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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.
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L’année 2017 en France, marquée par la chaleur et le manque de précipitations

La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h11
   





                        



   


« Grande douceur et peu de précipitations » : l’année 2017 a été la cinquième la plus chaude depuis 1900, a précisé Météo France, mardi 23 janvier.
Ces températures élevées associées à un fort déficit de précipitations font de 2017, « à l’instar de 2003, 2011 et 2015, une des années associant de manière remarquable chaleur et sécheresse sur la période 1959-2017 », commente ainsi Météo France dans son Bilan climatique 2017. La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes ».
Trois mois « particulièrement chauds »
Hormis « les mois de janvier et de septembre qui ont été plus frais que la normale », février, mars et juin ont été « particulièrement chauds », avec des températures en moyenne plus de 2 °C au-dessus des normales, et le printemps et l’été « ont même été les deuxièmes plus chauds jamais observés depuis 1900 ».
Plusieurs épisodes de forte chaleur ont, en particulier, été observés pendant l’été. Une vague de chaleur « remarquable par sa précocité et son intensité » a ainsi touché tout le pays mi-juin, avec un 21 juin qui s’est avéré la journée la plus chaude de l’été (moyenne de 26,4 °C). La Provence, la Côte d’Azur et la Corse ont subi une canicule fin juillet-début août, avec, par exemple, 43,1 °C atteints, le 5 août, à Saint-Christol-lès-Alès (Gard).
L’ensoleillement a été, de son côté, conforme à la normale sur la majeure partie du pays. Le soleil a été particulièrement « généreux » en avril et en octobre avec des records battus, notamment en octobre à Lyon (199 heures), à Bastia (247 heures) et Nice (263 heures).
Fort déficit de précipitations
En plus de cette chaleur, l’année 2017 a été marquée par un fort déficit de précipitations sur une grande partie du pays. « En moyenne sur la France, le déficit a dépassé 10 %, plaçant 2017 parmi les années les plus sèches sur la période 1959-2017 », note Météo France, qui souligne que ce déficit a dépassé 50 % en avril et octobre.
Chaleur et déficit pluviométrique ont causé « une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle » sur le Sud-Est et en Corse. De mai à novembre, les précipitations ont ainsi été « quasi absentes sur les régions méditerranéennes ».
Résultat : « En région Provence-Alpes-Côte d’Azur et sur le Gard, la pluviométrie cumulée entre mai et novembre a été la plus faible sur la période 1959-2017 avec un déficit moyen de plus de 60 %. »
Malgré tout, autre événement marquant de 2017, la Corse a enregistré des pluies intenses et des neiges abondantes en janvier et février. L’île a connu pendant l’hiver 2016-2017 un « enneigement record » sur les reliefs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les émissions de CO2 de l’Hexagone ont progressé en 2016, dépassant de 3,6 % l’objectif de la stratégie nationale bas carbone. Nicolas Hulot souhaite corriger cette dérive.
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Gaz à effet de serre : la France sur la mauvaise pente

Les émissions de CO2 de l’Hexagone ont progressé en 2016, dépassant de 3,6 % l’objectif de la stratégie nationale bas carbone. Nicolas Hulot souhaite corriger cette dérive.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h43
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un mauvais signal de la part d’un pays affichant volontiers son exemplarité dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de la France, qui étaient déjà reparties à la hausse en 2015 – après une baisse quasi ininterrompue depuis la fin des années 1990 –, ont à nouveau progressé en 2016. C’est ce que révèlent les résultats présentés lundi 22 janvier par Nicolas Hulot, à l’occasion de ses vœux à la presse. Un constat qui, estime le ministre de la transition écologique et solidaire, « ne nous laisse aucun répit » sur le front du climat.
La contre-performance est d’autant plus notable que la France s’est dotée, en novembre 2015, d’une stratégie nationale bas carbone (SNBC). Celle-ci décline, dans les différents secteurs d’activité économique, les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour se placer sur une trajectoire conduisant au « facteur 4 », c’est-à-dire à la division par quatre de ces émissions à l’horizon 2050. Cet objectif, annoncé dès 2003 et inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015, a été remplacé par celui, encore plus ambitieux, de « neutralité carbone », que vise le plan climat annoncé par M. Hulot en juillet 2017.

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                Climat : le plan de Hulot vers la neutralité carbone



Selon les estimations fournies par le ministère, les émissions nationales ont atteint 463 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq) en 2016, soit 3,6 % de plus que le plafond indicatif fixé par la SNBC, qui était de 447 Mt CO2 éq.

   


Ces rejets sont imputables pour l’essentiel aux secteurs des transports (29 %), de l’agriculture (20 %), du bâtiment (19 %) et de l’industrie (18 %), la production d’énergie pesant pour 11 % et le traitement des déchets pour 4 %.

   


Le dérapage par rapport à la feuille de route de la SNBC est particulièrement important dans le domaine du bâtiment (le dépassement y est de 11 %) et celui des transports (+ 6 %). Il est plus modéré pour l’agriculture (+ 3 %), tandis que le secteur de l’industrie est à peu près en phase avec les objectifs nationaux. De son côté, la production d’énergie obtient un bon résultat, avec des émissions inférieures de 8 % à l’objectif (en dépit d’une hausse par rapport à 2015).
Le ministère avance plusieurs explications à cette dérive globale. Il met en avant des « éléments conjoncturels », tels que « le faible prix des produits pétroliers, qui incite à la consommation », ou « l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires, qui a provoqué un recours accru aux centrales thermiques à énergie fossile pour la production d’électricité ». Toutefois, M. Hulot considère que, pour le bâtiment et les transports notamment, « les politiques publiques nécessitent des renforcements très substantiels pour atteindre l’ambition voulue ».
La fin des passoires thermiques
C’est le sens, indique-t-il, de plusieurs chantiers de long terme prévus dans son plan climat, comme « une augmentation accélérée du prix du carbone sur le quinquennat », la « fin de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre en 2040 », ou encore, s’agissant des bâtiments résidentiels et tertiaires, « la fin des passoires thermiques en dix ans avec 4 milliards d’euros dédiés à la rénovation énergétique ».
Au printemps 2017, le Conseil général de l’environnement et du développement durable avait déjà prévenu que les engagements de la France en matière de gaz à effet de serre nécessitaient, pour être tenus, « une intensification des efforts dans tous les domaines ».

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                Réduction des gaz à effet de serre : la France doit forcer l’allure



C’est d’autant plus vrai que les indicateurs publiés par le ministère portent sur les seules émissions nationales associées aux biens et aux services produits sur le territoire français, et non pas sur « l’empreinte carbone » totale, qui intègre, elle, les rejets carbonés générés dans d’autres pays par les biens et les services importés. La prise en compte de ces flux cachés accroît de près de moitié le bilan carbone réel de l’Hexagone. Alors qu’en s’en tenant aux émissions nationales, chaque Français est à l’origine de moins de 7 tonnes de CO2 par an, son empreinte carbone véritable est en fait supérieure à 10 tonnes. Un niveau identique à celui de... 1995.

   


Il y a donc urgence à inverser la courbe. La stratégie nationale bas carbone doit être révisée fin 2018 pour fixer, annonce le ministère, « une nouvelle trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre », compatible avec l’objectif de neutralité carbone au milieu du siècle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.
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Alerte au tsunami levée après un séisme de magnitude 7,9 au large de l’Alaska

Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 14h01
   





                        



   


A 10 h 31 (heure de Paris), mardi 23 janvier, un puissant tremblement de terre a été détecté dans le golfe de l’Alaska, à 249 kilomètres au sud-est de l’île de Kodiak et à 278 km de la petite ville homonyme située sur l’île, ont annoncé l’Institut de veille géologique américain (USGS) et les services américains d’alerte au tsunami. Selon l’USGS, l’hypopicentre se situerait à 25 km de profondeur. D’abord estimée à 8,1, la magnitude du séisme a été réévaluée à 7,9.
Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l’Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. « C’est arrivé très lentement et c’était très long, effrayant plus qu’autre chose », a témoigné à CNN Heather Rane, une habitante de la ville d’Anchorage, à 570 km au nord de l’épicentre du séisme. « Définitivement le plus long dont je me souvienne, et je suis née ici. »
En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit du Prince-William en Alaska, suivi d’un tsunami, avait fait 125 morts.

   


Alerte au tsunami levée, la vigilance maintenue
L’alerte au tsunami concernant l’Alaska, l’Etat de Colombie-Britannique, au Canada, et l’ensemble de la côte ouest des Etats-Unis, a été levée vers 13 h 30 (heure de Paris). Les autorités maintiennent toutefois leur vigilance, conseillant aux habitants de rester à l’abri, en hauteur.
Plus tôt dans la journée, les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, avaient émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ». Le centre d’alerte au tsunami sur la région du Pacifique (NWS Pacific Tsunami Warning Center) avait lui annoncé que des « vagues dangereuses et généralisées » étaient « possibles ».
A 10 h 33, une vague de plus d’un peu plus de 10 mètres a été détectée à 380 km de là par une bouée de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA. Mais à 13 h 21, la police de la ville de Kodiak signalait qu’aucun tsunami n’avait encore frappé la ville. Aucune vague n’a été observée et aucun dommage matériel n’a été signalé.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les crues et les inondations menacent une partie de la France, dont 30 départements sont en vigilance orange. A Paris, la Seine devrait continuer de monter ces prochains jours.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.
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Intempéries : vingt-trois départements en vigilance orange « pluies-inondations »

L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h51
   





                        



   


Les conséquences des intempéries continuent en France, où les crues et les inondations menacent une partie du pays. Mardi 23 janvier, le Rhin pourrait sortir de son lit, la Seine est en crue et de nombreux champs sont inondés.
Vingt-trois départements ont été placés en vigilance orange inondation par Météo France mardi matin. Le Doubs et le Jura, qui étaient en vigilance rouge pour des risques de crues, sont rétrogradés en vigilance orange.
Vingt autres départements sont classés en vigilance orange « pluies-inondations » : l’Ain, le Rhône, le Doubs, l’Isère, le Jura, le Lot-et-Garonne, la Nièvre, l’Yonne, la Seine-et-Marne, Paris, la Haute-Marne, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Oise, ainsi que les départements de l’Eure, la Seine-Maritime, la Meuse, les Vosges, la Haute-Saône, la Loire.

   


A Paris, le RER C interrompu mercredi 
Dans la capitale, la préfecture de police appelle à la « vigilance », alors que la Seine doit poursuivre sa crue. « Des inondations importantes sont possibles, y compris dans les zones rarement inondées », « des coupures d’électricité plus ou moins longues » et « des phénomènes de rupture ou de débordement de digues peuvent se produire », a pour sa part mis en garde le service d’information Vigicrues.
Le tronçon central de la ligne C du RER sera fermé dans Paris à partir de mercredi à cause de la montée des eaux de la Seine, a annoncé la SNCF mardi. « Afin de garantir la sécurité des personnes et des installations », la SNCF va arrêter la circulation des trains à Avenue Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Paris-Austerlitz depuis le sud-est, précise la compagnie dans un communiqué. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – seront donc fermées « jusqu’à vendredi au moins » (Pont-de-l’Alma étant déjà fermée pour travaux).

Infotrafic #RERC : Mercredi 24 janvier : Trafic interrompu entre Javel et Paris Austerlitz et entre Avenue Henri Ma… https://t.co/Itt9OsBn6C— RERC_SNCF (@RER C TRANSILIEN)


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Lundi après-midi le niveau du fleuve continuait de monter, atteignant 4,57 m à 16 heures au pont d’Austerlitz. La crue de 2016 avait vu le niveau du fleuve monter à 6,10 mètres. « On s’attend à un pic de crue à la station [de mesure] du pont d’Austerlitz dans la journée de vendredi », a fait savoir Jean-Marc Dolmière, un des responsables de Vigicrues, qui prévoit « une crue équivalente à celle de juin 2016 ».
En montagne, les fortes précipitations se combinent à la fonte des neiges. C’est le cas en Isère, où les communes de Brangues et du Bouchage s’apprêtent à maintenir leurs écoles fermées mardi et des mesures de mise à l’abri provisoire des habitants dans une salle communale sont prévues en vue de la montée des eaux du Rhône.
A Sochaux, une usine PSA à l’arrêt
A Sochaux, dans le Doubs, l’usine PSA sera à l’arrêt mardi après-midi à cause de l’inondation de l’un de ses sous-traitants locaux, l’entreprise Faurecia à Mandeure, qui la fournit en pots d’échappement, a-t-on appris de source syndicale.
Le site PSA, proche d’un affluent du Doubs, n’est, en revanche, pas menacé d’inondation en ce moment grâce aux travaux de protection contre les crues réalisés par le passé, a-t-on précisé de source syndicale.
Risque d’avalanches à Chamonix
A Chamonix le domaine skiable réouvre peu à peu, la commune avait pris la décision de faire évacuer une centaine de chalets situés en contrebas de couloirs d’avalanches, ces mesures de sécurité ont été levées et quelques chalets seulement restent en confinement.
Le maire, Eric Fournier, avait estimé que les précipitations reçues étaient « de l’ordre de cinq mois tombés en quarante-cinq jours » ; une situation qui selon l’édile « arrive tous les quinze ans dans cette ampleur ». 
Surveillance du Rhin
Dans l’est de la France et en Alsace notamment, le Rhin est particulièrement surveillé, il pourrait déborder à cause de la fonte des neiges et des précipitations. Pour le désengorger si nécessaire, le polder d’Erstein (Bas-Rhin), une zone de rétention de crue pouvant stocker 7,8 millions de mètres cubes, était mis en sécurité, pour une éventuelle mise en eau mardi, a fait savoir la préfecture.
Dans le Calvados plusieurs milliers d’habitants ont été évacués « à titre préventif », et plusieurs routes départementales étaient fermées lundi soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la maire de Paris défend sa politique de restriction de la place de la voiture pour « ne pas laisser un scandale sanitaire se développer ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
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Anne Hidalgo : « Ma bataille n’est pas contre la voiture, mais contre la pollution »

Dans un entretien au « Monde », la maire de Paris défend sa politique de restriction de la place de la voiture pour « ne pas laisser un scandale sanitaire se développer ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h11
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Interdiction du diesel en 2024 et de l’essence en 2030, fermeture des voies sur berges, restrictions de circulation… la politique antipollution de la maire socialiste de Paris suscite des crispations. Anne Hidalgo organisera une votation citoyenne au printemps.
Il n’y a pas eu de nouveaux véhicules interdits en janvier sur la base de la vignette Crit’Air. Vous ressentez le besoin de faire une pause, de relâcher la pression sur les Parisiens ?
Non, nous interdisons les véhicules polluants progressivement selon les dates que nous avions annoncées. Les Crit’Air 4 seront interdits au premier semestre 2019, puis les Crit’Air 3 en 2022, pour arriver à la fin du diesel à Paris en 2024.
En ce qui concerne la fin des véhicules thermiques, d’ici à 2030, c’est une mesure du plan climat que je soumettrai à la votation citoyenne. Douze ans, cela permet à chacun de se projeter et se préparer. Personne n’est pris au dépourvu.
2024 pour un Paris sans diesel, c’est réaliste ?
Absolument. Quand j’ai été élue, on envisageait même 2020 comme cap. J’ai entendu les remarques des professionnels, qui avaient besoin de plus de temps. Si on veut par exemple que les flottes de bus de la RATP aient entièrement basculé vers une nouvelle motorisation, le bon calendrier c’est 2024. J’ai encore eu une réunion récemment avec la RATP sur la montée en charge des achats de bus électriques ou au gaz. Et les Jeux olympiques vont être un accélérateur de cette transition écologique.
Comment se passera cette votation ?
Nous allons l’organiser un dimanche au printemps, avant ou après le dernier vote sur le plan climat au Conseil de Paris. Je souhaite que tous les Parisiens inscrits sur les listes électorales puissent y participer donc y compris les citoyens européens, mais aussi les résidents non-communautaires qui vivent dans la capitale. Et je souhaite pouvoir l’ouvrir aux 15-18 ans car il s’agit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’ancien champion de la filière nucléaire française cherche à se recentrer sur le cycle du combustible et à mettre derrière lui sa restructuration douloureuse.
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Nucléaire : New Areva change de nom et devient Orano

L’ancien champion de la filière nucléaire française cherche à se recentrer sur le cycle du combustible et à mettre derrière lui sa restructuration douloureuse.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 19h35
    |

                            Nabil Wakim








                        


Après des années de restructurations et de difficultés, le groupe nucléaire français Areva voit-il le bout du tunnel ? Selon des informations du Monde, le groupe changera de nom, mardi 23 janvier, et deviendra Orano, un nom dérivé du latin uranus, qui a donné son nom à l’uranium.
Tout un symbole pour un groupe qui, après une douloureuse scission, est désormais recentré sur les métiers du combustible nucléaire. La direction du fleuron a choisi Orano parmi plus de 200 noms en compétition. L’objectif : mettre fin à la période noire d’Areva et acter la scission du groupe.
Depuis 2017, celui-ci a été divisé en trois morceaux : le premier, New Areva – désormais Orano – a gardé l’activité des mines d’uranium et du cycle du combustible. La nouvelle entité se concentre sur l’enrichissement et le recyclage du combustible nucléaire, la logistique et les services liés au nucléaire. Orano a également conservé l’activité de démantèlement des parties les plus sensibles des réacteurs.
De son côté, Areva NP, qui a repris son ancien nom de Framatome début janvier, est devenu une filiale d’EDF et se concentre sur les réacteurs et le matériel nécessaire aux centrales.
La maison mère, Areva SA, a été maintenue le temps que l’épineux contrat de l’EPR finlandais, complexe gouffre financier, se termine. En deux ans de restructuration, le groupe Areva a fait partir près de 6 000 salariés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Près d’une semaine après le naufrage du pétrolier iranien, la nappe d’hydrocarbures continue de s’étendre en mer de Chine, près de la principale zone de pêche du pays.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Qu’en est-il des risques de marée noire en mer de Chine ?

Près d’une semaine après le naufrage du pétrolier iranien, la nappe d’hydrocarbures continue de s’étendre en mer de Chine, près de la principale zone de pêche du pays.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 19h00
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23.01.2018 à 07h37
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                            Eléa Pommiers








                        



Le naufrage du pétrolier Sanchi pourrait être à l’origine d’une des plus importantes pollutions marines de ces dernières années. Ce bateau iranien, chargé de 136 000 tonnes de condensat, a percuté un navire commercial hongkongais en mer de Chine, le 8 janvier, et a brûlé durant une semaine avant de sombrer, le 14 janvier.
Lundi 22 janvier, les autorités chinoises ont alerté sur une nappe d’hydrocarbures de plus de 330 kilomètres carrés qui continuait à se répandre au large de la Chine.
Le naufrage du Sanchi constitue le premier accident impliquant un pétrolier transportant du condensat. A ce titre, ses conséquences sont particulièrement difficiles à anticiper.

   


Peut-on parler d’une marée noire ?
On parle généralement de marée noire pour désigner une pollution massive par des hydrocarbures noirs, bruts ou raffinés.
Dans le cas du Sanchi, seul le fioul destiné à l’alimentation du navire entre dans cette catégorie. Selon les autorités chinoises, le pétrolier iranien en contenait tout au plus 2 000 tonnes.
« On est loin des quantités qui génèrent classiquement ce qu’on appelle des marées noires », relève Christophe Rousseau, directeur du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre).
Le pétrole devrait cependant persister à la surface de l’eau et se transformer en « boulettes » qui pourraient s’échouer sur les côtes des pays avoisinants en fonction des courants maritimes.

        Lire sur le sujet :
         

          Fortes craintes d’une marée noire en mer de Chine après le naufrage d’un pétrolier



Dans l’industrie, les hydrocarbures légers et incolores, comme le condensat libéré par le Sanchi, sont appelés « produits blancs ».
Le condensat est un produit issu des gaz contenus dans les puits et qui se transforment en liquide au moment de l’extraction, du fait des variations de températures et de la pression atmosphérique.
Comme l’explique Christophe Rousseau, il s’agit d’un produit très léger, particulièrement dans le cas du Sanchi, et encore moins soluble qu’une essence. La majeure partie va ainsi s’évaporer.
Les 136 000 tonnes déversées en mer de Chine ne provoqueront donc pas de marée noire au sens strict, comparable aux grands déversements de pétrole habituels. En revanche, du fait de sa légèreté, le condensat est un produit qui se répand très vite, d’où la taille croissante des nappes d’hydrocarbure.

   


En quoi le naufrage du « Sanchi » est-il particulier ?
Selon les recensements du Cedre, il s’agit du premier accident d’un pétrolier transportant du condensat. Le caractère inédit de cet accident n’est « pas complètement surprenant, car le trafic de condensat augmente depuis une dizaine d’années du fait de l’exploitation commerciale des puits de gaz », souligne M. Rousseau. Il est également l’un des plus meurtriers, puisque 32 marins y ont perdu la vie.
En 2016, le Cedre a recensé 38 événements ayant entraîné des déversements de polluants d’au moins 10 mètres cubes. Entre 2004 et 2015, la médiane annuelle de ces événements était de 29. Au regard de la flotte et du trafic maritime mondiaux, ces accidents sont donc rares.
En 2016, la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement recensait plus de 90 000 navires de commerce, dont près de 28 % étaient des pétroliers, et plus de 10 milliards de tonnes de marchandises transportées.
Quels sont les principaux risques liés à cet accident ?
S’il ne pollue pas en profondeur, le condensat crée un risque de pollution atmosphérique en brûlant et en s’évaporant. Mais les autorités chinoises et les experts redoutent surtout les conséquences sur la biodiversité. En outre, cet accident survient alors que les eaux de la mer de Chine souffrent déjà d’une pollution due à l’important trafic maritime de la région et à la surpêche.
La Chine était toujours le principal producteur et exportateur de produits de la mer en 2014, selon le dernier rapport de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Entre 2013 et 2014, les volumes pêchés par la Chine ont augmenté de 300 000 tonnes.
La plus grande zone de pêche chinoise, Zhou Shan, se trouve en mer de Chine. Selon Greenpeace, cette zone abrite de nombreuses espèces de poissons et est un lieu de migrations pour plusieurs espèces de baleines. En 2016, cinq millions de tonnes de poissons y ont été pêchées.
Le naufrage du Sanchi pourrait provoquer le déplacement des stocks de poissons, dans une zone déjà surexploitée où les ressources se font rares. Le condensat étant un produit particulièrement léger, il devrait rester en surface ou à quelques mètres sous la surface et affecter le plancton, d’après Christophe Rousseau.
Greenpeace a également souligné que le produit serait toxique tant qu’il ne serait pas assez dilué pour être « biodégradé », ce qui devrait toutefois être rapide en raison de sa « légèreté ». Cependant, il est pour le moment impossible de savoir quelle quantité de condensat a brûlé dans l’incendie du navire, ni quelle quantité s’est déversée en mer avant qu’il ne sombre, ce qui rend très incertain l’évaluation des risques.
Y a-t-il déjà eu des fuites d’hydrocarbures équivalentes ?
Sur les cinquante dernières années, une dizaine d’accidents ont provoqué le déversement de plusieurs milliers de tonnes d’hydrocarbures dans les eaux, mais aucun en mer de Chine.
Par exemple, en mars 1978, l’Amoco Cadiz, supertanker libérien, avait sombré au large du Finistère en déversant 227 000 tonnes de brut sur 400 kilomètres de côtes françaises.
En 1979, la collision entre l’Atlantic Empress et l’Aegean Captain, au large de Tobago, avait provoqué le déversement de 276 000 tonnes de pétrole (soit la plus grosse marée noire due à un pétrolier) et la mort de 30 marins.

   


Les quantités de pétrole déversé dans la mer ou dans l’océan à l’occasion de naufrages sont cependant incomparables avec les accidents sur des plateformes pétrolières.
En 1979, l’explosion du puits de pétrole Ixtoc Uno avait par exemple laissé s’écouler de 500 000 à 1 500 000 tonnes de pétrole dans le golfe du Mexique.
Plus récemment, en 2010, l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP dans le golfe du Mexique, avait fait 11 morts et provoqué le déversement d’environ 800 000 tonnes de pétrole.

        Lire l’article :
         

          Huit ans après la catastrophe de Deepwater, Trump relance l’exploitation offshore



D’importantes marées noires ont également eu lieu malgré des niveaux d’hydrocarbures bien moindres. Ce fut le cas, par exemple, avec l’Exxon Valdez en Alaska en 1989 (38 500 tonnes), qui a causé une marée noire de plus de 7 000 kilomètres carrés, de l’Erika en France en 1999 (20 000 tonnes) ou du Prestige en Espagne en 2002 (64 000 tonnes).
NB : les chiffres relatifs aux quantités d’hydrocarbures déversées lors des différentes marées noires sont ceux indiqués par le Cedre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La Chine a diffusé les vidéos filmées par les pompiers venus chercher la boîte noire du navire.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés thermométriques.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.
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L’Europe en pleine contradiction sur le climat

L’Allemagne, dépendante du charbon, a abandonné son objectif de diminuer ses émissions de 40 % d’ici à 2020.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h25
    |

            Simon Roger et 
                                Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Dans le dossier climatique, l’Union européenne avance plus que jamais à hue et à dia, au gré des humeurs de ses Etats membres. Fin 2017, le conseil des ministres de l’UE réitérait son soutien aux énergies fossiles les plus émettrices de gaz à effet de serre. Après un lobbying décisif de la Pologne et de l’Allemagne, les Vingt-Huit décidaient de maintenir jusqu’en 2035, et non 2020 comme le proposaient de nombreux pays, les « mécanismes de capacité » qui autorisent les pouvoirs publics à financer les centrales à charbon en cas de pic de consommation électrique.
Le 12 janvier, Berlin envoyait un autre signal négatif. Dans la perspective d’un accord de coalition gouvernementale entre les partis de l’Union chrétienne (CDU et CSU) et le Parti social-démocrate (SPD), la chancellerie renonçait à ses objectifs climat pour 2020, qui prévoient à cette date une baisse des émissions allemandes de gaz à effet de serre de 40 % par rapport à leur niveau de 1990. Réunis en congrès dimanche 21 janvier, les délégués du SPD ont validé le projet d’accord et s’orientent vers cette reculade lourde de sens pour un pays qui se considère volontiers comme un pionnier du tournant énergétique et de la lutte contre le réchauffement.

Mais cette marche arrière n’a pas empêché le pas en avant du Parlement de Strasbourg. Le 17 janvier, les députés européens ont arrêté des positions plus ambitieuses que celles de la Commission sur le « paquet climat-énergie », le document qui fixe les orientations stratégiques de l’UE en la matière.
Une majorité s’est dégagée au moment du vote pour rehausser le contenu des directives sur la gouvernance de l’Union, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Sur le premier point, les parlementaires ont adopté un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. « C’est le seul horizon possible pour respecter les engagements de l’accord de Paris, salue Neil Makaroff, chargé des politiques européennes pour le Réseau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.
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Intempéries : 13 départements en vigilance orange inondation et avalanche

Des pluies intenses ont touché la France ce week-end. Plusieurs départements du Sud-Ouest sont placés en vigilance orange inondation. En montagne, la vigilance est renforcée pour les pluies et les avalanches.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 07h50
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 09h27
   





                        


Treize départements étaient classés en vigilance orange, lundi 22 janvier au matin, notamment en raison de pluies et de risques d’inondation liés à une perturbation s’étirant du Nord aux Alpes et au Sud-Ouest, a fait savoir Météo France dans son bulletin de 6 heures.
Ce week-end, des vents violents se sont abattus sur la Corse, soufflant jusqu’à « 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île. Dans d’autres départements français, ce sont la pluie et la neige qui ont engendré des perturbations.
Dimanche après-midi, quinze départements étaient placés en vigilance orange. La Dordogne et la Corrèze ne sont plus en vigilance crue.
Les treize départements désormais concernés par ces vigilances orange sont les suivants :
En vigilance orange pluie-inondation : l’Ain, le Doubs, l’Isère, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie. Savoie, Haute-Savoie et Isère sont également placées en vigilance orange avalanche.En vigilance orange crue : l’Aveyron, le Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne, la Haute-Marne, la Nièvre et l’Yonne.
En montagne, le risque d’avalanche est classé « très fort », notamment en Haute-Savoie, et en Savoie. « Les chutes de neige accumulées depuis plusieurs jours en altitude sont très importantes, de l’ordre d’un mètre de neige fraîche en deux jours sur les massifs savoyards. Il neige toujours ce matin [lundi 22 janvier] au-dessus de 2 000 mètres environ, les pluies sont soutenues en dessous. », écrit Météo France sur son site.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Une loi-cadre entrée en vigueur le 1er janvier oblige le gouvernement à mener une politique en accord avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/01/2018
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La Suède se dote d’une loi climatique extrêmement ambitieuse

Une loi-cadre entrée en vigueur le 1er janvier oblige le gouvernement à mener une politique en accord avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h27
    |

            Olivier Truc (Stockholm, correspondance)








                        



                                


                            
En Suède, le Notre-Dame-des-Landes local s’appelle Arlanda et Sälen. Pas de ZAD ni de zadistes mais, face aux projets d’agrandissement de ces deux aéroports, l’un pour la capitale et l’autre pour une station de ski, c’est bien le gouvernement suédois lui-même qui pourrait se retrouver dans le rôle du contestataire s’il veut faire appliquer la nouvelle et très ambitieuse loi climat entrée en vigueur le 1er janvier et largement saluée par les organisations environnementales.
Pour la première fois, la Suède s’est dotée d’une loi-cadre qui oblige le gouvernement à mener une politique en cohérence avec les objectifs climatiques adoptés par le Parlement. Elle se veut un instrument déterminant pour permettre à la Suède de respecter ses engagements pris lors de l’accord de Paris en 2015. « Les mesures politiques dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture et des transports vont être très importants », a annoncé la ministre du climat, Isabella Lövin.
Tous les partis politiques représentés au Parlement, à l’exception de l’extrême droite, soutiennent cette loi, lui donnant un poids exceptionnel. Présentée comme la plus importante réforme climatique de l’histoire du royaume, cette loi-cadre va contraindre les entreprises et la société à la transition écologique. Elle accompagne l’ambition du gouvernement suédois d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2045.
Exigences comptables
Les contrôles et exigences comptables en sont des éléments-clés. Désormais, le gouvernement doit rendre compte chaque année au Parlement de ses choix budgétaires au regard de la lutte contre le réchauffement climatique. Tous les quatre ans, il devra présenter un plan d’action garantissant la cohérence des actions. Un Conseil du climat constitué d’experts indépendants est chargé du contrôle.
« Il est inefficace d’investir des ressources dans la politique climatique si des décisions contre-productives sont prises dans d’autres domaines politiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Selon des images prises par satellite, les trois nappes d’hydrocarbure mesurent au total 332 km2, contre 101 km2 mercredi.
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En mer de Chine, la marée noire a triplé de taille en quatre jours

Selon des images prises par satellite, les trois nappes d’hydrocarbure mesurent au total 332 km2, contre 101 km2 mercredi.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 06h50
   





                        



   


La marée noire provoquée par le naufrage d’un pétrolier en mer de Chine orientale a triplé de taille en l’espace de quatre jours, couvrant désormais plus de 300 km2, selon des chiffres du gouvernement chinois diffusés lundi 22 janvier.

        Lire aussi :
         

                Fortes craintes d’une marée noire en mer de Chine après le naufrage d’un pétrolier



Des images prises par satellite ont permis de détecter trois nappes d’hydrocarbure mesurant au total 332 km2, a écrit, dimanche soir, dans un communiqué l’Administration nationale des océans, qui, le 17 janvier, avait fait état d’une marée noire de 101 km2.
Une quantité incertaine de polluants
Le Sanchi, qui transportait 136 000 tonnes de condensats, des hydrocarbures légers, a sombré le 14 janvier après avoir brûlé pendant une semaine à la suite d’une collision avec un cargo à environ 300 kilomètres à l’est de Shanghai. Trente-deux marins, dont trente Iraniens et deux Bangladais, ont péri dans la catastrophe.
Le Sanchi gît à présent par 115 mètres de profondeur. La quantité de polluants encore éventuellement dans le bateau n’est pas connue. En plus de sa cargaison, le Sanchi, qui battait pavillon panaméen, pouvait transporter environ 1 000 tonnes de diesel lourd pour faire tourner ses machines.
La marée noire se déplace vers le nord en raison des vents et des courants marins, avait annoncé, la semaine dernière, l’administration océanique, menaçant potentiellement les côtes sud-coréennes et japonaises.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.
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Isabelle Kocher ne sera pas présidente d’Engie

La directrice générale de l’ex-GDF Suez, seule femme à la tête d’un groupe du CAC 40, devra accepter la nomination d’un nouveau président à la place de Gérard Mestrallet, dont le mandat s’achève en mai.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 07h31
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                            Nabil Wakim








                        



   


Après des mois de valse-hésitation, l’Etat a finalement annoncé officiellement sa position : Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, n’occupera pas la fonction de présidente du groupe. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’a confirmé dimanche 21 janvier sur BFM-TV, après la publication d’informations allant dans ce sens par Le Journal du dimanche.
Pour comprendre cette décision, il faut remonter à l’arrivée d’Isabelle Kocher au poste de directrice générale du groupe, en 2016. A l’époque, Gérard Mestrallet, président-directeur général du groupe et artisan de la fusion GDF Suez, pousse la normalienne, ingénieure des mines, à la tête du groupe, avec la volonté affichée de lui laisser les rênes à son départ, au printemps 2018.
Climat électrique
Mais les relations entre les deux dirigeants se tendent rapidement. Isabelle Kocher engage l’ancien géant gazier dans une transition à marche rapide : elle transforme les instances dirigeantes, vend pour 15 milliards d’euros d’actifs et engage Engie à devenir d’abord un groupe de services énergétiques, tourné vers le numérique et les énergies renouvelables. Une orientation qui n’est pas toujours populaire en interne, notamment auprès d’anciens de Gaz de France qui lui reprochent d’abandonner les métiers du gaz, pourtant au cœur du modèle économique du groupe.
Depuis plusieurs semaines, Gérard Mestrallet et ses proches ne cachent pas leur volonté de voir Isabelle Kocher chaperonnée par un président.
Macron tranchera sur le nom
« Il se trouve que le conseil d’administration d’Engie a décidé de dissocier les fonctions de président du conseil d’administration [de celles] de directeur général, respectons les choix de la gouvernance », a fait savoir, dimanche, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Il a dit que la dirigeante avait fait un « très bon travail à la tête d’Engie » et qu’elle avait « la confiance de l’Etat ».
Dimanche, la dirigeante d’Engie a pris acte de cette dissociation : « Si un président nous rejoint et que, parce qu’il est complémentaire, parce qu’il est convaincu du projet, il nous aide à l’accélérer, je suis ravie », a-t-elle déclaré au « Grand Rendez-vous », sur CNews et Europe 1. Elle a également salué le travail de Gérard Mestrallet à la tête du groupe.
En interne, les choses sont un peu plus complexes : l’Etat est actionnaire d’Engie à 24 % et compte cinq membres sur dix-neuf au conseil d’administration. Selon plusieurs sources proches du dossier, la décision sur la succession de Gérard Mestrallet sera prise par Emmanuel Macron, et l’orientation donnée par l’exécutif devrait être suivie sans difficulté par les autres membres du conseil.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ RAPPORT D’ÉTONNEMENT. Des associations s’élèvent contre les conditions atroces de la mise à mort de ces créatures, envers lesquelles la plupart d’entre nous n’éprouve aucune empathie.
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Les poissons, suppliciés en silence

RAPPORT D’ÉTONNEMENT. Des associations s’élèvent contre les conditions atroces de la mise à mort de ces créatures, envers lesquelles la plupart d’entre nous n’éprouve aucune empathie.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 10h44
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
En 1497, longeant les côtes de Terre-Neuve, le navigateur vénitien Giovanni Caboto signala dans son journal que les morues étaient si nombreuses qu’elles bloquaient son vaisseau. Cinq siècles plus tard, pour cause de surpêche, 90 % des morues, ou cabillauds, comme la plupart des grands poissons – colins, églefins, espadons, thons, raies, requins… – ont disparu. Le massacre des animaux marins, dont l’habitat couvre 71 % de notre planète, est inouï. Il est cruel et invisible.
« Le pire a lieu en mer »
La Revue semestrielle de droit animalier (RSDA, Université de Limoges), dans son numéro paru en décembre 2017, consacre un dossier effrayant à ces animaux « méprisés et décimés » que sont les poissons. Si, chaque année, nous tuons 64 milliards de vertébrés terrestres pour les manger, nous exterminons entre 970 et 2 740 milliards de vertébrés marins : un chiffre colossal, évalué en 2010 par l’ONG britannique Fishcount. Et cette estimation ne tient pas compte des poissons non homologués que les pêcheurs rejettent à la mer blessés, condamnés à mort : ils représenteraient entre 10 % et 40 % du tonnage. Le rapport de Fishcount conclut : « Le pire a lieu en mer. »
Mais le pire du pire est que nous nous en fichons. Nous n’éprouvons aucune empathie à l’égard de ces créatures si peu anthropomorphes, sans visage, sans regard, silencieuses. Dans une tribune publiée dans la revue, Yves Bonnardel, coordinateur de la campagne mondiale 2016 « Qui sont les poissons ? », explique : « La préoccupation à l’égard des poissons est faible, parce qu’ils nous semblent très différents de nous, que nous n’entendons pas leurs cris de détresse et ne nous identifions guère à ce qu’ils peuvent subir. Pour cette raison, les modes même d’exploitation sont très peu réglementés et causent des souffrances incommensurables. »
Des animaux sociaux
Nous n’imaginons pas que les poissons souffrent. Habitués par la pêche de loisir à les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.
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En Floride, ville verte privée cherche habitants fortunés

A Babcock Ranch, un promoteur bâtit une cité idéale, cernée par la nature et desservie par des navettes robots… mais un peu chère pour ses visiteurs.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 09h19
    |

            Grégoire Allix (Fort Myers (Floride), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sous le ciel azur de Floride, la navette autonome rouge longe un lac, dépasse quelques palmiers et s’arrête devant les porches aux poteaux blancs de deux cottages américains typiques, fauteuils à bascule le long des façades de clins gris clair. Ebahis par ce trajet sans chauffeur, une demi-douzaine de passagers en descendent, en direction des logements. Aucun n’y habite : dans ces maisons témoins, des promoteurs espèrent séduire les futurs résidents de ce qui veut devenir la première ville verte des Etats-Unis, entièrement alimentée par l’énergie solaire, débarrassée des voitures, mêlant 20 000 logements et 500 000 m2 de commerces et de bureaux, préservant les ressources naturelles et l’environnement…
Bienvenue à Babcock Ranch, dans le sud-ouest de la Floride. Objectif : 50 000 habitants d’ici vingt ans… Après des années de préparation, le projet prend vie : les premières âmes, deux couples de retraités, ont emménagé en janvier. Robin et Richard Kinley vivaient à Atlanta (Géorgie) ; Donna et James Aveck habitaient dans la municipalité voisine de Punta Gorda.

« J’ai découvert le projet sur Internet et j’ai été conquis. Si je devais dessiner une ville idéale, elle ressemblerait à cela, explique Richard Kinley dans sa maison toute neuve avec jacuzzi extérieur au bord d’un étang, baptisé « lac Kinley », en l’honneur de ses premiers résidents. Le coucher de soleil a achevé de nous convaincre ! » Sa nouvelle voisine, Donna Aveck, complète : « J’aime le fait que ce soit une ville ouverte à tous, où il y aura des familles, des enfants, où l’on pourra tout faire à pied. Ne rien pouvoir faire sans voiture, cela n’a plus de sens aujourd’hui. »
« Mille personnes s’installent chaque jour en Floride »
Drôle de ville, quand même. Ne cherchez pas la mairie ou un conseiller municipal : la cité est entièrement conçue, construite et gérée par un promoteur privé, Syd Kitson. Cet ancien joueur professionnel de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.
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Notre-Dame-des-Landes : les opposants concèdent la « route des chicanes »

Les adversaires du projet d’aéroport, abandonné par Edouard Philippe, ont annoncé la libération, pour lundi, de la D281, qui donne accès à la ZAD.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 07h15
   





                        



   


Les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, finalement abandonné par le gouvernement, ont annoncé la libération, lundi 22 janvier, d’une route départementale d’accès à la ZAD, entravée par des chicanes, dans un document reçu samedi 20 janvier.
Après l’annonce, par le premier ministre Edouard Philippe, de l’abandon du projet d’aéroport, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb a donné jusqu’à « la fin de la semaine prochaine » aux opposants pour libérer les routes d’accès à la zone de Notre-Dame-des-Landes, ajoutant qu’il préférait le faire « par la discussion et la négociation » plutôt que par la force.
Ils devront « dégager la route » et « s’ils ne le font pas d’eux-mêmes, les gendarmes iront la dégager », a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, fixant l’échéance au « milieu de semaine prochaine ».

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : les forces de l’ordre dans l’expectative



« On vous invite donc à venir lundi 22 janvier, dès 10 heures, au “Lama fâché” autour d’un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes », écrivent ces opposants dans un document intitulé « Invitation à chantier collectif sur la D281 ».
« Prendre cette décision, c’est sûr, n’a pas été facile et ce n’est pas seulement de gaîté de cœur que nous voulons transformer cette route », mais « c’est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre “nous”, sans la presse », dit l’Association citoyenne des populations concernées par le projet d’aéroport (Acipa).
« Cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c’est tous ensemble que nous mettons en œuvre son usage partagé, puisqu’il n’y aura pas d’aéroport. »
Bloquée depuis cinq ans
L’association met en garde contre d’éventuelles expulsions des occupants de la ZAD. « Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d’expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la ZAD », écrit-elle.
Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler « tranquillement » sur la route, « il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage », annonce l’Acipa, en appelant à un rassemblement « avec pique-nique, pelles, gants, fourche, grands sacs de ferme et volonté ».
La route des chicanes était obstruée depuis cinq ans par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et « gardée » quasi en permanence depuis des cabanes et miradors. Sa libération fait débat depuis de longs mois au sein du mouvement anti-aéroport.
Médiation
La médiation privilégiée par les autorités semble avoir prévalu, et les forces de l’ordre discrètement déployées depuis jeudi matin n’auraient finalement pas à intervenir. Les occupants de la ZAD se disent « prêts à négocier » avec l’Etat sur le futur projet de territoire agricole, mais ont répondu à l’ultimatum d’Edouard Philippe, qui a donné jusqu’au 30 mars, fin de la trêve hivernale, pour évacuer les lieux, par un « refus de toute expulsion ».
« Nous discuterons avec tout le monde, par principe, à une condition cependant : tous ceux qui ne seront pas détenteurs d’un titre de propriété pour leur terrain à la fin de la trêve hivernale devront être partis, a répondu samedi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, au quotidien régional Ouest-France. S’ils ne sont pas partis au 31 mars, ils seront expulsés. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Météo France met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels « dégâts ».
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Vent violent, neige et verglas attendus dans 18 départements

Météo France met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels « dégâts ».



Le Monde
 |    20.01.2018 à 12h43
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 17h19
   





                        


Dix-huit départements ont été placés en vigilance orange pour vent violent, neige et verglas ou risques de crues, a annoncé samedi Météo France, qui met en garde contre de possibles « difficultés de circulation », voire d’éventuels dégâts.
La vigilance orange pour vent violent concerne sept départements du Sud : les Alpes-Maritimes, le Var, l’Hérault, l’Aude, les Pyrénées-Orientales, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Quatre départements alpins sont en vigilance orange « neige-verglas » : les Hautes-Alpes, la Savoie, la Haute-Savoie et l’Isère. Enfin, la vigilance orange pour risques d’inondation s’applique à trois départements de l’Est (Meuse, Haute-Marne et Vosges) et quatre du Sud-Ouest (Corrèze, Dordogne, Landes et Pyrénées-Atlantiques).
En Corse, le vent d’ouest « soufflera en tempête dans la nuit de samedi à dimanche, mais toutefois moins fort que les coups de vent » de ces derniers jours. Dans la deuxième partie de la nuit de samedi à dimanche, Météo France prévoit « des rafales atteignant 160 km/h sur le cap Corse, 120 km/h dans la région bastiaise et jusqu’à 140 km/h sur le relief et la côte orientale » de l’île.
Attention aux chutes d’arbres
Dans les autres départements concernés par la vigilance pour vent violent, les rafales pourront atteindre 130 km/h dans la nuit de samedi à dimanche. Météo France conseille de « limiter ses déplacements » dans les départements touchés par le vent et de prendre particulièrement « garde aux chutes d’arbres ou d’objets divers ».
L’épisode neigeux, lui, est « suffisamment notable pour engendrer des difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques ». « Sur les Savoie, l’Isère et les Hautes-Alpes, les quantités de neige iront de quelques centimètres temporaires en plaine du nord Isère à l’avant-pays savoyard en début d’après-midi, à 10 centimètres en vallées intérieures des massifs, 20-30 centimètres vers 1 500 m, 30-50 centimètres en haute montagne d’ici samedi minuit, précise Météo France. La neige continuera de tomber sur les Alpes vers 800 m la nuit suivante et la journée de dimanche. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/01/2018
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Abandon de l’aéroport de NDDL, Macron à Calais : l’actualité de la semaine à retenir

Le gouvernement a abandonné le projet de nouvel aéroport pour Nantes, le chef de l’Etat a signé un nouveau traité sur l’immigration avec les Britanniques, et l’affaire Richard Ferrand revient.



Le Monde
 |    20.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.01.2018 à 09h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes officiellement abandonné
Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le plan proposé par le gouvernement consiste à agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ainsi qu’à moderniser celui de Rennes Saint-Jacques pour absorber la hausse du nombre de voyageurs.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : un atterrissage maîtrisé



Sur la ZAD (pour « zone d’aménagement différé » ou « zone à défendre », pour les militants anti-aéroports), la nouvelle a été accueillie avec joie. Mais le soulagement pourrait être de courte durée, car Edouard Philippe a aussi annoncé, pour le printemps, l’expulsion de la ZAD afin que les terres « retrouvent leur vocation agricole », bien que les « zadistes » aient déjà lancé de longue date des projets de ce type.
Immigration : Emmanuel Macron à Calais
A l’occasion de son premier déplacement à Calais en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron a prévenu, mardi, que la France ne laisserait pas s’installer une nouvelle « jungle », alors qu’entre 300 et 600 migrants sont toujours présents à Calais dans l’espoir de passer la frontière avec l’Angleterre. Jeudi, Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May ont par ailleurs réaffirmé l’importance de la coopération entre les deux pays. Londres a annoncé être prête à augmenter sa participation à la gestion des frontières côté français de la Manche.
Vendredi, le Défenseur des droits a recommandé le retrait de la circulaire sur l’hébergement d’urgence, qui organise le tri des personnes hébergées en fonction de leur situation administrative. Jacques Toubon estime que cette circulaire « se heurte aux principes fondateurs de l’hébergement d’urgence » en organisant « un traitement différencié ».

Ce déplacement intervient plusieurs jours après la présentation du projet de loi asile-immigration, vivement critiqué par les associations concernées. La veille de la venue de M. Macron, des associations ont déposé plainte contre X pour « destruction et dégradation » de biens leur appartenant. Elles ont réuni une série de témoignages racontant comment les biens appartenant aux quelques centaines de migrants qui errent dans le Calaisis et tentent de franchir la frontière sont confisqués et détruits.
Le mensonge au centre de la stratégie du Front national à la présidentielle
« La stratégie du mensonge », titrait Le Monde au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Cette « une » visait directement l’attitude de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron.
Huit mois plus tard, une série d’enquêtes publiées par BuzzFeed News à partir de documents de travail utilisés par les équipes du Front national achève de démontrer que cette stratégie ne s’est pas limitée aux derniers instants de la campagne.
« Shutdown » de l’Etat fédéral aux Etats-Unis
Faute de compromis budgétaire, le « shutdown » est entré en vigueur aux Etats-Unis, vendredi 19 janvier à minuit. Les sénateurs ne sont pas parvenus à trouver un accord : les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n’ont obtenu que 50 voix, loin des 60 – sur 100 – nécessaires pour une extension de quatre semaines, jusqu’au 16 février, du budget fédéral.
La Maison Blanche, qui fête également samedi la première année de la présidence de Donald Trump, a accusé les démocrates de prendre les Américains « en otages » alors que la majorité d’entre eux exigeaient, en échange d’un accord sur le budget, l’ajout d’un statut définitif pour les sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et privés en septembre de la protection décrétée par l’administration de Barack Obama.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, la première année de Donald Trump s’achève sur un « shutdown »



Affaire Ferrand : le parquet national financier ouvre une information judiciaire
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une information judiciaire dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, pour « prise illégale d’intérêts », à la suite de la plainte déposée en novembre 2017 par l’association Anticor contre l’ancien ministre Richard Ferrand, selon une information du Canard enchaîné, dont Le Monde a eu confirmation mardi 16 janvier. Le juge d’instruction désigné pour enquêter est le doyen des juges d’instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke.
Violences sexuelles : vingt-cinq ans d’accusations contre Woody Allen
Depuis vingt-cinq ans, des accusations d’agressions sexuelles planent sur le réalisateur américain Woody Allen, portées par sa fille adoptive, Dylan Farrow. Ces derniers jours, plusieurs actrices et acteurs ont dénoncé publiquement le cinéaste, déclarant regretter d’avoir travaillé avec lui.
Favoritisme à l’INA : Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis
Le jugement est lourd : l’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel, Mathieu Gallet, a été condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, lundi 15 janvier. L’actuel président de Radio France était jugé pour « favoritisme », soupçonné d’avoir commandé environ 400 000 euros de prestations à deux sociétés de conseil sans avoir respecté les règles des marchés publics lorsqu’il présidait l’INA.
La Cour des comptes alerte sur le coût du Grand Paris Express
La Cour des comptes dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express — le nouveau réseau de lignes de métro automatiques prévu pour désengorger le réseau actuel — dans un rapport paru 17 janvier. Il évoque la dérive continuelle des coûts, émet de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024, et souligne le risque pour les finances publiques à court et à moyen terme.
Et aussi
Entreprise. PSA : les syndicats favorables à un projet de rupture conventionnelle collective.Lactalis. Des perquisitions ont eu lieu mercredi au siège social et dans l’usine de Craon (Mayenne) dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte après la découverte de lots de lait infantile contaminés.Transports. L’exécutif veut faciliter la mise en place de péages urbains.Justice. La Haute Autorité pour la transparence saisit la justice sur le patrimoine de David Douillet.Bioéthique. Quels seront les thèmes débattus dans votre région ?Maison Blanche. Donald Trump a passé un test cognitif, démentant les rumeurs sur sa santé mentale.Climat. Vague de démissions au sein du conseil des parcs nationaux aux Etats-Unis.Catalogne. Le principal parti nationaliste a reçu 6,6 millions d’euros de financements illégaux.Turquie. Prison ferme pour cinq journalistes.Danemark. 1 004 Danois âgés de quinze à une vingtaine d’années, dont 80 % sont des garçons, sont visés par une enquête pour distribution de pédopornographieHarcèlement sexuel. L’acteur Timothée Chalamet fait don du salaire qu’il a perçu pour le dernier Woody Allen.Gymnastique. Le sport à l’épreuve d’un scandale d’agressions sexuelles.JO. Les deux Corées formeront une équipe commune de hockey et défileront ensemble.Rugby. Mathieu Bastareaud suspendu trois matchs pour injure homophobe.Point météo. De combien d’heures de soleil avez-vous été privés par rapport à la normale, en décembre 2017 ?
Disparition
Dolores O’Riordan. L’interprète et autrice du tube Zombies, en 1994, du groupe irlandais The Cranberries, est morte subitement le 15 janvier dans sa chambre d’hôtel londonienne, où elle se trouvait pour une session d’enregistrement en studio. Elle était connue pour ses prises de position très conservatrices concernant les droits des femmes ou la peine de mort.



                            


                        

                        

