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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Avant de prendre le train, Claude valide son billet SNCF-RATP, comme le prouvent les chiffres qui s’inscrivent dessus en violet. Pendant son voyage, le ticket se démagnétise. Un guichetier du métro laisse passer Claude, mais un contrôleur le verbalise. Une aventure qui se terminera avec l’indulgence du service client de la RATP.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Alors que le mouvement de blocage est entré dans sa douzième journée, vendredi, proches et détenus expliquent les conséquences de la grève sur leur quotidien.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Prisons : « Il est normal que l’on paye notre dette à la société, mais dans ces conditions, c’est abusé »

Alors que le mouvement de blocage est entré dans sa douzième journée, vendredi, proches et détenus expliquent les conséquences de la grève sur leur quotidien.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h24
    |

            Feriel Alouti








                        


Après presque deux semaines sans parloir, Lydia Trouvé vit « dans le stress » et ne dort « plus beaucoup ». « Je ne sais même pas quand je vais voir mon fils », dit-elle, alors qu’elle a l’habitude de se rendre une fois par semaine au centre de détention de Châteaudun (Eure-et-Loir) où il est incarcéré. Alors que le mouvement de blocage des prisons par les gardiens est entré dans sa douzième journée, vendredi 26 janvier, les personnes détenues et leurs proches subissent directement les conséquences du mouvement.
Depuis quelques jours, leurs témoignages, publiés dans la presse ou relayés par l’Observatoire international des prisons (OIP), se multiplient et font tous état de la même situation : absence de parloir, douches et promenades limitées, voire suspendues, suppression des activités, sans parler de l’inquiétude de voir la situation « exploser ».

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« Les détenus sont comme des lions en cage », prévient Lydia Trouvé, présidente du syndicat Pour la protection et le respect des prisonniers (PPRP), créé en décembre 2017 par des proches de détenus.
« Certaines familles qui ont eu des nouvelles de leurs proches, disent qu’à l’intérieur, les esprits s’échauffent, et que certains détenus sont prêts à aller au clash avec le peu de surveillants qu’il y a. »
Contrairement à de nombreuses familles, Adeline Billotet, vice-présidente du PPRP, a pu accéder, lundi 22 janvier, à une Unité de vie familiale (UVF), ces appartements dans lesquels les détenus peuvent recevoir leur famille. Mais, pour cela, il a fallu qu’elle attende « cinq heures sur le parking de l’établissement avec un bébé de 18 mois, dans le froid », après avoir parcouru les 670 kilomètres qui la séparent de la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne), où son conjoint est détenu.
« Quand ils ont refusé de m’ouvrir, je leur ai dit que c’était mon seul moment en famille, et que je ne bougerai pas », raconte Adeline Billotet qui a depuis décidé, en accord avec son avocate, de déposer une plainte pour « traitement inhumain ».
« Pas de travail, pas de cantine »
Au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, dans l’Allier, un détenu a également décidé de s’en remettre à la justice après avoir saisi, mercredi, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand pour dénoncer « les violations » de la Convention européenne des droits de l’homme. Dans le référé, son avocat évoque pêle-mêle l’absence « depuis neuf jours » de douches, de promenades, ou encore, d’activités.
Mais le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté, vendredi, ce recours. « On sait que le référé-liberté c’est toujours très compliqué. Mais ce qui est positif, c’est que comme par hasard depuis le recours, la cantine a été réactivée et les détenus n’ont plus de problème de douche », a expliqué à l’AFP l’avocat du détenu, Me Sylvain Gauché.
Joint, jeudi soir, sur un téléphone portable, Maurice*, âgé de 20 ans, expliquait pour sa part que la situation pouvait « déraper à tout moment ». Depuis plusieurs jours, le jeune homme, incarcéré dans un centre de détention, n’a « pas de promenade, pas de travail, pas de cantine », ce service qui permet d’acheter du tabac, ainsi que des produits alimentaires et d’hygiène, ni « le droit de laver [son] linge », alors que son bâtiment, qui compte 120 détenus, était toujours surveillé par deux agents.
« Il n’y a aucun mouvement dans l’établissement. Et même quand on sonne à l’interphone, personne ne répond. » 
Pour s’opposer à cette situation, le jeune homme a expliqué, au Monde, avoir entamé « depuis deux jours » une grève de la faim. La tension serait, par ailleurs, telle dans son établissement qu’un détenu a « craqué et cramé sa cellule ».
« Une vraie prise d’otage »
Dans la maison d’arrêt de Kévin*, des détenus « plus jeunes » ont aussi « tout cassé dans leur cellule ». Agé de 33 ans, l’homme a le sentiment de faire face à « une vraie prise d’otage ». « Je n’ai jamais vu ça de ma vie alors que j’en ai fait, de la prison », racontait-il vendredi matin, avant que le syndicat majoritaire UFAP-UNSA annonce son intention de signer l’accord proposé jeudi par la ministre de la justice, Nicole Belloubet.

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Après un pic atteint mercredi et jeudi, l’intensité du mouvement a baissé dès vendredi matin. A 12 h 30, seule une vingtaine d’établissements sur 188 étaient encore affectés par un manque de personnel. Ainsi, dans la maison d’arrêt de Kévin, vendredi matin, « pratiquement tous les surveillants » avaient repris le travail. Désormais sur sa fin, le mouvement marquera certainement les esprits. « Il est normal que l’on paye notre dette à la société, mais dans ces conditions, c’est abusé. »
* Afin de conserver l’anonymat des détenus, leur prénom a été modifié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Mohamed Bakkali, âgé de 30 ans, a été interpellé le 26 novembre 2015 près de Verviers dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats de Paris et Saint-Denis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Attentats du 13-Novembre : la Belgique remet un suspect à la justice française

Mohamed Bakkali, âgé de 30 ans, a été interpellé le 26 novembre 2015 près de Verviers dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats de Paris et Saint-Denis.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h26
   





                        


La Belgique a remis à la justice française un suspect des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a annoncé vendredi 26 janvier le parquet fédéral belge.
La justice belge avait autorisé le 30 juin 2016 la remise à la France de Mohamed Bakkali aux autorités judiciaires françaises, à la condition « qu’après avoir été jugé, il soit renvoyé en Belgique pour y subir la peine ou la mesure de sûreté qui serait prononcée à son encontre ».

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L’homme âgé de 30 ans a été interpellé le 26 novembre 2015 près de Verviers dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats de Paris et Saint-Denis, dans lesquels 130 personnes sont mortes en novembre 2015. Sa trace avait en effet été trouvée à Auvelais et Schaerbeek, deux endroits où ont séjourné les terroristes de Paris.
Un des logisticiens des attentats de 2015
Il est soupçonné d’avoir loué, à au moins deux reprises, des planques au commando du 13 novembre (à Auvelais et à Schaerbeek), dont celle où ont été fabriquées les ceintures explosives. Mohamed Bakkali avait été mis en examen pour assassinats terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste.
Il est par ailleurs cité dans le testament d’Ibrahim El Bakraoui, un des trois kamikazes des attentats de Bruxelles en mars 2016.
Mohamed Bakkali est également soupçonné d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’organisation de l’attaque manquée du 21 août 2015 dans un train Thalys Amsterdam-Paris et a été mis en examen dans le volet belge de cette enquête le 31 octobre 2017.

Le point sur les arrestations
En détention provisoire en France
- Salah Abdeslam : seul rescapé du commando parisien.
- Farid Kharkhach : intermédiaire avec le réseau de faussaires qui a fourni les faux-papiers.
- Hamza Attou, Mohamed Amri et Ali Oulkadi : chauffeurs de la cavale de Salah Abdeslam.
- Adel Haddadi et Usman Muhammad : un Algérien et un Pakistanais qui devaient commettre une quatrième attaque à Paris le 13 novembre 2015 et ont été arrêtés en Autriche.
En détention provisoire en Belgique
- Yassine Atar : petit frère du « cerveau » présumé des attentats, il avait la clé d’une planque.
- Osama Krayem et Sofien Ayari : soupçonnés d’avoir été « candidats au martyre » pour une attaque le 13 novembre 2015 à l’aéroport de Schiphol aux Pays-Bas, finalement avortée.
- Mohamed Bakkali : le logisticien-chauffeur-loueur, proche des frères El-Bakraoui.
- Mohamed Abrini : impliqué dans les repérages en France et dans l’attentat de Bruxelles, c’est « l’homme au chapeau » (il est aussi mis en examen dans la procédure française).
Sous mandat d’arrêt international
- Ahmed Dahmani : soupçonné d’avoir participé à l’achat des explosifs, il a fui vers la Turquie au lendemain du 13 novembre. Condamné et détenu en Turquie. Il doit être extradé vers la France.
- Oussama Atar : « cerveau » présumé des attaques, possiblement toujours dans la zone irako-syrienne.
- Ahmed Alkhald : soupçonné d’être l’artificier en chef de la cellule, il a fui vers la Turquie avant les attentats.
Les kamikazes morts
Abdelhamid Abaaoud, Samy Amimour, Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh, Bilal Hadfi, Foued Mohamed-Aggad, Ismaël Omar Mostefaï, Ammar Al-Sabaawi et un autre Irakien non identifié à ce jour. Najim Laachraoui et les frères El-Bakraoui se feront exploser à Bruxelles le 22 mars 2016.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le cinquième portrait de la série « le numérique a changé mon métier » : une meilleure collaboration, de nouvelles tâches et des pistes pour la télémédecine.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Philippe Héno, médecin à l’heure du numérique

Le cinquième portrait de la série « le numérique a changé mon métier » : une meilleure collaboration, de nouvelles tâches et des pistes pour la télémédecine.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h03
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            
« Le Monde » a voulu savoir comment des métiers très variés étaient impactés par la digitalisation et le développement des outils numériques. Nous sommes ainsi allés à la rencontre d’une dizaine de personnes pour savoir comment le numérique avait transformé leurs pratiques professionnelles. Elles témoigneront aussi de leur adaptation, plus ou moins facile, et comment elles voient leur avenir professionnel. Après les portraits du vigneron Jonathan Ducourt, de l’enseignante Sandrine Babinet, de la directrice d’hôtel Anita Steinmann, du charpentier Colin Vernet, le médecin Philippe Héno se raconte. 

Si le cœur de métier d’un médecin est toujours de soigner, les conditions d’exercice ont bien évolué avec le développement du numérique. Philippe Héno, 54 ans, ancien médecin militaire et cardiologue, témoigne de ces transformations. « Le numérique a modifié beaucoup de choses, à la fois dans les rapports entre professionnels mais également dans les relations avec les patients », analyse-t-il.

Grâce aux outils numériques, les médecins peuvent désormais s’échanger très facilement des données, par mail ou par SMS. « On m’envoie régulièrement des électrocardiogrammes pour avis ou interprétation. Ceci permet une meilleure collaboration entre professionnels de santé », indique Philippe Héno.
« Cela interfère avec mon métier »
Par ailleurs, le numérique facilite considérablement l’accès à la connaissance pour le médecin. « Je peux maintenant consulter les travaux de la Société française ou internationale de cardiologie, les revues numériques de médecine, des cas similaires de pathologies… Auparavant, je devais les commander à la bibliothèque universitaire la plus proche de chez moi. Cela prenait du temps, c’était compliqué et il fallait se déplacer. Cette immédiateté de la connaissance est indéniablement un plus pour le médecin, et ce, dans l’intérêt de ses patients », contate Philippe Héno.
En revanche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Au 12e jour de blocage dans les prisons françaises, l’UFAP-UNSA-Justice, syndicat majoritaire, a annoncé qu’il signerait le projet d’accord de la chancellerie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Prisons : le syndicat majoritaire signe le projet d’accord présenté par le gouvernement

Au 12e jour de blocage dans les prisons françaises, l’UFAP-UNSA-Justice, syndicat majoritaire, a annoncé qu’il signerait le projet d’accord de la chancellerie.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h20
   





                        


Après consultation de sa base, l’UFAP-UNSA-Justice, syndicat majoritaire parmi les surveillants pénitentiaires (40 %), a annoncé vendredi 26 janvier qu’il signerait le projet d’accord proposé jeudi 25 janvier par la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Dans un communiqué, le syndicat affirme avoir pris cette décision après avoir consulté la base. « Ce relevé de conclusions traduit une volonté de changer le fonctionnement des prisons devenues de véritables coupe-gorge et zones de non-droit », justifie-t-il. « Signer ce protocole est une responsabilité !… La facilité aurait été de refuser purement et simplement de le faire. » 
Que dit cet accord ?
L’accord comprend plusieurs mesures :
Gestion des détenus radicalisés
Doublement de la capacité d’évaluation des détenus radicalisés, pour atteindre 250 détenus par an. Pour cela, un quartier spécifique sera mis en place. Le gouvernement a aussi dit qu’il veut créer 1 500 places dans des quartiers « totalement étanches » pour gérer à part les profils « dangereux ou prosélytes ».
Sécurité des surveillants
Renouvellement et acquisition de matériel pour les agents (gilets pare-balles discrets, alarmes individuelles, chaussures Magnum, etc.) et pour les prisons (ouverture pour passer les menottes, arrêtoirs de porte, etc.), renforcement des fouilles (fouilles inopinées de cellules, par exemple).
Recrutements
Mille cent emplois supplémentaires seront créés sur quatre ans (2018-2021), en plus des recrutements déjà prévus par l’administration pénitentiaire. L’ouverture de postes aux concours ne suffisant pas à garantir qu’ils seront pourvus, le gouvernement instaurera un « dispositif de fidélisation » bénéficiant d’un financement de 6 millions d’euros.
Indemnités
L’indemnité de charge pénitentiaire (ICP), une prime annuelle, la prime de sujétion spéciale (PSS), dont bénéficient les employés de la fonction publique qui encourent des risques, ainsi que la prime des dimanche et jours fériés seront augmentées.
Selon l’administration pénitentiaire, cela représente en moyenne respectivement des augmentations de 400 euros par an, 450 euros par an et 300 euros par an, soit un total de 1 150 euros par an par agent.
La ministre n’a, en revanche, fait aucune proposition en ce qui concerne une évolution des statuts des surveillants, une mesure réclamée par les syndicats FO et CGT.
Jeudi, la ministre de la justice avait défendu ses propositions, qu’elle estimait être « très sérieuses en matière de sécurité, en matière indemnitaire, en matière de prise en compte de la profession ». « Donc j’espère qu’il y aura une prise de responsabilité, une prise de conscience, et que les surveillants pénitentiaires reprendront leur travail. C’est indispensable pour la sécurité de notre société », avait-elle ajouté.
De son côté, Edouard Philippe avait jugé, jeudi, « tenables », sur son compte Facebook, les propositions du gouvernement.
L’accord peut-il entrer en vigueur malgré l’opposition de FO et de la CGT ?
Malgré le refus, jeudi, de FO (30 %) et de la CGT (15 %) de signer le protocole d’accord, la chancellerie a annoncé, vendredi, que celui-ci sera « rapidement » appliqué,.
Les deux syndicats, qui ont appelé à poursuivre le mouvement, devraient faire évoluer ses modalités. Autrement dit, probablement sans action de blocage des prisons.
Où en est la mobilisation des surveillants ?
Après un paroxysme, atteint mercredi 24 et jeudi 25, l’intensité du mouvement avait baissé dès vendredi matin.
A 12 h 30 vendredi, seuls une vingtaine d’établissements (sur 188) étaient encore affectés par un manque de personnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Placé en garde à vue mardi, Gilbert Cuzou est visé par cinq plaintes de militantes du PS qui ont participé à la campagne présidentielle de Benoît Hamon.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Un ancien membre de la campagne de Benoît Hamon mis en examen pour viol

Placé en garde à vue mardi, Gilbert Cuzou est visé par cinq plaintes de militantes du PS qui ont participé à la campagne présidentielle de Benoît Hamon.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 15h10
   





                        


Le conseiller régional d’Ile-de-France Gilbert Cuzou, ancien membre de l’équipe de campagne de Benoît Hamon, a été mis en examen vendredi 26 janvier par un juge d’instruction pour viol et agressions sexuelles.
Placé en garde à vue mardi, Gilbert Cuzou, 34 ans, est visé par cinq plaintes de militantes du Parti socialiste (PS) qui ont participé de près ou de loin à la campagne présidentielle de l’ancien candidat socialiste Benoît Hamon.
Il a été présenté vendredi à un juge d’instruction, qui l’a mis en examen pour viol, agressions sexuelles, harcèlement sexuel et viol, et l’a placé sous contrôle judiciaire, a fait savoir son avocat, Me Philippe Ohayon. L’enquête se poursuit sous l’égide de deux magistrats instructeurs.

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                La crise à l’UNEF et au MJS déteint sur Benoît Hamon



Faits qui se seraient déroulés en juin 2017
Interrogé par l’Agence France-Presse, l’avocat a mis en garde contre toute précipitation. « On est dans le microcosme du Parti socialiste, qui est tout autant un réseau affectif que politique. Les faits sont donc complexes et nécessitent de vraies investigations. Le contrôle judiciaire est logique », a-t-il déclaré. Une enquête préliminaire avait été ouverte en octobre après le dépôt de deux premières plaintes.
Dans la foulée, Gilbert Cuzou avait été exclu de son groupe politique au conseil régional, Alternative écologiste et sociale (AES), qu’il avait intégré quelques jours plus tôt. « Les faits décrits sont graves. (…) Cette exclusion durera le temps que la justice se prononce », avait expliqué à l’époque le président du groupe AES, Mounir Satouri.
Depuis, trois autres femmes ont porté plainte, dont une pour viol, pour des faits qui se seraient déroulés en juin 2017, pendant la campagne des élections législatives. « Dans toutes les organisations dans lesquelles il y a des relations de pouvoir et des hiérarchies, on sait qu’aujourd’hui il existe des faits de harcèlement et potentiellement d’agressions sexuelles, et je ne souhaite pas que [le mouvement de dénonciation] retombe », a réagi jeudi sur France 2 Benoît Hamon, qui a fondé le mouvement Génération.s après sa défaite à la présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Bien avant le scandale du lait infantile contaminé, l’ancêtre de Lactalis faisait la « une » de la presse en engageant des gros bras pour récupérer 750 000 fromages tombés aux mains d’ouvriers grévistes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                
                                    

En 1982, le groupe Besnier lançait l’« opération camembert »


                      Bien avant le scandale du lait infantile contaminé, l’ancêtre de Lactalis faisait la « une » de la presse en engageant des gros bras pour récupérer 750 000 fromages tombés aux mains d’ouvriers grévistes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 15h07
    |

                            François Krug








   


Vers minuit, le commando se déploie dans les rues et progresse vers l’objectif. Les renseignements font état de preneurs d’otages déterminés. Leurs prisonniers seraient mal en point. On cisaille le grillage qui entoure le site. En quelques minutes, la trentaine de forcenés est neutralisée et enfermée. Quelques coups et des jets de gaz lacrymogène ont suffi. On ouvre la grille principale aux camions qui attendaient à proximité. Reste à libérer et à exfiltrer les otages : 750 000 camemberts.
Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 février 1982, environ 120 hommes menés par un ancien parachutiste prennent le contrôle d’une petite ville de 3 000 habitants, Isigny-sur-Mer, dans le Calvados. Le propriétaire d’une fromagerie occupée par des grévistes les a envoyés sauver la production. Les ouvriers sont séquestrés pendant près de six heures, le temps de charger les camemberts.
Le retour des milices patronales
« Quand les vigiles passent, la justice trépasse », s’insurge La Renaissance - Le Bessin. « L’affaire a l’allure d’une caricature de notre génie national », s’amuse Christine Ockrent en ouverture du 20 heures d’ Antenne 2. Les syndicats dénoncent le retour des milices patronales. La gauche, au pouvoir depuis neuf mois, se persuade que des officines paramilitaires œuvrent pour la droite. Le Monde diagnostique « une psychose de déstabilisation ». On finit par en oublier le commanditaire.
Le JT d’Antenne 2 évoque l’affaire

Le groupe Besnier s’appelle aujourd’hui Lactalis. A l’époque déjà, le futur numéro un mondial des produits laitiers évite les contacts avec les pouvoirs publics et les médias. Il est dirigé par Michel Besnier. C’est le fils d’André, le fondateur dans les années 1930, et le père d’Emmanuel, le patron actuel. Celui-ci a été obligé de sortir enfin du silence après la contamination aux salmonelles de lait en poudre pour bébés dans une usine de Mayenne.
En cet hiver 1982, le groupe a un souci dans une autre usine. Il vient de racheter son concurrent Claudel Roustang, propriétaire entre autres d’une fromagerie d’environ 150 salariés à Isigny. Au même moment, la réduction du temps de travail à 39 heures imposée par la gauche entre en vigueur. A Isigny, les négociations sur le nouveau planning de l’usine sont tendues. Le mardi 2 février au matin, les ouvriers bloquent le site. A l’intérieur, le stock de camemberts est évalué à 3 millions de francs.

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                Lactalis, les raisons d’un scandale sanitaire



En fin de semaine, la justice ordonne en référé le déblocage de l’usine. Besnier réclame l’envoi des forces de l’ordre. Le préfet du Calvados, Paul Feuilloley (aujourd’hui décédé, comme la plupart des protagonistes), préfère calmer les esprits et attendre la reprise des négociations prévue le lundi. « A 48 heures près, des camemberts ne sont tout de même pas en perdition ! », résumera-t-il dans un livre retraçant sa carrière. Besnier n’est pas du même avis.
Les grévistes, qui n’ont pas reçu leur salaire de janvier, prévoient de vendre les fromages pour tenir. Bernard Aubert, secrétaire général du groupe, a une idée. Il contacte un camarade de régiment, Fernand Loustau, qui s’est reconverti dans la sécurité privée. Sa société, Normandy, fournira plus tard des gros bras au Front national ; un de ses fils, Axel, est aujourd’hui un proche de Marine Le Pen. En vingt-quatre heures, Loustau réunit 37 « petits gars », comme il les appellera lors du procès. Voitures de location, talkies-walkies, brassards rouges et jaunes : l’« opération camembert » est préparée minutieusement.
Les gendarmes impuissants
Besnier a réquisitionné de son côté 85 salariés venus de Mayenne, pour charger la marchandise. Devant l’usine, les gendarmes restent impuissants. « Intervenir à l’intérieur sans mandat était difficile, se rappelle Philippe Deslandes, alors sous-préfet de Bayeux. La seule chose qu’on pouvait faire, c’était relever les immatriculations. » Les jours suivants, à Isigny, on manifeste en chantant L’Internationale. A Paris, Loustau donne une conférence de presse, fier de « l’aspect professionnel et militaire de cette opération qui devait être menée proprement et sans bavure » : « Afin d’empêcher toute fuite des grévistes, nous avons pris en tenaille les diverses voies d’accès à l’entreprise. Plusieurs hommes ont également été postés aux carrefours stratégiques de la ville afin de prévenir tout incident. »
Jean-Pierre Poussin, le juge d’instruction qui l’interroge à Caen, se souvient bien aujourd’hui du personnage : « Il n’était pas antipathique, ce n’était pas une grosse brute. Il n’a pas cherché à diminuer ses responsabilités. Il ne m’a rien caché de son action, mais il a été beaucoup plus discret sur les conditions de cette action. » Loustau assure être intervenu gratuitement pour son copain Aubert. Au procès, il sera pourtant question d’une facture en suspens de 96 000 francs, le prix à payer pour sauver les camemberts.

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                Il est comme ça… Emmanuel Besnier



« Je suis rentré chez moi pour prendre ce qui m’appartient », affirme de son côté à la presse le secrétaire général de Besnier. Le scandale laisse indifférent le groupe, qui menace de licencier les grévistes. Les pouvoirs publics tentent des négociations. Convoqué, Michel Besnier les sèche. « C’était un conquérant, maniant le secret et impossible à approcher », se rappelle Philippe Deslandes, l’ancien sous-préfet.
Le procès s’ouvre à Caen en 1984. Loustau et Aubert sont condamnés à six mois de prison avec sursis pour « séquestration de moins de 24 heures ». L’année suivante, en appel, leurs peines sont ramenées à trois mois. L’affaire n’aura qu’une seule conséquence immédiate : le vote en 1983 d’une loi réglementant les activités de sécurité privée. Mais, trente-six ans après son « opération camembert », Lactalis est à nouveau contraint de justifier son goût pour le secret et le rapport de force.



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Israël Nisand, gynécologue obstétricien qui intervient dans les collèges pour parler de sexualité, constate que la pornographique en ligne modifie les pratiques sexuelles des plus jeunes.
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« Pour les ados, le porno est une école du non-consentement »


                      Israël Nisand, gynécologue obstétricien qui intervient dans les collèges pour parler de sexualité, constate que la pornographique en ligne modifie les pratiques sexuelles des plus jeunes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h48
    |

            Magali Cartigny








                              

                        

La pornographie a-t-elle une influence néfaste sur les jeunes qui reproduiraient dans la réalité ce qu’ils voient sur leurs petits écrans ? Emmanuel Macron a relancé le débat lors de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, dénonçant une représentation de la sexualité qui « a franchi la porte des établissements scolaires (…). Un genre qui fait de la sexualité un théâtre d’humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes ».
Israël Nisand est gynécologue obstétricien aux hôpitaux universitaires de Strasbourg. Il intervient dans les collèges pour sensibiliser les jeunes gens aux risques du porno en ligne et les informer sur la sexualité.

Dans vos échanges avec les ados, constatez-vous une évolution de la perception de la sexualité et de la notion de consentement ?
Il y a eu un changement majeur depuis l’apparition de YouPorn et des séquences porno violentes que le Web diffuse, souvent gratuitement. Les chefs d’établissement et les professeurs me demandent d’intervenir, car ils sont démunis face à des pratiques nouvelles et qui ont tendance à se multiplier, comme les fellations collectives dans les toilettes. Les ados, dès l’âge de 11 ans, et par l’intermédiaire des smartphones dans les cours de récré, sont de plus en plus confrontés à des images avec lesquelles ils ne peuvent pas avoir de distance, car ils n’ont pas, contrairement aux adultes, l’appareil critique. Avant, j’intervenais en classe de 3e, aujourd’hui c’est dès la 4e. Et la totalité de la classe d’âge a déjà regardé du porno en ligne.

Quelles sont les conséquences de cette influence du porno chez l’ado ?
Dévastateur. On les laisse en stabulation libre devant des images qui ne représentent en rien la sexualité. Cela modifie les pratiques sexuelles. On leur livre un « prêt à exciter » en ne les laissant pas développer...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Aux Etats-Unis, après les affaires Cosby, Weinstein et Nassar, les témoignages de femmes ont afflué, mettant au jour toute l’ambiguïté de la « zone grise », devenue objet de débat. Pour qu’une relation sexuelle soit légitime, faut-il dire oui, ou ne pas dire non ?
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Quand les Américaines racontent leur pire nuit


                      Aux Etats-Unis, après les affaires Cosby, Weinstein et Nassar, les témoignages de femmes ont afflué, mettant au jour toute l’ambiguïté de la « zone grise », devenue objet de débat. Pour qu’une relation sexuelle soit légitime, faut-il dire oui, ou ne pas dire non ?



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h44
    |

                            Maïa Mazaurette








                              

                        

En séduction comme en sexualité, il n’y a jamais eu de pilote dans l’avion. Seulement des lois. Qui manifestement, en 2018, ne suffisent pas – ne suffisent plus. Ironiquement, le pays de la carte de Tendre ne sait plus où il habite. Il reprend la cartographie à zéro, aiguillonné par l’actualité : au-delà des pratiques légales, qu’est-ce qui est acceptable ? Tolérable ? Désirable ? Nous avons commencé le défrichage à traits grossiers, avec un coupable idéal, un super-méchant digne des films qu’il produisait. Harvey Weinstein, protégé par un inquiétant réseau, retranché derrière son argent. Au palmarès des shitty men (« mecs pourris »), le producteur se voit rejoint par Bill Cosby ­ (accusé par une soixantaine de femmes, dont deux âgées de 15 ans au moment des faits) et l’entraîneur de gymnastique Larry Nassar (qui aurait agressé au moins 150 athlètes, dont Simone Biles, championne olympique).

Les boucs émissaires ont été remplacés par des porcs
Il fallait des monstres, la zone noire, pour exposer l’ampleur du problème – mais il fallait aussi sortir de la logique du monstre. C’est pourquoi les boucs émissaires ont été remplacés par des porcs. Scandales après soupçons, il fallait bien que nous arrivions au bout de cette logique – explorer la zone blanche. Ce territoire a été atteint avec Cat Person et l’affaire Grace-Aziz Ansari. Commençons par la fiction. Cat Person, du nom d’une nouvelle de Kristen Roupenian, parue dans le New Yorker, en décembre 2017, a connu un succès mondial et fait couler des rouleaux d’encre : par peur de décevoir un quasi-inconnu, l’héroïne ­Margot finit par coucher avec cet homme qu’elle méprise. Elle ne se donne pas la permission de changer d’avis. Aurait-elle dû partir ? Une femme peut-elle quitter la chambre d’un homme sans se mettre en danger ? Les femmes sont-elles conditionnées à faire passer leur désir après celui des hommes ? Une étude pas toute jeune (1991, Journal of Sex Research)...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Elle avait 15 ans, lui, 25. Elle a couché avec lui « par résignation ». Comme la journaliste Blandine Grosjean, beaucoup de femmes ont intégré cette zone grise, rejetée par les filles de la nouvelle génération. Des années 1980 à aujourd’hui, récit d’une prise de conscience.
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Entre le viol et le consentement, le problème de la « zone grise »


                      Elle avait 15 ans, lui, 25. Elle a couché avec lui « par résignation ». Comme la journaliste Blandine Grosjean, beaucoup de femmes ont intégré cette zone grise, rejetée par les filles de la nouvelle génération. Des années 1980 à aujourd’hui, récit d’une prise de conscience.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h50
    |

                            Blandine Grosjean








                              

                        

Septembre 1980. J’ai 15 ans et demi. Je rentre d’un séjour au centre de voile des Glénans, en Bretagne, et je dois rejoindre mon lycée bourguignon. Un des moniteurs de voile, interne en médecine, propose de me ramener en voiture jusqu’à Paris. Je le connais à peine, mais c’est un billet de train économisé. On arrive assez tard à Paris, trop tard pour que j’attrape un train gare de Lyon, et il me propose de m’héberger. Je viens de passer un mois à naviguer dans la promiscuité avec des garçons et des filles, dans une ambiance de totale liberté sexuelle et de respect aussi. L’esprit Glénans, dont ce garçon est, pour moi, forcément porteur.
« Je vais finir par ne plus résister à ses “avances”. Je n’avais ni l’intention de coucher avec lui, ni envie, ni désir, je n’ai aucun plaisir, rien. Seulement la volonté que ça finisse le plus vite possible. »
Il n’y a qu’un lit chez lui, je ne suis pas inquiète, on va se débrouiller. Mais il décide qu’on dormira dans le même lit. Il est un peu moins sympa qu’en voiture, je l’entends au téléphone envoyer bouler sa fiancée qui espérait le retrouver le soir même. Je n’ai pas d’argent, je ne connais pas Paris. Je vais finir par ne plus résister à ses « avances ». Je n’avais ni l’intention de coucher avec lui, ni envie, ni désir, je n’ai aucun plaisir, rien. Seulement la volonté que ça finisse le plus vite possible, et la crainte qu’il me fiche dehors en pleine nuit. Un moment désagréable. Je suis partie au petit matin en lui disant au revoir.
Il devait avoir 24-25 ans, j’étais mineure. C’était un bourgeois, joli appartement près de la tour Eiffel, moi sans un sou, mais venant d’un milieu où l’on m’avait bien armée culturellement. Je n’ai pas vécu cette expérience comme un abus, n’en ai pas été traumatisée. Je n’en ai jamais parlé. J’avais oublié cette histoire, jusqu’à ce que je me mette à réfléchir à ce documentaire, il y a deux ans, à interroger la nature du consentement. Le consentement, même entre époux, ne...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les conseils de Mickaël Prost, président de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.
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Notre-Dame-des-Landes : la « route des chicanes » est « dégagée »

Les opposants à l’aéroport avaient commencé lundi le nettoyage de la route, invitant leurs soutiens et les riverains à les aider.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h30
   





                        


La « route des chicanes » traversant la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, est « dégagée », a annoncé vendredi 26 janvier la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein. « La route est dégagée, les fossés sont dégagés », a-t-elle constaté, en faisant quelques pas sur la route. « Ce dégagement est réalisé. Ça a demandé beaucoup d’efforts, de beaucoup de monde, mais c’est réalisé. C’est un signe de bonne volonté. »
Mme Klein faisait partie vendredi matin d’un convoi de quatre véhicules. Elle était accompagnée du directeur général de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, d’élus locaux et de membres du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
Des blindés de la gendarmerie étaient stationnés à l’extrémité de la route sur laquelle des banderoles proclamaient « Zone à défendre. Résistance et sabotage » ou « Yes Chicane ». Des militants, dont beaucoup avaient le visage dissimulé, avaient pris place sur le bas-côté pour « saluer » le convoi, certains montrant leurs fesses à son passage.
Après l’abandon du projet d’aéroport, l’exécutif avait exigé le nettoyage avant la fin de la semaine de la route départementale 281. « On va pouvoir passer au dialogue. Le premier ministre a donné des indications : ça reste des terres agricoles mais ne peuvent y vivre que les agriculteurs qui s’inscrivent dans l’Etat de droit », a déclaré la préfète vendredi.

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Un nettoyage amorcé lundi
Les opposants avaient commencé lundi le nettoyage de la « route des chicanes », invitant leurs soutiens et les riverains à les aider, mais en tenant la presse à l’écart pendant toute la durée du chantier.
Le déblayage s’est fait non sans tension au sein du mouvement très hétérogène des opposants à l’aéroport, notamment au niveau du Lama fâché, un « lieu de vie » installé sur la route, qu’une minorité refusait de démonter, selon plusieurs sources.
Interdite à la circulation par le conseil départemental de Loire-Atlantique depuis novembre 2012, la route de 4,5 km allant de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes était obstruée sur environ 3 kilomètres par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tout genre) et était « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors.

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Débat autour des travaux
Le dégagement de cet axe, symbolique quant au retour à l’Etat de droit, avait été exigé par le gouvernement la semaine dernière lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. L’exécutif en a fait un préalable aux futures discussions sur la redistribution des 1 650 hectares de terres qui conserveront leur vocation agricole.
La préfète avait promis de venir « rouler et marcher » sur cette route.
Les travaux de réfection de la chaussée prendront « une dizaine de jours » avant que la route soit rouverte à la circulation, avait annoncé la préfecture en début de semaine. Les services de l’Etat ont chiffré le montant de ces travaux à 600 000 euros.
Le président (PS) du conseil départemental, Philippe Grosvalet, gestionnaire de la route, a, lui, prévenu qu’il ne la rendrait à l’usage des riverains qu’après avoir pu y faire « un diagnostic » et « au moins six à huit semaines de travaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La Seine qui continue de monter, devrait atteindre son plus haut niveau durant le week-end, habitants et pouvoirs publics s’organisent pour éviter tout dégât majeur.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.
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Ces maires qui réclament que les préfets relogent les locataires expulsés

Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h29
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Sanglés dans leur écharpe tricolore, les élus de six villes de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, Bagnolet, La Courneuve, Stains et Villetaneuse) sont venus, jeudi 25 janvier, défendre la légalité de leur arrête municipal anti-expulsion locative. Pour l’occasion, la petite salle d’audience du tribunal administratif de Montreuil était comble, avec la députée communiste Marie-George Buffet et des militants de la Confédération nationale du logement, venus en renfort.
C’est une bataille que ces maires mènent depuis 2010. Chaque année, ils publient un arrêté pour interdire les expulsions locatives dans leur commune. Tout aussi régulièrement, le tribunal administratif saisi par le préfet invalide cette mesure, arguant qu’un maire ne peut s’immiscer dans l’exécution d’une décision de justice, en l’occurrence celle qui a prononcé l’expulsion du locataire.
Cette fois, ces maires communistes pensent avoir trouvé la parade. Leurs six arrêtés, tous publiés entre la fin mars et le début avril 2017, précisent qu’une fois la personne expulsée, le préfet doit s’assurer de son relogement.
« Nous n’empêchons pas l’expulsion mais réclamons le relogement des personnes ainsi placées dans des situations indignes », affirme Azzedine Taïbi, le maire (PCF) de Stains.
Dans sa commune, les expulsions manu militari se multiplient : 75 ont eu lieu en 2017, contre 45 en 2016. « Lors des commissions de prévention des expulsions, le sous-préfet se montre de plus en plus intransigeant et n’accorde plus de délais », poursuit l’édile. Il s’agit d’économiser les deniers publics, car dans les cas de refus d’accorder le concours de la force publique, l’Etat doit indemniser les propriétaires lésés. « Mais cela coûte beaucoup plus cher de payer l’hôtel à une famille, avec le risque de déscolariser les enfants que de réquisitionner un logement vacant », remarque M. Taïbi.
« Cette fois, nous avons le droit de notre côté »
La nouvelle version des arrêtés municipaux ne semble pas avoir convaincu le rapporteur public, Laurent Buisson, qui, devant le président du tribunal, a réclamé leur annulation, invoquant les mêmes motifs que les années précédentes. « Les municipalités ont essayé de contourner la difficulté mais l’intention est la même, celle d’interdire les expulsions », a-t-il argumenté. « Mais il ne s’agit pas de juger des intentions, mais de faire du droit », a vivement rétorqué Me Roland Weyl, le défenseur des communes.

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                Plusieurs expulsions locatives traumatisantes illustrent l’absence d’une prévention efficace



« Cette fois nous avons le droit de notre côté : l’expulsion peut avoir lieu mais une fois à la rue le préfet doit reloger, a plaidé l’avocat. Manifestement le préfet n’a pas lu ces nouveaux arrêtés ni entendu le président de la République qui, en juillet 2017, a déclaré à Orléans, que d’ici la fin de l’année 2017, il ne voulait plus voir personne dans les rues. Le préfet veut-il laisser les gens dehors ? » Me Roland Weyl a aussi rappelé la valeur constitutionnelle du droit au logement et invoquant le pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, dont l’article 11 enjoint aux Etats de mettre à l’abri et d’assurer un logement suffisant à toute personne et sa famille.
Les délibérés seront prononcés les 7 et 8 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.
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Deuxième vague d’inondations en dix-sept mois à Villeneuve-Saint-Georges

Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h31
    |

            Rémi Barroux (Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), envoyé spécial)








                        



   


Comme un bref moment de répit avant une probable aggravation de la situation vendredi dans la soirée et samedi. Dans la salle du Centre opérationnel départemental (COD) du Val-de-Marne, à Créteil, un point d’actualisation sur les crues de la Seine et de la Marne s’est tenu jeudi 25 janvier, en début d’après-midi. Au point de mesure d’Alfortville, sur la Seine, la cote est alors de 2,96 mètres, mais elle pourrait monter jusqu’à 3,70 m durant le week-end. Elle n’avait pas dépassé 3,65 m durant la crue du printemps 2016.
Au poste de Gournay, sur la Seine moyenne, le niveau atteignait 5,28 m jeudi matin, mais devait encore progresser. Atteindra-t-il son record de 2016 de 6,99 m ? Personne ne se risque ici à un pronostic. La situation est cependant différente d’il y a vingt mois. Lente, la montée des eaux permet aux autorités d’anticiper et aux habitants de mieux se préparer.

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Dans la salle du COD, tout le monde guette les bulletins de Vigicrues. Pour l’heure, la situation semble sous contrôle. La dizaine de participants recense les différentes mesures déjà prises : évacuation de malades, surveillance renforcée pour les établissements de santé, les écoles.
Les transports fonctionnent encore, seule la ligne C du RER étant coupée à Paris. Et l’importante gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges ne semble pas menacée. Environ 400 abonnés sont déjà privés d’électricité, 4 000 foyers seraient potentiellement concernés par une montée plus importante des eaux, selon le représentant d’Enedis.
« Aide aux déplacements »
Au cabinet du préfet, on explique que « sur les 10 000 personnes qui pourraient être affectées dans le pire des scénarios, au-delà des niveaux de 2016, moins d’un tiers sont touchées ». Touchées, mais très peu ont été évacuées. Sur les trois gymnases équipés (lits, vivres…) pour accueillir les personnes ayant choisi de quitter leur domicile de Villeneuve-Saint-Georges, seule la moitié était remplie.
« Dans les centres d’accueil, nous avons des couvertures, des kits d’hygiène pour les femmes et les hommes, et une soixantaine de volontaires sont mobilisés depuis le début de la semaine », annonce cependant Philippe Garcia-Marotta, le président de la Croix-Rouge du Val-de-Marne.
« Nous hébergeons 180 personnes, mais beaucoup d’autres sont parties dans leurs familles. On a privilégié une politique d’aide aux déplacements plutôt que l’évacuation », précise Sylvie Altman, la maire (PCF) de Villeneuve-Saint-Georges, ville de 30 000 habitants traversée par la Seine et l’Yerres.

   


Rue du Château, Samy, Alexandre et Vincent, trois employés municipaux (qui n’ont pas voulu préciser leurs noms), attendent leurs « clients » assis dans une barque. Bateliers d’occasion – ils sont respectivement plombier, livreur-magasinier ou polyvalent pour la mairie –, ils sont hélés par un couple qui veut quitter sa maison pour rejoindre la terre ferme.
Après un rapide aller-retour, sur quelque deux cents mètres de rue inondée, tandis que l’eau dépasse juste la ceinture, Monji Ben Zrig et son épouse sont déposés au sec. « Ras le bol, ça fait deux fois en deux ans. Déjà en 2016, on a dû jeter toute la cuisine. On a tout refait mais tout est encastré, on ne peut rien démonter pour mettre à l’abri », peste cet habitant, qui a acheté en 2001.

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« Eviter l’arrivée des rats »
A deux rues de là, la situation est plus chaotique. Les débris sont portés par les eaux. « Depuis 7 heures du matin, on essaye de nettoyer, il faut éviter l’arrivée des rats, comme en 2016 », explique Séverine Lebœuf. Sa maison est à quelques mètres seulement de la nappe d’eau. Dans quelques heures, elle l’aura atteinte.
Un attroupement s’est formé : des voisins constatent l’arrivée de l’eau, des policiers municipaux viennent s’enquérir de la situation, des agents d’Enedis étudient la nécessité de couper ou non l’électricité, tandis que débarque la brigade fluviale.
Robert Nguyen essaye de les convaincre de le conduire dans leur puissant Zodiac au bout du quartier, quasiment au bord de l’Yerres. C’est là, rue Blandin, que l’Association caodaïste en France, une religion répandue au Vietnam, a son local. « Nous ne sommes pas là pour ça, notre tâche c’est la sécurisation et l’évacuation des personnes encore chez elles », dit l’un des fonctionnaires, avant de céder devant l’insistance de l’ancien.
Comme la plupart des 1 200 habitants de ce quartier de Belleplace-Blandin, à la confluence de la Seine et de l’Yerres, Philippe Maertens confie son amertume. « Cela fait trente ans que j’habite ici et je n’avais jamais vu une goutte d’eau avant 2016. J’ai déjà pris cher cette année-là : sur 120 000 euros de dégâts que j’avais fait expertiser, l’assurance ne m’en a donné que 20 000 », raconte le quadragénaire, occupé à pomper le puisard de son jardin.
Comme nombre de ses voisins, il relaie les rumeurs sur des tentatives de pillage. Au COD de Créteil, un responsable de la préfecture précise avoir donné consigne à la police d’être bien visible, mais aucune plainte n’avait encore été déposée, jeudi soir.
Politique de rachat des maisons
La surveillance est générale. Et les entreprises ne sont pas en reste. Sur l’échelle qui plonge dans les eaux ocre de la darse du port de Villeneuve-le-Roi, juste en face de Villeneuve-Saint-Georges, la marque indique, jeudi matin, 32,70 mètres (au-dessus du niveau de la mer).
« L’eau rentre sur le site à partir de 34 mètres. Lors de la crue de 2016, on avait atteint 33,70 m, c’était chaud », se souvient Stéphane Rouchy, directeur adjoint du Groupement pétrolier du Val-de-Marne. Ce site classé « Seveso seuil haut » dispose d’une capacité d’environ 80 000 mètres cubes de stockage d’essence et de fuel et fournit 10 % environ de l’approvisionnement de l’Ile-de-France.
« Nous allons vider tous les séparateurs [des bacs qui permettent de stocker les pétroles qui se seraient écoulés des pipes] pour éviter toute pollution et, si l’eau atteint 34 m, nous viderons aussi les cuves enterrées », annonce M. Rouchy.

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Partout, l’expérience de 2016 sert de repère. « Nous avions subi une crue très rapide, alors que nous avons eu le temps, cette fois, d’informer et d’alerter les habitants », explique Sylvie Altman. Mais cela ne suffit pas, il faut continuer la politique de rachat des maisons en bord de rivière, poursuit-elle.
Avec l’aide de l’Agence de l’eau et du conseil départemental, la mairie a déjà acquis une vingtaine d’habitations. Et, quand certains habitants se plaignent d’un prix de rachat trop bas et refusent de vendre, la maire rétorque que la procédure continuera : « A l’amiable ou bien en passant par une déclaration d’utilité publique, ce qui prendra un peu plus de temps. »
Cette nouvelle crue la pousse à accélérer. Il faut rendre à la nature une partie des berges, cela servira de zone d’expansion, professe la maire de Villeneuve-Saint-Georges.



                            


                        

                        


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Ce que l’on sait de l’affaire concernant l’entourage de Jeremstar

« Le Monde » a eu confirmation que des plaintes ont bien été déposées contre un proche de cette star des réseaux sociaux, notamment pour viol aggravé sur mineur.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h42
    |

            Pauline Croquet, 
Martin Untersinger et 
Morgane Tual








                        


Depuis la mi-janvier, Jeremstar est au cœur de la tourmente : cette star des réseaux sociaux se retrouve en difficulté depuis que plusieurs internautes ont publié de graves accusations à l’encontre d’un de ses proches. Jeudi 25 janvier, Le Monde a eu confirmation que des plaintes avaient bien été déposées à l’encontre de cet ami, connu sous le pseudonyme de « Babybel », pour « viol aggravé sur mineur » et « corruption de mineur ».

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Qui est Jeremstar ?

   


De son vrai nom Jeremy Gisclon, Jeremstar est une célébrité des réseaux sociaux et de la télé-réalité française. A 31 ans, il cumule une audience de plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux et notamment sur Snapchat, application très prisée des adolescents, où il est l’une des personnalités françaises les plus suivies. Egalement youtubeur, Jeremstar s’est fait connaître en chroniquant sur son site de nombreuses émissions de télé-réalité et en participant à certaines d’entre elles.
Depuis la rentrée, il participe à l’émission de C8 « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson. C8 a toutefois suspendu son activité sur la chaîne mercredi 17 janvier, alors qu’émergeait ce qui a été appelé le « Jeremstargate ».
Qu’est-ce que le « Jeremstargate » ?
A la mi-janvier, un utilisateur de Snapchat également très populaire et utilisant le pseudonyme Aqababe a accusé Jeremstar de lui avoir volé une information concernant des participants aux « Anges », une émission de télé-réalité diffusée sur NRJ12. En représaille, celui-ci a diffusé une vidéo intime de Jeremstar qui ne comporte rien d’illégal.
Mais Aqababe a aussi relayé et formulé, dans plusieurs messages publiés sur les réseaux sociaux, des accusations très graves à l’encontre d’un proche de Jeremstar, Pascal Cardonna, aussi connu sous le surnom de « Babybel ». C’est de cette façon qu’a commencé le #Jeremstargate, le mot-clé que les internautes ont alors massivement utilisé pour évoquer cette affaire.
« J’aimerais dire une bonne fois pour toutes que le “Jeremstargate” n’existe pas. Le “CardonnaGate” existe. Aucun doute n’est possible à ce sujet désormais, mais c’est à la justice de se prononcer », s’est défendu Jeremstar dans un communiqué publié mardi. 
Qui est Pascal Cardonna, alias « Babybel » ?
Cet homme d’une cinquantaine d’années fait partie de l’entourage proche de Jeremstar. Les fans le connaissent bien puisqu’il apparaît régulièrement dans les vidéos de la star des réseaux sociaux.
Pascal Cardonna occupe par ailleurs depuis 2008 la fonction de coordinateur numérique du réseau des radios France Bleu pour la région Sud. Son poste est basé à Nîmes et ne prévoit pas qu’il intervienne à l’antenne.
Qu’est-il reproché à Pascal Cardonna ?
Plusieurs internautes, parmi lesquels Aqababe, l’ont accusé mi-janvier sur les réseaux sociaux d’entretenir des relations sexuelles avec des mineurs et de profiter de la célébrité de Jeremstar pour attirer de jeunes garçons chez lui. Depuis, deux plaintes ont été déposées.
Annoir S., un étudiant montpelliérain de 18 ans, a porté plainte lundi 22 janvier contre lui pour « viol aggravé sur mineur », mais aussi « corruption sur mineur, recours à la prostitution de mineur, agression sexuelle sous aggravation de faits commis en bande organisée », selon les informations communiquées au Monde par son avocat, Kamel Benamghar. Dans les colonnes de l’Obs, Annoir S. évoque une soirée à laquelle assistait Jeremstar au domicile de Pascal Cardonna. Dans la nuit, dit-il, « je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis réveillé dans sa chambre, il [M. Cardonna] était en train de me faire une fellation ».
Jason F., employé en région parisienne de 21 ans, a de son côté porté plainte mercredi 24 janvier pour « corruption de mineur et recours à la prostitution de mineur » contre Pascal Cardonna, a détaillé son avocat, Alexandre Blondieau, au Monde. Le jeune homme dit avoir eu une relation sexuelle consentie mais rémunérée avec lui en 2012, à l’âge de 16 ans. « Quand vous avez un mineur et que vous le sollicitez pour un rapport sexuel tarifé, c’est illicite, a ajouté l’avocat. Il est très déterminé », a-t-il souligné à propos de son client.
Que répond Pascal Cardonna ?
Pascal Cardonna, qui nie ces accusations, a de son côté déposé trois plaintes :
contre Aqababe, qui a été le premier à l’accuser sur les réseaux sociaux, « pour diffamation et atteinte à la vie privée » ;contre Jean-Claude Elfassi, l’auteur d’un blog à scandales qui a relayé des accusations, « pour dénonciation calomnieuse et diffamation », a dit au Monde l’avocat de Pascal Cardonna, Christophe Dubourd ;contre Annoir S., le 23 janvier, pour « dénonciation calomnieuse et menace physique ». « Dans la nuit du 20 janvier, ce jeune homme qui habite Lunel fait une expédition punitive avec trois amis plus costauds que lui jusqu’au domicile de mon client. Ils ont été pris par deux amis de M. Cardonna en train d’essayer d’escalader sa terrasse. Les deux garçons les ont fait dégager », a déclaré Me Dubourd au Monde.
Sur les accusations qui visent Pascal Cardonna, l’avocat est catégorique :
« Mon client n’a jamais eu de relations sexuelles avec ce garçon ; ce garçon a passé la nuit chez monsieur Cardonna et a eu des relations sexuelles avec son petit ami. »
Il concède : 
« Ce n’est pas un secret, il ne s’en cache pas, mon client fréquente des gens plus jeunes que lui. Il invite à son domicile pour des soirées des jeunes gens de 18, 19 jusqu’à 30 ans. mais il ne les séquestre pas sexuellement. Il aime la compagnie de la jeunesse, on en pense ce qu’on veut mais ce n’est pas interdit. »
Jeremstar est-il impliqué ?
Sur les réseaux sociaux, des personnalités comme Aqababe ont insinué que Jeremstar était complice des agissements de Pascal Cardonna, jouant un rôle de facilitateur.
Ces accusations apparaissent dans la plainte d’Annoir S., citée par L’Obs :
« Pascal Cardonna n’a eu de cesse d’user de la présence complice de Jérémy Gisclon pour imposer à Annoir S. de nombreux attouchements sexuels et l’inciter de manière répétée et insistante à prendre part à une activité sexuelle avec lui. »
« Jeremstar n’est pas concerné par les faits de viols », a cependant tenu à faire savoir l’avocat du plaignant, Me Kamel Benamghar.
« Je suis innocent. Je suis à bout », écrit quant à lui l’intéressé dans son communiqué de mardi, précisant qu’il se « désolidarise totalement de Pascal Cardonna ».
En revanche, la plainte déposée par Jason F. ne concerne pas Jeremstar. Son nom est toutefois « évoqué dans la plainte car il fait partie du décor », explique l’avocat du plaignant, Alexandre Blondieau.
Que répond Jeremstar ?
Celui-ci a d’abord porté plainte pour atteinte à l’intimité de la vie privée, après la publication en ligne d’une vidéo personnelle et à caractère sexuel dans laquelle il se met en scène. Une enquête a ensuite été ouverte à ce sujet, le 17 janvier, par le parquet de Paris. Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Jeremstar, qui s’exprime habituellement plusieurs fois par jour sur les réseaux sociaux, s’est retiré du Web et des plateaux de télévision depuis le début du « Jeremstargate », il est toutefois sorti de son silence à deux reprises, pour publier des communiqués, les 17 et 23 janvier. Le célèbre internaute, qui nie toutes les accusations, se dit « profondément bouleversé » par cette affaire.
« J’ignorais absolument l’existence de ces témoignages », affirme-t-il dans son premier communiqué au sujet des accusations visant M. Cardonna. « Je n’ai absolument rien à voir avec sa vie intime et suis totalement étranger aux imputations dont il fait l’objet, à supposer qu’elles soient démontrées ». « On m’accuse d’avoir facilité les supposés agissements de Pascal Cardonna. Je nie. On m’accuse d’y avoir participé. Je nie », a-t-il martelé.


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Violences sexuelles : ce que dit la loi
            




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En savoir plus"],
qui ne sont pas consentis.En savoir plus"],
tout acte de pénétration sexuelle non consenti (avec violence et/ou contrainte, menace, surprise). Tous les actes de pénétration sexuelle sont visés (buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt ou encore par l’objet). La loi réprime également les tentatives de viol, c’est-à-dire les actes stoppés uniquement «&nbspen raison de circonstances indépendantes de la volonté de [leur] auteur ».En savoir plus"]
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    "autorite": ["L’abus d’autorité", "Toutes les violences sexuelles commises par une personne qui «&nbspabuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Par exemple lorsque l’agresseur est en situation de supériorité hiérarchique sur sa victime."],
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1. Les différents types de violences");
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2. Les circonstances aggravantesParfois minimisées, certaines situations sont au contraires jugées comme aggravantes par la justice et peuvent entraîner des sanctions plus sévères, selon les types de violences. Voici les principales :");
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Crue : les prévisions à Paris revues à la baisse

Après de nouvelles estimations vendredi, la crue de la Seine pourrait bien ne pas être aussi importante que la précédente.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 13h42
   





                        



   


La crue de la Seine pourrait ne pas atteindre les niveaux de 2016. Au plus fort de la montée des eaux, le fleuve parisien pourrait atteindre entre 5,80 mètres et 6 mètres ce week-end. Un niveau revu à la baisse, vendredi 26 janvier. De précédentes estimations envisageaient une crue supérieure à 6,10 m comme cela avait été le cas en 2016.

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                Sept solutions pour se protéger des crues ou les limiter



« On avait tablé entre 5,80 m et 6,20 m. Plus on se rapproche de l’événement, plus on arrive à réduire cette incertitude et on serait plutôt maintenant entre 5,80 m et 6 m », a déclaré à l’Agence France-Presse François Duquesne, directeur de l’organisme de prévisions des crues Vigicrues.
Le niveau de la Seine, qui monte très lentement depuis plusieurs jours, atteignait 5,60 m vers 12 heures au pont d’Austerlitz.
Le tronçon central de la ligne C du RER à Paris est fermé au moins jusqu’au 31 janvier. Les musées du Louvre et d’Orsay ont pris leurs précautions et les ministères se préparent à un repli éventuel sur des sites de secours. Certaines voies sur berges déjà inondées sont interdites à la circulation et les Voies navigables de France ont interdit la navigation sur toute la Seine amont, Paris inclus.
« On est pas forcément au bout »
Les « ondes de crues » qui se sont formées sur les bassins amont de la Marne et de la Seine « sont en train de remonter tout doucement vers Paris, elles atteindront la capitale ce week-end, avec un “pic de crue très très plat”, entre samedi mi-journée et dimanche matin », a-t-il précisé.

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Alors qu’un nouveau front pluvieux a réalimenté jeudi, les cours d’eau du bassin de la Seine, M. Duquesne se dit « rassuré », « ils vont venir soutenir le niveau d’eau mais pas l’accroître ». Toutefois, Marc Mortureux, directeur de la prévention des risques au ministère de la transition écologique tempère ces nouvelles annonces, et reste attentif au niveau de l’eau à Paris : « Ça descendra très lentement, et que s’il repleut beaucoup à partir du milieu de la semaine prochaine, ce que je ne sais pas à ce stade, on n’est pas forcément au bout. »
« Pas de panique »
En Ile-de-France, 395 personnes ont été évacuées, principalement dans le Val-de-Marne. Un millier d’abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité, et ce chiffre pourrait passer à 14 000 d’ici au week-end, selon le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.
Dans le bassin de la Seine, l’Yonne était toujours confrontée vendredi à des « crues importantes », selon la préfecture, qui a fait état d’une quarantaine de routes départementales coupées et d’un groupe scolaire fermé à Vincelles, près d’Auxerre. Dans les jours qui viennent, d’autres communes, notamment en aval de Paris, pourraient être touchées.
Au niveau national, plus de dix départements étaient encore jeudi en vigilance orange crues-inondations, principalement autour du bassin de la Seine, et dans une moindre mesure de la Saône, les deux cours d’eau qui restent sous surveillance après les décrues amorcées sur le Rhin ou le Doubs.
En raison des nouvelles précipitations, une partie du Loing a été replacé en vigilance orange vendredi par Vigicrues. Mais « on est très loin des inondations cataclysmiques qu’avaient connues des communes du Loing, Montargis, Nemours, en 2016. Pas de panique », a noté M. Duquesne.



                            


                        

                        


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Dix ans après l’affaire Kerviel : « Il faut en finir avec la culture du secret »

Si quelques leçons techniques ont été retenues, les comportements et les attentes implicites n’ont pas réellement changé dans le secteur bancaire, constate l’économiste Gunther Capelle-Blancard, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h58
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                            Gunther Capelle-Blancard (Professeur à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et au Laboratoire d’excellence en régulation financière-LabEx ReFi)








                        



                                


                            

Tribune. Le 24 janvier 2008, le monde financier apprend avec stupeur que la Société générale vient de réaliser une perte de 5 milliards d’euros à la suite des positions spéculatives de l’un de ses tradeurs, Jérôme Kerviel. C’est alors la plus grosse perte de trading jamais enregistrée. Dix ans après, l’affaire est encore dans les mémoires, car les rebondissements ont été nombreux.
En 2010, Kerviel est condamné en première instance à cinq ans de prison et au remboursement de la perte de 5 milliards d’euros à la Société générale, qui, malgré des carences graves de son système de contrôle interne, est dédouanée. Mais, en 2014, la Cour de cassation annule les dommages et intérêts, arguant que les fautes commises par la banque ont concouru à la fraude.
En 2016, les prud’hommes condamnent la Société générale à verser 450 000 euros à Jérôme Kerviel pour licenciement « sans cause réelle ni sérieuse », tandis que la cour d’appel de Versailles ramène les dommages et intérêts à 1 million d’euros. Dans le même temps, la Société générale est déclarée fautive. L’administration fiscale a en conséquence engagé une procédure de redressement fiscal en vue de récupérer les 2,2 milliards de déductions d’impôts dont la banque a bénéficié à la suite des pertes.
L’affaire Société générale, quelques mois après le début de la crise des crédits subprimes, avait marqué le début d’une série d’événements qui ont jeté un énorme discrédit sur le secteur financier : faillite de Lehman Brother, escroquerie de Bernard Madoff, manipulation des indices interbancaires, scandales à répétition liés aux paradis fiscaux, etc. Au-delà du débat judiciaire sur le partage des responsabilités, qui est loin d’être clos, on peut légitimement se demander ce qui a changé en dix ans.
Des pertes de trading supérieures à 100 millions de dollars
Certes, les procédures de contrôle interne des banques ont été renforcées. Pour autant, une demi-douzaine de pertes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde), remplace sa machine à trier les huîtres qui s’avère défectueuse. Son avocat, Me Fabrice D., poursuit le vendeur pour vice caché, et non pour défaut de conformité, ce qui le prive de toute indemnisation.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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L’ostréiculteur, la calibreuse défectueuse et l’erreur de l’avocat

Bernard D., ostréiculteur à Gujan-Mestras (Gironde), remplace sa machine à trier les huîtres qui s’avère défectueuse. Son avocat, Me Fabrice D., poursuit le vendeur pour vice caché, et non pour défaut de conformité, ce qui le prive de toute indemnisation.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h33
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            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

En 2004, Bernard D. est considéré comme l’un des ostréiculteurs les plus importants du bassin d’Arcachon, avec quelque 300 tonnes d’huîtres vendues chaque année à des « expéditeurs », qui les livrent aux clients. Il en produit la moitié et achète l’autre à des éleveurs. Ils les trie ensuite en fonction de leur « calibre », c’est-à-dire de leur poids, qui détermine leur prix – les huîtres creuses de calibre 3 (de 66 à 85 grammes) sont ainsi les plus chères, car les plus demandées.
Un représentant de la société Mulot, spécialiste en matériel conchylicole, le démarche et lui suggère d’acheter une « calibreuse » (machine à trier) plus performante, afin de doubler son rendement, sans augmenter ses effectifs (huit personnes en permanence, le triple pendant les fêtes de fin d’année).
Bernard D. passe commande, après avoir souscrit un emprunt. Il reçoit la machine en novembre 2004 et constate aussitôt qu’elle n’a pas le rendement attendu et qu’elle ne trie pas correctement. Il doit vendre à moitié prix les huîtres qui ne sont pas calibrées, et s’endette. La société Mulot tente des réparations, sans succès. L’ostréiculteur fait alors appel aux services d’un avocat bordelais, Me Fabrice D., qui obtient la désignation d’un expert judiciaire. Celui-ci, en 2009, met en cause un problème de « conception » de la machine.
Frontière parfois difficile à cerner
L’ostréiculteur demande à son avocat d’assigner la société Mulot. L’avocat peut agir en invoquant un vice caché (articles 1641 et suivants du code civil), ou un défaut de conformité (article 1604 du code civil). Le vice caché est un défaut indécelable qui rend la chose livrée impropre à son usage. L’action en garantie du vice caché ne peut être intentée que dans un délai de deux ans après la découverte du vice. Le défaut de conformité provient d’une différence entre la chose convenue et la chose livrée. Le délai pour agir est de cinq ans après la livraison.
La frontière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La profession attire de moins en moins et certains patients doivent parfois attendre jusqu’à un an pour obtenir un premier rendez-vous.
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La pédopsychiatrie, un secteur sinistré

La profession attire de moins en moins et certains patients doivent parfois attendre jusqu’à un an pour obtenir un premier rendez-vous.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h43
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            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Du côté des jeunes patients, des délais d’attente inadmissibles pour une première consultation et un manque de lits d’hospitalisation. Du côté des pédopsychiatres, une crise démographique et universitaire, qui rend la spécialité de moins en moins attrayante. La psychiatrie des enfants et des adolescents est « sinistrée », selon le sénateur (La République en marche) et médecin Michel Amiel, rapporteur en mai 2017 d’un volumineux rapport d’information parlementaire sur la psychiatrie des mineurs en France.

Le repérage et la prise en charge précoce des troubles psy des jeunes sont considérés comme une priorité. Mais au regard de la forte hausse des besoins due notamment au décrochage scolaire, au harcèlement ou aux traumatismes liés aux attentats, « le nombre de structures de prise en charge et leurs effectifs ont très peu augmenté », constate ce rapport.
Les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psychopédagogiques), bien souvent structures d’entrée dans le parcours de soins psychiatriques, sont engorgés. Le délai pour une première consultation dépasse un an dans certains départements, désespérant familles et professionnels.
« On a des demandes de 2016 auxquelles on n’a pas répondu. On a honte. On voit tous les dégâts qu’on aurait pu éviter, les souffrances qu’on aurait pu atténuer », témoigne une pédopsychiatre exerçant dans un CMP de province.
Le nombre de lits d’hospitalisation en pédopsychiatrie est en augmentation depuis 2001, mais les capacités sont encore trop limitées, avec de fortes inégalités territoriales, souligne le rapport. Le délai d’obtention d’une place en hôpital de jour – l’essentiel des prises en charge hospitalières des mineurs – est lui aussi jugé important.
Désaffection indéniable
Quant au nombre de pédopsychiatres inscrits en tant que tels au conseil de l’ordre des médecins, il a été divisé par deux en dix ans. De 1 235 en 2007, il est passé à 593 en 2017,...




                        

                        

