<FILE-date="2018/01/24/19">

<article-nb="2018/01/24/19-1">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Violaine Morin, journaliste chargée de l’éducation au « Monde », répond à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/01/24/19-2">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Nicole Belloubet, une technicienne face à la crise des prisons

La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h23
   





                        



   


« Ministre techno », empreinte de « désinvolture », incapable de « prendre la mesure » de la « détresse » du personnel pénitentiaire… Après dix jours de crise dans les prisons, les critiques de l’opposition ciblent la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en première ligne dans le conflit qui oppose le gouvernement aux surveillants pénitentiaires. Cette crise, l’une des plus importantes dans les prisons depuis vingt-cinq ans, s’est soldée par un premier échec pour la garde des sceaux, mardi 23 janvier, quand les syndicats ont quitté la table des négociations, rejetant les propositions du gouvernement.
Alors que la ministre estime avoir consenti un « effort tout à fait considérable » en promettant la création de 1 100 postes sur quatre ans et s’est engagée à examiner des « mesures indemnitaires spécifiques et ciblées » en faveur du personnel pénitentiaire, les syndicats dénoncent des mesures insuffisantes, voire insultantes, critiquant une offre de « prime à l’agression » et ironisant sur le fait que « la vie d’un surveillant ne vaut pas cher ».
La droite s’en est immédiatement prise à la gestion de la crise de la garde des sceaux, mais c’est la gauche qui a été la plus virulente, attaquant le profil trop « techno » de la ministre.

        Lire aussi :
         

                Prisons : les syndicats se disent « prêts à négocier » sous certaines conditions



Technocrate et engagée
Technocrate, Nicole Belloubet l’est assurément. Professeure de droit de formation – seule professeure de droit à siéger au Conseil constitutionnel entre 2013 et 2017 –, reçue deuxième à l’agrégation de droit public en 1992, elle est avant tout considérée comme une travailleuse assidue, voire acharnée.
Décrite comme une technicienne qui n’aime pas se mettre en avant, la juriste de 62 ans n’avait jamais cherché à être exposée en première ligne avant sa nomination au gouvernement, le 22 juin, en remplacement de François Bayrou.

        Lire aussi :
         

                Nicole Belloubet, une professeure de droit au ministère de la justice



Les coups d’éclat ne lui sont pourtant pas étrangers. Après trois ans comme rectrice de l’académie de Limoges, elle est devenue rectrice de l’académie de Toulouse en 2000. Cinq ans plus tard, elle a fait de sa démission un véritable acte politique, rare à cette fonction. A l’époque, François Fillon était ministre de l’éducation nationale et menait une politique qui conduisait à la perte de plusieurs centaines de postes en trois ans dans l’académie de Toulouse. Pour afficher son désaccord, la rectrice a renoncé à son poste en 2005 et adressé une lettre aux cadres de l’académie où elle écrivait :
« Je ne pense pas trouver, désormais, la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l’éducation nationale au niveau de détermination qu’exige ma conception de l’éthique professionnelle. »
Car si Mme Belloubet est connue comme une spécialiste et une gestionnaire, elle est aussi une femme politique, réputée pour ses convictions de gauche. Adhérente au Parti socialiste dans les années 1980, elle fut candidate à une élection municipale pour la première fois en 1989 et est restée conseillère municipale de Saint-Rémy-les-Chevreuses (Yvelines) jusqu’en 1996.
En 2008, elle fut élue à Toulouse, avant de devenir vice-présidente de la région Midi-Pyrénées en 2010. A son entrée au Conseil constitutionnel en 2013, elle avait d’ailleurs déclaré à la presse régionale : « L’action politique me manque. »
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons »
C’est dans l’un des ministères les plus exposés qu’elle a fait son retour en politique en juin. Dès sa nomination au gouvernement, elle fut confrontée aux résistances des parlementaires sur la loi de moralisation de la vie publique, avant de devoir défendre la loi controversée destinée à faire entrer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Je ne suis pas sûre de réussir, mais j’ai l’espoir d’y parvenir. J’y travaille », avait-elle dit à Libération le 16 novembre.
Le rattrapage budgétaire de la justice et le risque d’une crise de nerfs au sein de l’administration pénitentiaire étaient, elle le savait, des questions latentes à son arrivée au ministère. « La situation de l’administration pénitentiaire et des prisons ne date pas d’il y a six mois [mais] de plusieurs décennies », a-t-elle déclaré mardi sur LCI.
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons, mais elle a une telle capacité de travail qu’elle y arrivera », avait assuré son amie Pascale Gonod, professeure de droit public à l’université Paris-I, au Monde en juillet. Au dixième jour de contestation dans les prisons, cette capacité de travail n’a, pour l’heure, pas suffi à éteindre la crise.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-3">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Lactalis : vers une commission d’enquête parlementaire

Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h36
   





                        


Une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du lait contaminé par des salmonelles du groupe Lactalis va être créée à l’initiative des députés socialistes, a annoncé mercredi 24 janvier leur chef de file, Olivier Faure.
Le groupe Nouvelle Gauche va utiliser son « droit de tirage » pour créer cette commission d’enquête, qui sera présidée par le député du Nord Christian Hutin et dont le rapporteur sera un député de la majorité. La résolution créant cette commission devrait être votée d’ici à un mois, selon M. Hutin.

        Lire :
         

          A Craon, « toutes les familles sont touchées de près ou de loin »



« La commission devra tirer au clair tous les dysfonctionnements au niveau de l’entreprise elle-même, de la grande distribution, de la surveillance administrative et de la communication du gouvernement », a expliqué Olivier Faure lors de ses vœux à la presse. « Il faut en tirer les leçons pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-il estimé.
Le volet judiciaire ouvert
En théorie une commission d’enquête parlementaire ne doit pas enquêter sur les mêmes faits qu’une enquête judiciaire. Or, une enquête préliminaire a été ouverte à Paris le 22 décembre pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
Des perquisitions ont été réalisées au siège social du grand groupe français à Laval ainsi qu’à l’usine Celia de Craon (Mayenne) d’où sont sortis des lots à l’origine de la contamination à la salmonellose de 37 bébés en France.

        Lire aussi :
         

                Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, un homme taiseux contraint de sortir de l’ombre



« Notre enquête sera beaucoup plus large que la seule entreprise Lactalis. On parlera des moyens des services de la répression des fraudes, de la réaction du ministère de la santé, qu’on n’a pas beaucoup entendu pendant la crise, de l’attitude de la grande distribution, etc. », a expliqué M. Hutin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-4">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Si les acteurs de l’industrie du X défendent leur métier, ils reconnaissent que l’arrivée de sites de diffusion gratuits ont bouleversé les usages et les comportements.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Harcèlements, violences sexistes… quelle responsabilité pour le porno ?

Si les acteurs de l’industrie du X défendent leur métier, ils reconnaissent que l’arrivée de sites de diffusion gratuits ont bouleversé les usages et les comportements.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h20
    |

                            Brice Laemle








                        



                                


                            
Les films pornographiques sont-ils en partie responsables du sexisme de notre société ? Le débat n’est pas nouveau mais les récentes révélations de violences sexuelles à travers le monde l’ont remis sur le devant de la scène. En France, c’est Emmanuel Macron qui, le 25 novembre, a relancé la question à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes :
« Aujourd’hui, la pornographie a franchi la porte des établissements scolaires. Nous ne pouvons pas d’un côté déplorer les violences faites aux femmes et de l’autre, fermer les yeux sur l’influence que peut exercer sur de jeunes esprits, un genre qui fait de la sexualité un théâtre d’humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes. »
Pour le président de la République, il n’y a pas de doute ; la pornographie influence les jeunes qui reproduiraient dans la réalité ce qu’ils voient sur leurs petits écrans.
Smartphones et « tubes »
« Les gamins ont accès à une orgie pornographique sans avoir aucune grille de lecture pour comprendre ce qu’ils voient », reconnaît Anna Polina, une actrice X de 28 ans. L’accessibilité au porno se fait désormais en quelques clics et sur tous les écrans ; l’émergence des smartphones couplée à celle des « tubes », ces sites gratuits de streaming de vidéos pornographiques, ont tout bouleversé. Leur popularisation depuis une dizaine d’années a profondément modifié les habitudes des consommateurs, y compris pour les mineurs, même au sein des établissements scolaires.

Alice et Camille, 17 ans, en terminale au lycée Hélène-Boucher à Paris, confirment que des images X peuvent circuler dans l’établissement, mais elles assurent que cela reste marginal :
« Que des garçons montrent ces vidéos entre eux, ça arrive au collège, spécialement en quatrième, mais jamais au lycée. »
« Entre mecs, deux ou trois fois par an maximum à la fin du collège », admet Nil, un élève de troisième âgé...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-5">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Nos journalistes et leurs invités ont répondu en direct aux internautes sur la nouvelle procédure pour postuler dans le supérieur, et notamment pour intégrer une licence de Staps et une classe prépa.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/01/24/19-6">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants » remonte à juillet 2017.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Alain Régnier nommé délégué interministériel à l’intégration des réfugiés

L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants » remonte à juillet 2017.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h48
    |

            Maryline Baumard








                        


Six mois et douze jours… C’est le temps qu’il aura fallu à l’exécutif pour trouver un « délégué interministériel à l’accueil et l’intégration des réfugiés ». Mercredi 24 janvier, lors du conseil des ministres, Alain Régnier a été nommé à ce poste. Ce haut fonctionnaire a consacré l’essentiel de sa carrière à la lutte contre l’exclusion, le mal logement et la politique de la ville. Entre 2012 et 2014, il a notamment été chargé par le premier ministre de la mise en œuvre de la circulaire du 26 août 2012 relative aux campements illicites. Mais cet ancien des cabinets de Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo ou encore Nelly Olin a été remercié par la gauche parce qu’il n’était pas sur la ligne du ministre de l’intérieur d’alors, Manuel Valls.
L’annonce de la création de ce poste inclus dans le « plan migrants », remonte en effet au 12 juillet 2017, jour de la présentation de ce dernier. À l’époque, tout devait aller très vite, puisque le premier ministre Edouard Philippe avait précisé que cette nomination se ferait sous quelques semaines.
Depuis, c’était silence radio. Le 6 septembre 2017, le député (LRM) du Val-d’Oise, Aurélien Taché, a été nommé à la tête d’une mission parlementaire sur l’intégration et Pascal Teixeira Da Silva a pris le poste d’ambassadeur des migrations. De délégué à l’intégration, il n’était alors plus question…

        Lire aussi :
         

                L’étroite marge du gouvernement pour imposer sa politique migratoire



Tiraillements autour du poste
Durant tout l’été 2017, le nom de Jean-Jacques Brot avait circulé pourtant comme une évidence. La fonction semblait avoir été taillée pour installer de façon plus stable celui qu’on appelle le « préfet des Syriens » et qui depuis mars 2015 a accueilli et logé 5 000 personnes arrivées dans le cadre des programmes de réinstallation sur lesquels la France s’était engagée auprès du Haut-Commissariat aux réfugiés. Des réfugiés irakiens, syriens, sur lesquels sont venus se greffer des supplétifs de l’armée française, ces Afghans qui ont servi la France avant d’être oubliés là-bas au péril de leur vie. C’est la même mission qui attend Alain Régnier, mais avec des Africains en plus – les 3 000 que le chef de l’Etat s’est engagé à accueillir avant fin 2019.
Tout l’été en effet, il y a eu des tiraillements autour de ce poste. D’abord son côté faussement « interministériel » puisque le poste est rattaché à la Place Beauvau, a suscité des tiraillements. Ensuite, la Direction générale des étrangers de France (DGEF) a envisagé de ne nommer personne. Dans une note au ministre en date du 4 juillet 2017 sur la mise en œuvre du plan migrants, que Le Monde s’est procuré, est clairement questionnée « l’opportunité de nommer un délégué ». Il y est ajouté que « si aucun délégué n’était nommé, il faudrait alors veiller à occuper entièrement le terrain de l’intégration afin de maintenir la ligne équilibrée annoncée par le gouvernement ».
Deux grandes inconnues
En clair, avant que le nom d’Alain Régnier, ancien délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (2010-2014), n’arrive dans la boucle, la Direction des étrangers a milité pour gérer seule les arrivées des réinstallés. « Il ne faut pas oublier que cette structure a été pensée sous Sarkozy par l’actuel directeur de cabinet de Gérard Collomb notamment. Sa création a permis une OPA du ministère de l’intérieur sur l’intégration », rappelle un fin connaisseur de ce lieu créé et géré par des conseillers d’Etat « qui veulent garder la main mise et n’ont pas envie de voir arriver un préfet », observe un autre analyste de ce microcosme.
Après toutes ces manœuvres, Alain Régnier va donc pouvoir enfin prendre son poste. Si l’on en croit les éléments donnés en juillet 2017, le délégué « sera chargé de coordonner l’arrivée en France des réinstallés et d’organiser cet accueil dans de bonnes conditions. Il coordonnera l’entrée des réfugiés dans le logement. Cela suppose de mobiliser, dans les territoires, davantage de logements vacants, y compris auprès de bailleurs privés. Les préfets et les opérateurs associatifs seront mobilisés dans ce but ».
Aujourd’hui plusieurs centaines de réfugiés déjà entendus par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) lors de ses missions en Turquie, au Liban sont toujours en attente d’un visa pour venir en France. M. Régnier aura donc fort à faire pour résorber un stock en souffrance et se faire une place dans la technostructure. Le périmètre exact de sa mission et le budget affecté restent pour l’heure deux grandes inconnues.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-7">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Plus d’un million de salariés malades ou handicapés menacés de « désinsertion professionnelle »

Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en janvier révèle que 5% à 10 % des salariés français seraient menacés de perdre leur emploi du fait de leur problème de santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 14h14
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
Les salariés victimes de problèmes de santé risquent aussi de perdre leur emploi. L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui vient de publier un copieux rapport à ce sujet, estime entre un et deux millions le nombre de salariés menacés de « désinsertion professionnelle » suite leur maladie ou leur handicap, soit 5% à 10 % des salariés français.
Les raisons sont plurielles. Faute d’aménagement de poste suffisant et parce qu’il lui est difficile de mener de front combat contre la maladie et l’activité professionnelle, le salarié peut être incité à quitter son emploi de lui-même. « Parmi dix personnes en activité au moment du diagnostic du cancer, trois auront perdu ou quitté leur activité deux ans après », rapporte l’étude, qui cite une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national du cancer.
Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte
Surtout, un salarié atteint d’une affection invalidante risque d’être déclaré inapte par le médecin du travail. 160 000 avis d’inaptitude ont ainsi été prononcés dans le secteur privé en 2012. Dans la plupart des cas, lorsque l’inaptitude est reconnue, c’est la porte. Le rapport de l’IGAS donne l’exemple d’une étude conduite en région Centre-Val de Loire, selon laquelle 85 % des salariés déclarés inaptes sortent de leur entreprise.
Le retour à l’emploi est alors particulièrement difficile : seuls 36 % d’entre eux ont retrouvé un poste au bout d’un an. Au handicap généré par la maladie s’ajoutent d’autres « handicaps » : « les salariés les plus concernés [par les licenciements pour inaptitude, NDLR] sont globalement les moins qualifiés et les plus âgés », note l’étude.
Obligation de reclassement
Pourtant, la législation protège en théorie les salariés victimes de problèmes de santé. Le code du travail fixe un principe général de non-discrimination dû à l’état de santé. Par ailleurs, l’employeur est tenu de suivre les aménagements...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-8">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Après la condamnation à mort d’une djihadiste allemande, les avocats de deux Françaises interpellent le président Macron sur leur sort.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les Français détenus en Irak face au risque de la peine capitale

Après la condamnation à mort d’une djihadiste allemande, les avocats de deux Françaises interpellent le président Macron sur leur sort.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h45
    |

            Soren Seelow, 
                                Cécile Boutelet (à Berlin) et 
Hélène Sallon








                        



                                


                            
La condamnation à mort en Irak, jeudi 18 janvier selon la presse allemande, d’une djihadiste allemande – une première pour une ressortissante européenne – éclaire d’un jour nouveau la situation des Français aux mains des autorités irakiennes. Si Paris souligne régulièrement la légitimité de Bagdad à juger les combattants étrangers arrêtés sur son sol, la question de la peine capitale, prévue par le droit irakien, met la France au défi de faire respecter ses valeurs et ses engagements internationaux.
Selon les informations du Monde, une vingtaine de familles françaises – quarante adultes et soixante enfants – sont aujourd’hui détenues par les forces kurdes de Syrie, qui n’appliquent pas la peine de mort. Cinq à six familles de Français membres de l’organisation Etat islamique (EI) ont par ailleurs été arrêtées en Irak, dont les adultes sont en revanche passibles de la pendaison s’ils viennent à être jugés par la justice irakienne.
Le cas de deux Françaises a été documenté : Melina B., 27 ans, originaire de Seine-et-Marne, est emprisonnée à Bagdad avec son dernier enfant âgé de quelques mois, les trois premiers ont été rapatriés en France. Djamila B., 28 ans, originaire de la région lilloise, est également détenue avec sa petite fille née sur place. Un troisième cas concerne une Tchétchène ayant obtenu l’asile politique en France. Selon une source diplomatique, elle aurait cependant perdu ce droit en rejoignant les rangs de l’EI.
Les avocats William Bourdon et Martin Pradel, qui défendent respectivement Melina B. et Djamila B., ont envoyé un courrier, mardi 23 janvier, au président de la République afin d’interpeller celui-ci sur le sort de leurs clientes à la lumière du précédent allemand. Rappelant les engagements internationaux de la France pour l’abolition de la peine de mort, un objectif qualifié de « combat civilisationnel » par Emmanuel Macron devant la Cour européenne des droits de l’homme, le 1er novembre...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-9">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le pouvoir congolais se félicite de ce revirement de la justice française sur un litige financier qui l’oppose à un homme d’affaires libanais.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤         

Compte rendu

La Cour de cassation invalide la saisie en France d’avoirs du Congo-Brazzaville

Le pouvoir congolais se félicite de ce revirement de la justice française sur un litige financier qui l’oppose à un homme d’affaires libanais.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-24T12:22:07+01:00"

        Le 24.01.2018 à 12h22






    
Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, à Rome, en novembre 2009.
Crédits : POOL New / REUTERS


La Cour de cassation a invalidé, le 10 janvier, la saisie en France d’avoirs du Congo, dans un litige qui oppose depuis plus de vingt ans Brazzaville à un homme d’affaires libanais, a-t-on appris, mardi 23 janvier, de source judiciaire.
La plus haute juridiction judiciaire française avait pourtant pris une décision inverse le 30 juin 2016. « C’est un revirement spectaculaire qui était très attendu par la République du Congo. Les biens diplomatiques ou les créances fiscales ne pourront plus être saisis sur le territoire français. Cet arrêt sonne le glas de la procédure de saisie des biens régaliens du Congo », s’est félicité, auprès de l’AFP, Me Kevin Grossmann, avocat du Congo.

        Lire aussi :
         

                Mohsen Hojeij, l’homme qui peut faire sauter le Congo



Des saisies avaient été pratiquées à la demande de la société de BTP Commisimpex, pilotée par l’homme d’affaire libanais Mohsen Hojeij, pour recouvrer dans un premier temps près de 168 millions d’euros. La justice française, qui avait jusqu’alors validé cette procédure, s’appuyait sur une « renonciation » à son « immunité d’exécution » consentie en 1993 par le Congo, dont les avoirs en France auraient sans cela été protégés.
L’affaire, qualifiée de « Ioukos à l’africaine », tant sa complexité rappelle le contentieux interminable autour de l’ancien numéro un du pétrole russe, remonte au début des années 1980.
Plus d’un milliard d’euros
Mohsen Hojeij, alors proche du président Denis Sassou-Nguesso, avait décroché plusieurs contrats entre 1983 et 1986 : construction d’un pont, d’un village… Mais, en 1986, après l’effondrement des cours du brut, la situation du pays s’était détériorée et seule une partie de la facture avait été réglée. Depuis lors, M. Hojeij a multiplié les recours pour récupérer son argent, la somme due ne cessant de gonfler pour atteindre aujourd’hui plus d’un milliard d’euros, selon Me Grossmann. Pour l’instant, seuls 6 millions d’euros ont été prélevés sur des comptes de l’ambassade du Congo et de sa délégation permanente à l’Unesco, selon l’avocat.

        Lire aussi :
         

                La fortune du clan Sassou-Nguesso dans le viseur de la justice américaine



Dans son nouvel arrêt, la Cour de cassation estime que le simple renoncement d’un Etat à son « immunité d’exécution » ne suffit pas pour prélever des fonds sur « des comptes utilisés dans l’exercice d’une mission diplomatique des Etats étrangers ». Il faut en plus une « renonciation expresse et spéciale des Etats concernés », ce qui n’est pas ici le cas.
Se fondant sur la loi Sapin 2 qui a conforté en 2016 cette exigence, les juges ont estimé que si cette loi récente ne peut pas s’appliquer à ce litige, « l’objectif de cohérence et de sécurité juridique impose de revenir à la jurisprudence » précédente « confortée par la nouvelle loi ».
La Cour de cassation avait jusqu’en 2011 et 2013 refusé de valider les saisies en France de biens appartenant à des Etats étrangers en l’absence d’une renonciation spécifique de ces Etats.


<article-nb="2018/01/24/19-10">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’épreuve d’oral du baccalauréat porte sur deux disciplines, dont une choisie par l’élève, et compte pour près de 50 % de l’évaluation globale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Italie, le « colloquio », héritage du mouvement étudiant de 1968

L’épreuve d’oral du baccalauréat porte sur deux disciplines, dont une choisie par l’élève, et compte pour près de 50 % de l’évaluation globale.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h54
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            
Le 8 avril 1341, Pétrarque est récompensé par la couronne de laurier d’Apollon. Pour recevoir cette distinction, le poète florentin se soumet, publiquement, au jugement du roi Robert Ier de Naples. Pendant trois jours, l’érudit est interrogé sur la métaphysique, les phénomènes naturels ou encore l’utilité de la poésie. C’est dire à quel point l’examen oral est inscrit dans la culture italienne.
La « maturità », le baccalauréat local, comporte, outre un examen écrit, un « colloquio », c’est-à-dire un grand oral pluridisciplinaire. Au cours de cet entretien, les élèves répondent à des questions sur différentes matières. Ils présentent un petit mémoire pluridisciplinaire devant un jury composé de professeurs issus de leur lycée mais aussi d’un président et de professeurs venus d’autres établissements.

Le colloquio est un héritage du mouvement étudiant de 1968. A l’époque, l’épreuve orale du baccalauréat italien, modelé sous le fascisme, répond à un esprit policier, répressif. « C’était la chasse aux insuffisances de l’élève », raconte Nicola d’Amico, auteur de Storia e storie della scuola italiana (Histoire et histoires de l’école italienne). Les jeunes demandent une prise en compte de l’originalité de l’individu. Les examinateurs cèdent à leur requête : l’examen oral portera dorénavant sur deux disciplines, dont une sera choisie par l’élève.
« Cela permet aux candidats d’exprimer leur personnalité », raconte Fabrizio Dal Passo, professeur d’histoire à l’université Sapienza, à Rome.
Cet examen, conçu comme une solution provisoire, restera en place près de trente ans. Avant que la réforme Berlinguer, en 1997, ne vienne redessiner les contours de l’épreuve orale, en introduisant notamment le mémoire pluridisciplinaire et une prise en compte du parcours scolaire de l’élève lors des précédentes années. « Il s’agit d’évaluer la maturité non seulement cognitive, mais aussi personnelle des jeunes », explique...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-11">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les 130 femmes présentes étaient toutes des hôtesses recrutées qui avaient pour consigne de porter des vêtements spécifiques et d’interagir avec les invités.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

A Londres, harcèlement et sexisme lors d’un dîner de charité mondain réservé aux hommes

Les 130 femmes présentes étaient toutes des hôtesses recrutées qui avaient pour consigne de porter des vêtements spécifiques et d’interagir avec les invités.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h52
   





                        


C’est le Financial Times qui relate cette soirée, à contre-courant de l’actualité et des débats sur les violences faites aux femmes qui ont cours dans de nombreux pays. Jeudi 18 janvier, 360 personnalités politiques, chefs d’entreprise et stars du show-business étaient réunis dans un hôtel londonien pour le Presidents Club, un prestigieux dîner de charité annuel généralement gardé secret.
Selon le quotidien britannique, cet événement attirant exclusivement des hommes lève des fonds pour des hôpitaux ou diverses causes, en vendant des prix particuliers – comme un déjeuner avec le ministre des affaires étrangères Boris Johnson –, a lieu derrière des portes fermées à la presse depuis trente-trois ans. Les 130 femmes présentes étaient toutes des hôtesses recrutées, et avaient reçu consigne de porter des vêtements spécifiques.

        Lire aussi :
         

                A Londres, des députés et des ministres accusés de harcèlement sexuel



« Touchées contre leur gré »
Deux journalistes du Financial Times se sont rendues à la soirée organisée au Dorchester Hotel, en se faisant passer pour des hôtesses, et rapportent de très nombreux comportements sexistes et situations de harcèlement et d’agressions sexuelles :
« Au cours de ces six heures, de très nombreuses hôtesses ont été touchées contre leur gré, et reçu des commentaires grossiers ainsi que des invitations répétées à aller dîner dans des chambres privées du Dorchester. (…) Une hôtesse raconte qu’un des invités lui a montré son pénis. »
Une jeune hôtesse âgée de 19 ans explique au Financial Times avoir reçu des avances d’un homme de 70 ans : il lui a demandé si elle était une prostituée. La brochure de la soirée avertissait les invités qu’ils ne devaient en aucun cas harceler sexuellement ni les hôtesses ni les autres invités.
Alors que de nombreux élus britanniques ont été accusés de harcèlement sexuel depuis la naissance du mouvement #metoo et la libération de la parole sur les violences sexuelles, un commentateur sportif prenait la parole au cours du dîner de charité pour célébrer « l’événement le moins politiquement correct de l’année ».
Les prix aux enchères participaient également de cette ambiance : « Une nuit dans un strip-club de Soho, et un bon pour de la chirurgie esthétique appelant à “épicer vos femmes”. » Depuis sa création, ce dîner annuel a réuni plus de 20 millions de livres (environ 23 millions d’euros), 2 millions rien qu’au cours de la soirée du 18 janvier.
Des hôtesses surveillées
Lors de leur recrutement, les hôtesses étaient prévenues de la nature de l’événement et leurs téléphones portables étaient confisqués et mis à l’abri pendant la durée de la soirée. Selon le quotidien britannique, une surveillance des recrues avait été mise en place pour la soirée : « Les femmes qui passaient trop de temps [aux toilettes] étaient signalées et ramenées dans la salle de bal. Un agent de sécurité était à la porte et décomptait le temps. » Elles étaient invitées à interagir davantage avec les invités par des salariés de l’agence de recrutement, Artista, si elles apparaissaient trop en retrait.
L’hôtel Dorchester a assuré appliquer une tolérance zéro à l’égard du harcèlement sexuel, et l’organisation du dîner de charité s’est dit « consternée » par les comportements rapportés par le Financial Times. « Ce comportement est totalement inacceptable », a fait savoir le Presidents Club.
« C’est un exemple terrifiant d’hommes riches agissant en toute impunité », a jugé dans le Guardian la députée travailliste Jess Phillips. La députée des libéraux-démocrates Jo Swinson a parlé d’accusations qui « retournent l’estomac ». La commission parlementaire britannique pour les femmes et l’égalité a, elle, appelé à un renforcement législatif pour empêcher que ce genre de comportements se reproduise.

Le malaise de Theresa May
Ces révélations ont coûté sa place, mercredi, à un membre du ministère de l’éducation et conduit la première ministre, Theresa May, à exprimer son « malaise ». David Meller, un des coprésidents du club organisateur de cette soirée privée, siégeait depuis juin 2013 au sein d’une commission non exécutive dépendant du ministère. Sa démission a été annoncée au Parlement par Anne Milton, secrétaire d’Etat à l’éducation. « Il me semble tout à fait extraordinaire qu’au XXIe siècle, des allégations de ce genre fassent encore surface », a-t-elle dit lors d’un débat parlementaire. D’après le Financial Times, David Meller copréside avec le promoteur immobilier Bruce Ritchie le Club des présidents.
Le porte-parole de Theresa May a confié, pour sa part, que « la lecture de cet article ce matin avait mis la première ministre mal à l’aise ».
Le Foreign Office, qui avait offert pour ces enchères un déjeuner avec Boris Johnson, n’a fait, pour sa part, aucun commentaire.
L’un de ses bénéficiaires des fonds levés, le Great Ormond Street Hospital, un hôpital pour enfants de la capitale britannique, a annoncé qu’il restituerait les précédents dons émanant du Presidents Club.
Le groupe publicitaire WPP, qui réservait traditionnellement une table lors de cette soirée, a déclaré, pour sa part, qu’il ne s’y associerait plus.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-12">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ La socialiste Nathalie Appéré va demander la modification d’une circulaire qui interdit l’utilisation dans l’état civil du tilde ou de l’apostrophe.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Etat civil : la maire de Rennes veut faire lever l’interdiction de certains signes dans les prénoms

La socialiste Nathalie Appéré va demander la modification d’une circulaire qui interdit l’utilisation dans l’état civil du tilde ou de l’apostrophe.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 12h11
   





                        


La maire de Rennes, Nathalie Appéré (PS), a annoncé, mardi 23 janvier, saisir « dans les prochains jours (…) la garde des sceaux » pour modifier une circulaire de 2014 qui interdit la transcription dans l’état civil de certains signes, comme le tilde ou l’apostrophe.
Cette démarche a été suscitée par le refus, en août 2017, de l’état civil de la ville d’enregistrer l’identité d’un nouveau-né que les parents souhaitaient prénommer Derc’hen, en vertu de cette circulaire qui interdit les apostrophes dans les prénoms, ainsi que l’a rappelé le procureur à la mairie, selon cette dernière.

        Lire aussi :
         

                La région Bretagne demande l’autorisation du tilde dans les prénoms



Les parents se sont donc finalement résolus à inscrire leur enfant sous l’orthographe Derchen, sans apostrophe. Or, le « c’h » en breton a une prononciation proche de la jota espagnole, sans rapport avec la prononciation de son orthographe francisée.
Une circulaire de plus en plus contestée
La circulaire du 23 juillet 2014 liste un certain nombre de signes, comme les accents, la cédille ou le tréma, pouvant être utilisés dans l’état civil. Tous les autres signes diacritiques « étrangers » ne sont plus autorisés, au nom du respect de la langue française. Comme le tilde, très fréquent en espagnol mais courant également dans les prénoms bretons ; en mai, le tribunal de Quimper avait ainsi refusé d’enregistrer le prénom Fañch.
« L’unité de la République n’est pas mise en danger à cause d’un tilde ou d’une apostrophe (…) mais le procureur a rappelé la circulaire de 2014 pour faire savoir que l’enfant ne pouvait pas être enregistré à l’état civil avec un prénom comportant une apostrophe », a expliqué lors d’un point de presse Marc Hervé, adjoint au maire chargé des finances.
« Il faut donc faire évoluer le droit pour que nos agents à l’état civil puissent enregistrer de tels prénoms », a-t-il poursuivi. Une circulaire n’est pas une loi et peut donc être plus facilement modifiée, a-t-il expliqué.
Dans une lettre publiée le 29 septembre 2017, 22 députés de la majorité avaient déjà demandé au ministère de la justice de revoir la circulaire.

        Lire aussi :
         

                Quels sont les prénoms les plus populaires depuis 1946 ?



Cette dernière est notamment contestée depuis le printemps dernier, en raison du refus le 13 septembre d’enregistrer à l’état civil un bébé que ses parents souhaitaient appeler Fañch, avec un tilde. Le tribunal de Quimper avait justifié sa décision en expliquant qu’autoriser le tilde « reviendrait à rompre la volonté de notre Etat de droit de maintenir l’unité du pays et l’égalité sans distinction d’origine ». Cette affaire devrait être jugée en appel dans le courant de l’année.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-13">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Le gouvernement a tardé à prendre la mesure du mécontentement des personnels pénitentiaires, en grève depuis dix jours. Mais les propositions formulées lors des négociations ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Prisons : une crise lancinante

Editorial. Le gouvernement a tardé à prendre la mesure du mécontentement des personnels pénitentiaires, en grève depuis dix jours. Mais les propositions formulées lors des négociations ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h45
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le conflit social dans les prisons françaises est dans l’impasse. Après dix jours de blocage des établissements pénitentiaires, ce qui en fait le plus long mouvement depuis vingt-cinq ans, les négociations entre les syndicats de surveillants et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, ont échoué, mardi 23 janvier. Cette protestation, qui a pris par surprise le gouvernement, n’a pourtant rien d’étonnant au regard de l’état du système carcéral.

        Lire aussi :
         

                Prisons : les syndicats se disent « prêts à négocier » sous certaines conditions



La surpopulation (69 714 détenus pour 59 165 places) et la vétusté de beaucoup d’établissements ont fini par générer des conditions de détention indignes pour les uns et un environnement de travail dégradé pour les autres. Le cercle vicieux est implacable. La promiscuité est un terreau favorable à la violence, qui elle-même appelle une discipline brutale, entretenant ­incompréhension et mépris de part et d’autre des barreaux.
Dans de telles conditions, la partie valorisante du métier de surveillant, l’accompagnement personnalisé des détenus, disparaît au profit du rôle de porteur de clés uniquement là pour gérer les allées et venues des cellules vers la cour de promenade ou les parloirs. Ce huis clos où la tension est permanente se trouve généralement loin des regards. Il s’est construit avec l’assentiment tacite d’une société qui cherche avant tout à ne plus entendre parler de ceux qu’elle a condamnés, entraînant dans un même sort ceux qu’elle a chargés de les surveiller.

        Lire aussi :
         

                En chiffres : surveillant de prison, un métier exposé



Il a suffi d’une étincelle, l’agression, le 11 janvier, par un détenu djihadiste de trois surveillants du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), pour mobiliser une profession qui réclame légitimement plus de moyens pour mieux se protéger et plus de considération pour mieux exercer son métier.
Si le phénomène de la radicalisation en prison constitue la nouveauté de ce conflit social et même s’il s’amplifie, il ne concerne qu’une minorité de surveillants. Le nombre de personnes détenues pour des faits liés au terrorisme est passé de 241 à 505 en deux ans, tandis que 1 500 détenus de droit commun sont considérés comme radicalisés. Le djihadisme en prison est un problème complexe, dont on n’a pas encore véritablement pris la mesure, mais il n’est qu’une des facettes d’une crise structurelle du système carcéral français.
Pas de baguette magique
Celle-ci ne se réglera pas d’un coup de baguette magique. Les prisons souffrent d’un sous-investissement chronique. Le plan en cours de construction de 15 000 places sera étalé jusqu’en 2025. Il aura donc un impact marginal sur les capacités d’ici à la fin du quinquennat. Parallèlement, le développement des peines alternatives à la prison n’aura d’effet qu’à long terme, tant la révolution culturelle à mener sur ce plan s’annonce difficile.
Reste que le gouvernement a tardé à prendre la mesure du mécontentement. Il était temps que des négociations s’ouvrent sur les questions d’effectifs pour combler les postes vacants ; de sécurité, en durcissant les règles concernant les fouilles des détenus et en améliorant les équipements de sécurité ; de rémunération, enfin, afin de rendre ce métier un peu plus attrayant. L’écart entre les revendications des gardiens et les propositions du gouvernement est proportionnel au désintérêt de la société dans son ensemble pour l’univers carcéral. Les rapprocher ne sera que la première étape d’un processus plus ambitieux pour rendre enfin nos prisons un peu moins indignes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-14">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’idéologue d’extrême droite, plusieurs fois condamné, comparaît mercredi pour diffusion d’une caricature antisémite.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Alain Soral, la PME rentable de l’extrême droite, malgré les procès

L’idéologue d’extrême droite, plusieurs fois condamné, comparaît mercredi pour diffusion d’une caricature antisémite.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 11h24
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Sur le photomontage figure Emmanuel Macron, portant un brassard nazi où le symbole du dollar remplace la croix gammée. Derrière lui, les visages de l’entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi, du banquier britannique Jacob Rothschild et de l’essayiste français Jacques Attali, sur fond de drapeaux américain et israélien. Le tout accompagné d’un slogan « En marche vers le chaos mondial ». En novembre 2017, l’image antisémite relayée sur le compte Twitter du syndicaliste Gérard Filoche avait suscité l’indignation d’une partie de la classe politique et provoqué l’exclusion de ce dernier du Parti socialiste, dont il était membre depuis 1994.

C’est le même photomontage qui vaut à l’idéologue Alain Soral de comparaître, mercredi 24 janvier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir « directement provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». C’est en effet sur le site Egalité et réconciliation (E&R) animé par cet homme de 59 ans qui se définit lui-même comme un « national-socialiste français » qu’était parue pour la première fois l’image imprudemment relayée par Gérard Filoche.
Blousons de cuir et barbes taillées
Caricatures antisémites, injures racistes, « blagues » négationnistes, c’est presque devenu une habitude de voir Alain Soral devant les tribunaux. Il y comparaît très régulièrement, en personne ou représenté par son avocat, Damien Viguier, pour diffamation, apologie de crime contre l’humanité ou provocation à la haine raciale, sans que ses multiples condamnations ne l’aient jamais, jusqu’ici, incité à modifier les publications sur son site, fondé en 2007. Bien au contraire. A chacun de ses procès, une petite troupe de militants – blousons de cuir et barbes taillées – l’accompagne pendant qu’un « reporter » d’E&R filme avocats...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-15">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Analyse. Pour la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre, le projet Macron n’est pas seulement d’organiser une péréquation entre organismes riches et pauvres, mais surtout de les transformer tous en entreprises à structure capitalistique, avec des actionnaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Macron, le président qui voulait privatiser les HLM

Analyse. Pour la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre, le projet Macron n’est pas seulement d’organiser une péréquation entre organismes riches et pauvres, mais surtout de les transformer tous en entreprises à structure capitalistique, avec des actionnaires.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h06
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Analyse. Depuis son élection, Emmanuel Macron a, à plusieurs reprises, sonné la charge contre le logement social : « J’ai deux problèmes avec les HLM. Il y a trop d’organismes, près de 800, et il faut opérer un regroupement en deux à trois ans. Ensuite, il n’y a pas de bonne circulation du capital, justifiait-il, le 6 octobre 2017, devant les professionnels du bâtiment. Il y a des organismes qui ont des trésors et ne construisent pas, tandis que d’autres n’ont pas du tout d’argent. Alors, annonçait-il, on va un peu baisser les loyers et les APL [aide personnalisée au logement] et, après une analyse honnête, on va recapitaliser les organismes fragilisés. »
Les efforts réclamés au secteur sont conséquents, puisqu’ils les privent de 7 % des recettes (22 milliards d’euros de loyers perçus par an)
Lors d’un entretien télévisé sur TF1, le 17 octobre, il réitérait ses critiques : « Il faut changer le logiciel dans le secteur du logement social. On met de la dépense publique, légitime dans le secteur HLM, on continuera à le faire, mais on met aussi beaucoup de dépenses publiques pour solvabiliser les ménages qui sont dans ces logements. On est le pays en Europe qui est quasiment le moins efficace pour le traitement des mal-logés ! Le gouvernement va demander aux acteurs du logement social d’un peu baisser les loyers (…), en face, on va baisser d’autant les APL. »
La première étape devait conduire à réduire les aides au logement et les loyers HLM, à hauteur de 1,5 milliard d’euros, mesure actée dans la loi de finances pour 2018. Après de rudes négociations, le prélèvement payé par les bailleurs sociaux a été étalé sur trois ans, à raison de 800 millions d’euros en 2018, 800 autres en 2019 et 1,5 milliard à partir de 2020. Les efforts réclamés au secteur sont conséquents, puisqu’ils les privent de 7 % des recettes (22 milliards d’euros de loyers perçus par an) et de 70 % de leurs investissements...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-16">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Bruno Lafont reste administrateur d’EDF et d’ArcelorMittal malgré sa mise en examen pour financement du terrorisme.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

L’ex-PDG de Lafarge démissionne du Medef

Bruno Lafont reste administrateur d’EDF et d’ArcelorMittal malgré sa mise en examen pour financement du terrorisme.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 09h19
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Sur la photo de groupe, son visage aurait été un peu gênant. Comment expliquer la présence, au premier rang des patrons décidés à sauver la planète, d’un homme mis en examen trois jours auparavant pour financement des terroristes de l’Etat islamique ? En décembre 2017, à l’occasion du One Planet Summit, durant lequel 90 entreprises françaises ont signé un engagement commun en faveur du climat, Bruno Lafont a préféré se mettre en retrait.
Discrètement, l’ex-PDG de Lafarge a renoncé à présider le pôle « développement durable » du Medef, un mandat qui faisait de lui la figure de proue du patronat en matière d’environnement. « Cela s’est passé simplement, rapporte-t-on au Medef. Il a remis sa démission à notre président, Pierre Gattaz, qui l’a acceptée. Il pourra ainsi mieux se consacrer à sa défense. » M. Lafont, lui, met en avant le fait qu’après la COP 22, sa mission arrivait de toute façon à son terme.
L’ex-PDG a été remplacé à titre intérimaire par la vice-présidente du pôle « développement durable », Christine Goubet-Milhaud, issue d’EDF. Le Medef s’est gardé d’annoncer ce changement : sur son site Internet, M. Lafont est toujours présenté comme le président de ce pôle chargé notamment de définir la stratégie du patronat en matière de « responsabilité sociétale des entreprises ». 
Un dirigeant d’entreprise mis en cause dans une affaire de terrorisme peut-il conserver les mandats qu’il détenait auparavant ? C’est une question inédite que pose le cas de M. Lafont aux milieux d’affaires. Une sorte de test de résistance du capitalisme français en matière éthique.
Fiasco
L’ancien patron du champion français du ciment, qui a terminé sa carrière en cédant le groupe tricolore à son rival suisse Holcim, a été mis en examen, le 8 décembre 2017, pour « financement d’une entreprise terroriste », « mise en danger de la vie d’autrui » et violation d’un embargo, comme plusieurs autres anciens dirigeants de Lafarge. Il leur est reproché d’avoir pactisé avec différents groupes terroristes en Syrie, en 2013-2014.

        Lire aussi :
         

                Financement du terrorisme : le jeu de dupes des dirigeants de Lafarge



Pour maintenir en fonctionnement l’usine qui venait d’ouvrir dans le pays, la filiale syrienne de Lafarge a validé le versement d’argent à des groupes terroristes dont l’Etat islamique, également appelé Daech. Cela n’a pas empêché l’usine d’être évacuée en catastrophe, et de tomber finalement entre les mains des djihadistes, en septembre 2014. Piégés dans l’usine, une trentaine d’employés ont pu s’enfuir par leurs propres moyens.
M. Lafont, alors PDG de Lafarge, peut-il être tenu pour responsable de ce fiasco ? En décembre 2017, devant les juges, l’ex-patron a assumé la décision de rester en Syrie jusqu’en août 2014, tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance des arrangements financiers avec les djihadistes. « Il y a beaucoup de choses que je n’ai pas sues et qui m’ont peut-être été cachées », a-t-il déclaré.
« La femme de César doit être au-dessus de tout soupçon »
Le scandale provoqué par les liaisons dangereuses de Lafarge en Syrie a déjà amené M. Lafont à lâcher plusieurs casquettes. En avril 2017, il n’a pas demandé le renouvellement de son mandat comme administrateur et vice-président de LafargeHolcim. En décembre 2017, il a aussi démissionné du dernier mandat qu’il détenait au sein de Lafarge Ciments France, « pour mettre les choses en ordre ».
Après sa mise en examen, le risque d’une polémique l’a également incité à lâcher la présidence bénévole de la Fondation nationale pour l’enseignement de la gestion des entreprises (Fnege), qu’il avait prise un an auparavant. Une pétition l’exhortant à démissionner avait commencé à circuler. « Pour présider cette institution, il faut quelqu’un qui incarne un management et une gestion irréprochables, soulignait le texte. De toute évidence, ce n’est plus le cas. » 

        Lire aussi :
         

                Lafarge en Syrie : la chute de l’ancien PDG Bruno Lafont



Au même moment, M. Lafont a quitté le Medef. Il reste néanmoins membre de deux conseils d’administration importants, ceux d’EDF et d’ArcelorMittal. Là, pas de démission en vue. Malgré sa mise en examen, l’ancien grand patron participe toujours aux réunions et préside le comité des nominations et des rémunérations d’EDF. Il devrait être présent, ce mercredi, au conseil d’EDF.
« Doit-il rester ? La question est légitime, estime un familier d’EDF, sous couvert d’anonymat. Une bonne gouvernance devrait l’inciter à démissionner : la femme de César doit être au-dessus de tout soupçon. » Question d’image pour l’entreprise. Elle n’a cependant pas été abordée au conseil d’EDF.
« La présomption d’innocence doit être respectée »
« Personne n’a demandé à Bruno de démissionner d’EDF ou d’ArcelorMittal, et il ne s’est pas posé la question », indique un de ses proches. Juridiquement, impossible de forcer un administrateur à partir. Ni la loi ni les règles édictées par l’Association française des entreprises privées et le Medef ne le prévoient. Elu par l’assemblée générale d’EDF, M. Lafont ne verra son mandat arriver à échéance qu’au printemps 2019.

        Lire aussi :
         

                Lafarge en Syrie : l’ex-directeur général Eric Olsen mis en examen



« Bien sûr, il a une image déplorable, mais la présomption d’innocence doit être respectée, plaide un habitué des conseils d’administration. Moi aussi, j’ai été mis en examen dans le passé, puis blanchi. Si j’avais démissionné, ma carrière aurait été ruinée pour rien. » 

        Lire aussi :
         

                Cimenterie de Lafarge en Syrie : trois anciens dirigeants du groupe placés en garde à vue


Présomption d’innocence individuelle, d’un côté, réputation collective de l’entreprise, de l’autre : la même opposition est à l’œuvre dans le débat actuel autour du maintien ou non de Mathieu Gallet à Radio France, condamné pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel, mais qui a fait appel de ce jugement. En revanche, le gouvernement vient de déclarer qu’il allait renouveler Stéphane Richard à la tête d’Orange, alors qu’il a été mis en examen pour « complicité d’escroquerie » et « complicité de détournement de fonds publics » dans l’affaire Tapie. Le cas de M. Lafont reste toutefois spécifique : il est pour l’heure le seul patron français mis en cause pour financement du terrorisme.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-17">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La mobilisation des surveillants continue mercredi, après que les syndicats ont jugé « insuffisantes » les propositions du gouvernement faites la veille. La reprise des discussions est soumise à condition.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Prisons : les syndicats se disent « prêts à négocier » sous certaines conditions

La mobilisation des surveillants continue mercredi, après que les syndicats ont jugé « insuffisantes » les propositions du gouvernement faites la veille. La reprise des discussions est soumise à condition.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 16h55
   





                        



   


Après une journée de négociation infructueuse, mardi, entre les syndicats des gardiens de prisons et la ministre de la justice Nicole Belloubet, le conflit s’enlise et entre, mercredi 24 janvier, dans sa dixième journée.
Les trois principaux syndicats pénitentiaires (UNSA, FO et la CGT) à la manœuvre dans la crise des prisons, se disent prêts à retourner à la table des négociations mais sous certaines conditions.
« Ce n’est pas nous qui bloquons [les négociations], mais on ne peut plus faire sans arrêt des allers-retours », explique Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat majoritaire UFAP (40 % aux élections). « On a une plate-forme de revendications, il faut maintenant qu’on avance une bonne fois pour toutes, car c’est en train de tourner au vinaigre », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général de FO (30 %), Emmanuel Baudin, se dit lui aussi « prêt à négocier » mais à la condition que la question statuaire soit abordée. « Si on nous invite, on viendra (…) mais s’il n’y a pas le statutaire, on repartira », a-t-il prévenu. « Depuis le début du mouvement, notre plate-forme de revendications n’a pas changé : “sécurité, indemnités, statut”. Quand les trois thèmes seront pris en compte, on pourra débloquer », dit-il.
La CGT-Pénitentiaire (minoritaire) a, de son côté, affirmé mercredi que la garde des sceaux n’était « plus crédible sur ce dossier » et a réclamé la nomination d’un médiateur. Le gouvernement a répondu dans l’après-midi que la ministre de la justice gardait sa confiance pour mener les négociations.
De son côté, l’administration pénitentiaire a envoyé mercredi un courrier aux directeurs de prison leur demandant d’appliquer désormais les sanctions prévues contre les surveillants en grève, alors que ces derniers sont soumis à un statut spécial qui leur interdit le droit de grève.

        Lire aussi :
         

                Nouvelle journée de blocage dans les prisons, les syndicats claquent la porte des négociations



Des prisons bloquées de l’Ile-de-France jusqu’en Corse
Les blocages des prisons se poursuivaient ce mercredi. A Fresnes (Val-de-Marne), où les syndicats laissaient planer l’incertitude sur le transfèrement de Jawad Bendaoud, le « logeur des terroristes » du 13 novembre 2015, à son procès prévu dans l’après-midi à Paris, l’accès à la prison a finalement été libéré dans la matinée par les forces de l’ordre.
Vers 8 h 30, les forces de l’ordre ont repoussé sur un côté la centaine de surveillants qui barraient l’entrée de la prison depuis 6 heures. Cet accès est réservé aux piétons, celui pour les véhicules restait lui toujours bloqué, selon le journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).
Plus tôt, devant ce centre pénitentiaire du Val-de-Marne, au sud de la capitale, une centaine de personnes bloquaient à 7 heures l’entrée principale avec des poubelles, des pneus et des palettes enflammés.
A Fleury-Mérogis (Essonne), les accès aux maisons d’arrêt pour hommes et pour femmes étaient également barrés par une centaine de surveillants, selon un responsable local CGT. « Rien n’entre, rien ne sort », a assuré à l’AFP le délégué du syndicat majoritaire UFAP-UNSA, Alexandre Caby.
La prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis) et celle de Meaux-Chauconin et Réau (Seine-et-Marne), étaient également bloquées, tout comme la prison de Borgo en Corse. Cette dernière était gérée par les gendarmes, en remplacement des personnels absents, alors que des discussions se tiennent entre syndicats et directeur de l’établissement.
Critiques politiques
Les trois syndicats, UFAP-UNSA, FO et CGT-Pénitentiaire, ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des établissements. Mardi soir, Nicole Belloubet a assuré sur LCI que sa « porte [était] toujours ouverte », rappelant que « la situation de l’administration pénitentiaire et des prisons ne date pas d’il y a six mois [mais] de plusieurs décennies ».
Cette crise des prisons est l’une des plus importantes depuis vingt-cinq ans, et un défi pour le gouvernement : après les critiques des Républicains, reprochant à la garde des sceaux de « ne pas prendre la mesure » de la « détresse » des surveillants, c’est de la gauche que sont venues les attaques. Emmanuel Macron « s’est pris les pieds dans le tapis », a estimé mardi Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise à l’Assemblée nationale, tandis que le député PS Luc Carvounas a qualifié Nicole Belloubet de « ministre techno » empreinte de « désinvolture ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-18">

<article-nb="2018/01/24/19-19">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Pour séduire les familles qui pourraient quitter la Grande-Bretagne, Matignon et la région Ile-de-France ont notamment confirmé la construction de trois nouveaux lycées internationaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Brexit : l’Ile-de-France renforce son offre scolaire internationale

Pour séduire les familles qui pourraient quitter la Grande-Bretagne, Matignon et la région Ile-de-France ont notamment confirmé la construction de trois nouveaux lycées internationaux.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h07
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Voilà un rapport bien accueilli. En tout cas par les autorités – Matignon, la région Ile-de-France – à qui il a été remis. A peine réceptionné, lundi 22 janvier, le rapport sur le développement de l’offre scolaire internationale signé d’Agnès Evren, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, et de Daniel Filâtre, recteur de l’académie de Versailles, a été salué par le gouvernement. Décision a immédiatement été prise de « retenir l’ensemble des propositions pour développer l’offre linguistique et répondre aux attentes des familles qui souhaitent s’installer en France », a fait savoir Matignon dans un communiqué.
Sur le nombre de familles qui, dans le sillage du Brexit, pourraient quitter la Grande-Bretagne pour venir s’installer de ce côté-ci de La Manche, la fourchette des estimations est large : fin octobre 2017, on chiffrait à 2 500 le nombre de relocalisations à anticiper rien que dans le secteur financier (BNP Paribas, Bank of America, Crédit agricole, HSBC, Société générale, etc.). Globalement, les départs se compteraient en dizaines de milliers.

Doublement des places en section internationale
Pour que le regard de ces « familles impatriées », comme on dit dans le jargon du commerce international, se porte sur l’Ile-de-France, les autorités sortent le grand jeu : elles ont pris l’engagement d’étoffer l’offre scolaire dans les trois académies franciliennes (Paris, Versailles, Créteil) pour la porter « aux standards référencés dans les grandes métropoles internationales » – façon de dire, sans l’écrire, qu’elle ne l’atteint pas tout à fait aujourd’hui.
Le « mode d’emploi » livré dans ce rapport n’est pas totalement nouveau : le plan gouvernemental et territorial lancé, le 7 juillet 2017, pour renforcer l’attractivité de la place financière de Paris, prévoyait déjà la création de trois nouveaux lycées internationaux (livrés d’ici 2021) et le doublement du nombre de sections internationales dans les...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-20">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans la nuit du 9 janvier, une épicerie cacher tenue par un musulman a été entièrement ravagée par les flammes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le « vivre-ensemble made in Créteil » à l’épreuve d’un incendie

Dans la nuit du 9 janvier, une épicerie cacher tenue par un musulman a été entièrement ravagée par les flammes.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h35
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Jamais Aziz n’avait imaginé pareil drame. Pas à Créteil. « Ici, il n’y a aucune tension », martèle-t-il, préférant taire son nom de famille. Cela fait plusieurs années que ce commerçant de 44 ans, musulman, est propriétaire d’une épicerie cacher, abritée au rez-de-chaussée du petit centre commercial Kennedy, dans le quartier populaire du Mont-Mesly.
« Un musulman qui vend des produits cacher dans une ville de banlieue, ça n’est pas banal, commente-t-il. Mais tout se passait très bien. » Jusqu’à ce que sa supérette soit incendiée dans la nuit du 9 janvier, trois ans jour pour jour après l’attentat de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Et quelques jours seulement après l’inscription de croix gammées rouges sur son rideau de fer et celui de l’enseigne cacher voisine.
De Promo & Destock, il ne reste rien. Les flammes ont entièrement ravagé les lieux, désormais condamnés par de grands panneaux de bois aggloméré. Au-delà des dégâts matériels, c’est un symbole qui vient d’être réduit en cendres. Cela faisait huit ans qu’Aziz se rendait chaque matin dans cette galerie marchande d’un autre âge, « sauf le samedi, jour de shabbat », précise-t-il.
Avant de lancer sa propre affaire en 2013, il a été le directeur de l’Hyper Cacher adjacent durant quatre années. « Comme moi, le fondateur était d’origine algérienne, il m’a embauché après dix minutes d’entretien, se souvient-il. Il se fichait que je sois musulman. » Les clients aussi, assure-t-il. Ce sont même eux qui l’ont encouragé à se lancer dans le cacher discount, peu de temps après l’ouverture de son épicerie. « Ils me demandaient des produits que le supermarché d’à côté ne distribuait pas, raconte Aziz. Au début, je vendais de tout, en quelques mois, je me suis spécialisé dans le cacher. » Un succès.
Pour preuve, les performances économiques de Promo & Destock, qui lui valent d’être présélectionné pour un concours...




                        

                        

