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Reportage

Au Soudan du Sud, « plutôt que de se battre, il faut tout faire pour continuer notre éducation »

La classe africaine (9). Au camp des Nations unies PoC3, près de Juba, 1 500 jeunes déplacés par la guerre civile qui a éclaté fin 2013 ont pu reprendre leurs études.

Par                Florence Miettaux (Juba, envoyée spéciale)



LE MONDE
              datetime="2018-01-28T18:30:37+01:00"

        Le 28.01.2018 à 18h30






    
Des milliers de Sud-Soudanais nuer se sont réfugiés dans le camp onusien de protection des civils PoC3 au début des combats, en décembre 2013.
Crédits : Florence Miettaux


Ce sont trois salles de classe en bambou, poussiéreuses et cramées par le soleil pendant la saison sèche, battues par des pluies diluviennes le reste de l’année. Elles abritent un centre d’éducation supérieure et ne dépareillent pas d’avec les autres structures érigées alentour : nous sommes sur un site de protection des civils de l’ONU, le PoC3, en lisière de Juba, la capitale du Soudan du Sud. Pas de bâtiment en dur dans ce camp où vivent, si l’on additionne la population du camp voisin, le PoC1, près de 40 000 personnes. Ici, on s’est habitué à vivre dans du temporaire… à long terme.

        Présentation de notre série
         

          La classe africaine



« Nous sommes en exil dans notre propre pays », lâche, dépité, Wiyual Wuor Maluel, un diplômé en communication de l’Université de Juba. A l’instar des autres étudiants, son cursus universitaire s’est brutalement interrompu quand les combats ont éclaté, le 15 décembre 2013, entre les forces loyales au président Salva Kiir, issu du peuple dinka, et celles de l’ancien vice-président Riek Machar, nuer. Il s’est réfugié au camp de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), comme les milliers de Nuer de Juba, dans les heures qui ont suivi le début des violences. Quatre ans plus tard, quasiment jour pour jour, il y vit toujours. « On ne fait que galérer », résume-t-il entre deux gorgées de thé, assis dans les vapeurs de chicha de l’un des cafés rudimentaires du site. « Depuis la crise, et jusqu’à maintenant, on n’a nulle part où aller. » Wiyual a pourtant réussi à obtenir sa licence à l’Université de Juba en 2017, malgré la guerre et la peur de sortir de cette zone sécurisée.

    

Crédits : Infographie "Le Monde"


Apprentissage à distance
Wiyual fait partie des étudiants déplacés par le conflit qui ont suivi des cours au sein du centre d’éducation supérieure du PoC3, établi en août 2014. A l’origine du projet, Julia Aker, vice-chancelière de la John Garang Memorial University de Bor, l’une des cinq universités publiques du Soudan du Sud, et fondatrice de l’ONG Gender Equity and Women Leadership Programme (GEWLP). Elle se souvient qu’« après le début de la crise, tous les étudiants nuer ont soudainement abandonné l’université ». Pour tâcher de les faire raccrocher, elle a conçu un programme pour les étudiants résidant sous protection onusienne. « On a essayé de faciliter leur transport du PoC vers l’Université de Juba pour qu’ils puissent suivre les cours, mais ça s’est avéré trop dangereux. Alors on a mis en place un système d’apprentissage à distance, et l’on a obtenu de l’université qu’elle autorise des professeurs à aller enseigner là-bas. »

        Episode 6
         

          A l’école des « codeurs » kényans, avant-poste du digital en Afrique



Depuis 2015, l’agence américaine de développement USAID soutient le programme, ce qui a permis l’achat d’équipements de base – tables, chaises, armoires –, de livres et d’ordinateurs alimentés par des panneaux solaires et connectés à Internet. Entre 2015 et 2017, ce sont quelque 1 500 étudiants, dont 139 femmes, qui ont suivi les cours du centre : des cours d’informatique, d’anglais, de littérature, d’études des cultures et du patrimoine sud-soudanais.
Si l’objectif premier de ce projet est de permettre une réintégration des étudiants du PoC dans le système universitaire traditionnel, il comporte un aspect important de soutien psycho-social, « une façon d’impliquer les jeunes dans des choses positives », explique Julia Aker, « et aussi de comprendre à travers les livres que ce qui leur est arrivé est déjà arrivé ailleurs, pas qu’au Soudan du Sud ».

        Lire aussi :
         

                Ali, hier universitaire au Soudan, aujourd’hui réfugié et bénévole au Secours catholique



Professeur de littérature à l’Université de Juba, Salomon Tokwaro a enseigné deux fois par semaine dans ce centre de 2015 à 2017. « Il y a eu un grand changement, se souvient-il. Au départ, les étudiants étaient tristes, traumatisés, parfois ils se mettaient à pleurer en classe. Mais à travers les activités que nous avons mises en place, le récit, l’écriture, les discussions de groupe, ils ont commencé à oublier les problèmes qu’ils ont à l’extérieur : ce qu’ils vont manger, quand ils vont pouvoir rentrer chez eux… tout ce qui les angoisse. »
« Nous sommes universels »
Après avoir complété un cycle au sein du centre d’éducation supérieure du camp, les étudiants obtiennent un certificat grâce auquel certains ont pu attester, par exemple, de leurs compétences en informatique, et trouver ainsi un emploi. Mais ces certificats ne permettent pas d’établir d’équivalence avec les cursus des universités du Soudan du Sud. Pour les étudiants du PoC3, l’objectif reste donc de reprendre un cursus normal pour obtenir un diplôme valable sur le marché du travail.

        Episode 2
         

          L’Ethiopie mise sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour s’industrialiser



Gatthak Bol Yang, étudiant nuer, fait régulièrement, comme Wiyual, trois heures de marche pour suivre ses cours de science environnementale à l’Université de Juba. « Je suis le premier étudiant à être sorti de la Minuss pour retourner à la faculté en mars 2014 », raconte-t-il fièrement, assis à l’entrée de son abri couvert d’une bâche blanche. Sur le campus, il retrouve alors ses condisciples dinka, avec qui il reprend ses habitudes d’avant cette guerre qui a attisé les tensions entre communautés. Ils « mangent et boivent ensemble », se retrouvent tous les jours. « C’est normal, tient-il à préciser, car, en tant qu’étudiants, nous sommes universels : nous ne pouvons pas être pour un seul groupe, nous sommes pour tout le monde. » Pour Gatthak, rester sous la protection des casques bleus et s’efforcer d’étudier est la meilleure chose à faire pour l’instant. « Plutôt que de se battre, il faut tout faire pour continuer notre éducation », conclut-il avec conviction.

    
Des cours destinés aux étudiants en rupture de cursus depuis la guerre civile au sein du camp onusien Poc3, en décembre 2017.
Crédits : Florence Miettaux


Le centre d’éducation supérieure du PoC3 est en vacances depuis fin décembre 2017. Mais la salle de lecture ne désemplit pas, la bibliothèque et les ordinateurs sont constamment consultés par les étudiants du camp. Un véritable havre de paix dans le contexte d’une guerre civile qui semble ne pas vouloir finir.
Cet article a été réalisé dans le cadre du projet Juba In The Making avec le soutien du Centre européen du journalisme.

Sommaire de notre série La classe africaine

        Episode 7
         

          En Ouganda, « c’est un très gros atout de pouvoir s’exprimer en mandarin » pour travailler



        Episode 6
         

          A l’école des « codeurs » kényans



        Episode 5
         

          Des universités kényanes prestigieuses mais déconnectées du marché de l’emploi



        Episode 4
         

          Le pari financier raté des écoles Bridge en Afrique



        Episode 3
         

          Au Kenya et en Ouganda, les écoles bon marché Bridge dans la tourmente



        Episode 2
         

          L’Ethiopie mise sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée pour s’industrialiser



        Premier épisode
         

          Enseignement supérieur : en Ethiopie, la quantité prime sur la qualité



        Présentation de notre série
         

          La classe africaine


De l’Ethiopie au Sénégal, douze pays ont été parcourus pour raconter les progrès et les besoins de l’éducation sur le continent.












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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.
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Paris « interviendrait » en cas de condamnation à mort de Français ayant combattu pour l’EI

La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a dit dimanche que le gouvernement « interviendrait pour négocier » auprès des autorités en Irak ou en Syrie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 17h24
   





                        


Dans l’hypothèse où un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, « l’Etat français interviendrait, en négociant avec l’Etat en question », a déclaré dimanche 28 janvier Nicole Belloubet. La ministre de la justice a précisé que « ce serait un traitement au cas par cas ». 

        Lire aussi :
         

                L’épineuse situation des djihadistes français et de leurs enfants prisonniers en Irak et en Syrie



La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier une ressortissante allemande d’origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait évoqué en janvier la possibilité de rapatriements.
Embarras du gouvernement
Le dossier, délicat, met le gouvernement dans l’embarras. La ministre des armées, Florence Parly, avait suscité une polémique en octobre en avalisant implicitement l’« élimination » de djihadistes français en Irak et en Syrie. Lundi dernier, elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas d’« états d’âme » les concernant.

        Lire aussi :
         

                Rakka : la question stratégique du sort des étrangers de l’EI



Interrogée dans le cadre du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro sur cette déclaration, la ministre de la justice a répondu :
« Je ne crois pas qu’il y ait de différence d’analyse. Je redis comme ma collègue Parly que c’est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix. Mais en tant que ministre de la justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable. »
« La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l’Irak, c’est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l’Etat irakien. La Syrie, c’est un peu plus compliqué puisque l’Etat n’est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c’est un traitement au cas par cas qui doit être effectué », a-t-elle expliqué.
Elle réitère ainsi une position qui ne parvient pas à masquer la gêne de l’exécutif français. « Je pense que c’est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous », a dit la garde des sceaux.
Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le principe de listes transnationales pour les élections des eurodéputés en 2019, défendu par Emmanuel Macron, a été voté en commission au Parlement européen, mardi 23 janvier.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Comment seront élus les eurodéputés en 2019 ?

Le principe de listes transnationales pour les élections des eurodéputés en 2019, défendu par Emmanuel Macron, a été voté en commission au Parlement européen, mardi 23 janvier.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 16h28
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de libérer leur siège au Parlement européen. Pour Emmanuel Macron, c’est là l’occasion rêvée de revoir le mode de vote des eurodéputés pour 2019, avec la création de listes transnationales.
Une possibilité devenue plus concrète avec le vote, mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, très majoritairement favorable à cette idée.

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                Listes transnationales pour les élections européennes  : une première étape franchie pour Macron



Des listes transnationales, qu’est-ce que cela signifie ?
Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. A chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France. Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. Avec des listes transnationales, on trouverait sur la même liste des candidats venant de plusieurs pays membres pour une même circonscription.

        Lire aussi :
         

                Pour « la création de listes transnationales » aux élections européennes



46 sièges à attribuer après le Brexit
Cette mesure pourrait être imposée à tous les pays ou bien les places libérées par le Royaume-Uni pourraient permettre la création d’une circonscription européenne. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. Soit 46 places mises en réserves pour une éventuelle circonscription européenne ou un élargissement de l’UE et 27 redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés.
Mais, même si le vote de la commission est un grand pas vers des listes paneuropéennes, le dossier n’est pas fermé. Le 7 février, ce sera au tour de l’ensemble des eurodéputés de voter, en session plénière, à Strasbourg, et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des Etats membres.
Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays ont peur de ne pas y trouver leur compte. Car les têtes de listes risquent d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.
Comment sont regroupés les eurodéputés dans l’hémicycle ?
Les 751 eurodéputés sont déjà répartis dans des groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg : il y en a huit. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique :
groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE-NGL) ;groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;groupe des Verts-Alliance libre européenne (Verts-ALE) ;groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) ;groupe du Parti populaire européen (PPE) ;groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) ;groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD) ;groupe Europe des nations et des libertés (ENF).
Dix-huit eurodéputés n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits (NI).


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Le PPE et le S&D ont le plus de poids
Le nombre d'eurodéputés dans chacun des groupes politiques de l'hémicycle de Strasbourg.

Source : Parlement européen



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A quels groupes politiques appartiennent les 74 élus français ?




       



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Robert Habeck, la nouvelle figure de proue des Verts allemands

Le parti écologiste a élu pour la première fois deux représentants de l’aile « réaliste » à sa tête.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h46
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Les Verts allemands ont célébré, samedi 27 janvier, un changement d’époque. Lors du congrès extraordinaire qui s’est tenu à Hanovre, ils ont élu pour la première fois deux représentants de l’aile dite « réaliste » à la tête de leur parti : Annalena Baerbock et Robert Habeck. C’est une césure dans la tradition du mouvement, qui exigeait jusqu’à présent que la direction bicéphale du parti incarnât les deux tendances (gauche/réaliste).
Annalena Baerbock est l’experte climat et Europe des Verts au Bundestag. Son discours de candidature, samedi, a été très acclamé. En temps de crise de l’Europe, les Verts, estime-t-elle « doivent entonner encore plus clairement la Neuvième Symphonie de Beethoven », l’hymne européen, a-t-elle lancé. Elle a plaidé pour une politique généreuse en faveur du regroupement familial des réfugiés. A 37 ans, elle devient numéro deux des Verts, aux côtés de la nouvelle grande figure charismatique du parti, Robert Habeck.
Des idées écologistes devenues consensuelles
Robert Habeck est un des nouveaux visages qui ont émergé sur la scène politique allemande après les élections de septembre 2017. Extrêmement populaire dans son parti, il est un de ceux à qui la presse promet un grand avenir. Depuis quelques semaines, les comparaisons flatteuses pleuvent sur l’élu de la région du Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, où il est né. « Le nouveau Joschka Fischer », en référence à l’ancien ministre des affaires étrangères issu des rangs écologistes, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les Verts ont fait de lui l’incarnation du renouveau d’un parti en panne d’inspiration.
Car depuis qu’Angela Merkel a décidé la fermeture définitive des centrales nucléaires allemandes, les Verts vivent un problème existentiel : ils sont devenus consensuels. Les idées écologistes sont largement partagées, jusque dans les rangs les plus conservateurs. Les Verts participent au niveau local aux gouvernements de neuf Länder. Réussite suprême, dans le riche Bade-Würtemberg, cœur de l’industrie automobile allemande, en dépit de la crise du diesel, c’est l’écologiste Winfried Kretschmann, qui dirige la région depuis 2011, dans une coalition avec les conservateurs.
Le grand espoir des Verts était de se ressourcer par l’exercice du pouvoir au plus haut niveau, au sein du gouvernement à Berlin. Mais l’échec de la coalition dite « Jamaïque » — alliance entre les conservateurs (représentés par le noir), le parti libéral FDP (jaune) et les écologistes (vert) — a sonné le glas de cette ambition. Au lieu de gouverner, les Verts sont aujourd’hui le plus petit parti représenté au Bundestag, après avoir obtenu 8,9 % des suffrages aux élections de septembre 2017. Ceux qui ont perdu tout espoir d’obtenir un poste ministériel, comme le vice-président du parti, Cem Özdemir, ont choisi de laisser la place à la nouvelle génération.
Ascension rapide au sein du parti
Robert Habeck, 48 ans, y a vu sa chance. Docteur en philosophie, auteur de livres pour enfants, il a fait une carrière politique rapide chez les écologistes. Quinze ans après avoir adhéré au parti, il en prend les commandes. La perspective de devenir la figure de proue d’un parti désorienté n’est pas pour lui déplaire : une photo récente, reprise par les grands quotidiens du pays, le montre à l’avant d’un bateau de pêche lancé à toute allure, cheveux au vent, le long des côtes de la mer du Nord.
Jouant à la perfection son rôle de ministre anticonventionnel de l’agriculture du Land du Schleswig-Holstein, il est l’incarnation glamour d’un parti écologiste aux affaires. C’est une coalition « Jamaïque » qui dirige actuellement la région. A Kiel, Robert Habeck est le numéro deux du gouvernement local.
Il est conscient de l’effet qu’il produit sur la presse et sur les jeunes militants écologistes. Contrairement aux anciens, ils ne craignent pas les figures d’autorité. Samedi 27 janvier, il a joué à plein de cet atout : il a mis sa candidature en jeu pour imposer la fin de la règle du non-cumul entre un mandat local et la direction du parti, une clause fondatrice des statuts. Certains élus ont froncé les sourcils. Mais Robert Habeck a remporté cette négociation haut la main. Il reste ministre en Schleswig-Holstein, et prend la tête du parti.
L’heure est au pragmatisme, et à la conquête de nouveaux électeurs. « Le problème des Verts est que leurs électeurs sont encore limités à certains milieux, dans les villes universitaires comme Fribourg et Tübingen et dans certains quartiers du centre de Berlin. S’ils veulent étendre leur influence, ils doivent s’adresser à d’autres groupes. C’est ce que Robert Habeck a en vue avec sa coalition Jamaïque dans le Schleswig-Holstein, » analyse Thomas Poguntke, professeur de sciences politiques à l’université de Düsseldorf. M. Habeck voit les Verts comme la future force d’ancrage au centre gauche de l’échiquier politique allemand.
« On reproche souvent aux Verts de passer leur temps à critiquer. Nous devons montrer que nous sommes passionnés et optimistes. Nous devons incarner le positif dans notre langue, notre programme et notre façon d’être, » explique Robert Habeck, dans les colonnes de Welt am Sonntag.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les Kurdes expliquent leur boycott de l’initiative russe par l’offensive turque en cours à Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie.
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Syrie : après l’opposition, les Kurdes boycottent la conférence de Sotchi

Les Kurdes expliquent leur boycott de l’initiative russe par l’offensive turque en cours à Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 14h09
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 14h11
   





                        


Après l’opposition syrienne, vendredi, les Kurdes ont annoncé dimanche 28 janvier qu’ils ne se rendraient pas à la réunion du « congrès pour la paix » organisé par la Russie les 29 et 30 janvier à Sotchi (Russie).
Leur refus de venir est consécutif à « la situation à Afrine », enclave kurde du Nord-Ouest syrien cible depuis plus d’une semaine d’une offensive turque contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qu’Ankara qualifie d’organisation « terroriste ».
« Nous avions dit auparavant que si cette situation persistait à Afrine, nous ne pourrions pas être présents à Sotchi », a déclaré une responsable des autorités kurdes, Fawza Youssef. « La Turquie et la Russie sont les garants de Sotchi et ces deux pays se sont mis d’accord sur Afrine [aux dépens des Kurdes], ce qui contredit le principe même de dialogue politique », a encore dit Mme Youssef.
Boycott de l’opposition syrienne
Vendredi, c’est l’opposition syrienne qui avait annoncé son boycott, à l’issue d’un nouveau cycle infructueux de pourparlers avec le régime de Damas sous l’égide de l’ONU à Vienne.
La conférence de Sotchi, au bord de la mer Noire, a pour objectif de réunir des représentants du gouvernement et des rebelles syriens, à l’initiative de Moscou et de Téhéran, alliés du régime de Damas, et d’Ankara, soutien des rebelles. Mais en l’absence de la majeure partie de l’opposition, sa légitimité paraît compromise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le sénateur républicain a dit avoir reçu suffisamment de preuves, sans que soit précisée la nature des faits qui sont reprochés au chef de cabinet.
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Etats-Unis : le sénateur Rubio renvoie son chef de cabinet pour « relations inappropriées » avec ses subordonnés

Le sénateur républicain a dit avoir reçu suffisamment de preuves, sans que soit précisée la nature des faits qui sont reprochés au chef de cabinet.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 14h00
   





                        


A l’heure où la classe politique états-unienne s’attaque de plus en plus au problème du harcèlement sexuel, l’influent sénateur républicain Marco Rubio a annoncé avoir renvoyé samedi 27 janvier son chef de cabinet pour relations inappropriées avec ses subordonnés.
M. Rubio a dit avoir reçu à l’encontre de son chef de cabinet « suffisamment de preuves pour conclure que, à son poste, il a violé notre politique concernant les relations appropriées entre supérieur et subordonnés ».
Le sénateur s’est rendu samedi dans son Etat, la Floride, pour renvoyer son chef de cabinet, selon un communiqué, qui ne précise pas la nature des faits qui lui sont reprochés. « Nous avons pris des mesures pour nous assurer que ceux qui ont été affectés par sa conduite puissent avoir accès à tous les services dont ils pourraient avoir besoin maintenant ou plus tard », a encore ajouté le sénateur dans son communiqué.
Démissions au Congrès
Certains membres du Congrès ont dû démissionner ces derniers mois en raison d’accusations de harcèlement sexuel, notamment le sénateur démocrate Al Franken et le représentant démocrate vétéran John Conyers.
En décembre, près de soixante sénatrices et représentantes démocrates ont exigé que le Congrès ouvre une enquête à l’encontre du président républicain, Donald Trump, accusé par plus d’une douzaine de femmes de harcèlement sexuel — des faits niés constamment par l’intéressé et par la Maison Blanche.

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                Premières démissions au Congrès américain dans la vague #metoo



Le scandale en octobre autour des nombreuses accusations de harcèlement sexuel contre le producteur de cinéma Harvey Weinstein a fait boule de neige, et les nombreuses révélations et accusations qui ont suivi dans toutes sortes de domaines ont provoqué la démission de nombreux hommes haut placés dans le cinéma, le show-business, la politique et les médias.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.
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Migrants : deux femmes meurent en Méditerranée, de nombreux disparus

Des associations d’aide aux migrants ont déploré une journée tragique samedi. Les gardes-côtes italiens ont recensé 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 13h46
   





                        


Deux femmes sont mortes et de nombreuses personnes sont portées disparues et « présumées noyées », ont annoncé samedi 27 janvier SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF). Les associations sont parvenues à sauver 83 migrants lors d’une opération en Méditerranée.
« Journée tragique en Méditerranée. L’Aquarius (bateau affrété par SOS Méditerranée) a été mobilisé pour le sauvetage d’un canot pneumatique dégonflé », annonce l’association de sauvetage en mer sur Twitter.

🔴L'#Aquarius a vécu l'une des pires journées depuis le début de sa mission de sauvetage en Méditerranée en février… https://t.co/E6gBucss5i— SOSMedFrance (@SOS MEDITERRANEE)


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« Des personnes étaient déjà dans l’eau. 83 personnes sauvées et en sécurité à bord. Deux femmes n’ont pas pu être ranimées et laissent deux enfants orphelins », ajoute la même source. MSF, partenaire de l’opération à bord de l’Aquarius, précise que « de nombreuses personnes sont portées disparues et présumées noyées, parmi lesquelles des enfants ».
800 personnes sauvées samedi
L’équipe médicale de MSF a ranimé six enfants, trois bébés, un enfant de 4 ans et deux autres de 7 ans. « Leurs efforts ont été vains en revanche pour deux femmes qui n’ont pas survécu », rapporte SOS Méditerranée.

#MSF medics onboard #Aquarius resuscitated three toddlers, one 4 year old and two 7 year olds. Despite their best e… https://t.co/0OjGcpV7BG— MSF_Sea (@MSF Sea)


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L’association a mis en ligne samedi sur son compte Twitter des photos de migrants tombés à l’eau et lançant des appels à l’aide. « Le bateau a commencé à se dégonfler. Les gens ont paniqué. J’étais sur le bateau et quelqu’un m’a tiré et m’a fait tomber dans l’eau », a raconté un Camerounais à un sauveteur de l’Aquarius.
Confirmant la mort de deux personnes, les gardes-côtes italiens ont recensé samedi 800 personnes sauvées en Méditerranée centrale au cours de cinq opérations distinctes. Au cours de l’une de ces opérations, il a été nécessaire de transporter en urgence sept enfants par hélicoptère vers l’hôpital de Sfax, en Tunisie, disent les gardes-côtes dans un communiqué.

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                Morts en Méditerranée : comment le drame des migrants s’est concentré en Italie



Selon le ministère de l’intérieur italien, 2 730 migrants en provenance de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes depuis le 1er janvier. La quasi-totalité des migrants qui débarquent en Italie (119 000 en 2017) passent par la Libye, mais les départs sont en baisse depuis l’été à la suite d’accords conclus par Rome avec les autorités libyennes et avec des milices.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Un appel à « cesser le feu immédiatement » a été lancé par le président yéménite.
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Yémen : des forces séparatistes s’emparent du siège du gouvernement transitoire à Aden

Un appel à « cesser le feu immédiatement » a été lancé par le président yéménite.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 13h09
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 14h24
   





                        


Le président du Yémen a ordonné dimanche 28 janvier à toutes ses unités militaires de « cesser le feu immédiatement », après des combats meurtriers avec des forces séparatistes dans la ville méridionale d’Aden, la deuxième du pays.
Le premier ministre, Ahmed ben Dagher, avait qualifié un peu plus tôt de « coup de force » la prise du siège transitoire du gouvernement par les forces séparatistes. Il a demandé à la coalition sous commandement saoudien, présente dans la ville, d’intervenir pour éviter le chaos.
« Ici, à Aden, un coup de force est en cours contre [l’autorité] légitime. Nous espérons et attendons que les Emirats arabes unis et tous les membres de la coalition [arabe intervenant au Yémen en soutien au gouvernement] s’occupent de cette crise qui se dirige vers une confrontation militaire totale. C’est la condition pour sauver la situation. »
Les incidents ont éclaté lorsque des unités de l’armée loyale au président Abd Rabbo Mansour Hadi ont tenté d’empêcher des manifestants séparatistes d’entrer dans la ville pour exiger le départ du gouvernement, selon des sources sécuritaires. Les hôpitaux rapportent que les combats ont fait au moins quinze morts et trente-trois blessés.
Des affrontements à l’arme lourde se poursuivaient dans plusieurs quartiers de la ville portuaire d’Aden, où les écoles et les magasins avaient fermé dès les premières heures de la matinée, selon des habitants.

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« Inquiétude » de la coalition
Le Yémen du Sud était un Etat indépendant avant sa fusion avec le Nord, en 1990. L’ancien gouverneur d’Aden Aidarous Al-Zoubaidi, limogé en avril 2017 par M. Hadi, avait annoncé en mai la mise en place d’un conseil de transition du Sud, placé sous sa présidence pour « diriger les provinces du Sud et les représenter à l’intérieur et à l’extérieur » du pays. La manifestation de dimanche était organisée par cette instance.
Les Emirats arabes unis ont entraîné une force, appelée « Ceinture de sécurité », qui soutient le conseil de transition de M. Zoubaidi.

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Le Mouvement sudiste (séparatiste) est très puissant et ses relations sont tendues, depuis l’année dernière, avec le gouvernement, qui s’est retranché à Aden après avoir été chassé en septembre 2014 de la capitale, Sanaa, conquise par des houthistes soutenus par l’Iran.
Le gouvernement du président Hadi est soutenu militairement depuis mars 2015 par une coalition, dont des forces saoudiennes et émiraties sont présentes à Aden. Dès samedi soir, cette coalition a diffusé un communiqué exprimant son inquiétude et appelant au « calme » et à la « retenue ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’Inde avait sa cryptomonnaie, le Kashcoin. Mais la plainte d’un investisseur et une enquête de la police ont mis fin à l’escroquerie.
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En Inde, gare aux fausses cryptomonnaies

L’Inde avait sa cryptomonnaie, le Kashcoin. Mais la plainte d’un investisseur et une enquête de la police ont mis fin à l’escroquerie.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 11h00
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

Capitalisant sur le succès planétaire du bitcoin, les contrefaçons de monnaies électroniques se multiplient en Inde. En décembre, un entrepreneur de 32 ans accusé d’escroquerie a été arrêté par la police de Delhi. La cryptomonnaie KashhCoin, qu’il avait lancée un an plus tôt, lui a rapporté des millions de roupies, sans qu’elle serve à acheter quoi que ce soit.

Une devise ne vaut que ce que ses utilisateurs croient qu’elle vaut. Les créateurs du KashhCoin avaient pris soin de rédiger des présentations suffisamment techniques et complexes pour que les épargnants croient au sérieux de leur projet. La courbe exponentielle du cours du bitcoin, agrémentée de quelques citations de Bill Gates, finissait en général de les convaincre.
Pyramide de Ponzi
Plutôt que d’assommer les potentiels investisseurs avec des explications sur les algorithmes reposant sur la blockchain – une chaîne de transactions codées et authentifiées, utilisée dans la fabrication des bitcoins –, les promoteurs du KashhCoin organisaient plutôt de somptueuses soirées avec buffet à volonté et concert Bollywood.
L’engouement pour les cryptomonnaies est allé croissant en Inde, surtout depuis que le gouvernement a démonétisé près de 87 % des billets en circulation, en novembre 2016.
Jusqu’au jour où un commerçant de Delhi à qui ils avaient promis un retour sur investissement de 10 % par mois s’est plaint à la police. Les enquêteurs ont alors découvert que plusieurs créateurs de cryptomonnaie arnaquaient des épargnants sur le modèle de la pyramide de Ponzi, dans lequel les investisseurs se rémunèrent essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.
A la suite de l’envolée du bitcoin en 2017, les cryptomonnaies suscitent un engouement croissant en Inde, surtout depuis que le gouvernement a démonétisé près de 87 % des billets en circulation, en novembre 2016. La plate-forme d’échanges indienne Unocoin a ainsi vu le nombre de ses utilisateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.
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Russie : la stratégie risquée de l’opposant russe Alexeï Navalny

Arrêté dimanche à Moscou, le principal adversaire du Kremlin appelle au boycottage de l’élection présidentielle du 18 mars, sans parvenir à souder l’opposition autour de lui.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h21
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


La mêlée a été de courte durée. A peine Alexeï Navalny avait-il posé un pied sur l’avenue Tverskaïa, la principale artère de Moscou, que des policiers l’ont embarqué sans ménagement dans un fourgon. Un retour certain à la case prison pour le principal opposant au Kremlin, qui avait appelé ses partisans, dimanche 28 janvier, à manifester partout en Russie contre la « supercherie » de l’élection présidentielle du 18 mars, pour laquelle il ne peut concourir. Sa candidature a été écartée en raison de condamnations pénales, qu’il réfute.
Pour la troisième fois en moins d’un an, les manifestants ont répondu présents à son appel dans plus d’une centaine de villes sur tout le territoire. Quoique moins nombreux que lors des précédents rassemblements des mois de mars et de juin, plusieurs milliers de personnes ont bravé les températures négatives et surmonté leur appréhension. Partout, les forces de police ont été déployées en nombre.

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Trois heures avant le début des manifestations, jugées illicites par les autorités, la pression se faisait déjà sentir. A Moscou, la Fondation de lutte contre la corruption créée par Alexeï Navalny a été investie par la police, et le centre commercial dans lequel se trouvent ses locaux était totalement encerclé. Quelques jours plus tôt, la justice avait déjà prononcé la liquidation de cette organisation qui sert à financer l’équipe et les QG de l’opposant.
« Tant pis si je dois me faire arrêter, mais vingt-quatre ans [la longévité au pouvoir de Vladimir Poutine en cas de victoire à sa propre succession], c’est trop ! », martelait à Moscou, Pavel, un étudiant de 21 ans, tandis qu’autour de lui la foule, réunie sur la place Pouchkine, criait en anglais « Impeachment ! » ou, en russe, « ce ne sont pas des élections ! ». A Ekaterinbourg, le maire, Evgueni Roïzman, l’un des rares élus de l’opposition, reprenait ce slogan au micro. « Ce ne sont pas des élections, il ne faut pas y participer ! »
L’appel à boycotter la présidentielle ne fait pas l’unanimité
L’appel d’Alexeï Navalny, 41 ans, à boycotter le scrutin du 18 mars ne fait pourtant pas l’unanimité. L’opposition se divise sur cette stratégie. Elle est convaincue, pour une partie d’entre elle, que l’abstention n’aboutira, in fine, qu’à augmenter mécaniquement le score du chef du Kremlin. Depuis 2006, en effet, le seuil minimum de plus de 50 % de votants a été aboli. « Je suis ici pour montrer que l’opposition existe, mais je ne suis pas sûre que le boycott soit la meilleure solution », confiait timidement Karina, place Pouchkine.
Tout en apportant son soutien aux manifestations de dimanche contre le « spectacle » de l’élection présidentielle, le mouvement Russie ouverte, lancé par l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, en exil en Europe, prône lui aussi un vote « pour tout autre candidat » que Vladimir Poutine, « plutôt qu’un boycott passif qui conférera une victoire incontestée à l’élite dirigeante ». « Il n’y a pas de boycott dans l’histoire qui ait conduit à un changement de pouvoir », souligne Alexandre Soloviev, président du mouvement.

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« En dépit d’être le seul politicien véritablement remarquable en Russie aujourd’hui, Navalny ne parvient pas à rassembler tous les électeurs de l’opposition. Malgré tous ses efforts, il n’est pas Boris Eltsine, l’homme qui est devenu une figure unificatrice à la fin des années 1980, quand tout le monde a compris que la Russie devait rompre avec son idéologie communiste », note le politologue Andreï Kolesnikov, de la Fondation Carnegie à Moscou.
Alexeï Navalny doit en outre affronter une nouvelle concurrence avec l’arrivée dans le jeu de Ksenia Sobtchak, 36 ans. Certes, bien moins populaire, voire suscitant la méfiance d’une partie des « anti-Poutine », la fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak se pose elle aussi en opposante. Dimanche, en même temps que se déroulaient les manifestations des partisans de M. Navalny, la candidate s’est plantée seule sous l’œil de caméras avec une pancarte dans la ville de Grozny, en Tchétchénie. Elle réclamait la libération d’Ouioub Titïev, responsable de l’ONG des droits humains Mémorial, qui fait déjà l’objet, sur place, de multiples persécutions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.
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Présidentielle à Chypre : le sortant, Nicos Anastasiades, arrivé en tête du premier tour

Le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification de l’île, a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, selon un sondage sortie des urnes.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 07h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 18h30
   





                        



   


Le président sortant, Nicos Anastasiades, est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle dimanche 28 janvier à Chypre, selon un sondage à la sortie des urnes diffusé par la télévision nationale. Lors du second tour, le 4 février, il sera opposé à Stavros Malas, un candidat indépendant soutenu par le parti de gauche AKEL.
Selon la chaîne publique CyBC, Anastasiades a recueilli entre 38 et 42% des suffrages, suivi par Stavros Malas, généticien de métier, avec 27% à 31%. Le centriste Nikolas Papadopoulos, fils de l’ancien président Tassos Papadopoulos, serait troisième avec entre 21,5% et 24,5% et serait ainsi éliminé.
Quelque 550 000 Chypriotes étaient appelés aux urnes dimanche 28 janvier pour élire leur président. Nicos Anastasiades partait favori pour obtenir un second mandat à la tête de ce petit pays de l’Union européenne (UE), divisé depuis plus de quarante ans. Le dirigeant conservateur de 71 ans promet de relancer les pourparlers de réunification.
A la mi-journée, le taux de participation était de 30,2 %, contre 38 % en 2013. Les résultats sont attendus dans la soirée, autour de 19 h 30 (heure de Paris).
Le seul enjeu de dimanche était l’identité de son adversaire : Stavros Malas, soutenu par le Parti communiste, ou Nicolas Papadopoulos (centre), fils d’un ancien président, qui défend des positions plus fermes sur les pourparlers de paix. Cette présidentielle voit la présence inédite d’un candidat du parti d’extrême droite Elam, qui a remporté deux sièges au Parlement en 2016.
Les pourparlers de réunification au cœur de l’élection
Signe du désintérêt de la population pour cette campagne, l’unique débat télévisé entre les principaux candidats n’a réalisé que 9 % de part d’audience.
Les pourparlers de réunification, au point mort après l’échec des négociations sous l’égide de l’ONU en 2017, et la reprise économique du pays ont largement dominé les débats. Mais après des décennies de division, la lassitude a gagné du terrain, et le président élu devra relever un défi de taille pour convaincre les sceptiques, de plus en plus nombreux.

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Du fait de la partition de l’île méditerranéenne, la République de Chypre — membre de la zone euro — n’exerce son autorité que sur les deux tiers du territoire, dans le Sud, où vivent les Chypriotes-Grecs. Dans le tiers nord résident les Chypriotes-Turcs, qui sont administrés par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue uniquement par Ankara.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Malgré l’enquête russe, l’optimisme devrait irriguer le premier discours sur l’état de l’Union que le locataire de la Maison Blanche prononcera devant le Congrès, mardi.
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Président Trump, An II : tout va bien

Malgré l’enquête russe, l’optimisme devrait irriguer le premier discours sur l’état de l’Union que le locataire de la Maison Blanche prononcera devant le Congrès, mardi.



Le Monde
 |    28.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h33
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Terminé le « carnage américain » ! Donald Trump avait frappé les esprits par sa description d’Etats-Unis au bord de l’abîme en prêtant serment au pied du Congrès.
Un an plus tard, le président thaumaturge a guéri le pays. Le chantre nationaliste de l’America First s’est avancé un rameau d’olivier à la main dans l’antre de la finance mondialisée, à Davos (Suisse). Et l’optimisme devrait même irriguer, mardi, selon la Maison Blanche, son premier discours de l’état de l’Union. Bref, à quelques bricoles près, comme l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les interférences russes pendant la présidentielle de 2016, tout va bien.
En Suisse, le président des Etats-Unis a été formel. « Ils n’ont jamais eu une foule pareille », a-t-il assuré à l’attention des organisateurs. Evidemment grâce à lui, mais la modestie l’a empêché de le reconnaître. Donald Trump y a parlé comme en meeting électoral des « oubliés » dont il se veut la voix (après avoir obtenu les leurs), mais l’effet est évidemment différent quand à la place de mineurs au chômage de Virginie-Occidentale, on trouve l’onctueux Klaus Schwab, haut-parleur du Forum économique mondial.
L’économie américaine, il est vrai, affiche une santé étincelante, même si la croissance n’a pas battu en 2017 le record affiché en 2015 sous l’égide d’un incompétent notoire, du moins présenté comme tel par son successeur : Barack Obama.
Intervention divine
L’optimisme est en hausse partout, pour des raisons parfois opposées. Les républicains sondés par le Pew Research Center célèbrent les baisses d’impôts décidées par le président, qui vont commencer à se concrétiser le mois prochain. Les démocrates, interrogés par le même institut, sont eux revigorés par la perspective des élections de mi-mandat, en novembre, qui pourraient tourner à leur avantage et briser le monopole conservateur au Congrès. Tout va bien, décidément.

Dans les allées de Davos, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».
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Trump prêt à signer une nouvelle version de l’accord de Paris sur le climat

Dans une interview donnée à la chaîne britannique ITV, le président américain assure qu’il pourrait reconsidérer le retrait de son pays « si le traité était totalement différent ».



Le Monde
 |    28.01.2018 à 04h01
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 16h36
   





                        


Le président américain, Donald Trump, serait prêt à signer l’accord de Paris sur le climat, mais seulement s’il comprend des modifications importantes, selon des extraits d’une interview qui sera diffusée dimanche 28 janvier par la chaîne de télévision britannique ITV.
Donald Trump avait annoncé en juin 2017 que les Etats-Unis se retiraient de l’accord de Paris, le qualifiant de « mauvais accord » pour l’économie américaine, une décision désapprouvée internationalement. Bien qu’il reste ferme dans ses critiques contre l’accord historique signé par son prédécesseur Barack Obama, M. Trump s’est dit prêt à signer un accord remanié.

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« L’accord de Paris serait pour nous un désastre », a-t-il dit. « S’ils faisaient un bon accord… il y a toujours une chance que nous revenions », a-t-il ajouté, qualifiant l’accord actuel d’« injuste » pour les Etats-Unis.
« Il faudrait qu’il soit totalement différent »
Ce traité historique a été signé à Paris par 197 nations, en 2015, après d’intenses négociations. Des engagements volontaires de réduction des émissions de carbone avaient alors été pris.

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« Si quelqu’un disait “revenez dans l’accord de Paris”, il faudrait qu’il soit totalement différent car nous avions un accord affreux », dit M. Trump, selon des extraits de l’interview. « Pourrais-je y retourner ? Ouais, j’y retournerais… J’adorerais cela. »
Donald Trump, qui a déjà laissé la porte entrouverte à un retour dans l’accord de Paris en cas de renégociations — sur lesquelles il est cependant toujours resté évasif —, avait déjà déclaré au début de janvier que les Etats-Unis pourraient « en théorie y revenir ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.
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La justice espagnole bloque l’investiture de Puigdemont comme président de la Catalogne

Les magistrats ont considéré que la présence mardi au Parlement régional du leader indépendantiste exilé en Belgique est indispensable pour qu’il puisse être investi.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
   





                        


La Cour constitutionnelle espagnole a annoncé, samedi 27 janvier, avoir bloqué préventivement l’investiture comme président de la Catalogne de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, alors qu’il fait l’objet de poursuites judiciaires en Espagne. La session d’investiture est prévue mardi devant le Parlement de la région autonome à Barcelone.

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« Les magistrats considèrent indispensable que M. Puigdemont soit présent en personne devant la Chambre, et qu’il obtienne à cet effet l’autorisation préalable du juge chargé des poursuites pénales [pour rébellion et sédition le visant], précise le texte. Le débat et le vote d’investiture (…) ne pourront pas [avoir lieu] par des moyens télématiques ou par procuration à un autre parlementaire », a ordonné la Cour. M. Puigdemont de son côté souhaitait justement se faire investir par vidéoconférence, ou en se faisant représenter par un autre député.
Les magistrats avertissent par ailleurs les autres membres du Parlement catalan « de leurs responsabilités, y compris pénales, en cas de désobéissance à cette suspension ».
Puigdemont toujours recherché par la justice espagnole
Le tribunal constitutionnel espagnol s’est par ailleurs accordé un délai de dix jours pour décider d’accepter d’examiner ou non le recours déposé en urgence vendredi par Madrid – malgré un avis défavorable du Conseil d’Etat –, qui vise à faire annuler la nomination de M. Puigdemont comme candidat à la présidence régionale.
Dans l’intervalle, la Cour examinera le recours présenté par les députés du parti de M. Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, en riposte à celui du gouvernement. Les magistrats expliquent qu’ils accepteront d’entendre les arguments de ces élus, « y compris ceux de M. Puigdemont ».
Ce dernier est actuellement le seul candidat à ce poste. Mais même si sa liste est arrivée en tête aux élections régionales du 21 décembre 2017 en Catalogne, Madrid estime que l’investiture du leader indépendantiste serait « illégitime », puisqu’il est recherché par la justice espagnole pour rébellion et sédition et qu’il s’est enfui à Bruxelles fin octobre 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.
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Journée de l’Holocauste : l’Autriche et l’Allemagne sonnent l’alarme

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h50
   





                        


A l’occasion samedi de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les autorités de l’Autriche et de l’Allemagne ont, chacune de leur côté, lancé un appel à la vigilance.
Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, critiqué par la gauche pour avoir formé une coalition avec l’extrême droite, a rappelé la « responsabilité historique particulière » de l’Autriche dans le génocide des juifs. « Les Autrichiens ont aussi été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah, a-t-il tweeté. Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement. »
Ce rappel intervient alors que l’Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s’est longtemps considérée comme la « première victime du nazisme ». En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l’Anschluss d’Adolf Hitler, un Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l’appareil militaire et répressif nazi.
Incidents liés à l’antisémitisme en Autriche
Les propos de M. Kurz, qui a formé en décembre un gouvernement en coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, s’inscrivent également dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l’antisémitisme et le nazisme en Autriche.
Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d’une corporation pangermaniste après la révélation de l’existence d’un corpus de chants nazis au sein de leur cellule locale. Ces chants ont provoqué une vague d’indignation dans le pays, d’autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à des élections régionales prévues en Basse-Autriche dimanche, Udo Landbauer.

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                Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis



Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d’une corporation pangermaniste, a condamné vendredi « toute forme d’antisémitisme » à l’ouverture du Bal des corporations, un rendez-vous prisé des figures d’extrême droite européennes, auquel ce parti convie chaque année à Vienne.
Quelque 8 000 manifestants, selon la police, ont manifesté sans incident notable pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement. La communauté juive d’Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au Parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ, parti créé par d’anciens nazis.
Merkel met en garde contre la montée de l’antisémitisme
En Allemagne, Angela Merkel a elle aussi marqué ce jour, en dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, et en qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.
Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.

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Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des juifs est largement propagée. Une récente manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.
Créée par l’ONU en 2005, la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste est célébrée chaque année le 27 janvier, date de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.
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Le président tchèque prorusse Milos Zeman largement réélu

Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
28.01.2018 à 06h44
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jiri Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.
Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’Etat, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix, dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

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Plébiscité dans les villes moyennes et les campagnes
« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.
« Jiri Drahos n’a pas vraiment tendu la main aux électeurs des candidats du premier tour qui avaient appelé à voter pour lui et c’est une erreur », affirme le politologue Jiri Pehe. « Il semble que certains d’entre eux aient préféré rester chez eux ou même aient voté pour le président sortant. Par ailleurs, le manque d’expérience politique de M. Drahos lui a sans doute fait perdre des points pendant les deux débats télévisés, au cours desquels il n’a pas été très bon. »
Les Tchèques ont préféré s’en remettre à ce qu’ils connaissent : avant de s’afficher aux côtés de Donald Trump, jusqu’à vouloir que Prague reconnaisse à son tour Jérusalem comme étant la capitale d’Israel, Milos Zeman, 73 ans, a été l’une des figures de la transition de 1989.

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Rejet de l’immigration et de l’islam
Gros fumeur, il est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette, et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.
Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les Frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
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Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

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Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Quatorze soldats ont été tués lors de l’attaque, survenue tôt samedi matin.
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Compte rendu

Mali : attaque contre un camp militaire dans le nord du pays

Quatorze soldats ont été tués lors de l’attaque, survenue tôt samedi matin.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 27.01.2018 à 14h35

     •
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        Mis à jour le 27.01.2018 à 16h17





Au moins quatorze soldats maliens ont été tués samedi 27 janvier lors d’une attaque contre leur camp militaire dans le nord du Mali, a annoncé l’armée malienne en évoquant une action de « terrorisme ».
« Les FAMa [Forces armées maliennes] ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4 heures à Soumpi (Tombouctou). Les FAMa déplorent 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels », indique l’armée malienne sur sa page Facebook.

    

Crédits : 


Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé avoir annulé son déplacement au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba pour se rendre à Boni samedi.

KOULOUBA| 27 janvier 2018- Aéroport Ambodedjo de #Sevaré, 10h50#Mopti centre du #Mali. Le PDT #IBK à bord de l’héli… https://t.co/RaWmvJlC3B— PresidenceMali (@Presidence Mali)


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L’attaque contre le camp de Soumpi survient deux jours après la mort de 26 civils, dont des mères et leurs bébés, tués par l’explosion d’une mine à Boni, dans le centre du Mali, selon un bilan des Nations unies. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait « [condamné] de la manière la plus ferme une attaque terroriste barbare et lâche », à propos de l’incident de jeudi.
Retards dans l’application de l’accord de paix
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit toujours actuellement sous le nom d’opération « Barkhane ».
En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non djihadistes. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de ce texte censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, unanime, a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015 d’en relancer l’application, sous peine de sanctions d’ici à la fin du mois de mars. Il a évoqué « un besoin pressant de fournir aux populations du Nord et d’autres régions du Mali des dividendes tangibles et visibles de la paix » avant les élections prévues cette année.

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Depuis 2015, les attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antidjihadiste, inauguré en novembre 2015. Outre le Mali, le G5 Sahel comprend la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Agé de 62 ans, le prince figurait parmi les 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre et détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad.
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Le milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal libéré

Agé de 62 ans, le prince figurait parmi les 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre et détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 15h05
   





                        



   


Les autorités saoudiennes ont libéré samedi le prince Al-Walid Ben Talal, près de trois mois après son arrestation dans le cadre d’une vaste purge anticorruption, inédite dans le royaume, a annoncé à l’AFP un de ses associés.
« Il est libre », a déclaré cette source proche du milliardaire, qui a requis l’anonymat. Classé parmi les plus importantes fortunes du monde, le prince Al-Walid est le petit-fils de deux figures historiques du monde arabe : le roi Abdelaziz Al-Saoud, fondateur de l’Arabie saoudite, et Riad Al-Solh, premier chef de gouvernement de l’histoire du Liban.
Agé de 62 ans, le prince milliardaire figurait parmi les quelque 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre, dont des hommes d’affaires et des ministres, qui étaient détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad. « Le procureur général a approuvé un arrangement avec le prince Al-Walid ben Talal », et ce dernier a ensuite pu rentrer chez lui en cours de matinée, selon une source gouvernementale.

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« Accord transactionnel » d’un milliard de dollars
Cette purge est intervenue après la mise en place d’une commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammed Ben Salman, nouvel homme fort du pays. Plusieurs des personnalités arrêtées avaient été libérées et les autorités avaient indiqué que la plupart avaient accepté un arrangement financier en échange de leur libération.
Le prince Metab Ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, a été libéré après avoir payé plus d’un milliard de dollars dans le cadre d’un « accord transactionnel » avec les autorités selon l’agence Bloomberg News.

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Dans une interview au New York Times, le prince héritier a présenté ces arrestations comme une opération « mains propres », dans le droit fil des réformes et des efforts de modernisation qu’il a entrepris depuis l’arrivée au pouvoir, en 2015, de son père Salman (qui a succédé à Abdallah). Selon lui, chaque année, environ 10 % des dépenses publiques sont détournées à des fins d’enrichissement personnel, un phénomène que les experts du royaume s’accordent à qualifier d’endémique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine à 250 km à l’ouest de Bagdad.
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La coalition antidjihadiste frappe « par erreur » les forces irakiennes

Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine à 250 km à l’ouest de Bagdad.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h21
   





                        


Huit personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont été tuées lors d’un raid mené « par erreur » samedi 27 janvier par un avion américain de la coalition internationale antidjihadistes dans l’ouest de l’Irak.
« Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine sur le centre de la localité Al-Baghdadi », a affirmé un responsable provincial. « Il semble que la frappe a été menée par erreur », a-t-il avancé sous le couvert de l’anonymat.
Le raid a également fait une vingtaine de blessés, dont le chef de la police de la localité d’Al-Baghdadi, touché grièvement, ainsi que le maire et d’autres responsables locaux, a-t-il poursuivi.
Le commandement conjoint des opérations (JOC), qui rassemble l’ensemble des forces impliquées dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a publié un communiqué détaillant l’opération de l’aube, sans faire mention de victimes.
Une enquête est ouverte
Al-Baghdadi est une localité située à 250 km à l’ouest de Bagdad, dans la province sunnite d’Al-Anbar, où se trouvaient jusqu’à récemment les derniers bastions de l’EI, que l’Irak a déclaré défait en décembre.
La localité est proche de la base d’Aïn Al-Assad, où sont stationnés des avions américains de la coalition internationale commandée par les Etats-Unis qui a aidé les forces irakiennes à chasser l’EI de tous les centres urbains du pays.

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Le JOC a indiqué que les forces irakiennes avaient obtenu des informations sur « une réunion à Al-Baghdadi en présence du commandant terroriste Karim Al-Soumarmad ». Un raid a été ordonné « avec un appui aérien de la coalition. Une fois le terroriste arrêté, alors que les troupes poursuivaient les perquisitions, une grenade a été lancée depuis une maison voisine ».
En rentrant à leur base, ces forces spéciales ont croisé un convoi de voitures se dirigeant vers la maison suspecte. Ignorant qu’il s’agissait de renforts de la police et des supplétifs des milices Hachd Al-Chaabi, elles ont alerté la coalition qui a mené un raid aérien. Des vidéos amateurs montrent des véhicules de la police calcinés, ainsi que des traces de sang au sol. « Une enquête a été ouverte », a précisé le communiqué du JOC.



                            


                        

                        

