<FILE-date="2018/01/27/19">

<article-nb="2018/01/27/19-1">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Journée de l’Holocauste : l’Autriche et l’Allemagne sonnent l’alarme

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h50
   





                        


A l’occasion samedi de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les autorités de l’Autriche et de l’Allemagne ont, chacune de leur côté, lancé un appel à la vigilance.
Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, critiqué par la gauche pour avoir formé une coalition avec l’extrême droite, a rappelé la « responsabilité historique particulière » de l’Autriche dans le génocide des juifs. « Les Autrichiens ont aussi été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah, a-t-il tweeté. Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement. »
Ce rappel intervient alors que l’Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s’est longtemps considérée comme la « première victime du nazisme ». En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l’Anschluss d’Adolf Hitler, un Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l’appareil militaire et répressif nazi.
Incidents liés à l’antisémitisme en Autriche
Les propos de M. Kurz, qui a formé en décembre un gouvernement en coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, s’inscrivent également dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l’antisémitisme et le nazisme en Autriche.
Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d’une corporation pangermaniste après la révélation de l’existence d’un corpus de chants nazis au sein de leur cellule locale. Ces chants ont provoqué une vague d’indignation dans le pays, d’autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à des élections régionales prévues en Basse-Autriche dimanche, Udo Landbauer.

        Lire aussi :
         

                Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis



Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d’une corporation pangermaniste, a condamné vendredi « toute forme d’antisémitisme » à l’ouverture du Bal des corporations, un rendez-vous prisé des figures d’extrême droite européennes, auquel ce parti convie chaque année à Vienne.
Quelque 8 000 manifestants, selon la police, ont manifesté sans incident notable pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement. La communauté juive d’Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au Parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ, parti créé par d’anciens nazis.
Merkel met en garde contre la montée de l’antisémitisme
En Allemagne, Angela Merkel a elle aussi marqué ce jour, en dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, et en qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.
Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.

        Lire aussi :
         

                L’Europe craint un regain d’antisémitisme



Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des juifs est largement propagée. Une récente manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.
Créée par l’ONU en 2005, la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste est célébrée chaque année le 27 janvier, date de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-2">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le président tchèque prorusse Milos Zeman largement réélu

Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 18h49
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jir Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.
Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’État, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

        Lire aussi :
         

                En République tchèque, Drahos, candidat du « tout sauf Zeman »



Plébiscité dans les villes moyennes et les campagnes
« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.
« Jiri Drahos n’a pas vraiment tendu la main aux électeurs des candidats du premier tour qui avaient appelé à voter pour lui et c’est une erreur », affirme le politologue Jiri Pehe. « Il semble que certains d’entre eux aient préféré rester chez eux ou même aient voté pour le président sortant. Par ailleurs, le manque d’expérience politique de M. Drahos lui a sans doute fait perdre des points pendant les deux débats télévisés, au cours desquels il n’a pas été très bon. »
Les Tchèques ont préféré s’en remettre à ce qu’ils connaissent : avant de s’afficher aux côtés de Donald Trump, jusqu’à vouloir que Prague reconnaisse à son tour Jérusalem comme étant la capitale d’Israel, Milos Zeman, 73 ans, a été l’une des figures de la transition de 1989.

        Lire aussi :
         

                En Moravie, les Tchèques « d’en bas » votent Zeman



Rejet de l’immigration et de l’islam
Gros fumeur, il est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.
Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-3">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La France a-t-elle profité des largesses de la Banque centrale européenne ?

En Italie ou au Portugal, les rachats de dettes publiques et privées de la BCE ont contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise. La France est-elle exposée au même risque ?



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h30
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. L’année 2018 sera probablement celle du tournant pour la politique monétaire européenne. Certes Mario Draghi l’a confirmé lors de sa conférence de presse, jeudi 25 janvier : la Banque centrale européenne (BCE) poursuivra ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing en anglais, ou QE) à hauteur de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre. Mais, au-delà, ces derniers devraient progressivement se réduire, pour s’interrompre courant 2019.
Cette perspective ravit déjà ceux qui, en Allemagne, critiquent ce programme depuis sa conception, jugeant qu’il alimente des bulles financières, sans profiter vraiment à l’économie réelle. En Italie ou au Portugal, le QE a pourtant contribué efficacement à la baisse des taux souverains. Son interruption pourrait fragiliser les finances publiques et nuire à la reprise.

La France est-elle exposée au même risque ? Son économie a-t-elle profité des largesses de la BCE ? Oui, mais pas forcément comme on l’imagine, explique Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch, dans une note qu’il vient de consacrer au sujet. Son constat porte d’abord sur l’inflation. En France, celle-ci reste largement inférieure à la cible de 2 % de la BCE. Motif : en dépit des difficultés de recrutement que l’on observe dans certains secteurs, les rémunérations n’augmentent guère, en partie parce que le pouvoir de négociation des salariés s’est affaibli ces dernières années. Si l’on se fie à ce seul indicateur, l’Hexagone gagnerait donc à ce que la BCE conserve ses mesures accommodantes aussi longtemps que possible.

Agir sans tarder
C’est beaucoup moins vrai si l’on se penche, cette fois, sur l’évolution du crédit au secteur privé. « Parmi les grandes économies, seules les entreprises françaises ont répondu au stimulus de la BCE avec vigueur », souligne Gilles Moëc. Comprendre : elles ont profité des taux bas pour accroître considérablement...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-4">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

        Lire aussi :
         

                Migrants sur la route de l’Europe : « En Libye, nous ne sommes que des esclaves »



Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-5">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le gouvernement espagnol veut empêcher l’investiture de Carles Puigdemont

Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h35
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

C’est la panique au Palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol. La date de la session d’investiture du prochain président de la Catalogne a été fixée au mardi 30 janvier, à 15 heures. Et rien ne semble pouvoir altérer la volonté des indépendantistes de soumettre au vote des députés la candidature de Carles Puigdemont, quitte à ce qu’il gouverne depuis son « exil » en Belgique, où il a fui la justice espagnole.
Lassé d’attendre les décisions du bureau du Parlement catalan, à majorité indépendantiste, sur le vote par procuration des cinq députés « fugitifs » et sur la possibilité d’une investiture à distance, pour présenter les recours opportuns devant le tribunal constitutionnel et désamorcer la candidature de M. Puigdemont, le gouvernement a décidé de prendre les devants.
Vendredi 26 janvier, la numéro deux de l’exécutif, Soraya Saenz de Santamaria, a annoncé en conseil des ministres un recours devant le tribunal constitutionnel contre la candidature du président catalan destitué fin octobre 2017 après la proclamation de « l’indépendance de la République catalane » et mis en examen pour « rébellion, sédition et détournement de fonds publics ».
« Comme gouvernement, nous avons le devoir d’utiliser tous les outils que la loi et la Constitution nous donnent pour éviter que quelqu’un qui a fui volontairement la justice, qui s’est soustrait à la loi et aux tribunaux, puisse de manière illégitime être élu et prendre la tête d’un gouvernement régional », a expliqué Mme Saenz de Santamaria.
Néanmoins, le pari est dangereux. Pour le Conseil d’Etat, dont la saisie est obligatoire avant tout recours devant le tribunal constitutionnel, le recours du gouvernement est prématuré. L’organe consultatif a estimé le 25 janvier qu’il partait de l’hypothèse selon laquelle M. Puigdemont ne reviendra pas en Espagne d’ici au 30 janvier, ce qui est impossible à assurer.
Mariano Rajoy en difficulté
Malgré...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-6">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le terme « Macédoine » désigne à la fois une région de la Grèce et un pays indépendant issu de l’ex-Yougoslavie. Pourquoi cette ambiguïté pose-t-elle problème depuis plus de vingt-cinq ans ?
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/01/27/19-7">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Washington renouvelle ses sanctions après le conflit en Ukraine et l’annexion de la Crimée

Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 21h00
   





                        


Le Trésor américain a annoncé, vendredi 26 janvier, de nouvelles sanctions contre 21 personnes et neuf entreprises liées au conflit en Ukraine et à l’annexion de la Crimée par Moscou. A la suite de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, suivie de la guerre dans l’est de l’Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.
« Le gouvernement américain est déterminé à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à viser ceux qui tentent de saper les accords de Minsk, signés début 2015 pour tenter de régler ce conflit qui a éclaté au printemps 2014 et qui perdure, déclare le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, dans un communiqué. Ceux qui fournissent des biens, des services ou un soutien matériel aux personnes et entités sanctionnées par les Etats-Unis pour leurs activités en Ukraine s’exposent eux-mêmes à des sanctions américaines. »
Les nouvelles mesures concernent en premier lieu onze responsables séparatistes : des « ministres » des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que le « gouverneur » de Sébastopol, en Crimée, tous accusés d’avoir entravé la paix ou d’exercer des fonctions gouvernementales en territoire ukrainien sans autorisation de Kiev.
Transfert de turbines vers la Crimée
Le vice-ministre de l’énergie russe, Andreï Tcherezov, et un chef de service au sein du même ministère sont également sanctionnés. Ils avaient déjà fait l’objet de sanctions de l’Union européenne pour avoir détourné des turbines de gaz de Siemens vers la Crimée, confrontée à plusieurs coupures de courant massives depuis son annexion par Moscou en 2014. Sergueï Topor-Gilka, directeur général de Technopromexport, filiale du conglomérat d’Etat russe Rostec et acquéreur des turbines, est aussi visé par les mesures américaines.
Le transfert des turbines l’été dernier vers la Crimée est contraire au contrat de vente, rappelle le Trésor américain, estimant qu’elles risquaient de « contribuer à l’annexion de la Crimée par la Russie en fournissant une source indépendante d’énergie à la Crimée et à Sébastopol ».
Absurde, selon Moscou
Donald Trump l’avait répété à de nombreuses reprises pendant sa campagne : il allait réconcilier l’Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonctions, un climat de guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.
Le ministère des affaires étrangères russe a dénoncé la décision du Trésor américain : c’est « une campagne de sanctions absurde qui n’a abouti et n’aboutira à aucun résultat », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Si les autorités américaines préfèrent rompre les liens économiques (…) avec la Russie, c’est leur droit, comme nous nous réservons le droit de riposter », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-8">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige notamment Udo Landbauer.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis

Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige notamment Udo Landbauer.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h46
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


En Autriche, on peut être le candidat d’un parti de gouvernement à la présidence d’une grande région tout en étant l’un des dirigeants d’une corporation étudiante fidèle à certains chants nazis. C’est le cas d’Udo Landbauer, 31 ans, tête de liste du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) en vue des élections en Basse-Autriche (Nord-Est) dimanche 28 janvier.
L’hebdomadaire Falter a révélé le scandale, mardi 23 janvier, en retrouvant un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich et appartenant à Germania zu Wiener Neustadt, un cercle qui rassemble des militants d’extrême droite rencontrés sur les bancs de la faculté. Les extraits qu’il donne de l’ouvrage sont clairement antisémites. « Mettez les gaz, vous, vieux Germains, on peut passer le septième million », peut-on par exemple lire, en référence aux six millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale.

        Lire aussi :
         

                En Autriche, droite et extrême droite ont prêté serment



Ces paroles tombent sous le coup de la loi et le parquet a ouvert une enquête, alors que le bal annuel controversé de ces corporations, organisé par le FPÖ, s’est tenu le 26 janvier au soir. Une manifestation pour protester contre le retour de cette formation – fondée par d’anciens nazis – au gouvernement le 20 décembre 2017, en coalition avec les conservateurs-chrétiens, a d’ailleurs rassemblé 8000 personnes selon la police.
Les représentants de la communauté juive d’Autriche ont boycotté jeudi la commémoration de l’Holocauste qui avait été organisée par le Parlement pour ne pas croiser les nouveaux ministres d’extrême droite. Et le président écologiste Alexander Van der Bellen est sorti de sa réserve. « Tous les membres de cette corporation devaient savoir ce qu’il y avait dans ce recueil de chansons », a-t-il affirmé en faisant allusion à la défense de M. Landbauer, qui jure n’avoir jamais eu connaissance de l’existence d’un tel ouvrage et a annoncé la suspension de son adhésion à Germania.
L’élu est soutenu par le vice-chancelier Heinz-Christian Strache – qui a dénoncé l’antisémitisme devant les 3000 invités du bal – et le ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, issus du même parti politique.
M. Landbauer, dont la mère est persane selon son porte-parole, compte d’ailleurs bien concourir dimanche aux régionales contre la favorite conservatrice-chrétienne, une ancienne ministre de l’intérieur, Johanna Mikl-Leitner (ÖVP), qu’il surnomme « Moslem-Mama » (« maman musulmane ») et accuse de vouloir « islamiser les enfants par la force », parce que son parti encourage les crèches à faire entendre des musiques issues de différentes cultures. Cette femme politique est pourtant principalement connue en Autriche pour sa fermeté assumée lors de la crise des migrants, en 2015.
« Partie émergée de l’iceberg »
Le délai de prescription est fixé à dix ans par la loi, entrée en vigueur en 1947, qui réprime toute apologie du nazisme. Pour que la justice soit saisie, il faudrait donc que l’enquête prouve l’utilisation des textes incriminés à des fins de propagande au cours de la décennie écoulée, car le livre retrouvé par la presse a été publié en 1997.
Ariel Muzicant, le vice-président du Congrès juif européen, ne se montre absolument pas surpris par ces révélations. « Des choses comme celles-là vont sortir toutes les semaines puisque, depuis que Jörg Haider [l’ancien chef du FPÖ] a quitté ce parti en 2005, ceux qui sont restés sont liés à ces corporations. »

        Lire aussi :
         

                A Vienne, l’autre Autriche manifeste contre l’extrême droite



L’existence d’un tel recueil ne serait d’ailleurs que la « partie émergée de l’iceberg », selon Andreas Peham, du centre de documentation sur la résistance, un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes en Autriche. « Je demande au ministère de la famille la suppression des subventions » accordées au groupement d’associations Österreichische Pännaler-Ring, auquel appartient Germania zu Wiener Neustadt, a réagi Peter Kolba, un élu du parti Liste Peter Pilz, qui siège dans l’opposition, au Parlement. Selon lui, elle a reçu 14 535 euros d’argent public en 2016.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-9">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : « L’amour de la patrie n’exclut pas la solidarité européenne »

Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h30
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans sa tribune parue dans Le Monde du 23 novembre 2017 (« Non, le Brexit n’est pas seulement l’expression du nationalisme anglais »), Robert Tombs explique que le vote en faveur du Brexit aurait été l’expression d’une « certaine confiance anglaise » et « fondamentalement un vote de confiance dans les institutions démocratiques nationales ».
Malheureusement, il y a confiance et il y a témérité. En 1961, le prédécesseur de Mme May, M. Harold Macmillan, croyait pouvoir adhérer à la Communauté économique européenne (CEE), « mais », selon l’expression du général de Gaulle, « suivant ses propres conditions. » On sait ce qu’il est devenu de cette tentative.
Aujourd’hui, les Britanniques font l’inverse, en tentant de sortir de l’Union européenne (UE), mais toujours suivant leurs propres conditions, en l’occurrence un accord de libre-échange sur mesure. Il est permis de croire que cette deuxième entreprise ne réussira pas mieux que la première, et pour la même raison : la « confiance » démesurée des chefs britanniques en leur capacité de faire plier leurs partenaires européens.
Pur fantasme
L’illustration, s’il en fallait encore une, est offerte par la visite du président Macron le 18 janvier [sommet franco-britannique à Sandhurst]. Certes, nos deux pays ont signé quelques accords bilatéraux sur la coopération militaire en Estonie et au Mali, et la (troublante) cogestion de la frontière à Calais. Mais sur la relation britannique avec l’Europe, M. Macron s’est montré tout aussi ferme que le général de Gaulle : pas question d’un accord commercial qui porterait atteinte au marché unique. On voit donc que l’ambition britannique d’un traitement de faveur relève, non pas de la robuste confiance, mais du pur fantasme.
D’où vient cet excès de confiance, si nuisible aux intérêts britanniques ?
D’une part, un nationalisme britannique impérial, océanique qui se vante d’avoir...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-10">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Transport ferroviaire : petite leçon britannique pour la SNCF

Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h19
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Pour un passager français qui arrive à Londres par l’Eurostar, la seule ligne de train à grande vitesse du Royaume-Uni, le constat est vite fait. Si, au lieu de tourner à gauche, à la sortie de la gare de Saint-Pancras, vers le métro londonien, vous prenez à droite, en direction des départs vers Sheffield, vous vous trouverez face à des locomotives diesel fumantes, qui se traînent sur une voie non électrifiée vers le nord de l’Angleterre. Pour rallier Sheffield, à 270 kilomètres de là, il faut compter deux heures et quart et environ cent euros pour un départ immédiat. Un Paris-Angers parcourt vingt kilomètres de plus en une heure de moins, pour seulement quatre-vingts euros. CQFD : plus rapide, moins cher, la supériorité du réseau ferroviaire français n’est pas à démontrer.
Le débat politique en Grande-Bretagne semble d’ailleurs prouver les difficultés actuelles du rail. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, a promis de renationaliser les trains s’il arrivait au pouvoir, une idée très populaire. Et ne demandez pas à Stephen Trigg ce qu’il pense des trains de banlieue de Londres : ne supportant plus les wagons archibondés et l’abonnement annuel de 3 600 livres (4 100 euros) jusqu’à Redhill, à 30 kilomètres de la capitale britannique, ce passager a pris la tête d’une association locale de voyageurs. « Notre ligne est à la limite de l’effondrement permanent. Le moindre problème de signalisation et les retards s’accumulent. »
Une « success story »
Derrière cette impression chaotique, la réalité apparaît pourtant beaucoup plus nuancée. « Depuis vingt ans, les trains britanniques sont une “success story” », estime même Michael Holden, directeur de l’agence de consultants Coledale Consulting, qui a autrefois dirigé deux exploitants ferroviaires britanniques. Les statistiques sont effectivement de son côté. Depuis la seconde guerre mondiale, il n’y a jamais eu autant de passagers dans les trains britanniques. Après s’être effondré...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-11">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

« L’université d’Oxford, une magnifique machine mémorielle »

Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h01
    |

                            Noé Michalon








                        



   


Chronique d’Oxford. Diplômé de Sciences Po, Noé Michalon tient une chronique pour Le Monde Campus, afin de raconter son année à l’université d’Oxford, où il suit un master en études africaines.
Janvier 2018, dans la nuit de dimanche à lundi. Les rues sont aussi vides que glaciales. Même les cyclistes, si nombreux d’ordinaire dans la ville, ne se risquent pas à chevaucher leur monture à la selle craquelée par le gel. C’est la veille de la rentrée, et en rejoignant à une heure pourtant bien tardive la bibliothèque de mon collège, je constate que plusieurs salles de lecture sont encore peuplées d’étudiants.
Je retrouve mes collègues qui poursuivent des études variées, tant d’histoire de l’art que de neurochirurgie ou encore de littérature britannique. Malgré la longue pause hivernale qui s’achève, nous faisons tous le constat d’avoir été victimes d’une indécrottable procrastination, et nous nous échinons depuis une semaine sur les dissertations et autres examens que nous aurions pu entamer ces trente derniers jours. Les fléaux de la vie étudiante sont universels.
Rien n’est laissé au hasard
Alors que je me concentre sur mon travail, le détail des procédures à suivre pour rendre ma dissertation, qui frémit encore d’impatience et d’inquiétude au moment où j’écris ces lignes, tient en cinq pages étonnamment détaillées. Tout est précisément calibré, de la taille et du type de police d’écriture (une consigne assez banale dans toute université), à la manière dont le document doit être relié, imprimé en deux exemplaires et stocké dans une clé USB, le tout à fourrer dans une enveloppe géante, dans laquelle insérer également une plus petite enveloppe contenant une Declaration of Authorship, promettant-jurant-crachant que ce travail est le fruit de notre seul labeur soigné sauf-lorsque-mentionné-autrement.
Moi qui étais plutôt coutumier, en France, des e-mails envoyés à 23 h 57 – je vous laisse déduire l’heure limite de rendu – ces salamalecs me font réfléchir sur un point singulier de cette université, à retrouver probablement dans d’autres institutions : ici, rien n’est laissé au hasard, tout est fait pour que notre passage entre ces murs de vieilles pierres de taille soit gravé dans la mémoire.
Avec plus de huit cents ans d’histoire, le rapport de force entre passé, présent et futur à Oxford est évidemment biaisé, quand bien même certains collèges et départements de recherche s’équipent en machines dernier cri ou en buildings de verre. Tout, ici, est tourné vers le passé, ou plutôt vers la mémoire. On vient étudier à Oxford en grande partie pour faire partie de l’histoire incroyable de ce campus, et l’administration nous aide à en prendre conscience.
Masse de travail
Si l’on continue de nous faire porter des tenues d’un autre âge – au demeurant élégantes – pour les grandes occasions, et si on continue précisément à organiser ces grandes occasions, ce n’est pas seulement pour perpétuer des traditions centenaires. Après tout, les étudiants de la Sorbonne semblent avoir conservé peu d’anciennes coutumes malgré l’ancienneté de leur institution. Je vois plutôt dans les si nombreuses singularités d’Oxford, à multiplier par les autres traits distinctifs de ses 38 colleges, un moyen de rythmer un quotidien scolastique qui peut parfois friser le monastique.
Car ne nous y trompons pas, en dépit d’une vie sociale et associative animée, malgré l’immense communauté étudiante de la ville, c’est presque une lapalissade que de qualifier d’importante la masse de travail qui nous attend ici. « Préparez-vous à passer l’une des années les plus chargées de votre vie. Ce vendredi représente votre dernier jour de repos avant un beau jour de juillet », nous avait lancé le directeur de notre programme le jour de la rentrée. Une phrase qu’on peut entendre en première année de beaucoup de filières. J’attendais donc de voir, et j’ai vu. Avec ses trimestres courts de huit semaines et ses montagnes de lectures à (vraiment) lire pour chaque cours, l’institution promet peu d’ennui aux étudiants. Mais il faut bien que leurs souvenirs ne se limitent pas aux heures passées dans les bibliothèques, si belles soient-elles.
Heures mondaines et studieuses
Ce n’est donc pas un hasard si une batterie de photographes officiels est venue nous illuminer de ses flashs dès le jour de la cérémonie de matriculation, quelques jours après la rentrée. C’est non seulement une affaire profitable – puisque les jolis clichés étaient ensuite à retrouver en vente en ligne, dans tous les types de format –, mais aussi une manière de marquer d’une pierre blanche le passage dans cette institution.
Je m’en rends compte à présent, l’une de mes précédentes chroniques, sur la perte de la notion du temps ressentie à Oxford, soulignait en fait la conséquence de cette politique mémorielle. Si les trimestres ont un autre nom, si heures mondaines et studieuses sont confondues, c’est pour que tout le temps qui s’écoule ici soit stocké dans une même unité, dans un même dossier dans notre mémoire.

        Lire aussi :
         

                « A Oxford, l’on perd la notion du temps »



Soucieux de vérifier ma théorie dans une démarche disruptive de fact-checking à en faire pâlir les Décodeurs, j’interroge de ce pas Maya, une amie américaine assise à la même table que moi, et qui semble aussi en retard que moi dans son devoir pour le lendemain. Elle opine du chef. « Je pense à tous ces clubs exclusifs et sélects qui entretiennent des traditions et des règles étranges », ajoute cette étudiante en médecine qui a pris une année de césure pour « tendrement » étudier les sciences sociales (oui, elle a dit « tendrement »). Les amis qui m’ont rendu visite dans cette ville en sont témoins, il n’est pas un seul lieu à Oxford qui n’ait son anecdote, son alumnus célèbre ou ses on-dit.
Touristes de long terme
Et le nombre de traditions semble proportionnel au prestige qu’on veut donner au lieu. Ainsi de l’All Souls College, le plus réputé de tous, dont l’examen d’entrée est parfois qualifié de « plus difficile au monde », avec un seul mot en guise d’énoncé et un élève admis sur 80. D’ailleurs, le sujet de l’an passé était « Et », nous raconta par un jour automnal une guide de la ville. Et par le simple fait de répéter cette légende, voilà une couche de vernis que je rajoute à l’histoire déjà bien lustrée de cette université. C’est aussi ce même collège qui organise, une fois tous les cent ans, une ronde de ses anciens élèves autour de ses augustes murailles, guidés par leur doyen porté sur une chaise, pour partir à la recherche d’un col-vert perdu dans une faille spatio-temporelle.
Il est d’ailleurs amusant de constater que ce mécanisme mémoriel est assez similaire à celui du tourisme. Sans rien enlever à l’excellence de l’enseignement et à la qualité des conditions d’études, nous sommes aussi, en étudiant ici, des sortes de touristes de long terme. Nous venons étudier à Oxford pour en garder un souvenir à jamais, souvenir matérialisé par des événements à ne pas manquer et des robes universitaires que nous garderons toute notre vie sans pouvoir les porter nulle part ailleurs que dans cette ville. Comme le col-vert susmentionné, nous nous mettons dans une faille spatio-temporelle. Une faille aussi magnifique que formatrice.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-12">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Julian Assange demande au Royaume-Uni la levée du mandat d’arrêt à son encontre

Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h18
   





                        



   


Julian Assange a déposé devant la justice britannique une requête, qui sera examinée vendredi 26 janvier, en vue d’obtenir la levée du mandat d’arrêt britannique émis à son encontre pour non-respect de ses engagements en matière de liberté conditionnelle.

        Lire aussi :
         

                Pour le président équatorien, le cas de Julian Assange est un « problème »



S’il obtient gain de cause, le cofondateur de WikiLeaks pourrait quitter l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’est réfugié depuis le 19 juin 2012 pour éviter d’être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol.
Après qu’il eut lancé neuf recours différents (soit en première instance, soit en appel, soit devant la Cour suprême) auprès de la justice suédoise, cette dernière a finalement abandonné les poursuites le 19 mai 2017. Mais l’Australien, âgé de 46 ans, reste menacé d’une arrestation par la justice britannique.

        Lire aussi :
         

                Julian Assange après l’abandon des poursuites contre lui : « Je n’oublie pas, je ne pardonne pas »



« Il demande la levée de son mandat d’arrêt car les Suédois ont confirmé l’annulation de leur demande d’extradition, a expliqué un porte-parole du CPS (Crown Prosecution Service), le ministère public de la Couronne. Il demande donc que son mandat d’arrêt soit également annulé. »
Prié de dire si Julian Assange pourrait sortir libre de l’ambassade d’Equateur en cas de levée du mandat d’arrêt, le porte-parole a répondu : « En théorie, oui, ce serait notre interprétation. »

        Lire aussi :
         

                Comprendre la situation de Julian Assange en huit questions



En décembre, l’Equateur a annoncé avoir naturalisé M. Assange, ce qui a permis aux Equatoriens de demander, le 20 décembre à Londres, le statut d’agent diplomatique pour le fondateur de WikiLeaks. Ceci lui aurait permis de sortir de l’ambassade sans être arrêté par la police britannique. Le Royaume-Uni avait rejeté la requête le lendemain.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-13">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une décision de la Commission européenne « brèche mortelle dans l’unité du sport français »

Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h16
    |

Gauthier Martin (Avocat au cabinet Clifford Chance) et Yves Wehrli (Avocat et directeur (managing partner) du cabinet d’avocats Clifford Chance)







                        



                                


                            

Passée relativement inaperçue jusqu’à présent, une décision de la Commission européenne pourrait avoir des conséquences potentiellement majeures pour le modèle sportif français, au moment où la France se réjouit des succès de la qualification de son équipe nationale aux demi-finales de l’Euro de handball.
Dans une décision rendue le 8 décembre 2017 et prise à l’initiative de la commissaire chargée de la politique de la concurrence, la Commission s’est en effet prononcée sur un litige d’apparence anodine entre deux patineurs néerlandais et l’Union internationale de patinage (UIP). En substance, la Commission a reproché à l’UIP d’interdire aux athlètes affiliés à ses fédérations nationales membres de participer, sous peine de sanctions très sévères, à des compétitions organisées par des opérateurs indépendants de l’UIP.
La Commission a estimé que l’UIP ne pouvait pas, pour la défense de ses propres intérêts commerciaux, empêcher l’émergence de compétitions indépendantes au détriment des intérêts des sportifs désireux d’y prendre part et des organisateurs concernés. Les règles de l’UIP ayant cet effet relèvent, selon la Commission, des pratiques anticoncurrentielles et doivent être bannies.
Bien que la décision ne soit pas encore publiée et qu’à ce stade la prudence s’impose, sa portée, de l’aveu même de la Commission, dépasse le cas de la seule UIP et concerne toutes les fédérations nationales et internationales. Sans remettre en cause leur place centrale, la Commission entend ainsi rappeler qu’elles ne peuvent imposer des restrictions qui ont pour effet d’empêcher l’émergence de compétitions concurrentes si ces restrictions ne sont pas justifiées et proportionnées au regard des objectifs légitimes du sport, tels que la protection de la santé et la sécurité des athlètes notamment.
Service public
Le raisonnement vaut aussi a fortiori pour les ligues sportives, émanation des fédérations plus particulièrement en charge de l’organisation...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-14">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Allemagne : les négociations pour former un gouvernement reprennent

Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h06
   





                        


La chancelière allemande Angela Merkel s’est déclarée « optimiste », vendredi 26 janvier, en lançant la dernière ligne droite des négociations pour former « rapidement » un gouvernement en Allemagne, après quatre mois de blocages.
« Nous allons faire en sorte de négocier rapidement. Je crois que les gens attendent désormais que nous nous dirigions vers la formation d’un gouvernement », entre son camp conservateur et les sociaux-démocrates du SPD, a dit la chancelière peu avant le début des discussions. La formation d’un nouvel exécutif dans le pays ne veut pas dire « seulement un nouveau départ pour l’Allemagne, mais aussi un nouveau départ pour l’Europe », a souligné Mme Merkel.
Le président du SPD Martin Schulz a, pour sa part, insisté sur la nécessité pour une éventuelle coalition d’avoir un programme clairement proeuropéen face aux tendances isolationnistes des Etats-Unis de Donald Trump. L’objectif doit être « de faire à nouveau de l’Allemagne un leader européen », a-t-il dit.
Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre. Angela Merkel souhaite en finir le 11 février au plus tard, mais des sujets de discorde demeurent.

        Lire aussi :
         

                En Allemagne, entre Angela Merkel et Martin Schulz, une coalition par défaut



Trois grands points disputés
Conservateurs et sociaux-démocrates ne s’accordent pas sur l’immigration, tout d’abord. Les conservateurs ont imposé l’essentiel de leurs positions, proposant notamment une limite au nombre de demandeurs d’asile susceptibles d’être accueillis chaque année, et une reprise bridée du regroupement familial pour les réfugiés, victoire en demi-teinte pour le SPD. Les sociaux-démocrates demandent également une réduction des inégalités face à l’assurance-maladie et moins de flexibilité sur le marché du travail.
L’accord décidé en janvier entre le SPD, le CSU et la CDU s’était attiré des critiques de toute part : l’extrême droite a jugé la politique migratoire pas assez sévère, les Verts se sont dits déçus du volet environnemental, et la gauche radicale a dénoncé le caractère « injuste » de la politique sociale esquissée.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent le principe d’une coalition avec Merkel



Pas le droit à l’erreur
L’impatience grandit dans le pays et à l’extérieur, quatre mois après un scrutin législatif marqué par la percée de l’extrême droite et le repli des grands partis traditionnels, qui n’a pas permis de dégager une majorité claire à la chambre des députés. Une première tentative entre conservateurs, libéraux et écologistes a échoué en novembre. Angela Merkel n’a plus droit à l’erreur cette fois avec les sociaux-démocrates.
Contrainte de diriger depuis octobre un gouvernement gérant seulement les affaires courantes, la chancelière a reconnu mercredi au forum de Davos que l’absence de « gouvernement stable » la privait de moyens d’action.
Considérée, il y a encore peu, comme la dirigeante la plus puissante d’Europe, voire du monde dans certains médias des Etats-Unis, Angela Merkel, accaparée par ses problèmes internes et la controverse autour des migrants, a vu son image se tenir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-15">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Au Forum économique mondial, le président des Etats-Unis a reçu à dîner quelques dirigeants de multinationales du Vieux Continent. Objectif : drainer l’investissement étranger outre-Atlantique.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

A Davos, Donald Trump en tournée de dédicace avec les patrons européens

Au Forum économique mondial, le président des Etats-Unis a reçu à dîner quelques dirigeants de multinationales du Vieux Continent. Objectif : drainer l’investissement étranger outre-Atlantique.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h23
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Pas le château de Versailles, mais un palais quand même. Donald Trump a reçu à dîner, jeudi 25 janvier, quelques patrons de multinationales européennes au sous-sol du Palais des congrès de Davos (Suisse). Les convives étaient moins nombreux que pour le sommet de l’attractivité ­qu’Emmanuel Macron avait organisé lundi dans la demeure du Roi-Soleil – 15 dirigeants d’entreprise, dont 5 allemandes et 3 suisses, au lieu de 140 –, mais l’esprit était bien le même : attirer l’investissement étranger aux Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Davos, le forum économique le plus politique de la planète



Si, dans les couloirs du Forum économique mondial, on ne peut évoquer le président américain sans s’attirer un sourire ­goguenard ou une violente diatribe, ces messieurs – aucune dirigeante d’entreprise n’avait été conviée – se sont transformés en « groupies ». Ravi, M. Trump a barré les menus de ses hôtes de sa fameuse signature à l’aide d’un gros feutre noir. Il y a eu aussi une séance de photos.
Patrick Pouyanné, le PDG de Total, seul Français présent, a tweeté une photo de lui au côté de M. Trump, en précisant : « C’était intéressant et informel. C’est ce pour quoi Davos est fait : partager des idées, échanger des vues, résoudre des problèmes et faire avancer les choses. »
Réforme fiscale et attractivité
Les télévisions et les photographes de presse américains ont immortalisé cette rencontre. M. Trump a commencé par demander à chacun, devant les caméras, quels étaient leurs projets aux Etats-Unis. Nestlé, AB InBev, Statoil, Bayer, Adidas, ­Nokia, HSBC ou Volvo… Toutes les multinationales invitées disposent déjà d’importantes capacités outre-Atlantique. La discussion s’est ensuite poursuivie à huis clos.
M. Trump, accompagné par son ­conseiller économique Gary Cohn, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, la ministre de la sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, ont répondu aux questions des leaders pharmaceutiques ou informatiques. Il a été question de Corée du Nord et d’Europe.

        Lire aussi :
         

                Forum de Davos : la gouvernance mondiale et les risques géopolitiques inquiètent les élites



« Emmanuel is a good guy », a opiné le président américain, venu pour vanter sa réforme fiscale et savoir ce qui pourrait encore améliorer l’attractivité de son pays. Les Européens ont répondu en évoquant la sécurité juridique, la 5G ou le libre-échange. M. Trump a écouté.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-16">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Les conservateurs les plus europhobes repartent à l’assaut contre la première ministre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : Theresa May accusée de vouloir transformer le Royaume-Uni en « Etat vassal »

Les conservateurs les plus europhobes repartent à l’assaut contre la première ministre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h13
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Theresa May est-elle en train de perdre le contrôle de sa majorité parlementaire – relative –, voire de son gouvernement, à l’approche de négociations cruciales sur le Brexit ? Alors que David Davis, ministre chargé de la sortie de l’UE, devait prononcer, vendredi 26 janvier, un discours précisant les desiderata du Royaume-Uni pendant la période de transition destinée à préciser les futures relations commerciales avec l’Union, le ton est soudain monté entre des députés conservateurs europhobes et la première ministre.
Philip Hammond, le ministre des finances, proeuropéen, a précipité la crise en affirmant à Davos que le Brexit n’apporterait que de « très modestes » changements et que Londres cherchait à maintenir « la relation la plus proche possible » avec l’UE. Nouveau chef d’un groupe de 60 députés très antieuropéens, le député Jacob Rees-Mogg a répliqué en accusant le gouvernement de « se laisser intimider » par Bruxelles. « Selon nos négociateurs, nous devrions accepter ce que l’UE nous autorise (…). Ce n’est pas une façon de négocier et ce pays ne peut pas se comporter ainsi. »
Permanente, la discorde resurgit car les Vingt-Sept doivent faire connaître, lundi 29 janvier, les contours de la « période de transition » réclamée par Londres et acceptée par eux, qui doit courir du 30 mars 2019, premier jour du Brexit effectif, à la fin de 2020. Pour l’UE, le Royaume-Uni ne pourra alors plus prendre part aux décisions commune, mais sa participation au marché unique, cruciale pour les économies de part et d’autre de la Manche, sera maintenue.

Chantage à la crise
Ce quasi-statu quo insupporte le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, le député Rees-Mogg, et leurs amis. Ce dernier accuse Mme May de vouloir transformer le royaume en « Etat vassal » et le Brexit en un simple « exercice visant à limiter les dégâts ». Déjà, une quarantaine de députés seraient...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-17">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le candidat pro-européen, issu de la société civile, est au coude-à-coude avec le chef de l’Etat sortant prorusse, Milos Zeman, au second tour de la présidentielle.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En République tchèque, Drahos, candidat du « tout sauf Zeman »

Le candidat pro-européen, issu de la société civile, est au coude-à-coude avec le chef de l’Etat sortant prorusse, Milos Zeman, au second tour de la présidentielle.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 14h06
    |

                            Blaise Gauquelin (Zlin (République tchèque), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le petit théâtre municipal est plein à craquer. Les habitants de Zlin, une ville indissociable de Tomas Bata – dont la marque de chaussures est née ici –, sont venus en nombre au meeting de soutien à Jiri Drahos, le candidat centriste et proeuropéen issu de la société civile qui s’est qualifié le 13 janvier au premier tour (26,6 %) face au président sortant, l’eurosceptique prorusse et controversé Milos Zeman (38,6 %).
Beaucoup d’entre eux se réjouissent de voir en vrai Marie Rottrova, une icône de la chanson tchèque. Comme des dizaines d’artistes, d’intellectuels, de scientifiques ou de sportifs, elle aussi fait campagne pour ce chimiste de 68 ans, inconnu du grand public il y a quelques mois encore et novice en politique. Si cette grande dame a posé son sac Vuitton en Moravie orientale, à 300 kilomètres de Prague, dans les modestes loges d’un bâtiment hérité du passé communiste, c’est pour participer à un débat public en compagnie de l’épouse du candidat et de quelques autres personnalités en vue. « On voudrait tant avoir nous aussi un genre de Macron au soir du second tour le 27 janvier », explique-t-elle. « Zeman est vulgaire, intolérant. Alors que Drahos, lui, est humble, honnête, sincère. »

Voilà pour les compliments. Car, en général, ceux qui soutiennent l’ancien président de l’Académie des sciences, né en Silésie, marié depuis quarante-trois ans, père de deux filles et plusieurs fois grand-père, choriste sur son temps libre, trouvent plus spontanément des défauts au chef de l’Etat que des qualités à leur champion très policé. Apprécié dans la capitale et chez les Tchèques vivant à l’étranger, il est donné au coude-à-coude avec Milos Zeman, 73 ans, dont le penchant pour l’alcool et les dérapages sémantiques systématiques ont fini par permettre l’émergence d’un contre-courant véritable.
Soutiens hétéroclites
Après la Slovaquie en 2014, qui a plébiscité un philanthrope, Andrej Kiska, contre...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-18">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Jamie Dimon menace de délocaliser plus de 4 000 emplois de la City, si la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se conclut sans accord avec Bruxelles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : le patron de JPMorgan durcit le ton contre Londres

Jamie Dimon menace de délocaliser plus de 4 000 emplois de la City, si la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se conclut sans accord avec Bruxelles.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h01
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Al’évidence, Jamie Dimon est tombé sous le charme d’Emmanuel Macron. Le patron de la banque américaine JPMorgan, de passage à Davos (Suisse), jeudi 25 janvier, a confié tout le bien qu’il pensait du président français lors d’un entretien à la BBC.
« Voilà un type de 39 ans qui crée son propre parti et qui remporte une majorité parle­mentaire dans l’année. [Lors d’une rencontre avec des grands patrons étrangers, à Versailles, lundi 22 janvier], il a parlé et répondu aux questions pendant deux heures, et il était pro-business, pro-capital, pro-réformes… C’est un changement frappant par rapport à ce qu’il y avait avant. »
S’il fait preuve d’aménité à l’égard de Paris, M. Dimon durcit en revanche le ton contre Londres. Il menace de délocaliser « plus de 4 000 emplois » de la City si le Brexit se conclut sans aucun accord avec Bruxelles. L’Américain avait déjà évoqué ce chiffre, qui représente le quart des emplois de JPMorgan au Royaume-Uni, pendant la campagne du référendum sur le Brexit.

Depuis, il l’avait revu à la baisse, parlant plutôt de 500 à 1 000 banquiers qui partiraient à court ou moyen terme. Mais à Davos, craignant peut-être de ne pas être entendu par le gouvernement britannique, il s’est montré plus cinglant. « Si l’on ne trouve pas de reconnaissance réciproque des tarifs douaniers et des régulations, alors cela aura un impact sur l’emploi. » Combien ?, relance l’intervieweur. « Je ne sais pas. Beaucoup. » Quatre mille ?, l’interroge le journaliste. « Ce serait plus que 4 000. »
Un tel exode serait bien supérieur à la plupart des annonces faites jusqu’à présent dans le reste du secteur financier. La corpo­ration de la City évalue entre « 5 000 et 13 000 » le nombre total de départs d’ici à mars 2019, lors de l’entrée en vigueur du Brexit. Paris espère en recevoir 10 000 au cours de la même période.
La finance ne serait pas le domaine le plus concerné
Le...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-19">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ A la fin de novembre, le président des Etats-Unis avait relayé sur Twitter trois vidéos hostiles aux musulmans, publiées par la numéro 2 de Britain First.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Donald Trump prêt à faire des excuses pour avoir retweeté un parti d’extrême droite britannique

A la fin de novembre, le président des Etats-Unis avait relayé sur Twitter trois vidéos hostiles aux musulmans, publiées par la numéro 2 de Britain First.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 09h49
   





                        


Ce ne sont pas tout à fait des excuses mais presque. Le président des Etats-Unis s’est dit prêt, dans une interview à ITV, une chaîne de télévision du Royaume-Uni, et dont un extrait a été diffusé vendredi 26 janvier, à demander pardon pour avoir retweeté, en novembre, des vidéos islamophobes. Le 29 novembre, Donald Trump avait relayé sur le réseau social trois vidéos publiées par Jayda Fransen, numéro 2 de Britain First, un parti d’extrême droite britannique.

        Lire aussi :
         

                Donald Trump relaie des intox islamophobes



Parmi les vidéos partagées, celle d’un islamiste filmé en train de détruire une statue de la Vierge Marie. Une autre montre un partisan de l’organisation Etat islamique jeter un garçon du haut d’un immeuble. La troisième, censée montrer l’agression d’un jeune homme par un « migrant musulman », représente en réalité une bagarre entre deux adolescents d’une petite ville néerlandaise, l’agresseur n’étant ni migrant ni musulman.
« Quand vous faites ces retweets, ils peuvent causer des problèmes »
« Si vous me dites que ce sont des gens horribles, des gens racistes, je m’excuserai certainement si vous souhaitez que je le fasse », a déclaré Donald Trump dans cette interview enregistrée jeudi en marge du Forum économique mondial de Davos et qui sera diffusée dans son intégralité dimanche soir.

        Lire aussi :
         

                Twitter embarrassé par les vidéos islamophobes partagées par Donald Trump



Ces retweets de vidéos islamophobes publiées par la vice-présidente du parti nationaliste britannique Britain First avaient suscité l’indignation outre-Manche, la première ministre Theresa May a dénoncé « une erreur » du président des Etats-Unis.
A l’intervieweur, qui lui fait remarquer que ces retweets ont provoqué « une grande anxiété et la colère » au Royaume-Uni « parce que Britain First est une bande de racistes, fascistes », Donald Trump répond : « Bien sûr, je l’ignorais. » « Je ne savais rien d’eux, je ne sais rien d’eux aujourd’hui à part ce que j’en ai un peu lu, a-t-il poursuivi. Cela a peut-être fait beaucoup de bruit au Royaume-Uni, mais pas aux Etats-Unis. »
« J’ai retweeté [ces vidéos]. Quand vous faites ces retweets, ils peuvent causer des problèmes parce que vous ne savez jamais qui a commencé », a ajouté le président américain.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-20">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dans le « Daily Telegraph », le ministre de la défense affirme que la Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Londres accuse Moscou d’espionner ses infrastructures stratégiques

Dans le « Daily Telegraph », le ministre de la défense affirme que la Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 18h36
   





                        



   


Le ministre de la défense britannique Gavin Williamson a accusé la Russie d’espionner les infrastructures stratégiques du royaume en vue d’y créer un « chaos total » et y causer « des milliers et des milliers de morts ». Au moment où s’ouvre une nouvelle période d’évaluation de la menace pesant sur son pays, le dirigeant utilise un ton alarmiste inhabituel pour un responsable de son rang.
Dans un entretien au Daily Telegraph publié dans la soirée du jeudi 25 janvier, M. Williamson affirme que Moscou a fait des recherches concernant les réseaux d’approvisionnement électriques qui relient le Royaume-Uni et l’Europe.
« Pourquoi continuent-ils à photographier et observer les centrales électriques ? Pourquoi observent-ils les interconnexions qui apportent l’électricité dans notre pays ? Ils observent ces points parce qu’ils pensent que ce sont des manières d’attaquer la Grande-Bretagne. »
« Ce qu’ils cherchent c’est réfléchir à “comment nous pouvons causer beaucoup de mal au Royaume-Uni” », affirme le ministre. La Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable », insiste-t-il.
Actes « hostiles »
Interrogé par l’Agence France-Presse, un porte-parole du ministère de la défense a déclaré qu’il n’avait rien à ajouter aux commentaires du ministre. L’ambassade de Russie à Londres n’a pu être jointe dans l’immédiat.
Le Royaume-Uni a dénoncé à plusieurs reprises l’ingérence russe. La première ministre Theresa May avait évoqué en novembre les actes « hostiles » de Moscou. Ciaran Martin, chef du Centre national de cybersécurité (NCSC), avait le même mois affirmé que les activités du Kremlin étaient « clairement une source de préoccupation ». Celle-ci « s’est traduite par des attaques contre les médias britanniques, les télécommunications et le secteur de l’énergie », avait-il alors expliqué.



                            


                        

                        

