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Prisons : le syndicat majoritaire signe le projet d’accord présenté par le gouvernement

Au 12e jour de blocage dans les prisons françaises, l’UFAP-UNSA-Justice, syndicat majoritaire, a annoncé qu’il signerait le projet d’accord de la chancellerie.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h20
   





                        


Après consultation de sa base, l’UFAP-UNSA-Justice, syndicat majoritaire parmi les surveillants pénitentiaires (40 %), a annoncé vendredi 26 janvier qu’il signerait le projet d’accord proposé jeudi 25 janvier par la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Dans un communiqué, le syndicat affirme avoir pris cette décision après avoir consulté la base. « Ce relevé de conclusions traduit une volonté de changer le fonctionnement des prisons devenues de véritables coupe-gorge et zones de non-droit », justifie-t-il. « Signer ce protocole est une responsabilité !… La facilité aurait été de refuser purement et simplement de le faire. » 
Que dit cet accord ?
L’accord comprend plusieurs mesures :
Gestion des détenus radicalisés
Doublement de la capacité d’évaluation des détenus radicalisés, pour atteindre 250 détenus par an. Pour cela, un quartier spécifique sera mis en place. Le gouvernement a aussi dit qu’il veut créer 1 500 places dans des quartiers « totalement étanches » pour gérer à part les profils « dangereux ou prosélytes ».
Sécurité des surveillants
Renouvellement et acquisition de matériel pour les agents (gilets pare-balles discrets, alarmes individuelles, chaussures Magnum, etc.) et pour les prisons (ouverture pour passer les menottes, arrêtoirs de porte, etc.), renforcement des fouilles (fouilles inopinées de cellules, par exemple).
Recrutements
Mille cent emplois supplémentaires seront créés sur quatre ans (2018-2021), en plus des recrutements déjà prévus par l’administration pénitentiaire. L’ouverture de postes aux concours ne suffisant pas à garantir qu’ils seront pourvus, le gouvernement instaurera un « dispositif de fidélisation » bénéficiant d’un financement de 6 millions d’euros.
Indemnités
L’indemnité de charge pénitentiaire (ICP), une prime annuelle, la prime de sujétion spéciale (PSS), dont bénéficient les employés de la fonction publique qui encourent des risques, ainsi que la prime des dimanche et jours fériés seront augmentées.
Selon l’administration pénitentiaire, cela représente en moyenne respectivement des augmentations de 400 euros par an, 450 euros par an et 300 euros par an, soit un total de 1 150 euros par an par agent.
La ministre n’a, en revanche, fait aucune proposition en ce qui concerne une évolution des statuts des surveillants, une mesure réclamée par les syndicats FO et CGT.
Jeudi, la ministre de la justice avait défendu ses propositions, qu’elle estimait être « très sérieuses en matière de sécurité, en matière indemnitaire, en matière de prise en compte de la profession ». « Donc j’espère qu’il y aura une prise de responsabilité, une prise de conscience, et que les surveillants pénitentiaires reprendront leur travail. C’est indispensable pour la sécurité de notre société », avait-elle ajouté.
De son côté, Edouard Philippe avait jugé, jeudi, « tenables », sur son compte Facebook, les propositions du gouvernement.
L’accord peut-il entrer en vigueur malgré l’opposition de FO et de la CGT ?
Malgré le refus, jeudi, de FO (30 %) et de la CGT (15 %) de signer le protocole d’accord, la chancellerie a annoncé, vendredi, que celui-ci sera « rapidement » appliqué,.
Les deux syndicats, qui ont appelé à poursuivre le mouvement, devraient faire évoluer ses modalités. Autrement dit, probablement sans action de blocage des prisons.
Où en est la mobilisation des surveillants ?
Après un paroxysme, atteint mercredi 24 et jeudi 25, l’intensité du mouvement avait baissé dès vendredi matin.
A 12 h 30 vendredi, seuls une vingtaine d’établissements (sur 188) étaient encore affectés par un manque de personnel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.
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Deuxième vague d’inondations en dix-sept mois à Villeneuve-Saint-Georges

Au confluent de la Seine et de l’Yerres, certains habitants du Val-de-Marne avaient déjà payé cher les crues de juin 2016.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h31
    |

            Rémi Barroux (Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), envoyé spécial)








                        



   


Comme un bref moment de répit avant une probable aggravation de la situation vendredi dans la soirée et samedi. Dans la salle du Centre opérationnel départemental (COD) du Val-de-Marne, à Créteil, un point d’actualisation sur les crues de la Seine et de la Marne s’est tenu jeudi 25 janvier, en début d’après-midi. Au point de mesure d’Alfortville, sur la Seine, la cote est alors de 2,96 mètres, mais elle pourrait monter jusqu’à 3,70 m durant le week-end. Elle n’avait pas dépassé 3,65 m durant la crue du printemps 2016.
Au poste de Gournay, sur la Seine moyenne, le niveau atteignait 5,28 m jeudi matin, mais devait encore progresser. Atteindra-t-il son record de 2016 de 6,99 m ? Personne ne se risque ici à un pronostic. La situation est cependant différente d’il y a vingt mois. Lente, la montée des eaux permet aux autorités d’anticiper et aux habitants de mieux se préparer.

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Dans la salle du COD, tout le monde guette les bulletins de Vigicrues. Pour l’heure, la situation semble sous contrôle. La dizaine de participants recense les différentes mesures déjà prises : évacuation de malades, surveillance renforcée pour les établissements de santé, les écoles.
Les transports fonctionnent encore, seule la ligne C du RER étant coupée à Paris. Et l’importante gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges ne semble pas menacée. Environ 400 abonnés sont déjà privés d’électricité, 4 000 foyers seraient potentiellement concernés par une montée plus importante des eaux, selon le représentant d’Enedis.
« Aide aux déplacements »
Au cabinet du préfet, on explique que « sur les 10 000 personnes qui pourraient être affectées dans le pire des scénarios, au-delà des niveaux de 2016, moins d’un tiers sont touchées ». Touchées, mais très peu ont été évacuées. Sur les trois gymnases équipés (lits, vivres…) pour accueillir les personnes ayant choisi de quitter leur domicile de Villeneuve-Saint-Georges, seule la moitié était remplie.
« Dans les centres d’accueil, nous avons des couvertures, des kits d’hygiène pour les femmes et les hommes, et une soixantaine de volontaires sont mobilisés depuis le début de la semaine », annonce cependant Philippe Garcia-Marotta, le président de la Croix-Rouge du Val-de-Marne.
« Nous hébergeons 180 personnes, mais beaucoup d’autres sont parties dans leurs familles. On a privilégié une politique d’aide aux déplacements plutôt que l’évacuation », précise Sylvie Altman, la maire (PCF) de Villeneuve-Saint-Georges, ville de 30 000 habitants traversée par la Seine et l’Yerres.

   


Rue du Château, Samy, Alexandre et Vincent, trois employés municipaux (qui n’ont pas voulu préciser leurs noms), attendent leurs « clients » assis dans une barque. Bateliers d’occasion – ils sont respectivement plombier, livreur-magasinier ou polyvalent pour la mairie –, ils sont hélés par un couple qui veut quitter sa maison pour rejoindre la terre ferme.
Après un rapide aller-retour, sur quelque deux cents mètres de rue inondée, tandis que l’eau dépasse juste la ceinture, Monji Ben Zrig et son épouse sont déposés au sec. « Ras le bol, ça fait deux fois en deux ans. Déjà en 2016, on a dû jeter toute la cuisine. On a tout refait mais tout est encastré, on ne peut rien démonter pour mettre à l’abri », peste cet habitant, qui a acheté en 2001.

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« Eviter l’arrivée des rats »
A deux rues de là, la situation est plus chaotique. Les débris sont portés par les eaux. « Depuis 7 heures du matin, on essaye de nettoyer, il faut éviter l’arrivée des rats, comme en 2016 », explique Séverine Lebœuf. Sa maison est à quelques mètres seulement de la nappe d’eau. Dans quelques heures, elle l’aura atteinte.
Un attroupement s’est formé : des voisins constatent l’arrivée de l’eau, des policiers municipaux viennent s’enquérir de la situation, des agents d’Enedis étudient la nécessité de couper ou non l’électricité, tandis que débarque la brigade fluviale.
Robert Nguyen essaye de les convaincre de le conduire dans leur puissant Zodiac au bout du quartier, quasiment au bord de l’Yerres. C’est là, rue Blandin, que l’Association caodaïste en France, une religion répandue au Vietnam, a son local. « Nous ne sommes pas là pour ça, notre tâche c’est la sécurisation et l’évacuation des personnes encore chez elles », dit l’un des fonctionnaires, avant de céder devant l’insistance de l’ancien.
Comme la plupart des 1 200 habitants de ce quartier de Belleplace-Blandin, à la confluence de la Seine et de l’Yerres, Philippe Maertens confie son amertume. « Cela fait trente ans que j’habite ici et je n’avais jamais vu une goutte d’eau avant 2016. J’ai déjà pris cher cette année-là : sur 120 000 euros de dégâts que j’avais fait expertiser, l’assurance ne m’en a donné que 20 000 », raconte le quadragénaire, occupé à pomper le puisard de son jardin.
Comme nombre de ses voisins, il relaie les rumeurs sur des tentatives de pillage. Au COD de Créteil, un responsable de la préfecture précise avoir donné consigne à la police d’être bien visible, mais aucune plainte n’avait encore été déposée, jeudi soir.
Politique de rachat des maisons
La surveillance est générale. Et les entreprises ne sont pas en reste. Sur l’échelle qui plonge dans les eaux ocre de la darse du port de Villeneuve-le-Roi, juste en face de Villeneuve-Saint-Georges, la marque indique, jeudi matin, 32,70 mètres (au-dessus du niveau de la mer).
« L’eau rentre sur le site à partir de 34 mètres. Lors de la crue de 2016, on avait atteint 33,70 m, c’était chaud », se souvient Stéphane Rouchy, directeur adjoint du Groupement pétrolier du Val-de-Marne. Ce site classé « Seveso seuil haut » dispose d’une capacité d’environ 80 000 mètres cubes de stockage d’essence et de fuel et fournit 10 % environ de l’approvisionnement de l’Ile-de-France.
« Nous allons vider tous les séparateurs [des bacs qui permettent de stocker les pétroles qui se seraient écoulés des pipes] pour éviter toute pollution et, si l’eau atteint 34 m, nous viderons aussi les cuves enterrées », annonce M. Rouchy.

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Partout, l’expérience de 2016 sert de repère. « Nous avions subi une crue très rapide, alors que nous avons eu le temps, cette fois, d’informer et d’alerter les habitants », explique Sylvie Altman. Mais cela ne suffit pas, il faut continuer la politique de rachat des maisons en bord de rivière, poursuit-elle.
Avec l’aide de l’Agence de l’eau et du conseil départemental, la mairie a déjà acquis une vingtaine d’habitations. Et, quand certains habitants se plaignent d’un prix de rachat trop bas et refusent de vendre, la maire rétorque que la procédure continuera : « A l’amiable ou bien en passant par une déclaration d’utilité publique, ce qui prendra un peu plus de temps. »
Cette nouvelle crue la pousse à accélérer. Il faut rendre à la nature une partie des berges, cela servira de zone d’expansion, professe la maire de Villeneuve-Saint-Georges.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».
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A Davos, les Français savourent la fin du French bashing

Les représentants de l’Hexagone au Forum économique mondial assurent que la France a « retrouvé sa crédibilité ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 14h05
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Quelle différence ! Autant les Français rasaient les murs à Davos en 2017, à la veille d’élections incertaines, autant cette année, ils bombent le torse. « La France a retrouvé sa crédibilité. Elle est attendue et écoutée. Tous nos interlocuteurs nous disent : allez-vous continuer ? », a assuré le ministre de l’économie Bruno Le Maire, jeudi 26 janvier.
Les Français ne sont pas les seuls à le dire. « Pour la première fois depuis longtemps, je sens de l’optimisme provenant à la fois de France et des investisseurs regardant la France », commente le britannique Paul Rawlinson, président du cabinet d’avocats d’affaires international Baker McKenzie.
L’« effet Macron » compte pour beaucoup. Comme l’arrivée au pouvoir de leur premier ministre Justin Trudeau avait galvanisé les Canadiens qui déambulaient, sourire aux lèvres, dans les couloirs du Forum économique mondial en janvier 2016. Le président français a réalisé un joli coup en interceptant les patrons internationaux sur la route de Davos, lundi 22 janvier, pour leur vanter les réformes en France. « Il est compétent, il rentre dans les détails, il est assez impressionnant », observe Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JP Morgan, l’un des 140 dirigeants d’entreprises invités à Versailles.
« Votre président est génial »
Mercredi, le discours d’Emmanuel Macron à Davos a été aussi très apprécié. « C’était un discours plein d’ambition et d’humanité, qui veut engager les entreprises. C’est très inspirant », souligne Sylvain Dhenin, managing partner pour l’Europe de l’Ouest du cabinet de recrutement Heidrick & Struggles. « Je me suis même senti proche de lui. Je trouve qu’il a une simplicité, une capacité à connecter avec les gens, même dans sa gestuelle », s’extasie Zunaid Ahmed Palak, jeune ministre des postes et des télécoms du Bangladesh, qui dit avoir « beaucoup appris » en observant le président français.
Même au cocktail organisé par la ville de Francfort, en compétition avec Paris pour attirer les futurs exilés du Brexit, les participants – presque tous Allemands – se montraient élogieux. « Je suis une grande fan. Emmanuel Macron apporte un vent de fraîcheur en Europe. J’ai beaucoup aimé quand il a insisté sur les valeurs de liberté et de justice que nous partageons en Europe », se réjouit Saskia Bruysten, une Berlinoise qui promeut l’entrepreneuriat social, en association avec le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus.
Pas étonnant si l’équipe France se sent gonflée à bloc. « J’ai assisté à quatre tables rondes ce matin. A chaque fois son nom a été évoqué », racontait Elizabeth Ducottet, PDG de l’entreprise familiale de dispositifs médicaux Thuasne. « Les Américains, les Européens, les Asiatiques, nous disent tous : “votre président est génial”. Forcément, on est fiers ! », lance Gérard Mestrallet, le président d’Engie. La blague du moment à Davos : « pour une fois qu’un président français parle mieux anglais que le président américain ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Vainqueurs mercredi des Croates, dans une Zagreb Arena hostile, les Bleus vont tenter de valider leur ticket pour la finale européenne contre les Espagnols.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde » révèle le contenu de l’audition du constructeur automobile allemand. Entendu comme témoin assisté, son représentant nie « avoir trompé les acquéreurs ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/01/2018
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Dieselgate : Volkswagen conteste la compétence de la justice française

« Le Monde » révèle le contenu de l’audition du constructeur automobile allemand. Entendu comme témoin assisté, son représentant nie « avoir trompé les acquéreurs ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 16h50
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Ce mardi 28 mars 2017, il y a foule dans le bureau du vice-président Nicolas Aubertin, au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris. Entouré de ses collègues Carole Ramet et Sylvie Mouchel, assisté d’un greffier et d’une interprète en langue allemande, le juge chargé d’instruire en France l’affaire du « dieselgate » a convoqué Volkswagen AG. Soupçonné d’avoir truqué ses moteurs pour satisfaire aux tests d’homologation antipollution, le géant allemand de l’automobile est visé par une information judiciaire pour tromperie aggravée. Il a dépêché l’un des responsables de son service juridique, Philip Haarmann, pour répondre à la convocation de la justice française. Ce mardi matin, ce dernier arrive flanqué de cinq avocats : Mes Nicolas Huc-Morel, Daniel Krause, Dimitri Lecat, Charles Fahrner et Joseph Vogel.
Entendu en qualité de témoin assisté, statut utilisé lorsqu’il n’existe pas d’indices suffisants pour une mise en examen, et qui donne accès au dossier judiciaire et à l’assistance d’un avocat, M. Haarmann n’a pas l’intention de répondre aux questions des juges : « Nous avons préparé une déclaration en français que nous vous remettons. » Il n’en dira pas plus. Le Monde a eu accès à ce document de deux pages qui constitue la défense du groupe Volkswagen dans le dossier du dieselgate.

La maison-mère cherche tout à d’abord à disculper sa filiale française : « Volkswagen Group France est un simple importateur sur le territoire français et ne prend à ce titre nullement part au processus de fabrication, de test ou d’homologation des véhicules. » L’enquête semble confirmer cette hypothèse. « Les investigations ne permettent pas d’établir que Volkswagen Group France avait connaissance de la fraude », constate l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), dans un procès-verbal que Le Monde a pu consulter.
VW...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Tunisie, où vas-tu ? (1/6). Sept ans après la révolution de jasmin qui mit fin au régime dictatorial de Ben Ali, de plus en plus de Tunisiens redoutent le blocage de la transition démocratique. Premier volet de notre série : L’alliance entre les « modernistes » et les « islamistes », au prix du retour du conservatisme.
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Décryptage

Le consensus politique tunisien, étouffoir des idéaux de la révolution de jasmin

Tunisie, où vas-tu ? (1/6). Sept ans après la révolution de jasmin qui mit fin au régime dictatorial de Ben Ali, de plus en plus de Tunisiens redoutent le blocage de la transition démocratique. Premier volet de notre série : L’alliance entre les « modernistes » et les « islamistes », au prix du retour du conservatisme.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 25.01.2018 à 17h55

     •
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        Mis à jour le 26.01.2018 à 15h12






    
Le président tunisien Beji Caïd Essebsi (g) saluant Rached Ghannouchi (d), le chef du parti islamiste Ennahda, à Carthage le 13 juillet 2016.
Crédits : FETHI BELAID/AFP


C’est un paradoxe amer, un dégât collatéral de la stabilisation politique de la Tunisie. La démocratie a besoin de paix pour s’épanouir mais quand celle-ci vire au consensus opaque, à l’arrangement à huis clos, la concorde apparente ne devient-elle pas un masque, le faux nez d’un pouvoir confisqué ? Cette question, un nombre croissant de Tunisiens attachés à la transition démocratique de leur pays, célébrée à l’étranger comme un « modèle » dans le monde arabo-musulman, se la posent avec inquiétude.

        Présentation de notre série
         

          Tunisie, où vas-tu ?



Le consensus partisan qui prévaut depuis 2015 entre Nidaa Tounès (« moderniste ») et Ennahda (« islamiste »), les deux mouvements alliés dans une coalition gouvernementale après s’être violemment combattus en 2012-2013, ne s’est-il pas dégradé – au-delà de la vertu du calme recouvré – en étouffoir ? En machine à tout neutraliser ? En chambre secrète de transactions entre états-majors se partageant les positons d’influence ? En compromis conservateur tenant en suspicion tout contre-pouvoir ?
L’interrogation n’est pas qu’académique. Elle surgit inévitablement alors que l’inventaire de la transition démocratique en Tunisie, sept ans après la révolution de 2011, quatre ans après l’adoption d’une Constitution éminemment progressiste, dévoile un chantier non seulement inachevé – ce qui est compréhensible – mais à la dynamique enrayée. L’élan printanier de 2011, ce nouveau pacte civique scellé autour de la démocratie et de la justice sociale, s’est comme enlisé. Comparé au désastre des autres printemps arabes – Egypte, Syrie ou Libye – le grippage tunisien pourrait sembler bénin. A cette aune-là, la Tunisie demeure un exemple roboratif. Mais au regard de ses propres espoirs de changement exprimés en 2011, le dépit est évident.
« Rente démocratique »
Sur la seule sphère politique – et en mettant de côté la scène sociale où la désaffection est encore plus crue comme l’ont montré les récentes protestations – on ne compte plus les retards, les ratés, les faux pas, voire les régressions. Parmi les plus notables : un Parlement infantilisé, une Cour constitutionnelle dans les limbes, une commission électorale indépendante affaiblie, une décentralisation à la peine, une justice transitionnelle contestée, un arbitraire policier rémanent. Et puis, il y a ce nouvel air du temps, cette petite musique distillée par des gramophones réactivés qui entonnent la nostalgie d’un ordre à poigne tout en démonétisant la rupture de 2011, une sorte de révisionnisme de la révolution.

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          En Tunisie, sept ans après la chute de Ben Ali, un anniversaire au goût amer



Tous ces signes ne suffisent pas à accréditer la thèse d’une contre-révolution en marche, d’un retour programmé à l’ancien régime du type Ben Ali. Les choses ne sont pas aussi simples. La « rente démocratique », qui est à la Tunisie ce que le pétrole est à l’Algérie, interdit d’emblée toute restauration qui coûterait aux autorités de Tunis la bienveillance internationale – en tout cas occidentale – garante de précieux soutiens financiers en ces temps de diète économique. Un exemple parmi d’autres de cette cote diplomatique toujours très élevée : le retrait sans difficulté de la Tunisie, mardi 23 janvier, de la liste des paradis fiscaux établie début décembre par l’Union européenne (UE). « Il faut sauver le soldat Tunisie », unique rescapé de la vague des printemps arabes, est un peu le mot d’ordre des bailleurs de fonds, tel le Fonds monétaire international (FMI). Ce crédit moral est forcément lié à l’expérience démocratique en cours et nul dirigeant à Tunis ne le sacrifierait. Le risque existe pourtant que cet ordre démocratique, à préserver dans sa forme, soit vidé d’une partie de sa substance au fil d’insidieux renoncements.
Les islamistes conquérants puis accommodants
Etait-ce le prix à payer pour cette prouesse politico-diplomatique qui évita à la Tunisie de basculer en 2013 dans les abysses de la guerre civile ? Car la configuration actuelle, produit d’une magistrale opération de sauvetage, activement encouragée par les Occidentaux (surtout les Américains et les Allemands), a permis de résorber la fracture qui ne cessait de s’ouvrir depuis la révolution entre deux camps irréductibles. D’un côté, les tenants de l’islam politique regroupés autour d’Ennahda qui dominait la coalition gouvernementale (la « troïka ») au pouvoir à partir de la fin 2011. De l’autre, les « modernistes » et les « laïcs » gravitant autour de Nidaa Tounès, éventail s’étirant de l’extrême gauche jusqu’aux anciens soutiens de Ben Ali. Ces derniers sont farouchement hostiles à l’islamisation d’une société tunisienne dont une grande partie demeure attachée au réformisme sociétal – notamment les droits des femmes – inauguré dès l’indépendance de 1956 par Habib Bourguiba, le « père de la nation ».

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En cette terrible année 2013, la tension fut à son comble entre les deux camps à la suite de l’assassinat de deux figures de l’opposition laïque (Chokri Belaïd en février et Mohamed Brahmi en juillet). La rue s’enfièvra. Début août, des manifestations monstres réclamèrent le départ du pouvoir d’Ennahda, dénoncé comme responsable de la montée de la violence islamiste.
C’est dans une suite de l’hôtel Le Bristol, à Paris, que la réconciliation a été amorcée le 14 août 2013. Ce jour-là, Béji Caïd Essebsi, ex-lieutenant de Bourguiba et fondateur de Nidaa Tounès, rencontra Rached Ghannouchi, le « cheikh » d’Ennahda revenu à Tunis dès la chute de Ben Ali après 22 ans d’exil. Le pacte qui s’esquissa à ce moment-là déboucha sur une coalition gouvernementale au lendemain des élections législatives et présidentielle de la fin 2014 gagnée par le parti de Béji Caïd Essebsi, lequel tendit une main magnanime à des islamistes soudain accommodants après avoir été conquérants. Depuis lors, la Tunisie est dirigée par ce condominium qui a sans nul doute sauvé la Tunisie du chaos, mais dont la logique profonde, celle d’une cooptation entre élites politiques (l’établie et l’émergente), manque cruellement de transparence.

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Il n’est pas anodin que cette rencontre au Bristol ait eu lieu un peu plus d’un mois après le coup d’Etat du 3 juillet 2013 en Egypte contre le président d’alors, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans. A distance, l’événement a traumatisé les islamistes tunisiens, réveillant chez eux la crainte d’une répression à domicile dont ils avaient durement souffert à partir des années 1990 : 22 000 arrestations, torture dans les prisons, familles entières ostracisées. Cette mémoire de l’« éradication » continue de hanter les islamistes tunisiens et l’on ne peut comprendre leur revirement de l’été 2013 qu’à cette lumière-là. « Oui, cette angoisse existentielle a beaucoup joué », admet sous le sceau de l’anonymat un dirigeant d’Ennahda. Ce dernier ajoute qu’une telle réaction de survie a concerné la direction plus que la base, laquelle a toutefois fini par se rallier au virage pragmatique.
Un pacte scellé à l’hôtel Le Bristol
Quels furent les termes de ce fameux pacte du Bristol ? Evidemment, il n’y a pas eu de document. A en juger par le scénario qui s’est ensuite mis en place, on peut sans grand risque résumer ainsi le marché conclu. Un : Ennahda aida Béji Caïd Essebsi à accéder à la magistrature suprême. Deux : le chef de Nidaa Tounès s’engagea en contrepartie à protéger Ennahda des ardeurs d’éradication des faucons de son propre camp. Le premier acte se rééalisa très vite avec l’abandon par Ennahda – qui domine toujours alors la « troïka » au pouvoir – d’un projet de loi visant à exclure de la vie politique les titulaires de fonction sous la dictature passée, ainsi que sa renonciation à un article du projet de Constitution imposant une limite d’âge à un candidat à la présidence de la République. Cette double hypothèque levée, Béji Caïd Essebsi, né en 1926 et qui fut ministre sous Bourguiba et président du Parlement sous Ben Ali, put se présenter à l’élection présidentielle de décembre 2014. Il la remporta avec l’évidente complicité d’Ennahda.

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Le deuxième acte se joua ensuite avec la formation du gouvernement de coalition début 2015. Même confiné à une participation minimale dans l’exécutif, Ennahda se sentit rassuré face au risque d’un retour de bâton répressif à un moment critique où soufflait le vent de la contre-révolution en Libye, en Egypte et en Syrie. Son assurance grandit même alors que les scissions successives au sein de Nidaa Tounès, plongé dans une violente guerre de clans, rétrogradèrent ce parti en deuxième position à l’Assemblée. Ennahda devint mécaniquement et à son insu le premier groupe parlementaire.
En dépit de ce rapport de forces qui évolue de facto en sa faveur, le parti islamiste ne se départ pourtant pas de l’attitude conciliante, discrète, coopérative qui est sa nouvelle option stratégique. Ironie de l’histoire, ses dirigeants s’inquiètent même de la crise interne au sein de Nidaa Tounès dont le nouveau chef, Hafedh Caïd Essebsi, fils du chef de l’Etat, est entouré de partisans de l’alliance avec Ennahda. « Cette alliance est dans notre intérêt commun, c’est l’intérêt du pays », déclarait Hafedh Caïd Essebsi au Monde le 4 mars 2016.
Ennahda privilégie la stabilité
Cette occasion historique d’isoler les éradicateurs au sein de la mouvance dite « moderniste », Ennahda ne veut pas la rater. Il lui faut donc éviter que le Nidaa Tounès de Hafedh Caïd Essebsi ne s’affaiblisse trop. Le mantra du parti devient : « Il faut préserver le rapport de force électoral de 2014 [Nidaa Tounès en numéro un et Ennahda en numéro deux] », résume Saïd Ferjani, membre du bureau politique d’Ennahda et conseiller du chef du parti, Rached Ghannouchi. « Nous devons aider Nidaa Tounès », ajoute-t-il. « Nous n’avons aucun intérêt à redevenir dominant, précise un autre dirigeant du parti islamiste. Cela réveillerait la polarité de 2013. » Or Ennahda redoute par-dessus tout une résurgence de cette polarité dans l’actuel contexte géopolitique régional hostile aux Frères musulmans. « Nous n’avons pas vocation à être réprimés et à entrer en conflit avec l’Etat, souligne-t-il. Notre intérêt est dans la stabilité. »

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Tel est le décor où va se déployer le fameux consensus tunisien qui produit aujourd’hui ses effets pervers. Au nom de la sacro-sainte « stabilité » à préserver à tout prix, Ennahda avalise sans broncher toute une série de mesures initiées par la présidence de la République ou Nidaa Tounès, lesquels ont recyclé de nombreux réseaux issus du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ex-parti unique sous Ben Ali. La plus emblématique de ces mesures a été l’adoption à l’automne 2017 de la loi dite de « réconciliation administrative » qui permet d’amnistier les cadres de l’Etat ayant prêté leur concours aux malversations de l’ancien régime. « La connivence entre Nidaa Tounès et Ennahda est malsaine, déplore Selim Kharat, le président d’Al-Bawsala, une association qui milite pour une plus grande transparence dans la vie publique. Elle ne fait que renforcer le statu quo. »

Sommaire de notre série Tunisie, où vas-tu ?

        Premier épisode
         

          Le consensus politique tunisien, étouffoir des idéaux de la révolution de jasmin



        Présentation de notre série
         

          Tunisie, où vas-tu ?


Sept ans après la révolution de 2011 en Tunisie, Le Monde Afrique dresse un bilan de la transition démocratique.






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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’édition 2018 du Festival d’Angoulême a mis à l’honneur le 9e art nippon avec une programmation d’une ambition sans précédent.
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BD : manga, la French connection

L’édition 2018 du Festival d’Angoulême a mis à l’honneur le 9e art nippon avec une programmation d’une ambition sans précédent.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 16h19
    |

            Pauline Croquet








                        



                                


                            

Jamais Angoulême n’a autant révéré le manga. Si le Festival international de la bande dessinée (FIBD) a, par le passé, rendu hommage à quelques grands maîtres du genre ou même récompensé le génial Katsuhiro Otomo (Akira) en lui attribuant un Grand Prix en 2015, l’édition 2018 de la manifestation, qui se tient jusqu’au dimanche 28 janvier, affiche une programmation d’une ambition sans précédent à l’égard du 9e art nippon, avec des expositions consacrées au « dieu du manga », Osamu Tezuka (Astro Boy), à Naoki Urasawa (Le Monde du 26 janvier) ou à la série à succès Fairy Tail.


Un choix artistique qui accompagne une véritable tendance de fond et qui fait de la France le deuxième marché du manga derrière le Japon. En témoignent des chiffres 2017 qualifiés d’« exceptionnels », « peut-être même record », par de nombreux acteurs de ce secteur en pleine effervescence. Il s’est vendu 15 millions de BD japonaises l’an dernier dans l’Hexagone, pour un chiffre d’affaires global de plus de 115 millions d’euros et une progression des volumes de ventes, pour la troisième année consécutive, de 9,8 %. Sur les cinquante albums de bande dessinée les plus vendus en 2017 dans le pays, dix-huit sont des mangas.

D’abord publié de façon sporadique dans des fanzines et des magazines spécialisés, le manga fait son apparition en France au début des années 1990 avec Akira, le chef-d’œuvre SF de Katsuhiro Otomo, qui offre à la BD japonaise son premier rayonnement en Occident. La télévision, à travers la diffusion de dessins animés japonais comme Cobra, Dragon Ball ou Nicky Larson, a continué d’aiguiser l’appétit des lecteurs français. Le genre ne cessera de s’enraciner jusqu’à représenter un tiers des BD éditées sur le territoire aujourd’hui.

L’audience du manga s’étend actuellement bien au-delà de la sphère jeunesse et adolescente....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Nestlé France a annoncé en novembre le regroupement d’ici à trois ans de l’ensemble de ses sièges sociaux dispersés en région parisienne.
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Nestlé confirme la suppression de 400 postes administratifs d’ici fin 2020

Nestlé France a annoncé en novembre le regroupement d’ici à trois ans de l’ensemble de ses sièges sociaux dispersés en région parisienne.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 18h41
   





                        



   


Nestlé France va supprimer environ 400 postes dans ses services administratifs au cours des trois prochaines années, a indiqué vendredi le groupe. Ce plan, présenté jeudi aux représentants syndicaux, s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des métiers du groupe en France, annoncée en janvier 2017.
« Chacun se verra proposer un poste » dans l’entreprise, a déclaré Pierre-Alexandre Teulié, l’un des directeurs généraux de Nestlé France, qui emploie au total environ 13 000 personnes. La filiale française du géant agroalimentaire suisse va notamment « lever le pied sur les embauches » pour parvenir à proposer un reclassement aux personnes concernées, a ajouté M. Teulié. « Nous voulons gérer cette transformation sans licenciements », a-t-il insisté.
« Emplois sacrifiés », selon les syndicats
L’intersyndicale de Nestlé France a dénoncé, dans un tract, le « nombre d’emplois sacrifiés », qui « seront perdus d’ici fin 2020 » dans l’Hexagone.
« Sur ces 400 suppressions d’emplois annoncées, 300 sont déjà identifiées dans la structure. Elles concerneront à 80 % le siège » de Nestlé France, à Noisiel (Seine-et-Marne), « et les sites supports (Auzainvilliers, Bron, Garons) mais les usines verront également le volume d’emploi de leurs fonctions support fortement diminuer puisque 10 % de leur effectif support seront supprimés », souligne l’intersyndicale CFE-CGC, CFDT, CGT, UNSA, CFTC et FO.
M. Teulié a relevé de son côté que « beaucoup de tâches administratives et support sont touchées par l’informatisation, la numérisation, la simplification ». « C’est notre devoir de nous adapter à cela et de faire évoluer la façon dont on travaille », a-t-il ajouté.
L’intersyndicale demande à la direction de « mobiliser des moyens adaptés pour les mesures d’accompagnement » et de « garantir zéro départ contraint ». Un nouveau comité de groupe extraordinaire est prévu le 28 février, selon les syndicats.
Le programme annoncé jeudi est distinct du plan de départs volontaires que Nestlé négocie actuellement dans le cadre du projet de fermeture du centre de recherche en dermatologie Galderma, situé à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) et qui emploie 550 personnes. « Une grande partie de ces emplois vont continuer d’exister mais en Ukraine, Portugal, Suisse… » a dénoncé l’intersyndicale.
En novembre, Nestlé France avait annoncé le regroupement d’ici à trois ans de l’ensemble de ses sièges sociaux dispersés en région parisienne (ceux de dix entreprises, dont Nestlé France, Nespresso, Nestlé Waters et Purina) sur un site unique à la porte de Versailles, dans le sud de Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ C’est la deuxième fois que l’Union africaine dénonce les insultes de Donald Trump à l’égard de l’Afrique.
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« Pays de merde » : l’Union africaine dénonce la « haine » de Donald Trump



Le Monde.fr avec Reuters
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        Le 26.01.2018 à 17h53






Durée : 01:07 | 

A l’ouverture des travaux du Conseil exécutif de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission, a condamné les propos attribués à Donald Trump sur les « pays de merde ». Le Tchadien a dénoncé la « haine » du président américain à l’égard de l’Afrique.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Selon le cabinet Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées en 2017, soit 4% de moins que l’année précédente. Les ventes ont chuté au dernier trimestre.
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Le marché des smartphones recule pour la première fois en Chine

Selon le cabinet Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées en 2017, soit 4% de moins que l’année précédente. Les ventes ont chuté au dernier trimestre.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 17h41
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Le marché chinois des smartphones a connu en 2017 sa première année de recul. Selon les chiffres publiés jeudi 25 janvier par le cabinet d’études Canalys, 459 millions d’unités ont été écoulées, soit 4 % de moins qu’en 2016. Une contraction qui s’explique notamment par la chute de 14 % des ventes au dernier trimestre.
« Ce ralentissement s’est produit plus vite que nous ne l’avions prévu », commente Mo Jia, analyste chez Canalys, alors que plusieurs observateurs notent un début de saturation du marché. Déjà fin décembre, le DigiTimes, un journal spécialisé dans le secteur de la technologie basé à Taïwan, avait fait état de stocks qui s’accumulaient chez les principaux constructeurs chinois, obligeant ces derniers à réduire la production.

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Dans ce contexte morose, Huawei a réussi à asseoir encore davantage sa position de numéro un dans le pays au dernier trimestre. Avec des livraisons en hausse de 9 % (24 millions d’unités), il a réussi à distancer ses principaux concurrents Oppo (19 millions, –16 %) et Vivo (17 millions, – 7 %). Ses bons résultats sont en partie à mettre au crédit de Honor, la marque pour les jeunes de Huawei. Apple réussit également un trimestre encourageant, dans un pays où il peine à s’imposer. L’intérêt suscité par l’iPhone X, sorti en novembre, lui permet de se hisser à la quatrième place du classement.

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Pour l’année 2018, Canalys ne prévoit pas de rebond du secteur. « Le déclin du marché chinois va avoir un effet préjudiciable sur les constructeurs, qui se sont jusque-là concentrés sur le marché domestique. Cela va affecter leurs finances, leur rentabilité, et limiter leur capacité à se développer à l’étranger, posant à terme la question de leur survie », anticipe un analyste du cabinet, qui prédit une consolidation du marché autour des plus gros constructeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.
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Ces maires qui réclament que les préfets relogent les locataires expulsés

Faute de parvenir à empêcher les expulsions locatives dans leur commune, six édiles de Seine-Saint-Denis veulent que l’obligation de trouver des solutions de relogement revienne aux préfets.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h29
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



   


Sanglés dans leur écharpe tricolore, les élus de six villes de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Bondy, Bagnolet, La Courneuve, Stains et Villetaneuse) sont venus, jeudi 25 janvier, défendre la légalité de leur arrête municipal anti-expulsion locative. Pour l’occasion, la petite salle d’audience du tribunal administratif de Montreuil était comble, avec la députée communiste Marie-George Buffet et des militants de la Confédération nationale du logement, venus en renfort.
C’est une bataille que ces maires mènent depuis 2010. Chaque année, ils publient un arrêté pour interdire les expulsions locatives dans leur commune. Tout aussi régulièrement, le tribunal administratif saisi par le préfet invalide cette mesure, arguant qu’un maire ne peut s’immiscer dans l’exécution d’une décision de justice, en l’occurrence celle qui a prononcé l’expulsion du locataire.
Cette fois, ces maires communistes pensent avoir trouvé la parade. Leurs six arrêtés, tous publiés entre la fin mars et le début avril 2017, précisent qu’une fois la personne expulsée, le préfet doit s’assurer de son relogement.
« Nous n’empêchons pas l’expulsion mais réclamons le relogement des personnes ainsi placées dans des situations indignes », affirme Azzedine Taïbi, le maire (PCF) de Stains.
Dans sa commune, les expulsions manu militari se multiplient : 75 ont eu lieu en 2017, contre 45 en 2016. « Lors des commissions de prévention des expulsions, le sous-préfet se montre de plus en plus intransigeant et n’accorde plus de délais », poursuit l’édile. Il s’agit d’économiser les deniers publics, car dans les cas de refus d’accorder le concours de la force publique, l’Etat doit indemniser les propriétaires lésés. « Mais cela coûte beaucoup plus cher de payer l’hôtel à une famille, avec le risque de déscolariser les enfants que de réquisitionner un logement vacant », remarque M. Taïbi.
« Cette fois, nous avons le droit de notre côté »
La nouvelle version des arrêtés municipaux ne semble pas avoir convaincu le rapporteur public, Laurent Buisson, qui, devant le président du tribunal, a réclamé leur annulation, invoquant les mêmes motifs que les années précédentes. « Les municipalités ont essayé de contourner la difficulté mais l’intention est la même, celle d’interdire les expulsions », a-t-il argumenté. « Mais il ne s’agit pas de juger des intentions, mais de faire du droit », a vivement rétorqué Me Roland Weyl, le défenseur des communes.

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« Cette fois nous avons le droit de notre côté : l’expulsion peut avoir lieu mais une fois à la rue le préfet doit reloger, a plaidé l’avocat. Manifestement le préfet n’a pas lu ces nouveaux arrêtés ni entendu le président de la République qui, en juillet 2017, a déclaré à Orléans, que d’ici la fin de l’année 2017, il ne voulait plus voir personne dans les rues. Le préfet veut-il laisser les gens dehors ? » Me Roland Weyl a aussi rappelé la valeur constitutionnelle du droit au logement et invoquant le pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, dont l’article 11 enjoint aux Etats de mettre à l’abri et d’assurer un logement suffisant à toute personne et sa famille.
Les délibérés seront prononcés les 7 et 8 février.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.
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Brexit : « L’amour de la patrie n’exclut pas la solidarité européenne »

Un collectif d’historiens britanniques dénonce, dans une tribune au « Monde », la nostalgie nationaliste qui sévit dans leur pays. Ils y voient l’origine d’un fantasme néfaste qui fait croire à un avenir radieux une fois que le pays sera sorti de l’Union européenne.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h30
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Dans sa tribune parue dans Le Monde du 23 novembre 2017 (« Non, le Brexit n’est pas seulement l’expression du nationalisme anglais »), Robert Tombs explique que le vote en faveur du Brexit aurait été l’expression d’une « certaine confiance anglaise » et « fondamentalement un vote de confiance dans les institutions démocratiques nationales ».
Malheureusement, il y a confiance et il y a témérité. En 1961, le prédécesseur de Mme May, M. Harold Macmillan, croyait pouvoir adhérer à la Communauté économique européenne (CEE), « mais », selon l’expression du général de Gaulle, « suivant ses propres conditions. » On sait ce qu’il est devenu de cette tentative.
Aujourd’hui, les Britanniques font l’inverse, en tentant de sortir de l’Union européenne (UE), mais toujours suivant leurs propres conditions, en l’occurrence un accord de libre-échange sur mesure. Il est permis de croire que cette deuxième entreprise ne réussira pas mieux que la première, et pour la même raison : la « confiance » démesurée des chefs britanniques en leur capacité de faire plier leurs partenaires européens.
Pur fantasme
L’illustration, s’il en fallait encore une, est offerte par la visite du président Macron le 18 janvier [sommet franco-britannique à Sandhurst]. Certes, nos deux pays ont signé quelques accords bilatéraux sur la coopération militaire en Estonie et au Mali, et la (troublante) cogestion de la frontière à Calais. Mais sur la relation britannique avec l’Europe, M. Macron s’est montré tout aussi ferme que le général de Gaulle : pas question d’un accord commercial qui porterait atteinte au marché unique. On voit donc que l’ambition britannique d’un traitement de faveur relève, non pas de la robuste confiance, mais du pur fantasme.
D’où vient cet excès de confiance, si nuisible aux intérêts britanniques ?
D’une part, un nationalisme britannique impérial, océanique qui se vante d’avoir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Contrôlé par magnétisme, un minirobot est capable de marcher, ramper et nager. Les chercheurs de l’Institut Max-Planck souhaitent l’utiliser dans un but médical.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ « Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.
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Des babouins s’échappent de leur enclos, le zoo de Vincennes évacué

« Les animaux n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », selon l’établissement.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 17h02
    |

            Audrey Garric








                        



   


Ce n’est pas la scène d’ouverture de La Planète des singes, mais un incident survenu au zoo de Vincennes. « Cinquante singes se sont échappés de leur enclos pour se balader en liberté dans le parc animalier », indique Le Parisien vendredi 26 janvier. En réalité, selon l’établissement de la capitale, le groupe de babouins, repérés par un soigneur dans la matinée, « a dû sortir un moment dans un couloir de service avant d’être remis à l’intérieur des grilles ». Quatre animaux ont cependant réussi à rejoindre un autre espace non accessible au public dans les coulisses du grand rocher, qui domine le parc. Ils étaient en cours de capture vendredi en milieu d’après-midi.

Suite à une échappée de #babouins dans le Grand rocher, la situation a été mise sous contrôle : l'ensemble du group… https://t.co/P3ZEDQ3hdy— zoodeparis (@Zoo de Paris)


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De quoi susciter un affolement dans l’établissement et une forte agitation sur les réseaux sociaux. Le zoo a immédiatement déclenché un « plan de secours », en alertant la brigade des sapeurs-pompiers, la police nationale et la préfecture. Les visiteurs ont été évacués pour la journée, tandis que les personnels ont été confinés. Une procédure de capture des animaux a enfin été lancée. « Une quarantaine de policiers et de pompiers spécialisés ont été mobilisés, dont trois tireurs avec des fusils hypodermiques », précise Le Parisien.
« Les singes n’ont jamais eu accès au circuit de visite du parc, il n’y a jamais eu de contact avec le public ni avec les soigneurs », assure de son côté le parc, qui a accueilli 750 000 visiteurs en 2016 et abrite près de 2 000 animaux. Tout en reconnaissant que ces primates, « surtout stressés », peuvent représenter un danger. L’établissement, qui fait partie du Muséum national d’histoire naturelle, ne peut dans l’immédiat expliquer l’origine de cet incident.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Editorial. Après les islamistes, après les révolutionnaires, c’est dans son propre camp que le président-maréchal Al-Sissi fait taire toute voix dissidente.
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En Egypte, une présidentielle atrophiée

Editorial. Après les islamistes, après les révolutionnaires, c’est dans son propre camp que le président-maréchal Al-Sissi fait taire toute voix dissidente.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 13h13
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Elle va être longue cette campagne présidentielle en Egypte ! Deux mois nous séparent de son premier tour, qui se tiendra du 26 au 28 mars : une éternité en l’absence de véritable compétition.
Alors que les prétendants à la magistrature suprême ont jusqu’au 29 janvier pour déposer leur dossier de candidature, un cinquième candidat potentiel a été contraint de jeter l’éponge. Jeudi 25 janvier, jour anniversaire de la révolution de 2011, l’avocat Khaled Ali, célèbre pour son implication dans le domaine des droits de l’homme et déjà candidat en 2012, a annoncé son retrait. Depuis l’annonce de sa candidature, il y a trois mois, trop de menaces et d’obstacles s’étaient accumulés contre lui et ses partisans, a-t-il expliqué.
Avant Khaled Ali, quatre autres impétrants ont été empêchés ou dissuadés. L’ex-premier ministre et général à la retraite Ahmed Chafik avait été expulsé, en décembre 2017, des Emirats arabes unis, où il vivait, et avait annoncé son intention de se présenter. Après une mystérieuse disparition de vingt-quatre heures à son arrivée au Caire, il avait renoncé au terme de ce qui ressemble fort à une opération d’intimidation.

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Puis le colonel Ahmed Konsowa, autre candidat déclaré, a été condamné, en décembre 2017, à six ans de prison pour « comportement nuisant aux exigences du système militaire ».
Le 15 janvier, c’était au tour de Mohamed Anouar Al-Sadate, le neveu de l’ancien président égyptien Sadate, d’annoncer son forfait. Enfin et surtout, l’ex-chef d’état-major de l’armée, Sami Anan, a été arrêté le 23 janvier, trois jours après l’annonce de sa candidature. Accusé d’incitation à la division entre les forces armées et le peuple, et de falsification de documents officiels, il sera jugé par un tribunal militaire.

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En dehors de Khaled Ali, tous ces hommes étaient des piliers de l’ancien régime d’Hosni Moubarak. Ahmed Chafik a été le dernier premier ministre du raïs déchu en février 2011, et Sami Anan, son chef d’état-major de 2005 à 2012. L’un comme l’autre, ainsi que le colonel Ahmed Konsowa, appartiennent à l’establishment militaire, qui dirige l’Egypte depuis 1952, à l’exception de la courte présidence de l’islamiste Mohamed Morsi, seul dirigeant librement élu de l’Egypte moderne. Aucun d’entre eux, donc, ne menaçait les orientations idéologiques du régime du président Abdel Fattah Al-Sissi.
Un signe de la fébrilité du régime
C’est d’autant plus inquiétant. Après les islamistes, après les révolutionnaires, c’est dans son propre camp que le président-maréchal Al-Sissi fait taire toute voix dissidente. C’est un signe de la fébrilité du régime plus que de sa force. Et cette répression tous azimuts, si elle ne lui attire aucune critique de ses partenaires étrangers, ne va pas renforcer sa stature internationale. A l’heure du bilan de son premier mandat, le président, auteur du coup d’Etat de 2013 qui avait renversé M. Morsi, sait que ses réalisations sont insuffisantes, essentiellement dans le domaine de l’économie alors que la réduction des subventions de l’Etat aux produits de base et la chute de la livre égyptienne touchent durement les classes populaires.

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Le seul enjeu du scrutin présidentiel plébiscitaire qui s’annonce en Egypte est désormais la participation. Il y a quatre ans, il avait fallu ajouter un troisième jour de scrutin pour atteindre péniblement le taux officiel de 47,5 %, probablement truqué. Plus que jamais, la révolution de 2011 s’efface, comme un lointain mirage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Pour Bill Richardson, ami de la dirigeante birmane, celle-ci a perdu tout « leadership moral ».
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Rohingya : un ex-diplomate américain dénonce l’attitude d’Aung San Suu Kyi

Pour Bill Richardson, ami de la dirigeante birmane, celle-ci a perdu tout « leadership moral ».



Le Monde
 |    26.01.2018 à 11h28
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



   


Aung San Suu Kyi a-t-elle perdu tout sens des réalités à propos de l’épuration ethnique des Rohingya, après qu’environ 700 000 membres de cette minorité musulmane ont fui au Bangladesh pour échapper aux exactions de l’armée birmane ? C’est ce que pense l’ancien gouverneur de l’Etat américain du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, qui vient de démissionner avec fracas d’un « Comité consultatif » formé par la dirigeante birmane pour la conseiller sur la situation dans l’Etat de l’Arakan, où vivent les Rohingya.
Estimant ne pas pouvoir prolonger sa participation à ce comité qui n’est, selon lui, qu’un « appareil de propagande » servant à « blanchir » les actions de l’Etat et de l’armée tout en ignorant les questions cruciales des « violations des droits de l’homme », M. Richardson accuse Aung San Suu Kyi d’avoir désormais perdu toute prétention au « leadership moral ».

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                Accord sur un rapatriement des Rohingya en Birmanie « d’ici deux ans »



De la part d’un ami de longue date de la « Lady » – leur relation remonte au temps où M. Richardson était ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU durant l’administration Clinton –, l’accusation résonne d’autant plus fortement qu’elle est proférée à un moment où la Prix Nobel de la paix 1991 est la cible de nombreuses et virulentes critiques. Il lui est reproché la passivité dont elle a fait preuve dans une crise qui pourrait avoir fait plus de 6 000 morts. Sans compter les incendies de villages musulmans, les viols de masse et exécutions sommaires qu’ont rapportés les réfugiés après leur arrivée au Bangladesh.
« Arrogance du pouvoir »
Jeudi 25 janvier, M. Richardson a enfoncé le clou dans une interview au New York Times : selon lui, Mme Suu Kyi est saisie par l’« arrogance du pouvoir » et est isolée dans une « bulle » où elle s’est entourée « de flagorneurs qui ne lui décrivent pas la réalité de la situation ».
L’ancien gouverneur américain avait eu en début de semaine, lors d’un dîner organisé pour les dix personnalités, birmanes et étrangères, formant ce « Comité consultatif », un échange des plus houleux avec Aung San Suu Kyi : après que Bill Richardson eut osé évoquer le cas de deux journalistes birmans de l’agence de presse britannique Reuters incarcérés pour « divulgation de secrets d’Etat », une accusation qui pourrait leur valoir quatorze ans de prison, la dirigeante birmane était entrée dans une violente colère, criant à son « ami » américain de se mêler de ses affaires. « Son visage frémissait », a raconté l’ancien gouverneur au New York Times, ajoutant qu’il avait eu l’impression que, si elle avait été « plus proche de [lui], elle [l]’aurait peut-être frappé, tant elle était furieuse ».
Bill Richardson est sidéré par le « dénigrement » dont elle fait preuve à l’égard du reste du monde
Au-delà de la violence des échanges avec l’ancienne « Dame de Rangoun », les affirmations de Bill Richardson témoignent, pour la première fois depuis le début de la crise, de ce que semblent être les dispositions d’esprit de Mme Suu Kyi. Cette dernière ne paraît ainsi plus seulement pactiser, pour des raisons de « realpolitik », avec une armée dont elle fut longtemps la bête noire : aujourd’hui, quand on critique devant elle les exactions des militaires, elle s’en prend au reste du monde. M. Richardson a confié avoir été sidéré par le « dénigrement » systématique de la part de la dirigeante à l’encontre, en vrac, des Nations unies, des médias internationaux, des organisations de défense des droits de l’homme et autres prix Nobel… « La liste de ses ennemis est très longue », a ironisé l’Américain.

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                Birmanie : dans un village rohingya, une tuerie et des clichés interdits



Depuis l’automne 2016, quand les exactions à grande échelle de l’armée contre les Rohingya ont commencé, un certain nombre d’observateurs et de diplomates insistaient sur le fait qu’Aung San Suu Kyi n’avait d’autres choix, en public, que de sembler pactiser avec l’armée, celle-ci ayant conservé des pouvoirs exorbitants en dépit du processus de « démocratisation ». Il se pourrait désormais que, même en privé, « Daw » (Madame) Suu ait fait un pas de plus vers la compromission avec ses anciens geôliers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans une société traumatisée par les attaques terroristes, ces masters représentent un attrait pour la police et l’aide aux victimes.
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édition abonné


Les masters de criminologie et de victimologie sont en plein essor

Dans une société traumatisée par les attaques terroristes, ces masters représentent un attrait pour la police et l’aide aux victimes.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 09h38
    |

                            Ondine Debré








                        



                                


                            

C’est un cours unique en son genre, un enseignement à deux voix sur le thème de la culpabilité, avec un professeur de droit et un psychologue. Une ­formation proposée aux trente étudiants de 3e cycle du master 2 « criminologie et victimologie » de l’université de droit et de sciences sociales de Poitiers. Ils viennent ici après avoir suivi une formation en droit, en psychologie ou même en médecine.

Dire que cette formation, créée en 2008, a le vent en poupe ­depuis que la France connaît une vague d’attentats serait exagéré, mais il est indéniable que de plus en plus d’étudiants se ­tournent vers des programmes donnant accès aux métiers de l’aide aux victimes, de la ­magistrature ou de l’avocature, avec une coloration et un état d’esprit différents.
« Ces attentats ont été un aveu d’impuissance et ont réveillé ma curiosité pour les métiers de la police et du renseignement. » Vincent Pagnan, étudiant en ­master « police et sécurité intérieure »
« Nous conseillons à nos étudiants de prendre du recul, et de ne pas être dans une attitude de réaction. Notre rôle est de leur ­enseigner un esprit d’ouverture en même temps qu’un esprit ­critique », explique Laurence ­Leturmy, qui dirige ce master ­pluridisciplinaire préparant aux métiers du droit, de la psychologie et de la médecine légale.
L’actualité influence forcément les étudiants dans leurs choix. C’est ce que confirme ­Vincent ­Pagnan, 22 ans, étudiant en ­master 1 « police et sécurité intérieure » à Pau.
Attiré depuis toujours par les métiers du droit, il envisage sa formation différemment depuis les attentats. « Ces événements ont été un aveu d’impuissance, et ont réveillé ma curiosité pour les métiers de la police et du renseignement, ce que je n’envisageais pas avant », explique-t-il.
Savoirs transversaux
Ce master a été créé il y a deux ans par Marielle de Béchillon, ­juriste dont le père présidait la cour d’appel de Pau aux grandes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ « Le Monde » a eu confirmation que des plaintes ont bien été déposées contre un proche de cette star des réseaux sociaux, notamment pour viol aggravé sur mineur.
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Ce que l’on sait de l’affaire concernant l’entourage de Jeremstar

« Le Monde » a eu confirmation que des plaintes ont bien été déposées contre un proche de cette star des réseaux sociaux, notamment pour viol aggravé sur mineur.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 15h42
    |

            Pauline Croquet, 
Martin Untersinger et 
Morgane Tual








                        


Depuis la mi-janvier, Jeremstar est au cœur de la tourmente : cette star des réseaux sociaux se retrouve en difficulté depuis que plusieurs internautes ont publié de graves accusations à l’encontre d’un de ses proches. Jeudi 25 janvier, Le Monde a eu confirmation que des plaintes avaient bien été déposées à l’encontre de cet ami, connu sous le pseudonyme de « Babybel », pour « viol aggravé sur mineur » et « corruption de mineur ».

        Lire :
         

          Pris à partie sur les réseaux sociaux, le snapchatteur et youtubeur Jeremstar s’explique



Qui est Jeremstar ?

   


De son vrai nom Jeremy Gisclon, Jeremstar est une célébrité des réseaux sociaux et de la télé-réalité française. A 31 ans, il cumule une audience de plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux et notamment sur Snapchat, application très prisée des adolescents, où il est l’une des personnalités françaises les plus suivies. Egalement youtubeur, Jeremstar s’est fait connaître en chroniquant sur son site de nombreuses émissions de télé-réalité et en participant à certaines d’entre elles.
Depuis la rentrée, il participe à l’émission de C8 « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson. C8 a toutefois suspendu son activité sur la chaîne mercredi 17 janvier, alors qu’émergeait ce qui a été appelé le « Jeremstargate ».
Qu’est-ce que le « Jeremstargate » ?
A la mi-janvier, un utilisateur de Snapchat également très populaire et utilisant le pseudonyme Aqababe a accusé Jeremstar de lui avoir volé une information concernant des participants aux « Anges », une émission de télé-réalité diffusée sur NRJ12. En représaille, celui-ci a diffusé une vidéo intime de Jeremstar qui ne comporte rien d’illégal.
Mais Aqababe a aussi relayé et formulé, dans plusieurs messages publiés sur les réseaux sociaux, des accusations très graves à l’encontre d’un proche de Jeremstar, Pascal Cardonna, aussi connu sous le surnom de « Babybel ». C’est de cette façon qu’a commencé le #Jeremstargate, le mot-clé que les internautes ont alors massivement utilisé pour évoquer cette affaire.
« J’aimerais dire une bonne fois pour toutes que le “Jeremstargate” n’existe pas. Le “CardonnaGate” existe. Aucun doute n’est possible à ce sujet désormais, mais c’est à la justice de se prononcer », s’est défendu Jeremstar dans un communiqué publié mardi. 
Qui est Pascal Cardonna, alias « Babybel » ?
Cet homme d’une cinquantaine d’années fait partie de l’entourage proche de Jeremstar. Les fans le connaissent bien puisqu’il apparaît régulièrement dans les vidéos de la star des réseaux sociaux.
Pascal Cardonna occupe par ailleurs depuis 2008 la fonction de coordinateur numérique du réseau des radios France Bleu pour la région Sud. Son poste est basé à Nîmes et ne prévoit pas qu’il intervienne à l’antenne.
Qu’est-il reproché à Pascal Cardonna ?
Plusieurs internautes, parmi lesquels Aqababe, l’ont accusé mi-janvier sur les réseaux sociaux d’entretenir des relations sexuelles avec des mineurs et de profiter de la célébrité de Jeremstar pour attirer de jeunes garçons chez lui. Depuis, deux plaintes ont été déposées.
Annoir S., un étudiant montpelliérain de 18 ans, a porté plainte lundi 22 janvier contre lui pour « viol aggravé sur mineur », mais aussi « corruption sur mineur, recours à la prostitution de mineur, agression sexuelle sous aggravation de faits commis en bande organisée », selon les informations communiquées au Monde par son avocat, Kamel Benamghar. Dans les colonnes de l’Obs, Annoir S. évoque une soirée à laquelle assistait Jeremstar au domicile de Pascal Cardonna. Dans la nuit, dit-il, « je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis réveillé dans sa chambre, il [M. Cardonna] était en train de me faire une fellation ».
Jason F., employé en région parisienne de 21 ans, a de son côté porté plainte mercredi 24 janvier pour « corruption de mineur et recours à la prostitution de mineur » contre Pascal Cardonna, a détaillé son avocat, Alexandre Blondieau, au Monde. Le jeune homme dit avoir eu une relation sexuelle consentie mais rémunérée avec lui en 2012, à l’âge de 16 ans. « Quand vous avez un mineur et que vous le sollicitez pour un rapport sexuel tarifé, c’est illicite, a ajouté l’avocat. Il est très déterminé », a-t-il souligné à propos de son client.
Que répond Pascal Cardonna ?
Pascal Cardonna, qui nie ces accusations, a de son côté déposé trois plaintes :
contre Aqababe, qui a été le premier à l’accuser sur les réseaux sociaux, « pour diffamation et atteinte à la vie privée » ;contre Jean-Claude Elfassi, l’auteur d’un blog à scandales qui a relayé des accusations, « pour dénonciation calomnieuse et diffamation », a dit au Monde l’avocat de Pascal Cardonna, Christophe Dubourd ;contre Annoir S., le 23 janvier, pour « dénonciation calomnieuse et menace physique ». « Dans la nuit du 20 janvier, ce jeune homme qui habite Lunel fait une expédition punitive avec trois amis plus costauds que lui jusqu’au domicile de mon client. Ils ont été pris par deux amis de M. Cardonna en train d’essayer d’escalader sa terrasse. Les deux garçons les ont fait dégager », a déclaré Me Dubourd au Monde.
Sur les accusations qui visent Pascal Cardonna, l’avocat est catégorique :
« Mon client n’a jamais eu de relations sexuelles avec ce garçon ; ce garçon a passé la nuit chez monsieur Cardonna et a eu des relations sexuelles avec son petit ami. »
Il concède : 
« Ce n’est pas un secret, il ne s’en cache pas, mon client fréquente des gens plus jeunes que lui. Il invite à son domicile pour des soirées des jeunes gens de 18, 19 jusqu’à 30 ans. mais il ne les séquestre pas sexuellement. Il aime la compagnie de la jeunesse, on en pense ce qu’on veut mais ce n’est pas interdit. »
Jeremstar est-il impliqué ?
Sur les réseaux sociaux, des personnalités comme Aqababe ont insinué que Jeremstar était complice des agissements de Pascal Cardonna, jouant un rôle de facilitateur.
Ces accusations apparaissent dans la plainte d’Annoir S., citée par L’Obs :
« Pascal Cardonna n’a eu de cesse d’user de la présence complice de Jérémy Gisclon pour imposer à Annoir S. de nombreux attouchements sexuels et l’inciter de manière répétée et insistante à prendre part à une activité sexuelle avec lui. »
« Jeremstar n’est pas concerné par les faits de viols », a cependant tenu à faire savoir l’avocat du plaignant, Me Kamel Benamghar.
« Je suis innocent. Je suis à bout », écrit quant à lui l’intéressé dans son communiqué de mardi, précisant qu’il se « désolidarise totalement de Pascal Cardonna ».
En revanche, la plainte déposée par Jason F. ne concerne pas Jeremstar. Son nom est toutefois « évoqué dans la plainte car il fait partie du décor », explique l’avocat du plaignant, Alexandre Blondieau.
Que répond Jeremstar ?
Celui-ci a d’abord porté plainte pour atteinte à l’intimité de la vie privée, après la publication en ligne d’une vidéo personnelle et à caractère sexuel dans laquelle il se met en scène. Une enquête a ensuite été ouverte à ce sujet, le 17 janvier, par le parquet de Paris. Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Jeremstar, qui s’exprime habituellement plusieurs fois par jour sur les réseaux sociaux, s’est retiré du Web et des plateaux de télévision depuis le début du « Jeremstargate », il est toutefois sorti de son silence à deux reprises, pour publier des communiqués, les 17 et 23 janvier. Le célèbre internaute, qui nie toutes les accusations, se dit « profondément bouleversé » par cette affaire.
« J’ignorais absolument l’existence de ces témoignages », affirme-t-il dans son premier communiqué au sujet des accusations visant M. Cardonna. « Je n’ai absolument rien à voir avec sa vie intime et suis totalement étranger aux imputations dont il fait l’objet, à supposer qu’elles soient démontrées ». « On m’accuse d’avoir facilité les supposés agissements de Pascal Cardonna. Je nie. On m’accuse d’y avoir participé. Je nie », a-t-il martelé.


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Violences sexuelles : ce que dit la loi
            




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  var donnees1 = {
En savoir plus"],
qui ne sont pas consentis.En savoir plus"],
tout acte de pénétration sexuelle non consenti (avec violence et/ou contrainte, menace, surprise). Tous les actes de pénétration sexuelle sont visés (buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt ou encore par l’objet). La loi réprime également les tentatives de viol, c’est-à-dire les actes stoppés uniquement «&nbspen raison de circonstances indépendantes de la volonté de [leur] auteur ».En savoir plus"]
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  var donnees2 = {
    "autorite": ["L’abus d’autorité", "Toutes les violences sexuelles commises par une personne qui «&nbspabuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Par exemple lorsque l’agresseur est en situation de supériorité hiérarchique sur sa victime."],
    "ascendant": ["Les agressions commises par un ascendant ou un conjoint", "Il s’agit d’une circonstance aggravante dans le cas d’une agression sexuelle ou d’un viol, et ce, que l’auteur des faits soit l’ascendant naturel ou adoptif de la victime."],
    "ivresse": ["Les agressions commises en état d’ivresse", "Le fait qu’une agression sexuelle ou un viol ait été commis par une personne ivre ou sous l’emprise de stupéfiants expose l’auteur à des peines renforcées."],
    "menace": ["L’usage de la menace ou d’une arme ainsi que les blessures et lésions", "Lorsqu’une ou plusieurs de ces conditions sont réunies, les sanctions prévues par la loi sont alourdies."],
    "vulnerables": ["Les atteintes aux personnes vulnérables", "Toutes les violences sexuelles commises sur une personne vulnérable du fait de son âge, d’une infirmité, d’une déficience psychique ou physique ou d’un état de grossesse sont plus durement réprimées. C’est aussi le cas pour les atteintes commises sur une personne mineure de plus de quinze ans."],
    "groupe": ["Les violences commises en groupe", "Toutes les violences sexuelles commises par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice sont plus sévèrement réprimées."]
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1. Les différents types de violences");
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2. Les circonstances aggravantesParfois minimisées, certaines situations sont au contraires jugées comme aggravantes par la justice et peuvent entraîner des sanctions plus sévères, selon les types de violences. Voici les principales :");
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Bosch envisage d’investir 14 millions d’euros pour son site menacé à Rodez

La chute du diesel menace le site, spécialisé dans ce type de moteurs, du premier employeur privé de l’Aveyron. La direction souhaite conclure avec les salariés un accord de compétitivité avant avril.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
26.01.2018 à 18h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La sévère chute des ventes de véhicules diesel sonne-elle le glas de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron), un site où les 1 600 salariés travaillent sur la production de pièces exclusivement pour cette technologie ? Rien n’est encore écrit. Vendredi 26 janvier, l’état-major de l’équipementier allemand s’est déplacé à Onet-le-Chateau afin d’expliquer son projet.
Pour lui, la survie de l’usine dépendra à moyen terme de l’adoption d’un accord de compétitivité négocié d’ici le mois d’avril avec les élus syndicaux du site. En contrepartie d’un nouvel investissement de modernisation du site de 14 millions d’euros, pour pérenniser l’une des deux lignes de production d’injecteurs, la direction demande l’adoption d’un accord de compétititivité d’ici le mois d’avril.
« Un message très négatif »
Un message que les syndicats ne semblent pas vouloir entendre. Ces derniers regrettent que Bosch ne se soit engagé ni sur la production ni sur le maintien du personnel à moyen-terme. « On a eu un message très négatif », a ainsi indiqué Pascal Raffanel (CFE-CGC) au nom de l’intersyndicale.

        Lire l’analyse:
         

          Chez Bosch à Rodez, l’Etat veut éviter un nouveau GM&S



De fait, pour simplement survivre, la direction cherche, de source syndicale, une baisse du temps de travail conséquente, voire une révision à la baisse du dispositif de RTT, non compensée. De même, un dispositif de chômage partiel pourrait être réactivé, comme lors de la crise financière.
« L’idée est de sauvegarder un peu moins de 1 600 postes sur les trois prochaines années, le temps de trouver de nouveaux produits, hors diesel, à affecter au site », confie un observateur du dossier.
Contacts avec Safran et Airbus
« Nous travaillons depuis 2017 à une diversification du site, notamment avec l’aide d’un cabinet de conseil. Pour l’instant, plusieurs secteurs ont été identifiés pour réutiliser le savoir-faire local comme l’aéronautique ou les équipements médicaux. Cependant, rien n’a pour l’instant abouti », confie-t-on chez Bosch. Des contacts auraient été récemment établis avec Safran et Airbus.
Dans un communiqué, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a apporté vendredi « son plein soutien au groupe Bosch et aux salariés pour accompagner cette transition, identifier des activités d’avenir et favoriser leur localisation à Rodez. »



                            


                        

                        


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Attentats du 13-Novembre : la Belgique remet un suspect à la justice française

Mohamed Bakkali, âgé de 30 ans, a été interpellé le 26 novembre 2015 près de Verviers dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats de Paris et Saint-Denis.



Le Monde
 |    26.01.2018 à 16h26
   





                        


La Belgique a remis à la justice française un suspect des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a annoncé vendredi 26 janvier le parquet fédéral belge.
La justice belge avait autorisé le 30 juin 2016 la remise à la France de Mohamed Bakkali aux autorités judiciaires françaises, à la condition « qu’après avoir été jugé, il soit renvoyé en Belgique pour y subir la peine ou la mesure de sûreté qui serait prononcée à son encontre ».

        Lire aussi :
         

                Attentats de Paris et Bruxelles : un commando belge sous l’emprise du prédicateur Khalid Zerkani



L’homme âgé de 30 ans a été interpellé le 26 novembre 2015 près de Verviers dans le cadre de l’enquête belge sur les attentats de Paris et Saint-Denis, dans lesquels 130 personnes sont mortes en novembre 2015. Sa trace avait en effet été trouvée à Auvelais et Schaerbeek, deux endroits où ont séjourné les terroristes de Paris.
Un des logisticiens des attentats de 2015
Il est soupçonné d’avoir loué, à au moins deux reprises, des planques au commando du 13 novembre (à Auvelais et à Schaerbeek), dont celle où ont été fabriquées les ceintures explosives. Mohamed Bakkali avait été mis en examen pour assassinats terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste.
Il est par ailleurs cité dans le testament d’Ibrahim El Bakraoui, un des trois kamikazes des attentats de Bruxelles en mars 2016.
Mohamed Bakkali est également soupçonné d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’organisation de l’attaque manquée du 21 août 2015 dans un train Thalys Amsterdam-Paris et a été mis en examen dans le volet belge de cette enquête le 31 octobre 2017.

Le point sur les arrestations
En détention provisoire en France
- Salah Abdeslam : seul rescapé du commando parisien.
- Farid Kharkhach : intermédiaire avec le réseau de faussaires qui a fourni les faux-papiers.
- Hamza Attou, Mohamed Amri et Ali Oulkadi : chauffeurs de la cavale de Salah Abdeslam.
- Adel Haddadi et Usman Muhammad : un Algérien et un Pakistanais qui devaient commettre une quatrième attaque à Paris le 13 novembre 2015 et ont été arrêtés en Autriche.
En détention provisoire en Belgique
- Yassine Atar : petit frère du « cerveau » présumé des attentats, il avait la clé d’une planque.
- Osama Krayem et Sofien Ayari : soupçonnés d’avoir été « candidats au martyre » pour une attaque le 13 novembre 2015 à l’aéroport de Schiphol aux Pays-Bas, finalement avortée.
- Mohamed Bakkali : le logisticien-chauffeur-loueur, proche des frères El-Bakraoui.
- Mohamed Abrini : impliqué dans les repérages en France et dans l’attentat de Bruxelles, c’est « l’homme au chapeau » (il est aussi mis en examen dans la procédure française).
Sous mandat d’arrêt international
- Ahmed Dahmani : soupçonné d’avoir participé à l’achat des explosifs, il a fui vers la Turquie au lendemain du 13 novembre. Condamné et détenu en Turquie. Il doit être extradé vers la France.
- Oussama Atar : « cerveau » présumé des attaques, possiblement toujours dans la zone irako-syrienne.
- Ahmed Alkhald : soupçonné d’être l’artificier en chef de la cellule, il a fui vers la Turquie avant les attentats.
Les kamikazes morts
Abdelhamid Abaaoud, Samy Amimour, Brahim Abdeslam, Chakib Akrouh, Bilal Hadfi, Foued Mohamed-Aggad, Ismaël Omar Mostefaï, Ammar Al-Sabaawi et un autre Irakien non identifié à ce jour. Najim Laachraoui et les frères El-Bakraoui se feront exploser à Bruxelles le 22 mars 2016.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Dix clubs anglais figurent dans la liste des 20 équipes de football les plus riches au monde, selon le rapport annuel du cabinet Deloitte.
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