<FILE-date="2018/01/24/19">

<article-nb="2018/01/24/19-1">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Christophe Gay et Sylvie Landriève, animateurs d’un think tank sur la mobilité du futur, invitent, dans une tribune au « Monde », à participer à un « débat citoyen » dans cinq villes de France le samedi 27 janvier sur l’irruption prochaine des « véhicules autonomes ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Lançons dès maintenant un débat sur la voiture autonome »

Christophe Gay et Sylvie Landriève, animateurs d’un think tank sur la mobilité du futur, invitent, dans une tribune au « Monde », à participer à un « débat citoyen » dans cinq villes de France le samedi 27 janvier sur l’irruption prochaine des « véhicules autonomes ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h10
    |

Christophe Gay et Sylvie Landriève (Directeurs du Forum Vies Mobiles, think tank de la mobilité soutenu par SNCF)







                        



                                


                            

Tribune. Alors que les pouvoirs publics lancent depuis quelques années des plans pour lutter contre la voiture ou pour diminuer son utilisation lorsqu’elle est inutile, beaucoup prédisent l’arrivée – plus ou moins rapide mais inéluctable – des véhicules autonomes dans nos vies. Les annonces successives sur les premières expérimentations et les applications potentielles de la technologie capturent même littéralement l’imaginaire de la mobilité du futur qui sera alors fluide, accessible, sécurisée et propre.
Pourtant, que ce soit en ville, à la campagne, sur les routes ou dans les airs, le développement de la voiture autonome n’est en rien une solution évidente. Elle ne permettra une refonte profonde de notre système de déplacement et de nos modes de vie qu’en remettant en question le système automobile actuel.

On sait aujourd’hui qu’en France le transport est la première source d’émission de gaz à effet de serre et que plus de la moitié de ces émissions sont imputables à la voiture particulière. Une prise de conscience a également eu lieu sur le fait que son usage massif a pour conséquence une dégradation du cadre de vie en ville (congestion, bruit, occupation de l’espace, accidents) et qu’il participe à la pollution locale et aux problèmes de santé qui l’accompagnent.
Effet positif sur l’accidentologie
La voiture a su capter une part très importante de l’espace public (routes, places de stationnement, parkings…) et reléguer les autres modes (marche, vélo…) et usages (jeux, flânerie…) sur une portion congrue de la chaussée. Elle en a même chassé les usagés les plus fragiles comme les enfants et les personnes âgées ou à mobilité réduite. La force du « système automobile » tel qu’on le connaît aujourd’hui tient d’ailleurs au cercle vicieux qu’il induit comme l’a montré l’économiste et urbaniste Frédéric Héran : « il y a trop de circulation pour que mes enfants aillent à l’école à pied, donc je les y conduis en...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-2">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Le chômage stagne au mois de décembre

Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h14
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



   


Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, dernier jour de publication de cet indicateur tel qu’on le connaît. Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain.
Le dernier cru aura été à l’image de cette statistique fluctuante : difficile à interpréter. Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le service statistique du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont exercé aucune activité) a très peu bougé au mois de décembre, baissant de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine. Soit 2 700 inscrits en moins. En tout, il y a donc encore 3,45 millions de personnes en quête d’un emploi en France métropolitaine (un peu plus de 3,7 millions en incluant les outre-mer).

        Lire :
         

          Chômage : la publication sur les chiffres de Pôle emploi deviendra trimestrielle en 2018



Baisse de 0,5 % sur un an
Le tableau est légèrement plus reluisant sur un an : en douze mois, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,5 %. La croissance, au rendez-vous en 2017 avec une hausse de 1,9 % de PIB selon les prévisions de l’Insee, n’aura pas suffi à égaler la performance du marché de l’emploi en 2016. Cette année-là, le nombre de demandeurs d’emploi avait fondu de 3 % en métropole.
Cette moindre performance est valable aussi pour les jeunes de moins de 25 ans. Ce public particulièrement fragile, et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, a certes vu son chômage baisser en 2017, mais bien moins qu’en 2016 : le recul a été de 3,5 % cette année contre 8,8 % l’an dernier.
Les séniors, en revanche, semblent avoir moins pâti de l’année 2017 : le nombre de demandeurs d’emplois de cette catégorie n’a augmenté « que » de 1,6 % cette année contre 2,5 % l’an dernier.
Ces statistiques ont beau être un peu décevantes, elles ne reflètent pas toute la réalité de la situation du marché du travail, lequel donne de véritables signes d’amélioration. Selon l’Accoss, l’institution qui coiffe les organismes collecteurs des cotisations sociales, 2,07 millions de nouvelles embauches ont été enregistrées au quatrième trimestre 2017. Soit une hausse record de 7,3 %.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-3">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune, publiée mercredi, des journalistes et des ONG dénoncent les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Des journalistes et des ONG dénoncent des « poursuites bâillons » de la part du groupe Bolloré

Dans une tribune, publiée mercredi, des journalistes et des ONG dénoncent les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h13
    |

                            Collectif








                        


Des sociétés de journalistes (dont celle du Monde), des journalistes et des organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent, dans une tribune publiée mercredi 24 janvier, les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.
La publication de cette tribune survient alors que doit avoir lieu, ce jeudi, un procès qui oppose trois publications (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct) à la holding luxembourgeoise Socfin. Cette société, propriétaire de plantations en Afrique et en Asie, dont le groupe Bolloré détient un peu plus de 38 % du capital, les accuse de diffamation.
Voici le texte de cette tribune.
« Face aux poursuites bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas ! »
« Ce jeudi 25 janvier, s’ouvre un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré [président-directeur général du groupe Bolloré] lui-même siégeant au sein de leur conseil d’administration.
Les plaignants leur reprochent des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Alors qu’hier encore, le tribunal de grande instance de Paris déboutait la société Bolloré dans une énième plainte en diffamation contre le journal Les Inrocks, le procès de demain marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le magnat breton et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.
Depuis 2009, plus d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre.
France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Le Monde, Les Inrocks, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue89, Greenpeace, React, Sherpa… Une cinquantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias ont été visés par Bolloré et ses partenaires.
Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des “poursuites bâillons”. Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Veolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte.
En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré.
En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple tenté de supprimer plus de 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde, à la suite d’une enquête sur les activités de Vincent Bolloré en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.
Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de grands groupes économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le “secret des affaires”, quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé.
C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.
Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et aux organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites bâillons.
Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains Etats des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites bâillons. Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas. »
Médias et organisations signataires :
Abaca Press, ActionAid France, AFASPA 95, Alternatives économiques, Association de la presse judiciaire, Attac France, Bastamag, Bondy Blog, collectif Informer n’est pas un délit, collectif On ne se taira pas, Collectif des associations citoyennes, CRID, France Libertés, GRAIN, Greenpeace France, Les Jours, Mediapart, Prix Albert Londres, Ritimo, ReAct, Reporters sans frontières, Sherpa, Survie, La Télé libre, Union syndicale Solidaires,
Sociétés des journalistes ou des rédacteurs signataires : 
AFP, BFM-TV, Challenges, Les Echos, Europe 1, France 2, France 3, Le Monde, L’Humanité, Libération, L’Obs, Mediapart, M6, Premières Lignes, Radio France, RMC, RTL, Télérama, TF1, TV5Monde, La Vie.
Journalistes signataires :
Jean-Pierre Canet (journaliste), Benoît Collombat (journaliste, Radio France), Nadia Djabali (journaliste), Samuel Forey (journaliste, prix Albert Londres 2017, L’Ebdo), Raphaël Garrigos (journaliste, Les Jours), Simon Gouin (journaliste, Bastamag), Maureen Grisot (journaliste), Elodie Guéguen (journaliste, Radio France), Pierre Haski (journaliste, Rue 89), Thomas Horeau (journaliste, France 2), Dan Israel (journaliste, Mediapart), Erik Kervellec (directeur de la rédaction, France Info), Geoffrey Le Guilcher (Les Inrocks), John-Paul Lepers (journaliste, La Télé Libre), Julien Lusson (ancien directeur de publication, Bastamag), Jacques Monin (journaliste, Radio France), Jean-Baptiste Naudet (journaliste, L’Obs), Nicolas Poincaré (journaliste, Europe 1), Martine Orange (journaliste, Mediapart), Fanny Pigeaud (journaliste), Matthieu Rénier (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2), Isabelle Ricq (photographe), Jean-Baptiste Rivoire (journaliste, Canal+), Isabelle Roberts (journaliste, Les Jours), Agnès Rousseaux (journaliste, Bastamag), Ivan du Roy (journaliste, Bastamag), David Servenay (journaliste), David Thomson (journaliste, Prix Albert Londres 2017, RFI), Nicolas Vescovacci (journaliste), Tristan Waleckx (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-4">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Jérôme Pesenti supervisera les laboratoires de recherche fondamentale de l’entreprise, mais aussi l’équipe chargée d’intégrer les technologies d’intelligence artificielle dans le réseau social.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Un Français à la tête de l’intelligence artificielle chez Facebook

Jérôme Pesenti supervisera les laboratoires de recherche fondamentale de l’entreprise, mais aussi l’équipe chargée d’intégrer les technologies d’intelligence artificielle dans le réseau social.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h17
   





                        



   


C’est un tout nouveau poste que vient de créer Facebook, pour lequel il a décidé de nommer un Français. Mercredi 24 janvier, le directeur technique de l’entreprise, Mike Schroepfer, a annoncé que Jérôme Pesenti allait, désormais, chapeauter l’intelligence artificielle (IA) chez Facebook.
Ce qui comprend, aujourd’hui, deux grandes entités. D’abord, le laboratoire de recherche FAIR (Facebook AI Research), consacré à la recherche fondamentale. Ensuite, AML (Applied Machine Learning), dont les ingénieurs exploitent notamment les avancées de FAIR pour implémenter ces technologies dans les produits et services de Facebook.
Par le passé, Jérôme Pesenti a notamment fondé l’entreprise d’analyse textuelle Vivisimo, avant de rejoindre IBM pour travailler sur le programme d’intelligence artificielle Watson, puis BenevolentAI, qui exploite ces technologies dans le domaine pharmaceutique.
« L’importance grandissante de l’IA pour Facebook »
Le Français Yann LeCun, jusqu’ici personnalité phare de l’IA chez Facebook, conserve son poste de directeur de FAIR, désormais composé d’une centaine de personnes réparties entre Paris, New York, Menlo Park et Montréal. « La création du poste [de Jérôme Pesenti] reflète l’importance grandissante de l’IA pour Facebook », a-t-il déclaré sur le réseau social.
Comme d’autres grandes entreprises du secteur, Facebook investit massivement dans le domaine de l’intelligence artificielle, en misant notamment sur la recherche fondamentale. Facebook a d’ailleurs annoncé lundi qu’il comptait doubler les effectifs de son laboratoire parisien, pour atteindre une soixantaine de personnes d’ici à 2022.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-5">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les entreprises ouvrent leurs portes aux demandeurs d’emploi pour présenter leurs métiers.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les ateliers « Place à l’emploi » veulent remotiver les chômeurs

Les entreprises ouvrent leurs portes aux demandeurs d’emploi pour présenter leurs métiers.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 16h40
    |

                            Myriam Dubertrand








                        



                                


                            

Il y a quelques mois encore, ils étaient infographiste, assistante de direction, agent d’escale aéroportuaire, chef de rang… Aujourd’hui en recherche d’emploi, ils ont répondu présents à l’invitation de l’association Place à l’emploi (PAE), qui a organisé, en décembre 2017, dans toute la France, la troisième édition de la Semaine PAE. Sur un an, ce sont quelque 5 000 personnes qui ont ainsi participé aux 480 ateliers Place à l’emploi organisés au sein de 350 entreprises, dont BNP Paribas, O2, La Poste, Casino, Indeed, Ulule.
« Le principe est simple, explique Clément Alteresco, fondateur de Bureaux à partager et cofondateur de Place à l’emploi avec Tcherno Baldé, créateur de Job2Day. Les entreprises ouvrent leurs portes aux demandeurs d’emploi, et les salariés volontaires prennent un peu de leur temps soit pour les accompagner dans leurs recherches, soit pour leur présenter leur métier. Il s’agit d’élargir leurs perspectives et de leur redonner l’envie en éveillant leur curiosité. » Via la plate-forme Placealemploi.fr, l’entreprise qui veut organiser un atelier publie sa proposition et celui qui veut participer (demandeur d’emploi, étudiant, voire simple curieux) s’inscrit gratuitement à un ou plusieurs ateliers, parmi lesquels « Découvrez le métier de développeur Web », « Les réseaux sociaux pour sa recherche d’emploi », « Marketing relationnel, le job du XXIe siècle », « Un emploi dans le numérique, pourquoi pas moi ? »… Ces ateliers peuvent être individuels ou collectifs.
« La moitié des sociétés engagées dans la démarche sont des start-up ou des PME », note Sophie Vergnaud, directrice de PAE. Laure Wagner, porte-parole de la plate-forme de covoiturage BlaBlaCar, explique : « Nous n’avons pas les moyens financiers de faire du mécénat, mais nous avons, en revanche, de l’énergie, du temps et des compétences à mettre à disposition. » Elle-même a animé dans les locaux parisiens de la société l’atelier...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-6">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le 45e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’ouvre jeudi. Le 9e art en France est de plus en plus populaire et certains segments de marché explosent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Portrait, en chiffres, de la BD et de ses lecteurs en France

Le 45e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême s’ouvre jeudi. Le 9e art en France est de plus en plus populaire et certains segments de marché explosent.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 16h58
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


La bande dessinée est devenue une pratique culturelle de premier plan. Alors que s’ouvre le 45e Festival international d’Angoulême, quelques chiffres, tirés d’une étude de l’institut GfK, en partenariat avec le Syndicat national de l’édition et de Livre Hebdo, illustrent le poids pris par le 9e art en France en 2017. Et esquissent, aussi, le portrait type du lecteur ou de la lectrice.
20 %
C’est la croissance des ventes de BD en France sur les dix dernières années. Le seul secteur de la BD jeunesse progresse beaucoup plus rapidement (78 %), celui des comics (la BD d’origine américaine avec notamment ses super-héros) explose (+ 275 %), alors que celui des mangas ne progresse que de 3 % sur dix ans. Mais le segment du manga représente 23 % des ventes de bandes dessinées en valeur et il progresse vite depuis trois ans. Sa part devrait donc encore croître dans le total des ventes.
500 millions 
C’est le chiffre d’affaires, en euros, de la BD en France, selon les données de GfK. Il était de 459 millions d’euros en 2016. A elle seule, la BD dite « franco-belge » – c’est-à-dire les albums essentiellement francophones, publiés par des éditeurs français et belges – représente 296,7 millions d’euros de chiffre d’affaires.
1,59 million
Ce sont les ventes de la BD la plus écoulée en France en 2017. Il s’agit d’Astérix et la Transitalique, de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, aux Editions Albert René, pourtant sortie le 19 octobre 2017, mais avec une énorme promotion. Ce n’est pas une surprise, les tomes précédents, publiés en 2013 et 2015, s’étaient déjà écoulés à plus d’un million d’exemplaires, en tête du classement.
Suivent très loin derrière Titeuf, tome 15 : A fond le slip ! de Zep, 175 000 exemplaires, et la réédition dans une version en couleurs de Tintin au pays des Soviets, de Hergé (Casterman), 168 600 exemplaires vendus.
Au total, les 50 BD et mangas les plus vendus en France en 2017, selon GfK-Livre Hebdo, ont atteint 5,306 millions d’unités. En 2017, GfK a comptabilisé 22 562 références vendues à plus de 100 exemplaires.
8,4 millions
C’est le nombre de Français qui achètent des bandes dessinées (chiffre 2016 pour la France), soit 15,5 % de la population.
46,50 euros
C’est le budget annuel moyen des bédéphiles. Les acheteurs de mangas, qui sont 1,8 million, dépensent 57 euros en moyenne par an, quand ceux de BD franco-belges (6,9 millions) y allouent en moyenne 43 euros par an et ceux de comics, 53 euros par an.
Les amateurs de mangas sont également ceux qui achètent le plus d’ouvrages (huit par acheteur), alors que ceux de BD franco-belges n’en achètent que trois par an. Quant aux 900 000 amateurs de comics, ils achètent environ quatre volumes par an.
41 ans
C’est l’âge moyen des lecteurs de BD. Ils appartiennent pour près de la moitié aux catégories socioprofessionnelles supérieures. Si les lecteurs de BD franco-belges ont 42 ans en moyenne, ceux de mangas sont plus jeunes : 34 ans en moyenne, comme pour les comics.
53 %
C’est la proportion de femmes parmi les acheteurs de BD. Elles sont très friandes des BD franco-belges, tout comme des mangas, dont elles représentent, dans ces deux cas, 54 % des acheteurs. Mais 64 % des BD qu’elles se procurent sont destinées à un tiers.
5 090
C’est le nombre de nouveautés et nouvelles éditions publiées en 2017, d’après les données provisoires de Livre Hebdo. La production de bandes dessinées en titres en 2017 a connu une hausse de 4,2 %, liée exclusivement à la hausse de la production franco-belge (+ 6 %, à 3 378 nouveaux titres), quand la production de mangas reste stable (1 712 titres).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-7">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Lactalis : vers une commission d’enquête parlementaire

Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h36
   





                        


Une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du lait contaminé par des salmonelles du groupe Lactalis va être créée à l’initiative des députés socialistes, a annoncé mercredi 24 janvier leur chef de file, Olivier Faure.
Le groupe Nouvelle Gauche va utiliser son « droit de tirage » pour créer cette commission d’enquête, qui sera présidée par le député du Nord Christian Hutin et dont le rapporteur sera un député de la majorité. La résolution créant cette commission devrait être votée d’ici à un mois, selon M. Hutin.

        Lire :
         

          A Craon, « toutes les familles sont touchées de près ou de loin »



« La commission devra tirer au clair tous les dysfonctionnements au niveau de l’entreprise elle-même, de la grande distribution, de la surveillance administrative et de la communication du gouvernement », a expliqué Olivier Faure lors de ses vœux à la presse. « Il faut en tirer les leçons pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-il estimé.
Le volet judiciaire ouvert
En théorie une commission d’enquête parlementaire ne doit pas enquêter sur les mêmes faits qu’une enquête judiciaire. Or, une enquête préliminaire a été ouverte à Paris le 22 décembre pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
Des perquisitions ont été réalisées au siège social du grand groupe français à Laval ainsi qu’à l’usine Celia de Craon (Mayenne) d’où sont sortis des lots à l’origine de la contamination à la salmonellose de 37 bébés en France.

        Lire aussi :
         

                Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, un homme taiseux contraint de sortir de l’ombre



« Notre enquête sera beaucoup plus large que la seule entreprise Lactalis. On parlera des moyens des services de la répression des fraudes, de la réaction du ministère de la santé, qu’on n’a pas beaucoup entendu pendant la crise, de l’attitude de la grande distribution, etc. », a expliqué M. Hutin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-8">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Jean Matouk : « L’avenir d’EDF mérite débat »

Il faut imaginer dès aujourd’hui ce que serait le futur du principal opérateur électrique français, dans la logique d’une stratégie de transition énergétique, explique l’économiste, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.01.2018 à 14h00
    |

                            Jean Matouk (Economiste)








                        



                                


                            
Tribune. Face aux lobbys nucléaires, ni le chef de l’Etat ni son ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, n’ont osé brosser ce que pourrait être, au-delà de la fermeture de la centrale de Fessenheim, l’avenir d’EDF dans le cas où l’on se résoudrait enfin à déployer toutes les formes d’énergie renouvelable et à viser la quasi-fin du nucléaire de fission à horizon de deux ou trois décennies. Cela mérite pourtant débat. Pour exploiter toutes ces sources, et résoudre du même coup la question de l’intermittence répétée à satiété par les « nucléocrates », c’est en effet à une nouvelle organisation spatiale de la production et de la distribution d’électricité qu’il faut songer.

L’idée de base d’une transition durable, c’est produire le plus possible le plus près possible du lieu de consommation. Comme pour l’alimentation ! Par conséquent, sur des territoires de l’ordre du village ou du canton, toutes les sources potentielles d’électricité renouvelables devraient être clairement recensées, puis exploitées par la fameuse vague d’investissements de la transition écologique, y compris, rappelons-le, l’isolation thermique de tous les habitats. Dans les régions côtières, nombreuses en France, l’éolien en mer fixe ou flottant et l’hydraulien font partie de la panoplie. La programmation devrait évidemment tenir compte des intermittences moyennes.
Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers
On peut très bien imaginer que tous ces investissements soient financés par un appel direct public à l’épargne oisive de chaque région. Le financement des grandes infrastructures est resté l’apanage des banquiers et des assureurs. Il est quasiment fermé aux particuliers. On peut donc imaginer que cette épargne soit collectée dans chaque région, soit par des branches régionales issues d’un EDF démembré, soit par une Caisse régionale de l’énergie qui, à l’instar de...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-9">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Carmen Reinhart estime que la BCE devra en 2018 ne pas surestimer la pérennité et l’ampleur de la reprise, et aussi résister à la pression de plus en plus forte exercée par l’Allemagne en faveur d’une normalisation plus agressive.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Banque centrale européenne : les vraies raisons de la « normalisation »

Dans cette chronique, l’économiste Carmen Reinhart estime que la BCE devra en 2018 ne pas surestimer la pérennité et l’ampleur de la reprise, et aussi résister à la pression de plus en plus forte exercée par l’Allemagne en faveur d’une normalisation plus agressive.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 14h00
    |

Carmen Reinhart (Professeure de finance internationale à la Kennedy School of Government de l’Université Harvard)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. La « normalisation » de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui a annoncé la diminution de ses achats d’actifs financiers de 60 milliards à 30 milliards d’euros à partir de janvier, n’est sans doute pas motivée par le niveau d’inflation dans la zone euro : celui-ci reste bien inférieur à sa valeur cible de 2 %, et l’attente en matière d’inflation reste nettement en dessous de cette valeur, même si elle a légèrement augmenté récemment et s’est accompagnée d’une remontée de la confiance. Selon la BCE elle-même, la hausse des prix ne devrait pas atteindre 2 % de sitôt.
Alors qu’en Allemagne, le chômage est inférieur à 4 %, il est encore de 9 % en moyenne dans l’ensemble de l’Union européenne
S’agit-il alors d’anticiper la croissance à venir ? La BCE a en effet révisé à la hausse ses prévisions de croissance. On pourrait donc croire que le taux d’intérêt « naturel » (hors inflation) augmente parallèlement à la production réelle, qui elle-même se rapprocherait de la production potentielle dans une grande partie de la zone euro.
Néanmoins, selon les prévisions de l’OCDE pour 2017 et 2018, « l’écart de production » (entre production réelle et potentielle) de la plupart des pays de la zone euro, à l’exception de l’Allemagne et de l’Irlande essentiellement, montre que subsiste une marge de progression souvent importante. Alors qu’en Allemagne, le chômage est maintenant inférieur à 4 % – son niveau le plus bas depuis la réunification –, il est encore de 9 % en moyenne dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans ces conditions, il est trop tôt pour considérer que la crainte d’une surchauffe de la zone euro est la principale cause de la normalisation de la politique monétaire.
La règle de Taylor
Cette normalisation pourrait avoir d’autres causes que la BCE préfère ne pas dévoiler, par exemple la stabilité bancaire et financière. La menace que font peser des taux d’intérêt trop bas trop longtemps sur...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-10">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Plus d’un million de salariés malades ou handicapés menacés de « désinsertion professionnelle »

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h14
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
Les salariés victimes de problèmes de santé risquent aussi de perdre leur emploi. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui vient de publier un copieux rapport à ce sujet, estime entre un et deux millions le nombre de salariés menacés de « désinsertion professionnelle » suite leur maladie ou leur handicap, soit 5% à 10 % des salariés français.
Les raisons sont plurielles. Faute d’aménagement de poste suffisant et parce qu’il lui est difficile de mener de front combat contre la maladie et l’activité professionnelle, le salarié peut être incité à quitter son emploi de lui-même. « Parmi dix personnes en activité au moment du diagnostic du cancer, trois auront perdu ou quitté leur activité deux ans après », rapporte l’étude, qui cite une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national du cancer.
Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte
Surtout, un salarié atteint d’une affection invalidante risque d’être déclaré inapte par le médecin du travail. 160 000 avis d’inaptitude ont ainsi été prononcés dans le secteur privé en 2012. Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte. Le rapport de l’IGAS donne l’exemple d’une étude conduite en région Centre-Val de Loire, selon laquelle 85 % des salariés déclarés inaptes sortent de leur entreprise.
Le retour à l’emploi est alors particulièrement difficile : seuls 36 % d’entre eux ont retrouvé un poste au bout d’un an. Au handicap généré par la maladie s’ajoutent d’autres « handicaps » : « les salariés les plus concernés [par les licenciements pour inaptitude, NDLR] sont globalement les moins qualifiés et les plus âgés », note l’étude.
Obligation de reclassement
Pourtant, la législation protège en théorie les salariés victimes de problèmes de santé. Le code du travail fixe un principe général de non-discrimination dû à l’état de santé. Par ailleurs, l’employeur est tenu de suivre les aménagements...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-11">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ « Le Monde » a interrogé le commissaire européen à la sécurité présent au Forum international sur la cybersécurité, qui se tenait mardi 23 et mercredi 24 janvier à Lille. Pour Julian King, 2017 a été l’année de la prise de conscience.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Face aux cyberattaques, l’Union européenne se mobilise

« Le Monde » a interrogé le commissaire européen à la sécurité présent au Forum international sur la cybersécurité, qui se tenait mardi 23 et mercredi 24 janvier à Lille. Pour Julian King, 2017 a été l’année de la prise de conscience.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h53
    |

            Martin Untersinger (Lille, envoyé spécial)








                        



   


Le printemps 2017 a été mouvementé sur le front de la sécurité informatique. Coup sur coup, deux vagues de rançongiciels – ces programmes qui bloquent un ordinateur avant de demander une rançon – ont touché des milliers d’entreprises et de particuliers dans le monde. WannaCry, en mai, a immobilisé des usines et de nombreux hôpitaux au Royaume-Uni, avant que NotPetya, fin juin, ricoche depuis l’Ukraine à travers le monde pour causer plus d’un milliard d’euros de dégâts.

        Lire aussi :
         

                Le virus Petya a coûté plus d’un milliard d’euros aux entreprises



Ces deux attaques, dont les motivations et les auteurs restent encore inconnus, ont poussé l’Union européenne à proposer, en septembre, de nouvelles mesures en matière de sécurité informatique. « 2017, c’est l’année de la prise de conscience », résume le commissaire européen à la sécurité, Julian King, interrogé par Le Monde au Forum international sur la cybersécurité, qui se tenait mardi 23 et mercredi 24 janvier à Lille.
« Attaques politiques »
Ces contaminations à grande échelle ne sont cependant pas les seuls facteurs qui motivent le récent affairement de l’UE. Le commissaire cite aussi « les attaques politiques », référence à la fois aux piratages ayant émaillé l’élection présidentielle américaine de 2016 et à ceux ayant perturbé d’autres élections en Europe, notamment en France.
La Commission aimerait d’abord muscler la réponse européenne en cas d’attaque. « Au niveau ministériel, nous avons établi un cadre pour qu’il puisse y avoir une discussion entre Etats membres [en cas d’attaque informatique d’ampleur] et clarifié les mesures envisageables, qui peuvent aller jusqu’à des sanctions économiques. »
L’UE aura fort à faire : savoir qui a mené une attaque informatique est extrêmement complexe d’un point de vue technique, en raison notamment des mesures que prennent les attaquants pour brouiller les pistes. Les pays européens, à l’exception récente du Royaume-Uni, qui a accusé la Corée du Nord d’être derrière WannaCry, ont toujours refusé de franchir le pas. Par ailleurs, attribuer une attaque informatique sollicite les capacités les plus avancées des Etats en matière de renseignement, un domaine qui échappe de loin aux compétences de l’UE.
Parmi les autres mesures annoncées en septembre par la Commission, deux ont fait se lever quelques sourcils. D’abord, la transformation de l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (Enisa) en véritable agence de cybersécurité de l’Union. Ensuite, le lancement d’un processus européen d’évaluation et de labellisation de la fiabilité et de la solidité des outils de protection informatique par les autorités.
Sujets très sensibles
Ces deux sujets, en apparence anodins et techniques mais en réalité très sensibles, ont fait grincer quelques dents. Tout particulièrement en France, qui dispose déjà d’une agence en matière de cybersécurité – l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) – et de mécanismes d’évaluation des solutions de sécurité vieux de vingt ans.
La France, qui dispose de ses propres dispositifs de sécurité, s’est récemment inquiétée d’un nivellement par le bas…
Guillaume Poupard, le directeur de l’Anssi, s’était inquiété à l’automne d’un nivellement par le bas de la sécurité informatique européenne, craignant par exemple que l’on donne à l’Enisa un rôle de « cyberpompier » difficile à assumer en raison de ses maigres moyens, et qu’un système de label européen de cybersécurité rende caducs les efforts français.
Le ton est depuis redescendu. Lors d’une conférence de presse, à Lille le 23 janvier, Guillaume Poupard s’est dit « satisfait de la direction prise par les autorités européennes », tout en martelant que son agence « n’accepterait pas » un nivellement par le bas. « On ne peut pas substituer l’Enisa à une agence comme l’Anssi » a-t-il expliqué. « L’Europe doit nous renforcer, pas nous affaiblir. »
« Sur ces questions, ce n’est pas à Bruxelles de remplacer les Etats membres », veut rassurer Julian King. « Ils restent en première ligne, responsables de la sécurité de leurs citoyens. En renforçant l’Enisa, on pense pouvoir les aider, les soutenir. Tous les Etats membres ne sont pas aussi avancés que la France en la matière », explique-t-il encore.

        Lire aussi :
         

                La France présente sa stratégie numérique



Plus récemment, la Commission s’est attaquée au problème des fausses nouvelles, qui ont notamment fait florès lors de l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. « Nous avons fait des propositions en matière d’éducation, pour sensibiliser nos citoyens, mais il reste beaucoup à faire. Nous ne ciblons pas seulement les messages pro-Kremlin, mais toutes les fausses informations. Il faut être prêt à les combattre, d’où qu’elles viennent. Nous devons trouver les moyens de renforcer notre résilience sur ces questions », explique encore Julian King.
Nouvelles propositions au printemps
La Commission formulera au printemps de nouvelles propositions sur cette question des fausses nouvelles, y compris législatives, et avec, le cas échéant, le concours des géants du Web.

        Lire aussi :
         

                A Valenciennes, la fabrique des hackeurs éthiques



Les autorités européennes ont aussi été très actives ces derniers mois pour tenter d’inciter les principaux réseaux sociaux à supprimer plus rapidement les contenus illégaux et la propagande djihadiste. Concernant le premier type de contenu, les grandes sociétés d’Internet ont reçu un satisfecit des services de la Commission qui a noté, le 19 janvier, que les réseaux sociaux avaient progressé. « On ne peut pas nier que des progrès ont été faits » convient Julian King, « mais il reste beaucoup à faire ». Dans son viseur, le second type de contenus problématiques, la propagande terroriste en ligne. Des discussions sont déjà en cours avec les géants du Web, mais la Commission cherche activement à « renforcer les efforts que nous faisons avec les plateformes. Il est nécessaire d’aller plus loin, d’avoir des retours plus précis de la part des plateformes sur ce qu’ils font exactement et quels sont leurs résultats », avance M. King.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-12">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a présenté, mardi, le plan d’action du groupe pour reprendre le « leadership » français.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Le plan d’action de Carrefour en chiffres

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a présenté, mardi, le plan d’action du groupe pour reprendre le « leadership » français.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h31
    |

                            Aurélia Abdelbost








                        


Au programme : 2 400 départs volontaires parmi les 10 500 salariés du siège, réduction de la surface des hypermarchés et mise sur l’e-commerce. Alexandre Bompard, le nouveau PDG de l’enseigne, souhaite prendre un virage et anticiper les nouveaux modes de consommation. Quelques chiffres sur les transformations à venir.

        Lire :
         

          Carrefour annonce un plan de départs volontaires de 2 400 personnes



Pourquoi Carrefour se détourne des hypermarchés ?
Carrefour, qui a construit le premier hypermarché français en 1963 dans l’Essonne, souhaite réduire de 5 % de la surface totale des hypermarchés du groupe en France d’ici à 2020 et fera passer cinq d’entre eux (Montluçon, Château-Thierry, Cahors, Flers et Saint-Lô) en location-gérance.
Si leur nombre a continué d’augmenter depuis 2012, le modèle semble à bout de souffle, avec un chiffre d’affaires qui ne cesse de décroître (même s’il représente tout de même près de la moitié du chiffre d’affaires total en France). L’enseigne emploie 115 000 personnes en France, mais elle perd de plus en plus de parts de marché du fait d’un contexte concurrentiel fort. Leclerc l’a même détrôné en mai 2017.


	#container_15167056855{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15167056855{
		height:400px;
	}
	#container_15167056855 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15167056855 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15167056855.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15167056855.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15167056855 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Plus d'hypermarchés mais moins de ventes
Les ventes dans les hypermarchés Carrefour de France en parallèle de l'évolution du nombre de magasins de ce type. 

Source : Carrefour



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15167056855",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:true,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} M€",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Ventes"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} M€",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Nombre d'hypermarchés"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2012","2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Ventes annuelles hypermarchés (M€) ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        23128
      ],
      [
        "",
        21918
      ],
      [
        "",
        21671
      ],
      [
        "",
        21369
      ],
      [
        "",
        20815
      ],
      [
        "",
        20783
      ]
    ],
    "type": "column",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Nombre d'hypermarchés ",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        232
      ],
      [
        "",
        234
      ],
      [
        "",
        237
      ],
      [
        "",
        242
      ],
      [
        "",
        243
      ],
      [
        "",
        247
      ]
    ],
    "type": "line",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 1,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


4,9 milliards d’euros, les ventes du drive et des produits de grande consommation en 2016
Alors, le magasin change de direction et mise tout sur Carrefour.fr. Objectif : « devenir un acteur incontournable du e-commerce alimentaire, avec 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour le groupe d’ici à 2022 ». Actuellement, le chiffre d’affaires total du e-commerce pour le drive et les produits de grande consommation, toutes enseignes confondues, est de 4,9 milliards d’euros, d’après les estimations de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad) pour 2016.
Comment se porte le e-commerce en France ?
Mais Carrefour peut compter sur les Français, qui consomment beaucoup sur Internet. En termes de chiffre d’affaires généré par les ventes en ligne, la France est même deuxième en Europe, selon les chiffres de 2015 de Ecommerce foundation, organisme indépendant d’études sur le commerce en ligne.


	#container_15167156124{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15167156124{
		height:500px;
	}
	#container_15167156124 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15167156124 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15167156124.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15167156124.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15167156124 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La France en avance sur le e-commerce
Le classement européen en termes de chiffre d'affaires du commerce en ligne (biens et services).

Source : Ecommerce Foundation



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15167156124",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#821400","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Royaume-Uni","France","Allemagne","Russie","Espagne","Italie","Total autres pays"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Chiffre d'affaires ",
    "color": "#821400",
    "data": [
      [
        "",
        174357
      ],
      [
        "",
        72007
      ],
      [
        "",
        66237
      ],
      [
        "",
        22785
      ],
      [
        "",
        20137
      ],
      [
        "",
        18430
      ],
      [
        "",
        131174
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " millions de $",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Néanmoins, l’alimentation et les produits de grande consommation ne concernent pour l’instant que 21 % des acheteurs de produits et services sur Internet. Un chiffre qui devrait augmenter de façon exponentielle. L’institut international Nielsen, qui étudie les évolutions de consommation, prévoit que d’ici cinq ans, les ventes en ligne de produits de grande surface dépasseront les ventes en magasin, notamment grâce au développement fulgurant des « drive ».

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Les distributeurs en pleine réflexion sur le « drive »



Quel avenir pour les « drive » ?
170 nouveaux « drive » Carrefour en 2018
Selon l’institut Nielsen, en 2017, la France comptait 4 036 « drive » contre 36 en 2008 et ce modèle représente 5,2 % des ventes des grands produits de consommation. Cette pratique, qui consiste à commander en ligne et passer récupérer ses courses déjà empaquetées, est très française. Au Royaume-Uni, où près de la moitié des acheteurs font leurs courses en ligne, la livraison à domicile est privilégiée, même si les « drive » se développent.

        Lire :
         

          Carrefour à la recherche de son identité


Aussi la réduction de la surface des hypermarchés devrait se réaliser au profit du développement de ce nouveau mode de consommation. Rien qu’en 2018, Carrefour souhaite ouvrir 170 nouvelles structures. Reste à savoir si ces mesures permettront à Carrefour de remonter la pente et si le vrai problème n’est pas le manque d’identité claire de l’enseigne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-13">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’entreprise est accusée d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Bruxelles inflige au groupe américain Qualcomm une amende de près d’un milliard d’euros

L’entreprise est accusée d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h58
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Margrethe Vestager a encore frappé. Et fort : mercredi 24 janvier, la commissaire à la concurrence a annoncé une amende de près d’un milliard d’euros (997 millions d’euros) à l’encontre du géant américain de composants électroniques Qualcomm, accusé d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux. Des pratiques considérées comme un abus de position dominante, en contradiction avec les règles de l’Union européenne (UE) sur les pratiques anticoncurrentielles.
« Qualcomm a illégalement évincé ses concurrents », a déclaré la Danoise. Selon la commissaire, Qualcomm « a versé des milliards de dollars » à Apple pour s’assurer sa fidélité, le contrat entre les deux géants du numérique courant sur 2011-2016.
« Ces paiements n’étaient pas de simples réductions de prix, mais étaient effectués à la condition qu’Apple utilise exclusivement les puces de Qualcomm dans tous ses iPhone et ses iPad. Cela signifie qu’aucun rival ne pouvait lutter contre Qualcomm sur ce marché, peu importe la qualité de leurs produits », a expliqué Mme Vestager, mercredi.
L’amende représente plus de 4 % du chiffre d’affaires 2017 du groupe américain. « J’espère qu’elle sera dissuasive », a précisé la commissaire. Elle sera directement versée au budget de l’UE, comme c’est le cas dans les affaires d’abus de position dominante en Europe.
Le fabricant a annoncé sa volonté de faire appel. « Nous sommes certains que cet accord [avec Apple] n’enfreint pas les règles de la concurrence de l’Union européenne », a déclaré Donald Rosenberg, vice-président de Qualcomm.
Enquête ouverte en 2015
Le 12 octobre, les autorités taïwanaises avaient déjà imposé une amende record de plus de 770 millions de dollars au constructeur, pour atteinte à la concurrence et manipulation de prix dans une autre enquête, lancée en 2015.

        Lire aussi :
         

                Qualcomm condamné pour abus de position dominante en Chine



A Bruxelles, une enquête avait également été ouverte en 2015 par la Commission. Qualcomm est de loin le premier fournisseur de circuits intégrés pour les smartphones. La Commission s’est intéressée tout particulièrement à une gamme de produits : des systèmes de processeurs LTE, du nom de la norme de téléphonie de troisième et quatrième générations, pour réseaux 3G et 4G. Sur ce créneau particulièrement porteur, la multinationale détenait une part de marché écrasante, de l’ordre de 90 %, entre 2011 et 2016. selon Bruxelles.
Intel est également présent sur ce marché, mais comme d’autres concurrents de Qualcomm, il s’est vu barrer l’accès à Apple, un client pourtant majeur, qui représentait environ un tiers de la demande mondiale pour ces composants sur la période du contrat avec Qualcomm, selon la Commission. Le fabricant des iPhone et des iPad n’a commencé à se fournir auprès d’Intel qu’à partir du moment où le contrat avec Qualcomm est arrivé à expiration, courant 2016.
« Se faire concurrence sur la base du mérite »
« Les multinationales en position dominante doivent se faire concurrence sur la base du mérite. C’est aussi simple que cela », a asséné Mme Vestager, se réjouissant néanmoins que ce marché ultraconcentré des composants pour smartphones soit « davantage concurrentiel aujourd’hui ».
Avec cette nouvelle condamnation, Mme Vestager prouve à nouveau qu’elle n’a pas froid aux yeux. Depuis qu’elle est en poste (fin 2014) à Bruxelles, elle a redonné à la politique concurrentielle de l’Union tout son lustre. A son actif, notamment, trois enquêtes pour abus de position dominante, et une amende contre le géant Google pour violation des règles de la concurrence contre Google. Ou encore l’obligation faite à Apple de rembourser pour 13 milliards d’euros d’aides d’Etat à l’Irlande, et les condamnations d’Amazon et de Starbucks, également pour aides d’Etat, respectivement du Luxembourg et des Pays-Bas.
Son aura est telle que son nom revient avec insistance, aujourd’hui, pour prendre la tête de la présidence de la Commission fin 2019, à la fin du mandat de Jean-Claude Juncker. La Danoise, issue de la famille libérale européenne, refuse de confirmer si elle sera candidate à ce poste. Elle s’est contentée de souhaiter un deuxième mandat à la concurrence, dans le quotidien économique belge L’Echo du 16 janvier : « Avec un deuxième mandat, je sens qu’on peut faire des choses fantastiques. » « C’est un superbe poste », a-t-elle insisté, mercredi.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-14">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans son rapport, publié mercredi, l’institut Cyclope prévoit une hausse du cours des matières premières de 6 % en 2018 après 15 % en moyenne l’année dernière.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Après un rebond marqué en 2017, la croissance des prix des matières premières devrait ralentir

Dans son rapport, publié mercredi, l’institut Cyclope prévoit une hausse du cours des matières premières de 6 % en 2018 après 15 % en moyenne l’année dernière.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

En 2017, le cobalt a fait couler beaucoup d’encre. Ce minerai s’est distingué en faisant l’objet d’une des plus fortes spéculations, son prix s’envolant de 70 %. Moins médiatique, le charbon à coke a, lui, carrément flambé, avec un prix moyen en hausse de 83 %. Pas de doute. Un vent haussier a soufflé sur les cours des matières premières en 2017. Selon les données publiées par l’institut Cyclope, mercredi 24 janvier, ils ont bénéficié d’une hausse moyenne de 15 % sur l’ensemble de l’année. Pour 2018, la tendance devrait se poursuivre mais avec un léger tassement, la prévision de l’institut tablant sur une progression de 6 %.
Toutefois, comme le souligne Cyclope, ce rebond des prix mondiaux des principales matières premières échangées dans le monde intervient après un recul de 10 % en 2016. Et malgré ce retour en grâce, on reste, le plus souvent, encore loin des sommets atteints lors du « choc » des années 2007-2014. Pour expliquer cette meilleure fortune, Philippe Chalmin, professeur à l’université de Paris-Dauphine et fondateur de Cyclope, évoque d’abord « l’histoire de l’énergie centrée autour du pétrole ».
Après bien des avatars, la mise en place de quotas décrétés par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avec le soutien de ses alliés dont la Russie, a produit des effets. Aidée, il est vrai, par l’effondrement vénézuélien. La réduction de production de 1,2 million de barils/jour a été respectée. Et le prix du Brent est reparti à la hausse, repassant la cote des 60 dollars le baril, une première depuis 2015.

Hausse des métaux
Les autres sources d’énergie ont aussi connu une belle année. A l’exemple du charbon. « Alors que l’on affirme de COP en COP [conférence sur le climat] que le charbon c’est fini, la demande a été soutenue », affirme M. Chalmin. Les importations chinoises, en particulier pour la sidérurgie, y sont pour beaucoup. Le gaz naturel, propulsé lui aussi à la...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-15">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ A partir du 25 mai, toutes les entreprises qui utilisent des fichiers de consommateurs devront avoir obtenu leur consentement, sous peine d’une très lourde amende.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un nouveau règlement contraignant

A partir du 25 mai, toutes les entreprises qui utilisent des fichiers de consommateurs devront avoir obtenu leur consentement, sous peine d’une très lourde amende.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h00
    |

            Martin Untersinger








                        


                                                        
A l’issue d’un intense lobbying, le 27 avril 2016, l’Union européenne a adopté le règlement général sur la protection des données (RGPD). Remplaçant une directive de 1995, qui avait été diversement interprétée dans chaque pays européen, ce texte ambitieux définira, à partir du 25 mai prochain, des règles uniques concernant les données personnelles de plus d’un ­demi-milliard d’habitants.
Beaucoup voient dans ce règlement une révolution. Pourtant, l’esprit du texte demeure : les entreprises qui désireront utiliser les données personnelles des citoyens européens devront obtenir leur consentement et être claires sur leur utilisation. Chacun disposera, comme auparavant, du droit de refuser que ses données soient utilisées. « Le sujet des données personnelles est vieux de quarante ans. Ce règlement marque la troisième évolution du cadre légal et les principes ne changent pas vraiment », estime Paul-Olivier Gibert, président de l’Association française des correspondants à la protection des données à caractère personnel, qui regroupe les experts en la matière de plus de 600 entreprises et organisations.
« Droit à l’oubli »
A court terme, ce règlement ne bouleversera pas la manière dont les Européens utilisent ­Internet, bien qu’il apporte plusieurs nouveautés : les entreprises devront d’abord être plus transparentes vis-à-vis des consommateurs et internautes. Le règlement va les obliger à « communiquer dans un langage courant, compréhensible par tous », précise Rubin Sfadj, avocat spécialisé. Ensuite, le RGPD va donner aux citoyens européens un droit à la « portabilité » de leurs données, c’est-à-dire que les entreprises devront permettre à leurs utilisateurs de récupérer leurs données personnelles afin qu’ils puissent les transférer à un autre service. Les usagers d’un service de courriel pourront ainsi télécharger leurs messages afin de pouvoir les utiliser dans un nouveau service de courriels.
Le règlement pérennise et renforce...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-16">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le crowdfunding se généralise dans la BD : pour tenter de percer dans un marché encombré, scénaristes et dessinateurs font appel aux internautes pour financer leurs projets.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le financement participatif au secours de la BD

Le crowdfunding se généralise dans la BD : pour tenter de percer dans un marché encombré, scénaristes et dessinateurs font appel aux internautes pour financer leurs projets.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h26
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Le recours au crowdfunding se généralise dans la bande dessinée, où la plupart des auteurs et dessinateurs tirent le diable par la queue. Les 37es aventures d’Astérix sont certes arrivées en tête des ventes en France tous livres confondus en 2017 (avec 1,59 million d’exemplaires, selon le palmarès GFK-Livres Hebdo), gonflant les chiffres du secteur, mais ce succès cache une réalité moins reluisante.

Selon une étude datant de 2015, plus de la moitié des auteurs de BD en France vivaient avec moins d’un smic et 71 % étaient contraints de conserver un emploi parallèle. Exister dans un marché très encombré (4 053 albums ont été publiés en 2016, soit quasiment dix fois plus qu’en 1995, selon le Syndicat national de l’édition) oblige à trouver d’autres solutions de financement.
« Au plus près de leur public »
Marwan Kahil, le scénariste du roman graphique Albert Einstein, la poésie du réel (collection Destins d’histoire, éditions 21g), a donc décidé de tenter sa chance en lançant, le 8 janvier, une campagne de financement participatif sur la plate-forme Ulule. Il espère obtenir d’ici mi-février, 7 000 euros nécessaires au développement d’un album Séthio, chroniques de l’ultime limite et d’un jeu de plateau.

Au moment où s’ouvre jeudi 25 janvier le 45e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, Marwan Kahil explique : « Notre objectif, avec l’illustrateur Ricardo Petrelli, est de pouvoir développer les premières planches qui serviront de note d’intention à destination des éditeurs, mais surtout de terminer la maquette du premier album de 80 planches et du jeu », indique-t-il. « Si nous obtenons la somme voulue, Riccardo, le coloriste, et le concepteur du jeu, Emmanuel Peres, seront payés et j’aurai 1 400 euros », précise l’auteur.
Revers de la médaille, l’autoédition induit pour l’auteur de nombreuses tâches fastidieuses de suivi.
Le crowdfunding...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-17">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A l’occasion du Forum économique mondial de Davos, un collectif de chefs d’entreprise et d’experts, parmi lesquels Isabelle Kocher, Clara Gaymard, Gilles Schnepp et Geneviève Férone Creuzet, dans une tribune au « Monde », appelle à l’invention d’un capitalisme renouvelé et responsable.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Une nouvelle répartition des missions entre Etats et entreprises se profile »

A l’occasion du Forum économique mondial de Davos, un collectif de chefs d’entreprise et d’experts, parmi lesquels Isabelle Kocher, Clara Gaymard, Gilles Schnepp et Geneviève Férone Creuzet, dans une tribune au « Monde », appelle à l’invention d’un capitalisme renouvelé et responsable.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h04
    |

un collectif de chefs d'entreprise et d'experts







                        



                                


                            
Tribune. Plus de trois mille représentants d’une centaine de pays animent ces jours-ci les débats du Forum économique mondial, à Davos, pour « créer un avenir commun dans un monde fracturé », thème retenu cette année. Davos 2018 est coprésidé par sept femmes, parmi lesquelles Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie et, notamment, administratrice de l’Institut du capitalisme responsable (ICR), think tank animé par les signataires de ce texte.
Les états nouent des partenariats avec les entreprises désireuses de s’impliquer davantage dans les domaines de la responsabilité
Nous sommes conscients de l’état du monde et des nombreuses menaces auxquelles les nations peinent à trouver des réponses. Les acteurs politiques « éclairés » ont besoin d’alliés solides. L’entreprise et la société civile pourraient constituer cet appui. Si l’entreprise ne représente certes pas l’intérêt général, la durabilité de son modèle de croissance la légitime comme partenaire efficace.
Une nouvelle répartition des missions se profile. Les Etats, qui voient leurs ressources financières se raréfier, continuent à réguler mais ils modifient leur mode d’intervention. Pour faire avancer les grandes causes environnementales ou sociales, ils nouent des partenariats avec les entreprises désireuses de s’impliquer davantage dans les domaines de la responsabilité. Les Etats peuvent s’en remettre à leurs savoir-faire, leurs capacités à innover, à déceler et financer les technologies et les talents. L’impulsion politique reste indispensable mais, avec l’entreprise, elle a trouvé un moteur décisif. Quand l’impulsion d’entreprises pionnières débouche sur la généralisation d’initiatives efficaces pour la société, l’Etat doit intervenir dans un second temps pour les inscrire dans un cadre réglementaire pérenne.
Une image souvent médiocre de l’entreprise
L’engagement des entreprises nécessite cependant l’inflexion de deux tendances majeures. D’abord, cet engagement...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-18">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La future liaison traversera, sans les desservir, les mêmes territoires que la ligne 17 du métro automatique du Grand Paris, qui risque, elle, un report de plusieurs années.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Ile-de-France : le Charles-de-Gaulle Express, entre Roissy et Paris, est sur les rails

La future liaison traversera, sans les desservir, les mêmes territoires que la ligne 17 du métro automatique du Grand Paris, qui risque, elle, un report de plusieurs années.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h17
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Alors que l’Etat chef de gare s’apprête à immobiliser à quai une partie du Grand Paris Express, le Charles-de-Gaulle Express, lui, est sur les rails. Les travaux « sont lancés », s’est réjoui le PDG du Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), Augustin de Romanet, lors de ses vœux, le 18 janvier.
La décision attendue du gouvernement de retarder de plusieurs années la ligne 17 du futur métro automatique du Grand Paris ne peut que relancer l’hostilité envers la liaison directe entre l’aéroport de Roissy et la gare de l’Est, qui emprunte en partie le même parcours, mais sans desservir les territoires traversés.
« Territoire des riches » et « territoire des pauvres »
« Il y a deux poids deux mesures, selon que l’on est le territoire des riches ou le territoire des pauvres, regrette le maire (PS) de Gonesse (Val-d’Oise), Jean-Pierre Blazy. C’est incroyable de privilégier les voyageurs de l’aéroport plutôt que les transports du quotidien… » 
La loi de finances pour 2018, adoptée fin décembre, a acté le prêt de 1,7 milliard d’euros par l’Etat au consortium – Groupe ADP, SNCF Réseau et Caisse des dépôts (CDC) – chargé de construire cette ligne destinée aux voyageurs d’affaires et aux touristes. Le prêt doit être remboursé grâce au péage que versera le futur exploitant de la ligne et à une taxe appliquée aux passagers de l’aéroport.
Le consortium était, au départ, censé chercher ce financement auprès des banques, une solution finalement jugée trop complexe par Bercy. « Il est indispensable d’accélérer la réalisation de cette infrastructure dans la perspective des Jeux olympiques de 2024 », avait justifié le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, face aux députés, le 16 novembre 2017. Le consortium négocie désormais la convention de prêt avec Bercy et le ministère des transports.
Des craintes pour le trafic du RER
L’année 2018 sera celle des contrats et des appels d’offres. ADP, SNCF Réseau, SNCF Gares & Connexions, qui gèrent le chantier à travers un groupement momentané d’entreprises (GME), ont regroupé leurs équipes, environ 120 personnes, sur un plateau commun à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Candidats à l’exploitation de la ligne, Keolis et Transdev ont déposé leurs offres avant Noël – la masse de documents remplit une valise. La décision devrait intervenir au deuxième semestre. Les appels d’offres pour les travaux seront lancés dans la foulée.
La crainte des opposants : que cette liaison de 32 kilomètres, qui empruntera sur la majeure partie de son parcours les mêmes voies que la ligne K de la SNCF, également utilisées par le RER B en cas d’incident d’exploitation, ne dégrade encore le trafic du RER, déjà surchargé. Groupe ADP assure investir lourdement dans la rénovation des voies pour améliorer le trafic. Qui sera prioritaire en cas de perturbations ? Une négociation est à venir avec le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités. « C’est l’Etat qui fixera notre objectif de performance et donc l’arbitrage avec le RER B », précise-t-on chez ADP.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-19">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les syndicats regrettent d’avoir « appris les détails de la restructuration par voie de presse » et organisent de nouvelles actions de mobilisation.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Carrefour : les salariés inquiets face au plan Bompard

Les syndicats regrettent d’avoir « appris les détails de la restructuration par voie de presse » et organisent de nouvelles actions de mobilisation.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 13h24
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Si la Bourse a salué, mardi 23 janvier, par une hausse de 3,22 % du cours de l’action Carrefour, le plan de transformation du groupe de distribution, les salariés de l’entreprise et les organisations syndicales s’inquiètent des conséquences sur l’emploi et sur les conditions de rémunération. D’autant qu’un volet de ce plan prévoit la suppression de 2 400 postes au siège et l’abandon de 273 ex-magasins Dia.

        Lire aussi :
         

                « Les difficultés de Carrefour ne datent pas d’hier »



Lorsqu’ils avaient rencontré individuellement, durant l’été 2017, le nouveau patron du groupe, Alexandre Bompard, les représentants des salariés avaient reconnu la nécessité d’agir pour rattraper le retard, notamment dans le numérique. A présent, ils s’inquiètent des difficultés qu’ils ont à échanger des informations avec le groupe, ayant « appris les détails de la restructuration par voie de presse », indique Sylvain Macé, délégué syndical CFDT.
Des craintes pour 40 magasins
Une grève a mobilisé mardi, selon ce syndicaliste, 90 % des salariés de l’hypermarché de Château-Thierry (Aisne), l’une des cinq grandes surfaces à basculer en location-gérance dans le plan de transformation.
« Les salariés ont l’impression d’être prisonniers de leur contrat de travail, explique M. Macé. Un salarié moyen en magasin va perdre sur l’année 2 600 euros net, soit deux mois de salaire pour une caissière, en passant de la convention collective de Carrefour à la celle de la branche. Prime d’intéressement, de participation, ticket-restaurant, remises sur achat, perspectives de reclassement dans le groupe… tout cela va disparaître pour les 600 salariés concernés. »

        Lire aussi :
         

                Carrefour s’allie à Tencent et Yonghui en Chine



La difficulté que les syndicats disent avoir eue pour obtenir la liste de ces cinq hypermarchés, fin décembre, les laisse craindre que « la cible porte plutôt sur 40 magasins ». La CGT redoute de son côté que les 273 anciens magasins Dia – dont la liste précise n’a pas été dévoilée – ne trouvent pas de repreneur, auquel cas, « près de 2 000 postes supplémentaires sont menacés ».
De nouvelles actions de mobilisation sont envisagées, comme celle du 8 février à l’appel de la FGTA-FO. Les syndicats devaient rencontrer la DRH mercredi, avant la tenue vendredi d’un comité de groupe.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-20">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Cet accord avec le géant chinois des réseaux sociaux et médias et une chaîne de supermarchés locale veut relancer une filiale en perte de vitesse en accélérant sur le numérique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Carrefour s’allie à Tencent et Yonghui en Chine

Cet accord avec le géant chinois des réseaux sociaux et médias et une chaîne de supermarchés locale veut relancer une filiale en perte de vitesse en accélérant sur le numérique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h07
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


Carrefour veut s’en sortir par le haut. Les bruits de couloir selon lesquels le groupe cherchait à quitter la Chine étaient pressants à l’approche de la présentation du plan stratégique dévoilé par le nouveau PDG, Alexandre Bompard, mardi 23 janvier. Plutôt qu’un retrait de la Chine, Carrefour a annoncé une alliance avec Tencent, le géant chinois des réseaux sociaux et médias, et Yonghui, une chaîne de supermarchés locale. L’accord préliminaire ne dit pas à quelle hauteur Tencent et Yonghui monteront dans le capital de sa filiale chinoise. Mais les investisseurs sont conquis : après l’annonce de cet accord, l’action Yonghui a gagné 7 % à la Bourse de Shanghaï et celle de Tencent, 3 % à Hongkong.
Il y avait urgence. Le chiffre d’affaires de Carrefour Chine, autrefois l’un des leaders du secteur, recule depuis trois ans. En 2017, ses ventes ont baissé de 5,5 % (à 4,6 milliards d’euros), sur un marché nettement moins dynamique que par le passé en raison de la montée en puissance du commerce en ligne.
Les cent plus grandes chaînes de magasins en Chine ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires de 3,5 % en 2016, contre 15 % à 25 % dans les années 2000, d’après l’Association chinoise des chaînes de magasins et des franchises. La vente en ligne a, elle, progressé de 28,6 % au premier semestre 2017, selon le Bureau national des statistiques chinois.

        Lire aussi :
         

                Carrefour annonce un plan de départs volontaires de 2 400 personnes



Les acteurs traditionnels souffrent de la concurrence des géants du commerce en ligne chinois, Alibaba et JD.com, qui ont fait de la conquête du commerce physique leur priorité depuis deux ans. En ouvrant leurs propres enseignes, comme les épiceries Hema d’Alibaba, un concept de magasin dit 020 pour « online to offline » (« en ligne » et « hors ligne ») dans lequel on peut scanner les codes-barres des produits avec son téléphone pour en savoir plus, se faire livrer chez soi en une demi-heure par le biais d’une application et payer grâce à la reconnaissance faciale en sortant du magasin. JD.com, le concurrent le plus sérieux d’Alibaba dans la distribution, s’est lancé sur le même créneau début janvier, et a ouvert son premier magasin entièrement automatique quelques semaines avant celui de l’américain Amazon. De quoi donner un coup de vieux aux supermarchés classiques.
« C’est un bon signal »
En réaction, les acteurs traditionnels ont multiplié les alliances avec les géants du Web ces dernières années. L’américain Walmart a vendu sa branche numérique à JD.com en 2016, contre 5 % de participation dans l’entreprise chinoise. En novembre 2017, Auchan, présent en Chine depuis 2000 à travers la coentreprise Sun Art, avec le taïwanais Ruentex, a annoncé l’entrée d’Alibaba à son capital. Un investissement de 2,47 milliards d’euros pour le groupe chinois. Avec cette alliance, Auchan peut compter sur les données et l’expertise numérique du numéro un chinois du commerce en ligne.
L’accord entre Carrefour, Tencent et Yonghui s’inscrit dans cette stratégie. Le projet de coopération vise entre autres le partage des données, la numérisation des magasins, les solutions de paiement mobile et l’exploitation de données afin de dynamiser le trafic en magasin de Carrefour Chine. « Avec cette alliance, ils reviennent dans la course, c’est un bon signal. Tencent est un géant du Net [le réseau social Wechat, application phare de Tencent, compte près d’un milliard d’utilisateurs] et Carrefour une marque très connue en Chine : si vous demandez à des Chinois de citer trois acteurs de la grande distribution, il est évident que “Jia le fu” sera cité [le nom chinois de Carrefour, signifie “maison, bonheur, chance”]. Ils doivent capitaliser là-dessus », estime Stéphane Joly, vice-président d’Altavia, groupe spécialisé dans la communication pour la grande distribution.

        Lire aussi :
         

                En Chine, JD.com réinvente la grande distribution



Pour Tencent, par ailleurs actionnaire du numéro deux du commerce en ligne en Chine JD.com, l’entrée chez Carrefour et Yonghui lui assure une présence dans le commerce physique, comme son concurrent Alibaba. « Tencent a investi dans Yonghui l’année dernière pour construire un réseau “O2O”, en réponse à l’alliance Alibaba-Sun Art. Ensemble, Yonghui [500 magasins] et Carrefour [320 magasins], occuperont la deuxième place derrière Sun Art, en termes de parts de marché, analyse Jack Chuang, spécialiste de la vente en Chine, pour le cabinet OC & C Strategy Consultants. Les forces respectives de Yonghui dans les produits frais et de Carrefour dans les produits emballés et importés se complètent bien. »
Alibaba avait d’ailleurs approché Carrefour il y a un an, explique une source chez Carrefour, mais Georges Plassat, PDG du groupe jusqu’à juillet 2017, aurait « fait monter les enchères ». A Shanghaï, d’autres expliquent que l’ancien PDG, arc-bouté contre le commerce en ligne, était longtemps opposé à toute alliance avec Alibaba.



                            


                        

                        

