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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »
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« La prise en compte du bien commun ne doit pas rester le fait d’un nombre restreint d’entreprises »

Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h00
    |

Rodolphe Durand (Professeur et directeur du Centre société et organisations à HEC Paris) et Geneviève Ferone Creuzet (Associée et cofondatrice de P...







                        



                                


                            

Tribune. La future loi sur le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) ouvrira des possibilités nouvelles aux entrepreneurs qui veulent construire des modèles d’affaires vertueux au service du bien commun. La question est de savoir si ce nouveau texte pourra aller au-delà pour viser un véritable changement d’échelle et permettre à la France de construire une économie compétitive, à impact positif et en phase avec les aspirations de nos concitoyens.

La réforme des articles 1832 et 1833 du code civil, pour y inclure les intérêts des parties prenantes autres que ceux des actionnaires, enverrait un signal clair à la société et au marché. Pourtant, on le voit, ce sujet bouscule des postures et ravive des passions. La plus grande crainte est de voir se multiplier des risques de conflits juridiques autour de la gestion des entreprises.
Le code civil apparaît pour certains comme une vache sacrée à laquelle il ne faut pas toucher. Pour les tenants du statu quo, la priorité est d’éviter tout changement qui risquerait d’épouvanter les porteurs de capitaux. Pour autant, aussi symbolique qu’elle soit, l’inscription dans le code civil ne fera pas tout.
Favoriser un changement d’échelle
La création du statut juridique de « l’entreprise à mission », articulant lucrativité et contribution au bien commun, est incontestablement une voie à privilégier. Ces modèles hybrides existent dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, plus de deux mille « benefit corporations » et plus d’un millier de « public benefit corporations » (PBC) ont été enregistrées depuis 2010. De son côté, l’Italie a créé en 2016 les « società benefit ». A ce jour, ce statut inspiré des PBC américaines a convaincu 45 entreprises. Huit pays étudient actuellement une proposition de loi (Australie, Argentine, Chili, Colombie, Canada, Brésil, Pérou, Royaume-Uni). A noter que cette nouvelle voie est d’ailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, que l’intéressé conteste catégoriquement.
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Edouard Philippe maintient sa confiance à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol

Selon nos informations, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009, que l’intéressé conteste catégoriquement.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h52
   





                        



   


Gérald Darmanin, ministre des comptes publics visé par une plainte pour viol, conserve « toute la confiance » d’Edouard Philippe, a assuré samedi 27 janvier Matignon dans un communiqué envoyé à plusieurs médias.
« La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance. Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance. »
Selon des informations du Monde, le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009 que l’intéressé conteste catégoriquement. Cette décision fait suite à l’envoi en janvier d’un nouveau courrier par la plaignante, Sophie Spatz, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire.

        Lire aussi :
         

                L’accusation d’une femme contre Gérald Darmanin



Une enquête rouverte le 22 janvier
Selon l’avocat du ministre, Mathias Chicheportich, ces accusations « ne traduisent qu’une intention de nuire ». En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd’hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire.
Le 15 janvier, c’est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l’objet au printemps 2017 d’une enquête préliminaire à la suite d’une lettre l’accusant, selon lui, « d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol ». Cette enquête avait d’abord été close en juillet 2017, la plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l’entendre.
Mais cette femme, âgée de 46 ans selon nos informations, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L’enquête, confiée à la police judiciaire, a été rouverte le 22 janvier et la plaignante a été entendue le 25.  
Interrogé en janvier sur sa réputation de « dragueur lourd », le ministre avait reconnu « avoir pu être léger », « avoir envoyé des SMS un peu lourds » et « avoir pris des vents ».
Dans le texte communiqué samedi à plusieurs médias, Matignon indique que « M. Darmanin a été d’une totale transparence vis-à-vis des faits ». « Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et avait déjà répondu aux questions d’un autre quotidien français qui enquêtait sur les mêmes faits, rapporté au premier ministre l’accusation dont il faisait l’objet et avait révélé lui-même l’affaire sur Franceinfo et constaté que l’affaire avait été classée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.
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L’accusation d’une femme contre Gérald Darmanin

Une enquête préliminaire a été ouverte contre le ministre du budget après le dépôt d’une plainte pour viol par Sophie Spatz, pour des faits remontant à 2009.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h51
    |

            Emeline Cazi, 
Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

La confidence a surpris, mais a-t-elle vraiment été comprise ? L’entretien touchait à sa fin, lundi 15 janvier, sur France Info. Le dossier Lactalis avait été évoqué, le déplacement du président de la République à Calais et la taxe inondation commentés, lorsque Gérald Darmanin est revenu sur sa tentation de tout plaquer pour ouvrir un bar à vins à Sienne, en Italie, tel qu’il l’avait confié à la revue Charles, en janvier. « J’ai reçu des lettres de menaces de mort, vous voyez. C’est difficile de voir qu’on peut faire naître autant de violence », déclare au micro le ministre de l’action et des comptes publics, âgé de 35 ans. Pire, ajoute-t-il, « une lettre de dénonciation calomnieuse, une lettre infâme » a été envoyée deux jours après sa nomination, en mai 2017, au garde des sceaux de l’époque, François Bayrou. « C’était un homme qui écrivait, qui m’accusait d’abus de faiblesse, d’abus de pouvoir, voire de viol. »
L’auteur du courrier, il le connaît, acquiesce-t-il. Les faits remonteraient à 2009, l’année de ses 26 ans. « Je n’étais rien, j’étais un jeune homme », souligne le ministre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « viol », mais l’affaire a été classée pour « absence totale d’infraction » en juillet 2017. « Evidemment, puisque tout cela est faux », défend Gérald Darmanin. Pourquoi, alors, attirer l’attention sur cette histoire que toute la France ignore ? La lettre circule toujours sur Internet, et des journalistes continuent de poser des questions, déplore-t-il.
Plainte pour dénonciation calomnieuse
Selon les informations du Monde, l’affaire est à nouveau dans les mains de la justice. Elle avait débuté après l’envoi de cette lettre, dans laquelle un dénommé Pierre Spatz accuse Gérald Darmanin d’avoir abusé sexuellement de sa femme, en 2009. Sophie Spatz, malgré quatre appels des policiers, avait finalement refusé de se présenter devant eux. Le dossier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.
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En Auvergne, Emmanuel Macron et les fantômes de l’ancien monde

Au cours de son déplacement dans le Puy-de-Dôme, les 25 et 26 janvier, le chef de l’Etat s’est inscrit dans les pas de François Mitterrand et de Valéry Giscard d’Estaing.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h50
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale en Auvergne)








                        



                                


                            

L’hélicoptère chancelle, s’élève par à-coups, avant de monter bruyamment dans le ciel blanc. Vendredi 26 janvier, à midi, Emmanuel Macron quitte le sommet du puy de Dôme, enneigé et glacé, pour aller déjeuner. Un moment « privé » au bord du lac Chauvet, à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand et 1 162 mètres d’altitude, censé clore dans l’intimité un déplacement marathon de deux jours, au chevet de la France rurale.

Une escapade – un pèlerinage ? – sur les traces de François Mitterrand, Auvergnat de cœur depuis sa rencontre avec la Clermontoise Anne Pingeot, son « Animour », la femme de sa vie. Chaque été, le président socialiste se rendait discrètement à Chauvet, le premier samedi du mois d’août, pour y retrouver des intimes. Dans la maison du gardien, où il déjeunait, c’était toujours le même menu, servi sur la nappe à carreaux : charcuterie, omble chevalier, chou farci, fromages d’Auvergne et tarte aux pommes. Avant une partie de pêche ou une promenade bucolique autour des eaux sombres du lac, sa chienne Baltique à ses côtés. « Regardez comme c’est beau », murmurait-il en contemplant la forêt de vieux hêtres ou la vue splendide sur le puy de Sancy.

Devant le même menu que du temps de Mitterrand
Le 12 août 1995, trois mois après avoir quitté le pouvoir et très affaibli, M. Mitterrand, coiffé du même panama blanc, avait tenu à faire une fois encore le tour du lac, 3,8 km dans les herbes et les roseaux, accompagné des mêmes amis, dont son ancien ministre et « porte-flingue » Michel Charasse, d’une fidélité inoxydable. Ce jour-là, son médecin personnel, le docteur Tarot, qui a veillé sur lui jusqu’au dernier jour, l’avait suivi dans cette marche délicate. « À l’an prochain ! », l’avait salué un invité. « Ne voyez pas si loin », avait répondu Mitterrand, qui mourra cinq mois plus tard.
Avant de regagner Paris, dans la soirée de vendredi, Emmanuel Macron avait donc répondu à l’invitation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.
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Les Républicains : le bureau politique et la commission nationale d’investiture validés

La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti. Jean-François Copé en a été écarté.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h14
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h52
   





                        



   


Elu à la tête des Républicains (LR) le 10 décembre, Laurent Wauquiez préside samedi 27 janvier à la Mutualité à Paris son premier conseil national, l’occasion pour lui de consolider son emprise sur un parti qui ne le soutient guère.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes fait face depuis son arrivée à la tête du parti à une vague de départs de cadres et d’élus, qui dénoncent sa proximité idéologique avec le Front national. Tenant d’une « droite décomplexée », un terme qu’il revendique, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy est en outre peu connu des Français, comme l’a encore prouvé l’audience très faible de « L’Emission politique » de France 2 à laquelle il a participé jeudi 25 janvier.

        Lire aussi :
         

                La « galaxie » Wauquiez, une nébuleuse encore en formation



Samedi après-midi, quelques tensions sont apparues entre partisans de la présidente de la région Ile-de-France et de M. Wauquiez. Valérie Pécresse est arrivée pendant le discours d’ouverture du président du conseil national, Jean Leonetti, sous les acclamations de ses partisans scandant « Valérie, Valérie », une partie de la salle répondant par des huées. « Valérie Pécresse fait partie de son mouvement. Cependant je souhaiterais quelle rentre avec une discrétion qui s’impose », a réagi, agacé, M. Leonetti depuis la tribune. Laurent Wauquiez est alors monté sur scène pour demander à la salle « d’accueillir très chaleureusement Valérie Pécresse ».

Valérie Pécresse arrive au conseil national de LR pendant le discours de Leonetti, sous les acclamations de ses sup… https://t.co/BgfYSmu31d— olivierfaye (@Olivier Faye)


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Mme Pécresse doit présenter la « candidature » de son mouvement Libres ! comme mouvement associé des Républicains. Certains de ses proches ont manifesté leur mécontentement après l’annonce de la composition du nouveau bureau politique du parti, qui ferait la part trop belle à l’entourage de M. Wauquiez.
Eric Ciotti président de la Commission nationale d’investiture
La nouvelle composition du bureau politique, sorte de gouvernement du parti, a en effet été entérinée samedi matin, ainsi que celle de la commission nationale d’investiture, dont est écarté Jean-François Copé. Le maire de Meaux demeure membre du bureau politique en tant qu’ancien président de l’UMP (devenue Les Républicains).
La présidence de la commission nationale d’investiture a été confiée à Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice, Christian Estrosi. Ce dernier est très critique envers Laurent Wauquiez et n’est plus membre du bureau politique du parti.
Valérie Pécresse demeure dans le bureau politique, dans le collège des non-parlementaires. Lequel comprend également Maël de Calan, candidat battu pour la présidence du parti qui, comme l’autre ex-candidate Florence Portelli.
Sortent du bureau politique le juppéiste Benoist Apparu, la députée des Alpes-Maritimes Michèle Tabarot ou l’ex-garde des sceaux Rachida Dati.
Des annonces de départs
Le sénateur de Seine-Saint-Denis Philippe Dallier a fait savoir sur Twitter qu’il quittait « ce jour la présidence de la fédération LR 93 [Seine-Saint-Denis] ». « Je découvre au conseil national que je sors du bureau politique, comme [le maire d’Aulnay] Bruno Beschizza. Trop, c’est trop », dénonce-t-il.

Je quitte ce jour la Présidence de la Fédération LR du 93. J’en suis désolé pour les militants et élus qui m’ont to… https://t.co/lwaM2r4iqH— philippedallier (@Philippe Dallier)


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« Le seul rassemblement que Wauquiez réussit à faire, c’est le rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui. Pour le reste c’est une purge inédite : de Chirac à Sarkozy, aucun chef de la droite n’a jamais été si brutal », a fustigé, pour sa part, Pierre Liscia, élu du 18e arrondissement et proche de Mme Portelli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.
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Valérie Pécresse reste chez Les Républicains pour mieux résister de l’intérieur

La présidente d’Ile-de-France veut associer son mouvement, Libres !, au parti pour fédérer les opposants à M. Wauquiez.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h03
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Valérie Pécresse n’est pas en recul, en congé ou en dehors. « Elle est pleinement dedans », jure un de ses amis. Contrairement aux postures adoptées par Alain Juppé, Xavier Bertrand ou encore Dominique Bussereau, qui ont chacun pris leurs distances avec Les Républicains (LR) en utilisant des mots différents, la présidente de la région Ile-de-France a choisi de ne pas bouger. Elle se montre au contraire active au sein de sa formation pour tenter de fédérer ce qu’il reste d’une droite modérée éclatée face à la prise de pouvoir du nouveau président de LR, Laurent Wauquiez. « Je rends service à ma famille politique, je suis là pour élargir », assure au Monde celle qui devait défendre, samedi 27 janvier, lors du conseil national de LR, la cause de son mouvement, Libres !. Elle souhaite que ce dernier obtienne le statut de parti associé à LR, la condition de son indépendance et de sa capacité à peser dans les années à venir.

Le temps n’étouffe pas toujours l’écho. Dans son camp, ses lieutenants n’ont pas oublié certaines phrases désagréables prononcées par M. Wauquiez lors de la campagne interne pour la présidence de LR, à l’automne 2017. « En politique il y a une règle, soit on est candidat, soit on se tait », avait déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il visait Mme Pécresse et M. Bertrand, qui avaient renoncé à l’affronter lors de ce scrutin, mais pas à le critiquer. « Je n’ai de preuves de courage à donner à personne », répond la première.
« Ce que j’aime, c’est faire »
Installée dans son bureau de la région Ile-de-France, dont le siège doit déménager, début février, du 7e arrondissement de Paris vers Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une ville de la banlieue nord, elle préfère souligner l’ampleur de la tâche qui consiste à diriger une région de 12 millions d’habitants. « Je cours partout, ce que j’aime c’est faire. L’opposition et le magistère de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
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Dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la route de l’apaisement

La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, s’est rendue vendredi sur les lieux pour constater les travaux de nettoyage effectués par les occupants, et exigés par le gouvernement



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h08
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), envoyé spécial)








                        



                                


                            
La scène eût été impensable voici encore quelques semaines. Elle se déroule dans le petit local de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa), à quelques mètres de la mairie de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Ce vendredi 26 janvier, en milieu de journée, la préfète Nicole Klein trinque, un verre de jus de pomme du cru à la main, avec l’agriculteur Sylvain Fresneau, opposant historique. Le gobelet, siglé en rouge « Aéroport non ! », lui est même offert.
Le tout se passe sous les yeux du général Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie nationale, délégué de Paris pour l’occasion. C’est dire l’importance du moment pour le gouvernement qui, le 17 janvier, annonçait sa volonté d’abandonner le projet de construire, ici, le nouvel aéroport nantais. Un ultimatum accompagnait cette décision, historique au regard de ce dossier vieux de plusieurs dizaines d’années : dans les jours suivants, il fallait débarrasser la route départementale 281 de nombreuses chicanes et de barricades en tout genre, érigées depuis cinq ans par les opposants.

Vendredi matin, c’était chose faite. « La route est dégagée, cela a demandé beaucoup de travail, beaucoup de monde. Je sais que cela n’a pas été facile ; jusqu’à hier je me demandais si cela serait achevé, mais ils l’ont fait. C’est une étape fondamentale », a indiqué Nicole Klein au cours d’un échange avec la presse devant la mairie du petit bourg.
Quelques coups de gueule
Pour ce grand nettoyage, plusieurs centaines de personnes étaient venues prêter main-forte aux agriculteurs de Copain 44, le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées du projet d’aéroport, et il fallut quelques coups de gueule pour faire comprendre à certains occupants qu’ils devaient quitter leurs cabanes. La plus emblématique, « Lama fâché », devrait être remontée au même endroit, mais de l’autre côté des taillis qui bordent la route.

C’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ A la tête d’un parti qui ne compte pas de « wauquiézistes », le président du parti Les Républicains s’appuie sur quelques élus de sa région et une petite garde rapprochée de collaborateurs
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     


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La « galaxie » Wauquiez, une nébuleuse encore en formation

A la tête d’un parti qui ne compte pas de « wauquiézistes », le président du parti Les Républicains s’appuie sur quelques élus de sa région et une petite garde rapprochée de collaborateurs



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 13h00
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Plus d’un mois après l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti Les Républicains (LR), en décembre 2017, un membre de la nouvelle direction de LR se montre effaré : « J’ai sous-estimé à quel point Laurent pouvait être diabolisé en interne. »
Le patron du parti de la rue de Vaugirard suscite une détestation peu commune au sein de sa famille politique, et ce de longue date. Soupçonné de vouloir jeter des ponts vers le Front national, réputé « brutal », capable d’envoyer, selon certains témoignages, des rafales de SMS pour mettre des « coups de pression », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a longtemps semblé cheminer en solo au sein de son parti. Son courant, la Droite sociale, lancé en 2010, s’est depuis désagrégé.
Et l’adjectif « wauquiéziste » n’est presque jamais utilisé pour qualifier un élu. « Il n’y a pas de wauquiézistes historiques, confirme un dirigeant de LR. Pendant longtemps, il n’a pas jugé bon de former une écurie. Mais depuis un an, il a compris la nécessité de se créer des fidélités, politiques comme de la société civile. » La « galaxie » Wauquiez commence donc à être visible à l’œil nu, alors que ce dernier devait présider, samedi 27 janvier, son premier conseil national.
Les élus
Pour l’instant, son noyau dur – « très restreint », souligne un cadre de LR – se niche principalement en Auvergne-Rhône-Alpes. On y retrouve le sénateur de l’Ardèche, Mathieu Darnaud, qui est également un proche du président du Sénat, Gérard Larcher. Mais aussi les députés de la Loire et du Rhône Dino Cinieri et Patrice Verchère, qui épaulent M. Wauquiez au conseil régional. Dans cette assemblée, le quadragénaire peut compter sur le soutien appuyé de son premier vice-président, Etienne Blanc. L’Auvergnat Brice Hortefeux, député européen et lieutenant historique de Nicolas Sarkozy, le supporte également.

Depuis un an, l’ancien ministre entretient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.
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Réforme du bac : « Si les progrès des élèves sont véritablement recherchés, le projet doit être retravaillé »

Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Blanche Lochmann pense que le rapport de la « mission baccalauréat » révèle l’incapacité des acteurs à concilier budget équilibré et excellence pour tous.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h59
    |

Blanche Lochmann (présidente de la Société des agrégés de l'Université)







                        



                                


                            
Tribune. On se demande quel est le statut de ce nouveau rapport. Quel temps pour la discussion des propositions si la réforme doit être présentée en conseil des ministres dès le 14 février ? Comment concevoir un nouveau baccalauréat quand certaines missions, comme celle qui a été confiée à Cédric Villani et Charles Torossian sur l’efficacité de l’enseignement des mathématiques, n’ont pas encore rendu leurs conclusions ? Quand le Conseil supérieur des programmes n’a pas encore pu proposer de solutions aux graves difficultés dont témoignent les mauvaises places des élèves français dans les classements internationaux ? Réformer les épreuves du baccalauréat avant de s’interroger sur le contenu des cours et sur l’entraînement nécessaire à l’amélioration des performances des élèves est incertain.
Par ailleurs, si la réforme du baccalauréat est urgente, n’est-ce pas à cause de l’écart entre le niveau de l’examen actuel et l’enseignement supérieur ? A cause de l’échec à l’université ? Il est donc très étrange que le rapport propose de détruire des filières structurantes pour les remplacer par un système calqué sur un modèle universitaire précisément impuissant devant les difficultés actuelles des étudiants des premières années (organisation modulaire, semestrialisation des enseignements).
Les mesures adoptées ces dernières années n’ont cessé de réduire la qualité de l’enseignement et n’ont montré aucun effet positif sur les capacités et les performances des élèves
Certaines maladresses du rapport sont-elles voulues ? Les considérations apparemment hors sujet que le texte contient sur les ressources humaines de l’Education nationale laissent deviner, sous la réforme, les impératifs budgétaires. Il faut dire que, depuis de nombreuses années, qu’il s’agisse des réformes Darcos, Chatel, Peillon, Hamon, Vallaud-Belkacem…, quels que soient les objectifs (réforme du lycée, du collège, de la formation des professeurs ou les propositions de cette mission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Un an de prison avec sursis, 1,45 million d’euros d’amende et trois ans d’inéligibilité ont été prononcés vendredi contre Dominique Tian (LR), candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin.
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Le premier adjoint au maire de Marseille condamné pour « blanchiment de fraude fiscale »

Un an de prison avec sursis, 1,45 million d’euros d’amende et trois ans d’inéligibilité ont été prononcés vendredi contre Dominique Tian (LR), candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h36
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h48
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



   


Douze mois de prison avec sursis, une amende de 1,45 million d’euros et trois années d’inéligibilité : l’ex-député Les Républicains et premier adjoint au maire de Marseille, Dominique Tian, a été sévèrement condamné, vendredi 26 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris pour « déclaration mensongère de patrimoine » et « blanchiment de fraude fiscale ».
« Les faits commis sont d’une particulière gravité », a souligné la présidente du tribunal, Bénédicte de Perthuis, en dénonçant « une violation de la loi et de l’égalité devant l’impôt » par « un élu de la République » dont le comportement se devait d’être « exemplaire ». Ces faits ne peuvent que « nourrir la méfiance des citoyens envers ceux qui les représentent », a-t-elle déploré.
Dominique Tian a déclaré vouloir faire « immédiatement appel » d’une décision qu’il estime « stupéfiante ». « La juge multiplie par cinq l’amende requise, c’est un déni de justice qui ne me laisse pas d’autre choix ! », a réagi l’élu, qui n’entend pas démissionner de ses fonctions. Pour M. Tian, l’affaire « est patrimoniale et familiale, et en aucun cas liée à l’exercice de [ses] mandats politiques ».
Une affaire qui touche aussi le maire
Très proche du maire Jean-Claude Gaudin (Les Républicains), qui lui a cédé, tour à tour, ses mandats de conseiller général, de maire du 4e secteur et de député, Dominique Tian, 58 ans, faisait partie des candidats potentiels à la succession de l’édile. En 2014, il a été propulsé premier adjoint à la suite de sa victoire surprise contre le candidat socialiste Patrick Mennucci dans le 1er secteur de Marseille. Favori pour conserver la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, en 2017, il a été battu par la jeune candidate de La République en marche, Claire Pitollat.

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Grand amateur de voile, M. Tian est également l’un des promoteurs de la candidature de sa ville pour accueillir les épreuves nautiques des Jeux olympiques de Paris 2024. « Les conséquences politiques, franchement, je m’en fous un peu, a déclaré M. Tian au Monde. Je finirai ma carrière avec Jean-Claude Gaudin, mais je ne veux pas être victime d’un jugement totalement démentiel. »
Cette condamnation ajoute un nouvel épisode au début d’année compliqué du maire de Marseille. Contesté comme président de la métropole Aix-Marseille-Provence par la maire LR d’Aix-en-Provence, il a subi cette dernière semaine les attaques de son ex-premier adjoint, Renaud Muselier, désormais président de la région Sud-PACA, qui l’a qualifié de « mauvais maire ».
Sollicité vendredi, Jean-Claude Gaudin n’a réagi que sur son compte Twitter, évoquant une « condamnation extrêmement excessive, d’autant que [M. Tian] s’est mis en règle de lui-même avec l’administration fiscale ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.
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La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre

Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h24
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


De nombreuses communes françaises font face, depuis le début de l’année, à des crues et des inondations importantes et prématurées. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations incombent aux communes et aux intercommunalités, en vertu d’un transfert de compétence entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour financer cette nouvelle compétence, les communes ont été autorisées à lever une nouvelle taxe, la taxe gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi). Mais la mise en œuvre de cette « taxe inondation » n’est pas sans poser certains problèmes.

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En quoi consiste la « taxe inondation » ?
Ce transfert de compétence a été voté en 2014, lors du quinquiennat de François Hollande. Jusqu’en 2018, la prévention des inondations était une compétence partagée entre les régions, les départements, les communes et l’Etat. Si tous ont la possibilité de continuer d’apporter des financements, c’est bien aux intercommunalités que la loi attribue cette compétence à titre exclusif et obligatoire. La taxe ne peut excéder 40 euros par personne et par an et les recettes générées doivent obligatoirement être affectées au financement d’actions liées à cette nouvelle compétence.
Il leur faut donc trouver de quoi financer ce qu’elles ne faisaient pas déjà dans l’aménagement des bassins versants, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des zones humides, ou encore les aménagements hydrauliques et leur entretien.

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Combien de communes l’ont adoptée ?
Selon Apolline Prêtre, de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère les intercommunalités, entre cent cinquante et deux cents intercommunalités situées sur des territoires particulièrement exposés s’étaient déjà saisie de cette compétence avant 2018, mais seules dix à quinze d’entre elles levaient la taxe.
Les communautés de communes ont jusqu’au 15 février pour voter cette nouvelle taxe pour 2018, mais, là encore, seule une minorité a décidé de l’adopter. Selon l’AdCF, seules soixante-dix à quatre-vingts des 1 266 des intercommunalités l’ont mise en place pour l’instant.
Mme Prêtre souligne également que les prélèvements institués sont souvent « très en deçà du plafond fixé » et parfois compensés par une baisse des autres impôts locaux. A Forbach (Moselle), par exemple, elle s’élève à 4,90 euros. Au maximum, dans le bassin dunkerquois, le prélèvement peut monter jusqu’à 17 euros.
Mais d’après Nicolas Portier, délégué général de l‘AdCF, ce début d’année est une « phase intermédiaire ». « Tout le monde fait des diagnostics pour évaluer combien cette nouvelle compétence va coûter, ce que personne ne sait encore. Les intercommunalités ne la mettent pas en place pour l’instant mais se réservent la possibilité de le faire plus tard. »
Quelles sont les critiques des élus locaux ?
Le gouvernement insiste sur le « renforcement de la solidarité territoriale ». André Flajolet, de l’Association des maires de France (AMF), fustige, lui, un éclatement de la gestion d’un risque qui « devrait relever de la solidarité nationale ». D’autant que la compétence dévolue aux intercommunalités ne les oblige pas à établir des plans de prévention sur l’ensemble d’un bassin fluvial.
« Cette gestion segmentée est », selon lui, « une erreur monumentale », qui pourrait créer des inégalités et inciter les territoires en amont des cours d’eau à prendre des mesures pour leur intercommunalité, quitte à repousser les risques d’inondation en aval.
« Un niveau de responsabilité anxiogène »
La principale inquiétude des acteurs locaux concerne le financement. « L’Etat ne nous a jamais donné de recette supplémentaire pour financer cette nouvelle responsabilité », tempête M. Portier, qui insiste également sur le caractère « anxiogène » du niveau de responsabilité confié aux intercommunalités, alors que « tout le monde commence à voir les conséquences du changement climatique ».
« L’incertitude reste entière », explique M. Portier, puisque l’assiette de cette taxe, c’est-à-dire le nombre de personnes qui doivent la payer, est adossée à celle des impôts locaux, dont la taxe d’habitation, qui est amenée à disparaître. Cela réduirait donc le nombre de ménages éligibles au paiement de la taxe inondation alors que l’AMF craint déjà que le plafond de 40 euros par habitant ne soit pas suffisant pour financer les travaux nécessaires dans certains territoires.
Le gouvernement rédige actuellement un rapport d’évaluation pour estimer le montant de la nouvelle charge transférée aux collectivités. Il sera remis au Parlement d’ici à la fin juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.
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« Les entreprises doivent s’engager dans une transformation profonde »

Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 23h06
    |

Julie Battilana (Professeure de business administration à Harvard Business School et professeure d’innovation sociale à Harvard Kennedy School) et ...







                        



                                


                            

Tribune. En ce début d’année 2018, la question de la refonte du modèle de l’entreprise est au cœur du débat public des deux côtés de l’Atlantique. Le gouvernement français vient de lancer, au travers d’une mission interministérielle, le chantier d’une réforme juridique de l’objet des sociétés à but lucratif, afin d’y intégrer la responsabilité sociale et environnementale.
Ce faisant, la France emboîte le pas d’autres pays, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Italie, qui ont déjà créé de nouveaux statuts juridiques pour les entreprises soucieuses d’atteindre des objectifs non seulement financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.
Au même moment, aux Etats-Unis, Larry Fink, cofondateur et président de BlackRock, l’un des plus puissants groupes d’investissement au monde, signait une lettre ouverte aux dirigeants d’entreprises, les appelant à intégrer la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux à celle des objectifs financiers de leurs entreprises. L’investisseur américain, dont la société gère plus de 6 000 milliards de dollars, ouvre ainsi la porte à une prise en compte systématique des données de performance financière, sociale et environnementale dans les décisions d’investissement.
Passer du discours à l’action
Si ces annonces sont suivies d’effet, l’année 2018 pourrait marquer une inflexion majeure dans l’évolution du capitalisme, qui s’éloignerait résolument du paradigme de maximisation de la seule valeur financière pour les actionnaires.
Mais, ne soyons pas naïfs. Parler de cette évolution et l’appeler de nos vœux ne suffira pas à la faire advenir. L’évolution dont il est question est un changement radical qui nécessite un changement de mentalité et de comportement de l’ensemble des acteurs de notre système économique. L’Etat a bien sûr un rôle clef à jouer dans la réforme du statut juridique des sociétés, en partenariat avec les partenaires sociaux. De même les investisseurs comme M. Fink...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire.
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Incertitudes et tensions au PS avant le dépôt des motions pour le congrès

Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 09h51
    |

            Abel Mestre








                        


Feu sur le quartier général. C’est peu ou prou l’état d’esprit de Delphine Batho avant le Conseil national du Parti socialiste (PS) du samedi 27 janvier. C’est là que doivent être enregistrés les textes d’orientation présentés par les candidats à la tête du parti. Et Mme Batho compte bien perturber l’ordonnancement des choses. Elle devait déposer ce que jadis on appelait une « motion », contrevenant avec les règles fixées par le PS.
Depuis plusieurs jours, la députée des Deux-Sèvres vilipende son parti, le qualifiant tour à tour de « mafia » et d’organisation « où la tricherie a été érigée en système ». Mme Batho soupçonne des irrégularités lors du vote concernant les modalités d’organisation du congrès, approuvées par les militants. L’ancienne ministre avait dénoncé un « coup d’Etat statutaire » et déposé un référé le 19 janvier. Elle estimait être empêchée d’être candidate. Le tribunal de grande instance de Paris l’a débouté de toutes ses demandes jeudi 25 janvier, donnant raison au parti.

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                La crainte du trop-plein de candidats au congrès du PS



Au cœur de la fronde menée par Mme Batho, le nombre de seize parrainages (5 % du Conseil national) désormais nécessaires pour pouvoir déposer un texte d’orientation. Pour elle, peu importe le jugement du tribunal, elle présentera tout de même un texte d’orientation samedi, sans les signatures obligatoires.
« Je représente une candidature libre qui n’est pas celle d’un courant. Je ne veux pas avoir les seize parrainages, je ne propose pas la création d’un nouveau courant ou d’un nouveau clan, a-t-elle précisé jeudi lors d’une conférence de presse. Je n’envisage nullement de quitter le PS. Je n’ai rien à perdre, je suis blindée. »
Rachid Temal, le coordinateur du PS, essaye de son côté de calmer les choses : « Le jugement est très clair, nous avons respecté nos textes. J’appelle Delphine Batho à être respectueuse vis-à-vis des militants et de sortir des prétoires. » Que se passera-t-il samedi, lorsqu’elle déposera son texte d’orientation ? « Rien, répond le sénateur du Val-d’Oise. Son texte ne sera pas enregistré et la vie continue. »
La méfiance est de mise
Ces tensions avec Delphine Batho ne sont pas les seules difficultés que va devoir affronter le PS d’ici son congrès des 7 et 8 avril à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). La méfiance est de mise entre les trois candidats issus de la majorité (Olivier Faure, Luc Carvounas et Stéphane Le Foll) où aucun rapprochement n’est, pour l’heure, envisagé. « On n’arrive même pas à caler un déjeuner avec les trois députés, se désole un membre de la direction. Le niveau de suspicion est hallucinant. »
La situation pourrait devenir encore plus illisible si Julien Dray, proche de François Hollande, décidait à se déclarer candidat à la tête du PS à la toute dernière minute. Pour l’instant, l’ancien responsable de la Gauche socialiste hésite à se lancer.

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Surtout, les choses commencent à se décanter et tous les socialistes constatent qu’Olivier Faure est le favori. Le président du groupe Nouvelle Gauche de l’Assemblée nationale voit se multiplier les soutiens de courants et de personnalités socialistes, réussissant à rassembler un spectre large, allant de Martine Aubry aux « strauss-kahno-rocardiens », et faisant de lui une sorte de point d’équilibre dans un parti traversé par une profonde crise d’identité. Certains candidats craignent même un raz-de-marée en sa faveur. « On pense qu’il réunira environ les deux tiers du Conseil national », prédit-on dans l’entourage de l’un de ses adversaires.
Certaines fédérations qui pourraient faire basculer l’élection du premier secrétaire penchent également en sa faveur. Il s’agit notamment des fédérations de Paris, du Nord, de Haute-Garonne et du Morbihan. « Comme la base électorale est réduite, le poids des fédérations s’en trouve augmenté, note un fin connaisseur du PS. Mais il y a aussi un ras-le-bol à la base. Les militants peuvent aussi ne pas respecter les consignes. » Le jeu est donc − un peu − ouvert malgré tout.
Que vont faire les hamonistes ?
Quelques incertitudes demeurent. Elles concernent deux courants, dont les spécialistes de la « vieille maison » ne savent pas encore vers quel candidat ils iront. Les hamonistes « maintenus », tout d’abord. Les amis de Benoît Hamon, restés dans le parti, hésitent entre soutenir Luc Carvounas − l’ancien lieutenant de Manuel Valls − ou Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du PS. Ils donneront leur préférence samedi matin. Le député du Val-de-Marne, qui adopte un discours de plus en plus à gauche depuis la campagne présidentielle, a les faveurs des cadres hamonistes. Mais la base, elle, est plus volatile.
Une tribune du courant hamoniste est parue mercredi sur le site de L’Obs, mais sans se prononcer sur un nom. Le texte se bornant à demander « de la clarté, de la lucidité et des idées neuves », un « devoir d’inventaire » sur le quinquennat Hollande et une « opposition sans ambiguïté » à Emmanuel Macron. M. Carvounas y a répondu, tendant ainsi la main aux camarades de l’ancien candidat à la présidentielle.

Dans une tribune publiée hier dans @lobs, dans le cadre de la préparation du prochain #CongrèsPS, de nombreux camar… https://t.co/brMDxs1wLo— luccarvounas (@Luc Carvounas)


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Pas sûr pour autant que les voix hamonistes soient à même de changer l’issue du vote : beaucoup de militants de ce courant ont suivi Benoît Hamon dans la constitution du Mouvement du 1er-juillet – devenu Génération. s depuis le 2 décembre 2017 –, et les troupes sont réduites en interne.
Enfin, les partisans de Jean-Christophe Cambadélis, ancien premier secrétaire, sont perdus. Les « Cambas » − c’est leur surnom − avaient un candidat naturel en la personne de Rachid Temal. Las ! Il ne s’est finalement pas porté candidat. L’idée est donc maintenant qu’il soit numéro deux du parti, poste qu’il a occupé à partir de 2015, sous le mandat de M. Cambadélis. Mais M. Temal pourrait faire les frais de la volonté de renouvellement, affichée notamment par Olivier Faure. Au PS, plus qu’ailleurs, il faut que tout change pour que rien ne change.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.
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Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption


                      La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 06h39
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Derrière une appellation qui hésite avec la pharmacopée du pédicure se distingue une redoutable association loi de 1901, d’une efficacité sans pareille quand il s’agit de traquer le personnel politique qui parvient à se faufiler entre certaines mailles un peu lâches de notre justice nationale. Très présente dans l’actualité, Anticor, pour anticorruption, vient de relancer, en portant plainte, le dossier Richard Ferrand – prise illégale d’intérêts dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne – après son classement sans suite par le parquet de Brest.
Un juge d’instruction va désormais enquêter et ça ne devrait pas trop rigoler pour l’ancien ministre du président Macron, aujourd’hui à la tête des députés La République en marche. « Sur l’affaire Ferrand, on nous accuse d’acharnement, mais il mérite un procès. Les faits sont plus que troublants », assume Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, qui n’a rien à voir avec Batman puisqu’il habite Nice, qu’il est attaché territorial et fut membre du Parti radical de gauche.
« Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien »
Idem sur l’affaire Mathieu Gallet. Le président de Radio France vient d’être condamné à un an d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende pour délit de favoritisme lors de la passation de marchés publics quand il dirigeait l’INA. Le Canard enchaîné avait allumé la mèche en mai 2015, mais, comme les autorités judiciaires compétentes faisaient preuve d’une certaine inertie, Anticor s’y était substitué. « Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien, insiste Picard. Prenez l’Institut de France [qui abrite notamment l’Académie française]. La Cour des comptes a rendu en 2015 un troisième rapport accablant sur la gestion de 2005 à 2013. Son ancien dirigeant disposait de cinq logements de fonction ! Et il ne s’est rien passé. C’est dommage, on ne peut plus intervenir, il y a prescription. »
« A l’origine, on n’était pas là pour...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.
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Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs auprès d’Emmanuel Macron

Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h37
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h25
    |

            Bastien Bonnefous








                        


                                                        
On discernerait presque une pointe d’émotion chez cet homme qui se présente lui-même comme le « Machiavel de la ruralité » et que beaucoup décrivent comme « un animal politique à sang froid ». « Quand le président est arrivé, la nuit était tombée. Il faisait très froid, la forêt était dans le brouillard et les chasseurs éclairaient aux flambeaux les sangliers tués. C’était magique ! », raconte Thierry Coste en ce début du mois de janvier, attablé dans un café près des Invalides où il a ses habitudes.

Quelques semaines plus tôt, le 15 décembre 2017, le lobbyiste de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) était à Chambord pour la venue exceptionnelle d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat, qui avait décidé de fêter ses 40 ans dans le prestigieux domaine, en avait profité pour assister à un « tableau » – l’hommage rendu au gibier après la chasse. « Une première depuis Giscard ! », insiste M. Coste. La preuve selon lui que M. Macron « a compris que la chasse fait partie de la culture française ». Une forme aussi de consécration personnelle pour le lobbyiste.
Sans statut officiel, ce dernier conseille en effet le chef de l’Etat sur les dossiers cynégétiques et plus largement les questions de ruralité. Une alliance étonnante tant ce professionnel de l’influence, âgé de 62 ans et introduit depuis trente ans auprès de tous les pouvoirs, incarne « l’ancien monde » politique que le jeune président a soi-disant balayé depuis son élection.
« Sur le papier, rien n’était fait pour que ça colle : Emmanuel Macron est énarque, ancien banquier d’affaires, entouré de technos parisiens. Tout ce que je déteste normalement », résume l’ancien agriculteur passé par le trotskisme dans sa jeunesse. Mais le chef de l’Etat « séduirait une chaise » et il a « une qualité rare » aux yeux du lobbyiste : « C’est quelqu’un avec qui on peut dealer et qui sait trancher, sans faire de sentiment…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
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Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

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Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

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                Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.
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Ces maires qui réclament que les préfets relogent les locataires expulsés

Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h29
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Sanglés dans leur écharpe tricolore, les élus de six villes de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, Bagnolet, La Courneuve, Stains et Villetaneuse) sont venus, jeudi 25 janvier, défendre la légalité de leur arrête municipal anti-expulsion locative. Pour l’occasion, la petite salle d’audience du tribunal administratif de Montreuil était comble, avec la députée communiste Marie-George Buffet et des militants de la Confédération nationale du logement, venus en renfort.
C’est une bataille que ces maires mènent depuis 2010. Chaque année, ils publient un arrêté pour interdire les expulsions locatives dans leur commune. Tout aussi régulièrement, le tribunal administratif saisi par le préfet invalide cette mesure, arguant qu’un maire ne peut s’immiscer dans l’exécution d’une décision de justice, en l’occurrence celle qui a prononcé l’expulsion du locataire.
Cette fois, ces maires communistes pensent avoir trouvé la parade. Leurs six arrêtés, tous publiés entre la fin mars et le début avril 2017, précisent qu’une fois la personne expulsée, le préfet doit s’assurer de son relogement.
« Nous n’empêchons pas l’expulsion mais réclamons le relogement des personnes ainsi placées dans des situations indignes », affirme Azzedine Taïbi, le maire (PCF) de Stains.
Dans sa commune, les expulsions manu militari se multiplient : 75 ont eu lieu en 2017, contre 45 en 2016. « Lors des commissions de prévention des expulsions, le sous-préfet se montre de plus en plus intransigeant et n’accorde plus de délais », poursuit l’édile. Il s’agit d’économiser les deniers publics, car dans les cas de refus d’accorder le concours de la force publique, l’Etat doit indemniser les propriétaires lésés. « Mais cela coûte beaucoup plus cher de payer l’hôtel à une famille, avec le risque de déscolariser les enfants que de réquisitionner un logement vacant », remarque M. Taïbi.
« Cette fois, nous avons le droit de notre côté »
La nouvelle version des arrêtés municipaux ne semble pas avoir convaincu le rapporteur public, Laurent Buisson, qui, devant le président du tribunal, a réclamé leur annulation, invoquant les mêmes motifs que les années précédentes. « Les municipalités ont essayé de contourner la difficulté mais l’intention est la même, celle d’interdire les expulsions », a-t-il argumenté. « Mais il ne s’agit pas de juger des intentions, mais de faire du droit », a vivement rétorqué Me Roland Weyl, le défenseur des communes.

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                Plusieurs expulsions locatives traumatisantes illustrent l’absence d’une prévention efficace



« Cette fois nous avons le droit de notre côté : l’expulsion peut avoir lieu mais une fois à la rue le préfet doit reloger, a plaidé l’avocat. Manifestement le préfet n’a pas lu ces nouveaux arrêtés ni entendu le président de la République qui, en juillet 2017, a déclaré à Orléans, que d’ici la fin de l’année 2017, il ne voulait plus voir personne dans les rues. Le préfet veut-il laisser les gens dehors ? » Me Roland Weyl a aussi rappelé la valeur constitutionnelle du droit au logement et invoquant le pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, dont l’article 11 enjoint aux Etats de mettre à l’abri et d’assurer un logement suffisant à toute personne et sa famille.
Les délibérés seront prononcés les 7 et 8 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».
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A Davos, les Français savourent la fin du « french bashing »

Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 18h56
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Quelle différence ! Autant les Français rasaient les murs à Davos en 2017, à la veille d’élections incertaines, autant cette année, ils bombent le torse. « La France a retrouvé sa crédibilité. Elle est attendue et écoutée. Tous nos interlocuteurs nous disent : allez-vous continuer ? », a assuré le ministre de l’économie Bruno Le Maire, jeudi 26 janvier.
Les Français ne sont pas les seuls à le dire. « Pour la première fois depuis longtemps, je sens de l’optimisme provenant à la fois de France et des investisseurs regardant la France », commente le britannique Paul Rawlinson, président du cabinet d’avocats d’affaires international Baker McKenzie.
L’« effet Macron » compte pour beaucoup. Comme l’arrivée au pouvoir de leur premier ministre Justin Trudeau avait galvanisé les Canadiens qui déambulaient, sourire aux lèvres, dans les couloirs du Forum économique mondial en janvier 2016. Le président français a réalisé un joli coup en interceptant les patrons internationaux sur la route de Davos, lundi 22 janvier, pour leur vanter les réformes en France. « Il est compétent, il rentre dans les détails, il est assez impressionnant », observe Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JP Morgan, l’un des 140 dirigeants d’entreprises invités à Versailles.
« Votre président est génial »
Mercredi, le discours d’Emmanuel Macron à Davos a été aussi très apprécié. « C’était un discours plein d’ambition et d’humanité, qui veut engager les entreprises. C’est très inspirant », souligne Sylvain Dhenin, managing partner pour l’Europe de l’Ouest du cabinet de recrutement Heidrick & Struggles. « Je me suis même senti proche de lui. Je trouve qu’il a une simplicité, une capacité à connecter avec les gens, même dans sa gestuelle », s’extasie Zunaid Ahmed Palak, jeune ministre des postes et des télécoms du Bangladesh, qui dit avoir « beaucoup appris » en observant le président français.
Même au cocktail organisé par la ville de Francfort, en compétition avec Paris pour attirer les futurs exilés du Brexit, les participants – presque tous Allemands – se montraient élogieux. « Je suis une grande fan. Emmanuel Macron apporte un vent de fraîcheur en Europe. J’ai beaucoup aimé quand il a insisté sur les valeurs de liberté et de justice que nous partageons en Europe », se réjouit Saskia Bruysten, une Berlinoise qui promeut l’entrepreneuriat social, en association avec le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus.
Pas étonnant si l’équipe France se sent gonflée à bloc. « J’ai assisté à quatre tables rondes ce matin. A chaque fois son nom a été évoqué », racontait Elizabeth Ducottet, PDG de l’entreprise familiale de dispositifs médicaux Thuasne. « Les Américains, les Européens, les Asiatiques, nous disent tous : “votre président est génial”. Forcément, on est fiers ! », lance Gérard Mestrallet, le président d’Engie. La blague du moment à Davos : « pour une fois qu’un président français parle mieux anglais que le président américain ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Jeudi, les discussions entre organisations d’employeurs et de salariés se sont enlisées sur l’encadrement des contrats courts.
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Réforme de l’assurance-chômage : le texte patronal critiqué par les syndicats

Jeudi, les discussions entre organisations d’employeurs et de salariés se sont enlisées sur l’encadrement des contrats courts.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 12h01
    |

            Bertrand Bissuel








                        


Engagés, depuis deux semaines, dans des discussions sur la réforme de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux viennent d’observer l’un des rites les plus importants d’une négociation interprofessionnelle : celui au cours duquel est présenté le « texte-martyr ». Généralement, le cérémonial se déroule de la façon suivante : le patronat jette dans la fosse aux lions une première proposition de compromis que les représentants des syndicats raturent abondamment.
C’est ce qui s’est passé, jeudi 25 janvier, durant une rencontre plénière entre organisations d’employeurs et de salariés. Les premières ont dévoilé un projet d’accord dont l’un des volets – consacré à la lutte contre la précarité – a été très critiqué par les centrales syndicales.
Sur cette thématique, la copie du patronat mentionne tout d’abord que « près de 80 % » des CDD d’un mois ou moins sont concentrés dans quatre secteurs : l’intérim, l’hôtellerie-restauration, l’action sociale et médico-sociale, le monde du spectacle et de l’audiovisuel. Le texte recommande ensuite d’ouvrir des négociations de branche afin d’identifier les « moyens » susceptibles de favoriser « l’installation durable dans l’emploi ». En cas d’accord, des « objectifs quantitatifs mesurables » sont fixés. Les discussions doivent être conclues le 31 décembre 2018, au plus tard.
Ces idées n’ont « pas rencontré un succès fou », a relaté Jean-François Foucard (CFE-CGC), avec un joli sens de l’euphémisme. « Notoirement insatisfaisant, voire provocateur », a lancé Véronique Descacq (CFDT). « Enfumage », a abondé Denis Gravouil (CGT). « Il n’y a rien, c’est vide », s’est indigné Eric Courpotin (CFTC).
Trois autres séances de négociations
Les syndicats ont dénoncé l’absence de mécanismes contraignants à l’encontre des entreprises où le turn-over dans les effectifs reste élevé. Ils se sont également étranglés à la lecture d’un des alinéas du texte patronal : celui-ci suggère d’indiquer, dans les documents remis par l’employeur à la fin d’un contrat, « les situations [où] un salarié refuse la proposition qui lui est faite de poursuivre son activité ».
« Je suis assez scandalisé par l’écriture de cet article qui essaie de faire porter la responsabilité de la précarité sur les salariés », a déclaré Michel Beaugas (FO).
Faux procès, a objecté Alexandre Saubot (Medef) : le but est d’« apprécier la réalité des comportements ».

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                Le patronat met la pression sur l’exécutif



Trois autres séances de négociations sont prévues, la dernière devant se tenir le 15 février, en principe. Elles ne seront pas de trop pour tenter de rapprocher les points de vue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Parmi les dossiers sensibles d’Eric Lombard, le nouveau patron de l’institution, figure l’évolution capitalistique de La Poste et de CNP Assurances.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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Révolution de velours à la Caisse des dépôts

Parmi les dossiers sensibles d’Eric Lombard, le nouveau patron de l’institution, figure l’évolution capitalistique de La Poste et de CNP Assurances.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h44
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Maladresse ou volonté assumée de bousculer l’institution ? Rompant avec la tradition de relations byzantines entre l’exécutif et la Caisse des dépôts (CDC), le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a envoyé en décembre 2017 une feuille de route longue de trois pages au nouveau patron de l’institution, Eric Lombard. De quoi émouvoir une maison viscéralement attachée à son indépendance. Les syndicats de l’établissement ont réagi en pointant un « courrier comminatoire », en demandant à leur directeur général « de garantir l’autonomie de la CDC ».
A peine arrivé dans ses nouvelles fonctions, M. Lombard a dû désamorcer ces premières tensions, à l’occasion des vœux qu’il a présentés lundi 22 janvier à ses collaborateurs. « Il est vrai que ce courrier n’est pas usuel », mais il « clarifie les attentes de l’exécutif, et rien dans les textes n’interdit à l’exécutif d’avoir des attentes à l’égard de la Caisse des dépôts », a indiqué le directeur général lors de son discours, dont Le Monde a obtenu copie. Cette lettre « est le reflet de la co-construction d’un projet (…) autour d’objectifs partagés », a-t-il ajouté.

L’un de ces objectifs consistera à « réduire les coûts de fonctionnement de l’ensemble du groupe, incluant notamment la maîtrise de la masse salariale », a indiqué M. Le Maire dans son courrier. Par le passé, la gestion interne de l’établissement public a en effet souvent laissé à désirer. La Cour des comptes a sévèrement critiqué en mars 2017 ses dépenses de fonctionnement, en mettant en avant des « irrégularités en matière de rémunération » et une hausse de 23 % des dépenses entre 2007 et 2015. Lundi, devant ses équipes, M. Lombard s’est engagé à mettre en place un véritable contrôle de gestion opérationnel. « La propension déraisonnable » de la Caisse « à faire appel à des consultants ou à des conseillers » devra par...




                        

                        

