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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec doutent de la possibilité d’assigner aux entreprises une mission « sociale et environnementale » sans changement culturel majeur.
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« Des organisations tournées vers la maximisation du profit ne changeront pas du jour au lendemain »

Dans une tribune au « Monde », Julie Battilana et Anne-Claire Pache, professeures à Harvard et à l’Essec doutent de la possibilité d’assigner aux entreprises une mission « sociale et environnementale » sans changement culturel majeur.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h51
    |

Julie Battilana (Professeure de business administration à Harvard Business School et professeure d’innovation sociale à Harvard Kennedy School) et ...







                        



                                


                            

Tribune. En ce début d’année 2018, la question de la refonte du modèle de l’entreprise est au cœur du débat public des deux côtés de l’Atlantique. Le gouvernement français vient de lancer, au travers d’une mission interministérielle, le chantier d’une réforme juridique de l’objet des sociétés à but lucratif, afin d’y intégrer la responsabilité sociale et environnementale.
Ce faisant, la France emboîte le pas d’autres pays, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Italie, qui ont déjà créé de nouveaux statuts juridiques pour les entreprises soucieuses d’atteindre des objectifs non seulement financiers, mais aussi sociaux et environnementaux.
Au même moment, aux Etats-Unis, Larry Fink, cofondateur et président de BlackRock, l’un des plus puissants groupes d’investissement au monde, signait une lettre ouverte aux dirigeants d’entreprises, les appelant à intégrer la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux à celle des objectifs financiers de leurs entreprises. L’investisseur américain, dont la société gère plus de 6 000 milliards de dollars, ouvre ainsi la porte à une prise en compte systématique des données de performance financière, sociale et environnementale dans les décisions d’investissement.
Passer du discours à l’action
Si ces annonces sont suivies d’effet, l’année 2018 pourrait marquer une inflexion majeure dans l’évolution du capitalisme, qui s’éloignerait résolument du paradigme de maximisation de la seule valeur financière pour les actionnaires.
Mais, ne soyons pas naïfs. Parler de cette évolution et l’appeler de nos vœux ne suffira pas à la faire advenir. L’évolution dont il est question est un changement radical qui nécessite un changement de mentalité et de comportement de l’ensemble des acteurs de notre système économique. L’Etat a bien sûr un rôle clef à jouer dans la réforme du statut juridique des sociétés, en partenariat avec les partenaires sociaux. De même les investisseurs comme M. Fink...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire
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Incertitudes et tensions au PS avant le dépôt des motions pour le congrès

Delphine Batho a décidé d’engager une épreuve de force avec son parti. Olivier Faure semble favori pour devenir le prochain premier secrétaire



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h25
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Feu sur le quartier général. C’est peu ou prou l’état d’esprit de Delphine Batho avant le Conseil national du Parti socialiste (PS) du samedi 27 janvier. C’est là que doivent être enregistrés les textes d’orientation présentés par les candidats à la tête du parti. Et Mme Batho compte bien perturber l’ordonnancement des choses. Elle devait déposer ce que jadis on appelait une « motion », contrevenant avec les règles fixées par le PS.
Depuis plusieurs jours, la députée des Deux-Sèvres vilipende son parti, le qualifiant tour à tour de « mafia » et d’organisation « où la tricherie a été érigée en système ». Mme Batho soupçonne des irrégularités lors du vote concernant les modalités d’organisation du congrès, approuvées par les militants. L’ancienne ministre avait dénoncé un « coup d’Etat statutaire » et déposé un référé le 19 janvier. Elle estimait être empêchée d’être candidate. Le tribunal de grande instance de Paris l’a débouté de toutes ses demandes jeudi 25 janvier, donnant raison au parti.

Au cœur de la fronde menée par Mme Batho, le nombre de seize parrainages (5 % du Conseil national) désormais nécessaires pour pouvoir déposer un texte d’orientation. Pour elle, peu importe le jugement du tribunal, elle présentera tout de même un texte d’orientation samedi, sans les signatures obligatoires.
« Je représente une candidature libre qui n’est pas celle d’un courant. Je ne veux pas avoir les seize parrainages, je ne propose pas la création d’un nouveau courant ou d’un nouveau clan, a-t-elle précisé jeudi lors d’une conférence de presse. Je n’envisage nullement de quitter le PS. Je n’ai rien à perdre, je suis blindée. »
Rachid Temal, le coordinateur du PS, essaye de son côté de calmer les choses : « Le jugement est très clair, nous avons respecté nos textes. J’appelle Delphine Batho à être respectueuse vis-à-vis des militants et de sortir des prétoires. »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.
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Anticor, l’association qui veut vacciner les politiques contre la corruption


                      La structure transpartisane, qui vise à restaurer la confiance entre citoyens et élus, vient de relancer l’affaire Richard Ferrand en portant plainte. Mais elle est elle-même en proie à des critiques et à des déchirements internes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h42
    |

                            Laurent Telo








                              

                        

Derrière une appellation qui hésite avec la pharmacopée du pédicure se distingue une redoutable association loi de 1901, d’une efficacité sans pareille quand il s’agit de traquer le personnel politique qui parvient à se faufiler entre certaines mailles un peu lâches de notre justice nationale. Très présente dans l’actualité, Anticor, pour anticorruption, vient de relancer, en portant plainte, le dossier Richard Ferrand – prise illégale d’intérêts dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne – après son classement sans suite par le parquet de Brest.
Un juge d’instruction va désormais enquêter et ça ne devrait pas trop rigoler pour l’ancien ministre du président Macron, aujourd’hui à la tête des députés La République en marche. « Sur l’affaire Ferrand, on nous accuse d’acharnement, mais il mérite un procès. Les faits sont plus que troublants », assume Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, qui n’a rien à voir avec Batman puisqu’il habite Nice, qu’il est attaché territorial et fut membre du Parti radical de gauche.
« Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien »
Idem sur l’affaire Mathieu Gallet. Le président de Radio France vient d’être condamné à un an d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende pour délit de favoritisme lors de la passation de marchés publics quand il dirigeait l’INA. Le Canard enchaîné avait allumé la mèche en mai 2015, mais, comme les autorités judiciaires compétentes faisaient preuve d’une certaine inertie, Anticor s’y était substitué. « Si on ne porte pas plainte, il ne se passe rien, insiste Picard. Prenez l’Institut de France [qui abrite notamment l’Académie française]. La Cour des comptes a rendu en 2015 un troisième rapport accablant sur la gestion de 2005 à 2013. Son ancien dirigeant disposait de cinq logements de fonction ! Et il ne s’est rien passé. C’est dommage, on ne peut plus intervenir, il y a prescription. »
« A l’origine, on n’était pas là pour...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.
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Thierry Coste, le lobbyiste des chasseurs auprès d’Emmanuel Macron

Ce spécialiste de l’influence s’est fait sa place au sein du nouveau pouvoir.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h37
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h25
    |

            Bastien Bonnefous








                        


                                                        
On discernerait presque une pointe d’émotion chez cet homme qui se présente lui-même comme le « Machiavel de la ruralité » et que beaucoup décrivent comme « un animal politique à sang froid ». « Quand le président est arrivé, la nuit était tombée. Il faisait très froid, la forêt était dans le brouillard et les chasseurs éclairaient aux flambeaux les sangliers tués. C’était magique ! », raconte Thierry Coste en ce début du mois de janvier, attablé dans un café près des Invalides où il a ses habitudes.

Quelques semaines plus tôt, le 15 décembre 2017, le lobbyiste de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) était à Chambord pour la venue exceptionnelle d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat, qui avait décidé de fêter ses 40 ans dans le prestigieux domaine, en avait profité pour assister à un « tableau » – l’hommage rendu au gibier après la chasse. « Une première depuis Giscard ! », insiste M. Coste. La preuve selon lui que M. Macron « a compris que la chasse fait partie de la culture française ». Une forme aussi de consécration personnelle pour le lobbyiste.
Sans statut officiel, ce dernier conseille en effet le chef de l’Etat sur les dossiers cynégétiques et plus largement les questions de ruralité. Une alliance étonnante tant ce professionnel de l’influence, âgé de 62 ans et introduit depuis trente ans auprès de tous les pouvoirs, incarne « l’ancien monde » politique que le jeune président a soi-disant balayé depuis son élection.
« Sur le papier, rien n’était fait pour que ça colle : Emmanuel Macron est énarque, ancien banquier d’affaires, entouré de technos parisiens. Tout ce que je déteste normalement », résume l’ancien agriculteur passé par le trotskisme dans sa jeunesse. Mais le chef de l’Etat « séduirait une chaise » et il a « une qualité rare » aux yeux du lobbyiste : « C’est quelqu’un avec qui on peut dealer et qui sait trancher, sans faire de sentiment…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
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Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

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                Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »



Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

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                Calendrier, alternative, coûts : les questions que pose l’abandon de Notre-Dame-des-Landes



Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.
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Ces maires qui réclament que les préfets relogent les locataires expulsés

Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h29
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Sanglés dans leur écharpe tricolore, les élus de six villes de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, Bagnolet, La Courneuve, Stains et Villetaneuse) sont venus, jeudi 25 janvier, défendre la légalité de leur arrête municipal anti-expulsion locative. Pour l’occasion, la petite salle d’audience du tribunal administratif de Montreuil était comble, avec la députée communiste Marie-George Buffet et des militants de la Confédération nationale du logement, venus en renfort.
C’est une bataille que ces maires mènent depuis 2010. Chaque année, ils publient un arrêté pour interdire les expulsions locatives dans leur commune. Tout aussi régulièrement, le tribunal administratif saisi par le préfet invalide cette mesure, arguant qu’un maire ne peut s’immiscer dans l’exécution d’une décision de justice, en l’occurrence celle qui a prononcé l’expulsion du locataire.
Cette fois, ces maires communistes pensent avoir trouvé la parade. Leurs six arrêtés, tous publiés entre la fin mars et le début avril 2017, précisent qu’une fois la personne expulsée, le préfet doit s’assurer de son relogement.
« Nous n’empêchons pas l’expulsion mais réclamons le relogement des personnes ainsi placées dans des situations indignes », affirme Azzedine Taïbi, le maire (PCF) de Stains.
Dans sa commune, les expulsions manu militari se multiplient : 75 ont eu lieu en 2017, contre 45 en 2016. « Lors des commissions de prévention des expulsions, le sous-préfet se montre de plus en plus intransigeant et n’accorde plus de délais », poursuit l’édile. Il s’agit d’économiser les deniers publics, car dans les cas de refus d’accorder le concours de la force publique, l’Etat doit indemniser les propriétaires lésés. « Mais cela coûte beaucoup plus cher de payer l’hôtel à une famille, avec le risque de déscolariser les enfants que de réquisitionner un logement vacant », remarque M. Taïbi.
« Cette fois, nous avons le droit de notre côté »
La nouvelle version des arrêtés municipaux ne semble pas avoir convaincu le rapporteur public, Laurent Buisson, qui, devant le président du tribunal, a réclamé leur annulation, invoquant les mêmes motifs que les années précédentes. « Les municipalités ont essayé de contourner la difficulté mais l’intention est la même, celle d’interdire les expulsions », a-t-il argumenté. « Mais il ne s’agit pas de juger des intentions, mais de faire du droit », a vivement rétorqué Me Roland Weyl, le défenseur des communes.

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                Plusieurs expulsions locatives traumatisantes illustrent l’absence d’une prévention efficace



« Cette fois nous avons le droit de notre côté : l’expulsion peut avoir lieu mais une fois à la rue le préfet doit reloger, a plaidé l’avocat. Manifestement le préfet n’a pas lu ces nouveaux arrêtés ni entendu le président de la République qui, en juillet 2017, a déclaré à Orléans, que d’ici la fin de l’année 2017, il ne voulait plus voir personne dans les rues. Le préfet veut-il laisser les gens dehors ? » Me Roland Weyl a aussi rappelé la valeur constitutionnelle du droit au logement et invoquant le pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, dont l’article 11 enjoint aux Etats de mettre à l’abri et d’assurer un logement suffisant à toute personne et sa famille.
Les délibérés seront prononcés les 7 et 8 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».
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A Davos, les Français savourent la fin du French bashing

Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h05
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Quelle différence ! Autant les Français rasaient les murs à Davos en 2017, à la veille d’élections incertaines, autant cette année, ils bombent le torse. « La France a retrouvé sa crédibilité. Elle est attendue et écoutée. Tous nos interlocuteurs nous disent : allez-vous continuer ? », a assuré le ministre de l’économie Bruno Le Maire, jeudi 26 janvier.
Les Français ne sont pas les seuls à le dire. « Pour la première fois depuis longtemps, je sens de l’optimisme provenant à la fois de France et des investisseurs regardant la France », commente le britannique Paul Rawlinson, président du cabinet d’avocats d’affaires international Baker McKenzie.
L’« effet Macron » compte pour beaucoup. Comme l’arrivée au pouvoir de leur premier ministre Justin Trudeau avait galvanisé les Canadiens qui déambulaient, sourire aux lèvres, dans les couloirs du Forum économique mondial en janvier 2016. Le président français a réalisé un joli coup en interceptant les patrons internationaux sur la route de Davos, lundi 22 janvier, pour leur vanter les réformes en France. « Il est compétent, il rentre dans les détails, il est assez impressionnant », observe Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JP Morgan, l’un des 140 dirigeants d’entreprises invités à Versailles.
« Votre président est génial »
Mercredi, le discours d’Emmanuel Macron à Davos a été aussi très apprécié. « C’était un discours plein d’ambition et d’humanité, qui veut engager les entreprises. C’est très inspirant », souligne Sylvain Dhenin, managing partner pour l’Europe de l’Ouest du cabinet de recrutement Heidrick & Struggles. « Je me suis même senti proche de lui. Je trouve qu’il a une simplicité, une capacité à connecter avec les gens, même dans sa gestuelle », s’extasie Zunaid Ahmed Palak, jeune ministre des postes et des télécoms du Bangladesh, qui dit avoir « beaucoup appris » en observant le président français.
Même au cocktail organisé par la ville de Francfort, en compétition avec Paris pour attirer les futurs exilés du Brexit, les participants – presque tous Allemands – se montraient élogieux. « Je suis une grande fan. Emmanuel Macron apporte un vent de fraîcheur en Europe. J’ai beaucoup aimé quand il a insisté sur les valeurs de liberté et de justice que nous partageons en Europe », se réjouit Saskia Bruysten, une Berlinoise qui promeut l’entrepreneuriat social, en association avec le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus.
Pas étonnant si l’équipe France se sent gonflée à bloc. « J’ai assisté à quatre tables rondes ce matin. A chaque fois son nom a été évoqué », racontait Elizabeth Ducottet, PDG de l’entreprise familiale de dispositifs médicaux Thuasne. « Les Américains, les Européens, les Asiatiques, nous disent tous : “votre président est génial”. Forcément, on est fiers ! », lance Gérard Mestrallet, le président d’Engie. La blague du moment à Davos : « pour une fois qu’un président français parle mieux anglais que le président américain ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Jeudi, les discussions entre organisations d’employeurs et de salariés se sont enlisées sur l’encadrement des contrats courts.
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Réforme de l’assurance-chômage : le texte patronal critiqué par les syndicats

Jeudi, les discussions entre organisations d’employeurs et de salariés se sont enlisées sur l’encadrement des contrats courts.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 12h01
    |

            Bertrand Bissuel








                        


Engagés, depuis deux semaines, dans des discussions sur la réforme de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux viennent d’observer l’un des rites les plus importants d’une négociation interprofessionnelle : celui au cours duquel est présenté le « texte-martyr ». Généralement, le cérémonial se déroule de la façon suivante : le patronat jette dans la fosse aux lions une première proposition de compromis que les représentants des syndicats raturent abondamment.
C’est ce qui s’est passé, jeudi 25 janvier, durant une rencontre plénière entre organisations d’employeurs et de salariés. Les premières ont dévoilé un projet d’accord dont l’un des volets – consacré à la lutte contre la précarité – a été très critiqué par les centrales syndicales.
Sur cette thématique, la copie du patronat mentionne tout d’abord que « près de 80 % » des CDD d’un mois ou moins sont concentrés dans quatre secteurs : l’intérim, l’hôtellerie-restauration, l’action sociale et médico-sociale, le monde du spectacle et de l’audiovisuel. Le texte recommande ensuite d’ouvrir des négociations de branche afin d’identifier les « moyens » susceptibles de favoriser « l’installation durable dans l’emploi ». En cas d’accord, des « objectifs quantitatifs mesurables » sont fixés. Les discussions doivent être conclues le 31 décembre 2018, au plus tard.
Ces idées n’ont « pas rencontré un succès fou », a relaté Jean-François Foucard (CFE-CGC), avec un joli sens de l’euphémisme. « Notoirement insatisfaisant, voire provocateur », a lancé Véronique Descacq (CFDT). « Enfumage », a abondé Denis Gravouil (CGT). « Il n’y a rien, c’est vide », s’est indigné Eric Courpotin (CFTC).
Trois autres séances de négociations
Les syndicats ont dénoncé l’absence de mécanismes contraignants à l’encontre des entreprises où le turn-over dans les effectifs reste élevé. Ils se sont également étranglés à la lecture d’un des alinéas du texte patronal : celui-ci suggère d’indiquer, dans les documents remis par l’employeur à la fin d’un contrat, « les situations [où] un salarié refuse la proposition qui lui est faite de poursuivre son activité ».
« Je suis assez scandalisé par l’écriture de cet article qui essaie de faire porter la responsabilité de la précarité sur les salariés », a déclaré Michel Beaugas (FO).
Faux procès, a objecté Alexandre Saubot (Medef) : le but est d’« apprécier la réalité des comportements ».

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                Le patronat met la pression sur l’exécutif



Trois autres séances de négociations sont prévues, la dernière devant se tenir le 15 février, en principe. Elles ne seront pas de trop pour tenter de rapprocher les points de vue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Parmi les dossiers sensibles d’Eric Lombard, le nouveau patron de l’institution, figure l’évolution capitalistique de La Poste et de CNP Assurances.
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Révolution de velours à la Caisse des dépôts

Parmi les dossiers sensibles d’Eric Lombard, le nouveau patron de l’institution, figure l’évolution capitalistique de La Poste et de CNP Assurances.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h09
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h44
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Maladresse ou volonté assumée de bousculer l’institution ? Rompant avec la tradition de relations byzantines entre l’exécutif et la Caisse des dépôts (CDC), le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a envoyé en décembre 2017 une feuille de route longue de trois pages au nouveau patron de l’institution, Eric Lombard. De quoi émouvoir une maison viscéralement attachée à son indépendance. Les syndicats de l’établissement ont réagi en pointant un « courrier comminatoire », en demandant à leur directeur général « de garantir l’autonomie de la CDC ».
A peine arrivé dans ses nouvelles fonctions, M. Lombard a dû désamorcer ces premières tensions, à l’occasion des vœux qu’il a présentés lundi 22 janvier à ses collaborateurs. « Il est vrai que ce courrier n’est pas usuel », mais il « clarifie les attentes de l’exécutif, et rien dans les textes n’interdit à l’exécutif d’avoir des attentes à l’égard de la Caisse des dépôts », a indiqué le directeur général lors de son discours, dont Le Monde a obtenu copie. Cette lettre « est le reflet de la co-construction d’un projet (…) autour d’objectifs partagés », a-t-il ajouté.

L’un de ces objectifs consistera à « réduire les coûts de fonctionnement de l’ensemble du groupe, incluant notamment la maîtrise de la masse salariale », a indiqué M. Le Maire dans son courrier. Par le passé, la gestion interne de l’établissement public a en effet souvent laissé à désirer. La Cour des comptes a sévèrement critiqué en mars 2017 ses dépenses de fonctionnement, en mettant en avant des « irrégularités en matière de rémunération » et une hausse de 23 % des dépenses entre 2007 et 2015. Lundi, devant ses équipes, M. Lombard s’est engagé à mettre en place un véritable contrôle de gestion opérationnel. « La propension déraisonnable » de la Caisse « à faire appel à des consultants ou à des conseillers » devra par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans le Puy-de-Dôme, élus et agriculteurs, frappés par la crise agricole, n’attendaient pas grand-chose de la venue du président de la République.
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Macron en Auvergne : « Il vient faire son beau »

Dans le Puy-de-Dôme, élus et agriculteurs, frappés par la crise agricole, n’attendaient pas grand-chose de la venue du président de la République.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h32
    |

            Sylvia Zappi (Puy-de-Dôme - envoyée spéciale)








                        



                                


                            
La neige approche sur la départementale du Puy-de-Dôme. Ici, c’est la décision de limiter la vitesse à 80 km/h qui fait râler. L’annonce gouvernementale est vue comme l’exemple même de la déconnexion des mesures politiques du gouvernement avec la réalité de la vie dure dans ces montagnes auvergnates. La visite d’Emmanuel Macron organisée dans le département les 25 et 26 janvier, pour les vœux présidentiels au monde agricole, n’y fera rien. A Ambert comme à Saint-Amant-Roche-Savine, élus et agriculteurs racontent la distance qui les sépare du chef de l’Etat.

Sur ces pentes herbeuses du parc naturel régional où paissent les bêtes, on vit chichement. Les villages et les bourgs se dépeuplent inexorablement. De nombreux jeunes préfèrent partir à Clermont-Ferrand ou Lyon pour trouver un emploi. Quand on recrute, c’est à la laiterie ou sur un chantier, mais pour des boulots pénibles et non qualifiés. Les exploitations souffrent avec la crise de surproduction du lait. Et le vote Front national a servi d’exutoire à de nombreux éleveurs lors de l’élection présidentielle.
La rancœur est palpable chez Jérémy Pegheon, un grand costaud, bonnet enfoncé jusqu’aux yeux. Ils sont trois éleveurs, encartés aux Jeunes agriculteurs (proche de la FNSEA), à décrire leurs maux depuis qu’ils ont loué des terres autour d’Ambert.
« Avec la mutuelle qui augmente, les charges, les emprunts et maintenant la hausse du gasoil, on s’en sort pas, lâche-t-il. J’ai beau écouler toute ma production de fromage sur les marchés, je gagne à peine 500 euros par mois. »
Romain Vernet, qui élève une petite centaine de vaches allaitantes, est encore plus énervé : « Faut pas me parler de revenu, ça fait sept ans que je me verse 300 euros par mois ! Les Etats généraux de l’alimentation n’ont rien changé : c’est toujours Bigard [le géant français de l’agroalimentaire] qui fait la loi. » Les négociations de l’Union européenne avec le Mercosur pour une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les élus vont se pencher sur cette industrie qui génère entre 30 000  et 50 000 emplois.
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Un député LRM prend les manettes d’un groupe d’études sur le jeu vidéo

Les élus vont se pencher sur cette industrie qui génère entre 30 000  et 50 000 emplois.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h59
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            

Après les railleries entendues dans l’Hémicycle début novembre 2017 alors qu’il félicitait l’équipe de France d’Overwatch arrivée quatrième à la Coupe du monde de ce jeu d’action, Denis Masséglia est désormais pris au sérieux par ses pairs lorsqu’il parle de jeux vidéo. L’élu La République en marche (LRM) de 36 ans s’est trouvé un précieux allié en Emmanuel Macron, qui soulignait le poids de cette filière en France dans la fameuse interview accordée à Laurent Delahousse sur France 2 mi-décembre 2017.

Lundi, le groupe La République en marche a choisi le député du Maine-et-Loire pour présider le premier groupe d’études « jeu vidéo » qu’ait jamais connu le Palais-Bourbon. « C’est moi qui ai proposé sa création, dit-il. C’est une industrie qui devait dépasser les 4 milliards d’euros l’an dernier, moins que le livre mais plus que le cinéma. Et elle sera la première industrie culturelle à la fin du quinquennat. »
Lui, l’ancien « démoniste » de la guilde des Croisés, l’une des meilleures équipes du légendaire jeu en réseau World of Warcraft au mitan des années 2000, connaît le sujet sur le bout du joystick.
Cinq objectifs
Le groupe, en cours de constitution, comptera au moins une dizaine de députés « marcheurs » et en attend autant des autres formations politiques. Il se fixe cinq objectifs : développer cette industrie et les emplois qu’elle génère (entre 30 000 et 50 000 aujourd’hui, selon que l’on parle d’emplois directs ou indirects, selon le député), promouvoir la place des femmes dans ces nouveaux métiers (elles ne représentent que 15 % des effectifs), travailler sur la notion d’addiction et ses dangers sur la santé, développer la notion de serious game (apprentissage du calcul par le jeu, par exemple) et promouvoir l’e-sport. Des compétitions entre passionnés de jeux vidéo qui déplacent les foules, en Asie notamment. « L’objectif, c’est de permettre à la France de mettre en avant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, devait présenter, vendredi 26 janvier, « les grandes orientations » pour le mouvement.
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En 2018, le parti présidentiel veut se remettre en marche

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, devait présenter, vendredi 26 janvier, « les grandes orientations » pour le mouvement.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h31
    |

            Bastien Bonnefous et 
Cédric Pietralunga








                        



   


Le parti présidentiel La République en marche (LRM) fait sa rentrée, avec toujours les mêmes enjeux : exister et se structurer. Son délégué général, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, devait présenter, vendredi 26 janvier, « les grandes orientations » pour le mouvement en 2018.
Bombardé numéro un de LRM lors du congrès de Lyon le 18 novembre 2017, M. Castaner a la tâche compliquée de devoir faire vivre ce parti qui s’interroge toujours sur la meilleure façon de rebondir après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle et celle aux législatives. Etre un mouvement uniquement en soutien de l’action gouvernementale, comme c’est le cas actuellement, ne suffira pas pour que LRM existe pleinement dans le débat politique national.
« Se mettre dans le post-Macron »
Riche d’un budget de quelque 20 millions d’euros annuels pendant cinq ans, le parti revendique près de 400 000 adhérents. Un chiffre difficile à vérifier et à interpréter, l’adhésion à LRM étant gratuite quand les autres partis ne prennent en compte que les militants qui cotisent. Combien de « marcheurs » sont en réalité actifs sur le terrain ? Un quart à peine, comme l’estiment plusieurs responsables du mouvement ?
Parmi les chantiers à mener pour M. Castaner, figure la remise en mouvement de la société civile macroniste au niveau local, qui avait été une des forces du chef de l’Etat durant la campagne présidentielle. Un moyen aussi pour LRM de préparer les prochaines échéances électorales, européennes et municipales.
« Nous poursuivrons notre méthode reposant sur l’écoute, la compréhension et le diagnostic partagé, afin de proposer un projet adapté à chaque territoire et qui réponde aux attentes et préoccupations des électeurs. Et nous investissons massivement pour poursuivre le renouvellement et identifier les talents, futurs candidats et candidates qui porteront ces projets », explique au Monde M. Castaner.
LRM doit également servir de boîtes à idées. Certains élus considèrent en effet que le programme d’Emmanuel Macron, appliqué au pas de charge depuis huit mois, ne permettra pas de nourrir l’ensemble du mandat. « Il faut qu’on se structure pour alimenter en propositions la suite du quinquennat », explique un cadre du mouvement.

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M. Castaner aimerait faire davantage participer des intellectuels et des chercheurs aux travaux menés au sein de LRM. Une manière de mieux définir ce qu’est le macronisme en mettant des mots sur sa ligne politique. Une façon aussi de commencer à faire la preuve que le parti peut vivre sans son créateur s’il veut s’installer durablement dans le paysage politique. « Il faut se mettre dans le post-Macron dès maintenant », estime un membre du bureau exécutif de LRM.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le chef de l’Etat est en déplacement deux jours en Auvergne, une région frappée de plein fouet par la crise agricole.
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Après Davos, Macron au chevet du monde rural

Le chef de l’Etat est en déplacement deux jours en Auvergne, une région frappée de plein fouet par la crise agricole.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 12h14
    |

                            Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant) et 
Solenn de Royer (envoyée spéciale en Auvergne)








                        



                                


                            

Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. Dépeint par l’opposition en président des villes et des élites, coupé des territoires, Emmanuel Macron a profité d’un long déplacement en Auvergne, jeudi 25 et vendredi 26 janvier, pour tenter de démontrer le contraire et reprendre pied avec le quotidien des Français. Un rééquilibrage qui tombait à pic après une séquence économique et internationale dense, entamée à Versailles lundi avec un ballet de grands patrons invités au Château à découvrir la cuisine d’Alain Ducasse et « l’attractivité » de la France, et close mercredi à Davos devant le gotha de l’économie mondiale.
L’Elysée, qui se défend de toute arrière-pensée tactique, plaide la coïncidence. Mais M. Macron, qui a récemment perdu plusieurs points dans les sondages, sait aussi qu’un certain nombre de ses décisions, dont la limitation de vitesse à 80 km/h, ont été mal ressenties dans un monde rural qu’il s’agissait de rassurer.
« L’idée de l’Elysée était de venir dans le Massif central, là où les agriculteurs souffrent », explique le maire (PS) de Saint-Genès-Champanelle (Puy-de-Dôme), Roger Gardes.
Là aussi où Macron est plus faible qu’ailleurs sur le plan électoral.

Au deuxième tour de la présidentielle, 58 % des habitants des zones rurales avaient voté pour lui contre 65 % des habitants des zones urbaines de province et 79 % des habitants de l’agglomération parisienne, selon l’Ifop.
« C’est là que se trouve sa principale faiblesse dans l’opinion, analyse Chloé Morin, spécialiste de l’opinion à la Fondation Jean Jaurès. Cette fracture initiale s’est plutôt approfondie avec l’accumulation de mesures [hausse du prix du paquet de cigarettes, passage à 11 vaccins obligatoires, baisse des APL, etc.] qui impactent davantage les populations les plus modestes. »
Hasard du calendrier (ou pas), ce déplacement présidentiel sur les terres de Laurent Wauquiez, président des Républicains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les ministres et le patron de La République en marche, Christophe  Castaner, se déploient auprès des candidats qui jouent leur réélection.
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Les législatives partielles, un test pour l’exécutif

Les ministres et le patron de La République en marche, Christophe  Castaner, se déploient auprès des candidats qui jouent leur réélection.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h55
    |

            Manon Rescan et 
Cédric Pietralunga








                        



   


Un empilement de ballons de baudruche bleus, blancs et rouges floqués du logo d’En marche ! et quelques tee-shirts de soutien à Emmanuel Macron. La République en marche (LRM) a ressorti les gadgets de la campagne présidentielle, lundi 22 janvier, dans la salle du Dôme de Pontoise. Huit mois à peine après le scrutin et les législatives qui ont suivi, tout ou presque a changé, pourtant, pour le parti du chef de l’Etat, qui s’apprête à vivre, les dimanches 28 janvier et 4 février, ses premières législatives partielles, dans le Val-d’Oise et à Belfort.
« En juin, on faisait des réunions publiques, maintenant on fait des meetings », sourit Isabelle Muller-Quoy. Dimanche, elle sera la première députée de l’histoire de LRM à briguer sa réélection : le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin dans sa circonscription en raison de l’inéligibilité de son suppléant. L’enseignante en droit public se voit obligée de mener la deuxième campagne politique de sa vie en seulement quelques mois.

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Mais c’est une autre partie qui se joue désormais. « Novice qui s’organisait avec les moyens du bord » en juin, Mme Muller-Quoy bénéficie aujourd’hui du traitement réservé aux circonscriptions que l’on ne veut pas perdre. Christophe Castaner, le nouveau patron du parti, est venu l’accompagner mi-janvier pour une opération de tractage sur un marché. Au « meeting » de Pontoise, c’est la ministre de la santé, Agnès Buzyn, inconnue elle aussi il y a moins d’un an, qui est venue l’épauler.
La mobilisation des têtes d’affiche témoigne de la volonté du parti présidentiel de ne pas faire l’impasse sur ces partielles. Quatre autres élections vont suivre, dès le mois de mars, dans le Loiret, en Haute-Garonne, à Mayotte et à La Réunion, après des annulations par le Conseil constitutionnel. LRM a beau disposer d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, avec 312 députés élus en juin 2017, « il ne faut pas donner l’impression de se désintéresser des scrutins intermédiaires, car c’est là aussi que se forgera notre crédibilité à long terme », note un cadre du mouvement.
« Le but, c’est la victoire »
Même si le résultat était prévisible, les macronistes ont été surpris par leur faible score lors des élections sénatoriales de septembre 2017. Ils n’ont obtenu que 21 sièges sur les 171 qui étaient remis en jeu. De la même façon, l’écho donné à trois municipales partielles qui se sont déroulées en décembre, notamment à Orthez (Pyrénées-Atlantiques) et à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), où le candidat LRM est à chaque fois arrivé en troisième position, a été vécu comme un coup de semonce à la direction du parti.
« Si ces partielles n’ont pas d’importance stratégique, on voit l’interprétation que les médias et nos adversaires peuvent en faire, met en garde un proche du chef de l’Etat. Une élection, c’est à chaque fois un rendez-vous. » 
« Il ne faut pas laisser s’installer la petite musique que la présidentielle et les législatives de 2017 pourraient n’être qu’un accident », abonde un autre, alors que la prochaine échéance électorale nationale n’aura lieu qu’en mai 2019, lors des élections européennes.
Chef de la majorité, Edouard Philippe est mis à contribution. C’est lui qui trône désormais sur les affiches électorales au côté de la candidate, à la place qu’occupait jadis Emmanuel Macron. Il pourrait être invité, avec Christophe Castaner, lors d’un meeting d’entre-deux-tours. Ce choix n’est pas anodin : la circonscription de Mme Muller-Quoy était à droite depuis trente ans avant que la candidate LRM ne l’emporte sur le candidat Les Républicains, Antoine Savignat. Elle l’affrontera de nouveau dimanche et pourrait le retrouver au second tour.
« Le but de la politique, c’est la victoire »
Cette élection permettra de mesurer le capital séduction d’Emmanuel Macron auprès des électeurs de droite, auxquels il doit sa bonne tenue dans les sondages. « Maintenant on a un bilan, on n’est plus portés par la vague En marche ! », constate Mme Muller-Quoy.
Tour à tour, pendant sa campagne, elle a dû justifier les décisions gouvernementales, de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) à la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes. Et se forcer à aller au combat face à des adversaires « qui ont le sens du raccourci ».

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Reste que la faiseuse de roi sera vraisemblablement l’abstention. « La participation est particulièrement basse dans ce type d’élection – entre 20 et 30 % –, si bien que quelques dizaines de voix peuvent faire basculer le scrutin », anticipe M. Castaner, qui répète en privé que « le but de la politique, c’est la victoire ».
L’abstention sera également clé dans le territoire de Belfort, où le délégué général de LRM s’est rendu jeudi pour un meeting commun avec François Bayrou, afin de soutenir le candidat du MoDem, Christophe Grudler.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le président du parti Les Républicains a conclu la journée de jeudi en assumant, sur France 2, sa volonté de vouloir reconquérir les électeurs d’extrême droite.
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Laurent Wauquiez contourne les critiques par la droite

Le président du parti Les Républicains a conclu la journée de jeudi en assumant, sur France 2, sa volonté de vouloir reconquérir les électeurs d’extrême droite.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h42
    |

            Olivier Faye








                        


Laurent Wauquiez a vécu une journée contrastée, jeudi 25 janvier. Le matin, le président du parti Les Républicains recevait un seau de reproches sur la tête de la part de ses anciens adversaires dans la course à la présidence, Florence Portelli et Maël de Calan.
« Stalinien », « signal d’exclusion » : lors d’une conférence de presse commune, les deux responsables ont dénoncé avec force son choix de ne pas leur accorder dans les instances du parti une représentation proportionnelle au résultat qu’ils ont obtenu en décembre 2017. De quoi souligner, une fois de plus, les divisions d’une formation où les départs de représentants de la droite modérée s’accumulent chaque semaine.
Une image dégradée
Un peu plus tard, en fin d’après-midi, un sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo révélait que l’image du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes auprès des Français s’était dégradée ces dernières semaines. Seulement 41 % des personnes interrogées disent en effet le trouver « compétent » et 37 % « sympathique », soit une baisse de quatre points dans les deux cas par rapport à décembre 2017.
Puis, dans la soirée, est venue l’heure de « L’Emission politique » de France 2. La première grande étape en « prime time » du nouveau patron de LR sur cette route qu’il emprunte pour tenter de « redonner une voix à la droite » et de se tracer un chemin personnel vers l’élection présidentielle de 2022.
Face à un Emmanuel Macron « coupé des réalités », l’ancien maire du Puy-en-Velay (Haute-Loire) s’est posé en provincial proche des classes populaires et moyennes, fustigeant la hausse de la CSG et le fait que « 40 % des cadeaux fiscaux vont aux 5 % des Français les plus riches ».
Discours protectionniste et eurosceptique
Reconnaissant vouloir récupérer les électeurs du Front national, il n’a pas hésité à reprendre des mots d’ordre du parti d’extrême droite. « Il y a trop d’immigration en France, nos capacités d’intégration sont saturées », a-t-il estimé, promettant de ramener l’immigration légale sous la barre des 100 000 entrées par an. Assumant un discours protectionniste et eurocritique, il a annoncé qu’il ne conduira pas la liste de son parti aux élections européennes de 2019.
Se félicitant de la présence du président du Sénat, Gérard Larcher, dans le public de l’émission, il a prévenu néanmoins que le rassemblement de sa famille politique ne passerait pas par un « filet d’eau tiède ».
« Ce qui a tué la droite, c’est de rassembler des gens qui n’avaient plus rien à faire ensemble », a souligné M. Wauquiez.

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                Laurent Wauquiez n’entend pas « laisser le monopole de l’immigration à l’extrême droite »



Le verdict ? 50 % des personnes sondées par Ipsos au cours de l’émission ont été convaincues par sa prestation. Soit un des meilleurs scores qui ont été enregistrés récemment. L’audience, elle, est la plus mauvaise de ces derniers mois, avec seulement 1,49 million de téléspectateurs. Une journée contrastée, décidément.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ La ministre de la santé annonce un plan comportant des mesures de formation, des hausses de tarifs et la création d’indicateurs de qualité.
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Agnès Buzyn : « Il faut préserver les moyens de la psychiatrie »

La ministre de la santé annonce un plan comportant des mesures de formation, des hausses de tarifs et la création d’indicateurs de qualité.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h33
    |

            François Béguin, 
Sandrine Cabut et 
Laetitia Clavreul








                        



                                


                            

La ministre de la santé Agnès Buzyn présente, vendredi 26 janvier, un plan de douze mesures d’urgence en faveur de la psychiatrie. Dans un entretien au Monde, elle livre son constat sur ce secteur, « paupérisé » et « en souffrance » : « En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur. »
Plusieurs grèves ont eu lieu ces derniers mois dans les hôpitaux psychiatriques pour dénoncer les conditions de travail et la dégradation de l’accueil des patients. Y a-t-il une « crise » de la psychiatrie ?
C’est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant les besoins sont en constante augmentation, parce que la société est de plus en plus dure, qu’il y a plus d’addictions, moins d’accompagnement des familles…
On peut dénoncer des conditions de travail parfois très dures, ainsi que des conditions d’hospitalisation parfois dégradées, mais il faut être attentif à ne pas généraliser les situations dramatiques que l’on peut observer dans certains endroits. Ce serait dévaloriser le travail formidable qui est fait dans beaucoup d’établissements de santé mentale. En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur.

Qu’allez-vous faire face à un tel constat ?
Ces cinq dernières années, il y a eu six rapports sur la situation de la psychiatrie. Les constats et les recommandations étaient souvent les mêmes. Je me suis dit qu’il n’était donc pas nécessaire d’en commander un nouveau. Les douze mesures d’urgence que je présente aujourd’hui sont issues des propositions formulées en décembre par l’ensemble des représentants de la psychiatrie française.
Il me semble important de donner un signal de prise en compte de cette souffrance générale, des professionnels et des malades. Ce faisant, je veux parvenir à déstigmatiser ces derniers, et rendre leur dignité à ceux qui sont pris en charge dans des conditions déplorables....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Depuis son accession au poste de premier ministre, en mai 2017, le chef du gouvernement donne une image de « grand type sympa ». Mais qu’y a-t-il derrière cet abord lisse ?
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Edouard Philippe, un insaisissable à Matignon


                      Depuis son accession au poste de premier ministre, en mai 2017, le chef du gouvernement donne une image de « grand type sympa ». Mais qu’y a-t-il derrière cet abord lisse ?



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h41
    |

            Ariane Chemin








                              

                        

Ça commence mal, le portrait d’un homme dont on ignore la taille précise. La presse le toise en général à 1,94 m. Selon Le Parisien du lendemain de sa nomination, il serait même le plus grand chef de gouvernement de la Ve République. Mais au Havre, Benoît Dubosc, haut gaillard aux airs de Viking qui fabrique affiches et tracts municipaux pour la mairie, est formel : « Il fait 1,92 m, comme moi. J’en suis sûr, on a pris nos mesures plusieurs fois à la maison », raconte le communicant normand. « Je mesure 1,89 m », tranche Edouard Philippe. Ses lèvres fendent d’un coup son visage jusqu’aux oreilles. Ce sourire élastique sur son corps longiligne, c’est sa première signature – en général, la promesse d’un bon mot.
« Ma taille varie selon ma cote de popularité. » Il y avait l’humour cruel de Churchill, son héros, dont le chef du gouvernement a lu les deux dernières biographies, par admiration. Il y a eu celui vachard et lourdingue de Jacques Chirac et les blagues de François Hollande, toujours prêt à traquer le comique de situation autour de lui, comme un chasseur de papillons. Depuis huit mois, les Français découvrent le sens de la punchline de leur premier ministre et son inclination à l’autodérision – self-depriecating humor, disent les Anglo-Saxons. « J’ai deux prénoms, c’est dur pour se faire un nom. » Ou encore : « Edouard Philippe, vous savez, ce grand type qui perd ses cheveux et que personne ne connaît… »
Du borné maladroit au lettré sympa
Un « grand type sympa », voilà comment on résume souvent le premier ministre : c’est à la fois flatteur (l’antiportrait de Macron ?) et perfidement réducteur. Au collège Jean-Texcier du Grand-Quevilly, dans la banlieue de Rouen, Edouard, fils de Patrick Philippe, le principal de l’établissement, était pourtant l’un des plus petits de sa classe. Il a poussé d’un coup, en seconde, sorte de grand Meaulnes haut-normand,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ A deux mois du congrès du Front national, sa présidente et seule candidate à sa propre succession estime que « la France doit avoir une monnaie nationale » et que son parti doit changer de nom.
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Marine Le Pen : « Il n’y a pas de changement de ligne au FN »

A deux mois du congrès du Front national, sa présidente et seule candidate à sa propre succession estime que « la France doit avoir une monnaie nationale » et que son parti doit changer de nom.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h31
    |

            Nicolas Chapuis et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

Débat de l’entre-deux-tours, départ de Florian Philippot, sortie de l’euro… A deux mois du congrès du Front national, sa présidente et seule candidate à sa propre succession revient, dans un entretien au Monde, sur les sujets qui travaillent le parti d’extrême droite. Et estime que le Front national doit changer de nom.
L’opposition a du mal à se faire entendre en cette rentrée politique. Vous vous targuez du titre de première opposante, est-ce un échec de votre part ?
Je n’ai pas ce sentiment. Il y a une période assez traditionnelle de six mois après une élection, où les Français sont dans l’attente de voir à quelle sauce ils vont être mangés. C’est terminé depuis le 1er janvier.
Selon vous, Emmanuel Macron a mangé son pain blanc…
A partir de maintenant, les Français vont voir précisément les conséquences des décisions qui ont été prises par M. Macron. Les atteintes assez violentes au pouvoir d’achat, notamment des classes populaires et des classes moyennes : augmentation de l’essence, du diesel, de la contribution sociale généralisée [CSG], des péages, du forfait hospitalier… la liste est longue.
M. Mélenchon a reconnu avoir perdu la première manche sociale du quinquennat. Avez-vous, vous aussi, l’impression d’avoir perdu une manche ?
M. Mélenchon et ses amis étaient dans une situation extrêmement inconfortable. Ils ont voulu susciter une forme de révolution citoyenne contre des ordonnances, alors qu’Emmanuel Macron les avait annoncées et qu’ils ont voté pour lui. Pour le coup, on ne peut pas dire qu’il les a pris par surprise.
Donc, pour l’instant, Emmanuel Macron tient, selon vous, ses promesses électorales ?
Sur les ordonnances, oui, il a tenu ses promesses électorales, qui étaient les mêmes que M. Fillon. Lui aussi avait envisagé la pulvérisation du code du travail par ordonnances. Ce qui a une conséquence :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Invité de « L’Emission politique », sur France 2 jeudi soir, le président du parti Les Républicains était interrogé sur les similitudes entre son discours et celui du FN.
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Laurent Wauquiez n’entend pas « laisser le monopole de l’immigration à l’extrême droite »

Invité de « L’Emission politique », sur France 2 jeudi soir, le président du parti Les Républicains était interrogé sur les similitudes entre son discours et celui du FN.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 07h48
   





                        



   


C’est sa première grande émission de télévision depuis son accession à la tête des Républicains (LR), en décembre. Invité de « L’Emission politique », sur France 2, jeudi 25 janvier, Laurent Wauquiez était notamment interrogé sur les similitudes entre son discours sur l’immigration et celui du Front national.
« Vous vous attendez à ce que, pour vous plaire, je fasse une droite qui ne parle pas d’immigration ? Que je laisse le monopole du discours sur l’immigration au Front national ? C’est hors de question, a répondu le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Je ne veux pas laisser le monopole du social à la gauche, je ne veux pas laisser le monopole du discours sur l’immigration à l’extrême droite. »

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                Laurent Wauquiez, une image à construire



« Ça fait trop d’années que la droite a capitulé, qu’elle a renoncé à aborder un certain nombre de thèmes », a poursuivi M. Wauquiez, en citant « la sécurité », « la question du déclassement des classes moyennes » ou celle de « l’intégration républicaine ».
« Tout remettre à plat » sur l’immigration
M. Wauquiez souhaite « qu’on remette à plat la totalité de notre politique d’immigration sur toutes ses composantes, sans tabou, avec un objectif simple : la France ne peut plus accueillir autant d’immigration chaque année ».

        Lire notre décryptage :
         

          Laurent Wauquiez, entre intox, mémoire sélective et approximations



« Depuis qu’Emmanuel Macron a été élu président de la République, la France n’a jamais donné autant de titres de séjour, c’est un record », a-t-il affirmé. Or « je pense qu’il y a trop d’immigration en France et qu’aujourd’hui, nos capacités d’intégration sont saturées ». « Je considère qu’il faut diminuer au moins de moitié le niveau d’immigration actuel et le ramener au-dessous de la barre des 100 000 », a-t-il précisé. Et de poursuivre :
« Ce que je souhaite, c’est qu’on remette tout à plat, qu’on s’interroge sur les règles du regroupement familial, qu’on s’interroge sur la mise en place de quotas par pays et par métiers dans le domaine de l’immigration économique, qu’on remette à plat l’accès aux prestations sociales, parce que ça crée aussi évidemment une turbulence dans notre système d’immigration (…). Pour moi, au minimum, on doit être sur trois ans de travail sur le sol français pour pouvoir accéder aux mêmes règles et aux prestations. »

Sur l'immigration et la proposition de "3 ans de travail sur le sol français avant d'avoir droit aux allocations",… https://t.co/CuW0mZoVdl— samuellaurent (@Samuel Laurent)


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M. Wauquiez s’en est, par ailleurs, pris à Emmanuel Macron, dont il a dénoncé la « communication ». « On a l’impression que c’est totalement hors norme que de ne pas s’esbaudir tous les matins sur le président de la République », a-t-il ironisé, en décrivant un chef de l’Etat « très coupé de la réalité du terrain ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ En déplacement à Saint-Genès-Champanelle (Auvergne), le président de la République a promis une PAC plus protectrice, un plan protéines et la mise en place d’une épargne de précaution pour les agriculteurs.
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Les orientations de Macron pour réconforter la filière agricole

En déplacement à Saint-Genès-Champanelle (Auvergne), le président de la République a promis une PAC plus protectrice, un plan protéines et la mise en place d’une épargne de précaution pour les agriculteurs.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 06h57
   





                        



   


Depuis Saint-Genès-Champanelle, commune rurale située à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand, Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 25 janvier, vouloir mobiliser les « paysans », à l’occasion de ses vœux aux agriculteurs. « L’agriculture est une des clés de notre avenir, or elle est aujourd’hui à la croisée des chemins », a déclaré le président de la République, qui a décliné les grandes orientations de son gouvernement pour cette profession qui a beaucoup souffert ces dernières années.
Aider la filière colza et tournesol
Après avoir souligné que la France dépendait d’importations extérieures en matières de soja non OGM, le président de la République a estimé que le pays avait besoin d’une « vraie filière protéines » d’ici « les cinq ans à venir ». Ces déclarations vont dans le sens de ce que la filière prône auprès des agriculteurs.
Aujourd’hui, l’huile issue du colza français est valorisée pour les deux tiers dans la fabrication de biocarburant et pour un tiers en alimentation. « Il nous faut aussi une vraie stratégie nationale de souveraineté alimentaire », a déclaré Emmanuel Macron.
Plan loup : « Trouver sa place dans les systèmes qui préexistent »
Répondant à la manifestation organisée à Saint-Genès-Champanelle pour relayer « la souffrance et la détresse des éleveurs victimes des prédations du loup », le président a assuré que « le plan loup doit être fait et pensé dans les territoires où on le décline », et que « le loup devait trouver sa place dans les systèmes qui préexistent », contrairement à ce que prônent certaines ONG.
Lactalis
Rebondissant sur l’actualité, le président a assuré que l’Etat ferait « toute la lumière » sur l’affaire du lait contaminé aux salmonelles de Lactalis et qu’il « n’y aura aucune tolérance de l’Etat ».

        Lire aussi :
         

                Lactalis : des pistes pour améliorer les procédures de rappel



Négociations entre distributeurs, industriels et agriculteurs
Emmanuel Macron a également annoncé que les ministres de l’agriculture et de l’économie réuniraient la semaine prochaine distributeurs, industriels et agriculteurs pour discuter des négociations commerciales et a menacé de dénoncer ceux qui ne respecteraient pas les bonnes pratiques.
Les différents acteurs ont signé en novembre une charte de bonne conduite, censée permettre une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs de la chaîne, en attendant le projet de loi issu des états généraux de l’agriculture, qui sera présenté mercredi au conseil des ministres.
Mais cette charte « n’est pas respectée » et « on ne peut pas avoir une grande distribution qui ne joue pas le jeu », a déclaré le président à la presse après son discours. « J’appelle les distributeurs à la responsabilité » car « on doit stopper une guerre des prix qui est délétère », a-t-il ajouté.
Les 15 articles du projet de loi prévoient, comme annoncé par le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, un relèvement du seuil de revente à perte de 10 % et un encadrement des promotions dans la grande distribution. Autre mesure phare : la possibilité pour les éleveurs de fixer leurs prix en tenant compte de leurs coûts de revient et de la situation des marchés.
Plan d’investissement
Le président de la République a aussi promis un plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour l’agriculture, mais les syndicats agricoles se demandent si les producteurs les plus fragiles en bénéficieront alors que le nombre de défaillances d’exploitations continue d’augmenter. « 70 % des agriculteurs sont dans le rouge », selon Bernard Lannes, président de la Coordination rurale.



                            


                        

                        

