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Comment seront élus les eurodéputés en 2019 ?

Le principe de listes transnationales pour les élections des eurodéputés en 2019, défendu par Emmanuel Macron, a été voté en commission au Parlement européen, mardi 23 janvier.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 16h28
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de libérer leur siège au Parlement européen. Pour Emmanuel Macron, c’est là l’occasion rêvée de revoir le mode de vote des eurodéputés pour 2019, avec la création de listes transnationales.
Une possibilité devenue plus concrète avec le vote, mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, très majoritairement favorable à cette idée.

        Lire aussi :
         

                Listes transnationales pour les élections européennes  : une première étape franchie pour Macron



Des listes transnationales, qu’est-ce que cela signifie ?
Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. A chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France. Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. Avec des listes transnationales, on trouverait sur la même liste des candidats venant de plusieurs pays membres pour une même circonscription.

        Lire aussi :
         

                Pour « la création de listes transnationales » aux élections européennes



46 sièges à attribuer après le Brexit
Cette mesure pourrait être imposée à tous les pays ou bien les places libérées par le Royaume-Uni pourraient permettre la création d’une circonscription européenne. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. Soit 46 places mises en réserves pour une éventuelle circonscription européenne ou un élargissement de l’UE et 27 redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés.
Mais, même si le vote de la commission est un grand pas vers des listes paneuropéennes, le dossier n’est pas fermé. Le 7 février, ce sera au tour de l’ensemble des eurodéputés de voter, en session plénière, à Strasbourg, et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des Etats membres.
Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays ont peur de ne pas y trouver leur compte. Car les têtes de listes risquent d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.
Comment sont regroupés les eurodéputés dans l’hémicycle ?
Les 751 eurodéputés sont déjà répartis dans des groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg : il y en a huit. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique :
groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE-NGL) ;groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;groupe des Verts-Alliance libre européenne (Verts-ALE) ;groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) ;groupe du Parti populaire européen (PPE) ;groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) ;groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) ;groupe Europe des nations et des libertés (ENF).
Dix-huit eurodéputés n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits (NI).


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Le PPE et le S&D ont le plus de poids
Le nombre d'eurodéputés dans chacun des groupes politiques de l'hémicycle de Strasbourg.

Source : Parlement européen



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A quels groupes politiques appartiennent les 74 élus français ?




       



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Marie-Christine ARNAUTUNicolas BAY (Front national)Dominique BILDE (Front national)Marie-Christine BOUTONNET (Front national)Steeve BRIOIS (Front national)Edouard FERRAND (Front national)Sylvie GODDYN (Front national)Jean-François JALKH (Front national)France JAMET (Front national)Gilles LEBRETON  (Front national)Christelle LECHEVALIER (Front national)Philippe LOISEAU (Front national)Dominique MARTIN (Front national)Joëlle MÉLIN (Front national)Bernard MONOT (Front national)Jean-Luc SCHAFFHAUSER (Rassemblement bleu Marine)Mylène TROSZCZYNSKI (Front national)",
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Robert Habeck, la nouvelle figure de proue des Verts allemands

Le parti écologiste a élu pour la première fois deux représentants de l’aile « réaliste » à sa tête.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h46
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Les Verts allemands ont célébré, samedi 27 janvier, un changement d’époque. Lors du congrès extraordinaire qui s’est tenu à Hanovre, ils ont élu pour la première fois deux représentants de l’aile dite « réaliste » à la tête de leur parti : Annalena Baerbock et Robert Habeck. C’est une césure dans la tradition du mouvement, qui exigeait jusqu’à présent que la direction bicéphale du parti incarnât les deux tendances (gauche/réaliste).
Annalena Baerbock est l’experte climat et Europe des Verts au Bundestag. Son discours de candidature, samedi, a été très acclamé. En temps de crise de l’Europe, les Verts, estime-t-elle « doivent entonner encore plus clairement la Neuvième Symphonie de Beethoven », l’hymne européen, a-t-elle lancé. Elle a plaidé pour une politique généreuse en faveur du regroupement familial des réfugiés. A 37 ans, elle devient numéro deux des Verts, aux côtés de la nouvelle grande figure charismatique du parti, Robert Habeck.
Des idées écologistes devenues consensuelles
Robert Habeck est un des nouveaux visages qui ont émergé sur la scène politique allemande après les élections de septembre 2017. Extrêmement populaire dans son parti, il est un de ceux à qui la presse promet un grand avenir. Depuis quelques semaines, les comparaisons flatteuses pleuvent sur l’élu de la région du Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, où il est né. « Le nouveau Joschka Fischer », en référence à l’ancien ministre des affaires étrangères issu des rangs écologistes, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les Verts ont fait de lui l’incarnation du renouveau d’un parti en panne d’inspiration.
Car depuis qu’Angela Merkel a décidé la fermeture définitive des centrales nucléaires allemandes, les Verts vivent un problème existentiel : ils sont devenus consensuels. Les idées écologistes sont largement partagées, jusque dans les rangs les plus conservateurs. Les Verts participent au niveau local aux gouvernements de neuf Länder. Réussite suprême, dans le riche Bade-Würtemberg, cœur de l’industrie automobile allemande, en dépit de la crise du diesel, c’est l’écologiste Winfried Kretschmann, qui dirige la région depuis 2011, dans une coalition avec les conservateurs.
Le grand espoir des Verts était de se ressourcer par l’exercice du pouvoir au plus haut niveau, au sein du gouvernement à Berlin. Mais l’échec de la coalition dite « Jamaïque » — alliance entre les conservateurs (représentés par le noir), le parti libéral FDP (jaune) et les écologistes (vert) — a sonné le glas de cette ambition. Au lieu de gouverner, les Verts sont aujourd’hui le plus petit parti représenté au Bundestag, après avoir obtenu 8,9 % des suffrages aux élections de septembre 2017. Ceux qui ont perdu tout espoir d’obtenir un poste ministériel, comme le vice-président du parti, Cem Özdemir, ont choisi de laisser la place à la nouvelle génération.
Ascension rapide au sein du parti
Robert Habeck, 48 ans, y a vu sa chance. Docteur en philosophie, auteur de livres pour enfants, il a fait une carrière politique rapide chez les écologistes. Quinze ans après avoir adhéré au parti, il en prend les commandes. La perspective de devenir la figure de proue d’un parti désorienté n’est pas pour lui déplaire : une photo récente, reprise par les grands quotidiens du pays, le montre à l’avant d’un bateau de pêche lancé à toute allure, cheveux au vent, le long des côtes de la mer du Nord.
Jouant à la perfection son rôle de ministre anticonventionnel de l’agriculture du Land du Schleswig-Holstein, il est l’incarnation glamour d’un parti écologiste aux affaires. C’est une coalition « Jamaïque » qui dirige actuellement la région. A Kiel, Robert Habeck est le numéro deux du gouvernement local.
Il est conscient de l’effet qu’il produit sur la presse et sur les jeunes militants écologistes. Contrairement aux anciens, ils ne craignent pas les figures d’autorité. Samedi 27 janvier, il a joué à plein de cet atout : il a mis sa candidature en jeu pour imposer la fin de la règle du non-cumul entre un mandat local et la direction du parti, une clause fondatrice des statuts. Certains élus ont froncé les sourcils. Mais Robert Habeck a remporté cette négociation haut la main. Il reste ministre en Schleswig-Holstein, et prend la tête du parti.
L’heure est au pragmatisme, et à la conquête de nouveaux électeurs. « Le problème des Verts est que leurs électeurs sont encore limités à certains milieux, dans les villes universitaires comme Fribourg et Tübingen et dans certains quartiers du centre de Berlin. S’ils veulent étendre leur influence, ils doivent s’adresser à d’autres groupes. C’est ce que Robert Habeck a en vue avec sa coalition Jamaïque dans le Schleswig-Holstein, » analyse Thomas Poguntke, professeur de sciences politiques à l’université de Düsseldorf. M. Habeck voit les Verts comme la future force d’ancrage au centre gauche de l’échiquier politique allemand.
« On reproche souvent aux Verts de passer leur temps à critiquer. Nous devons montrer que nous sommes passionnés et optimistes. Nous devons incarner le positif dans notre langue, notre programme et notre façon d’être, » explique Robert Habeck, dans les colonnes de Welt am Sonntag.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.
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Migrants : deux femmes meurent en Méditerranée, de nombreux disparus

Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 13h46
   





                        


Deux femmes sont mortes et de nombreuses personnes sont portées disparues et « présumées noyées », ont annoncé samedi 27 janvier SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF). Les associations sont parvenues à sauver 83 migrants lors d’une opération en Méditerranée.
« Journée tragique en Méditerranée. L’Aquarius (bateau affrété par SOS Méditerranée) a été mobilisé pour le sauvetage d’un canot pneumatique dégonflé », annonce l’association de sauvetage en mer sur Twitter.

🔴L'#Aquarius a vécu l'une des pires journées depuis le début de sa mission de sauvetage en Méditerranée en février… https://t.co/E6gBucss5i— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE)


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« Des personnes étaient déjà dans l’eau. 83 personnes sauvées et en sécurité à bord. Deux femmes n’ont pas pu être ranimées et laissent deux enfants orphelins », ajoute la même source. MSF, partenaire de l’opération à bord de l’Aquarius, précise que « de nombreuses personnes sont portées disparues et présumées noyées, parmi lesquelles des enfants ».
800 personnes sauvées samedi
L’équipe médicale de MSF a ranimé six enfants, trois bébés, un enfant de 4 ans et deux autres de 7 ans. « Leurs efforts ont été vains en revanche pour deux femmes qui n’ont pas survécu », rapporte SOS Méditerranée.

#MSF medics onboard #Aquarius resuscitated three toddlers, one 4 year old and two 7 year olds. Despite their best e… https://t.co/0OjGcpV7BG— MSF_Sea (@MSF Sea)


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L’association a mis en ligne samedi sur son compte Twitter des photos de migrants tombés à l’eau et lançant des appels à l’aide. « Le bateau a commencé à se dégonfler. Les gens ont paniqué. J’étais sur le bateau et quelqu’un m’a tiré et m’a fait tomber dans l’eau », a raconté un Camerounais à un sauveteur de l’Aquarius.
Confirmant la mort de deux personnes, les gardes-côtes italiens ont recensé samedi 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale au cours de cinq opérations distinctes. Au cours de l’une de ces opérations, il a été nécessaire de transporter en urgence sept enfants par hélicoptère vers l’hôpital de Sfax, en Tunisie, disent les gardes-côtes dans un communiqué.

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Selon le ministère de l’intérieur italien, 2 730 migrants en provenance de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes depuis le 1er janvier. La quasi-totalité des migrants qui débarquent en Italie (119 000 en 2017) passent par la Libye, mais les départs sont en baisse depuis l’été à la suite d’accords conclus par Rome avec les autorités libyennes et avec des milices.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.
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Russie : la stratégie risquée de l’opposant russe Alexeï Navalny

Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h21
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La mêlée a été de courte durée. A peine Alexeï Navalny avait-il posé un pied sur l’avenue Tverskaïa, la principale artère de Moscou, que des policiers l’ont embarqué sans ménagement dans un fourgon. Un retour certain à la case prison pour le principal opposant au Kremlin, qui avait appelé ses partisans, dimanche 28 janvier, à manifester partout en Russie contre la « supercherie » de l’élection présidentielle du 18 mars, pour laquelle il ne peut concourir. Sa candidature a été écartée en raison de condamnations pénales, qu’il réfute.
Pour la troisième fois en moins d’un an, les manifestants ont répondu présents à son appel dans plus d’une centaine de villes sur tout le territoire. Quoique moins nombreux que lors des précédents rassemblements des mois de mars et de juin, plusieurs milliers de personnes ont bravé les températures négatives et surmonté leur appréhension. Partout, les forces de police ont été déployées en nombre.

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Trois heures avant le début des manifestations, jugées illicites par les autorités, la pression se faisait déjà sentir. A Moscou, la Fondation de lutte contre la corruption créée par Alexeï Navalny a été investie par la police, et le centre commercial dans lequel se trouvent ses locaux était totalement encerclé. Quelques jours plus tôt, la justice avait déjà prononcé la liquidation de cette organisation qui sert à financer l’équipe et les QG de l’opposant.
« Tant pis si je dois me faire arrêter, mais vingt-quatre ans [la longévité au pouvoir de Vladimir Poutine en cas de victoire à sa propre succession], c’est trop ! », martelait à Moscou, Pavel, un étudiant de 21 ans, tandis qu’autour de lui la foule, réunie sur la place Pouchkine, criait en anglais « Impeachment ! » ou, en russe, « ce ne sont pas des élections ! ». A Ekaterinbourg, le maire, Evgueni Roïzman, l’un des rares élus de l’opposition, reprenait ce slogan au micro. « Ce ne sont pas des élections, il ne faut pas y participer ! »
L’appel à boycotter la présidentielle ne fait pas l’unanimité
L’appel d’Alexeï Navalny, 41 ans, à boycotter le scrutin du 18 mars ne fait pourtant pas l’unanimité. L’opposition se divise sur cette stratégie. Elle est convaincue, pour une partie d’entre elle, que l’abstention n’aboutira, in fine, qu’à augmenter mécaniquement le score du chef du Kremlin. Depuis 2006, en effet, le seuil minimum de plus de 50 % de votants a été aboli. « Je suis ici pour montrer que l’opposition existe, mais je ne suis pas sûre que le boycott soit la meilleure solution », confiait timidement Karina, place Pouchkine.
Tout en apportant son soutien aux manifestations de dimanche contre le « spectacle » de l’élection présidentielle, le mouvement Russie ouverte, lancé par l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, en exil en Europe, prône lui aussi un vote « pour tout autre candidat » que Vladimir Poutine, « plutôt qu’un boycott passif qui conférera une victoire incontestée à l’élite dirigeante ». « Il n’y a pas de boycott dans l’histoire qui ait conduit à un changement de pouvoir », souligne Alexandre Soloviev, président du mouvement.

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« En dépit d’être le seul politicien véritablement remarquable en Russie aujourd’hui, Navalny ne parvient pas à rassembler tous les électeurs de l’opposition. Malgré tous ses efforts, il n’est pas Boris Eltsine, l’homme qui est devenu une figure unificatrice à la fin des années 1980, quand tout le monde a compris que la Russie devait rompre avec son idéologie communiste », note le politologue Andreï Kolesnikov, de la Fondation Carnegie à Moscou.
Alexeï Navalny doit en outre affronter une nouvelle concurrence avec l’arrivée dans le jeu de Ksenia Sobtchak, 36 ans. Certes, bien moins populaire, voire suscitant la méfiance d’une partie des « anti-Poutine », la fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak se pose elle aussi en opposante. Dimanche, en même temps que se déroulaient les manifestations des partisans de M. Navalny, la candidate s’est plantée seule sous l’œil de caméras avec une pancarte dans la ville de Grozny, en Tchétchénie. Elle réclamait la libération d’Ouioub Titïev, responsable de l’ONG des droits humains Mémorial, qui fait déjà l’objet, sur place, de multiples persécutions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.
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Présidentielle à Chypre : le sortant, Nicos Anastasiades, arrivé en tête du premier tour

Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 07h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h30
   





                        



   


Le président sortant, Nicos Anastasiades, est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle dimanche 28 janvier à Chypre, selon un sondage à la sortie des urnes diffusé par la télévision nationale. Lors du second tour, le 4 février, il sera opposé à Stavros Malas, un candidat indépendant soutenu par le parti de gauche AKEL.
Selon la chaîne publique CyBC, Anastasiades a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, suivi par Stavros Malas, généticien de métier, avec 27% à 31%. Le centriste Nikolas Papadopoulos, fils de l’ancien président Tassos Papadopoulos, serait troisième avec entre 21,5% et 24,5% et serait ainsi éliminé.
Quelque 550 000 Chypriotes étaient appelés aux urnes dimanche 28 janvier pour élire leur président. Nicos Anastasiades partait favori pour obtenir un second mandat à la tête de ce petit pays de l’Union européenne (UE), divisé depuis plus de quarante ans. Le dirigeant conservateur de 71 ans promet de relancer les pourparlers de réunification.
A la mi-journée, le taux de participation était de 30,2 %, contre 38 % en 2013. Les résultats sont attendus dans la soirée, autour de 19 h 30 (heure de Paris).
Le seul enjeu de dimanche était l’identité de son adversaire : Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste, ou Nicolas Papadopoulos (centre), fils d’un ancien président, qui défend des positions plus fermes sur les pourparlers de paix. Cette présidentielle voit la présence inédite d’un candidat du parti d’extrême droite Elam, qui a remporté deux sièges au Parlement en 2016.
Les pourparlers de réunification au cœur de l’élection
Signe du désintérêt de la population pour cette campagne, l’unique débat télévisé entre les principaux candidats n’a réalisé que 9 % de part d’audience.
Les pourparlers de réunification, au point mort après l’échec des négociations sous l’égide de l’ONU en 2017, et la reprise économique du pays ont largement dominé les débats. Mais après des décennies de division, la lassitude a gagné du terrain, et le président élu devra relever un défi de taille pour convaincre les sceptiques, de plus en plus nombreux.

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Du fait de la partition de l’île méditerranéenne, la République de Chypre — membre de la zone euro — n’exerce son autorité que sur les deux tiers du territoire, dans le Sud, où vivent les Chypriotes-Grecs. Dans le tiers nord résident les Chypriotes-Turcs, qui sont administrés par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue uniquement par Ankara.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.
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La justice espagnole bloque l’investiture de Puigdemont comme président de la Catalogne

Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
   





                        


La Cour constitutionnelle espagnole a annoncé, samedi 27 janvier, avoir bloqué préventivement l’investiture comme président de la Catalogne de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, alors qu’il fait l’objet de poursuites judiciaires en Espagne. La session d’investiture est prévue mardi devant le Parlement de la région autonome à Barcelone.

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« Les magistrats considèrent indispensable que M. Puigdemont soit présent en personne devant la Chambre, et qu’il obtienne à cet effet l’autorisation préalable du juge chargé des poursuites pénales [pour rébellion et sédition le visant], précise le texte. Le débat et le vote d’investiture (…) ne pourront pas [avoir lieu] par des moyens télématiques ou par procuration à un autre parlementaire », a ordonné la Cour. M. Puigdemont de son côté souhaitait justement se faire investir par vidéoconférence, ou en se faisant représenter par un autre député.
Les magistrats avertissent par ailleurs les autres membres du Parlement catalan « de leurs responsabilités, y compris pénales, en cas de désobéissance à cette suspension ».
Puigdemont toujours recherché par la justice espagnole
Le tribunal constitutionnel espagnol s’est par ailleurs accordé un délai de dix jours pour décider d’accepter d’examiner ou non le recours déposé en urgence vendredi par Madrid – malgré un avis défavorable du Conseil d’Etat –, qui vise à faire annuler la nomination de M. Puigdemont comme candidat à la présidence régionale.
Dans l’intervalle, la Cour examinera le recours présenté par les députés du parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, en riposte à celui du gouvernement. Les magistrats expliquent qu’ils accepteront d’entendre les arguments de ces élus, « y compris ceux de M. Puigdemont ».
Ce dernier est actuellement le seul candidat à ce poste. Mais même si sa liste est arrivée en tête aux élections régionales du 21 décembre 2017 en Catalogne, Madrid estime que l’investiture du leader indépendantiste serait « illégitime », puisqu’il est recherché par la justice espagnole pour rébellion et sédition et qu’il s’est enfui à Bruxelles fin octobre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.
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Journée de l’Holocauste : l’Autriche et l’Allemagne sonnent l’alarme

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h50
   





                        


A l’occasion samedi de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les autorités de l’Autriche et de l’Allemagne ont, chacune de leur côté, lancé un appel à la vigilance.
Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, critiqué par la gauche pour avoir formé une coalition avec l’extrême droite, a rappelé la « responsabilité historique particulière » de l’Autriche dans le génocide des juifs. « Les Autrichiens ont aussi été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah, a-t-il tweeté. Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement. »
Ce rappel intervient alors que l’Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s’est longtemps considérée comme la « première victime du nazisme ». En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l’Anschluss d’Adolf Hitler, un Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l’appareil militaire et répressif nazi.
Incidents liés à l’antisémitisme en Autriche
Les propos de M. Kurz, qui a formé en décembre un gouvernement en coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, s’inscrivent également dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l’antisémitisme et le nazisme en Autriche.
Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d’une corporation pangermaniste après la révélation de l’existence d’un corpus de chants nazis au sein de leur cellule locale. Ces chants ont provoqué une vague d’indignation dans le pays, d’autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à des élections régionales prévues en Basse-Autriche dimanche, Udo Landbauer.

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Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d’une corporation pangermaniste, a condamné vendredi « toute forme d’antisémitisme » à l’ouverture du Bal des corporations, un rendez-vous prisé des figures d’extrême droite européennes, auquel ce parti convie chaque année à Vienne.
Quelque 8 000 manifestants, selon la police, ont manifesté sans incident notable pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement. La communauté juive d’Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au Parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ, parti créé par d’anciens nazis.
Merkel met en garde contre la montée de l’antisémitisme
En Allemagne, Angela Merkel a elle aussi marqué ce jour, en dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, et en qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.
Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.

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Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des juifs est largement propagée. Une récente manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.
Créée par l’ONU en 2005, la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste est célébrée chaque année le 27 janvier, date de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.
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Le président tchèque prorusse Milos Zeman largement réélu

Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jiri Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.
Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’Etat, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix, dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

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Plébiscité dans les villes moyennes et les campagnes
« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.
« Jiri Drahos n’a pas vraiment tendu la main aux électeurs des candidats du premier tour qui avaient appelé à voter pour lui et c’est une erreur », affirme le politologue Jiri Pehe. « Il semble que certains d’entre eux aient préféré rester chez eux ou même aient voté pour le président sortant. Par ailleurs, le manque d’expérience politique de M. Drahos lui a sans doute fait perdre des points pendant les deux débats télévisés, au cours desquels il n’a pas été très bon. »
Les Tchèques ont préféré s’en remettre à ce qu’ils connaissent : avant de s’afficher aux côtés de Donald Trump, jusqu’à vouloir que Prague reconnaisse à son tour Jérusalem comme étant la capitale d’Israel, Milos Zeman, 73 ans, a été l’une des figures de la transition de 1989.

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Rejet de l’immigration et de l’islam
Gros fumeur, il est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette, et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.
Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les Frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?
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La France a-t-elle profité des largesses de la Banque centrale européenne ?

En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h30
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. L’année 2018 sera probablement celle du tournant pour la politique monétaire européenne. Certes Mario Draghi l’a confirmé lors de sa conférence de presse, jeudi 25 janvier : la Banque centrale européenne (BCE) poursuivra ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing en anglais, ou QE) à hauteur de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre. Mais, au-delà, ces derniers devraient progressivement se réduire, pour s’interrompre courant 2019.
Cette perspective ravit déjà ceux qui, en Allemagne, critiquent ce programme depuis sa conception, jugeant qu’il alimente des bulles financières, sans profiter vraiment à l’économie réelle. En Italie ou au Portugal, le QE a pourtant contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise.

La France est-elle exposée au même risque ? Son économie a-t-elle profité des largesses de la BCE ? Oui, mais pas forcément comme on l’imagine, explique Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch, dans une note qu’il vient de consacrer au sujet. Son constat porte d’abord sur l’inflation. En France, celle-ci reste largement inférieure à la cible de 2 % de la BCE. Motif : en dépit des difficultés de recrutement que l’on observe dans certains secteurs, les rémunérations n’augmentent guère, en partie parce que le pouvoir de négociation des salariés s’est affaibli ces dernières années. Si l’on se fie à ce seul indicateur, l’Hexagone gagnerait donc à ce que la BCE conserve ses mesures accommodantes aussi longtemps que possible.

Agir sans tarder
C’est beaucoup moins vrai si l’on se penche, cette fois, sur l’évolution du crédit au secteur privé. « Parmi les grandes économies, seules les entreprises françaises ont répondu au stimulus de la BCE avec vigueur », souligne Gilles Moëc. Comprendre : elles ont profité des taux bas pour accroître considérablement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
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Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

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Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.
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Le gouvernement espagnol veut empêcher l’investiture de Carles Puigdemont

Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h35
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

C’est la panique au Palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol. La date de la session d’investiture du prochain président de la Catalogne a été fixée au mardi 30 janvier, à 15 heures. Et rien ne semble pouvoir altérer la volonté des indépendantistes de soumettre au vote des députés la candidature de Carles Puigdemont, quitte à ce qu’il gouverne depuis son « exil » en Belgique, où il a fui la justice espagnole.
Lassé d’attendre les décisions du bureau du Parlement catalan, à majorité indépendantiste, sur le vote par procuration des cinq députés « fugitifs » et sur la possibilité d’une investiture à distance, pour présenter les recours opportuns devant le tribunal constitutionnel et désamorcer la candidature de M. Puigdemont, le gouvernement a décidé de prendre les devants.
Vendredi 26 janvier, la numéro deux de l’exécutif, Soraya Saenz de Santamaria, a annoncé en conseil des ministres un recours devant le tribunal constitutionnel contre la candidature du président catalan destitué fin octobre 2017 après la proclamation de « l’indépendance de la République catalane » et mis en examen pour « rébellion, sédition et détournement de fonds publics ».
« Comme gouvernement, nous avons le devoir d’utiliser tous les outils que la loi et la Constitution nous donnent pour éviter que quelqu’un qui a fui volontairement la justice, qui s’est soustrait à la loi et aux tribunaux, puisse de manière illégitime être élu et prendre la tête d’un gouvernement régional », a expliqué Mme Saenz de Santamaria.
Néanmoins, le pari est dangereux. Pour le Conseil d’Etat, dont la saisie est obligatoire avant tout recours devant le tribunal constitutionnel, le recours du gouvernement est prématuré. L’organe consultatif a estimé le 25 janvier qu’il partait de l’hypothèse selon laquelle M. Puigdemont ne reviendra pas en Espagne d’ici au 30 janvier, ce qui est impossible à assurer.
Mariano Rajoy en difficulté
Malgré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le terme « Macédoine » désigne à la fois une région de la Grèce et un pays indépendant issu de l’ex-Yougoslavie. Pourquoi cette ambiguïté pose-t-elle problème depuis plus de vingt-cinq ans ?
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.
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Washington renouvelle ses sanctions après le conflit en Ukraine et l’annexion de la Crimée

Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 21h00
   





                        


Le Trésor américain a annoncé, vendredi 26 janvier, de nouvelles sanctions contre 21 personnes et neuf entreprises liées au conflit en Ukraine et à l’annexion de la Crimée par Moscou. A la suite de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, suivie de la guerre dans l’est de l’Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.
« Le gouvernement américain est déterminé à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à viser ceux qui tentent de saper les accords de Minsk, signés début 2015 pour tenter de régler ce conflit qui a éclaté au printemps 2014 et qui perdure, déclare le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, dans un communiqué. Ceux qui fournissent des biens, des services ou un soutien matériel aux personnes et entités sanctionnées par les Etats-Unis pour leurs activités en Ukraine s’exposent eux-mêmes à des sanctions américaines. »
Les nouvelles mesures concernent en premier lieu onze responsables séparatistes : des « ministres » des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que le « gouverneur » de Sébastopol, en Crimée, tous accusés d’avoir entravé la paix ou d’exercer des fonctions gouvernementales en territoire ukrainien sans autorisation de Kiev.
Transfert de turbines vers la Crimée
Le vice-ministre de l’énergie russe, Andreï Tcherezov, et un chef de service au sein du même ministère sont également sanctionnés. Ils avaient déjà fait l’objet de sanctions de l’Union européenne pour avoir détourné des turbines de gaz de Siemens vers la Crimée, confrontée à plusieurs coupures de courant massives depuis son annexion par Moscou en 2014. Sergueï Topor-Gilka, directeur général de Technopromexport, filiale du conglomérat d’Etat russe Rostec et acquéreur des turbines, est aussi visé par les mesures américaines.
Le transfert des turbines l’été dernier vers la Crimée est contraire au contrat de vente, rappelle le Trésor américain, estimant qu’elles risquaient de « contribuer à l’annexion de la Crimée par la Russie en fournissant une source indépendante d’énergie à la Crimée et à Sébastopol ».
Absurde, selon Moscou
Donald Trump l’avait répété à de nombreuses reprises pendant sa campagne : il allait réconcilier l’Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonctions, un climat de guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.
Le ministère des affaires étrangères russe a dénoncé la décision du Trésor américain : c’est « une campagne de sanctions absurde qui n’a abouti et n’aboutira à aucun résultat », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Si les autorités américaines préfèrent rompre les liens économiques (…) avec la Russie, c’est leur droit, comme nous nous réservons le droit de riposter », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige notamment Udo Landbauer.
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Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis

Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige notamment Udo Landbauer.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h46
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


En Autriche, on peut être le candidat d’un parti de gouvernement à la présidence d’une grande région tout en étant l’un des dirigeants d’une corporation étudiante fidèle à certains chants nazis. C’est le cas d’Udo Landbauer, 31 ans, tête de liste du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) en vue des élections en Basse-Autriche (Nord-Est) dimanche 28 janvier.
L’hebdomadaire Falter a révélé le scandale, mardi 23 janvier, en retrouvant un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich et appartenant à Germania zu Wiener Neustadt, un cercle qui rassemble des militants d’extrême droite rencontrés sur les bancs de la faculté. Les extraits qu’il donne de l’ouvrage sont clairement antisémites. « Mettez les gaz, vous, vieux Germains, on peut passer le septième million », peut-on par exemple lire, en référence aux six millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale.

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                En Autriche, droite et extrême droite ont prêté serment



Ces paroles tombent sous le coup de la loi et le parquet a ouvert une enquête, alors que le bal annuel controversé de ces corporations, organisé par le FPÖ, s’est tenu le 26 janvier au soir. Une manifestation pour protester contre le retour de cette formation – fondée par d’anciens nazis – au gouvernement le 20 décembre 2017, en coalition avec les conservateurs-chrétiens, a d’ailleurs rassemblé 8000 personnes selon la police.
Les représentants de la communauté juive d’Autriche ont boycotté jeudi la commémoration de l’Holocauste qui avait été organisée par le Parlement pour ne pas croiser les nouveaux ministres d’extrême droite. Et le président écologiste Alexander Van der Bellen est sorti de sa réserve. « Tous les membres de cette corporation devaient savoir ce qu’il y avait dans ce recueil de chansons », a-t-il affirmé en faisant allusion à la défense de M. Landbauer, qui jure n’avoir jamais eu connaissance de l’existence d’un tel ouvrage et a annoncé la suspension de son adhésion à Germania.
L’élu est soutenu par le vice-chancelier Heinz-Christian Strache – qui a dénoncé l’antisémitisme devant les 3000 invités du bal – et le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, issus du même parti politique.
M. Landbauer, dont la mère est persane selon son porte-parole, compte d’ailleurs bien concourir dimanche aux régionales contre la favorite conservatrice-chrétienne, une ancienne ministre de l’intérieur, Johanna Mikl-Leitner (ÖVP), qu’il surnomme « Moslem-Mama » (« maman musulmane ») et accuse de vouloir « islamiser les enfants par la force », parce que son parti encourage les crèches à faire entendre des musiques issues de différentes cultures. Cette femme politique est pourtant principalement connue en Autriche pour sa fermeté assumée lors de la crise des migrants, en 2015.
« Partie émergée de l’iceberg »
Le délai de prescription est fixé à dix ans par la loi, entrée en vigueur en 1947, qui réprime toute apologie du nazisme. Pour que la justice soit saisie, il faudrait donc que l’enquête prouve l’utilisation des textes incriminés à des fins de propagande au cours de la décennie écoulée, car le livre retrouvé par la presse a été publié en 1997.
Ariel Muzicant, le vice-président du Congrès juif européen, ne se montre absolument pas surpris par ces révélations. « Des choses comme celles-là vont sortir toutes les semaines puisque, depuis que Jörg Haider [l’ancien chef du FPÖ] a quitté ce parti en 2005, ceux qui sont restés sont liés à ces corporations. »

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                A Vienne, l’autre Autriche manifeste contre l’extrême droite



L’existence d’un tel recueil ne serait d’ailleurs que la « partie émergée de l’iceberg », selon Andreas Peham, du centre de documentation sur la résistance, un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes en Autriche. « Je demande au ministère de la famille la suppression des subventions » accordées au groupement d’associations Österreichische Pännaler-Ring, auquel appartient Germania zu Wiener Neustadt, a réagi Peter Kolba, un élu du parti Liste Peter Pilz, qui siège dans l’opposition, au Parlement. Selon lui, elle a reçu 14 535 euros d’argent public en 2016.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.
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Brexit : « L’amour de la patrie n’exclut pas la solidarité européenne »

Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h30
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans sa tribune parue dans Le Monde du 23 novembre 2017 (« Non, le Brexit n’est pas seulement l’expression du nationalisme anglais »), Robert Tombs explique que le vote en faveur du Brexit aurait été l’expression d’une « certaine confiance anglaise » et « fondamentalement un vote de confiance dans les institutions démocratiques nationales ».
Malheureusement, il y a confiance et il y a témérité. En 1961, le prédécesseur de Mme May, M. Harold Macmillan, croyait pouvoir adhérer à la Communauté économique européenne (CEE), « mais », selon l’expression du général de Gaulle, « suivant ses propres conditions. » On sait ce qu’il est devenu de cette tentative.
Aujourd’hui, les Britanniques font l’inverse, en tentant de sortir de l’Union européenne (UE), mais toujours suivant leurs propres conditions, en l’occurrence un accord de libre-échange sur mesure. Il est permis de croire que cette deuxième entreprise ne réussira pas mieux que la première, et pour la même raison : la « confiance » démesurée des chefs britanniques en leur capacité de faire plier leurs partenaires européens.
Pur fantasme
L’illustration, s’il en fallait encore une, est offerte par la visite du président Macron le 18 janvier [sommet franco-britannique à Sandhurst]. Certes, nos deux pays ont signé quelques accords bilatéraux sur la coopération militaire en Estonie et au Mali, et la (troublante) cogestion de la frontière à Calais. Mais sur la relation britannique avec l’Europe, M. Macron s’est montré tout aussi ferme que le général de Gaulle : pas question d’un accord commercial qui porterait atteinte au marché unique. On voit donc que l’ambition britannique d’un traitement de faveur relève, non pas de la robuste confiance, mais du pur fantasme.
D’où vient cet excès de confiance, si nuisible aux intérêts britanniques ?
D’une part, un nationalisme britannique impérial, océanique qui se vante d’avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.
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Transport ferroviaire : petite leçon britannique pour la SNCF

Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h19
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Pour un passager français qui arrive à Londres par l’Eurostar, la seule ligne de train à grande vitesse du Royaume-Uni, le constat est vite fait. Si, au lieu de tourner à gauche, à la sortie de la gare de Saint-Pancras, vers le métro londonien, vous prenez à droite, en direction des départs vers Sheffield, vous vous trouverez face à des locomotives diesel fumantes, qui se traînent sur une voie non électrifiée vers le nord de l’Angleterre. Pour rallier Sheffield, à 270 kilomètres de là, il faut compter deux heures et quart et environ cent euros pour un départ immédiat. Un Paris-Angers parcourt vingt kilomètres de plus en une heure de moins, pour seulement quatre-vingts euros. CQFD : plus rapide, moins cher, la supériorité du réseau ferroviaire français n’est pas à démontrer.
Le débat politique en Grande-Bretagne semble d’ailleurs prouver les difficultés actuelles du rail. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, a promis de renationaliser les trains s’il arrivait au pouvoir, une idée très populaire. Et ne demandez pas à Stephen Trigg ce qu’il pense des trains de banlieue de Londres : ne supportant plus les wagons archibondés et l’abonnement annuel de 3 600 livres (4 100 euros) jusqu’à Redhill, à 30 kilomètres de la capitale britannique, ce passager a pris la tête d’une association locale de voyageurs. « Notre ligne est à la limite de l’effondrement permanent. Le moindre problème de signalisation et les retards s’accumulent. »
Une « success story »
Derrière cette impression chaotique, la réalité apparaît pourtant beaucoup plus nuancée. « Depuis vingt ans, les trains britanniques sont une “success story” », estime même Michael Holden, directeur de l’agence de consultants Coledale Consulting, qui a autrefois dirigé deux exploitants ferroviaires britanniques. Les statistiques sont effectivement de son côté. Depuis la seconde guerre mondiale, il n’y a jamais eu autant de passagers dans les trains britanniques. Après s’être effondré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.
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« L’université d’Oxford, une magnifique machine mémorielle »

Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h01
    |

                            Noé Michalon








                        



   


Chronique d’Oxford. Diplômé de Sciences Po, Noé Michalon tient une chronique pour Le Monde Campus, afin de raconter son année à l’université d’Oxford, où il suit un master en études africaines.
Janvier 2018, dans la nuit de dimanche à lundi. Les rues sont aussi vides que glaciales. Même les cyclistes, si nombreux d’ordinaire dans la ville, ne se risquent pas à chevaucher leur monture à la selle craquelée par le gel. C’est la veille de la rentrée, et en rejoignant à une heure pourtant bien tardive la bibliothèque de mon collège, je constate que plusieurs salles de lecture sont encore peuplées d’étudiants.
Je retrouve mes collègues qui poursuivent des études variées, tant d’histoire de l’art que de neurochirurgie ou encore de littérature britannique. Malgré la longue pause hivernale qui s’achève, nous faisons tous le constat d’avoir été victimes d’une indécrottable procrastination, et nous nous échinons depuis une semaine sur les dissertations et autres examens que nous aurions pu entamer ces trente derniers jours. Les fléaux de la vie étudiante sont universels.
Rien n’est laissé au hasard
Alors que je me concentre sur mon travail, le détail des procédures à suivre pour rendre ma dissertation, qui frémit encore d’impatience et d’inquiétude au moment où j’écris ces lignes, tient en cinq pages étonnamment détaillées. Tout est précisément calibré, de la taille et du type de police d’écriture (une consigne assez banale dans toute université), à la manière dont le document doit être relié, imprimé en deux exemplaires et stocké dans une clé USB, le tout à fourrer dans une enveloppe géante, dans laquelle insérer également une plus petite enveloppe contenant une Declaration of Authorship, promettant-jurant-crachant que ce travail est le fruit de notre seul labeur soigné sauf-lorsque-mentionné-autrement.
Moi qui étais plutôt coutumier, en France, des e-mails envoyés à 23 h 57 – je vous laisse déduire l’heure limite de rendu – ces salamalecs me font réfléchir sur un point singulier de cette université, à retrouver probablement dans d’autres institutions : ici, rien n’est laissé au hasard, tout est fait pour que notre passage entre ces murs de vieilles pierres de taille soit gravé dans la mémoire.
Avec plus de huit cents ans d’histoire, le rapport de force entre passé, présent et futur à Oxford est évidemment biaisé, quand bien même certains collèges et départements de recherche s’équipent en machines dernier cri ou en buildings de verre. Tout, ici, est tourné vers le passé, ou plutôt vers la mémoire. On vient étudier à Oxford en grande partie pour faire partie de l’histoire incroyable de ce campus, et l’administration nous aide à en prendre conscience.
Masse de travail
Si l’on continue de nous faire porter des tenues d’un autre âge – au demeurant élégantes – pour les grandes occasions, et si on continue précisément à organiser ces grandes occasions, ce n’est pas seulement pour perpétuer des traditions centenaires. Après tout, les étudiants de la Sorbonne semblent avoir conservé peu d’anciennes coutumes malgré l’ancienneté de leur institution. Je vois plutôt dans les si nombreuses singularités d’Oxford, à multiplier par les autres traits distinctifs de ses 38 colleges, un moyen de rythmer un quotidien scolastique qui peut parfois friser le monastique.
Car ne nous y trompons pas, en dépit d’une vie sociale et associative animée, malgré l’immense communauté étudiante de la ville, c’est presque une lapalissade que de qualifier d’importante la masse de travail qui nous attend ici. « Préparez-vous à passer l’une des années les plus chargées de votre vie. Ce vendredi représente votre dernier jour de repos avant un beau jour de juillet », nous avait lancé le directeur de notre programme le jour de la rentrée. Une phrase qu’on peut entendre en première année de beaucoup de filières. J’attendais donc de voir, et j’ai vu. Avec ses trimestres courts de huit semaines et ses montagnes de lectures à (vraiment) lire pour chaque cours, l’institution promet peu d’ennui aux étudiants. Mais il faut bien que leurs souvenirs ne se limitent pas aux heures passées dans les bibliothèques, si belles soient-elles.
Heures mondaines et studieuses
Ce n’est donc pas un hasard si une batterie de photographes officiels est venue nous illuminer de ses flashs dès le jour de la cérémonie de matriculation, quelques jours après la rentrée. C’est non seulement une affaire profitable – puisque les jolis clichés étaient ensuite à retrouver en vente en ligne, dans tous les types de format –, mais aussi une manière de marquer d’une pierre blanche le passage dans cette institution.
Je m’en rends compte à présent, l’une de mes précédentes chroniques, sur la perte de la notion du temps ressentie à Oxford, soulignait en fait la conséquence de cette politique mémorielle. Si les trimestres ont un autre nom, si heures mondaines et studieuses sont confondues, c’est pour que tout le temps qui s’écoule ici soit stocké dans une même unité, dans un même dossier dans notre mémoire.

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Soucieux de vérifier ma théorie dans une démarche disruptive de fact-checking à en faire pâlir les Décodeurs, j’interroge de ce pas Maya, une amie américaine assise à la même table que moi, et qui semble aussi en retard que moi dans son devoir pour le lendemain. Elle opine du chef. « Je pense à tous ces clubs exclusifs et sélects qui entretiennent des traditions et des règles étranges », ajoute cette étudiante en médecine qui a pris une année de césure pour « tendrement » étudier les sciences sociales (oui, elle a dit « tendrement »). Les amis qui m’ont rendu visite dans cette ville en sont témoins, il n’est pas un seul lieu à Oxford qui n’ait son anecdote, son alumnus célèbre ou ses on-dit.
Touristes de long terme
Et le nombre de traditions semble proportionnel au prestige qu’on veut donner au lieu. Ainsi de l’All Souls College, le plus réputé de tous, dont l’examen d’entrée est parfois qualifié de « plus difficile au monde », avec un seul mot en guise d’énoncé et un élève admis sur 80. D’ailleurs, le sujet de l’an passé était « Et », nous raconta par un jour automnal une guide de la ville. Et par le simple fait de répéter cette légende, voilà une couche de vernis que je rajoute à l’histoire déjà bien lustrée de cette université. C’est aussi ce même collège qui organise, une fois tous les cent ans, une ronde de ses anciens élèves autour de ses augustes murailles, guidés par leur doyen porté sur une chaise, pour partir à la recherche d’un col-vert perdu dans une faille spatio-temporelle.
Il est d’ailleurs amusant de constater que ce mécanisme mémoriel est assez similaire à celui du tourisme. Sans rien enlever à l’excellence de l’enseignement et à la qualité des conditions d’études, nous sommes aussi, en étudiant ici, des sortes de touristes de long terme. Nous venons étudier à Oxford pour en garder un souvenir à jamais, souvenir matérialisé par des événements à ne pas manquer et des robes universitaires que nous garderons toute notre vie sans pouvoir les porter nulle part ailleurs que dans cette ville. Comme le col-vert susmentionné, nous nous mettons dans une faille spatio-temporelle. Une faille aussi magnifique que formatrice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.
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Julian Assange demande au Royaume-Uni la levée du mandat d’arrêt à son encontre

Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h18
   





                        



   


Julian Assange a déposé devant la justice britannique une requête, qui sera examinée vendredi 26 janvier, en vue d’obtenir la levée du mandat d’arrêt britannique émis à son encontre pour non-respect de ses engagements en matière de liberté conditionnelle.

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S’il obtient gain de cause, le cofondateur de WikiLeaks pourrait quitter l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’est réfugié depuis le 19 juin 2012 pour éviter d’être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol.
Après qu’il eut lancé neuf recours différents (soit en première instance, soit en appel, soit devant la Cour suprême) auprès de la justice suédoise, cette dernière a finalement abandonné les poursuites le 19 mai 2017. Mais l’Australien, âgé de 46 ans, reste menacé d’une arrestation par la justice britannique.

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« Il demande la levée de son mandat d’arrêt car les Suédois ont confirmé l’annulation de leur demande d’extradition, a expliqué un porte-parole du CPS (Crown Prosecution Service), le ministère public de la Couronne. Il demande donc que son mandat d’arrêt soit également annulé. »
Prié de dire si Julian Assange pourrait sortir libre de l’ambassade d’Equateur en cas de levée du mandat d’arrêt, le porte-parole a répondu : « En théorie, oui, ce serait notre interprétation. »

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En décembre, l’Equateur a annoncé avoir naturalisé M. Assange, ce qui a permis aux Equatoriens de demander, le 20 décembre à Londres, le statut d’agent diplomatique pour le fondateur de WikiLeaks. Ceci lui aurait permis de sortir de l’ambassade sans être arrêté par la police britannique. Le Royaume-Uni avait rejeté la requête le lendemain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».
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Une décision de la Commission européenne « brèche mortelle dans l’unité du sport français »

Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h16
    |

Gauthier Martin (Avocat au cabinet Clifford Chance) et Yves Wehrli (Avocat et directeur (managing partner) du cabinet d’avocats Clifford Chance)







                        



                                


                            

Passée relativement inaperçue jusqu’à présent, une décision de la Commission européenne pourrait avoir des conséquences potentiellement majeures pour le modèle sportif français, au moment où la France se réjouit des succès de la qualification de son équipe nationale aux demi-finales de l’Euro de handball.
Dans une décision rendue le 8 décembre 2017 et prise à l’initiative de la commissaire chargée de la politique de la concurrence, la Commission s’est en effet prononcée sur un litige d’apparence anodine entre deux patineurs néerlandais et l’Union internationale de patinage (UIP). En substance, la Commission a reproché à l’UIP d’interdire aux athlètes affiliés à ses fédérations nationales membres de participer, sous peine de sanctions très sévères, à des compétitions organisées par des opérateurs indépendants de l’UIP.
La Commission a estimé que l’UIP ne pouvait pas, pour la défense de ses propres intérêts commerciaux, empêcher l’émergence de compétitions indépendantes au détriment des intérêts des sportifs désireux d’y prendre part et des organisateurs concernés. Les règles de l’UIP ayant cet effet relèvent, selon la Commission, des pratiques anticoncurrentielles et doivent être bannies.
Bien que la décision ne soit pas encore publiée et qu’à ce stade la prudence s’impose, sa portée, de l’aveu même de la Commission, dépasse le cas de la seule UIP et concerne toutes les fédérations nationales et internationales. Sans remettre en cause leur place centrale, la Commission entend ainsi rappeler qu’elles ne peuvent imposer des restrictions qui ont pour effet d’empêcher l’émergence de compétitions concurrentes si ces restrictions ne sont pas justifiées et proportionnées au regard des objectifs légitimes du sport, tels que la protection de la santé et la sécurité des athlètes notamment.
Service public
Le raisonnement vaut aussi a fortiori pour les ligues sportives, émanation des fédérations plus particulièrement en charge de l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.
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Allemagne : les négociations pour former un gouvernement reprennent

Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h06
   





                        


La chancelière allemande Angela Merkel s’est déclarée « optimiste », vendredi 26 janvier, en lançant la dernière ligne droite des négociations pour former « rapidement » un gouvernement en Allemagne, après quatre mois de blocages.
« Nous allons faire en sorte de négocier rapidement. Je crois que les gens attendent désormais que nous nous dirigions vers la formation d’un gouvernement », entre son camp conservateur et les sociaux-démocrates du SPD, a dit la chancelière peu avant le début des discussions. La formation d’un nouvel exécutif dans le pays ne veut pas dire « seulement un nouveau départ pour l’Allemagne, mais aussi un nouveau départ pour l’Europe », a souligné Mme Merkel.
Le président du SPD Martin Schulz a, pour sa part, insisté sur la nécessité pour une éventuelle coalition d’avoir un programme clairement proeuropéen face aux tendances isolationnistes des Etats-Unis de Donald Trump. L’objectif doit être « de faire à nouveau de l’Allemagne un leader européen », a-t-il dit.
Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre. Angela Merkel souhaite en finir le 11 février au plus tard, mais des sujets de discorde demeurent.

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Trois grands points disputés
Conservateurs et sociaux-démocrates ne s’accordent pas sur l’immigration, tout d’abord. Les conservateurs ont imposé l’essentiel de leurs positions, proposant notamment une limite au nombre de demandeurs d’asile susceptibles d’être accueillis chaque année, et une reprise bridée du regroupement familial pour les réfugiés, victoire en demi-teinte pour le SPD. Les sociaux-démocrates demandent également une réduction des inégalités face à l’assurance-maladie et moins de flexibilité sur le marché du travail.
L’accord décidé en janvier entre le SPD, le CSU et la CDU s’était attiré des critiques de toute part : l’extrême droite a jugé la politique migratoire pas assez sévère, les Verts se sont dits déçus du volet environnemental, et la gauche radicale a dénoncé le caractère « injuste » de la politique sociale esquissée.

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Pas le droit à l’erreur
L’impatience grandit dans le pays et à l’extérieur, quatre mois après un scrutin législatif marqué par la percée de l’extrême droite et le repli des grands partis traditionnels, qui n’a pas permis de dégager une majorité claire à la chambre des députés. Une première tentative entre conservateurs, libéraux et écologistes a échoué en novembre. Angela Merkel n’a plus droit à l’erreur cette fois avec les sociaux-démocrates.
Contrainte de diriger depuis octobre un gouvernement gérant seulement les affaires courantes, la chancelière a reconnu mercredi au forum de Davos que l’absence de « gouvernement stable » la privait de moyens d’action.
Considérée, il y a encore peu, comme la dirigeante la plus puissante d’Europe, voire du monde dans certains médias des Etats-Unis, Angela Merkel, accaparée par ses problèmes internes et la controverse autour des migrants, a vu son image se tenir.



                            


                        

                        

