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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les grandes enseignes rivalisent de promotions en ce début d’année. Une guerre des prix à laquelle s’ajoute la réduction des importations chinoises.
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La baisse des cours du porc inquiète les éleveurs

Les grandes enseignes rivalisent de promotions en ce début d’année. Une guerre des prix à laquelle s’ajoute la réduction des importations chinoises.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 18h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. « La côte de porc à 1,77 euro le kilo, c’est du jamais-vu », s’emporte Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Un véritable tour de cochon joué par les grandes enseignes, prêtes à rivaliser de promotions en ce mois de janvier. La côte de porc n’est pas la seule partie de l’animal passée sur le billot de la guerre des prix. « Des épaules de porc français à 1,28 euro le kilo chez Leclerc ou à 1,49 euro le kilo chez Intermarché », renchérit la Fédération nationale porcine.
Un jeu de massacre dénoncé par les éleveurs. D’autant que le 14 novembre 2017, les acteurs des filières agroalimentaires ont signé en grande pompe une « charte d’engagement » pour une relance de la création de valeur et pour une meilleure répartition du bout de gras. Cochon qui s’en dédit, ont-ils affirmé en substance au moment d’apposer leur paraphe. Depuis, la charte est devenue lettre morte. Ou presque.

Or, elle devait insuffler un esprit nouveau, issu des Etats généraux de l’alimentation sur le nouveau round des négociations commerciales entre industriels et distributeurs. Sachant que le coup de gong de la fin du match est programmé fin février. Et que la loi promise par Emmanuel Macron pour mettre fin à la guerre des prix menée par la grande distribution devrait être présentée le 31 janvier. Elle n’entrera donc pas en vigueur avant les négociations commerciales de 2019. « En attendant la loi, les distributeurs continuent à jouer à qui est le moins cher, ils se livrent un baroud d’honneur », affirme Mme Lambert.
Surproduction

L’inquiétude grandit dans les rangs des éleveurs porcins. D’autant que le cours du cochon fond à vue d’œil comme lard dans la poêle. Alors que tous les voyants étaient encore au rose début juillet 2017, l’aiguille du marché au cadran a soudain changé de sens. Descendant inexorablement degré après degré. Jeudi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »
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« La prise en compte du bien commun ne doit pas rester le fait d’un nombre restreint d’entreprises »

Rodolphe Durand, professeur à HEC, et Geneviève Ferone Creuzet, de l’agence de notation Prophil, préconisent dans une tribune au « Monde » des incitations fiscales pour orienter l’investissement vers les « modèles d’affaires vertueux »



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h00
    |

Rodolphe Durand (Professeur et directeur du Centre société et organisations à HEC Paris) et Geneviève Ferone Creuzet (Associée et cofondatrice de P...







                        



                                


                            

Tribune. La future loi sur le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) ouvrira des possibilités nouvelles aux entrepreneurs qui veulent construire des modèles d’affaires vertueux au service du bien commun. La question est de savoir si ce nouveau texte pourra aller au-delà pour viser un véritable changement d’échelle et permettre à la France de construire une économie compétitive, à impact positif et en phase avec les aspirations de nos concitoyens.

La réforme des articles 1832 et 1833 du code civil, pour y inclure les intérêts des parties prenantes autres que ceux des actionnaires, enverrait un signal clair à la société et au marché. Pourtant, on le voit, ce sujet bouscule des postures et ravive des passions. La plus grande crainte est de voir se multiplier des risques de conflits juridiques autour de la gestion des entreprises.
Le code civil apparaît pour certains comme une vache sacrée à laquelle il ne faut pas toucher. Pour les tenants du statu quo, la priorité est d’éviter tout changement qui risquerait d’épouvanter les porteurs de capitaux. Pour autant, aussi symbolique qu’elle soit, l’inscription dans le code civil ne fera pas tout.
Favoriser un changement d’échelle
La création du statut juridique de « l’entreprise à mission », articulant lucrativité et contribution au bien commun, est incontestablement une voie à privilégier. Ces modèles hybrides existent dans plusieurs pays. Aux Etats-Unis, plus de deux mille « benefit corporations » et plus d’un millier de « public benefit corporations » (PBC) ont été enregistrées depuis 2010. De son côté, l’Italie a créé en 2016 les « società benefit ». A ce jour, ce statut inspiré des PBC américaines a convaincu 45 entreprises. Huit pays étudient actuellement une proposition de loi (Australie, Argentine, Chili, Colombie, Canada, Brésil, Pérou, Royaume-Uni). A noter que cette nouvelle voie est d’ailleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?
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La France a-t-elle profité des largesses de la Banque centrale européenne ?

En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h30
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. L’année 2018 sera probablement celle du tournant pour la politique monétaire européenne. Certes Mario Draghi l’a confirmé lors de sa conférence de presse, jeudi 25 janvier : la Banque centrale européenne (BCE) poursuivra ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing en anglais, ou QE) à hauteur de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre. Mais, au-delà, ces derniers devraient progressivement se réduire, pour s’interrompre courant 2019.
Cette perspective ravit déjà ceux qui, en Allemagne, critiquent ce programme depuis sa conception, jugeant qu’il alimente des bulles financières, sans profiter vraiment à l’économie réelle. En Italie ou au Portugal, le QE a pourtant contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise.

La France est-elle exposée au même risque ? Son économie a-t-elle profité des largesses de la BCE ? Oui, mais pas forcément comme on l’imagine, explique Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch, dans une note qu’il vient de consacrer au sujet. Son constat porte d’abord sur l’inflation. En France, celle-ci reste largement inférieure à la cible de 2 % de la BCE. Motif : en dépit des difficultés de recrutement que l’on observe dans certains secteurs, les rémunérations n’augmentent guère, en partie parce que le pouvoir de négociation des salariés s’est affaibli ces dernières années. Si l’on se fie à ce seul indicateur, l’Hexagone gagnerait donc à ce que la BCE conserve ses mesures accommodantes aussi longtemps que possible.

Agir sans tarder
C’est beaucoup moins vrai si l’on se penche, cette fois, sur l’évolution du crédit au secteur privé. « Parmi les grandes économies, seules les entreprises françaises ont répondu au stimulus de la BCE avec vigueur », souligne Gilles Moëc. Comprendre : elles ont profité des taux bas pour accroître considérablement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le PDG de l’entreprise publique est auditionné lundi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui doit se prononcer sur son maintien à son poste après sa condamnation pour favoritisme. Mais le mandat du patron de la « Maison ronde » a été agité dès ses débuts.
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Mathieu Gallet, le retranché de Radio France

Le PDG de l’entreprise publique est auditionné lundi par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui doit se prononcer sur son maintien à son poste après sa condamnation pour favoritisme. Mais le mandat du patron de la « Maison ronde » a été agité dès ses débuts.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h40
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            
« Je me défendrai jusqu’au bout pour que mon honneur soit rétabli. » Mathieu Gallet est de nouveau sur scène pour se battre. En ce jeudi 18 janvier, trois jours après sa condamnation à un an de prison avec sursis pour favoritisme, le PDG de Radio France s’adresse, dans le studio 106 de la Maison de la radio, à une centaine de cadres et de salariés, à l’occasion de la présentation des résultats d’audience de la fin 2017. L’homme blessé plaide sa cause. Sa voix s’étrangle. Le fringant quadra nie « avoir déconné ».

En pleine tourmente, il salue le « record » d’audience annoncé le matin même : près de 15 millions d’auditeurs en novembre-décembre, et France Inter, Franceinfo et France Bleu dans les six premières radios. « Dans les maisons où les chiffres ne sont pas bons, ça ne va pas très bien aujourd’hui », note-t-il, griffant au passage, dans une allusion à peine voilée, Frédéric Schlesinger et Patrick Cohen, partis l’été précédent de Radio France vers Europe 1. A la fin d’un discours de quinze minutes, il est applaudi. Les gens de la maison sont saisis par le contraste avec ses débuts, quand il avait affronté un mouvement de grève historique de près d’un mois.

Mathieu Gallet s’apprête désormais à être entendu, lundi 29 janvier, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui décidera de son maintien à la tête du groupe public deux jours après. Il ne veut pas démissionner, comme le lui a demandé la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Pour sauver sa tête, il met en avant le travail accompli.
La descente aux enfers

Son arrivée à la « Maison ronde » en 2014 provoque un choc culturel, et même visuel. Le décalage avec Jean-Luc Hees est total : au vieux lion à crinière blanche et visage buriné succède un beau gosse de 37 ans, au bronzage permanent et aux costumes ajustés, surnommé « Tancrède » – comme Alain Delon dans Le Guépard – par son ancien patron, le ministre de la culture Frédéric...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Avec la normalisation des politiques monétaires, les résultats des sociétés redeviennent un critère majeur d’évolution des cours.
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Les marchés boursiers plus sensibles aux résultats des entreprises

Avec la normalisation des politiques monétaires, les résultats des sociétés redeviennent un critère majeur d’évolution des cours.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h09
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. Si les marchés actions ont enregistré de solides performances en 2017, c’est en grande partie parce que la croissance bénéficiaire des entreprises a été au rendez-vous. Traditionnellement, les analystes financiers, au moment d’aborder un nouveau millésime, font preuve d’un certain optimisme et tablent sur une hausse significative des bénéfices. Mais depuis quelques années, la même histoire semblait se répéter inlassablement.
Au fil de l’exercice, le bel entrain de l’an nouveau était progressivement battu en brèche par les publications trimestrielles successives et l’espoir d’une hausse des bénéfices s’amenuisait peu à peu. En 2017, cependant, avec la reprise économique se matérialisant enfin, les actions européennes, notamment, semblent avoir vaincu le signe indien. « Les résultats délivrés ont répondu aux attentes de début d’année et l’optimisme affiché ne s’est pas résorbé. Les entreprises européennes affichent ainsi une progression à deux chiffres de leurs bénéfices », notent les gérants de Mandarine Gestion.
Suez lourdement sanctionné
Dans les semaines qui viennent, on va évidemment passer, pour de nombreuses entreprises, des objectifs annoncés à la photo « finish », avec la saison de publication des résultats annuels qui s’ouvre. Bien évidemment, les accidents restent possibles, comme l’a démontré cette semaine le cas de Suez. Celui-ci s’avère d’autant plus emblématique que la société appartient au secteur des services aux collectivités, a priori réputé pour sa faible cyclicité économique et relative volatilité boursière. Mais l’aveu par le groupe spécialiste du traitement de l’eau et des déchets que ses objectifs 2017 ne seraient pas atteints a déclenché l’ire du marché.

Au lieu d’être en légère croissance comme attendu précédemment, le bénéfice opérationnel devrait au contraire être en recul de 2 % environ, à 1,28 milliard d’euros, a annoncé Suez, arguant notamment de la situation politique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La maison mère de Conforama aurait récupéré assez de liquidités pour se maintenir à flot.
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Steinhoff International, le géant de l’ameublement, organise sa survie

La maison mère de Conforama aurait récupéré assez de liquidités pour se maintenir à flot.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h44
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








                        



                                


                            

La maison mère de Conforama reprend de l’air. En pleine tempête financière depuis l’annonce début décembre « d’irrégularités comptables » qui ont provoqué la démission surprise de son PDG Markus Jooste et son effondrement en Bourse, Steinhoff International a annoncé vendredi 26 janvier avoir récupéré suffisamment de liquidités pour pouvoir maintenir le conglomérat à flot.
Le titre du second groupe européen d’ameublement – 12 000 magasins et 130 000 employés dans 30 pays – a perdu plus de 80 % de sa valeur en 2017, alors que son équipe dirigeante est soupçonnée d’avoir artificiellement gonflé ses revenus. Avec le scandale, plus de 10 milliards d’euros de capitalisation boursière se sont évaporés. Depuis, la holding basée en Afrique du Sud est confrontée à une crise de trésorerie, notamment pour les opérations de ses filiales en Europe et aux Etats-Unis.
Manœuvres à la marge
« Le groupe continue de prendre des mesures pour maintenir la stabilité de ses opérations, et ses besoins immédiats en liquidités ont été réglés », peut-on lire sur une présentation dévoilée vendredi aux créanciers européens du groupe, réunis à Londres. Ces dernières semaines, Steinhoff a dégagé en urgence près d’un milliard d’euros en vendant des actifs non stratégiques. Encore lundi, le groupe a récupéré près de 500 millions d’euros pour la vente de ses participations dans la société sud-africaine de services financiers PSG Group.
En France, Conforama a revendu ses parts dans le commerçant en ligne Showroomprive.com pour 79 millions d’euros, soit la moitié de ce qu’il a payé en mai dernier pour l’acquérir. La filiale française – tout comme Poundland au Royaume-Uni, et Mattress Firm aux Etats-Unis – s’est démenée pour négocier, de son côté, une ligne de crédit de 115 millions d’euros, ce qui lui permet d’affirmer son indépendance.

Pour les analystes, ces manœuvres, à la marge, risquent de ne pas être suffisantes. « Les banques vont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La tentative de sécession de la région espagnole a finalement eu une incidence limitée sur l’activité, même si le tourisme a souffert.
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En Catalogne, l’heure du bilan économique de la crise politique

La tentative de sécession de la région espagnole a finalement eu une incidence limitée sur l’activité, même si le tourisme a souffert.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h35
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

D’ordinaire, la Foire internationale du tourisme (Fitur), qui s’est tenue jusqu’au 21 janvier à Madrid, est l’occasion, en Espagne, d’évoquer des destinations exotiques et les tendances qui animeront le marché. Cette année, cependant, une question a dominé dans les conversations : comment le tourisme se porte-t-il en Catalogne ? La réponse des hôteliers ne varie guère : « Mal, mais ça s’améliore peu à peu... »
La crise du secteur touristique est l’une des principales conséquences économiques de la situation politique dans la région, où les partis indépendantistes ont mené une tentative de sécession en octobre 2017 qui a conduit à sa mise sous tutelle par les autorités de Madrid.
« Le nombre de clients dans les hôtels de Barcelone a baissé de 6 % en octobre, puis de 7 % en novembre et de plus de 10 % en décembre », observe Manel Casals, directeur général de l’association des hôteliers de Barcelone, selon les données fournies par les 400 hôtels affiliés de la cité méditerranéenne. Pour stopper la chute, les professionnels ont baissé leurs tarifs. Résultat : les recettes ont dégringolé en moyenne de 25 % en décembre… » 

« L’année commence mieux que ce que nous pensions »
Courroucés, les chauffeurs de taxi de Barcelone assurent que leurs revenus ont plongé de 40 % par rapport à l’an dernier. De son côté, Exceltur, l’Alliance pour l’excellence touristique, estime que l’instabilité politique en Catalogne a entraîné un manque à gagner de 319 millions d’euros et a amputé de 0,3 point la croissance de l’activité du secteur touristique en Espagne en 2017, qui a tout de même été très satisfaisante, avec une hausse de 4,4 %.

M. Casals, toutefois, n’est plus aussi préoccupé qu’en novembre. « L’année commence mieux que ce que nous pensions, expliquait-il au Monde, jeudi 18 janvier. La chute du nombre de touristes n’est que de 3 % en janvier par rapport à l’an dernier et nous estimons,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La plate-forme américaine de voitures avec chauffeur ouvre une enquête interne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Après Uber, Lyft est à son tour accusée d’avoir espionné ses clients

La plate-forme américaine de voitures avec chauffeur ouvre une enquête interne.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 09h33
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Voilà qui pourrait bien écorner l’image de bon élève que s’est efforcée de bâtir Lyft face à Uber, sa sulfureuse rivale aux Etats-Unis. Jeudi 25 janvier, la plate-forme américaine de voitures avec chauffeur a indiqué avoir ouvert une enquête interne pour vérifier les allégations formulées par un employé, accusant ses collègues d’espionner des proches ou des célébrités. Ces comportements « seraient contraires à [ses] règles et passibles de licenciement », assure la société.
La polémique est partie d’un message publié sur Blind, une plate-forme anonyme de discussion sur les entreprises. Son auteur, qui se présente comme un salarié de Lyft, explique qu’un outil accessible à tous permet de consulter les données personnelles des clients, comme leur numéro de téléphone, leur historique de trajets et les avis laissés par les chauffeurs. Des employés l’auraient utilisé pour vérifier l’emploi du temps de leur conjoint, surveiller leur ex-petite amie ou traquer un passager ayant partagé le même trajet.

Chaque employé doit signer un accord de confidentialité
« J’ai entendu au moins une personne se vanter d’avoir obtenu le numéro de téléphone de Mark Zuckerberg [le fondateur et patron de Facebook] grâce à nos données. Un autre employé s’est vanté d’avoir récupérer des infos sur des stars d’Hollywood et des actrices de films pornographiques », poursuit l’auteur du message. Une partie de ces abus a, depuis, été confirmée par un témoignage recueilli par le site spécialisé TechCrunch.
Lyft ne dément pas l’existence d’un tel outil. Celui-ci est notamment utilisé par les équipes d’assistance à la clientèle, par exemple pour régler un litige. « L’accès aux données est limité aux équipes qui en ont besoin dans leur travail », indique le groupe californien. Chaque employé doit signer un accord de confidentialité, et chaque requête est enregistrée dans le système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En 2017, le placement préféré des Français affiche un rendement en baisse autour de 1,60 %. C’est à peine plus que l’inflation. Et la tendance devrait se poursuivre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Assurance-vie: les rendements des fonds en euros en berne

En 2017, le placement préféré des Français affiche un rendement en baisse autour de 1,60 %. C’est à peine plus que l’inflation. Et la tendance devrait se poursuivre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h09
    |

                            Eric Leroux








                        



                                


                            

Placements favoris des Français en raison de la sécurité qu’ils apportent, les fonds en euros des contrats d’assurance-vie n’en finissent plus de voir leur rendement s’éroder. Les chiffres que publient les assureurs depuis quelques jours, au titre de l’année 2017 (les rendements sont toujours connus a posteriori), confirment donc les anticipations des observateurs et des assureurs, qui annonçaient depuis des mois la poursuite de la baisse.
Les fonds en euros figurent toujours au premier rang de la rentabilité des placements sans risque
L’année 2017 restera néanmoins comme celle du paradoxe : bien que les fonds en euros soient encore en berne, avec un rendement moyen attendu autour de 1,60 %, ils figurent toujours au premier rang de la rentabilité des placements sans risque. Ils ont en effet été plus profitables que les livrets d’épargne (0,75 % pour le Livret A), les placements monétaires (proches de 0) et les obligations les plus sûres (moins de 1 %).
Pourtant, dans le même temps, l’inflation est repartie à la hausse, à 1,2 % en rythme annuel selon l’Insee, et, une fois déduits les prélèvements sociaux de 15,5 %, les fonds en euros ont à peine fait mieux que protéger le pouvoir d’achat de l’épargne. C’est un phénomène nouveau : profitant d’une faible inflation ces dernières années, ces fonds garantis avaient permis d’engranger un gain de pouvoir d’achat malgré la baisse des rémunérations servies. Une page est donc en train de se tourner.
Certaines performances en hausse
Si le marché est globalement en baisse, ce n’est, pour autant, pas le cas pour tous les assureurs. Certains s’offrent le luxe d’améliorer leurs performances. C’est le cas, en particulier, de Capma & Capmi, mutuelle du groupe Monceau, qui attribue 2,80 % de rendement à son contrat Dynavie, contre 2,50 % l’année précédente, et signe ce qui devrait rester comme la meilleure performance pour les fonds en euros classiques. Un résultat que son dirigeant, Gilles Dupin, justifie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Alors que les Finlandais se rendent aux urnes dimanche 28 janvier pour élire leur nouveau président, le pays a enfin renoué avec la croissance. Son économie s’est relevée doucement de la chute de son fleuron, Nokia.
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La Finlande tourne la page de l’ère Nokia

Alors que les Finlandais se rendent aux urnes dimanche 28 janvier pour élire leur nouveau président, le pays a enfin renoué avec la croissance. Son économie s’est relevée doucement de la chute de son fleuron, Nokia.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h38
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Helsinki s’éveille dans le souffle glacé d’un blizzard polaire. Ce matin de janvier, un tapis de neige cotonneuse recouvre indistinctement chaussées et trottoirs de Vallila, au nord de la ville, tandis que des rafales giflent les visages frissonnant sous d’épais bonnets. Dans ce quartier au passé industriel, les maisons en bois des années 1920 côtoient des usines aux austères façades de brique rouge. Quelques-unes fonctionnent encore. Beaucoup fourmillent d’ateliers d’artistes et de start-up, comme celles du Health Innovation Village, le centre de recherche spécialiste de la santé. « Ici, nous tournons la page de la crise. Nous inventons le futur de la Finlande », sourit Mikko Kauppinen, responsable du lieu.
Le quadra au look adolescent a créé cet accélérateur de start-up en 2014, alors que le pays pleurait la chute de Nokia, le pilier de son économie. « Il fallait lancer quelque chose de positif pour briser la spirale où nous sombrions », raconte M. Kauppinen. Un endroit où les anciens du géant de l’électronique, dont il fait partie, pourraient exploiter leurs savoirs pour développer un nouveau secteur. « Regardez ce boîtier connecté : il permet aux diabétiques de surveiller leur glycémie en conservant les données dans le cloud, dit-il en désignant l’objet, avec un enthousiasme volubile. Là-bas, l’équipe développe une intelligence artificielle permettant de mieux prévenir les maladies chroniques. »
Autour de lui, une quarantaine de start-up partagent bureaux et laboratoires mis à disposition par General Electric Healthcare, l’unité de GE consacrée aux services médicaux. Beaucoup commercialisent déjà leurs trouvailles à l’étranger. Les technologies de santé sont l’un des secteurs de pointe sur lesquels la Finlande mise désormais pour tirer sa croissance. Elles pèsent déjà la moitié des exportations de haute technologie, soit plus de 2 milliards d’euros.

Après une décennie noire faite de croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
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Christine Lagarde : sur le sexisme, « ne surtout pas s’imaginer que ça y est, c’est gagné »

La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h38
    |

            Sylvie Kauffmann (Davos, Suisse, envoyée spéciale) et 
Isabelle Chaperon (Davos, Suisse, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde était cette année coprésidente du Forum économique mondial. Elle a répondu aux questions du Monde, vendredi 26 janvier, dernier jour du Forum de Davos.
Pour la première fois, ce Forum de Davos était coprésidé par sept femmes, une décision prise avant l’affaire Weinstein, et le sujet du harcèlement sexuel y a été débattu. Assistons-nous à un mouvement important en faveur des femmes ?
Oui, c’est un mouvement de fond qui a été activé depuis octobre 2017. Mais ce mouvement ne peut rester actif que si on le fait vivre en mesurant le problème, en établissant des objectifs, des actions, des vérifications, des classements… Il faut continuer à le faire. Il ne faut surtout pas baisser la garde.
Vous en parlez beaucoup ?
Je vois que ce mouvement #metoo est un moment de grand embarras pour les hommes. Chaque fois que j’ai évoqué ces sujets devant un public mixte, j’ai vu que les hommes étaient très embarrassés pour s’exprimer. Ce n’est pas facile. J’espère que l’on va pouvoir transformer cette colère légitime et cet embarras collectif en actions positives afin d’empêcher, je n’ose pas dire éradiquer, le harcèlement, les discriminations, les injustices, les écarts de salaires, etc. C’est un combat collectif auquel tout le monde doit participer, y compris les hommes. Et ce combat a aussi un impact économique. Mais il ne faut surtout pas s’imaginer que ça y est, cette fois, c’est gagné.
Qu’avez-vous pensé de la tribune publiée dans Le Monde, signée de 100 femmes, dont Catherine Deneuve ?
Terriblement maladroite. Revendiquer la « liberté d’importuner », c’est offensant pour toutes celles – et ceux – qui ont été importunées contre leur volonté.
Et vous, avez-vous été confrontée au harcèlement sexuel ?
Probablement moins que d’autres, parce que je mesure 1,80...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La croissance américaine a marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6 % en rythme annuel, repassée sous l’objectif de 3 % que s’est fixé Donald Trump.
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Etats-Unis : 2,3 % de croissance en 2017, et après ?

La croissance américaine a marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6 % en rythme annuel, repassée sous l’objectif de 3 % que s’est fixé Donald Trump.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h12
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


La croissance américaine est solide mais ne s’emballe pas. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,6 % au quatrième trimestre, selon la première estimation publiée vendredi 26 janvier par le département du commerce. Ce chiffre est inférieur aux attentes et aux chiffres des deuxième et troisième trimestres où l’économie avait atteint un rythme de croisière supérieur à 3 %.
Il n’empêche pour l’ensemble de 2017, première année de mandat de Donald Trump, les Etats-Unis ont vu leur économie progresser de 2,3 %. C’est mieux que la dernière année de Barack Obama (1,3 %) mais moins bien que 2015 (2,9 %). L’économie a été dopée par la consommation de ménages et l’investissement, mais pénalisée par la forte hausse des importations et une constitution de stocks plus faibles que prévus.

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Comparaison avec la fin des années 1990
L’enjeu est de savoir si l’économie américaine dépassera, en 2018, 3 % de croissance, comme le clame le locataire de la Maison Blanche et veut le croire Wall Street, qui n’en finit pas de battre des records, ou si les Etats-Unis finiront par connaître une correction voire une récession après huit ans de reprise.
Les observateurs comparent la situation non pas à celle qui prévalait avant 2007 – la folie du surendettement est beaucoup plus faible, même le sujet existe, par exemple sur les prêts étudiant ou l’immobilier commercial en pleine surchauffe alors qu’Amazon lamine le secteur — mais à celle de la fin des années 1990 : chacun s’entichait alors de la nouvelle économie, valorisant à l’excès toutes les start-up avant que n’éclate la bulle internet en 2000. Pour l’instant, Wall Street et les Américains refusent d’envisager ce dernier scénario.
Les entreprises annoncent depuis le début de l’année des bénéfices en forte hausse et vont pour la plupart bénéficier de la réforme fiscale. La baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) et la taxation forfaitaire des profits parqués à l’étranger pourrait induire un surcroît d’investissements aux Etats-Unis. Apple l’a fait annonçant 30 milliards d’investissements et 38 milliards d’impôts supplémentaires. D’autres pourraient suivre.

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                Les principales mesures de la réforme fiscale américaine pour les entreprises



Il n’est pas certain que cette réforme ne se résume comme ce fut le cas sous George W. Bush en 2002, à un pur effet d’aubaine permettant de rémunérer les actionnaires, car la baisse de l’IS est cette fois structurelle : les Américains s’engagent dans la concurrence fiscale pour attirer les investissements. On peut ajouter une bonne nouvelle pour 2018, les compagnies énergétiques, en particulier les producteurs de gaz de schiste, devraient profiter de l’embellie des cours du pétrole et d’une déréglementation assez fortes des contraintes environnementales.
Les particuliers sont eux aussi à la fête : ils ont consommé fortement fin 2017 et devraient le faire, grâce à la réforme fiscale voire aux premières tensions sur les salaires, les Etats-Unis étant proches du plein-emploi. Voilà pour le scénario rose qui s’inscrit dans un contexte de reprise mondiale généralisée.
Imprévisibilité de l’équipe au pouvoir
Outre une possible correction boursière déclenchée par la hausse des taux, une crise (géo)politique, ou la baisse des profits, plusieurs dangers se profilent.
La baisse du chômage n’est pas forcément positive. La pénurie de main-d’œuvre pourrait finir par brider l’économie, surtout si l’Amérique se ferme à l’immigration – Donald Trump assure toutefois vouloir attirer les meilleurs. La participation à l’emploi reste médiocre mais l’inadéquation de l’offre de la main-d’œuvre (souvent des personnes mal formées, en partie victime de la crise des opioïdes) ne laisse guère espérer d’amélioration.
S’y ajoutent des problèmes d’imprévisibilité de l’équipe au pouvoir, comme l’a montré le cafouillage à Davos sur le dollar, qui a fortement baissé depuis 9 mois. Le secrétaire d’Etat au trésor Steve Mnuchin s’est dit satisfait d’un dollar faible à court terme avant que Donald Trump ne dise le contraire. La déprécation du billet vert d’ailleurs n’a pas dissuadé les consommateurs américains d’acheter des produits importés – ce qui explique la croissance moins forte qu’espérée au quatrième trimestre. Et montre que le commerce international ne se pilote pas mécaniquement avec des manipulations s de change.
Second risque, justement, le commerce international, alors que les Américains renégocient avec les Canadiens et les Mexicains l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et imposent des sanctions commerciales à leurs partenaires asiatiques. Cette attitude peut avoir des effets à court terme – des constructeurs automobile réinvestissent sur le sol américain pour éviter les barrières douanières – mais pénalisera à terme les multinationales américaines, qui vendent leurs services à travers la planète.

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          Le Canada et le Mexique cherchent à empêcher un retrait unilatéral américain de l’Alena



La troisième inconnue concerne la réserve fédérale, qui devrait augmenter ses taux jusqu’à trois reprises. Les observateurs craignent avant tout une erreur de pilotage de la Fed, qui agirait trop lentement ou trop brusquement. Avec sa présidente sortante Janet Yellen et son adjoint Stanley Fischer, la Fed perd deux des meilleurs experts mondiaux de la politique monétaire au profit de Jerome Powell, qui ne dispose pas ce pedigree académique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le ministère américain du commerce estimait que ces appareils bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.
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La plainte de Boeing contre Bombardier rejetée par le tribunal américain du commerce international

Le ministère américain du commerce estimait que ces appareils bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 21h39
   





                        



   


La Commission américaine du commerce international (USITC) a bloqué, vendredi 26 janvier, les taxes appliquées par les Etats-Unis sur les avions CSeries du canadien Bombardier, rejetant ainsi les demandes de Boeing, appuyées par le ministère américain du commerce.
Les membres de l’USITC, une autorité indépendante, ont jugé à l’unanimité (4 voix contre 0, 2 postes étant vacants) que les industriels américains, en l’occurrence l’avionneur Boeing, n’étaient pas affectés par le programme de l’avionneur canadien.
En décembre, le ministère américain du commerce avait, lui, estimé que ces appareils de 100 à 150 sièges bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.
Il avait alors fixé d’une part des droits devant compenser les subventions publiques (dits « compensateurs ») à 212,39 %, et d’autre part un taux anti-dumping à 79,82 %. Il est très rare que cette haute autorité ne suive pas les décisions du ministère du commerce américain.

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                Les Etats-Unis adoptent des droits antidumping contre Bombardier



« Victoire » pour Bombardier, Boeing « déçu »
Le constructeur canadien Bombardier a immédiatement crié victoire après la décision de l’USITC. « La décision d’aujourd’hui est une victoire pour l’innovation, la concurrence et la loi, a-t-il réagi dans un communiqué. C’est aussi une victoire pour les compagnies aériennes américaines et la primauté de la loi ». Boeing s’est dit de son côté « déçu » que l’USITC ne reconnaisse pas le préjudice dont il s’affirme victime.
Dans sa plainte, Boeing avait estimé que Bombardier avait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains pour un coût de fabrication de 33,2 millions. Au prix catalogue 2017, le CS100 est proposé à 79,5 millions de dollars l’unité.
Pour autant, les prix catalogues ne reflètent jamais ceux réellement payés par les compagnies qui négocient toujours d’importants rabais. Et devant l’USITC, Boeing avait affirmé que « le Cseries n’existerait tout simplement pas sans ces subventions », évoquant « des prix ridiculement bas ».

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                Bombardier : quand les emm... volent en escadrille



Bombardier avait, lui, plaidé « une attaque sans fondement ». Il avait par ailleurs passé un accord avec le géant européen Airbus pour que les avions CSeries destinés au marché américain soient fabriqués dans une usine d’Airbus aux Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Afin de réduire les taux d’absentéisme, la « Sécu » communique aux entreprises la part d’arrêts de travail liés aux lombalgies, aux TMS et aux risques psychosociaux.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Une expérimentation de l’Assurance-maladie inquiète le corps médical

Afin de réduire les taux d’absentéisme, la « Sécu » communique aux entreprises la part d’arrêts de travail liés aux lombalgies, aux TMS et aux risques psychosociaux.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 06h39
    |

            Anne Rodier








                        



   


« La “Sécu” dévoile à des employeurs les motifs d’arrêt de travail de leurs salariés », titrait L’Express le 24 janvier. Une expérimentation menée par l’Assurance-maladie pour renforcer la prévention des risques professionnels en entreprise a en effet été lancée en novembre 2017, et consiste à transmettre aux entreprises au très fort taux d’absentéisme des informations sur la nature des arrêts maladie, dans un contexte où des écarts importants de taux d’absentéisme sont constatés entre des entreprises d’un même secteur. Ce qui ne manque pas d’interroger sur le respect du secret médical et de la protection des données personnelles des salariés. Le motif d’un arrêt de travail ne doit pas, en effet, être divulgué à son employeur.
Les médecins ont vivement réagi : « Inadmissible, inapplicable… Pensez-vous que les patients acceptent des AT [arrêt de travail] si l’employeur est au courant d’un motif psy pour un arrêt ? C’est toujours stigmatisant, nous courons à la catastrophe », a tweeté le docteur Goltman, psychiatre. « Le plus grave est qu’il y ait un décret qui permette à l’Assurance-maladie de se passer de l’autorisation de la CNIL [Commission nationale de l’informatique et des libertés] », déclare le président de la Fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon.
Vendredi 26 janvier, le Conseil national de l’ordre des médecins, interpellé, s’est exprimé plus prudemment par la voix de son vice-président, Jacques Lucas : « Nous allons d’abord nous informer précisément et nous agirons ensuite le cas échéant, s’il existe un risque d’identification d’un salarié en particulier. Ce qui ne semble pas être le cas à la lecture intégrale de l’article. »
Pas de communication des motifs d’arrêts
La branche risques professionnels de l’Assurance-maladie a formellement démenti la communication des motifs des arrêts de travail aux entreprises. « Tout simplement parce que nous n’avons pas ces données. Nous n’avons les motifs d’arrêt que lorsque les assurés sont contrôlés. C’est une toute petite proportion, nous ne les utilisons donc pas pour notre expérimentation », indique Marine Jeantet, directrice de la branche.
Elle en explique le mode opératoire : l’expérimentation consiste à rencontrer les entreprises pour leur parler de leur niveau d’absentéisme dans le but de les inciter à mettre en œuvre des actions de prévention. « Cinq entreprises de 350 salariés en moyenne ont été choisies dans des secteurs et des régions différentes, avec des profils d’absentéisme différents, dit-elle. Sur la base des consommations médicales (médicaments, actes traceurs, radios, etc..), on a essayé de reconstituer les causes d’arrêt de travail de leurs salariés en trois catégories : les lombalgies, les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les risques psychosociaux (RPS), car ce sont des facteurs qui peuvent être d’origine professionnelle. »

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                Dépression, troubles anxieux... la hausse des affections psychiques liées au travail



Les données transmises aux entreprises sont le nombre de jours d’arrêt de travail par catégorie, ce qui, en principe, ne permet pas d’identifier le salarié. « On leur donne un graphique indiquant le pourcentage d’arrêts de travail liés aux lombalgies, celui lié aux TMS et le taux de RPS. Ce qui est intéressant pour les entreprises, c’est la comparaison avec les moyennes régionales et nationales du secteur », remarque-t-elle.
Sur Twitter, le médecin généraliste Jean-Jacques Fraslin s’interrogeait toutefois sur la « réidentification [du salarié] possible sur un effectif aussi faible que 200 salariés. Un bon DRH doit être capable de cela ». « Même sur 350 salariés, on voit très bien ceux qui sont déprimés. Dans les entreprises qui malmènent leurs salariés, les conséquences peuvent être extrêmement graves, renchérit Jean-Paul Hamon, ils peuvent en profiter pour les virer. » 
Marine Jeantet affirme le contraire : « Nous sommes dans une logique d’accompagnement. Les catégories sont très génériques et avec des volumes de 14 000 jours d’arrêt de travail par entreprise, comment voulez-vous faire le lien avec un salarié ? Nous ne voulons pas faire prendre de risques aux salariés, l’objectif est la prévention. » 
Tandis que l’Assurance-maladie prévoit d’étendre l’expérimentation à davantage d’entreprises dès 2018, l’inquiétude grandit du côté des médecins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.
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La « taxe inondation », un dispositif qui peine encore à convaincre

Les communes ont désormais la charge de la prévention des inondations, de plus en plus fréquentes, sans réelle évaluation du coût de cette nouvelle compétence.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 19h24
    |

                            Eléa Pommiers








                        



   


De nombreuses communes françaises font face, depuis le début de l’année, à des crues et des inondations importantes et prématurées. Une situation qui survient alors que, depuis le 1er janvier, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations incombent aux communes et aux intercommunalités, en vertu d’un transfert de compétence entre l’Etat et les collectivités territoriales. Pour financer cette nouvelle compétence, les communes ont été autorisées à lever une nouvelle taxe, la taxe gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (Gemapi). Mais la mise en œuvre de cette « taxe inondation » n’est pas sans poser certains problèmes.

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                Inondations : en région parisienne, « le financement n’est pas encore à la mesure du problème »



En quoi consiste la « taxe inondation » ?
Ce transfert de compétence a été voté en 2014, lors du quinquiennat de François Hollande. Jusqu’en 2018, la prévention des inondations était une compétence partagée entre les régions, les départements, les communes et l’Etat. Si tous ont la possibilité de continuer d’apporter des financements, c’est bien aux intercommunalités que la loi attribue cette compétence à titre exclusif et obligatoire. La taxe ne peut excéder 40 euros par personne et par an et les recettes générées doivent obligatoirement être affectées au financement d’actions liées à cette nouvelle compétence.
Il leur faut donc trouver de quoi financer ce qu’elles ne faisaient pas déjà dans l’aménagement des bassins versants, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau, la défense contre les inondations, la protection et la restauration des zones humides, ou encore les aménagements hydrauliques et leur entretien.

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Combien de communes l’ont adoptée ?
Selon Apolline Prêtre, de l’Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère les intercommunalités, entre cent cinquante et deux cents intercommunalités situées sur des territoires particulièrement exposés s’étaient déjà saisie de cette compétence avant 2018, mais seules dix à quinze d’entre elles levaient la taxe.
Les communautés de communes ont jusqu’au 15 février pour voter cette nouvelle taxe pour 2018, mais, là encore, seule une minorité a décidé de l’adopter. Selon l’AdCF, seules soixante-dix à quatre-vingts des 1 266 des intercommunalités l’ont mise en place pour l’instant.
Mme Prêtre souligne également que les prélèvements institués sont souvent « très en deçà du plafond fixé » et parfois compensés par une baisse des autres impôts locaux. A Forbach (Moselle), par exemple, elle s’élève à 4,90 euros. Au maximum, dans le bassin dunkerquois, le prélèvement peut monter jusqu’à 17 euros.
Mais d’après Nicolas Portier, délégué général de l‘AdCF, ce début d’année est une « phase intermédiaire ». « Tout le monde fait des diagnostics pour évaluer combien cette nouvelle compétence va coûter, ce que personne ne sait encore. Les intercommunalités ne la mettent pas en place pour l’instant mais se réservent la possibilité de le faire plus tard. »
Quelles sont les critiques des élus locaux ?
Le gouvernement insiste sur le « renforcement de la solidarité territoriale ». André Flajolet, de l’Association des maires de France (AMF), fustige, lui, un éclatement de la gestion d’un risque qui « devrait relever de la solidarité nationale ». D’autant que la compétence dévolue aux intercommunalités ne les oblige pas à établir des plans de prévention sur l’ensemble d’un bassin fluvial.
« Cette gestion segmentée est », selon lui, « une erreur monumentale », qui pourrait créer des inégalités et inciter les territoires en amont des cours d’eau à prendre des mesures pour leur intercommunalité, quitte à repousser les risques d’inondation en aval.
« Un niveau de responsabilité anxiogène »
La principale inquiétude des acteurs locaux concerne le financement. « L’Etat ne nous a jamais donné de recette supplémentaire pour financer cette nouvelle responsabilité », tempête M. Portier, qui insiste également sur le caractère « anxiogène » du niveau de responsabilité confié aux intercommunalités, alors que « tout le monde commence à voir les conséquences du changement climatique ».
« L’incertitude reste entière », explique M. Portier, puisque l’assiette de cette taxe, c’est-à-dire le nombre de personnes qui doivent la payer, est adossée à celle des impôts locaux, dont la taxe d’habitation, qui est amenée à disparaître. Cela réduirait donc le nombre de ménages éligibles au paiement de la taxe inondation alors que l’AMF craint déjà que le plafond de 40 euros par habitant ne soit pas suffisant pour financer les travaux nécessaires dans certains territoires.
Le gouvernement rédige actuellement un rapport d’évaluation pour estimer le montant de la nouvelle charge transférée aux collectivités. Il sera remis au Parlement d’ici à la fin juin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.
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« Les entreprises doivent s’engager dans une transformation profonde »

Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec pointent la nécessité d’un changement culturel majeur pour permettre aux entreprises d’intégrer une mission sociale et environnementale.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 23h06
    |

Julie Battilana (Professeure de business administration à Harvard Business School et professeure d’innovation sociale à Harvard Kennedy School) et ...







                        



                                


                            

Tribune. En ce début d’année 2018, la question de la refonte du modèle de l’entreprise est au cœur du débat public des deux côtés de l’Atlantique. Le gouvernement français vient de lancer, au travers d’une mission interministérielle, le chantier d’une réforme juridique de l’objet des sociétés à but lucratif, afin d’y intégrer la responsabilité sociale et environnementale.
Ce faisant, la France emboîte le pas d’autres pays, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Italie, qui ont déjà créé de nouveaux statuts juridiques pour les entreprises soucieuses d’atteindre des objectifs non seulement financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.
Au même moment, aux Etats-Unis, Larry Fink, cofondateur et président de BlackRock, l’un des plus puissants groupes d’investissement au monde, signait une lettre ouverte aux dirigeants d’entreprises, les appelant à intégrer la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux à celle des objectifs financiers de leurs entreprises. L’investisseur américain, dont la société gère plus de 6 000 milliards de dollars, ouvre ainsi la porte à une prise en compte systématique des données de performance financière, sociale et environnementale dans les décisions d’investissement.
Passer du discours à l’action
Si ces annonces sont suivies d’effet, l’année 2018 pourrait marquer une inflexion majeure dans l’évolution du capitalisme, qui s’éloignerait résolument du paradigme de maximisation de la seule valeur financière pour les actionnaires.
Mais, ne soyons pas naïfs. Parler de cette évolution et l’appeler de nos vœux ne suffira pas à la faire advenir. L’évolution dont il est question est un changement radical qui nécessite un changement de mentalité et de comportement de l’ensemble des acteurs de notre système économique. L’Etat a bien sûr un rôle clef à jouer dans la réforme du statut juridique des sociétés, en partenariat avec les partenaires sociaux. De même les investisseurs comme M. Fink...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Selon le cabinet Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées en 2017, soit 4% de moins que l’année précédente. Les ventes ont chuté au dernier trimestre.
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Le marché des smartphones recule pour la première fois en Chine

Selon le cabinet Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées en 2017, soit 4% de moins que l’année précédente. Les ventes ont chuté au dernier trimestre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h41
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Le marché chinois des smartphones a connu en 2017 sa première année de recul. Selon les chiffres publiés jeudi 25 janvier par le cabinet d’études Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées, soit 4 % de moins qu’en 2016. Une contraction qui s’explique notamment par la chute de 14 % des ventes au dernier trimestre.
« Ce ralentissement s’est produit plus vite que nous ne l’avions prévu », commente Mo Jia, analyste chez Canalys, alors que plusieurs observateurs notent un début de saturation du marché. Déjà fin décembre, le DigiTimes, un journal spécialisé dans le secteur de la technologie basé à Taïwan, avait fait état de stocks qui s’accumulaient chez les principaux constructeurs chinois, obligeant ces derniers à réduire la production.

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Dans ce contexte morose, Huawei a réussi à asseoir encore davantage sa position de numéro un dans le pays au dernier trimestre. Avec des livraisons en hausse de 9 % (24 millions d’unités), il a réussi à distancer ses principaux concurrents Oppo (19 millions, –16 %) et Vivo (17 millions, – 7 %). Ses bons résultats sont en partie à mettre au crédit de Honor, la marque pour les jeunes de Huawei. Apple réussit également un trimestre encourageant, dans un pays où il peine à s’imposer. L’intérêt suscité par l’iPhone X, sorti en novembre, lui permet de se hisser à la quatrième place du classement.

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Pour l’année 2018, Canalys ne prévoit pas de rebond du secteur. « Le déclin du marché chinois va avoir un effet préjudiciable sur les constructeurs, qui se sont jusque-là concentrés sur le marché domestique. Cela va affecter leurs finances, leur rentabilité, et limiter leur capacité à se développer à l’étranger, posant à terme la question de leur survie », anticipe un analyste du cabinet, qui prédit une consolidation du marché autour des plus gros constructeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La chute du diesel menace le site, spécialisé dans ce type de moteurs, du premier employeur privé de l’Aveyron. La direction souhaite conclure avec les salariés un accord de compétitivité avant avril.
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Bosch envisage d’investir 14 millions d’euros pour son site menacé à Rodez

La chute du diesel menace le site, spécialisé dans ce type de moteurs, du premier employeur privé de l’Aveyron. La direction souhaite conclure avec les salariés un accord de compétitivité avant avril.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 18h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La sévère chute des ventes de véhicules diesel sonne-elle le glas de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron), un site où les 1 600 salariés travaillent sur la production de pièces exclusivement pour cette technologie ? Rien n’est encore écrit. Vendredi 26 janvier, l’état-major de l’équipementier allemand s’est déplacé à Onet-le-Chateau afin d’expliquer son projet.
Pour lui, la survie de l’usine dépendra à moyen terme de l’adoption d’un accord de compétitivité négocié d’ici le mois d’avril avec les élus syndicaux du site. En contrepartie d’un nouvel investissement de modernisation du site de 14 millions d’euros, pour pérenniser l’une des deux lignes de production d’injecteurs, la direction demande l’adoption d’un accord de compétititivité d’ici le mois d’avril.
« Un message très négatif »
Un message que les syndicats ne semblent pas vouloir entendre. Ces derniers regrettent que Bosch ne se soit engagé ni sur la production ni sur le maintien du personnel à moyen-terme. « On a eu un message très négatif », a ainsi indiqué Pascal Raffanel (CFE-CGC) au nom de l’intersyndicale.

        Lire l’analyse:
         

          Chez Bosch à Rodez, l’Etat veut éviter un nouveau GM&S



De fait, pour simplement survivre, la direction cherche, de source syndicale, une baisse du temps de travail conséquente, voire une révision à la baisse du dispositif de RTT, non compensée. De même, un dispositif de chômage partiel pourrait être réactivé, comme lors de la crise financière.
« L’idée est de sauvegarder un peu moins de 1 600 postes sur les trois prochaines années, le temps de trouver de nouveaux produits, hors diesel, à affecter au site », confie un observateur du dossier.
Contacts avec Safran et Airbus
« Nous travaillons depuis 2017 à une diversification du site, notamment avec l’aide d’un cabinet de conseil. Pour l’instant, plusieurs secteurs ont été identifiés pour réutiliser le savoir-faire local comme l’aéronautique ou les équipements médicaux. Cependant, rien n’a pour l’instant abouti », confie-t-on chez Bosch. Des contacts auraient été récemment établis avec Safran et Airbus.
Dans un communiqué, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a apporté vendredi « son plein soutien au groupe Bosch et aux salariés pour accompagner cette transition, identifier des activités d’avenir et favoriser leur localisation à Rodez. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le cinquième portrait de la série « le numérique a changé mon métier » : une meilleure collaboration, de nouvelles tâches et des pistes pour la télémédecine.
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Philippe Héno, médecin à l’heure du numérique

Le cinquième portrait de la série « le numérique a changé mon métier » : une meilleure collaboration, de nouvelles tâches et des pistes pour la télémédecine.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h03
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            
« Le Monde » a voulu savoir comment des métiers très variés étaient impactés par la digitalisation et le développement des outils numériques. Nous sommes ainsi allés à la rencontre d’une dizaine de personnes pour savoir comment le numérique avait transformé leurs pratiques professionnelles. Elles témoigneront aussi de leur adaptation, plus ou moins facile, et comment elles voient leur avenir professionnel. Après les portraits du vigneron Jonathan Ducourt, de l’enseignante Sandrine Babinet, de la directrice d’hôtel Anita Steinmann, du charpentier Colin Vernet, le médecin Philippe Héno se raconte. 

Si le cœur de métier d’un médecin est toujours de soigner, les conditions d’exercice ont bien évolué avec le développement du numérique. Philippe Héno, 54 ans, ancien médecin militaire et cardiologue, témoigne de ces transformations. « Le numérique a modifié beaucoup de choses, à la fois dans les rapports entre professionnels mais également dans les relations avec les patients », analyse-t-il.

Grâce aux outils numériques, les médecins peuvent désormais s’échanger très facilement des données, par mail ou par SMS. « On m’envoie régulièrement des électrocardiogrammes pour avis ou interprétation. Ceci permet une meilleure collaboration entre professionnels de santé », indique Philippe Héno.
« Cela interfère avec mon métier »
Par ailleurs, le numérique facilite considérablement l’accès à la connaissance pour le médecin. « Je peux maintenant consulter les travaux de la Société française ou internationale de cardiologie, les revues numériques de médecine, des cas similaires de pathologies… Auparavant, je devais les commander à la bibliothèque universitaire la plus proche de chez moi. Cela prenait du temps, c’était compliqué et il fallait se déplacer. Cette immédiateté de la connaissance est indéniablement un plus pour le médecin, et ce, dans l’intérêt de ses patients », contate Philippe Héno.
En revanche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Pour l’historien spécialiste des Etats-Unis Pap Ndiaye, les femmes, les édiles des grandes villes, les mouvements noirs et étudiants sont, malgré leur difficulté à se faire entendre ou à s’organiser, les piliers de la contestation anti-Trump.
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Pap Ndiaye : « Trump partira un jour, mais c’est maintenant qu’il faut transformer le pays »

Pour l’historien spécialiste des Etats-Unis Pap Ndiaye, les femmes, les édiles des grandes villes, les mouvements noirs et étudiants sont, malgré leur difficulté à se faire entendre ou à s’organiser, les piliers de la contestation anti-Trump.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 15h28
    |

Nicolas Truong (propos recueillis)







                        



                                


                            
Historien, spécialiste des Etats-Unis, Pap Ndiaye est professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Auteur de l’ouvrage Les Noirs américains. En marche pour l’égalité (Gallimard, 2009) et, avec Andrew Diamond, d’Histoire de Chicago (Fayard, 2013), il analyse l’état des forces des quatre composantes de la société civile qui résistent à Trump.

Pourquoi les grandes villes, comme Chicago, par exemple, sont-elles aux avant-postes de la résistance à la politique de Donald Trump ?
Cela est d’abord un effet de leur sociologie politique : les grandes métropoles ont voté massivement pour Hillary Clinton en novembre 2016, parfois dans des proportions plus grandes encore que pour Obama en 2012. Trump n’a rassemblé que 12,5 % des voix à Chicago, 20 % à New York, 22 % à Los Angeles, et son impopularité s’est encore accentuée depuis.
Comme à Londres, il y est pratiquement non grata. Ces villes rassemblent une population plus éduquée, plus jeune et plus minoritaire que la moyenne nationale : elles concentrent les composantes centrales de l’électorat démocrate. Ce sont aussi des villes dont les populations, les activités et les intérêts sont très liés au reste du monde. Elles sont donc particulièrement hostiles à la politique de repli et de fermeture du pouvoir fédéral.
Les maires ont bien saisi le mécontentement, souvent l’exaspération, de leurs concitoyens, et ils le traduisent en actes politiques, en s’opposant frontalement à Trump sur deux sujets essentiels : l’environnement et la politique d’immigration. Sur l’environnement, la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat a activé la résistance des grandes villes et des Etats très urbanisés. Lorsque Trump a lancé qu’il avait été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh (Pennsylvanie)et non ceux de Paris, le maire de Pittsburgh lui a sèchement répondu en indiquant que sa ville suivrait l’accord de Paris, comme des centaines...




                        

                        

