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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-1"> ¤ Signée d’un des plus grands esprits du XXe siècle, Prix Nobel de littérature 1981, voici « Le Livre contre la mort », hallucinante insurrection contre la Camarde, cette injustice.
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Elias Canetti veut en finir avec la mort

Signée d’un des plus grands esprits du XXe siècle, Prix Nobel de littérature 1981, voici « Le Livre contre la mort », hallucinante insurrection contre la Camarde, cette injustice.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h00
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            
Le Livre contre la mort (Das Buch gegen den Tod), d’Elias Canetti, traduit de l’allemand par Bernard Kreiss, Albin Michel, « Les grandes traductions », 494 p., 25 € (en librairie le 1er février).

Qu’un livre d’Elias Canetti (1905-1994) vous saisisse, et il ne vous quittera plus. La prose au couperet du Prix Nobel de littérature 1981, son humour hérité d’un des maîtres qu’il s’est donné, le satiriste viennois Karl Kraus (1874-1936), les figures grimaçantes, réelles ou fictionnelles qui fourmillent dans son œuvre, poussant le genre du grotesque à un niveau comparable, dans la littérature germanophone, à celui d’un Rabelais, tout cela pénètre l’existence du lecteur et s’insinue jusque dans ses rêves. La fascination exercée est à la mesure de cette écriture qui a investi une infinité de domaines.
Car doit-on appeler Canetti seulement un romancier, lui qui, à 30 ans, publia une unique fiction en forme de chef-d’œuvre, Auto-da-fé (Gallimard, 1968) ? Est-il plutôt un ethnologue ou un philosophe, l’auteur de Masse et Puissance, paru au début des années 1960 (Gallimard, 1966), sombre tableau des relations intimes qu’entretiennent le pouvoir et le meurtre, que certains iront jusqu’à comparer à la Phénoménologie de l’esprit de Hegel ? Au vu des cinq volumes qui composent son autobiographie, se range-t-il dans la catégorie des mémorialistes ou des diaristes de génie ? Tout à la fois, et il faut ajouter qu’il fut poète et dramaturge. Il reste assurément l’un des plus grands esprits du XXe siècle dont, en homme de gauche sceptique, il a inlassablement observé et enregistré les convulsions, depuis les ­révoltes ouvrières des années 1920, en Autriche, jusqu’à la première guerre du Golfe et à celles qui ravagèrent l’ex-Yougoslavie, dans les années 1990.
Notes, aphorismes, formes brèves
A côté de Masse et Puissance, il méditait, au moins depuis 1942, un...




                        

                        


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Portrait, en chiffres, de la BD et de ses lecteurs en France

Le 45e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’ouvre jeudi. Le 9e art en France est de plus en plus populaire et certains segments de marché explosent.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 16h58
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


La bande dessinée est devenue une pratique culturelle de premier plan. Alors que s’ouvre le 45e Festival international d’Angoulême, quelques chiffres, tirés d’une étude de l’institut GfK, en partenariat avec le Syndicat national de l’édition et de Livre Hebdo, illustrent le poids pris par le 9e art en France en 2017. Et esquissent, aussi, le portrait type du lecteur ou de la lectrice.
20 %
C’est la croissance des ventes de BD en France sur les dix dernières années. Le seul secteur de la BD jeunesse progresse beaucoup plus rapidement (78 %), celui des comics (la BD d’origine américaine avec notamment ses super-héros) explose (+ 275 %), alors que celui des mangas ne progresse que de 3 % sur dix ans. Mais le segment du manga représente 23 % des ventes de bandes dessinées en valeur et il progresse vite depuis trois ans. Sa part devrait donc encore croître dans le total des ventes.
500 millions 
C’est le chiffre d’affaires, en euros, de la BD en France, selon les données de GfK. Il était de 459 millions d’euros en 2016. A elle seule, la BD dite « franco-belge » – c’est-à-dire les albums essentiellement francophones, publiés par des éditeurs français et belges – représente 296,7 millions d’euros de chiffre d’affaires.
1,59 million
Ce sont les ventes de la BD la plus écoulée en France en 2017. Il s’agit d’Astérix et la Transitalique, de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, aux Editions Albert René, pourtant sortie le 19 octobre 2017, mais avec une énorme promotion. Ce n’est pas une surprise, les tomes précédents, publiés en 2013 et 2015, s’étaient déjà écoulés à plus d’un million d’exemplaires, en tête du classement.
Suivent très loin derrière Titeuf, tome 15 : A fond le slip ! de Zep, 175 000 exemplaires, et la réédition dans une version en couleurs de Tintin au pays des Soviets, de Hergé (Casterman), 168 600 exemplaires vendus.
Au total, les 50 BD et mangas les plus vendus en France en 2017, selon GfK-Livre Hebdo, ont atteint 5,306 millions d’unités. En 2017, GfK a comptabilisé 22 562 références vendues à plus de 100 exemplaires.
8,4 millions
C’est le nombre de Français qui achètent des bandes dessinées (chiffre 2016 pour la France), soit 15,5 % de la population.
46,50 euros
C’est le budget annuel moyen des bédéphiles. Les acheteurs de mangas, qui sont 1,8 million, dépensent 57 euros en moyenne par an, quand ceux de BD franco-belges (6,9 millions) y allouent en moyenne 43 euros par an et ceux de comics, 53 euros par an.
Les amateurs de mangas sont également ceux qui achètent le plus d’ouvrages (huit par acheteur), alors que ceux de BD franco-belges n’en achètent que trois par an. Quant aux 900 000 amateurs de comics, ils achètent environ quatre volumes par an.
41 ans
C’est l’âge moyen des lecteurs de BD. Ils appartiennent pour près de la moitié aux catégories socioprofessionnelles supérieures. Si les lecteurs de BD franco-belges ont 42 ans en moyenne, ceux de mangas sont plus jeunes : 34 ans en moyenne, comme pour les comics.
53 %
C’est la proportion de femmes parmi les acheteurs de BD. Elles sont très friandes des BD franco-belges, tout comme des mangas, dont elles représentent, dans ces deux cas, 54 % des acheteurs. Mais 64 % des BD qu’elles se procurent sont destinées à un tiers.
5 090
C’est le nombre de nouveautés et nouvelles éditions publiées en 2017, d’après les données provisoires de Livre Hebdo. La production de bandes dessinées en titres en 2017 a connu une hausse de 4,2 %, liée exclusivement à la hausse de la production franco-belge (+ 6 %, à 3 378 nouveaux titres), quand la production de mangas reste stable (1 712 titres).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-3"> ¤ « Titeuf, 25 ans et toutes ses dents », un hors-série du « Monde », 122 pages, 8,50 €, en kiosques sur Boutique.lemonde.fr.
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Titeuf, le succès insolent

« Titeuf, 25 ans et toutes ses dents », un hors-série du « Monde », 122 pages, 8,50 €, en kiosques sur Boutique.lemonde.fr.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h01
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Hors-série. En 2003, le magazine Lire faisait sa couverture avec l’interrogation suivante : « Pour ou contre Titeuf ». Dans un dossier de quinze pages, le magazine interrogeait parents, enfants, enseignants, psychanalystes, linguistes, sans conclure vraiment. Le Monde, lui, a choisi « son camp » en publiant, en 2015, une planche bouleversante où le père de Titeuf faisait mourir son héros pour protester contre le drame des réfugiés syriens, et en consacrant aujourd’hui son nouveau hors-série « Une vie, une œuvre » au héros imaginé par Philippe Chappuis, alias Zep.
Au regard de l’histoire récente de la bande dessinée, Titeuf peut être vu comme une anomalie. Né au début des années 1990, le personnage a connu un succès insolent au cours des deux décennies suivantes, qui sont celles de l’avènement du roman graphique, de l’autofiction dessinée et de la BD du réel (reportages, documentaires, biographie…).
La créature de Zep n’a pas grand-chose à voir avec ces sous-genres, qui sont autant de symptômes de la vitalité renouvelée du 9e art. Série d’humour conçue sous la forme de gags en une planche, Titeuf s’avère être plutôt une BD « à l’ancienne », qui n’aurait pas juré à l’époque où le médium s’adressait uniquement aux enfants, auxquels étaient alors proposés des héros qui étaient soit des aventuriers, soit des enfants eux-mêmes.
« Novlangue titeufienne »
Si l’écolier à l’incoiffable mèche blonde, en quinze albums, a pu traverser à contre-courant les tendances éditoriales sans jamais quitter le classement des meilleures ventes, c’est parce qu’il a su dépasser le rôle dans lequel on a eu tendance à l’enfermer, celui d’un cancre grossier, expert en bévues.
Le génie de Zep est d’avoir su utiliser la candeur de son personnage pour questionner la société à travers un certain nombre de grands thèmes comme l’intolérance à l’écologie, la religion, la place des handicapés ou le pouvoir de l’argent. Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-4"> ¤ Le critique de cinéma Jérôme Momcilovic consacre un essai à la cinéaste belge, morte en 2015.
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Sélection livre : Chantal Akerman, en quête d’un nouveau monde

Le critique de cinéma Jérôme Momcilovic consacre un essai à la cinéaste belge, morte en 2015.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 07h35
    |

            Isabelle Regnier








                        



   


Deux ans, déjà, que Chantal Akerman est morte, et voici qu’un bel essai la fait revivre. Signé Jérôme Momcilovic, critique de cinéma attaché à la revue Chronic’art qui avait fait sensation en 2016 avec Prodiges d’Arnold Schwarzenegger (éditions Capricci, également), le texte rend splendidement hommage à cette figure de proue de la modernité dont l’œuvre protéiforme et mutante a tant compté pour tant de cinéphiles, et dont le destin tragique – elle s’est suicidée à 65 ans, à peine quelques mois après la mort de sa mère – a tant bouleversé.
Comment passe-t-on d’un bodybuilder autrichien superstar à Hollywood et gouverneur de Californie à une cinéaste belge hantée par la mémoire des camps et les cauchemars d’une mère qui en est revenue mais n’en a jamais parlé, et dont les héros s’appelaient Jean-Luc Godard, Charlie Chaplin et Michael Snow ? Y aurait-il quelque chose qui les réunisse ?

        Voir le portfolio :
         

          Chantal Akerman en douze films



Spectateur amoureux
Aussi concis et resserré que Prodiges… était profus et ouvert sur à peu près tout (du cinéma à la philosophie, de la cybernétique à la politique), Dieu se reposa, mais pas nous n’en procède pas moins d’un même élan de spectateur amoureux, qui trouve son moteur dans ce que l’on pourrait appeler la magie du cinéma. A la « puissance d’apparition » de Schwarzenegger répond la « morale du temps » de Chantal Akerman, « qui guide le montage et le cadre » et aboutit à donner au spectateur « le sentiment fort et reconnaissant d’exister face à l’image ».
C’est le « miracle » Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles (1976), chef-d’œuvre qui nous immerge plus de trois heures durant dans le spectacle de Delphine Seyrig enchaînant les tâches ménagères, où le temps est comme une offrande faite au spectateur. Une pure intensité dont le poids ne se fait jamais sentir et qui, en reconfigurant la hiérarchie du visible, arrache au quotidien le plus banal une vérité bouleversante, explosive, révolutionnaire.
« Un nouveau pays à habiter »
« Le septième jour, Dieu se reposa mais pas nous. » Dans le monde en ruine que nous a laissé la seconde guerre mondiale, la cinéaste a cherché avec ses films, écrit Momcilovic, à recommencer le monde – à inventer, avec l’image, « un nouveau pays à habiter ». Travail de titan s’il en est, qu’elle trouvait la force d’accomplir en puisant dans ses racines. Cette allégorie avec laquelle, en ourlant son œuvre et sa vie dans un beau mouvement fluide et éclairant, l’auteur réaffirme le lien viscéral du cinéma de Chantal Akerman à sa mère, et plus généralement à la tradition juive, est le fil rouge de ce livre.
Dans son sillage, il entraîne de passionnants développements sur l’interdit de l’image dans l’Ancien Testament – et la manière dont la cinéaste, en choisissant de le braver, n’en a pas moins trouvé une manière de composer avec lui –, sur la dimension burlesque de son cinéma, sur l’horizon spectral vers lequel il tendait, et elle a fini par s’abîmer. Jusqu’à littéralement s’y dissoudre.
« Chantal Akerman. Dieu se reposa, mais pas nous », de Jérôme Momcilovic, Ed. Capricci. 98 p., 8,95 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-5"> ¤ Chaque mercredi, « La Matinale du Monde » publie en exclusivité un strip de la dessinatrice Aude Picault.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/01/2018
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« Coworkingdom », par Aude Picault (épisode 18)

Chaque mercredi, « La Matinale du Monde » publie en exclusivité un strip de la dessinatrice Aude Picault.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 07h04
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-6"> ¤ Elle est considérée comme l’un des plus importants écrivains de science-fiction. Stephen King a salué « une icône de la littérature ».
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L’auteure américaine Ursula K. Le Guin est morte à 88 ans

Elle est considérée comme l’un des plus importants écrivains de science-fiction. Stephen King a salué « une icône de la littérature ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 03h03
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 07h55
   





                        



   


Considérée comme l’une des plus importantes auteures de science-fiction et de fantasy, l’Américaine Ursula K. Le Guin est morte, lundi 22 janvier. Elle avait 88 ans.
Prolifique, elle a publié des recueils de nouvelles, de poésie ainsi que plusieurs livres pour enfants. Ce sont ses ouvrages de SF qui lui ont valu sa renommée et la vente de millions d’exemplaires de ses écrits. Elle était connue notamment pour ses cycles de Terremer et de L’Ekumen.

        Lire aussi :
         

          Une machine à explorer la SF



Stephen King a salué sur Twitter la mémoire d’une romancière « parmi les grands » : « Pas seulement une écrivaine de science-fiction ; une icône de la littérature. »

Usula K. LeGuin, one of the greats, has passed. Not just a science fiction writer; a literary icon. Godspeed into the galaxy.— StephenKing (@Stephen King)


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Mentionnée pour le Nobel
Née à Berkeley (Californie) le 21 octobre 1929, elle s’est très tôt intéressée à la science-fiction avant de délaisser le genre à l’adolescence, estimant qu’il était trop masculin et stéréotypé.
Elle y reviendra au milieu des années 1960 et publiera La Main gauche de la nuit, devenu un classique et qui lui a ouvert les portes du succès. En tout, elle a écrit vingt romans qui explorent la nature humaine en plaçant l’homme dans des situations et des univers différents.
Toute sa vie, elle s’est battue pour que la SF ne soit pas considérée comme un genre mineur. Ces dernières années, elle a plusieurs fois été mentionnée parmi les possibles lauréats au prix Nobel de littérature.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-7"> ¤ Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.
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Le poète chilien Nicanor Parra est mort

Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h30
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            

Le Chilien Nicanor Parra, poète, artiste, enseignant, figure de la contre-culture, est mort à La Reina, à proximité de Santiago du Chili, mardi 23 janvier, à l’âge de 103 ans.
Connu pour ses « antipoèmes » à l’apparente simplicité, il a longtemps incarné l’intellectuel en marge de toutes les chapelles et systèmes de pensée, en dépit de son engagement social et environnemental. « Je ne suis ni de droite ni de gauche, simplement je romps avec tout », écrit-il en 1972.
Nicanor Segundo Parra Sandoval est né le 5 septembre 1914, à San Fabian de Alico, au sud du Chili, dans une famille nombreuse et modeste, liée à la culture populaire. Il est le frère aîné de Violeta Parra, célèbre chanteuse et compositrice. Seul de la fratrie à faire des études supérieures, à l’université du Chili, à Santiago, il choisit les mathématiques et la physique, qu’il enseignera par la suite. Du point de vue littéraire, il est autodidacte.
« Poésie antidogmatique »
En 1937, son premier recueil, Cancionero sin nombre (« Chansonnier sans nom », non traduit), évoque le Romancero gitano, de Federico Garcia Lorca. Malgré un accueil favorable, le jeune provincial emprunte une autre voie, favorisée par les auteurs qu’il découvre à l’occasion de voyages aux Etats-Unis (1943) et en Grande-Bretagne (1949). Après Walt Whitman, les poètes anglais le stimulent, Kafka et la psychanalyse le bouleversent.
La poésie a valu au Chili deux prix Nobel de littérature, Gabriela Mistral (1889-1957) et Pablo Neruda (1904-1973). L’ombre lyrique et épique de ce dernier n’a pas écrasé les vocations. Les avant-gardes, transposées par Vicente Huidobro (1893-1948), et le surréalisme, représenté par le groupe Mandragora (1938-1952), trouvent des niches au pied de la cordillère.
Nicanor Parra, lui, défie les augures avec ses « antipoèmes », une « poésie antidogmatique ». Il resignifie « les mots de la tribu » grâce à un humour ravageur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-8"> ¤ « La Matinale du Monde » publie chaque mardhi un strip du dessinateur Voutch.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
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T’es sûr qu’on est mardi ?, par Voutch (épisode 70)

« La Matinale du Monde » publie chaque mardhi un strip du dessinateur Voutch.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h02
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-9"> ¤ Tous les lundis, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nine Antico.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/01/2018
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« Maléfiques », par Nine Antico (épisode 16)

Tous les lundis, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nine Antico.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 08h11
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-10"> ¤ Journaliste et globe-trotteur, il a écrit sur les génocidaires du Rwanda ou du Cambodge. Dans « Terre promise » – cette Sierra Leone qui lui est précieuse –, il se fait plus personnel pour évoquer la guerre civile et la grande vitalité de ses habitants
<filname="PROF-0,2-3260,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Thierry Cruvellier, sierra-léonais de cœur

Journaliste et globe-trotteur, il a écrit sur les génocidaires du Rwanda ou du Cambodge. Dans « Terre promise » – cette Sierra Leone qui lui est précieuse –, il se fait plus personnel pour évoquer la guerre civile et la grande vitalité de ses habitants



Le Monde
 |    21.01.2018 à 09h00
    |

                            Marianne Dautrey








                        



                                


                            

« Peu de gens devineront ce qu’il a fallu de tristesse pour ressusciter Carthage », notait Flaubert en se souvenant de l’écriture de son Salammbô (1862). Thierry Cruvellier qui, dans Terre promise, vient de retracer les cinquante dernières années de l’histoire convulsive et tragique de la Sierra Leone – une succession de régimes autoritaires depuis l’indépendance, en 1961, onze ans de guerre civile (1991-2002), une misère endémique, qui en fait un des pays les plus pauvres du monde, l’épidémie d’Ebola à partir de 2013… –, semble, au contraire, être habité par une joie secrète et sourde. Elle irradie presque malgré lui.
Sans doute y a-t-il, dans cette joie, quelques relents du bonheur intime d’un auteur envahi après coup par le sentiment d’être parvenu à donner la forme juste à son ouvrage, d’avoir réussi à faire que la composition poétique et dramatique de son texte corresponde au plus près à la rigoureuse logique analytique et historienne qui y préside. Pour son troisième livre, Thierry Cruvellier a fait œuvre d’écrivain, au sens plein du terme. Edifice porté par un savant entrelacs de voix, d’analyses et de descriptions d’odeurs, de couleurs, de visages, de timbres de voix, Terre promise repose presque entièrement sur ses scansions, son rythme, sa musique. Comme si la réalité documentaire et historique que l’auteur entendait transcrire ou traduire devait, plus encore, renaître transfigurée de ce mouvement de l’écriture, de sa dynamique, de sa matière même.
La justice internationale, mais pas seulement
Mais, avant d’aller jusque-là, il y a peut-être une raison plus immédiate et plus simple à cette humeur joyeuse de celui qui fut le fondateur et le rédacteur en chef de la revue électronique International Justice Tribune. Il semblait, depuis une vingtaine d’années, s’être une fois pour toutes spécialisé dans la justice internationale. En témoignaient ses deux premiers livres, qui portaient respectivement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-11"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/01/2018
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 85)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 07h15
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-12"> ¤ L’écrivaine et cinéaste, survivante d’Auschwitz, de Bergen-Belsen et de Theresienstadt, raconte son retour à la vie dans « L’Amour après ».
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Marceline Loridan-Ivens : « Le rapport à mon corps a été totalement ravagé par les camps »

L’écrivaine et cinéaste, survivante d’Auschwitz, de Bergen-Belsen et de Theresienstadt, raconte son retour à la vie dans « L’Amour après ».



Le Monde
 |    20.01.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 12h58
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

L’Amour après, de Marceline Loridan-Ivens, avec Judith Perrignon, Grasset, 162 p., 16 €.
Marceline Loridan-Ivens (née en 1928) a d’abord été scénariste, actrice, cinéaste – elle a coréalisé avec son mari, le grand documentariste Joris Ivens (1898-1989), des films sur la guerre du Vietnam, la Chine maoïste… et réalisé seule un long-métrage, La Petite Prairie aux bouleaux (2003). Elle a évoqué dans Et tu n’es pas revenu (avec Judith Perrignon, Grasset, 2015) sa jeunesse marquée par la déportation, en 1944, dans le même convoi que Simone Veil, au camp nazi d’Auschwitz-Birkenau, puis à Bergen-Belsen et Theresienstadt, où elle sera libérée en 1945. Son nouveau livre (également coécrit avec Judith Perrignon) raconte la suite : la liberté retrouvée, la découverte de l’amour, la lente reconstruction d’une survivante.
« L’Amour après », c’est le livre de la vie qui recommence…
C’est un livre sur les conséquences. Quand j’ai été arrêtée par la Gestapo, j’avais 15 ans. 15 ans à l’époque, ce n’est pas 15 ans aujourd’hui. On connaissait mal la vie. A Drancy, j’étais une petite fille, je ne savais pas ce qui se passait. Avant-guerre, j’écoutais Radio Londres avec mon père. Un jour, en 1942, j’ai entendu dire qu’on retournait les pots d’échappement des camions vers l’intérieur, pour gazer les gens. Mais comment en être sûre ? Je n’avais de preuve de rien, je savais sans savoir. J’entrais dans l’inconnu.
Cette petite fille à peine grandie, ce « jeune bourgeon que la guerre avait gelé sur pied », écrivez-vous, doit tout apprendre d’un coup. Et d’abord l’amour, qui est le grand sujet du livre…
La vie est à la fois brève et longue. Plus longue qu’on ne le pense, moins qu’elle ne devrait l’être. Cela représente beaucoup d’amours de toutes sortes. Je les raconte, et je raconte aussi ce que c’est d’aimer et de se laisser aimer, y compris physiquement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-13"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nancy Pena.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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« Le chat Madame, grand reporter », par Nancy Pena (épisode 30)

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » publie un strip de la dessinatrice Nancy Pena.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 07h06
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-14"> ¤ Le cinéaste, qui a eu une liaison avec l’écrivaine, a vendu à l’université Yale les 112 lettres qu’elle lui a envoyées, ne pouvant les publier en France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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L’exil américain des lettres d’amour de Simone de Beauvoir à Claude Lanzmann

Le cinéaste, qui a eu une liaison avec l’écrivaine, a vendu à l’université Yale les 112 lettres qu’elle lui a envoyées, ne pouvant les publier en France.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h56
    |

                            Franck Nouchi








                        



                                


                            

La bibliothèque Beinecke de livres rares et de manuscrits de l’université Yale (New Haven, Connecticut) vient de se porter acquéreuse, par l’intermédiaire de Christie’s, de 112 lettres que ­Simone de Beauvoir a écrites et adressées à Claude Lanzmann à partir de 1953. Des lettres d’amour qui témoignent de la relation qu’ont entretenue la philosophe et le cinéaste, et que ce dernier avait jusque-là ­conservées. Il s’explique sur cette décision, regrettant que la fille de Simone de Beauvoir, Sylvie Le Bon de Beauvoir, s’oppose à leur ­publication en France.
Pourquoi ne pas avoir publié ces 112 lettres chez Gallimard, l’éditeur de votre livre « Le Lièvre de Patagonie » ?
J’aurais à coup sûr préféré les faire publier par mon éditeur habituel, à savoir Gallimard, mais cela s’est avéré impossible. En effet, selon la loi française, les lettres appartiennent à ceux ou celles qui les écrivent, mais jamais à leurs destinataires, à qui elles sont adressées. Dès lors, la situation était la suivante : même si je demandais à Gallimard de publier ces lettres, la maison d’édition n’avait pas d’autre choix que de refuser de le faire.

Pour quelle raison ?
Sylvie Le Bon de Beauvoir, la fille adoptive de Simone de Beauvoir, détient les droits moraux de l’œuvre littéraire de sa mère. Etant opposée à la publication de ces lettres, elle a contraint Gallimard à renoncer à leur publication. Avant d’expliquer les raisons de ce refus, je voudrais souligner un paradoxe : ­de Beauvoir m’avait demandé d’être le parrain lorsqu’elle a adopté Sylvie Le Bon. Sartre m’avait demandé la même chose lors de l’adoption d’Arlette Elkaïm en 1964. Je n’avais évidemment aucune raison de refuser.
Pourquoi Sylvie Le Bon de Beauvoir ­s’oppose-t-elle à la publication de ces lettres, alors qu’elle a fait publier les ­lettres de Simone de Beauvoir à Sartre, à Nelson Algren et à Jacques-Laurent Bost ?
Bien que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-15"> ¤ Le livre de la danseuse et chercheuse en art, qui s’est assignée depuis 2015 à une minute de danse par jour, interroge ce geste micropolitique et poétique.
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Sélection livre : la virgule chorégraphique de Nadia Vadori-Gauthier

Le livre de la danseuse et chercheuse en art, qui s’est assignée depuis 2015 à une minute de danse par jour, interroge ce geste micropolitique et poétique.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h29
    |

                            Rosita Boisseau








                        



   


Danser une minute chaque jour dans n’importe quel lieu et en toutes saisons pendant mille et un jours consécutifs est le pari affolant tenu par la danseuse et chorégraphe Nadia Vadori-Gauthier. Depuis le 14 janvier 2015, cette performeuse, également chercheuse au sein du Corps collectif, laboratoire artistique et groupe de performance, s’est jetée au milieu de la foule, aux pieds des CRS, dans les rues, les gares et les jardins, sous une fontaine ou dans une piscine, la nuit, le jour, pour y exécuter sa Minute de danse par jour. Filmée, cette virgule chorégraphique était postée dans la foulée, quasiment sans montage, sur Vimeo, Tumblr et le compte Facebook de la chorégraphe.


Diaporama : Une minute de danse par jour from Nadia Vadori-Gauthier on Vimeo.

L’idée s’impose à elle au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo. Nadia Vadori-Gauthier décide de s’assigner « une action quotidienne, petite mais réelle et répétée, qui œuvre pour une poésie en acte, en [se] mettant réellement en jeu, seule ou en relation à d’autres », comme elle le relate dans le livre Danser, résister, conçu sous sa direction. Avec cette performance qui table sur le hasard et la rencontre, qu’il s’agisse d’un handicapé sur son fauteuil, d’un joggeur ou d’une personne âgée dans sa maison de retraite, Nadia Vadori-Gauthier fait de la danse l’étincelle d’un moment magique.
La danseuse évoque la part d’absurdité téméraire et clownesque de ces minutes de danse
Dans le livre, largement illustré de photos de ces minutes égrenées pendant près de trois ans, elle a rassemblé un panel d’analyses et de témoignages de chercheurs et universitaires comme Eric Bonnet, Roland Huesca ou Flore Garcin-Marrou, qui prolongent, en les questionnant, ses actions poétiques et politiques. Avec Marie-Luce Liberge, la danseuse évoque la part d’absurdité téméraire et clownesque de ces minutes de danse, tandis qu’en complicité avec Barbara Glowczewski, spécialiste des Aborigènes, la performeuse pointe la visibilité et l’invisibilité de ses intrusions inopinées dans un environnement urbain. « Je ne cherche pas la performance, ne veux pas me soumettre au spectaculaire, ajoute-t-elle. Je désire juste me glisser dans les interstices du banal pour faire sourdre un peu de poésie. Je me sens un peu comme un sismographe dans un environnement dont je capte les échos. »Rosita Boisseau
« Danser, résister. Une minute de danse par jour », de Nadia Vadori-Gauthier. Editions Textuel, 192 pages, 35 euros. www.uneminutededanseparjour.com/evenements-projections



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-16"> ¤ Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.
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Editis se réorganise pour faire face à la crise du monde de l’édition

Le directeur général Pierre Conte a annoncé vendredi plusieurs mesures, nominations et investissements destinés à relancer le deuxième groupe français d’édition.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 11h10
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Reprendre la main : c’est l’objectif de Pierre Conte, directeur général d’Editis, qui a pris ses fonctions début septembre 2017 et a annoncé, vendredi 19 janvier, une série d’initiatives pour relancer le deuxième groupe français d’édition – derrière Hachette Livre. Au menu : réorganisation du pôle littérature générale, des nominations, des investissements dans de nouveaux projets, comme le livre audio, la création d’une plate-forme numérique commune à toutes les maisons de l’éditeur et enfin des efforts accrus de marketing.
Cette première salve de décisions – qui fait partie d’un plan quinquennal de développement, avalisé le 12 décembre à Barcelone par l’actionnaire espagnol, le groupe Planeta – a pour ambition de redessiner les contours des quatre pôles de littérature. Robert Laffont (littérature générale) et Univers Poche restent en l’état. En revanche, les périmètres d’Edi8 et de Place des éditeurs sont modifiés. Le premier (First, Gründ) se voit complété par l’adjonction de Lonely Planet et Solar afin de créer un pôle consacré à l’illustré, à la vie pratique et à la jeunesse. Place des éditeurs se recentre pour sa part sur la littérature générale et l’histoire : Plon, Perrin et Le Cherche Midi rejoindront Belfond et Presses de la Cité. La présidence de cet ensemble reviendra à Sofia Bengana, éditrice du Groupe Figaro, une maison d’où vient aussi M. Conte.
Deux millions d’euros dans le livre audio
Autre nomination, celle de Stéphanie Chevrier, directrice générale des Editions Don Quichotte, qui succède à la présidence des Editions La Découverte à Hugues Jallon, qui, lui, quitte le groupe pour prendre la présidence des Editions du Seuil en avril.
Dès lundi 22 janvier, une plate-forme numérique, baptisée Lisez !, présentera les ouvrages des 38 maisons d’éditions qui composent la galaxie Editis. Il sera possible de rechercher les œuvres par auteur, par thématique ou par maison d’édition. Editis ouvre, par ailleurs, un nouveau pan d’activité,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-17"> ¤ « La Matinale du Monde » publie chaque vendredi un strip signé Winshluss.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/01/2018
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Le dernier homme sur Terre (s’appelle Patrick), par Winshluss (épisode 48)

« La Matinale du Monde » publie chaque vendredi un strip signé Winshluss.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h36
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-18"> ¤ Romans, récits, bande dessinée, polar… Les brèves critiques du « Monde des livres » du 19 janvier 2018.
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La rentrée littéraire d’hiver en bref…

Romans, récits, bande dessinée, polar… Les brèves critiques du « Monde des livres » du 19 janvier 2018.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 09h36
    |

            Sylvia Zappi, 
Frédéric Potet, 
                                Philippe-Jean Catinchi, 
                            Florence Bouchy (Collaboratrice du "Monde des livres"), 
                            Florence Noiville, 
                            Florence Courriol-Seita (Collaboratrice du "Monde des livres"), 
                            Eglal Errera (Collaboratrice du "Monde des livres"), 
                            Emilie Grangeray, 
                            Eric Loret et 
Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            Roman. Un conte cruel
La Petite Famille, de Sophie Avon, Mercure de France, 152 p., 14 €.
Douzième livre de Sophie Avon, critique de cinéma, La Petite Famille explore, sur le mode romanesque, les vertus et les insuffisances du « ménage à trois ». Dans le quotidien fatigué par l’irruption d’un enfant qu’est celui de Camille et Ron, l’arrivée de Nina semble une bénédiction. Un quasi-miracle, tant l’emménagement chez eux de cette amie d’enfance se fait naturellement. La présence de la jeune femme, vive et joyeuse, reconfigure tout aussi simplement les relations au sein du foyer des jeunes parents, réveille leurs désirs et anesthésie leurs angoisses. C’est presque sur le mode du conte que la romancière dévide la pelote de ce récit auquel on peine d’abord un peu à croire. Tout s’enchaîne très vite, comme si aucune hésitation n’entravait jamais les personnages. Mais c’est un conte cruel que nous propose finalement Sophie Avon. Un scénario catastrophe sous une image de rêve. F. By
Roman. La quarantaine bien fragmentée
Eparse, de Lisa Balavoine, JC Lattès, 208 p., 18 €.
Pour faire le portrait-robot de l’héroïne du premier roman (autobiographique) de Lisa Balavoine, il faudrait rassembler les pièces du puzzle qu’est sa vie et coudre ensemble les paragraphes qui le composent. Mais ce serait sans doute contraire à l’intention de l’auteure, laquelle, par cette structure même, suggère combien sa vie est fragmentée. D’autant qu’à 40 ans et quelques il est un peu tôt pour faire un bilan de vie et qu’elle est trop lucide pour croire possible de recoller les morceaux. Celle qui est trop jeune pour penser encore à sa retraite, mais plus assez pour fumer de l’herbe avec sa fille qui lui pique son mascara, celle qui a tout à la fois décidé de ne pas lutter contre les effets du temps et regrette, un peu, qu’on ne l’appelle encore « mademoiselle » que « pour lui vendre un truc »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-19"> ¤ Avec « Un autre Brooklyn », l’écrivaine afro-américaine joue, pour August, Sylvia, Gigi et Angel, une mélodie jazzy de l’amitié dans les années 1970 à 1990 à New York.
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Jacqueline Woodson improvise pour le quartet de Bushwick

Avec « Un autre Brooklyn », l’écrivaine afro-américaine joue, pour August, Sylvia, Gigi et Angel, une mélodie jazzy de l’amitié dans les années 1970 à 1990 à New York.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 07h30
    |

                            Gladys Marivat (Collaboratrice du "Monde des livres")








                        



                                


                            
Un autre Brooklyn (Another Brooklyn), de Jacqueline Woodson, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Schneiter, Stock, « La Cosmopolite », 176 p., 18 €.

On a parfois le sentiment que la bande-son de notre époque n’est pas la bonne. C’est ce qui frappe August au début d’Un autre Brooklyn. Le jour où elle enterre son père, elle croise une ancienne amie et bascule dans ses souvenirs d’enfance. C’était les années 1970, à Bushwick, et les hits du top 40 ne collaient pas avec son combat pour « grandir en tant que fille à Brooklyn ». « Si nous avions eu le jazz, aurions-nous survécu autrement ? », s’interroge-t-elle. « Nous », c’est August, Gigi, Sylvia et Angela. « Quatre filles toujours ensemble, d’une beauté stupéfiante, dans une solitude terrifiante. » Elles ont connu cette amitié qui ressemble à l’amour, si fort à cet âge-là.
L’art de perdre et de laisser partir
Vingt ans plus tard, August comprend qu’elles formaient une sorte de quartet, « réunies à la manière d’une impro de jazz – figures de notes blanches s’accordant timidement les unes aux autres jusqu’à ce que l’ensemble trouve son harmonie et qu’on ait l’impression que la musique était composée depuis toujours ». Comment l’amitié nous apprend-elle à vivre ? Comment en fait-on le deuil ? L’art de perdre et de laisser partir est au cœur du livre de Jacqueline Woodson, finaliste du National Book Award en 2016. Dédié « à Bushwick (1970-1990). En souvenir », Un autre Brooklyn se déploie en courts fragments poétiques qui épousent la mécanique de la mémoire.
Née en 1963, Jacqueline Woodson a elle-même grandi dans ce quartier de New York. L’écrivaine afro-américaine, méconnue en France, est célèbre aux Etats-Unis pour ses romans jeunesse, dont l’autobiographique Brown Girl Dreaming (« Fille foncée rêvant », 2014, non traduit), récompensé par le National Book Award. « Ma...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-20"> ¤ « Palabres », le dernier livre de l’écrivain anglais, mort en 2017, est composé de précieuses notes sur la langue et les signes.
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Dans la boîte à outils de John Berger

« Palabres », le dernier livre de l’écrivain anglais, mort en 2017, est composé de précieuses notes sur la langue et les signes.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
18.01.2018 à 09h46
    |

                            Florence Noiville








                        



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Palabres (Confabulations), de John Berger, traduit de l’anglais par Olivier Cohen et Clément Ribes, L’Olivier, 160 p., 18 €.
Si vous n’avez jamais vu la série documentaire « Ways of Seeing » (BBC, 1972), où il découpe un Botticelli au cutter pour interroger notre manière de lire la peinture ; si vous ne connaissez pas cet homme-orchestre qui fut écrivain, scénariste, critique d’art, peintre et dessinateur ; bref, si vous n’avez rien vu ou lu de l’Anglais John Berger, il est temps de combler ce manque.
Mort il y a un an, le 2 janvier 2017, Berger était, aux yeux de Susan Sontag, « sans égal dans la littérature contemporaine de langue anglaise ». Son premier succès romanesque, G. (Booker Prize 1972 ; Maspero, 1978 ; rééd. L’Olivier, 2002), l’avait révélé comme un auteur engagé, féministe, anticonformiste. Mais aussi et surtout comme quelqu’un qui voulait toucher toujours le cœur palpitant des choses. Penser « ce qui est vrai, essentiel et urgent ».
Dans Palabres – paru en Grande-Bretagne en 2016 sous le titre Confabulations, terme de neuropsychologie désignant un récit imaginaire fait pour compenser les défaillances de la mémoire –, Berger s’intéresse au langage. « Cela fait à peu près quatre-vingts ans que j’écris. Au début, j’ai écrit des lettres puis des poèmes ou des discours. Plus tard, des récits, des articles, des livres. A présent, j’écris des notes (…). Ce qui m’a poussé à écrire au fil des années, c’est le soupçon que quelque chose exigeait d’être dit (…). »
Qu’est-ce donc que ce « quelque chose » ? Berger montre que toute langue est un corps vivant. « Une créature dont la physionomie est faite de mots, et dont les organes vitaux, les viscères, sont d’ordre linguistique. » Selon la relation qu’on entretient avec cet « utérus phonétique », les mots peuvent être gorgés de sens ou parfaitement...




                        

                        

