<FILE-date="2018/01/23/19">

<article-nb="2018/01/23/19-1">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les signataires de « la tribune des 100 », dont font partie Catherine Deneuve et Catherine Millet, dénoncent les atteintes à la liberté des artistes. Ce que demandent ces professionnels de l’art, c’est à ce qu’on ne critique pas l’art, note l’historien de l’art Paul Bernard-Nouraud, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Sous couvert de réclamer pour les artistes le droit de tout oser, leurs défenseurs s’accordent celui de dire n’importe quoi »

Les signataires de « la tribune des 100 », dont font partie Catherine Deneuve et Catherine Millet, dénoncent les atteintes à la liberté des artistes. Ce que demandent ces professionnels de l’art, c’est à ce qu’on ne critique pas l’art, note l’historien de l’art Paul Bernard-Nouraud, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h21
    |

Paul Bernard-Nouraud (Historien d'art)







                        



                                


                            

Tribune. Un immense frisson parcourt depuis quelque temps la bourgeoisie d’art française. La dénonciation des viols, des agressions sexuelles et des atteintes quotidiennes à la dignité des femmes est à ses yeux le symptôme d’un rigorisme ambiant qui attente en définitive à son domaine en propre, à son bien : l’art. On voudrait l’exproprier, la déposséder. Pour le moment, seul l’art moderne et contemporain est concerné, mais ce sera bientôt tout l’art, c’est certain, que des foules de philistins et de zélotes, s’engouffrant dans la brèche des scandales sexuels, voudront soumettre à inventaire. Pareil retour à l’ordre s’est déjà vu.
Mais cette fois la bourgeoisie d’art française a décidé de réagir. Saisis tout à coup d’une même inquiétude, conservateurs, historiens et critiques d’art s’organisent. Il y a tant à faire. D’abord, il faut sauver Egon Schiele des mains des pudibonds Saxons, puis exfiltrer Balthus de celles des puritains. Il faudra sous peu songer à offrir asile à Poussin, à abriter Boucher, et puis Gauguin, et même à cacher Picasso, puisqu’aucun génie n’est dorénavant plus en sûreté nulle part.
Le cas Céline, sur lequel on croyait que régnait jusqu’à présent une jurisprudence précaire, est un nouveau coup de semonce. Bien sûr c’est un salaud, mais renoncer à imprimer ses ordures est une concession de Gallimard faite aux vandales qui lèsent l’humanité de tout un pan de son histoire et de sa littérature.

A Orsay, on ne regarde désormais plus sans angoisse les toiles orientalistes. Et si quelque association antiraciste, qui n’entend naturellement rien à l’art, exigeait qu’on les décroche ? Et si des féministes, aveugles, comme on sait, à la beauté véritable, elles qui saccagèrent la Vénus au miroir, de Vélasquez, en 1914, si leurs émules s’apercevaient que nombre d’académiciens ont peint les femmes comme des objets sexuels, et même certains enfants, orientaux notamment ?
Inconséquence et désinvolture
Dans...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-2">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Depuis plus de huit jours, une partie des agents de l’administration pénitentiaire est mobilisée sur les questions de sécurité, d’ouvertures de postes et de rémunération.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

En chiffres : surveillant de prison, un métier exposé

Depuis plus de huit jours, une partie des agents de l’administration pénitentiaire est mobilisée sur les questions de sécurité, d’ouvertures de postes et de rémunération.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h41
    |

            Marianne Boyer et 
                                Mathilde Costil








                        



   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-3">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Des centaines d’internautes partagent depuis le début de l’année une bourde sur les sans-abri commise par une ancienne secrétaire d’Etat... qui a quitté son poste voilà six ans.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Une bourde politique de 2012 ressuscite sur les réseaux sociaux

Des centaines d’internautes partagent depuis le début de l’année une bourde sur les sans-abri commise par une ancienne secrétaire d’Etat... qui a quitté son poste voilà six ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h59
    |

                            Les Décodeurs








                        


Certaines informations ne meurent jamais. C’est le cas de la bourde de Nora Berra, secrétaire d’Etat à la santé de Nicolas Sarkozy, qui conseillait en 2012 aux sans-abri de ne pas « sortir de chez eux ». Un message publié il y a six ans, mais qui circule à nouveau énormément en ce début d’année 2018, certains internautes en profitant pour accuser la politique sociale d’Emmanuel Macron :

Ça Va être Long 5 ans....!!! #Macron 
— Merovingienfr (@LeMérovingien)


require(["twitter/widgets"]);


   


Sur son blog, la secrétaire d’Etat chargée de la santé donnait à l’époque des recommandations pour se prémunir contre le froid, y compris aux SDF. Une maladresse qui lui avait valu des commentaires ironiques et plusieurs articles dans la presse, de Franceinfo à Midi libre. Ce sont ces articles que l’on retrouve ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
Le poste n’existe plus
Nora Berra s’était ensuite justifiée sur son compte Twitter, expliquant qu’il s’agissait d’une « erreur d’interprétation ». Sa note de blog avait également été modifiée ; elle a depuis disparu, mais on la retrouve sur le site d’archivage webarchive.
Difficile de comprendre comment ce type d’information datée, par le jeu des partages sur les réseaux sociaux, peut revenir au premier plan six ans plus tard. Pour ne pas tomber dans le panneau, il suffisait pourtant de vérifier la date des articles. Autre solution, consulter sur le profil Twitter de la personne incriminée ses actuelles responsabilités : conseillère municipale de Lyon et conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes
Ironie supplémentaire en effet, le poste de Mme Berra, qui était alors secrétaire d’Etat à la santé, n’existe plus : il n’y a désormais qu’une ministre de la santé (Agnès Buzyn), sans secrétaire d’Etat afférent(e).

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-4">

<article-nb="2018/01/23/19-5">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ A la fin des années 1990, Serge fait plusieurs voyages au Vietnam et tombe amoureux de Hoang Thi. En 2000, il l’épouse au consulat de Hô-Chi-Minh-Ville. Quelques années plus tard, elle s’endette dans son dos.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/01/23/19-6">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants, contre 56,1 en 2014.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’offre d’accueil des enfants de moins de 3 ans reste stable, les crèches se développent

En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants, contre 56,1 en 2014.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 15h53
   





                        


L’offre d’accueil des enfants de moins de 3 ans est restée stable en France, la création de places en crèches compensant légèrement une baisse du recours aux assistantes maternelles, selon le rapport annuel de l’Observatoire national de la petite enfance, qui confirme par ailleurs une diminution des congés parentaux.
Au 1er janvier 2017, la France comptait 2,3 millions d’enfants de moins de 3 ans, soit 32 000 de moins par rapport au 1er janvier 2016, selon ce rapport présenté par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), et rendu public mardi 23 janvier.

        Lire aussi :
         

                L’allocation de garde d’enfant augmentera de 138 euros par mois pour les plus pauvres



En 2015, l’offre d’accueil a légèrement progressé avec 56,6 places théoriques pour 100 enfants de moins de 3 ans, contre 56,1 en 2014 ou 47,6 places en 2006, première année de calcul de l’indicateur.
Des inégalités entre départements
Mais les disparités entre les départements demeurent fortes : si en Haute-Loire, ce pourcentage grimpe à 92 places pour 100 enfants, il n’est que de 10 à 40 places en Guyane, en Seine-Saint-Denis ou en Corse.
Le rapport pointe une baisse du recours aux assistantes maternelles, qui étaient 321 400 en exercice en 2015 (– 4 % par rapport à 2014). Il s’agit du mode de garde le plus fréquent après la garde parentale.
L’accueil collectif (crèches, haltes-garderies…) a dans le même temps continué de progresser avec 428 500 places proposées en 2015, soit 106 000 de plus qu’il y a dix ans, notamment grâce à un fort développement des microcrèches. Les moins de 3 ans restaient encore le plus souvent et la majeure partie du temps gardés par leurs parents (61 %), essentiellement par les mères.
Selon une enquête de la CNAF, une famille sur deux souhaiterait pourtant que son enfant bénéficie d’un accueil individuel ou collectif. Par exemple, la crèche est souhaitée par 30 % des parents, alors que 18 % y ont recours.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement poursuit le recentrage des aides aux familles sur les parents isolés



Moins de bénéficiaires d’aides
A la fin de 2016, le nombre des bénéficiaires d’aides versées pendant le congé parental avait diminué à 410 800, soit une baisse de 10 % en un an, qui peut s’expliquer par la réforme du congé parental de 2015, visant notamment à mieux le répartir entre les deux parents.
« On assiste à une diminution des bénéficiaires au bout de vingt-quatre mois, c’est-à-dire au moment où la prestation doit être prise par le conjoint », a expliqué la responsable de l’Observatoire, Danielle Boyer, lors d’une conférence de presse dans un relais d’assistantes maternelles (RAM) de Boulogne-Billancourt.
Les pères ne représentaient que 4,4 % des bénéficiaires (4,2 % en 2015).
La prochaine convention d’objectifs et de gestion (COG), passée pour cinq ans entre l’Etat et la CNAF, sera signée au printemps. La précédente (2013-2017) avait notamment fixé un objectif de 100 000 places en crèche supplémentaires. A la fin de 2015, le compteur était à 41 100 places.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-7">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le procureur de Paris a appelé à « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », et voir « des armes à la maison tous les jours ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

François Molins appelle à une « prise en charge spécifique et au long cours » des enfants de djihadistes

Le procureur de Paris a appelé à « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », et voir « des armes à la maison tous les jours ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 14h29
   





                        


Les jeunes enfants de djihadistes doivent être pris en charge de manière « spécifique » et au « long cours » après leur retour en France d’Irak ou de Syrie, a affirmé mardi 23 janvier le procureur de la République de Paris, François Molins. « Cela sera un des gros enjeux des années à venir », a-t-il poursuivi, en demandant que ces mineurs de moins 13 ans, « qui sont peut-être des bombes à retardement compte tenu de tout ce qu’ils ont vu » en termes d’atrocités « soient véritablement éduqués », a relevé le procureur de la République sur RTL.
Il faut absolument « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », voir « des armes à la maison tous les jours » et vivre « sur des valeurs non tolérantes, antidémocratiques », a insisté François Molins, rappelant que les mineurs de plus de 13 ans qui ont pu participer à des combats faisaient eux l’objet de mandats d’arrêt ou de recherche.

        Lire aussi :
         

                Des parents de djihadistes français arrêtés en Syrie déposent plainte pour « détention arbitraire »



M. Molins a de nouveau souligné qu’il fallait se départir de toute « naïveté et angélisme ». « Il y a [eu] une inflexion idéologique » à partir de l’été 2017 lorsque des organes liés au groupe Etat islamique « ont appelé les femmes et les enfants à participer au djihad armé ».
Quelques dizaines d’adultes – hommes et femmes – se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.
Le cas complexe des Français détenus en Syrie
Interrogé sur le sort d’une djihadiste allemande condamnée à mort dimanche en Irak pour avoir rejoint l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) – une première pour une femme européenne dans ce pays –, François Molins a souligné que Bagdad avait « un gouvernement légitime » et « tout à fait le droit de décider » de les juger « lui-même » ou « de les remettre » à leur pays.
Mais « la situation est plus complexe » en Syrie, où les Français capturés sont détenus par les forces kurdes ou l’Armée syrienne libre (ASL), des factions qui combattent Bachar Al-Assad et « n’ont pas une autorité légitime », a-t-il reconnu.
Deux plaintes pour « détention arbitraire » ont été déposées la semaine dernière contre les autorités françaises par des avocats de familles de djihadistes qui dénoncent le souhait de Paris de les faire juger sur place par des « autorités locales » non reconnues légalement, en l’espèce les forces kurdes en Syrie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-8">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Alors qu’une police de sécurité du quotidien doit bientôt voir le jour, depuis 2008 des policiers retraités tentent, avec des moyens limités, de combler le vide laissé par la suppression de la police de proximité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Les délégués à la cohésion police-population, d’anciens « schmitts » qui tentent de « faire le lien »

Alors qu’une police de sécurité du quotidien doit bientôt voir le jour, depuis 2008 des policiers retraités tentent, avec des moyens limités, de combler le vide laissé par la suppression de la police de proximité.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 16h03
    |

            Feriel Alouti (Envoyée spéciale à Toulouse, Haute-Garonne)








                        



   


Il y a quelques mois, le hall d’immeuble, trop vétuste pour être accueillant, servait encore de point de vente à quelques dealeurs du quartier Empalot – un coin de Toulouse (Haute-Garonne) où, pour ramener de la mixité sociale, les grands ensembles d’après-guerre sont peu à peu rasés. Chaque soir, vendeurs et acheteurs s’y croisaient le temps d’une transaction. Mais très vite, le vacarme suscité par les disputes, les fous rires et la musique ont tourmenté le sommeil des résidents, et attisé leur colère. Alors, certains ont parlé. « J’ai fait remonter l’info, et la police a mis le paquet sur les contrôles », se souvient Christiane Cocurullo. Depuis, « je peux vous assurer qu’il n’y a plus personne ». En revanche, « ça repart dans l’immeuble d’à côté ».
Après vingt-trois ans de service en brigade des mineurs, et une retraite à 57 ans, Christiane Cocurullo est devenue, il y a presque deux ans, « déléguée à la cohésion police-population » (DCPP). Occupée par des policiers retraités – en tout 139 anciens fonctionnaires éparpillés en France –, cette fonction a été créée en 2008 dans le cadre du plan « Espoirs banlieues ». A l’époque, il s’agissait de restaurer « un climat de confiance », et de « multiplier les contacts » auprès d’une population échaudée par la suppression, cinq ans plus tôt, de la police de proximité, et l’arrivée des unités territoriales de quartier (UTeQ) – aujourd’hui remplacées par les brigades spécialisées de terrain (BST) –, des unités déployées dans les quartiers pour enchaîner les flagrants délits sans, reconnaît la profession, prendre le temps de parler avec ceux qui y vivent et y travaillent.
A Toulouse, pour « faire ce lien », quatre délégués – répartis dans les deux zones de sécurité prioritaires et un quartier « politique de la ville » – vont à la rencontre des associations, des élus, des bailleurs sociaux, des personnels d’éducation et des résidents. Leur mission ? « Prendre la température, relayer les problématiques, et couper la tête aux rumeurs », résume Michel Bardeille, délégué dans le secteur des Izards depuis cinq ans. « Moi, je leur dis : “Je ne suis pas Zorro, je ne vais pas régler tous vos problèmes, mais je peux les relayer.” » Et bien souvent il suffit de tendre l’oreille pour les « réconforter un peu ».

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          Police de sécurité du quotidien : un cadre encore très flou



Expliquer « les limites de la police »
Dans ce quartier, comme à Empalot, la « première nuisance » concerne le trafic de stupéfiants, expliquent les délégués. A La Reynerie-Bellefontaine, où l’on compte environ 18 000 habitants pour un seul délégué, les points de vente sont si bien organisés que les gérants prennent soin de taguer sur les murs de grandes flèches pour indiquer aux consommateurs le chemin de la « coke » et de la « beuh » – de la cocaïne et du cannabis.
Face à ces supermarchés qui brassent jusqu’à 20 000 euros par jour, ces policiers retraités sont, certes, impuissants mais parviennent à récolter quelques confidences auprès de certains habitants. « Mon rôle premier, ce n’est pas le renseignement, tient toutefois à préciser Michel Bardeille. Mais les gens me parlent car ils me font confiance. Ils savent qu’avec moi leur anonymat est respecté. » Parfois, les délégués doivent aussi expliquer « les limites de la police » quand, au lendemain d’une « opération stup », apparaissent de nouveaux guetteurs.

   


Pour faire en sorte que les habitants vivent mieux dans leur quartier, ces « relais » tentent plutôt de résoudre les problèmes de voisinage qui empoisonnent la vie des résidents. Quand un habitant est trop bruyant, Christiane Cocurullo frappe à sa porte, montre sa carte de réserviste, et fait un rappel à la loi. Quand, l’été, des adolescents enchaînent les rodéos de scooter, la déléguée tente d’identifier les engins et communique l’information à ses collègues. Quand des résidents transmettent des numéros de plaque de véhicules abandonnés, l’ancienne policière demande aux services spécialisés de venir ramasser les épaves. A Empalot, comme ailleurs, régler les conflits de voisinage est pourtant une prérogative des bailleurs sociaux, précise la déléguée, sans oser se plaindre.
La retraitée, souvent perçue comme « le schmitt gentil », intervient également dans des établissements scolaires pour des rappels à la loi, en cas de vol et de harcèlement, et pour sensibiliser les élèves à la sécurité routière et aux dangers des réseaux sociaux. Là aussi, « normalement, il y a un référent scolaire dans chaque commissariat, mais dans le mien, il n’a pas le temps de le faire ».
« Une attitude pas acceptable »
« Prioriser l’information du délégué » et « apporter une réponse » est le leitmotiv de David Delattre, le capitaine de police chargé des DCPP toulousains.
« Mais quand un fonctionnaire a 700 dossiers sur son bureau et qu’on vient lui dire que celui-ci n’a pas de nouvelles de sa plainte depuis trois mois et qu’il faudrait la traiter en priorité, il peut se dire : “Pourquoi lui et pas un autre ?” »

   


Dans ces quartiers populaires, les délégués ont aussi la mission de « remonter » les faux pas des collègues. Ce fut le cas en octobre 2009 lorsque trois policiers ont arrêté dans le quartier de Bagatelle un homme soupçonné de violences conjugales. Alors qu’une quinzaine de jeunes gens observaient avec intérêt la scène, un éducateur bien connu s’est approché des fonctionnaires pour connaître le motif de l’interpellation. « L’un des policiers a répondu : “Parce qu’il me casse les couilles” », rapporte le capitaine Delattre, qui fustige une « attitude pas acceptable ».
Quand il a réuni ces « collègues » pour leur faire savoir, ils ont répondu qu’ils n’avaient pas le temps de se lancer dans des explications. David Delattre a alors tenté de leur faire comprendre qu’une simple réponse pouvait éviter qu’une « situation s’envenime », les interpellations en public étant toujours des moments de tension.
« Peur de passer pour des balances »
S’ils sont désormais à l’aise sur leur terrain, les délégués ont dû, au début, gérer les appréhensions. Quand Michel Bardeille a débarqué aux Izards, quelques mois après l’attaque de Mohamed Merah, l’accueil était forcément « un peu timide ». Il a fallu expliquer que « la colonne vertébrale de la police, c’est la protection des personnes et des biens » ; un discours qu’on ne « leur avait jamais tenu », dit-il. Car « les collègues on leur dit d’intervenir, ils font leur boulot, et c’est tout ». 

   


Au départ, Martine Calmes, coordinatrice au sein de l’Association socio-éducative Empalot-Rangueil (Aseer), qui s’occupe de soutien scolaire et de parentalité, était pourtant « un peu sceptique » quant au lien qu’elle pouvait entretenir avec ce « relais ». « En tant qu’association on n’est pas là pour faire du contrôle social ou de la délation. » Dix ans plus tard, la coordinatrice assure que « le délégué a facilité la relation et la vision que les gens ont de la police ».
Plus au sud, Marc Charrié, délégué depuis deux ans à La Reynerie-Bellefontaine, sent que certaines associations se « méfient » encore. « Elles n’ont pas envie de me voir », dit-il au volant d’un vieux Renault Espace. Sûrement « la peur de passer pour des balances », lui glisse un collègue.

Un dispositif inefficace sans soutien de la hiérarchie
Après avoir mené, entre 2014 et 2017, des entretiens auprès d’une vingtaine de délégués à la cohésion police-population (DCPP), les auteurs d’une étude, publiée en avril 2017 par trois chercheurs du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), concluent qu’une « absence de lien avec le chef de circonscription condamnerait [le délégué] à l’indifférence ». Autrement dit, « le facteur crucial de la confiance interne reste la considération portée par le chef de service à la mission du DCPP ».
Par ailleurs, le bilan du dispositif est « plutôt positif », selon Fabien Jobard, l’un des auteurs. « Le DCPP montre que l’on peut investir dans le domaine de l’écoute, le travail social et l’échange sans mettre en péril toute l’institution policière », analyse-t-il, conscient que le délégué peut « parfois souffrir d’un double isolement, vis-à-vis de la population et de ses collègues actifs ». Ainsi, les délégués sont parfois jugés « trop vieux, difficile à situer (on ne sait pas bien ce qu’il fait), et parfois trop proches de la population, dans une institution qui valorise l’action et la force ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-9">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Jawad Bendaoud comparaît à Paris partir de mercredi pour « recel de terroristes ». Il risque un maximum de six ans de prison et 90 000 euros d’amende
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Début mercredi du procès de Jawad, le « logeur des terroristes » du 13-Novembre

Jawad Bendaoud comparaît à Paris partir de mercredi pour « recel de terroristes ». Il risque un maximum de six ans de prison et 90 000 euros d’amende



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h41
    |

            Franck Johannès








                        



                                


                            

C’est le premier procès des attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 139 morts, mais sans doute son volet le moins décisif : la 16e chambre correctionnelle de Paris juge, à partir de mercredi 24 janvier, Jawad Bendaoud, le logeur à Saint-Denis de deux des tueurs, en compagnie de deux complices. Il est poursuivi pour « recel de terroristes » et a finalement échappé aux assises : les six juges d’instruction ont la conviction qu’il se doutait qu’il logeait des terroristes, mais ne savait rien de leurs futurs projets d’attentats. Il risque un maximum de six ans de prison et 90 000 euros d’amende – une peine doublée parce qu’il était en récidive.
Le jeune homme, 31 ans, avait connu une pénible heure de gloire le jour de son interpellation, le 18 novembre 2015, lorsque le RAID avait donné l’assaut à Saint-Denis. « J’ai appris que c’était chez moi, avait dit Jawad Bendaoud à BFM-TV, j’étais pas au courant que c’était des terroristes. On m’a demandé de rendre service, j’ai rendu service. » La vidéo, parodiée mille fois, avait tourné en boucle sur Internet. Jawad, « c’est celui dont on a ri après avoir trop pleuré », avait résumé l’un de ses avocats, Xavier Nogueras.

Les tueurs du 13-Novembre étaient dix : trois au Bataclan, tués pendant l’assaut ; quatre au Stade de France, dont Salah Abdeslam, le seul rescapé, incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne) ; et trois qui avaient tiré sur des terrasses de cafés au cœur de Paris. Deux hommes de ce dernier commando avaient pu s’enfuir : Abdelhamid Abaaoud – pour les policiers, le cerveau des attentats – et Chakib Akrouh.
En quête d’un abri
Les enquêteurs ont retrouvé la trace des fugitifs le 16 novembre, lorsqu’une femme est venue expliquer qu’elle connaissait celle qui cachait l’un des terroristes : une certaine Hasna Aït Boulahcen, une fille un peu perdue, un jour habillée en rappeuse, un jour en niqab. Hasna avait reçu la veille un appel de Belgique, on lui...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-10">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Emmanuel Baudin, qui a pris le pouvoir chez FO Pénitentiaire en mai 2017, récolte les fruits d’une offensive contre l’UFAP, le premier syndicat de surveillants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’enjeu syndical derrière le conflit des prisons

Emmanuel Baudin, qui a pris le pouvoir chez FO Pénitentiaire en mai 2017, récolte les fruits d’une offensive contre l’UFAP, le premier syndicat de surveillants.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h25
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Après douze jours de conflit dans les prisons, la négociation de la sortie de crise s’annonce délicate. Nicole Belloubet, ministre de la justice, a, pour la première fois depuis le début du conflit, reçu lundi 22 janvier les trois principaux syndicats (UFAP-UNSA, FO Pénitentiaire et CGT Pénitentiaire) pour « mettre dans le pot commun » le principe d’une discussion sur les rémunérations, en plus des questions d’emploi et de sécurité. FO a réussi à imposer ce thème supplémentaire après avoir soufflé depuis le début sur les braises du mécontentement des surveillants et refusé la plate-forme intersyndicale.
Les nouvelles négociations devaient débuter mardi 23 janvier à 14 heures. Pour maintenir la pression, les blocages continuaient mardi et surtout le mouvement de « dépôt de clés », quand les surveillants qui n’ont pas le droit de grève refusent néanmoins d’assumer leur poste. Selon un point établi à 8 h 30 par l’administration pénitentiaire, les équipes de jour ont refusé de prendre leur poste dans 14 établissements tandis que l’accès de 49 autres était bloqué par les surveillants en colère et des retards de prise de service étaient signalés dans 35. Au total, le nombre d’établissements pénitentiaires affectés, sur les 188 que compte le pays, était en légère baisse cependant.
Lundi, la police et la gendarmerie avaient dû suppléer les personnels dans les miradors et les coursives de quinze prisons dont la maison d’arrêt de Lille-Sequedin (859 détenus au 1er  décembre pour 584 places). Une situation totalement inédite depuis plus de quinze ans.
Rien ne s’est passé comme prévu
Au cours de la première semaine du mouvement, la direction de l’administration pénitentiaire avait choisi de ne négocier qu’avec les deux syndicats ayant conclu une plate-forme commune de revendications centrées sur les questions de sécurité et d’effectifs. Mais l’UFAP et la CGT ont rapidement rejeté, samedi 20 janvier, le projet d’accord qui leur...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-11">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Déterminer le niveau de difficulté d’une épreuve n’est pas chose facile pour un enseignant, souligne Fabrice Erre dans ces nouveaux dessins.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/01/23/19-12">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les crues et les inondations menacent une partie de la France, dont 30 départements sont en vigilance orange. A Paris, la Seine devrait continuer de monter ces prochains jours.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/01/23/19-13">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Naomi Parker Fraley, une Américaine ayant travaillé dans une usine américaine au début des années 1940 et à l’origine d’une célèbre affiche des ouvrières de la seconde guerre mondiale, est morte lundi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

L’ouvrière américaine ayant inspiré l’icône féministe « Rosie la riveteuse » est morte

Naomi Parker Fraley, une Américaine ayant travaillé dans une usine américaine au début des années 1940 et à l’origine d’une célèbre affiche des ouvrières de la seconde guerre mondiale, est morte lundi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h16
   





                        



   


L’image de ce foulard à pois et de cette manche retroussée c’était elle, « Rosie the riveter » (littéralement Rosie la riveteuse). Naomi Parker Fraley, l’Américaine qui avait inspiré l’affiche emblématique de l’ouvrière de la seconde guerre mondiale, est morte lundi 22 janvier à 96 ans, a annoncé le New York Times. 
De nombreuses femmes avaient été identifiées comme les inspiratrices de l’affiche, mais selon le quotidien américain c’est bien Naomie Parker Fraley qui était la plus « légitime ». Le journal relate l’histoire de cette femme, et surtout du travail réalisé par un universitaire, James J. Kimble, pour retrouver la trace de l’inspiratrice originale.
Ouvrière de la Navy
La recherche de « Rosie » a commencé sérieusement en 2010 selon James J. Kimble et est rapidement devenue pour lui « une obsession ». Après de nombreuses années, ses recherches le menèrent à Naomi Parker Fraley, une ancienne ouvrière de la Navy (la marine américaine) durant la seconde guerre mondiale, comme il le raconte dans un article publié en 2016 dans la revue Rhetoric & Public Affairs, et intitulé « Rosie’s Secret Identity ».

        Lire aussi :
         

                La tribune signée par Deneuve est « l’expression d’un antiféminisme »



Présente sur une affiche de l’artiste J. Howard Miller de 1943, Rosie la riveteuse porte une chemise de travail, un bandana à pois et arbore un bras replié surmonté de ce slogan : « We can do it ! » (« nous pouvons le faire ! »). Le NYT raconte que cette affiche n’avait pas vocation à être largement publiée, mais seulement à combattre l’absentéisme et les grèves au sein des employés de la Westinghouse Electric Corporation, une entreprise de production énergétique américaine.
Six ans d’enquête
Longtemps restée dans l’oubli, l’affiche est ressortie au début des années 1980, et est rapidement devenue un symbole féministe. De nombreuses femmes ayant travaillé dans les usines durant la guerre se sont par la suite identifiées à l’image de cette ouvrière déterminée.
Le travail de James J. Kimble, qui passa six ans à rechercher l’inspiratrice originale de J. Howard Miller, cherchant d’abord à confirmer une première affirmation qui donnait une ouvrière du Michigan comme celle qui était à l’origine du portrait, puis découvrant que c’était Mme Fraley qui était derrière l’inspiration de l’artiste, est également l’histoire du décryptage d’une légende américaine.
Dans une interview au magazine américain People, Naomie Parker Fraley expliquait en 2016 : « Je ne cherchais pas la gloire ou la fortune, mais je voulais ma propre identité. » Depuis, « Rosie the riveter » est devenue une icône du militantisme pour les droits des femmes, s’affichant aussi bien sur les tasses à café, les t-shirts, qu’au milieu des manifestations féministes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-14">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ « Alors que les mérites des sciences économiques et sociales SES sont plus largement reconnus », les propositions de réforme du bac semblent plutôt diminuer leur place, s’inquiète sur son blog Claude Garcia, qui enseigne cette discipline.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/01/23/19-15">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Intempéries : vingt-trois départements en vigilance orange « pluies-inondations »

L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h51
   





                        



   


Les conséquences des intempéries continuent en France, où les crues et les inondations menacent une partie du pays. Mardi 23 janvier, le Rhin pourrait sortir de son lit, la Seine est en crue et de nombreux champs sont inondés.
Vingt-trois départements ont été placés en vigilance orange inondation par Météo France mardi matin. Le Doubs et le Jura, qui étaient en vigilance rouge pour des risques de crues, sont rétrogradés en vigilance orange.
Vingt autres départements sont classés en vigilance orange « pluies-inondations » : l’Ain, le Rhône, le Doubs, l’Isère, le Jura, le Lot-et-Garonne, la Nièvre, l’Yonne, la Seine-et-Marne, Paris, la Haute-Marne, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Oise, ainsi que les départements de l’Eure, la Seine-Maritime, la Meuse, les Vosges, la Haute-Saône, la Loire.

   


A Paris, le RER C interrompu mercredi 
Dans la capitale, la préfecture de police appelle à la « vigilance », alors que la Seine doit poursuivre sa crue. « Des inondations importantes sont possibles, y compris dans les zones rarement inondées », « des coupures d’électricité plus ou moins longues » et « des phénomènes de rupture ou de débordement de digues peuvent se produire », a pour sa part mis en garde le service d’information Vigicrues.
Le tronçon central de la ligne C du RER sera fermé dans Paris à partir de mercredi à cause de la montée des eaux de la Seine, a annoncé la SNCF mardi. « Afin de garantir la sécurité des personnes et des installations », la SNCF va arrêter la circulation des trains à Avenue Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Paris-Austerlitz depuis le sud-est, précise la compagnie dans un communiqué. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – seront donc fermées « jusqu’à vendredi au moins » (Pont-de-l’Alma étant déjà fermée pour travaux).

Infotrafic #RERC : Mercredi 24 janvier : Trafic interrompu entre Javel et Paris Austerlitz et entre Avenue Henri Ma… https://t.co/Itt9OsBn6C— RERC_SNCF (@RER C TRANSILIEN)


require(["twitter/widgets"]);

Lundi après-midi le niveau du fleuve continuait de monter, atteignant 4,57 m à 16 heures au pont d’Austerlitz. La crue de 2016 avait vu le niveau du fleuve monter à 6,10 mètres. « On s’attend à un pic de crue à la station [de mesure] du pont d’Austerlitz dans la journée de vendredi », a fait savoir Jean-Marc Dolmière, un des responsables de Vigicrues, qui prévoit « une crue équivalente à celle de juin 2016 ».
En montagne, les fortes précipitations se combinent à la fonte des neiges. C’est le cas en Isère, où les communes de Brangues et du Bouchage s’apprêtent à maintenir leurs écoles fermées mardi et des mesures de mise à l’abri provisoire des habitants dans une salle communale sont prévues en vue de la montée des eaux du Rhône.
A Sochaux, une usine PSA à l’arrêt
A Sochaux, dans le Doubs, l’usine PSA sera à l’arrêt mardi après-midi à cause de l’inondation de l’un de ses sous-traitants locaux, l’entreprise Faurecia à Mandeure, qui la fournit en pots d’échappement, a-t-on appris de source syndicale.
Le site PSA, proche d’un affluent du Doubs, n’est, en revanche, pas menacé d’inondation en ce moment grâce aux travaux de protection contre les crues réalisés par le passé, a-t-on précisé de source syndicale.
Risque d’avalanches à Chamonix
A Chamonix le domaine skiable réouvre peu à peu, la commune avait pris la décision de faire évacuer une centaine de chalets situés en contrebas de couloirs d’avalanches, ces mesures de sécurité ont été levées et quelques chalets seulement restent en confinement.
Le maire, Eric Fournier, avait estimé que les précipitations reçues étaient « de l’ordre de cinq mois tombés en quarante-cinq jours » ; une situation qui selon l’édile « arrive tous les quinze ans dans cette ampleur ». 
Surveillance du Rhin
Dans l’est de la France et en Alsace notamment, le Rhin est particulièrement surveillé, il pourrait déborder à cause de la fonte des neiges et des précipitations. Pour le désengorger si nécessaire, le polder d’Erstein (Bas-Rhin), une zone de rétention de crue pouvant stocker 7,8 millions de mètres cubes, était mis en sécurité, pour une éventuelle mise en eau mardi, a fait savoir la préfecture.
Dans le Calvados plusieurs milliers d’habitants ont été évacués « à titre préventif », et plusieurs routes départementales étaient fermées lundi soir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-16">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Gardien des libertés publiques et ardent défenseur des demandeurs d’asile, l’avocat et écrivain tape sur la loi asile-immigration, tout en conservant l’oreille du président de la République.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                
                                       
édition abonné


François Sureau, la mauvaise conscience d’Emmanuel Macron


                      Gardien des libertés publiques et ardent défenseur des demandeurs d’asile, l’avocat et écrivain tape sur la loi asile-immigration, tout en conservant l’oreille du président de la République.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h15
    |

                            Pascale Nivelle








                              

                        
C’est une voix qu’Emmanuel Macron écoute, une voix de basse qui rassure et sermonne. Même au plus profond de la nuit, le président sait qu’un autre que lui veille, le seul qui lui tiendra le langage de vérité qui manque aux hôtes de l’Elysée. Depuis leur rencontre, du temps où Brigitte Macron enseignait à Saint-Louis-de-Gonzague, dit Franklin, le lycée des jésuites parisiens, le fil n’a jamais été rompu.
François Sureau, avocat et ancien élève, y avait inscrit ses enfants. Après quelques réunions parents-profs, elle l’a conduit à son mari, jeune conseiller de François Hollande à l’Elysée. L’entente a été immédiate. Dans le trentenaire hypermnésique, infatigable, inclassable politiquement, l’avocat a vu son double, quelques décennies plus tôt.
Et Macron a trouvé un socle dans cet humaniste au chic british. Leurs conversations sur l’histoire, la littérature, et parfois la politique, se sont prolongées à Bercy, puis dans les limbes du mouvement En marche !, dont François Sureau a rédigé les statuts au printemps 2016.
Depuis l’élection présidentielle, ils se téléphonent presque chaque jour. Mais le ton a récemment changé, moins complice et plus critique. Indigné par le projet de loi asile et immigration du gouvernement, choqué par le traitement infligé aux réfugiés en France, François Sureau ne mâche plus ses reproches publiquement.

Dans sa chronique hebdomadaire au journal La Croix, face aux micros qui se tendent de plus en plus souvent, ce défenseur des demandeurs d’asile retrouve sa voix de plaideur. Celle de l’invincible apôtre des droits de l’homme et des libertés publiques, qui s’était opposé, entre autre, au délit de consultation des sites terroristes, notamment lors d’une brillante plaidoirie devant le Conseil constitutionnel, le 31 janvier 2017.

Un an après, la même colère. « Les actes du ministre de l’intérieur m’ont rempli de honte, cingle-t-il. On ne peut pas faire de...




<article-nb="2018/01/23/19-17">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le sociologue estime que faute de moyens, l’administration pénitentiaire est incapable de gérer les détenus radicalisés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Farhad Khosrokhavar : « A quand une prison décente en France ? »

Dans une tribune au « Monde », le sociologue estime que faute de moyens, l’administration pénitentiaire est incapable de gérer les détenus radicalisés.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h02
    |

Farhad Khosrokhavar (Sociologue, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales)







                        



                                


                            

Tribune. La France a un système carcéral complexe, mais dont le nœud gordien est la maison d’arrêt. Celles qui sont proches des villes posent problème. Elles sont indignes de la patrie des droits humains. Quelques maux y sont devenus structurels : la pénurie en personnel pénitentiaire, notamment en surveillants, la gestion des détenus « radicalisés » et la surpopulation carcérale.
Dans des cellules de 9 mètres carrés où sont entassés deux, trois, voire quatre détenus, l’agressivité de ceux-ci est légitime ; leurs conditions de vie sont inhumaines ; ils se comportent en « bêtes sauvages » parce qu’ils sont traités comme des bêtes sauvages.
Ils font subir leur agressivité en premier lieu aux autres détenus, ensuite aux surveillants, ces derniers étant perçus comme les complices de l’administration pénitentiaire et, plus généralement, de l’Etat. Ils en sont plutôt les victimes que les complices, mais un détenu a face à lui le gardien faisant figure de bourreau, alors que celui-ci ne fait qu’exercer un métier difficile, ingrat, la société ne lui reconnaissant aucune dignité proportionnelle à la difficulté de sa tâche.

Etablissements déshumanisant
Dans les maisons d’arrêt à proximité des grandes villes, un surveillant doit s’occuper d’une centaine de détenus, parfois plus. C’est à proprement parler inhumain, pour les incarcérés comme pour ceux qui les gardent. Il faudrait un surveillant pour trente à cinquante détenus, afin qu’il puisse non seulement s’acquitter de sa tâche routinière, mais être aussi à l’écoute des détenus et leur faciliter la vie carcérale.
Faute de compréhension de cette réalité élémentaire, le détenu a une image monstrueuse du surveillant, et ce dernier, par ricochet, se fait une image inhumaine du premier, conséquence, en grande partie, de leur incompréhension mutuelle, voire de leurs antagonismes, dans des établissements déshumanisant du fait de leur vétusté et de leur surpopulation.
Dans...



                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-18">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les représentants des surveillants de prison ont quitté mardi la table des négociations avec Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des prisons qui dure depuis neuf jours.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
Découvrir l’application


                        

Nouvelle journée de blocage dans les prisons, les syndicats quittent les négociations avec la garde des sceaux

Les représentants des surveillants de prison ont quitté mardi la table des négociations avec Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des prisons qui dure depuis neuf jours.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 05h51
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h43
   





                        



   


Toujours pas de sortie de crise en vue. Les principaux syndicats de la pénitentiaire (UFAP, FO et CGT) ont quitté, mardi 23 janvier, la table des négociations avec la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des établissements pénitentiaires, qui dure depuis neuf jours.
« Le gouvernement n’a pas pris conscience de l’ampleur » du mouvement dans les prisons, a affirmé Emmanuel Chambaud, secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA, syndicat majoritaire. FO et la CGT-Pénitentiaire ont également quitté les discussions qui avaient démarré vers 15 h 30 à la chancellerie.
Les questions de sécurité, d’emploi et de rémunération étaient au cœur de ces discussions. Depuis l’échec de premières négociations samedi, la ministre s’est investie personnellement dans ces discussions dans l’espoir d’éteindre cette vaste mobilisation, déclenchée par l’agression de surveillants dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier et attisée, depuis, par une série d’autres incidents violents.
« Métier extrêmement difficile »
Une première rencontre lundi au ministère n’a pas permis d’aplanir les divergences avec les gardiens de prison, qui sont engagés dans leur plus grand mouvement de mobilisation en vingt-cinq ans. « C’est un métier extrêmement difficile », a reconnu la ministre à l’issue de cette rencontre, plaidant pour que des « résultats concrets » soient enregistrés « le plus rapidement possible » en faveur des personnels.
« Il y a des demandes qui seront faites par les syndicats, il y a des réponses qui seront faites par la ministre de la justice (…). Je pense qu’il y aura des réponses concrètes » mardi, a affirmé sur BFM-TV le porte-parole de la chancellerie, Youssef Badr, se disant « très optimiste » sur l’issue des négociations.
Les syndicats maintenaient toutefois une forte pression, portés par une journée de mobilisation massive lundi.
Au total, 130 des 188 prisons françaises ont été touchées à des degrés divers par le mouvement, selon la Direction de l’administration pénitentiaire. Pendant la journée, jusqu’à cinquante établissements ont été totalement bloqués dont quinze où les agents ont refusé de prendre leur service. Dans sept prisons, les forces de l’ordre ont dû remplacer des surveillants absents.

        Lire aussi :
         

                Ce qu’il faut retenir de la nouvelle journée de blocage des prisons et de négociations



« Rien de concret »
Les syndicats disent attendre plus d’engagements du gouvernement, notamment sur la question sensible des détenus islamistes et sur l’emploi. Le texte gouvernemental rejeté samedi par les personnels prévoyait la création de 1 100 postes sur quatre ans.
« Il n’y a absolument rien de concret. On demande des établissements spécialisés à taille humaine avec sécurité renforcée pour gérer les détenus djihadistes ou qui se radicalisent en prison. En termes d’emplois, [Mme Belloubet] nous dit qu’elle veut faire un effort sans nous donner les chiffres », a affirmé sur BFM-TV David Besson, secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA Justice (majoritaire).
Par la voix de son secrétaire général, Emmanuel Baudin, le syndicat FO-Pénitentiaire a, lui, appelé à « amplifier » le mouvement. « Notre but est de trouver une solution. Nous voulons mettre la pression », a-t-il expliqué, appelant les gardiens à refuser de reprendre leur travail en « déposant » les clés.
Dans la prison corse de Borgo, théâtre d’une violente agression de deux gardiens vendredi, les surveillants ont choisi cette voie et refusent toujours de reprendre leur poste. En leur absence, ce sont les gendarmes qui continueront de gérer l’établissement. « On ne veut plus être considérés comme de simples porte-clés », résume Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.

        Lire aussi :
         

                Les prisons françaises, une crise qui perdure



Pas de revalorisation statutaire
En réponse, Mme Belloubet promet que les négociations porteront non seulement sur « les créations d’emplois », « la sécurité des personnels » mais aussi sur « la question indemnitaire », une revendication des syndicats qui n’avait pas été abordée lors des précédentes réunions.
La ministre a toutefois semblé fermer la porte à une revalorisation statutaire défendue par les syndicats FO et CGT qui réclament le passage des surveillants de la catégorie C à B de la fonction publique. Sur l’emploi, elle a également affirmé ne « pas être certaine » de pouvoir aller au-delà des 1 100 créations de postes déjà promises.

Blocage des prisons : le gouvernement accepte la négociation de « mesures indemnitaires »
Alors que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, reçoit à nouveau les syndicats des surveillants de prison ce mardi pour mettre fin au blocage des prisons qui est entré dans son neuvième jour, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est dit prêt à examiner des « mesures indemnitaires spécifiques et ciblées » en faveur du personnel pénitentiaire.
« C’est une manière d’améliorer l’attractivité des métiers pénitentiaires. C’est une manière de compenser un certain nombre de charges qui sont spécifiques aux surveillants pénitentiaires », a souligné le premier ministre devant l’Assemblée nationale.


Sur le terrain, la mobilisation s’accompagnait de quelques remous. Lundi, dans quatre établissements, des détenus ont momentanément refusé de regagner leurs cellules, notamment à Pau où ils entendaient protester contre l’annulation du temps de promenade. Deux nouvelles agressions de gardiens ont par ailleurs eu lieu dimanche à Longuenesse (Pas-de-Calais) et à Châteauroux.
Ces attaques à répétition alimentent la colère des quelque 28 000 gardiens qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée alors que les prisons souffrent d’une surpopulation chronique.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-19">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les proches de Sarah Halimi, retraitée parisienne de confession juive tuée par un jeune voisin, s’indignent de la lenteur de l’instruction. Pour eux, l’agresseur a agi par antisémitisme.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Folie ou acte antisémite ? Neuf mois après, le meurtre de Sarah Halimi reste inexpliqué

Les proches de Sarah Halimi, retraitée parisienne de confession juive tuée par un jeune voisin, s’indignent de la lenteur de l’instruction. Pour eux, l’agresseur a agi par antisémitisme.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 09h43
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Nichée au cœur du 11e arrondissement de Paris, la rue de Vaucouleurs est calme, presque déserte, bordée d’immeubles HLM aux façades défraîchies. C’est ici, dans l’une de ces résidences repliées sur elles-mêmes autour d’une cour intérieure et d’un petit jardin, que Sarah Halimi, 65 ans, a trouvé la mort. C’était dans la nuit du 3 au 4 avril 2017. Son voisin de 27 ans, Kobili Traoré, s’est introduit chez elle avant de la frapper, puis de la défenestrer du troisième étage au cri de « Allahou Akbar ».
L’un et l’autre se croisaient depuis dix ans sans vraiment se connaître. Elle, retraitée sans histoires, ancienne directrice de crèche, divorcée, « discrète et souriante », selon ses voisins, vivant seule depuis le départ de ses trois enfants quelques années plus tôt. Lui, jeune homme sans emploi, benjamin d’une fratrie de cinq, habitant l’immeuble avec ses sœurs, sa mère et son beau-père (son père est mort lorsqu’il avait sept ans). Sujet à des « accès de colère », de l’aveu de ses proches, plusieurs fois incarcéré pour « vol », « tentative de vol », « refus d’obtempérer », « conduite sans permis », « violences », « usage et détention de stupéfiants », « port d’arme prohibée », celui que tout le monde surnommait « Bébé » malgré son mètre quatre-vingt-sept, passait pour un caïd de quartier.
Dans les jours suivant les faits, les réseaux sociaux s’emballent, les rumeurs se multiplient
Sarah (son prénom hébraïque) Halimi, Lucie Attal de son nom de jeune fille, était juive orthodoxe, « très pratiquante », souligne Me Gilles-William Goldnadel, avocat de son frère et de sa sœur. Kobili Traoré, lui, est musulman, « peu pratiquant », d’après son entourage. « Pas trop dans l’islam », a-t-il précisé, il ne mange pas de porc mais boit de l’alcool « de temps en temps » et fréquente « occasionnellement » la mosquée Omar, située à 200 mètres...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-20">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé qu’un rapport avait été commandé pour tenter d’améliorer la condition des pères lors d’une naissance.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

L’allongement du congé paternité est étudié

La secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a annoncé qu’un rapport avait été commandé pour tenter d’améliorer la condition des pères lors d’une naissance.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 02h37
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 07h19
   





                        



   


Le gouvernement a commandé un rapport sur le congé paternité à l’inspection générale des affaires sociales, qui devra notamment étudier « les possibilités d’allongement », a indiqué lundi 22 janvier la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.
Cette administration, saisie conjointement avec les ministres Gérald Darmanin, Muriel Pénicaud et Agnès Buzyn, a reçu pour mission « d’étudier toutes les possibilités d’allongement, mais aussi de meilleure rémunération et de meilleure information du congé paternité », a précisé Mme Schiappa, soulignant que « beaucoup de pères ne savent pas exactement quels sont leurs droits ».
Pas favorable à l’égalité
Instauré en 2002, le congé « de paternité et d’accueil du jeune enfant » – onze jours consécutifs pour une naissance simple et dix-huit jours pour une naissance multiple – vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours. Optionnel et indemnisé par l’Assurance-maladie en fonction du salaire, il est pris par environ sept pères sur dix.
En février, un allongement à quatorze jours avait été voté en première lecture à l’Assemblée nationale mais les élections ont interrompu le processus législatif. Mme Schiappa s’est dite « à titre personnel (…) pas favorable à [ce] que le congé paternité ait la même durée que le congé maternité », « justifié notamment par la biologie, la grossesse, l’accouchement ». « L’idée est d’avoir un meilleur partage des tâches parentales », car « si les femmes passent moins de temps aux tâches domestiques, elles pourront passer plus de temps à développer leur carrière ».
L’IGAS devra cependant évaluer le coût de cette mesure. « Il ne s’agit pas de dire oui pour faire plaisir à l’opinion ou d’aller vers un totem sans savoir comment le financer, c’est vraiment la clé », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        

