<FILE-date="2018/01/27/19">

<article-nb="2018/01/27/19-1">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Journée de l’Holocauste : l’Autriche et l’Allemagne sonnent l’alarme

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, qui a formé une coalition avec l’extrême droite, et la chancelière allemande Angela Merkel ont mis en garde contre le retour de l’antisémitisme.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 17h50
   





                        


A l’occasion samedi de la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les autorités de l’Autriche et de l’Allemagne ont, chacune de leur côté, lancé un appel à la vigilance.
Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz, critiqué par la gauche pour avoir formé une coalition avec l’extrême droite, a rappelé la « responsabilité historique particulière » de l’Autriche dans le génocide des juifs. « Les Autrichiens ont aussi été des acteurs et ont été associés aux crimes atroces de la Shoah, a-t-il tweeté. Nous portons une responsabilité historique particulière, que le nouveau gouvernement reconnaît clairement. »
Ce rappel intervient alors que l’Autriche, annexée par le Troisième Reich en mars 1938, s’est longtemps considérée comme la « première victime du nazisme ». En réalité, le pays avait accueilli avec enthousiasme l’Anschluss d’Adolf Hitler, un Autrichien de naissance, et avait été pleinement intégré à l’appareil militaire et répressif nazi.
Incidents liés à l’antisémitisme en Autriche
Les propos de M. Kurz, qui a formé en décembre un gouvernement en coalition avec le parti d’extrême droite FPÖ, s’inscrivent également dans un contexte de multiplication des incidents en lien avec l’antisémitisme et le nazisme en Autriche.
Le parquet a ainsi mis en examen cette semaine quatre membres d’une corporation pangermaniste après la révélation de l’existence d’un corpus de chants nazis au sein de leur cellule locale. Ces chants ont provoqué une vague d’indignation dans le pays, d’autant plus vive que la cellule concernée compte parmi ses dirigeants la tête de liste FPÖ à des élections régionales prévues en Basse-Autriche dimanche, Udo Landbauer.

        Lire aussi :
         

                Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis



Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, patron du FPÖ et lui-même membre d’une corporation pangermaniste, a condamné vendredi « toute forme d’antisémitisme » à l’ouverture du Bal des corporations, un rendez-vous prisé des figures d’extrême droite européennes, auquel ce parti convie chaque année à Vienne.
Quelque 8 000 manifestants, selon la police, ont manifesté sans incident notable pour protester contre la tenue de ce bal et dénoncer la présence du FPÖ au gouvernement. La communauté juive d’Autriche a boycotté la cérémonie officielle de commémoration au Parlement, ne souhaitant pas rencontrer des dirigeants du FPÖ, parti créé par d’anciens nazis.
Merkel met en garde contre la montée de l’antisémitisme
En Allemagne, Angela Merkel a elle aussi marqué ce jour, en dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, et en qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.
Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré samedi la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire.

        Lire aussi :
         

                L’Europe craint un regain d’antisémitisme



Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des juifs est largement propagée. Une récente manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.
Créée par l’ONU en 2005, la Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste est célébrée chaque année le 27 janvier, date de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz en 1945.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-2">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le président tchèque prorusse Milos Zeman largement réélu

Le « tout sauf Zeman » de son rival, le pro-européen Jiri Drahos, n’aura pas suffi à faire de l’ombre au président populiste sortant.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 18h49
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


L’arithmétique aurait dû offrir une large victoire au candidat proeuropéen Jir Drahos. Mais la politique n’est pas affaire de sciences et le président tchèque sortant prorusse, Milos Zeman, a été reconduit par les électeurs, samedi 27 janvier, avec 51,4 % des suffrages.
Quatre candidats du premier tour avaient pourtant accordé leur soutien au chimiste retraité âgé de 68 ans, peu charismatique et issu de la société civile, qui pensait pouvoir capitaliser sur le rejet que suscite le chef de l’État, en mauvaise santé et adepte des alcools forts, chez une partie des électeurs. Il n’a pas réussi à rassembler suffisamment et ne recueille que 48,6 % des voix dans ce pays d’Europe centrale qui compte 10,5 millions d’habitants et a rejoint l’Otan, tout comme l’Union européenne.

        Lire aussi :
         

                En République tchèque, Drahos, candidat du « tout sauf Zeman »



Plébiscité dans les villes moyennes et les campagnes
« Les cinq prochaines années seront mobilisées par le travail et je m’en réjouis », a affirmé M. Zeman après l’annonce de sa victoire. « Je promets de travailler autant qu’avant. » Le président doit sa victoire aux villes moyennes et aux campagnes, où les personnes touchant les revenus les plus bas l’ont plébiscité. M. Drahos, lui, a fait le plein des voix dans la capitale et chez les plus diplômés.
« Jiri Drahos n’a pas vraiment tendu la main aux électeurs des candidats du premier tour qui avaient appelé à voter pour lui et c’est une erreur », affirme le politologue Jiri Pehe. « Il semble que certains d’entre eux aient préféré rester chez eux ou même aient voté pour le président sortant. Par ailleurs, le manque d’expérience politique de M. Drahos lui a sans doute fait perdre des points pendant les deux débats télévisés, au cours desquels il n’a pas été très bon. »
Les Tchèques ont préféré s’en remettre à ce qu’ils connaissent : avant de s’afficher aux côtés de Donald Trump, jusqu’à vouloir que Prague reconnaisse à son tour Jérusalem comme étant la capitale d’Israel, Milos Zeman, 73 ans, a été l’une des figures de la transition de 1989.

        Lire aussi :
         

                En Moravie, les Tchèques « d’en bas » votent Zeman



Rejet de l’immigration et de l’islam
Gros fumeur, il est marié à son ancienne secrétaire, de plus de vingt ans sa cadette et a l’insulte facile lorsqu’il s’agit de ses opposants. Il a fait émerger la sociale-démocratie dans le pays, avant de présider le parlement et de diriger le gouvernement entre 1998 et 2002. Il a ensuite été le premier président élu au suffrage universel direct, en 2013, rassemblant 54,8 % des suffrages.
Depuis, il s’est rapproché de la Russie – soutenant par exemple l’annexion de la Crimée par Moscou – et de la Chine. Il a misé toute sa campagne sur le rejet de l’immigration et de l’islam, s’opposant à l’adoption de quotas obligatoires de réfugiés. Car selon lui, l’afflux de migrants vers l’Europe est une « invasion » organisée par les frères musulmans. Il a aussi soufflé le chaud et le froid, concernant l’adoption par son pays de la monnaie commune : la République tchèque compte toujours en couronnes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-3">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Réseaux de passeurs : arrestations dans le Nord

Les interpellations ont eu lieu au cours d’une même opération, au moment où dix-sept suspects s’apprêtaient à faire passer des migrants vers l’Angleterre.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 15h12
   





                        



   


Dix-sept personnes ont été interpellées depuis vendredi soir à Loon-Plage (Nord), entre Dunkerque et Calais, et placées en garde à vue, soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs depuis la France vers la Grande-Bretagne.
Les dix-sept suspects, en garde à vue à Coquelles (Pas-de-Calais), sont d’origine roumaine dans leur majorité et faisaient passer des « clients de plusieurs nationalités », dont de nombreux Afghans, selon la préfecture et une source proche de l’enquête.

        Lire aussi :
         

                Migrants sur la route de l’Europe : « En Libye, nous ne sommes que des esclaves »



Les interpellations ont eu lieu au cours « d’une même opération, par vagues successives » au moment où ils « s’apprêtaient » à faire passer des migrants vers l’Angleterre, a ajouté la même source proche de l’enquête, sans préciser le mode opératoire. Les gardes à vue pourraient durer quatre jours.
Les investigations ont été « menées depuis plusieurs mois » par la brigade mobile de recherches de la police aux frontières de Calais, selon une source proche du dossier.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-4">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Quatorze soldats ont été tués lors de l’attaque, survenue tôt samedi matin.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Compte rendu

Mali : attaque contre un camp militaire dans le nord du pays

Quatorze soldats ont été tués lors de l’attaque, survenue tôt samedi matin.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-27T14:35:37+01:00"

        Le 27.01.2018 à 14h35

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-27T16:17:05+01:00"

        Mis à jour le 27.01.2018 à 16h17





Au moins quatorze soldats maliens ont été tués samedi 27 janvier lors d’une attaque contre leur camp militaire dans le nord du Mali, a annoncé l’armée malienne en évoquant une action de « terrorisme ».
« Les FAMa [Forces armées maliennes] ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4 heures à Soumpi (Tombouctou). Les FAMa déplorent 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels », indique l’armée malienne sur sa page Facebook.

    

Crédits : 


Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé avoir annulé son déplacement au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba pour se rendre à Boni samedi.

KOULOUBA| 27 janvier 2018- Aéroport Ambodedjo de #Sevaré, 10h50#Mopti centre du #Mali. Le PDT #IBK à bord de l’héli… https://t.co/RaWmvJlC3B— PresidenceMali (@Presidence Mali)


require(["twitter/widgets"]);

L’attaque contre le camp de Soumpi survient deux jours après la mort de 26 civils, dont des mères et leurs bébés, tués par l’explosion d’une mine à Boni, dans le centre du Mali, selon un bilan des Nations unies. Le Conseil de sécurité de l’ONU avait « [condamné] de la manière la plus ferme une attaque terroriste barbare et lâche », à propos de l’incident de jeudi.
Retards dans l’application de l’accord de paix
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit toujours actuellement sous le nom d’opération « Barkhane ».
En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non djihadistes. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de ce texte censé isoler définitivement les djihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
Le Conseil de sécurité de l’ONU, unanime, a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015 d’en relancer l’application, sous peine de sanctions d’ici à la fin du mois de mars. Il a évoqué « un besoin pressant de fournir aux populations du Nord et d’autres régions du Mali des dividendes tangibles et visibles de la paix » avant les élections prévues cette année.

        Lire aussi :
         

                Application de l’accord de paix au Mali : le temps presse



Depuis 2015, les attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antidjihadiste, inauguré en novembre 2015. Outre le Mali, le G5 Sahel comprend la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.


<article-nb="2018/01/27/19-5">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Agé de 62 ans, le prince figurait parmi les 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre et détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le milliardaire saoudien Al-Walid Ben Talal libéré

Agé de 62 ans, le prince figurait parmi les 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre et détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 15h05
   





                        



   


Les autorités saoudiennes ont libéré samedi le prince Al-Walid Ben Talal, près de trois mois après son arrestation dans le cadre d’une vaste purge anticorruption, inédite dans le royaume, a annoncé à l’AFP un de ses associés.
« Il est libre », a déclaré cette source proche du milliardaire, qui a requis l’anonymat. Classé parmi les plus importantes fortunes du monde, le prince Al-Walid est le petit-fils de deux figures historiques du monde arabe : le roi Abdelaziz Al-Saoud, fondateur de l’Arabie saoudite, et Riad Al-Solh, premier chef de gouvernement de l’histoire du Liban.
Agé de 62 ans, le prince milliardaire figurait parmi les quelque 350 suspects arrêtés depuis le 4 novembre, dont des hommes d’affaires et des ministres, qui étaient détenus dans le luxueux hôtel Ritz-Carlton de Riyad. « Le procureur général a approuvé un arrangement avec le prince Al-Walid ben Talal », et ce dernier a ensuite pu rentrer chez lui en cours de matinée, selon une source gouvernementale.

        Lire aussi :
         

                Al Walid Ben Talal Le prince dont le succès est insolent



« Accord transactionnel » d’un milliard de dollars
Cette purge est intervenue après la mise en place d’une commission anticorruption présidée par le prince héritier Mohammed Ben Salman, nouvel homme fort du pays. Plusieurs des personnalités arrêtées avaient été libérées et les autorités avaient indiqué que la plupart avaient accepté un arrangement financier en échange de leur libération.
Le prince Metab Ben Abdallah, fils du défunt roi Abdallah, a été libéré après avoir payé plus d’un milliard de dollars dans le cadre d’un « accord transactionnel » avec les autorités selon l’agence Bloomberg News.

        Lire aussi :
         

                L’Arabie saoudite relâche un prince arrêté dans la purge anti-corruption



Dans une interview au New York Times, le prince héritier a présenté ces arrestations comme une opération « mains propres », dans le droit fil des réformes et des efforts de modernisation qu’il a entrepris depuis l’arrivée au pouvoir, en 2015, de son père Salman (qui a succédé à Abdallah). Selon lui, chaque année, environ 10 % des dépenses publiques sont détournées à des fins d’enrichissement personnel, un phénomène que les experts du royaume s’accordent à qualifier d’endémique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-6">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine à 250 km à l’ouest de Bagdad.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La coalition antidjihadiste frappe « par erreur » les forces irakiennes

Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine à 250 km à l’ouest de Bagdad.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 11h21
   





                        


Huit personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont été tuées lors d’un raid mené « par erreur » samedi 27 janvier par un avion américain de la coalition internationale antidjihadistes dans l’ouest de l’Irak.
« Huit personnes, dont un haut gradé du renseignement, cinq policiers et une femme, ont été tuées par une frappe américaine sur le centre de la localité Al-Baghdadi », a affirmé un responsable provincial. « Il semble que la frappe a été menée par erreur », a-t-il avancé sous le couvert de l’anonymat.
Le raid a également fait une vingtaine de blessés, dont le chef de la police de la localité d’Al-Baghdadi, touché grièvement, ainsi que le maire et d’autres responsables locaux, a-t-il poursuivi.
Le commandement conjoint des opérations (JOC), qui rassemble l’ensemble des forces impliquées dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a publié un communiqué détaillant l’opération de l’aube, sans faire mention de victimes.
Une enquête est ouverte
Al-Baghdadi est une localité située à 250 km à l’ouest de Bagdad, dans la province sunnite d’Al-Anbar, où se trouvaient jusqu’à récemment les derniers bastions de l’EI, que l’Irak a déclaré défait en décembre.
La localité est proche de la base d’Aïn Al-Assad, où sont stationnés des avions américains de la coalition internationale commandée par les Etats-Unis qui a aidé les forces irakiennes à chasser l’EI de tous les centres urbains du pays.

        Lire aussi :
         

                L’Etat islamique, du « califat » à la chute de Rakka



Le JOC a indiqué que les forces irakiennes avaient obtenu des informations sur « une réunion à Al-Baghdadi en présence du commandant terroriste Karim Al-Soumarmad ». Un raid a été ordonné « avec un appui aérien de la coalition. Une fois le terroriste arrêté, alors que les troupes poursuivaient les perquisitions, une grenade a été lancée depuis une maison voisine ».
En rentrant à leur base, ces forces spéciales ont croisé un convoi de voitures se dirigeant vers la maison suspecte. Ignorant qu’il s’agissait de renforts de la police et des supplétifs des milices Hachd Al-Chaabi, elles ont alerté la coalition qui a mené un raid aérien. Des vidéos amateurs montrent des véhicules de la police calcinés, ainsi que des traces de sang au sol. « Une enquête a été ouverte », a précisé le communiqué du JOC.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-7">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le gouvernement espagnol veut empêcher l’investiture de Carles Puigdemont

Madrid saisit de nouveau le tribunal constitutionnel sur la candidature de l’ex-président catalan, malgré les réserves du Conseil d’Etat.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h35
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

C’est la panique au Palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol. La date de la session d’investiture du prochain président de la Catalogne a été fixée au mardi 30 janvier, à 15 heures. Et rien ne semble pouvoir altérer la volonté des indépendantistes de soumettre au vote des députés la candidature de Carles Puigdemont, quitte à ce qu’il gouverne depuis son « exil » en Belgique, où il a fui la justice espagnole.
Lassé d’attendre les décisions du bureau du Parlement catalan, à majorité indépendantiste, sur le vote par procuration des cinq députés « fugitifs » et sur la possibilité d’une investiture à distance, pour présenter les recours opportuns devant le tribunal constitutionnel et désamorcer la candidature de M. Puigdemont, le gouvernement a décidé de prendre les devants.
Vendredi 26 janvier, la numéro deux de l’exécutif, Soraya Saenz de Santamaria, a annoncé en conseil des ministres un recours devant le tribunal constitutionnel contre la candidature du président catalan destitué fin octobre 2017 après la proclamation de « l’indépendance de la République catalane » et mis en examen pour « rébellion, sédition et détournement de fonds publics ».
« Comme gouvernement, nous avons le devoir d’utiliser tous les outils que la loi et la Constitution nous donnent pour éviter que quelqu’un qui a fui volontairement la justice, qui s’est soustrait à la loi et aux tribunaux, puisse de manière illégitime être élu et prendre la tête d’un gouvernement régional », a expliqué Mme Saenz de Santamaria.
Néanmoins, le pari est dangereux. Pour le Conseil d’Etat, dont la saisie est obligatoire avant tout recours devant le tribunal constitutionnel, le recours du gouvernement est prématuré. L’organe consultatif a estimé le 25 janvier qu’il partait de l’hypothèse selon laquelle M. Puigdemont ne reviendra pas en Espagne d’ici au 30 janvier, ce qui est impossible à assurer.
Mariano Rajoy en difficulté
Malgré...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-8">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les services néerlandais ont espionné dès 2014 les hackeurs qui sont entrés dans les réseaux de la Maison Blanche et du Parti démocrate.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Aux Pays-Bas, des révélations sur l’intrusion du Kremlin dans la présidentielle américaine

Les services néerlandais ont espionné dès 2014 les hackeurs qui sont entrés dans les réseaux de la Maison Blanche et du Parti démocrate.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h27
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Des médias néerlandais ont publié, vendredi 26 janvier, des informations sur le rôle des services de renseignement du royaume (AIVD et MIVD) dans les révélations sur l’intervention de la Russie lors des dernières élections présidentielles américaines. Une enquête conjointe de la chaîne publique NOS et du quotidien De Volkskrant indique qu’une opération de piratage informatique menée par des spécialistes néerlandais à partir de l’été 2014 leur a permis d’infiltrer le groupe russe de hackers Cozy Bear. Celui-ci se livrait déjà à ce moment à des opérations d’intrusion dans les systèmes d’information de la Maison Blanche, du département d’Etat et du Parti démocrate.
En 2014, les autorités de La Haye ont créé le Joint Sigint Cyber Unit (JSCU), une nouvelle unité spéciale spécifiquement chargée de la cybersécurité, qui aurait notamment permis de repousser des attaques russes contre des ministères du royaume. Le JSCU a rapidement identifié, expliquent les journalistes de la NOS et du Volkskrant, le groupe de hackers russes chargés d’espionner les Etats-Unis, localisés dans un bâtiment universitaire de Moscou et placés sous l’autorité des services de renseignement extérieurs. Le piratage d’une caméra de surveillance aurait permis d’identifier les membres – une dizaine – de ce groupe.
Courriels de Barack Obama
Ces indications sur « le plus grand piratage de l’histoire » selon des experts ont été rapidement communiquées au FBI, indiquent les deux médias. Mais les intrusions se sont poursuivies sur une longue période, pour des raisons qui restent inexpliquées compte tenu des avertissements lancés par les Néerlandais.
Le New York Times, notamment, a publié depuis le récit des erreurs et des hésitations du Parti démocrate et de l’entourage du président Barack Obama à l’époque. Elles ont permis à Cozy Bear et à un autre groupe, Fancy Bear – aussi connus sous les noms de APT 29 et APT 28, ou The Dukes – de disposer d’un flux massif d’informations, dont les milliers de courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton, parvenus aux services russes FSB et GRU. Ils ont ensuite été transmis à WikiLeaks, qui les a publiés.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, les républicains multiplient les attaques contre l’enquête « russe »



Des courriels du président Obama, des plans de voyage de celui-ci et des notes confidentielles auraient également été dérobés. L’enquête du FBI, actuellement menée par le procureur spécial Robert Mueller, aurait, selon les journalistes néerlandais, été déclenchée à la suite des informations livrées par l’AIVD et le MIVD. Le Washington Post avait déjà évoqué l’aide apportée par « un allié occidental » pour repousser la première attaque connue des cyberpirates russes, au bout de 24 heures seulement.
Pour les patrons des services de renseignement néerlandais, qui se sont exprimés publiquement il y a quelques jours sans évoquer le rôle précis de leurs spécialistes, le rôle du Kremlin dans la tentative d’influencer la campagne américaine ne fait en tout cas « aucun doute ». La ministre de l’intérieur, Kajsa Ollongren, s’est contentée d’indiquer que les responsables du renseignement alertent de longue date sur le possible rôle de puissances étrangères. Depuis 2017 et les révélations faites aux Etats-Unis, les experts néerlandais n’auraient plus d’indication sur les activités de Cozy Bear.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-9">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Un véhicule piégé a explosé samedi dans le centre de la capitale afghane. C’est le troisième attentat en Afghanistan en une semaine.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Kaboul : 95 morts et plus de 150 blessés dans une attaque revendiquée par les talibans

Un véhicule piégé a explosé samedi dans le centre de la capitale afghane. C’est le troisième attentat en Afghanistan en une semaine.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 17h15
   





                        



   


L’explosion d’une ambulance piégée dans le centre de Kaboul a tué 95 personnes samedi 27 janvier et fait 158 blessés, selon le dernier bilan communiqué par le ministère afghan de la santé. L’attaque a été revendiquée rapidement par les talibans sur le service de messagerie WhatsApp. « Un martyr a fait sauter sa voiture piégée près du ministère de l’intérieur où se trouvaient de nombreuses forces de police », écrit Zabihullah Mujahid, un porte-parole des fondamentalistes.
« C’est un massacre », a affirmé sur Twitter Dejan Panic, coordinateur de l’ONG italienne Emergency spécialisé en chirurgie de guerre, qui a décompté au moins « sept morts et 70 blessés » dans son hôpital. La photo qui accompagne son message montre de très nombreuses victimes allongées dans les couloirs et sous les préaux de l’établissement.
Niveau d’alerte extrême
L’explosion, d’une très forte intensité, s’est produite devant l’un des barrages protégeant l’accès à une avenue qui conduit à plusieurs institutions : des bureaux du ministère de l’intérieur, le siège de la police, la délégation de l’Union européenne et le lycée pour filles Malalai. « Le kamikaze a utilisé une ambulance pour passer les barrages. Il a indiqué au premier contrôle qu’il acheminait un patient vers l’hôpital Jamuriat [voisin], a expliqué le porte-parole adjoint du ministère de l’intérieur. Au second barrage, il a été identifié et il a fait détoner sa charge. » Un énorme panache de fumée blanche a recouvert la capitale afghane immédiatement après.
Le niveau d’alerte est extrême en ce moment à Kaboul, particulièrement dans le centre et le quartier diplomatique dont la plupart des ambassades et institutions étrangères ont été placées en lock down (« sorties interdites »).

        Lire aussi :
         

                Afghanistan : au moins 22 personnes sont mortes lors de l’attaque d’un hôtel de luxe à Kaboul



L’attentat est le troisième en Afghanistan en une semaine, après l’attaque de l’hôtel Intercontinental de Kaboul, samedi 20 janvier, revendiqué par les talibans et celle mercredi des locaux de Save the Children à Jalalabad (est), revendiqué par l’organisation djihadiste Etat islamique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-10">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les trois quarts des 25 000 homicides de 2017 sont liés au crime organisé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Le Mexique a connu son année la plus meurtrière en vingt ans

Les trois quarts des 25 000 homicides de 2017 sont liés au crime organisé.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 10h07
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



   


Têtes coupées, maires assassinés, fusillades en pleine rue… Le Mexique sombre dans la violence des cartels de la drogue alors que 2017 a été l’année la plus meurtrière depuis vingt ans, avec 25 339 homicides recensés, soit plus de 69 par jour. L’incapacité du gouvernement à enrayer l’hécatombe remet en cause sa stratégie sécuritaire. A cinq mois du scrutin présidentiel du 1er juillet, les candidats se saisissent du débat face à des électeurs terrorisés.
Jeudi 25 janvier, le record macabre a été décroché par l’Etat de Guerrero (ouest) avec 14 homicides, deux corps calcinés et une tête coupée. La veille, dans la ville de Nuevo Laredo (Etat de Tamaulipas, nord-est), l’inauguration d’une fresque a été interrompue par une fusillade entre des criminels et des militaires qui n’a pas fait de victime. Le même jour, un conseiller municipal et un homme d’affaires étaient criblés de balles à Celaya et à Leon, dans l’Etat de Guanajuato (centre).
Depuis quelques jours, une ambiance de psychose plane sur la ville de Reynosa dans l’Etat de Tamaulipas. Une dizaine de rues ont été bloquées, mercredi, par des bus et des pneus incendiés, après deux jours d’affrontements entre le crime organisé et l’armée qui ont fait neuf morts, dont un militaire. Le lendemain, les écoles et les rues étaient désertés. Les trois quarts des Mexicains ne se sentent pas en sécurité, selon l’Institut national des statistiques. Ce taux atteint 95 % à Reynosa.
L’observatoire citoyen Semaforo Delictivo a révélé que 75 % des meurtres comptabilisés en 2017 par les autorités étaient liés au crime organisé – soit 18 989 morts, en hausse de 55 % en un an. La spirale sanguinaire a débuté fin 2006, quand l’ancien président Felipe Calderon (2006-2012) a déployé 50 000 militaires pour combattre le narcotrafic, mettant le feu aux poudres. Son successeur, Enrique Peña Nieto (2012-2018), a poursuivi cette stratégie pour pallier les manques de la police, infiltrée par le crime organisé. Si le nombre de meurtres a d’abord baissé de 2012 à 2014 (de 14 887 à 8 004), il redécolle en flèche depuis 2015. Aujourd’hui, les homicides atteignent un taux inégalé de 21 pour 100 000 habitants.
« Effet cafard »
« Ce boom reflète l’échec total de la stratégie du gouvernement », a alerté Santiago Roel, le directeur de Semaforo Delictivo, en précisant que la violence s’est répandue aux quatre coins du pays. En 2017, les crimes ont bondi dans 26 des 32 Etats mexicains, frappant les stations balnéaires de Los Cabos, en Basse-Californie (nord-ouest), et de Cancun, dans le Quintana Roo (sud-est), autrefois épargnées. Les spécialistes du crime organisé parlent d’« effet cafard ». À l’image de l’insecte qui, chassé d’une maison, se réfugie dans les demeures voisines, les cartels se déplacent et étendent leurs activités aux vols (+ 29 % en un an), aux extorsions (+ 11 %) ou aux enlèvements (+ 2 %), selon Semaforo Delictivo.
Si le gouvernement a affiché de belles prises, dont celle en 2016 de Joaquin « El Chapo » Guzman, le chef du puissant cartel de Sinaloa, ces arrestations provoquent des guerres de succession au sein des mafias, qui se fragmentent en gangs concurrents. « Il est urgent que les autorités civiles récupèrent le contrôle de la sécurité publique », a martelé, mercredi, Luis Raul Gonzalez, le directeur de la Commission mexicaine des droits de l’homme (CNDH) devant les parlementaires. Ces derniers ont pourtant voté, en décembre 2017, une loi de sécurité intérieure qui pérennise la présence de l’armée dans les rues. La CNDH a déposé un recours devant la Cour suprême. Entre 2016 et 2017, les plaintes déposées auprès de la CNDH contre des soldats sont passées de 4 199 à 6 917.
L’Association mexicaine des maires dénombre 23 édiles assassinés depuis cinq ans. De nombreux élus et candidats locaux sont menacés ou tués par les cartels quand ils refusent de protéger leurs trafics. Le phénomène semble empirer. Entre décembre et début janvier, 14 hommes politiques de tous bords ont été assassinés, selon un décompte de la presse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-11">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le terme « Macédoine » désigne à la fois une région de la Grèce et un pays indépendant issu de l’ex-Yougoslavie. Pourquoi cette ambiguïté pose-t-elle problème depuis plus de vingt-cinq ans ?
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/01/27/19-12">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ « L’Amérique d’abord ne veut pas dire l’Amérique seule », a assuré le président américain, qui ne parle plus de « leadership » mais de « partenariat »
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A Davos, Trump tente de rompre l’isolement des Etats-Unis

« L’Amérique d’abord ne veut pas dire l’Amérique seule », a assuré le président américain, qui ne parle plus de « leadership » mais de « partenariat »



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h05
    |

            Sylvie Kauffmann (Davos, Suisse, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Dès la deuxième phrase, le ton était donné : « Je suis ici pour représenter les intérêts des Américains. » Fidèle au mot d’ordre qui l’a fait élire, « America First », le président Donald Trump a tenu à rappeler d’emblée, vendredi 26 janvier, devant le public très international du Forum économique de Davos, que sa première priorité était l’état de son pays et de ses électeurs, pas celui de la planète.
C’était la première fois que Donald Trump participait au Forum de Davos. Sa décision de venir avait surpris : en quarante-huit ans d’existence, ce forum, qui attire aujourd’hui 3 000 participants, est devenu le symbole du rassemblement des élites mondiales, celles-là même contre lesquelles le candidat Trump avait fait campagne. Pourquoi donc ce président qui déteste voyager prenait-il la peine d’aller à la rencontre d’élites si violemment dénoncées ?
La réponse tient sans doute dans le slogan que M. Trump a placé au cœur de ce discours d’un quart d’heure, en clôture du Forum : « L’Amérique d’abord ne veut pas dire l’Amérique seule. » Non, assure-t-il, l’Amérique n’est pas isolée. Le slogan, à vrai dire, n’est pas nouveau. C’était même le titre d’une tribune signée de deux hauts responsables à la Maison Blanche, Gary Cohn, chef du conseil économique, et le général H. R. McMaster, conseiller à la sécurité nationale, publiée par le Wall Street Journal le 30 mai 2017, au lendemain du premier voyage à l’étranger du nouveau président.
Cette tournée, qui avait emmené M. Trump en Arabie saoudite, en Israël puis en Europe, avait suscité de nombreuses interrogations sur l’abandon par les Etats-Unis de leur leadership sur la scène internationale. Les deux conseillers de M. Trump avaient alors voulu redresser cette image : « America First, écrivaient-ils, est bien le signe du rétablissement du leadership américain et du rôle traditionnel de notre gouvernement à l’étranger. »
Eviter toute embardée
Huit...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-13">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Christine Lagarde : sur le sexisme, « ne surtout pas s’imaginer que ça y est, c’est gagné »

La directrice du FMI estime, dans un entretien au « Monde », que la lutte pour les femmes « est un combat collectif auquel tout le monde doit participer ».



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 10h38
    |

            Sylvie Kauffmann (Davos, Suisse, envoyée spéciale) et 
Isabelle Chaperon (Davos, Suisse, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde était cette année coprésidente du Forum économique mondial. Elle a répondu aux questions du Monde, vendredi 26 janvier, dernier jour du Forum de Davos.
Pour la première fois, ce Forum de Davos était coprésidé par sept femmes, une décision prise avant l’affaire Weinstein, et le sujet du harcèlement sexuel y a été débattu. Assistons-nous à un mouvement important en faveur des femmes ?
Oui, c’est un mouvement de fond qui a été activé depuis octobre 2017. Mais ce mouvement ne peut rester actif que si on le fait vivre en mesurant le problème, en établissant des objectifs, des actions, des vérifications, des classements… Il faut continuer à le faire. Il ne faut surtout pas baisser la garde.
Vous en parlez beaucoup ?
Je vois que ce mouvement #metoo est un moment de grand embarras pour les hommes. Chaque fois que j’ai évoqué ces sujets devant un public mixte, j’ai vu que les hommes étaient très embarrassés pour s’exprimer. Ce n’est pas facile. J’espère que l’on va pouvoir transformer cette colère légitime et cet embarras collectif en actions positives afin d’empêcher, je n’ose pas dire éradiquer, le harcèlement, les discriminations, les injustices, les écarts de salaires, etc. C’est un combat collectif auquel tout le monde doit participer, y compris les hommes. Et ce combat a aussi un impact économique. Mais il ne faut surtout pas s’imaginer que ça y est, cette fois, c’est gagné.
Qu’avez-vous pensé de la tribune publiée dans Le Monde, signée de 100 femmes, dont Catherine Deneuve ?
Terriblement maladroite. Revendiquer la « liberté d’importuner », c’est offensant pour toutes celles – et ceux – qui ont été importunées contre leur volonté.
Et vous, avez-vous été confrontée au harcèlement sexuel ?
Probablement moins que d’autres, parce que je mesure 1,80...




                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-14">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La croissance américaine a marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6 % en rythme annuel, repassée sous l’objectif de 3 % que s’est fixé Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : 2,3 % de croissance en 2017, et après ?

La croissance américaine a marqué le pas au quatrième trimestre, à 2,6 % en rythme annuel, repassée sous l’objectif de 3 % que s’est fixé Donald Trump.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 06h12
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


La croissance américaine est solide mais ne s’emballe pas. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 2,6 % au quatrième trimestre, selon la première estimation publiée vendredi 26 janvier par le département du commerce. Ce chiffre est inférieur aux attentes et aux chiffres des deuxième et troisième trimestres où l’économie avait atteint un rythme de croisière supérieur à 3 %.
Il n’empêche pour l’ensemble de 2017, première année de mandat de Donald Trump, les Etats-Unis ont vu leur économie progresser de 2,3 %. C’est mieux que la dernière année de Barack Obama (1,3 %) mais moins bien que 2015 (2,9 %). L’économie a été dopée par la consommation de ménages et l’investissement, mais pénalisée par la forte hausse des importations et une constitution de stocks plus faibles que prévus.

        Lire aussi :
         

                Les « Trumpeconomics », bluff ou catastrophe ?



Comparaison avec la fin des années 1990
L’enjeu est de savoir si l’économie américaine dépassera, en 2018, 3 % de croissance, comme le clame le locataire de la Maison Blanche et veut le croire Wall Street, qui n’en finit pas de battre des records, ou si les Etats-Unis finiront par connaître une correction voire une récession après huit ans de reprise.
Les observateurs comparent la situation non pas à celle qui prévalait avant 2007 – la folie du surendettement est beaucoup plus faible, même le sujet existe, par exemple sur les prêts étudiant ou l’immobilier commercial en pleine surchauffe alors qu’Amazon lamine le secteur — mais à celle de la fin des années 1990 : chacun s’entichait alors de la nouvelle économie, valorisant à l’excès toutes les start-up avant que n’éclate la bulle internet en 2000. Pour l’instant, Wall Street et les Américains refusent d’envisager ce dernier scénario.
Les entreprises annoncent depuis le début de l’année des bénéfices en forte hausse et vont pour la plupart bénéficier de la réforme fiscale. La baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (IS) et la taxation forfaitaire des profits parqués à l’étranger pourrait induire un surcroît d’investissements aux Etats-Unis. Apple l’a fait annonçant 30 milliards d’investissements et 38 milliards d’impôts supplémentaires. D’autres pourraient suivre.

        Lire aussi :
         

                Les principales mesures de la réforme fiscale américaine pour les entreprises



Il n’est pas certain que cette réforme ne se résume comme ce fut le cas sous George W. Bush en 2002, à un pur effet d’aubaine permettant de rémunérer les actionnaires, car la baisse de l’IS est cette fois structurelle : les Américains s’engagent dans la concurrence fiscale pour attirer les investissements. On peut ajouter une bonne nouvelle pour 2018, les compagnies énergétiques, en particulier les producteurs de gaz de schiste, devraient profiter de l’embellie des cours du pétrole et d’une déréglementation assez fortes des contraintes environnementales.
Les particuliers sont eux aussi à la fête : ils ont consommé fortement fin 2017 et devraient le faire, grâce à la réforme fiscale voire aux premières tensions sur les salaires, les Etats-Unis étant proches du plein-emploi. Voilà pour le scénario rose qui s’inscrit dans un contexte de reprise mondiale généralisée.
Imprévisibilité de l’équipe au pouvoir
Outre une possible correction boursière déclenchée par la hausse des taux, une crise (géo)politique, ou la baisse des profits, plusieurs dangers se profilent.
La baisse du chômage n’est pas forcément positive. La pénurie de main-d’œuvre pourrait finir par brider l’économie, surtout si l’Amérique se ferme à l’immigration – Donald Trump assure toutefois vouloir attirer les meilleurs. La participation à l’emploi reste médiocre mais l’inadéquation de l’offre de la main-d’œuvre (souvent des personnes mal formées, en partie victime de la crise des opioïdes) ne laisse guère espérer d’amélioration.
S’y ajoutent des problèmes d’imprévisibilité de l’équipe au pouvoir, comme l’a montré le cafouillage à Davos sur le dollar, qui a fortement baissé depuis 9 mois. Le secrétaire d’Etat au trésor Steve Mnuchin s’est dit satisfait d’un dollar faible à court terme avant que Donald Trump ne dise le contraire. La déprécation du billet vert d’ailleurs n’a pas dissuadé les consommateurs américains d’acheter des produits importés – ce qui explique la croissance moins forte qu’espérée au quatrième trimestre. Et montre que le commerce international ne se pilote pas mécaniquement avec des manipulations s de change.
Second risque, justement, le commerce international, alors que les Américains renégocient avec les Canadiens et les Mexicains l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et imposent des sanctions commerciales à leurs partenaires asiatiques. Cette attitude peut avoir des effets à court terme – des constructeurs automobile réinvestissent sur le sol américain pour éviter les barrières douanières – mais pénalisera à terme les multinationales américaines, qui vendent leurs services à travers la planète.

        Lire aussi :
         

          Le Canada et le Mexique cherchent à empêcher un retrait unilatéral américain de l’Alena



La troisième inconnue concerne la réserve fédérale, qui devrait augmenter ses taux jusqu’à trois reprises. Les observateurs craignent avant tout une erreur de pilotage de la Fed, qui agirait trop lentement ou trop brusquement. Avec sa présidente sortante Janet Yellen et son adjoint Stanley Fischer, la Fed perd deux des meilleurs experts mondiaux de la politique monétaire au profit de Jerome Powell, qui ne dispose pas ce pedigree académique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-15">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Dans un magasin de la chaîne de supermarchés, à Perris, les produits cosmétiques pour Afro-américains sont placés dans une armoire vitrée fermée à clé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

En Californie, plainte contre Walmart pour discrimination envers les Noirs

Dans un magasin de la chaîne de supermarchés, à Perris, les produits cosmétiques pour Afro-américains sont placés dans une armoire vitrée fermée à clé.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 01h43
   





                        


Représentée par la célèbre avocate de droits civiques, Gloria Allred, une Californienne a porté plainte contre la chaîne de supermarchés Walmart qu’elle accuse de discrimination contre les Noirs. La plaignante, Essie Grundy, affirme que dans le magasin situé près de chez elle à Perris, à environ une heure au sud-est de Los Angeles, l’ensemble des produits de beauté pour Afro-américains sont placés dans une armoire vitrée fermée à clé tandis que les autres cosmétiques sont en accès libre.
Interrogé par cette dernière, un employé lui a répondu que « c’était une directive du siège du groupe », a détaillé Gloria Allred lors d’une conférence de presse vendredi 26 janvier. Le salarié a également affirmé à Mme Grundy qu’elle devrait « être escortée jusqu’à la caisse avec les produits pour pouvoir les acheter ». Lorsque la cliente a parlé à un responsable du magasin, elle n’a reçu aucune réponse claire, et rien n’a été fait.
Elle dit s’être rendue dans deux autres Walmart proches de chez elle. Dans l’un d’eux les produits de beauté pour la clientèle afro-américaine étaient en accès libre, mais surveillés directement par une caméra, alors que les autres cosmétiques ne l’étaient pas. Dans le second, elle n’a constaté aucune forme de discrimination.
« Stéréotypes raciaux »
« En réaction à ces pratiques discriminatoires » qui « perpétuent des stéréotypes raciaux selon lesquels les Noirs seraient des voleurs », « nous avons porté plainte ce matin contre Walmart » en demandant des dommages et intérêt pour un montant non précisé, a déclaré Me Allred. La plainte exige aussi un arrêt immédiat de cette pratique et dénonce l’« humiliation et les blessures psychologiques » ressenties par Mme Grundy.
Cette mère de famille de 43 ans, propriétaire d’une boutique de vêtements en ligne, est revenue dans le magasin après l’incident initial et a filmé le rayon des produits de beauté. Sa vidéo a été visionnée lors de la conférence de presse : on y voit des shampoings pour hommes et pour femmes, des crèmes pour le corps, des peignes dont certains valent moins d’un dollar, entre autres produits dont beaucoup portent la photo de mannequins noirs, rassemblés dans une même armoire vitrée et fermée.
Des décisions individuelles
« Nous ne tolérons pas les discriminations quelles qu’elles soient chez Walmart. Nous servons plus de 140 millions de clients chaque semaine, issus de toutes les populations », a commenté le géant de la distribution dans une déclaration reçue par l’Agence France-Presse.
Le groupe fait valoir que « comme dans d’autres magasins, certains produits comme les appareils électroniques, l’automobile, les cosmétiques ou d’autres articles de soins sont soumis à des mesures additionnelles de sécurité » car faisant l’objet de vols plus fréquents. Ce sont les responsables des magasins qui prennent ces décisions individuellement « en utilisant des statistiques » sur les objets les plus concernés.
La mise sous scellé de produits de beauté pour les Noirs chez Walmart a déjà fait l’objet de controverses ailleurs aux Etats-Unis, notamment en Virginie où la pratique a été dénoncée par le syndicat United Food and Commercial Workers International Union.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-16">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le Comité des négociations syriennes ne se rendra pas au rendez-vous organisé le 30 janvier par la Russie. Cette décision intervient après des pourparlers onusiens infructueux à Vienne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/01/2018
Découvrir l’application


                        

L’opposition syrienne boycottera la conférence de Sotchi

Le Comité des négociations syriennes ne se rendra pas au rendez-vous organisé le 30 janvier par la Russie. Cette décision intervient après des pourparlers onusiens infructueux à Vienne.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 00h30
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 12h08
   





                        



   


Le Comité des négociations syriennes (CNS), qui représente les principaux groupes d’opposition au régime du président Bachar Al-Assad, a annoncé sur Twitter, vendredi 26 janvier, qu’il boycottera la conférence sur la Syrie organisée les 29 et 30 janvier par la Russie à Sotchi. Cette décision intervient au terme de deux jours de pourparlers sous l’égide de l’ONU à Vienne.
Les raisons de ce choix doivent être détaillées par le CNS lors d’une conférence de presse, samedi matin, depuis la capitale autrichienne, alors que les dernières négociations n’ont pu dégager aucune avancée, comme les huit précédentes sessions organisées depuis 2015.
« Je partage l’immense frustration de millions de Syriens, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, face au manque de règlement politique [de la crise] à ce jour », a reconnu, visiblement abattu, l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui chapeaute le processus. Comme lors des précédents rendez-vous, aucune rencontre directe entre l’opposition et des représentants du régime n’a eu lieu, les délégués se sont entretenus séparément avec M. de Mistura.
Résolution 2254 de l’ONU
Le CNS conditionnait sa venue à Sotchi à l’obtention de concessions de la part de Damas lors des pourparlers viennois. Ceux-ci avaient été axés sur le volet constitutionnel, moins sensible que la question des élections, qui déterminerait in fine le sort de Bachar Al-Assad, un chiffon rouge pour le régime.
Vendredi, le négociateur en chef du gouvernement, Bachar Al-Jaafari, a accusé Washington et ses alliés français, britanniques, saoudiens et jordaniens de « tuer » le processus politique, dans une proposition de feuille de route prévoyant notamment une réduction des pouvoirs du président. « Cela relève de l’humour noir » que des pays qui « ont participé au bain de sang du peuple syrien » prétendent « parler d’une solution politique et de l’avenir de la Syrie », a-t-il déclaré à la presse.

        Lire aussi :
         

          Pour la paix en Syrie, deux initiatives de pourparlers complémentaires, mais potentiellement concurrentes



M. de Mistura a, lui, rappelé que l’ONU restait attachée à une « mise en œuvre entière et complète » de sa résolution 2254, qui prévoit l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections libres dans un environnement neutralisé.
Légitimité de Sotchi compromise
M. Al-Jaafari avait clairement souligné qu’il privilégierait la réunion proposée par Moscou et Téhéran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles. « Le but de la conférence de Sotchi est de nouer, dans l’intérêt national, un dialogue syrien sans interférence étrangère », a-t-il estimé.
Soupçonné par certaines chancelleries occidentales de viser à contourner le processus onusien, ce que le Kremlin dément, le congrès russe veut rassembler quelque 1 600 participants. Mais en l’absence de la majeure partie de l’opposition, sa légitimité apparaît compromise. D’autant que la participation des puissances occidentales, et des Nations unies, apparaît hypothétique.

        Lire aussi l’entretien avec le président du CNS :
         

          « Aucune initiative n’est légitime si elle n’inclut pas l’opposition réelle »



« Je vais pleinement informer le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, des résultats de la réunion de Vienne. Il lui reviendra de décider de la réponse à apporter à l’invitation à participer », a fait valoir M. de Mistura.
L’émissaire a rappelé, par ailleurs, qu’en tout état de cause, tout « accord final [sur la Syrie] devra être conclu dans le cadre fixé par les Nations unies ». Selon le CNS, qui avait encouragé Moscou à faire pression sur son allié syrien pour qu’il accepte de faire des concessions, « la Russie n’a pas réussi à promouvoir sa conférence ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-17">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le président français a dénoncé la « dérive » du gouvernement de Nicolas Maduro, alors que la justice vénézuélienne a exclu la coalition d’opposition de la prochaine présidentielle.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Venezuela : Macron souhaite plus de sanctions de l’UE et de pression internationale

Le président français a dénoncé la « dérive » du gouvernement de Nicolas Maduro, alors que la justice vénézuélienne a exclu la coalition d’opposition de la prochaine présidentielle.



Le Monde
 |    27.01.2018 à 00h17
 • Mis à jour le
27.01.2018 à 16h46
   





                        



   


Le président français Emmanuel Macron souhaite que l’Union européenne (UE) accroisse ses sanctions contre le gouvernement de Nicolas Maduro, dont il dénonce la « dérive ». Le locataire de l’Elysée souhaite que d’autres nations plus proches du Venezuela – sans les désigner nommément – se mobilisent à leur tour pour accroître la pression sur Caracas.
Dans le cadre européen, « nous avons pris des sanctions individuelles contre des dirigeants vénézuéliens qui ont un impact limité. Je souhaite que nous puissions aller plus loin compte tenu des décisions récentes » de l’exécutif, a déclaré M. Macron lors d’une conférence de presse à Paris avec son homologue argentin, Mauricio Macri.
« Je souhaite aussi que d’autres pays qui partagent nos valeurs et notre attachement aux droits de l’homme et qui sont évidemment beaucoup plus en lien économique avec le Venezuela puissent prendre aussi des mesures de sanction efficaces. Parce que la pression sur le régime se fera le jour où celles et ceux qui peuvent exercer des pressions efficaces se mettront à agir comme nous », a-t-il ajouté.
« Ce n’est pas l’Union européenne au premier chef, même si je pense que l’UE doit en effet réaffirmer sa position ; celle de la France en tout cas est claire, c’est une position de condamnation et un souhait pour accroître les sanctions. »
Le Venezuela a réagi en dénonçant des propos « inacceptables ».
Sanctions
La justice vénézuélienne a exclu la coalition d’opposition de la présidentielle anticipée et le gouvernement de Nicolas Maduro a décidé jeudi d’expulser l’ambassadeur d’Espagne. Caracas reproche à Madrid d’avoir manœuvré au sein de l’UE pour qu’elle adopte des sanctions contre sept hauts fonctionnaires du pays, dont le numéro deux du régime « chaviste », Diosdado Cabello, le ministre de l’intérieur, Nestor Reverol, et la présidente du Conseil national électoral, Tibisay Lucena.

        Lire aussi :
         

                Au Venezuela, une présidentielle anticipée pour piéger l’opposition



Les Etats-Unis ont aussi, de leur côté, adopté plusieurs trains de sanctions financières à l’encontre de Caracas, notamment depuis une vague de manifestations marquées par la violence en 2017.

        Lire aussi :
         

                Au Venezuela, une monnaie virtuelle contre le blocus financier des Etats-Unis



Le président argentin a, quant à lui, déclaré « regretter la situation au Venezuela », appelant à des élections libres, mais n’évoquant pas de sanctions. « La dérive autoritaire se poursuit, ce n’est plus une démocratie depuis longtemps (…). Nous allons continuer à travailler ensemble pour aider le peuple vénézuélien », a-t-il dit, ajoutant que « la crise humanitaire est grave » en référence aux conséquences de la dégradation économique du pays. Et ce dernier d’affirmer qu’il ne voyait pas de solution à la crise.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-18">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le ministère américain du commerce estimait que ces appareils bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La plainte de Boeing contre Bombardier rejetée par le tribunal américain du commerce international

Le ministère américain du commerce estimait que ces appareils bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 21h39
   





                        



   


La Commission américaine du commerce international (USITC) a bloqué, vendredi 26 janvier, les taxes appliquées par les Etats-Unis sur les avions CSeries du canadien Bombardier, rejetant ainsi les demandes de Boeing, appuyées par le ministère américain du commerce.
Les membres de l’USITC, une autorité indépendante, ont jugé à l’unanimité (4 voix contre 0, 2 postes étant vacants) que les industriels américains, en l’occurrence l’avionneur Boeing, n’étaient pas affectés par le programme de l’avionneur canadien.
En décembre, le ministère américain du commerce avait, lui, estimé que ces appareils de 100 à 150 sièges bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en dessous de leur prix de fabrication.
Il avait alors fixé d’une part des droits devant compenser les subventions publiques (dits « compensateurs ») à 212,39 %, et d’autre part un taux anti-dumping à 79,82 %. Il est très rare que cette haute autorité ne suive pas les décisions du ministère du commerce américain.

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis adoptent des droits antidumping contre Bombardier



« Victoire » pour Bombardier, Boeing « déçu »
Le constructeur canadien Bombardier a immédiatement crié victoire après la décision de l’USITC. « La décision d’aujourd’hui est une victoire pour l’innovation, la concurrence et la loi, a-t-il réagi dans un communiqué. C’est aussi une victoire pour les compagnies aériennes américaines et la primauté de la loi ». Boeing s’est dit de son côté « déçu » que l’USITC ne reconnaisse pas le préjudice dont il s’affirme victime.
Dans sa plainte, Boeing avait estimé que Bombardier avait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains pour un coût de fabrication de 33,2 millions. Au prix catalogue 2017, le CS100 est proposé à 79,5 millions de dollars l’unité.
Pour autant, les prix catalogues ne reflètent jamais ceux réellement payés par les compagnies qui négocient toujours d’importants rabais. Et devant l’USITC, Boeing avait affirmé que « le Cseries n’existerait tout simplement pas sans ces subventions », évoquant « des prix ridiculement bas ».

        Lire aussi :
         

                Bombardier : quand les emm... volent en escadrille



Bombardier avait, lui, plaidé « une attaque sans fondement ». Il avait par ailleurs passé un accord avec le géant européen Airbus pour que les avions CSeries destinés au marché américain soient fabriqués dans une usine d’Airbus aux Etats-Unis.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-19">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La responsable de l’enquête n’a donné aucune piste sur un ou des suspects éventuels. Elle a confirmé que le couple avait été étranglé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Mort de Barry Sherman et de son épouse Honey : la police conclut à un double assassinat

La responsable de l’enquête n’a donné aucune piste sur un ou des suspects éventuels. Elle a confirmé que le couple avait été étranglé.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 21h19
   





                        



   


L’enquête sur la mort le 15 décembre du fondateur du groupe pharmaceutique Apotex Barry Sherman et de son épouse Honey a conclu à un double assassinat, a indiqué la police de Toronto.
A l’issue de six semaines d’investigations, « nous avons assez de preuves pour déterminer qu’il s’agit d’une enquête sur un double homicide et que Barry et Honey Sherman étaient en fait la cible » délibérée, a déclaré, vendredi 26 janvier, l’inspectrice Susan Gomes lors d’une conférence de presse. La responsable de l’enquête n’a donné aucune piste sur un ou des suspects éventuels. Elle a confirmé que le couple avait été étranglé.
« Barry et Honey Sherman ont été trouvés morts au sous-sol, où se trouve la piscine, pendus à l’aide d’une ceinture à un rail de protection en position semi-assise. Ils portaient leurs vêtements ».
Les premiers éléments de l’enquête, a-t-elle dit, permettent d’affirmer que les époux Sherman « ont été vus vivants pour la dernière fois le mercredi dans la soirée », soit deux jours avant la découverte de leur mort. Aucune trace d’effraction n’a été relevée dans leur luxueuse maison de Toronto et aucun suspect n’a été identifié.
Barry Sherman, âgé de 75 ans lors de son assassinat, avait créé en 1974 la société Apotex, spécialisée dans la fabrication de médicaments génériques, et était toujours le président du conseil d’administration d’une entreprise employant plus de 11 000 personnes dans le monde.
Dans Prescription Games, un livre écrit en 2001 sur l’industrie pharmaceutique, il écrivait qu’un rival pourrait vouloir le tuer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/27/19-20">
<filnamedate="20180127"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180127"><AAMMJJHH="2018012719">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Washington renouvelle ses sanctions après le conflit en Ukraine et l’annexion de la Crimée

Ces sanctions visent onze responsables prorusses d’Ukraine et des officiels russes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 21h00
   





                        


Le Trésor américain a annoncé, vendredi 26 janvier, de nouvelles sanctions contre 21 personnes et neuf entreprises liées au conflit en Ukraine et à l’annexion de la Crimée par Moscou. A la suite de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014, suivie de la guerre dans l’est de l’Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.
« Le gouvernement américain est déterminé à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et à viser ceux qui tentent de saper les accords de Minsk, signés début 2015 pour tenter de régler ce conflit qui a éclaté au printemps 2014 et qui perdure, déclare le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, dans un communiqué. Ceux qui fournissent des biens, des services ou un soutien matériel aux personnes et entités sanctionnées par les Etats-Unis pour leurs activités en Ukraine s’exposent eux-mêmes à des sanctions américaines. »
Les nouvelles mesures concernent en premier lieu onze responsables séparatistes : des « ministres » des républiques autoproclamées de Donetsk et de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, ainsi que le « gouverneur » de Sébastopol, en Crimée, tous accusés d’avoir entravé la paix ou d’exercer des fonctions gouvernementales en territoire ukrainien sans autorisation de Kiev.
Transfert de turbines vers la Crimée
Le vice-ministre de l’énergie russe, Andreï Tcherezov, et un chef de service au sein du même ministère sont également sanctionnés. Ils avaient déjà fait l’objet de sanctions de l’Union européenne pour avoir détourné des turbines de gaz de Siemens vers la Crimée, confrontée à plusieurs coupures de courant massives depuis son annexion par Moscou en 2014. Sergueï Topor-Gilka, directeur général de Technopromexport, filiale du conglomérat d’Etat russe Rostec et acquéreur des turbines, est aussi visé par les mesures américaines.
Le transfert des turbines l’été dernier vers la Crimée est contraire au contrat de vente, rappelle le Trésor américain, estimant qu’elles risquaient de « contribuer à l’annexion de la Crimée par la Russie en fournissant une source indépendante d’énergie à la Crimée et à Sébastopol ».
Absurde, selon Moscou
Donald Trump l’avait répété à de nombreuses reprises pendant sa campagne : il allait réconcilier l’Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonctions, un climat de guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.
Le ministère des affaires étrangères russe a dénoncé la décision du Trésor américain : c’est « une campagne de sanctions absurde qui n’a abouti et n’aboutira à aucun résultat », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Si les autorités américaines préfèrent rompre les liens économiques (…) avec la Russie, c’est leur droit, comme nous nous réservons le droit de riposter », a-t-il souligné.



                            


                        

                        

