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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : de « sérieux indices » de dopage justifient la mise à l’écart des sportifs russes, pour le CIO

Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h43
   





                        


A deux semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Ces annonces ont déclenché la fureur des instances sportives russes, mais elles ont été défendues, mercredi 24 janvier, par le Comité international olympique (CIO).
Pour le président du CIO, Thomas Bach, les mises à l’écart sont justifiées par l’addition de plusieurs éléments, et ne veulent pas dire que les athlètes concernées ont été pris en flagrant délit. Il a détaillé le processus lors d’une conférence téléphonique, citée par l’AFP :
« Si tel athlète n’est pas sur la liste, alors le panel indépendant a de sérieux indices par différentes sources, par différents moyens (…) qui ne lui permettent pas de dire qu’il n’y a pas de soupçon sérieux. Il peut y avoir un soupçon, il peut même y avoir une procédure en cours, il peut y avoir beaucoup de facteurs qui n’ont pas conduit à satisfaire le panel ». 
Quant aux informations sur lesquelles se base le CIO, cela peut être, selon M. Bach :
Le passeport biologique de l’athlèteLe profil stéroïdien de l’athlèteDes analyses sur les données récupérées au laboratoire de Moscou,Des anomalies au niveau de l’ADN dans certains échantillons qui laisseraient supposer une manipulationDes éléments provenant du rapport McLaren sur un système de dopage institutionnalisé (Richard McLaren est le juriste canadien qui a dévoilé le système de dopage russe organisé entre 2011 et 2015 ; la Russie, en tant que nation, a été suspendue des JO d’hiver pour cette raison).

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C’est un panel du CIO qui décide en effet quels athlètes russes jugés « propres » pourront ou non participer aux Jeux olympiques d’hiver. A sa tête, l’ex-ministre française des sports, Valérie Fourneyron, avait déjà déclaré que les sportifs qui seraient écartés n’étaient « pas nécessairement » dopés.
« Nous voulions être absolument certains qu’il n’y ait pas le moindre doute ni la moindre suspicion à propos de l’un des athlètes qui seront invités ».
Cette liste noire, qui doit être publiée en totalité le 26 janvier, comprend d’ores et déjà des sportifs de haut rang comme le sextuple champion olympique de short-track Viktor Ahn, le champion olympique de biathlon Anton Shipulin, le champion du monde de ski de fond Sergei Ustyugov et la patineuse Ksenia Stolbova, sacrée vice-championne d’Europe la semaine dernière.
Selon une source proche de l’enquête menée par Richard McLaren, contactée par Le Monde, c’est bien les échantillons de ces sportifs recueillis lors des JO Sotchi en 2014, manipulés depuis, qui justifient leur mise à l’écart.
En Russie, instances sportives et athlètes de premier rang ont critiqué la décision du CIO. Le président de la fédération de patinage de vitesse Alexeï Kravtsov s’est, par exemple, dit « indigné par la décision injuste du panel du CIO d’exclure presque tous nos leaders sportifs des JO », qualifiant le CIO de « despote et tyran ».

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La possibilité d’un boycott des JO d’hiver avait déjà été évoquée dans certaines sphères du pouvoir après l’exclusion du pays. L’option avait finalement été écartée par le président russe, Vladimir Poutine. Mercredi, elle est redevenue d’actualité. Au Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a réagi en expliquant que « le plus important, c’est de garder la tête froide ». « Il est important d’éviter l’emploi de mots comme boycott. Il faut discuter avec le Comité international olympique et défendre leurs droits dans la mesure du possible », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La tradition qui veut que les clubs professionnels cèdent leur part des recettes des matchs de Coupe de France à leurs adversaires amateurs commencent à se perdre. Début janvier, Nantes et Lille ont montré le mauvais exemple.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Cette nouvelle compétition organisée par l’UEFA à l’automne doit remplacer les matchs amicaux. Elle offrira quatre tickets pour l’Euro 2020.
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Ligue des nations : l’équipe de France de football jouera contre l’Allemagne et les Pays-Bas

Cette nouvelle compétition organisée par l’UEFA à l’automne doit remplacer les matchs amicaux. Elle offrira quatre tickets pour l’Euro 2020.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h38
   





                        



   


On ne sait pas encore si cette nouvelle compétition, concoctée par l’UEFA, aura un réel intérêt, mais on en connaît déjà le tirage au sort. Mercredi 24 janvier à Lausanne, l’équipe de France de football a notamment hérité d’une poule difficile avec l’Allemagne et les Pays-Bas.
Un autre groupe relevé réunit l’Espagne, l’Angleterre et la Croatie. Le Portugal devra, lui, se frotter à l’Italie et la Pologne. Quant à la Belgique, elle sera opposée à la Suisse et à l’Islande.
La Ligue des nations est une nouvelle compétition européenne destinée à remplacer les matchs amicaux et offrir quatre billets supplémentaires pour l’Euro 2020, en plus du système habituel de qualification.
Elle se déroulera de septembre à novembre 2018, indépendamment des éliminatoires de l’Euro 2020, de mars à novembre 2019 sur un schéma classique.
4 places pour l’Euro 2020
Le président de l’UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin, a défendu son nouveau bébé en expliquant « qu’avec la Ligue des nations, le niveau sera plus équilibré », alors que « beaucoup de gens se plaignaient de matchs amicaux inégaux entre des grosses équipes et des petites ».
Au total, 55 nations européennes sont réparties dans quatre ligues (A, B, C, D) en fonction de leur coefficient UEFA, avec les sélections les plus fortes dans la Ligue A – celle de l’Allemagne – et les plus faibles dans la D.
Les Ligues sont elles-mêmes divisées en poules de trois ou quatre équipes qui vont s’affronter pendant une phase de groupe, de septembre à novembre.
Les quatre vainqueurs des poules de la Ligue A disputeront également un « final four », un tournoi final organisé du 5 au 9 juin 2019, pour tenter de décrocher le titre de cette nouvelle compétition.
Cette nouvelle formule de rencontres internationales va surtout offrir quatre places supplémentaires pour l’Euro, pour des nations modestes qui n’auront pas réussi à se qualifier par la voie classique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Suisse s’est qualifié pour le dernier carré de Melbourne, où il retrouvera le Sud-Coréen Hyeon Chung.
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Open d’Australie : Federer file en demi-finales

Le Suisse s’est qualifié pour le dernier carré de Melbourne, où il retrouvera le Sud-Coréen Hyeon Chung.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h28
   





                        



   


Rien ne semble pouvoir perturber la promenade de santé de Roger Federer à Melbourne. Quand ses habituels compagnons de dernier carré, aux prises avec les blessures depuis plusieurs mois, ont déjà pris la porte (Djokovic, Wawrinka) ou abandonné (Nadal), le Suisse a rallié les demi-finales de l’Open d’Australie sans réelle opposition.
Thomas Berdych n’a rien pu faire, mercredi 24 janvier, contre le numéro deux mondial, lancé dans la conquête d’un 20e titre du Grand Chelem. Le Tchèque – comme les quatre précédents adversaires du Bâlois dans le tournoi – a rendu les armes en trois sets (7-6, 6-3, 6-4) et guère plus de deux heures de jeu.
Alors que son retour triomphal en 2017 à Melbourne, à 35 ans et après plusieurs mois loin des courts, avait surpris le petit monde du tennis, Federer vit cette année l’un des tournois majeurs les plus « tranquilles » de sa carrière. Sans avoir cédé le moindre set depuis le début de la quinzaine, le tenant du titre affrontera en demi-finale, vendredi, l’étonnant Hyeon Chung.
Hyoen Chung sort le sulfureux Tennys Sandgren

   


Sensation de la première levée du Grand Chelem de la saison, le Sud-Coréen a écarté plus tôt dans la journée l’Américain Tennys Sandgren (6-4, 7-6, 6-3). A 21 ans, il est le premier joueur aussi mal classé à l’ATP (58e) à rejoindre le dernier carré à Melbourne depuis Marat Safin (Russie), en 2004.
Attaqué ces derniers jours pour ses accointances présumées avec l’extrême droite américaine (le joueur a relayé sur les réseaux sociaux plusieurs propos de membres de l’« alt-right »), Sandgren a cédé face à la vélocité du premier Sud-Coréen qualifié pour les demi-finales d’un majeur.
L’autre rencontre du tableau masculin opposera, vendredi également, Marin Cilic (Croatie) à Kyle Edmund (Royaume-Uni).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition mercredi lors du dernier match de la phase de groupe. Et doivent valider leur ticket pour les demi-finales.
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Euro 2018 de handball : une « atmosphère terrible » attend les Bleus face à la Croatie

Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition mercredi lors du dernier match de la phase de groupe. Et doivent valider leur ticket pour les demi-finales.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h26
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


« On peut gâcher leur fête. » Après un parcours sans écueils, l’équipe de France de handball affronte mercredi 24 janvier la Croatie (20 h 30, sur BeIN Sports 2) pour son dernier match du tour principal de l’Euro 2018. Pour Luka Karabatic, auteur d’une performance pleine face à la Serbie (9 buts) après avoir raté le début de la compétition en raison d’une blessure, la rencontre face à l’hôte croate, dos au mur, lui, sera « le match le plus difficile, en raison de l’atmosphère et l’ambiance, des facteurs qu’on n’a pas connu jusqu’à présent ».
Si les Bleus, invaincus dans la compétition, et ayant marqué les esprits en brisant samedi les vagues suédoises (23-17), ont de bonnes chances de se qualifier pour les demi-finales (voir encadré), la Croatie dispose de moins d’options. Battus par la Suède, les joueurs de Lino Cervar sont dans l’obligation de s’imposer face aux Bleus et – suivant les scénarios – d’espérer un résultat favorable de la Norvège contre leur voisin scandinave.

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L’alambiqué système de points de la compétition est de plus en plus remis en cause par les joueurs des différentes équipes. Il prévoit qu’en cas d’égalité entre trois équipes, la différence de buts sur les rencontres impliquant ces trois équipes prime, ce qui oblige joueurs, encadrements et toute personne suivant la compétition à travailler son calcul mental. « On ne peut pas occulter les calculs, c’est le côté négatif de cette formule de groupes, regrette le leader du jeu français Nikola Karabatic. Ce n’est pas “tu gagnes, tu continues la compétition, tu perds, tu rentres à la maison”. » 

Sur la route des demi-finales
La France est qualifiée si :
Elle ne perd pas contre la CroatieElle perd contre la Croatie mais la Suède ne bat pas la NorvègeElle perd contre la Croatie avec sept but d’écarts (au maximum) et la Suède bat la NorvègeElle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais marque au moins trente buts, et la Suède bat la Norvège
La France est éliminée si :
Elle perd contre la Croatie avec neuf buts d’écart (ou plus)Elle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais ne marque pas plus de vingt-huit buts


Souvenir de la finale du Mondial 2009
« Spéculer, c’est déjà perdre le match », avertit Didier Dinart. L’ancien pilier de la défense française devenu entraîneur des Experts anticipe « une ambiance très hostile ». Et le sélectionneur est bien placé pour le savoir. En 2009, il était sur le terrain de cette même Arena Zagreb lorsque les Bleus avaient brisé les rêves de tout un peuple en s’imposant en finale du Mondial face à la Croatie. Quatre de ses coéquipiers d’alors font encore partie de l’équipe, parmi lesquels Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo. De la finale de 2009, le capitaine des Bleus se rappelle d’une « atmosphère terrible » et des « portables et des piles qui tombaient sur le terrain ». « On avait fait les courses pour rentrer à la maison », plaisante aujourd’hui Didier Dinart.
Lors de cet Euro, les Français ont disputé jusque-là leurs matchs face à des tribunes aux trois quarts vides. La palme revenant à la rencontre de lundi face à la Serbie (remportée 39-30) : afin de dissimuler l’absence de spectateurs (1 700 au total), les organisateurs ont drapé l’anneau supérieur de la salle zagréboise d’un long rideau noir. Rien à voir avec ce qui les attend ce mercredi. Face à la Croatie, les 15 000 sièges de l’Arena Zagreb seront occupés, et une horde ardente voudra leur faire vivre l’enfer.

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                Handball : les « Experts » peuvent compter sur la relève



Samedi, la Norvège n’a pas résisté à cette folie croate. Arrivés pleins de certitudes après de solides performances, les coéquipiers du Parisien Sander Sagosen ont été pris à la gorge d’entrée par les Croates et se sont inclinés (32-28), hypothéquant leur avenir dans la compétition. « C’était la plus grosse ambiance que j’ai vue jusqu’à présent, constate Luka Karabatic. La salle est immense, et pas une personne ne reste assise, ne pousse pas ou ne chante pas. Il y avait une pression immense sur la Norvège et c’est le risque pour nous aussi. Dans ces ambiances-là, les temps faibles peuvent être amplifiés et l’on peut vite avoir la tête sous l’eau. A nous de garder la tête froide. »
« Tout est réuni pour que les Croates fassent un grand match »
« C’est un moment qui marque à vie, prévient Cédric Sorhaindo. Ils poussent leur équipe, et ce sont des fanatiques. Mais c’est gratifiant pour eux et pour le handball de jouer avec leur peuple derrière eux. » Capitaine d’une équipe « renouvelée au tiers, comme le Sénat », selon la formule du directeur technique national Philippe Bana, le pivot des Bleus a tout fait pour préparer ses coéquipiers à l’ambiance qui les attend.
« C’est le scénario rêvé pour [les Croates], devant leur public, de pouvoir battre la France de cinq, six ou sept buts avec 2009 en tête, explique Valentin Porte, s’attendant à un « grand moment de handball ». L’ailier de Montpellier est l’un des Bleus qui n’avait jamais joué dans l’Arena Zagreb, pas même en Ligue des champions, avant le tour principal de cet Euro. Tout est réuni pour qu’ils fassent un très grand match et ça me fait saliver car ça reste du sport, on ne va pas à la guerre. »
« On joue au haut niveau pour vivre des moments comme ça, c’est une motivation », abonde un Didier Dinart tranquille, qui perdra mercredi son record de matchs disputés dans un Euro. Au profit de son joueur, Nikola Karabatic. A la tête d’une équipe « sereine, car s’étant donné les moyens de se qualifier pour les demi-finales », le sélectionneur des Bleus sait ce que ses joueurs doivent accomplir pour passer l’écueil croate. « De toute façon, si on perd de huit buts, c’est qu’on n’avait pas notre place dans cet Euro », conclut-il philosophe.
Croatie-France, mercredi 24 janvier à 20 h 30. Sur Bein Sports 2. Live sur Le Monde. fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le témoignage de la gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, donne un aperçu des années de misère et de privations qu’a endurées le peuple roumain sous l’ère Ceausescu.
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Les vérités de Nadia Comaneci

Le témoignage de la gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, donne un aperçu des années de misère et de privations qu’a endurées le peuple roumain sous l’ère Ceausescu.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h47
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

Livre. De ses années à vivre épiée sous le régime Ceausescu, Nadia Comaneci a longtemps gardé le verbe rare, contrôlé. « Parler ne m’intéressait même plus et encore moins exprimer ce que je pensais », raconte-elle dans Lettres à une jeune gymnaste, son autobiographie traduite pour la première fois en français. La gymnaste, entrée dans l’histoire lors des Jeux de 1976 à Montréal, a refusé des années durant de s’épancher sur sa carrière et de se remémorer certains épisodes enfouis dans sa mémoire, « soulagée de ne pas avoir à [s]’en souvenir ». Aussi cet ouvrage a-t-il une visée cathartique.
Nadia Comaneci y relate son enfance « heureuse » à Onesti, un village des Carpates, au sein d’une famille modeste. A 6 ans, elle intègre l’école expérimentale de gym dirigée par l’entraîneur Bela Karolyi et sa femme, se pliant quotidiennement à quatre à six heures de travail acharné. Paradoxalement, elle combat les idées reçues la réduisant à un automate : elle n’a « jamais considéré la gymnastique comme un sacrifice », ni vécu la discipline comme « une torture ».
Conçu sous forme de réponses aux questions que serait tentée de lui adresser une jeune athlète, le style épistolaire est simple, voire simpliste. Elle aborde tour à tour la pression, les dégâts physiques et psychologiques que peut infliger le sport de haut niveau en donnant le sentiment d’avoir été épargnée par les travers qui y sont généralement associés. « Je ne dis pas que tous les entraîneurs se comportent bien ou que peu de jeunes filles ont des troubles de l’alimentation (…). Je dis simplement que je n’ai jamais eu à gérer ce genre de choses. » 
« Tout ça n’est que fantasmes »
Son récit des Jeux de 1976 – où elle fut la première gymnaste dans l’histoire olympique à obtenir la note maximale de 10 – souligne un détachement, encore des années après, à l’égard d’un événement qui l’a dépassée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le secrétaire général adjoint de la FIFA est soupçonné d’avoir transmis au parquet suisse l’information relative au paiement de 2011 fait au Français.
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« Platinigate »: entre fuite et sabordage

Le secrétaire général adjoint de la FIFA est soupçonné d’avoir transmis au parquet suisse l’information relative au paiement de 2011 fait au Français.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h43
    |

            Rémi Dupré








                        



   


La question taraude le camp Platini : en septembre 2015, qui a sabordé la candidature du Français à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA) en mettant le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) sur la voie du paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, Sepp Blatter, alors président de la FIFA ? L’hypothèse d’une fuite a pris de l’épaisseur.
Selon le MPC, qui a saisi, au siège de la FIFA, une masse colossale de données dans le cadre de ses enquêtes sur le football, ce paiement n’a pas été identifié « sur la base d’informations d’organes financiers », contrairement à ce qu’avançait à l’origine Sepp Blatter. En revanche, plusieurs membres de la haute administration de la FIFA connaissaient l’existence de ce versement, alors que la plupart d’entre eux redoutaient de voir Michel Platini triompher dans les urnes en février 2016.
Selon plusieurs sources internes comme externes à la fédération, c’est un proche de Sepp Blatter qui a informé le parquet suisse. Pour ces personnes, il n’y a pas de doute : il s’agit de Marco Villiger, alors directeur juridique du président de la FIFA. Longtemps zélé serviteur et confident de Sepp Blatter, à qui il avait toutefois conseillé de remettre son mandat à disposition en juin 2015, le juriste est devenu l’interlocuteur privilégié des autorités judiciaires américaines et suisses et le « référent » de la FIFA auprès du cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel, chargé de défendre les intérêts de la fédération depuis le coup de filet anticorruption du 27 mai 2015 à l’hôtel Baur au lac de Zurich.
Unique survivant de l’ère Blatter
Unique survivant de l’ère Blatter, Marco Villiger a été promu, en 2016, secrétaire général adjoint de la FIFA par son nouveau président, Gianni Infantino. Et de nombreuses sources indiquent que l’ambitieux juriste pourrait remplacer, dans les prochains mois, la Sénégalaise Fatma Samoura au poste de secrétaire général.
La FIFA a toujours assuré que M. Villiger n’était pas au courant du paiement fait à Michel Platini avant la perquisition effectuée, le 25 septembre 2015, par les autorités suisses dans le bureau de Sepp Blatter. « Ces soupçons sont faux, a récemment déclaré Marco Villiger à L’Equipe. Je n’avais pas connaissance des accords passés. » 
«  Sur la tête de ce que j’ai le plus cher au monde, Marco Villiger a été au courant de tout, de A jusqu’à Z, affirme toutefois Jérôme Valcke, ex-secrétaire général de la FIFA, suspendu dix ans. Rien, à la FIFA, n’était fait sans une validation par Villiger. Dire qu’il était un saint, voire un ange, j’en pleure.»
« Villiger savait pour le paiement, c’est certain », ajoute l’un de ses ex-collaborateurs. Cette version a notamment été confirmée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) par Markus Kattner, ex-directeur financier de la FIFA. De son côté, Sepp Blatter considère que « c’est un fait avéré que M. Villiger a transmis le cas Platini au MPC ». L’ancien président déclare en avoir eu « la confirmation orale d’une personne de la FIFA ». Plusieurs sources soupçonnent cependant l’ex-patron du foot mondial d’avoir demandé à Marco Villiger de faire fuiter l’information pour couler la candidature de Michel Platini, avec lequel la rupture était consommée depuis plusieurs années.
« Un enjeu politique »
L’ancien patron du football mondial dément avoir été le commanditaire. « Blatter ne voulait pas de Michel comme président, et il a certainement fait sortir cela en oubliant le principe de l’arroseur arrosé », dit en souriant néanmoins un ancien dirigeant de la FIFA.
Mécaniquement, l’ouverture d’une procédure par la justice suisse a poussé le comité d’éthique de la FIFA à poursuivre, puis à suspendre, Michel Platini et Sepp Blatter. En tant que directeur juridique, c’est Marco Villiger qui a coordonné les travaux de ce tribunal interne. « Il avait les infos du comité d’éthique et suivait l’avancée des enquêtes sur Platini et Blatter, souffle un ex-cadre du comité d’éthique. Il y avait un enjeu politique dans cette procédure : il valait mieux que Platini reçoive la décision de sa suspension avant l’élection plutôt qu’après. Sinon, cela aurait été catastrophique pour l’image de la FIFA. »
M. Villiger a-t-il piloté l’instruction du cas Platini ? « M. Villiger et son secrétariat s’occupaient effectivement de toutes les commissions indépendantes : d’éthique, d’appel, d’audit, de discipline », confie Sepp Blatter. « Bien entendu que Villiger était au milieu de tout ce qui concerne l’éthique et qu’il voyait directement Blatter sur toutes ces questions », confirme un ex-haut cadre de la FIFA. Contactée, la fédération assure que « le comité d’éthique dirige ses enquêtes et procédures et rend ses décisions de manière totalement indépendante ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’ex-candidat à la présidence de la FIFA, suspendu jusqu’en octobre 2019, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.
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Platini contre-attaque devant la justice européenne

L’ex-candidat à la présidence de la FIFA, suspendu jusqu’en octobre 2019, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 06h35
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

« C’est pour moi une question d’honneur. Je veux que justice me soit rendue. » Suspendu de toutes activités relatives au ballon rond jusqu’en octobre 2019 par la Fédération internationale de football (FIFA), Michel Platini a décidé de porter l’affaire hors de Suisse, où il a épuisé toutes les voies de recours contre sa sanction.
Après avoir été radié huit ans, en décembre 2015, par le comité d’éthique de la FIFA, en raison d’un paiement « déloyal », selon le parquet helvétique, de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, le président de la Fédération internationale, Sepp Blatter, le Français a vu sa sanction réduite à six ans par le comité d’appel de la FIFA, puis à quatre ans, en mai 2016, par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne.
Contrairement à Sepp Blatter, lui-même suspendu six ans, l’ex-numéro 10 des Bleus avait ensuite fait appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui l’avait débouté, en juillet 2017. Cette fois, c’est auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg que Michel Platini a déposé un recours.
« Ce recours est dans la logique de ce que j’ai toujours dit : je considère n’avoir commis aucune faute, et je suis déterminé à faire valoir jusqu’au bout tous mes droits et à prouver mon innocence, assure au Monde l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), 62 ans, qui avait été contraint de retirer sa candidature à la présidence de la FIFA avant l’élection du 26 février 2016. Je conteste par ce recours auprès de la CEDH l’ensemble des procédures de sanction de la FIFA et l’arbitrage du TAS. J’aurais pu, à un an et demi de la fin de ma suspension, continuer de profiter de la vie, mais je ne veux rien lâcher. »
« La culture de l’entre-soi »
« M. Platini, de façon très documentée, attend de la CEDH qu’elle sanctionne la Suisse pour avoir laissé agir sur son territoire des instances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ « King James » est le septième basketteur de l’histoire de la ligue nord-américaine à franchir ce seuil symbolique. A 33 ans, il est aussi le plus jeune.
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NBA : LeBron James rejoint le club fermé des joueurs à 30 000 points

« King James » est le septième basketteur de l’histoire de la ligue nord-américaine à franchir ce seuil symbolique. A 33 ans, il est aussi le plus jeune.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 03h52
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 07h25
   





                        



   


Mardi 23 janvier, LeBron James a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès déjà bien fourni. La star des Cavaliers de Cleveland est devenue le 7e joueur de l’histoire de la NBA (la ligue de basket-ball nord-américaine) à marquer 30 000 points.
Le natif d’Akron a marqué son panier historique dans les dernières secondes du premier quart-temps du match opposant son équipe aux Spurs de San Antonio. Le trentenaire a été chaleureusement applaudi par les spectateurs de l’AT&T Center de la ville texane, avant d’être félicité par chacun de ses coéquipiers.
LeBron James avait abordé la rencontre avec un total de 29 993 points en 1 106 matchs de saison régulière depuis ses débuts en NBA en 2003.

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« Une source d’inspiration »
Il rejoint dans le cercle très fermé des joueurs de plus de 30 000 points Kareem Abdul-Jabbar (38 387 pts), Karl Malone (36 928 pts), Kobe Bryant (33 463 pts), Michael Jordan (32 292 pts), Wilt Chamberlain (31 419 pts) et Dirk Nowitzki (30 837 pts).
« King James » est à 33 ans le plus jeune parmi les sept à atteindre ce chiffre symbolique, battant d’un an la légende des Lakers Kobe Bryant qui était jusque-là le plus précoce (34 ans, 104 jours) à franchir ce seuil.
Le triple champion NBA, sacré quatre fois meilleur joueur (most valuable player, MVP), a aussitôt été salué par le patron de la ligue, Adam Silver :
« Félicitations à LeBron d’avoir atteint les 30 000 points, encore un autre moment important dans une carrière extraordinaire qui continue d’être une source d’inspiration. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Facebook et Amazon à l’offensive sur les droits sportifs, l’e-sport en train de s’imposer chez les 18-25 ans, des pratiques sportives individuelles en pleine mutation : le monde du sport est touché à son tour par l’onde de choc numérique. Ce sera l’objet d’un colloque organisé par « Le Monde » et Sète-Agglopôle le 1er février.
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Le sport saisi par la fièvre numérique

Facebook et Amazon à l’offensive sur les droits sportifs, l’e-sport en train de s’imposer chez les 18-25 ans, des pratiques sportives individuelles en pleine mutation : le monde du sport est touché à son tour par l’onde de choc numérique. Ce sera l’objet d’un colloque organisé par « Le Monde » et Sète-Agglopôle le 1er février.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 20h59
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h00
    |

                            Jean-Pierre Gonguet








                        


« L’économie du sport est une économie à part entière. Mais elle est aussi une économie entièrement à part. » L’économiste Nathalie Sonnac, l’une des six conseillers du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), étudie minutieusement l’évolution des droits sportifs télévisuels. Un marché de 1,45 milliard d’euros en France, mais un fonctionnement économique très peu conventionnel, parfois irrationnel et déstabilisant pour les clubs et fédérations.
« L’économie du sport est fondée sur des monopoles, c’est la seule économie de ce type, rappelle l’économiste François Lévêque. Les possesseurs de droits n’ont qu’un seul souci : tirer de leurs monopoles la plus forte rente possible avec des systèmes d’enchères de plus en plus efficaces. Le candidat, lui, doit miser en fonction du profit qu’il espère. C’est étrange et risqué puisqu’on mise ante tout le profit espéré ex post. »

   


Le candidat espère surtout qu’il a correctement anticipé la capacité du spectateur à payer de plus en plus cher car, en fin de compte, c’est bien l’abonné qui paie tout. Ce système génère l’inflation des droits : le spectacle sportif prend constamment de la valeur et à chaque vente de droits, de nouveaux entrants apparaissent. Chaque fois plus riches. Chaque fois prêts à miser plus. Et les anciens sortent : France Télévisions ne pourra pas plus s’offrir les Jeux olympiques de 2024 à Paris que TF1, la Coupe du monde de football 2022 au Qatar.
Ceux qui ont le plus d’abonnés et de clients, les « GAFA », pourraient leur damer le pion. Les ligues professionnelles ou fédérations internationales espèrent que Google, via YouTube, Facebook, Twitter ou encore Amazon, via Amazon Prime, seront les prochains entrants : eux seuls ont désormais les poches assez profondes pour s’offrir la Premier League, la Ligue des champions ou les Jeux.
L’e-sport aux Jeux olympiques ?
Ils sont déjà présents un peu partout, du tennis au football, tâtent le terrain sur des sports anciens comme le cricket ou de nouvelles disciplines comme League of Legends, version e-sport du célèbre jeu vidéo, nouent des partenariats et attendent vraisemblablement de mettre la main sur quelques événements mondiaux qui les intéressent au plus haut chef. Les GAFA peuvent bouleverser à leur tour le sport, et les clubs et fédérations n’auront d’autre choix que de s’y adapter. Ce sera l’une des thématiques abordées lors du colloque sur « Les révolutions du sport » que Le Monde et Sète-Agglopôle organisent, jeudi 1er février, à Sète, dans l’Hérault.

   


Ces géants du numérique ont ainsi pris des positions très fortes dans les sports émergents. Le chinois Tencent, numéro un mondial du jeu vidéo, va investir 15 milliards de dollars (12,2 milliards d’euros) dans l’e-sport. La raison ? Les 18-25 ans ont, dans le monde en 2017, regardé plus de compétitions d’e-sport que de sports dits « traditionnels ». Du PSG à Orange, tout le monde veut en être et la première chaîne de télévision e-sport vient d’être lancée en France.
Le Comité international olympique se pose même la question d’introduire ces nouvelles disciplines aux Jeux, ce qui serait un sérieux bouleversement des valeurs olympiques. C’est que de l’e-sport au running en passant par le futsal, les nouvelles pratiques prennent chaque jour davantage le pas sur les anciennes. D’Adidas à Redbull, chacun organise ses compétitions propres et monte ses clubs. En dehors des circuits classiques le plus souvent. Là aussi, il va falloir s’adapter.
Pour s’inscrire au forum « Les révolutions du sport » : rencontres-sete-agglo.eventbrite.fr. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.
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Football : Lassana Diarra, énigmatique recrue hivernale du PSG

Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Il avait officiellement renoncé au football de haut niveau, rêvant des « Etats-Unis » et s’offrant une ultime et lucrative escapade au « Moyen-Orient ». Le revoici, à 32 ans, sur le devant de la scène européenne. Après avoir résilié son contrat avec le club d’Al-Jazira (Emirats arabes unis), en décembre 2017, Lassana Diarra est la première recrue du Paris-Saint-Germain lors du mercato hivernal. Mardi 23 janvier, après avoir passé sa visite médicale, le milieu international français (34 sélections de 2007 à 2016) s’est librement engagé pour dix-huit mois, soit jusqu’à juin 2019, avec le club de la capitale, propriété du fonds Qatar Sports Investments. C’est le dixième point de chute de sa carrière, qu’on pensait à son crépuscule.
Malgré un temps de jeu famélique (6 matchs) en 2017, celui qu’on surnomme « Lass » a séduit les dirigeants du PSG, désireux de trouver une doublure au vétéran (35 ans) italo-brésilien Thiago Motta, l’habituelle « sentinelle », miné cette saison par les blessures. Le recrutement du gamin de Belleville (20earrondissement de Paris) interpelle. Depuis novembre, le globe-trotter n’a plus disputé le moindre match et, malgré son CV éloquent (Chelsea, Arsenal, Réal Madrid), une myriade d’interrogations entourent sa fraîcheur physique.

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                PSG-OM : l’énigme Lassana Diarra



Selon L’Equipe, c’est l’agent Moussa Sissoko, impresario du prodige français Ousmane Dembélé et régulièrement en visite dans le golfe Persique, qui aurait soufflé le patronyme de Diarra à l’oreille du Portugais Antero Henrique, le directeur sportif du PSG. Délicates, les tractations ont débouché sur un accord. D’autant que l’entraîneur parisien Unai Emery, passé sur les bancs de Valence et du FC Séville, est un fervent admirateur de l’ex-joueur madrilène, réputé pour sa science tactique, son volume et son intelligence de jeu.
Une carrière décousue
Depuis son départ du Real, en 2012, le petit milieu (1,73 mètre) à la barbiche soigneusement entretenue traverse une période chaotique. Au gré de ses déboires et tribulations, le Parisien s’est forgé l’image d’un phénix capable de claquer la porte pour mieux renaître de ses cendres ailleurs, d’un joueur discret et énigmatique, dont la carrière en clubs comme en sélection s’avère décousue, voire labyrinthique.
A 27 ans, Lassana Diarra estomaque les observateurs en quittant Madrid pour rallier l’Anji Makhatchkala, club russe tout juste racheté par le milliardaire daghestanais Suleyman Kerimov. « Je ne vais pas vous raconter des histoires et vous dire que je suis parti en Russie pour découvrir Saint-Pétersbourg et tout. Et je ne vais pas le cacher, financièrement, oui, j’avais un beau contrat, confiait-il au Monde, en mai 2016. Mais si vous regardez, j’ai toujours très bien gagné ma vie depuis tout jeune. A l’Anji, au Real, à l’OM. Je n’étais pas en vacances en Russie, même si les gens étaient un peu sceptiques. » L’expérience à l’Anji tournera court rapidement pour des raisons budgétaires.
S’ensuit une période critique avec quinze mois de chômage technique à la clé. En conflit pour licenciement abusif avec son ancien club du Lokomotiv Moscou (2013-2014), le joueur n’avait pu s’engager avec l’Inter Milan ou West Ham en raison du refus de la Fédération internationale de football (FIFA) d’entériner ses contrats. Dans le cadre de cette procédure, le joueur a été condamné en mai 2016 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à verser 10 millions d’euros à son ex-employeur. Une somme dont il assure, en mars 2017, s’être acquitté « tout seul, comme un grand ». Le joueur avait par ailleurs réclamé, devant la justice belge, 6 millions d’euros à la FIFA et à la fédération belge pour son transfert avorté vers l’équipe de Charleroi en février 2015.
« Je ne souhaite à personne d’avoir des problèmes avec la FIFA, le TAS, parce qu’on ne peut rien faire au final. J’ai été licencié. On m’a interdit de jouer. On me prend de l’argent, on m’en réclame. C’est une prise en otage, c’est du racket, appelez ça comme vous voulez », développait-il dans nos colonnes, lors de son passage à l’Olympique de Marseille (2015-2016). Véritable tremplin, cette parenthèse phocéenne a permis au trentenaire de rééditer ses performances passées et de réintégrer l’équipe de France, sur laquelle il avait fait une croix, en 2013. Soit trois ans après son forfait pour le Mondial sud-africain en raison d’une maladie génétique (la drépanocytose).
Un joueur frappé par la déveine
Couvé par le sélectionneur Didier Deschamps, Lassana Diarra est frappé par le malheur lorsque, le 13 novembre 2015, au terme d’un match amical contre l’Allemagne, il ­apprend le décès de sa cousine, tombée rue Bichat, dans le 10e arrondissement de Paris, lors des attentats qui ont ensanglanté les rues de Paris. Quatre jours plus tard, il décide malgré tout de jouer, à Wembley, contre l’Angleterre.
Alors qu’on l’annonce comme l’un des tauliers des Bleus à l’Euro 2016, Diarra, touché au genou, déclare forfait quelques instants avant l’envoi de la liste définitive de Didier Deschamps à l’Union des associations européennes de football (UEFA). Selon la Fédération française de football (FFF), le joueur aurait conseillé au sélectionneur de ne pas le retenir. Depuis ce coup du sort, « Lass » a quitté l’OM par la petite porte et n’a plus remis les pieds en sélection, désormais richement dotée dans son secteur de jeu (N’Golo Kanté, Paul Pogba, Adrien Rabiot, Corentin Tolisso, Blaise Matuidi).
Son retour au premier plan lui permettra-t-il de réincorporer le wagon tricolore dans l’optique du Mondial 2018, en Russie ? Ce n’est guère la préoccupation première du joueur, connu pour son stoïcisme et son recul sur le microcosme du foot professionnel. Au PSG, qu’apportera-t-il à Neymar et consorts dans leur quête d’un titre en Ligue des champions ? En recrutant l’ex-Merengue, les dirigeants parisiens ont clairement fait le pari de l’expérience alors que leur objectif minimal est d’atteindre les demi-finales du tournoi. Une performance jamais réalisée depuis le rachat du club par QSI.
A l’instar des chevronnés brésiliens Daniel Alves (34 ans) ou Thiago Silva (33 ans), le Français pourrait prodiguer ses conseils à la jeune garde incarnée par Giovani Lo Celso (21 ans), Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe (22 ans). Le 14 février, lors des huitièmes de finale aller de l’épreuve, Lassana Diarra évoluera en terrain connu à Santiago-Bernabeu, dans l’antre du Real Madrid. Si d’aventure il retrouvait ses jambes d’antan, le milieu international français serait un atout pour l’armada d’Unai Emery. En attendant les grands débuts du trentenaire au PSG, le conditionnel reste toutefois de mise.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Mondial 2026 de football : le Maroc se présente en candidat de l’Afrique

Pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale de football en juin.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 23.01.2018 à 17h40

     •
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          datetime="2018-01-23T18:37:01+01:00"

        Mis à jour le 23.01.2018 à 18h37






    
La conférence de presse du comité de la candidature marocaine au Mondial 2026 de football, à Casablanca, le 23 janvier 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Le Maroc tout « entier » est « mobilisé » pour la candidature du royaume à l’organisation du Mondial 2026 de football, a déclaré mardi 23 janvier le comité de candidature, en insistant sur la dimension « africaine » de ce projet. « Ce n’est pas une candidature de figurant, c’est une vraie candidature ! », a lancé en conférence de presse le président de ce comité, Moulay Hafid Elalamy. « Nous allons mettre toute notre énergie, notre dossier est et sera irréprochable (…). Certains disent qu’on a pris du retard, mais nous sommes capables d’une “remontada” », a-t-il promis.
Le président de la Fédération royale marocaine (FRMF), Faouzi Lekjaa, a mis en exergue une « candidature pour tout le continent » africain, qui a accueilli le Mondial à une seule reprise, en 2010 en Afrique du Sud.
Un « soutien franc et massif »
Le Maroc a annoncé en août 2017 repartir pour une cinquième campagne dans le but de décrocher l’organisation du Mondial de football, pour l’édition 2026, malgré le statut de grand favori de la candidature conjointe Etats-Unis-Canada-Mexique. La désignation aura lieu le 13 juin et, pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale (Fifa).
Le Maroc mise sur l’appui de la Confédération africaine de football (CAF), dont le président Ahmad Ahmad a appelé les fédérations africaines à un « soutien franc et massif » au royaume. « De 1930 à 2030, le continent africain n’a organisé qu’un seule fois la Coupe du monde. Il ne doit pas rester à la marge », a plaidé M. Lekjaa, évoquant une candidature unique « sur un territoire gérable » par contraste avec les trois pays impliqués dans l’autre projet.

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                Maroc-Espagne, Russie-Arabie saoudite : quand la géopolitique s’invite en Coupe du monde



Les responsables du comité marocain ont ainsi assuré compter sur le soutien des 53 membres de la CAF mais aussi vouloir « convaincre d’autres pays » pour « obtenir une majorité de voix au congrès ». Le comité a par ailleurs dévoilé le logo de sa candidature : une étoile verte entourée de feuilles rouges sur un ballon de football en noir et blanc. L’étoile symbolise « l’unité et l’éclat ».
« Un combat clair et simple »
Pour défendre sa candidature, le comité a choisi d’anciens joueurs africains comme Samuel Eto’o et Didier Drogba. « Et il y a beaucoup d’autres noms », a précisé le patron de la FRMF. Interrogé sur la question des droits de l’homme, un des nouveaux critères de sélection de la Fifa, le président du comité a répondu : « On prépare la candidature au Mondial 2026, on ne refait pas le monde. On a un combat clair et simple. »
« Un des concurrents est classé comme le pays le plus dangereux au monde. Le Maroc est l’un des pays les plus sûrs au monde », a ajouté Moulay Hafid Elalamy, en référence au Mexique.

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« Pour les droits de l’homme, il ne faut pas dresser un tableau noir. Le Maroc a fait des progrès pour les droits des femmes et de la famille. Il faut booster la dynamique qui est belle et bonne pour le pays », a argumenté le patron de la fédération, Faouzi Lekjaa.
Le comité a aussi fait valoir que le Maroc s’était « développé », évoquant des « infrastructures » comme le « TGV, les ports, les stades et la capacité hôtelière ».
Le montant consacré à cette campagne n’a pas été dévoilé. Le comité a simplement rappelé que les deux dernières candidatures marocaines, en 2006 et 2010, avaient coûté chacune 130 millions de dirhams (12 millions d’euros). Le Maroc s’est récemment attaché les services de l’agence qui a accompagné Paris dans sa candidature réussie à l’organisation des Jeux olympiques de 2024.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Nordiste fait partie des cinq joueurs convoqués par Yannick Noah pour affronter les Néerlandais à Albertville, du 2 au 4 février.
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Coupe Davis : Pouille convoqué contre les Pays-Bas, 2018 sera la « dernière » saison de Noah

Le Nordiste fait partie des cinq joueurs convoqués par Yannick Noah pour affronter les Néerlandais à Albertville, du 2 au 4 février.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h01
   





                        



   


Eliminé dès le premier tour à l’Open d’Australie, Lucas Pouille avait presque tiré un trait sur sa sélection en Coupe Davis, pour affronter les Pays-Bas. Le 18e mondial, vainqueur du point décisif en finale de l’édition 2017, fait pourtant partie du groupe de cinq joueurs convoqués par le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah.
Le Nordiste accompagnera Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut à Albertville (Savoie), où les tenants du titre recevront les Néerlandais, du 2 au 4 février.
« Depuis la finale contre la Belgique, Lucas [Pouille] n’a fait qu’un match, pas très bon. Mais c’est un joueur exemplaire dans l’équipe depuis deux ans », s’est justifié Yannick Noah. Prime à la fidélité pour le Nordiste, préféré à un Gaël Monfils pourtant vainqueur du tournoi de Doha en janvier. Ou, comme le dit Noah :
« Il est à la porte de l’équipe, mais il faut faire des choix. D’autres ont montré un attachement et un intérêt pour la Coupe Davis. »
« Trois ans, c’est pas mal »

   


Auteur d’un parcours de haute volée à Melbourne, où il a notamment écarté David Goffin (7e mondial), Julien Benneteau ne figure pas non plus dans la liste des Bleus. Une sanction de ses confidences livrées au journal L’Equipe, où il s’est épanché sur sa déception de ne pas avoir participé à la finale contre la Belgique, en novembre ? Noah le laisse entendre :
« Ce qui se passe dans les vestiaires doit y rester. Cet article a tout de même permis de voir que les joueurs n’étaient pas des machines et avaient des sentiments. »
Enfin, le capitaine de l’équipe de France a profité de la conférence de presse pour annoncer que cette campagne 2018 de Coupe Davis serait sa dernière, « quelle que soit l’issue de la saison. Trois ans, c’est pas mal, et j’ai d’autres projets de vie. La musique me manque. La chasse à la succession est lancée. »



                            


                        

                        


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Perquisitions au siège de la Fédération française de rugby et au domicile de Bernard Laporte

Une opération de police a été menée mardi matin dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de favoritisme visant Bernard Laporte, président de la fédération.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h30
    |

            Adrien Pécout








                        



   


L’affaire Laporte s’accélère. Des perquisitions étaient en cours dans la matinée du mardi 23 janvier au siège de la Fédération française de rugby (FFR), à Marcoussis, dans l’Essonne, ainsi qu’aux domiciles de Bernard Laporte, président de la FFR, et de l’homme d’affaires Mohed Altrad, président du club de Montpellier, ont révélé plusieurs médias ; des informations confirmées au Monde par des sources proches du dossier.
L’opération de police s’est déroulée dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de favoritisme visant Bernard Laporte. « Des scellés ont été placés dans les bureaux de la présidence », explique une personne présente à Marcoussis, où l’équipe de France a commencé depuis le début de semaine sa préparation au Tournoi des six nations.
« Il s’agit du passage obligé de toute enquête financière en France », veut relativiser Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de M. Laporte, domicilié à Paris.

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          le groupe Altrad, sponsor contesté du XV de France



Contrat personnel d’image
Cette enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique, a été ouverte par le Parquet national financier. Elle fait suite au signalement transmis, en décembre 2017, par l’inspection générale des services du ministère des sports, qui avait ouvert sa propre enquête interne quatre mois plus tôt.
Bernard Laporte est soupçonné d’avoir fait pression, au mois de juin 2017, pour réduire des sanctions disciplinaires contre le club de Montpellier, propriété du dirigeant Mohed Altrad, avec lequel le président de la FFR avait signé un contrat d’image estimé à 150 000 euros. Un contrat personnel auquel il a renoncé depuis que Le Journal du dimanche en a fait la révélation, en août 2017.
Spécialisé dans le matériel de construction, le groupe Altrad vient néanmoins de devenir le lucratif sponsor maillot du XV de France pour les cinq prochaines années, après avoir remporté, en janvier 2018, l’appel d’offres pour lequel il était le seul prétendant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Selon nos informations, les échantillons de ces sportifs, dont la légende du patinage short-track Viktor Ahn, recueillis lors des JO Sotchi, ont été manipulés ; ce qui justifie leur mise à l’écart.
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Jeux olympiques d’hiver : des champions russes, dont Viktor Ahn et Anton Shipulin, écartés pour soupçon de dopage

Selon nos informations, les échantillons de ces sportifs, dont la légende du patinage short-track Viktor Ahn, recueillis lors des JO Sotchi, ont été manipulés ; ce qui justifie leur mise à l’écart.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 14h19
   





                        



   


A deux semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, la Russie, suspendue de la compétition, en tant que nation, pour avoir mis en place un système de dopage institutionnalisé entre 2011 et 2015, découvre peu à peu lesquels de ses sportifs ne pourront pas participer. Plusieurs noms, et pas des moindres, ont filtré, mardi 23 janvier.
Dans un premier temps, le Comité olympique russe (ROC) a annoncé que le sextuple champion olympique de short-track Viktor Ahn, le champion olympique de biathlon Anton Shipulin et le champion du monde de ski de fond Sergei Ustyugov n’avaient pas été retenus dans « la liste des participants potentiels », selon le vice-président du ROC Stanislav Pozdniakov, qui assure que « ces sportifs n’étaient pas mis en cause (…) n’ont jamais été impliqués dans une quelconque histoire de dopage ». 
Selon une source proche de l’enquête menée par Richard McLaren, le juriste canadien qui a dévoilé le système de dopage russe, contactée par Le Monde, les échantillons de ces sportifs recueillis lors des JO Sotchi en 2014 ont bien été manipulés ; ce qui justifie leur mise à l’écart.
Puis, la Fédération russe de patinage artistique annonçait que les patineurs Ksenia Stolbova, tout juste vice-championne d’Europe, et Ivan Boukine, vice-champions olympiques 2014 en couple en danse sur glace, n’ont pas non plus été retenus par le Comité international olympique (CIO).
C’est un panel du CIO qui décide en effet quels athlètes russes pourront ou non participer aux Jeux olympiques d’hiver. Selon la consigne du CIO, tous les Russes qualifiés selon les critères sportifs habituels pourront se rendre à Pyeongchang s’ils n’ont jamais été suspendus pour dopage et s’ils ont été correctement suivis par l’intermédiaire du système de contrôles préolympiques.
Le panel avait déjà annoncé, le 19 janvier, avoir provisoirement éliminé 111 sportifs russes sur une liste de 500, établie par le Comité olympique russe. Cette liste noire a été présentée lundi au ROC pour faire l’objet d’ultimes tractations. Le CIO devrait officialiser ces informations lors de la publication de la liste définitive des athlètes russes autorisés à participer au JO, le 26 janvier.

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          Malgré la suspension, les Russes devraient être nombreux aux JO d’hiver



Risque de perte de médailles

   


Sportivement, la non-sélection de Viktor Ahn est la plus retentissante. Ce n’est pas seulement une légende du short-track qui ne patinera pas à Pyeongchang, c’est aussi un athlète d’origine sud-coréenne qui ne reviendra pas sur ses terres, après sa naturalisation russe pour les Jeux de Sotchi en 2014. A 32 ans, Viktor Ahn est le premier sportif à décrocher l’ensemble des titres olympiques en short-track :
Les 1 000 m, 1 500 m et le relais 5 000 m aux JO 2006 de Turin sous les couleurs sud-coréennes et avec le nom Ahn Hyun-soo.Les 500 m, 1 000 m et le relais 5 000 m, aux JO de Sotchi, sous les couleurs russes et avec le nom Viktor Ahn.
Absent des Jeux de Vancouver 2010 à la suite d’une blessure à un genou qui l’avait empêché de participer pleinement aux qualifications, Ahn avait alors décidé de changer de nationalité, officiellement déçu de l’attitude de la fédération sud-coréenne à son égard.
Quant à Anton Shipulin, c’est un des grands adversaires directs du Français Martin Fourcade, qui sera absent de la compétition.
Les résultats sportifs obtenus par les trois hommes à Sotchi vont logiquement être annulés, comme ce fut le cas pour les 43 autres sportifs russes disqualifiés par le CIO. Pour Viktor Ahn, cela se traduit par la perte de quatre médailles (trois d’or et une de bronze) et pour Ksenia Stolbova et Ivan Bukin de leur argent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après sa large victoire contre la Serbie (39-30), lundi, l’équipe de France conserve la tête de son groupe et demeure la seule équipe invaincue du tournoi.
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Euro 2018 de handball : invaincue, l’équipe de France entrevoit les demi-finales

Après sa large victoire contre la Serbie (39-30), lundi, l’équipe de France conserve la tête de son groupe et demeure la seule équipe invaincue du tournoi.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 20h01
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h30
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


Parfois, votre entame de soirée n’augure pas de la façon dont elle va s’achever. Voilà ce qu’a pu se dire Luka Karabatic à la fin du match contre la Serbie. Dans la foulée de leur pivot barbu, auteur de son premier match plein de la compétition (9 buts), l’équipe de France s’est imposée lundi 22 janvier dans les grandes largeurs (39-30) face aux Serbes déjà éliminés et incapables de tenir la distance contre la richesse de l’effectif français.
Pourtant, le petit frère de Nikola Karabatic – qui a égalé lundi le record du nombre de matchs disputés lors de l’Euro – a mal débuté la partie. A peine deux minutes s’étaient écoulées qu’il était contraint de quitter ses partenaires à la suite d’une expulsion temporaire. Un mauvais départ pour le Parisien, absent du début de la compétition en raison d’une entorse et expulsé trois minutes après son entrée en jeu face à la Suède.
Accrochés par les Serbes, les Bleus ont commencé la rencontre sans parvenir à se détacher. Quelques maladresses, des balles perdues et des coups de sifflets pas en leur faveur ont même permis aux joueurs de Jovica Cvetkovic de mener au bout de dix minutes de jeu (6-5). Evoquant « un arbitrage un peu compliqué à saisir » en début de rencontre, l’entraîneur-adjoint de l’équipe de France, Guillaume Gille, s’est félicité que ses ouailles aient su se ressaisir.

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« Le bloc défensif était en place et on a eu les occasions de faire le trou d’entrée, a analysé après le match Luka Karabatic. On a juste été maladroits, on a raté des tirs et perdu des ballons ; mais on savait que si on réglait ça, on allait faire l’écart rapidement. C’est ce qu’on a réussi à faire. » Une fois la machine bleue – qui jouait en blanc – lancée, la Serbie a eu bien des difficultés à suivre la cadence. Et portée par ses cadres – les Karabatic, Luc Abalo ou encore Kentin Mahé –, l’équipe de France a passé la seconde en fin de première période (19-12).
Légère inquiétude pour Vincent Gérard
La suite de la partie fut du même allant, permettant à Didier Dinart de puiser largement dans son banc pour reposer les organismes fatigués de certains cadres. Blessé à la main gauche en milieu de première période à la suite d’un tir serbe, Vincent Gérard, héros de la rencontre face aux Suédois, n’est pas rentré de la seconde période « pour ne pas prendre de risques ». Ce qui à permis à son remplaçant, Cyril Dumoulin, de se dégourdir bras et jambes. Parlant d’une petite entorse au pouce, le portier titulaire des Bleus a rassuré sur son état, expliquant qu’il « espér [ait] pouvoir jouer » contre les Croates mercredi.
Guère utilisé par Didier Dinart lors des quatre premiers matchs de l’Euro, Raphaël Caucheteux a profité de la large revue d’effectif qu’est devenue la seconde période pour s’illustrer. Auteur de neuf buts, l’ailier de Saint-Raphaël a « montré [qu’il avait sa] place dans l’effectif », a-t-il souligné après la fin de la rencontre, « heureux de la confiance du coach. »
« Tout le monde a pu jouer, et c’est important pour la suite », a souligné Nedim Remili après la rencontre, insistant sur le fait que le groupe « aurait besoin de tout le monde pour les trois prochains matchs » (dans l’hypothèse où les Bleus se qualifient pour les demi-finales). Forts d’une « sérénité et d’une expérience » accumulées en clubs et lors de la campagne gagnante du Mondial 2017, les Experts prennent chaque rencontre avec sérieux, « respectant tous les adversaires comme on l’a montré ce soir », a martelé l’arrière droit du PSG.

France 🇫🇷  won over Serbia 🇷🇸 39:30 during the Main Round of Group I. Watch again the highlights of this game now! Enjoy ;)@rssrbije @FRAHandball #SRBFRA pic.twitter.com/722u03Aw4P— EHF EURO (@EHFEURO) 22 janvier 2018


Seule équipe invaincue du tournoi, la France se détache en tête de son groupe (8 points) et entrevoit les demi-finales. En raison du système de points alambiqué concocté par l’EHF (la fédération européenne de handball), les Experts ne sont pas encore qualifiés. En cas de défaite de huit buts ou plus face à la Croatie mercredi, le pays hôte de la compétition pourrait les coiffer au poteau. Dans une ambiance autrement bouillante que les 1 700 spectateurs de lundi, un « classico du handball », comme l’a qualifié Kentin Mahé, tout un pays aspire à battre les champions du monde français. Pour les Experts, le rendez-vous est pris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La fédération est mise en cause alors que plus d’une centaine de gymnastes ont révélé avoir été agressées sexuellement par l’ancien médecin de l’équipe, Larry Nassar.
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Agressions sexuelles : des dirigeants de la fédération américaine de gym démissionnent

La fédération est mise en cause alors que plus d’une centaine de gymnastes ont révélé avoir été agressées sexuellement par l’ancien médecin de l’équipe, Larry Nassar.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 19h48
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 06h36
   





                        



   


L’onde de choc se poursuit aux Etats-Unis, après que plus d’une centaine de gymnastes ont révélé avoir été agressées sexuellement par l’ancien médecin de l’équipe nationale, Larry Nassar. La fédération américaine de gymnastique a annoncé, lundi 22 janvier, la démission de plusieurs hauts dirigeants à la suite de ce scandale.
Le président du conseil d’administration de USA Gymnastics, Paul Parilla, son adjoint Jay Binder ainsi que la trésorière Bitsy Kelley ont présenté leur démission, effective à compter de dimanche. « Nous estimons que cette initiative nous permettra d’avancer de façon plus efficace dans la mise en place de changements au sein de notre organisation », a fait savoir Kerry Perry, qui a été nommée directrice de USA Gymnastics en septembre 2017.

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          Aux Etats-Unis, le monde de la gymnastique à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles



Le coach suspendu
L’entraîneur de l’équipe féminine américaine championne olympique de gymnastique en 2012 a pour sa part été suspendu à titre conservatoire par la fédération. John Geddert, 60 ans, est l’un des techniciens les plus connus aux Etats-Unis. Il a été mis à l’écart dans l’attente des résultats de l’enquête en cours en vertu du règlement interne de la fédération a fait savoir celle-ci dans un communiqué, se refusant à tout autre commentaire. Il s’est retrouvé au centre de l’attention en raison des relations personnelles et professionnelles qu’il entretenait avec Larry Nassar
M. Nassar, médecin-ostéopathe, a soigné pendant près de trente ans des gymnastes américaines à la clinique sportive de l’université du Michigan et au sein de la fédération américaine de gymnastique. Mais durant toutes ces années, il s’est livré à des attouchements et à des agressions sexuelles sur des jeunes filles, en prétextant des massages pour soigner des blessures au dos ou aux hanches.
Omerta
Déjà condamné à soixante ans de prison pour détention de matériel pédopornographique, M. Nassar a plaidé coupable de dix chefs d’accusation d’agressions sexuelles, lors de son procès qui s’est ouvert dans l’Etat du Michigan, le 16 janvier.

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Au cours des audiences, lors desquelles des dizaines de jeunes filles ont raconté ce qu’elles avaient subi, la triple médaillée d’or olympique Aly Raisman a réclamé une enquête sur l’omerta dans le milieu :
« Nous avons besoin d’une enquête indépendante sur ce qui s’est passé exactement, ce qui a mal tourné, et comment cela peut être évité à l’avenir. C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons savoir quels changements sont nécessaires. C’est seulement à ce moment-là que nous pourrons croire que de tels changements sont réels. »
« Tu as profité de nos passions et de nos rêves, a lancé Aly Raisman, aujourd’hui âgée de 23 ans, à l’adresse de l’ancien médecin. Tu es tellement tordu. Je n’arrive même pas à saisir l’ampleur de la colère que je ressens quand je pense à toi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Nikola Karabatic et ses coéquipiers ont fait un grand pas vers les demi-finales après leur victoire 39 à 30 contre des Serbes déjà éliminés. Dernier match mercredi contre la Croatie.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’équipe de France de handball joue dans une tenue qui ne comporte pas moins de six marques. Une marchandisation du maillot national qui interroge notre chroniqueur, Jérôme Latta.
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Le maillot national, une zone à défendre contre les sponsors ?

L’équipe de France de handball joue dans une tenue qui ne comporte pas moins de six marques. Une marchandisation du maillot national qui interroge notre chroniqueur, Jérôme Latta.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h03
   





                        



   


Chronique. On a connu des maillots de cycliste et de Ligue 2 de football moins disgracieux. L’équipe de France de handball dispute actuellement le championnat d’Europe dans une tenue qui ne comporte pas moins de six sponsors sur neuf emplacements (cinq sur le maillot, quatre sur le short). Le handball détient un record en la matière, mais le basket (deux sponsors maillots) ou le volley (un) ne sont pas en reste.
Et le rugby va à son tour franchir le Rubicon en 2018, avec le contrat signé entre la société Altrad et la Fédération française de rugby, contrat qui a conduit le comité d’éthique et de déontologie du rugby français à recommander la mise en place de « garde-fous » à propos du maillot du XV de France. Ces 35 millions versés entre 2018 et 2023 incluent le sponsoring du maillot des Bleus pour environ 2,2 millions par an. Le XV de France était la dernière équipe des Six Nations à résister, celles de l’hémisphère sud ayant aussi franchi le pas.

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Exception footballistique
Le paradoxe est qu’en football, sport le plus marchandisé de tous, le maillot des équipes nationales constitue un peu la dernière frontière, la FIFA interdisant son sponsoring. Vraisemblablement moins pour défendre des valeurs que pour préserver celle de ses contrats avec ses propres partenaires. Les fédérations nationales se consolent avec la manne des équipementiers (50,5 millions d’euros annuels pour la Fédération française de football, de 2018 à 2026).
Il n’est toutefois pas acquis que le football fera indéfiniment exception. Quand la Fédération française de football (FFF) affirmait en 2012 qu’elle voulait « respecter le maillot de la sélection en tant qu’emblème national et ne pas en faire un espace commercial », elle soulignait en creux qu’il s’agissait d’un des ultimes espaces exempts de commercialisation. 
Les digues ont en effet cédé les unes après les autres, depuis l’autorisation des sponsors pour les clubs à la fin des années 60. Longtemps, ils durent se présenter avec des maillots vierges en lors des coupes d’Europe. Longtemps, le FC Barcelone fit le choix de ne pas vendre le sien…
Conquête de l’espace
A mesure que le marché du sponsoring s’est développé, les marques ont proliféré : sur toutes les parties de la tenue, accessoires compris, autour des terrains et dessus, dans les vestiaires, les zones mixtes, les salles de conférence, sur les arbitres, sur les écrans. Tout est à vendre, depuis le plus petit logo sur une chaussette jusqu’au stade lui-même. Aucune surface, aucun espace ne doit rester vierge.
Regarder une retransmission sportive, c’est laisser s’imprimer sur la rétine des dizaines de logos à des centaines de reprises. Cette saturation de l’image ne semble pourtant pas saturer le spectateur, mais aller de pair avec une totale banalisation. L’introduction de panneaux publicitaires lumineux au bord des aires de jeu n’a ainsi suscité aucune réaction, alors que leur objectif est de parasiter délibérément le spectacle – fût-ce avec les pires effets stroboscopiques.
Passé ce stade de pollution visuelle, le spectateur peut probablement tout tolérer, y compris des marques sur les maillots des équipes nationales. D’autant que cette conquête de l’espace publicitaire s’impose avec l’idée d’une obligation : celle d’accepter tous les revenus possibles, en excluant tout scrupule.
Pour la bonne cause
Il faut surtout remarquer de terribles contradictions dans l’usage des symboles. Une équipe de France est censée incarner la nation et les valeurs qui s’y rattachent, lui conférant un caractère sacré. Aussi scrute-t-on les lèvres des internationaux pour voir s’ils chantent La Marseillaise, aussi estime-t-on que le maillot bleu – transposition du drapeau national – exige une totale exemplarité de la part de ceux qui le portent.
En revanche, sans contradiction apparente, ce saint-suaire peut être vendu comme un espace publicitaire, et sa valeur symbolique convertie en valeur financière. Les esprits y sont manifestement prêts dans une époque qui tolère, par exemple, que des monuments parisiens – églises ou tombeaux comme la colonne de Juillet – soient recouverts de publicités géantes.
« J’assume de mettre un fleuron industriel français sur le maillot [de l’équipe de France] pour développer notre sport », a déclaré Bernard Laporte. Il n’invoque pas que le patriotisme économique : les sommes encaissées le seront pour la bonne cause et affectées au rugby amateur. La morale est sauve, même si on ne peut s’empêcher de penser que céder le maillot de l’équipe de France contre 2,2 millions d’euros par an, ce n’est pas vendre son âme très cher.
Par Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du football »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Après sa victoire convaincante contre la Suède, l’équipe de France de handball affronte la Serbie, déjà éliminée, lundi, pour se rapprocher des demi-finales.
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Euro 2018 de handball : sereins, les Bleus veulent éviter le piège serbe

Après sa victoire convaincante contre la Suède, l’équipe de France de handball affronte la Serbie, déjà éliminée, lundi, pour se rapprocher des demi-finales.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h14
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


Deux jours après avoir terrassé l’épouvantail suédois en réduisant en miettes son fluide jeu d’attaque (23-17), l’équipe de France de handball affronte la Serbie lundi 22 janvier à Zagreb. Un match face à une équipe sans espoirs pour le reste de la compétition après ses défaites contre la Croatie, la Suède (au premier tour) et la Norvège, que le sélectionneur de l’équipe de France prend au sérieux.

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« Il ne faut pas se relâcher, car nous ne sommes toujours pas qualifiés pour les demi-finales », avertit l’entraîneur des Bleus, Didier Dinart. « Une équipe éliminée comme la Serbie peut être dangereuse, car tout le monde veut jouer l’équipe de France, prévient l’ancien « Roc » de la défense française. L’enjeu pour eux : peut-être de partir avec un trophée. Et il faut s’arranger pour que ce trophée ne soit pas le scalp de l’équipe de France. » A mi-chemin de la compétition (s’ils vont au bout), les Bleus restent la seule équipe invaincue du tournoi, et leur performance défensive – portée par un immense Vincent Gérard dans les cages – face à la Suède a sonné comme un message aux autres prétendants au titre européen : qu’importe les absents, les Experts sont (encore et) toujours là.
« Peu d’équipes ont laissé cette Suède à 17 points, souligne le capitaine des Bleus et pilier central de la défense, Cédric Sorhaindo. Cette victoire, en respectant notre plan de jeu, nous confirme qu’on peut faire de belles choses dans cette compétition. C’est une façon de nous rassurer, car notre jeu est cohérent et en place. »
Tout l’effectif mobilisé, la marque de fabrique de Dinart
Pourquoi une équipe championne du monde en titre et multi-médaillée au cours de la dernière décennie a-t-elle besoin de « se rassurer », expression également employée par le sélectionneur français ? Outre une ribambelle de forfaits – notamment au poste d’arrière gauche –, l’équipe a été fortement renouvelée après le départ des mythes Thierry Omeyer et Daniel Narcisse. « L’équipe est en reconstruction, avec des gens n’ayant pas disputé énormément de compétitions, abonde Sorhaindo. Ce sont des cadres en club, mais en équipe de France c’est un peu différent et chacun essaie de trouver sa place. »

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Marque de fabrique du nouveau sélectionneur – après avoir co-skippé l’équipe lors du Mondial en France avec Claude Onesta, Didier Dinart est désormais seul barreur du navire bleu – tout le groupe français est mobilisé. Face à la Suède, les seize joueurs de champ ont foulé le terrain de l’Arena Zagreb, et le sélectionneur s’est félicité de l’état d’esprit des joueurs ayant jusque-là peu – ou pas – joué. A commencer par Nicolas Claire. Cloué sur le banc depuis le début de la compétition, le demi-centre de Nantes a été décisif en fin de rencontre, permettant aux Bleus de creuser l’écart. « Les joueurs ont trouvé face à la Suède une homogénéité qui les rend vraiment solidaires. C’est plaisant de les voir avancer au quotidien en toute sérénité », a savouré Didier Dinart.
Pas assurés d’une qualification en demi-finale avant mercredi
Avant de retrouver mercredi la Croatie (20 h 30) dans une rencontre au sommet sentant le souffre, les Bleus doivent écarter de leur route l’équipe de Serbie. « Il ne faut pas se reposer sur nos lauriers, car on ne sait jamais sur quelle Serbie on va tomber, avertit l’ailier Valentin Porte. Ils peuvent avoir envie de battre la France pour dire “on n’est pas n’importe qui”, car leur équipe a de très beaux joueurs. Ils peuvent aussi avoir envie de rentrer chez eux rapidement et de bazarder le match. On ne sait jamais, ces dernières années, ils sont capables du meilleur, et surtout du pire. A nous de finir le travail. »
En cas de victoire contre les Serbes, l’équipe de France prendrait seule la tête de son groupe, avec deux points d’avance sur la Croatie (et probablement la Suède, qui affronte lundi soir la faible Biélorussie). Mais ne serait pas mathématiquement assurée de disputer les demi-finales. « Il y a encore un cas où l’on peut être éliminés en perdant de x buts contre les Croates », rappelle Didier Dinart, soulignant que le barème alambiqué des points dans cet Euro « ne facilite pas forcément la compétition ».
En cas d’égalité entre deux équipes à la fin de la phase de groupe, c’est la différence de buts entre ces deux équipes qui détermine le qualifié. Aussi l’équipe de France souhaite éviter d’avoir à sortir les calculatrices mercredi soir. Ce qui passe par deux victoires. Et comme le rappelait Didier Dinart vendredi, « nous ne sommes pas des mathématiciens, nous sommes des joueurs de handball ».
Serbie-France, 18 h 15 à l’Arena Zagreb. Sur BeIN Sports 1



                            


                        

                        

