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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A la veille de l’ouverture de la 45e édition du festival, le dessinateur américain de 77 ans est récompensé pour l’ensemble de son œuvre.
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Le maître de l’horreur, Richard Corben, nouveau Grand Prix d’Angoulême

A la veille de l’ouverture de la 45e édition du festival, le dessinateur américain de 77 ans est récompensé pour l’ensemble de son œuvre.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h49
    |

            Frédéric Potet








                        



   


Il aurait été anormal que la science-fiction et la fantasy figurent si peu au panthéon du Festival d’Angoulême. La nomination, mercredi 24 janvier, à la veille de la 45e édition de la manifestation, de Richard Corben au palmarès des « Grand Prix », est un événement pour les lecteurs assidus de ces deux genres majeurs de la bande dessinée contemporaine.
Désigné par les professionnels du secteur, aux dépens de son compatriote Chris Ware et du Français Emmanuel Guibert qui étaient arrivés en tête avec lui du premier tour de scrutin, le dessinateur de 77 ans est le cinquième Américain à recevoir cette distinction, après Will Eisner (1975), Robert Crumb (1999), Art Spiegelman (2011) et Bill Watterson (2014). Sa désignation célèbre un styliste hors pair et un maître de l’horreur, mais aussi un adaptateur scrupuleux d’Howard Phillips Lovecraft et d’Edgar Alan Poe, deux de ses principales influences.
Zombies, femmes délurées, gladiateurs survitaminés…
On pourrait résumer l’œuvre de Richard Corben au casting et au bestiaire qui peuplent les dizaines d’albums qu’il a publiés en plus de quarante-cinq ans de carrière. S’y croisent une foule de mutants, zombies, créatures marécageuses, sorcières, détrousseurs de tombes, gladiateurs survitaminés, monstres simiesques, guerriers tribaux, spectres aux blousons cloutés, femmes délurées, animaux diaboliques et barbares de tout poil.

   


Pilier à ses débuts des éditions Warren Publishing, à travers les magazines d’horreur Creepy, Eerie et Vampirella, Corben a développé une esthétique unique qui emprunte autant la culture « pulp » qu’à la littérature fantastique. Son travail doit aussi beaucoup à Robert E. Howard, le fondateur de l’heroic fantasy à travers les aventures de Conan le barbare, dont il dessina quelques histoires.

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                Le radieux rat-dieu de Richard Corben



« L’archétype de l’auteur indépendant »
Né à Anderson (Missouri) en 1940, Richard Corben est connu de longue date en France. Le magazine Actuel fut le premier à le publier dès 1972. Trois ans plus tard, Métal hurlant accueillait dans ses pages sa série Den, contant les aventures érotico-fantastiques d’un jeune geek ayant muté en guerrier bodybuildé. Sa technique à l’aérographe – un pistolet à peinture miniature – lui vaut alors une forme d’adoration de la part de lecteurs « adultes » à qui, enfin, de la bande dessinée est proposée. Corben devient un auteur « culte », ce qui sera un peu son problème par la suite, ne parvenant jamais à toucher un large public dans son propre pays ou en Europe, en dépit de quelques collaborations fameuses, comme sur Hellboy, de Mike Mignola.
Resté fidèle à son univers si particulier, le résident de Kansas City, la ville où il reçu sa formation artistique, est « l’archétype de l’auteur indépendant », selon Laurent Lerner, le fondateur de la petite maison d’édition française Delirium, qui édite en France ses créations depuis quelques années : « Il est indépendant de tout : du marché, du marketing, des médias, des lecteurs, des éditeurs… Sa démarche artistique n’a jamais dévié de la direction qu’il a prise au début de sa carrière. » Celle-ci a connu des hauts et des bas, et même des grands moments de solitude.
« J’ai encore des buts à atteindre, je ne prendrai donc sûrement jamais ma retraite »
Dans une interview figurant à la fin de Ragemoor (Delirium, 2014), un récit fantastique réalisé avec le scénariste Jan Strnad, Richard Corben explique pourquoi lui, le maître de la couleur, a opté pour un traitement en noir et blanc : « Lors de la conception de ce projet, je ne savais pas s’il trouverait une place chez Dark Horse ou chez un autre éditeur [de grosse taille]. Je pensais qu’il me faudrait le présenter à des plus petits éditeurs qui n’auraient pas les moyens de le publier en couleurs. »

   


Le dessinateur faisait également le point sur sa « longue carrière » et sur la poursuite de celle-ci malgré son grand âge : « J’adore toujours les possibilités offertes par la BD, en tant que moyen d’expression, pour raconter les histoires que je veux raconter, et pas seulement celles qui se vendent bien. J’ai encore des buts à atteindre, je ne prendrai donc sûrement jamais ma retraite. Je continuerai à dessiner des BD jusqu’à ma mort. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Violaine Morin, journaliste chargée de l’éducation au « Monde », répond à vos questions.
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<article-nb="2018/01/24/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.
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Le chômage stagne au mois de décembre

Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a baissé de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h14
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



   


Fin d’une époque. Ils étaient scrutés, commentés tous les mois. A l’aune de ces statistiques, on jugeait l’action des pouvoirs publics pendant le quinquennat de François Hollande et les résultats des présidents de la République. Mais cette obsession collective pour les chiffres du chômage pourrait s’arrêter mercredi 24 janvier, dernier jour de publication de cet indicateur tel qu’on le connaît. Les statistiques de Pôle emploi et du ministère du travail ne seront en effet plus publiées dans leur version actuelle dès le mois prochain.
Le dernier cru aura été à l’image de cette statistique fluctuante : difficile à interpréter. Selon les chiffres de Pôle emploi et de la Dares, le service statistique du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont exercé aucune activité) a très peu bougé au mois de décembre, baissant de seulement 0,1 % sur un mois en France métropolitaine. Soit 2 700 inscrits en moins. En tout, il y a donc encore 3,45 millions de personnes en quête d’un emploi en France métropolitaine (un peu plus de 3,7 millions en incluant les outre-mer).

        Lire :
         

          Chômage : la publication sur les chiffres de Pôle emploi deviendra trimestrielle en 2018



Baisse de 0,5 % sur un an
Le tableau est légèrement plus reluisant sur un an : en douze mois, le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 0,5 %. La croissance, au rendez-vous en 2017 avec une hausse de 1,9 % de PIB selon les prévisions de l’Insee, n’aura pas suffi à égaler la performance du marché de l’emploi en 2016. Cette année-là, le nombre de demandeurs d’emploi avait fondu de 3 % en métropole.
Cette moindre performance est valable aussi pour les jeunes de moins de 25 ans. Ce public particulièrement fragile, et dont le gouvernement a indiqué vouloir faire une priorité, a certes vu son chômage baisser en 2017, mais bien moins qu’en 2016 : le recul a été de 3,5 % cette année contre 8,8 % l’an dernier.
Les séniors, en revanche, semblent avoir moins pâti de l’année 2017 : le nombre de demandeurs d’emplois de cette catégorie n’a augmenté « que » de 1,6 % cette année contre 2,5 % l’an dernier.
Ces statistiques ont beau être un peu décevantes, elles ne reflètent pas toute la réalité de la situation du marché du travail, lequel donne de véritables signes d’amélioration. Selon l’Accoss, l’institution qui coiffe les organismes collecteurs des cotisations sociales, 2,07 millions de nouvelles embauches ont été enregistrées au quatrième trimestre 2017. Soit une hausse record de 7,3 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Alors que neuf millions de personnes souffrent d’isolement, le gouvernement veut poursuivre le combat engagé par la députée travailliste Jo Cox, assassinée en 2016.
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Au Royaume-Uni, une « ministre de la solitude » pour lutter contre l’isolement social

Alors que neuf millions de personnes souffrent d’isolement, le gouvernement veut poursuivre le combat engagé par la députée travailliste Jo Cox, assassinée en 2016.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h43
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Alors que le Brexit a commencé à plonger le Royaume-Uni dans un certain isolement diplomatique, le pays a décidé de lutter contre un nouveau fléau social : la solitude. Theresa May a nommé, mercredi 17 janvier, une secrétaire d’Etat chargée des personnes isolées et confié ces fonctions à Tracey Crouch, ministre des sports. Neuf millions de personnes (sur une population de 65,6 millions) souffrent de solitude au Royaume-Uni selon la Croix-Rouge et 200 000 personnes âgées affirment n’avoir parlé à aucun ami ou proche dans le mois précédent. La première ministre a affirmé vouloir « prendre des mesures contre la solitude endurée par les personnes âgées, ceux qui ont perdu des êtres chers, les gens qui n’ont personne à qui parler ».
La mobilisation gouvernementale sur ce sujet traduit la volonté de poursuivre le combat engagé par Jo Cox, la députée travailliste assassinée à 41 ans, le 16 juin 2016, dix jours avant le référendum sur le Brexit, par un sympathisant d’extrême droite devant une bibliothèque municipale où elle rencontrait ses électeurs. Alarmée par l’étendue du phénomène, Jo Cox avait créé une commission parlementaire sur la solitude qui avait recommandé la nomination d’un ministre ad hoc.

        Lire aussi :
         

                Joe Cox et les démons refoulés de l’Angleterre



La fondation qui perpétue sa mémoire a poursuivi ce travail en publiant, en décembre, un rapport qui a évalué à neuf millions le nombre de personnes isolées et estimé que l’altération à la santé liée à la solitude équivaut au fait de fumer quinze cigarettes par jour. Aux Etats-Unis, un ancien ministre de la santé, Vivek Murthy, écrit dans la Harvard Business Review que le fléau est associé à « un plus grand risque de maladies cardio-vasculaires, de maladies neurodégénératives, de dépression et d’anxiété » et devrait être combattu sur les lieux de travail.
Quantifier le phénomène
La nouvelle « ministre de la solitude » britannique doit mettre au point une méthode statistique pour quantifier le phénomène et aider financièrement les associations à multiplier les initiatives destinées à briser l’isolement. Il existe déjà des groupes comme Men in Sheds (partage de compétences et formation entre hommes âgés), Pies and Pints (repas du troisième âge dans des pubs) ou Knit and Natter (tricot et papotage). De même que des Alzheimer cafés, réunions mensuelles de personnes affectées par la maladie.
Les critiques ont fait remarquer qu’un gouvernement qui provoquait la fermeture de nombreuses bibliothèques publiques et de centres sociaux, du fait de sa politique d’austérité, était mal placé pour prétendre lutter contre la solitude. La frénésie des Britanniques pour les livraisons à domicile qui évitent de fréquenter les magasins et les restaurants est aussi débattue, de même que le rôle pervers des réseaux sociaux. « La solitude est une construction culturelle, une affaire de mode de vie. C’est l’enfant de l’union entre l’analphabétisme social et le paradigme néolibéral », écrit Stewart Dakers, qui tient une chronique sur le troisième âge dans le Guardian. 
Plus inattendu, un autre éclairage a été donné par Kim Leadbeater, sœur cadette de Jo Cox. Alors que la députée assassinée a laissé le souvenir d’une femme rayonnante, confiante et ouverte, sa sœur a expliqué les raisons intimes de sa croisade contre la solitude. Jeune fille issue d’une famille populaire du nord de l’Angleterre, Jo Cox avait souffert d’isolement lors de ses études dans la très huppée université de Cambridge et téléphonait souvent à sa sœur Kim pour en parler. Elle avait aussi traversé des périodes de blues, après la naissance de son premier enfant, lorsqu’elle s’était retrouvée seule dans la journée avec le bébé.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 23/01/2018
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Matignon prépare le retard du Grand Paris Express

Le premier ministre veut lancer « une période de consultations et d’échanges » avec les élus. Le décalage du calendrier de mise en service d’une partie des lignes paraît inévitable.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 08h47
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            
Il est « hors de question » de ne pas réaliser le Grand Paris Express, mais il faut ajuster le calendrier à la « réalité » technique et budgétaire, a expliqué Edouard Philippe, mardi 23 janvier. Veste de chantier orange et casque blanc, le premier ministre visitait le site de montage du tunnelier de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). La machine sera la première à creuser le futur réseau de métro automatique du Grand Paris.
L’objectif du déplacement était double : rassurer les élus d’Ile-de-France, qui ont multiplié appels et lettres ouvertes ces dernières semaines. Et lancer « une période de consultations et d’échanges » avec ces mêmes élus, qui va largement consister à leur faire admettre la nécessité de retarder la mise en service d’une partie des lignes. « Ça ressemble à une préparation psychologique aux mauvaises nouvelles », observe Michel Bournat, président (Les Républicains) de la communauté d’agglomération Paris-Saclay (Essonne).
« Nous devons faire en sorte que ce sur quoi nous nous engageons soit le plus conforme possible à la réalité du projet », a insisté M. Philippe. Une manière de reconnaître que les objectifs affichés depuis 2010 par les gouvernements successifs étaient quelque peu fantaisistes…
Car si la Société du Grand Paris (SGP), chargée de réaliser le réseau, n’est pas épargnée par les critiques – son président, Philippe Yvin, s’est vu signifier la fin de son mandat par la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne –, les incohérences de sa tutelle, l’Etat, expliquent largement la brutalité de ce retour au réel.
« Trajectoire financière non maîtrisée »
Depuis l’été 2017, l’exécutif s’inquiète du « dérapage » des coûts de ce réseau de 200 kilomètres de lignes et de 68 gares. Sa facture prévisionnelle est passée de 19 milliards d’euros en 2010 à plus de 35 milliards d’euros aujourd’hui, au fil des réévaluations et de l’intégration de provisions pour risques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le Forum économique mondial, longtemps critiqué pour ses panels et ses participants presque exclusivement masculins, tente de faire plus de place aux femmes.
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Le Forum de Davos prend timidement le chemin de la parité

Le Forum économique mondial, longtemps critiqué pour ses panels et ses participants presque exclusivement masculins, tente de faire plus de place aux femmes.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h17
    |

            Laura Motet








                        



   


Chaque année, à la fin du mois de janvier, chefs d’Etat, grands patrons et stars du show-business se pressent dans les montagnes suisses pour participer au Forum économique mondial dans la petite station de Davos.
Une foule très masculine, représentative des inégalités présentes à la tête des Etats et des grandes entreprises. Seules 6,4 % des 500 plus grandes entreprises américaines (le Fortune 500) sont, en effet, dirigées par des femmes. En France, l’absence des femmes est encore plus criante : parmi les entreprises du CAC 40, seule Engie est dirigée (mais pas présidée) par une femme.
Face aux nombreuses critiques, le Forum économique a décidé en 2006 de faire un premier pas en faveur de l’égalité femmes-hommes en publiant régulièrement un rapport sur les inégalités de genre. Cette année, les organisateurs du forum ont décidé d’aller plus loin, en désignant uniquement des femmes comme coprésidentes de l’événement. Parmi elles, on retrouve Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, et Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI).
Au-delà de ce geste symbolique, si fort soit-il, les femmes sont-elles plus présentes à Davos ? Qu’en est-il des postes les plus stratégiques ?

        Lire aussi :
         

                Qu’est-ce que le Forum de Davos ?



Un réel effort sur le choix des coprésident•e•s
« C’est effectivement la première fois que la coprésidence est uniquement occupée par des femmes, explique-t-on du côté des organisateurs. Nous les avons choisies pour leur expertise et leur exceptionnelle aptitude à diriger », soulignant ainsi qu’il ne s’agit pas pour le forum de mettre en avant des femmes seulement du fait de leur genre.


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Depuis 2016, le forum de Davos compte au moins au tant de femmes que d'hommes parmi ses co-président.e.s
Nombre de femmes et d'hommes désignés comme co-présidents du forum économique de Davos

Source : Le Monde, Forum de Davos



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      [
        "",
        2
      ],
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        "",
        1
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        7
      ]
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      ],
      [
        "",
        5
      ],
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        "",
        5
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 100) {
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			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Si l’effort sur la parité au sein de la coprésidence du Forum est indéniable, celle sur les principaux intervenants et aux participants est réelle, mais bien plus timide.
29 % des intervenants principaux et 21 % des participants sont des femmes
Sur son site, le forum mettait jusqu’à il y a peu en avant les intervenants principaux (les key speakers), les véritables attractions du forum. « Une minute après l’ouverture des inscriptions [aux conférences], celles de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, ou Michael Corbat, le directeur général de Citigroup, affichaient complet », raconte notre envoyée spéciale, Isabelle Chaperon. Pour cette édition 2018, seules 28,6 % des intervenants principaux mis en avant par le forum étaient des femmes. Soit un point de plus que l’an dernier. Loin d’être à la parité sur ce point, les organisateurs soulignent qu’ils essaient, cependant, de ne pas avoir de panel exclusivement masculin.
Autre effort marquant, la mise en place d’une incitation poussant les « partenaires stratégiques » (des entreprises s’acquittant chaque année de 600 000 francs suisses, soit environ 509 712 euros) à inviter davantage de femmes. Depuis 2011, ceux-ci doivent idéalement compter une femme tous les cinq invités.


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Les quotas incitatifs ont permis d'augmenter le nombre de femmes participant au forum.
Part des femmes et des hommes participant au forum de Davos

Source : CNBC, Le Monde, Forum économique mondial



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		text: ""
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		}]
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		},
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		},
		plotLines: [{
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			width: 2,
			value: 1.5,
			label: {
				useHTML: false,
				text: "2011 : mise en place des quotas",
				textAlign: "center",
				verticalAlign: "middle",
				x: 5,
				y: 0
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
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    "name": "Hommes ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        91
      ],
      [
        "",
        85
      ],
      [
        "",
        80.4750262
      ],
      [
        "",
        78.8028169
      ],
      [
        "",
        78.83888698
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
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  {
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      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        19.5249738
      ],
      [
        "",
        21.1971831
      ],
      [
        "",
        21.16111302
      ]
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    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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{point.key}',
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		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Depuis la mise en place de cette incitation, la part des participantes au forum a effectivement augmenté. Celle-ci stagne cependant depuis au moins 2016 autour des 20 % (1 personne sur 5) entraînés par le quota, soulignant la difficulté pour l’organisation de créer un véritable mouvement parmi ses partenaires stratégiques, allant au-delà des recommandations qu’elle leur fait.
Les femmes invitées occupent des postes moins prestigieux que les hommes
Le quota incitatif porte seulement sur le nombre d’invitées, pas sur leur importance au sein de l’entreprise. Les dirigeantes sont ainsi sous-représentées (13,2 % des dirigeants invités), tandis que les femmes cadres intermédiaires sont surreprésentées (37 % des cadres intermédiaires invités).


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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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	{
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	}
	#container_15167198200 .credits{
		text-align: right;
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	}



Les femmes invitées occupent plus souvent des postes de cadres intermédiaires que hauts dirigeants
Nombre de participants selon leur genre en 2018. La ligne rouge représente le nombre de femmes en moyenne parmi les participants (21,1 %).

Source : Forum économique mondial



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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				}
			},
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			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
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			}
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		},
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				text:"",
				align: "left",
				x: -3
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		}],
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				useHTML: false,
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				verticalAlign: "top",
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				y: -5
			}
		}]
	},{
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			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Niveau 1 : haut dirigeant ","Niveau 2 : cadre supérieur ","Niveau 3 : membre du conseil d'administration ","Niveau 4 : responsable national ou régional, chef d'une division opérationnelle ","Niveau 5 : cadres intermédiaires et expert-conseil "],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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			label: {
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				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
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			from: "",
			to: "",
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				text: "",
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				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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		verticalAlign:"bottom", 
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	},

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    "name": "Hommes ",
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    "data": [
      [
        "",
        946
      ],
      [
        "",
        395
      ],
      [
        "",
        228
      ],
      [
        "",
        151
      ],
      [
        "",
        17
      ]
    ],
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      [
        "",
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      ],
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        "",
        125
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
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],
	tooltip: {
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Un constat encore plus marquant lorsqu’on se penche sur les participants issus de la sphère politique, non soumis aux quotas.


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	{
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les participantes issues de la politique occupent davantage des postes de ministres que de chefs d'Etat ou de gouvernement
Nombre de participants selon leur genre en 2018. La ligne rouge représente le nombre de femmes en moyenne parmi les participants (21,1 %).





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	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
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		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	},
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		text: ""
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				}
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			},
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					lineWidthPlus : 0
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			}
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				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
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				useHTML: false,
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			}
		}]
	},{
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		},
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		type: "linear",
		 categories:["Chefs d'Etat et chefs de gouvernement ","Ministre","Poste en ministère"],
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			text: ""
		},
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		},
		plotLines: [{
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				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
				verticalAlign: "top",
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				y: 10
			}
		}]
	},
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		verticalAlign:"bottom", 
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		y:-10
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	series:[
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      [
        "",
        61
      ],
      [
        "",
        136
      ],
      [
        "",
        26
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Femmes ",
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      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        44
      ],
      [
        "",
        4
      ]
    ],
    "type": "",
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],
	tooltip: {
		useHTML: true,
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		valueSuffix: "",
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
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		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Une féminisation des participantes bien différente selon les régions du monde
Au-delà des efforts faits par le Forum économique mondial pour féminiser davantage ses participants et ses intervenants principaux, une partie de l’inégalité observée s’explique en partie par la région d’origine des participants.


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		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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		display:block;
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	{
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}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
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	}
	#container_15167228352 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



L'Amérique latine, le Moyen-Orient et l'Asie du Sud, mauvais élèves de la parité à Davos
Nombre de participants selon leur genre en 2018. La ligne rouge représente le nombre de femmes en moyenne parmi les participants (21,1 %).

Source : Forum économique mondial



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
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		text: ""
	},
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				}
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					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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			}
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		plotLines: [{
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			width: 2,
			value: 21.1 ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
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			to: "",
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				useHTML: false,
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				y: -5
			}
		}]
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		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
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			zIndex: -1
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Asie australe ","Amérique du Nord ","Afrique ","Europe de l'Ouest ","Europe centrale et Europe de l'Est ","Asie-Pacifique ","Amérique Latine ","Moyen-Orient ","Asie du Sud "],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ff3232",
			width: "",
			value: 21.1,
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: 3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ff3232",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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		layout:"horizontal", 
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		y:-10
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    "name": "Hommes ",
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      [
        "",
        11
      ],
      [
        "",
        604
      ],
      [
        "",
        89
      ],
      [
        "",
        778
      ],
      [
        "",
        122
      ],
      [
        "",
        277
      ],
      [
        "",
        98
      ],
      [
        "",
        188
      ],
      [
        "",
        128
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    "visible": true,
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      "enabled": 0
    }
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    "data": [
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        224
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        208
      ],
      [
        "",
        26
      ],
      [
        "",
        51
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        34
      ],
      [
        "",
        19
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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  }
],
	tooltip: {
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\u25CF {series.name}: {point.y}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


L’Asie australe et l’Afrique, malgré leur petit nombre d’invités (respectivement 18 et 118) dépassent la moyenne, tout comme l’Amérique du Nord (828 invités). Au contraire, l’Amérique latine (116 invités), le Moyen-Orient (222) et l’Asie du Sud (147) peinent à inviter plus de 15 % de femmes.
De quoi alimenter les réflexions du 48e Forum de Davos, qui vise justement à « construire un avenir commun dans un monde fracturé ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-7">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Si les acteurs de l’industrie du X défendent leur métier, ils reconnaissent que l’arrivée de sites de diffusion gratuits ont bouleversé les usages et les comportements.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Harcèlements, violences sexistes… quelle responsabilité pour le porno ?

Si les acteurs de l’industrie du X défendent leur métier, ils reconnaissent que l’arrivée de sites de diffusion gratuits ont bouleversé les usages et les comportements.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h20
    |

                            Brice Laemle








                        



                                


                            
Les films pornographiques sont-ils en partie responsables du sexisme de notre société ? Le débat n’est pas nouveau mais les récentes révélations de violences sexuelles à travers le monde l’ont remis sur le devant de la scène. En France, c’est Emmanuel Macron qui, le 25 novembre, a relancé la question à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes :
« Aujourd’hui, la pornographie a franchi la porte des établissements scolaires. Nous ne pouvons pas d’un côté déplorer les violences faites aux femmes et de l’autre, fermer les yeux sur l’influence que peut exercer sur de jeunes esprits, un genre qui fait de la sexualité un théâtre d’humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes. »
Pour le président de la République, il n’y a pas de doute ; la pornographie influence les jeunes qui reproduiraient dans la réalité ce qu’ils voient sur leurs petits écrans.
Smartphones et « tubes »
« Les gamins ont accès à une orgie pornographique sans avoir aucune grille de lecture pour comprendre ce qu’ils voient », reconnaît Anna Polina, une actrice X de 28 ans. L’accessibilité au porno se fait désormais en quelques clics et sur tous les écrans ; l’émergence des smartphones couplée à celle des « tubes », ces sites gratuits de streaming de vidéos pornographiques, ont tout bouleversé. Leur popularisation depuis une dizaine d’années a profondément modifié les habitudes des consommateurs, y compris pour les mineurs, même au sein des établissements scolaires.

Alice et Camille, 17 ans, en terminale au lycée Hélène-Boucher à Paris, confirment que des images X peuvent circuler dans l’établissement, mais elles assurent que cela reste marginal :
« Que des garçons montrent ces vidéos entre eux, ça arrive au collège, spécialement en quatrième, mais jamais au lycée. »
« Entre mecs, deux ou trois fois par an maximum à la fin du collège », admet Nil, un élève de troisième âgé...




                        

                        


<article-nb="2018/01/24/19-8">
<filnamedate="20180124"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180124"><AAMMJJHH="2018012419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Nicole Belloubet, une technicienne face à la crise des prisons

La ministre de la justice, critiquée pour son profil technocrate, peine à trouver une issue à la première crise d’ampleur à laquelle elle est confrontée depuis sa nomination.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h23
   





                        



   


« Ministre techno », empreinte de « désinvolture », incapable de « prendre la mesure » de la « détresse » du personnel pénitentiaire… Après dix jours de crise dans les prisons, les critiques de l’opposition ciblent la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en première ligne dans le conflit qui oppose le gouvernement aux surveillants pénitentiaires. Cette crise, l’une des plus importantes dans les prisons depuis vingt-cinq ans, s’est soldée par un premier échec pour la garde des sceaux, mardi 23 janvier, quand les syndicats ont quitté la table des négociations, rejetant les propositions du gouvernement.
Alors que la ministre estime avoir consenti un « effort tout à fait considérable » en promettant la création de 1 100 postes sur quatre ans et s’est engagée à examiner des « mesures indemnitaires spécifiques et ciblées » en faveur du personnel pénitentiaire, les syndicats dénoncent des mesures insuffisantes, voire insultantes, critiquant une offre de « prime à l’agression » et ironisant sur le fait que « la vie d’un surveillant ne vaut pas cher ».
La droite s’en est immédiatement prise à la gestion de la crise de la garde des sceaux, mais c’est la gauche qui a été la plus virulente, attaquant le profil trop « techno » de la ministre.

        Lire aussi :
         

                Prisons : les syndicats se disent « prêts à négocier » sous certaines conditions



Technocrate et engagée
Technocrate, Nicole Belloubet l’est assurément. Professeure de droit de formation – seule professeure de droit à siéger au Conseil constitutionnel entre 2013 et 2017 –, reçue deuxième à l’agrégation de droit public en 1992, elle est avant tout considérée comme une travailleuse assidue, voire acharnée.
Décrite comme une technicienne qui n’aime pas se mettre en avant, la juriste de 62 ans n’avait jamais cherché à être exposée en première ligne avant sa nomination au gouvernement, le 22 juin, en remplacement de François Bayrou.

        Lire aussi :
         

                Nicole Belloubet, une professeure de droit au ministère de la justice



Les coups d’éclat ne lui sont pourtant pas étrangers. Après trois ans comme rectrice de l’académie de Limoges, elle est devenue rectrice de l’académie de Toulouse en 2000. Cinq ans plus tard, elle a fait de sa démission un véritable acte politique, rare à cette fonction. A l’époque, François Fillon était ministre de l’éducation nationale et menait une politique qui conduisait à la perte de plusieurs centaines de postes en trois ans dans l’académie de Toulouse. Pour afficher son désaccord, la rectrice a renoncé à son poste en 2005 et adressé une lettre aux cadres de l’académie où elle écrivait :
« Je ne pense pas trouver, désormais, la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l’éducation nationale au niveau de détermination qu’exige ma conception de l’éthique professionnelle. »
Car si Mme Belloubet est connue comme une spécialiste et une gestionnaire, elle est aussi une femme politique, réputée pour ses convictions de gauche. Adhérente au Parti socialiste dans les années 1980, elle fut candidate à une élection municipale pour la première fois en 1989 et est restée conseillère municipale de Saint-Rémy-les-Chevreuses (Yvelines) jusqu’en 1996.
En 2008, elle fut élue à Toulouse, avant de devenir vice-présidente de la région Midi-Pyrénées en 2010. A son entrée au Conseil constitutionnel en 2013, elle avait d’ailleurs déclaré à la presse régionale : « L’action politique me manque. »
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons »
C’est dans l’un des ministères les plus exposés qu’elle a fait son retour en politique en juin. Dès sa nomination au gouvernement, elle fut confrontée aux résistances des parlementaires sur la loi de moralisation de la vie publique, avant de devoir défendre la loi controversée destinée à faire entrer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. « Je ne suis pas sûre de réussir, mais j’ai l’espoir d’y parvenir. J’y travaille », avait-elle dit à Libération le 16 novembre.
Le rattrapage budgétaire de la justice et le risque d’une crise de nerfs au sein de l’administration pénitentiaire étaient, elle le savait, des questions latentes à son arrivée au ministère. « La situation de l’administration pénitentiaire et des prisons ne date pas d’il y a six mois [mais] de plusieurs décennies », a-t-elle déclaré mardi sur LCI.
« Elle ne connaît pas la justice ni les prisons, mais elle a une telle capacité de travail qu’elle y arrivera », avait assuré son amie Pascale Gonod, professeure de droit public à l’université Paris-I, au Monde en juillet. Au dixième jour de contestation dans les prisons, cette capacité de travail n’a, pour l’heure, pas suffi à éteindre la crise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le niveau de certains fleuves comme la Seine continue de monter dangereusement, privant notamment Paris et sa banlieue de RER C.
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Intempéries : 23 départements en vigilance orange, menaces d’inondations

Le niveau de certains fleuves comme la Seine continue de monter dangereusement, privant notamment Paris et sa banlieue de RER C.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 23h54
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h23
   





                        



   


Le niveau de la Seine a continué de monter mardi 23 janvier, contraignant les autorités à prendre des mesures de précaution à Paris. En tout, 23 départements – sur un axe allant de la Normandie à l’Alsace, mais aussi autour du Rhône et de la Garonne – étaient en vigilance orange pour risque de crues mercredi matin.
« Situation sérieuse » aux abords de la Seine
La crue de la Seine, dans la capitale, pourrait atteindre ou légèrement dépasser d’ici la fin de la semaine le pic de 6,10 m atteint en 2016, en fonction des précipitations, selon divers services de l’Etat. Mardi midi, le niveau a été mesuré à 4,90 m au pont d’Austerlitz. La ligne C du RER restera fermée dans la capitale au moins jusqu’à vendredi.
« A Paris, on n’attend pas des conséquences significatives, hors les berges, les conséquences devraient être les mêmes qu’en 2016 », a fait savoir Jérôme Goellner, patron des services de l’Etat chargés de l’environnement dans la région. « C’est surtout en amont » et aval que les conséquences peuvent être plus dommageables – similaires à celles de 2016 –, selon Jean-Marc Dolmière, adjoint au directeur de l’organisme de suivi des cours d’eau Vigicrues.
Des « débordements importants » étaient en cours mardi soir notamment en amont de la Marne et de l’Yonne. En revanche, « l’eau monte sur Melun, Villeneuve-Saint-Georges, mais à des hauteurs inférieures à 2016 », fait savoir Joël Hoffman, directeur adjoint de Vigicrues.
« La situation est sérieuse mais il n’y a pas lieu de s’angoisser aujourd’hui outre mesure », a commenté la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, tandis que son collègue Sébastien Lecornu appelait à la « prudence ». La maire de Paris, Anne Hidalgo, a réuni mardi la « cellule de crise » de la Ville, avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF, etc.).
Des barrières de retenue d’eau (batardeaux) ont été montées dans les 12e, 15e et 16e arrondissements, a annoncé la Mairie de Paris, qui invite en outre les Parisiens « à ne pas stocker de biens de valeur dans les caves et les sous-sols ».
Le Louvre qui, comme le Musée d’Orsay en 2016, avait dû mettre ses réserves à l’abri, s’est dit « très vigilant » : « Nous déclenchons notre plan de prévention des risques de crue lorsque la Seine atteint 5,08 m. »
Crue « modérée » du Rhône et fermeture d’établissements scolaires dans l’Est
L’« accalmie » des précipitations permet le début des décrues sur les parties amont des cours d’eau, mais les pics « poursuivent leur propagation vers les parties aval », a détaillé Vigicrues, qui prévoit des débordements de nombreuses rivières du Nord et de l’Est dans les prochains jours. Une crue « modérée » est en cours sur le Rhône en aval de Lyon.
Dans le Nord-Est, « les niveaux demeurent élevés sur de nombreux cours d’eau, en particulier sur la Meuse et le Rhin ». Dans l’Est, le pic de crue du Rhin « a été atteint à 18 heures », a rapporté la préfecture du Bas-Rhin, qui a souligné que la décision de remplir un polder de 600 hectares avait « fait son œuvre en arrêtant la crue ».
En vigilance rouge lundi après les débordements des rivières Loue et Doubs, Montbéliard a atteint son pic de crue. Ce devait être aussi le cas à Besançon dans la nuit de mercredi, selon un communiqué de la préfecture, qui craint des inondations en centre-ville. Dans le Jura, en raison de craintes d’inondations et de « quelques mouvements de terrain », les transports scolaires ne circuleront pas dans douze communes du département mercredi, où écoles et collèges seront fermés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition mercredi lors du dernier match de la phase de groupe. Et doivent valider leur ticket pour les demi-finales.
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Euro 2018 de handball : une « atmosphère terrible » attend les Bleus face à la Croatie

Les coéquipiers de Karabatic affrontent l’hôte de la compétition mercredi lors du dernier match de la phase de groupe. Et doivent valider leur ticket pour les demi-finales.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h26
    |

            Clément Martel (Zagreb, envoyé spécial)








                        



   


« On peut gâcher leur fête. » Après un parcours sans écueils, l’équipe de France de handball affronte mercredi 24 janvier la Croatie (20 h 30, sur BeIN Sports 2) pour son dernier match du tour principal de l’Euro 2018. Pour Luka Karabatic, auteur d’une performance pleine face à la Serbie (9 buts) après avoir raté le début de la compétition en raison d’une blessure, la rencontre face à l’hôte croate, dos au mur, lui, sera « le match le plus difficile, en raison de l’atmosphère et l’ambiance, des facteurs qu’on n’a pas connu jusqu’à présent ».
Si les Bleus, invaincus dans la compétition, et ayant marqué les esprits en brisant samedi les vagues suédoises (23-17), ont de bonnes chances de se qualifier pour les demi-finales (voir encadré), la Croatie dispose de moins d’options. Battus par la Suède, les joueurs de Lino Cervar sont dans l’obligation de s’imposer face aux Bleus et – suivant les scénarios – d’espérer un résultat favorable de la Norvège contre leur voisin scandinave.

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L’alambiqué système de points de la compétition est de plus en plus remis en cause par les joueurs des différentes équipes. Il prévoit qu’en cas d’égalité entre trois équipes, la différence de buts sur les rencontres impliquant ces trois équipes prime, ce qui oblige joueurs, encadrements et toute personne suivant la compétition à travailler son calcul mental. « On ne peut pas occulter les calculs, c’est le côté négatif de cette formule de groupes, regrette le leader du jeu français Nikola Karabatic. Ce n’est pas “tu gagnes, tu continues la compétition, tu perds, tu rentres à la maison”. » 

Sur la route des demi-finales
La France est qualifiée si :
Elle ne perd pas contre la CroatieElle perd contre la Croatie mais la Suède ne bat pas la NorvègeElle perd contre la Croatie avec sept but d’écarts (au maximum) et la Suède bat la NorvègeElle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais marque au moins trente buts, et la Suède bat la Norvège
La France est éliminée si :
Elle perd contre la Croatie avec neuf buts d’écart (ou plus)Elle perd contre la Croatie avec huit buts d’écart, mais ne marque pas plus de vingt-huit buts


Souvenir de la finale du Mondial 2009
« Spéculer, c’est déjà perdre le match », avertit Didier Dinart. L’ancien pilier de la défense française devenu entraîneur des Experts anticipe « une ambiance très hostile ». Et le sélectionneur est bien placé pour le savoir. En 2009, il était sur le terrain de cette même Arena Zagreb lorsque les Bleus avaient brisé les rêves de tout un peuple en s’imposant en finale du Mondial face à la Croatie. Quatre de ses coéquipiers d’alors font encore partie de l’équipe, parmi lesquels Nikola Karabatic et Cédric Sorhaindo. De la finale de 2009, le capitaine des Bleus se rappelle d’une « atmosphère terrible » et des « portables et des piles qui tombaient sur le terrain ». « On avait fait les courses pour rentrer à la maison », plaisante aujourd’hui Didier Dinart.
Lors de cet Euro, les Français ont disputé jusque-là leurs matchs face à des tribunes aux trois quarts vides. La palme revenant à la rencontre de lundi face à la Serbie (remportée 39-30) : afin de dissimuler l’absence de spectateurs (1 700 au total), les organisateurs ont drapé l’anneau supérieur de la salle zagréboise d’un long rideau noir. Rien à voir avec ce qui les attend ce mercredi. Face à la Croatie, les 15 000 sièges de l’Arena Zagreb seront occupés, et une horde ardente voudra leur faire vivre l’enfer.

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Samedi, la Norvège n’a pas résisté à cette folie croate. Arrivés pleins de certitudes après de solides performances, les coéquipiers du Parisien Sander Sagosen ont été pris à la gorge d’entrée par les Croates et se sont inclinés (32-28), hypothéquant leur avenir dans la compétition. « C’était la plus grosse ambiance que j’ai vue jusqu’à présent, constate Luka Karabatic. La salle est immense, et pas une personne ne reste assise, ne pousse pas ou ne chante pas. Il y avait une pression immense sur la Norvège et c’est le risque pour nous aussi. Dans ces ambiances-là, les temps faibles peuvent être amplifiés et l’on peut vite avoir la tête sous l’eau. A nous de garder la tête froide. »
« Tout est réuni pour que les Croates fassent un grand match »
« C’est un moment qui marque à vie, prévient Cédric Sorhaindo. Ils poussent leur équipe, et ce sont des fanatiques. Mais c’est gratifiant pour eux et pour le handball de jouer avec leur peuple derrière eux. » Capitaine d’une équipe « renouvelée au tiers, comme le Sénat », selon la formule du directeur technique national Philippe Bana, le pivot des Bleus a tout fait pour préparer ses coéquipiers à l’ambiance qui les attend.
« C’est le scénario rêvé pour [les Croates], devant leur public, de pouvoir battre la France de cinq, six ou sept buts avec 2009 en tête, explique Valentin Porte, s’attendant à un « grand moment de handball ». L’ailier de Montpellier est l’un des Bleus qui n’avait jamais joué dans l’Arena Zagreb, pas même en Ligue des champions, avant le tour principal de cet Euro. Tout est réuni pour qu’ils fassent un très grand match et ça me fait saliver car ça reste du sport, on ne va pas à la guerre. »
« On joue au haut niveau pour vivre des moments comme ça, c’est une motivation », abonde un Didier Dinart tranquille, qui perdra mercredi son record de matchs disputés dans un Euro. Au profit de son joueur, Nikola Karabatic. A la tête d’une équipe « sereine, car s’étant donné les moyens de se qualifier pour les demi-finales », le sélectionneur des Bleus sait ce que ses joueurs doivent accomplir pour passer l’écueil croate. « De toute façon, si on perd de huit buts, c’est qu’on n’avait pas notre place dans cet Euro », conclut-il philosophe.
Croatie-France, mercredi 24 janvier à 20 h 30. Sur Bein Sports 2. Live sur Le Monde. fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.
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Jeux olympiques d’hiver 2018 : de « sérieux indices » de dopage justifient la mise à l’écart des sportifs russes, pour le CIO

Les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Les instances sportives russes sont furieuses. Le Comité international olympique (CIO) justifie sa décision.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h43
   





                        


A deux semaines des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, les noms des premiers sportifs russes de premier plan qui ne seront pas autorisés à y participer ont commencé à filtrer. Ces annonces ont déclenché la fureur des instances sportives russes, mais elles ont été défendues, mercredi 24 janvier, par le Comité international olympique (CIO).
Pour le président du CIO, Thomas Bach, les mises à l’écart sont justifiées par l’addition de plusieurs éléments, et ne veulent pas dire que les athlètes concernées ont été pris en flagrant délit. Il a détaillé le processus lors d’une conférence téléphonique, citée par l’AFP :
« Si tel athlète n’est pas sur la liste, alors le panel indépendant a de sérieux indices par différentes sources, par différents moyens (…) qui ne lui permettent pas de dire qu’il n’y a pas de soupçon sérieux. Il peut y avoir un soupçon, il peut même y avoir une procédure en cours, il peut y avoir beaucoup de facteurs qui n’ont pas conduit à satisfaire le panel ». 
Quant aux informations sur lesquelles se base le CIO, cela peut être, selon M. Bach :
Le passeport biologique de l’athlèteLe profil stéroïdien de l’athlèteDes analyses sur les données récupérées au laboratoire de Moscou,Des anomalies au niveau de l’ADN dans certains échantillons qui laisseraient supposer une manipulationDes éléments provenant du rapport McLaren sur un système de dopage institutionnalisé (Richard McLaren est le juriste canadien qui a dévoilé le système de dopage russe organisé entre 2011 et 2015 ; la Russie, en tant que nation, a été suspendue des JO d’hiver pour cette raison).

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C’est un panel du CIO qui décide en effet quels athlètes russes jugés « propres » pourront ou non participer aux Jeux olympiques d’hiver. A sa tête, l’ex-ministre française des sports, Valérie Fourneyron, avait déjà déclaré que les sportifs qui seraient écartés n’étaient « pas nécessairement » dopés.
« Nous voulions être absolument certains qu’il n’y ait pas le moindre doute ni la moindre suspicion à propos de l’un des athlètes qui seront invités ».
Cette liste noire, qui doit être publiée en totalité le 26 janvier, comprend d’ores et déjà des sportifs de haut rang comme le sextuple champion olympique de short-track Viktor Ahn, le champion olympique de biathlon Anton Shipulin, le champion du monde de ski de fond Sergei Ustyugov et la patineuse Ksenia Stolbova, sacrée vice-championne d’Europe la semaine dernière.
Selon une source proche de l’enquête menée par Richard McLaren, contactée par Le Monde, c’est bien les échantillons de ces sportifs recueillis lors des JO Sotchi en 2014, manipulés depuis, qui justifient leur mise à l’écart.
En Russie, instances sportives et athlètes de premier rang ont critiqué la décision du CIO. Le président de la fédération de patinage de vitesse Alexeï Kravtsov s’est, par exemple, dit « indigné par la décision injuste du panel du CIO d’exclure presque tous nos leaders sportifs des JO », qualifiant le CIO de « despote et tyran ».

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La possibilité d’un boycott des JO d’hiver avait déjà été évoquée dans certaines sphères du pouvoir après l’exclusion du pays. L’option avait finalement été écartée par le président russe, Vladimir Poutine. Mercredi, elle est redevenue d’actualité. Au Kremlin, le porte-parole Dmitri Peskov a réagi en expliquant que « le plus important, c’est de garder la tête froide ». « Il est important d’éviter l’emploi de mots comme boycott. Il faut discuter avec le Comité international olympique et défendre leurs droits dans la mesure du possible », a-t-il souligné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Après trois ans de sécheresse, la deuxième ville d’Afrique du Sud pourrait se retrouver sans eau dans les prochaines semaines.
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Compte rendu

En Afrique du Sud, vent de panique au Cap menacé d’être privé d’eau

Après trois ans de sécheresse, la deuxième ville d’Afrique du Sud pourrait se retrouver sans eau dans les prochaines semaines.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-24T18:10:47+01:00"

        Le 24.01.2018 à 18h10






    
Vue du centre-ville du Cap.
Crédits : CC 2.0


La sécheresse vire au scénario catastrophe dans la métropole sud-africaine du Cap. D’ici au 12 avril, les robinets pourraient être à sec et les habitants contraints de faire la queue pour recevoir leur ration quotidienne d’eau, sous la protection de la police. « Je suis trop inquiet pour l’envisager », assure Farrel Cohen, qui gère le Metropolitan Golf Club aux allées grillées par le soleil. « Personne ne sait à quoi s’attendre. Les gens se précipitent dans les supermarchés pour acheter de l’eau », précise-t-il.
Après trois ans de sécheresse, la pire depuis un siècle, Le Cap, deuxième ville d’Afrique du Sud, pourrait se retrouver sans eau dans les prochaines semaines. Ce sera le « jour zéro ». En novembre 2017, il avait été fixé au 13 mai 2018. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer et la mairie a été obligée d’avancer à plusieurs reprises la date fatidique. Elle est désormais programmée au 12 avril.

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Le niveau d’eau dans les barrages, première source d’approvisionnement de la mégapole de 4 millions d’habitants, est dramatiquement bas. « On se retrouve dans une situation sans précédent », a constaté mercredi Mmusi Maimane, chef de l’Alliance démocratique (DA), le parti d’opposition qui gère Le Cap. « Le “jour zéro” est une possibilité bien réelle » et il suscite « peur et anxiété ».
Des comportements « arrogants et irréfléchis »
Car la ville a beau avoir réduit de moitié sa consommation d’eau de 1,1 milliard de litres par jour en 2016 à environ 586 millions de litres actuellement, ses efforts restent largement insuffisants. Seuls 40 % des habitants du Cap consomment les 87 litres d’eau qui leur sont actuellement alloués par jour et par personne.
Marna Esterhuizen, 40 ans, a renoncé aux longues douches. « J’ai maintenant un minuteur dans la salle de bain pour m’assurer que je ne dépasse pas les deux minutes », explique cette mère de famille qui dénonce les comportements « arrogants et irréfléchis » de ceux qui ne se plient pas aux restrictions.
La maire du Cap, Patricia de Lille, très critiquée pour sa gestion de la crise, a qualifié d’« inhumains » les contrevenants.

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Pour tenter d’éviter le scénario catastrophe, la municipalité a notamment lancé des forages dans des nappes aquifères et ordonné aux Captoniens de réduire encore de 40 % leur consommation d’eau. A compter du 1er février, leur seront alloués cinquante litres par jour et par personne. L’équivalent d’une douche d’environ trois minutes.
Des commerçants se mobilisent pour tenter de retarder au maximum le « jour zéro ». Au restaurant Cape to Cuba de Kalk Bay, les serveurs ne proposent plus de carafe d’eau à leurs clients, seulement des bouteilles d’eau minérale. Dans les toilettes, le restaurant encourage les clients à ne tirer la chasse d’eau qu’en cas d’extrême nécessité. Il a aussi renoncé aux lave-vaisselle, trop gourmands en eau.
En prévision, la municipalité du Cap est en train de mettre en place deux cents points d’eau où la population pourra collecter vingt-cinq litres d’eau potable par jour et par personne. Pas plus. La gérante du Cape to Cuba, Nikita Elliott, s’y prépare. « Si les robinets sont à sec, on devra bien faire la queue. Ce sera une énorme tâche supplémentaire ».
Des forces de l’ordre mobilisées
Déjà, l’économie de la ville, prisée des touristes du monde entier pour sa beauté naturelle, ressent l’impact de cette sécheresse historique. « Le tourisme est frappé de plein fouet », assure Farrel Cohen. « Je connais beaucoup d’étrangers qui ont annulé leur voyage. »
Le centre-ville du Cap pourrait échapper à la coupure totale d’approvisionnement en eau, afin de ne pas trop pénaliser l’activité économique. Mais l’impact financier de cette crise d’un nouveau genre reste encore à déterminer.
En prévision du « jour zéro », les forces de l’ordre sont mobilisées. Mercredi 24 janvier, la police a présenté à la municipalité un plan d’action d’urgence, avec déploiement des forces de l’ordre à chaque point de distribution d’eau et surveillance des réserves.

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« La question qui me taraude, c’est comment éviter l’anarchie quand le “jour zéro” va arriver ? », s’inquiète la dirigeante de la province du Cap-Occidental, Helen Zille. « Si chaque famille envoie une personne chercher l’eau qui lui est attribuée, environ 5 000 se retrouveront à chaque point de distribution tous les jours. Ça va être un cauchemar logistique », a-t-elle noté sur le site d’information Daily Maverick.
La région du Cap reçoit généralement l’essentiel de ses précipitations de mai à août. Mais compte tenu de ce très long épisode de sécheresse, « on ne peut pas prédire quand il va pleuvoir », a prévenu Helen Zille, avant de lancer un SOS : « Nous devons sauvegarder l’eau car nos vies en dépendent. »


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Ces sanctions portent sur neuf entités, 16 individus et six navires, accusés d’aider le régime communiste de Pyongyang à développer son programme nucléaire.
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Washington adopte de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord et ses soutiens

Ces sanctions portent sur neuf entités, 16 individus et six navires, accusés d’aider le régime communiste de Pyongyang à développer son programme nucléaire.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 18h00
   





                        



   


Les Etats-Unis ont adopté de nouvelles sanctions contre des entreprises, des individus et des navires nord-coréens ainsi que deux sociétés commerciales chinoises, a précisé le département du Trésor dans un communiqué, mercredi 24 janvier.
« Conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, le gouvernement américain cible les acteurs illicites en Chine, en Russie et ailleurs, qui travaillent pour le compte des réseaux financiers nord-coréens, et demande leur expulsion des territoires où ils résident », a affirmé Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor.
Ces sanctions portent sur neuf entités, 16 individus et six navires, accusés d’aider le régime communiste de Pyongyang à développer son programme nucléaire. Parmi les entités sanctionnées figurent deux maisons de commerce, basées en Chine, impliquées dans l’exportation de métaux et autres marchandises utilisées par l’industrie de défense nord-coréenne.

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Des responsables du Parti du travail de Corée qui opèrent en Chine, en Russie et en Abkhazie, région sécessionniste de Géorgie, sont également sanctionnés. Les pays concernés sont appelés à expulser les personnes sanctionnées.
Face aux ambitions nucléaires nord-coréennes, principal défi international aux yeux de Washington, la stratégie américaine consiste à convaincre le monde de pousser Pyongyang au dialogue par des sanctions draconiennes.
Un haut responsable américain a averti, mercredi, les autorités de Hongkong qu’elles devaient agir contre le commerce avec la Corée du Nord et faire respecter les sanctions de l’ONU. Dans un entretien accordé à l’agence de presse Reuters, mercredi 17 janvier, le président Trump a accusé la Russie d’aider la Corée du Nord à se soustraire aux sanctions internationales, en lui fournissant les matériaux que la Chine ne livre plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
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Lactalis : vers une commission d’enquête parlementaire

Une enquête préliminaire a déjà été ouverte pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h36
   





                        


Une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire du lait contaminé par des salmonelles du groupe Lactalis va être créée à l’initiative des députés socialistes, a annoncé mercredi 24 janvier leur chef de file, Olivier Faure.
Le groupe Nouvelle Gauche va utiliser son « droit de tirage » pour créer cette commission d’enquête, qui sera présidée par le député du Nord Christian Hutin et dont le rapporteur sera un député de la majorité. La résolution créant cette commission devrait être votée d’ici à un mois, selon M. Hutin.

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          A Craon, « toutes les familles sont touchées de près ou de loin »



« La commission devra tirer au clair tous les dysfonctionnements au niveau de l’entreprise elle-même, de la grande distribution, de la surveillance administrative et de la communication du gouvernement », a expliqué Olivier Faure lors de ses vœux à la presse. « Il faut en tirer les leçons pour éviter que cela ne se reproduise », a-t-il estimé.
Le volet judiciaire ouvert
En théorie une commission d’enquête parlementaire ne doit pas enquêter sur les mêmes faits qu’une enquête judiciaire. Or, une enquête préliminaire a été ouverte à Paris le 22 décembre pour « tromperie aggravée par le danger pour la santé humaine » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit » préjudiciable à la santé.
Des perquisitions ont été réalisées au siège social du grand groupe français à Laval ainsi qu’à l’usine Celia de Craon (Mayenne) d’où sont sortis des lots à l’origine de la contamination à la salmonellose de 37 bébés en France.

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                Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, un homme taiseux contraint de sortir de l’ombre



« Notre enquête sera beaucoup plus large que la seule entreprise Lactalis. On parlera des moyens des services de la répression des fraudes, de la réaction du ministère de la santé, qu’on n’a pas beaucoup entendu pendant la crise, de l’attitude de la grande distribution, etc. », a expliqué M. Hutin.



                            


                        

                        


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Des journalistes et des ONG dénoncent des « poursuites bâillons » de la part du groupe Bolloré

Dans une tribune, publiée mercredi, des journalistes et des ONG dénoncent les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 18h13
    |

                            Collectif








                        


Des sociétés de journalistes (dont celle du Monde), des journalistes et des organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent, dans une tribune publiée mercredi 24 janvier, les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique.
La publication de cette tribune survient alors que doit avoir lieu, ce jeudi, un procès qui oppose trois publications (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct) à la holding luxembourgeoise Socfin. Cette société, propriétaire de plantations en Afrique et en Asie, dont le groupe Bolloré détient un peu plus de 38 % du capital, les accuse de diffamation.
Voici le texte de cette tribune.
« Face aux poursuites bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas ! »
« Ce jeudi 25 janvier, s’ouvre un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré [président-directeur général du groupe Bolloré] lui-même siégeant au sein de leur conseil d’administration.
Les plaignants leur reprochent des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Alors qu’hier encore, le tribunal de grande instance de Paris déboutait la société Bolloré dans une énième plainte en diffamation contre le journal Les Inrocks, le procès de demain marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le magnat breton et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.
Depuis 2009, plus d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre.
France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Le Monde, Les Inrocks, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue89, Greenpeace, React, Sherpa… Une cinquantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias ont été visés par Bolloré et ses partenaires.
Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des “poursuites bâillons”. Ces procédures lancées par des grandes entreprises multinationales sont en train de devenir la norme. Apple, Areva, Vinci ou Veolia ont récemment attaqué en justice des organisations non gouvernementales ou des lanceurs d’alerte.
En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré.
En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple tenté de supprimer plus de 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde, à la suite d’une enquête sur les activités de Vincent Bolloré en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.
Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de grands groupes économiques comme le groupe Bolloré. Objectif : les dissuader d’enquêter et les réduire au silence, pour que le “secret des affaires”, quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé.
C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. Les communautés locales, les journalistes, les associations, les avocats, ou les lanceurs d’alerte : tous les maillons de la chaîne des défenseurs de droits sont visés par ces poursuites.
Nous, collectifs, journalistes, médias, organisations non gouvernementales, apportons notre soutien aux journalistes et aux organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites bâillons.
Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains Etats des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites bâillons. Informer n’est pas un délit ! On ne se taira pas. »
Médias et organisations signataires :
Abaca Press, ActionAid France, AFASPA 95, Alternatives économiques, Association de la presse judiciaire, Attac France, Bastamag, Bondy Blog, collectif Informer n’est pas un délit, collectif On ne se taira pas, Collectif des associations citoyennes, CRID, France Libertés, GRAIN, Greenpeace France, Les Jours, Mediapart, Prix Albert Londres, Ritimo, ReAct, Reporters sans frontières, Sherpa, Survie, La Télé libre, Union syndicale Solidaires,
Sociétés des journalistes ou des rédacteurs signataires : 
AFP, BFM-TV, Challenges, Les Echos, Europe 1, France 2, France 3, Le Monde, L’Humanité, Libération, L’Obs, Mediapart, M6, Premières Lignes, Radio France, RMC, RTL, Télérama, TF1, TV5Monde, La Vie.
Journalistes signataires :
Jean-Pierre Canet (journaliste), Benoît Collombat (journaliste, Radio France), Nadia Djabali (journaliste), Samuel Forey (journaliste, prix Albert Londres 2017, L’Ebdo), Raphaël Garrigos (journaliste, Les Jours), Simon Gouin (journaliste, Bastamag), Maureen Grisot (journaliste), Elodie Guéguen (journaliste, Radio France), Pierre Haski (journaliste, Rue 89), Thomas Horeau (journaliste, France 2), Dan Israel (journaliste, Mediapart), Erik Kervellec (directeur de la rédaction, France Info), Geoffrey Le Guilcher (Les Inrocks), John-Paul Lepers (journaliste, La Télé Libre), Julien Lusson (ancien directeur de publication, Bastamag), Jacques Monin (journaliste, Radio France), Jean-Baptiste Naudet (journaliste, L’Obs), Nicolas Poincaré (journaliste, Europe 1), Martine Orange (journaliste, Mediapart), Fanny Pigeaud (journaliste), Matthieu Rénier (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2), Isabelle Ricq (photographe), Jean-Baptiste Rivoire (journaliste, Canal+), Isabelle Roberts (journaliste, Les Jours), Agnès Rousseaux (journaliste, Bastamag), Ivan du Roy (journaliste, Bastamag), David Servenay (journaliste), David Thomson (journaliste, Prix Albert Londres 2017, RFI), Nicolas Vescovacci (journaliste), Tristan Waleckx (journaliste, prix Albert Londres 2017, France 2).



                            


                        

                        


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Le « vivre-ensemble made in Créteil » à l’épreuve d’un incendie

Dans la nuit du 9 janvier, une épicerie cacher tenue par un musulman a été entièrement ravagée par les flammes.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 06h35
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Jamais Aziz n’avait imaginé pareil drame. Pas à Créteil. « Ici, il n’y a aucune tension », martèle-t-il, préférant taire son nom de famille. Cela fait plusieurs années que ce commerçant de 44 ans, musulman, est propriétaire d’une épicerie cacher, abritée au rez-de-chaussée du petit centre commercial Kennedy, dans le quartier populaire du Mont-Mesly.
« Un musulman qui vend des produits cacher dans une ville de banlieue, ça n’est pas banal, commente-t-il. Mais tout se passait très bien. » Jusqu’à ce que sa supérette soit incendiée dans la nuit du 9 janvier, trois ans jour pour jour après l’attentat de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Et quelques jours seulement après l’inscription de croix gammées rouges sur son rideau de fer et celui de l’enseigne cacher voisine.
De Promo & Destock, il ne reste rien. Les flammes ont entièrement ravagé les lieux, désormais condamnés par de grands panneaux de bois aggloméré. Au-delà des dégâts matériels, c’est un symbole qui vient d’être réduit en cendres. Cela faisait huit ans qu’Aziz se rendait chaque matin dans cette galerie marchande d’un autre âge, « sauf le samedi, jour de shabbat », précise-t-il.
Avant de lancer sa propre affaire en 2013, il a été le directeur de l’Hyper Cacher adjacent durant quatre années. « Comme moi, le fondateur était d’origine algérienne, il m’a embauché après dix minutes d’entretien, se souvient-il. Il se fichait que je sois musulman. » Les clients aussi, assure-t-il. Ce sont même eux qui l’ont encouragé à se lancer dans le cacher discount, peu de temps après l’ouverture de son épicerie. « Ils me demandaient des produits que le supermarché d’à côté ne distribuait pas, raconte Aziz. Au début, je vendais de tout, en quelques mois, je me suis spécialisé dans le cacher. » Un succès.
Pour preuve, les performances économiques de Promo & Destock, qui lui valent d’être présélectionné pour un concours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Des internautes ont rendu hommage en tricotant au futur enfant de Jacinda Ardern, la première ministre de Nouvelle-Zélande, des vêtements, qui vont être envoyés à des œuvres caritatives.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Jérôme Pesenti supervisera les laboratoires de recherche fondamentale de l’entreprise, mais aussi l’équipe chargée d’intégrer les technologies d’intelligence artificielle dans le réseau social.
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Un Français à la tête de l’intelligence artificielle chez Facebook

Jérôme Pesenti supervisera les laboratoires de recherche fondamentale de l’entreprise, mais aussi l’équipe chargée d’intégrer les technologies d’intelligence artificielle dans le réseau social.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 17h17
   





                        



   


C’est un tout nouveau poste que vient de créer Facebook, pour lequel il a décidé de nommer un Français. Mercredi 24 janvier, le directeur technique de l’entreprise, Mike Schroepfer, a annoncé que Jérôme Pesenti allait, désormais, chapeauter l’intelligence artificielle (IA) chez Facebook.
Ce qui comprend, aujourd’hui, deux grandes entités. D’abord, le laboratoire de recherche FAIR (Facebook AI Research), consacré à la recherche fondamentale. Ensuite, AML (Applied Machine Learning), dont les ingénieurs exploitent notamment les avancées de FAIR pour implémenter ces technologies dans les produits et services de Facebook.
Par le passé, Jérôme Pesenti a notamment fondé l’entreprise d’analyse textuelle Vivisimo, avant de rejoindre IBM pour travailler sur le programme d’intelligence artificielle Watson, puis BenevolentAI, qui exploite ces technologies dans le domaine pharmaceutique.
« L’importance grandissante de l’IA pour Facebook »
Le Français Yann LeCun, jusqu’ici personnalité phare de l’IA chez Facebook, conserve son poste de directeur de FAIR, désormais composé d’une centaine de personnes réparties entre Paris, New York, Menlo Park et Montréal. « La création du poste [de Jérôme Pesenti] reflète l’importance grandissante de l’IA pour Facebook », a-t-il déclaré sur le réseau social.
Comme d’autres grandes entreprises du secteur, Facebook investit massivement dans le domaine de l’intelligence artificielle, en misant notamment sur la recherche fondamentale. Facebook a d’ailleurs annoncé lundi qu’il comptait doubler les effectifs de son laboratoire parisien, pour atteindre une soixantaine de personnes d’ici à 2022.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’entreprise est accusée d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux.
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Bruxelles inflige au groupe américain Qualcomm une amende de près d’un milliard d’euros

L’entreprise est accusée d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 17h58
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Margrethe Vestager a encore frappé. Et fort : mercredi 24 janvier, la commissaire à la concurrence a annoncé une amende de près d’un milliard d’euros (997 millions d’euros) à l’encontre du géant américain de composants électroniques Qualcomm, accusé d’avoir versé d’énormes sommes à son client Apple pour qu’il ne s’approvisionne pas auprès de ses rivaux. Des pratiques considérées comme un abus de position dominante, en contradiction avec les règles de l’Union européenne (UE) sur les pratiques anticoncurrentielles.
« Qualcomm a illégalement évincé ses concurrents », a déclaré la Danoise. Selon la commissaire, Qualcomm « a versé des milliards de dollars » à Apple pour s’assurer sa fidélité, le contrat entre les deux géants du numérique courant sur 2011-2016.
« Ces paiements n’étaient pas de simples réductions de prix, mais étaient effectués à la condition qu’Apple utilise exclusivement les puces de Qualcomm dans tous ses iPhone et ses iPad. Cela signifie qu’aucun rival ne pouvait lutter contre Qualcomm sur ce marché, peu importe la qualité de leurs produits », a expliqué Mme Vestager, mercredi.
L’amende représente plus de 4 % du chiffre d’affaires 2017 du groupe américain. « J’espère qu’elle sera dissuasive », a précisé la commissaire. Elle sera directement versée au budget de l’UE, comme c’est le cas dans les affaires d’abus de position dominante en Europe.
Le fabricant a annoncé sa volonté de faire appel. « Nous sommes certains que cet accord [avec Apple] n’enfreint pas les règles de la concurrence de l’Union européenne », a déclaré Donald Rosenberg, vice-président de Qualcomm.
Enquête ouverte en 2015
Le 12 octobre, les autorités taïwanaises avaient déjà imposé une amende record de plus de 770 millions de dollars au constructeur, pour atteinte à la concurrence et manipulation de prix dans une autre enquête, lancée en 2015.

        Lire aussi :
         

                Qualcomm condamné pour abus de position dominante en Chine



A Bruxelles, une enquête avait également été ouverte en 2015 par la Commission. Qualcomm est de loin le premier fournisseur de circuits intégrés pour les smartphones. La Commission s’est intéressée tout particulièrement à une gamme de produits : des systèmes de processeurs LTE, du nom de la norme de téléphonie de troisième et quatrième générations, pour réseaux 3G et 4G. Sur ce créneau particulièrement porteur, la multinationale détenait une part de marché écrasante, de l’ordre de 90 %, entre 2011 et 2016. selon Bruxelles.
Intel est également présent sur ce marché, mais comme d’autres concurrents de Qualcomm, il s’est vu barrer l’accès à Apple, un client pourtant majeur, qui représentait environ un tiers de la demande mondiale pour ces composants sur la période du contrat avec Qualcomm, selon la Commission. Le fabricant des iPhone et des iPad n’a commencé à se fournir auprès d’Intel qu’à partir du moment où le contrat avec Qualcomm est arrivé à expiration, courant 2016.
« Se faire concurrence sur la base du mérite »
« Les multinationales en position dominante doivent se faire concurrence sur la base du mérite. C’est aussi simple que cela », a asséné Mme Vestager, se réjouissant néanmoins que ce marché ultraconcentré des composants pour smartphones soit « davantage concurrentiel aujourd’hui ».
Avec cette nouvelle condamnation, Mme Vestager prouve à nouveau qu’elle n’a pas froid aux yeux. Depuis qu’elle est en poste (fin 2014) à Bruxelles, elle a redonné à la politique concurrentielle de l’Union tout son lustre. A son actif, notamment, trois enquêtes pour abus de position dominante, et une amende contre le géant Google pour violation des règles de la concurrence contre Google. Ou encore l’obligation faite à Apple de rembourser pour 13 milliards d’euros d’aides d’Etat à l’Irlande, et les condamnations d’Amazon et de Starbucks, également pour aides d’Etat, respectivement du Luxembourg et des Pays-Bas.
Son aura est telle que son nom revient avec insistance, aujourd’hui, pour prendre la tête de la présidence de la Commission fin 2019, à la fin du mandat de Jean-Claude Juncker. La Danoise, issue de la famille libérale européenne, refuse de confirmer si elle sera candidate à ce poste. Elle s’est contentée de souhaiter un deuxième mandat à la concurrence, dans le quotidien économique belge L’Echo du 16 janvier : « Avec un deuxième mandat, je sens qu’on peut faire des choses fantastiques. » « C’est un superbe poste », a-t-elle insisté, mercredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’idéologue d’extrême droite, plusieurs fois condamné, comparaît mercredi pour diffusion d’une caricature antisémite.
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Alain Soral, la PME rentable de l’extrême droite, malgré les procès

L’idéologue d’extrême droite, plusieurs fois condamné, comparaît mercredi pour diffusion d’une caricature antisémite.



Le Monde
 |    24.01.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 11h24
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Sur le photomontage figure Emmanuel Macron, portant un brassard nazi où le symbole du dollar remplace la croix gammée. Derrière lui, les visages de l’entrepreneur franco-israélien Patrick Drahi, du banquier britannique Jacob Rothschild et de l’essayiste français Jacques Attali, sur fond de drapeaux américain et israélien. Le tout accompagné d’un slogan « En marche vers le chaos mondial ». En novembre 2017, l’image antisémite relayée sur le compte Twitter du syndicaliste Gérard Filoche avait suscité l’indignation d’une partie de la classe politique et provoqué l’exclusion de ce dernier du Parti socialiste, dont il était membre depuis 1994.

C’est le même photomontage qui vaut à l’idéologue Alain Soral de comparaître, mercredi 24 janvier, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour avoir « directement provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». C’est en effet sur le site Egalité et réconciliation (E&R) animé par cet homme de 59 ans qui se définit lui-même comme un « national-socialiste français » qu’était parue pour la première fois l’image imprudemment relayée par Gérard Filoche.
Blousons de cuir et barbes taillées
Caricatures antisémites, injures racistes, « blagues » négationnistes, c’est presque devenu une habitude de voir Alain Soral devant les tribunaux. Il y comparaît très régulièrement, en personne ou représenté par son avocat, Damien Viguier, pour diffamation, apologie de crime contre l’humanité ou provocation à la haine raciale, sans que ses multiples condamnations ne l’aient jamais, jusqu’ici, incité à modifier les publications sur son site, fondé en 2007. Bien au contraire. A chacun de ses procès, une petite troupe de militants – blousons de cuir et barbes taillées – l’accompagne pendant qu’un « reporter » d’E&R filme avocats...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 23/01/2018
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Début du procès de Jawad Bendaoud, le « logeur des terroristes » du 13-Novembre

Jawad Bendaoud comparaît à Paris, à partir de mercredi, pour « recel de terroristes ». Il risque un maximum de six ans de prison et 90 000 euros d’amende.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
24.01.2018 à 15h52
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            Franck Johannès








                        



   


C’est le premier procès des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 139 morts, mais sans doute son volet le moins décisif : la 16e chambre correctionnelle de Paris juge, à partir de mercredi 24 janvier, Jawad Bendaoud, le logeur à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) de deux des tueurs, en compagnie de deux complices.
Il est poursuivi pour « recel de terroristes » et a, finalement, échappé aux assises : les six juges d’instruction ont la conviction qu’il se doutait qu’il logeait des terroristes, mais ne savait rien de leurs futurs projets d’attentat. Il risque un maximum de six ans de prison et 90 000 euros d’amende – une peine doublée parce qu’il était en récidive.
Le jeune homme, 31 ans, avait connu une pénible heure de gloire le jour de son interpellation, le 18 novembre 2015, lorsque le RAID – l’unité d’intervention de la police nationale – avait donné l’assaut à Saint-Denis. « J’ai appris que c’était chez moi, avait dit Jawad Bendaoud à BFM-TV, j’étais pas au courant que c’était des terroristes. On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service. » La vidéo, parodiée mille fois, avait tourné en boucle sur Internet. Jawad, « c’est celui dont on a ri après avoir trop pleuré », avait résumé l’un de ses avocats, Xavier Nogueras.

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Les tueurs du 13-Novembre étaient dix : trois au Bataclan, tués pendant l’assaut ; quatre au Stade de France, dont Salah Abdeslam, le seul rescapé, incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne) ; et trois qui avaient tiré sur des terrasses de café au cœur de Paris. Deux hommes de ce dernier commando avaient pu s’enfuir : Abdelhamid Abaaoud – pour les policiers, le cerveau des attentats – et Chakib Akrouh.
En quête d’un abri
Les enquêteurs ont retrouvé la trace des fugitifs le 16 novembre, lorsqu’une femme est venue expliquer qu’elle connaissait celle qui cachait l’un des terroristes : une certaine Hasna Aït Boulahcen, une fille un peu perdue, un jour habillée en rappeuse, un jour en niqab.
Hasna avait reçu la veille un appel de Belgique, on lui avait dit qu’« un frère » avait besoin de se cacher quarante-huit heures, et que c’était « en rapport avec ce qu’on voyait à la télévision ». L’homme a rappelé plusieurs fois et donné une adresse, rue de la Bergerie, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Hasna et la jeune témoin y sont aussitôt allées et ont tout de suite reconnu le cousin d’Hasna, Abdelhamid Abaaoud. Hasna avait d’ailleurs une vidéo de lui où il traînait des cadavres derrière son 4 x 4.
Rentrée chez elle, Hasna multiplie les coups de fil pour abriter les fuyards. Sans trop de prudence. Elle a même dit à un conseiller emploi et logement, « j’ai vu mon cousin, il est passé à la télé, il est recherché »
Abaaoud reconnaît volontiers devant les filles qu’il a participé aux attentats et qu’il entend bien recommencer – selon les enquêteurs, il entendait avec Akrouh se faire exploser deux ou trois jours plus tard à La Défense. Il dit à sa cousine qu’il a besoin d’une planque, de deux costumes et de chaussures. Rentrée chez elle, Hasna multiplie les coups de fil pour abriter les fuyards. Sans trop de prudence. Elle a même dit à un conseiller emploi et logement, « j’ai vu mon cousin, il est passé à la télé, il est recherché ».
Elle appelle, bien sûr, « Mouss » – Mohamed Soumah –, qui a un petit faible pour elle. Il lui conseille de joindre Jawad Bendaoud pour la planque. Mouss a l’air assez au courant des soucis de la jeune femme et lui dit « de ne pas trop dormir » : « tu as des trucs à faire, n’oublie pas » – chercher un mandat pour Abaaoud à la poste, acheter des couvertures et un téléphone portable. Mouss n’aime pas trop Jawad. Ils se sont connus en 2011 en prison à Val-de-Reuil (Eure), et Mouss l’accuse de ne jamais lui avoir remboursé l’argent qu’il lui avait prêté. Mais Jawad a un logement, rue du Corbillon, à Saint-Denis. Un squat, en fait, dont il a expulsé les occupants, avant de prendre simplement le contrôle des lieux.
Installation des deux fuyards
Jawad Bendaoud, le 17 novembre, donne son accord. Il dit qu’il est à Troyes et n’en rentrera que dans la soirée – il était, en fait, chez lui, et pas trop en état de bouger, après avoir pris sept grammes de cocaïne. Hasna, qui est depuis la veille sur écoute, continue à téléphoner de tous côtés. A Mouss, à Jawad, à son frère Youssef (21 contacts en trois heures) – un frère dont « l’appétence pour les thèses djihadistes », écrivent les juges, lui vaut de comparaître, mercredi, avec Jawad et Mouss. Elle appelle souvent aussi le correspondant belge, qui s’avérera être Mohamed Belkaïd, tué le 15 mars 2016 dans la région de Bruxelles, alors qu’il se trouvait avec Salah Abdeslam.
Hasna doit aller toucher le mandat de 750 euros et déménager les deux terroristes, Mouss lui donne le numéro d’un taxi plus discret qu’officiel. Et à 20 h 10, le 17 novembre, Hasna arrive à Aubervilliers, où se cachent les deux terroristes. La police est déjà là et surveille discrètement l’endroit.
Il y a un petit buisson devant la maison. Et de derrière ce « buisson conspiratif » sortent Akrouh et Abaaoud avec un petit sac. Hasna, un peu paniquée, appelle son taxi clandestin, qui ne peut pas venir tout de suite, elle cherche un autre numéro, se rabat sur un VTC. La course a coûté 20 euros, l’un des hommes a sorti une grosse liasse de billets. Vers 22 h 30, les deux fuyards sont installés. Mouss passerait bien la nuit avec Hasna, mais elle préfère rester avec le cousin. Et le RAID se prépare à intervenir.
Assaut violent
L’assaut débute à 4 heures du matin, le 18 novembre, et il est violent. Les policiers tirent 1 500 cartouches, les terroristes, qui n’ont qu’un pistolet semi-automatique, onze balles. La ceinture d’Akrouh explose, le plancher du 3e étage s’effondre. On retrouvera les corps d’Hasna et des deux terroristes dans les décombres, un étage plus bas.
Jawad Bendaoud, après six jours en garde à vue, est d’abord mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes », puis voit son délit requalifié : si Mouss, Mohamed Soumah et lui « ont contribué à fournir un hébergement à deux individus dont ils ne pouvaient ignorer qu’ils étaient des terroristes », relèvent les juges, « leur adhésion au projet terroriste n’est pas démontrée ».
Jawad, déjà condamné cinq fois – la dernière, le 5 novembre 2008, à huit ans pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » – est écroué, à l’isolement, depuis le 24 novembre 2015. Il a comparu depuis trois fois pour trafic de cocaïne, pour, à bout de nerfs, avoir mis le feu à sa cellule et menacé de mort des policiers.

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Mouss, détenu depuis le 5 décembre 2015 et déjà condamné quinze fois, est poursuivi comme Jawad pour « recel de terroristes » et risque aussi six ans de prison. Youssef Aït Boulahcen, jamais condamné, est, lui, poursuivi pour non-dénonciation de crime et risque cinq ans. Plus de 300 victimes ou familles de victimes se sont constituées parties civiles, ce qui explique que tribunal ait prévu trois semaines d’audience.



                            


                        

                        

