<FILE-date="2018/01/23/19">

<article-nb="2018/01/23/19-1">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Onze pays se sont entendus pour relancer le partenariat Trans-Pacifique sans Washington. Le texte devrait être paraphé le 8 mars.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Un accord de libre-échange transpacifique va voir le jour, malgré le retrait américain

Onze pays se sont entendus pour relancer le partenariat Trans-Pacifique sans Washington. Le texte devrait être paraphé le 8 mars.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h38
    |

            Marie de Vergès








                        



   


Il y a un an tout juste, les Etats-Unis de Donald Trump se désengageaient du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Un abandon qui, aux yeux de la majorité des observateurs, valait alors acte de décès de cet accord commercial très ambitieux. Les onze autres pays partenaires (Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam) ont pourtant annoncé, mardi 23 janvier, s’être entendus pour relancer le partenariat transpacifique sans Washington. L’accord devrait être paraphé le 8 mars, selon le gouvernement japonais.
Promu par l’ancien président américain Barack Obama pour contrebalancer l’influence grandissante de la Chine, le TPP devait donner naissance à une très vaste zone de libre-échange, représentant 40 % de l’économie mondiale. Mais son successeur Donald Trump en avait fait l’un des épouvantails de sa campagne électorale, le qualifiant de « catastrophe en puissance » pour les emplois américains.

        Lire aussi :
         

                Libre-échange : Trump signe l’acte de retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique



Passé le choc provoqué par le retrait américain, les négociations se sont finalement poursuivies tout au long de l’année 2017. Des discussions entraînées par un Japon particulièrement actif – et désireux de laisser la porte ouverte à Washington. Ce traité ne se concentre pas uniquement sur les droits de douane, mais prévoit également la levée d’une série de barrières non-tarifaires (normes en matière de droit du travail, d’environnement etc.).
La libéralisation du commerce se poursuit
L’annonce de cet accord intervient à un moment crucial pour le Canada et le Mexique, engagés en même temps sur un autre front : la renégociation, avec les Etats-Unis, de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena). Une nouvelle ronde de discussions a commencé lundi, à Montréal, dans un climat exécrable.

        Lire aussi :
         

                Alena : le Canada et le Mexique cherchent à empêcher un retrait unilatéral américain



L’annonce d’un accord sur le TPP – entre-temps rebaptisé CPTPP pour Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership – démontre que la libéralisation du commerce se poursuit malgré la rhétorique protectionniste de l’administration américaine. Un discours qui se traduit désormais en actes, comme en témoigne la mise en place de droits de douane sur les machines à laver le linge et les panneaux solaires, approuvée lundi par le président Trump.

        Lire aussi :
         

                En pleine renégociation de l’Alena, Trump taxe panneaux solaires et lave-linge asiatiques



« Une réaction au positionnement de repli des Etats-Unis »
« Excepté aux Etats-Unis, il y a eu dans le monde, en 2017, davantage de mesures favorables à la libéralisation des échanges et moins de mesures protectionnistes que l’année précédente, note ainsi Julien Marcilly, chef économiste de l’assureur-crédit Coface. On peut l’interpréter comme une réaction au positionnement de repli des Etats-Unis. »
Le Japon a aussi signé, en juillet, un accord de libre-échange avec l’Union européenne, qui négocie désormais avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). La Commission européenne espère pouvoir parvenir à un « deal » dès le mois de février.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-2">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Jeff Sessions, premier membre de l’administration Trump auditionné dans l’enquête russe

C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h13
   





                        



   


L’attorney general américain (équivalent du ministre de la justice) Jeff Sessions a été entendu la semaine dernière par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de l’enquête sur une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, rapporte le New York Times, mardi 23 janvier.
Un porte-parole du ministère de la justice a confirmé l’audition, mais a refusé de préciser la teneur des échanges entre M. Sessions et le bureau d’enquête dirigé par M. Mueller. C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.
Jeff Sessions a renoncé à enquêter lui-même sur les soupçons de collusion de l’équipe de campagne de Donald Trump avec des personnalités russes après qu’il a été révélé par la presse qu’il avait lui-même rencontré à plusieurs reprises l’ambassadeur russe au cours de l’année 2016.

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre de l’affaire Trump-Russie, après les accusations de Bannon



Un proche de Trump
Mais certains le soupçonnent d’avoir continué en coulisses à tirer des ficelles, notamment en recommandant le renvoi en mai 2017 par M. Trump du chef du FBI, James Comey. C’était officiellement pour restaurer la « confiance » dans le FBI que Donald Trump a pris sa décision.
Pour la justifier, le président s’est appuyé sur un mémo sévère du ministre de la justice adjoint, Rod Rosenstein, dressant un réquisitoire sévère à propos de l’enquête conduite par M. Comey à propos de l’usage discrétionnaire par l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton d’un serveur privé quand elle était à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013).

        Lire aussi :
         

                Qui sont les proches de Trump soupçonnés d’« interactions » avec la Russie



Lors d’une audition publique au Sénat en juin 2017, M. Sessions avait dénoncé comme un « mensonge détestable » l’idée qu’il aurait pu être de connivence avec le gouvernement russe. Il a suscité la frustration des sénateurs de la commission du renseignement, en se réfugiant souvent derrière la prérogative lui permettant de conserver la confidentialité de ses discussions avec le président.
Le président Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer l’enquête russe comme une chasse aux sorcières, pourrait lui aussi prochainement répondre aux questions du procureur spécial.

   


Si l’ingérence de Moscou dans les élections – notamment sous forme de piratages informatiques ou de diffusion de fausses informations – ne fait aucun doute aux yeux des services de renseignement et de la majorité de la classe politique américaine, en revanche, aucune des enquêtes en cours – que ce soit celle menée par M. Mueller ou celles du Congrès – ne semble avoir, pour l’heure, permis de prouver une coopération délibérée entre l’équipe du candidat Trump et Moscou.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-3">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Nommée le 6 janvier, Teresa Cheng, avocate de renommée internationale, est accusée de détenir des résidences aux « structures illégales ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A Hongkong, la ministre de la justice empêtrée dans un scandale immobilier

Nommée le 6 janvier, Teresa Cheng, avocate de renommée internationale, est accusée de détenir des résidences aux « structures illégales ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h44
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


La nouvelle ministre de la justice de Hongkong, Teresa Cheng, a beau être une avocate de renommée internationale, bardée de diplômes, de décorations et occupant de nombreuses fonctions en parallèle, elle n’en manque pas moins d’éloquence dans sa défense depuis sa nomination, le 6 janvier.
Le départ de son très impopulaire prédécesseur, Rimsky Yuen, réclamé de longue date par l’opposition prodémocratique, devait ouvrir une nouvelle période, apaisée, pour la justice et l’Etat de droit à Hongkong, dont l’autonomie est rudement mise à l’épreuve par les interventions de plus en plus intrusives de Pékin.
Le fiasco a commencé la veille de sa prise de fonctions quand le journal prodémocrate Apple Daily a commencé à sortir l’affaire des « agrandissements illégaux » de sa résidence principale (cave, piscine, terrasses). Face aux révélations de la presse, Teresa Cheng s’est « excusée du dérangement », mais a affirmé n’en rien savoir, évoquant son emploi du temps « très chargé » à l’époque de l’acquisition de cette propriété. Un essaim de drones a alors photographié sa maison sous tous les angles et fait apparaître des travaux parfaitement symétriques à ceux, également illégaux, de la maison voisine, qui appartient à son mari.
La chef de l’exécutif, Carrie Lam, qui comptait beaucoup sur sa nouvelle recrue, a maladroitement volé à son secours. Carrie Lam déclara notamment que le gouvernement de Hongkong était devenu une « cuisine tellement brûlante » qu’aucun chef ne voulait plus y travailler, insinuant que les Hongkongais peuvent déjà s’estimer chanceux qu’une avocate de l’envergure de Teresa Cheng accepte d’être leur ministre de la justice. « C’est une honte d’utiliser un tel argument. Il y a des dizaines de candidats parfaitement qualifiés pour ce poste », affirme un avocat du barreau qui se fait l’écho de la profession.
Circonstance aggravante
Depuis ce début difficile pour Mme Cheng, 59 ans, chaque jour a apporté un nouveau détail mettant en cause non seulement sa probité initiale mais aussi sa sincérité et sa capacité à gérer ce genre de crise. Lundi 22 janvier, un autre appartement de son patrimoine est apparu, avec lui aussi des « structures illégales ». Leur existence était d’ailleurs bien mentionnée dans le contrat d’achat signé par Teresa Cheng en personne. Elle aurait, en outre, acheté ce sixième bien immobilier comme « primo-accédant », ce qui lui permit d’économiser plusieurs millions de dollars hongkongais (700 000 euros) en taxes. Cette astuce est légale, car elle détient ses autres propriétés par le biais de sociétés et non en son nom propre, mais ce nouveau détail est venu illustrer le fossé qui existe entre les élites de Hongkong et l’immense majorité des habitants qui vivent en logements sociaux ou dans des petits espaces, le marché immobilier étant l’un des plus chers du monde.
En fait, près d’un logement sur quatre dispose d’une « structure illégale ». Les autorités n’ont jamais réussi à mettre de l’ordre dans cette dérive liée aux prix exorbitants de l’immobilier qui poussent à optimiser l’espace par tous les moyens possibles, notamment en construisant une pièce sur les toits ou en fermant un balcon pour en faire une pièce supplémentaire.
Circonstance aggravante pour Teresa Cheng, la nouvelle ministre de la justice est une ingénieure qualifiée et une avocate spécialisée dans la construction et les affaires immobilières. Elle a même publié un énorme recueil qui fait référence en la matière. Difficile de plaider l’ignorance.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-4">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les enquêtes de police visent responsables politiques, journalistes et écrivains ayant critiqué l’opération « Rameau d’olivier », menée dans le nord de la Syrie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Turquie : 91 opposants à l’offensive militaire à Afrin interpellés pour « propagande terroriste »

Les enquêtes de police visent responsables politiques, journalistes et écrivains ayant critiqué l’opération « Rameau d’olivier », menée dans le nord de la Syrie.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h41
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux l’offensive de l’armée turque sur le canton d’Afrin (nord-ouest de la Syrie), 91 personnes ont été interpellées dans plusieurs villes de Turquie – Istanbul, Ankara, Izmir, Mersin, Van, Igdir, Diyarbakir – et près d’une centaine de mandats d’arrêts ont été émis ces quatre derniers jours, notamment pour « propagande terroriste ».
Responsables politiques, journalistes, écrivains et autres se retrouvent sous les fourches caudines du parquet pour leurs Tweet ou leurs commentaires sur Facebook émettant des réserves ou des critiques sur « Rameau d’olivier », le nom officiel de l’opération militaire menée par l’armée turque et ses alliés dans le nord de la Syrie.

        Lire aussi :
         

                Syrie : les alliés occidentaux des Kurdes impuissants face à l’offensive turque



L’offensive à Afrin vise les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde « terroriste » selon Ankara, qui lui reproche son affiliation au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat turc depuis 1984.
Interpellations, gardes à vue, perquisitions ont eu lieu dans plusieurs provinces du pays. Mardi, vingt-trois personnes ont été interpellées à Izmir (ouest), dont Çerkez Aydemir, qui dirige la branche locale du Parti de la démocratie des peuples (HDP, prokurde), le deuxième parti d’opposition.
« Occupation »
L’écrivaine et journaliste Nurcan Baysal a été interpellée lundi 22 janvier par les forces antiterroristes à Diyarbakir, la plus grosse ville du Sud-Est, majoritairement peuplée de Kurdes. Quelques Tweet critiques de l’opération militaire auront suffi à ordonner sa garde à vue.
« Aucun des Tweet de Mme Baysal n’incite à la violence », s’est émue Emma Sinclair-Webb, la représentante en Turquie de l’organisation Human Rights Watch (HRW), précisant que la jeune femme défendait avant tout la voie du dialogue pacifique entre le gouvernement turc et la rébellion kurde menée par le PKK.
Quatre journalistes au moins – Hayri Demir, Sibel Hürtas, Ishak Karakas et Nurcan Baysal – ont été détenus ces dernières quarante-huit heures pour leurs réactions à l’opération militaire sur les réseaux sociaux. Lundi, la police a perquisitionné les domiciles stambouliotes de l’écrivain Aziz Tunç et du journaliste Ismail Eskin, sans pouvoir trouver les intéressés qui vivent à l’étranger. A défaut d’avoir pu les interpeller, les policiers ont saisi des notes manuscrites et des livres.
Des enquêtes ont également été ouvertes lundi contre quatre députés du HDP, accusés d’avoir appelé sur Twitter à manifester contre l’offensive en Syrie. Deux manifestations prévues par le HDP contre l’opération, l’une à Istanbul, l’autre devant la mairie de Diyarbakir, ont été empêchées samedi par un vaste dispositif policier. Le président, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu dimanche que quiconque se risquerait à manifester devrait payer « un prix très élevé ».
Encore plus inquiétant, la rédaction du journal chypriote turc Afrika à Lefkosa – la partie turque de Nicosie – a été attaquée lundi à coup de pierres et de projectiles par plusieurs centaines de « patriotes », qui agitaient des drapeaux turcs. La police n’a guère réagi.
Auparavant, le journal avait qualifié d’« occupation » l’offensive d’Afrin, la comparant à l’incursion de l’armée turque dans le nord de l’île en 1974. Mustafa Akinci, le chef de la République turque du nord de Chypre (RTCN, reconnue par Ankara seulement) a condamné les exactions tout en désapprouvant la comparaison avancée par le journal, « fausse » selon lui.
Sener Levent, le rédacteur en chef d’Afrika, a pointé la responsabilité du président Erdogan dans les agressions contre le quotidien, rappelant comment, dans un discours prononcé dimanche à Bursa, le chef de l’Etat avait incité « les frères et les sœurs » (c’est ainsi qu’il appelle ses partisans) à ne pas rester indifférents aux allégations de ce journal « minable et insolent ».
« Délabrement du pluralisme en Turquie »
Ce nouveau tour de vis illustre « le degré de délabrement du pluralisme en Turquie », a expliqué dans un communiqué Johann Bihr, le responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de Reporters sans frontières (RSF). Classée 155e (sur 180) au classement de la liberté de la presse établi par RSF, la Turquie détient un record en matière de détention de journalistes. A la faveur de l’état d’urgence – imposé le 20 juillet 2016 et reconduit pour la sixième fois le 19 janvier –, toutes les voix critiques du gouvernement sont désormais des cibles.
Les réseaux sociaux sont sous la loupe des autorités. Selon un rapport publié en septembre 2017 par Twitter, la Turquie est leadeuse en matière de demandes de retrait des contenus, bien avant la Russie, la France et l’Allemagne.

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2017, Ankara a formulé 2 710 demandes, soit 45 % des requêtes mondiales. Pour la plupart, elles émanaient du gouvernement (1 995 demandes). Ce qui n’a pas empêché, malgré tout, l’ouverture de nouveaux comptes en Turquie en 2017, « 10 % de plus » qu’en 2016, selon Twitter.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-5">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale de football en juin.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤         

Compte rendu

Mondial 2026 de football : le Maroc se présente en candidat de l’Afrique

Pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale de football en juin.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-01-23T17:40:22+01:00"

        Le 23.01.2018 à 17h40

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-23T18:37:01+01:00"

        Mis à jour le 23.01.2018 à 18h37






    
La conférence de presse du comité de la candidature marocaine au Mondial 2026 de football, à Casablanca, le 23 janvier 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Le Maroc tout « entier » est « mobilisé » pour la candidature du royaume à l’organisation du Mondial 2026 de football, a déclaré mardi 23 janvier le comité de candidature, en insistant sur la dimension « africaine » de ce projet. « Ce n’est pas une candidature de figurant, c’est une vraie candidature ! », a lancé en conférence de presse le président de ce comité, Moulay Hafid Elalamy. « Nous allons mettre toute notre énergie, notre dossier est et sera irréprochable (…). Certains disent qu’on a pris du retard, mais nous sommes capables d’une “remontada” », a-t-il promis.
Le président de la Fédération royale marocaine (FRMF), Faouzi Lekjaa, a mis en exergue une « candidature pour tout le continent » africain, qui a accueilli le Mondial à une seule reprise, en 2010 en Afrique du Sud.
Un « soutien franc et massif »
Le Maroc a annoncé en août 2017 repartir pour une cinquième campagne dans le but de décrocher l’organisation du Mondial de football, pour l’édition 2026, malgré le statut de grand favori de la candidature conjointe Etats-Unis-Canada-Mexique. La désignation aura lieu le 13 juin et, pour la première fois, le pays hôte sera désigné par l’ensemble des 211 fédérations composant la Fédération internationale (Fifa).
Le Maroc mise sur l’appui de la Confédération africaine de football (CAF), dont le président Ahmad Ahmad a appelé les fédérations africaines à un « soutien franc et massif » au royaume. « De 1930 à 2030, le continent africain n’a organisé qu’un seule fois la Coupe du monde. Il ne doit pas rester à la marge », a plaidé M. Lekjaa, évoquant une candidature unique « sur un territoire gérable » par contraste avec les trois pays impliqués dans l’autre projet.

        Lire aussi :
         

                Maroc-Espagne, Russie-Arabie saoudite : quand la géopolitique s’invite en Coupe du monde



Les responsables du comité marocain ont ainsi assuré compter sur le soutien des 53 membres de la CAF mais aussi vouloir « convaincre d’autres pays » pour « obtenir une majorité de voix au congrès ». Le comité a par ailleurs dévoilé le logo de sa candidature : une étoile verte entourée de feuilles rouges sur un ballon de football en noir et blanc. L’étoile symbolise « l’unité et l’éclat ».
« Un combat clair et simple »
Pour défendre sa candidature, le comité a choisi d’anciens joueurs africains comme Samuel Eto’o et Didier Drogba. « Et il y a beaucoup d’autres noms », a précisé le patron de la FRMF. Interrogé sur la question des droits de l’homme, un des nouveaux critères de sélection de la Fifa, le président du comité a répondu : « On prépare la candidature au Mondial 2026, on ne refait pas le monde. On a un combat clair et simple. »
« Un des concurrents est classé comme le pays le plus dangereux au monde. Le Maroc est l’un des pays les plus sûrs au monde », a ajouté Moulay Hafid Elalamy, en référence au Mexique.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 de football : les 32 qualifiés passés au crible



« Pour les droits de l’homme, il ne faut pas dresser un tableau noir. Le Maroc a fait des progrès pour les droits des femmes et de la famille. Il faut booster la dynamique qui est belle et bonne pour le pays », a argumenté le patron de la fédération, Faouzi Lekjaa.
Le comité a aussi fait valoir que le Maroc s’était « développé », évoquant des « infrastructures » comme le « TGV, les ports, les stades et la capacité hôtelière ».
Le montant consacré à cette campagne n’a pas été dévoilé. Le comité a simplement rappelé que les deux dernières candidatures marocaines, en 2006 et 2010, avaient coûté chacune 130 millions de dirhams (12 millions d’euros). Le Maroc s’est récemment attaché les services de l’agence qui a accompagné Paris dans sa candidature réussie à l’organisation des Jeux olympiques de 2024.


<article-nb="2018/01/23/19-6">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le ministère public suédois a annoncé, mardi, que l’inventeur danois Peter Madsen a prémédité son geste.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La journaliste suédoise Kim Wall a été violée avant d’être tuée à bord d’un sous-marin

Le ministère public suédois a annoncé, mardi, que l’inventeur danois Peter Madsen a prémédité son geste.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h23
   





                        


Soupçonné du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall à bord de son sous-marin en août, l’inventeur danois Peter Madsen était passé aux aveux en octobre 2017, reconnaissant avoir démembré son corps et l’avoir abandonné en mer. Mais il niait l’avoir tuée ou violée.
Le ministère public danois a annoncé, mardi 23 janvier, que M. Madsen a attaché et violé la journaliste avant de l’assassiner à bord du Nautilus, le submersible de 17 mètres qu’il a construit.

        Lire aussi :
         

                Affaire du Nautilus : Peter Madsen passe aux aveux



Un geste prémédité
Selon les procureurs, Peter Madsen a prémédité son geste en embarquant la scie, les tournevis et les liens qui ont été utilisés pour attacher, frapper, entailler et poignarder la jeune femme.
Les causes exactes de sa mort n’ont toujours pas été établies, mais le ministère public pense qu’elle est morte de strangulation ou après que ses veines ont été coupées. Peter Madsen a été inculpé, le 16 janvier, pour meurtre et agression sexuelle.
Des aveux successifs
Kim Wall, journaliste expérimentée de 30 ans, avait embarqué le soir du 10 août à bord du Nautilus avec Peter Madsen dans le cadre d’un reportage. Son compagnon, inquiet, avait signalé sa disparition le 11 août. Le même jour, Peter Madsen était secouru par les autorités danoises dans les eaux de l’Oresund, entre les côtes du Danemark et de la Suède, peu après le naufrage de son sous-marin, que les enquêteurs pensent qu’il l’a intentionnellement sabordé.

        Lire aussi :
         

                Affaire du « Nautilus » : qui est Peter Madsen, l’inventeur soupçonné de l’homicide d’une journaliste ?



Peter Madsen avait dans un premier temps affirmé avoir débarqué vivante la journaliste sur la pointe de l’île de Refshaleoen, à Copenhague, dans la soirée du 10 août. Il avait ensuite avoué le 21 août avoir jeté à la mer le corps de la journaliste après un accident, il niait toutefois avoir mutilé le cadavre.
Puis, en octobre, il avait reconnu avoir découpé son corps mais niait avoir tué la jeune femme : il affirmait que « Kim Wall est morte à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone dans le sous-marin, alors que lui se trouvait sur le pont ».
Peter Madsen est connu pour avoir construit plusieurs sous-marins privés. Le Nautilus, qui avec ses dix-huit mètres de long et ses 40 tonnes, est devenu, en 2008, le plus grand submersible privé au monde.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-7">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le poète chilien Nicanor Parra est mort

Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h36
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            

Le Chilien Nicanor Parra, poète, artiste, enseignant, figure de la contre-culture, est mort à Las Cruces, à 120 km de Santiago du Chili, mardi 23 janvier, à l’âge de 103 ans.
Connu pour ses « antipoèmes » à l’apparente simplicité, il a longtemps incarné l’intellectuel en marge de toutes les chapelles et systèmes de pensée, en dépit de son engagement social et environnemental. « Je ne suis ni de droite ni de gauche, simplement je romps avec tout », écrit-il en 1972.
Nicanor Segundo Parra Sandoval est né le 5 septembre 1914, à San Fabian de Alico, au sud du Chili, dans une famille nombreuse et modeste, liée à la culture populaire. Il est le frère aîné de Violeta Parra, célèbre chanteuse et compositrice. Seul de la fratrie à faire des études supérieures, à l’université du Chili, à Santiago, il choisit les mathématiques et la physique, qu’il enseignera par la suite. Du point de vue littéraire, il est autodidacte.
« Poésie antidogmatique »
En 1937, son premier recueil, Cancionero sin nombre (« Chansonnier sans nom », non traduit), évoque le Romancero gitano, de Federico Garcia Lorca. Malgré un accueil favorable, le jeune provincial emprunte une autre voie, favorisée par les auteurs qu’il découvre à l’occasion de voyages aux Etats-Unis (1943) et en Grande-Bretagne (1949). Après Walt Whitman, les poètes anglais le stimulent, Kafka et la psychanalyse le bouleversent.
La poésie a valu au Chili deux prix Nobel de littérature, Gabriela Mistral (1889-1957) et Pablo Neruda (1904-1973). L’ombre lyrique et épique de ce dernier n’a pas écrasé les vocations. Les avant-gardes, transposées par Vicente Huidobro (1893-1948), et le surréalisme, représenté par le groupe Mandragora (1938-1952), trouvent des niches au pied de la cordillère.
Nicanor Parra, lui, défie les augures avec ses « antipoèmes », une « poésie antidogmatique ». Il resignifie « les mots de la tribu » grâce à un humour ravageur...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-8">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Un ancien responsable de l’entreprise PetroVietnam, ex-membre du politburo du Parti communiste vietnamien, a été condamné à la prison à vie et un autre à une peine de 13 ans pour « mauvaise gestion » et détournement de fonds.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Vietnam, la campagne anticorruption prend des accents politiques

Un ancien responsable de l’entreprise PetroVietnam, ex-membre du politburo du Parti communiste vietnamien, a été condamné à la prison à vie et un autre à une peine de 13 ans pour « mauvaise gestion » et détournement de fonds.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h25
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

La virulente campagne anticorruption déclenchée depuis des mois par les dirigeants vietnamiens vient de faire tomber deux nouvelles têtes, et non des moindres : Dinh La Thang, ancien membre du politburo du Parti communiste vietnamien (PCV) et ex-président du conseil d’administration de la compagnie d’Etat pétrolière et gazière PetroVietnam, a été condamné lundi 22 janvier à 13 ans de prison ; Trinh Xuan Thanh, ancien responsable d’une filiale de PetroVietnam, que les services secrets vietnamiens sont soupçonnés d’avoir kidnappé en Allemagne en 2017, a été condamné à la prison à vie.
M. Trinh avait fui en Allemagne en 2016 pour échapper à la justice de son pays après avoir été démis de son poste de parlementaire et alors qu’il faisait l’objet d’une enquête préliminaire. Son kidnapping dans un parc de la capitale allemande avait provoqué une sérieuse crise diplomatique entre Hanoï et Berlin.
Les deux condamnés, jugés depuis deux semaines en compagnie d’une vingtaine d’autres officiels, étaient accusés de « mauvaise gestion » et de détournements de fonds. Leurs malversations auraient entraîné des pertes estimées à plus de quatre millions d’euros.
Procès politique
Le statut des deux principaux accusés fait penser à un certain nombre d’observateurs que le verdict énoncé par le tribunal d’Hanoï dessine les contours d’un procès très politique – même si ce dernier s’est déroulé dans le cadre d’une campagne anticorruption destinée à s’atteler à ce fléau minant l’un des pays les plus corrompus de l’Asie du Sud-Est. Dinh La Thang, outre son appartenance au politburo, avait également été ministre des transports et chef du Parti pour Ho Chi Minh-Ville (ex-Saïgon), la capitale économique du pays : il avait ainsi été l’un des proches de l’ancien premier ministre Nguyen Tan Dung, un « libéral » pro-occidental, qui fut victime d’une « purge » à l’issue du dernier congrès du PCV en 2016.
« Les verdicts très sévères ont principalement...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-9">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les talibans ont revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Plusieurs Américains parmi les victimes de l’attaque de l’hôtel Intercontinental à Kaboul

Les talibans ont revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h23
   





                        



   


Des Américains figurent parmi les victimes de l’attaque par des talibans de l’hôtel Intercontinental pendant le week-end à Kaboul. « Nous pouvons confirmer qu’il y a des Américains parmi les tués et les blessés » dans cette attaque qui a frappé la capitale afghane, a déclaré un responsable du département d’Etat, sans faire état d’un bilan précis.
Onze victimes identifiées
Plus de 20 personnes, dont 14 étrangers, ont été tuées, selon un bilan officiel, dans l’attaque perpétrée par un commando de six talibans qui ont aussi été tués. Parmi les morts étrangers, onze d’entre eux ont été identifiés : sept Ukrainiens et deux Vénézuéliens travaillant pour la compagnie aérienne privée Kam Air, ainsi qu’un Kazakh et un ressortissant allemand.
L’attaque a débuté samedi soir quand les assaillants ont tiré à vue sur les clients dans la salle à manger, avant de forcer les chambres pour prendre des otages, parfois immédiatement abattus ou décapités. Ils ont aussi déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.
Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».
Une guerre qui ne suscite plus d’intérêt aux Etats-Unis
Les Etats-Unis sont impliqués depuis dix-sept ans dans ce conflit, le plus long de l’histoire des Etats-Unis et qui ne suscite plus un grand intérêt dans l’opinion publique américaine.
Le général John Nicholson, qui dirige les troupes américaines et celles de l’OTAN en Afghanistan, a affirmé fin novembre qu’il faudrait une nette augmentation des troupes américaines envoyées au front en Afghanistan, en soutien des forces afghanes, pour repousser les talibans en 2018.
La nouvelle stratégie du président américain, Donald Trump, pour l’Afghanistan, dévoilée en août, a déjà conduit à une nette augmentation des bombardements aériens, tandis qu’environ 3 000 militaires ont été envoyés en renfort.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-10">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Invitée à s’exprimer au World Economic Forum de Davos, Winnie Byanyima, directrice générale de l’ONG Oxfam, entend y dénoncer les inégalités, mais aussi indiquer que des réformes sont possibles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Un monde où 82 % des richesses créées en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches »

Invitée à s’exprimer au World Economic Forum de Davos, Winnie Byanyima, directrice générale de l’ONG Oxfam, entend y dénoncer les inégalités, mais aussi indiquer que des réformes sont possibles.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 15h56
    |

Winnie Byanyima (Directrice générale d’Oxfam International)







                        



                                


                            

Tribune. Lorsque nous sommes enfants, on nous explique rarement que ce qui est récompensé dans la vie c’est la richesse, et non le travail ou le talent.
Ce serait pour moi un déchirement que de devoir annoncer à nos jeunes enfants que la bataille contre les inégalités de richesses est perdue d’avance. Comment leur expliquer que ce monde d’injustices, nous avons tous en partie contribué à le construire ? Un monde où 82 % des richesses créées l’an passé ont bénéficié aux 1 % les plus riches de la population.
Rien. Zéro
Dans le même temps, les 3,7 milliards de personnes constituant la moitié la plus pauvre de la population mondiale n’ont vu aucune augmentation de leur richesse en 2017. Rien. Zéro. Le monde appartient aux plus fortunés, et il n’y a nulle part où cette injustice est plus criante qu’au travail.
Partout dans le monde, les grandes entreprises tirent les salaires et les conditions de travail vers le bas pour maximiser les rendements pour leurs actionnaires. Elles jouent de leur pouvoir et de leur influence pour biaiser les règles en leur faveur, coûte que coûte.

Nombre de nos Etats ne se contentent pas de laisser faire, ils y contribuent activement. Dans leur course effrénée à la croissance du PIB, ils réduisent la fiscalité des entreprises et privent la main-d’œuvre de ses droits et de la protection à laquelle elle aspire.
Résultat ? Des femmes dans des usines de confection bondées et surchauffées au Bangladesh, payées une misère pour coudre les vêtements que nous achetons à bas prix. Des personnels d’entretien qui font le ménage dans des chambres d’hôtel luxueuses et n’osent pas signaler le harcèlement sexuel dont ils font l’objet, par crainte de perdre leur emploi.
Une main-d’œuvre de l’industrie volaillère aux Etats-Unis, le pays le plus riche du monde, contrainte de porter des couches car elle n’est pas autorisée à prendre des pauses pour aller aux toilettes.
Actionnaires et...



                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-11">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’ancien infirmier Ivo Poppe avoue avoir euthanasié « vingt personnes au maximum » entre 1978 et 1996.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Bruges, la mémoire sélective du « diacre de la mort »

L’ancien infirmier Ivo Poppe avoue avoir euthanasié « vingt personnes au maximum » entre 1978 et 1996.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 15h21
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Au premier jour de son procès d’assises, Ivo Poppe, baptisé « le diacre flamand de la mort » a glacé le public des assises de Bruges. Cet ancien infirmier, spécialisé dans l’accompagnement des mourants, a avoué qu’il avait tué « vingt personnes au maximum » entre 1978 et 1996, le moment où il est devenu diacre, une fonction d’assistance au prêtre, assumée en principe par une personne dont les qualités morales ont été unanimement reconnues.
Ivo Poppe, 61 ans, crâne dégarni et lourd chandail de laine sur les épaules, a été longuement interrogé par le président, Bart Meganck, qui s’est étonné de sa mémoire sélective. L’accusé se souvient, en effet, de nombreux détails sur son métier à l’hôpital Saint-Joris de Menin, près de la frontière française, de séjours dans les Ardennes, du numéro d’une chambre, mais plus du nombre de patients qu’il a euthanasiés. Ou de leur nom. Il sait seulement qu’il a commis « des erreurs », en n’impliquant pas ses collègues lorsqu’une personne était gravement malade ou en phase terminale.
« Sottises »
En 2013, il s’est rendu chez un psychiatre, invoquant des troubles du sommeil et une dépression. Il a affirmé au médecin qu’il avait tué « des dizaines de personnes ». Il aurait délibérément menti, parce qu’il avait un besoin urgent de soins, affirme-t-il aujourd’hui. « Quand on va chez le médecin, on ne lui dit pas que l’on a seulement 37,5 °C de fièvre », argumente-t-il. Le psychiatre a prévenu la justice, qui a lancé une enquête au cours de laquelle le diacre a reconnu d’autres « sottises ». Par exemple, sur la méthode qu’il utilisait pour tuer les grabataires ou sur le décès de la grand-mère d’un de ses collègues.
Ses souvenirs ne sont précis que pour quelques cas. La mort provoquée de deux de ses oncles, de son beau-père, ou de sa propre mère, en 2011. Il jugeait insupportable, explique-t-il, que cette dernière ait à souffrir après s’être consacrée aux autres...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-12">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le procureur de Paris a appelé à « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », et voir « des armes à la maison tous les jours ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

François Molins appelle à une « prise en charge spécifique et au long cours » des enfants de djihadistes

Le procureur de Paris a appelé à « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », et voir « des armes à la maison tous les jours ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 14h29
   





                        


Les jeunes enfants de djihadistes doivent être pris en charge de manière « spécifique » et au « long cours » après leur retour en France d’Irak ou de Syrie, a affirmé mardi 23 janvier le procureur de la République de Paris, François Molins. « Cela sera un des gros enjeux des années à venir », a-t-il poursuivi, en demandant que ces mineurs de moins 13 ans, « qui sont peut-être des bombes à retardement compte tenu de tout ce qu’ils ont vu » en termes d’atrocités « soient véritablement éduqués », a relevé le procureur de la République sur RTL.
Il faut absolument « innover » pour traiter ces enfants qui ont pu « être amenés par leurs parents » à « assister à des décapitations », voir « des armes à la maison tous les jours » et vivre « sur des valeurs non tolérantes, antidémocratiques », a insisté François Molins, rappelant que les mineurs de plus de 13 ans qui ont pu participer à des combats faisaient eux l’objet de mandats d’arrêt ou de recherche.

        Lire aussi :
         

                Des parents de djihadistes français arrêtés en Syrie déposent plainte pour « détention arbitraire »



M. Molins a de nouveau souligné qu’il fallait se départir de toute « naïveté et angélisme ». « Il y a [eu] une inflexion idéologique » à partir de l’été 2017 lorsque des organes liés au groupe Etat islamique « ont appelé les femmes et les enfants à participer au djihad armé ».
Quelques dizaines d’adultes – hommes et femmes – se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.
Le cas complexe des Français détenus en Syrie
Interrogé sur le sort d’une djihadiste allemande condamnée à mort dimanche en Irak pour avoir rejoint l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) – une première pour une femme européenne dans ce pays –, François Molins a souligné que Bagdad avait « un gouvernement légitime » et « tout à fait le droit de décider » de les juger « lui-même » ou « de les remettre » à leur pays.
Mais « la situation est plus complexe » en Syrie, où les Français capturés sont détenus par les forces kurdes ou l’Armée syrienne libre (ASL), des factions qui combattent Bachar Al-Assad et « n’ont pas une autorité légitime », a-t-il reconnu.
Deux plaintes pour « détention arbitraire » ont été déposées la semaine dernière contre les autorités françaises par des avocats de familles de djihadistes qui dénoncent le souhait de Paris de les faire juger sur place par des « autorités locales » non reconnues légalement, en l’espèce les forces kurdes en Syrie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-13">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Alors que le Forum économique de Davos s’est ouvert le 23 janvier, l’ONG déclare que « 82 % des richesses créées dans le monde [en 2017] ont bénéficié aux 1 % les plus riches ». Une formule-choc, mais dont la méthodologie pose question.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Comprendre l’étude d’Oxfam sur les inégalités de richesse

Alors que le Forum économique de Davos s’est ouvert le 23 janvier, l’ONG déclare que « 82 % des richesses créées dans le monde [en 2017] ont bénéficié aux 1 % les plus riches ». Une formule-choc, mais dont la méthodologie pose question.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 14h42
    |

            Samuel Laurent et 
                                Aurélia Abdelbost








                        


Les estimations de l’organisation non gouvernementale (ONG) britannique Oxfam sont publiées chaque année pour le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, qui cette année a lieu de mardi 23 à vendredi 26 janvier, et sont largement relayées. Le chiffre phare du rapport de janvier 2018 est que « 82 % des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches ». Des chiffres qui interpellent, mais qui posent aussi la question de la méthodologie utilisée pour les obtenir. Alors, comme nous l’avons fait par le passé, voici quelques clarifications pour bien comprendre de quoi il est question.
La « richesse » est ici le patrimoine net. Comment Oxfam arrive-t-elle à ce chiffre ? L’ONG observe que la richesse mondiale a augmenté de 9 264 milliards de dollars entre 2016 et 2017, alors que la richesse des 1 % les plus riches a augmenté de 7 625 milliards de dollars. En comparant ces deux chiffres, Oxfam établit que 82 % des richesses créées ont profité aux 1 % les plus riches.
Or Oxfam se base sur les données Global Wealth Databook de Credit Suisse, qui publie chaque année son rapport sur la richesse mondiale. Et derrière le mot « richesse » se cache une mesure plus précise : l’avoir net individuel. Autrement dit, pour chaque personne : la valeur de ses actifs financiers et de son patrimoine moins ses dettes.
Revenu, dette et niveaux de vie. Le calcul de l’avoir net individuel ne fait pas apparaître le revenu, ce qui peut mener à des contradictions, car un étudiant américain endetté pour payer ses études sera considéré comme plus « pauvre » qu’un salarié malien qui gagne très peu mais n’a pas d’endettement. Oxfam concède dans sa note méthodologique que ces cas existent mais qu’ils ne fausseraient pas les résultats.
Ainsi, un avoir net individuel supérieur à 3 580 dollars (2 926 euros) vous classe dans la moitié de la population mondiale la plus riche. A plus de 76 750 dollars (62 730 euros), vous passez dans la « tranche » des 10 % les plus riches du monde. Et avec un patrimoine supérieur à 777 370 dollars (635 580 euros), certes important, mais qui ne suffit pas, en France, à être redevable de l’impôt sur la fortune immobilière (dont le seuil est fixé à 1,3 million d’euros), vous entrez dans le cercle des 1 % les plus aisés du monde.
Sont donc comparées des inégalités individuelles au niveau mondial, sans prendre en compte le niveau de vie de chaque pays, qui varie fortement. Si les statistiques données par Oxfam servent d’indicateur et sont révélatrices de la forte concentration des richesses, elles ne peuvent pas être prises pour argent comptant.
Des données parfois reconstituées. D’autant plus que la récolte des données présente elle aussi des imprécisions, car l’index utilisé par Credit Suisse est le bilan des ménages (actifs et patrimoine moins dettes), or seuls 48 pays fournissent ces données. Pour les 135 pays qui n’ont pas d’indications sur le patrimoine mais simplement sur les revenus, les estimations sont construites.
Reste encore 50 pays pour lesquels il est difficile de faire une estimation (des petits pays, comme Monaco, ou semi-exclus de l’économie mondiale, comme la Corée du Nord), alors les chiffres sont calculés en fonction de la moyenne régionale par exemple. Des données qui tendent tout de même à se préciser, puisqu’en 2017 des données sur la Chine, l’Inde, le Japon et la Russie ont pu être ajoutées.
Et pour les personnes les plus riches, Credit Suisse se base sur le classement de Forbes, qui a établi une liste de 2 043 milliardaires en 2017, soit 13 % de plus qu’en 2016.
Le cas des enfants. Dans ses calculs, Credit Suisse ne prend en compte que les adultes (il en décompte 5 milliards), estimant que les enfants n’ont pas de revenus. Pour trouver ce chiffre, Oxfam simplifie et estime que 2,5 milliards d’enfants sont répartis équitablement dans la population adulte et partagent la richesse de leurs parents. Il est précisé : « Nous savons que c’est une estimation conservatrice, étant donné que les familles sont plus nombreuses dans les pays dont la richesse des ménages est plus basse. »
Si le constat d’Oxfam, celui d’une concentration toujours plus forte de la fortune entre les mains d’un nombre toujours plus réduits d’individus est une réalité prouvée par nombre de travaux, il est donc important de préciser les limites des chiffres présentés par l’ONG qui visent avant tout à faire valoir des principes humanistes alors que les leadeurs de l’économie mondiale se retrouvent pour le Forum de Davos.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-14">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Exilé en Belgique depuis la fin d’octobre, Carles Puigdemont a été proposé, lundi, comme candidat à la présidence de la région, mais il risque d’être arrêté s’il rentre en Espagne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Catalogne : Madrid empêchera le retour de Puigdemont, même « en ULM ou en bateau »

Exilé en Belgique depuis la fin d’octobre, Carles Puigdemont a été proposé, lundi, comme candidat à la présidence de la région, mais il risque d’être arrêté s’il rentre en Espagne.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 14h51
   





                        


Le gouvernement espagnol est bien décidé à ne pas laisser Carles Puigdemont redevenir président de la région de Catalogne. Le ministre de l’intérieur, Juan Ignacio Zoido, a assuré mardi 23 janvier que les forces de l’ordre étaient sur le qui-vive « partout » dans le pays pour empêcher que l’indépendantiste rentre incognito, « en hélicoptère, ULM ou bateau », voire « dans le coffre d’une voiture », a-t-il précisé.
Exilé en Belgique depuis la fin d’octobre, Carles Puigdemont a été proposé lundi comme candidat à la présidence de la région, mais il risque d’être arrêté et placé en détention provisoire pour « rébellion », « sédition » et « malversation de fonds » s’il rentre en Espagne. Mardi, il a exprimé son souhait de pouvoir rentrer en Catalogne sans être arrêté.
Interrogé sur la possibilité qu’il passe la frontière incognito pour se faire investir président par le Parlement catalan, le ministre de l’intérieur a répondu à la télévision publique espagnole TVE : « Nous travaillons pour que cela ne puisse pas se produire, aux frontières et à l’intérieur des frontières, partout. » Avec des experts de la garde civile et de la police nationale, « nous allons travailler intensément – matin, midi et soir » pour qu’il ne puisse entrer en secret, a-t-il insisté.

        Lire aussi :
         

                « M. Puigdemont est l’unique candidat pouvant obtenir la confiance du Parlement catalan »



L’investiture à distance en débat
Menacé par la justice, Carles Puigdemont entendait, s’il ne être investi à distance, depuis Bruxelles. Il n’est en effet pas recherché par la justice espagnole en Belgique, notamment pour éviter des divergences d’interprétation entre magistrats belges et espagnols sur la gravité des délits qui lui sont reprochés, dont la rébellion. Madrid s’oppose fermement à ce que M. Puigdemont soit élu en étant absent de Barcelone.
« Mon intention dans les prochains jours, c’est de contribuer à la restauration démocratique », de sorte que le résultat des élections catalanes soit respecté, a déclaré M. Puigdemont depuis Copenhague. « Le meilleur signal en ce sens serait que je puisse rentrer sans aucun risque pour faire face au débat parlementaire », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Indépendance de la Catalogne : résumé de la crise entre Madrid et Barcelone



Le débat d’investiture au Parlement catalan doit avoir lieu le 31 janvier, mais ses modalités font toujours l’objet de négociations. Les services juridiques du Parlement sont également opposés à une investiture, mais le président indépendantiste, Roger Torrent, assure que « la décision finale revient au bureau du Parlement et elle est politique ». Il a demandé à s’entretenir avec le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, pour trouver une solution avant le 31 janvier.
Le ministre de l’intérieur, interrogé mardi sur le cas de M. Puigdemont, s’est montré plus ferme : « Qu’il se rende. Sinon, qu’un autre soit candidat à la présidence » du gouvernement catalan.
Les indépendantistes ont remporté la majorité des sièges au Parlement à l’issue des élections régionales anticipées du 21 décembre, convoquées après la dissolution du Parlement par Madrid et la mise sous tutelle de la région, en réponse à une proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne. Voulues par le gouvernement de Mariano Rajoy, elles ont vu le Parti populaire du premier ministre s’effondrer, et le parti libéral unioniste Ciudadanos arriver en tête.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-15">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Malgré la montée de nouvelles menaces, la confiance des patrons dans la croissance est au plus haut, selon l’enquête de PwC publiée lundi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Forum de Davos : la gouvernance mondiale et les risques géopolitiques inquiètent les élites

Malgré la montée de nouvelles menaces, la confiance des patrons dans la croissance est au plus haut, selon l’enquête de PwC publiée lundi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h32
    |

            Isabelle Chaperon (Davos (Suisse), envoyée spéciale) et 
Sylvie Kauffmann (Davos (Suisse), envoyée spéciale)








                        



   


Revoici ce rituel singulier où chefs d’Etat, patrons de multinationales, ONG, cerveaux de la science et de la technologie, stars hollywoodiennes et même bollywoodiennes bravent le blizzard et convergent vers un centre de cure pour tuberculeux. Un nombre record de participants est attendu pour ces 48e réunions annuelles du Forum économique mondial qui se tiennent à Davos du 23 au 26 janvier, sur le thème « Construire un avenir commun dans un monde fracturé ».
Symbole de l’une de ces fractures, sept femmes coprésident, pour la première fois, l’opus 2018, dont deux Françaises, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, et Isabelle Kocher, d’Engie. « Les femmes sont tout en bas de l’économie mondiale. Et, même en haut, neuf milliardaires sur dix sont des hommes », dénonce Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam international, venue en Suisse alerter les élites mondiales sur la montée des inégalités.
Dix ans après la crise financière qui a ébranlé le capitalisme mondial, pourtant, le fond de l’air économique s’est fortement réchauffé et Mme Lagarde s’est félicitée, lundi à Davos, du « renforcement de la croissance ». « C’est une très bonne nouvelle », a-t-elle dit.
En 2018, c’est la politique qui va mal. La gouvernance mondiale a perdu ses repères dans un monde en pleine recomposition, où le multilatéralisme est contesté par le président d’un pays, les Etats-Unis, qui en a pourtant été le principal promoteur, où les valeurs des démocraties libérales sont en recul, et où les géants de la technologie paraissent incontrôlés.
Signe peut-être d’une prise de conscience de la nécessité d’échanges, de confrontations des positions et de débats dans cette période troublée, pas moins de 70 chefs d’Etat et de gouvernement font le déplacement dans les Grisons.

        Lire aussi :
         

                Davos, le forum économique le plus politique de la planète



Donald Trump et Emmanuel Macron sont très attendus
Le premier ministre indien, Narendra Modi, devait ouvrir mardi la série d’interventions publiques prévues toute la semaine en séance plénière. C’est la première fois que M. Modi vient à Davos, où il devrait non seulement mettre en valeur la campagne « Invest India » mais aussi exposer la vision de son pays sur un échiquier géostratégique où l’autre géant asiatique, la Chine, avance de plus en plus de pions. En 2017, le président Xi Jinping (absent cette année) avait mis à profit le vide américain pour se poser en chantre du libre-échange et du multilatéralisme.
Deux autres « nouveaux » sont très attendus : le président américain Donald Trump et son homologue français. Emmanuel Macron, dont l’image innovante continue de fasciner les milieux internationaux, pourra relancer son slogan « Europe is back » : il doit prendre la parole mercredi 24 janvier, qui sera une journée très européenne, puisque M. Macron aura été précédé sur la scène par le roi Felipe d’Espagne, le premier ministre italien Paolo Gentiloni et, surtout, la chancelière allemande Angela Merkel qui, ayant levé un gros obstacle sur le chemin de sa coalition, a décidé à la dernière minute de venir aussi à Davos.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker s’exprimera jeudi, comme Theresa May, la première ministre britannique. « L’équipe Europe » veut à la fois signaler son retour, avec l’embellie de la croissance dans la zone euro, et promouvoir un « narratif » différent du « America First » de M. Trump.
Car c’est bien la prestation du président américain qui fournira le clou de la semaine, vendredi. Nul ne sait encore s’il compte essayer de séduire ou au contraire sermonner, voire insulter, les représentants des élites mondialisées qui l’écouteront.

        Lire aussi :
         

                L’organisation du Forum économique mondial à Davos : « Un mécanisme de montre suisse »



Les uns ont besoin des autres
Il aurait tort, cependant, de briser leur optimisme. Selon la traditionnelle enquête de PwC sur le moral des patrons publiée lundi, 57 % des 1 300 dirigeants d’entreprise interrogés, dans 85 pays, estiment que la croissance économique va s’améliorer dans les douze prochains mois : ils étaient 29 % seulement il y a un an. Cela constitue le plus haut niveau de confiance depuis que PwC a lancé ce baromètre en 2012.
Concernant les perspectives de croissance de leur propre entreprise, les patrons s’avouent en général plus prudents (42 %), sauf les Américains, dont l’optimisme est remonté en flèche en un an : en 2017, juste après l’entrée en fonction de M. Trump, 39 % d’entre eux se déclaraient « très confiants », mais après la mise en œuvre de sa politique pro-business, ils sont désormais 53 % à voir l’avenir en rose.
L’amélioration de la conjoncture économique n’occulte pas, cependant, la montée de nouvelles menaces. De façon spectaculaire, le terrorisme, les incertitudes géopolitiques et la cybersécurité sont devenus en 2018 les risques qui inquiètent le plus les dirigeants – derrière l’immuable hyper-régulation. « Les plus grandes préoccupations des dirigeants d’entreprises sont liées à des changements géopolitiques et sociétaux plutôt qu’à la dynamique de leurs propres marchés », souligne Bernard Gainnier, président de PwC pour la France et l’Afrique francophone. L’assiduité des dirigeants politiques et économiques à Davos montre à quel point les uns ont besoin des autres – et réciproquement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-16">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Candidat à la succession de Lloyd Blankfein, le PDG de la banque, David Solomon est un amateur de vins et un gourmet qui anime la chronique gastronomique new-yorkaise a pour rival, Harvey Schwartz.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le futur patron de Goldman Sachs : « Un DJ déluré ou une ceinture noire de karaté » ?

Candidat à la succession de Lloyd Blankfein, le PDG de la banque, David Solomon est un amateur de vins et un gourmet qui anime la chronique gastronomique new-yorkaise a pour rival, Harvey Schwartz.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h19
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Lettre de Wall Street. On espère au moins que les receleurs avaient le palais fin. Le Tout-Wall Street se délecte de la mésaventure arrivée à David Solomon, l’un des coprésidents de Goldman Sachs. En octobre 2016, son assistant personnel lui a dérobé sept bouteilles de vins de bourgogne Romanée-Conti, qui avaient été achetées pour la bagatelle de 133 650 dollars. L’apogée d’un petit commerce florissant : de 2014 à 2016, l’assistant, Nicolas De Meyer, lui a subtilisé des centaines de bouteilles, pour un montant atteignant 1,3 million de dollars.
Le manège était bien rodé : M. De Meyer avait pour mission de transférer les bouteilles que recevait M. Salomon de son appartement personnel de Manhattan à sa cave d’East Hampton, station balnéaire huppée de Long Island. Sauf que les bouteilles n’arrivaient pas à destination, étant revendues à un intermédiaire en Caroline du Nord. Rien n’indique qu’elles aient été vendues à leur vraie valeur. M. De Meyer a été arrêté mardi 16 janvier à l’aéroport de Los Angeles et encourt dix ans de prison.
A 55 ans, l’amateur de vins David Solomon est aussi un gourmet, qui anime la chronique gastronomique new-yorkaise. L’agence Bloomberg a rédigé un long reportage, en mai 2017, sur ses restaurants préférés dans Manhattan, des institutions vénérables ou des nouveautés branchées. Le banquier d’affaires dîne dehors plus souvent que bien des critiques gastronomiques. Le New York Times, lui, a découvert sur son compte Instagram la vidéo de jeunes vacanciers se déhanchant sur la plage : le DJ, dont le pseudonyme de scène est D-Sol, n’était autre que David Solomon.
Un fauteuil pour deux
Si l’on s’intéresse à David Solomon, c’est qu’il est l’un des deux coprésidents à avoir succédé à Gary Cohn, lorsque celui-ci a été nommé conseiller économique de Donald Trump à la Maison Blanche. Le second est l’ancien directeur financier Harvey Schwartz. Les deux hommes sont en compétition pour succéder au PDG...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-17">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ La justice italienne s’acharne contre Medhanie Tesfamariam Behre, accusé d’être un cruel trafiquant d’êtres humains, alors que tout indique qu’il y a erreur sur la personne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤         

Reportage

A Palerme, le procès d’un Erythréen tourne à l’absurde

La justice italienne s’acharne contre Medhanie Tesfamariam Behre, accusé d’être un cruel trafiquant d’êtres humains, alors que tout indique qu’il y a erreur sur la personne.

Par                Antoine Harari (Palerme, Sicile)



LE MONDE
              datetime="2018-01-23T12:13:44+01:00"

        Le 23.01.2018 à 12h13

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-01-23T12:17:09+01:00"

        Mis à jour le 23.01.2018 à 12h17






    
Medhanie Tesfamariam Behre lors de son extradition du Soudan vers la Sicile en juin 2016.
Crédits : HO / AFP


Tête baissée, regard fuyant, Medhanie semble groggy à son entrée dans la salle d’audience du tribunal de Palerme, lundi 22 janvier. Pour le procureur Calogero Ferrara, il est le « Général » Medhanie Mered, l’un des plus dangereux trafiquants d’êtres humains de la planète. Pour la défense, en revanche, il s’agit d’une dramatique erreur judiciaire. Depuis dix-huit mois, l’avocat Michele Calantropo a tenté par tous les moyens de démontrer que Medhanie Tesfamariam Behre n’est pas Medhanie Yedego Mered, et que les deux Erythréens n’ont en commun que leur prénom.

        Lire aussi :
         

                Medhanie l’Erythréen est-il un redoutable passeur ou un migrant pris dans une erreur judiciaire ?



L’accusation s’emmêle les pinceaux
« Jusqu’à aujourd’hui, l’accusation n’a pas été en mesure de fournir le moindre témoin qui corrobore son hypothèse. De notre côté, nous avons produit des examens qui montrent que les deux voix ne sont pas les mêmes, un test ADN et une infinité de documents et témoins qui prouvent que la personne emprisonnée est innocente », explique-t-il.
Pour l’avocat, l’obstination du procureur serait motivée par « les intérêts de la politique migratoire européenne ». Il fait ici référence au processus de Khartoum qui vise à établir une collaboration sur la question migratoire entre l’Union européenne (UE) et plusieurs pays d’Afrique orientale. En effet, reconnaître publiquement que la police soudanaise, responsable de l’arrestation, aurait fait une erreur, entraînerait probablement un refroidissement des relations avec l’UE.

        Lire aussi :
         

                En Erythrée, le régime aurait fait tirer sur la foule



Fruit d’une collaboration entre les différentes polices européennes et soudanaise, l’opération Glauco a permis l’arrestation de Medhanie en juin 2016. De fait, le procureur « Gerry » Ferrara appelle comme premier témoin Roy Godding, officier de liaison de la National Crime Unit du Royaume-Uni, qui a participé à l’enquête. Se basant sur les écoutes téléphoniques du trafiquant et le profil Facebook de Medhanie, Roy Godding soutient la thèse du procureur italien.
Cependant, très vite, le fonctionnaire britannique s’emmêle les pinceaux et déclare ne pas avoir su, jusqu’en mai 2016, où se trouvait le trafiquant Mered. Or, suite à une lettre produite par la défense, il apparaît qu’en janvier 2016 déjà, il écrivait à Calogero Ferrara que Mered se trouvait à Khartoum. Dans la même missive, il enjoignait le procureur d’accélérer l’arrestation, estimant que Mered pourrait quitter le Soudan avant la fin de l’hiver. Pour la défense, le trafiquant avait en fait déjà fui et se trouvait à Dubaï au moment de la capture de Medhanie.
Larmes et tressaillement
Une version que partage Meron Estefanos, deuxième témoin à être entendu à la barre. Spécialisée dans la traque de passeurs, cette militante et journaliste érythréenne est régulièrement sollicitée par les polices hollandaise et suédoise en qualité d’experte. Lors de son audition, elle se souvient de sa première conversation téléphonique avec Mered, en 2010. « C’était un soir, très tard. Il m’a demandé pourquoi je salissais son nom dans mon émission de radio. Selon lui, il ne commettait aucun crime, mais rendait un service. Il s’est vanté [d’avoir fait passer en Europe] plus de 13 000 personnes par an », raconte-t-elle. Alors qu’elle poursuit sa déposition, le procureur Ferrara s’emporte et remet en cause sa qualité d’experte. Elevant la voix, il demande à Meron Estefanos de justifier ses recherches et de prouver sa collaboration avec Europol. Exaspérée, elle cite plusieurs rapports qu’elle a écrits sur le sujet, avant de s’exclamer : « Il y a des dizaines de personnes qui m’envoient des photos du véritable trafiquant depuis que vous avez arrêté Medhanie. Je pourrais vous dire où il est en ce moment même si vous le souhaitiez ! » Etonnement général. Pourtant, personne ne lui demande de préciser ses dires.

        Lire aussi :
         

                L’exil de Hassan : « J’ai longtemps fantasmé mon pays, l’Erythrée »



Après Meron Estefanos, c’est au tour de Robert de témoigner. Installé aujourd’hui en Suède, cet Erythréen raconte à la cour sa rencontre avec le trafiquant Mered. Parti d’Ethiopie, il croise sa route à Khartoum. Alors qu’il traverse le désert depuis la Libye, il est vendu par Mered à des tribus bédouines. Torturé pendant neuf mois, il est finalement sauvé par une ONG égyptienne qui le renvoie en Ethiopie. Il décide alors de retenter la traversée. Arrivé à Khartoum, il retombe sur le même Mered qui s’étonne de le revoir en vie. Cette fois-ci, il parviendra jusqu’en Europe. Lorsque l’avocat de la défense lui demande s’il a déjà vu son client, Robert se retourne lentement en direction de Medhanie avant de secouer négativement la tête. En revanche, quand Michele Calantropo lui présente la photo utilisée pour l’arrestation du trafiquant, il ne peut s’empêcher de tressaillir. Alors qu’il reconnaît l’homme sur le cliché, des larmes coulent sur son visage.


<article-nb="2018/01/23/19-18">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ À la suite de l’affaire Ahed Tamimi, un collectif de signataires, parmi lesquels le médecin Rony Brauman et la socio-anthropologue Nicole Lapierre, appelle le président Macron dans une tribune au « Monde » à agir pour inciter Israël à mettre fin à un système où des centaines d’enfants sont condamnés par des tribunaux militaires.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël

À la suite de l’affaire Ahed Tamimi, un collectif de signataires, parmi lesquels le médecin Rony Brauman et la socio-anthropologue Nicole Lapierre, appelle le président Macron dans une tribune au « Monde » à agir pour inciter Israël à mettre fin à un système où des centaines d’enfants sont condamnés par des tribunaux militaires.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Nous sollicitons le soutien du président de la République et son intervention pour l’arrêt de la détention d’enfants palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous voulons en particulier attirer son attention sur le cas de Ahed Tamimi poursuivie par le gouvernement israélien : le 15 décembre dernier Mohamed Tamimi 15 ans est atteint à la tête par une balle de métal recouverte de caoutchouc tirée à courte de distance par des soldats de l’armée d’occupation israélienne. Le jeune garçon était dans un état critique et sa cousine Ahed Tamimi, âgée de 16 ans, était visiblement bouleversée par l’annonce de son état et la gravité de ses blessures
Ces mêmes soldats ont approché une heure plus tard la maison familiale, et Ahed les a frappés en leur criant de partir. Ce moment filmé par sa mère et diffusé sur les réseaux sociaux montre le courage d’une adolescente affrontant à mains nues deux soldats lourdement armés.
Le 19 décembre 2017, Ahed Tamimi est enlevée chez elle en pleine nuit par l’armée puis traduite devant un tribunal militaire. Les douze motifs d’inculpation retenus contre elle lui font courir le risque de 12 ans de prison. Les tribunaux militaires israéliens ne traitent que des cas de prisonniers palestiniens avec un taux de condamnation de 99,74 %. Ainsi, l’avenir de Ahed Tamimi paraît sombre sans notre intervention.
Certains âgés de 12 ans
Nous lui demandons d’apporter urgemment son soutien à la libération immédiate de Ahed Tamimi et à la levée de toutes les charges retenues contre elle.
Le cas de Ahed Tamimi n’est pas isolé. Selon l’association Defense of Children International-Palestine, Israël poursuit chaque année de 500 à 700 enfants devant des tribunaux militaires, certains âgés de 12 ans, et détient en prison une moyenne de 200 enfants en toute période.

Selon les enquêtes des agences des Nations unies, dont l’Unicef, Human Right Watch, B’tselem, Amnesty International, and Defense...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-19">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg, candidate à l’élection présidentielle, annonce son intention de créer un parti libéral « inexistant en Russie depuis dix ans »
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Russie, Ksenia Sobtchak tente de s’affirmer en opposante numéro un à Vladimir Poutine

La fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg, candidate à l’élection présidentielle, annonce son intention de créer un parti libéral « inexistant en Russie depuis dix ans »



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 11h48
    |

            Isabelle Mandraud (Kaliningrad, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ksenia Sobtchak touche au but. La candidate à l’élection présidentielle russe a réuni les cent mille signatures de citoyens, nécessaires pour concourir au scrutin du 18 mars, mais se garde bien de crier victoire dans cette première étape. « En dépit de tout, en dépit de l’énorme travail que nous avons accompli, si “on” a décidé que vous ne participerez pas, vous ne participerez pas, explique-t-elle. C’est comme la roulette russe. » L’exemple d’Alexeï Navalny, 41 ans, principal opposant au Kremlin écarté de la course pour des condamnations qu’il réfute, en témoigne.
A 36 ans, la fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg Anatoli Sobtchak, mentor politique de Vladimir Poutine, se présente elle aussi dans le rôle de l’opposante, sous l’étiquette « contre tous », avec une fermeté qui étonne. Soutenue par de riches donateurs qu’elle refuse pour l’instant de nommer – mais qui lui ont permis de récolter déjà plus de 80 millions de roubles (1,1 million d’euros) –, cette journaliste, ex-vedette de télévision, mène campagne en passant outre blâmes et quolibets qui tentent de la dépeindre comme une marionnette du Kremlin. « Non, Poutine n’est pas mon parrain », répète-t-elle à l’envi.
« 35 degrés de différence entre nous »
« “Une blonde”, oui, je connais tout ça… Mais je suis prête à le supporter », assure Ksenia Sobtchak. Bien que créditée d’à peine plus de 1 % des intentions de vote dans les sondages, elle multiplie les déplacements sur le terrain, sans ménager ses critiques contre le pouvoir. Partout, elle dénonce un système verrouillé et corrompu, et prône la discussion pour sortir de la situation provoquée par l’annexion de la Crimée en « violation du droit international ».
A Moscou, elle a déposé une plainte au parquet pour protester contre la surreprésentation dans les médias du chef de l’Etat, candidat à sa succession. A Tomsk, en Sibérie, elle le parodie en plongeant dans un trou de glace par...




                        

                        


<article-nb="2018/01/23/19-20">
<filnamedate="20180123"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180123"><AAMMJJHH="2018012319">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Alerte au tsunami levée après un séisme de magnitude 7,9 au large de l’Alaska

Un puissant séisme a frappé au large des côtes alaskaines, faisant craindre un tsunami sur les côtes nord-americaines. L’alerte au tsunami a été levée trois heures plus tard.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 14h01
   





                        



   


A 10 h 31 (heure de Paris), mardi 23 janvier, un puissant tremblement de terre a été détecté dans le golfe de l’Alaska, à 249 kilomètres au sud-est de l’île de Kodiak et à 278 km de la petite ville homonyme située sur l’île, ont annoncé l’Institut de veille géologique américain (USGS) et les services américains d’alerte au tsunami. Selon l’USGS, l’hypopicentre se situerait à 25 km de profondeur. D’abord estimée à 8,1, la magnitude du séisme a été réévaluée à 7,9.
Le tremblement de terre a été ressenti sur le littoral de l’Alaska à des centaines de kilomètres à la ronde. « C’est arrivé très lentement et c’était très long, effrayant plus qu’autre chose », a témoigné à CNN Heather Rane, une habitante de la ville d’Anchorage, à 570 km au nord de l’épicentre du séisme. « Définitivement le plus long dont je me souvienne, et je suis née ici. »
En 1964, un séisme de magnitude 9,2 près du détroit du Prince-William en Alaska, suivi d’un tsunami, avait fait 125 morts.

   


Alerte au tsunami levée, la vigilance maintenue
L’alerte au tsunami concernant l’Alaska, l’Etat de Colombie-Britannique, au Canada, et l’ensemble de la côte ouest des Etats-Unis, a été levée vers 13 h 30 (heure de Paris). Les autorités maintiennent toutefois leur vigilance, conseillant aux habitants de rester à l’abri, en hauteur.
Plus tôt dans la journée, les pouvoirs publics d’Anchorage, la ville la plus peuplée de l’Etat, avaient émis un avertissement très sérieux, parlant de « menace extraordinaire pour la population et les biens ». Le centre d’alerte au tsunami sur la région du Pacifique (NWS Pacific Tsunami Warning Center) avait lui annoncé que des « vagues dangereuses et généralisées » étaient « possibles ».
A 10 h 33, une vague de plus d’un peu plus de 10 mètres a été détectée à 380 km de là par une bouée de l’agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA. Mais à 13 h 21, la police de la ville de Kodiak signalait qu’aucun tsunami n’avait encore frappé la ville. Aucune vague n’a été observée et aucun dommage matériel n’a été signalé.

   





                            


                        

                        

