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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Vainqueurs mercredi des Croates, dans une Zagreb Arena hostile, les Bleus vont tenter de valider leur ticket pour la finale européenne contre les Espagnols.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Pour que le match des superstars soit plus compétitif, un nouveau format a été introduit : ce ne sera plus conférence Est contre conférence Ouest, mais des équipes choisies par deux capitaines, chacun son tour.
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NBA : le All-Star Game change de formule et se rapproche de la cour de récré

Pour que le match des superstars soit plus compétitif, un nouveau format a été introduit : ce ne sera plus conférence Est contre conférence Ouest, mais des équipes choisies par deux capitaines, chacun son tour.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h56
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


C’est une nouvelle ère pour le All-Star Game de la NBA. Le match réunissant les meilleurs joueurs de la ligue américaine de basket-ball aura lieu le 18 février à Los Angeles. Pour la première fois, l’opposition classique entre joueurs de la conférence Est et de la conférence Ouest n’aura pas lieu.
Les dirigeants de la NBA ont voulu tester une nouvelle formule avec des conférences mélangées pour que le match retrouve un semblant de compétitivité, de défense, et ne vire plus en une démonstration à la Harlem Globetrotters (la conférence Ouest a quand même marqué plus de 200 points lors des deux dernières éditions).
La nouvelle formule
Première étape : les dix titulaires ont été choisis par vote par les fans, les journalistes et les joueurs eux-mêmes. Les quatorze remplaçants l’ont été par les entraîneurs.
Les deux titulaires ayant reçu le plus de vote – en l’occurrence LeBron James (la légende qui vient de dépasser 30 000 points) et Stephen Curry (leadeur des champions en titre Golden State Warriors) choisissent ensuite leurs coéquipiers d’un soir, chacun son tour, comme avant un match de basket de cour de récré.
Le show aurait pu se rapprocher dangereusement la télé-réalité si les choix de Curry et de James avaient été retransmis en direct, comme c’est le cas pour la draft universitaire. La direction de la NBA en a décidé autrement. On ne saura pas qui Curry et LeBron ont choisi en premier, ni qui était le dernier joueur sans équipe et qui a intégré, par défaut, celle à qui il manquait un joueur (on connaît tous cette sensation).
Les équipes

   


LeBron James, qui avait le premier choix, a récupéré Kevin Durant (coéquipier de Curry à Golden State) et son ancien camarade Kyrie Irving, qui a quitté avec une certaine acrimonie Cleveland pour Boston cet été. Stoïque, « le King » a justifié son choix par une approche uniquement sportive :
« Kyrie était disponible, c’est un des meilleurs meneurs de notre ligue. C’était un choix facile pour moi. »
La « Team LeBron » est complétée par le duo de La Nouvelle-Orléans Anthony Davis et DeMarcus Cousins. Sur le banc, Kevin Love (Cleveland), John Wall et Bradley Beal (Washington), LaMarcus Aldridge (San Antonio), Victor Oladipo (Indiana), Russell Westbrook (Oklahoma) et Kristaps Porzingis (New York).
La « Team Curry » sera tout aussi prolifique, physique et spectaculaire : le possible MVP (meilleur joueur) de la saison James Harden (Houston) et le phénomène Giannis Antetokounmpo (Milwaukee) seront titulaires avec Joel Embiid (Philadelphie) et DeMar DeRozan (Toronto). Sur le banc, Curry a pris deux de ses coéquipiers en club – Klay Thompson et Draymond Green –, deux piliers de Minnesota – Jimmy Butler et Karl-Anthony Towns – Kyle Lowry (Toronto), Damian Lillard (Portland) et le revenant Al Horford (Boston).
On ne va pas s’aventurer à faire des pronostics avant de savoir dans quel état d’esprit seront les joueurs pour ce All-Star Game 2.0. Mais si le passé doit faire pencher la balance, notons que chaque meilleur joueur (MVP) des précédents All-Star Games qui sera sur le parquet jouera pour la « Team LeBron » : James (2006, 2008), Westbrook (2015, 2016), Davis (2017), Durant (2012) and Irving (2014).
Le reste des festivités
Le All-Star dure tout un week-end et ne se résume pas au seul match des superstars. Le match des « étoiles montantes » avec les vingt meilleurs joueurs qui disputent leur première ou leur deuxième saison. L’opposition se fait entre sélection américaine et sélection mondiale.
Dans cette dernière, on retrouve notamment trois joueurs de Philadelphie – le Camerounais (et, qui sait, Français ?) Joel Embiid, l’Australien Ben Simmons et le Croate Dario Saric – et, surtout, le Français Frank Ntilikina, qui confirme ainsi sa bonne saison de rookie (5,3 points, 3,4 passes décisives, 2,3 rebonds) chez les New York Knicks.
Le concours à 3 points opposera trois All-Stars – Love, Thompson et Beal – à Devin Booker (Phoenix) et Wayne Ellington (Miami). Et le moment le plus attendu, le show le plus populaire, le concours de dunk, sera cette année soit pour le petit-meneur-mais-gros-dunkeur de Dallas, Dennis Smith Jr…

A little pregame dunk contest preview from DSJ 👀🔥https://t.co/l8JYJH84H1— DSJfans (@Dennis Smith Jr)


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… le longiligne Larry Nance Jr…

🔴⚠️ Le dunk (poster) de la nuit pour Larry Nance Jr. sur Kevin Durant ! #LakeShow #LALvsGSW #Lakers 

— Adri_Fntn (@Adrien Fonteneau)


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… un Victor Oladipo (Indiana) en pleine renaissance…

#NBA ¡DUNK! Oladipo por encima de todos! https://t.co/jEaCx2uhWI— RipkenGutierrez (@Ripken Gutiérrez)


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… ou un Aaron Gordon (Orlando) en pleine confiance.

Aaron Gordon goes baseline for the double-clutch dunk!

— NBA (@NBA)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Dix clubs anglais figurent dans la liste des 20 équipes de football les plus riches au monde, selon le rapport annuel du cabinet Deloitte.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».
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Une décision de la Commission européenne « brèche mortelle dans l’unité du sport français »

Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h16
    |

Gauthier Martin (Avocat au cabinet Clifford Chance) et Yves Wehrli (Avocat et directeur (managing partner) du cabinet d’avocats Clifford Chance)







                        



                                


                            

Passée relativement inaperçue jusqu’à présent, une décision de la Commission européenne pourrait avoir des conséquences potentiellement majeures pour le modèle sportif français, au moment où la France se réjouit des succès de la qualification de son équipe nationale aux demi-finales de l’Euro de handball.
Dans une décision rendue le 8 décembre 2017 et prise à l’initiative de la commissaire chargée de la politique de la concurrence, la Commission s’est en effet prononcée sur un litige d’apparence anodine entre deux patineurs néerlandais et l’Union internationale de patinage (UIP). En substance, la Commission a reproché à l’UIP d’interdire aux athlètes affiliés à ses fédérations nationales membres de participer, sous peine de sanctions très sévères, à des compétitions organisées par des opérateurs indépendants de l’UIP.
La Commission a estimé que l’UIP ne pouvait pas, pour la défense de ses propres intérêts commerciaux, empêcher l’émergence de compétitions indépendantes au détriment des intérêts des sportifs désireux d’y prendre part et des organisateurs concernés. Les règles de l’UIP ayant cet effet relèvent, selon la Commission, des pratiques anticoncurrentielles et doivent être bannies.
Bien que la décision ne soit pas encore publiée et qu’à ce stade la prudence s’impose, sa portée, de l’aveu même de la Commission, dépasse le cas de la seule UIP et concerne toutes les fédérations nationales et internationales. Sans remettre en cause leur place centrale, la Commission entend ainsi rappeler qu’elles ne peuvent imposer des restrictions qui ont pour effet d’empêcher l’émergence de compétitions concurrentes si ces restrictions ne sont pas justifiées et proportionnées au regard des objectifs légitimes du sport, tels que la protection de la santé et la sécurité des athlètes notamment.
Service public
Le raisonnement vaut aussi a fortiori pour les ligues sportives, émanation des fédérations plus particulièrement en charge de l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Toujours invaincus, les joueurs de Didier Dinart affrontent les Espagnols, vendredi à 18 heures, en demi-finales de la compétition.
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Euro 2018 de handball : demi-finale fratricide pour les Bleus face à l’Espagne

Toujours invaincus, les joueurs de Didier Dinart affrontent les Espagnols, vendredi à 18 heures, en demi-finales de la compétition.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h38
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


C’était une fête de famille avant l’heure. Ayant rempli leurs obligations médiatiques, les joueurs de l’équipe de France de handball s’apprêtaient à quitter la Zagreb Arena, jeudi, quand l’équipe d’Espagne a pénétré sur le terrain. A les voir s’embrasser, se chambrer, se donner forces accolades et tapes dans le dos, difficile de croire que les deux sélections vont s’affronter vendredi 26 janvier (18 heures, sur M6 et BeIN Sports) pour une place en finale de l’Euro 2018.
La raison de ces réjouissantes retrouvailles est simple. Dans l’univers de la « balle pégueuse », il y a bien longtemps que les Pyrénées ne forment plus une frontière infranchissable. Côté Bleus, Cédric Sorhaindo et Dika Mem font les beaux jours de Barcelone, où Nikola Karabatic a posé son sac avant de débarquer à Paris. Luc Abalo et Adrien Dipanda ont également passé quelques saisons dans la péninsule ibérique.

🏆 @EHFEURO 2018 
🗓 Lendemain de qualification ✊
— FRAHandball (@Equipes France Hand)


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Quant au sélectionneur français Didier Dinart, après avoir tout remporté sous le maillot de Ciudad Real et s’y être forgé le surnom « la Roca » (« le roc », en espagnol), il est resté dans la cité espagnole, où il vit encore. Et chez les « Hispanos », surnom de la sélection ibère, pas moins de six joueurs jouent dans le championnat de France.
Des jeux ne manquant pas de similitudes
« Ce sont mes coéquipiers, mon pays d’adoption, ma famille », résume le capitaine français, Cédric Sorhaindo, confiant passer « beaucoup plus de temps avec [les Espagnols] qu’avec les joueurs de l’équipe de France ». Et le pilier de la défense française de regretter de ne pas affronter ses coéquipiers en finale de la compétition – le Barça fournit un fort contingent de l’équipe espagnole – où « le perdant aurait été assuré d’une médaille ». Mais comme tous les Français, le pivot des Bleus promet de mettre ses affinités de côté les soixante minutes que durera la rencontre :
« On a des objectifs avec ce groupe et mon premier souhait, c’est de les atteindre, peu importe quelle équipe se présente a face à nous. Mais si jamais on gagne, on célébrera avec retenue. »
Experts et Hispanos ont entamé le trash-talking (« chambrage ») par messages interposés sitôt l’affiche de la demi-finale connue. Se connaissant par cœur, les deux sélections ne manquent guère de similitudes. Comme la France, l’Espagne a un nouveau technicien à sa tête depuis le dernier Mondial. Et, comme les Bleus, elle s’est présentée à l’Euro avec un groupe remanié. « C’est une nouvelle équipe, et c’est le risque pour nous », souligne Luc Abalo. Se méfiant de la décontraction d’Espagnols « sans complexes » et n’ayant « rien à perdre », l’ailier du PSG, qui a évolué quatre ans à Ciudad Real, s’attend à un match disputé et ardu.
Sur le plan du jeu, les affinités de l’hispanophile Dinart avec la méthode d’analyse permanente prônée par Juan Carlos Pastor, l’ancien sélectionneur espagnol (2004 à 2008), ne sont plus à souligner. « Petit à petit, la France joue dans un style plus espagnol », abonde le Nantais Eduardo Gurbindo. L’arrière droit espagnol voit dans l’équipe de France millésime Dinart des éléments « inspirés de cette méthode, principalement en défense, mais également dans l’organisation de l’attaque ». Et constate : « Ils se sont encore améliorés. »
Des Experts sûrs de leurs forces
Si l’équipe de France a rempli à la lettre les objectifs définis par son coach, remportant tous ses matchs et se hissant sans coup férir en demi-finales, la route des Espagnols fut plus cahoteuse. Battus par la Macédoine puis la Slovénie, les Ibères ont obtenu leur qualification grâce à une victoire pleine de maîtrise face aux tenants du titre allemands mercredi (31-27), après que la République tchèque et la Slovénie se sont mutuellement éliminées en faisant match nul.

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                Euro 2018 de handball : impitoyable, la France bat et élimine la Croatie de « son » Euro



Après ce « quasi-quart de finale où il n’y avait pas à calculer », comme le formule l’ailier droit espagnol, Ferran Soler, c’est une sélection fière d’avoir composté de haute lutte son ticket pour les demi-finales qui se présente sur la route des Bleus. Ces derniers « ont gagné le droit d’être favoris, car ils ont remporté presque toutes les dernières compétitions, assure le joueur de Toulouse, mais on peut les battre ».
Opposés à une équipe déployant un handball léché, les Français abordent la rencontre avec le calme serein qui les caractérise depuis le début de la compétition. Cette sérénité qui a poussé Didier Dinart à faire confiance à ses jeunes pour terminer le match mercredi, alors que la Croatie, poussée par tout un peuple, était revenue à un point des Bleus. Sûrs de leurs forces mais restant « humbles et concentrés » – les anciens comme Luc Abalo y veillent –, les ouailles de Didier Dinart entendent poursuivre leur route dans la compétition. Ils affronteraient en finale le vainqueur du derby scandinave entre Suédois et Danois. « Ce serait vraiment dommage de se faire sortir en demi-finales, alors qu’on est bien lancés, constate le sélectionneur français. On s’est ouvert la porte aux médailles, maintenant il faut essayer de gagner la plus belle. »
France-Espagne, 18 heures, sur M6 et Bein Sports 1. Et en live sur Le Monde. fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le Suisse affrontera en finale le Croate Marin Cilic pour un 20e titre en Grand Chelem.
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Open d’Australie : Federer jouera sa 30e finale de Grand Chelem après l’abandon de Chung

Le Suisse affrontera en finale le Croate Marin Cilic pour un 20e titre en Grand Chelem.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 11h46
   





                        



   


Le Suisse Roger Federer, n°2 mondial, s’est qualifié pour sa 30e finale de Grand Chelem après l’abandon du Coréen Chung Hyeon à cause d’une ampoule au pied, vendredi en demi-finale de l’Open d’Australie à Melbourne. Chung, 58e mondial, a demandé un temps mort médical alors qu’il était mené 6-1, 4-1, puis a jeté l’éponge deux jeux plus tard.
Federer affrontera en finale le Croate Marin Cilic (6e) pour un 20e titre majeur, le sixième à Melbourne. « Je crois que le premier set était à peu près normal, puis ensuite j’ai vu qu’il était gêné par les ampoules. Je sais que ça fait très mal », a dit le Suisse.

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Federer affrontera Cilic en finale
Le début du match avait été à sens unique. Federer avait immédiatement agressé son jeune rival, notamment sur des deuxièmes balles de service bien trop faibles. Chung avait perdu son service d’entrée et le premier set en 33 minutes. Il était le premier Coréen en demi-finale d’un tournoi majeur. Âgé de 21 ans, il avait créé la sensation en éliminant le Serbe Novak Djokovic (ex-n°1 mondial actuellement 14e) en huitièmes de finale (et avant lui l’Allemand Alexander Zverev, 4e mondial).
La finale Federer-Cilic sera le 10e duel entre les deux hommes. Le Suisse en a pour le moment gagné huit, dont le dernier au Masters de Londres en novembre et le précédent en finale de Wimbledon, en juillet, où le Croate n’avait pas pu donner le meilleur de lui-même, lui aussi à cause d’une ampoule au pied. Le seul échec de Federer date de 2014, en demi-finale de l’US Open. Cilic avait filé vers ce qui reste à ce jour son unique titre en Grand Chelem.
Le Bâlois sera évidemment grand favori, mais son adversaire en finale aura probablement plus d’arguments pour le gêner que Chung. « Il a de la puissance. S’il est aussi loin dans le tournoi c’est qu’il se sent bien et qu’il croit en lui. Je suis très impatient », a dit Federer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ En quête d’un 20e titre du Grand Chelem, Roger Federer affrontait Hyeon Chung à Melbourne.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La multiplication des attaques adressées aux arbitres professionnels rejaillit sur les 25 000 préposés au sifflet qui officient chaque week-end en France.
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Football amateur : le sacerdoce du sifflet

La multiplication des attaques adressées aux arbitres professionnels rejaillit sur les 25 000 préposés au sifflet qui officient chaque week-end en France.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 07h00
    |

                            Corentin Lesueur (Houlgate, envoyé spécial)








                        



   


La pluie glacée qui balaie la Normandie n’a pas découragé les apprentis musiciens. En cercle sur un terrain boueux du centre sportif d’Houlgate (Calvados), ils apprivoisent leurs sifflets en une symphonie désagréable. Attentif aux dissonances de la troupe, Mikael Lesage ne tarde pas à distiller ses premières corrections. Il appartient à la poignée de virtuoses de l’instrument strident chargés de diriger chaque semaine les rencontres de Ligue 1.
Le quadragénaire était l’invité, samedi 20 janvier, d’une session de formation organisée par le district du Calvados et réunissant une vingtaine d’aspirants arbitres, âgés de 15 à 35 ans, une semaine après « l’affaire Tony Chapron » – du nom de l’homme en noir coupable d’un croc-en-jambe sur un joueur et depuis devenu le défouloir des réseaux sociaux.

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Opposant le frustrant devoir de réserve pour éconduire les friands de polémiques, Mikael Lesage dépeint une mission vouant qui l’accepte aux gémonies du ballon rond. Qu’il s’échine dans l’anonymat d’un terrain de campagne ou devant l’objectif implacable des caméras.
« Arbitrer, c’est être seul contre tous, surtout dans un monde paranoïaque où ceux qui ont un pouvoir de décision dérangent. Vous devrez être calmes et irréprochables. Le moindre comportement déviant ou inadapté vous condamnera. »
« Seul contre tous »
Dans la petite salle de classe du complexe sportif d’Houlgate, les 17 lois du jeu qui régissent la pratique du football se succèdent sur le tableau blanc. Pas le temps de s’étendre sur des règles dont l’application au plus haut niveau alimente chaque semaine les discussions de comptoir. Le but n’est pas tant de former des bataillons d’hommes et de femmes en noir capables de déclamer les mesures du terrain que de les préparer à officier sous la pression des clubs et des spectateurs.
« L’arbitre doit s’imposer et se faire respecter dès son arrivée sur le lieu de la rencontre, explique Christophe Lepleux, chargé d’animer cette formation. Sa première poignée de main, la propreté de sa tenue et le relationnel avec les dirigeants des deux côtés conditionneront sa maîtrise du match. »
« Rien n’est plus important que le premier coup de sifflet, abonde Mikael Lesage. Il doit être incisif, net, pour donner le ton et interpeller l’environnement. Si vous êtes timides, c’est foutu. »
Devant leur aîné, les élèves font tous vœux d’arbitrage. Beaucoup doivent pourtant leur séjour à Houlgate à la pression de leurs clubs respectifs. Chaque structure doit, en effet, compter en son sein un nombre minimum d’arbitres, sous peine de sanctions financières et de limitation des mutations, l’équivalent amateur des transferts de joueurs professionnels.
Quotas et dessous-de-table
« On ne se fait pas d’illusion : sur la vingtaine, deux ou trois sont là de leur propre chef. Les autres ont été poussés à venir par leur club », euphémise Dominique de la Cotte, président de la commission des arbitres du Calvados. Plusieurs apprentis ne cachent pas être venus pour « donner un coup de main » à leurs clubs, qui ont jusqu’au 31 janvier pour se mettre en conformité avec les quotas d’arbitres.
Tout en convenant de la nécessité de ces contraintes pour assurer la formation d’un nombre suffisant de « sifflets », Dominique de la Cotte regrette l’émergence d’un football amateur à deux vitesses. Face aux parents pauvres du district, tenus de former des arbitres pour éviter l’attaque au portefeuille, se dresseraient des clubs locaux prêts à ouvrir les cordons de leur bourse pour débaucher ceux du voisin. « Des dessous-de-table sont versés chaque année, partout en France, confirme, un brin désabusé, le dirigeant. Les clubs ne respectant par les quotas de la Fédération préféreront toujours donner l’argent à un arbitre qu’à la ligue. »
A raison d’une soixantaine d’euros par match, quelques-uns voient dans le sifflet un complément de salaire non négligeable. On est loin pourtant des émoluments touchés par les arbitres professionnels. Comptant parmi les 11 arbitres F1-Elite (plus haut niveau national), Mikael Lesage toucherait chaque mois un salaire mensuel de 6 200 euros, auquel s’ajoute une indemnité de 3 000 euros par match de Ligue 1 dirigé.
L’obole promise ne calme l’appréhension de certains, refroidis par la chronique des menaces, insultes et agressions recensées chaque semaine sur les pelouses françaises. Lors de la saison 2016-2017, 41 % des violences ou des incivilités recensées dans le football amateur visaient des arbitres, soit plus de 4 000 incidents.

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« On ne peut pas éduquer les parents »
Venu présenter la protection juridique offerte par l’Union nationale des arbitres de football, dont il dirige l’antenne locale, Michaël Hergault se prévaut d’un « district du Calvados Bisounours, avec un seul incident grave en dix ans ». Il confie avoir été lui-même victime d’une agression : « Un coup de pied, à quinze minutes de la fin d’un match sans enjeu. »
Résultat : sept ans de suspension pour le coupable et un traumatisme encore vivace chez sa victime : « Psychologiquement, j’ai eu beaucoup de mal à reprendre le sifflet. Je me méfiais de tout. Dès qu’un arbitre se fait attaquer, je revois ma propre agression. »
Après la salle de classe, le terrain. Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) recevait Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dimanche 21 janvier, en Régional 2 (deuxième échelon régional parisien). Sous une pluie battante, Mehdi Bouguerra, président du club local, se réjouit de la bonne tenue d’un match entre deux prétendants à la montée. Les arbitres ? « Je les admire, moi, je ne pourrais pas. Trop violent. »
En 2017, le père d’un jeune joueur de Champigny est entré sur la pelouse, avant d’assener un coup à l’arbitre. « Ç’a été jusqu’à la préfecture, regrette Mehdi Bouguerra. On peut éduquer nos équipes, nos encadrants, mais pas les parents. Ce type d’acte, impossible à anticiper, nous fait passer pour un club de voyous. »
Le mauvais exemple des professionnels
Pas de père violent ce dimanche sur le synthétique du parc du Tremblay, les interpellations adressées à l’arbitre se limitant à quelques « T’es nul, rentre chez toi » et autre « Va t’acheter des lunettes ». Posté sur une petite butte, Telmo Ferreira, dissèque chaque intervention du préposé au sifflet. Observateur en arbitrage pour la ligue de Paris, il procède à la troisième et dernière évaluation annuelle d’Ahmed, qui préfère taire son nom.
« Les agressions sont bien plus présentes chez les jeunes qu’en séniors, constate Telmo Ferreira à la mi-temps. L’exemple vient d’en haut. Quand un joueur s’en prend à un arbitre durant un match télévisé, son geste rejaillit le week-end suivant en amateurs. »
Ne recensant que quelques « invectives » et « propos grossiers » au rayon des agressions subies en quinze ans d’arbitrage, Ahmed ne s’estime « jamais à l’abri du fait de jeu anodin qui peut tout faire péter ». « La première de nos qualités doit être le courage, reprend-il. L’environnement se révèle parfois très hostile. »
Un dirigeant de Champigny frappe à la porte du vestiaire réservé au trio arbitral pour lui faire signer la feuille de match. Avant de partir, il revient dans un sourire sur les agitations de fin de match.
« Désolé, m’sieur l’arbitre ! Vous savez comment c’est : dans le feu de l’action, on se chauffe. Mais c’est pas contre vous. Et puis on le sait : sans vous, pas de foot ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les médias américains constatent que le procès qui s’est achevé mercredi n’est pas l’épilogue de cette affaire de pédophilie dans le sport, mais une étape.
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Jusqu’où iront les retombées après la condamnation de Larry Nassar pour agressions sexuelles ?

Les médias américains constatent que le procès qui s’est achevé mercredi n’est pas l’épilogue de cette affaire de pédophilie dans le sport, mais une étape.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 19h47
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 20h43
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Au moment où la peine maximale de cent soixante-quinze ans de prison à l’encontre de Larry Nassar a été prononcée, mercredi 24 janvier, des applaudissements et des pleurs emplirent la salle d’audience du tribunal de Lansing (Michigan).
C’était la fin d’un procès hors norme, au cours duquel 156 femmes et adolescentes ont raconté les agressions sexuelles et attouchements subis de la part de ce docteur ayant exercé pendant trente ans au sein de la clinique sportive de l’université de Michigan State et de la Fédération de gymnastique américaine.
Les médias américains étaient chaque jour plus nombreux pendant la semaine qu’a duré l’audience, relayant, par écrit ou en vidéo, les témoignages déchirants des jeunes victimes.
De cette couverture ont émergé, comme lors de tout événement si médiatisé, des visages, des phrases et des gestes. Ceux des victimes courageuses, de Rachael Denhollander, la lanceuse d’alerte, ou de Rosemarie Aquilina, la juge qui prend le risque d’oublier l’impartialité pour défendre les victimes d’abus sexuels.
Rosemarie Aquilina, la juge qui dépasse sa fonction

Larry Nassar a officiellement plaidé coupable de sept chefs d’accusation d’agressions sexuelles, mais ce sont en tout 156 femmes qui l’ont publiquement accusé. La décision d’autoriser autant de témoins a été le fait de la juge Rosemarie Aquilina. Elle n’a jamais caché son intention de faire de ce procès une tribune pour les victimes d’abus sexuels.
Sa façon de mener l’audience, prenant inlassablement la défense des victimes et dénigrant l’accusé, en a fait une vedette. Au fil des portraits, on apprit que la juge était mère et grand-mère, membre depuis vingt ans de la garde nationale du Michigan, professeure de droit et auteure de polars. Ses phrases chocs – comme le « Je viens de signer votre arrêt de mort » qu’elle a lancé à l’accusé – et quelques gestes à la clôture du procès, ont fini d’en faire une icône.
« Vous n’êtes plus des victimes, vous êtes des survivantes », a-t-elle dit dans un discours largement reproduit en ligne. Lorsqu’elle a lu une lettre de Larry Nassar dans laquelle il accusait la presse et la justice d’avoir transformé le procès en cirque médiatique, Rosemarie Aquilina a terminé en la jetant par terre. Le GIF est bien sûr devenu viral.



Si les prises de position de la juge ont été beaucoup louées, certains se sont étonnés de voir une figure censée être neutre se montrer si partiale. « Il faut qu’il y ait un semblant d’impartialité, peu importe si vous détestez la personne. Ce n’est pas le rôle d’un juge de guérir des personnes », a dit le juge William Collette, un de ses collègues depuis des années dans le comté d’Ingham. Plus grave, selon CNN, le fait qu’elle ait regretté que « le traitement cruel et inhumain soit interdit par la Constitution (…) car j’aurais autorisé qu’on lui fasse ce qu’il leur a fait subir », pourrait être utilisé par la défense lors d’un éventuel appel.
Rachael Denhollander, la première voix

   


A l’été 2016, les soupçons de pédophilie contre Larry Nassar existaient mais étaient loin d’être étayés. Il aura fallu un journal régional et une ancienne gymnaste devenue avocate pour qu’il soit mis hors d’état de nuire. L’Indianapolis Star publie, en août 2016, une enquête mettant en cause la fédération de gymnastique pour protéger des entraîneurs accusés d’abus sexuels sur des gymnastes.
Les informations sont à peine reprises dans la presse nationale, mais elles arrivent jusqu’à Rachael Denhollander, une avocate de 33 ans résidant dans le Kentucky. A 15 ans, alors qu’elle était gymnaste, elle a subi les attouchements de Larry Nassar. Enhardie par ce qu’elle lit, elle contacte les journalistes et décide d’aller porter plainte devant la police de l’université de Michigan State, là même où elle a subi les abus. « La voix de Denhollander a sonné le glas de Nasser. C’est sa plainte qui l’a arrêté, et ouvert les vannes pour permettre à près de 200 autres femmes de témoigner », écrit The Detroit News. 
C’est ensuite la découverte par les enquêteurs d’images pédopornographiques sur l’ordinateur de Larry Nassar qui appuiera les propos de Denhollander et ceux des autres victimes. Pour son avocat, John Manly, « sans son courage, aucun de nous ne serait là aujourd’hui et Larry Nasar agresserait encore des enfants ». Rachael Denhollander a été la dernière des 156 femmes à prendre la parole.
Les instances sportives devront rendre des comptes
Maintenant que la poussière du procès commence à retomber, les médias américains constatent que la condamnation de Larry Nassar n’est pas l’épilogue de cette affaire de pédophilie dans le sport. Mais une étape qui arrive près de vingt ans après les premiers faits avérés et un an et demi après l’ouverture du volet judiciaire. La prochaine étape risque d’entraîner dans sa chute les institutions au sein desquelles cet homme a pu agir aussi impunément pendant des décennies.
« Les retombées de ce scandale d’abus sexuels ont traversé les sports américains et continuent de se disséminer rapidement », résume le Pittsburgh Post-Gazette. Ceux qui sont qualifiés au mieux de facilitateurs, au pire de complices – l’université de Michigan State, la Fédération de gymnastique et le Comité olympique – ont commencé à rendre des comptes.
Le Comité olympique, qui fait face à des dizaines de plaintes, a reconnu sa responsabilité et promis une enquête indépendante pour changer profondément « la culture » de la gymnastique. L’université où il a exercé entre 1997 et 2016 avait blanchi Nassar en 2014 après des plaintes. Sa présidente a été contrainte de démissionner. A la fédération, plusieurs têtes sont déjà tombées.
Pour Charlie Pierce, un des plus grands journalistes sportifs américains, « chaque personne qui avait un poste à responsabilité dans ces trois instances devrait être renvoyée et, si nécessaire, poursuivie en justice ». « La gymnastique américaine, écrit-il dans Detroit Free Press, n’est plus un sport. C’est une association de pédophiles et de leurs complices. »
Pour appuyer un propos qui peut paraître extrême, il rappelle qu’en 1995 est paru Little Girls in Pretty Boxes, un livre « qui nous prévenait que la gym et le patinage artistique avaient des effets négatifs sur de jeunes vies et qu’ils étaient des environnements idéaux pour des prédateurs sexuels ».
« Les révélations du livre ont obligé la fédération américaine à prendre des mesures, dont l’éducation des parents pour qu’ils puissent les alerter sur des entraîneurs abusifs ou des troubles du comportement alimentaires. A cette époque, Larry Nassar montait déjà les rangs de cette organisation, donc on peut voir à quel point tout ça a bien fonctionné. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le jeune Sud-Coréen défiera la légende du tennis vendredi 26 janvier à Melbourne, pour une place en finale.
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Open d’Australie : Chung Hyeon face à la montagne Federer

Le jeune Sud-Coréen défiera la légende du tennis vendredi 26 janvier à Melbourne, pour une place en finale.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 17h53
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Personne ne fut véritablement surpris de voir quelques têtes d’affiche du tableau masculin (Djokovic, Nadal, Wawrinka), empêtrées dans les blessures et quitter prématurément Melbourne. Mais que dire de la qualification pour les demi-finales de Chung Hyeon, modeste 58e mondial à son arrivée en Australie. Le Sud-Coréen aura l’occasion de se faire définitivement un nom, vendredi 26 janvier, contre un Roger Federer parti à la conquête d’un vingtième titre du Grand Chelem.
L’anglais encore hésitant et le regard légèrement perdu : c’est peu dire que Chung Hyeon n’est pas à l’aise quand Jim Courier, ancien no 1 mondial, s’avance au centre du court pour recueillir les premières impressions du vainqueur. Le jeune joueur (21 ans) répète après chaque victoire suivre actuellement des cours auprès d’un ami pour maîtriser la langue de Shakespeare. Une pirouette pour se dépêtrer d’un cérémonial auquel il devra – sans doute – désormais s’habituer.

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L’héritier de Djokovic ?
Assuré d’intégrer le top 30 après l’Open d’Australie, soit le meilleur classement atteint par un Sud-Coréen, Chung Hyeon n’est pas vraiment un inconnu sur le circuit. Vainqueur en novembre dernier de la première édition des « Next Gen ATP Finals », un tournoi réunissant les meilleurs jeunes, il pointait déjà à la 51e place mondiale en 2015, à tout juste 19 ans. Deux ans de stagnation sur fond de blessures ont suivi, avant de le voir – enfin – concrétiser les promesses affichées chez les juniors (finaliste à Wimbledon, en 2013).

That was an incredible performance #Chung! Keep up great work. You’ve got this! 👏 #AusOpen https://t.co/GjCwmnhXOd— DjokerNole (@Novak Djokovic)


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Avant d’accéder au dernier carré à Melbourne, Chung Hyeon n’a pas bénéficié d’un tableau facile. Confronté à l’Allemand Alexander Zverev dès le troisième tour, il est sorti vainqueur du « match des espoirs » en infligeant un sévère 6-0 dans le dernier set, face à un adversaire pourtant bien mieux classé (quatrième mondial). Le Sud-Coréen a ensuite écarté en trois manches son idole, Novak Djokovic, encore en délicatesse avec son coude. Cette victoire a d’autant plus impressionné qu’il a triomphé du maître de la Rod Laver Arena (six titres à l’Open d’Australie) en matant le Serbe dans son propre style de jeu.
Très musclé au niveau des jambes, Chung Hyeon montre une vitesse de déplacement peu commune pour un joueur affichant 1,88 mètre sous la toise. Il balaie les quatre coins du terrain jusqu’à provoquer la faute de son adversaire, quand il ne met pas fin à l’échange d’un revers cinglant.
14e demi-finale à Melbourne pour « Rodgeur »
Confrontation de deux générations (quinze ans d’écart), la demi-finale contre Roger Federer offrira aussi une belle opposition de style. Le Suisse sait qu’il ne devra pas prendre le risque de longs rallyes en fond de court. « Il a des qualités impressionnantes, notamment en défense, qui font penser à Novak Djokovic, constate le tenant du titre. Mais je n’ai pas encore eu le temps de voir comment il servait et retournait. Deux aspects majeurs du jeu. »
Pour Federer, l’objectif vendredi ne sera pas seulement de rappeler le jeune Chung Hyeon à ses chères études. Le Bâlois aura à cœur de poursuivre son parcours sans faute en Australie, où il n’a pour l’instant pas perdu le moindre set. Au sommet de son art à 36 ans, il disputera sa 43e demi-finale de Grand Chelem – la 14e à Melbourne –, en quête d’un 20e titre majeur. Etourdissant.
Roger Federer-Chung Hyeon, à suivre en live sur Le Monde. fr, vendredi 26 janvier, à partir de 9 h 30.



                            


                        

                        


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Rallye : Sébastien Ogier trace sa route à l’ombre

Le Français se lance dans la conquête d’un sixième titre mondial jeudi 25 janvier, à Monte-Carlo.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 14h26
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Il est des sujets de portrait dont les envolées, les esclandres ou autres polémiques fournissent à l’auteur les bons mots qui rythmeront l’article et en assureront la reprise sur les réseaux sociaux. Pas avec Sébastien Ogier. Planté dans le fauteuil moelleux d’un grand hôtel parisien, à quelques heures du raout annuel organisé par la Fédération internationale de l’automobile au château de Versailles, en décembre, le trentenaire répond placidement. Revenant sans effusion sur son parcours. Comme surpris d’être sollicité pour un entretien et de l’intérêt potentiel de ses réponses.
Le Gapençais a pourtant de quoi pavoiser. A 34 ans, il a conquis en octobre un cinquième sacre mondial d’affilée en rallye, faisant de lui le deuxième pilote le plus titré de son sport, derrière Sébastien Loeb et ses neuf couronnes. Loeb justement. Difficile de trouver un article ou entretien consacré à Ogier sans une comparaison avec son glorieux aîné.
Une référence étouffante dont « l’héritier » prend soin de s’écarter : « Sébastien [Loeb] ? Un modèle. Quand j’ai commencé c’était l’exemple à suivre, une inspiration. Mais j’ai tracé depuis mon propre chemin. » « Il est sur une bonne lancée, il peut y arriver [atteindre les neuf titres mondiaux]. Mais, par modestie, il ne le dit pas », taquine poliment son prédécesseur.
Apprentissage au fer rouge
Difficile, pourtant, de ne pas repenser à leur cohabitation mouvementée chez Citroën, en 2011. Jeune fougueux pétri de talent, Ogier se permet de défier le maître dans son propre garage. Résultat : cinq victoires de chaque côté et des consignes d’équipe favorisant un énième titre de l’Alsacien. « L’autre Sébastien » prendra la tangente. Quitte à passer une saison loin du barnum du WRC à préparer l’arrivée de Volkswagen en rallye, qui lui offrira ses quatre premiers titres mondiaux (de 2013 à 2016).
« La victoire d’un Tricolore avec une voiture française a forcément un goût particulier. Mais ça ne m’a pas empêché de vivre d’autres belles aventures », balaie aujourd’hui le pilote, soucieux de ne pas s’étendre sur une période dont on perçoit encore les réminiscences. A peine reconnaît-il une « saison qui s’est mal terminée » et des « tensions politiques difficiles à gérer ». « Nous avons compris que nous ne pratiquions pas qu’un sport, mais aussi un business, complète Julien Ingrassia, son copilote. On a vécu un apprentissage au fer rouge. »
Sacré champion du monde l’an passé avec M-Sport, Ogier est le premier couronné au volant d’une voiture privée depuis Ari Vatanen (Finlande), en 1981. Un exploit, au sein d’une structure incapable – normalement – de rivaliser avec les constructeurs engagés en WRC (Citroën, Hyundai, Toyota). Comme un nouveau pied de nez à la carrière linéaire de Loeb, qui n’a jamais quitté Citroën, son cadet avait rejoint l’écurie britannique à l’aube de la saison 2017, contraint par le départ surprise de Volkswagen.
« M-Sport a certes moins de moyens que les autres, mais l’équipe dispose d’un boss qui ne ménage pas ses efforts et met tout son cœur dans son entreprise », explique-t-il. « Quand un quadruple champion du monde vous rejoint, il rend chacun meilleur, réplique Malcolm Wilson, le “boss”. Nous n’avions jamais eu un pilote aussi fort, aussi professionnel. »
Citroën éconduit

   


Absent envahissant, Loeb s’est de nouveau rappelé aux nouvelles du désormais quintuple champion du monde durant l’hiver. Surclassé la saison passée – quatrième avec deux fois moins de points que M-Sport –, Citroën rêvait d’étrenner son ancien duo tricolore sur quelques manches du calendrier, Loeb s’offrant une pige de trois rallyes en 2018.
S’il promet avoir définitivement tourné la page des bisbilles franco-françaises, Ogier a fait fi des appels du pied de la marque aux chevrons durant la dernière intersaison : « Ils ne m’ont pas montré les signes suffisants de motivation. Le blocage est plus humain que financier : personne n’a exprimé la même envie que M-Sport. » S’interrogeant sur un possible retrait des rallyes, le jeune papa a finalement rempilé avec l’écurie dirigée par Malcom Wilson, rebaptisée M-Sport Ford après l’annonce en janvier d’un soutien renforcé du constructeur américain.
« Pour le garder à nos côtés, nous devions prouver à Sébastien notre capacité de rester compétitifs et d’apporter les évolutions nécessaires à la voiture, développe celui qui a fondé M-Sport en 1979. A l’inverse, la prolongation d’Ogier a motivé le retour de Ford, qui revient avec d’importantes ressources techniques. »
Riche d’une armoire à trophées parmi les plus chargées du sport français, objet d’une admiration unanime de ses concurrents, sacré avec deux équipes différentes – ce que Loeb n’a jamais tenté –, Ogier ne bénéficie pas en France de la popularité normalement acquise à une telle performance.
« On n’est pas dans la jet-set »
Première victime d’une discipline à la médiatisation limitée ? Manque de charisme préjudiciable pour attirer caméras et sponsors ? Ombre d’un prédécesseur dont il n’a pas encore atteint les records ? Lui plaide pour une « banalisation regrettable dans le pays des victoires en rallye » couplée à une discrétion naturelle – et cultivée. « J’ai pour objectif d’être reconnu dans mon sport, pas de devenir une superstar, recadre le principal intéressé. Je ne cours pas après les sollicitations, il y a déjà suffisamment de contraintes. J’apprécie d’avoir parfois une vie lambda. »
Moins diplomate, Julien Ingrassia, son compagnon d’habitacle, se réjouit de ne pas compter parmi la « jet-set, comme ces footballeurs qui se mettent en caleçon pour célébrer le moindre but, reléguant au second plan l’investissement et les sacrifices qui leur ont permis d’atteindre l’excellence. L’époque est aussi à l’immédiateté. Tout va vite désormais, les notions de héros et de star à travers les âges ont disparu ».
A défaut de partir à l’assaut des records, lui qui promet n’avoir plus que quelques saisons à courir, Ogier se lancera dans la conquête d’un sixième titre de suite le 25 janvier, à Monte-Carlo. « Ce rallye est mon premier souvenir de sport auto, se remémore le natif de Gap. J’allais aussi avec mon père voir le Grand Prix de Monaco. Mais seulement les essais du jeudi : c’était gratuit et nous n’avions pas les moyens d’assister à la course. »
A Monte-Carlo, le Français ne courra pas véritablement à domicile, installé désormais en Suisse. Un déménagement dont il assume les motivations : « Je suis parti pour des raisons fiscales. J’avais l’impression d’y être poussé, les solutions [fiscales] proposées en France n’étant pas adaptées aux carrières sportives, très courtes. » Un déménagement similaire à celui effectué quelques années auparavant par Loeb. Sébastien Ogier n’est décidément jamais bien loin de son compatriote.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le sixième joueur mondial est le premier Croate à rejoindre la finale à Melbourne, après sa victoire contre Kyle Edmund.
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Open d’Australie : Cilic fonce en finale

Le sixième joueur mondial est le premier Croate à rejoindre la finale à Melbourne, après sa victoire contre Kyle Edmund.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 12h19
   





                        



   


Auteur jusque-là du plus beau tournoi de sa carrière, le Britannique Kyle Edmund n’a rien pu faire contre Marin Cilic, jeudi 25 janvier, en demi-finale du premier tournoi du Grand Chelem de la saison. Tombeur au tour précédent de Grigor Dimitrov (Bulgarie), le Britannique a cédé en trois sets contre le sixième mondial (6-2 ; 7-6 ; 6-2).
Sorti vainqueur deux jours plus tôt de son bras de fer avec Rafael Nadal (Espagne), Marin Cilic accède à Melbourne à sa troisième finale en Grand Chelem, la première d’un Croate en Australie, où réside une importante communauté croate. Titré à l’US Open en 2014, il avait disputé la finale de Wimbledon 2017 diminué face à Roger Federer.
Le Suisse pourrait être le prochain adversaire de Cilic, dimanche, s’il parvient à se défaire vendredi 26 janvier du surprenant Sud-Coréen, Hyeon Chung, 58e mondial et révélation du tournoi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le code mondial antidopage prévoit une peine de vingt-quatre mois de suspension, qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute.
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Dopage : Alizé Cornet visée par une procédure disciplinaire après trois contrôles manqués

Le code mondial antidopage prévoit une peine de vingt-quatre mois de suspension, qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 22h37
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 01h43
   





                        


Alizé Cornet ne participera pas au match de Fed Cup face à la Belgique les 10 et 11 février en Vendée. Visée par une procédure disciplinaire après avoir manqué trois contrôles antidopage inopinés, la Niçoise a été écartée. La nouvelle est tombée, dans la soirée du mercredi 24 janvier par le biais d’un communiqué de la Fédération française de tennis (FFT).
« En attendant la décision des instances disciplinaires internationales », mais aussi pour « préserver l’équipe de France lors de la préparation » de cette rencontre du premier tour, l’instance a décidé de laisser la joueuse de 27 ans (42e mondiale) « préparer sa défense ».
Réduction en cas de circonstances atténuantes
Les règles de l’Agence mondiale antidopage (AMA) prévoient que les sportifs inclus dans le « groupe cible » d’une fédération internationale ou d’une agence antidopage doivent se soumettre à des règles strictes de localisation pour être contrôlés à tout moment. L’athlète doit notamment préciser avant chaque trimestre un lieu où il sera disponible pour un contrôle, sur un créneau de 60 minutes.
S’il n’est pas présent pendant le créneau donné et s’il n’a pas prévenu ses contrôleurs, il s’agit d’un manquement – ou « no show » dans le jargon. Au bout de trois « no show » ou autres manquements aux obligations de localisation en douze mois, il s’expose à une suspension de deux ans, qui peut être réduite à un an en cas de circonstances atténuantes.
Alizé Cornet devra prouver sa bonne foi sur au moins l’un des trois contrôles, afin de bénéficier de circonstances atténuantes.
Décision « en plein accord » avec Noah
La décision de l’écarter de la sélection française émane de Pierre Cherret, directeur technique national par intérim, « en plein accord » avec le capitaine de l’équipe de France Yannick Noah. Ce dernier devra donc se passer de la troisième joueuse tricolore à Mouilleron-le-Captif face à des Belges sans doute emmenées par Elise Mertens, qualifiée pour les demi-finales de l’Open d’Australie.
La N° 1 des Bleues Caroline Garcia (8e mondiale), qui avait décidé de faire l’impasse sur la campagne 2017, n’a pas manifesté clairement son intention d’effectuer son retour pour l’échéance à venir. Et la N° 2 française Kristina Mladenovic (11e) reste, elle, sur une série de 15 défaites d’affilée le circuit féminin…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Premiers de leur groupe, les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales et éliminent la Croatie, hôte de l’Euro (30-27). Ils affronteront l’Espagne vendredi.
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Euro 2018 de handball : impitoyable, la France bat et élimine la Croatie de « son » Euro

Premiers de leur groupe, les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales et éliminent la Croatie, hôte de l’Euro (30-27). Ils affronteront l’Espagne vendredi.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 22h23
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 00h24
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


A les voir entamer la rencontre tambour battant, on aurait pu croire que les Français ignoraient le résultat du match Suède-Norvège, dont l’issue (25-28) a qualifié les Bleus pour les demi-finales de l’Euro 2018 de handball. Pourtant – et le gardien Vincent Gerard l’a confié au sortir de la rencontre – les Experts avaient connaissance de leur qualification au coup d’envoi. Mais les hommes du sélectionneur Didier Dinart ont mis un point d’honneur à conclure par une nouvelle victoire, mercredi 24 janvier, la phase de groupe de la compétition. Auteurs d’une première mi-temps frôlant la perfection, ils se sont imposés face à la Croatie (30-27), éliminant leur adversaire du jour, et hôte de l’Euro.
Si le suspense avait pris fin pour les Bleus avant le début du match, il n’en allait pas de même pour l’équipe au damier. Dans une Arena Zagreb comble et brûlante, les joueurs de Lino Cervar – à l’espoir entretenu par la Norvège – n’avaient d’autre choix que de mettre à mort le taureau français pour accéder au dernier carré. Mais les Français ont déboulé dans l’arène bien décidés à ne pas entacher leur parcours immaculé d’une défaite.
Du temps de jeu pour tous
« Il n’était pas question de faire cadeau d’un match à qui que ce soit, a martelé Didier Dinart, sélectionneur heureux, après la rencontre. On joue les matchs pour les gagner, et je suis heureux de voir avancer le groupe. » Sûres de leur force, ses ouailles ont pris à la gorge les Croates dès le départ, maintenant la défense de fer – marque de fabrique des Experts – et poussant les ballons en contre-attaque. Ayant rapidement pris plus de trois buts d’avance, les Bleus se sont régalés en plaçant des contres létaux dans des cages souvent désertes, les Croates tentant de revenir en remplaçant leur gardien par un joueur de champ.

        Direct :
         

          Revivez le match Croatie-France sur LeMonde.fr



Menant de six buts à la mi-temps, l’équipe de France s’est permis le luxe de faire tourner son effectif. Du gardien remplaçant, Cyril Dumoulin au petit dernier du groupe, Romain Lagarde, le coach des Experts a pianoté sur son banc, offrant du temps de jeu à tous ses joueurs. A la tête d’une équipe sereine, même quand les Croates sont revenus en seconde période animés par d’autres intentions, Didier Dinart a travaillé pour l’avenir, faisant confiance à ses jeunes pousses.
« C’est bien que les jeunes prennent leurs responsabilités, car ils engrangent un capital confiance, expliquait-il après la rencontre. Ce genre de rencontre aide à grandir dans une carrière et aujourd’hui, ils ont vécu quelque chose d’exceptionnel. Il faut en profiter, le mettre dans son bagage et dans ses souvenirs, car ça construira l’avenir. »
A deux minutes de la fin de la rencontre, alors qu’ils étaient revenus à un but des Experts six minutes plus tôt, l’arène de Zagreb s’est tue. Mouchée. Crucifiée par un tir de Luka Karabatic ôtant aux hôtes de l’Euro tout espoir de « happy ending ». Battus par la Suède puis par la France, les Croates ne disputeront pas les demi-finales de leur Euro. Et l’affluence dans l’Arena Zagreb risque de pâtir de cet échec.
Une demi-finale « pas simple »
Prochain adversaire sur la route des Bleus, l’Espagne, vainqueure de l’Allemagne (31-27), tenante du titre. Une demi-finale qui ne « sera pas simple, car l’Espagne joue très bien au handball et nous connaît bien », a souligné dès la fin de la rencontre le sélectionneur. L’autre demi-finale opposera la Suède, qualifiée grâce aux Bleus, au Danemark.
Focalisés sur un seul objectif, toucher à nouveau ce « Graal » européen, les joueurs de l’équipe de France ont conscience de ne pas avoir achevé leur mission. Guère euphoriques après leur victoire, les coéquipiers d’un Nikola Karabatic préservé en seconde période se sont tournés vers la prochaine rencontre. « Pour l’instant, on n’a pas de médaille autour du cou », a abondé Adrien Dipanda, auteur d’un nouveau match magistral en défense.
« Même si on a fait des beaux matches, on a battu de bonnes nations. Même si on a l’impression d’avoir fait un beau tournoi, pour l’instant, on n’a rien gagné. Le plus dur reste à venir. »
Quel que soit le résultat de la demi-finale, le groupe français, largement remaniée en raison de blessures, a déjà rempli les objectifs initiaux fixés par son sélectionneur. Lequel se félicite « d’avoir une équipe de France peut-être plus forte que jamais alors qu’on est dans une phase de renouvellement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’ex-médecin de la fédération de gym américaine a été condamné à une peine pouvant aller de 40 à 175 ans de prison.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales avant même leur match contre la Croatie, qu’ils ont battu et sorti de leur propre Euro.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Plus de 150 jeunes filles ont témoigné au procès de l’ancien ostéopathe, déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/01/2018
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Agressions sexuelles : Larry Nassar, ex-médecin de USA Gymnastics, condamné à plus de 40 ans de prison

Plus de 150 jeunes filles ont témoigné au procès de l’ancien ostéopathe, déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 19h14
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 07h46
    |

            Luc Vinogradoff








                        



Le procès du docteur Larry Nassar s’est achevé, mercredi 24 janvier, dans le Michigan, par sa condamnation à une peine minimale de 40 ans de prison, pouvant aller jusqu’à 175 ans. Le médecin avait plaidé coupable de sept chefs d’inculpation d’agressions sexuelles. Les sept jours qu’aura duré son procès auront surtout servi à donner la parole à plus de 150 femmes et adolescentes, pour l’immense majorité d’ex-gymnastes, mineures au moment des faits, qu’il a agressées sexuellement.
Cet ostéopathe de 56 ans, qui exerçait depuis trente ans au sein de la clinique sportive de l’université de Michigan State et de la Fédération de gymnastique américaine (USA Gymnastics), avait déjà été condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique. Il ne faisait guère de doutes qu’il serait de nouveau condamné. 
Ce procès hors norme s’est transformé en une séance collective de catharsis qui a mis en lumière à la fois l’horreur et la honte vécues par une génération de jeunes gymnastes, qui ont raconté, souvent pour la première fois, leur souffrance et la passivité choquante des instances censées les encadrer et les protéger.

   


« Les petites filles ne restent pas petites toute leur vie », a lancé Kyle Stephens, l’une des premières à témoigner, qui a dit de ce procès qu’il « a été horrible mais étonnamment thérapeutique ». Les témoins, dont certains avaient moins de 10 ans au moment des faits, ont partagé le récit de leur calvaire, parfois plusieurs années après l’avoir vécu. Les jeunes femmes ont détaillé comment, dans les coulisses de compétitions ou d’entraînements, Larry Nassar se livrait à des attouchements et à des agressions sexuelles systématiques, prétextant des massages pour soigner des blessures.
« Personne n’a rien fait parce que personne ne m’a crue »
Les victimes occupaient tous les échelons de la gymnastique, de pratiquantes amatrices universitaires jusqu’à multiples championnes olympiques. Devant la juge Rosemarie Aquilina, qui les a qualifiées de « sœurs survivantes », elles ont témoigné, certaines anonymement, d’autres par écrit. La majorité, cependant, a décidé de le faire en parlant publiquement, certaines se décidant après avoir vu les premières prises de parole diffusées en direct et largement reprises dans les médias.
« Chaque histoire que j’ai entendue, aujourd’hui, est un écho de tout ce que j’ai vécu. Elles parlent avec ma voix », a dit, pendant le procès, Melissa Imrie, qui a subi des attouchements à l’âge de 12 ans et dont le traumatisme a provoqué des années de dépression.
Comme elle, des centaines de sportives jusque-là anonymes ont raconté comment ces blessures avaient profondément affecté leur vie. « Je ne pouvais plus être une fille normale après ça, et j’ai perdu à jamais une grosse partie de mon enfance », a confié Jessica Thomashow, 17 ans, abusée lorsqu’elle en avait 9. « Personne n’a rien fait parce que personne ne m’a crue, a dit une autre ancienne gymnaste, Katie Rasmussen. Personne ne croyait qu’un docteur respectable pouvait faire ce genre de choses. »
Toutes se sont adressées directement à Larry Nassar, assis menotté à quelques mètres d’elles. La tête de l’accusé était le plus souvent baissée, mais il levait parfois des yeux rougis lorsqu’une de celles qu’il avait molestées parlait. « Passer quatre ou cinq jours à les écouter est une épreuve mineure, comparée aux heures de plaisir que vous avez eues à leurs dépens », lui a asséné la juge Rosemarie Aquilina. Avant de connaître sa peine, Larry Nassar a pris la parole pour s’excuser d’avoir « détruit émotionnellement » ses victimes. « Je garderai vos mots avec moi pour le restant de mes jours », a-t-il dit. La juge, elle, a complété l’annonce de la peine an lui disant : « Je viens de signer votre arrêt de mort. »

   


« Nous avons besoin d’une enquête indépendante »
Si l’accumulation des témoignages a décuplé la portée médiatique du procès, ceux de multimédaillées olympiques lui ont donné un autre retentissement. Simone Biles, McKayla Maroney, Jamie Dantzscher, Aly Raisman et Jordyn Wieber, de véritables stars aux Etats-Unis, ont ainsi reconnu avoir été victimes de Larry Nassar et ont, pour certaines, mis en cause directement la Fédération américaine de gymnastique.
« Ce n’était pas un médecin. Il m’a laissé des cicatrices mentales qui ne partiront jamais », a dit McKayla Maroney, 22 ans aujourd’hui, mais seulement 15 lors d’un déplacement de l’équipe américaine à Tokyo au cours duquel Larry Nassar l’a touchée. Jamie Dantzscher s’est adressé à l’accusé en disant : 
« Comment osez-vous nous demander pardon. Vos jours de manipulation sont révolus. Nous avons une voix. Nous avons du pouvoir maintenant. »
Sur son compte Twitter, la triple championne olympique Aly Raisman a écrit, en s’adressant à la fédération de gymnastique : « Nous avons été agressées par un monstre à qui vous avez permis de prospérer pendant des décennies. Vous êtes 100 % responsables. » La gymnaste a ajouté, cette fois devant le tribunal et son agresseur :
« Nous avons besoin d’une enquête indépendante sur ce qui s’est passé exactement, ce qui a mal tourné et comment cela peut être évité à l’avenir. »
USA Gymnastics sous le feu des critiques
Une tentative pour dépasser le procès d’un seul homme et commencer à demander des comptes aux institutions – université de Michigan State, fédération et Comité national olympique – au sein desquelles cet homme a pu agir aussi impunément pendant des décennies.
Des dizaines de plaintes ont à ce jour été déposées contre le Comité olympique. Le fonctionnement de l’université de Michigan State fait désormais l’objet d’une enquête exigée par la NCAA, l’instance dirigeante du sport universitaire. Mais c’est bien la fédération qui concentre le plus de critiques.
Quatre hauts dirigeants de celle-ci, dont le président, Steve Pennu, ont démissionné à la suite de cette affaire. John Geddert, entraîneur de l’équipe championne olympique en 2012, a été suspendu par l’instance, qui dit avoir mis en place, après une longue enquête interne, une nouvelle « politique sportive sûre », qui requiert de « rapporter obligatoirement » tout soupçon d’agression sexuelle. Des mesures cosmétiques, tardives et insuffisantes pour Aly Raisman, pour qui il y a toujours bien « quelque chose de pourri » à la fédération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : de « sérieux indices » de dopage justifient la mise à l’écart des sportifs russes, pour le CIO

Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h43
   





                        


A deux semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Ces annonces ont déclenché la fureur des instances sportives russes, mais elles ont été défendues, mercredi 24 janvier, par le Comité international olympique (CIO).
Pour le président du CIO, Thomas Bach, les mises à l’écart sont justifiées par l’addition de plusieurs éléments, et ne veulent pas dire que les athlètes concernées ont été pris en flagrant délit. Il a détaillé le processus lors d’une conférence téléphonique, citée par l’AFP :
« Si tel athlète n’est pas sur la liste, alors le panel indépendant a de sérieux indices par différentes sources, par différents moyens (…) qui ne lui permettent pas de dire qu’il n’y a pas de soupçon sérieux. Il peut y avoir un soupçon, il peut même y avoir une procédure en cours, il peut y avoir beaucoup de facteurs qui n’ont pas conduit à satisfaire le panel ». 
Quant aux informations sur lesquelles se base le CIO, cela peut être, selon M. Bach :
Le passeport biologique de l’athlèteLe profil stéroïdien de l’athlèteDes analyses sur les données récupérées au laboratoire de Moscou,Des anomalies au niveau de l’ADN dans certains échantillons qui laisseraient supposer une manipulationDes éléments provenant du rapport McLaren sur un système de dopage institutionnalisé (Richard McLaren est le juriste canadien qui a dévoilé le système de dopage russe organisé entre 2011 et 2015 ; la Russie, en tant que nation, a été suspendue des JO d’hiver pour cette raison).

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                Dopage : le CIO suspend la Russie aux JO d’hiver de 2018, pas ses athlètes



C’est un panel du CIO qui décide en effet quels athlètes russes jugés « propres » pourront ou non participer aux Jeux olympiques d’hiver. A sa tête, l’ex-ministre française des sports, Valérie Fourneyron, avait déjà déclaré que les sportifs qui seraient écartés n’étaient « pas nécessairement » dopés.
« Nous voulions être absolument certains qu’il n’y ait pas le moindre doute ni la moindre suspicion à propos de l’un des athlètes qui seront invités ».
Cette liste noire, qui doit être publiée en totalité le 26 janvier, comprend d’ores et déjà des sportifs de haut rang comme le sextuple champion olympique de short-track Viktor Ahn, le champion olympique de biathlon Anton Shipulin, le champion du monde de ski de fond Sergei Ustyugov et la patineuse Ksenia Stolbova, sacrée vice-championne d’Europe la semaine dernière.
Selon une source proche de l’enquête menée par Richard McLaren, contactée par Le Monde, c’est bien les échantillons de ces sportifs recueillis lors des JO Sotchi en 2014, manipulés depuis, qui justifient leur mise à l’écart.
En Russie, instances sportives et athlètes de premier rang ont critiqué la décision du CIO. Le président de la fédération de patinage de vitesse Alexeï Kravtsov s’est, par exemple, dit « indigné par la décision injuste du panel du CIO d’exclure presque tous nos leaders sportifs des JO », qualifiant le CIO de « despote et tyran ».

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La possibilité d’un boycott des JO d’hiver avait déjà été évoquée dans certaines sphères du pouvoir après l’exclusion du pays. L’option avait finalement été écartée par le président russe, Vladimir Poutine. Mercredi, elle est redevenue d’actualité. Au Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a réagi en expliquant que « le plus important, c’est de garder la tête froide ». « Il est important d’éviter l’emploi de mots comme boycott. Il faut discuter avec le Comité international olympique et défendre leurs droits dans la mesure du possible », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La tradition qui veut que les clubs professionnels cèdent leur part des recettes des matchs de Coupe de France à leurs adversaires amateurs commencent à se perdre. Début janvier, Nantes et Lille ont montré le mauvais exemple.
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