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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.
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Paris « interviendrait » en cas de condamnation à mort de Français ayant combattu pour l’EI

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h24
   





                        


Dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », a déclaré dimanche 28 janvier Nicole Belloubet. La ministre de la justice a précisé que « ce serait un traitement au cas par cas ». 

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La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier une ressortissante allemande d’origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait évoqué en janvier la possibilité de rapatriements.
Embarras du gouvernement
Le dossier, délicat, met le gouvernement dans l’embarras. La ministre des armées, Florence Parly, avait suscité une polémique en octobre en avalisant implicitement l’« élimination » de djihadistes français en Irak et en Syrie. Lundi dernier, elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » les concernant.

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Interrogée dans le cadre du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette déclaration, la ministre de la justice a répondu :
« Je ne crois pas qu’il y ait de différence d’analyse. Je redis comme ma collègue Parly que c’est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix. Mais en tant que ministre de la justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable. »
« La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l’Irak, c’est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l’Etat irakien. La Syrie, c’est un peu plus compliqué puisque l’Etat n’est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué », a-t-elle expliqué.
Elle réitère ainsi une position qui ne parvient pas à masquer la gêne de l’exécutif français. « Je pense que c’est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous », a dit la garde des sceaux.
Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le reste des matières sera sanctionné par un contrôle continu, a déclaré le ministre de l’éducation nationale. La réforme du bac sera présentée le 14 février.
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Baccalauréat : Blanquer annonce qu’il n’y aura plus que quatre épreuves terminales

Le reste des matières sera sanctionné par un contrôle continu, a déclaré le ministre de l’éducation nationale. La réforme du bac sera présentée le 14 février.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h48
   





                        



   


Invité de l’émission « Questions politiques », sur France Inter (dont Le Monde est partenaire), le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé dimanche 28 janvier que le baccalauréat réformé ne comprendrait plus que « quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ». A l’heure actuelle, l’examen qui sanctionne la fin du lycée compte dix à quinze épreuves.
« Ce que sera le bac de 2021, je le dirai le 14 février en conseil des ministres », à l’issue d’une concertation avec des acteurs du monde éducatif, et « des choses peuvent se discuter », a fait savoir le ministre. Mais « ce qui est certain, c’est que l’ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu ».

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Fin des filières L, ES et S
« La réflexion est probablement d’avoir le choix de deux disciplines que vous souhaitez passer en contrôle terminal », et de « deux autres épreuves communes à tout le monde, l’une sans doute la philosophie, dans la grande tradition française, qu’on n’a pas envie de fragiliser », a-t-il dit, défendant par ailleurs l’introduction parmi ces quatre épreuves d’un grand oral.

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                Des propositions-chocs pour réformer le baccalauréat



Les propositions du ministre puisent dans le rapport que lui a remis mercredi l’ancien directeur de Sciences Po Lille Pierre Mathiot. Il préconise la disparition des filières L, ES et S au profit du choix de deux matières « majeures » et de deux « mineures » (ainsi qu’une matière optionnelle), pour les années de première et de terminale.
A celles et ceux qui s’interrogent sur les risques de discrimination des enfants de milieux défavorisés, M. Blanquer a assuré qu’« on ne va pas accentuer les inégalités sociales mais au contraire les compenser parce qu’on va préparer tous les élèves ». Même s’il « il y a une part de vérité » dans ces critiques, « il faut éviter les clichés teintés de mépris social », a-t-il dit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’édition 2018 était coprésidée par des femmes, une décision prise avant l’émergence du mouvement #MeToo. Dans les panels et discussions, de nouveaux thèmes ont émergé.
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Le Forum économique de Davos à l’heure de #MeToo

L’édition 2018 était coprésidée par des femmes, une décision prise avant l’émergence du mouvement #MeToo. Dans les panels et discussions, de nouveaux thèmes ont émergé.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h43
    |

            Sylvie Kauffmann (Davos (Suisse), envoyée spéciale)








                        



   


Rendez-vous annuel des élites mondiales depuis quarante-huit ans, le Forum économique mondial (WEF) de Davos est, inévitablement, une assemblée très masculine même si, au fil des ans, la visibilité d’une chancelière allemande, d’une directrice générale du FMI ou d’une PDG de multinationale a pu être mise en avant. La participation des femmes a laborieusement progressé jusqu’à 21 % cette année, et le panel exclusivement masculin est désormais quasi interdit ; le Forum produit chaque année, depuis 2006, un rapport très solide sur l’évolution des inégalités entre les sexes dans le monde. Mais de toute évidence, un saut qualitatif, en plus de la lente amélioration quantitative, restait à accomplir.
#MeToo a-t-il changé tout cela ? Le mouvement lancé en octobre aux Etats-Unis par l’affaire Weinstein a en tout cas contribué à faire évoluer les esprits à Davos aussi. Première mesure, décidée avant même le déclenchement du scandale planétaire du harcèlement sexuel : pour la première fois, les organisateurs du WEF ont confié la coprésidence du Forum 2018 à des femmes — sept femmes, plus exactement : Christine Lagarde, directrice générale du FMI, Ema Solberg, première ministre norvégienne, Fabiola Gianotti, physicienne et directrice générale du CERN, Chetna Sinha, fondatrice de la banque coopérative rurale Mann Deshi Bank, en Inde, Ginni Rometty, PDG d’IBM, Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération internationale des syndicats, et Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie.
Emergence de nouveaux thèmes
« Enfin un panel qui n’est pas un “manel” », a lancé Mme Lagarde en présentant ses six coprésidentes en séance plénière, mardi 23 janvier. L’effet visuel des couleurs vives qui rompent avec l’uniforme costume-cravate était incontestable, mais le contenu des échanges a également marqué la différence. La discussion n’a pas porté sur les femmes, mais sur les projets et les aspirations des unes et des autres dans leurs institutions respectives. Les thèmes de la confiance, de la responsabilité, des dégâts causés par la montée des inégalités, de la nécessité de promouvoir l’engagement dans la recherche scientifique dominaient les aspirations des coprésidentes.
Autre changement : la question du harcèlement sexuel, l’ampleur du phénomène dans le monde du travail et les moyens de le combattre ont fait l’objet de plusieurs panels. C’est, là aussi, une première. On a pu ainsi écouter une responsable de Microsoft, Peggy Johnson, expliquer comment elle avait découvert que 60 millions de salariés, aux Etats-Unis — y compris « un petit nombre » à Microsoft — avaient dans leur contrat de travail une clause les obligeant à soumettre toute plainte pour harcèlement sexuel à une procédure d’arbitrage privé, le plus souvent accompagnée d’accords de confidentialité, et non devant les tribunaux. On a pu aussi y entendre un universitaire de Berkeley, le psychologue Dake Keltner, décrire le mouvement #MeToo comme une « révolution » comparable au rapport Kinsey sur la sexualité il y a soixante ans, et la directrice de l’ONG Oxfam, l’Ougandaise Winnie Byanyima, remercier les Américaines pour avoir lancé ce soulèvement mondial.
L’égalité entre les sexes au cœur de plusieurs discours
Certains dirigeants politiques ont aussi choisi d’afficher le thème de l’égalité hommes-femmes en bonne place dans leur discours, ainsi que le coût économique et social de la discrimination. Le champion toutes catégories en la matière est, sans surprise, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui a appelé à « un changement fondamental dans la culture de l’entreprise » pour « embaucher, promouvoir et maintenir les femmes  » à des postes de responsabilité. M. Trudeau, dont le pays préside le G7 cette année, s’est engagé à placer le thème de l’égalité des sexes au centre de l’agenda de ses réunions et a nommé coprésidentes du G7 Melinda Gates, cofondatrice de la fondation Bill & Melinda Gates, et Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France. Plusieurs dirigeants européens, dont Mme Merkel et M. Macron, ont aussi évoqué le sujet dans leur discours. Deux leadeurs, en revanche, ne s’en sont pas embarrassés : le premier ministre indien, Narendra Modi, et le président américain, Donald Trump.
Christine Lagarde a raconté comment, « encore à ce jour », elle surprenait ce « petit sourire condescendant » que les hommes ont pour les femmes dont ils doutent des compétences
Les participantes au WEF sont pour la plupart des femmes en position de pouvoir. Cette édition Davos 2018 a montré que, loin de la vulnérabilité des salariées en bas de l’échelle, elles ne sont pas pour autant à l’abri du sexisme ni, notamment, du « mansplaining », cette façon qu’ont les hommes de s’adresser aux femmes qui, forcément, en savent moins qu’eux. La première ministre norvégienne, Erna Solberg, a ainsi raconté comment un PDG avait commencé à lui expliquer, « comme à une enfant », le mécanisme des taux d’intérêt en pleine réunion de la commission des finances au Parlement. Il a fini par être interrompu par un membre de la Commission : « Erna est la plus diplômée d’entre nous en économie », lui a-t-il signalé. Dans un entretien au Monde, Christine Lagarde a raconté comment, « encore à ce jour », elle surprenait ce « regard biaisé » ou ce « petit sourire condescendant » que les hommes ont pour les femmes dont ils doutent des compétences.
Preuve qu’il y a encore des progrès à faire, une journaliste économique du Daily Telegraph, Anna Isaac, a raconté sur Twitter samedi comment, dans le train, son voisin s’est étonné qu’une « jeune femme comme elle » lise les pages économiques du Telegraph et du Financial Times, puis a entrepris de lui expliquer Davos, la BCE (Banque centrale européenne) et le CBI (Confederation of British Industry, le patronat britannique)…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le sénateur républicain a dit avoir reçu suffisamment de preuves, sans que soit précisée la nature des faits qui sont reprochés au chef de cabinet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : le sénateur Rubio renvoie son chef de cabinet pour « relations inappropriées » avec ses subordonnés

Le sénateur républicain a dit avoir reçu suffisamment de preuves, sans que soit précisée la nature des faits qui sont reprochés au chef de cabinet.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 14h00
   





                        


A l’heure où la classe politique états-unienne s’attaque de plus en plus au problème du harcèlement sexuel, l’influent sénateur républicain Marco Rubio a annoncé avoir renvoyé samedi 27 janvier son chef de cabinet pour relations inappropriées avec ses subordonnés.
M. Rubio a dit avoir reçu à l’encontre de son chef de cabinet « suffisamment de preuves pour conclure que, à son poste, il a violé notre politique concernant les relations appropriées entre supérieur et subordonnés ».
Le sénateur s’est rendu samedi dans son Etat, la Floride, pour renvoyer son chef de cabinet, selon un communiqué, qui ne précise pas la nature des faits qui lui sont reprochés. « Nous avons pris des mesures pour nous assurer que ceux qui ont été affectés par sa conduite puissent avoir accès à tous les services dont ils pourraient avoir besoin maintenant ou plus tard », a encore ajouté le sénateur dans son communiqué.
Démissions au Congrès
Certains membres du Congrès ont dû démissionner ces derniers mois en raison d’accusations de harcèlement sexuel, notamment le sénateur démocrate Al Franken et le représentant démocrate vétéran John Conyers.
En décembre, près de soixante sénatrices et représentantes démocrates ont exigé que le Congrès ouvre une enquête à l’encontre du président républicain, Donald Trump, accusé par plus d’une douzaine de femmes de harcèlement sexuel — des faits niés constamment par l’intéressé et par la Maison Blanche.

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                Premières démissions au Congrès américain dans la vague #metoo



Le scandale en octobre autour des nombreuses accusations de harcèlement sexuel contre le producteur de cinéma Harvey Weinstein a fait boule de neige, et les nombreuses révélations et accusations qui ont suivi dans toutes sortes de domaines ont provoqué la démission de nombreux hommes haut placés dans le cinéma, le show-business, la politique et les médias.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Edouard Philippe maintient sa confiance à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol

Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête pour des faits datant de 2009, que le ministre des comptes publics conteste catégoriquement.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h12
   





                        



   


Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, visé par une plainte pour viol, conserve « toute la confiance » d’Edouard Philippe, a assuré samedi 27 janvier Matignon dans un communiqué envoyé à plusieurs médias.
« La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance. »
Selon des informations du Monde, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, faits que l’intéressé conteste catégoriquement. Cette décision fait suite à l’envoi en janvier d’un nouveau courrier par la plaignante, Sophie Spatz, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire.

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                Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



Pas de démission exigée
« Dans la situation actuelle, Gérald Darmanin peut rester au gouvernement », a déclaré la ministre de la justice dans le cadre du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI, rappelant que « les règles sur le maintien au gouvernement d’un ministre sont extrêmement claires ».
Nicole Belloubet a souligné que la mise en examen était « le seuil qui peut déclencher un départ. » « Tel n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-elle dit. Interrogée sur les départs de Richard Ferrand ou de François Bayrou du gouvernement après leur mise en cause dans des affaires sans qu’ils aient été mis en examen, la garde des sceaux a contesté « un revirement de jurisprudence ».
Dès sa nomination à Matignon, le premier ministre Edouard Philippe avait fixé pour règle que tout ministre mis en examen devait démissionner « immédiatement », à l’exception d’une mise en examen pour diffamation, procédure « qui ne traduit pas autre chose qu’une automaticité ».
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a relevé sur BFM TV que Gérald Darmanin « n’avait rien caché au premier ministre de cette affaire. » « Aujourd’hui, il y a la présomption d’innocence qui s’applique à lui comme à tout citoyen ».
Dans l’opposition, seule l’ancienne ministre de la famille et actuelle sénatrice socialiste Laurence Rossignol s’est montrée plus critique, jugeant l’affaire « embarrassante » pour le ministre mais aussi pour le gouvernement, qui a mis l’égalité hommes-femmes au « premier plan ».
« Intention de nuire »
Selon l’avocat du ministre, Mathias Chicheportich, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ». En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire.
Ce que réfute Sophie Spatz, dont l’avocate, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a réagi dimanche : « Mme Spatz et moi-même nous élevons avec la plus grande véhémence contre les supposées intentions qui lui sont prêtées a posteriori. Ces allégations sont dénuées de fondement matériel et elles violent également la logique chronologique du dossier. »
« Mme Spatz souhaite que les services enquêteurs puissent faire leur travail sereinement, que tous les témoins présents des 2009 soient entendus, ce afin que justice soit rendue », a-t-elle expliqué dans un bref courriel adressé à l’AFP.
Une enquête rouverte le 22 janvier
Le 15 janvier, c’est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l’objet au printemps 2017 d’une enquête préliminaire à la suite d’une lettre l’accusant, selon lui, « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ». Cette enquête avait d’abord été close en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l’entendre.
Mais, selon nos informations, Mme Spatz, âgée de 46 ans, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L’enquête, confiée à la police judiciaire, a été rouverte le 22 janvier et la plaignante a été entendue le 25.  
Interrogé en janvier sur sa réputation de « dragueur lourd », le ministre avait reconnu « avoir pu être léger », « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pris des vents ».
Dans le texte communiqué samedi à plusieurs médias, Matignon écrit que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ». « Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et avait déjà répondu aux questions d’un autre quotidien français qui enquêtait sur les mêmes faits, rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet et avait révélé lui-même l’affaire sur Franceinfo et constaté que l’affaire avait été classée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
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Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

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Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le mouvement faiblit au sein des 188 établissements pénitentiaires au lendemain de la signature d’un protocole d’accord avec le syndicat majoritaire, l’UFAP-UNSA.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Une vingtaine de prisons toujours affectées par la grève des surveillants

Le mouvement faiblit au sein des 188 établissements pénitentiaires au lendemain de la signature d’un protocole d’accord avec le syndicat majoritaire, l’UFAP-UNSA.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 13h42
   





                        


La direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a fait savoir qu’une vingtaine de prisons étaient encore touchées samedi 27 janvier par le mouvement de grève des surveillants, au lendemain de l’accord passé entre le syndicat majoritaire UFAP-UNSA et la chancellerie sur un protocole de sortie de crise.

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                Vers la fin du conflit avec les surveillants, pas du problème des prisons



Les vingt prisons encore impliquées samedi enregistraient des retards sur des prises de service ou des piquets de grève devant les portes, nécessitant parfois l’intervention d’agents des forces de sécurité pour pallier la défection de surveillants, a précisé la DAP.
Parmi les établissements touchés figurent notamment les maisons d’arrêt de Borgo (Haute-Corse), où deux gardiens avaient été agressés le 19 janvier par un détenu signalé pour radicalisation, celles d’Osny (Val-d’Oise), du Mans et de Bordeaux-Gradignan.
FO et la CGT appellent à « maintenir la pression »
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait appelé vendredi l’ensemble des personnels à reprendre leur travail après la signature du protocole d’accord, rejeté par les deux autres syndicats représentatifs FO et la CGT, qui ont eux appelé les personnels à « maintenir la pression » et à engager une concertation pour définir les modalités d’action à conduire à partir de lundi.
Le projet d’accord prévoit des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, la création de 1 100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d’euros pour les indemnités, soit une augmentation de 1 150 euros par agent par an.

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Vendredi, 62 établissements sur 188 étaient touchés à des degrés divers par cette vaste mobilisation, la plus importante en un quart de siècle, lancée le 11 janvier après l’agression d’un surveillant à Vendin-le-Viel (Pas-de-Calais).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les sept moines trappistes français font partie d’un groupe de dix-neuf « martyrs » tués en Algérie entre 1994 et 1996 qui vont être béatifiés.
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Tibéhirine : les moines assassinés en 1996 reconnus martyrs en vue de leur béatification

Les sept moines trappistes français font partie d’un groupe de dix-neuf « martyrs » tués en Algérie entre 1994 et 1996 qui vont être béatifiés.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h45
   





                        



   


Les sept moines de Tibéhirine assassinés en Algérie en 1996 ont été reconnus martyrs en vue de leur béatification, selon un décret publié samedi 27 janvier par le Vatican. Les sept moines trappistes français font partie d’un groupe de dix-neuf « martyrs » tués en Algérie entre 1994 et 1996 – dont l’ancien évêque d’Oran Pierre Claverie – qui vont être béatifiés.
Les frères Christian, Bruno, Christophe, Célestin, Luc, Paul et Michel, enlevés dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à 80 km au sud d’Alger, avaient entre 45 ans et 82 ans. Le destin tragique de ces moines, emportés par la violence, avait inspiré le film du Français Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux (2010). Grand Prix du Festival de Cannes, le film a connu un succès international.
Béatification et canonisation s’inscrivent dans une tradition séculaire et le Vatican affirme qu’une canonisation ou une béatification est une affaire interne à l’Eglise, qui se veut tout aussi ahistorique qu’apolitique.

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Une affaire toujours non élucidée
D’un point de vue judiciaire, les circonstances de la mort des sept moines trappistes, enlevés et décapités en pleine guerre civile algérienne, restent controversées et l’affaire otage des relations franco-algériennes. Selon le récit officiel, les religieux ont été tués par le Groupe islamique armé (GIA), mais cette version a été régulièrement dénoncée, certains accusant l’armée algérienne d’être impliquée dans leur disparition.
Il aura fallu attendre octobre 2014 pour que le juge antiterroriste Marc Trévidic puisse se rendre sur place accompagné d’experts afin de participer à l’exhumation des têtes des moines, les seules parties de leurs corps ayant été retrouvées. Mais ce n’est qu’en juin 2016 que ces prélèvements ont été transmis aux enquêteurs français pour déterminer si les religieux ont été décapités avant ou après leur mort. La seconde hypothèse remettant en cause la piste d’assassinats commis par le Groupe islamique armé (GIA).

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Fondé en 1938, le monastère de Tibéhirine n’accueille plus de communauté monastique, mais des croyants qui continuent à faire vivre le lieu, « une communauté chrétienne dans un océan d’islam ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La mort, le 13 janvier, d’Hismaël, 15 ans, a mis en lumière l’exacerbation des conflits entre ados.
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Escalade de violence entre bandes à Paris

La mort, le 13 janvier, d’Hismaël, 15 ans, a mis en lumière l’exacerbation des conflits entre ados.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h36
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

A son arrivée dans le quartier il y a trois ans, Abdel (le prénom a été modifié), 20 ans, a vite été mis au parfum : dans le 19e arrondissement de Paris, « les petits se font du sale ». Comprendre, ils se castagnent. Entre la bande de la cité Curial et celle de Riquet-Stalingrad, le conflit s’enlise depuis « des lustres », vingt-cinq ans au moins. Plus personne ne se souvient de son origine – « Il s’agirait d’une histoire de manteau volé lors d’un match de foot », avance le jeune homme –, mais qu’importe. « Ce qui compte pour eux, c’est d’être le plus fort et le plus respecté, ils parlent avec les armes, raconte Abdel. Se battre est leur seul moyen d’exister et de se lâcher. C’est aussi le seul moment de leur vie où ils se sentent importants. »
Entre les deux quartiers, scindés par une frontière qu’ils sont seuls à voir, la haine se transmet de génération en génération. Et les affrontements qui en résultent se durcissent à chaque nouvelle relève. « Il y a dix ans, les membres des bandes avaient entre 16 et 17 ans. Aujourd’hui, la plupart ont entre 14 et 15 ans », précise Valérie Martineau, sous-directrice de la police d’investigation territoriale, chargée de la cellule de suivi du plan bandes, mise en place en 2010. « Le rajeunissement s’accompagne d’une vraie recrudescence de violence. »
Les « petits » règlent désormais leurs comptes à coups de batte de base-ball, de barre de fer, de béquille, de bâton, parfois de couteau, plus rarement avec une arme à feu (dans moins de 10 % des rixes de l’agglomération parisienne). Une escalade de brutalité qui empoisonne le quotidien des riverains et laisse les autorités (professeurs, travailleurs sociaux, policiers, élus…) souvent « démunies et dépassées », confie Youssef (le prénom a été modifié), un éducateur du 19e arrondissement.
« Dans ces affaires, personne ne parle jamais »
Depuis la mort...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 27/01/2018
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Gérald Darmanin visé par une accusation de viol

Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 07h12
    |

            Emeline Cazi, 
Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

La confidence a surpris, mais a-t-elle vraiment été comprise ? L’entretien touchait à sa fin, lundi 15 janvier, sur France Info. Le dossier Lactalis avait été évoqué, le déplacement du président de la République à Calais (Pas-de-Calais) et la taxe inondation commentés, lorsque Gérald Darmanin est revenu sur sa tentation de tout plaquer pour ouvrir un bar à vins à Sienne, en Italie, tel qu’il l’avait confié à la revue Charles, en janvier.
« J’ai reçu des lettres de menaces de mort, vous voyez. C’est difficile de voir qu’on peut faire naître autant de violence », déclare alors au micro le ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans. Pire, ajoute-t-il, « une lettre de dénonciation calomnieuse, une lettre infâme » a été envoyée deux jours après sa nomination, en mai 2017, au garde des sceaux de l’époque, François Bayrou. « C’était un homme qui écrivait, qui m’accusait d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol. »
L’auteur du courrier, il le connaît, acquiesce-t-il. Les faits remonteraient à 2009, l’année de ses 26 ans. « Je n’étais rien, j’étais un jeune homme », souligne le ministre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « viol », mais l’affaire a été classée pour « absence totale d’infraction » en juillet 2017.
« Evidemment, puisque tout cela est faux », défend M. Darmanin. Pourquoi, alors, attirer l’attention sur cette histoire que toute la France ignore ? La lettre circule toujours sur Internet, et des journalistes continuent de poser des questions, déplore-t-il.
Plainte pour dénonciation calomnieuse
Selon les informations du Monde, l’affaire est à nouveau dans les mains de la justice. Elle avait débuté après l’envoi de ce courrier, dans lequel un dénommé Pierre Spatz accuse Gérald Darmanin d’avoir abusé sexuellement de sa femme, en 2009. Sophie Spatz, malgré quatre appels des policiers, avait finalement refusé de se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le syndicat UFAP-UNSA, à l’origine du mouvement, a annoncé vendredi qu’il signerait l’accord du ministère
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Vers la fin du conflit avec les surveillants, pas du problème des prisons

Le syndicat UFAP-UNSA, à l’origine du mouvement, a annoncé vendredi qu’il signerait l’accord du ministère



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h49
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


Après douze jours d’un conflit hors normes, les surveillants pénitentiaires vont retrouver le chemin des coursives. Le premier syndicat, UFAP-UNSA, à l’origine du mouvement, a annoncé vendredi 26 janvier qu’il signerait le relevé de conclusions proposé la veille par la ministre de la justice, Nicole Belloubet. Les deux autres organisations syndicales, FO-Pénitentiaire et la CGT-Pénitentiaire, avaient prévenu dès jeudi qu’elles rejetaient cet accord.
Mme Belloubet, dont l’autorité pour gérer ce premier gros conflit social du quinquennat a été contestée par les syndicats et l’opposition, s’est félicitée de cette issue. « Ce relevé de conclusions permettra de mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des agents en détention, accélérer les recrutements et renforcer les dispositifs indemnitaires. Ces mesures entreront rapidement en vigueur », affirme-t-elle dans un communiqué diffusé vendredi.

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Perturbation jamais atteinte en vingt-cinq ans
Pour l’UFAP, « ce relevé de conclusions traduit une volonté de changer le fonctionnement des prisons, devenues de véritables coupe-gorge et zones de non-droit. Signer ce protocole est une responsabilité ! » De fait, le mouvement de protestation avait atteint un paroxysme jeudi 25 janvier avec 72 établissements touchés par des refus de prise de service qui ont pu aller dans certaines prisons jusqu’à 100 % des surveillants, pourtant privés du droit de grève. Un niveau de perturbation jamais atteint depuis vingt-cinq ans. La police et la gendarmerie ont dû remplacer les surveillants ici ou là pour tenir les miradors ou simplement distribuer les repas.
Alors que la vigueur du mouvement sur le terrain a semblé dépasser les organisations syndicales, celles-ci ont élargi leurs revendications avec le temps. Ce n’est donc que le troisième projet d’accord proposé par la chancellerie qui aura été jugé acceptable par la « base » du syndicat majoritaire. L’ajout de mesures indemnitaires pour un montant global de 35 millions d’euros aura permis d’emporter la conviction… au moment où les sanctions annoncées par le ministère contre le personnel gréviste commençaient à faire fléchir la combativité de certains.
Nicole Belloubet, avec le soutien de Matignon et de l’Elysée, est donc parvenue à éviter que les négociations montent au niveau hiérarchique supérieur. Mais ce sont les surveillants qui ont imposé à la garde des sceaux son ordre du jour, en l’occurrence la sécurité et la rémunération. Deux sujets de revendication légitimes sur lesquelles des avancées étaient nécessaires.
Surpopulation chronique
Mais les maux de la prison sont plus larges, en particulier en raison d’une surpopulation chronique avec 70 000 détenus pour 59 000 places. Une situation qui ne devrait pas se détendre avant plusieurs années en dépit du lancement du programme de construction de 15 000 places d’ici 2025 et des projets de réforme de la justice pour développer les peines alternatives à la prison.
« Le vrai sujet est que les surveillants doivent trouver un sens à leur travail, une discussion sur les effectifs et la rémunération n’y changera rien », estime Jean-René Lecerf. Le président (Les Républicains) du département du Nord, qui a piloté le livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire début 2017 pour Jean-Jacques Urvoas, alors garde des sceaux, et avait été rapporteur au Sénat de la grande loi pénitentiaire de 2009, « attendait plus d’imagination du gouvernement qui a géré ce conflit avec les méthodes d’avant ».

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Philippe Pottier, ancien directeur de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire, par laquelle passent tous les surveillants, regrette aussi l’absence de réflexion sur l’évolution du métier. Il souligne, par exemple, combien les modules « respect », introduits de façon expérimentale, ont valorisé les surveillants qui y participent. Dans ces quartiers de détention, les détenus ont les clés de leur cellule et le rôle des surveillants n’a plus rien à voir avec celui de « porte-clés ». Selon l’Observatoire international des prisons, « l’illusion sécuritaire » l’a emporté avec cet accord.
En revanche, une partie des problèmes de fonctionnement chroniques des grandes maisons d’arrêt franciliennes devraient se résorber. Elles tournent avec un taux important de surveillants stagiaires alors qu’elles sont parmi les prisons les plus difficiles. Une prime de fidélité est ainsi créée, ainsi que des concours régionaux pour recruter des surveillants habitant le même bassin. 

Un accord axé sur la sécurité et la rémunération
Le protocole d’accord contient plusieurs dispositions sur les primes, l’équipement et la surveillance des détenus radicalisés.
Coup de pouce aux indemnités
Les revendications financières n’ont été prises en compte que la seconde semaine du conflit. La prime de sujétion spéciale (indemnité liée à la spécificité du métier) va être revalorisée de 2 points sur quatre ans et alignée sur celle des policiers, ce qui représentera un supplément annuel de 430 euros. L’indemnité pour charge pénitentiaire, versée aux surveillants en tenue, est augmentée de 400 euros à 1 400 euros. La prime versée pour les dimanches et jours fériés passe de 26 euros à 36 euros. Au total, cela représente, selon les calculs de l’administration pénitentiaire, 1 150 euros de plus par an, en fonction du nombre moyen de dimanches travaillés.
Par ailleurs, pour inciter les jeunes surveillants à ne pas quitter leur première affectation dans les établissements les plus tendus en matière de ressources humaines, une prime de 3 000 euros est prévue à la fin de la première année, de 800 euros à l’issue de la troisième et de 3 800 euros après la cinquième.
1 100 emplois supplémentaires
Cent postes supplémentaires de surveillants seront créés dès 2018 en plus des 481 créations déjà budgétées, ce qui portera le nombre de recrutements à un peu plus de 2 000 cette année. Puis 400 postes supplémentaires seront prévus en 2019, et 300 les deux années suivantes.
Une sécurité renforcée pour les agents
De nouveaux équipements de sécurité (gilets pare-balles, alarmes portatives individuelles, tenues pare-coups, etc.) seront attribués. Les surveillants auront le droit de décider de fouilles inopinées dans les cellules.
Une prise en charge renforcée des détenus radicalisés
Ce sujet était au point de départ du conflit. Dès la fin 2018, 450 places seront prévues pour gérer, dans des quartiers étanches, les détenus radicalisés considérés comme dangereux, indépendamment des 150 jugés « extrêmement dangereux » placés en quartier d’isolement. L’objectif : 1 500 places pour les quartiers étanches.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Quasi inaudibles en  2011, lors de l’affaire du Sofitel, les femmes victimes de harcèlement sexuel ont imposé des remises en cause et des débats d’une ampleur insoupçonnée. Récit d’un basculement.
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De DSK à #balancetonporc, une révolution française

Quasi inaudibles en  2011, lors de l’affaire du Sofitel, les femmes victimes de harcèlement sexuel ont imposé des remises en cause et des débats d’une ampleur insoupçonnée. Récit d’un basculement.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h47
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            

Mai 2011. Un homme est à la « une », en majesté – si l’on peut dire –, sa victime présumée ­reléguée dans les pages intérieures, où son existence est à peine mentionnée. Inculpé par la justice américaine pour « agression sexuelle, tentative de viol et séquestration », Dominique Strauss-Kahn accapare les médias du monde entier qui relatent, sidérés, la vertigineuse ­déchéance du tout-puissant président du Fonds monétaire international (FMI), officieusement en course pour l’Elysée.
Celle qui dit avoir subi ses assauts est inaudible. Invisible. Son visage à l’abri pour se cacher des caméras, Nafissatou Diallo n’est qu’une silhouette ­enveloppée d’une couverture blanche ; un fantôme, uniquement désigné par le nom d’emprunt (« Ophelia ») que cette jeune femme de 32 ans, originaire de Guinée, s’était choisi pour travailler au Sofitel de New York.
Octobre 2017. Un autre homme, un autre puissant parmi les puissants, le producteur américain Harvey Weinstein, est accusé de harcèlement sexuel puis de viol. Mis au ban de l’industrie sur laquelle il a régné, l’agresseur présumé s’est retiré dans une clinique de traitement des addictions. C’est lui, cette fois, que l’on oublie, que l’on ignore. Ce sont les noms et les visages de ses victimes qui s’affichent, pleine page, plein écran. La liste de ses accusatrices, des stars d’Hollywood, s’allonge chaque jour : plus de 80 au bout de quatre ­semaines. Les femmes ont la parole. Elles ont osé la prendre, non sans courage, s’en sont emparées, et ne la lâcheront plus. La vague ­devient tsunami, traverse l’Atlantique et le ­Pacifique, portée par le hashtag planétaire #metoo (« moi aussi ») et ses différentes traductions, dont la radicale version française #balancetonporc.
Moins d’un septennat nous sépare de ce qui ressemble rétrospectivement à un (nouvel) Ancien ­Régime
Ce déferlement, toujours en cours, donne la mesure du phénomène. Universel, il est également ancien. On le savait sans le croire, faute de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le quartier, situé tout près de la gare Saint-Charles, est en passe de devenir le rendez-vous étudiant de Marseille. Le quartier prendra plus d’ampleur si le projet de réaménagement de la station se confirme.
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Marseille : la porte d’Aix devient un quartier étudiant et connecté

Le quartier, situé tout près de la gare Saint-Charles, est en passe de devenir le rendez-vous étudiant de Marseille. Le quartier prendra plus d’ampleur si le projet de réaménagement de la station se confirme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h13
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



                                


                            

La porte d’Aix, marquée par un arc de triomphe, était surtout connue pour être un axe autoroutier en plein centre-ville avec des trottoirs occupés par un marché à la sauvette et des squatters. Mais ce quartier, situé tout près de la gare Saint-Charles, est en passe de devenir le rendez-vous étudiant de Marseille.
Les 3,5 hectares sont en cours de réaménagement sous la houlette d’Euroméditérranée, l’établissement public d’aménagement qui a réhabilité une bonne partie du centre-ville de Marseille ces vingt dernières années. La requalification de la porte d’Aix a commencé en 2010 avec le déplacement de l’autoroute. Sont ensuite arrivés les premiers équipements universitaires : l’Ecole de commerce et de management, les locaux de la faculté d’Aix-Marseille.
Près de mille logements, dont la moitié destinée aux étudiants, ont été construits depuis 2010. Trois hôtels y ont également trouvé leur place, dont le Toyoko Inn, construit par une chaîne japonaise avec une architecture innovante, marque le paysage. Il reste à réaménager l’îlot situé à proximité immédiate de l’arc de triomphe. Le bâtiment de l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires devrait y être construit. Plusieurs projets sont à l’étude, et le choix sera effectué courant 2018. « Dans le réaménagement de ce quartier, nous avons pris soin d’écouter les souhaits des riverains, même dans les détails, comme de conserver un terrain pour jouer aux boules. Après des débuts difficiles, la greffe commence à prendre », estime Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille.
Un parc pour flâner
La place devrait aussi être dotée d’un parc d’un hectare, conçu par le paysagiste Alfred Peter et le cabinet d’architectes Stoa. Cet espace, fermé et surveillé la nuit, fera la part belle à la flânerie avec de larges allées et des bancs pour s’installer à l’ombre de la centaine d’arbres plantés sur le site.

Le quartier prendra plus d’ampleur si le projet de réaménagement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’expression orale est un art démocratique, accessible à tous, pour peu que l’école prenne le soin d’en transmettre les techniques, explique, dans une tribune au « Monde », le directeur des formations à l’art oratoire et professeur d’art oratoire à Sciences Po.
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Cyril Delhay : « Pour que le grand oral fonctionne, il faudra en enseigner les techniques »

L’expression orale est un art démocratique, accessible à tous, pour peu que l’école prenne le soin d’en transmettre les techniques, explique, dans une tribune au « Monde », le directeur des formations à l’art oratoire et professeur d’art oratoire à Sciences Po.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h57
    |

Cyril Delhay (Directeur des formations à l’art oratoire et professeur d’art oratoire à Sciences Po)







                        



                                


                            

Tribune. Un grand oral au bac, c’est une chance extraordinaire pour tout notre système éducatif en envoyant un message clair : il a autant d’importance que l’écrit et sera au moins autant utile dans la vie sociale et professionnelle de d’élève. Il a ses règles propres et ses méthodes d’enseignement : une quinzaine d’heures suffit avec une jauge de quinze élèves pour donner les clés pour parler debout devant les autres de façon argumentée.
Bien loin d’être un discriminant social, l’oral peut être un formidable vecteur d’égalité des chances, à condition qu’il s’agisse bien d’une épreuve orale et non d’un écrit disciplinaire transposé à l’oral. ­Contrairement aux idées reçues, l’oral ne demande quasiment pas de prérequis ni un quelconque talent de naissance venu d’une fée – y compris sociale – qui se serait penchée sur le berceau.

C’est un art démocratique à ­condition que ses techniques soient précisément enseignées. La difficulté de notre système éducatif en matière d’oral tient à son non-enseignement. L’oral est une technique du corps. Il est fondé sur des méthodes éprouvées depuis l’Antiquité, celles de l’acteur en ce qu’elles sont physiques : il n’est que de relire Quintilien et son Institution oratoire, écrite il y a deux mille ans. L’auteur latin, fondateur de la première école d’art oratoire à Rome, précepteur des neveux de l’empereur, consacre un livre entier au corps dans la prise de parole.
Pratiques corporelles
Aujourd’hui, les méthodes sérieuses d’apprentissage de l’oral commencent par la conscience corporelle et l’usage d’une respi­ration libre. D’un point de vue didactique, il y a plus intérêt à interroger l’apprenant sur ses pratiques sportives et artistiques, même si elles remontent à l’enfance, et à partir d’elles que de la construction grammaticale.
Qu’il soit permis de prendre un exemple personnel. Dans le cadre de ses partenariats, Sciences Po forme chaque année une vingtaine de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h08
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La scène eût été impensable voici encore quelques semaines. Elle se déroule dans le petit local de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), à quelques mètres de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ce vendredi 26 janvier, en milieu de journée, la préfète Nicole Klein trinque, un verre de jus de pomme du cru à la main, avec l’agriculteur Sylvain Fresneau, opposant historique. Le gobelet, siglé en rouge « Aéroport non ! », lui est même offert.
Le tout se passe sous les yeux du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, délégué de Paris pour l’occasion. C’est dire l’importance du moment pour le gouvernement qui, le 17 janvier, annonçait sa volonté d’abandonner le projet de construire, ici, le nouvel aéroport nantais. Un ultimatum accompagnait cette décision, historique au regard de ce dossier vieux de plusieurs dizaines d’années : dans les jours suivants, il fallait débarrasser la route départementale 281 de nombreuses chicanes et de barricades en tout genre, érigées depuis cinq ans par les opposants.

Vendredi matin, c’était chose faite. « La route est dégagée, cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup de monde. Je sais que cela n’a pas été facile ; jusqu’à hier je me demandais si cela serait achevé, mais ils l’ont fait. C’est une étape fondamentale », a indiqué Nicole Klein au cours d’un échange avec la presse devant la mairie du petit bourg.
Quelques coups de gueule
Pour ce grand nettoyage, plusieurs centaines de personnes étaient venues prêter main-forte aux agriculteurs de Copain 44, le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées du projet d’aéroport, et il fallut quelques coups de gueule pour faire comprendre à certains occupants qu’ils devaient quitter leurs cabanes. La plus emblématique, « Lama fâché », devrait être remontée au même endroit, mais de l’autre côté des taillis qui bordent la route.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».
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Christine Lagarde : sur le sexisme, « ne surtout pas s’imaginer que ça y est, c’est gagné »

La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h38
    |

            Sylvie Kauffmann (Davos, Suisse, envoyée spéciale) et 
Isabelle Chaperon (Davos, Suisse, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde était cette année coprésidente du Forum économique mondial. Elle a répondu aux questions du Monde, vendredi 26 janvier, dernier jour du Forum de Davos.
Pour la première fois, ce Forum de Davos était coprésidé par sept femmes, une décision prise avant l’affaire Weinstein, et le sujet du harcèlement sexuel y a été débattu. Assistons-nous à un mouvement important en faveur des femmes ?
Oui, c’est un mouvement de fond qui a été activé depuis octobre 2017. Mais ce mouvement ne peut rester actif que si on le fait vivre en mesurant le problème, en établissant des objectifs, des actions, des vérifications, des classements… Il faut continuer à le faire. Il ne faut surtout pas baisser la garde.
Vous en parlez beaucoup ?
Je vois que ce mouvement #metoo est un moment de grand embarras pour les hommes. Chaque fois que j’ai évoqué ces sujets devant un public mixte, j’ai vu que les hommes étaient très embarrassés pour s’exprimer. Ce n’est pas facile. J’espère que l’on va pouvoir transformer cette colère légitime et cet embarras collectif en actions positives afin d’empêcher, je n’ose pas dire éradiquer, le harcèlement, les discriminations, les injustices, les écarts de salaires, etc. C’est un combat collectif auquel tout le monde doit participer, y compris les hommes. Et ce combat a aussi un impact économique. Mais il ne faut surtout pas s’imaginer que ça y est, cette fois, c’est gagné.
Qu’avez-vous pensé de la tribune publiée dans Le Monde, signée de 100 femmes, dont Catherine Deneuve ?
Terriblement maladroite. Revendiquer la « liberté d’importuner », c’est offensant pour toutes celles – et ceux – qui ont été importunées contre leur volonté.
Et vous, avez-vous été confrontée au harcèlement sexuel ?
Probablement moins que d’autres, parce que je mesure 1,80...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.
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Réforme du bac : « Si les progrès des élèves sont véritablement recherchés, le projet doit être retravaillé »

Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 09h37
    |

Blanche Lochmann (présidente de la Société des agrégés de l'Université)







                        



                                


                            
Tribune. On se demande quel est le statut de ce nouveau rapport. Quel temps pour la discussion des propositions si la réforme doit être présentée en conseil des ministres dès le 14 février ? Comment concevoir un nouveau baccalauréat quand certaines missions, comme celle qui a été confiée à Cédric Villani et Charles Torossian sur l’efficacité de l’enseignement des mathématiques, n’ont pas encore rendu leurs conclusions ? Quand le Conseil supérieur des programmes n’a pas encore pu proposer de solutions aux graves difficultés dont témoignent les mauvaises places des élèves français dans les classements internationaux ? Réformer les épreuves du baccalauréat avant de s’interroger sur le contenu des cours et sur l’entraînement nécessaire à l’amélioration des performances des élèves est incertain.
Par ailleurs, si la réforme du baccalauréat est urgente, n’est-ce pas à cause de l’écart entre le niveau de l’examen actuel et l’enseignement supérieur ? A cause de l’échec à l’université ? Il est donc très étrange que le rapport propose de détruire des filières structurantes pour les remplacer par un système calqué sur un modèle universitaire précisément impuissant devant les difficultés actuelles des étudiants des premières années (organisation modulaire, semestrialisation des enseignements).
Les mesures adoptées ces dernières années n’ont cessé de réduire la qualité de l’enseignement et n’ont montré aucun effet positif sur les capacités et les performances des élèves
Certaines maladresses du rapport sont-elles voulues ? Les considérations apparemment hors sujet que le texte contient sur les ressources humaines de l’Education nationale laissent deviner, sous la réforme, les impératifs budgétaires. Il faut dire que, depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse des réformes Darcos, Chatel, Peillon, Hamon, Vallaud-Belkacem…, quels que soient les objectifs (réforme du lycée, du collège, de la formation des professeurs ou les propositions de cette mission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la sociologue Nathalie Mons observe que le bac français a fait école dans les pays de l’OCDE mais il doit aussi devenir un instrument au service de la socialisation des jeunes.
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Nathalie Mons : « Le bac est devenu complexe et son organisation est chronophage »

Dans une tribune au « Monde », la sociologue Nathalie Mons observe que le bac français a fait école dans les pays de l’OCDE mais il doit aussi devenir un instrument au service de la socialisation des jeunes.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h53
    |

Nathalie Mons (professeure de sociologie, université de Cergy-Pontoise)







                        



                                


                            

Tribune. Après des années de « bac bashing » – l’examen étant jugé par ses détracteurs trop cher, trop complexe à organiser pour les établissements scolaires, trop stressant pour les élèves –, la réforme de notre monument national est sur les rails. Point positif de la réflexion actuelle : la feuille de route gouvernementale ne vise pas le démantèlement du bac, elle doit rapprocher l’épreuve bicentenaire des priorités d’une société en mutation rapide.
Au vu des comparaisons internationales, en effet, le baccalauréat n’est pas une spécificité française. Aujourd’hui, dans les pays de l’OCDE, une très grande majorité des systèmes éducatifs pratiquent un examen national externe à la fin du second cycle du secondaire pour certifier le niveau des élèves qui quittent le système scolaire.
Mieux, ce modèle du baccalauréat français – des sujets d’examen et des corrections indépendants de l’établissement – s’est développé dans l’OCDE depuis quinze ans. Au milieu des années 1990, la très grande majorité des pays laissaient à leurs lycées la possibilité de délivrer un certificat « maison » uniquement fondé sur le contrôle continu en cours d’année par les enseignants. Désormais, le modèle français du baccalauréat est devenu dominant dans l’OCDE.
Des test standardisés, souvent payants
De multiples facteurs convergent pour expliquer cette généralisation des examens externes en fin de secondaire. Leur intérêt principal est de permettre une évaluation des acquisitions réelles des élèves qui soit de plus harmonisée au niveau national. Dans un contexte de démocratisation de l’enseignement scolaire et du supérieur, de mobilités croissantes nationales et internationales des jeunes, et face à un développement économique qui requiert des ressources humaines de plus en plus qualifiées, les exigences sociales des universités, des entreprises et des parents de plus en plus éduqués se sont conjuguées pour à la fois mieux connaître et certifier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sociologue Pierre Merle juge que l’importance accordée aux notes et au contrôle continu pour le baccalauréat pose problème. Il estime notamment qu’il faudrait aussi tenir compte du rapport entre compétences et aptitudes des élèves à suivre avec succès un enseignement supérieur.
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Pierre Merle : « Les réformes du bac et de l’accès à l’université suscitent de multiples réserves »

Dans une tribune au « Monde », le sociologue Pierre Merle juge que l’importance accordée aux notes et au contrôle continu pour le baccalauréat pose problème. Il estime notamment qu’il faudrait aussi tenir compte du rapport entre compétences et aptitudes des élèves à suivre avec succès un enseignement supérieur.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h47
    |

                            Pierre Merle (Sociologue, professeur à l'Université européenne de Bretagne)








                        



                                


                            
Tribune. Il faut reconnaître à l’actuel gouvernement un mérite : ne pas se satisfaire d’une croissance non contrôlée des effectifs universitaires associée à un taux d’échec considérable. Pour sortir de l’impasse, celui-ci envisage deux réformes enchâssées l’une dans l’autre : une nouvelle organisation du lycée et du bac, et une sélection à l’entrée à l’université.
Les grands principes de la réforme semblent déjà établis avec la suppression des séries du bac général S, ES, L (scientifique, économique et social, littéraire), remplacées par des enseignements de tronc commun et des enseignements spécialisés. Les épreuves du baccalauréat seraient limitées à six épreuves écrites (comptant pour seulement 60 % de la note finale), les autres disciplines feraient l’objet d’un contrôle continu. Un grand oral, doté d’un coefficient important, constituerait la grande nouveauté.
Dans la future réforme, l’accès à l’université est fondé sur une sélection en fonction d’un dossier dans lequel les notes obtenues par les lycéens dans les différentes disciplines, pondérées de façon spécifique selon leurs vœux universitaires, constitueraient sans aucun doute l’élément déterminant de la sélection, compte tenu de l’impossibilité matérielle pour les universités d’étudier chaque dossier.
Des pratiques de notation différentes
Séduisantes dans leur principe, ces deux réformes suscitent de multiples réserves. On se limitera à trois d’entre elles. La première tient à l’importance cardinale accordée aux notes. Au début du XXe siècle, de nombreux chercheurs ont contribué à la naissance d’une science des examens dont l’objet a été d’étudier la fiabilité statistique des évaluations scolaires. Certes, la notation permet de distinguer les bons élèves des plus faibles.
Mais, pour l’écrasante majorité des élèves « moyens », l’estimation de leurs compétences relève de la loterie en raison d’un ensemble de biais cognitifs d’évaluation, quelles que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Ce refus de l’apostrophe était motivé par une circulaire de 2014 listant un certain nombre de signes, comme les accents, la cédille ou le tréma, pouvant être utilisés dans l’état-civil.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

La justice autorise l’apostrophe dans le prénom Derc’hen

Ce refus de l’apostrophe était motivé par une circulaire de 2014 listant un certain nombre de signes, comme les accents, la cédille ou le tréma, pouvant être utilisés dans l’état-civil.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 22h25
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 06h40
   





                        



   


Le parquet va demander une rectification à l’état-civil pour un enfant que ses parents souhaitaient prénommer Derc’hen, ce qui leur avait été refusé en raison de l’apostrophe y figurant.
« Des instructions destinées à autoriser l’utilisation de l’apostrophe dans le choix des prénoms vont être rapidement transmises à l’ensemble des procureurs de la République du ressort de la cour d’appel de Rennes » et, « à l’initiative du parquet », une rectification va être effectuée à l’état-civil afin que l’enfant puisse être enregistré sur le prénom de Derc’hen, retenu par les parents, déclare le parquet dans un communiqué, vendredi 26 janvier.
Circulaire du 23 juillet 2014
Ce refus de l’apostrophe avait été motivé par une circulaire de 2014. Celle-ci liste un certain nombre de signes, comme les accents, la cédille ou le tréma, pouvant être utilisés dans l’état-civil. « Il en résulte que la circulaire du 23 juillet 2014 ne statuant pas expressément sur l’utilisation de l’apostrophe et s’agissant en outre d’un signe orthographique d’utilisation courante, il peut être considéré que son emploi n’est pas formellement interdit », relève le parquet.
Le procureur général de Rennes, Jean-François Thony, avait annoncé mercredi qu’il allait « procéder, de manière précise et détaillée, à un nouvel examen de cette situation juridique, en lien avec l’administration centrale », à la suite du refus de la mairie de Rennes d’enregistrer en août 2017 le prénom sous la forme retenue. Les parents s’étaient donc finalement résolus à inscrire leur enfant sous l’orthographe Derchen, sans apostrophe. Or, le c’h en breton a une prononciation proche de la jota espagnole, sans rapport avec la prononciation de son orthographe francisée.

        Lire aussi :
         

                Peut-on donner n’importe quel prénom à ses enfants ?



En vertu de cette circulaire de 2014, certains autres signes, partie intégrante pour certains de la langue bretonne ou d’autres langues reconnues, ne sont plus autorisés au nom du respect de la langue française. Il s’agit notamment du tilde, très fréquent également en espagnol, par exemple. Ce texte était vivement critiqué en Bretagne depuis l’interdiction du tilde dans le prénom Fañch par le tribunal de Quimper en septembre 2017. Un procès en appel doit avoir lieu à Rennes cette année.
Mobilisation des élus
La maire de Rennes, Nathalie Appéré (PS), a annoncé, mardi, qu’elle allait demander la modification de la circulaire et saisir la garde des sceaux. Le conseil régional de Bretagne et une vingtaine de députés avaient déjà fait cette demande l’an dernier, en vain.
D’après des données en accès libre de la mairie de Rennes, au moins quatre prénoms avec une apostrophe ont été acceptés par la ville de Rennes depuis 2014 : N’guessan en 2015, D’jessy en 2016, N’néné et Tu’iuvea en 2017.
En France, 3 188 prénoms contenant une apostrophe ont été donnés en France de 1900 à 2015, et plus d’une cinquantaine par an depuis 1999, un chiffre en augmentation.
La circulaire de 2014 a aussi empêché une habitante du Pays basque, Alexandra Ibañez, 33 ans, de léguer le tilde de son nom de famille à son fils.



                            


                        

                        

