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Open d’Australie : Chung Hyeon face à la montagne Federer

Le jeune Sud-Coréen défiera la légende du tennis vendredi 26 janvier à Melbourne, pour une place en finale.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 17h53
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Personne ne fut véritablement surpris de voir quelques têtes d’affiche du tableau masculin (Djokovic, Nadal, Wawrinka), empêtrées dans les blessures et quitter prématurément Melbourne. Mais que dire de la qualification pour les demi-finales de Chung Hyeon, modeste 58e mondial à son arrivée en Australie. Le Sud-Coréen aura l’occasion de se faire définitivement un nom, vendredi 26 janvier, contre un Roger Federer parti à la conquête d’un vingtième titre du Grand Chelem.
L’anglais encore hésitant et le regard légèrement perdu : c’est peu dire que Chung Hyeon n’est pas à l’aise quand Jim Courier, ancien no 1 mondial, s’avance au centre du court pour recueillir les premières impressions du vainqueur. Le jeune joueur (21 ans) répète après chaque victoire suivre actuellement des cours auprès d’un ami pour maîtriser la langue de Shakespeare. Une pirouette pour se dépêtrer d’un cérémonial auquel il devra – sans doute – désormais s’habituer.

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L’héritier de Djokovic ?
Assuré d’intégrer le top 30 après l’Open d’Australie, soit le meilleur classement atteint par un Sud-Coréen, Chung Hyeon n’est pas vraiment un inconnu sur le circuit. Vainqueur en novembre dernier de la première édition des « Next Gen ATP Finals », un tournoi réunissant les meilleurs jeunes, il pointait déjà à la 51e place mondiale en 2015, à tout juste 19 ans. Deux ans de stagnation sur fond de blessures ont suivi, avant de le voir – enfin – concrétiser les promesses affichées chez les juniors (finaliste à Wimbledon, en 2013).

That was an incredible performance #Chung! Keep up great work. You’ve got this! 👏 #AusOpen https://t.co/GjCwmnhXOd— DjokerNole (@Novak Djokovic)


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Avant d’accéder au dernier carré à Melbourne, Chung Hyeon n’a pas bénéficié d’un tableau facile. Confronté à l’Allemand Alexander Zverev dès le troisième tour, il est sorti vainqueur du « match des espoirs » en infligeant un sévère 6-0 dans le dernier set, face à un adversaire pourtant bien mieux classé (quatrième mondial). Le Sud-Coréen a ensuite écarté en trois manches son idole, Novak Djokovic, encore en délicatesse avec son coude. Cette victoire a d’autant plus impressionné qu’il a triomphé du maître de la Rod Laver Arena (six titres à l’Open d’Australie) en matant le Serbe dans son propre style de jeu.
Très musclé au niveau des jambes, Chung Hyeon montre une vitesse de déplacement peu commune pour un joueur affichant 1,88 mètre sous la toise. Il balaie les quatre coins du terrain jusqu’à provoquer la faute de son adversaire, quand il ne met pas fin à l’échange d’un revers cinglant.
14e demi-finale à Melbourne pour « Rodgeur »
Confrontation de deux générations (quinze ans d’écart), la demi-finale contre Roger Federer offrira aussi une belle opposition de style. Le Suisse sait qu’il ne devra pas prendre le risque de longs rallyes en fond de court. « Il a des qualités impressionnantes, notamment en défense, qui font penser à Novak Djokovic, constate le tenant du titre. Mais je n’ai pas encore eu le temps de voir comment il servait et retournait. Deux aspects majeurs du jeu. »
Pour Federer, l’objectif vendredi ne sera pas seulement de rappeler le jeune Chung Hyeon à ses chères études. Le Bâlois aura à cœur de poursuivre son parcours sans faute en Australie, où il n’a pour l’instant pas perdu le moindre set. Au sommet de son art à 36 ans, il disputera sa 43e demi-finale de Grand Chelem – la 14e à Melbourne –, en quête d’un 20e titre majeur. Etourdissant.
Roger Federer-Chung Hyeon, à suivre en live sur Le Monde. fr, vendredi 26 janvier, à partir de 9 h 30.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Français se lance dans la conquête d’un sixième titre mondial jeudi 25 janvier, à Monte-Carlo.
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Rallye : Sébastien Ogier trace sa route à l’ombre

Le Français se lance dans la conquête d’un sixième titre mondial jeudi 25 janvier, à Monte-Carlo.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 14h26
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Il est des sujets de portrait dont les envolées, les esclandres ou autres polémiques fournissent à l’auteur les bons mots qui rythmeront l’article et en assureront la reprise sur les réseaux sociaux. Pas avec Sébastien Ogier. Planté dans le fauteuil moelleux d’un grand hôtel parisien, à quelques heures du raout annuel organisé par la Fédération internationale de l’automobile au château de Versailles, en décembre, le trentenaire répond placidement. Revenant sans effusion sur son parcours. Comme surpris d’être sollicité pour un entretien et de l’intérêt potentiel de ses réponses.
Le Gapençais a pourtant de quoi pavoiser. A 34 ans, il a conquis en octobre un cinquième sacre mondial d’affilée en rallye, faisant de lui le deuxième pilote le plus titré de son sport, derrière Sébastien Loeb et ses neuf couronnes. Loeb justement. Difficile de trouver un article ou entretien consacré à Ogier sans une comparaison avec son glorieux aîné.
Une référence étouffante dont « l’héritier » prend soin de s’écarter : « Sébastien [Loeb] ? Un modèle. Quand j’ai commencé c’était l’exemple à suivre, une inspiration. Mais j’ai tracé depuis mon propre chemin. » « Il est sur une bonne lancée, il peut y arriver [atteindre les neuf titres mondiaux]. Mais, par modestie, il ne le dit pas », taquine poliment son prédécesseur.
Apprentissage au fer rouge
Difficile, pourtant, de ne pas repenser à leur cohabitation mouvementée chez Citroën, en 2011. Jeune fougueux pétri de talent, Ogier se permet de défier le maître dans son propre garage. Résultat : cinq victoires de chaque côté et des consignes d’équipe favorisant un énième titre de l’Alsacien. « L’autre Sébastien » prendra la tangente. Quitte à passer une saison loin du barnum du WRC à préparer l’arrivée de Volkswagen en rallye, qui lui offrira ses quatre premiers titres mondiaux (de 2013 à 2016).
« La victoire d’un Tricolore avec une voiture française a forcément un goût particulier. Mais ça ne m’a pas empêché de vivre d’autres belles aventures », balaie aujourd’hui le pilote, soucieux de ne pas s’étendre sur une période dont on perçoit encore les réminiscences. A peine reconnaît-il une « saison qui s’est mal terminée » et des « tensions politiques difficiles à gérer ». « Nous avons compris que nous ne pratiquions pas qu’un sport, mais aussi un business, complète Julien Ingrassia, son copilote. On a vécu un apprentissage au fer rouge. »
Sacré champion du monde l’an passé avec M-Sport, Ogier est le premier couronné au volant d’une voiture privée depuis Ari Vatanen (Finlande), en 1981. Un exploit, au sein d’une structure incapable – normalement – de rivaliser avec les constructeurs engagés en WRC (Citroën, Hyundai, Toyota). Comme un nouveau pied de nez à la carrière linéaire de Loeb, qui n’a jamais quitté Citroën, son cadet avait rejoint l’écurie britannique à l’aube de la saison 2017, contraint par le départ surprise de Volkswagen.
« M-Sport a certes moins de moyens que les autres, mais l’équipe dispose d’un boss qui ne ménage pas ses efforts et met tout son cœur dans son entreprise », explique-t-il. « Quand un quadruple champion du monde vous rejoint, il rend chacun meilleur, réplique Malcolm Wilson, le “boss”. Nous n’avions jamais eu un pilote aussi fort, aussi professionnel. »
Citroën éconduit

   


Absent envahissant, Loeb s’est de nouveau rappelé aux nouvelles du désormais quintuple champion du monde durant l’hiver. Surclassé la saison passée – quatrième avec deux fois moins de points que M-Sport –, Citroën rêvait d’étrenner son ancien duo tricolore sur quelques manches du calendrier, Loeb s’offrant une pige de trois rallyes en 2018.
S’il promet avoir définitivement tourné la page des bisbilles franco-françaises, Ogier a fait fi des appels du pied de la marque aux chevrons durant la dernière intersaison : « Ils ne m’ont pas montré les signes suffisants de motivation. Le blocage est plus humain que financier : personne n’a exprimé la même envie que M-Sport. » S’interrogeant sur un possible retrait des rallyes, le jeune papa a finalement rempilé avec l’écurie dirigée par Malcom Wilson, rebaptisée M-Sport Ford après l’annonce en janvier d’un soutien renforcé du constructeur américain.
« Pour le garder à nos côtés, nous devions prouver à Sébastien notre capacité de rester compétitifs et d’apporter les évolutions nécessaires à la voiture, développe celui qui a fondé M-Sport en 1979. A l’inverse, la prolongation d’Ogier a motivé le retour de Ford, qui revient avec d’importantes ressources techniques. »
Riche d’une armoire à trophées parmi les plus chargées du sport français, objet d’une admiration unanime de ses concurrents, sacré avec deux équipes différentes – ce que Loeb n’a jamais tenté –, Ogier ne bénéficie pas en France de la popularité normalement acquise à une telle performance.
« On n’est pas dans la jet-set »
Première victime d’une discipline à la médiatisation limitée ? Manque de charisme préjudiciable pour attirer caméras et sponsors ? Ombre d’un prédécesseur dont il n’a pas encore atteint les records ? Lui plaide pour une « banalisation regrettable dans le pays des victoires en rallye » couplée à une discrétion naturelle – et cultivée. « J’ai pour objectif d’être reconnu dans mon sport, pas de devenir une superstar, recadre le principal intéressé. Je ne cours pas après les sollicitations, il y a déjà suffisamment de contraintes. J’apprécie d’avoir parfois une vie lambda. »
Moins diplomate, Julien Ingrassia, son compagnon d’habitacle, se réjouit de ne pas compter parmi la « jet-set, comme ces footballeurs qui se mettent en caleçon pour célébrer le moindre but, reléguant au second plan l’investissement et les sacrifices qui leur ont permis d’atteindre l’excellence. L’époque est aussi à l’immédiateté. Tout va vite désormais, les notions de héros et de star à travers les âges ont disparu ».
A défaut de partir à l’assaut des records, lui qui promet n’avoir plus que quelques saisons à courir, Ogier se lancera dans la conquête d’un sixième titre de suite le 25 janvier, à Monte-Carlo. « Ce rallye est mon premier souvenir de sport auto, se remémore le natif de Gap. J’allais aussi avec mon père voir le Grand Prix de Monaco. Mais seulement les essais du jeudi : c’était gratuit et nous n’avions pas les moyens d’assister à la course. »
A Monte-Carlo, le Français ne courra pas véritablement à domicile, installé désormais en Suisse. Un déménagement dont il assume les motivations : « Je suis parti pour des raisons fiscales. J’avais l’impression d’y être poussé, les solutions [fiscales] proposées en France n’étant pas adaptées aux carrières sportives, très courtes. » Un déménagement similaire à celui effectué quelques années auparavant par Loeb. Sébastien Ogier n’est décidément jamais bien loin de son compatriote.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le sixième joueur mondial est le premier Croate à rejoindre la finale à Melbourne, après sa victoire contre Kyle Edmund.
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Open d’Australie : Cilic fonce en finale

Le sixième joueur mondial est le premier Croate à rejoindre la finale à Melbourne, après sa victoire contre Kyle Edmund.



Le Monde
 |    25.01.2018 à 12h19
   





                        



   


Auteur jusque-là du plus beau tournoi de sa carrière, le Britannique Kyle Edmund n’a rien pu faire contre Marin Cilic, jeudi 25 janvier, en demi-finale du premier tournoi du Grand Chelem de la saison. Tombeur au tour précédent de Grigor Dimitrov (Bulgarie), le Britannique a cédé en trois sets contre le sixième mondial (6-2 ; 7-6 ; 6-2).
Sorti vainqueur deux jours plus tôt de son bras de fer avec Rafael Nadal (Espagne), Marin Cilic accède à Melbourne à sa troisième finale en Grand Chelem, la première d’un Croate en Australie, où réside une importante communauté croate. Titré à l’US Open en 2014, il avait disputé la finale de Wimbledon 2017 diminué face à Roger Federer.
Le Suisse pourrait être le prochain adversaire de Cilic, dimanche, s’il parvient à se défaire vendredi 26 janvier du surprenant Sud-Coréen, Hyeon Chung, 58e mondial et révélation du tournoi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le code mondial antidopage prévoit une peine de vingt-quatre mois de suspension, qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute.
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Dopage : Alizé Cornet visée par une procédure disciplinaire après trois contrôles manqués

Le code mondial antidopage prévoit une peine de vingt-quatre mois de suspension, qui peut être réduite de moitié en fonction du degré de la faute.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 22h37
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 01h43
   





                        


Alizé Cornet ne participera pas au match de Fed Cup face à la Belgique les 10 et 11 février en Vendée. Visée par une procédure disciplinaire après avoir manqué trois contrôles antidopage inopinés, la Niçoise a été écartée. La nouvelle est tombée, dans la soirée du mercredi 24 janvier par le biais d’un communiqué de la Fédération française de tennis (FFT).
« En attendant la décision des instances disciplinaires internationales », mais aussi pour « préserver l’équipe de France lors de la préparation » de cette rencontre du premier tour, l’instance a décidé de laisser la joueuse de 27 ans (42e mondiale) « préparer sa défense ».
Réduction en cas de circonstances atténuantes
Les règles de l’Agence mondiale antidopage (AMA) prévoient que les sportifs inclus dans le « groupe cible » d’une fédération internationale ou d’une agence antidopage doivent se soumettre à des règles strictes de localisation pour être contrôlés à tout moment. L’athlète doit notamment préciser avant chaque trimestre un lieu où il sera disponible pour un contrôle, sur un créneau de 60 minutes.
S’il n’est pas présent pendant le créneau donné et s’il n’a pas prévenu ses contrôleurs, il s’agit d’un manquement – ou « no show » dans le jargon. Au bout de trois « no show » ou autres manquements aux obligations de localisation en douze mois, il s’expose à une suspension de deux ans, qui peut être réduite à un an en cas de circonstances atténuantes.
Alizé Cornet devra prouver sa bonne foi sur au moins l’un des trois contrôles, afin de bénéficier de circonstances atténuantes.
Décision « en plein accord » avec Noah
La décision de l’écarter de la sélection française émane de Pierre Cherret, directeur technique national par intérim, « en plein accord » avec le capitaine de l’équipe de France Yannick Noah. Ce dernier devra donc se passer de la troisième joueuse tricolore à Mouilleron-le-Captif face à des Belges sans doute emmenées par Elise Mertens, qualifiée pour les demi-finales de l’Open d’Australie.
La N° 1 des Bleues Caroline Garcia (8e mondiale), qui avait décidé de faire l’impasse sur la campagne 2017, n’a pas manifesté clairement son intention d’effectuer son retour pour l’échéance à venir. Et la N° 2 française Kristina Mladenovic (11e) reste, elle, sur une série de 15 défaites d’affilée le circuit féminin…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Premiers de leur groupe, les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales et éliminent la Croatie, hôte de l’Euro (30-27). Ils affronteront l’Espagne vendredi.
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Euro 2018 de handball : impitoyable, la France bat et élimine la Croatie de « son » Euro

Premiers de leur groupe, les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales et éliminent la Croatie, hôte de l’Euro (30-27). Ils affronteront l’Espagne vendredi.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 22h23
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 00h24
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


A les voir entamer la rencontre tambour battant, on aurait pu croire que les Français ignoraient le résultat du match Suède-Norvège, dont l’issue (25-28) a qualifié les Bleus pour les demi-finales de l’Euro 2018 de handball. Pourtant – et le gardien Vincent Gerard l’a confié au sortir de la rencontre – les Experts avaient connaissance de leur qualification au coup d’envoi. Mais les hommes du sélectionneur Didier Dinart ont mis un point d’honneur à conclure par une nouvelle victoire, mercredi 24 janvier, la phase de groupe de la compétition. Auteurs d’une première mi-temps frôlant la perfection, ils se sont imposés face à la Croatie (30-27), éliminant leur adversaire du jour, et hôte de l’Euro.
Si le suspense avait pris fin pour les Bleus avant le début du match, il n’en allait pas de même pour l’équipe au damier. Dans une Arena Zagreb comble et brûlante, les joueurs de Lino Cervar – à l’espoir entretenu par la Norvège – n’avaient d’autre choix que de mettre à mort le taureau français pour accéder au dernier carré. Mais les Français ont déboulé dans l’arène bien décidés à ne pas entacher leur parcours immaculé d’une défaite.
Du temps de jeu pour tous
« Il n’était pas question de faire cadeau d’un match à qui que ce soit, a martelé Didier Dinart, sélectionneur heureux, après la rencontre. On joue les matchs pour les gagner, et je suis heureux de voir avancer le groupe. » Sûres de leur force, ses ouailles ont pris à la gorge les Croates dès le départ, maintenant la défense de fer – marque de fabrique des Experts – et poussant les ballons en contre-attaque. Ayant rapidement pris plus de trois buts d’avance, les Bleus se sont régalés en plaçant des contres létaux dans des cages souvent désertes, les Croates tentant de revenir en remplaçant leur gardien par un joueur de champ.

        Direct :
         

          Revivez le match Croatie-France sur LeMonde.fr



Menant de six buts à la mi-temps, l’équipe de France s’est permis le luxe de faire tourner son effectif. Du gardien remplaçant, Cyril Dumoulin au petit dernier du groupe, Romain Lagarde, le coach des Experts a pianoté sur son banc, offrant du temps de jeu à tous ses joueurs. A la tête d’une équipe sereine, même quand les Croates sont revenus en seconde période animés par d’autres intentions, Didier Dinart a travaillé pour l’avenir, faisant confiance à ses jeunes pousses.
« C’est bien que les jeunes prennent leurs responsabilités, car ils engrangent un capital confiance, expliquait-il après la rencontre. Ce genre de rencontre aide à grandir dans une carrière et aujourd’hui, ils ont vécu quelque chose d’exceptionnel. Il faut en profiter, le mettre dans son bagage et dans ses souvenirs, car ça construira l’avenir. »
A deux minutes de la fin de la rencontre, alors qu’ils étaient revenus à un but des Experts six minutes plus tôt, l’arène de Zagreb s’est tue. Mouchée. Crucifiée par un tir de Luka Karabatic ôtant aux hôtes de l’Euro tout espoir de « happy ending ». Battus par la Suède puis par la France, les Croates ne disputeront pas les demi-finales de leur Euro. Et l’affluence dans l’Arena Zagreb risque de pâtir de cet échec.
Une demi-finale « pas simple »
Prochain adversaire sur la route des Bleus, l’Espagne, vainqueure de l’Allemagne (31-27), tenante du titre. Une demi-finale qui ne « sera pas simple, car l’Espagne joue très bien au handball et nous connaît bien », a souligné dès la fin de la rencontre le sélectionneur. L’autre demi-finale opposera la Suède, qualifiée grâce aux Bleus, au Danemark.
Focalisés sur un seul objectif, toucher à nouveau ce « Graal » européen, les joueurs de l’équipe de France ont conscience de ne pas avoir achevé leur mission. Guère euphoriques après leur victoire, les coéquipiers d’un Nikola Karabatic préservé en seconde période se sont tournés vers la prochaine rencontre. « Pour l’instant, on n’a pas de médaille autour du cou », a abondé Adrien Dipanda, auteur d’un nouveau match magistral en défense.
« Même si on a fait des beaux matches, on a battu de bonnes nations. Même si on a l’impression d’avoir fait un beau tournoi, pour l’instant, on n’a rien gagné. Le plus dur reste à venir. »
Quel que soit le résultat de la demi-finale, le groupe français, largement remaniée en raison de blessures, a déjà rempli les objectifs initiaux fixés par son sélectionneur. Lequel se félicite « d’avoir une équipe de France peut-être plus forte que jamais alors qu’on est dans une phase de renouvellement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’ex-médecin de la fédération de gym américaine a été condamné à une peine pouvant aller de 40 à 175 ans de prison.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales avant même leur match contre la Croatie, qu’ils ont battu et sorti de leur propre Euro.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Plus de 150 jeunes filles ont témoigné au procès de l’ancien ostéopathe, déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/01/2018
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Agressions sexuelles : Larry Nassar, ex-médecin de USA Gymnastics, condamné à plus de 40 ans de prison

Plus de 150 jeunes filles ont témoigné au procès de l’ancien ostéopathe, déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 19h14
 • Mis à jour le
25.01.2018 à 07h46
    |

            Luc Vinogradoff








                        



Le procès du docteur Larry Nassar s’est achevé, mercredi 24 janvier, dans le Michigan, par sa condamnation à une peine minimale de 40 ans de prison, pouvant aller jusqu’à 175 ans. Le médecin avait plaidé coupable de sept chefs d’inculpation d’agressions sexuelles. Les sept jours qu’aura duré son procès auront surtout servi à donner la parole à plus de 150 femmes et adolescentes, pour l’immense majorité d’ex-gymnastes, mineures au moment des faits, qu’il a agressées sexuellement.
Cet ostéopathe de 56 ans, qui exerçait depuis trente ans au sein de la clinique sportive de l’université de Michigan State et de la Fédération de gymnastique américaine (USA Gymnastics), avait déjà été condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique. Il ne faisait guère de doutes qu’il serait de nouveau condamné. 
Ce procès hors norme s’est transformé en une séance collective de catharsis qui a mis en lumière à la fois l’horreur et la honte vécues par une génération de jeunes gymnastes, qui ont raconté, souvent pour la première fois, leur souffrance et la passivité choquante des instances censées les encadrer et les protéger.

   


« Les petites filles ne restent pas petites toute leur vie », a lancé Kyle Stephens, l’une des premières à témoigner, qui a dit de ce procès qu’il « a été horrible mais étonnamment thérapeutique ». Les témoins, dont certains avaient moins de 10 ans au moment des faits, ont partagé le récit de leur calvaire, parfois plusieurs années après l’avoir vécu. Les jeunes femmes ont détaillé comment, dans les coulisses de compétitions ou d’entraînements, Larry Nassar se livrait à des attouchements et à des agressions sexuelles systématiques, prétextant des massages pour soigner des blessures.
« Personne n’a rien fait parce que personne ne m’a crue »
Les victimes occupaient tous les échelons de la gymnastique, de pratiquantes amatrices universitaires jusqu’à multiples championnes olympiques. Devant la juge Rosemarie Aquilina, qui les a qualifiées de « sœurs survivantes », elles ont témoigné, certaines anonymement, d’autres par écrit. La majorité, cependant, a décidé de le faire en parlant publiquement, certaines se décidant après avoir vu les premières prises de parole diffusées en direct et largement reprises dans les médias.
« Chaque histoire que j’ai entendue, aujourd’hui, est un écho de tout ce que j’ai vécu. Elles parlent avec ma voix », a dit, pendant le procès, Melissa Imrie, qui a subi des attouchements à l’âge de 12 ans et dont le traumatisme a provoqué des années de dépression.
Comme elle, des centaines de sportives jusque-là anonymes ont raconté comment ces blessures avaient profondément affecté leur vie. « Je ne pouvais plus être une fille normale après ça, et j’ai perdu à jamais une grosse partie de mon enfance », a confié Jessica Thomashow, 17 ans, abusée lorsqu’elle en avait 9. « Personne n’a rien fait parce que personne ne m’a crue, a dit une autre ancienne gymnaste, Katie Rasmussen. Personne ne croyait qu’un docteur respectable pouvait faire ce genre de choses. »
Toutes se sont adressées directement à Larry Nassar, assis menotté à quelques mètres d’elles. La tête de l’accusé était le plus souvent baissée, mais il levait parfois des yeux rougis lorsqu’une de celles qu’il avait molestées parlait. « Passer quatre ou cinq jours à les écouter est une épreuve mineure, comparée aux heures de plaisir que vous avez eues à leurs dépens », lui a asséné la juge Rosemarie Aquilina. Avant de connaître sa peine, Larry Nassar a pris la parole pour s’excuser d’avoir « détruit émotionnellement » ses victimes. « Je garderai vos mots avec moi pour le restant de mes jours », a-t-il dit. La juge, elle, a complété l’annonce de la peine an lui disant : « Je viens de signer votre arrêt de mort. »

   


« Nous avons besoin d’une enquête indépendante »
Si l’accumulation des témoignages a décuplé la portée médiatique du procès, ceux de multimédaillées olympiques lui ont donné un autre retentissement. Simone Biles, McKayla Maroney, Jamie Dantzscher, Aly Raisman et Jordyn Wieber, de véritables stars aux Etats-Unis, ont ainsi reconnu avoir été victimes de Larry Nassar et ont, pour certaines, mis en cause directement la Fédération américaine de gymnastique.
« Ce n’était pas un médecin. Il m’a laissé des cicatrices mentales qui ne partiront jamais », a dit McKayla Maroney, 22 ans aujourd’hui, mais seulement 15 lors d’un déplacement de l’équipe américaine à Tokyo au cours duquel Larry Nassar l’a touchée. Jamie Dantzscher s’est adressé à l’accusé en disant : 
« Comment osez-vous nous demander pardon. Vos jours de manipulation sont révolus. Nous avons une voix. Nous avons du pouvoir maintenant. »
Sur son compte Twitter, la triple championne olympique Aly Raisman a écrit, en s’adressant à la fédération de gymnastique : « Nous avons été agressées par un monstre à qui vous avez permis de prospérer pendant des décennies. Vous êtes 100 % responsables. » La gymnaste a ajouté, cette fois devant le tribunal et son agresseur :
« Nous avons besoin d’une enquête indépendante sur ce qui s’est passé exactement, ce qui a mal tourné et comment cela peut être évité à l’avenir. »
USA Gymnastics sous le feu des critiques
Une tentative pour dépasser le procès d’un seul homme et commencer à demander des comptes aux institutions – université de Michigan State, fédération et Comité national olympique – au sein desquelles cet homme a pu agir aussi impunément pendant des décennies.
Des dizaines de plaintes ont à ce jour été déposées contre le Comité olympique. Le fonctionnement de l’université de Michigan State fait désormais l’objet d’une enquête exigée par la NCAA, l’instance dirigeante du sport universitaire. Mais c’est bien la fédération qui concentre le plus de critiques.
Quatre hauts dirigeants de celle-ci, dont le président, Steve Pennu, ont démissionné à la suite de cette affaire. John Geddert, entraîneur de l’équipe championne olympique en 2012, a été suspendu par l’instance, qui dit avoir mis en place, après une longue enquête interne, une nouvelle « politique sportive sûre », qui requiert de « rapporter obligatoirement » tout soupçon d’agression sexuelle. Des mesures cosmétiques, tardives et insuffisantes pour Aly Raisman, pour qui il y a toujours bien « quelque chose de pourri » à la fédération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : de « sérieux indices » de dopage justifient la mise à l’écart des sportifs russes, pour le CIO

Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h43
   





                        


A deux semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Ces annonces ont déclenché la fureur des instances sportives russes, mais elles ont été défendues, mercredi 24 janvier, par le Comité international olympique (CIO).
Pour le président du CIO, Thomas Bach, les mises à l’écart sont justifiées par l’addition de plusieurs éléments, et ne veulent pas dire que les athlètes concernées ont été pris en flagrant délit. Il a détaillé le processus lors d’une conférence téléphonique, citée par l’AFP :
« Si tel athlète n’est pas sur la liste, alors le panel indépendant a de sérieux indices par différentes sources, par différents moyens (…) qui ne lui permettent pas de dire qu’il n’y a pas de soupçon sérieux. Il peut y avoir un soupçon, il peut même y avoir une procédure en cours, il peut y avoir beaucoup de facteurs qui n’ont pas conduit à satisfaire le panel ». 
Quant aux informations sur lesquelles se base le CIO, cela peut être, selon M. Bach :
Le passeport biologique de l’athlèteLe profil stéroïdien de l’athlèteDes analyses sur les données récupérées au laboratoire de Moscou,Des anomalies au niveau de l’ADN dans certains échantillons qui laisseraient supposer une manipulationDes éléments provenant du rapport McLaren sur un système de dopage institutionnalisé (Richard McLaren est le juriste canadien qui a dévoilé le système de dopage russe organisé entre 2011 et 2015 ; la Russie, en tant que nation, a été suspendue des JO d’hiver pour cette raison).

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C’est un panel du CIO qui décide en effet quels athlètes russes jugés « propres » pourront ou non participer aux Jeux olympiques d’hiver. A sa tête, l’ex-ministre française des sports, Valérie Fourneyron, avait déjà déclaré que les sportifs qui seraient écartés n’étaient « pas nécessairement » dopés.
« Nous voulions être absolument certains qu’il n’y ait pas le moindre doute ni la moindre suspicion à propos de l’un des athlètes qui seront invités ».
Cette liste noire, qui doit être publiée en totalité le 26 janvier, comprend d’ores et déjà des sportifs de haut rang comme le sextuple champion olympique de short-track Viktor Ahn, le champion olympique de biathlon Anton Shipulin, le champion du monde de ski de fond Sergei Ustyugov et la patineuse Ksenia Stolbova, sacrée vice-championne d’Europe la semaine dernière.
Selon une source proche de l’enquête menée par Richard McLaren, contactée par Le Monde, c’est bien les échantillons de ces sportifs recueillis lors des JO Sotchi en 2014, manipulés depuis, qui justifient leur mise à l’écart.
En Russie, instances sportives et athlètes de premier rang ont critiqué la décision du CIO. Le président de la fédération de patinage de vitesse Alexeï Kravtsov s’est, par exemple, dit « indigné par la décision injuste du panel du CIO d’exclure presque tous nos leaders sportifs des JO », qualifiant le CIO de « despote et tyran ».

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La possibilité d’un boycott des JO d’hiver avait déjà été évoquée dans certaines sphères du pouvoir après l’exclusion du pays. L’option avait finalement été écartée par le président russe, Vladimir Poutine. Mercredi, elle est redevenue d’actualité. Au Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a réagi en expliquant que « le plus important, c’est de garder la tête froide ». « Il est important d’éviter l’emploi de mots comme boycott. Il faut discuter avec le Comité international olympique et défendre leurs droits dans la mesure du possible », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La tradition qui veut que les clubs professionnels cèdent leur part des recettes des matchs de Coupe de France à leurs adversaires amateurs commencent à se perdre. Début janvier, Nantes et Lille ont montré le mauvais exemple.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Cette nouvelle compétition organisée par l’UEFA à l’automne doit remplacer les matchs amicaux. Elle offrira quatre tickets pour l’Euro 2020.
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Ligue des nations : l’équipe de France de football jouera contre l’Allemagne et les Pays-Bas

Cette nouvelle compétition organisée par l’UEFA à l’automne doit remplacer les matchs amicaux. Elle offrira quatre tickets pour l’Euro 2020.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h38
   





                        



   


On ne sait pas encore si cette nouvelle compétition, concoctée par l’UEFA, aura un réel intérêt, mais on en connaît déjà le tirage au sort. Mercredi 24 janvier à Lausanne, l’équipe de France de football a notamment hérité d’une poule difficile avec l’Allemagne et les Pays-Bas.
Un autre groupe relevé réunit l’Espagne, l’Angleterre et la Croatie. Le Portugal devra, lui, se frotter à l’Italie et la Pologne. Quant à la Belgique, elle sera opposée à la Suisse et à l’Islande.
La Ligue des nations est une nouvelle compétition européenne destinée à remplacer les matchs amicaux et offrir quatre billets supplémentaires pour l’Euro 2020, en plus du système habituel de qualification.
Elle se déroulera de septembre à novembre 2018, indépendamment des éliminatoires de l’Euro 2020, de mars à novembre 2019 sur un schéma classique.
4 places pour l’Euro 2020
Le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, a défendu son nouveau bébé en expliquant « qu’avec la Ligue des nations, le niveau sera plus équilibré », alors que « beaucoup de gens se plaignaient de matchs amicaux inégaux entre des grosses équipes et des petites ».
Au total, 55 nations européennes sont réparties dans quatre ligues (A, B, C, D) en fonction de leur coefficient UEFA, avec les sélections les plus fortes dans la Ligue A – celle de l’Allemagne – et les plus faibles dans la D.
Les Ligues sont elles-mêmes divisées en poules de trois ou quatre équipes qui vont s’affronter pendant une phase de groupe, de septembre à novembre.
Les quatre vainqueurs des poules de la Ligue A disputeront également un « final four », un tournoi final organisé du 5 au 9 juin 2019, pour tenter de décrocher le titre de cette nouvelle compétition.
Cette nouvelle formule de rencontres internationales va surtout offrir quatre places supplémentaires pour l’Euro, pour des nations modestes qui n’auront pas réussi à se qualifier par la voie classique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Suisse s’est qualifié pour le dernier carré de Melbourne, où il retrouvera le Sud-Coréen Hyeon Chung.
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Open d’Australie : Federer file en demi-finales

Le Suisse s’est qualifié pour le dernier carré de Melbourne, où il retrouvera le Sud-Coréen Hyeon Chung.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h28
   





                        



   


Rien ne semble pouvoir perturber la promenade de santé de Roger Federer à Melbourne. Quand ses habituels compagnons de dernier carré, aux prises avec les blessures depuis plusieurs mois, ont déjà pris la porte (Djokovic, Wawrinka) ou abandonné (Nadal), le Suisse a rallié les demi-finales de l’Open d’Australie sans réelle opposition.
Thomas Berdych n’a rien pu faire, mercredi 24 janvier, contre le numéro deux mondial, lancé dans la conquête d’un 20e titre du Grand Chelem. Le Tchèque – comme les quatre précédents adversaires du Bâlois dans le tournoi – a rendu les armes en trois sets (7-6, 6-3, 6-4) et guère plus de deux heures de jeu.
Alors que son retour triomphal en 2017 à Melbourne, à 35 ans et après plusieurs mois loin des courts, avait surpris le petit monde du tennis, Federer vit cette année l’un des tournois majeurs les plus « tranquilles » de sa carrière. Sans avoir cédé le moindre set depuis le début de la quinzaine, le tenant du titre affrontera en demi-finale, vendredi, l’étonnant Hyeon Chung.
Hyoen Chung sort le sulfureux Tennys Sandgren

   


Sensation de la première levée du Grand Chelem de la saison, le Sud-Coréen a écarté plus tôt dans la journée l’Américain Tennys Sandgren (6-4, 7-6, 6-3). A 21 ans, il est le premier joueur aussi mal classé à l’ATP (58e) à rejoindre le dernier carré à Melbourne depuis Marat Safin (Russie), en 2004.
Attaqué ces derniers jours pour ses accointances présumées avec l’extrême droite américaine (le joueur a relayé sur les réseaux sociaux plusieurs propos de membres de l’« alt-right »), Sandgren a cédé face à la vélocité du premier Sud-Coréen qualifié pour les demi-finales d’un majeur.
L’autre rencontre du tableau masculin opposera, vendredi également, Marin Cilic (Croatie) à Kyle Edmund (Royaume-Uni).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition ce soir lors du dernier match de la phase de groupe pour une place en demi-finales.
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Euro 2018 de handball : une « atmosphère terrible » attend les Bleus face à la Croatie

Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition ce soir lors du dernier match de la phase de groupe pour une place en demi-finales.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 20h49
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


« On peut gâcher leur fête. » Après un parcours sans écueils, l’équipe de France de handball affronte mercredi 24 janvier la Croatie (20 h 30, sur BeIN Sports 2) pour son dernier match du tour principal de l’Euro 2018. Pour Luka Karabatic, auteur d’une performance pleine face à la Serbie (9 buts) après avoir raté le début de la compétition en raison d’une blessure, la rencontre face à l’hôte croate, dos au mur, lui, sera « le match le plus difficile, en raison de l’atmosphère et l’ambiance, des facteurs qu’on n’a pas connu jusqu’à présent ».
Si les Bleus, invaincus dans la compétition, et ayant marqué les esprits en brisant samedi les vagues suédoises (23-17), ont de bonnes chances de se qualifier pour les demi-finales (voir encadré), la Croatie dispose de moins d’options. Battus par la Suède, les joueurs de Lino Cervar sont dans l’obligation de s’imposer face aux Bleus et – suivant les scénarios – d’espérer un résultat favorable de la Norvège contre leur voisin scandinave.

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                Euro 2018 de handball : invaincue, l’équipe de France entrevoit les demi-finales



L’alambiqué système de points de la compétition est de plus en plus remis en cause par les joueurs des différentes équipes. Il prévoit qu’en cas d’égalité entre trois équipes, la différence de buts sur les rencontres impliquant ces trois équipes prime, ce qui oblige joueurs, encadrements et toute personne suivant la compétition à travailler son calcul mental. « On ne peut pas occulter les calculs, c’est le côté négatif de cette formule de groupes, regrette le leader du jeu français Nikola Karabatic. Ce n’est pas “tu gagnes, tu continues la compétition, tu perds, tu rentres à la maison”. » 

Sur la route des demi-finales
La France est qualifiée si :
Elle ne perd pas contre la CroatieElle perd contre la Croatie mais la Suède ne bat pas la NorvègeElle perd contre la Croatie avec sept but d’écarts (au maximum) et la Suède bat la NorvègeElle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais marque au moins trente buts, et la Suède bat la Norvège
La France est éliminée si :
Elle perd contre la Croatie avec neuf buts d’écart (ou plus)Elle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais ne marque pas plus de vingt-huit buts


Souvenir de la finale du Mondial 2009
« Spéculer, c’est déjà perdre le match », avertit Didier Dinart. L’ancien pilier de la défense française devenu entraîneur des Experts anticipe « une ambiance très hostile ». Et le sélectionneur est bien placé pour le savoir. En 2009, il était sur le terrain de cette même Arena Zagreb lorsque les Bleus avaient brisé les rêves de tout un peuple en s’imposant en finale du Mondial face à la Croatie. Quatre de ses coéquipiers d’alors font encore partie de l’équipe, parmi lesquels Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo. De la finale de 2009, le capitaine des Bleus se rappelle d’une « atmosphère terrible » et des « portables et des piles qui tombaient sur le terrain ». « On avait fait les courses pour rentrer à la maison », plaisante aujourd’hui Didier Dinart.
Lors de cet Euro, les Français ont disputé jusque-là leurs matchs face à des tribunes aux trois quarts vides. La palme revenant à la rencontre de lundi face à la Serbie (remportée 39-30) : afin de dissimuler l’absence de spectateurs (1 700 au total), les organisateurs ont drapé l’anneau supérieur de la salle zagréboise d’un long rideau noir. Rien à voir avec ce qui les attend ce mercredi. Face à la Croatie, les 15 000 sièges de l’Arena Zagreb seront occupés, et une horde ardente voudra leur faire vivre l’enfer.

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                Handball : les « Experts » peuvent compter sur la relève



Samedi, la Norvège n’a pas résisté à cette folie croate. Arrivés pleins de certitudes après de solides performances, les coéquipiers du Parisien Sander Sagosen ont été pris à la gorge d’entrée par les Croates et se sont inclinés (32-28), hypothéquant leur avenir dans la compétition. « C’était la plus grosse ambiance que j’ai vue jusqu’à présent, constate Luka Karabatic. La salle est immense, et pas une personne ne reste assise, ne pousse pas ou ne chante pas. Il y avait une pression immense sur la Norvège et c’est le risque pour nous aussi. Dans ces ambiances-là, les temps faibles peuvent être amplifiés et l’on peut vite avoir la tête sous l’eau. A nous de garder la tête froide. »
« Tout est réuni pour que les Croates fassent un grand match »
« C’est un moment qui marque à vie, prévient Cédric Sorhaindo. Ils poussent leur équipe, et ce sont des fanatiques. Mais c’est gratifiant pour eux et pour le handball de jouer avec leur peuple derrière eux. » Capitaine d’une équipe « renouvelée au tiers, comme le Sénat », selon la formule du directeur technique national Philippe Bana, le pivot des Bleus a tout fait pour préparer ses coéquipiers à l’ambiance qui les attend.
« C’est le scénario rêvé pour [les Croates], devant leur public, de pouvoir battre la France de cinq, six ou sept buts avec 2009 en tête, explique Valentin Porte, s’attendant à un « grand moment de handball ». L’ailier de Montpellier est l’un des Bleus qui n’avait jamais joué dans l’Arena Zagreb, pas même en Ligue des champions, avant le tour principal de cet Euro. Tout est réuni pour qu’ils fassent un très grand match et ça me fait saliver car ça reste du sport, on ne va pas à la guerre. »
« On joue au haut niveau pour vivre des moments comme ça, c’est une motivation », abonde un Didier Dinart tranquille, qui perdra mercredi son record de matchs disputés dans un Euro. Au profit de son joueur, Nikola Karabatic. A la tête d’une équipe « sereine, car s’étant donné les moyens de se qualifier pour les demi-finales », le sélectionneur des Bleus sait ce que ses joueurs doivent accomplir pour passer l’écueil croate. « De toute façon, si on perd de huit buts, c’est qu’on n’avait pas notre place dans cet Euro », conclut-il philosophe.
Croatie-France, mercredi 24 janvier à 20 h 30. Sur Bein Sports 2. Live sur Le Monde. fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le témoignage de la gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, donne un aperçu des années de misère et de privations qu’a endurées le peuple roumain sous l’ère Ceausescu.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les vérités de Nadia Comaneci

Le témoignage de la gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, donne un aperçu des années de misère et de privations qu’a endurées le peuple roumain sous l’ère Ceausescu.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h47
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Livre. De ses années à vivre épiée sous le régime Ceausescu, Nadia Comaneci a longtemps gardé le verbe rare, contrôlé. « Parler ne m’intéressait même plus et encore moins exprimer ce que je pensais », raconte-elle dans Lettres à une jeune gymnaste, son autobiographie traduite pour la première fois en français. La gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, a refusé des années durant de s’épancher sur sa carrière et de se remémorer certains épisodes enfouis dans sa mémoire, « soulagée de ne pas avoir à [s]’en souvenir ». Aussi cet ouvrage a-t-il une visée cathartique.
Nadia Comaneci y relate son enfance « heureuse » à Onesti, un village des Carpates, au sein d’une famille modeste. A 6 ans, elle intègre l’école expérimentale de gym dirigée par l’entraîneur Bela Karolyi et sa femme, se pliant quotidiennement à quatre à six heures de travail acharné. Paradoxalement, elle combat les idées reçues la réduisant à un automate : elle n’a « jamais considéré la gymnastique comme un sacrifice », ni vécu la discipline comme « une torture ».
Conçu sous forme de réponses aux questions que serait tentée de lui adresser une jeune athlète, le style épistolaire est simple, voire simpliste. Elle aborde tour à tour la pression, les dégâts physiques et psychologiques que peut infliger le sport de haut niveau en donnant le sentiment d’avoir été épargnée par les travers qui y sont généralement associés. « Je ne dis pas que tous les entraîneurs se comportent bien ou que peu de jeunes filles ont des troubles de l’alimentation (…). Je dis simplement que je n’ai jamais eu à gérer ce genre de choses. » 
« Tout ça n’est que fantasmes »
Son récit des Jeux de 1976 – où elle fut la première gymnaste dans l’histoire olympique à obtenir la note maximale de 10 – souligne un détachement, encore des années après, à l’égard d’un événement qui l’a dépassée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le secrétaire général adjoint de la FIFA est soupçonné d’avoir transmis au parquet suisse l’information relative au paiement de 2011 fait au Français.
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« Platinigate »: entre fuite et sabordage

Le secrétaire général adjoint de la FIFA est soupçonné d’avoir transmis au parquet suisse l’information relative au paiement de 2011 fait au Français.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h43
    |

            Rémi Dupré








                        



   


La question taraude le camp Platini : en septembre 2015, qui a sabordé la candidature du Français à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA) en mettant le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) sur la voie du paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, Sepp Blatter, alors président de la FIFA ? L’hypothèse d’une fuite a pris de l’épaisseur.
Selon le MPC, qui a saisi, au siège de la FIFA, une masse colossale de données dans le cadre de ses enquêtes sur le football, ce paiement n’a pas été identifié « sur la base d’informations d’organes financiers », contrairement à ce qu’avançait à l’origine Sepp Blatter. En revanche, plusieurs membres de la haute administration de la FIFA connaissaient l’existence de ce versement, alors que la plupart d’entre eux redoutaient de voir Michel Platini triompher dans les urnes en février 2016.
Selon plusieurs sources internes comme externes à la fédération, c’est un proche de Sepp Blatter qui a informé le parquet suisse. Pour ces personnes, il n’y a pas de doute : il s’agit de Marco Villiger, alors directeur juridique du président de la FIFA. Longtemps zélé serviteur et confident de Sepp Blatter, à qui il avait toutefois conseillé de remettre son mandat à disposition en juin 2015, le juriste est devenu l’interlocuteur privilégié des autorités judiciaires américaines et suisses et le « référent » de la FIFA auprès du cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel, chargé de défendre les intérêts de la fédération depuis le coup de filet anticorruption du 27 mai 2015 à l’hôtel Baur au lac de Zurich.
Unique survivant de l’ère Blatter
Unique survivant de l’ère Blatter, Marco Villiger a été promu, en 2016, secrétaire général adjoint de la FIFA par son nouveau président, Gianni Infantino. Et de nombreuses sources indiquent que l’ambitieux juriste pourrait remplacer, dans les prochains mois, la Sénégalaise Fatma Samoura au poste de secrétaire général.
La FIFA a toujours assuré que M. Villiger n’était pas au courant du paiement fait à Michel Platini avant la perquisition effectuée, le 25 septembre 2015, par les autorités suisses dans le bureau de Sepp Blatter. « Ces soupçons sont faux, a récemment déclaré Marco Villiger à L’Equipe. Je n’avais pas connaissance des accords passés. » 
«  Sur la tête de ce que j’ai le plus cher au monde, Marco Villiger a été au courant de tout, de A jusqu’à Z, affirme toutefois Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA, suspendu dix ans. Rien, à la FIFA, n’était fait sans une validation par Villiger. Dire qu’il était un saint, voire un ange, j’en pleure.»
« Villiger savait pour le paiement, c’est certain », ajoute l’un de ses ex-collaborateurs. Cette version a notamment été confirmée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) par Markus Kattner, ex-directeur financier de la FIFA. De son côté, Sepp Blatter considère que « c’est un fait avéré que M. Villiger a transmis le cas Platini au MPC ». L’ancien président déclare en avoir eu « la confirmation orale d’une personne de la FIFA ». Plusieurs sources soupçonnent cependant l’ex-patron du foot mondial d’avoir demandé à Marco Villiger de faire fuiter l’information pour couler la candidature de Michel Platini, avec lequel la rupture était consommée depuis plusieurs années.
« Un enjeu politique »
L’ancien patron du football mondial dément avoir été le commanditaire. « Blatter ne voulait pas de Michel comme président, et il a certainement fait sortir cela en oubliant le principe de l’arroseur arrosé », dit en souriant néanmoins un ancien dirigeant de la FIFA.
Mécaniquement, l’ouverture d’une procédure par la justice suisse a poussé le comité d’éthique de la FIFA à poursuivre, puis à suspendre, Michel Platini et Sepp Blatter. En tant que directeur juridique, c’est Marco Villiger qui a coordonné les travaux de ce tribunal interne. « Il avait les infos du comité d’éthique et suivait l’avancée des enquêtes sur Platini et Blatter, souffle un ex-cadre du comité d’éthique. Il y avait un enjeu politique dans cette procédure : il valait mieux que Platini reçoive la décision de sa suspension avant l’élection plutôt qu’après. Sinon, cela aurait été catastrophique pour l’image de la FIFA. »
M. Villiger a-t-il piloté l’instruction du cas Platini ? « M. Villiger et son secrétariat s’occupaient effectivement de toutes les commissions indépendantes : d’éthique, d’appel, d’audit, de discipline », confie Sepp Blatter. « Bien entendu que Villiger était au milieu de tout ce qui concerne l’éthique et qu’il voyait directement Blatter sur toutes ces questions », confirme un ex-haut cadre de la FIFA. Contactée, la fédération assure que « le comité d’éthique dirige ses enquêtes et procédures et rend ses décisions de manière totalement indépendante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’ex-candidat à la présidence de la FIFA, suspendu jusqu’en octobre 2019, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.
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Platini contre-attaque devant la justice européenne

L’ex-candidat à la présidence de la FIFA, suspendu jusqu’en octobre 2019, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 06h35
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

« C’est pour moi une question d’honneur. Je veux que justice me soit rendue. » Suspendu de toutes activités relatives au ballon rond jusqu’en octobre 2019 par la Fédération internationale de football (FIFA), Michel Platini a décidé de porter l’affaire hors de Suisse, où il a épuisé toutes les voies de recours contre sa sanction.
Après avoir été radié huit ans, en décembre 2015, par le comité d’éthique de la FIFA, en raison d’un paiement « déloyal », selon le parquet helvétique, de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, le président de la Fédération internationale, Sepp Blatter, le Français a vu sa sanction réduite à six ans par le comité d’appel de la FIFA, puis à quatre ans, en mai 2016, par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne.
Contrairement à Sepp Blatter, lui-même suspendu six ans, l’ex-numéro 10 des Bleus avait ensuite fait appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui l’avait débouté, en juillet 2017. Cette fois, c’est auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg que Michel Platini a déposé un recours.
« Ce recours est dans la logique de ce que j’ai toujours dit : je considère n’avoir commis aucune faute, et je suis déterminé à faire valoir jusqu’au bout tous mes droits et à prouver mon innocence, assure au Monde l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), 62 ans, qui avait été contraint de retirer sa candidature à la présidence de la FIFA avant l’élection du 26 février 2016. Je conteste par ce recours auprès de la CEDH l’ensemble des procédures de sanction de la FIFA et l’arbitrage du TAS. J’aurais pu, à un an et demi de la fin de ma suspension, continuer de profiter de la vie, mais je ne veux rien lâcher. »
« La culture de l’entre-soi »
« M. Platini, de façon très documentée, attend de la CEDH qu’elle sanctionne la Suisse pour avoir laissé agir sur son territoire des instances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ « King James » est le septième basketteur de l’histoire de la ligue nord-américaine à franchir ce seuil symbolique. A 33 ans, il est aussi le plus jeune.
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NBA : LeBron James rejoint le club fermé des joueurs à 30 000 points

« King James » est le septième basketteur de l’histoire de la ligue nord-américaine à franchir ce seuil symbolique. A 33 ans, il est aussi le plus jeune.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 03h52
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 07h25
   





                        



   


Mardi 23 janvier, LeBron James a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès déjà bien fourni. La star des Cavaliers de Cleveland est devenue le 7e joueur de l’histoire de la NBA (la ligue de basket-ball nord-américaine) à marquer 30 000 points.
Le natif d’Akron a marqué son panier historique dans les dernières secondes du premier quart-temps du match opposant son équipe aux Spurs de San Antonio. Le trentenaire a été chaleureusement applaudi par les spectateurs de l’AT&T Center de la ville texane, avant d’être félicité par chacun de ses coéquipiers.
LeBron James avait abordé la rencontre avec un total de 29 993 points en 1 106 matchs de saison régulière depuis ses débuts en NBA en 2003.

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« Une source d’inspiration »
Il rejoint dans le cercle très fermé des joueurs de plus de 30 000 points Kareem Abdul-Jabbar (38 387 pts), Karl Malone (36 928 pts), Kobe Bryant (33 463 pts), Michael Jordan (32 292 pts), Wilt Chamberlain (31 419 pts) et Dirk Nowitzki (30 837 pts).
« King James » est à 33 ans le plus jeune parmi les sept à atteindre ce chiffre symbolique, battant d’un an la légende des Lakers Kobe Bryant qui était jusque-là le plus précoce (34 ans, 104 jours) à franchir ce seuil.
Le triple champion NBA, sacré quatre fois meilleur joueur (most valuable player, MVP), a aussitôt été salué par le patron de la ligue, Adam Silver :
« Félicitations à LeBron d’avoir atteint les 30 000 points, encore un autre moment important dans une carrière extraordinaire qui continue d’être une source d’inspiration. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Facebook et Amazon à l’offensive sur les droits sportifs, l’e-sport en train de s’imposer chez les 18-25 ans, des pratiques sportives individuelles en pleine mutation : le monde du sport est touché à son tour par l’onde de choc numérique. Ce sera l’objet d’un colloque organisé par « Le Monde » et Sète-Agglopôle le 1er février.
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Le sport saisi par la fièvre numérique

Facebook et Amazon à l’offensive sur les droits sportifs, l’e-sport en train de s’imposer chez les 18-25 ans, des pratiques sportives individuelles en pleine mutation : le monde du sport est touché à son tour par l’onde de choc numérique. Ce sera l’objet d’un colloque organisé par « Le Monde » et Sète-Agglopôle le 1er février.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h00
    |

                            Jean-Pierre Gonguet








                        


« L’économie du sport est une économie à part entière. Mais elle est aussi une économie entièrement à part. » L’économiste Nathalie Sonnac, l’une des six conseillers du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), étudie minutieusement l’évolution des droits sportifs télévisuels. Un marché de 1,45 milliard d’euros en France, mais un fonctionnement économique très peu conventionnel, parfois irrationnel et déstabilisant pour les clubs et fédérations.
« L’économie du sport est fondée sur des monopoles, c’est la seule économie de ce type, rappelle l’économiste François Lévêque. Les possesseurs de droits n’ont qu’un seul souci : tirer de leurs monopoles la plus forte rente possible avec des systèmes d’enchères de plus en plus efficaces. Le candidat, lui, doit miser en fonction du profit qu’il espère. C’est étrange et risqué puisqu’on mise ante tout le profit espéré ex post. »

   


Le candidat espère surtout qu’il a correctement anticipé la capacité du spectateur à payer de plus en plus cher car, en fin de compte, c’est bien l’abonné qui paie tout. Ce système génère l’inflation des droits : le spectacle sportif prend constamment de la valeur et à chaque vente de droits, de nouveaux entrants apparaissent. Chaque fois plus riches. Chaque fois prêts à miser plus. Et les anciens sortent : France Télévisions ne pourra pas plus s’offrir les Jeux olympiques de 2024 à Paris que TF1, la Coupe du monde de football 2022 au Qatar.
Ceux qui ont le plus d’abonnés et de clients, les « GAFA », pourraient leur damer le pion. Les ligues professionnelles ou fédérations internationales espèrent que Google, via YouTube, Facebook, Twitter ou encore Amazon, via Amazon Prime, seront les prochains entrants : eux seuls ont désormais les poches assez profondes pour s’offrir la Premier League, la Ligue des champions ou les Jeux.
L’e-sport aux Jeux olympiques ?
Ils sont déjà présents un peu partout, du tennis au football, tâtent le terrain sur des sports anciens comme le cricket ou de nouvelles disciplines comme League of Legends, version e-sport du célèbre jeu vidéo, nouent des partenariats et attendent vraisemblablement de mettre la main sur quelques événements mondiaux qui les intéressent au plus haut chef. Les GAFA peuvent bouleverser à leur tour le sport, et les clubs et fédérations n’auront d’autre choix que de s’y adapter. Ce sera l’une des thématiques abordées lors du colloque sur « Les révolutions du sport » que Le Monde et Sète-Agglopôle organisent, jeudi 1er février, à Sète, dans l’Hérault.

   


Ces géants du numérique ont ainsi pris des positions très fortes dans les sports émergents. Le chinois Tencent, numéro un mondial du jeu vidéo, va investir 15 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros) dans l’e-sport. La raison ? Les 18-25 ans ont, dans le monde en 2017, regardé plus de compétitions d’e-sport que de sports dits « traditionnels ». Du PSG à Orange, tout le monde veut en être et la première chaîne de télévision e-sport vient d’être lancée en France.
Le Comité international olympique se pose même la question d’introduire ces nouvelles disciplines aux Jeux, ce qui serait un sérieux bouleversement des valeurs olympiques. C’est que de l’e-sport au running en passant par le futsal, les nouvelles pratiques prennent chaque jour davantage le pas sur les anciennes. D’Adidas à Redbull, chacun organise ses compétitions propres et monte ses clubs. En dehors des circuits classiques le plus souvent. Là aussi, il va falloir s’adapter.
Pour s’inscrire au forum « Les révolutions du sport » : rencontres-sete-agglo.eventbrite.fr. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.
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Football : Lassana Diarra, énigmatique recrue hivernale du PSG

Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Il avait officiellement renoncé au football de haut niveau, rêvant des « Etats-Unis » et s’offrant une ultime et lucrative escapade au « Moyen-Orient ». Le revoici, à 32 ans, sur le devant de la scène européenne. Après avoir résilié son contrat avec le club d’Al-Jazira (Emirats arabes unis), en décembre 2017, Lassana Diarra est la première recrue du Paris-Saint-Germain lors du mercato hivernal. Mardi 23 janvier, après avoir passé sa visite médicale, le milieu international français (34 sélections de 2007 à 2016) s’est librement engagé pour dix-huit mois, soit jusqu’à juin 2019, avec le club de la capitale, propriété du fonds Qatar Sports Investments. C’est le dixième point de chute de sa carrière, qu’on pensait à son crépuscule.
Malgré un temps de jeu famélique (6 matchs) en 2017, celui qu’on surnomme « Lass » a séduit les dirigeants du PSG, désireux de trouver une doublure au vétéran (35 ans) italo-brésilien Thiago Motta, l’habituelle « sentinelle », miné cette saison par les blessures. Le recrutement du gamin de Belleville (20earrondissement de Paris) interpelle. Depuis novembre, le globe-trotter n’a plus disputé le moindre match et, malgré son CV éloquent (Chelsea, Arsenal, Réal Madrid), une myriade d’interrogations entourent sa fraîcheur physique.

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                PSG-OM : l’énigme Lassana Diarra



Selon L’Equipe, c’est l’agent Moussa Sissoko, impresario du prodige français Ousmane Dembélé et régulièrement en visite dans le golfe Persique, qui aurait soufflé le patronyme de Diarra à l’oreille du Portugais Antero Henrique, le directeur sportif du PSG. Délicates, les tractations ont débouché sur un accord. D’autant que l’entraîneur parisien Unai Emery, passé sur les bancs de Valence et du FC Séville, est un fervent admirateur de l’ex-joueur madrilène, réputé pour sa science tactique, son volume et son intelligence de jeu.
Une carrière décousue
Depuis son départ du Real, en 2012, le petit milieu (1,73 mètre) à la barbiche soigneusement entretenue traverse une période chaotique. Au gré de ses déboires et tribulations, le Parisien s’est forgé l’image d’un phénix capable de claquer la porte pour mieux renaître de ses cendres ailleurs, d’un joueur discret et énigmatique, dont la carrière en clubs comme en sélection s’avère décousue, voire labyrinthique.
A 27 ans, Lassana Diarra estomaque les observateurs en quittant Madrid pour rallier l’Anji Makhatchkala, club russe tout juste racheté par le milliardaire daghestanais Suleyman Kerimov. « Je ne vais pas vous raconter des histoires et vous dire que je suis parti en Russie pour découvrir Saint-Pétersbourg et tout. Et je ne vais pas le cacher, financièrement, oui, j’avais un beau contrat, confiait-il au Monde, en mai 2016. Mais si vous regardez, j’ai toujours très bien gagné ma vie depuis tout jeune. A l’Anji, au Real, à l’OM. Je n’étais pas en vacances en Russie, même si les gens étaient un peu sceptiques. » L’expérience à l’Anji tournera court rapidement pour des raisons budgétaires.
S’ensuit une période critique avec quinze mois de chômage technique à la clé. En conflit pour licenciement abusif avec son ancien club du Lokomotiv Moscou (2013-2014), le joueur n’avait pu s’engager avec l’Inter Milan ou West Ham en raison du refus de la Fédération internationale de football (FIFA) d’entériner ses contrats. Dans le cadre de cette procédure, le joueur a été condamné en mai 2016 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à verser 10 millions d’euros à son ex-employeur. Une somme dont il assure, en mars 2017, s’être acquitté « tout seul, comme un grand ». Le joueur avait par ailleurs réclamé, devant la justice belge, 6 millions d’euros à la FIFA et à la fédération belge pour son transfert avorté vers l’équipe de Charleroi en février 2015.
« Je ne souhaite à personne d’avoir des problèmes avec la FIFA, le TAS, parce qu’on ne peut rien faire au final. J’ai été licencié. On m’a interdit de jouer. On me prend de l’argent, on m’en réclame. C’est une prise en otage, c’est du racket, appelez ça comme vous voulez », développait-il dans nos colonnes, lors de son passage à l’Olympique de Marseille (2015-2016). Véritable tremplin, cette parenthèse phocéenne a permis au trentenaire de rééditer ses performances passées et de réintégrer l’équipe de France, sur laquelle il avait fait une croix, en 2013. Soit trois ans après son forfait pour le Mondial sud-africain en raison d’une maladie génétique (la drépanocytose).
Un joueur frappé par la déveine
Couvé par le sélectionneur Didier Deschamps, Lassana Diarra est frappé par le malheur lorsque, le 13 novembre 2015, au terme d’un match amical contre l’Allemagne, il ­apprend le décès de sa cousine, tombée rue Bichat, dans le 10e arrondissement de Paris, lors des attentats qui ont ensanglanté les rues de Paris. Quatre jours plus tard, il décide malgré tout de jouer, à Wembley, contre l’Angleterre.
Alors qu’on l’annonce comme l’un des tauliers des Bleus à l’Euro 2016, Diarra, touché au genou, déclare forfait quelques instants avant l’envoi de la liste définitive de Didier Deschamps à l’Union des associations européennes de football (UEFA). Selon la Fédération française de football (FFF), le joueur aurait conseillé au sélectionneur de ne pas le retenir. Depuis ce coup du sort, « Lass » a quitté l’OM par la petite porte et n’a plus remis les pieds en sélection, désormais richement dotée dans son secteur de jeu (N’Golo Kanté, Paul Pogba, Adrien Rabiot, Corentin Tolisso, Blaise Matuidi).
Son retour au premier plan lui permettra-t-il de réincorporer le wagon tricolore dans l’optique du Mondial 2018, en Russie ? Ce n’est guère la préoccupation première du joueur, connu pour son stoïcisme et son recul sur le microcosme du foot professionnel. Au PSG, qu’apportera-t-il à Neymar et consorts dans leur quête d’un titre en Ligue des champions ? En recrutant l’ex-Merengue, les dirigeants parisiens ont clairement fait le pari de l’expérience alors que leur objectif minimal est d’atteindre les demi-finales du tournoi. Une performance jamais réalisée depuis le rachat du club par QSI.
A l’instar des chevronnés brésiliens Daniel Alves (34 ans) ou Thiago Silva (33 ans), le Français pourrait prodiguer ses conseils à la jeune garde incarnée par Giovani Lo Celso (21 ans), Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe (22 ans). Le 14 février, lors des huitièmes de finale aller de l’épreuve, Lassana Diarra évoluera en terrain connu à Santiago-Bernabeu, dans l’antre du Real Madrid. Si d’aventure il retrouvait ses jambes d’antan, le milieu international français serait un atout pour l’armada d’Unai Emery. En attendant les grands débuts du trentenaire au PSG, le conditionnel reste toutefois de mise.



                            


                        

                        

