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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-1"> ¤ Second rôle à la « gueule » cabossée souvent remarqué, le comédien a joué pour certains des plus grands réalisateurs français. Il est décédé dimanche 21 janvier à l’âge de 73 ans.
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La mort de l’acteur Yves Afonso

Second rôle à la « gueule » cabossée souvent remarqué, le comédien a joué pour certains des plus grands réalisateurs français. Il est décédé dimanche 21 janvier à l’âge de 73 ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h49
    |

                            Mathieu Macheret








                        



                                


                            

Il fallait vraiment faire preuve de légèreté pour ne voir en lui qu’une doublure de Jean-Paul Belmondo, auquel il fut trop souvent et injustement rapporté tout au long de sa carrière. Yves Afonso, mort le 21 janvier à l’âge de 73 ans, était pourtant l’une des présences les plus poétiques et fantasques du cinéma français, réputé pour sa capacité à habiter pleinement cette place ingrate du cinéma, celle des « seconds rôles », en sachant leur donner et de l’âme et du corps.
Avec son physique sportif, sa « gueule » cabossée de boxeur, sa voix rocailleuse, il semblait voué aux rôles populaires, mais avait en vérité développé une mobilité éruptive et sentimentale, qui n’est pas sans évoquer celle des grands acteurs du cinéma muet.
Né le 13 février 1944 à Saulieu, en Côte-d’Or, Yves Afonso est le fils d’un maçon d’origine portugaise. Au début des années 1960, il exerce, à Paris, divers petits métiers d’artisanat ou de manutention. Il se lie alors d’amitié avec Laszlo Szabo, comédien et metteur en scène hongrois, qui donne alors des cours au Théâtre de Poche Montparnasse et le présente à Antoine Bourseiller, le directeur de l’établissement. Ce dernier lui offre un rôle dans sa mise en scène du Métro fantôme, de LeRoi Jones, et l’intègre à sa troupe. C’est sur les planches du même théâtre que Jean-Luc Godard le repère un soir et décide de l'engager dans la foulée pour jouer dans l’un de ses films.
Inoubliable chez Godard
Ses quatre apparitions devant la caméra du jeune prodige de la Nouvelle Vague seront brèves mais inoubliables : il se poignarde devant Jean-Pierre Léaud dans Masculin Féminin (1966), agonise la même année sous les yeux d’Anna Karina dans Made in USA (« Paula, tu m’as dérobé ma jeunesse »), joue le poète Gros-Poucet dans Week-end (1967), revient en étudiant révolutionnaire dans Vladimir et Rosa (1970), le tout formant une série de performances fulgurantes.
Avec les années...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-2"> ¤ Annoncées à l’aube à Los Angeles, les nominations résonnent des échos du mouvement #metoo, privilégiant des films donnant le premier rôle à une femme, écartant James Franco de la course.
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Nominations aux Oscars 2018 : les femmes en majesté, course en tête pour « La Forme de l’eau »

Annoncées à l’aube à Los Angeles, les nominations résonnent des échos du mouvement #metoo, privilégiant des films donnant le premier rôle à une femme, écartant James Franco de la course.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h46
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


Avec treize nominations, entre autres dans les principales catégories, La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro prend la tête dans la course aux Oscars. Ecartée de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère dès l’annonce de la présélection, la France sera quand même présente lors de la cérémonie du 4 mars puisque Agnès Varda a été nommée pour son documentaire Visages Villages, tout comme Alexandre Desplat, compositeur de la musique de La Forme de l’eau, Bruno Delbonnel, chef opérateur des Heures sombres, de Joe Wright et Emilie Georges, coproductrice, à travers la société Memento de Call Me By Your Name, de Luca Guadagnino, qui a récolté quatre nominations.

   


L’annonce des nominations par les acteurs Andy Serkis et Tiffany Haddish, au petit matin californien du mardi 23 janvier, a souvent résonné de l’écho du mouvement #metoo. Les membres de l’Academy of Motion Picture Arts and Science qui, chacun dans sa catégorie, choisissent leur nommé(e), ont mis en avant des films qui donnent le premier rôle à une femme : La Forme de l’eau (Sally Hawkins), Lady Bird, de Greta Gerwig (Saoirse Ronan), Pentagon Papers, de Steven Spielberg (Meryl Streep, qui reçoit ainsi sa 21e nomination), 3 Billboards, de Martin McDonagh (Frances McDormand) comptent parmi les prétendants à l’Oscar du meilleur film, et leurs interprètes sont toutes nommées dans la catégorie meilleure actrice.

        Lire le compte-rendu :
         

          Les Golden Globes célèbrent la « puissance des femmes »




   


James Franco et Kevin Spacey parmi les perdants
Au rang des perdants, on trouve James Franco, qui a fait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel immédiatement après avoir remporté un Golden Globe du meilleur acteur pour The Disaster Artist (qu’il a également réalisé). Il est absent de la liste des nommés aux Oscars et son film n’est distingué que dans la catégorie « scénario adapté ». Quant à Kevin Spacey, banni de Hollywood après de multiples accusations de harcèlement, il devra en plus voir son remplaçant dans le rôle de J. Paul Getty, Christopher Plummer, nommé à l’Oscar du second rôle masculin.

        Lire le récit :
         

          Kevin Spacey, un fantôme à Hollywood




        Lire aussi le portrait dans « M » :
         

          Christopher Plummer, l’homme qui a remplacé Kevin Spacey



La polémique #Oscarssowhite, qui, depuis 2016, pointait la sous-représentation des minorités dans la répartition des trophées, et s’est provisoirement conclue, en 2017, par le triomphe de Moonlight, ne devrait pas enfler cette année : Get Out, le premier film de Jordan Peele, est nommé dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur (catégorie dans laquelle Peele a pour rivale une autre débutante derrière la caméra, l’actrice Greta Gerwig avec Lady Bird) et meilleur acteur (pour la performance du Britannique Daniel Kaaluya). Dans cette catégorie, Denzel Washington a reçu sa neuvième nomination pour Roman J. Israel Esq., de Dan Gilroy. Mary J. Blige (pour Mudbound, de Dee Rees, film produit et diffusé par Netflix) et Octavia Spencer (La Forme de l’eau) sont en concurrence pour l’Oscar du second rôle féminin.

   


Greta Gerwig, cinquième femme nommée comme réalisatrice
Reste que la nomination de Greta Gerwig à l’Oscar du meilleur réalisateur n’est que la cinquième reçue par une femme (après Lina Wertmüller, Jane Campion, Sofia Coppola et Kathryn Bigelow, cette dernière restant la seule réalisatrice à avoir remporté le trophée). Quant à Rachel Morrison, elle est la première femme à pouvoir prétendre à l’Oscar de directrice de la photographie, pour Mudbound. Malgré les critiques élogieuses qui ont accueilli Wonder Woman à sa sortie, sa réalisatrice, Patty Jenkins, a été ignorée par les membres de l’AMPAS (qui, malgré un effort de diversification de la part de l’organisation, restent dans leur majorité, mâles, blancs et plus que quinquagénaires). Elle se consolera en constatant que Steven Spielberg a été aussi écarté de la catégorie (tout comme Tom Hanks, encensé pour son interprétation de Ben Bradlee dans Pentagon Papers, a été ignoré par ses collègues acteurs).

   


Si l’on classe les films par nombre de nominations reçues, on trouve, derrière La Forme de l’eau, 3 Billboards (neuf nominations) et Dunkerque, de Christopher Nolan (sept nominations). Comme d’accoutumée, les films à grand spectacle – Les Derniers Jedis, Blade Runner 2049, La Belle et la Bête, Les Gardiens de la galaxie 2 ou La Planète des singes, suprématie – concourent dans des catégories techniques, à l’exception du Logan, de James Mangold, qui décroche une nomination à l’Oscar de la meilleure adaptation.
Grosses entreprises américaines pour l’animation
Les longs-métrages d’animation nommés mêlent grosses entreprises américaines (Coco, Baby Boss, Ferdinand) et coproductions britanniques, avec la Pologne pour La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, avec le Canada pour Parvana, une enfance en Afghanistan, de Nora Twomey.
Dans la catégorie films en langue étrangère, les votants devront départager Une femme fantastique, de Sebastian Lelio (Chili) ; L’Insulte, de Ziad Doueiri (Liban) ; Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev (Russie) ; Corps et âme, d’Ildiko Enyedi (Hongrie) et la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, The Square, de Ruben Östlund (Suède).
Sur le Web : www.oscars.org/oscars/ceremonies/2018



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-3"> ¤ A travers les révélations du « Washington Post », le réalisateur met en scène un idéal de transparence.
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« Pentagon Papers » : Spielberg ancre la démocratie sur les rotatives

A travers les révélations du « Washington Post », le réalisateur met en scène un idéal de transparence.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 09h56
    |

                            Murielle Joudet








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – chef-d’œuvre
Depuis une décennie, Steven Spielberg a amorcé un voyage dans l’histoire du cinéma américain. Celui-ci débuta avec les très fordiens Cheval de guerre (2011) et Lincoln (2012), se poursuivit avec Le Pont des espions (2015), film d’espionnage construit autour de Tom Hanks. Avec Pentagon Papers, le voyage se poursuit dans le genre hollywoodien du film journalistique, abordé sur son versant classique et populiste (au sens positif du terme) : de Violences à Park Row (1952), de Samuel Fuller, jusqu’au cinéma de Frank Capra, filmer la presse consiste souvent à donner corps à l’idée de démocratie via les rouages d’un de ses piliers.

Jamais adapté au cinéma et précédant l’affaire du Watergate, les « Pentagon Papers » est le nom donné à un dossier classé secret-défense publié au tournant des années 1970 par le New York Times puis dans le Washington Post, alors petit journal rêvant de devenir grand. Contenant trente ans de mensonges étatiques et des informations sur l’implication des Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam, leur divulgation achèvera de détériorer le soutien de l’opinion publique à ­l’interven­tionnisme américain. Cette histoire, que le film recentre sur une décision à prendre – faut-il ou non publier le scoop –, rencontre le revirement classique du cinéaste.

Un rythme fiévreux
Rotatives en furie, salle de presse en ébullition : Spielberg respecte à la lettre les codes du film politico-journalistique et sa mise en scène se délecte de la captation de cet affairement permanent. Les nombreux rebondissements qui ponctuent le récit sont secondaires par rapport à un mouvement plus ample, qui est à la fois celui du rythme fiévreux de la presse et celui d’une mise en scène qui entretient un rapport mimétique avec son sujet.
Chaque mouvement de caméra nous suggère que l’idéal journalistique est une affaire de vitesse que rien,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-4"> ¤ Spielberg centre le film sur le « Washington Post » qui n’a pas sorti l’affaire.
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« Pentagon Papers » : le « New York Times » rappelle « la vraie histoire » de son scoop

Spielberg centre le film sur le « Washington Post » qui n’a pas sorti l’affaire.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h31
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Dans sa chronique, le journaliste du New York ­Times Jim Rutenberg a écrit ce que chacun pensait dans la maison sur Pentagon Papers, le film de Steven Spielberg qui porte le titre The Post aux Etats-Unis : « “The Post”, dont certains par ici estiment qu’il devrait plutôt s’appeler “The Times” »… Le réalisateur consacre en effet son film sur les fameux « Pentagon Papers » au ­Washington Post alors que c’est le New York Times qui sortit en premier le scoop et obtint logiquement le prix Pulitzer en 1972.

Le New York Times prend donc soin de rappeler « la vraie histoire » qui commença lorsqu’un ancien marine, Daniel Ellsberg, procura au journal le rapport du Pentagone révélant les mensonges des présidents américains sur la guerre au Vietnam. Une petite équipe de journalistes s’enferma à l’hôtel Hilton pour éplucher pendant des semaines les 7 000 pages de documents. Et le ­New York Times publia l’histoire, contre l’avis de ses avocats. « Nous nous sommes trouvés dans la position humiliante de devoir recopier la concurrence, écrivit plus tard Ben ­Bradlee, le directeur de la rédaction du Post – incarné à l’écran par Tom Hanks. Chaque paragraphe devait inclure une variation de l’expression “selon le New York ­Times”, chacun des mots étant douloureux, même si cela n’était visible que de nous. » Mais, trois jours plus tard, saisi par l’administration Nixon, un juge fédéral interdit au Times de poursuivre sa publication, laissant au Post la voie libre pour rattraper son retard.
Jim Rutenberg, journaliste : « Ceux qui ont vécu l’affaire sont un peu furieux, et ils ont le droit de l’être »
En apprenant, courant 2017, l’existence du projet de Spielberg, les vétérans du Times ont éclaté de colère : « Je trouve cela inconcevable. Ce film est une escroquerie », déclara, à 92 ans, James Greenfield, ancien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-5"> ¤ Le réalisateur de « La Douleur » revient sur son adaptation d’un récit de la romancière.
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Emmanuel Finkiel : « J’ai détesté Duras. Puis j’ai été reconquis »

Le réalisateur de « La Douleur » revient sur son adaptation d’un récit de la romancière.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 07h43
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

S’il fallait chercher une ligne de force chez Emmanuel Finkiel, ce serait, dans sa vie comme dans ses films, la présence des absents. Soit un premier long-métrage autour de la Shoah qui fait sensation (Voyages, 1999), une plongée dans les eaux troubles de la maladie (Je suis, en 2012) ou une reconquête compliquée (Nulle part, terre promise, 2009 ; Je ne suis pas un salaud, 2016). Enfin, ce film éclatant, l’un des plus justes et inspirés qu’on connaisse sur cette période, qu’est La Douleur, quatrième long-métrage de fiction qui sort aujourd’hui en salle, adapté du récit dans lequel Marguerite Duras décrit les affres de l’attente de son mari Robert Antelme, déporté en 1944 pour faits de résistance.

Après « Voyages », votre premier film, « La Douleur » met de nouveau en scène l’histoire d’un retour de l’univers concentrationnaire. Comment percevez-vous ce retour de votre œuvre sur elle-même ?
J’avais lu La Douleur bien avant Voyages. Le récit m’avait bouleversé parce qu’il parlait de choses que je connaissais. Mon père était aussi une figure de l’homme qui attend. Ses parents et son frère avaient été déportés sans retour, et, pourtant, toute sa vie, il les a attendus. On n’attend donc pas les vraies personnes quand on attend des morts, on les réinvente, on les fantasme. Ce sentiment, je peux en témoigner, se transmet aux générations suivantes.
Vous-même, qui avez été victime d’un AVC en 2006, êtes revenu au monde…
Lorsque j’ai tourné Je suis, documentaire sur le sujet, j’ai rencontré une femme qui m’a raconté cette incroyable histoire avec son mari, victime d’un AVC. Elle faisait 50 km par jour pendant un mois pour être à son chevet et lui manifester son amour. Jusqu’au jour où on l’appelle pour lui dire qu’il s’est réveillé, et là, durant cet ultime trajet, elle réalise qu’elle ne l’aime plus. La vraie douleur, c’est sans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-6"> ¤ Le cinéaste Emmanuel Finkiel restitue avec délicatesse les écrits de Marguerite Duras sur l’Occupation et la Libération.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
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« La Douleur » : l’insoutenable violence de l’attente

Le cinéaste Emmanuel Finkiel restitue avec délicatesse les écrits de Marguerite Duras sur l’Occupation et la Libération.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h45
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Quand est paru le livre La Douleur, au printemps 1985, le feuilletoniste littéraire de ce journal, Bertrand Poirot-Delpech, fut frappé par la « violence glaçante » de ces textes, une violence qui tenait essentiellement à l’écriture de Marguerite Duras, mais aussi à l’assurance de véracité dont celle-ci avait accompagné la publication du livre.
Au début du film d’Emmanuel Finkiel, en voix off, l’auteure raconte l’exhumation de récits écrits à la fin et au lendemain de la guerre, retrouvés quarante ans plus tard dans les « armoires bleues de Neauphle-le-Château ». Par cette citation, le cinéaste reprend à son compte l’engagement de vérité de Marguerite Duras. Il dira fidèlement, par le cinéma, ce que l’écrivaine a consigné, sans idée de publication, au fil des événements : l’histoire en marche – les derniers jours de l’Occupation à Paris, la Libération, le retour des prisonniers, la normalisation politique – et le cours de la vie – la peur et l’excitation de la clandestinité, l’ennui entrecoupé d’éclairs de passion qui baigne l’attente de l’être aimé, le soulagement et le dégoût face au retour de la paix.

Deux heures plus tard, la promesse a été tenue. Ce matériau compact, qui semblait impossible à travailler, s’est déployé pour devenir un film d’une beauté un peu sévère, d’une délicatesse qui rend justement accessible la « violence glacée ». Cette voix si reconnaissable qu’on entendait à chaque page du livre est devenue celle d’une autre – la Marguerite qu’incarne, avec une puissance jusqu’ici insoupçonnée, Mélanie Thierry.
Emmanuel Finkiel immerge personnages et spectateurs dans la grande coulée de boue de l’histoire
Le scénario de Finkiel combine les deux premiers textes du livre de Duras : le premier, intitulé La Douleur, est le récit de l’attente du retour de Robert Antelme, le mari de l’écrivaine, arrêté et déporté juste avant la Libération ;...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-7"> ¤ Figure du cinéma d’art et essai, le fondateur de la société Les Acacias est mort le 17 janvier, à l’âge de 79 ans.
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Mort de Simon Simsi, exploitant et distributeur de films

Figure du cinéma d’art et essai, le fondateur de la société Les Acacias est mort le 17 janvier, à l’âge de 79 ans.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h16
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

Comment un homme qui travaillait dans la publicité, au début des années 1980, a décidé un jour de tout quitter pour ouvrir un cinéma à Paris, et distribuer des films ? Ce mystère appartient à Simon Simsi. Né le 26 septembre 1938 à Paris, Simon Simsi est mort le 17 janvier, à l’âge de 79 ans, des suites d’un accident vasculaire cérébral.
Jusqu’à ces dernières semaines, il était le gérant de la société parisienne de distribution Les Acacias.  Fidèle au poste, l’affiche d’origine du Quai des Orfèvres (1947), de Henri-Georges Clouzot, dans son bureau… « Simon avait plein de souvenirs de films vus pendant son enfance, dans les salles parisiennes. C’est sans doute là qu’il a forgé sa cinéphilie. Il aimait accorder sa confiance et transmettre sa passion », raconte le directeur adjoint des Acacias, Jean-Fabrice Janaudy, recruté il y a dix-sept ans comme standardiste.
Bon connaisseur du cinéma italien
Simon Simsi était un passionné de cinéma qui avait le sens des affaires. Associé au programmateur et distributeur Martin Bidou, il exploitait avec lui ces dernières années Le Vincennes, aux portes de Paris. Son premier cinéma fut Les Acacias, rue des Acacias (17e arrondissement), acheté au début des années 1980 après qu’il eut quitté son poste chez l’afficheur Dauphin. Dès le début, l’apprenti exploitant se trouva en concurrence avec d’autres salles parisiennes (Mac Mahon, Le Balzac…) qui programmaient des films de répertoire. Il avait du mal à obtenir des copies. Simon Simsi devint donc distributeur, programmant dans sa salle les films qu’il achetait. Il a commencé par distribuer Riz amer (1949), de Giuseppe de Santis, Le Voleur de bicyclette (1949), de Vittorio De Sica, Scaramouche (1952), de George Sidney, etc.
« J’étais le p’tit jeunot qui voulait s’faire son p’tit trou… Je ne sais pas si on a fait un grand trou, mais on est encore là », expliquait-il simplement lors d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-8"> ¤ Une prétendue bande-annonce postée sur Facebook et YouTube laisse croire à une suite sur grand écran de la série à succès. Mais la vidéo, ancienne, est un montage de fans.
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Non, un film « Friends » n’est pas prévu pour 2018

Une prétendue bande-annonce postée sur Facebook et YouTube laisse croire à une suite sur grand écran de la série à succès. Mais la vidéo, ancienne, est un montage de fans.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h36
    |

            Alexandre Pouchard








                        


La communauté des fans de Friends s’agite depuis quelques jours. Des vidéos postées sur Facebook et YouTube suggèrent que la série culte aux 10 saisons et 236 épisodes pourrait trouver une suite dans un film dont la sortie serait prévue en avril 2018.
C’est ce qu’évoque, du moins, une publication d’une page de fans du comédien américain Will Ferrell, vue (au moment de l’écriture de ces lignes, le 22 janvier) au moins 46 millions de fois et partagée près de 700 000 fois.

   


Mais également une vidéo postée par la chaîne YouTube Smasher et vue près de 4 millions de fois.

   


C’est faux
Cette information est pourtant fausse et la « bande-annonce » n’a rien d’officiel. Il s’agit en réalité d’un montage réalisé par des fans de la série et loin d’être nouveau, puisqu’il a été mis en ligne en 2014. Il compte près de 38 millions de vues.
S’il a été retitré fin 2017 de manière trompeuse en « 2018 Trailer » (un changement visible grâce au site d’archivage archive.org), sa légende mentionne bien qu’il s’agit d’une compilation de plusieurs séries et sketchs dans lesquels apparaissent les acteurs de Friends : ainsi Courteney Cox dans Cougar Town, Matt LeBlanc dans Episodes ou encore Lisa Kudrow dans Web Therapy.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’auteure violée dans son enfance par Roman Polanski explique les raisons de son soutien à la tribune cosignée par Catherine Deneuve.
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Samantha Geimer : « Toute cette haine, cette revanche, ne guériront pas les femmes »

Dans une tribune au « Monde », l’auteure violée dans son enfance par Roman Polanski explique les raisons de son soutien à la tribune cosignée par Catherine Deneuve.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 10h25
    |

Samantha Geimer (Auteure de « La fille. Ma vie dans l’ombre de Roman Polanski », Plon, 2013)







                        



                                


                            

[En 1977, lorsqu’elle avait 13 ans, Samantha Geimer a été violée par Roman Polanski. Elle a récemment expliqué avoir pardonné à son agresseur. Elle a demandé à la justice américaine de clore le dossier afin qu’elle puisse retrouver une vie normale, déclarant qu’elle était toujours assaillie par la presse, quarante ans après les faits et le début de la procédure. Un juge de Los Angeles a refusé d’abandonner les poursuites et continue de considérer le réalisateur comme un fugitif. Peu après l’éclatement de l’affaire, Roman Polanski avait reconnu avoir eu des relations sexuelles avec une mineure et avait passé un accord amiable avec la justice, mais craignant que l’entente ne soit subitement annulée, il a pris la fuite vers la France en 1978.]
Tribune. On peut être surpris de me voir signer ou approuver une tribune critiquant le mouvement #metoo. Je suis une féministe, défendant les droits des victimes, et l’on me connaît d’ailleurs surtout pour avoir été moi-même victime d’un viol. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi je suis entièrement d’accord avec la tribune « Nous défendons une liberté d’importuner », [signée, entre autres, par Catherine Deneuve, Catherine Millet et Ingrid Caven].
#metoo devrait être une plate-forme de soutien pour les victimes, un espace où l’on témoigne de sa solidarité, où l’on se soutient les unes les autres. Toutes celles qui, comme nous, ont souffert de différentes (mais semblables) façons, mais ont toujours eu conscience d’appartenir à un groupe plus vaste, de mères, de sœurs ou d’amies, ne sont pas une minorité. Nous nous sommes toujours soutenues.

On ne peut pas empêcher les conservateurs politiques et religieux de détourner à leurs fins les initiatives les plus louables. Pour attaquer, par exemple, Meryl Streep, Hollywood en général ou des hommes politiques qui ne leur plaisent pas, ils se serviront de #metoo ou de n’importe quel autre mouvement, sans aucun souci...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-10"> ¤ Pour « La Matinale du Monde », « B.B. » raconte le traumatisme de ses années cinéma, son antipathie pour le genre humain, et le sens de la vie qu’elle a trouvé dans le combat pour la protection des animaux.
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Brigitte Bardot : « Sans les animaux, je me serais suicidée »

Pour « La Matinale du Monde », « B.B. » raconte le traumatisme de ses années cinéma, son antipathie pour le genre humain, et le sens de la vie qu’elle a trouvé dans le combat pour la protection des animaux.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 17h23
    |

            Annick Cojean








                        



                                


                            

Brigitte Bardot, 83 ans, publie le 25 janvier « Larmes de combat » (Plon, 264 pages, 16,90 €) un livre « testamentaire » portant ses convictions, ses révoltes et ses espérances pour la défense des animaux. Retirée dans sa maison de Saint-Tropez (Var), mais toujours très active à la tête de sa fondation, qui emploie plus d’une centaine de salariés à Paris et mobilise des milliers de bénévoles, l’actrice la plus mythique du cinéma français s’est confiée au Monde sur ce qui fut le grand combat de sa vie. Une vie singulière qui l’a vue mettre fin, à 38 ans, à une carrière fulgurante au cinéma pour s’engager auprès des animaux. « Pionnière », dit-elle, convaincue qu’on ne comprendra l’ampleur de son travail qu’après sa mort.
Je ne serais pas arrivée là si…
… si je n’avais pas pris conscience de la souffrance qu’endurent les animaux sur Terre, et n’avais pas brusquement arrêté le cinéma pour m’occuper d’eux. Fini la futilité et ce monde de faux-semblants qui m’avait rendue si malheureuse pendant toutes ces années. Stop ! Certains ont cru à un caprice, d’autres m’ont prise pour une cinglée. Je m’en foutais. Ma décision était irréversible. A 38 ans, j’ai tout quitté pour les animaux. C’est la plus belle décision de ma vie.
De quand date ce lien si fort avec les animaux ?
Depuis toujours, je pense. Je me sens animale. Et je rejette l’espèce humaine. Elle m’a toujours fait peur. C’est une espèce arrogante et sanguinaire qui m’a fait beaucoup de mal. J’étais toute petite lorsque j’ai vu le film Blanche-Neige, les yeux émerveillés, je crois que ce rêve n’a cessé de me porter. Vivre dans une petite maison, au milieu d’une multitude d’animaux… Au fond, c’est un peu ce que je fais aujourd’hui.
Mais vous rappelez-vous d’un moment charnière ? D’un point de bascule dans votre deuxième vie ?
Oui. Le dernier film que j’ai tourné s’appelait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-11"> ¤ En 2017, « Valérian et la Cité des mille planètes », de Luc Besson, a capté, à lui seul, 40 % des spectateurs des films français à l’étranger, soit 30,6 millions d’entrées sur 80 territoires.
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« Valérian » fait le beau temps sur le cinéma français à l’international

En 2017, « Valérian et la Cité des mille planètes », de Luc Besson, a capté, à lui seul, 40 % des spectateurs des films français à l’étranger, soit 30,6 millions d’entrées sur 80 territoires.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 19h30
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Les résultats des films français à l’export dépendent chaque année d’un ou deux blockbusters. En 2016, Unifrance, l’association chargée de porter haut les couleurs du cinéma hexagonal hors de nos frontières, se désolait de constater un violent trou d’air. En 2017, l’étiage est remonté à une hauteur plus satisfaisante, avec des premières estimations de 80,5 millions d’entrées (contre 40,7 millions en 2016). Ce qui représente, pour l’an dernier, 486 millions d’euros de recettes.
Tout comme en 2014 et en 2015, c’est uniquement une production de Luc Besson, en langue anglaise, qui fait pencher la balance. Un gros film suffit à faire la pluie ou le beau temps. En 2017, Valérian et la Cité des mille planètes capte, à lui seul, 40 % des spectateurs des films français à l’étranger, soit 30,6 millions d’entrées sur 80 territoires.
Malgré une carrière très décevante aux Etats-Unis, ce film au colossal budget de près de 200 millions d’euros a obtenu la meilleure performance jamais réalisée par un long-métrage français en Chine. Bénéficiant du coup de pouce de Fundamental Films, l’actionnaire chinois du studio de Luc Besson, EuropaCorp, le film a comptabilisé 11,6 millions d’entrées dans l’empire du Milieu. Insuffisant, toutefois, pour rentabiliser cette superproduction.

Pour la quatrième fois en six ans, les recettes des films français ont été majoritairement générées en dehors de nos frontières. Après Valérian, la comédie dramatique Demain tout commence, d’Hugo Gélin, avec Omar Sy, arrive en deuxième position, avec 4,8 millions d’entrées à l’étranger, suivie par le film d’action Overdrive, d’Antonio Negret (1,9 million d’entrées).
Phénomène de concentration
Le dessin animé Les As de la jungle, de David Alaux (1,2 million d’entrées), a connu un beau succès au Royaume-Uni et en Russie. Elle, le thriller de Paul Verhoeven, dans lequel Isabelle Huppert interprète le rôle principal,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-12"> ¤ Femme d’affaires puissante et respectée, la patronne du « Washington Post » a fait entrer le quotidien américain dans la légende.
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Kay Graham, la femme qui révéla le Watergate et les Pentagon Papers 
                  
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Le Monde
 |
                  19.01.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 14h18


Femme d’affaires puissante et respectée, la patronne du « Washington Post » a fait entrer le quotidien américain dans la légende.

Par                             Stéphanie Chayet





                     
Elle est la grande absente des Hommes du président, le célèbre thriller de 1976 sur le scandale du Watergate, pour lequel Alan Pakula avait méticuleusement recréé la salle de rédaction du Washington Post dans un studio de la Warner Bros. Pas un cendrier, pas une corbeille à papier ne manquent au tableau, mais la patronne du quotidien n’est mentionnée qu’une fois, lorsque les journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward – interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford en Starsky et Hutch du reportage d’investigation – appellent le directeur de campagne du président Nixon pour vérifier une information.
« Dites à Katie Graham qu’elle va se prendre le nichon dans une essoreuse si vous publiez ça », menace alors John Mitchell (la réplique est authentique). A part ça, aucune allusion à la femme qui soutient les deux jeunes reporters jour après jour pendant cet interminable été 1972, alors que la Maison Blanche la harcèle et que le reste de la presse ne suit pas. A la décharge d’Alan Pakula, les apparitions de Katharine Graham dans le récit éponyme publié par Woodward et Bernstein en 1974 se comptaient déjà sur les dix doigts.
Comme le rappelle la journaliste politique Margaret Carlson, qui fut la première femme chroniqueuse au magazine Time, « Les Hommes du président est un livre sur des hommes écrit par des hommes à une époque où les femmes étaient invisibles à Washington, y compris cette femme influente. On oublie combien le monde a changé en quarante ans. » 
Les mensonges de trois administrations
Quarante ans plus tard, alors que les stars sont en noir sur le tapis rouge pour dénoncer le sexisme et les violences faites aux femmes, un nouveau film sur l’âge d’or du Washington Post replace sa propriétaire et éditrice – disparue en 2001 à 84 ans – au premier plan. Sur les écrans mercredi prochain sous le titre de Pentagon Papers (The Post, en V.O.), le dernier Steven Spielberg...





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Kay Graham, la femme qui révéla le Watergate et les Pentagon Papers
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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-13"> ¤ Jeudi, Dylan Farrow, la fille adoptive du réalisateur, l’a de nouveau accusé de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 7 ans.
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Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen

Jeudi, Dylan Farrow, la fille adoptive du réalisateur, l’a de nouveau accusé de l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 7 ans.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 20h38
    |

                            Le Monde.fr








                        



   


Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui. Rebecca Hall et Timothée Chalamet, qui jouent dans le prochain long-métrage de Woody Allen, A Rainy Day in New York, ont annoncé qu’ils allaient faire don de leur salaire à l’association Time’s Up, nouvellement créée, qui vient en aide aux victimes de violences sexuelles.

        Lire aussi :
         

                Harcèlement sexuel : la controverse renaît autour de Woody Allen



Ces prises de position font suite à la publication d’une lettre ouverte de Dylan Farrow, aujourd’hui âgée de 32 ans, dans le Los Angeles Times au début du mois de décembre 2017. Elle en appelle au monde du cinéma, demandant pourquoi le mouvement de libération de la parole lancé ces derniers mois contre les violences sexuelles semblait, pour l’instant, épargner son père adoptif.
« Pourquoi Harvey Weinstein [producteur américain accusé d’agressions sexuelles et de viols par de nombreuses femmes] et les autres célébrités accusées ont été exclues de Hollywood, alors qu’Allen a récemment signé un contrat de plusieurs millions de dollars avec Amazon ? »
Elle dénonce l’ambivalence d’acteurs et d’actrices ayant condamné publiquement Harvey Weinstein, mais qui, interrogés sur le réalisateur de Manhattan, Annie Hall et Match Point, esquivent le sujet.
Quelles sont les accusations ?
Woody Allen et l’actrice Mia Farrow ont entretenu une relation amoureuse et professionnelle entre 1980 et 1992. Ensemble, ils ont eu et adopté plusieurs enfants, jusqu’à ce que ce Mia Farrow découvre la relation entre Woody Allen et Soon-Yi Previn, qu’elle avait adoptée avec son compagnon précédent –. Le réalisateur l’a depuis épousée.
Mais le cinéaste est accusé d’avoir agressé sexuellement la fille qu’il avait adoptée avec Mia Farrow, Dylan Farrow, alors qu’elle avait 7 ans, le 4 août 1992 dans une maison de campagne, dans le Connecticut, en l’absence de sa mère. C’est la baby-sitter, qui a aperçu le réalisateur, seul avec l’enfant, qui n’avait plus son pantalon, et a alerté sa mère. La jeune fille a, par la suite, expliqué que son père avait touché son sexe. Des accusations que le cinéaste a toujours réfutées, jusque dans un communiqué envoyé jeudi 18 janvier.
Les accusations portées contre le réalisateur ont été décrites dans une longue enquête de la journaliste Maureen Orth, dans le magazine Vanity Fair, publiée en 1992. Un article qui décrivait, en s’appuyant sur plusieurs sources de la famille Farrow, des comportements déplacés à l’encontre de leur fille adoptive, et débutait ainsi : « Il y avait une règle implicite chez Mia Farrow : Woody Allen ne devait jamais être laissé seul avec leur fille adoptive de 7 ans, Dylan. » Avant l’agression présumée, le réalisateur aurait fait part de son comportement « inapproprié » auprès d’une psychologue pour enfants, Susan Coates, selon Vanity Fair.
Ce n’est que vingt-deux ans plus tard que Dylan Farrow s’est exprimée publiquement sur cette affaire. En 2014, elle a publié une lettre ouverte dans le New York Times pour appuyer les accusations : « Si je ne parle pas, je le regretterai sur mon lit de mort. »
Jeudi 18 janvier, elle s’est exprimée pour la première fois à la télévision sur CBS News, dans une interview enregistrée. Elle est notamment revenue sur son combat et les souffrances qu’elle a endurées. « Pourquoi ne pourrais-je pas être en colère, ressentir de l’indignation, après avoir été ignorée, écartée, et alors que l’on ne m’a pas crue ? », explique-t-elle dans un extrait diffusé par la chaîne.

Comment Woody Allen s’est défendu ?
L’affaire dramatique et complexe qui entoure Woody Allen depuis vingt-cinq ans est faite d’enquêtes, de contre-enquêtes, et d’accusations de manipulation de toutes parts. En 2014, peu après la première déclaration publique de Dylan Farrow, le réalisateur lui a répondu par une longue lettre ouverte publiée également dans le New York Times.
Accusant Mia Farrow d’avoir manipulé sa fille adoptive et de l’avoir « coachée » pour qu’elle accuse son père, il y nie les faits qui lui sont reprochés et estime que ces accusations sont nées au milieu d’une bataille juridique pour la garde des enfants, lors du très compliqué divorce du couple Allen-Farrow en 1992.
Autre fils adoptif du couple, Moses Farrow a pris la défense de son père en 2014, accusant lui aussi Mia Farrow d’avoir manipulé ses enfants pour les pousser à haïr leur père. « Je ne sais pas si ma sœur croit réellement qu’elle a été agressée ou si elle essaye de faire plaisir à sa mère », assurait-il dans une interview au magazine People. Il y accuse également Mia Farrow de mauvais traitements et explique avoir été frappé à plusieurs reprises pendant son enfance.
Enfin, M. Allen et ses avocats citent régulièrement une expertise rendue à l’époque des faits par la clinique de Yale-New Haven, rédigée par plusieurs praticiens et concluant que Dylan Farrow n’avait pas été abusée sexuellement.
Pourquoi cette défense est contestée ?
Tous les arguments avancés par Woody Allen et son fils sont balayés par Mia Farrow, Dylan Farrow et d’autres observateurs depuis que l’affaire a été relancée. « Ma mère ne m’a jamais manipulée. Elle n’a jamais mis de faux souvenirs dans ma tête », a assuré Dylan Farrow en 2014.
« Mes souvenirs sont à moi. Je m’en souviens. Quand je lui ai raconté mon histoire, elle espérait que je l’avais inventée. Au cours d’une des conversations les plus difficiles que j’ai eue, elle m’a demandé si je disais la vérité, expliquant que papa assurait n’avoir rien fait. Et je lui ai répondu : “Il ment.” »
Lorsque Woody Allen a perdu la procédure judiciaire pour obtenir la garde de ses enfants en 1993, le juge Elliott Wilk n’a pas trouvé de « preuve » crédible soutenant que Mme Farrow aurait manipulé sa fille adoptive et a, par ailleurs, dénoncé le comportement de Woody Allen en tant que père, dans un jugement acide.
Plusieurs membres de la famille Farrow nient également que l’agression ait été inventée pour faire perdre la garde des enfants à Woody Allen et expliquent que ces procédures ont été lancées après l’agression présumée. « En réalité, Allen a lancé les poursuites pour obtenir ma garde et celle de Ronan [son frère adoptif] uniquement après le début de l’enquête sur ses abus. Charmant », assurait récemment Dylan Farrow.
Aucun procès n’a eu lieu, mais le procureur du Connecticut, Frank Maco, avait estimé en 1993 qu’il disposait d’éléments suffisants pour inculper le cinéaste pour agression sexuelle sur sa fille mineure, comme le racontait le New York Times à l’époque. Il avait, cependant, préféré épargner à la jeune Dylan Farrow le traumatisme d’un témoignage public en procès.
Enfin, le jugement rendu par Elliot Wilk en 1993 a estimé que l’expertise de la clinique Yale New Haven, qui a conclu que Dylan Farrow n’avait pas été agressée, n’était pas crédible.
Le silence de Hollywood et la machine médiatique
En 2016, le journaliste et avocat de formation Ronan Farrow (depuis à l’origine de l’une des enquêtes ayant lancé l’affaire Weinstein), fils biologique de Mia Farrow et de Woody Allen, a également pris la parole, alors que son père était appelé à présider la cérémonie du Festival de Cannes, malgré les accusations portées par sa fille adoptive.
Dans une tribune publiée par The Hollywood Reporter, il dénonce le silence des médias, étouffés par une puissante défense élaborée par son père, au moment où sa sœur témoignait publiquement :
« Chaque jour, des collègues dans des rédactions me transféraient des e-mails envoyés par les puissants agents d’Allen (…). Ces e-mails contenaient des arguments prêts à être transformés en articles, avec des propositions de psychothérapeutes, avocats, amis, tous ceux prêts à qualifier une jeune femme s’attaquant à un homme puissant de folle, manipulée et agressive. Au début, ils envoyaient des liens vers des blogs, puis vers des titres réputés, une machine qui s’auto-alimentait. »

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Dylan Farrow espère aujourd’hui que l’affaire Weinstein, qui a vu tomber de nombreuses personnalités de Hollywood, accusées de harcèlement sexuel, d’agressions ou de viols, tels que Brett Ratner et Kevin Spacey, permettra de lever un nouveau jour sur son histoire, et sur son père. « Il ment depuis si longtemps. C’est difficile pour moi de le voir et d’entendre sa voix », a-t-elle répété jeudi sur CBS.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-14"> ¤ Plusieurs acteurs ont pris leurs distances avec le réalisateur après que Dylan Farrow a réitéré ses accusations.
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Woody Allen dans la tourmente de #metoo

Plusieurs acteurs ont pris leurs distances avec le réalisateur après que Dylan Farrow a réitéré ses accusations.



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 11h35
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


On ne connaissait d’elle que les photos d’enfance où elle figure avec Woody Allen. La fille adoptive du cinéaste, Dylan Farrow, est apparue pour la première fois à la télévision dans une interview, diffusée le 18 janvier, pour renouveler les accusations d’agression sexuelle portées contre son père depuis 1992. « Je veux montrer mon visage et raconter mon histoire », a-t-elle dit à la chaîne CBS.
Agée de 32 ans, la jeune femme n’a pas nié qu’elle avait choisi son moment pour reparler de l’affaire. Dans la foulée de l’affaire Weinstein et des mouvements #metoo et Time’s Up, les victimes d’abus ou de harcèlement se sentent enfin écoutées. « Cela fait vingt ans que je répète les mêmes accusations et j’ai été systématiquement réduite au silence, ignorée ou discréditée, a-t-elle expliqué. Cela a été très important pour moi de voir que cette conversation se tenait enfin en public. »

Dylan Farrow, adoptée par Woody Allen et l’actrice Mia Farrow, avait 7 ans lorsque le metteur en scène, accuse-t-elle, l’a fait venir dans le grenier de leur maison de campagne du Connecticut. « Il m’a dit de m’allonger sur le ventre et de jouer avec le train électrique de mon frère qui était installé là. » Après quoi, il s’est assis derrière elle. « Et il m’a agressée sexuellement. » Les baby-sitters avaient reçu de Mia Farrow la consigne de ne pas laisser la fillette seule avec le réalisateur.
« Il y a un quart de siècle »
Ces accusations contre Woody Allen avaient été portées dès 1992-1993, notamment devant la justice, qui n’avait pas poursuivi le cinéaste – tout en spécifiant qu’il y aurait une « cause probable » de le faire – et qui ne lui avait pas non plus confié la garde de l’enfant. A l’époque, Woody Allen et Mia Farrow étaient en procédure de divorce après treize films et douze ans de vie commune.
L’héroïne de Rosemary’s Baby venait de découvrir que le cinéaste avait une liaison depuis 1989 avec une autre de ses filles adoptives, Soon-Yi Previn, alors âgées de 19 ans. Ronan, 5 ans, le fils biologique du couple, avait pris le parti de sa mère. Moses, l’un de leurs fils adoptifs, le parti de son père, accusant Mia Farrow d’avoir « lavé le cerveau » des enfants par haine de son ex-compagnon. « En quoi cette histoire de lavage de cerveau est-elle plus crédible que ce que je dis sur l’agression commise par mon père ? », interroge Dylan aujourd’hui.

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La jeune femme était revenue à la charge dans une lettre publiée, en 2014, par le chroniqueur du New York Times Nicholas Kristof. Pour mettre des mots sur le terme « agression », il lui a fallu des années. « A 7 ans, je disais : il a touché mes parties intimes, précise-t-elle dans l’interview à CBS. A 32 ans, ce que je dis, c’est : “Il a touché ma vulve et mes lèvres avec son doigt.” » La jeune femme cite d’autres exemples. Le réalisateur lui aurait souvent demandé de venir dans son lit « alors qu’il était en sous-vêtements » et elle aussi.
Woody Allen, 82 ans, a une nouvelle fois réfuté les accusations de sa fille. « La famille Farrow a beau utiliser cyniquement l’occasion offerte par le mouvement Time’s Up de répéter cette accusation discréditée, cela ne la rend pas plus vraie que précédemment, a-t-il affirmé dans un communiqué publié par son avocat. Je n’ai jamais attenté à la pudeur de ma fille, et c’est ce qu’ont conclu toutes les enquêtes, il y a un quart de siècle. »
Jessica Chastain, Natalie Portman et Reese Witherspoon ont apporté leur soutien à la fille adoptive du cinéaste
Mais le temps où les accusations glissaient est révolu. L’introspection a saisi Hollywood. Hier, le milieu cinématographique n’avait aucune peine à « fermer les yeux » (l’expression de Dylan), alors que le réalisateur se présentait aux festivals avec Soon-Yi – épousée en 1997. Ni aucun mal à ignorer la rancune du clan Farrow contre les hommages rendus à l’artiste.
Dylan ne cache pas qu’il s’agit d’une véritable campagne. « Pourquoi ne devrais-je pas vouloir le faire tomber ? », interroge-t-elle sur CBS. En 2014, son texte était paru dans le New York Times juste avant la cérémonie des Golden Globes. Elle avait aussi très publiquement interpellé Diane Keaton, l’ex-égérie de Woody Allen, mais l’actrice avait défendu celui qui restait son « ami ».

        Lire aussi le portrait :
         

          Qui est Ronan Farrow, le « tombeur » d’Harvey Weinstein ?



Il aura fallu l’affaire Weinstein et la persistance de son frère Ronan, le « tombeur » du fondateur de Miramax, à faire entendre les victimes. Car c’est le fils de Woody Allen, grand pourfendeur de l’hypocrisie hollywoodienne, qui a publié dans le New Yorker du 10 octobre 2017 l’enquête qui a fait le plus de tort à Harvey Weinstein : elle démontait le système d’intimidation déployé pour faire taire les victimes de ses ardeurs.
Alec Baldwin soutient le cinéaste
Début décembre, Dylan Farrow publiait un nouvel appel dans le Los Angeles Times : « Pourquoi la révolution #metoo a-t-elle épargné Woody Allen ? ». Effet Weinstein : le milieu a commencé à prendre ses distances. Les actrices Jessica Chastain, Natalie Portman et Reese Witherspoon ont apporté leur soutien à la jeune femme. Ellen Page a déclaré qu’avoir tourné avec le réalisateur était son « plus grand regret ».
Colin Firth, qui a joué dans Magic in the Moonlight, en 2013, a fait savoir qu’il ne travaillerait plus avec le cinéaste, de même que Mira Sorvino, Rachel Brosnahan et Greta Gerwig. « Si j’avais su ce que je sais maintenant, je n’aurais pas joué [sous sa direction] », a ­affirmé cette dernière. Rebecca Hall et Timothée Chalamet, qui jouent dans le prochain film ­d’Allen, A Rainy Day in New York, ont annoncé qu’ils donneraient leurs cachets au fonds de solidarité avec les victimes d’abus sexuels, créé par Time’s Up.
Après l’affaire Weinstein, Allen avait espéré, dans une interview à la BBC, que l’affaire ne déclencherait pas « une chasse aux sorcières ». Alec Baldwin, l’un des rares à le défendre publiquement, partage cette inquiétude. « Accuser des personnes de tels crimes devrait être traité avec soin, a-t-il observé. J’ai travaillé trois fois avec Woody Allen. Ç’a été l’un des plus grands privilèges de ma carrière. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-15"> ¤ Dans « Pentagon ­Papers », le réalisateur met en lumière ­Katharine ­Graham, qui décide de publier ces documents dans le « Washington Post ».
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Steven Spielberg : « La liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée »

Dans « Pentagon ­Papers », le réalisateur met en lumière ­Katharine ­Graham, qui décide de publier ces documents dans le « Washington Post ».



Le Monde
 |    19.01.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 16h41
    |

Propos recueillis par Samuel Blumenfeld







                        



                                


                            

Avant la sortie française de Pentagon ­Papers, le 24 janvier, le réalisateur américain revient sur l’urgence qu’il a ressentie à faire ce film dans un contexte de multiplication des « fake news ». Il juge que son pays n’a jamais été aussi divisé et qu’il n’existe pas le « moindre espace commun, et donc plus de moyen d’avoir un débat ».
Les « Pentagon Papers » ont fait l’objet d’articles publiés en 1971 par le New York Times et le Washington Post. Vous souvenez-vous de cette époque ?
Steven Spielberg : Je me souviens de tout, mais pas des ­« Pentagon Papers ». Je ne communiquais pas avec le monde extérieur. J’ai un souvenir plus clair du Watergate, en 1974, car il avait ­contraint Richard Nixon à quitter la Maison Blanche. J’étais occupé au moment des ­ « Pentagon Papers » par deux séries télévisées, Columbo et Night Gallery. Ma carrière m’obsédait, je cherchais à réaliser mon premier long-métrage. Je ne regardais pas les ­informations, je ne lisais aucun journal. Je suis sorti de ma torpeur quand j’ai ­appris que des amis de l’université avaient perdu la vie au Vietnam. Puis l’affaire du Watergate a éclaté. Tout a changé pour moi.
Le centre de gravité de votre film est aussi dans le personnage de la ­dirigeante du Washington Post, ­Katharine ­Graham, qui prend ­la décision ­de publier ces documents…
Avec le recul, cette histoire me fascine, tant elle pose la question du leadership. Nous parlons ici d’une femme, Katharine Graham, devenue patronne du Washington Post à la suite d’un concours de circonstances. Elle avait hérité du journal par son père, et confié la direction à son mari. Après le suicide de ce dernier, en 1963, elle avait pris les rênes du journal. Katharine Graham élevait ses ­enfants, pensait que sa place était à côté d’eux, pas à la tête de son journal. Nous parlons d’une époque où le leadership...




                        

                        


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Van der Keuken, cinéaste voyageur

Une rétrospective de l’œuvre du cinéaste hollandais inaugure la Cinémathèque du documentaire, au Centre Pompidou à Paris.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
19.01.2018 à 11h58
    |

            Isabelle Regnier








                        



                                


                            

Parent pauvre du ciné­ma, tendanciellement minoré par les grands festivals et le circuit commercial, le documentaire a désormais son vaisseau amiral : la Cinémathèque du documentaire. Créée à l’initiative de la Société ­civile des auteurs multimédia (SCAM), soutenue par le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC) et le ministère de la culture, cette nouvelle institution, présidée par la cinéaste Julie Bertuccelli, veut faire rayonner le genre en fédérant tout un réseau de salles à travers la France, auquel adhèrent déjà une trentaine de partenaires.
L’ambition est grande, comme en témoigne l’engagement de la Bibliothèque publique d’information (BPI) du Centre Pompidou qui, en s’imposant comme le centre de gravité et la vitrine parisienne de l’institution, consolide au passage sa position de grand ordonnateur du secteur. A la tête d’une collection de trois mille films (dont cinq cents accessibles en ligne sur sa plate-forme de VàD), la BPI chapeaute entre autres l’organisation du festival Cinéma du réel. Pour la Cinémathèque du documentaire, elle va désormais concevoir et animer une programmation quotidien­ne, oscillant entre cinéma de patrimoine et création contemporaine (autour de trois grandes rétrospectives annuelles et de différents cycles consacrés aux courts-métrages, aux nouvelles écritures, aux projets en cours).
De la musique pour les yeux
En ouvrant sa première saison sous les auspices du grand Johan van der Keuken, en proposant la plus grande rétrospective de son travail jamais montée en France – soixante films, dont plusieurs inédits, qui voyageront ensuite dans d’autres institutions du ­réseau –, la nouvelle cinémathèque frappe un grand coup. L’événement est d’autant plus excitant que ce cinéaste voyageur, dont chaque nouveau film offrait, de son vivant, une nouvelle raison de célébrer l’œuvre entière, a quelque peu disparu des radars depuis sa mort, en 2001.
Né en 1938, à Amsterdam, Johan van der Keuken...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-17"> ¤ Rencontre avec quatre jeunes réalisatrices qui ont présenté leur film de fin d’études au festival Premiers plans d’Angers.
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L’avenir du cinéma européen, côté femmes

Rencontre avec quatre jeunes réalisatrices qui ont présenté leur film de fin d’études au festival Premiers plans d’Angers.



Le Monde
 |    18.01.2018 à 09h48
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

Autour de la présidente Catherine Deneuve – applaudie, voire ovationnée à chaque fois qu’elle entre dans une salle de projection – le jury du 30e festival Premiers plans d’Angers, consacré aux premiers films européens, est composé de jeunes anciens. Réalisateurs français (Valérie Donzelli, Clément Cogitore) ou européens (l’Italienne Tizza Covi, le Belge Guillaume Senez), ils ont tous présenté leurs premières œuvres, courts ou longs- métrages à Premiers plans. Le festival, qui se terminera le 21 janvier, est une espèce de boule de cristal du cinéma européen, dans laquelle on peut essayer d’en deviner l’avenir à travers les films de débutants. De toutes les sections de Premiers plans, celle qui permet de se projeter le plus loin propose des films de fin d’études venus de toute l’Europe.
Sur les vingt films d’école qu’un autre jury – présidé par l’Algérien Karim Moussaoui (En attendant les hirondelles) – doit départager, neuf ont été réalisés par des femmes. En retraçant le chemin qui a conduit quatre d’entre elles – islandaise, russe, serbe et française – jusqu’au cinéma, en les interrogeant sur leurs premiers pas et leur avenir, on entrevoit une génération d’auteures qui envisagent avec réalisme les contraintes qui pèsent sur elles (« Jamais nous n’aurons les budgets qu’avait ­Kusturica pour ses premiers films », dit la Serbe Jelena Gavrilovic) et déploient des trésors d’imagination pour tourner leurs films.

Sans vouloir faire du quatuor qui réunit Jelena Gavrilovic, Elsa Maria Jakobsdottir, Kristina ­Kuzakhmetova et Maïlys Audouze un échantillon représentatif, l’hétérodoxie de leur cheminement apparaît clairement. On ne trouvera pas une ratte de cinéma­thèque parmi elles. Elsa Maria Jakobsdottir a grandi dans un village de pêcheurs au nord de l’Islande et à découvert le cinéma d’auteur quand, adolescente, elle est tombée dans une famille française cinéphile à l’occasion d’un échange scolaire. Kristina Kuzakhmetova...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-18"> ¤ La comédie romantique qu’elle réalise et interprète enchaîne les poncifs.
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« Brillantissime » : Michèle Laroque fait sa crise de la cinquantaine

La comédie romantique qu’elle réalise et interprète enchaîne les poncifs.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 18h07
    |

                            Murielle Joudet








                        



   


L’avis du « Monde » - On peut éviter
Du jour au lendemain, tout s’effondre autour d’Angela (Michèle Laroque). Elle qui pensait avoir une vie idéale se retrouve seule le soir de Noël : son mari la quitte, sa mère part à la campagne et sa fille rejoint son petit copain. C’est devenu un genre à part entière dans le cinéma français : une actrice mûre joue une héroïne qui traverse une véritable catastrophe intime : mari, enfant, parfois travail, tout ce qu’elle pensait avoir pour de bon s’évanouit du jour au lendemain. Avec Brillantissime, on pouvait penser que Michèle Laroque, qui adapte là une pièce de boulevard, nous offre la version grand public de ce qu’on pourrait appeler le « film du retour d’âge ».
Célibat vécu comme une maladie
Ces dernières années on a ainsi pu voir de beaux portraits de femmes, précis, audacieux, de L’Avenir de Mia Hansen-Love (2016) à Aurore de Blandine Lenoir (2017), la crise de la cinquantaine devenait l’occasion d’une réinvention, parfois loin des hommes, parfois avec les hommes, mais ceux-ci ne déterminent jamais le bonheur des héroïnes – les conquêtes du féminisme innervent intimement le genre . Ce qui n’est pas le cas de Brillantissime qui ne s’embarrasse d’aucune réactualisation et reconduit la bonne vieille recette de la comédie romantique où le célibat est vécu comme une maladie, un état d’incomplétude, et le couple, le souverain bien à qui l’on doit tout sacrifier.

 Comédie française de Michèle Laroque. Avec : Michèle Laroque, Françoise Fabian, Kad Merad (1 h 35). Sur le web : http://www.studiocanal.com/fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3476,1-0,0-19"> ¤ Racontez-nous comment vous réagissez au débat #metoo dénonçant les violences sexuelles.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
En tant qu’homme, qu’a changé pour vous le mouvement de libération de la parole des femmes ?

Discussion lancée le 17 janvier 2018

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Depuis les révélations sur le producteur américain Harvey Weinstein, les femmes dénoncent par milliers le harcèlement, les agressions sexuelles et le sexisme qu’elles ont subis. Le débat sur les violences sexuelles, qui traverse aujourd’hui la société, interroge les relations entre hommes et femmes, et bouscule parfois les idées des uns et des autres.
En tant qu’homme, comment réagissez-vous à ce mouvement de libération de la parole, et aux débats qu’il suscite ? Les témoignages des femmes ont-ils modifié votre façon de voir les choses ? Votre comportement a-t-il changé ? Réagissez-vous différemment aujourd’hui dans certaines situations, que ce soit chez vous, sur votre lieu de travail ou dans l’espace public ?
Racontez-nous votre expérience et votre ressenti. Merci de préciser votre âge et votre profession. Votre témoignage pourra être publié dans un article du Monde.fr. N’oubliez pas de laisser votre adresse e-mail ou un numéro de téléphone afin qu’un ou une journaliste puisse vous recontacter.                                    LES FAITS-->
 






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// Load facebook sdk to make facebook videos work
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« Las marimbas del infierno » : quand le Death métal et le marimba se rencontrent

Ce film bizarre et assez beau du Guatemaltèque Julio Hernandez Cordon, s’inspire de l’histoire d’un joueur de marimba.



Le Monde
 |    17.01.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
17.01.2018 à 14h17
    |

            Isabelle Regnier








                        



   


L’avis du « Monde » - À Voir
La rencontre absurde entre le Death métal sataniste et le marimba, instrument traditionnel guatémaltèque aux allures de xylophone géant. De cette idée folle qu’ils ont conçue ensemble, trois hurluberlus unis par une même passion pour la musique et un refus de se soumettre aux diktats des gangs et de la violence économique, espèrent qu’elle leur apportera le succès et la liberté.
Ainsi pourrait-on résumer ce film bizarre et assez beau de Julio Hernandez Cordon, cinéaste guatemaltèque formé au Mexique dont le travail a été salué dans de nombreux festivals internationaux. Il s’inspire de l’histoire de Don Alfonso, joueur de marimba et père de famille tranquille, dont la vie a basculé une première fois quand un gang a commencé à le racketter et menacer les siens des pires sévices, puis une seconde quand il s’est retrouvé sans ressource après que le bar qui l’employait lui a annoncé vouloir remplacer sa musique live par un recours, plus économique, à des playlists.
Après une séquence inaugurale dans laquelle le personnage livre un poignant témoignage, le film bascule dans une fiction minimaliste aux accents bressoniens et punk à la fois. Par un subtil jeu de cadrages, de couleurs, d’ellipses, le cinéaste exprime tout à la fois son amour pour les personnages de marginaux, branques, rêveurs, poètes, qu’il met en scène, et la brutalité atrocement prosaïque avec laquelle la vie les traîte.

Film français, mexicain, guatemaltèque de Julio Hernandez Cordon. Avec Don Alfonso, Blacko, Chiquilin (1h14). Sur le web : www.lasmarimbasdelinfierno.com , www.facebook.com/lasmarimbasdelinfierno



                            


                        

                        

