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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.
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Le chômage stagne au mois de décembre

Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h14
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



   


Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, dernier jour de publication de cet indicateur tel qu’on le connaît. Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain.
Le dernier cru aura été à l’image de cette statistique fluctuante : difficile à interpréter. Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le service statistique du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont exercé aucune activité) a très peu bougé au mois de décembre, baissant de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine. Soit 2 700 inscrits en moins. En tout, il y a donc encore 3,45 millions de personnes en quête d’un emploi en France métropolitaine (un peu plus de 3,7 millions en incluant les outre-mer).

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          Chômage : la publication sur les chiffres de Pôle emploi deviendra trimestrielle en 2018



Baisse de 0,5 % sur un an
Le tableau est légèrement plus reluisant sur un an : en douze mois, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,5 %. La croissance, au rendez-vous en 2017 avec une hausse de 1,9 % de PIB selon les prévisions de l’Insee, n’aura pas suffi à égaler la performance du marché de l’emploi en 2016. Cette année-là, le nombre de demandeurs d’emploi avait fondu de 3 % en métropole.
Cette moindre performance est valable aussi pour les jeunes de moins de 25 ans. Ce public particulièrement fragile, et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, a certes vu son chômage baisser en 2017, mais bien moins qu’en 2016 : le recul a été de 3,5 % cette année contre 8,8 % l’an dernier.
Les séniors, en revanche, semblent avoir moins pâti de l’année 2017 : le nombre de demandeurs d’emplois de cette catégorie n’a augmenté « que » de 1,6 % cette année contre 2,5 % l’an dernier.
Ces statistiques ont beau être un peu décevantes, elles ne reflètent pas toute la réalité de la situation du marché du travail, lequel donne de véritables signes d’amélioration. Selon l’Accoss, l’institution qui coiffe les organismes collecteurs des cotisations sociales, 2,07 millions de nouvelles embauches ont été enregistrées au quatrième trimestre 2017. Soit une hausse record de 7,3 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.
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Nicole Belloubet, une technicienne face à la crise des prisons

La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h23
   





                        



   


« Ministre techno », empreinte de « désinvolture », incapable de « prendre la mesure » de la « détresse » du personnel pénitentiaire… Après dix jours de crise dans les prisons, les critiques de l’opposition ciblent la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en première ligne dans le conflit qui oppose le gouvernement aux surveillants pénitentiaires. Cette crise, l’une des plus importantes dans les prisons depuis vingt-cinq ans, s’est soldée par un premier échec pour la garde des sceaux, mardi 23 janvier, quand les syndicats ont quitté la table des négociations, rejetant les propositions du gouvernement.
Alors que la ministre estime avoir consenti un « effort tout à fait considérable » en promettant la création de 1 100 postes sur quatre ans et s’est engagée à examiner des « mesures indemnitaires spécifiques et ciblées » en faveur du personnel pénitentiaire, les syndicats dénoncent des mesures insuffisantes, voire insultantes, critiquant une offre de « prime à l’agression » et ironisant sur le fait que « la vie d’un surveillant ne vaut pas cher ».
La droite s’en est immédiatement prise à la gestion de la crise de la garde des sceaux, mais c’est la gauche qui a été la plus virulente, attaquant le profil trop « techno » de la ministre.

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                Prisons : les syndicats se disent « prêts à négocier » sous certaines conditions



Technocrate et engagée
Technocrate, Nicole Belloubet l’est assurément. Professeure de droit de formation – seule professeure de droit à siéger au Conseil constitutionnel entre 2013 et 2017 –, reçue deuxième à l’agrégation de droit public en 1992, elle est avant tout considérée comme une travailleuse assidue, voire acharnée.
Décrite comme une technicienne qui n’aime pas se mettre en avant, la juriste de 62 ans n’avait jamais cherché à être exposée en première ligne avant sa nomination au gouvernement, le 22 juin, en remplacement de François Bayrou.

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                Nicole Belloubet, une professeure de droit au ministère de la justice



Les coups d’éclat ne lui sont pourtant pas étrangers. Après trois ans comme rectrice de l’académie de Limoges, elle est devenue rectrice de l’académie de Toulouse en 2000. Cinq ans plus tard, elle a fait de sa démission un véritable acte politique, rare à cette fonction. A l’époque, François Fillon était ministre de l’éducation nationale et menait une politique qui conduisait à la perte de plusieurs centaines de postes en trois ans dans l’académie de Toulouse. Pour afficher son désaccord, la rectrice a renoncé à son poste en 2005 et adressé une lettre aux cadres de l’académie où elle écrivait :
« Je ne pense pas trouver, désormais, la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l’éducation nationale au niveau de détermination qu’exige ma conception de l’éthique professionnelle. »
Car si Mme Belloubet est connue comme une spécialiste et une gestionnaire, elle est aussi une femme politique, réputée pour ses convictions de gauche. Adhérente au Parti socialiste dans les années 1980, elle fut candidate à une élection municipale pour la première fois en 1989 et est restée conseillère municipale de Saint-Rémy-les-Chevreuses (Yvelines) jusqu’en 1996.
En 2008, elle fut élue à Toulouse, avant de devenir vice-présidente de la région Midi-Pyrénées en 2010. A son entrée au Conseil constitutionnel en 2013, elle avait d’ailleurs déclaré à la presse régionale : « L’action politique me manque. »
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons »
C’est dans l’un des ministères les plus exposés qu’elle a fait son retour en politique en juin. Dès sa nomination au gouvernement, elle fut confrontée aux résistances des parlementaires sur la loi de moralisation de la vie publique, avant de devoir défendre la loi controversée destinée à faire entrer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Je ne suis pas sûre de réussir, mais j’ai l’espoir d’y parvenir. J’y travaille », avait-elle dit à Libération le 16 novembre.
Le rattrapage budgétaire de la justice et le risque d’une crise de nerfs au sein de l’administration pénitentiaire étaient, elle le savait, des questions latentes à son arrivée au ministère. « La situation de l’administration pénitentiaire et des prisons ne date pas d’il y a six mois [mais] de plusieurs décennies », a-t-elle déclaré mardi sur LCI.
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons, mais elle a une telle capacité de travail qu’elle y arrivera », avait assuré son amie Pascale Gonod, professeure de droit public à l’université Paris-I, au Monde en juillet. Au dixième jour de contestation dans les prisons, cette capacité de travail n’a, pour l’heure, pas suffi à éteindre la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président du Sénat s’est exprimé mercredi lors d’une conférence de presse sur l’un des grands chantiers d’Emmanuel Macron. Il a dévoilé les propositions de son institution pour le projet de réforme du président.
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Réforme constitutionnelle : Gérard Larcher présente ses conditions

Le président du Sénat s’est exprimé mercredi lors d’une conférence de presse sur l’un des grands chantiers d’Emmanuel Macron. Il a dévoilé les propositions de son institution pour le projet de réforme du président.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h29
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a présenté mercredi 24 janvier les propositions de son institution pour la préparation de la réforme constitutionnelle. La réforme doit être adoptée à l’identique par les deux chambres du Parlement (le Sénat et l’Assemblée nationale), et ensuite obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés du Parlement réuni en Congrès pour être adoptée.
Lors d’une conférence de presse, M. Larcher s’est dans un premier temps déclaré favorable à cette réforme « si réviser la Constitution a pour objectif de mieux faire la loi, de mieux répondre aux attentes de nos concitoyens ». Avant d’émettre des réserves : « Si cette réforme devait se résumer, in fine, à un artifice politique sans lendemain qui affaiblirait le rôle du Parlement, qui fragiliserait la représentation des territoires, ce serait contraire au principe qui guide mon engagement. » 
Rapport de forces
Depuis plusieurs mois, un groupe de sénateurs travaille sur ces questions. Composé de 15 membres, il est chargé d’examiner la manière de mettre en œuvre le grand chantier institutionnel lancé par Emmanuel Macron, début juillet, lors de son discours devant le Congrès, à Versailles.

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                Réforme des institutions : les exigences de Gérard Larcher



Emmanuel Macron avait demandé aux parlementaires de travailler sur plusieurs points, que le président du Sénat a rappelés mercredi ; à savoir la « réduction du nombre de parlementaires », « limiter le nombre de mandats consécutifs dans le temps, réformer la procédure législative, renforcer la fonction de contrôle du Parlement et adapter certaines juridictions ».
Gérard Larcher a décidé de jouer le rapport de forces avec Macron. Il pose sur la table l’ensemble de ses exigences pour peser dans la négociation à venir avec le chef de l’Etat. Il a rappelé mercredi la totalité de ses « lignes rouges » :
Réduction des parlementaires
Sur la réduction du nombre de parlementaires, Gérard Larcher a estimé qu’elle n’était pas « la condition d’un meilleur fonctionnement démocratique ». Il a ajouté que s’il pouvait en « accepter le principe, un certain nombre de règles doivent être posées », comme notamment le fait de pouvoir « débattre du nombre de sièges ». 
M. Larcher a ainsi rappelé qu’il ne voulait pas que cette baisse du nombre de parlementaires soit trop élevée, au nom de « l’équilibre des territoires ». « Il est indispensable de préserver le lien entre les territoires et nos parlementaires », a-t-il ajouté, expliquant que pour cela « il en faut un certain nombre ». M. Larcher s’est montré également hostile à la limitation à trois du nombre de mandats consécutifs. Un principe qu’il a réaffirmé devant les journalistes mercredi.
Proportionnelle aux législatives
Le président du Sénat a notamment présenté la proposition du groupe de travail d’instaurer une part de proportionnelle dans l’élection des députés. Cette part serait « significativement inférieure aux propositions du président de l’Assemblée nationale », a-t-il affirmé, sans en détailler le pourcentage exact. Elle devrait être inférieure au taux de 25% à 30 % évoqué par le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a-t-il déclaré.
Pouvoir d’enquête renforcé
A propos du contrôle parlementaire, le groupe de travail propose que les commissions puissent se doter de « pouvoirs d’investigation renforcés, et de permettre des enquêtes parlementaires sur des sujets qui font l’objet d’investigations judiciaires, sous réserve du respect de la confidentialité ».
« Ne pas plier mais trouver des convergences »
M. Larcher a également exprimé son refus de faire de la procédure accélérée la règle pour la procédure d’examen des textes. Le tout en proposant d’ajouter dans la constitution la règle du nombre de 20 ministres au maximum par gouvernement, pour montrer qu’il ne compte pas se laisser faire dans la négociation avec Emmanuel Macron et voir le pouvoir du Sénat diminuer sans rien dire.
Dans son entourage, on prévient : « Il pose ses conditions. Il faut que Macron fasse un effort. On ne peut pas envisager une révision constitutionnelle qui diminuerait le rôle du Parlement. » « Avancer ensemble, ça ne veut pas dire plier mais trouver des convergences », ajoute son entourage.
Gérard Larcher a montré qu’il ne voulait pas d’un référendum avec l’article 11 qui pourrait permettre à Macron de se passer de l’accord du Parlement. « On ne résout pas une crise de confiance par un coup politique », a-t-il prévenu.
Pour autant, même s’il a posé ses conditions, qui paraissent difficilement compatibles avec les objectifs du président de la République et de François de Rugy, cet habile négociateur souligne que la porte n’est pas fermée et qu’un accord avec le Sénat est toujours possible. A condition qu’Emmanuel Macron entende ses propositions en somme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».
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Jean Matouk : « L’avenir d’EDF mérite débat »

Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 14h00
    |

                            Jean Matouk (Economiste)








                        



                                


                            
Tribune. Face aux lobbys nucléaires, ni le chef de l’Etat ni son ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, n’ont osé brosser ce que pourrait être, au-delà de la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’avenir d’EDF dans le cas où l’on se résoudrait enfin à déployer toutes les formes d’énergie renouvelable et à viser la quasi-fin du nucléaire de fission à horizon de deux ou trois décennies. Cela mérite pourtant débat. Pour exploiter toutes ces sources, et résoudre du même coup la question de l’intermittence répétée à satiété par les « nucléocrates », c’est en effet à une nouvelle organisation spatiale de la production et de la distribution d’électricité qu’il faut songer.

L’idée de base d’une transition durable, c’est produire le plus possible le plus près possible du lieu de consommation. Comme pour l’alimentation ! Par conséquent, sur des territoires de l’ordre du village ou du canton, toutes les sources potentielles d’électricité renouvelables devraient être clairement recensées, puis exploitées par la fameuse vague d’investissements de la transition écologique, y compris, rappelons-le, l’isolation thermique de tous les habitats. Dans les régions côtières, nombreuses en France, l’éolien en mer fixe ou flottant et l’hydraulien font partie de la panoplie. La programmation devrait évidemment tenir compte des intermittences moyennes.
Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers
On peut très bien imaginer que tous ces investissements soient financés par un appel direct public à l’épargne oisive de chaque région. Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers. On peut donc imaginer que cette épargne soit collectée dans chaque région, soit par des branches régionales issues d’un EDF démembré, soit par une Caisse régionale de l’énergie qui, à l’instar de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants » remonte à juillet 2017.
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Alain Régnier nommé délégué interministériel à l’intégration des réfugiés

L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants » remonte à juillet 2017.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h48
    |

            Maryline Baumard








                        


Six mois et douze jours… C’est le temps qu’il aura fallu à l’exécutif pour trouver un « délégué interministériel à l’accueil et l’intégration des réfugiés ». Mercredi 24 janvier, lors du conseil des ministres, Alain Régnier a été nommé à ce poste. Ce haut fonctionnaire a consacré l’essentiel de sa carrière à la lutte contre l’exclusion, le mal logement et la politique de la ville. Entre 2012 et 2014, il a notamment été chargé par le premier ministre de la mise en œuvre de la circulaire du 26 août 2012 relative aux campements illicites. Mais cet ancien des cabinets de Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo ou encore Nelly Olin a été remercié par la gauche parce qu’il n’était pas sur la ligne du ministre de l’intérieur d’alors, Manuel Valls.
L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants », remonte en effet au 12 juillet 2017, jour de la présentation de ce dernier. À l’époque, tout devait aller très vite, puisque le premier ministre Edouard Philippe avait précisé que cette nomination se ferait sous quelques semaines.
Depuis, c’était silence radio. Le 6 septembre 2017, le député (LRM) du Val-d’Oise, Aurélien Taché, a été nommé à la tête d’une mission parlementaire sur l’intégration et Pascal Teixeira Da Silva a pris le poste d’ambassadeur des migrations. De délégué à l’intégration, il n’était alors plus question…

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                L’étroite marge du gouvernement pour imposer sa politique migratoire



Tiraillements autour du poste
Durant tout l’été 2017, le nom de Jean-Jacques Brot avait circulé pourtant comme une évidence. La fonction semblait avoir été taillée pour installer de façon plus stable celui qu’on appelle le « préfet des Syriens » et qui depuis mars 2015 a accueilli et logé 5 000 personnes arrivées dans le cadre des programmes de réinstallation sur lesquels la France s’était engagée auprès du Haut-Commissariat aux réfugiés. Des réfugiés irakiens, syriens, sur lesquels sont venus se greffer des supplétifs de l’armée française, ces Afghans qui ont servi la France avant d’être oubliés là-bas au péril de leur vie. C’est la même mission qui attend Alain Régnier, mais avec des Africains en plus – les 3 000 que le chef de l’Etat s’est engagé à accueillir avant fin 2019.
Tout l’été en effet, il y a eu des tiraillements autour de ce poste. D’abord son côté faussement « interministériel » puisque le poste est rattaché à la Place Beauvau, a suscité des tiraillements. Ensuite, la Direction générale des étrangers de France (DGEF) a envisagé de ne nommer personne. Dans une note au ministre en date du 4 juillet 2017 sur la mise en œuvre du plan migrants, que Le Monde s’est procuré, est clairement questionnée « l’opportunité de nommer un délégué ». Il y est ajouté que « si aucun délégué n’était nommé, il faudrait alors veiller à occuper entièrement le terrain de l’intégration afin de maintenir la ligne équilibrée annoncée par le gouvernement ».
Deux grandes inconnues
En clair, avant que le nom d’Alain Régnier, ancien délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (2010-2014), n’arrive dans la boucle, la Direction des étrangers a milité pour gérer seule les arrivées des réinstallés. « Il ne faut pas oublier que cette structure a été pensée sous Sarkozy par l’actuel directeur de cabinet de Gérard Collomb notamment. Sa création a permis une OPA du ministère de l’intérieur sur l’intégration », rappelle un fin connaisseur de ce lieu créé et géré par des conseillers d’Etat « qui veulent garder la main mise et n’ont pas envie de voir arriver un préfet », observe un autre analyste de ce microcosme.
Après toutes ces manœuvres, Alain Régnier va donc pouvoir enfin prendre son poste. Si l’on en croit les éléments donnés en juillet 2017, le délégué « sera chargé de coordonner l’arrivée en France des réinstallés et d’organiser cet accueil dans de bonnes conditions. Il coordonnera l’entrée des réfugiés dans le logement. Cela suppose de mobiliser, dans les territoires, davantage de logements vacants, y compris auprès de bailleurs privés. Les préfets et les opérateurs associatifs seront mobilisés dans ce but ».
Aujourd’hui plusieurs centaines de réfugiés déjà entendus par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) lors de ses missions en Turquie, au Liban sont toujours en attente d’un visa pour venir en France. M. Régnier aura donc fort à faire pour résorber un stock en souffrance et se faire une place dans la technostructure. Le périmètre exact de sa mission et le budget affecté restent pour l’heure deux grandes inconnues.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Plus d’un million de salariés malades ou handicapés menacés de « désinsertion professionnelle »

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h14
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
Les salariés victimes de problèmes de santé risquent aussi de perdre leur emploi. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui vient de publier un copieux rapport à ce sujet, estime entre un et deux millions le nombre de salariés menacés de « désinsertion professionnelle » suite leur maladie ou leur handicap, soit 5% à 10 % des salariés français.
Les raisons sont plurielles. Faute d’aménagement de poste suffisant et parce qu’il lui est difficile de mener de front combat contre la maladie et l’activité professionnelle, le salarié peut être incité à quitter son emploi de lui-même. « Parmi dix personnes en activité au moment du diagnostic du cancer, trois auront perdu ou quitté leur activité deux ans après », rapporte l’étude, qui cite une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national du cancer.
Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte
Surtout, un salarié atteint d’une affection invalidante risque d’être déclaré inapte par le médecin du travail. 160 000 avis d’inaptitude ont ainsi été prononcés dans le secteur privé en 2012. Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte. Le rapport de l’IGAS donne l’exemple d’une étude conduite en région Centre-Val de Loire, selon laquelle 85 % des salariés déclarés inaptes sortent de leur entreprise.
Le retour à l’emploi est alors particulièrement difficile : seuls 36 % d’entre eux ont retrouvé un poste au bout d’un an. Au handicap généré par la maladie s’ajoutent d’autres « handicaps » : « les salariés les plus concernés [par les licenciements pour inaptitude, NDLR] sont globalement les moins qualifiés et les plus âgés », note l’étude.
Obligation de reclassement
Pourtant, la législation protège en théorie les salariés victimes de problèmes de santé. Le code du travail fixe un principe général de non-discrimination dû à l’état de santé. Par ailleurs, l’employeur est tenu de suivre les aménagements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ A l’occasion du Forum économique mondial de Davos, un collectif de chefs d’entreprise et d’experts, parmi lesquels Isabelle Kocher, Clara Gaymard, Gilles Schnepp et Geneviève Férone Creuzet, dans une tribune au « Monde », appelle à l’invention d’un capitalisme renouvelé et responsable.
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« Une nouvelle répartition des missions entre Etats et entreprises se profile »

A l’occasion du Forum économique mondial de Davos, un collectif de chefs d’entreprise et d’experts, parmi lesquels Isabelle Kocher, Clara Gaymard, Gilles Schnepp et Geneviève Férone Creuzet, dans une tribune au « Monde », appelle à l’invention d’un capitalisme renouvelé et responsable.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h04
    |

un collectif de chefs d'entreprise et d'experts







                        



                                


                            
Tribune. Plus de trois mille représentants d’une centaine de pays animent ces jours-ci les débats du Forum économique mondial, à Davos, pour « créer un avenir commun dans un monde fracturé », thème retenu cette année. Davos 2018 est coprésidé par sept femmes, parmi lesquelles Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie et, notamment, administratrice de l’Institut du capitalisme responsable (ICR), think tank animé par les signataires de ce texte.
Les états nouent des partenariats avec les entreprises désireuses de s’impliquer davantage dans les domaines de la responsabilité
Nous sommes conscients de l’état du monde et des nombreuses menaces auxquelles les nations peinent à trouver des réponses. Les acteurs politiques « éclairés » ont besoin d’alliés solides. L’entreprise et la société civile pourraient constituer cet appui. Si l’entreprise ne représente certes pas l’intérêt général, la durabilité de son modèle de croissance la légitime comme partenaire efficace.
Une nouvelle répartition des missions se profile. Les Etats, qui voient leurs ressources financières se raréfier, continuent à réguler mais ils modifient leur mode d’intervention. Pour faire avancer les grandes causes environnementales ou sociales, ils nouent des partenariats avec les entreprises désireuses de s’impliquer davantage dans les domaines de la responsabilité. Les Etats peuvent s’en remettre à leurs savoir-faire, leurs capacités à innover, à déceler et financer les technologies et les talents. L’impulsion politique reste indispensable mais, avec l’entreprise, elle a trouvé un moteur décisif. Quand l’impulsion d’entreprises pionnières débouche sur la généralisation d’initiatives efficaces pour la société, l’Etat doit intervenir dans un second temps pour les inscrire dans un cadre réglementaire pérenne.
Une image souvent médiocre de l’entreprise
L’engagement des entreprises nécessite cependant l’inflexion de deux tendances majeures. D’abord, cet engagement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Plus d’un millier d’amendements au texte ont été déposés, dont des dizaines sont identiques.
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Bal des lobbys autour du projet de loi « droit à l’erreur »

Plus d’un millier d’amendements au texte ont été déposés, dont des dizaines sont identiques.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h20
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
Les députés La République en marche (LRM) aiment rappeler qu’après avoir renouvelé les visages de l’Assemblée nationale, ils souhaitent en renouveler les usages. Si les réformes censées donner des gages d’exemplarité se succèdent, les Macronistes n’échappent cependant pas à certains travers de la vie parlementaire.
Mardi 23 janvier, ils ont commencé l’examen du texte « Un Etat au service d’une société de confiance », une loi hétéroclite de réforme de l’administration qui instaure, entre autres, un « droit à l’erreur » pour les citoyens et les entreprises. Or qui dit loi au périmètre vaste, dit aubaine pour les lobbies.

Plus d’un millier d’amendements ont été déposés, dont des dizaines sont identiques, reproduits mot pour mot par des membres de groupes politiques différents ; la marque de fabrique d’argumentaires fournis clés en main par les représentants d’intérêts. « Il n’y a pas que du fait maison », euphémise Stanislas Guerini, rapporteur LRM du texte.
« Ce qu’il faut c’est de la transparence »
Si les champions en la matière sont les élus Les Républicains, les « marcheurs » n’ont pas fait exception. Mardi soir, à la dernière minute, une trentaine de députés LRM ont retiré l’un de leurs amendements. Celui-ci avait été déposé symétriquement et dans des termes très proches par neuf groupes d’élus d’autres bancs politiques. Il proposait de restreindre la portée d’un article qui exclut les infractions au code de l’environnement du « droit à l’erreur ». Un amendement qui, selon nos informations, leur a été soufflé par des sections départementales de la FNSEA, principal syndicat agricole, vent debout contre la multiplication des normes environnementales.
Si ces députés LRM avaient procédé à un petit exercice de réécriture de la proposition, certains ont été moins discrets. Le « marcheur » François-Michel Lambert a ainsi signé un amendement qui a six frères jumeaux sur d’autres bancs. Le texte « doit venir du syndicat des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La répartition des postes au sein de la commission d’investiture ont donné lieu à un accrochage entre Laurent Wauquiez et son ancienne adversaire dans la course à la présidence, Florence Portelli.
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Chez Les Républicains, les opposants de l’intérieur réclament de la place

La répartition des postes au sein de la commission d’investiture ont donné lieu à un accrochage entre Laurent Wauquiez et son ancienne adversaire dans la course à la présidence, Florence Portelli.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h19
    |

            Olivier Faye








                        



   


De l’avis d’un participant, « ça a été un peu chaud ». Mardi 23 janvier, le bureau politique du parti Les Républicains (LR) s’est réuni pour la dernière fois sous sa forme actuelle. Sa nouvelle composition doit être validée, le 27 janvier, par le conseil national de LR. Mais la répartition des postes dans cette instance – sorte de gouvernement du parti – et surtout celle au sein de la commission d’investiture (CNI) ont donné lieu à un accrochage entre le président de la formation de droite, Laurent Wauquiez, et son ancienne adversaire dans la course à la présidence, Florence Portelli.
Cette dernière, comme Maël de Calan, le troisième participant à la compétition interne de décembre 2017, réclame en effet un poids proportionnel à son résultat, soit 16,11 % pour elle et 9,25 % pour M. de Calan. Les deux responsables ont chacun transmis une liste de noms qu’ils souhaitent voir figurer au bureau politique et à la commission d’investiture. Mais M. Wauquiez ne l’a pas entendu de cette oreille, proposant simplement cinq postes à la première dans la CNI et trois postes au second. Lors de la réunion du bureau politique, mardi, il a raillé le comportement de « superstar » de Mme Portelli.

        Lire aussi :
         

                Laurent Wauquiez, une image à construire



« Exigences disproportionnées »
« C’est un monsieur qui ne supporte pas la démocratie, cingle auprès du Monde la maire de Taverny (Val-d’Oise). Je n’ai pas adhéré au Parti communiste des années 1970. Cela montre son vrai visage. » Maël de Calan, lui, juge cette proposition « incompréhensible » et évoque un « sentiment de grande fermeture ». « Il portera la responsabilité de mettre en dehors des instances 25 % des adhérents », prévient le conseiller départemental du Finistère, qui menace de ne pas occuper son siège à la CNI. La composition de cette instance a quoi qu’il en soit été validée, mardi, et les deux responsables n’ont finalement obtenu que deux postes : les leurs.
« Ils ont eu des exigences disproportionnées. Il y a d’autres poids lourds dont il faut tenir compte », explique un proche de M. Wauquiez, qui cite les exemples du président du Sénat, Gérard Larcher, et du président du groupe des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « Il faut que certaines têtes se dégonflent et mesurent leur réel poids politique », ajoute cette même source.
Le nouveau président de la CNI, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et proche de M. Wauquiez, évoque, lui, « une péripétie », un « micro débat ». Il loue au contraire des « équilibres minutieux », et met en avant le fait que Marine Brenier, une proche du maire de Nice, Christian Estrosi, devrait siéger à la CNI alors qu’elle avait rejoint au début du quinquennat le groupe des « constructifs » à l’Assemblée nationale. Il n’empêche : « On aurait pu faire mieux », souffle un membre de la direction de LR.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Invité de « L’Emission politique », sur France 2, jeudi soir,  le président de LR reste méconnu.
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Laurent Wauquiez, une image à construire

Invité de « L’Emission politique », sur France 2, jeudi soir,  le président de LR reste méconnu.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h59
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Laurent Wauquiez a gagné au fil des ans un surnom dans la presse, toujours avide de métonymies : « L’homme à la parka rouge ». Le président du parti Les Républicains (LR) ne se départ plus de ce manteau à la coupe un peu fruste et à la couleur criarde depuis que sa femme lui en a offert un à la veille de sa première victoire municipale, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), en 2008. Cette parka, jure-t-il, lui « a porté bonheur ». Elle présente surtout l’avantage de le faire apparaître en homme des classes moyennes et d’être bien visible sur la photo, au milieu des pardessus sombres de ses camarades politiques.
De lui, le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, dit d’ailleurs qu’il porte les « idées » du Front national « avec une veste rouge ». Un détail qui n’en est pas un dans un univers où la notoriété et la capacité à être identifié représente un capital précieux. Contrairement aux idées reçues, M. Wauquiez n’est pas le mieux loti en la matière. Il reste, à 42 ans, peu connu des Français. Un handicap apparent qui peut aussi s’avérer une force, puisque le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, attendu dans « L’Emission politique » de France 2, jeudi 25 janvier, est encore considéré comme ayant une histoire à écrire.

L’homme scrute attentivement les sondages. Et le constat est clair : « Laurent est une force émergente, un Français sur deux doit à peine le connaître », souligne un membre de sa garde rapprochée. L’analyse des enquêtes d’opinion s’avère en réalité un peu plus nuancée, mais elle dépeint bien cette tendance. Dans l’édition de janvier du tableau mensuel de l’IFOP pour Paris Match et Sud Radio (réalisé par téléphone les 12 et 13 janvier auprès de 956 personnes), 19 % des sondés af­firment ne pas connaître suffisamment le nouveau président de LR pour émettre une opinion à son endroit. A titre de comparaison, ils ne sont que 10 % à donner la même réponse concernant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les présidents du Bundestag et de l’Assemblée nationale appellent à renforcer la zone euro.
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Schäuble et de Rugy : « Plus la France est forte, mieux c’est pour l’Allemagne et pour l’Europe »

Les présidents du Bundestag et de l’Assemblée nationale appellent à renforcer la zone euro.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h42
   





                        



                                


                            

Le Bundestag et l’Assemblée ont célébré, lundi 22 janvier, le 55e anniversaire du traité de l’Elysée. Pour leurs présidents respectifs, Wolfgang Schäuble (CDU) et François de Rugy (La République en marche), le rapprochement en cours entre la France et l’Allemagne peut permettre la relance du projet européen.
Ces derniers mois, l’initiative vient surtout de Paris ou de Bruxelles pour relancer l’Europe. L’Allemagne est-elle encore une force de proposition ?
Wolfgang Schäuble : Après d’intenses débats, le congrès du SPD a voté, dimanche, en faveur de négociations de coalition. Nous attendons avec confiance la formation d’un exécutif capable d’agir. La capacité d’initiative d’un gouvernement réduit à gérer les affaires courantes est en effet limitée. Il est dès lors très bien qu’Emmanuel Macron ait pu assurer un leadership fort en France. La jalousie n’existe pas dans notre relation avec nos amis français. Notre conviction est la suivante : plus la France est forte, mieux c’est pour l’Allemagne et pour l’Europe. Je crois que l’inverse est vrai aussi. Cela a été un argument important pour convaincre le SPD de former le gouvernement.
François de Rugy : J’ai connu des périodes où le contraire prévalait. Nous ne pouvions pas aller de l’avant, car la France était trop faible, aussi bien économiquement que sur la scène européenne. Le président Macron dispose aujourd’hui d’une légitimité indiscutable, le débat sur l’Europe ayant été mené pendant la campagne électorale. Au second tour, il s’est imposé contre Marine Le Pen, qui défendait une vision diamétralement opposée. Même sans coalition, j’ai pu constater que les propositions faites à Paris influencent les discussions à Berlin. Je ne doute pas que nous recevrons une réponse positive de la part du prochain gouvernement. Le FDP [le parti libéral allemand] était sur une ligne beaucoup plus prudente en tant que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Analyse. Pour la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre, le projet Macron n’est pas seulement d’organiser une péréquation entre organismes riches et pauvres, mais surtout de les transformer tous en entreprises à structure capitalistique, avec des actionnaires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
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Macron, le président qui voulait privatiser les HLM

Analyse. Pour la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre, le projet Macron n’est pas seulement d’organiser une péréquation entre organismes riches et pauvres, mais surtout de les transformer tous en entreprises à structure capitalistique, avec des actionnaires.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h06
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Analyse. Depuis son élection, Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, sonné la charge contre le logement social : « J’ai deux problèmes avec les HLM. Il y a trop d’organismes, près de 800, et il faut opérer un regroupement en deux à trois ans. Ensuite, il n’y a pas de bonne circulation du capital, justifiait-il, le 6 octobre 2017, devant les professionnels du bâtiment. Il y a des organismes qui ont des trésors et ne construisent pas, tandis que d’autres n’ont pas du tout d’argent. Alors, annonçait-il, on va un peu baisser les loyers et les APL [aide personnalisée au logement] et, après une analyse honnête, on va recapitaliser les organismes fragilisés. »
Les efforts réclamés au secteur sont conséquents, puisqu’ils les privent de 7 % des recettes (22 milliards d’euros de loyers perçus par an)
Lors d’un entretien télévisé sur TF1, le 17 octobre, il réitérait ses critiques : « Il faut changer le logiciel dans le secteur du logement social. On met de la dépense publique, légitime dans le secteur HLM, on continuera à le faire, mais on met aussi beaucoup de dépenses publiques pour solvabiliser les ménages qui sont dans ces logements. On est le pays en Europe qui est quasiment le moins efficace pour le traitement des mal-logés ! Le gouvernement va demander aux acteurs du logement social d’un peu baisser les loyers (…), en face, on va baisser d’autant les APL. »
La première étape devait conduire à réduire les aides au logement et les loyers HLM, à hauteur de 1,5 milliard d’euros, mesure actée dans la loi de finances pour 2018. Après de rudes négociations, le prélèvement payé par les bailleurs sociaux a été étalé sur trois ans, à raison de 800 millions d’euros en 2018, 800 autres en 2019 et 1,5 milliard à partir de 2020. Les efforts réclamés au secteur sont conséquents, puisqu’ils les privent de 7 % des recettes (22 milliards d’euros de loyers perçus par an) et de 70 % de leurs investissements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En réaction aux propos tenus dans le « M Le magazine du Monde » par Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, les deux anciens de la Ligue communiste révolutionnaire défendent le message et les valeurs de Mai 68 dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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Alain Krivine et Alain Cyroulnik : « Eh bien non, nous n’allons pas enterrer Mai 68 »

En réaction aux propos tenus dans le « M Le magazine du Monde » par Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, les deux anciens de la Ligue communiste révolutionnaire défendent le message et les valeurs de Mai 68 dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 11h55
    |

Alain Krivine (Ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire) et Alain Cyroulnik (Membre du collectif Ensemble, ancien membre du bureau p...







                        



                                


                            
Tribune. Dans quelques mois, on va fêter les 50 ans de Mai 68. Plusieurs dizaines de livres sont déjà parus et d’autres se préparent. « M Le magazine du Monde »(du 6 janvier) vient même de nous avertir que Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil préparent un film pour la télévision…

Entre Sarkozy qui voulait « liquider une bonne fois pour toutes l’héritage de Mai 68 » et ceux qui veulent le réduire à une révolution culturelle et sexuelle qui aurait modernisé nos mœurs, il y a surtout l’envie d’effacer dans la mémoire sociale ce que représente, pour les générations qui l’ont fait et celles qui ont suivi, la dimension subversive de ce qui reste la plus grande grève générale de l’histoire sociale française, dans l’héritage de la Commune de Paris ou de la grève de 1936 ! Une volonté d’écrire un roman historique français débarrassé de la lutte des classes et des massacres coloniaux, où il ne resterait plus que Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d’Arc sur le bûcher, Louis XIV, Napoléon, de Gaulle et… « Jupiter Macron ».

Ce dernier hésite à fêter 68. Il hésite entre la manif ouvrière du 13 mai ou le défilé réactionnaire du 30 mai. Mais pourquoi ne pas fêter, tant qu’il y est, les deux en même temps puisqu’il n’y a plus ni gauche ni droite ? Et puis, il a avec lui Cohn-Bendit et Goupil, ou, comme le dit Le Monde, « De Mai 68 à Macron, ou le parcours d’une génération ».
Une des plus grandes grèves de notre histoire
Eh bien non… Nous ne sommes pas pour « fêter ce 68-là » car nous ne sommes pas pour enterrer ce qui fut l’une des plus grandes grèves de notre histoire. N’en déplaise à Dany, qui réunissait toute la droite au Parlement européen par sa gouaille et un libéralisme qui n’avait plus rien à voir avec 68, ou Romain, qui se flatte de « s’être bien marré » et d’avoir tout abandonné : « Je ne supporte plus ­de voir un militant politique. C’est comme les anciens alcooliques,...




                        

                        


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<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le scrutin, prévu en mai 2019, aiguise les appétits. Benoît Hamon a d’ores et déjà annoncé son alliance avec Yanis Varoufakis, l’ancien ministre grec des finances.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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Elections européennes : à gauche, chacun cherche sa liste

Le scrutin, prévu en mai 2019, aiguise les appétits. Benoît Hamon a d’ores et déjà annoncé son alliance avec Yanis Varoufakis, l’ancien ministre grec des finances.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h41
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

L’échéance est encore lointaine, mais elle occupe déjà les esprits. Les élections européennes qui doivent se tenir en mai 2019 attisent les convoitises à gauche. La perspective d’une circonscription unique et la possibilité − éventuelle − de constituer des listes transnationales, ouvrent un champ des possibles en termes d’alliance pour une famille politique en pleine recomposition.
Avec un scrutin à la proportionnelle, de nombreuses petites formations veulent tenter leur chance ; les vieilles écuries en crise – tels le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) ou Europe écologie-Les Verts (EELV) – pensent pouvoir sauver des élus, soit en partant seul, soit en concluant des accords. La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon, elle, entend confirmer sa position de première force de gauche et de principale opposante à Emmanuel Macron et à sa politique libérale et proeuropéennes.
Génération.s, enfin, le mouvement de Benoît Hamon, veut profiter de ces échéances pour préempter l’espace des pro-européens de gauche et passer devant le PS. Un jeu de l’oie grandeur nature qui comporte un risque non négligeable : celui de l’éparpillement des voix.
« L’alliance » entre Benoît Hamon et Yanis Varoufakis
L’ancien candidat à la présidentielle est satisfait. Dimanche 21 janvier, dans un café de la place de la Bastille, Benoît Hamon a annoncé son « alliance » avec DiEM25, le parti transnational de Yanis Varoufakis, l’ancien ministre grec des finances.
En présence de M. Varoufakis, M. Hamon a présenté ce partenariat comme une « alternative » aux « nationalistes » et à ceux qui pensent « qu’il n’y a plus de solution européenne à la crise » mais aussi aux « conservateurs qui veulent perpétuer l’Europe austéritaire et la foi irrationnelle dans le libre-échange ». « L’establishment et les désintégrationnistes ne s’opposent pas, ils sont complémentaires », complète...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’article 2 est décrit comme la « pierre angulaire » du projet de loi sur « un Etat au service d’une société de confiance » examiné, depuis mardi, par l’Assemblée.
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Les députés votent l’instauration du « droit à l’erreur »

L’article 2 est décrit comme la « pierre angulaire » du projet de loi sur « un Etat au service d’une société de confiance » examiné, depuis mardi, par l’Assemblée.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 01h52
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 08h07
   





                        



   


L’Assemblée nationale a voté dans la soirée du mardi 23 janvier, à main levée, l’article phare du projet de loi sur « un Etat au service d’une société de confiance » qui consacre un « droit à l’erreur » dans les relations entre les citoyens et l’administration. Cet article 2 est, selon le gouvernement, la « pierre angulaire » du texte examiné en première lecture par les députés. Il est présenté comme :
« La possibilité pour chaque Français de se tromper dans ses déclarations à l’administration sans risquer une sanction dès le premier manquement. »
Ce sera à l’administration de prouver que l’usager était de mauvaise foi.

        Lire aussi :
         

                Le projet de loi « droit à l’erreur et simplification » en neuf exemples



Quelques retouches en séance
Cette disposition est critiquée surtout à la gauche de la gauche, qui y voit « un renoncement de l’Etat » et une « défiance » envers les fonctionnaires. L’article a fait l’objet de quelques retouches en séance. Un amendement du groupe La France insoumise (LFI) a notamment clarifié que le droit à l’erreur est bien « limité à la première ». Un autre amendement, des Républicains (LR), a inclus les « erreurs matérielles » de saisie informatique dans ce droit.
Des députés LR et UAI (UDI, Agir et indépendants) ont en revanche plaidé en vain pour revenir sur l’exclusion des normes environnementales de ce droit, le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin assurant après un débat nourri qu’en la matière, un manquement « sans aucune atteinte à l’environnement » pourrait bien bénéficier du droit à l’erreur.
Le communiste Pierre Dharréville a proposé de son côté, là encore en vain, de « limiter le champ du droit à l’erreur » au versement des prestations sociales, se disant opposé à « la portée générale » du texte « sans précautions ».
« Bon de ne pas tout réguler »
Sur le « droit au contrôle », également consacré par l’article et qui permet à un citoyen ou une entreprise de solliciter l’administration pour un contrôle « à blanc », des élus ont plaidé pour que la réponse soit bornée dans le temps. Le texte prévoit des délais « raisonnables », le ministre jugeant « bon de ne pas tout réguler ».
D’autres articles restaient à examiner sur le droit à l’erreur, notamment vis-à-vis de l’administration fiscale ou des douanes, le texte comportant en outre une vaste série de mesures dans ses quelque 40 articles, au menu des députés jusqu’à la fin de la semaine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Reçus par le premier ministre puis le président du Sénat, MM. Simeoni et Talamoni estiment que « l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/01/2018
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Déçus, les dirigeants corses appellent à « une grande manifestation populaire »

Reçus par le premier ministre puis le président du Sénat, MM. Simeoni et Talamoni estiment que « l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 11h14
    |

            Patrick Roger








                        



   


Les discussions engagées à Paris, lundi 22 janvier, avec le président du conseil exécutif de la collectivité unique de Corse, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont essuyé mardi un brusque coup de froid. Lundi soir, ils s’étaient entretenus à Matignon pendant plus de deux heures avec le premier ministre, Edouard Philippe, entouré du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et de Jacqueline Gourault, la ministre chargée du dossier corse. A la sortie, M. Simeoni avait fait part d’« une forme de déception » mais voulait néanmoins espérer que l’exécutif préciserait ses intentions « dans un calendrier resserré ».
Changement de ton, mardi, à l’issue de l’entrevue qu’ont eue les deux dirigeants nationalistes avec le président du Sénat, Gérard Larcher. « On est en train de nous demander d’aller à l’abattoir et de renoncer à tout ce qui fait le fondement même de notre engagement, déclarait à la sortie M. Simeoni, courroucé, au micro de Public Sénat. Cette discussion n’en est pas une. En conséquence, il n’y a pas en l’état de raisons de la continuer. »

Après nos entretiens d’hier et d’aujourd’hui, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prend… https://t.co/FhLMp9h3Gf— Gilles_Simeoni (@Gilles Simeoni)


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Après nos entretiens ac le Premier ministre & le Président du Sénat notre conviction est faite: l’Etat refuse de re… https://t.co/T80IruXSWb— JeanGuyTalamoni (@Jean-Guy Talamoni)


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Dans la foulée, les deux élus corses ont lancé un même appel sur leurs comptes Twitter : « Après nos entretiens d’hier et d’aujourd’hui, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse. Dans ces conditions, nous appelons dans les prochains jours à la tenue d’une grande manifestation populaire. » En termes plus prosaïques : les dirigeants nationalistes ont le sentiment de « se faire balader » et ont décidé de faire monter la pression sur l’exécutif.
Joint par Le Monde, M. Simeoni se défend de tout « chantage ».
« Mais il faut comprendre que, en Corse, les attentes sont grandes, poursuit le président du conseil exécutif. Il y a une situation politique nouvelle, qui s’est concrétisée par notre large victoire aux élections territoriales [en décembre 2017]. La première chose que nous demandons au premier ministre, c’est qu’il reconnaisse la dimension politique de la question corse, pour tourner ensemble la page. Il ne nous répond rien. Sur l’autonomie, il nous répond qu’il ne sait pas ce que ça veut dire. Quand on met bout à bout hier et aujourd’hui, c’est un entonnoir qui nous conduit à renoncer à tout. Ce n’est plus une discussion, c’est une capitulation. Ava basta [maintenant, ça suffit] ! »
Les échanges n’ont pas été plus fructueux avec M. Larcher. Pour le président du Sénat, « si la spécificité insulaire de la Corse et son identité doivent être prises en considération, la République est une et indivisible », selon les termes de son communiqué. Aussi, pour lui, « c’est autour de l’article 72 et uniquement autour de l’article 72 qu’il peut y avoir un débat, comme avec d’autres collectivités à statut particulier ». C’est-à-dire oui à un « droit à la différenciation », comme le président de la République envisage de l’introduire à l’article 72 de la Constitution et qui consacrerait un droit général des régions mais non à une mention spécifique de la Corse, ouvrant la voie à une autonomie plus large. La tonalité de ses propos a eu pour effet immédiat de cabrer les élus corses.
Poussée d’adrénaline
« Nous allons rentrer en Corse, consulter nos instances et voir ce que nous allons décider, indiquait mardi soir M. Simeoni. Probablement, nous appellerons à une grande manifestation, avant le 6 février. » Date de l’arrivée prévue sur l’île de M. Macron, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac. Un séjour qui devrait se prolonger le lendemain, même si le calendrier n’en est pas encore définitivement arrêté, par des entretiens politiques entre le chef de l’Etat et les dirigeants de la nouvelle collectivité unique.
Malgré cette poussée d’adrénaline, les discussions entre l’exécutif et les dirigeants nationalistes sont loin d’être rompues. Matignon fait part de sa volonté de poursuivre le dialogue. Le premier ministre a proposé une « méthode ». Il lui est cependant difficile de formuler des propositions tant que le président de la République n’a pas arbitré. Car il est clair que, sur ce dossier, c’est M. Macron qui a la main et c’est de lui que les nationalistes attendent des réponses. « Le seul qui peut débloquer cette situation, c’est le président de la République », a répété M. Talamoni, mardi soir, au micro de Canal+.

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron attendu de pied ferme sur le dossier Corse



« Il y a toujours une phase de tension avant une négociation au sommet, note un proche du dossier. Cela relève plus d’une sorte de scénarisation. » Destinée également à donner des gages à une frange du mouvement nationaliste et de la jeunesse corse qui commence à montrer quelques signes d’impatience. Les dirigeants de la collectivité sont, eux aussi, sous pression.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Des centaines d’internautes partagent depuis le début de l’année une bourde sur les sans-abri commise par une ancienne secrétaire d’Etat... qui a quitté son poste voilà six ans.
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Une bourde politique de 2012 ressuscite sur les réseaux sociaux

Des centaines d’internautes partagent depuis le début de l’année une bourde sur les sans-abri commise par une ancienne secrétaire d’Etat... qui a quitté son poste voilà six ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h59
    |

                            Les Décodeurs








                        


Certaines informations ne meurent jamais. C’est le cas de la bourde de Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé de Nicolas Sarkozy, qui conseillait en 2012 aux sans-abri de ne pas « sortir de chez eux ». Un message publié il y a six ans, mais qui circule à nouveau énormément en ce début d’année 2018, certains internautes en profitant pour accuser la politique sociale d’Emmanuel Macron :

Ça Va être Long 5 ans....!!! #Macron 
— Merovingienfr (@LeMérovingien)


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Sur son blog, la secrétaire d’Etat chargée de la santé donnait à l’époque des recommandations pour se prémunir contre le froid, y compris aux SDF. Une maladresse qui lui avait valu des commentaires ironiques et plusieurs articles dans la presse, de Franceinfo à Midi libre. Ce sont ces articles que l’on retrouve ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
Le poste n’existe plus
Nora Berra s’était ensuite justifiée sur son compte Twitter, expliquant qu’il s’agissait d’une « erreur d’interprétation ». Sa note de blog avait également été modifiée ; elle a depuis disparu, mais on la retrouve sur le site d’archivage webarchive.
Difficile de comprendre comment ce type d’information datée, par le jeu des partages sur les réseaux sociaux, peut revenir au premier plan six ans plus tard. Pour ne pas tomber dans le panneau, il suffisait pourtant de vérifier la date des articles. Autre solution, consulter sur le profil Twitter de la personne incriminée ses actuelles responsabilités : conseillère municipale de Lyon et conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes
Ironie supplémentaire en effet, le poste de Mme Berra, qui était alors secrétaire d’Etat à la santé, n’existe plus : il n’y a désormais qu’une ministre de la santé (Agnès Buzyn), sans secrétaire d’Etat afférent(e).

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants, contre 56,1 en 2014.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

L’offre d’accueil des enfants de moins de 3 ans reste stable, les crèches se développent

En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants, contre 56,1 en 2014.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 15h53
   





                        


L’offre d’accueil des enfants de moins de 3 ans est restée stable en France, la création de places en crèches compensant légèrement une baisse du recours aux assistantes maternelles, selon le rapport annuel de l’Observatoire national de la petite enfance, qui confirme par ailleurs une diminution des congés parentaux.
Au 1er janvier 2017, la France comptait 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, soit 32 000 de moins par rapport au 1er janvier 2016, selon ce rapport présenté par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), et rendu public mardi 23 janvier.

        Lire aussi :
         

                L’allocation de garde d’enfant augmentera de 138 euros par mois pour les plus pauvres



En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants de moins de 3 ans, contre 56,1 en 2014 ou 47,6 places en 2006, première année de calcul de l’indicateur.
Des inégalités entre départements
Mais les disparités entre les départements demeurent fortes : si en Haute-Loire, ce pourcentage grimpe à 92 places pour 100 enfants, il n’est que de 10 à 40 places en Guyane, en Seine-Saint-Denis ou en Corse.
Le rapport pointe une baisse du recours aux assistantes maternelles, qui étaient 321 400 en exercice en 2015 (– 4 % par rapport à 2014). Il s’agit du mode de garde le plus fréquent après la garde parentale.
L’accueil collectif (crèches, haltes-garderies…) a dans le même temps continué de progresser avec 428 500 places proposées en 2015, soit 106 000 de plus qu’il y a dix ans, notamment grâce à un fort développement des microcrèches. Les moins de 3 ans restaient encore le plus souvent et la majeure partie du temps gardés par leurs parents (61 %), essentiellement par les mères.
Selon une enquête de la CNAF, une famille sur deux souhaiterait pourtant que son enfant bénéficie d’un accueil individuel ou collectif. Par exemple, la crèche est souhaitée par 30 % des parents, alors que 18 % y ont recours.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement poursuit le recentrage des aides aux familles sur les parents isolés



Moins de bénéficiaires d’aides
A la fin de 2016, le nombre des bénéficiaires d’aides versées pendant le congé parental avait diminué à 410 800, soit une baisse de 10 % en un an, qui peut s’expliquer par la réforme du congé parental de 2015, visant notamment à mieux le répartir entre les deux parents.
« On assiste à une diminution des bénéficiaires au bout de vingt-quatre mois, c’est-à-dire au moment où la prestation doit être prise par le conjoint », a expliqué la responsable de l’Observatoire, Danielle Boyer, lors d’une conférence de presse dans un relais d’assistantes maternelles (RAM) de Boulogne-Billancourt.
Les pères ne représentaient que 4,4 % des bénéficiaires (4,2 % en 2015).
La prochaine convention d’objectifs et de gestion (COG), passée pour cinq ans entre l’Etat et la CNAF, sera signée au printemps. La précédente (2013-2017) avait notamment fixé un objectif de 100 000 places en crèche supplémentaires. A la fin de 2015, le compteur était à 41 100 places.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Il est entré au Sénat le 2 octobre 2017. Dans l’histoire du Sénat, c’est la première fois qu’un sénateur devient patron de groupe, quelques mois seulement après son élection.
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Patrick Kanner élu à la tête du groupe socialiste au Sénat

Il est entré au Sénat le 2 octobre 2017. Dans l’histoire du Sénat, c’est la première fois qu’un sénateur devient patron de groupe, quelques mois seulement après son élection.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 15h11
   





                        



   


Le sénateur socialiste du Nord, Patrick Kanner, a été élu, mardi 23 janvier, à la tête du groupe socialiste au Sénat.
Avec 47 voix contre 25, et 3 blancs, l’ancien ministre de la ville, de la jeunesse et des sports a remporté l’élection face à l’ex-ministre et sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol. Cette élection faisait suite à la démission surprise, le 16 janvier, de Didier Guillaume.
Mme Rossignol, ancienne ministre de la famille et des droits des femmes, avait plaidé pour une « coprésidence paritaire ». Elle avait déjà été candidate à la tête du groupe en septembre, au lendemain des élections sénatoriales, sans succès.
« Mon objectif, c’est que le groupe socialiste puisse donner de la couleur aux valeurs qui sont les nôtres. Je souhaite travailler avec Laurence Rossignol, qui est un élément essentiel de ce groupe », a déclaré M. Kanner à la presse après son élection.
Militant au PS depuis l’âge de 17 ans
Avec M. Kanner, 60 ans, les sénateurs socialistes se sont donné comme chef de groupe un ténor, au propre comme au figuré. Il a en effet suivi pendant plusieurs années les cours de chant du conservatoire de Lille. Il a aussi mené une carrière d’universitaire. Parallèlement, il milite depuis l’âge de 17 ans au Parti socialiste (PS). Il est élu pour la première fois en 1989 au conseil municipal de Lille, devenant alors le plus jeune adjoint de Pierre Mauroy, qu’il considère comme son père en politique. En revanche ses relations avec l’actuelle maire de Lille, Martine Aubry, sont des plus froides.
En 1998 M. Kanner fait son entrée au conseil général du Nord, qu’il présidera en 2011, et en 2014 il est nommé au gouvernement. Il soutient ensuite Manuel Valls à la primaire de la gauche de 2017 avant d’être élu au Sénat le 2 octobre 2017.
Dans l’histoire du Sénat, c’est la première fois d’ailleurs qu’un sénateur devient patron de groupe quelques mois seulement après son entrée à la Haute Assemblée.
Fort de 78 membres, le groupe PS est le deuxième du Sénat, derrière les Républicains (146). Par ailleurs, le groupe, sur proposition de M. Kanner, a désigné Jean-Pierre Sueur premier vice-président délégué. Laurence Harribey reste vice-présidente.
Didier Guillaume avait annoncé son retrait de la vie politique le 16 janvier, moins de quatre mois après avoir été reconduit à la présidence du groupe des sénateurs socialistes. Selon différentes sources, il devrait prendre des responsabilités dans l’organisation de la Coupe du monde 2023.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le nouveau président de la République s’est servi, à trois reprise en huit mois, du célèbre château pour délivrer un message politique.
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Pourquoi Macron utilise si fréquemment Versailles

Le nouveau président de la République s’est servi, à trois reprise en huit mois, du célèbre château pour délivrer un message politique.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 12h10
    |

            Solenn de Royer








                        



   


C’est la troisième fois, en huit mois, qu’Emmanuel Macron utilise le château de Versailles, ses ors et sa pompe, pour envoyer un message politique. Le chef de l’Etat y avait longuement discouru en juillet devant le Parlement réuni en Congrès. Un mois plus tôt, il y avait reçu le président russe, Vladimir Poutine. Lundi 22 janvier, c’est encore là qu’il a accueilli une centaine de patrons de multinationales pour un dîner dans la galerie des Batailles, qui retrace quinze siècles de succès militaires français.
Cette utilisation intensive du château du Roi-Soleil tranche avec la pratique de ses prédécesseurs. Nicolas Sarkozy, qui avait permis que le président libyen Mouammar Kadhafi le visite, ne s’y est rendu officiellement qu’une fois, pour le Congrès de 2009. François Hollande, qui avait discouru lui aussi devant les deux chambres réunies au lendemain des attentats de novembre 2015, y a organisé un sommet européen. Mais le président socialiste n’a pas multiplié les événements politiques à Versailles. « Le faste du Roi-Soleil, ce n’était pas trop son truc », rapporte un ancien conseiller.
« Le lieu de la légitimité politique »
M. Macron, qui a théorisé « le vide » laissé par « l’absence de la figure du roi », a en revanche décidé de faire du château un instrument de sa diplomatie. Pour ce jeune président, accueillir sous les ors de Versailles est aussi un moyen de mettre en scène son propre pouvoir et la puissance supposée de la France. « Versailles, qui fut la capitale du pays jusqu’en 1789 est, dans l’imaginaire français, le lieu de la légitimité politique, abonde un ancien conseiller de M. Sarkozy. Comme Louis-Philippe avec Charles X, Macron, qui a tué le père, sait que son élection fut le fruit d’un concours de circonstances. Il a besoin de réaffirmer son pouvoir en s’inscrivant dans le fil de l’histoire. »
Pour l’ex-député PS, Gilles Savary, on peut y voir « la validation d’une dérive monarchique » ou « le moyen de rappeler au monde que la France a compté et entend compter encore ». C’est sans surprise cette deuxième explication qu’avance l’Elysée : « Louis XIV et son imaginaire adapté en macronie, c’est le lieu idéal pour symboliser une France qui rayonne, donc qui attire », résume le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit.



                            


                        

                        

