SNCF a fait savoir dimanche que les stations ne rouvriraient probablement pas avant le 5 février « au minimum ».
Interdits de navigation, les bateaux-mouches restent à quai et seuls les pompiers circulent. Les voies sur berge, inondées, sont interdites à la circulation piétonne. Deux personnes à bord d’un canoë gonflable ont été verbalisées samedi matin près de la gare d’Austerlitz. La préfecture a rappelé à cette occasion qu’il était « interdit et surtout extrêmement dangereux de faire du canoë ou de se baigner dans la Seine, dont le débit est actuellement de 1 600 mètres cubes par seconde ».

Suivi quotidien par la @prefpolice des #crues en Ile de France. Consultez notre communiqué https://t.co/ZSVO6838Ec— prefpolice (@Préfecture de police)


require(["twitter/widgets"]);

Décrue lente, surveillance des nappes phréatiques
« En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine », a ajouté Vigicrues. Colombe Brossel, adjointe à la sécurité de la mairie de Paris, soulignait « une très grande vigilance sur la situation des nappes phréatiques ».
« Les sols sont gorgés d’eau, donc c’est un facteur de vulnérabilité s’il devait encore y avoir de fortes précipitations plus tard dans l’hiver », a prévenu Hervé Vanlaer, directeur général adjoint à la prévention des risques au ministère de la transition écologique.
Selon la préfecture de police, mille personnes ont été évacuées en Ile-de-France samedi. Un peu moins de 1 500 foyers sur 6,2 millions sont privés d’électricité, selon Enedis, qui a installé quelques dizaines de groupes électrogènes.

        Lire aussi :
         

                Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter


« Si l’on parle de revenir complètement à la normale, cela se comptera en semaines », a estimé le directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie d’Ile-de-France, Jérôme Goellner. Même si cette crue 2018 a été importante, on a évité la catastrophe d’une crue historique comme celle de 1910, où la Seine avait atteint 8,62 m.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-2">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
Découvrir l’application


                        

Trump prêt à signer une nouvelle version de l’accord de Paris sur le climat

Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».



Le Monde
 |    28.01.2018 à 04h01
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h36
   





                        


Le président américain, Donald Trump, serait prêt à signer l’accord de Paris sur le climat, mais seulement s’il comprend des modifications importantes, selon des extraits d’une interview qui sera diffusée dimanche 28 janvier par la chaîne de télévision britannique ITV.
Donald Trump avait annoncé en juin 2017 que les Etats-Unis se retiraient de l’accord de Paris, le qualifiant de « mauvais accord » pour l’économie américaine, une décision désapprouvée internationalement. Bien qu’il reste ferme dans ses critiques contre l’accord historique signé par son prédécesseur Barack Obama, M. Trump s’est dit prêt à signer un accord remanié.

        Lire aussi :
         

                A Davos, Trump tente de rompre l’isolement des Etats-Unis



« L’accord de Paris serait pour nous un désastre », a-t-il dit. « S’ils faisaient un bon accord… il y a toujours une chance que nous revenions », a-t-il ajouté, qualifiant l’accord actuel d’« injuste » pour les Etats-Unis.
« Il faudrait qu’il soit totalement différent »
Ce traité historique a été signé à Paris par 197 nations, en 2015, après d’intenses négociations. Des engagements volontaires de réduction des émissions de carbone avaient alors été pris.

        Lire aussi :
         

                Rétrospective 2017 : climat, le choc du retrait américain



« Si quelqu’un disait “revenez dans l’accord de Paris”, il faudrait qu’il soit totalement différent car nous avions un accord affreux », dit M. Trump, selon des extraits de l’interview. « Pourrais-je y retourner ? Ouais, j’y retournerais… J’adorerais cela. »
Donald Trump, qui a déjà laissé la porte entrouverte à un retour dans l’accord de Paris en cas de renégociations — sur lesquelles il est cependant toujours resté évasif —, avait déjà déclaré au début de janvier que les Etats-Unis pourraient « en théorie y revenir ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-3">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Si le nombre d’hectares certifiés en bio ou cultivés en biodynamie progresse, l’usage d’entrants reste important et génère des tensions.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                
                                       
édition abonné


Dans le Bordelais, le traitement chimique des vignes suscite la polémique


                      Si le nombre d’hectares certifiés en bio ou cultivés en biodynamie progresse, l’usage d’entrants reste important et génère des tensions.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 12h15
    |

            Rémi Barroux








                              

                        
Le Bordelais continue de faire face aux accusations d’usage excessif d’intrants chimiques dans ses vignes. Les déclarations de bonne volonté sur l’abandon des pesticides n’y font pas grand-chose : l’image de vignoble, plus soucieux de rendement que d’environnement, lui colle à la peau. Dernier épisode, l’ancien président du ­Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bernard ­Farges, a été mis en cause conjointement par Alerte aux toxiques ! et le Collectif Info Médoc pesticides.
Dans un communiqué publié le 19 janvier, ces deux associations avancent que l’un de ses vins, le Château de l’Enclos (cru 2014), recèle seize molécules de pesticides, dont quatre « CMR » (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques), les plus dangereuses. « On a du mal à croire que c’est le même qui fait des déclarations tonitruantes sur la “sortie des pesticides à ­Bordeaux” », écrivent les responsables des deux associations, Valérie Murat et ­Marie-Lys Bibeyran, ciblant l’usage du label Terra Vitis, apposé sur la bouteille.
Le jour même, Bernard Farges répondait dans une lettre ouverte : « Je ne suis ni plus mauvais ni meilleur que la plupart des vignerons de notre région. Je suis même représentatif des profonds changements en cours. J’ai fortement diminué l’utilisation de pesticides depuis 2016 et j’ai également limité le recours aux CMR à chaque fois que c’était possible. » Et le vigneron de préciser que cette cuvée 2014 a été réalisée antérieurement aux engagements pris et que le mouvement « prend du temps ». Bien trop pour Marie-Lys ­Bibeyran, dont le frère, Denis, est mort à 47 ans d’un cancer des voies biliaires, le 12 octobre 2009, après avoir travaillé une vingtaine d’années dans les vignes.
Des grands crus contaminés
La bataille continue, donc. Quand la revue Que choisir publie, le 26 décembre 2017, les résultats d’une enquête sur les résidus de pesticides analysés dans trente-huit grands crus de bordeaux, montrant...




<article-nb="2018/01/28/19-4">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Professeur de droit animalier à Harvard, il travaille sans relâche, depuis près de quarante ans, à défendre la cause des primates. Son combat a permis au chimpanzé Cecilia d’obtenir le statut de personne juridique non humaine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Steven Wise, l’avocat des grands singes

Professeur de droit animalier à Harvard, il travaille sans relâche, depuis près de quarante ans, à défendre la cause des primates. Son combat a permis au chimpanzé Cecilia d’obtenir le statut de personne juridique non humaine.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 12h00
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Que pense Steven Wise de la victoire obtenue par l’avocat de Cecilia, en novembre 2016, au tribunal argentin de Mendoza ? « Nous en avons été ravis », répond-il. N’est-il pas déçu, tout de même, de n’être pas parvenu au même résultat pour ses propres clients, Hercule et Leo ? « Nous savons très bien que les cas où triomphent la liberté, l’égalité et la justice restent exceptionnels. » L’homme de loi est pugnace, et convaincu que le temps jouera en sa faveur.
Cecilia ne s’est pas rendue au tribunal, pas plus qu’Hercule et Leo. Tous trois sont des chimpanzés, et Steven Wise est leur meilleur avocat. Professeur de droit animalier à Harvard et dans d’autres universités américaines, il se bat sans relâche, depuis près de quarante ans, pour défendre leur cause. Si Cecilia est devenue en 2016 le premier animal du monde à se voir accorder le statut de personne juridique non humaine, si elle a quitté en avril 2017 le zoo où elle vivait enfermée pour rejoindre la réserve naturelle brésilienne de Sorocaba, elle le doit, bien sûr, à la juge de Mendoza qui a eu l’audace de franchir ce pas. Mais celui qui a ouvert le chemin, c’est Steven Wise. Cette décision consacre en effet la thèse défendue méthodiquement par son association, Nonhuman Rights Project (NRP), fondée sur les droits inhérents à l’habeas corpus. Soit le droit de ne pas être emprisonné sans jugement, jusqu’à présent réservé aux humains.
Droit à l’intégrité physique
Lorsqu’un ami lui suggère, à la fin des années 1970, de lire Animal Liberation, publié quelques années plus tôt par le philosophe australienPeter Singer,Wise exerce en pratique générale depuis trois ans. Pour le jeune avocat, qui opte sur-le-champ pour le végétarisme, c’est une révélation. « J’étais devenu avocat parce que je m’intéressais à la justice sociale. J’ai lu ce livre, j’ai compris qu’un nombre stupéfiant d’animaux non humains étaient traités de manière terrible et injuste, et qu’aucun...




                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-5">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux, le sujet diffuse lentement vers le grand public, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, rédacteur au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Comment le végétarisme s’installe dans la culture populaire

Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux, le sujet diffuse lentement vers le grand public, souligne, dans sa chronique, Stéphane Foucart, rédacteur au « Monde ».



Le Monde
 |    27.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h17
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. Cesserons-nous un jour de manger la chair des animaux ? Chaque jour le végétarisme semble prendre un peu plus de place sur la scène médiatique. Pas une semaine ne passe sans que l’opinion française soit confrontée à ces mots, qui étaient encore absents ou presque du débat public voilà seulement une décennie : cause animale, antispécisme, véganisme (mode de vie excluant toute forme d’exploitation des animaux)…
Tout cela nous semble très récent, mais peut-être n’y a-t-il là que la remobilisation d’une vieille rengaine, dont on peut d’ailleurs faire remonter l’origine très loin, jusqu’à Plutarque (Ier siècle) ou Pythagore (VIe siècle avant J.-C.), qui, en leur temps, interrogeaient déjà le principe même de la consommation de viande.

En bref, il pourrait n’y avoir là que de veilles lubies, de celles qui surgissent de temps à autre, qui émergent brièvement dans la conversation publique avant de disparaître sans avoir rien changé au réel. Dans quelques années, toutes ces histoires seront peut-être oubliées, et l’on mangera avec le même appétit une belle côte de bœuf saignante, une joue de cochon a la plancha ou un foie de veau à la bordelaise.
Un thème récurrent
Peut-être, mais peut-être pas. Il suffit pour en douter de voir comment, depuis quelque temps, la question animale s’installe discrètement dans la culture populaire. Depuis les associations militantes et les cercles académiques qui pensent notre relation aux animaux non humains, le sujet diffuse lentement vers le grand public. Et il y a sans doute là une nouveauté. Les exemples récents ne manquent pas. Ferdinand, le film d’animation des studios Blue Sky, réalisé par Carlos Saldanha et sorti en France fin décembre, en est une illustration. L’histoire, assez convenue, est celle d’un taureau paisible et bienveillant, destiné à combattre dans l’arène. Rien de neuf ? L’aversion pour la corrida est indéniablement un...




                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-6">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Un groupe de babouins ayant quitté son enclos vendredi avait provoqué la fermeture temporaire du parc zoologique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Le zoo de Vincennes rouvre ses portes

Un groupe de babouins ayant quitté son enclos vendredi avait provoqué la fermeture temporaire du parc zoologique.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h45
   





                        



   


Les visiteurs du zoo de Vincennes pourront de nouveau accéder au site dès midi samedi 27 janvier, tous les babouins s’étant échappé la veille de leur enclos ayant été retrouvés.
« Les trois individus qui manquaient à l’appel, deux femelles et un petit, ont été récupérés dans le milieu de la nuit, à 4 h 15 », précise dans un communiqué une porte-parole du Muséum national d’histoire naturelle.
140 personnes mobilisées

   


Vendredi, le zoo avait annoncé qu’un groupe de primates avait quitté son enclos, sans cependant rejoindre les zones destinées aux visiteurs. L’incident avait été signalé en fin de matinée par un soigneur, qui avait repéré un babouin dans un couloir de service réservé au personnel.
Une soixantaine de pompiers, une vingtaine de policiers et tout le personnel avaient été mobilisés afin d’évacuer le zoo et de faire revenir les animaux dans leur enclos.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-7">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h08
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La scène eût été impensable voici encore quelques semaines. Elle se déroule dans le petit local de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), à quelques mètres de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ce vendredi 26 janvier, en milieu de journée, la préfète Nicole Klein trinque, un verre de jus de pomme du cru à la main, avec l’agriculteur Sylvain Fresneau, opposant historique. Le gobelet, siglé en rouge « Aéroport non ! », lui est même offert.
Le tout se passe sous les yeux du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, délégué de Paris pour l’occasion. C’est dire l’importance du moment pour le gouvernement qui, le 17 janvier, annonçait sa volonté d’abandonner le projet de construire, ici, le nouvel aéroport nantais. Un ultimatum accompagnait cette décision, historique au regard de ce dossier vieux de plusieurs dizaines d’années : dans les jours suivants, il fallait débarrasser la route départementale 281 de nombreuses chicanes et de barricades en tout genre, érigées depuis cinq ans par les opposants.

Vendredi matin, c’était chose faite. « La route est dégagée, cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup de monde. Je sais que cela n’a pas été facile ; jusqu’à hier je me demandais si cela serait achevé, mais ils l’ont fait. C’est une étape fondamentale », a indiqué Nicole Klein au cours d’un échange avec la presse devant la mairie du petit bourg.
Quelques coups de gueule
Pour ce grand nettoyage, plusieurs centaines de personnes étaient venues prêter main-forte aux agriculteurs de Copain 44, le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées du projet d’aéroport, et il fallut quelques coups de gueule pour faire comprendre à certains occupants qu’ils devaient quitter leurs cabanes. La plus emblématique, « Lama fâché », devrait être remontée au même endroit, mais de l’autre côté des taillis qui bordent la route.

C’est...




                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-8">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Vigicrues a abaissé samedi en vigilance « jaune » plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien en amont de la capitale.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
Découvrir l’application


                        

Le pic de crue de la Seine, attendu dans la nuit de dimanche, devrait être moins élevé qu’attendu

Vigicrues a abaissé samedi en vigilance « jaune » plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien en amont de la capitale.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 05h23
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 08h55
   





                        



   


Le pic de crue de la Seine, attendu ce week-end à Paris, devrait être moins élevé qu’attendu. A la station du pont d’Austerlitz, à la mi-journée, la Seine était à 5,70 m, contre 5,62 m vendredi vers 17 heures. Sept gares parisiennes du RER C, en bordure du fleuve, restaient fermées samedi.
Vigicrues a affiné sa prévision dans l’après-midi : environ 5,95 m, dans la nuit de dimanche à lundi, soit moins que la crue de juin 2016 (6,10 m) et très loin de la crue historique de 1910 (8,62 m).
A la station du pont d’Austerlitz, samedi après 16 heures, la Seine était à 5,73 m. L’eau marron clair atteignait samedi les cuisses du Zouave du pont de l’Alma. Non loin, les bateaux-mouches, interdits de navigation, restaient à quai, et seuls les sapeurs-pompiers circulaient. Des voies sur berges immergées, n’émergeaient que des rangées d’arbres, quelques panneaux et des poubelles flottant à la surface de l’eau.
« La montée est un petit peu plus lente que prévu (…) Pour monter comme pour redescendre, maintenant ça va être très lent », a déclaré une porte-parole de Vigicrues, Rachel Puechberty. D’après elle, le niveau le plus haut pour la Seine devrait persister « une douzaine d’heures » à Paris dimanche et lundi, avant le début une lente décrue.

        Lire aussi :
         

                Les drôles de mesures de crues sur le zouave du pont de l’Alma



En amont de la capitale, la situation s’améliorait petit à petit. L’organisme de surveillance a abaissé en vigilance « jaune », contre « orange » auparavant, plusieurs tronçons de cours d’eau du Bassin parisien : Seine amont (département de l’Aube), Yonne aval (Yonne et Seine-et-Marne) et Armançon (Aube, Côte-d’Or et Yonne). « En aval de Paris, sur les boucles de la Seine, la hausse se poursuivra jusqu’en début de semaine », a ajouté l’organisme de surveillance.

« Franche accalmie »
Les inquiétudes liées à un nouveau front pluvieux semblent être écartées : « Après évacuation des dernières pluies dans le Sud-Est, une franche accalmie au niveau des précipitations est attendue sur l’Hexagone. Celle-ci devrait durer plusieurs jours. » 
A l’origine de ce phénomène de crues, qui touche diverses régions de la France, des pluies importantes sur des sols gorgés d’eau. Le bimestre décembre-janvier est l’un des trois plus pluvieux depuis le début des relevés en 1900, selon Météo France. Douze départements sont toujours en vigilance orange inondations.

        Lire aussi :
         

                Deuxième vague d’inondations en dix-sept mois à Villeneuve-Saint-Georges



Le Bureau de recherches géologiques (BRGM) surveille de son côté la situation de nappes phréatiques proches de leur maximum, qui, près de la Marne, l’Yonne et à l’aval de Paris, pourraient localement encore ralentir les décrues, si les eaux souterraines devaient rejoindre la surface.
Les musées du Louvre et d’Orsay ont pris leurs précautions et les ministères se préparent à un repli éventuel sur des sites de secours. Les Voies navigables de France ont interdit la navigation, notamment sur toute la Seine amont, Paris inclus.
Sept gares du RER C toujours fermées
En tout, 1 000 personnes ont été évacuées en Ile-de-France, a annoncé la préfecture de police samedi. Et un peu moins de 1 500 foyers sur 6,2 millions sont privés d’électricité, selon Enedis, gestionnaire du réseau.
En Seine-et-Marne, douze communes étaient touchées par des restrictions d’usage d’eau potable. Dans les Yvelines, le centre hospitalier de Meulan-Les Mureaux, où étaient soignés 86 patients, a été évacué vendredi soir.
Côté transports, sept gares parisiennes du RER C, en bordure du fleuve, restaient fermées jusqu’à nouvel ordre. Ni les gares ni les voies ne sont inondées mais les travaux de sécurisation ne permettent pas aux trains de circuler.

        Lire aussi :
         

                Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »



Les prévisions sont moins pluvieuses pour la semaine à venir.
Une cellule d’urgence pour les entreprises frappées par les inondations a été mise en place par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi d’Ile-de-France, que l’on peut contacter à l’adresse e-mail idf.continuite-eco@direccte.gouv.fr.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-9">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La Seine devrait atteindre entre 5,80 mètres et 6 mètres au cours du week-end des 27 et 28 janvier. Six cent soixante-six personnes ont été évacuées en Ile-de-France.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/01/28/19-10">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre

Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h24
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


De nombreuses communes françaises font face, depuis le début de l’année, à des crues et des inondations importantes et prématurées. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations incombent aux communes et aux intercommunalités, en vertu d’un transfert de compétence entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour financer cette nouvelle compétence, les communes ont été autorisées à lever une nouvelle taxe, la taxe gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi). Mais la mise en œuvre de cette « taxe inondation » n’est pas sans poser certains problèmes.

        Lire aussi :
         

                Inondations : en région parisienne, « le financement n’est pas encore à la mesure du problème »



En quoi consiste la « taxe inondation » ?
Ce transfert de compétence a été voté en 2014, lors du quinquiennat de François Hollande. Jusqu’en 2018, la prévention des inondations était une compétence partagée entre les régions, les départements, les communes et l’Etat. Si tous ont la possibilité de continuer d’apporter des financements, c’est bien aux intercommunalités que la loi attribue cette compétence à titre exclusif et obligatoire. La taxe ne peut excéder 40 euros par personne et par an et les recettes générées doivent obligatoirement être affectées au financement d’actions liées à cette nouvelle compétence.
Il leur faut donc trouver de quoi financer ce qu’elles ne faisaient pas déjà dans l’aménagement des bassins versants, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des zones humides, ou encore les aménagements hydrauliques et leur entretien.

        Lire aussi :
         

                Les intercommunalités misent sur le dialogue avec le gouvernement



Combien de communes l’ont adoptée ?
Selon Apolline Prêtre, de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère les intercommunalités, entre cent cinquante et deux cents intercommunalités situées sur des territoires particulièrement exposés s’étaient déjà saisie de cette compétence avant 2018, mais seules dix à quinze d’entre elles levaient la taxe.
Les communautés de communes ont jusqu’au 15 février pour voter cette nouvelle taxe pour 2018, mais, là encore, seule une minorité a décidé de l’adopter. Selon l’AdCF, seules soixante-dix à quatre-vingts des 1 266 des intercommunalités l’ont mise en place pour l’instant.
Mme Prêtre souligne également que les prélèvements institués sont souvent « très en deçà du plafond fixé » et parfois compensés par une baisse des autres impôts locaux. A Forbach (Moselle), par exemple, elle s’élève à 4,90 euros. Au maximum, dans le bassin dunkerquois, le prélèvement peut monter jusqu’à 17 euros.
Mais d’après Nicolas Portier, délégué général de l‘AdCF, ce début d’année est une « phase intermédiaire ». « Tout le monde fait des diagnostics pour évaluer combien cette nouvelle compétence va coûter, ce que personne ne sait encore. Les intercommunalités ne la mettent pas en place pour l’instant mais se réservent la possibilité de le faire plus tard. »
Quelles sont les critiques des élus locaux ?
Le gouvernement insiste sur le « renforcement de la solidarité territoriale ». André Flajolet, de l’Association des maires de France (AMF), fustige, lui, un éclatement de la gestion d’un risque qui « devrait relever de la solidarité nationale ». D’autant que la compétence dévolue aux intercommunalités ne les oblige pas à établir des plans de prévention sur l’ensemble d’un bassin fluvial.
« Cette gestion segmentée est », selon lui, « une erreur monumentale », qui pourrait créer des inégalités et inciter les territoires en amont des cours d’eau à prendre des mesures pour leur intercommunalité, quitte à repousser les risques d’inondation en aval.
« Un niveau de responsabilité anxiogène »
La principale inquiétude des acteurs locaux concerne le financement. « L’Etat ne nous a jamais donné de recette supplémentaire pour financer cette nouvelle responsabilité », tempête M. Portier, qui insiste également sur le caractère « anxiogène » du niveau de responsabilité confié aux intercommunalités, alors que « tout le monde commence à voir les conséquences du changement climatique ».
« L’incertitude reste entière », explique M. Portier, puisque l’assiette de cette taxe, c’est-à-dire le nombre de personnes qui doivent la payer, est adossée à celle des impôts locaux, dont la taxe d’habitation, qui est amenée à disparaître. Cela réduirait donc le nombre de ménages éligibles au paiement de la taxe inondation alors que l’AMF craint déjà que le plafond de 40 euros par habitant ne soit pas suffisant pour financer les travaux nécessaires dans certains territoires.
Le gouvernement rédige actuellement un rapport d’évaluation pour estimer le montant de la nouvelle charge transférée aux collectivités. Il sera remis au Parlement d’ici à la fin juin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-11">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ « Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Des babouins s’échappent de leur enclos, le zoo de Vincennes évacué

« Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 20h42
    |

            Audrey Garric








                        



   


Ce n’est pas la scène d’ouverture de La Planète des singes, mais un incident survenu au zoo de Vincennes. « Cinquante singes se sont échappés de leur enclos pour se balader en liberté dans le parc animalier », indique Le Parisien vendredi 26 janvier. En réalité, selon l’établissement de la capitale, le groupe de babouins, repérés par un soigneur dans la matinée, « a dû sortir un moment dans un couloir de service avant d’être remis à l’intérieur des grilles ».
Tous les animaux ont depuis été mis à l’abri « à l’exception de trois qui se trouvent dans l’enceinte du grand rocher », zone inaccessible au public, a précisé en fin d’après-midi Sophie Ferreira-Le Morvan, directrice générale adjointe du Muséum national d’histoire naturelle, lors d’un point presse.
Ces trois babouins, « une vieille femelle, une femelle jeune et un petit », sont « toujours sous surveillance », et le zoo ne rouvrira pas ses portes tant qu’ils n’auront pas regagné leur enclos, a-t-elle ajouté. Une enquête interne doit être diligentée dans les prochains jours.

Suite à une échappée de #babouins dans le Grand rocher, la situation a été mise sous contrôle : l'ensemble du group… https://t.co/P3ZEDQ3hdy— zoodeparis (@Zoo de Paris)


require(["twitter/widgets"]);

De quoi susciter un affolement dans l’établissement et une forte agitation sur les réseaux sociaux. Le zoo a immédiatement déclenché un « plan de secours », en alertant la brigade des sapeurs-pompiers, la police nationale et la préfecture. Les visiteurs ont été évacués pour la journée, tandis que les personnels ont été confinés. Une procédure de capture des animaux a enfin été lancée. « Une quarantaine de policiers et de pompiers spécialisés ont été mobilisés, dont trois tireurs avec des fusils hypodermiques », précise Le Parisien.
« Les singes n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », assure de son côté le parc, qui a accueilli 750 000 visiteurs en 2016 et abrite près de 2 000 animaux. Tout en reconnaissant que ces primates, « surtout stressés », peuvent représenter un danger. L’établissement, qui fait partie du Muséum national d’histoire naturelle, ne peut dans l’immédiat expliquer l’origine de cet incident.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-12">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »



Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

        Lire aussi :
         

                Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-13">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ La Seine qui continue de monter, devrait atteindre son plus haut niveau durant le week-end, habitants et pouvoirs publics s’organisent pour éviter tout dégât majeur.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ 
<article-nb="2018/01/28/19-14">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les diplômes consacrés à la protection de l’environnement, au développement durable ou aux énergies nouvelles ont essaimé. Ils répondent aux souhaits d’une génération préoccupée par les enjeux ­environnementaux et sociétaux et aux besoins des industriels.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

De plus en plus de cursus « verts », pour répondre à la demande des étudiants

Les diplômes consacrés à la protection de l’environnement, au développement durable ou aux énergies nouvelles ont essaimé. Ils répondent aux souhaits d’une génération préoccupée par les enjeux ­environnementaux et sociétaux et aux besoins des industriels.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 16h28
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



   


Il suffit de parcourir la liste des mastères spécialisés des grandes écoles : la thématique « verte » fait florès sur les campus. Une bonne quarantaine de programmes traitent en effet d’environnement, de ­développement durable, de transition énergétique… Sans compter les nombreux MSc (Masters of Science), « DU » (diplômes universitaires) et autres masters consacrés à ces questions.
« Cet engouement répond d’abord à une demande des ­étudiants. La jeune génération est très préoccupée par les enjeux ­environnementaux et sociétaux », observe Patricia ­Arlabosse, chargée d’un master international « biomasse et valorisation des ­déchets » à l’Ecole des mines ­d’Albi-Carmaux. Il est vrai aussi que les débouchés sont de plus en plus nombreux.
Au cœur des débats
« Ces sujets sont désormais un axe de développement important pour les entreprises, constate Jasha Oosterbaan, directrice de l’Institut supérieur d’ingénierie et de gestion de l’environnement (Isige) de l’Ecole des ­mines-ParisTech, qui chapeaute trois mastères spécialisés. Résultat, nous avons de plus en plus de candidats de bon niveau, et ­d’entreprises prêtes à les recruter pour piloter des projets. »

        Lire aussi :
         

                Pour les étudiants en master nutrition, « pas question d’améliorer le Big Mac ! »



De multiples raisons, dit-elle, incitent un nombre croissant d’étudiants ou de jeunes diplômés à s’intéresser à ces sujets. « Il y a chez les jeunes un fort intérêt croissant pour les sujets liés à l’environnement, au développement durable, à l’économie circulaire. Ils ont l’idée que c’est l’avenir de notre société qui se joue, dit-elle. D’autant que ces préoccupations sont très présentes dans les ­débats de société. »
Les écoles d’ingénieurs sont, bien sûr, en pointe sur ces sujets, qui comportent une dimension technologique prépondérante.
« Je m’intéressais depuis longtemps au milieu maritime », ­explique ainsi Julie Marcille, ­diplômée en 2016 de l’Ecole ­nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications (Enseeiht) à Toulouse. Une façon, pour elle, de « contribuer à améliorer la ­société », explique cette passionnée d’énergies marines, un thème abordé dans son cursus.
Faute de parvenir à décrocher un emploi dans ce domaine, la jeune femme s’est tournée vers le mastère spécialisé (MS) « énergies marines renouvelables », ­copiloté par l’IMT Atlantique, l’Ecole nationale supérieure de techniques avancées (Ensta) ­Bretagne et l’Ecole navale.
« Nous abordons tous les aspects du sujet : les ressources, les ­technologies, l’impact environnemental, les questions juridiques… La présence de nombreux intervenants industriels fait de ce MS une vraie porte d’entrée », ajoute-t-elle, très confiante pour la suite.

        Lire aussi :
         

                « Les mastères spécialisés et MSc sont en phase avec les besoins des entreprises »



A travers la multitude des ­programmes, toutes les facettes de la problématique environnementale sont traitées : le financement des projets, les énergies nouvelles, la construction durable (Ecole supérieure d’ingénieurs des travaux de la construction de Caen), l’éco-innovation (Institut catholique d’arts et ­métiers ou aux Mines de ­Saint-Etienne), les marchés de l’énergie (CentraleSupélec), la ­sécurité (Mines d’Alès), l’eau, les forêts, la gestion des équipements… De quoi répondre à toutes les attentes des candidats.
Ouverture sur le management
Les écoles d’ingénieurs sont, bien sûr, en pointe sur ces sujets, qui comportent une dimension technologique prépondérante. Mais la plupart d’entre elles prévoient aussi une ouverture ­significative sur le management et les aspects sociétaux.
D’autant que leurs cursus ne sont pas réservés aux seuls ­diplômés scientifiques : en général, ils accueillent aussi une ­proportion significative d’autres profils – manageurs ou diplômés de Sciences Po, à titre d’exemple – ­désireux d’élargir leur bagage.
De leur côté, les business ­schools sont loin d’être absentes de ces sujets, mais avec un ­enseignement plus tourné vers le management, le financement des projets et la réflexion sur les enjeux de ­société. Les deux ­types d’établissements offrent ainsi deux approches complémentaires.

« Le Monde » organise son 13e salon des masters et mastères spécialisés, samedi 27 janvier 2018
Avec la réforme de la sélection en master, qui s’effectue principalement à l’entrée du M1, il est important de se renseigner en amont sur les critères d’admission dans les différents cursus. Le 13e Salon des masters et mastères spécialisés du groupe Le Monde, organisé samedi 27 janvier aux Dockes - cité de la mode et du design à Paris, sera l’occasion d’assister à six conférences animées par la rédaction et de rencontrer près d’une centaine d’établissements – grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, universités et Instituts d’administration des entreprises (IAE) –, qui présenteront quelque 3 000 programmes, toutes spécialités confondues. L’entrée sera gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente à l’entrée.
Plus d’informations sur salondesmasters.com
Consultez également notre dossier spécial consacré aux masters, mastères spécialisés et MSc, sur LeMonde.fr/masters-ms, et à paraître dans Le Monde daté du jeudi 25 janvier.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-15">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Deuxième vague d’inondations en dix-sept mois à Villeneuve-Saint-Georges

Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h52
    |

            Rémi Barroux (Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), envoyé spécial)








                        



   


Comme un bref moment de répit avant une probable aggravation de la situation vendredi dans la soirée et samedi. Dans la salle du Centre opérationnel départemental (COD) du Val-de-Marne, à Créteil, un point d’actualisation sur les crues de la Seine et de la Marne s’est tenu jeudi 25 janvier, en début d’après-midi. Au point de mesure d’Alfortville, sur la Seine, la cote est alors de 2,96 mètres, mais elle pourrait monter jusqu’à 3,70 m durant le week-end. Elle n’avait pas dépassé 3,65 m durant la crue du printemps 2016.
Au poste de Gournay, sur la Seine moyenne, le niveau atteignait 5,28 m jeudi matin, mais devait encore progresser. Atteindra-t-il son record de 2016 de 6,99 m ? Personne ne se risque ici à un pronostic. La situation est cependant différente d’il y a vingt mois. Lente, la montée des eaux permet aux autorités d’anticiper et aux habitants de mieux se préparer.

        Lire aussi :
         

                Crue : les prévisions à Paris revues à la baisse



Dans la salle du COD, tout le monde guette les bulletins de Vigicrues. Pour l’heure, la situation semble sous contrôle. La dizaine de participants recense les différentes mesures déjà prises : évacuation de malades, surveillance renforcée pour les établissements de santé, les écoles.
Les transports fonctionnent encore, seule la ligne C du RER étant coupée à Paris. Et l’importante gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges ne semble pas menacée. Environ 400 abonnés sont déjà privés d’électricité, 4 000 foyers seraient potentiellement concernés par une montée plus importante des eaux, selon le représentant d’Enedis.
« Aide aux déplacements »
Au cabinet du préfet, on explique que « sur les 10 000 personnes qui pourraient être affectées dans le pire des scénarios, au-delà des niveaux de 2016, moins d’un tiers sont touchées ». Touchées, mais très peu ont été évacuées. Sur les trois gymnases équipés (lits, vivres…) pour accueillir les personnes ayant choisi de quitter leur domicile de Villeneuve-Saint-Georges, seule la moitié était remplie.
« Dans les centres d’accueil, nous avons des couvertures, des kits d’hygiène pour les femmes et les hommes, et une soixantaine de volontaires sont mobilisés depuis le début de la semaine », annonce cependant Philippe Garcia-Marotta, le président de la Croix-Rouge du Val-de-Marne.
« Nous hébergeons 180 personnes, mais beaucoup d’autres sont parties dans leurs familles. On a privilégié une politique d’aide aux déplacements plutôt que l’évacuation », précise Sylvie Altman, la maire (PCF) de Villeneuve-Saint-Georges, ville de 30 000 habitants traversée par la Seine et l’Yerres.

   


Rue du Château, Samy, Alexandre et Vincent, trois employés municipaux (qui n’ont pas voulu préciser leurs noms), attendent leurs « clients » assis dans une barque. Bateliers d’occasion – ils sont respectivement plombier, livreur-magasinier ou polyvalent pour la mairie –, ils sont hélés par un couple qui veut quitter sa maison pour rejoindre la terre ferme.
Après un rapide aller-retour, sur quelque deux cents mètres de rue inondée, tandis que l’eau dépasse juste la ceinture, Monji Ben Zrig et son épouse sont déposés au sec. « Ras le bol, ça fait deux fois en deux ans. Déjà en 2016, on a dû jeter toute la cuisine. On a tout refait mais tout est encastré, on ne peut rien démonter pour mettre à l’abri », peste cet habitant, qui a acheté en 2001.

        Lire aussi :
         

                Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »



« Eviter l’arrivée des rats »
A deux rues de là, la situation est plus chaotique. Les débris sont portés par les eaux. « Depuis 7 heures du matin, on essaye de nettoyer, il faut éviter l’arrivée des rats, comme en 2016 », explique Séverine Lebœuf. Sa maison est à quelques mètres seulement de la nappe d’eau. Dans quelques heures, elle l’aura atteinte.
Un attroupement s’est formé : des voisins constatent l’arrivée de l’eau, des policiers municipaux viennent s’enquérir de la situation, des agents d’Enedis étudient la nécessité de couper ou non l’électricité, tandis que débarque la brigade fluviale.
Robert Nguyen essaye de les convaincre de le conduire dans leur puissant Zodiac au bout du quartier, quasiment au bord de l’Yerres. C’est là, rue Blandin, que l’Association caodaïste en France, une religion répandue au Vietnam, a son local. « Nous ne sommes pas là pour ça, notre tâche c’est la sécurisation et l’évacuation des personnes encore chez elles », dit l’un des fonctionnaires, avant de céder devant l’insistance de l’ancien.
Comme la plupart des 1 200 habitants de ce quartier de Belleplace-Blandin, à la confluence de la Seine et de l’Yerres, Philippe Maertens confie son amertume. « Cela fait trente ans que j’habite ici et je n’avais jamais vu une goutte d’eau avant 2016. J’ai déjà pris cher cette année-là : sur 120 000 euros de dégâts que j’avais fait expertiser, l’assurance ne m’en a donné que 20 000 », raconte le quadragénaire, occupé à pomper le puisard de son jardin.
Comme nombre de ses voisins, il relaie les rumeurs sur des tentatives de pillage. Au COD de Créteil, un responsable de la préfecture précise avoir donné consigne à la police d’être bien visible, mais aucune plainte n’avait encore été déposée, jeudi soir.
Politique de rachat des maisons
La surveillance est générale. Et les entreprises ne sont pas en reste. Sur l’échelle qui plonge dans les eaux ocre de la darse du port de Villeneuve-le-Roi, juste en face de Villeneuve-Saint-Georges, la marque indique, jeudi matin, 32,70 mètres (au-dessus du niveau de la mer).
« L’eau rentre sur le site à partir de 34 mètres. Lors de la crue de 2016, on avait atteint 33,70 m, c’était chaud », se souvient Stéphane Rouchy, directeur adjoint du Groupement pétrolier du Val-de-Marne. Ce site classé « Seveso seuil haut » dispose d’une capacité d’environ 80 000 mètres cubes de stockage d’essence et de fuel et fournit 10 % environ de l’approvisionnement de l’Ile-de-France.
« Nous allons vider tous les séparateurs [des bacs qui permettent de stocker les pétroles qui se seraient écoulés des pipes] pour éviter toute pollution et, si l’eau atteint 34 m, nous viderons aussi les cuves enterrées », annonce M. Rouchy.

        Lire aussi :
         

                Inondations : en région parisienne, « le financement n’est pas encore à la mesure du problème »



Partout, l’expérience de 2016 sert de repère. « Nous avions subi une crue très rapide, alors que nous avons eu le temps, cette fois, d’informer et d’alerter les habitants », explique Sylvie Altman. Mais cela ne suffit pas, il faut continuer la politique de rachat des maisons en bord de rivière, poursuit-elle.
Avec l’aide de l’Agence de l’eau et du conseil départemental, la mairie a déjà acquis une vingtaine d’habitations. Et, quand certains habitants se plaignent d’un prix de rachat trop bas et refusent de vendre, la maire rétorque que la procédure continuera : « A l’amiable ou bien en passant par une déclaration d’utilité publique, ce qui prendra un peu plus de temps. »
Cette nouvelle crue la pousse à accélérer. Il faut rendre à la nature une partie des berges, cela servira de zone d’expansion, professe la maire de Villeneuve-Saint-Georges.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-16">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Après de nouvelles estimations vendredi, la crue de la Seine pourrait bien ne pas être aussi importante que la précédente.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Crue : les prévisions à Paris revues à la baisse

Après de nouvelles estimations vendredi, la crue de la Seine pourrait bien ne pas être aussi importante que la précédente.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h52
   





                        



La crue de la Seine pourrait ne pas atteindre les niveaux de 2016. Au plus fort de la montée des eaux, le fleuve parisien pourrait atteindre entre 5,80 mètres et 6 mètres ce week-end. Un niveau revu à la baisse, vendredi 26 janvier. De précédentes estimations envisageaient une crue supérieure à 6,10 m comme cela avait été le cas en 2016.

        Lire aussi :
         

                Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter



« On avait tablé entre 5,80 m et 6,20 m. Plus on se rapproche de l’événement, plus on arrive à réduire cette incertitude et on serait plutôt maintenant entre 5,80 m et 6 m », a déclaré à l’Agence France-Presse François Duquesne, directeur de l’organisme de prévisions des crues Vigicrues.
Le niveau de la Seine, qui monte très lentement depuis plusieurs jours, atteignait 5,60 m vers 12 heures au pont d’Austerlitz.
Le tronçon central de la ligne C du RER à Paris est fermé au moins jusqu’au 31 janvier. Les musées du Louvre et d’Orsay ont pris leurs précautions et les ministères se préparent à un repli éventuel sur des sites de secours. Certaines voies sur berges déjà inondées sont interdites à la circulation et les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur toute la Seine amont, Paris inclus.
« On est pas forcément au bout »
Les « ondes de crues » qui se sont formées sur les bassins amont de la Marne et de la Seine « sont en train de remonter tout doucement vers Paris, elles atteindront la capitale ce week-end, avec un “pic de crue très très plat”, entre samedi mi-journée et dimanche matin », a-t-il précisé.

        Lire aussi :
         

                Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »



Alors qu’un nouveau front pluvieux a réalimenté jeudi, les cours d’eau du bassin de la Seine, M. Duquesne se dit « rassuré », « ils vont venir soutenir le niveau d’eau mais pas l’accroître ». Toutefois, Marc Mortureux, directeur de la prévention des risques au ministère de la transition écologique tempère ces nouvelles annonces, et reste attentif au niveau de l’eau à Paris : « Ça descendra très lentement, et que s’il repleut beaucoup à partir du milieu de la semaine prochaine, ce que je ne sais pas à ce stade, on n’est pas forcément au bout. »
« Pas de panique »
En Ile-de-France, 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le Val-de-Marne. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité, et ce chiffre pourrait passer à 14 000 d’ici au week-end, selon le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.
Dans le bassin de la Seine, l’Yonne était toujours confrontée vendredi à des « crues importantes », selon la préfecture, qui a fait état d’une quarantaine de routes départementales coupées et d’un groupe scolaire fermé à Vincelles, près d’Auxerre. Dans les jours qui viennent, d’autres communes, notamment en aval de Paris, pourraient être touchées.
Au niveau national, plus de dix départements étaient encore jeudi en vigilance orange crues-inondations, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.
En raison des nouvelles précipitations, une partie du Loing a été replacé en vigilance orange vendredi par Vigicrues. Mais « on est très loin des inondations cataclysmiques qu’avaient connues des communes du Loing, Montargis, Nemours, en 2016. Pas de panique », a noté M. Duquesne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-17">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ En matière de bio, toutes les certifications ne se valent pas.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                
                                    

Qui dit label ne dit pas forcément vin bio


                      En matière de bio, toutes les certifications ne se valent pas.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h53
    |

                            Ophélie Neiman







AB/Eurofeuille
Le logo Agriculture biologique désignait, jusqu’en 2012, un vin issu de 95 % de raisins cultivés sans produits chimiques ni OGM. Il n’était valable qu’en France. Depuis février 2012, il est facultatif, remplacé par le logo européen, surnommé « Eurofeuille », que l’on retrouve dans tous les pays de l’Union. Il ajoute aux règles sur la terre un cahier des charges sur la vinification et certifie désormais un « vin biologique ». C’est le logo le plus répandu en France.
Terra Vitis
Ce label certifie depuis 2002 une agriculture plus contraignante que l’agriculture conventionnelle, sans pour autant être biologique : l’agriculture raisonnée. Elle s’engage à limiter l’impact de l’activité agricole sur l’environnement, avec un minimum de produits chimiques, sans effectuer de cures préventives sur les vignes. Elle assure également une traçabilité des traitements.
Demeter
Marque de certification internationale créée en 1932, Demeter labellise les vins en biodynamie. Le cahier des charges est plus strict que le règlement bio européen. Il autorise moins d’intrants sur les cultures et durant la vinification, et exige de respecter les techniques biodynamiques spécifiques. A noter que deux mentions sont possibles sur l’étiquetage : « vin Demeter » et « vin issu de raisins Demeter ».
Biodyvin
Créé en 1995, ce label désigne les membres du Syndicat international des vignerons en culture biodynamique. Ils ne sont que 135, mais le nombre croît régulièrement, malgré des exigences plus drastiques que Demeter. Techniquement très proche, Biodyvin impose en plus un contrôle annuel par l’organisme Ecocert, ainsi qu’une dégustation d’agrément. Une haute qualité gustative des vins est exigée.



<article-nb="2018/01/28/19-18">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Alors que la Seine devrait connaître son pic de crue samedi, en aval, la ville des Yvelines s’organise pour faire face à de nouvelles inondations, moins de deux ans après la dernière crue.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Résignés, les habitants de Poissy se préparent à une crue « pire qu’en 2016 »

Alors que la Seine devrait connaître son pic de crue samedi, en aval, la ville des Yvelines s’organise pour faire face à de nouvelles inondations, moins de deux ans après la dernière crue.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h53
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


En plein cœur de la rue principale, ils sont plusieurs, jeudi 25 janvier au matin, à regarder, résignés, les litres d’eau qui s’échappent de l’une des six pompes d’évacuation. Les habitants de l’île de Migneaux, à Poissy (Yvelines), savent que c’est là le signe que plus rien n’empêchera les eaux de la Seine d’envahir l’avenue qui serpente entre la centaine de maisons de cette frange de terre coincée entre deux bras du fleuve. « Elles nous ont permis d’évacuer un mètre d’eau et nous ont fait gagner cinq jours, mais maintenant la Seine est trop haute pour que le système fonctionne », explique Jean-Philippe Gaudin, directeur du centre technique municipal et habitant de l’île.
En quelques heures, la rue se transforme en cours d’eau, emprunté par de rares « îliens » équipés de bottes, voire de combinaisons. Sur les trottoirs, les barques remplacent les voitures. La scène devient presque habituelle à Poissy ; trop habituelle, à en croire certains. « Ces dernières années, il y a une accélération. Avant 2016, on n’avait rien eu depuis quinze ans… Là ça fait beaucoup », déplore Jean-Philippe alors que la deuxième crue importante en moins de deux ans touche la ville.
Jeudi, alors que la montée des eaux s’accélérait, la certitude de ne vivre qu’une répétition de 2016 s’est peu à peu amenuisée. « Le nombre d’appels au numéro d’urgence a particulièrement augmenté aujourd’hui, les gens s’inquiètent de savoir jusqu’où l’eau va monter », expliquent les hôtesses chargées de leur répondre à la mairie.
Pour Arnaud Guérin, directeur hygiène et sécurité de la ville, l’accalmie prévue pour le week-end n’aura pas lieu :
« La Seine monte encore à Paris. Ils vont devoir évacuer tout ça, et c’est nous qui sommes en aval. La crue continuera jusqu’en début de semaine prochaine, et on devrait dépasser les niveaux de 2016. »

        Lire :
         

          La montée des eaux de la Seine et de la Marne menace l’Ile-de-France



« Nous sommes bien entraînés »
Mais sur l’île de Migneaux, où les habitants ont connu une dizaine de crues en quarante ans, l’organisation est bien huilée. Sur cette île de trois cents habitants, zone la plus inondable de la ville, les caves ont été vidées et les riverains ont ouvert leur jardin afin de créer un chemin balisé accessible à tous sur le point le plus haut de l’île, où le fleuve envahit les jardins mais laisse encore les habitants circuler. « On est rodés », lance, souriant, Claude Boutineau, qui vit sur l’île depuis quarante-cinq ans.

   


Rodées, les équipes de la mairie le sont également. Lors de la réunion de la cellule de crise, jeudi matin, le sang-froid et l’organisation étaient de mise. « Nous sommes bien entraînés », assure le maire, Karl Olive (Les Républicains), pour qui la crue de juin 2016 a « permis à Poissy d’établir des processus de gestion de crise particulièrement efficaces ». 

        Lire :
         

          Inondations : en région parisienne, « le financement n’est pas encore à la mesure du problème »



L’installation du système de pompage d’eau (…) ne nécessite plus que huit heures
La police municipale relève le niveau de l’eau toutes les heures grâce à une échelle de crue propre à la ville. Sur l’île de Migneaux, l’installation du système de pompage d’eau, qui prenait encore trois jours il y a deux ans, ne nécessite désormais plus que huit heures. 
Alors que le préfet ne l’exige que depuis vingt-quatre heures, la municipalité a déjà lancé depuis deux semaines le plan communal de sauvegarde, qui permet de coordonner les actions des acteurs communaux en cas de crise. Des tracts sont édités et distribués quotidiennement aux habitants concernés par le risque d’inondation pour les informer des solutions mises en place par la mairie.
Le plan d’évacuation a été lancé mardi. Un centre d’hébergement d’urgence de douze lits a été ouvert dans un gymnase de Poissy, et la mairie dispose si nécessaire de 1 500 places dans des bâtiments publics ; soit suffisamment pour accueillir tous les habitants potentiellement concernés. Mais le maire n’est pas inquiet. En 2016, seules deux personnes avaient quitté leurs maisons, et, mis à part une personne âgée, personne ne s’y est résolu pour l’heure. « Ils savent qu’ils vivent en zone inondable, cela ne leur fait pas peur », assure l’édile.
« En janvier, du jamais-vu »
Sur l’île, une résidente confirme : « Nos maisons sont surélevées, on ne craint rien dans les parties habitables. » Mais elle n’exclut pas pour autant de quitter son domicile :
« Nous partirons si on nous coupe l’électricité, on est quand même en plein mois de janvier ! »
En effet, si la crue actuelle surprend à Poissy, c’est par son caractère prématuré, qui rend d’autant moins prévisible le comportement du fleuve. Sur les berges de Seine, Olivier Grémillet, propriétaire d’un des principaux restaurants de la ville, L’Esturgeon, travaille au-dessus de l’eau depuis 1986. Résigné mais dépité, il désigne sa cave et sa salle de séminaire, inondées depuis deux jours. Il le sait déjà, comme en 2016, « tout est à refaire », et les pertes se chiffrent en dizaines de millier d’euros.
« Le problème, c’est qu’une crue au mois de janvier, je n’en ai jamais vu. J’espère que ça ne veut pas dire que l’eau va rester plus longtemps ou qu’on doit s’attendre à pire sur les mois de mars et avril », s’inquiète-t-il. Vendredi matin, à plus de vingtquatre heures du pic, l’eau était montée de 5,02 mètres à Poissy, à deux centimètres de son niveau d’il y a deux ans.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-19">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Syndrome dépressif qui touche 3 % à 5 % de la population, le TAS ne doit pas être confondu avec un sentiment de « blues hivernal », plus diffus et beaucoup moins grave.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Dépression hivernale : qu’est-ce que le « trouble affectif saisonnier » ?

Syndrome dépressif qui touche 3 % à 5 % de la population, le TAS ne doit pas être confondu avec un sentiment de « blues hivernal », plus diffus et beaucoup moins grave.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 09h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


A quelques exceptions près – dont Dax, Nice, Biarritz ou… Colmar –, le mois de janvier a été moins ensoleillé que la moyenne des trente dernières années (la « normale ») : depuis le mois de décembre 2017, le déficit de soleil à l’échelle du pays est de l’ordre de 30 % à 50 %. Un boulevard pour les opérations marketing, type Blue Monday, qui surfent sur le sentiment de « blues hivernal ».
Mais si l’influence de la baisse de luminosité est avérée entre novembre et mars, notamment sur le sommeil, le syndrome dépressif est très différent d’un cafard diffus. En outre, le lien de causalité entre manque de lumière et dépression serait plutôt ténu d’un point de vue scientifique. Le point sur ce qu’est véritablement le trouble affectif saisonnier (TAS).
1. Ne pas confondre dépression et « coup de blues »
Le trouble affectif saisonnier (seasonal affective disorder, ou SAD, en anglais) serait la conséquence d’un manque de lumière, déréglant la production :
de mélatonine – le manque de lumière augmente la production de cette hormone, et donne envie de dormir ;de sérotonine – le même phénomène diminue l’activité de ce neurotransmetteur (petite cellule qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre) impliqué à la fois dans la régulation du sommeil et de l’humeur.
A la différence d’une dépression « classique », le TAS se caractérise par un appétit accentué, en particulier pour le sucre, et une léthargie profonde (augmentation du temps de sommeil et somnolence en journée) ; les médecins relèvent davantage un ralentissement ou une difficulté à faire des choses que l’arrivée d’idées noires.
Peu à voir, donc, avec une déprime ou une mélancolie hivernales, ce qui ne veut pas pour autant dire que ces dernières n’existent pas. Une association canadienne spécialisée dans les troubles de l’humeur définit le winter blues comme une forme atténuée de la dépression hivernale, qui toucherait environ 15 % de la population canadienne, quand la forme plus sévère du TAS concernerait environ 2 % à 6 % des Canadiens à un moment ou un autre de leur vie – des taux qui coïncident avec ceux relevés au Royaume-Uni.
2. Comment la lumière joue-t-elle sur le cerveau ?
Nécessaire à la vision, la lumière remplit aussi des fonctions non visuelles chez l’homme, notamment la mise à l’heure de son horloge biologique. Après avoir pénétré dans l’œil, les rayons lumineux atteignent la rétine. Le message lumineux est transformé en message électrique et envoyé au cerveau. Arrivé là-haut, il est interprété par le noyau suprachiasmatique qui prend la mesure de l’intensité lumineuse extérieure.
Ce noyau envoie ensuite une commande d’hormone, la mélatonine, qui régule les cycles du sommeil et influence notre humeur. Chez les sujets sensibles, la baisse de la luminosité hivernale déclenche un dérèglement de l’horloge interne et perturbe la sécrétion de mélatonine et de sérotonine.
Cependant, outre que le lien entre dépression saisonnière et lumière n’est pas prouvé scientifiquement (des études ont conclu que le rapport de causalité entre latitude et prévalence n’est pas clair et que, s’il existe, il est assez faible), il n’est pas non plus possible de conclure à l’efficacité de la luminothérapie en dehors de tout effet placebo.
3. Un syndrome encore trop peu connu
S’il n’est étudié que depuis les années 1980, le trouble affectif saisonnier peut être diagnostiqué grâce à un questionnaire de saisonnalité qui a été conçu par le psychiatre américain Norman Rosenthal en 1984. Il s’agit, pour aller vite, de noter de 0 (pas d’évolution) à 4 (changement très marqué) l’évolution de six facteurs : la durée du sommeil, l’activité sociale, l’humeur, le poids, l’appétit, le niveau d’énergie. Un score supérieur à 10 peut induire une dépression saisonnière, un diagnostic que seul un médecin peut délivrer.
Au final, la prévalence de la dépression saisonnière varie entre 0,4 % et 10 %, selon les études. En France, le TAS est largement sous-diagnostiqué et méconnu. Du côté des pouvoirs publics, le site Info-depression.fr se contente de reconnaître que des épisodes dépressifs peuvent être saisonniers, mais que « cette forme est cependant assez rare ». Une étude réalisée dans le Nord atteignait 14 %, mais l’échantillon de personnes étudiées est beaucoup trop faible (129 sujets) pour faire sens.
Le TAS est un concept « populaire » qui demande à être reprécisé, tranche la psychiatre Claire Lewandowski dans un article du Vidal, dictionnaire des médicaments à destination des prescripteurs. Elle rappelle que plusieurs études ont semé le doute à partir des années 1990 aux Etats-Unis et en Islande. En réalité, quand la saisonnalité intervient, c’est comme « sous-groupe » de la dépression.

        Lire aussi :
         

                Les questions (pas si) bêtes que vous vous posez sur les maladies en hiver



« L’origine de la dépression est le plus souvent multifactorielle. (…) D’où l’importance de la prise en compte systématique d’autres facteurs que la saisonnalité dans une démarche de diagnostic, prise en charge et suivi d’une dépression ou d’un trouble bipolaire », insiste le docteur Lewandowski. Maladie psychiatrique la plus fréquente, la dépression reste une entité clinique mal connue.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/28/19-20">
<filnamedate="20180128"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180128"><AAMMJJHH="2018012819">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ « Le Monde » révèle le contenu de l’audition du constructeur automobile allemand. Entendu comme témoin assisté, son représentant nie « avoir trompé les acquéreurs ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Dieselgate : Volkswagen conteste la compétence de la justice française

« Le Monde » révèle le contenu de l’audition du constructeur automobile allemand. Entendu comme témoin assisté, son représentant nie « avoir trompé les acquéreurs ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 16h50
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Ce mardi 28 mars 2017, il y a foule dans le bureau du vice-président Nicolas Aubertin, au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris. Entouré de ses collègues Carole Ramet et Sylvie Mouchel, assisté d’un greffier et d’une interprète en langue allemande, le juge chargé d’instruire en France l’affaire du « dieselgate » a convoqué Volkswagen AG. Soupçonné d’avoir truqué ses moteurs pour satisfaire aux tests d’homologation antipollution, le géant allemand de l’automobile est visé par une information judiciaire pour tromperie aggravée. Il a dépêché l’un des responsables de son service juridique, Philip Haarmann, pour répondre à la convocation de la justice française. Ce mardi matin, ce dernier arrive flanqué de cinq avocats : Mes Nicolas Huc-Morel, Daniel Krause, Dimitri Lecat, Charles Fahrner et Joseph Vogel.
Entendu en qualité de témoin assisté, statut utilisé lorsqu’il n’existe pas d’indices suffisants pour une mise en examen, et qui donne accès au dossier judiciaire et à l’assistance d’un avocat, M. Haarmann n’a pas l’intention de répondre aux questions des juges : « Nous avons préparé une déclaration en français que nous vous remettons. » Il n’en dira pas plus. Le Monde a eu accès à ce document de deux pages qui constitue la défense du groupe Volkswagen dans le dossier du dieselgate.

La maison-mère cherche tout à d’abord à disculper sa filiale française : « Volkswagen Group France est un simple importateur sur le territoire français et ne prend à ce titre nullement part au processus de fabrication, de test ou d’homologation des véhicules. » L’enquête semble confirmer cette hypothèse. « Les investigations ne permettent pas d’établir que Volkswagen Group France avait connaissance de la fraude », constate l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), dans un procès-verbal que Le Monde a pu consulter.
VW...



                        

                        

