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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige Udo Landbauer.
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Un candidat autrichien aux élections régionales critiqué pour des chants nazis

Un hebdomadaire a retrouvé un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich appartenant à la confrérie étudiante que dirige Udo Landbauer.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 18h27
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

En Autriche, on peut être le candidat d’un parti de gouvernement à la présidence d’une grande région tout en dirigeant une corporation étudiante fidèle à certains chants nazis. C’est le cas d’Udo Landbauer, 31 ans, tête de liste du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) en vue des élections en Basse-Autriche (Nord-Est) dimanche 28 janvier.
L’hebdomadaire Falter a révélé le scandale, mardi 23 janvier, en retrouvant un recueil de textes faisant l’apologie du IIIe Reich et appartenant à Germania zu Wiener Neustadt, un cercle qui rassemble des militants d’extrême droite rencontrés sur les bancs de la faculté. Les extraits qu’il donne de l’ouvrage sont clairement antisémites. « Mettez les gaz, vous, vieux Germains, on peut passer le septième million », peut-on par exemple lire, en référence aux six millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale.

Ces paroles tombent clairement sous le coup de la loi et le parquet a ouvert une enquête, alors que le bal annuel controversé de ces corporations, organisé par le FPÖ, devait se tenir vendredi 26 janvier au soir. Une manifestation pour protester contre le retour de cette formation – fondée par d’anciens nazis – au gouvernement le 20 décembre 2017, en coalition avec les conservateurs-chrétiens, est également prévue.
Les représentants de la communauté juive d’Autriche ont boycotté jeudi la commémoration de l’Holocauste qui avait été organisée par le Parlement pour ne pas croiser les nouveaux ministres d’extrême droite. Et le président écologiste Alexander Van der Bellen est sorti de sa réserve. « Tous les membres de cette corporation devaient savoir ce qu’il y avait dans ce recueil de chansons », a-t-il affirmé en faisant allusion à la défense de M. Landbauer, qui jure n’avoir jamais eu connaissance de l’existence d’un tel ouvrage et a annoncé la suspension de son adhésion à Germania.
L’élu est soutenu par le vice-chancelier Heinz-Christian...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.
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Brexit : « L’amour de la patrie n’exclut pas la solidarité européenne »

Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h30
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans sa tribune parue dans Le Monde du 23 novembre 2017 (« Non, le Brexit n’est pas seulement l’expression du nationalisme anglais »), Robert Tombs explique que le vote en faveur du Brexit aurait été l’expression d’une « certaine confiance anglaise » et « fondamentalement un vote de confiance dans les institutions démocratiques nationales ».
Malheureusement, il y a confiance et il y a témérité. En 1961, le prédécesseur de Mme May, M. Harold Macmillan, croyait pouvoir adhérer à la Communauté économique européenne (CEE), « mais », selon l’expression du général de Gaulle, « suivant ses propres conditions. » On sait ce qu’il est devenu de cette tentative.
Aujourd’hui, les Britanniques font l’inverse, en tentant de sortir de l’Union européenne (UE), mais toujours suivant leurs propres conditions, en l’occurrence un accord de libre-échange sur mesure. Il est permis de croire que cette deuxième entreprise ne réussira pas mieux que la première, et pour la même raison : la « confiance » démesurée des chefs britanniques en leur capacité de faire plier leurs partenaires européens.
Pur fantasme
L’illustration, s’il en fallait encore une, est offerte par la visite du président Macron le 18 janvier [sommet franco-britannique à Sandhurst]. Certes, nos deux pays ont signé quelques accords bilatéraux sur la coopération militaire en Estonie et au Mali, et la (troublante) cogestion de la frontière à Calais. Mais sur la relation britannique avec l’Europe, M. Macron s’est montré tout aussi ferme que le général de Gaulle : pas question d’un accord commercial qui porterait atteinte au marché unique. On voit donc que l’ambition britannique d’un traitement de faveur relève, non pas de la robuste confiance, mais du pur fantasme.
D’où vient cet excès de confiance, si nuisible aux intérêts britanniques ?
D’une part, un nationalisme britannique impérial, océanique qui se vante d’avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.
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Transport ferroviaire : petite leçon britannique pour la SNCF

Plus rapide, moins cher : la supériorité du réseau français n’est pas à démontrer. Mais les trains anglais, souvent décriés, affichent une fréquentation en hausse… malgré les appels pressants à la nationalisation.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h19
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Pour un passager français qui arrive à Londres par l’Eurostar, la seule ligne de train à grande vitesse du Royaume-Uni, le constat est vite fait. Si, au lieu de tourner à gauche, à la sortie de la gare de Saint-Pancras, vers le métro londonien, vous prenez à droite, en direction des départs vers Sheffield, vous vous trouverez face à des locomotives diesel fumantes, qui se traînent sur une voie non électrifiée vers le nord de l’Angleterre. Pour rallier Sheffield, à 270 kilomètres de là, il faut compter deux heures et quart et environ cent euros pour un départ immédiat. Un Paris-Angers parcourt vingt kilomètres de plus en une heure de moins, pour seulement quatre-vingts euros. CQFD : plus rapide, moins cher, la supériorité du réseau ferroviaire français n’est pas à démontrer.
Le débat politique en Grande-Bretagne semble d’ailleurs prouver les difficultés actuelles du rail. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, a promis de renationaliser les trains s’il arrivait au pouvoir, une idée très populaire. Et ne demandez pas à Stephen Trigg ce qu’il pense des trains de banlieue de Londres : ne supportant plus les wagons archibondés et l’abonnement annuel de 3 600 livres (4 100 euros) jusqu’à Redhill, à 30 kilomètres de la capitale britannique, ce passager a pris la tête d’une association locale de voyageurs. « Notre ligne est à la limite de l’effondrement permanent. Le moindre problème de signalisation et les retards s’accumulent. »
Une « success story »
Derrière cette impression chaotique, la réalité apparaît pourtant beaucoup plus nuancée. « Depuis vingt ans, les trains britanniques sont une “success story” », estime même Michael Holden, directeur de l’agence de consultants Coledale Consulting, qui a autrefois dirigé deux exploitants ferroviaires britanniques. Les statistiques sont effectivement de son côté. Depuis la seconde guerre mondiale, il n’y a jamais eu autant de passagers dans les trains britanniques. Après s’être effondré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.
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« L’université d’Oxford, une magnifique machine mémorielle »

Au sein de la prestigieuse institution britannique, singularités et traditions ont une fonction essentielle, témoigne dans sa chronique Noé Michalon, étudiant en master.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h01
    |

                            Noé Michalon








                        



   


Chronique d’Oxford. Diplômé de Sciences Po, Noé Michalon tient une chronique pour Le Monde Campus, afin de raconter son année à l’université d’Oxford, où il suit un master en études africaines.
Janvier 2018, dans la nuit de dimanche à lundi. Les rues sont aussi vides que glaciales. Même les cyclistes, si nombreux d’ordinaire dans la ville, ne se risquent pas à chevaucher leur monture à la selle craquelée par le gel. C’est la veille de la rentrée, et en rejoignant à une heure pourtant bien tardive la bibliothèque de mon collège, je constate que plusieurs salles de lecture sont encore peuplées d’étudiants.
Je retrouve mes collègues qui poursuivent des études variées, tant d’histoire de l’art que de neurochirurgie ou encore de littérature britannique. Malgré la longue pause hivernale qui s’achève, nous faisons tous le constat d’avoir été victimes d’une indécrottable procrastination, et nous nous échinons depuis une semaine sur les dissertations et autres examens que nous aurions pu entamer ces trente derniers jours. Les fléaux de la vie étudiante sont universels.
Rien n’est laissé au hasard
Alors que je me concentre sur mon travail, le détail des procédures à suivre pour rendre ma dissertation, qui frémit encore d’impatience et d’inquiétude au moment où j’écris ces lignes, tient en cinq pages étonnamment détaillées. Tout est précisément calibré, de la taille et du type de police d’écriture (une consigne assez banale dans toute université), à la manière dont le document doit être relié, imprimé en deux exemplaires et stocké dans une clé USB, le tout à fourrer dans une enveloppe géante, dans laquelle insérer également une plus petite enveloppe contenant une Declaration of Authorship, promettant-jurant-crachant que ce travail est le fruit de notre seul labeur soigné sauf-lorsque-mentionné-autrement.
Moi qui étais plutôt coutumier, en France, des e-mails envoyés à 23 h 57 – je vous laisse déduire l’heure limite de rendu – ces salamalecs me font réfléchir sur un point singulier de cette université, à retrouver probablement dans d’autres institutions : ici, rien n’est laissé au hasard, tout est fait pour que notre passage entre ces murs de vieilles pierres de taille soit gravé dans la mémoire.
Avec plus de huit cents ans d’histoire, le rapport de force entre passé, présent et futur à Oxford est évidemment biaisé, quand bien même certains collèges et départements de recherche s’équipent en machines dernier cri ou en buildings de verre. Tout, ici, est tourné vers le passé, ou plutôt vers la mémoire. On vient étudier à Oxford en grande partie pour faire partie de l’histoire incroyable de ce campus, et l’administration nous aide à en prendre conscience.
Masse de travail
Si l’on continue de nous faire porter des tenues d’un autre âge – au demeurant élégantes – pour les grandes occasions, et si on continue précisément à organiser ces grandes occasions, ce n’est pas seulement pour perpétuer des traditions centenaires. Après tout, les étudiants de la Sorbonne semblent avoir conservé peu d’anciennes coutumes malgré l’ancienneté de leur institution. Je vois plutôt dans les si nombreuses singularités d’Oxford, à multiplier par les autres traits distinctifs de ses 38 colleges, un moyen de rythmer un quotidien scolastique qui peut parfois friser le monastique.
Car ne nous y trompons pas, en dépit d’une vie sociale et associative animée, malgré l’immense communauté étudiante de la ville, c’est presque une lapalissade que de qualifier d’importante la masse de travail qui nous attend ici. « Préparez-vous à passer l’une des années les plus chargées de votre vie. Ce vendredi représente votre dernier jour de repos avant un beau jour de juillet », nous avait lancé le directeur de notre programme le jour de la rentrée. Une phrase qu’on peut entendre en première année de beaucoup de filières. J’attendais donc de voir, et j’ai vu. Avec ses trimestres courts de huit semaines et ses montagnes de lectures à (vraiment) lire pour chaque cours, l’institution promet peu d’ennui aux étudiants. Mais il faut bien que leurs souvenirs ne se limitent pas aux heures passées dans les bibliothèques, si belles soient-elles.
Heures mondaines et studieuses
Ce n’est donc pas un hasard si une batterie de photographes officiels est venue nous illuminer de ses flashs dès le jour de la cérémonie de matriculation, quelques jours après la rentrée. C’est non seulement une affaire profitable – puisque les jolis clichés étaient ensuite à retrouver en vente en ligne, dans tous les types de format –, mais aussi une manière de marquer d’une pierre blanche le passage dans cette institution.
Je m’en rends compte à présent, l’une de mes précédentes chroniques, sur la perte de la notion du temps ressentie à Oxford, soulignait en fait la conséquence de cette politique mémorielle. Si les trimestres ont un autre nom, si heures mondaines et studieuses sont confondues, c’est pour que tout le temps qui s’écoule ici soit stocké dans une même unité, dans un même dossier dans notre mémoire.

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                « A Oxford, l’on perd la notion du temps »



Soucieux de vérifier ma théorie dans une démarche disruptive de fact-checking à en faire pâlir les Décodeurs, j’interroge de ce pas Maya, une amie américaine assise à la même table que moi, et qui semble aussi en retard que moi dans son devoir pour le lendemain. Elle opine du chef. « Je pense à tous ces clubs exclusifs et sélects qui entretiennent des traditions et des règles étranges », ajoute cette étudiante en médecine qui a pris une année de césure pour « tendrement » étudier les sciences sociales (oui, elle a dit « tendrement »). Les amis qui m’ont rendu visite dans cette ville en sont témoins, il n’est pas un seul lieu à Oxford qui n’ait son anecdote, son alumnus célèbre ou ses on-dit.
Touristes de long terme
Et le nombre de traditions semble proportionnel au prestige qu’on veut donner au lieu. Ainsi de l’All Souls College, le plus réputé de tous, dont l’examen d’entrée est parfois qualifié de « plus difficile au monde », avec un seul mot en guise d’énoncé et un élève admis sur 80. D’ailleurs, le sujet de l’an passé était « Et », nous raconta par un jour automnal une guide de la ville. Et par le simple fait de répéter cette légende, voilà une couche de vernis que je rajoute à l’histoire déjà bien lustrée de cette université. C’est aussi ce même collège qui organise, une fois tous les cent ans, une ronde de ses anciens élèves autour de ses augustes murailles, guidés par leur doyen porté sur une chaise, pour partir à la recherche d’un col-vert perdu dans une faille spatio-temporelle.
Il est d’ailleurs amusant de constater que ce mécanisme mémoriel est assez similaire à celui du tourisme. Sans rien enlever à l’excellence de l’enseignement et à la qualité des conditions d’études, nous sommes aussi, en étudiant ici, des sortes de touristes de long terme. Nous venons étudier à Oxford pour en garder un souvenir à jamais, souvenir matérialisé par des événements à ne pas manquer et des robes universitaires que nous garderons toute notre vie sans pouvoir les porter nulle part ailleurs que dans cette ville. Comme le col-vert susmentionné, nous nous mettons dans une faille spatio-temporelle. Une faille aussi magnifique que formatrice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.
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Julian Assange demande au Royaume-Uni la levée du mandat d’arrêt à son encontre

Après l’abandon des poursuites de la justice suédoise l’an dernier, le fondateur de WikiLeaks pourrait retrouver la liberté si Londres accède à sa requête.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h18
   





                        



   


Julian Assange a déposé devant la justice britannique une requête, qui sera examinée vendredi 26 janvier, en vue d’obtenir la levée du mandat d’arrêt britannique émis à son encontre pour non-respect de ses engagements en matière de liberté conditionnelle.

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S’il obtient gain de cause, le cofondateur de WikiLeaks pourrait quitter l’ambassade d’Equateur à Londres, où il s’est réfugié depuis le 19 juin 2012 pour éviter d’être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol.
Après qu’il eut lancé neuf recours différents (soit en première instance, soit en appel, soit devant la Cour suprême) auprès de la justice suédoise, cette dernière a finalement abandonné les poursuites le 19 mai 2017. Mais l’Australien, âgé de 46 ans, reste menacé d’une arrestation par la justice britannique.

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« Il demande la levée de son mandat d’arrêt car les Suédois ont confirmé l’annulation de leur demande d’extradition, a expliqué un porte-parole du CPS (Crown Prosecution Service), le ministère public de la Couronne. Il demande donc que son mandat d’arrêt soit également annulé. »
Prié de dire si Julian Assange pourrait sortir libre de l’ambassade d’Equateur en cas de levée du mandat d’arrêt, le porte-parole a répondu : « En théorie, oui, ce serait notre interprétation. »

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                Comprendre la situation de Julian Assange en huit questions



En décembre, l’Equateur a annoncé avoir naturalisé M. Assange, ce qui a permis aux Equatoriens de demander, le 20 décembre à Londres, le statut d’agent diplomatique pour le fondateur de WikiLeaks. Ceci lui aurait permis de sortir de l’ambassade sans être arrêté par la police britannique. Le Royaume-Uni avait rejeté la requête le lendemain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».
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Une décision de la Commission européenne « brèche mortelle dans l’unité du sport français »

Une décision de la Commission européenne, passée inaperçue, pourrait chambouler le modèle économique du sport en France, en donnant une part plus importante encore au « sport business », estiment les avocats Gauthier Martin et Yves Wehrli dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h16
    |

Gauthier Martin (Avocat au cabinet Clifford Chance) et Yves Wehrli (Avocat et directeur (managing partner) du cabinet d’avocats Clifford Chance)







                        



                                


                            

Passée relativement inaperçue jusqu’à présent, une décision de la Commission européenne pourrait avoir des conséquences potentiellement majeures pour le modèle sportif français, au moment où la France se réjouit des succès de la qualification de son équipe nationale aux demi-finales de l’Euro de handball.
Dans une décision rendue le 8 décembre 2017 et prise à l’initiative de la commissaire chargée de la politique de la concurrence, la Commission s’est en effet prononcée sur un litige d’apparence anodine entre deux patineurs néerlandais et l’Union internationale de patinage (UIP). En substance, la Commission a reproché à l’UIP d’interdire aux athlètes affiliés à ses fédérations nationales membres de participer, sous peine de sanctions très sévères, à des compétitions organisées par des opérateurs indépendants de l’UIP.
La Commission a estimé que l’UIP ne pouvait pas, pour la défense de ses propres intérêts commerciaux, empêcher l’émergence de compétitions indépendantes au détriment des intérêts des sportifs désireux d’y prendre part et des organisateurs concernés. Les règles de l’UIP ayant cet effet relèvent, selon la Commission, des pratiques anticoncurrentielles et doivent être bannies.
Bien que la décision ne soit pas encore publiée et qu’à ce stade la prudence s’impose, sa portée, de l’aveu même de la Commission, dépasse le cas de la seule UIP et concerne toutes les fédérations nationales et internationales. Sans remettre en cause leur place centrale, la Commission entend ainsi rappeler qu’elles ne peuvent imposer des restrictions qui ont pour effet d’empêcher l’émergence de compétitions concurrentes si ces restrictions ne sont pas justifiées et proportionnées au regard des objectifs légitimes du sport, tels que la protection de la santé et la sécurité des athlètes notamment.
Service public
Le raisonnement vaut aussi a fortiori pour les ligues sportives, émanation des fédérations plus particulièrement en charge de l’organisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.
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Allemagne : les négociations pour former un gouvernement reprennent

Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages, visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h06
   





                        


La chancelière allemande Angela Merkel s’est déclarée « optimiste », vendredi 26 janvier, en lançant la dernière ligne droite des négociations pour former « rapidement » un gouvernement en Allemagne, après quatre mois de blocages.
« Nous allons faire en sorte de négocier rapidement. Je crois que les gens attendent désormais que nous nous dirigions vers la formation d’un gouvernement », entre son camp conservateur et les sociaux-démocrates du SPD, a dit la chancelière peu avant le début des discussions. La formation d’un nouvel exécutif dans le pays ne veut pas dire « seulement un nouveau départ pour l’Allemagne, mais aussi un nouveau départ pour l’Europe », a souligné Mme Merkel.
Le président du SPD Martin Schulz a, pour sa part, insisté sur la nécessité pour une éventuelle coalition d’avoir un programme clairement proeuropéen face aux tendances isolationnistes des Etats-Unis de Donald Trump. L’objectif doit être « de faire à nouveau de l’Allemagne un leader européen », a-t-il dit.
Les conservateurs (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates ont scellé le 12 janvier un accord de 28 pages visant à la fois à éviter de nouvelles élections, et débloquer la crise ouverte depuis le scrutin du 24 septembre. Angela Merkel souhaite en finir le 11 février au plus tard, mais des sujets de discorde demeurent.

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                En Allemagne, entre Angela Merkel et Martin Schulz, une coalition par défaut



Trois grands points disputés
Conservateurs et sociaux-démocrates ne s’accordent pas sur l’immigration, tout d’abord. Les conservateurs ont imposé l’essentiel de leurs positions, proposant notamment une limite au nombre de demandeurs d’asile susceptibles d’être accueillis chaque année, et une reprise bridée du regroupement familial pour les réfugiés, victoire en demi-teinte pour le SPD. Les sociaux-démocrates demandent également une réduction des inégalités face à l’assurance-maladie et moins de flexibilité sur le marché du travail.
L’accord décidé en janvier entre le SPD, le CSU et la CDU s’était attiré des critiques de toute part : l’extrême droite a jugé la politique migratoire pas assez sévère, les Verts se sont dits déçus du volet environnemental, et la gauche radicale a dénoncé le caractère « injuste » de la politique sociale esquissée.

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Pas le droit à l’erreur
L’impatience grandit dans le pays et à l’extérieur, quatre mois après un scrutin législatif marqué par la percée de l’extrême droite et le repli des grands partis traditionnels, qui n’a pas permis de dégager une majorité claire à la chambre des députés. Une première tentative entre conservateurs, libéraux et écologistes a échoué en novembre. Angela Merkel n’a plus droit à l’erreur cette fois avec les sociaux-démocrates.
Contrainte de diriger depuis octobre un gouvernement gérant seulement les affaires courantes, la chancelière a reconnu mercredi au forum de Davos que l’absence de « gouvernement stable » la privait de moyens d’action.
Considérée, il y a encore peu, comme la dirigeante la plus puissante d’Europe, voire du monde dans certains médias des Etats-Unis, Angela Merkel, accaparée par ses problèmes internes et la controverse autour des migrants, a vu son image se tenir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Au Forum économique mondial, le président des Etats-Unis a reçu à dîner quelques dirigeants de multinationales du Vieux Continent. Objectif : drainer l’investissement étranger outre-Atlantique.
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A Davos, Donald Trump en tournée de dédicace avec les patrons européens

Au Forum économique mondial, le président des Etats-Unis a reçu à dîner quelques dirigeants de multinationales du Vieux Continent. Objectif : drainer l’investissement étranger outre-Atlantique.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h23
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Pas le château de Versailles, mais un palais quand même. Donald Trump a reçu à dîner, jeudi 25 janvier, quelques patrons de multinationales européennes au sous-sol du Palais des congrès de Davos (Suisse). Les convives étaient moins nombreux que pour le sommet de l’attractivité ­qu’Emmanuel Macron avait organisé lundi dans la demeure du Roi-Soleil – 15 dirigeants d’entreprise, dont 5 allemandes et 3 suisses, au lieu de 140 –, mais l’esprit était bien le même : attirer l’investissement étranger aux Etats-Unis.

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Si, dans les couloirs du Forum économique mondial, on ne peut évoquer le président américain sans s’attirer un sourire ­goguenard ou une violente diatribe, ces messieurs – aucune dirigeante d’entreprise n’avait été conviée – se sont transformés en « groupies ». Ravi, M. Trump a barré les menus de ses hôtes de sa fameuse signature à l’aide d’un gros feutre noir. Il y a eu aussi une séance de photos.
Patrick Pouyanné, le PDG de Total, seul Français présent, a tweeté une photo de lui au côté de M. Trump, en précisant : « C’était intéressant et informel. C’est ce pour quoi Davos est fait : partager des idées, échanger des vues, résoudre des problèmes et faire avancer les choses. »
Réforme fiscale et attractivité
Les télévisions et les photographes de presse américains ont immortalisé cette rencontre. M. Trump a commencé par demander à chacun, devant les caméras, quels étaient leurs projets aux Etats-Unis. Nestlé, AB InBev, Statoil, Bayer, Adidas, ­Nokia, HSBC ou Volvo… Toutes les multinationales invitées disposent déjà d’importantes capacités outre-Atlantique. La discussion s’est ensuite poursuivie à huis clos.
M. Trump, accompagné par son ­conseiller économique Gary Cohn, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, la ministre de la sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, ont répondu aux questions des leaders pharmaceutiques ou informatiques. Il a été question de Corée du Nord et d’Europe.

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« Emmanuel is a good guy », a opiné le président américain, venu pour vanter sa réforme fiscale et savoir ce qui pourrait encore améliorer l’attractivité de son pays. Les Européens ont répondu en évoquant la sécurité juridique, la 5G ou le libre-échange. M. Trump a écouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les conservateurs les plus europhobes repartent à l’assaut contre la première ministre.
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Brexit : Theresa May accusée de vouloir transformer le Royaume-Uni en « Etat vassal »

Les conservateurs les plus europhobes repartent à l’assaut contre la première ministre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h13
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Theresa May est-elle en train de perdre le contrôle de sa majorité parlementaire – relative –, voire de son gouvernement, à l’approche de négociations cruciales sur le Brexit ? Alors que David Davis, ministre chargé de la sortie de l’UE, devait prononcer, vendredi 26 janvier, un discours précisant les desiderata du Royaume-Uni pendant la période de transition destinée à préciser les futures relations commerciales avec l’Union, le ton est soudain monté entre des députés conservateurs europhobes et la première ministre.
Philip Hammond, le ministre des finances, proeuropéen, a précipité la crise en affirmant à Davos que le Brexit n’apporterait que de « très modestes » changements et que Londres cherchait à maintenir « la relation la plus proche possible » avec l’UE. Nouveau chef d’un groupe de 60 députés très antieuropéens, le député Jacob Rees-Mogg a répliqué en accusant le gouvernement de « se laisser intimider » par Bruxelles. « Selon nos négociateurs, nous devrions accepter ce que l’UE nous autorise (…). Ce n’est pas une façon de négocier et ce pays ne peut pas se comporter ainsi. »
Permanente, la discorde resurgit car les Vingt-Sept doivent faire connaître, lundi 29 janvier, les contours de la « période de transition » réclamée par Londres et acceptée par eux, qui doit courir du 30 mars 2019, premier jour du Brexit effectif, à la fin de 2020. Pour l’UE, le Royaume-Uni ne pourra alors plus prendre part aux décisions commune, mais sa participation au marché unique, cruciale pour les économies de part et d’autre de la Manche, sera maintenue.

Chantage à la crise
Ce quasi-statu quo insupporte le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, le député Rees-Mogg, et leurs amis. Ce dernier accuse Mme May de vouloir transformer le royaume en « Etat vassal » et le Brexit en un simple « exercice visant à limiter les dégâts ». Déjà, une quarantaine de députés seraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le candidat pro-européen, issu de la société civile, est au coude-à-coude avec le chef de l’Etat sortant prorusse, Milos Zeman, dont les dérapages verbaux exaspèrent certains électeurs.
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En République tchèque, Drahos, candidat du « tout sauf Zeman »

Le candidat pro-européen, issu de la société civile, est au coude-à-coude avec le chef de l’Etat sortant prorusse, Milos Zeman, dont les dérapages verbaux exaspèrent certains électeurs.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h07
    |

                            Blaise Gauquelin (Zlin (République tchèque), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le petit théâtre municipal est plein à craquer. Les habitants de Zlin, une ville indissociable de Tomas Bata – dont la marque de chaussures est née ici –, sont venus en nombre au meeting de soutien à Jiri Drahos, le candidat centriste et proeuropéen issu de la société civile qui s’est qualifié le 13 janvier au premier tour (26,6 %) face au président sortant, l’eurosceptique prorusse et controversé Milos Zeman (38,6 %).
Beaucoup d’entre eux se réjouissent de voir en vrai Marie Rottrova, une icône de la chanson tchèque. Comme des dizaines d’artistes, d’intellectuels, de scientifiques ou de sportifs, elle aussi fait campagne pour ce chimiste de 68 ans, inconnu du grand public il y a quelques mois encore et novice en politique. Si cette grande dame a posé son sac Vuitton en Moravie orientale, à 300 kilomètres de Prague, dans les modestes loges d’un bâtiment hérité du passé communiste, c’est pour participer à un débat public en compagnie de l’épouse du candidat et de quelques autres personnalités en vue. « On voudrait tant avoir nous aussi un genre de Macron au soir du second tour le 27 janvier », explique-t-elle. « Zeman est vulgaire, intolérant. Alors que Drahos, lui, est humble, honnête, sincère. »

Voilà pour les compliments. Car, en général, ceux qui soutiennent l’ancien président de l’Académie des sciences, né en Silésie, marié depuis quarante-trois ans, père de deux filles et plusieurs fois grand-père, choriste sur son temps libre, trouvent plus spontanément des défauts au chef de l’Etat que des qualités à leur champion très policé. Apprécié dans la capitale et chez les Tchèques vivant à l’étranger, il est donné au coude-à-coude avec Milos Zeman, 73 ans, dont le penchant pour l’alcool et les dérapages sémantiques systématiques ont fini par permettre l’émergence d’un contre-courant véritable.
Soutiens hétéroclites
Après la Slovaquie en 2014, qui a plébiscité un philanthrope, Andrej Kiska, contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Jamie Dimon menace de délocaliser plus de 4 000 emplois de la City, si la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se conclut sans accord avec Bruxelles.
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Brexit : le patron de JPMorgan durcit le ton contre Londres

Jamie Dimon menace de délocaliser plus de 4 000 emplois de la City, si la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se conclut sans accord avec Bruxelles.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h01
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Al’évidence, Jamie Dimon est tombé sous le charme d’Emmanuel Macron. Le patron de la banque américaine JPMorgan, de passage à Davos (Suisse), jeudi 25 janvier, a confié tout le bien qu’il pensait du président français lors d’un entretien à la BBC.
« Voilà un type de 39 ans qui crée son propre parti et qui remporte une majorité parle­mentaire dans l’année. [Lors d’une rencontre avec des grands patrons étrangers, à Versailles, lundi 22 janvier], il a parlé et répondu aux questions pendant deux heures, et il était pro-business, pro-capital, pro-réformes… C’est un changement frappant par rapport à ce qu’il y avait avant. »
S’il fait preuve d’aménité à l’égard de Paris, M. Dimon durcit en revanche le ton contre Londres. Il menace de délocaliser « plus de 4 000 emplois » de la City si le Brexit se conclut sans aucun accord avec Bruxelles. L’Américain avait déjà évoqué ce chiffre, qui représente le quart des emplois de JPMorgan au Royaume-Uni, pendant la campagne du référendum sur le Brexit.

Depuis, il l’avait revu à la baisse, parlant plutôt de 500 à 1 000 banquiers qui partiraient à court ou moyen terme. Mais à Davos, craignant peut-être de ne pas être entendu par le gouvernement britannique, il s’est montré plus cinglant. « Si l’on ne trouve pas de reconnaissance réciproque des tarifs douaniers et des régulations, alors cela aura un impact sur l’emploi. » Combien ?, relance l’intervieweur. « Je ne sais pas. Beaucoup. » Quatre mille ?, l’interroge le journaliste. « Ce serait plus que 4 000. »
Un tel exode serait bien supérieur à la plupart des annonces faites jusqu’à présent dans le reste du secteur financier. La corpo­ration de la City évalue entre « 5 000 et 13 000 » le nombre total de départs d’ici à mars 2019, lors de l’entrée en vigueur du Brexit. Paris espère en recevoir 10 000 au cours de la même période.
La finance ne serait pas le domaine le plus concerné
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ A la fin de novembre, le président des Etats-Unis avait relayé sur Twitter trois vidéos hostiles aux musulmans, publiées par la numéro 2 de Britain First.
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Donald Trump prêt à faire des excuses pour avoir retweeté un parti d’extrême droite britannique

A la fin de novembre, le président des Etats-Unis avait relayé sur Twitter trois vidéos hostiles aux musulmans, publiées par la numéro 2 de Britain First.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 09h48
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 09h49
   





                        


Ce ne sont pas tout à fait des excuses mais presque. Le président des Etats-Unis s’est dit prêt, dans une interview à ITV, une chaîne de télévision du Royaume-Uni, et dont un extrait a été diffusé vendredi 26 janvier, à demander pardon pour avoir retweeté, en novembre, des vidéos islamophobes. Le 29 novembre, Donald Trump avait relayé sur le réseau social trois vidéos publiées par Jayda Fransen, numéro 2 de Britain First, un parti d’extrême droite britannique.

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Parmi les vidéos partagées, celle d’un islamiste filmé en train de détruire une statue de la Vierge Marie. Une autre montre un partisan de l’organisation Etat islamique jeter un garçon du haut d’un immeuble. La troisième, censée montrer l’agression d’un jeune homme par un « migrant musulman », représente en réalité une bagarre entre deux adolescents d’une petite ville néerlandaise, l’agresseur n’étant ni migrant ni musulman.
« Quand vous faites ces retweets, ils peuvent causer des problèmes »
« Si vous me dites que ce sont des gens horribles, des gens racistes, je m’excuserai certainement si vous souhaitez que je le fasse », a déclaré Donald Trump dans cette interview enregistrée jeudi en marge du Forum économique mondial de Davos et qui sera diffusée dans son intégralité dimanche soir.

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Ces retweets de vidéos islamophobes publiées par la vice-présidente du parti nationaliste britannique Britain First avaient suscité l’indignation outre-Manche, la première ministre Theresa May a dénoncé « une erreur » du président des Etats-Unis.
A l’intervieweur, qui lui fait remarquer que ces retweets ont provoqué « une grande anxiété et la colère » au Royaume-Uni « parce que Britain First est une bande de racistes, fascistes », Donald Trump répond : « Bien sûr, je l’ignorais. » « Je ne savais rien d’eux, je ne sais rien d’eux aujourd’hui à part ce que j’en ai un peu lu, a-t-il poursuivi. Cela a peut-être fait beaucoup de bruit au Royaume-Uni, mais pas aux Etats-Unis. »
« J’ai retweeté [ces vidéos]. Quand vous faites ces retweets, ils peuvent causer des problèmes parce que vous ne savez jamais qui a commencé », a ajouté le président américain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Dans le « Daily Telegraph », le ministre de la défense affirme que la Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable ».
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Londres accuse Moscou d’espionner ses infrastructures stratégiques

Dans le « Daily Telegraph », le ministre de la défense affirme que la Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 18h36
   





                        



   


Le ministre de la défense britannique Gavin Williamson a accusé la Russie d’espionner les infrastructures stratégiques du royaume en vue d’y créer un « chaos total » et y causer « des milliers et des milliers de morts ». Au moment où s’ouvre une nouvelle période d’évaluation de la menace pesant sur son pays, le dirigeant utilise un ton alarmiste inhabituel pour un responsable de son rang.
Dans un entretien au Daily Telegraph publié dans la soirée du jeudi 25 janvier, M. Williamson affirme que Moscou a fait des recherches concernant les réseaux d’approvisionnement électriques qui relient le Royaume-Uni et l’Europe.
« Pourquoi continuent-ils à photographier et observer les centrales électriques ? Pourquoi observent-ils les interconnexions qui apportent l’électricité dans notre pays ? Ils observent ces points parce qu’ils pensent que ce sont des manières d’attaquer la Grande-Bretagne. »
« Ce qu’ils cherchent c’est réfléchir à “comment nous pouvons causer beaucoup de mal au Royaume-Uni” », affirme le ministre. La Russie se comporte d’une manière que « tout autre pays verrait comme totalement inacceptable », insiste-t-il.
Actes « hostiles »
Interrogé par l’Agence France-Presse, un porte-parole du ministère de la défense a déclaré qu’il n’avait rien à ajouter aux commentaires du ministre. L’ambassade de Russie à Londres n’a pu être jointe dans l’immédiat.
Le Royaume-Uni a dénoncé à plusieurs reprises l’ingérence russe. La première ministre Theresa May avait évoqué en novembre les actes « hostiles » de Moscou. Ciaran Martin, chef du Centre national de cybersécurité (NCSC), avait le même mois affirmé que les activités du Kremlin étaient « clairement une source de préoccupation ». Celle-ci « s’est traduite par des attaques contre les médias britanniques, les télécommunications et le secteur de l’énergie », avait-il alors expliqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Elle a un président et un drapeau, pourtant cette région indépendantiste n’existe que sur Internet. Ses créateurs l’utilisent pour rassembler les opposants à l’indépendance de la Catalogne.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le président Erdogan s’apprête à lancer le chantier d’une nouvelle voie maritime artificielle, longue de 45 km et destinée à désengorger le détroit du Bosphore, l’un des axes les plus fréquentés au monde.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

En Turquie, le projet pharaonique du « canal Istanbul »

Le président Erdogan s’apprête à lancer le chantier d’une nouvelle voie maritime artificielle, longue de 45 km et destinée à désengorger le détroit du Bosphore, l’un des axes les plus fréquentés au monde.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 18h03
    |

                            Eddie Rabeyrin








                        



   


Le « second Bosphore », vieux songe ottoman, est sur le point de devenir réalité. Lors d’une conférence à Belgrade le 10 octobre 2017, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait confirmé la mise en œuvre d’une vieille promesse de campagne de 2011 : la construction d’un canal en parallèle du détroit stambouliote.
L’annonce a été suivie le 15 janvier d’une conférence de presse télévisée du ministre des transports, Ahmet Arslan, dévoilant le tracé officiel dudit « canal Istanbul ». Long de 45 km, il devrait partir du lac de Küçükçekmece, du côté de la rive européenne, pour relier la mer de Marmara à la mer Noire. Selon des documents présentés par le ministère de l’environnement, le canal sera profond de 25 mètres, pour une largeur variant entre 250 et 1 000 mètres.

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                Istanbul, vitrine ottomane d’une Turquie post-impériale



Sa construction a pour objectif premier de désengorger le détroit du Bosphore qui, avec près de 42 000 passages de navires en 2016, est l’un des axes les plus fréquentés au monde. Outre les longues heures d’attentes pour les bateaux que génère le trafic, la navigation n’y est pas des plus aisées. Le caractère sinueux du détroit, traversé de forts courants et rafales de vent, fait craindre des accidents majeurs au sein de cette zone urbanisée. Plusieurs catastrophes ont d’ailleurs été évitées de justesse : en 1994, lors de la collision de pétroliers au cœur d’Istanbul, ou en 1999, lorsqu’un vieux pétrolier russe s’est fendu en deux en mer de Marmara.

   


Urbanisation de la rive européenne d’Istanbul
Pendant longtemps, la question du contrôle des détroits du Bosphore et des Dardanelles a représenté un sujet de contentieux international. Un modus vivendi avait finalement été trouvé en 1936 avec la signature de la convention de Montreux qui, en temps de paix, garantit la liberté de navigation aux navires commerciaux, quels que soient le pavillon et le type de cargaison.
Si cette règle est valable pour les détroits, elle ne s’appliquera pas au canal : « Actuellement, les navires qui transitent par le Bosphore n’ont à payer que s’ils décident de recourir aux services d’un pilote turc, ce qui n’est pas obligatoire. Les Turcs pourront en revanche faire payer un droit de passage sur le canal. Cette voie permettra aux navires qui en ont les moyens de passer plus vite », explique Jean Marcou, spécialiste de la Turquie et enseignant à Sciences Po Grenoble.
Reste la question des navires militaires, pour lesquels la convention de Montreux fixe des conditions supplémentaires, comme une limite du tonnage. Mais il est peu probable que la création du canal change la donne en la matière : « Les navires [qui circulent entre la mer Egée et la mer Noire] passeront toujours par le détroit des Dardanelles, donc la convention de Montreux s’appliquera par ricochet, rappelle Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe. Les Russes, qui co-dominent la mer Noire avec les Turcs, ne s’opposeront pas au projet tant que l’échiquier géopolitique ne sera pas bouleversé. Or, par le passé, les Turcs ont montré qu’ils veillaient au grain et étaient peu enclins à laisser les Américains renforcer leur présence dans la région. »
Au-delà de la création d’une nouvelle voie maritime, le canal participe d’un projet d’urbanisation de la rive européenne d’Istanbul. La construction de centres logistiques et de résidences le long du tracé est prévue. « Des pays comme le Qatar se sont d’ores et déjà dits intéressés pour investir à cet endroit. La Turquie s’attend à une forte rentabilité, dans un contexte général de grands travaux qui n’ont cessé ces dernières années, avec la construction par exemple d’une ligne de tramway sous le Bosphore, d’un troisième pont sur le Bosphore ou encore l’achèvement prochain du troisième aéroport d’Istanbul », détaille M. Marcou.
Plus d’une dizaine de milliards d’euros
Le tout revêt une forte charge symbolique. L’achèvement du projet, dont les travaux doivent débuter cette année, a été annoncé pour 2023, pour le centenaire de la République fondée par Mustafa Kemal Atatürk. « Canal Istanbul » a d’ores et déjà été présenté comme la réalisation la plus coûteuse de l’histoire du pays, à hauteur de plus d’une dizaine de milliards d’euros. Qui plus est, M. Erdogan ne s’interdit pas quelques envolées lyriques quand il parle du canal, évoquant un « projet fou », son « rêve », et allant jusqu’à établir des comparaisons avec les anciens sultans ottomans.
Un enthousiame que ne partagent pas les défenseurs de l’environnement, qui craignent les conséquences potentiellement désastreuses d’une telle réalisation pour l’écosystème local. Aux dires du ministère de l’environnement, une nouvelle étude d’impact environnemental serait en cours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le régime actuel d’asile européen commun, et plus particulièrement le règlement de Dublin, doit être reformé, estime le commissaire aux affaires intérieures et à la migration, Dimitris Avramopoulos. Les règles doivent être harmonisées au sein de l’Union.
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Il faut « un régime d’asile européen fort, équitable et humain »

Le régime actuel d’asile européen commun, et plus particulièrement le règlement de Dublin, doit être reformé, estime le commissaire aux affaires intérieures et à la migration, Dimitris Avramopoulos. Les règles doivent être harmonisées au sein de l’Union.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 12h06
    |

Dimitris Avramopoulos (Commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté)







                        



                                


                            

Tribune. Si l’Europe est apparue divisée sur la manière de gérer les flux migratoires, chacun reconnaît le besoin d’un régime d’asile fort, efficace et humain. Un régime équitable à l’égard de l’Union européenne et de ses citoyens, à l’égard des migrants et des réfugiés, ainsi qu’à l’égard des pays d’origine et de transit.
Grâce à nos efforts collectifs, nos frontières extérieures sont mieux protégées et le nombre de migrants arrivant dans des conditions irrégulières dans l’Union européenne est désormais inférieur aux chiffres de 2014 ; avant le pic de la crise migratoire. Des milliers de personnes ayant besoin d’une protection ont été relocalisées et réinstallées à travers l’Europe, et les conditions d’accueil des migrants dans les pays tiers se sont améliorées grâce à l’aide que nous leur avons apportée.
Décourager les abus
Nous devons poursuivre cette politique et renforcer encore nos frontières extérieures. En même temps, nous devons être conscients que des personnes vont continuer à chercher refuge en Europe du fait de l’instabilité dans notre voisinage. Si l’Union européenne souhaite remplir son obligation juridique et morale d’offrir l’asile aux personnes qui en ont besoin, de manière efficace et humaine, le régime actuel d’asile européen commun, et notamment le règlement de Dublin, doit être reformé.

La réforme du système d’asile, qui est actuellement discutée, doit permettre de décider rapidement du pays en charge de l’examen d’une demande d’asile et garantir qu’en cas de crise, la responsabilité ne reposera pas sur un seul pays ou sur quelques pays seulement. Laisser chaque demandeur choisir son pays de destination met à mal le fonctionnement de nos régimes d’asile ainsi que la libre circulation dans l’espace Schengen.
Harmoniser les règles en matière d’asile découragera aussi les mouvements secondaires, la présentation de demandes d’asile multiples ainsi que les abus. Ainsi notre objectif est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le train a déraillé pour une raison encore inconnue à une quarantaine de kilomètres de Milan, peu avant 7 heures. Une enquête a été ouverte.
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Italie : plusieurs morts dans le déraillement d’un train près de Milan

Le train a déraillé pour une raison encore inconnue à une quarantaine de kilomètres de Milan, peu avant 7 heures. Une enquête a été ouverte.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 12h47
   





                        



   


Un train a déraillé jeudi 25 janvier au matin près de Milan, faisant au moins trois morts et dix blessés graves (dont cinq avec un pronostic vital engagé), selon un bilan provisoire communiqué par les services de secours.
Le déraillement du train régional, exploité par la société Trenord, a eu lieu vers 7 heures dans la gare de Pioltello-Limito, à une quarantaine de kilomètres de Milan et a fait aussi une centaine de blessés légers, a précisé Cristina Corbetta, responsable régionale des services de secours à Milan, interrogée sur la chaîne Sky TG24.
En fin de matinée, les opérations de secours étaient terminées, toutes les personnes présentes à bord du train ayant été évacuées. « Les gens qui vont bien sont dans deux gymnases. L’un à côté, l’autre à Segrate. Ils sont soutenus par des psychologues et d’autres personnes qui contrôlent les blessures », a expliqué un coordinateur de la protection civile.
L’origine du déraillement est encore inconnue
Le train, qui était parti de Crémone (à 67 km au sud-ouest de Pioltello-Limito) a déraillé au niveau d’un aiguillage, selon le préfet de police de Milan, Marcello Cardona. Une enquête a été ouverte pour établir les causes du déraillement, a affirmé le chef de la police de Milan. Le conducteur du train est interrogé et les premiers éléments semblent diriger également les enquêteurs sur la piste d’un problème de voie ou d’aiguillage. Un porte-parole de Trenord a déclaré que le train roulait à une vitesse normale à l’approche de la gare.
Une rupture du rail constatée sur place sur une vingtaine de centimètres fait également partie des hypothèses retenues pour expliquer l’accident, selon un responsable de Rete Ferroviaria Italiana (RFI), le gestionnaire du réseau. Mais l’enquête devra établir si cette rupture est « la cause ou la conséquence de l’accident », a précisé ce responsable.
« On est en train de vérifier la dynamique, la structure des rails… Tout doit être vérifié pièce par pièce. Malheureusement ce train était plein. Si le bilan actuel est confirmé, ça serait presque un miracle. Le train était bondé, des travailleurs, des étudiants… », a déclaré à la presse M. Cardona.
« Soit le rail, soit le bogie du train a eu un problème », a pour sa part avancé Dario Balotta, représentant l’Observatoire national des transports italiens.
« Il faudra voir à quel moment le train a quitté la voie, parce que la moitié avant est partie d’un côté, tandis que l’autre est allée dans la mauvaise direction », a-t-il ajouté.
Trenord, qui est une coentreprise entre une branche de Ferrovie dello Stato (FS) et Ferrovie Nord Milano (FNM), est la compagnie régionale de train desservant la Lombardie. Elle est notoirement connue pour ses retards fréquents et le manque de propreté de ses trains.
Les images des télévisions montrent des pompiers qui tentent de dégager des passagers bloqués dans les wagons. Le trafic ferroviaire entre Milan et Brescia a été suspendu.

   





                            


                        

                        


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Listes transnationales pour les élections européennes  : une première étape franchie pour Macron

Le Parlement européen vote en commission le principe d’une liste paneuropéenne pour 27 eurodéputés.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 11h45
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            
La partie n’est pas gagnée. Mais la proposition controversée d’Emmanuel Macron de créer des listes transnationales pour les élections européennes de 2019 a franchi une première étape, importante, mardi 23 janvier, avec un vote favorable (très net) de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen.
Au moment du divorce avec le Royaume-Uni, en mars 2019, 27 des 73 sièges d’eurodéputés britanniques « libérés » par le Brexit reviendraient à ces listes transnationales, constituées d’Européens choisis au sein d’une circonscription unique, aux dimensions de l’Union. Le président français, qui s’était fait suggérer cette idée par Daniel Cohn-Bendit au moment du Brexit, alors qu’il était encore ministre de l’économie, avait lancé ce projet lors de son discours de la Sorbonne, en septembre 2017.
Il s’agit d’une vieille revendication des fédéralistes européens, censée renforcer chez les citoyens du continent leur sentiment d’appartenance à l’Union. Les opposants aux listes transnationales, comme l’eurodéputé juppéiste Alain Lamassoure, dénonçaient au contraire une fausse bonne idée, « qui va éloigner les électeurs de leurs élus ». Si une majorité des conservateurs du Parti populaire européen (PPE) étaient sur cette ligne, la plupart d’entre eux ont pourtant cédé aux arguments macroniens, lors du vote de mardi. Le Belge Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux au Parlement (ALDE), n’aurait pas ménagé sa peine pour les convaincre.

Obtenir l’aval unanime des Etats membres
« C’est une étape importante vers la concrétisation de la proposition du président de permettre aux citoyens de voter, à côté de députés élus sur des listes nationales, pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe », se félicitait-on à l’Elysée, dans la foulée du vote. Le principe des listes transnationales doit encore être confirmé en séance plénière à Strasbourg, le 7 février. Surtout, il doit obtenir l’aval unanime des Etats...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Prorusse, le président sortant conserve le soutien des perdants de la transition démocratique avant le second tour des 26 et 27 janvier.
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En Moravie, les Tchèques « d’en bas » votent Zeman

Prorusse, le président sortant conserve le soutien des perdants de la transition démocratique avant le second tour des 26 et 27 janvier.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 10h46
    |

                            Blaise Gauquelin (Mikulov, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Elle l’aime, son Zeman ! Pour exprimer ses sentiments à l’égard du président tchèque sortant, Viera Cmucharova dessine avec son index des petits cœurs dans un ciel lesté de flocons. Plus de quarante ans qu’elle trime. D’abord à l’usine, puis à tailler les vignes dans les collines des environs. « La vie a toujours été dure pour moi », dit simplement cette électrice de « Milos », qui a élevé toute seule deux enfants et sera retraitée avant la fin de l’année. « J’espère qu’il va repasser, parce que je ne veux pas entendre parler de l’euro, la vie sera plus chère sinon. »
Comme près de 41 % des votants de Mikulov, une magnifique ville de conte de fées lovée autour d’un château du XIIIe siècle, elle a glissé un bulletin dans l’urne pour que Milos Zeman, ce vétéran de la gauche eurosceptique, 73 ans, reste chef de l’Etat. Dans ces paysages agréables de l’est de la République tchèque, en Moravie du Sud, on n’aime pas trop la capitale, à 250 kilomètres. On entretient les traditions, on est attaché à la monnaie nationale, la couronne tchèque. Et on fait confiance à Milos Zeman. Il est arrivé en tête du premier tour, le 13 janvier, avec 38,6 % des voix, contre 26,6 % pour son challenger, un novice en politique, l’ancien chef de l’académie des sciences, Jiri Drahos, 68 ans.

Le second tour, qui aura lieu les 26 et 27 janvier, tient lieu de véritable référendum pour ou contre sa personne, tant elle clive l’électorat de ce pays de 10,5 millions d’habitants. « Il ne présente pas assez bien pour être président », dit par exemple de lui Jana Zejdova, qui promène son nourrisson dans sa poussette autour des remparts. « C’est la honte pour notre pays s’il repasse : il est grossier, il ne sait pas se tenir, il insulte ses adversaires. »
Son point de vue est minoritaire à Mikulov : près de trente ans après la chute du mur de Berlin, les déçus de la transition et les perdants de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ La polémique est d’autant plus vive que les exportations d’armes sont un sujet délicat entre le SPD et la CDU.
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L’utilisation de chars allemands à Afrin embarrasse le gouvernement allemand

La polémique est d’autant plus vive que les exportations d’armes sont un sujet délicat entre le SPD et la CDU.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 10h27
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Le débat sur les exportations d’armes, très sensible en Allemagne, vient de s’inviter avec fracas au cœur des négociations en cours pour former une grande coalition entre les conservateurs et les sociaux-démocrates. Le pays a découvert que des chars de type Leopard, grand succès d’exportation allemand, sont employés par l’armée turque dans son offensive contre les forces kurdes YPG à Afrin, dans le nord de la Syrie. Les photos, diffusées par l’agence de presse étatique turque Anadolu, provoquent une polémique alors que l’Allemagne vient d’afficher un record de ventes d’armes à l’export durant la dernière législature.
A Berlin, le ministère de la défense n’a pour l’instant donné aucune confirmation officielle. Mais les experts cités par la presse sont formels : les chars photographiés sont bien des Leopard de fabrication allemande. Rien d’étonnant à cela : l’Allemagne vend ces chars depuis des décennies à la Turquie (350 exemplaires ont été livrés entre 2006 et 2011). Selon les agences allemandes, aucune restriction n’avait à l’époque été exigée. En 2005, le chancelier Gerhard Schröder était convaincu que la Turquie ferait bientôt partie de l’Union européenne. En 2018, cette perspective paraît très lointaine. Les relations entre Berlin et Ankara sont devenues glaciales depuis la tentative de coup d’Etat de l’été 2016. Le conflit avec les Kurdes n’a rien arrangé.
Politique d’apaisement menacée
Mercredi, un porte-parole du ministère des affaires étrangères a confirmé que Berlin avait demandé des explications au gouvernement turc sur l’utilisation de ces chars. L’ambassadeur allemand doit par ailleurs rencontrer le ministre turc de la défense, Nurettin Canikli, à ce sujet.
L’Allemagne s’efforçait depuis plusieurs mois de normaliser les relations avec Ankara. Dans cette perspective, Sigmar Gabriel, ministre des affaires étrangères, s’apprêtait à autoriser une opération de modernisation de l’équipement militaire turc. Mais la polémique en cours...




                        

                        

