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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».
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Jean Matouk : « L’avenir d’EDF mérite débat »

Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 14h00
    |

                            Jean Matouk (Economiste)








                        



                                


                            
Tribune. Face aux lobbys nucléaires, ni le chef de l’Etat ni son ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, n’ont osé brosser ce que pourrait être, au-delà de la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’avenir d’EDF dans le cas où l’on se résoudrait enfin à déployer toutes les formes d’énergie renouvelable et à viser la quasi-fin du nucléaire de fission à horizon de deux ou trois décennies. Cela mérite pourtant débat. Pour exploiter toutes ces sources, et résoudre du même coup la question de l’intermittence répétée à satiété par les « nucléocrates », c’est en effet à une nouvelle organisation spatiale de la production et de la distribution d’électricité qu’il faut songer.

L’idée de base d’une transition durable, c’est produire le plus possible le plus près possible du lieu de consommation. Comme pour l’alimentation ! Par conséquent, sur des territoires de l’ordre du village ou du canton, toutes les sources potentielles d’électricité renouvelables devraient être clairement recensées, puis exploitées par la fameuse vague d’investissements de la transition écologique, y compris, rappelons-le, l’isolation thermique de tous les habitats. Dans les régions côtières, nombreuses en France, l’éolien en mer fixe ou flottant et l’hydraulien font partie de la panoplie. La programmation devrait évidemment tenir compte des intermittences moyennes.
Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers
On peut très bien imaginer que tous ces investissements soient financés par un appel direct public à l’épargne oisive de chaque région. Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers. On peut donc imaginer que cette épargne soit collectée dans chaque région, soit par des branches régionales issues d’un EDF démembré, soit par une Caisse régionale de l’énergie qui, à l’instar de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Plus de 60 000 Philippins ont dû être évacués des environs immédiats du volcan Mayon, entré en éruption mardi.
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Aux Philippines, des milliers de personnes fuient la menace du volcan Mayon

Plus de 60 000 Philippins ont dû être évacués des environs immédiats du volcan Mayon, entré en éruption mardi.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h25
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h33
   





                        



   


L’évacuation de milliers d’habitants se poursuit aux Philippines aux abords du Mayon, le volcan le plus actif du pays, qui est entré en éruption mardi 23 janvier et crache actuellement des fontaines de lave et d’épaisses colonnes de fumée.

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                Des milliers de Philippins évacués par crainte du réveil d’un volcan



L’agence volcanologique philippine avait mis en garde lundi contre une « éruption dangereuse imminente » du Mayon, deux semaines après qu’il a recommencé à gronder. L’alerte a été maintenue par les autorités à 4, un cran au-dessous du degré maximal, après cinq épisodes supplémentaires « intenses mais sporadiques » d’éjection de fontaines de lave sur une période de dix-neuf heures depuis mardi, avec des durées variant de sept minutes à plus d’une heure.
Ces fontaines, d’une hauteur de 500 à 600 mètres, ont produit des nuages de cendres de 3 à 5 km de hauteur, a précisé l’Institut philippin de vulcanologie et de sismologie.

   


Plus de 60 000 habitants ont déjà fui la zone d’évacuation décrétée par les autorités autour du cratère, d’après la Croix-Rouge philippine.
Les milliers de personnes évacuées en quelques jours dans 46 camps de fortune s’entassent désormais dans des écoles et des abris bondés, où les gens dorment par terre et où un W.-C. est partagé par 50 personnes. « Le nombre d’évacués s’est gonflé depuis que la zone d’évacuation a été élargie » lundi à neuf kilomètres, a déclaré Rose Rivero, administratrice régionale de la Croix-Rouge. Selon les données de répartition géographique de la population rendues disponibles par la NASA, 600 000 personnes habitent dans les 15 kilomètres autour du cratère du Mayon, à proximité immédiate du volcan.

   


Il s’agit pour la plupart de paysans et de leur famille. Ils survivent grâce aux vivres que leur fournissent les autorités et les associations. « Si on se réfère à l’histoire des éruptions du Mayon, il faudra trois ou quatre mois avant qu’ils ne puissent rentrer chez eux », a ajouté Mme Rivero.
Les écoles ont été fermées dans 17 communes des provinces d’Albay et Camarines Sur. Une cinquantaine de vols ont été annulés en raison de l’éjection des cendres volcaniques, qui sont notamment retombées sur Guinobatan, une ville de 82 000 habitants située au sud-ouest du Mayon.

I am not scaring everyone but these are some of the most recent pictures I got from my fellow Bicolano/s. Zero visibility na sa Ligao/Guinobatan. Iringat tabi an gabos. Stay indoors and wear your facemasks. #PrayForAlbay pic.twitter.com/61q1cWrsbH— KNR Jonaxx ☄ (@KamponNgReyna) 22 janvier 2018


Le Mayon, l’un des plus beaux et des plus actifs volcans philippins
Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, ce strato-volcan (c’est-à-dire un volcan constitué grâce aux coulées de lave successives) est situé à quelque 330 km au sud-est de Manille et culmine à 2 460 mètres.
Il a connu 51 éruptions au cours des 400 dernières années, dont la dernière remonte à 2014. En 1814, plus de 1 200 personnes périrent sous des flots de lave qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l’exception du clocher d’une église devenu une attraction touristique majeure.
Des touristes américains, européens et sud-coréens se pressaient dans la région pour admirer l’éruption, selon les hôteliers du cru.

   


« Ils veulent voir ça de plus près », a déclaré Nics Ortonio, réceptionniste à l’Oriental Hotel, un établissement quatre étoiles de Legazpi. Des aéroports de la région ont été fermés et certaines routes sont impraticables en raison de la cendre. Le port de masque et de lunettes de protection est conseillé aux habitants.
Les Philippines se situent sur la ceinture de feu du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Dans son rapport, publié mercredi, l’institut Cyclope prévoit une hausse du cours des matières premières de 6 % en 2018 après 15 % en moyenne l’année dernière.
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Après un rebond marqué en 2017, la croissance des prix des matières premières devrait ralentir

Dans son rapport, publié mercredi, l’institut Cyclope prévoit une hausse du cours des matières premières de 6 % en 2018 après 15 % en moyenne l’année dernière.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

En 2017, le cobalt a fait couler beaucoup d’encre. Ce minerai s’est distingué en faisant l’objet d’une des plus fortes spéculations, son prix s’envolant de 70 %. Moins médiatique, le charbon à coke a, lui, carrément flambé, avec un prix moyen en hausse de 83 %. Pas de doute. Un vent haussier a soufflé sur les cours des matières premières en 2017. Selon les données publiées par l’institut Cyclope, mercredi 24 janvier, ils ont bénéficié d’une hausse moyenne de 15 % sur l’ensemble de l’année. Pour 2018, la tendance devrait se poursuivre mais avec un léger tassement, la prévision de l’institut tablant sur une progression de 6 %.
Toutefois, comme le souligne Cyclope, ce rebond des prix mondiaux des principales matières premières échangées dans le monde intervient après un recul de 10 % en 2016. Et malgré ce retour en grâce, on reste, le plus souvent, encore loin des sommets atteints lors du « choc » des années 2007-2014. Pour expliquer cette meilleure fortune, Philippe Chalmin, professeur à l’université de Paris-Dauphine et fondateur de Cyclope, évoque d’abord « l’histoire de l’énergie centrée autour du pétrole ».
Après bien des avatars, la mise en place de quotas décrétés par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avec le soutien de ses alliés dont la Russie, a produit des effets. Aidée, il est vrai, par l’effondrement vénézuélien. La réduction de production de 1,2 million de barils/jour a été respectée. Et le prix du Brent est reparti à la hausse, repassant la cote des 60 dollars le baril, une première depuis 2015.

Hausse des métaux
Les autres sources d’énergie ont aussi connu une belle année. A l’exemple du charbon. « Alors que l’on affirme de COP en COP [conférence sur le climat] que le charbon c’est fini, la demande a été soutenue », affirme M. Chalmin. Les importations chinoises, en particulier pour la sidérurgie, y sont pour beaucoup. Le gaz naturel, propulsé lui aussi à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Avec un mois de janvier anormalement pluvieux, le pic attendu pour samedi pourrait atteindre, voire dépasser, celui du printemps 2016. Démonstration en infographies.
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La Seine va-t-elle dépasser son niveau de juin 2016 ?

Avec un mois de janvier anormalement pluvieux, le pic attendu pour samedi pourrait atteindre, voire dépasser, celui du printemps 2016. Démonstration en infographies.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h58
    |

            Sylvie Gittus








                        


En raison des forts cumuls de pluie de ces derniers jours sur le bassin amont de la Seine, le niveau des eaux continue de monter, le pic attendu pour samedi 27 janvier pourrait atteindre, voire dépasser, celui du printemps 2016 avec 6,10 mètres d’eau.

   



   


Des lacs réservoirs pas encore saturés
Les quatre lacs réservoirs en amont de la Seine, dont la fonction est d’écrêter les crues hivernales en retenant une partie de l’eau, ont capté plus d’eau que prévu (633 millions de mètres cubes contre 362 préconisés dans les objectifs théoriques). Leur capacité maximale n’est cependant pas encore atteinte, leur taux de remplissage oscillant entre 72% et 90 % au 23 janvier.

   


Un mois de janvier anormalement pluvieux
Selon Météo France, l’hiver 2017-2018 se caractérise par un temps très perturbé avec de fréquents passages pluvieux (neigeux en montagne). Le cumul pluviométrique du 1er décembre au 21 janvier a atteint le double de la normale à Paris, où les 183 millimètres tombés représentent la deuxième valeur la plus élevée après 213 millimètres durant l’hiver 1935-1936 pour la même période.
Ces excédents se retrouvent dans l’ensemble des stations du bassin de la Seine.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La feuille de route en préparation a pour but de « diminuer rapidement les substances les plus préoccupantes ».
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Le plan du gouvernement pour réduire les pesticides

La feuille de route en préparation a pour but de « diminuer rapidement les substances les plus préoccupantes ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h47
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Le gouvernement a présenté, le 18 janvier, son plan d’action pour réduire la dépendance de l’agriculture française aux pesticides. Le projet doit faire l’objet d’une concertation censée aboutir, à la fin du premier trimestre, à une feuille de route sur le sujet. Celle-ci repose sur quatre priorités : « Diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement », « renforcer la recherche sur les impacts des produits phytosanitaires sur les populations », « accompagner la recherche d’alternatives » pour le monde agricole et « renforcer le plan Ecophyto 2 ».
Ce dernier a été lancé en 2015 en remplacement d’un premier programme Ecophyto, lancé en 2008 et qui devait conduire à une baisse de moitié du recours aux pesticides à l’horizon 2018. A trois ans de cette échéance, aucune baisse d’utilisation n’ayant été obtenue – les usages de phytosanitaires avaient au contraire augmenté –, une deuxième phase Ecophyto 2 a été mise en place pour repousser l’échéance à 2025. Le gouvernement souhaite donc renforcer les mesures destinées à réduire globalement le recours aux « phytos », il entend aussi cibler plus particulièrement les substances présentant le plus de danger.

Campagnes de surveillance
L’initiative des pouvoirs publics se fonde notamment sur un rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales, du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux et du Conseil général de l’environnement et du développement durable, rendu en décembre 2017, qui préconise d’agir vis-à-vis des « substances les plus préoccupantes qui demeurent sur le marché ». Si celles-ci restent en circulation, précise le rapport, c’est que le cadre juridique européen « laisse persister des substances reconnues dangereuses dans l’attente du renouvellement de leur approbation ». En d’autres termes, le règlement européen de 2009 permet aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les partisans comme les adversaires du projet d’aéroport se sont réclamés de l’intérêt général, dont la définition elle-même fait débat, explique le professeur de philosophie Thomas Schauder.
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Notre-Dame-des-Landes : à la recherche de l’intérêt général

Les partisans comme les adversaires du projet d’aéroport se sont réclamés de l’intérêt général, dont la définition elle-même fait débat, explique le professeur de philosophie Thomas Schauder.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h32
   





                        



   


Chronique Phil’ d’actu. La semaine dernière a été marquée par la décision du gouvernement d’abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et par les réactions qu’elle a suscitées : la déception et la colère des uns, le soulagement et la joie des autres. Dans ces réactions, deux expressions sont beaucoup revenues : le « déni de démocratie » et « l’intérêt général ». Je laisse de côté la première, vous renvoyant à l’excellente vidéo qui lui a été consacrée sur la chaîne Youtube Le Mock.
Il est intéressant de voir que les deux camps antagonistes se sont réclamés de l’intérêt général pour justifier l’abandon ou le maintien du projet. Par exemple, dans l’émission « C à vous » (France 5, 17 janvier), l’écologiste Noël Mamère affirmait, en substance, que l’intérêt général consistait dans la préservation du site et dans une agriculture respectueuse de l’environnement, tandis que l’éditorialiste Jean-Michel Aphatie se rangeait au point de vue de l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault : l’intérêt général, exprimé par la consultation de juin 2016, résidait dans les retombées économiques de l’aéroport.
D’où nous voyons que la notion d’« intérêt général » ne va pas de soi, ni dans son contenu ni dans sa forme. Or la définir et trouver des moyens de l’exprimer sont les enjeux essentiels de toute démocratie.
 Un peu d’histoire
Si la notion de « bien commun » est employée depuis le début de la philosophie politique, elle prend une importance particulière à partir de la Renaissance, avant d’être progressivement remplacée par celle d’« intérêt général » au XVIIIe siècle. Ces concepts émergent ou reviennent dans des périodes où l’autorité politique ne va plus de soi, où on interroge sa légitimité, où on remet en cause l’arbitraire de la force ou le droit divin. On retrouve des traces de cette interrogation en France, par exemple, sous la plume d’Etienne de La Boétie (1530-1563) :
« […] je désirerais seulement qu’on me fît comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois tout d’un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a pouvoir de leur nuire, qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal, s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui, que de le contredire. » (Discours de la servitude volontaire, 1576).
Pour les penseurs du politique, il s’agit donc de trouver un fondement solide à l’autorité du souverain ainsi qu’un critère permettant de mesurer ses actions (même si certains philosophes, comme Blaise Pascal dont nous parlions la semaine dernière, continuent à penser que le pouvoir est essentiellement arbitraire et qu’il n’est pas bienvenu de le remettre en cause). Emerge alors l’idée que le bon souverain est celui qui agit pour le bien de son peuple tout entier, et non pour lui-même ou une partie de ses sujets. C’est ainsi qu’on va distinguer l’« intérêt général », au singulier, des « intérêts particuliers », au pluriel.
 Un problème de définition
Cependant, tout n’est pas résolu, car il reste à savoir ce que c’est que cet intérêt général. Sa définition est au cœur de vifs débats en philosophie politique entre les penseurs utilitaristes, inspirés par John Locke (1632-1704), pour lesquels il s’agit de « maximiser » le bonheur individuel du plus grand nombre possible, et des penseurs comme Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), pour qui l’intérêt général correspond à un idéal supérieur à la somme des intérêts particuliers (idéal qui sera formalisé dans la notion de droits de l’homme). Prenons l’exemple de la « présomption d’innocence » (malmenée en ces temps d’état d’urgence) : il vaut mieux que cent coupables soit relâchés plutôt qu’un seul innocent soit injustement condamné. Paradoxalement, c’est ce qui est conforme à l’intérêt général, alors même que, d’un point de vue strictement statistique, cela soit négligeable.
La discussion sur Notre-Dame-des-Landes me paraît rejouer ce débat vieux de plus de deux siècles. Car, finalement, tout le problème consiste en ce que, dans une démocratie, chaque citoyen et chaque groupe particulier pense, souvent de bonne foi, détenir la véritable définition de l’intérêt général. Comment savoir lequel a raison ? Dans notre République, c’est par le vote qu’est censée s’exprimer la « volonté générale », c’est-à-dire le fait de vouloir le bien commun et non son bien personnel.
 Le vote ne suffit pas
Or on voit bien qu’il est arbitraire de déclarer que le vote est l’expression de la volonté générale. D’abord, quelle forme le vote doit-il adopter ? L’élection du Président de la République et de nos représentants à l’Assemblée Nationale ? Le référendum ? Encore faut-il se mettre d’accord sur la formulation de la question posée. Ensuite, qui vote ? Rappelons que le suffrage universel est un phénomène récent et que le droit de vote des étrangers hante le débat politique depuis trente ans. De toute manière, voter n’est-il pas l’expression d’un point de vue particulier à un moment donné, lequel peut être amené par la suite à évoluer ? Enfin, le vote désigne l’expression de la majorité des votants. Est-elle bien identique à la volonté générale, toujours conforme à l’intérêt général ? N’oublions jamais que le parti nazi (NSDAP) a obtenu une écrasante majorité des suffrages en 1933, que les sondages en 1981 étaient favorables à la peine de mort et j’en passe…
Rousseau avait déjà mis en lumière ce paradoxe :
« […] la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique : mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours […]. Il y a souvent de la différence entre la volonté de tous et la volonté générale ; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun, l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières […] » (Du contrat social, 1762)
Cette distinction entre « volonté de tous » et « volonté générale » est particulièrement intéressante, parce qu’elle nous indique que personne ne détient la vérité absolue en matière de politique. Finalement, même l’unanimité ne nous dit pas ce qu’est le bien. Et ce pour une raison très simple : l’individu ne peut pas être parfaitement objectif. Nous sommes des êtres de passions, de préjugés, souvent égoïstes et toujours ignorants. A une époque où les gouvernants répètent sans relâche qu’il faut « faire de la pédagogie », nous voici rendus attentifs au problème de l’éducation politique qui nous permettrait de tendre vers la volonté générale, à faire abstraction de notre point de vue particulier pour penser au commun.
 Il n’y a pas de « vérité » en démocratie
Alors, dans l’affaire Notre-Dame-des-Landes, qui a raison et qui a tort ? Il est impossible de répondre à cette question. Les arguments ne manquent pas des deux côtés. Le problème est qu’il n’existe pas (et ne peut exister) d’« étalon » pour mesurer l’intérêt général. La question s’était déjà posée pour le référendum d’indépendance de la Catalogne, pour le Brexit et, en fait, pour tout débat actuel ou inactuel. Définir l’intérêt général est l’enjeu de toute démocratie. C’est ce qui fait sa faiblesse, car les régimes autoritaires n’ont pas besoin de s’encombrer de débats, par définition sans fin (aucune décision ne peut valoir définitivement en démocratie). Mais c’est aussi ce qui fait sa force, car la démocratie fait le pari de l’intelligence collective et de la valeur fondamentale de la discussion.
Pour conclure, il me faut prêcher pour ma paroisse à l’heure où se discute la réforme du lycée et du baccalauréat, et où se pose la question de rendre la philosophie plus ou moins optionnelle : une démocratie a besoin de philosophie, notamment dans la formation des futurs citoyens. La politique n’est pas affaire d’adhésion seulement (comme le disait très justement Paul Valéry : « Il n’y a que les huîtres et les sots qui adhèrent » !), elle est d’abord un problème, qui ne nécessite pas tant une solution qu’une compréhension. Et c’est cela le rôle fondamental de la philosophie. C’est pourquoi il est urgent, aujourd’hui, de la revaloriser et de donner les moyens de l’enseigner correctement.
Un peu de lecture ? - Etienne de La Boétie, Le Discours de la servitude volontaire, Payot & Rivages, 2002. - Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, GF Flammarion, 2012.

A propos de l’auteur de la chronique

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Thomas Schauder est professeur de philosophie. Il a enseigné en classe de terminale en Alsace et en Haute-Normandie. Il travaille actuellement à l’Institut universitaire européen Rachi, à Troyes (Aube). Il est aussi chroniqueur pour le blog Pythagore et Aristoxène sont sur un bateau. Il a regroupé, sur une page de son site, l’intégralité de ses chroniques Phil d’actu, publiées chaque mercredi sur Le Monde.fr/campus.








                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Météo France a placé 23 départements en vigilance orange pour les crues sur l’ensemble du territoire. Le grand quart Nord-Est est particulièrement touché.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/01/2018
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La montée des eaux de la Seine et de la Marne menace l’Ile-de-France

Météo France a placé 23 départements en vigilance orange pour les crues sur l’ensemble du territoire. Le grand quart Nord-Est est particulièrement touché.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 10h36
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Des routes coupées, des rez-de-chaussée inondés, des égouts qui débordent : après un mois de janvier particulièrement pluvieux, une partie de la France a les pieds dans l’eau. Mercredi 24 janvier au matin, Météo France maintenait vingt-trois départements en vigilance orange pour les inondations, en particulier dans le quart nord-est, et une cinquantaine en vigilance jaune.
Malgré une accalmie des précipitations, mardi, la région parisienne est menacée à son tour : le niveau de la Seine a presque atteint les 5 mètres dans la soirée de mardi au point de mesure de Paris-Austerlitz. Le fleuve pourrait monter samedi jusqu’à 6,20 mètres, dépassant de 10 centimètres le niveau historique de la crue de juin 2016. La progression devrait être régulière, on attend ainsi 5,10 mètres à 5,40 mètres mercredi, puis 5,40 à 5,70 mètres jeudi, explique Jérôme Goellner, à la tête de la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee).
Le passage de la vigilance crue au niveau orange a été décidé, mardi à 16 heures, en présence des secrétaires d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson et Sébastien Lecornu. Ce classement qualifie un « risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes ».
Dès mercredi, la SNCF a pris la décision d’interrompre le trafic sur la ligne C du RER entre Javel et Paris-Austerlitz et entre avenue Henri-Martin et Paris-Austerlitz. Sur cette même ligne du RER, sept gares resteront fermées jusqu’à la fin de la crue : Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Pont-de-l’Alma, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers.
Mobilisation
La situation est prise très au sérieux. Depuis mardi, des réunions entre les différents opérateurs de réseaux (téléphone, électricité, eau, transports) sont régulièrement organisées à la Préfecture de Paris, afin de s’assurer que les services rendus soient affectés le moins possible par la montée des eaux et que la mobilisation soit effective. Par ailleurs, des agents de la Driee ont aussi contacté les entreprises classées à risque pour s’assurer que toutes disposaient bien d’un « plan de continuité d’activités », prévu en cas de situation de risque majeur.
La montée des eaux affecte tout particulièrement la Marne (à la différence de 2016) et la Seine, menaçant des régions très urbanisées. A Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), où trois gymnases ont été requis pour accueillir la population, la maire, Sylvie Altman (PC), attendait mercredi matin le renfort de camions militaires pour aider à la circulation dans les rues menacées par les inondations. La commune, déjà durement frappée en 2016, est concernée à la fois par la montée de la Seine et de l’Yerres. Dans le département de Seine-et-Marne, vingt-quatre routes étaient partiellement coupées, selon la préfecture, et une école au sud de Meaux a été évacuée.
A Paris, dans les locaux de la Driee, l’effervescence devant les écrans affichant la montée des eaux grâce à 85 capteurs répartis sur les principales rivières rappelait des scènes déjà vues en 2016. Cette année-là, les crues de la fin mai et de début juin dans une quinzaine de départements, dont la majorité en Ile-de-France, avaient causé la mort de quatre personnes. Le montant des dégâts avait dépassé le milliard d’euros, soit « le deuxième événement le plus coûteux » enregistré depuis la création du régime des catastrophes naturelles, après la tempête Xynthia en 2010, selon un rapport d’experts remis au gouvernement en mars 2017. La Fédération française de l’assurance évoque, de son côté, le chiffre de 1,4 milliard d’euros.
La situation reste préoccupante dans le tout pays, car, note Météo France, « les conditions météorologiques et hydrologiques en janvier ont entraîné des cumuls de pluie importants sur des sols saturés, avec aussi des chutes de neige abondantes ». Les pluies les plus soutenues se sont produites en Bourgogne-Franche-Comté et en Ile-de-France. « Selon les relevés de Paris-Montsouris, ce bimestre, décembre et janvier, est le deuxième le plus pluvieux depuis 1900 », a précisé Jérôme Goellner, de la DRIEE. Il aurait plu, en janvier, cinq fois plus que d’habitude.
Effort à faire sur l’urbanisation
« Sur les dix-sept services de prévision des crues, au niveau national, seize sont mobilisés vingt-quatre heures sur vingt-quatre », précise Marc Mortureux, à la tête de la direction générale de la prévention des risques. Les départements des Alpes étaient, eux, classés en vigilance jaune pour le risque avalanche, l’Isère cumulant à la fois les risques crue et avalanche.
L’essentiel des inondations étaient concentrées dans le Doubs en début de semaine. La Loue a été placée en vigilance rouge, avec par exemple un mètre d’eau enregistré au centre de la commune d’Ornans, tandis que l’Ognon et le Doubs sont montés aussi. L’important niveau d’eau constaté à Pontarlier et à Morteau devrait atteindre Besançon mercredi. Dans le Jura voisin, qui a connu un épisode de vigilance rouge, la situation semble stabilisée, mais de nombreuses routes restent coupées et la région a subi quelques glissements de terrain.
Selon l’OCDE, une crue comparable à celle de 1910 pourrait affecter jusqu’à 5 millions de citoyens
En Alsace, de nombreuses routes sont impraticables. En Normandie, les niveaux restent soutenus dans certains cours d’eau comme l’Epte. Le Rhône est en vigilance orange au sud de Lyon, comme un tronçon de la Garonne en aval de Toulouse, dans le Lot-et-Garonne, où la plaine entre Marmande et Tonneins est complètement inondée.
Hasard du calendrier, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté, mardi, dans les locaux de la Driee, son « évaluation des progrès » réalisés depuis la publication d’une étude en 2014 sur la gestion du risque d’inondation de la Seine en Ile-de-France. D’après l’organisation internationale, des améliorations ont été observées, notamment après les crues du printemps 2016.
« Aujourd’hui, de nombreux acteurs, Etat, collectivités territoriales, entreprises, s’intéressent à cette problématique. C’est une bonne base pour continuer, mais il faut passer à la vitesse supérieure », précise Charles Baubion, expert en gouvernance des risques de l’OCDE. Un effort doit être fait sur l’urbanisation, « aucun quartier résilient n’ayant encore été construit », note-t-il. Les enjeux sont de taille. Selon l’OCDE, « une inondation comparable à la crue de 1910 pourrait affecter jusqu’à 5 millions de citoyens et causer jusqu’à 30 milliards d’euros de dommage directs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le niveau de certains fleuves comme la Seine continue de monter dangereusement, privant notamment Paris et sa banlieue de RER C.
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Intempéries : 23 départements en vigilance orange, menaces d’inondations

Le niveau de certains fleuves comme la Seine continue de monter dangereusement, privant notamment Paris et sa banlieue de RER C.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 23h54
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h23
   





                        



   


Le niveau de la Seine a continué de monter mardi 23 janvier, contraignant les autorités à prendre des mesures de précaution à Paris. En tout, 23 départements – sur un axe allant de la Normandie à l’Alsace, mais aussi autour du Rhône et de la Garonne – étaient en vigilance orange pour risque de crues mercredi matin.
« Situation sérieuse » aux abords de la Seine
La crue de la Seine, dans la capitale, pourrait atteindre ou légèrement dépasser d’ici la fin de la semaine le pic de 6,10 m atteint en 2016, en fonction des précipitations, selon divers services de l’Etat. Mardi midi, le niveau a été mesuré à 4,90 m au pont d’Austerlitz. La ligne C du RER restera fermée dans la capitale au moins jusqu’à vendredi.
« A Paris, on n’attend pas des conséquences significatives, hors les berges, les conséquences devraient être les mêmes qu’en 2016 », a fait savoir Jérôme Goellner, patron des services de l’Etat chargés de l’environnement dans la région. « C’est surtout en amont » et aval que les conséquences peuvent être plus dommageables – similaires à celles de 2016 –, selon Jean-Marc Dolmière, adjoint au directeur de l’organisme de suivi des cours d’eau Vigicrues.
Des « débordements importants » étaient en cours mardi soir notamment en amont de la Marne et de l’Yonne. En revanche, « l’eau monte sur Melun, Villeneuve-Saint-Georges, mais à des hauteurs inférieures à 2016 », fait savoir Joël Hoffman, directeur adjoint de Vigicrues.
« La situation est sérieuse mais il n’y a pas lieu de s’angoisser aujourd’hui outre mesure », a commenté la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, tandis que son collègue Sébastien Lecornu appelait à la « prudence ». La maire de Paris, Anne Hidalgo, a réuni mardi la « cellule de crise » de la Ville, avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF, etc.).
Des barrières de retenue d’eau (batardeaux) ont été montées dans les 12e, 15e et 16e arrondissements, a annoncé la Mairie de Paris, qui invite en outre les Parisiens « à ne pas stocker de biens de valeur dans les caves et les sous-sols ».
Le Louvre qui, comme le Musée d’Orsay en 2016, avait dû mettre ses réserves à l’abri, s’est dit « très vigilant » : « Nous déclenchons notre plan de prévention des risques de crue lorsque la Seine atteint 5,08 m. »
Crue « modérée » du Rhône et fermeture d’établissements scolaires dans l’Est
L’« accalmie » des précipitations permet le début des décrues sur les parties amont des cours d’eau, mais les pics « poursuivent leur propagation vers les parties aval », a détaillé Vigicrues, qui prévoit des débordements de nombreuses rivières du Nord et de l’Est dans les prochains jours. Une crue « modérée » est en cours sur le Rhône en aval de Lyon.
Dans le Nord-Est, « les niveaux demeurent élevés sur de nombreux cours d’eau, en particulier sur la Meuse et le Rhin ». Dans l’Est, le pic de crue du Rhin « a été atteint à 18 heures », a rapporté la préfecture du Bas-Rhin, qui a souligné que la décision de remplir un polder de 600 hectares avait « fait son œuvre en arrêtant la crue ».
En vigilance rouge lundi après les débordements des rivières Loue et Doubs, Montbéliard a atteint son pic de crue. Ce devait être aussi le cas à Besançon dans la nuit de mercredi, selon un communiqué de la préfecture, qui craint des inondations en centre-ville. Dans le Jura, en raison de craintes d’inondations et de « quelques mouvements de terrain », les transports scolaires ne circuleront pas dans douze communes du département mercredi, où écoles et collèges seront fermés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.
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L’année 2017 en France, marquée par la chaleur et le manque de précipitations

La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h11
   





                        



   


« Grande douceur et peu de précipitations » : l’année 2017 a été la cinquième la plus chaude depuis 1900, a précisé Météo France, mardi 23 janvier.
Ces températures élevées associées à un fort déficit de précipitations font de 2017, « à l’instar de 2003, 2011 et 2015, une des années associant de manière remarquable chaleur et sécheresse sur la période 1959-2017 », commente ainsi Météo France dans son Bilan climatique 2017. La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes ».
Trois mois « particulièrement chauds »
Hormis « les mois de janvier et de septembre qui ont été plus frais que la normale », février, mars et juin ont été « particulièrement chauds », avec des températures en moyenne plus de 2 °C au-dessus des normales, et le printemps et l’été « ont même été les deuxièmes plus chauds jamais observés depuis 1900 ».
Plusieurs épisodes de forte chaleur ont, en particulier, été observés pendant l’été. Une vague de chaleur « remarquable par sa précocité et son intensité » a ainsi touché tout le pays mi-juin, avec un 21 juin qui s’est avéré la journée la plus chaude de l’été (moyenne de 26,4 °C). La Provence, la Côte d’Azur et la Corse ont subi une canicule fin juillet-début août, avec, par exemple, 43,1 °C atteints, le 5 août, à Saint-Christol-lès-Alès (Gard).
L’ensoleillement a été, de son côté, conforme à la normale sur la majeure partie du pays. Le soleil a été particulièrement « généreux » en avril et en octobre avec des records battus, notamment en octobre à Lyon (199 heures), à Bastia (247 heures) et Nice (263 heures).
Fort déficit de précipitations
En plus de cette chaleur, l’année 2017 a été marquée par un fort déficit de précipitations sur une grande partie du pays. « En moyenne sur la France, le déficit a dépassé 10 %, plaçant 2017 parmi les années les plus sèches sur la période 1959-2017 », note Météo France, qui souligne que ce déficit a dépassé 50 % en avril et octobre.
Chaleur et déficit pluviométrique ont causé « une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle » sur le Sud-Est et en Corse. De mai à novembre, les précipitations ont ainsi été « quasi absentes sur les régions méditerranéennes ».
Résultat : « En région Provence-Alpes-Côte d’Azur et sur le Gard, la pluviométrie cumulée entre mai et novembre a été la plus faible sur la période 1959-2017 avec un déficit moyen de plus de 60 %. »
Malgré tout, autre événement marquant de 2017, la Corse a enregistré des pluies intenses et des neiges abondantes en janvier et février. L’île a connu pendant l’hiver 2016-2017 un « enneigement record » sur les reliefs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les émissions de CO2 de l’Hexagone ont progressé en 2016, dépassant de 3,6 % l’objectif de la stratégie nationale bas carbone. Nicolas Hulot souhaite corriger cette dérive.
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Gaz à effet de serre : la France sur la mauvaise pente

Les émissions de CO2 de l’Hexagone ont progressé en 2016, dépassant de 3,6 % l’objectif de la stratégie nationale bas carbone. Nicolas Hulot souhaite corriger cette dérive.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h43
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un mauvais signal de la part d’un pays affichant volontiers son exemplarité dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de la France, qui étaient déjà reparties à la hausse en 2015 – après une baisse quasi ininterrompue depuis la fin des années 1990 –, ont à nouveau progressé en 2016. C’est ce que révèlent les résultats présentés lundi 22 janvier par Nicolas Hulot, à l’occasion de ses vœux à la presse. Un constat qui, estime le ministre de la transition écologique et solidaire, « ne nous laisse aucun répit » sur le front du climat.
La contre-performance est d’autant plus notable que la France s’est dotée, en novembre 2015, d’une stratégie nationale bas carbone (SNBC). Celle-ci décline, dans les différents secteurs d’activité économique, les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour se placer sur une trajectoire conduisant au « facteur 4 », c’est-à-dire à la division par quatre de ces émissions à l’horizon 2050. Cet objectif, annoncé dès 2003 et inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015, a été remplacé par celui, encore plus ambitieux, de « neutralité carbone », que vise le plan climat annoncé par M. Hulot en juillet 2017.

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Selon les estimations fournies par le ministère, les émissions nationales ont atteint 463 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq) en 2016, soit 3,6 % de plus que le plafond indicatif fixé par la SNBC, qui était de 447 Mt CO2 éq.

   


Ces rejets sont imputables pour l’essentiel aux secteurs des transports (29 %), de l’agriculture (20 %), du bâtiment (19 %) et de l’industrie (18 %), la production d’énergie pesant pour 11 % et le traitement des déchets pour 4 %.

   


Le dérapage par rapport à la feuille de route de la SNBC est particulièrement important dans le domaine du bâtiment (le dépassement y est de 11 %) et celui des transports (+ 6 %). Il est plus modéré pour l’agriculture (+ 3 %), tandis que le secteur de l’industrie est à peu près en phase avec les objectifs nationaux. De son côté, la production d’énergie obtient un bon résultat, avec des émissions inférieures de 8 % à l’objectif (en dépit d’une hausse par rapport à 2015).
Le ministère avance plusieurs explications à cette dérive globale. Il met en avant des « éléments conjoncturels », tels que « le faible prix des produits pétroliers, qui incite à la consommation », ou « l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires, qui a provoqué un recours accru aux centrales thermiques à énergie fossile pour la production d’électricité ». Toutefois, M. Hulot considère que, pour le bâtiment et les transports notamment, « les politiques publiques nécessitent des renforcements très substantiels pour atteindre l’ambition voulue ».
La fin des passoires thermiques
C’est le sens, indique-t-il, de plusieurs chantiers de long terme prévus dans son plan climat, comme « une augmentation accélérée du prix du carbone sur le quinquennat », la « fin de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre en 2040 », ou encore, s’agissant des bâtiments résidentiels et tertiaires, « la fin des passoires thermiques en dix ans avec 4 milliards d’euros dédiés à la rénovation énergétique ».
Au printemps 2017, le Conseil général de l’environnement et du développement durable avait déjà prévenu que les engagements de la France en matière de gaz à effet de serre nécessitaient, pour être tenus, « une intensification des efforts dans tous les domaines ».

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C’est d’autant plus vrai que les indicateurs publiés par le ministère portent sur les seules émissions nationales associées aux biens et aux services produits sur le territoire français, et non pas sur « l’empreinte carbone » totale, qui intègre, elle, les rejets carbonés générés dans d’autres pays par les biens et les services importés. La prise en compte de ces flux cachés accroît de près de moitié le bilan carbone réel de l’Hexagone. Alors qu’en s’en tenant aux émissions nationales, chaque Français est à l’origine de moins de 7 tonnes de CO2 par an, son empreinte carbone véritable est en fait supérieure à 10 tonnes. Un niveau identique à celui de... 1995.

   


Il y a donc urgence à inverser la courbe. La stratégie nationale bas carbone doit être révisée fin 2018 pour fixer, annonce le ministère, « une nouvelle trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre », compatible avec l’objectif de neutralité carbone au milieu du siècle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.
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Alerte au tsunami levée après un séisme de magnitude 7,9 au large de l’Alaska

Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 09h29
   





                        



   


A 10 h 31 (heure de Paris), mardi 23 janvier, un puissant tremblement de terre a été détecté dans le golfe de l’Alaska, à 249 kilomètres au sud-est de l’île de Kodiak et à 278 km de la petite ville homonyme située sur l’île, ont annoncé l’Institut de veille géologique américain (USGS) et les services américains d’alerte au tsunami. Selon l’USGS, l’hypocentre se situerait à 25 km de profondeur. D’abord estimée à 8,1, la magnitude du séisme a été réévaluée à 7,9.
Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l’Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. « C’est arrivé très lentement et c’était très long, effrayant plus qu’autre chose », a témoigné à CNN Heather Rane, une habitante de la ville d’Anchorage, à 570 km au nord de l’épicentre du séisme. « Définitivement le plus long dont je me souvienne, et je suis née ici. »
En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit du Prince-William en Alaska, suivi d’un tsunami, avait fait 125 morts.

   


Alerte au tsunami levée, la vigilance maintenue
L’alerte au tsunami concernant l’Alaska, l’Etat de Colombie-Britannique, au Canada, et l’ensemble de la côte ouest des Etats-Unis, a été levée vers 13 h 30 (heure de Paris). Les autorités maintiennent toutefois leur vigilance, conseillant aux habitants de rester à l’abri, en hauteur.
Plus tôt dans la journée, les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, avaient émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ». Le centre d’alerte au tsunami sur la région du Pacifique (NWS Pacific Tsunami Warning Center) avait lui annoncé que des « vagues dangereuses et généralisées » étaient « possibles ».
A 10 h 33, une vague de plus d’un peu plus de 10 mètres a été détectée à 380 km de là par une bouée de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA. Mais à 13 h 21, la police de la ville de Kodiak signalait qu’aucun tsunami n’avait encore frappé la ville. Aucune vague n’a été observée et aucun dommage matériel n’a été signalé.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les crues et les inondations menacent une partie de la France, dont 30 départements sont en vigilance orange. A Paris, la Seine devrait continuer de monter ces prochains jours.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.
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Intempéries : vingt-trois départements en vigilance orange « pluies-inondations »

L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h51
   





                        



   


Les conséquences des intempéries continuent en France, où les crues et les inondations menacent une partie du pays. Mardi 23 janvier, le Rhin pourrait sortir de son lit, la Seine est en crue et de nombreux champs sont inondés.
Vingt-trois départements ont été placés en vigilance orange inondation par Météo France mardi matin. Le Doubs et le Jura, qui étaient en vigilance rouge pour des risques de crues, sont rétrogradés en vigilance orange.
Vingt autres départements sont classés en vigilance orange « pluies-inondations » : l’Ain, le Rhône, le Doubs, l’Isère, le Jura, le Lot-et-Garonne, la Nièvre, l’Yonne, la Seine-et-Marne, Paris, la Haute-Marne, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Oise, ainsi que les départements de l’Eure, la Seine-Maritime, la Meuse, les Vosges, la Haute-Saône, la Loire.

   


A Paris, le RER C interrompu mercredi 
Dans la capitale, la préfecture de police appelle à la « vigilance », alors que la Seine doit poursuivre sa crue. « Des inondations importantes sont possibles, y compris dans les zones rarement inondées », « des coupures d’électricité plus ou moins longues » et « des phénomènes de rupture ou de débordement de digues peuvent se produire », a pour sa part mis en garde le service d’information Vigicrues.
Le tronçon central de la ligne C du RER sera fermé dans Paris à partir de mercredi à cause de la montée des eaux de la Seine, a annoncé la SNCF mardi. « Afin de garantir la sécurité des personnes et des installations », la SNCF va arrêter la circulation des trains à Avenue Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Paris-Austerlitz depuis le sud-est, précise la compagnie dans un communiqué. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – seront donc fermées « jusqu’à vendredi au moins » (Pont-de-l’Alma étant déjà fermée pour travaux).

Infotrafic #RERC : Mercredi 24 janvier : Trafic interrompu entre Javel et Paris Austerlitz et entre Avenue Henri Ma… https://t.co/Itt9OsBn6C— RERC_SNCF (@RER C TRANSILIEN)


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Lundi après-midi le niveau du fleuve continuait de monter, atteignant 4,57 m à 16 heures au pont d’Austerlitz. La crue de 2016 avait vu le niveau du fleuve monter à 6,10 mètres. « On s’attend à un pic de crue à la station [de mesure] du pont d’Austerlitz dans la journée de vendredi », a fait savoir Jean-Marc Dolmière, un des responsables de Vigicrues, qui prévoit « une crue équivalente à celle de juin 2016 ».
En montagne, les fortes précipitations se combinent à la fonte des neiges. C’est le cas en Isère, où les communes de Brangues et du Bouchage s’apprêtent à maintenir leurs écoles fermées mardi et des mesures de mise à l’abri provisoire des habitants dans une salle communale sont prévues en vue de la montée des eaux du Rhône.
A Sochaux, une usine PSA à l’arrêt
A Sochaux, dans le Doubs, l’usine PSA sera à l’arrêt mardi après-midi à cause de l’inondation de l’un de ses sous-traitants locaux, l’entreprise Faurecia à Mandeure, qui la fournit en pots d’échappement, a-t-on appris de source syndicale.
Le site PSA, proche d’un affluent du Doubs, n’est, en revanche, pas menacé d’inondation en ce moment grâce aux travaux de protection contre les crues réalisés par le passé, a-t-on précisé de source syndicale.
Risque d’avalanches à Chamonix
A Chamonix le domaine skiable réouvre peu à peu, la commune avait pris la décision de faire évacuer une centaine de chalets situés en contrebas de couloirs d’avalanches, ces mesures de sécurité ont été levées et quelques chalets seulement restent en confinement.
Le maire, Eric Fournier, avait estimé que les précipitations reçues étaient « de l’ordre de cinq mois tombés en quarante-cinq jours » ; une situation qui selon l’édile « arrive tous les quinze ans dans cette ampleur ». 
Surveillance du Rhin
Dans l’est de la France et en Alsace notamment, le Rhin est particulièrement surveillé, il pourrait déborder à cause de la fonte des neiges et des précipitations. Pour le désengorger si nécessaire, le polder d’Erstein (Bas-Rhin), une zone de rétention de crue pouvant stocker 7,8 millions de mètres cubes, était mis en sécurité, pour une éventuelle mise en eau mardi, a fait savoir la préfecture.
Dans le Calvados plusieurs milliers d’habitants ont été évacués « à titre préventif », et plusieurs routes départementales étaient fermées lundi soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la maire de Paris défend sa politique de restriction de la place de la voiture pour « ne pas laisser un scandale sanitaire se développer ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
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Anne Hidalgo : « Ma bataille n’est pas contre la voiture, mais contre la pollution »

Dans un entretien au « Monde », la maire de Paris défend sa politique de restriction de la place de la voiture pour « ne pas laisser un scandale sanitaire se développer ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h17
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Interdiction du diesel en 2024 et de l’essence en 2030, fermeture des voies sur berges, restrictions de circulation… la politique antipollution de la maire socialiste de Paris suscite des crispations. Anne Hidalgo organisera une votation citoyenne au printemps.
Il n’y a pas eu de nouveaux véhicules interdits en janvier sur la base de la vignette Crit’Air. Vous ressentez le besoin de faire une pause, de relâcher la pression sur les Parisiens ?
Non, nous interdisons les véhicules polluants progressivement selon les dates que nous avions annoncées. Les Crit’Air 4 seront interdits au premier semestre 2019, puis les Crit’Air 3 en 2022, pour arriver à la fin du diesel à Paris en 2024.
En ce qui concerne la fin des véhicules thermiques, d’ici à 2030, c’est une mesure du plan climat que je soumettrai à la votation citoyenne. Douze ans, cela permet à chacun de se projeter et se préparer. Personne n’est pris au dépourvu.
2024 pour un Paris sans diesel, c’est réaliste ?
Absolument. Quand j’ai été élue, on envisageait même 2020 comme cap. J’ai entendu les remarques des professionnels, qui avaient besoin de plus de temps. Si on veut par exemple que les flottes de bus de la RATP aient entièrement basculé vers une nouvelle motorisation, le bon calendrier c’est 2024. J’ai encore eu une réunion récemment avec la RATP sur la montée en charge des achats de bus électriques ou au gaz. Et les Jeux olympiques vont être un accélérateur de cette transition écologique.
Comment se passera cette votation ?
Nous allons l’organiser un dimanche au printemps, avant ou après le dernier vote sur le plan climat au Conseil de Paris. Je souhaite que tous les Parisiens inscrits sur les listes électorales puissent y participer donc y compris les citoyens européens, mais aussi les résidents non-communautaires qui vivent dans la capitale. Et je souhaite pouvoir l’ouvrir aux 15-18 ans car il s’agit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’ancien champion de la filière nucléaire française cherche à se recentrer sur le cycle du combustible et à mettre derrière lui sa restructuration douloureuse.
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Nucléaire : New Areva change de nom et devient Orano

L’ancien champion de la filière nucléaire française cherche à se recentrer sur le cycle du combustible et à mettre derrière lui sa restructuration douloureuse.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 19h35
    |

                            Nabil Wakim








                        


Après des années de restructurations et de difficultés, le groupe nucléaire français Areva voit-il le bout du tunnel ? Selon des informations du Monde, le groupe changera de nom, mardi 23 janvier, et deviendra Orano, un nom dérivé du latin uranus, qui a donné son nom à l’uranium.
Tout un symbole pour un groupe qui, après une douloureuse scission, est désormais recentré sur les métiers du combustible nucléaire. La direction du fleuron a choisi Orano parmi plus de 200 noms en compétition. L’objectif : mettre fin à la période noire d’Areva et acter la scission du groupe.
Depuis 2017, celui-ci a été divisé en trois morceaux : le premier, New Areva – désormais Orano – a gardé l’activité des mines d’uranium et du cycle du combustible. La nouvelle entité se concentre sur l’enrichissement et le recyclage du combustible nucléaire, la logistique et les services liés au nucléaire. Orano a également conservé l’activité de démantèlement des parties les plus sensibles des réacteurs.
De son côté, Areva NP, qui a repris son ancien nom de Framatome début janvier, est devenu une filiale d’EDF et se concentre sur les réacteurs et le matériel nécessaire aux centrales.
La maison mère, Areva SA, a été maintenue le temps que l’épineux contrat de l’EPR finlandais, complexe gouffre financier, se termine. En deux ans de restructuration, le groupe Areva a fait partir près de 6 000 salariés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Près d’une semaine après le naufrage du pétrolier iranien, la nappe d’hydrocarbures continue de s’étendre en mer de Chine, près de la principale zone de pêche du pays.
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Qu’en est-il des risques de marée noire en mer de Chine ?

Près d’une semaine après le naufrage du pétrolier iranien, la nappe d’hydrocarbures continue de s’étendre en mer de Chine, près de la principale zone de pêche du pays.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h37
    |

                            Eléa Pommiers








                        



Le naufrage du pétrolier Sanchi pourrait être à l’origine d’une des plus importantes pollutions marines de ces dernières années. Ce bateau iranien, chargé de 136 000 tonnes de condensat, a percuté un navire commercial hongkongais en mer de Chine, le 8 janvier, et a brûlé durant une semaine avant de sombrer, le 14 janvier.
Lundi 22 janvier, les autorités chinoises ont alerté sur une nappe d’hydrocarbures de plus de 330 kilomètres carrés qui continuait à se répandre au large de la Chine.
Le naufrage du Sanchi constitue le premier accident impliquant un pétrolier transportant du condensat. A ce titre, ses conséquences sont particulièrement difficiles à anticiper.

   


Peut-on parler d’une marée noire ?
On parle généralement de marée noire pour désigner une pollution massive par des hydrocarbures noirs, bruts ou raffinés.
Dans le cas du Sanchi, seul le fioul destiné à l’alimentation du navire entre dans cette catégorie. Selon les autorités chinoises, le pétrolier iranien en contenait tout au plus 2 000 tonnes.
« On est loin des quantités qui génèrent classiquement ce qu’on appelle des marées noires », relève Christophe Rousseau, directeur du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre).
Le pétrole devrait cependant persister à la surface de l’eau et se transformer en « boulettes » qui pourraient s’échouer sur les côtes des pays avoisinants en fonction des courants maritimes.

        Lire sur le sujet :
         

          Fortes craintes d’une marée noire en mer de Chine après le naufrage d’un pétrolier



Dans l’industrie, les hydrocarbures légers et incolores, comme le condensat libéré par le Sanchi, sont appelés « produits blancs ».
Le condensat est un produit issu des gaz contenus dans les puits et qui se transforment en liquide au moment de l’extraction, du fait des variations de températures et de la pression atmosphérique.
Comme l’explique Christophe Rousseau, il s’agit d’un produit très léger, particulièrement dans le cas du Sanchi, et encore moins soluble qu’une essence. La majeure partie va ainsi s’évaporer.
Les 136 000 tonnes déversées en mer de Chine ne provoqueront donc pas de marée noire au sens strict, comparable aux grands déversements de pétrole habituels. En revanche, du fait de sa légèreté, le condensat est un produit qui se répand très vite, d’où la taille croissante des nappes d’hydrocarbure.

   


En quoi le naufrage du « Sanchi » est-il particulier ?
Selon les recensements du Cedre, il s’agit du premier accident d’un pétrolier transportant du condensat. Le caractère inédit de cet accident n’est « pas complètement surprenant, car le trafic de condensat augmente depuis une dizaine d’années du fait de l’exploitation commerciale des puits de gaz », souligne M. Rousseau. Il est également l’un des plus meurtriers, puisque 32 marins y ont perdu la vie.
En 2016, le Cedre a recensé 38 événements ayant entraîné des déversements de polluants d’au moins 10 mètres cubes. Entre 2004 et 2015, la médiane annuelle de ces événements était de 29. Au regard de la flotte et du trafic maritime mondiaux, ces accidents sont donc rares.
En 2016, la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement recensait plus de 90 000 navires de commerce, dont près de 28 % étaient des pétroliers, et plus de 10 milliards de tonnes de marchandises transportées.
Quels sont les principaux risques liés à cet accident ?
S’il ne pollue pas en profondeur, le condensat crée un risque de pollution atmosphérique en brûlant et en s’évaporant. Mais les autorités chinoises et les experts redoutent surtout les conséquences sur la biodiversité. En outre, cet accident survient alors que les eaux de la mer de Chine souffrent déjà d’une pollution due à l’important trafic maritime de la région et à la surpêche.
La Chine était toujours le principal producteur et exportateur de produits de la mer en 2014, selon le dernier rapport de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Entre 2013 et 2014, les volumes pêchés par la Chine ont augmenté de 300 000 tonnes.
La plus grande zone de pêche chinoise, Zhou Shan, se trouve en mer de Chine. Selon Greenpeace, cette zone abrite de nombreuses espèces de poissons et est un lieu de migrations pour plusieurs espèces de baleines. En 2016, cinq millions de tonnes de poissons y ont été pêchées.
Le naufrage du Sanchi pourrait provoquer le déplacement des stocks de poissons, dans une zone déjà surexploitée où les ressources se font rares. Le condensat étant un produit particulièrement léger, il devrait rester en surface ou à quelques mètres sous la surface et affecter le plancton, d’après Christophe Rousseau.
Greenpeace a également souligné que le produit serait toxique tant qu’il ne serait pas assez dilué pour être « biodégradé », ce qui devrait toutefois être rapide en raison de sa « légèreté ». Cependant, il est pour le moment impossible de savoir quelle quantité de condensat a brûlé dans l’incendie du navire, ni quelle quantité s’est déversée en mer avant qu’il ne sombre, ce qui rend très incertain l’évaluation des risques.
Y a-t-il déjà eu des fuites d’hydrocarbures équivalentes ?
Sur les cinquante dernières années, une dizaine d’accidents ont provoqué le déversement de plusieurs milliers de tonnes d’hydrocarbures dans les eaux, mais aucun en mer de Chine.
Par exemple, en mars 1978, l’Amoco Cadiz, supertanker libérien, avait sombré au large du Finistère en déversant 227 000 tonnes de brut sur 400 kilomètres de côtes françaises.
En 1979, la collision entre l’Atlantic Empress et l’Aegean Captain, au large de Tobago, avait provoqué le déversement de 276 000 tonnes de pétrole (soit la plus grosse marée noire due à un pétrolier) et la mort de 30 marins.

   


Les quantités de pétrole déversé dans la mer ou dans l’océan à l’occasion de naufrages sont cependant incomparables avec les accidents sur des plateformes pétrolières.
En 1979, l’explosion du puits de pétrole Ixtoc Uno avait par exemple laissé s’écouler de 500 000 à 1 500 000 tonnes de pétrole dans le golfe du Mexique.
Plus récemment, en 2010, l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP dans le golfe du Mexique, avait fait 11 morts et provoqué le déversement d’environ 800 000 tonnes de pétrole.

        Lire l’article :
         

          Huit ans après la catastrophe de Deepwater, Trump relance l’exploitation offshore



D’importantes marées noires ont également eu lieu malgré des niveaux d’hydrocarbures bien moindres. Ce fut le cas, par exemple, avec l’Exxon Valdez en Alaska en 1989 (38 500 tonnes), qui a causé une marée noire de plus de 7 000 kilomètres carrés, de l’Erika en France en 1999 (20 000 tonnes) ou du Prestige en Espagne en 2002 (64 000 tonnes).
NB : les chiffres relatifs aux quantités d’hydrocarbures déversées lors des différentes marées noires sont ceux indiqués par le Cedre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La Chine a diffusé les vidéos filmées par les pompiers venus chercher la boîte noire du navire.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés thermométriques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.
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L’Europe en pleine contradiction sur le climat

L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h25
    |

            Simon Roger et 
                                Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Dans le dossier climatique, l’Union européenne avance plus que jamais à hue et à dia, au gré des humeurs de ses Etats membres. Fin 2017, le conseil des ministres de l’UE réitérait son soutien aux énergies fossiles les plus émettrices de gaz à effet de serre. Après un lobbying décisif de la Pologne et de l’Allemagne, les Vingt-Huit décidaient de maintenir jusqu’en 2035, et non 2020 comme le proposaient de nombreux pays, les « mécanismes de capacité » qui autorisent les pouvoirs publics à financer les centrales à charbon en cas de pic de consommation électrique.
Le 12 janvier, Berlin envoyait un autre signal négatif. Dans la perspective d’un accord de coalition gouvernementale entre les partis de l’Union chrétienne (CDU et CSU) et le Parti social-démocrate (SPD), la chancellerie renonçait à ses objectifs climat pour 2020, qui prévoient à cette date une baisse des émissions allemandes de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à leur niveau de 1990. Réunis en congrès dimanche 21 janvier, les délégués du SPD ont validé le projet d’accord et s’orientent vers cette reculade lourde de sens pour un pays qui se considère volontiers comme un pionnier du tournant énergétique et de la lutte contre le réchauffement.

Mais cette marche arrière n’a pas empêché le pas en avant du Parlement de Strasbourg. Le 17 janvier, les députés européens ont arrêté des positions plus ambitieuses que celles de la Commission sur le « paquet climat-énergie », le document qui fixe les orientations stratégiques de l’UE en la matière.
Une majorité s’est dégagée au moment du vote pour rehausser le contenu des directives sur la gouvernance de l’Union, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Sur le premier point, les parlementaires ont adopté un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. « C’est le seul horizon possible pour respecter les engagements de l’accord de Paris, salue Neil Makaroff, chargé des politiques européennes pour le Réseau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.
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Intempéries : 13 départements en vigilance orange inondation et avalanche

Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 09h27
   





                        


Treize départements étaient classés en vigilance orange, lundi 22 janvier au matin, notamment en raison de pluies et de risques d’inondation liés à une perturbation s’étirant du Nord aux Alpes et au Sud-Ouest, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
Ce week-end, des vents violents se sont abattus sur la Corse, soufflant jusqu’à « 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île. Dans d’autres départements français, ce sont la pluie et la neige qui ont engendré des perturbations.
Dimanche après-midi, quinze départements étaient placés en vigilance orange. La Dordogne et la Corrèze ne sont plus en vigilance crue.
Les treize départements désormais concernés par ces vigilances orange sont les suivants :
En vigilance orange pluie-inondation : l’Ain, le Doubs, l’Isère, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie. Savoie, Haute-Savoie et Isère sont également placées en vigilance orange avalanche.En vigilance orange crue : l’Aveyron, le Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne, la Haute-Marne, la Nièvre et l’Yonne.
En montagne, le risque d’avalanche est classé « très fort », notamment en Haute-Savoie, et en Savoie. « Les chutes de neige accumulées depuis plusieurs jours en altitude sont très importantes, de l’ordre d’un mètre de neige fraîche en deux jours sur les massifs savoyards. Il neige toujours ce matin [lundi 22 janvier] au-dessus de 2 000 mètres environ, les pluies sont soutenues en dessous. », écrit Météo France sur son site.



                            


                        

                        

