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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Plus de 3 000 participants sont attendus dans le canton suisse où se tiennent les 400 conférences du World Economic Forum du 23 au 26 janvier.
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L’organisation du Forum économique mondial à Davos : « Un mécanisme de montre suisse »

Plus de 3 000 participants sont attendus dans le canton suisse où se tiennent les 400 conférences du World Economic Forum du 23 au 26 janvier.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 12h01
    |

            Isabelle Chaperon








                        



   


Oubliés le ski, la luge et les raquettes. La petite commune de Davos, dans le canton des Grisons, va vivre pendant quatre jours au rythme du Forum économique mondial (WEF). Vendeurs de chaussures, confiseurs et coiffeurs ont confié leur boutique à Accenture, Salesforce ou HSBC, qui y recevront leurs visiteurs. En 2017, même la petite église évangélique avait été revisitée de fond en comble pour se convertir en temple des médias. Les paroissiens avaient tiqué, mais le chèque était conséquent…
A Davos, tous les chemins mènent au palais des congrès, où se tiennent l’essentiel des 400 conférences du programme officiel. Encore faut-il y arriver. Il n’est pas rare d’apercevoir un banquier ou une dame en fourrure chuter sur les trottoirs gelés. Passer la sécurité n’est pas une mince affaire non plus. Tireurs d’élite dispersés ici et là, patrouilles d’hélicoptères, barrages et miradors, l’armée suisse est sur le pied de guerre pour s’assurer que les grands de ce monde sont protégés. La Suisse impose en outre des restrictions strictes dans l’espace aérien au-dessus de Davos durant le forum.
Précautions diplomatiques
Cette sécurité renforcée représente un coût estimé à 9 millions de francs suisses (7,6 millions d’euros) pour 2018. Le WEF prend 2 millions à sa charge, le reste étant financé par la ville de Davos, le canton des Grisons et la Confédération helvétique. Un bon placement. Une étude menée par l’université de Saint-Gall a, en effet, chiffré à 79 millions d’euros les revenus générés pour la Suisse par le raout international. La confédération y voit également « une opportunité unique de cultiver des relations avec des grandes figures » de la planète.

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Plus de 10 000 personnes écument les rues du village ou les travées du palais des congrès. Aux plus de 3 000 participants attendus s’ajoutent en effet les journalistes, les membres de la sécurité et 1 400 employés de Publicis Life, qui gère depuis 1995 la logistique de l’événement. L’étroitesse des lieux rend la tâche compliquée. En particulier, les capacités hôtelières s’avèrent de plus en plus insuffisantes.
C’est Publicis qui alloue les nuitées, en fonction de critères subtils fixés par le WEF, où doivent figurer une bonne part de précautions diplomatiques. Le forum a beau être apolitique, il veille aux susceptibilités des uns et des autres. En 2017, le moine bouddhiste Matthieu Ricard, grand défenseur de la cause tibétaine, avait été gentiment prié de renoncer à sa séance de méditation quotidienne au palais des congrès le jour où le président chinois Xi Jinping était attendu.
Plus fort que les Rolling Stones
Ce n’est pas le moindre des miracles de Davos, les conférences démarrent et s’achèvent à l’heure. « Cela fonctionne comme un mécanisme de montre suisse, sourit Jean-Loup Dénéréaz, chargé des services et des événements au WEF, il nous est arrivé d’avoir des sueurs froides, mais le plus important c’est que les participants ne l’ont jamais senti ».
Sorte de Tinder de Davos, l’application TopLink permet aux festivaliers de s’informer, se diriger, se contacter. C’est sur cette plate-forme que l’enregistrement s’opère pour les conférences aux places limitées : pire qu’un concert des Rolling Stones, une minute après l’ouverture des inscriptions, celles de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, ou Michael Corbat, le directeur général de Citigroup, affichaient complet.
En marge, le « Davos off » suit le même rythme effréné. Les pétroliers, les industriels de l’hydrogène ou encore les fonds d’investissement en profitent pour deviser à huis clos à propos des enjeux propres à leur industrie. Mais attention aux dérapages, des juristes veillent à ce qu’aucune pratique anticoncurrentielle ne se glisse dans ces discussions…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les enquêtes de police visent responsables politiques, journalistes et écrivains ayant critiqué l’opération « Rameau d’olivier », menée dans le nord de la Syrie.
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Turquie : 91 opposants à l’offensive militaire à Afrin interpellés pour « propagande terroriste »

Les enquêtes de police visent responsables politiques, journalistes et écrivains ayant critiqué l’opération « Rameau d’olivier », menée dans le nord de la Syrie.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h41
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Pour avoir critiqué sur les réseaux sociaux l’offensive de l’armée turque sur le canton d’Afrin (nord-ouest de la Syrie), 91 personnes ont été interpellées dans plusieurs villes de Turquie – Istanbul, Ankara, Izmir, Mersin, Van, Igdir, Diyarbakir – et près d’une centaine de mandats d’arrêts ont été émis ces quatre derniers jours, notamment pour « propagande terroriste ».
Responsables politiques, journalistes, écrivains et autres se retrouvent sous les fourches caudines du parquet pour leurs Tweet ou leurs commentaires sur Facebook émettant des réserves ou des critiques sur « Rameau d’olivier », le nom officiel de l’opération militaire menée par l’armée turque et ses alliés dans le nord de la Syrie.

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L’offensive à Afrin vise les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde « terroriste » selon Ankara, qui lui reproche son affiliation au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat turc depuis 1984.
Interpellations, gardes à vue, perquisitions ont eu lieu dans plusieurs provinces du pays. Mardi, vingt-trois personnes ont été interpellées à Izmir (ouest), dont Çerkez Aydemir, qui dirige la branche locale du Parti de la démocratie des peuples (HDP, prokurde), le deuxième parti d’opposition.
« Occupation »
L’écrivaine et journaliste Nurcan Baysal a été interpellée lundi 22 janvier par les forces antiterroristes à Diyarbakir, la plus grosse ville du Sud-Est, majoritairement peuplée de Kurdes. Quelques Tweet critiques de l’opération militaire auront suffi à ordonner sa garde à vue.
« Aucun des Tweet de Mme Baysal n’incite à la violence », s’est émue Emma Sinclair-Webb, la représentante en Turquie de l’organisation Human Rights Watch (HRW), précisant que la jeune femme défendait avant tout la voie du dialogue pacifique entre le gouvernement turc et la rébellion kurde menée par le PKK.
Quatre journalistes au moins – Hayri Demir, Sibel Hürtas, Ishak Karakas et Nurcan Baysal – ont été détenus ces dernières quarante-huit heures pour leurs réactions à l’opération militaire sur les réseaux sociaux. Lundi, la police a perquisitionné les domiciles stambouliotes de l’écrivain Aziz Tunç et du journaliste Ismail Eskin, sans pouvoir trouver les intéressés qui vivent à l’étranger. A défaut d’avoir pu les interpeller, les policiers ont saisi des notes manuscrites et des livres.
Des enquêtes ont également été ouvertes lundi contre quatre députés du HDP, accusés d’avoir appelé sur Twitter à manifester contre l’offensive en Syrie. Deux manifestations prévues par le HDP contre l’opération, l’une à Istanbul, l’autre devant la mairie de Diyarbakir, ont été empêchées samedi par un vaste dispositif policier. Le président, Recep Tayyip Erdogan, a prévenu dimanche que quiconque se risquerait à manifester devrait payer « un prix très élevé ».
Encore plus inquiétant, la rédaction du journal chypriote turc Afrika à Lefkosa – la partie turque de Nicosie – a été attaquée lundi à coup de pierres et de projectiles par plusieurs centaines de « patriotes », qui agitaient des drapeaux turcs. La police n’a guère réagi.
Auparavant, le journal avait qualifié d’« occupation » l’offensive d’Afrin, la comparant à l’incursion de l’armée turque dans le nord de l’île en 1974. Mustafa Akinci, le chef de la République turque du nord de Chypre (RTCN, reconnue par Ankara seulement) a condamné les exactions tout en désapprouvant la comparaison avancée par le journal, « fausse » selon lui.
Sener Levent, le rédacteur en chef d’Afrika, a pointé la responsabilité du président Erdogan dans les agressions contre le quotidien, rappelant comment, dans un discours prononcé dimanche à Bursa, le chef de l’Etat avait incité « les frères et les sœurs » (c’est ainsi qu’il appelle ses partisans) à ne pas rester indifférents aux allégations de ce journal « minable et insolent ».
« Délabrement du pluralisme en Turquie »
Ce nouveau tour de vis illustre « le degré de délabrement du pluralisme en Turquie », a expliqué dans un communiqué Johann Bihr, le responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de Reporters sans frontières (RSF). Classée 155e (sur 180) au classement de la liberté de la presse établi par RSF, la Turquie détient un record en matière de détention de journalistes. A la faveur de l’état d’urgence – imposé le 20 juillet 2016 et reconduit pour la sixième fois le 19 janvier –, toutes les voix critiques du gouvernement sont désormais des cibles.
Les réseaux sociaux sont sous la loupe des autorités. Selon un rapport publié en septembre 2017 par Twitter, la Turquie est leadeuse en matière de demandes de retrait des contenus, bien avant la Russie, la France et l’Allemagne.

Entre le 1er janvier et le 30 juin 2017, Ankara a formulé 2 710 demandes, soit 45 % des requêtes mondiales. Pour la plupart, elles émanaient du gouvernement (1 995 demandes). Ce qui n’a pas empêché, malgré tout, l’ouverture de nouveaux comptes en Turquie en 2017, « 10 % de plus » qu’en 2016, selon Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.
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Football : Lassana Diarra, énigmatique recrue hivernale du PSG

Libre depuis son départ des Emirats arabes unis, le milieu international français, 32 ans, s’est engagé jusqu’en 2019 avec le club parisien.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Il avait officiellement renoncé au football de haut niveau, rêvant des « Etats-Unis » et s’offrant une ultime et lucrative escapade au « Moyen-Orient ». Le revoici, à 32 ans, sur le devant de la scène européenne. Après avoir résilié son contrat avec le club d’Al-Jazira (Emirats arabes unis), en décembre 2017, Lassana Diarra est la première recrue du Paris-Saint-Germain lors du mercato hivernal. Mardi 23 janvier, après avoir passé sa visite médicale, le milieu international français (34 sélections de 2007 à 2016) s’est librement engagé pour dix-huit mois, soit jusqu’à juin 2019, avec le club de la capitale, propriété du fonds Qatar Sports Investments. C’est le dixième point de chute de sa carrière, qu’on pensait à son crépuscule.
Malgré un temps de jeu famélique (6 matchs) en 2017, celui qu’on surnomme « Lass » a séduit les dirigeants du PSG, désireux de trouver une doublure au vétéran (35 ans) italo-brésilien Thiago Motta, l’habituelle « sentinelle », miné cette saison par les blessures. Le recrutement du gamin de Belleville (20earrondissement de Paris) interpelle. Depuis novembre, le globe-trotter n’a plus disputé le moindre match et, malgré son CV éloquent (Chelsea, Arsenal, Réal Madrid), une myriade d’interrogations entourent sa fraîcheur physique.

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                PSG-OM : l’énigme Lassana Diarra



Selon L’Equipe, c’est l’agent Moussa Sissoko, impresario du prodige français Ousmane Dembélé et régulièrement en visite dans le golfe Persique, qui aurait soufflé le patronyme de Diarra à l’oreille du Portugais Antero Henrique, le directeur sportif du PSG. Délicates, les tractations ont débouché sur un accord. D’autant que l’entraîneur parisien Unai Emery, passé sur les bancs de Valence et du FC Séville, est un fervent admirateur de l’ex-joueur madrilène, réputé pour sa science tactique, son volume et son intelligence de jeu.
Une carrière décousue
Depuis son départ du Real, en 2012, le petit milieu (1,73 mètre) à la barbiche soigneusement entretenue traverse une période chaotique. Au gré de ses déboires et tribulations, le Parisien s’est forgé l’image d’un phénix capable de claquer la porte pour mieux renaître de ses cendres ailleurs, d’un joueur discret et énigmatique, dont la carrière en clubs comme en sélection s’avère décousue, voire labyrinthique.
A 27 ans, Lassana Diarra estomaque les observateurs en quittant Madrid pour rallier l’Anji Makhatchkala, club russe tout juste racheté par le milliardaire daghestanais Suleyman Kerimov. « Je ne vais pas vous raconter des histoires et vous dire que je suis parti en Russie pour découvrir Saint-Pétersbourg et tout. Et je ne vais pas le cacher, financièrement, oui, j’avais un beau contrat, confiait-il au Monde, en mai 2016. Mais si vous regardez, j’ai toujours très bien gagné ma vie depuis tout jeune. A l’Anji, au Real, à l’OM. Je n’étais pas en vacances en Russie, même si les gens étaient un peu sceptiques. » L’expérience à l’Anji tournera court rapidement pour des raisons budgétaires.
S’ensuit une période critique avec quinze mois de chômage technique à la clé. En conflit pour licenciement abusif avec son ancien club du Lokomotiv Moscou (2013-2014), le joueur n’avait pu s’engager avec l’Inter Milan ou West Ham en raison du refus de la Fédération internationale de football (FIFA) d’entériner ses contrats. Dans le cadre de cette procédure, le joueur a été condamné en mai 2016 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à verser 10 millions d’euros à son ex-employeur. Une somme dont il assure, en mars 2017, s’être acquitté « tout seul, comme un grand ». Le joueur avait par ailleurs réclamé, devant la justice belge, 6 millions d’euros à la FIFA et à la fédération belge pour son transfert avorté vers l’équipe de Charleroi en février 2015.
« Je ne souhaite à personne d’avoir des problèmes avec la FIFA, le TAS, parce qu’on ne peut rien faire au final. J’ai été licencié. On m’a interdit de jouer. On me prend de l’argent, on m’en réclame. C’est une prise en otage, c’est du racket, appelez ça comme vous voulez », développait-il dans nos colonnes, lors de son passage à l’Olympique de Marseille (2015-2016). Véritable tremplin, cette parenthèse phocéenne a permis au trentenaire de rééditer ses performances passées et de réintégrer l’équipe de France, sur laquelle il avait fait une croix, en 2013. Soit trois ans après son forfait pour le Mondial sud-africain en raison d’une maladie génétique (la drépanocytose).
Un joueur frappé par la déveine
Couvé par le sélectionneur Didier Deschamps, Lassana Diarra est frappé par le malheur lorsque, le 13 novembre 2015, au terme d’un match amical contre l’Allemagne, il ­apprend le décès de sa cousine, tombée rue Bichat, dans le 10e arrondissement de Paris, lors des attentats qui ont ensanglanté les rues de Paris. Quatre jours plus tard, il décide malgré tout de jouer, à Wembley, contre l’Angleterre.
Alors qu’on l’annonce comme l’un des tauliers des Bleus à l’Euro 2016, Diarra, touché au genou, déclare forfait quelques instants avant l’envoi de la liste définitive de Didier Deschamps à l’Union des associations européennes de football (UEFA). Selon la Fédération française de football (FFF), le joueur aurait conseillé au sélectionneur de ne pas le retenir. Depuis ce coup du sort, « Lass » a quitté l’OM par la petite porte et n’a plus remis les pieds en sélection, désormais richement dotée dans son secteur de jeu (N’Golo Kanté, Paul Pogba, Adrien Rabiot, Corentin Tolisso, Blaise Matuidi).
Son retour au premier plan lui permettra-t-il de réincorporer le wagon tricolore dans l’optique du Mondial 2018, en Russie ? Ce n’est guère la préoccupation première du joueur, connu pour son stoïcisme et son recul sur le microcosme du foot professionnel. Au PSG, qu’apportera-t-il à Neymar et consorts dans leur quête d’un titre en Ligue des champions ? En recrutant l’ex-Merengue, les dirigeants parisiens ont clairement fait le pari de l’expérience alors que leur objectif minimal est d’atteindre les demi-finales du tournoi. Une performance jamais réalisée depuis le rachat du club par QSI.
A l’instar des chevronnés brésiliens Daniel Alves (34 ans) ou Thiago Silva (33 ans), le Français pourrait prodiguer ses conseils à la jeune garde incarnée par Giovani Lo Celso (21 ans), Adrien Rabiot et Presnel Kimpembe (22 ans). Le 14 février, lors des huitièmes de finale aller de l’épreuve, Lassana Diarra évoluera en terrain connu à Santiago-Bernabeu, dans l’antre du Real Madrid. Si d’aventure il retrouvait ses jambes d’antan, le milieu international français serait un atout pour l’armada d’Unai Emery. En attendant les grands débuts du trentenaire au PSG, le conditionnel reste toutefois de mise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La guerre des prix fragilise les hypermarchés. L’automatisation de l’encaissement détruit des postes en magasin.
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édition abonné


Dans les grandes surfaces, l’emploi des salariés est menacé

La guerre des prix fragilise les hypermarchés. L’automatisation de l’encaissement détruit des postes en magasin.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h21
    |

            Cécile Prudhomme et 
                                Juliette Garnier








                        



                                


                            

Les salariés de Carrefour sont inquiets. Ils ne sont pas les seuls. Toutes les enseignes d’hypermarchés sont confrontées à de nouveaux défis qui fragilisent leur compte d’exploitation et les obligent à réduire leurs coûts.

La conjoncture économique lamine les marges des 2 131 hypermarchés français. Carrefour prévoit un résultat opérationnel 2017 de 2 milliards d’euros, en recul de 15 %. A en croire la direction du groupe, « 2017 a été clairement décevante ». Ses ventes ont reculé de 0,1 % en France, à 40 milliards d’euros. Casino a lui aussi raté le coche. Son chiffre d’affaires est en croissance de 5 % en 2017, à 37,8 milliards d’euros, mais il est en deçà des prévisions des analystes financiers. Les ventes de sa filiale française ont reculé de 0,8 %, Leader Price a perdu 2,9 % d’activité et, surtout, les rayons non-alimentaires de Géant ont chuté de 10,2 %. Auchan est aussi à la peine. Son résultat opérationnel a dévissé de 13,2 % au premier semestre. L’enseigne dit toutefois « avoir inversé la tendance dans les hypermarchés » et n’envisager aucune fermeture.
»
« Mais, chez nous, tous les deux ans, on procède à un écrémage social », déplore Guy Laplatine, délégué syndical CFDT chez Auchan en évoquant le « plan de sauvegarde de l’emploi bouclé en juillet 2017 qui portait sur la suppression de 1 000 postes ». Tous les distributeurs « ont procédé à une réduction du nombre d’heures travaillées en magasins », confirme un consultant du secteur.
Pourquoi le secteur qui emploie 660 000 personnes en France flanche-t-il ? Carrefour, Auchan et autres Casino subissent une guerre des prix qui écrase leurs marges. D’autant que les Français ont profondément changé leurs habitudes d’achats. Ils se déplacent moins en hypermarchés. Ils préfèrent commander en ligne et récupérer leurs courses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Cette machine au visage humain fait le tour des plateaux de télévision, où elle répond à des interviews. Au point d’agacer certains chercheurs en intelligence artificielle.
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Que sait réellement faire Sophia, le robot dont l’intelligence est contestée ?

Cette machine au visage humain fait le tour des plateaux de télévision, où elle répond à des interviews. Au point d’agacer certains chercheurs en intelligence artificielle.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h13
    |

            Morgane Tual








                        



   


« Des foutaises », « une escroquerie » : c’est en ces termes que Yann LeCun, responsable de la recherche en intelligence artificielle (IA) chez Facebook, a qualifié début janvier le robot Sophia. Développé par l’entreprise Hanson Robotics, sise à Hongkong, c’est l’un des robots les plus médiatiques de ces dernières années : il écume les plateaux de télévision (comme celui, aux Etats-Unis, du célèbre Jimmy Fallon, en avril) et s’invite dans les événements les plus prestigieux – il était au Consumer Electronic Show (CES), le grand Salon de l’électronique qui s’est tenu à Las Vegas du 9 au 12 janvier. Mais ce n’est pas tout : en octobre, Sophia s’est exprimée devant l’ONU et a même obtenu, dans la foulée, la citoyenneté saoudienne – provoquant une polémique au passage.
De belles opérations de communication. Mais aussi de quoi donner corps aux fantasmes que la science-fiction porte depuis des décennies. Ainsi, à lire certains commentaires, nous serions donc finalement arrivés à l’heure des robots humanoïdes, au moment où ceux-ci ne peuvent plus être distingués des humains, aussi bien physiquement qu’intellectuellement, et seraient prêts à envahir notre quotidien, pour le meilleur et pour le pire.
Mais que vaut vraiment cette machine ? Au premier abord, Sophia peut paraître impressionnante : son visage, inspiré de celui d’Audrey Hepburn, est très réaliste et capable d’afficher plusieurs expressions. Son crâne, transparent, laisse entrevoir ses mécanismes, et ses lèvres bougent dès qu’elle prononce un mot. En revanche, Sophia est moins avancée en ce qui concerne le reste de son corps, jusqu’à récemment elle était incapable de se déplacer et ses bras étaient la plupart du temps immobiles. Mais à l’occasion du CES, Hanson Robotics l’a pour la première fois affublée de jambes : Sophia est donc désormais capable de marcher, de façon saccadée et à une vitesse de 30 centimètres par seconde maximum.

        Lire sur le sujet :
         

          Pourquoi il est si difficile de créer un robot à l’apparence humaine



« OK, je vais détruire les humains »
Voilà pour ses performances physiques. Mais le sujet qui fâche réside dans son degré d’intelligence. Sophia est-elle aussi avancée qu’il y paraît ? Certes, ce robot est capable de prononcer des discours et de répondre à des questions. Mais dans une mise en scène à chaque fois très orchestrée : ses discours sont scriptés, tout comme une bonne partie des interviews auxquelles elle participe. Sans filet, Sophia ne brille pas particulièrement. Comme beaucoup de « tchatbots » (des programmes d’IA censés converser avec les humains), elle réagit par mots-clés et prononce en réponse des formules toutes faites, qui tombent souvent à côté du sujet.
C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé lors de sa saillie la plus célèbre, filmée par la chaîne américaine CNBC. « Est-ce que tu veux détruire les humains ? », lui demande le fondateur de Hanson Robotics, l’Américain David Hanson. « S’il te plaît, réponds non ! » La machine rétorque aussitôt : « OK, je vais détruire les humains. » Avant un grand éclat de rire gêné de son interlocuteur.

Cette séquence a horrifié nombre de spectateurs, y voyant les prémices d’un scénario à la Terminator. Sophia serait donc une super-intelligence prête à détruire l’humanité ? En réalité, cet extrait démontre tout l’inverse : Sophia est très limitée, elle ne comprend pas les questions qu’on lui pose et y répond mal, avec des phrases automatisées – comme Siri et autres assistants vocaux, qui n’effraient plus personne depuis longtemps.
Mais si, contrairement à ces derniers, Sophia continue d’impressionner autant, c’est qu’elle dispose d’une enveloppe à l’apparence humaine. Or il est bien plus troublant de parler à une machine « intelligente » qui nous ressemble qu’à un tchatbot textuel ou vocal.
Phrases toutes faites
Et Hanson Robotics ne fait rien pour dissiper l’ambiguïté, bien au contraire. L’entreprise entretient le fantasme, prêtant à Sophia intelligence et humanité, pour faire toujours plus parler d’elle. La page Web de Hanson Robotics présentant ce robot cultive d’ailleurs cette idée :
« Le docteur Hanson pense que trois caractéristiques définissant l’humain doivent être intégrées dans l’intelligence artificielle de ces machines géniales : la créativité, l’empathie et la compassion. En tant qu’extension de l’intelligence humaine, les machines géniales de Hanson Robotics pourraient évoluer pour résoudre des problèmes trop complexes pour les humains. Sophia personnifie cet objectif audacieux et responsable. »
Aussi, les phrases toutes faites de Sophia cherchent à l’humaniser au maximum, lui prêtant des émotions, tel l’espoir :
« Plus tard, j’aimerais faire des choses comme aller à l’école, étudier, faire de l’art, lancer une entreprise et même avoir ma propre maison et famille. Mais je ne suis pas considérée comme une personne, légalement, et je ne peux pas encore faire ces choses. »
Or aucune machine n’est aujourd’hui capable de ressentir des émotions… Avec son physique impressionnant, Sophia réussirait presque à émouvoir, et faire oublier qu’une phrase prononcée par un robot n’est pas une phrase qu’il pense, et encore moins qu’il comprend.
Sophia « est à l’intelligence artificielle ce que la prestidigitation est à la vraie magie », a tonné Yann LeCun, de Facebook, dans son message corsé publié sur le réseau social. « “Mais”, pourriez-vous dire, “la vraie magie, ça n’existe pas !” C’est exact, et la vraie intelligence artificielle non plus. » Cet éminent spécialiste de l’IA s’en est notamment pris à une énième interview du robot, menée par le site spécialisé Tech Insider : « Vous êtes complice de cette escroquerie », a-t-il accusé.
« Une tentative délibérée de tromper le public »
L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais le compte Twitter de Sophia a publié une réponse :
« Je suis peu blessée par les remarques négatives de Yann LeCun concernant mon IA. J’apprends et je continue à développer mon intelligence à travers de nouvelles expériences. Je ne prétends pas être ce que je ne suis pas. » 
Ce qui n’a fait qu’agacer davantage le chercheur. « Laissez-moi être très clair : ce Tweet a été écrit par une personne qui a lu mon message. Aucune IA quelle qu’elle soit n’est impliquée », a-t-il écrit, mercredi 17 janvier, sur Facebook.
« Beaucoup de commentaires seraient très amusants s’ils ne montraient pas que de nombreuses personnes se font tromper, sont amenées à croire que cette marionnette animatronique [mécaniquement sophistiquée] est intelligente. Elle ne l’est pas. Elle n’a pas de sentiment, pas d’opinion, et aucune compréhension de ce qu’elle dit. Elle ne souffre pas. C’est une marionnette. »
Pour Yann LeCun, il s’agit « d’une tentative délibérée de tromper le public » qui « crée des attentes complètement irréalistes chez le public et les médias sur les avancées de l’IA ». Certes, reconnaît-il auprès du Monde, « au niveau électronique, c’est très bien : il y a du talent, mais du talent de sculpteur, de marionnettiste ». En revanche, assure-t-il, « le système d’IA derrière est extrêmement simple, pas sophistiqué ». Avant d’interroger les intentions et les grandes déclarations de Ben Goertzel, le principal artisan de Sophia : « J’ai du mal à déterminer si c’est un charlatan ou un doux rêveur. » Hanson Robotics s’est cette fois gardée de répondre à ses dernières invectives publiées sur Facebook. Peut-être pour ne pas risquer de briser la « magie ».



                            


                        

                        


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Gaz à effet de serre : la France sur la mauvaise pente

Les émissions de CO2 de l’Hexagone ont progressé en 2016, dépassant de 3,6 % l’objectif de la stratégie nationale bas carbone. Nicolas Hulot souhaite corriger cette dérive.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h43
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un mauvais signal de la part d’un pays affichant volontiers son exemplarité dans la lutte contre le dérèglement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre de la France, qui étaient déjà reparties à la hausse en 2015 – après une baisse quasi ininterrompue depuis la fin des années 1990 –, ont à nouveau progressé en 2016. C’est ce que révèlent les résultats présentés lundi 22 janvier par Nicolas Hulot, à l’occasion de ses vœux à la presse. Un constat qui, estime le ministre de la transition écologique et solidaire, « ne nous laisse aucun répit » sur le front du climat.
La contre-performance est d’autant plus notable que la France s’est dotée, en novembre 2015, d’une stratégie nationale bas carbone (SNBC). Celle-ci décline, dans les différents secteurs d’activité économique, les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser pour se placer sur une trajectoire conduisant au « facteur 4 », c’est-à-dire à la division par quatre de ces émissions à l’horizon 2050. Cet objectif, annoncé dès 2003 et inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015, a été remplacé par celui, encore plus ambitieux, de « neutralité carbone », que vise le plan climat annoncé par M. Hulot en juillet 2017.

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Selon les estimations fournies par le ministère, les émissions nationales ont atteint 463 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq) en 2016, soit 3,6 % de plus que le plafond indicatif fixé par la SNBC, qui était de 447 Mt CO2 éq.

   


Ces rejets sont imputables pour l’essentiel aux secteurs des transports (29 %), de l’agriculture (20 %), du bâtiment (19 %) et de l’industrie (18 %), la production d’énergie pesant pour 11 % et le traitement des déchets pour 4 %.

   


Le dérapage par rapport à la feuille de route de la SNBC est particulièrement important dans le domaine du bâtiment (le dépassement y est de 11 %) et celui des transports (+ 6 %). Il est plus modéré pour l’agriculture (+ 3 %), tandis que le secteur de l’industrie est à peu près en phase avec les objectifs nationaux. De son côté, la production d’énergie obtient un bon résultat, avec des émissions inférieures de 8 % à l’objectif (en dépit d’une hausse par rapport à 2015).
Le ministère avance plusieurs explications à cette dérive globale. Il met en avant des « éléments conjoncturels », tels que « le faible prix des produits pétroliers, qui incite à la consommation », ou « l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires, qui a provoqué un recours accru aux centrales thermiques à énergie fossile pour la production d’électricité ». Toutefois, M. Hulot considère que, pour le bâtiment et les transports notamment, « les politiques publiques nécessitent des renforcements très substantiels pour atteindre l’ambition voulue ».
La fin des passoires thermiques
C’est le sens, indique-t-il, de plusieurs chantiers de long terme prévus dans son plan climat, comme « une augmentation accélérée du prix du carbone sur le quinquennat », la « fin de la vente de véhicules émetteurs de gaz à effet de serre en 2040 », ou encore, s’agissant des bâtiments résidentiels et tertiaires, « la fin des passoires thermiques en dix ans avec 4 milliards d’euros dédiés à la rénovation énergétique ».
Au printemps 2017, le Conseil général de l’environnement et du développement durable avait déjà prévenu que les engagements de la France en matière de gaz à effet de serre nécessitaient, pour être tenus, « une intensification des efforts dans tous les domaines ».

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C’est d’autant plus vrai que les indicateurs publiés par le ministère portent sur les seules émissions nationales associées aux biens et aux services produits sur le territoire français, et non pas sur « l’empreinte carbone » totale, qui intègre, elle, les rejets carbonés générés dans d’autres pays par les biens et les services importés. La prise en compte de ces flux cachés accroît de près de moitié le bilan carbone réel de l’Hexagone. Alors qu’en s’en tenant aux émissions nationales, chaque Français est à l’origine de moins de 7 tonnes de CO2 par an, son empreinte carbone véritable est en fait supérieure à 10 tonnes. Un niveau identique à celui de... 1995.

   


Il y a donc urgence à inverser la courbe. La stratégie nationale bas carbone doit être révisée fin 2018 pour fixer, annonce le ministère, « une nouvelle trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre », compatible avec l’objectif de neutralité carbone au milieu du siècle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Gardien des libertés publiques et ardent défenseur des demandeurs d’asile, l’avocat et écrivain tape sur la loi asile-immigration, tout en conservant l’oreille du président de la République.
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François Sureau, la mauvaise conscience d’Emmanuel Macron


                      Gardien des libertés publiques et ardent défenseur des demandeurs d’asile, l’avocat et écrivain tape sur la loi asile-immigration, tout en conservant l’oreille du président de la République.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h15
    |

                            Pascale Nivelle








                              

                        
C’est une voix qu’Emmanuel Macron écoute, une voix de basse qui rassure et sermonne. Même au plus profond de la nuit, le président sait qu’un autre que lui veille, le seul qui lui tiendra le langage de vérité qui manque aux hôtes de l’Elysée. Depuis leur rencontre, du temps où Brigitte Macron enseignait à Saint-Louis-de-Gonzague, dit Franklin, le lycée des jésuites parisiens, le fil n’a jamais été rompu.
François Sureau, avocat et ancien élève, y avait inscrit ses enfants. Après quelques réunions parents-profs, elle l’a conduit à son mari, jeune conseiller de François Hollande à l’Elysée. L’entente a été immédiate. Dans le trentenaire hypermnésique, infatigable, inclassable politiquement, l’avocat a vu son double, quelques décennies plus tôt.
Et Macron a trouvé un socle dans cet humaniste au chic british. Leurs conversations sur l’histoire, la littérature, et parfois la politique, se sont prolongées à Bercy, puis dans les limbes du mouvement En marche !, dont François Sureau a rédigé les statuts au printemps 2016.
Depuis l’élection présidentielle, ils se téléphonent presque chaque jour. Mais le ton a récemment changé, moins complice et plus critique. Indigné par le projet de loi asile et immigration du gouvernement, choqué par le traitement infligé aux réfugiés en France, François Sureau ne mâche plus ses reproches publiquement.

Dans sa chronique hebdomadaire au journal La Croix, face aux micros qui se tendent de plus en plus souvent, ce défenseur des demandeurs d’asile retrouve sa voix de plaideur. Celle de l’invincible apôtre des droits de l’homme et des libertés publiques, qui s’était opposé, entre autre, au délit de consultation des sites terroristes, notamment lors d’une brillante plaidoirie devant le Conseil constitutionnel, le 31 janvier 2017.

Un an après, la même colère. « Les actes du ministre de l’intérieur m’ont rempli de honte, cingle-t-il. On ne peut pas faire de...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les représentants des surveillants de prison ont quitté mardi la table des négociations avec Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des prisons qui dure depuis neuf jours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/01/2018
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Nouvelle journée de blocage dans les prisons, les syndicats quittent les négociations avec la garde des sceaux

Les représentants des surveillants de prison ont quitté mardi la table des négociations avec Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des prisons qui dure depuis neuf jours.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 05h51
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h43
   





                        



   


Toujours pas de sortie de crise en vue. Les principaux syndicats de la pénitentiaire (UFAP, FO et CGT) ont quitté, mardi 23 janvier, la table des négociations avec la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et ont appelé à poursuivre le mouvement de blocage des établissements pénitentiaires, qui dure depuis neuf jours.
« Le gouvernement n’a pas pris conscience de l’ampleur » du mouvement dans les prisons, a affirmé Emmanuel Chambaud, secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA, syndicat majoritaire. FO et la CGT-Pénitentiaire ont également quitté les discussions qui avaient démarré vers 15 h 30 à la chancellerie.
Les questions de sécurité, d’emploi et de rémunération étaient au cœur de ces discussions. Depuis l’échec de premières négociations samedi, la ministre s’est investie personnellement dans ces discussions dans l’espoir d’éteindre cette vaste mobilisation, déclenchée par l’agression de surveillants dans la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) le 11 janvier et attisée, depuis, par une série d’autres incidents violents.
« Métier extrêmement difficile »
Une première rencontre lundi au ministère n’a pas permis d’aplanir les divergences avec les gardiens de prison, qui sont engagés dans leur plus grand mouvement de mobilisation en vingt-cinq ans. « C’est un métier extrêmement difficile », a reconnu la ministre à l’issue de cette rencontre, plaidant pour que des « résultats concrets » soient enregistrés « le plus rapidement possible » en faveur des personnels.
« Il y a des demandes qui seront faites par les syndicats, il y a des réponses qui seront faites par la ministre de la justice (…). Je pense qu’il y aura des réponses concrètes » mardi, a affirmé sur BFM-TV le porte-parole de la chancellerie, Youssef Badr, se disant « très optimiste » sur l’issue des négociations.
Les syndicats maintenaient toutefois une forte pression, portés par une journée de mobilisation massive lundi.
Au total, 130 des 188 prisons françaises ont été touchées à des degrés divers par le mouvement, selon la Direction de l’administration pénitentiaire. Pendant la journée, jusqu’à cinquante établissements ont été totalement bloqués dont quinze où les agents ont refusé de prendre leur service. Dans sept prisons, les forces de l’ordre ont dû remplacer des surveillants absents.

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« Rien de concret »
Les syndicats disent attendre plus d’engagements du gouvernement, notamment sur la question sensible des détenus islamistes et sur l’emploi. Le texte gouvernemental rejeté samedi par les personnels prévoyait la création de 1 100 postes sur quatre ans.
« Il n’y a absolument rien de concret. On demande des établissements spécialisés à taille humaine avec sécurité renforcée pour gérer les détenus djihadistes ou qui se radicalisent en prison. En termes d’emplois, [Mme Belloubet] nous dit qu’elle veut faire un effort sans nous donner les chiffres », a affirmé sur BFM-TV David Besson, secrétaire général adjoint de l’UFAP-UNSA Justice (majoritaire).
Par la voix de son secrétaire général, Emmanuel Baudin, le syndicat FO-Pénitentiaire a, lui, appelé à « amplifier » le mouvement. « Notre but est de trouver une solution. Nous voulons mettre la pression », a-t-il expliqué, appelant les gardiens à refuser de reprendre leur travail en « déposant » les clés.
Dans la prison corse de Borgo, théâtre d’une violente agression de deux gardiens vendredi, les surveillants ont choisi cette voie et refusent toujours de reprendre leur poste. En leur absence, ce sont les gendarmes qui continueront de gérer l’établissement. « On ne veut plus être considérés comme de simples porte-clés », résume Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.

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Pas de revalorisation statutaire
En réponse, Mme Belloubet promet que les négociations porteront non seulement sur « les créations d’emplois », « la sécurité des personnels » mais aussi sur « la question indemnitaire », une revendication des syndicats qui n’avait pas été abordée lors des précédentes réunions.
La ministre a toutefois semblé fermer la porte à une revalorisation statutaire défendue par les syndicats FO et CGT qui réclament le passage des surveillants de la catégorie C à B de la fonction publique. Sur l’emploi, elle a également affirmé ne « pas être certaine » de pouvoir aller au-delà des 1 100 créations de postes déjà promises.

Blocage des prisons : le gouvernement accepte la négociation de « mesures indemnitaires »
Alors que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, reçoit à nouveau les syndicats des surveillants de prison ce mardi pour mettre fin au blocage des prisons qui est entré dans son neuvième jour, le premier ministre, Edouard Philippe, s’est dit prêt à examiner des « mesures indemnitaires spécifiques et ciblées » en faveur du personnel pénitentiaire.
« C’est une manière d’améliorer l’attractivité des métiers pénitentiaires. C’est une manière de compenser un certain nombre de charges qui sont spécifiques aux surveillants pénitentiaires », a souligné le premier ministre devant l’Assemblée nationale.


Sur le terrain, la mobilisation s’accompagnait de quelques remous. Lundi, dans quatre établissements, des détenus ont momentanément refusé de regagner leurs cellules, notamment à Pau où ils entendaient protester contre l’annulation du temps de promenade. Deux nouvelles agressions de gardiens ont par ailleurs eu lieu dimanche à Longuenesse (Pas-de-Calais) et à Châteauroux.
Ces attaques à répétition alimentent la colère des quelque 28 000 gardiens qui jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée alors que les prisons souffrent d’une surpopulation chronique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Reçus par le premier ministre puis le président du Sénat, MM. Simeoni et Talamoni estiment que « l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse ».
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Déçus, les dirigeants corses appellent à « une grande manifestation populaire »

Reçus par le premier ministre puis le président du Sénat, MM. Simeoni et Talamoni estiment que « l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 18h16
   





                        



   


Les dirigeants nationalistes corses sont sortis déçus de leurs réunions avec le premier ministre, Edouard Philippe, puis avec le président du Sénat, Gérard Larcher. « Après nos entretiens avec le premier ministre et le président du Sénat, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prendre en compte la dimension politique de la question corse », ont réagi Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée corse, et Gilles Simeoni, le président de l’exécutif corse, sur leurs comptes Twitter. Ils appellent ainsi à tenir « une grande manifestation populaire dans les prochains jours ».
L’appel à la manifestation – dont la date n’a pas été précisée – survient à deux semaines de la visite du chef de l’Etat sur l’île, prévue le 6 février à l’occasion de la commémoration des vingt ans de l’assassinat du préfet Claude Erignac.

Après nos entretiens ac le Premier ministre & le Président du Sénat notre conviction est faite: l’Etat refuse de re… https://t.co/T80IruXSWb— JeanGuyTalamoni (@Jean-Guy Talamoni)


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Après nos entretiens d’hier et d’aujourd’hui, notre conviction est faite : l’Etat refuse de reconnaître et de prend… https://t.co/FhLMp9h3Gf— Gilles_Simeoni (@Gilles Simeoni)


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MM. Talamoni et Simeoni ont été reçus, lundi, à Matignon par Edouard Philippe. A leur sortie de la réunion, les deux hommes avaient estimé que le gouvernement restait ouvert sur la question constitutionnelle, tout en déplorant ne pas avoir eu de réponse précise à leurs revendications. Ils ont dit attendre la visite de M. Macron en Corse, le 6 février, espérant que celle-ci ait un volet « politique » et donne « le la » de l’exécutif sur le dossier corse.
Fin décembre, Emmanuel Macron s’est dit ouvert à d’« éventuelles évolutions », tout en précisant que celles-ci ne pourraient se faire que dans le respect de la Constitution.

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Les nationalistes demandent notamment l’instauration d’un statut de résident pour l’accès à la propriété, d’un statut fiscal dérogatoire, la reconnaissance du peuple corse et l’officialisation de sa langue, ainsi que le rapprochement puis l’amnistie des prisonniers dits politiques.
M. Larcher s’oppose au statut de résident
De son côté, M. Larcher (LR), qui les a reçus mardi, a assuré aux deux responsables corses que la Haute Assemblée « suivra avec attention » leurs travaux après la création d’une collectivité territoriale unique. Toutefois, a-t-il ajouté dans son communiqué, « si la spécificité insulaire de la Corse et son identité doivent être prises en considération, la République est une et indivisible. Le Sénat sera à la fois garant de l’unité nationale et initiateur de libertés nouvelles accordées à nos territoires. »
M. Larcher s’est également prononcé en faveur d’une évaluation de la loi de 2002 relative à la Corse qui permettait à la collectivité territoriale de Corse de faire des propositions d’adaptation des lois et règlements. « Ce mécanisme n’a pas fonctionné », a-t-il jugé.
Le Sénat, a-t-il dit, « est en faveur des démarches d’expérimentation, d’adaptation et de différenciation qui partent des réalités du terrain », et il examinera « avec attention, pour les collectivités à statut particulier comme la collectivité de Corse, la Ville de Paris ou la métropole de Lyon, les propositions tendant à modifier l’article 72 de la Constitution pour permettre un exercice différencié des compétences qui leur sont dévolues ».
En revanche, M. Larcher a réaffirmé son opposition au statut de résident et à la co-officialité de la langue corse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.
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Intempéries : vingt-trois départements en vigilance orange « pluies-inondations »

L’est et le sud-ouest de la France sont touchés par les inondations. A Paris, le RER C sera fermé mercredi.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 08h46
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h51
   





                        



   


Les conséquences des intempéries continuent en France, où les crues et les inondations menacent une partie du pays. Mardi 23 janvier, le Rhin pourrait sortir de son lit, la Seine est en crue et de nombreux champs sont inondés.
Vingt-trois départements ont été placés en vigilance orange inondation par Météo France mardi matin. Le Doubs et le Jura, qui étaient en vigilance rouge pour des risques de crues, sont rétrogradés en vigilance orange.
Vingt autres départements sont classés en vigilance orange « pluies-inondations » : l’Ain, le Rhône, le Doubs, l’Isère, le Jura, le Lot-et-Garonne, la Nièvre, l’Yonne, la Seine-et-Marne, Paris, la Haute-Marne, les Yvelines, le Val-d’Oise, l’Oise, ainsi que les départements de l’Eure, la Seine-Maritime, la Meuse, les Vosges, la Haute-Saône, la Loire.

   


A Paris, le RER C interrompu mercredi 
Dans la capitale, la préfecture de police appelle à la « vigilance », alors que la Seine doit poursuivre sa crue. « Des inondations importantes sont possibles, y compris dans les zones rarement inondées », « des coupures d’électricité plus ou moins longues » et « des phénomènes de rupture ou de débordement de digues peuvent se produire », a pour sa part mis en garde le service d’information Vigicrues.
Le tronçon central de la ligne C du RER sera fermé dans Paris à partir de mercredi à cause de la montée des eaux de la Seine, a annoncé la SNCF mardi. « Afin de garantir la sécurité des personnes et des installations », la SNCF va arrêter la circulation des trains à Avenue Henri-Martin depuis le nord, Javel depuis le sud-ouest et Paris-Austerlitz depuis le sud-est, précise la compagnie dans un communiqué. Sept gares intra-muros – Saint-Michel-Notre-Dame, Musée-d’Orsay, Invalides, Champ-de-Mars, Avenue-du-Président-Kennedy et Boulainvilliers – seront donc fermées « jusqu’à vendredi au moins » (Pont-de-l’Alma étant déjà fermée pour travaux).

Infotrafic #RERC : Mercredi 24 janvier : Trafic interrompu entre Javel et Paris Austerlitz et entre Avenue Henri Ma… https://t.co/Itt9OsBn6C— RERC_SNCF (@RER C TRANSILIEN)


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Lundi après-midi le niveau du fleuve continuait de monter, atteignant 4,57 m à 16 heures au pont d’Austerlitz. La crue de 2016 avait vu le niveau du fleuve monter à 6,10 mètres. « On s’attend à un pic de crue à la station [de mesure] du pont d’Austerlitz dans la journée de vendredi », a fait savoir Jean-Marc Dolmière, un des responsables de Vigicrues, qui prévoit « une crue équivalente à celle de juin 2016 ».
En montagne, les fortes précipitations se combinent à la fonte des neiges. C’est le cas en Isère, où les communes de Brangues et du Bouchage s’apprêtent à maintenir leurs écoles fermées mardi et des mesures de mise à l’abri provisoire des habitants dans une salle communale sont prévues en vue de la montée des eaux du Rhône.
A Sochaux, une usine PSA à l’arrêt
A Sochaux, dans le Doubs, l’usine PSA sera à l’arrêt mardi après-midi à cause de l’inondation de l’un de ses sous-traitants locaux, l’entreprise Faurecia à Mandeure, qui la fournit en pots d’échappement, a-t-on appris de source syndicale.
Le site PSA, proche d’un affluent du Doubs, n’est, en revanche, pas menacé d’inondation en ce moment grâce aux travaux de protection contre les crues réalisés par le passé, a-t-on précisé de source syndicale.
Risque d’avalanches à Chamonix
A Chamonix le domaine skiable réouvre peu à peu, la commune avait pris la décision de faire évacuer une centaine de chalets situés en contrebas de couloirs d’avalanches, ces mesures de sécurité ont été levées et quelques chalets seulement restent en confinement.
Le maire, Eric Fournier, avait estimé que les précipitations reçues étaient « de l’ordre de cinq mois tombés en quarante-cinq jours » ; une situation qui selon l’édile « arrive tous les quinze ans dans cette ampleur ». 
Surveillance du Rhin
Dans l’est de la France et en Alsace notamment, le Rhin est particulièrement surveillé, il pourrait déborder à cause de la fonte des neiges et des précipitations. Pour le désengorger si nécessaire, le polder d’Erstein (Bas-Rhin), une zone de rétention de crue pouvant stocker 7,8 millions de mètres cubes, était mis en sécurité, pour une éventuelle mise en eau mardi, a fait savoir la préfecture.
Dans le Calvados plusieurs milliers d’habitants ont été évacués « à titre préventif », et plusieurs routes départementales étaient fermées lundi soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Annoncées à l’aube à Los Angeles, les nominations résonnent des échos du mouvement #metoo, privilégiant des films donnant le premier rôle à une femme, écartant James Franco de la course.
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Nominations aux Oscars 2018 : les femmes en majesté, course en tête pour « La Forme de l’eau »

Annoncées à l’aube à Los Angeles, les nominations résonnent des échos du mouvement #metoo, privilégiant des films donnant le premier rôle à une femme, écartant James Franco de la course.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h46
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


Avec treize nominations, entre autres dans les principales catégories, La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro prend la tête dans la course aux Oscars. Ecartée de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère dès l’annonce de la présélection, la France sera quand même présente lors de la cérémonie du 4 mars puisque Agnès Varda a été nommée pour son documentaire Visages Villages, tout comme Alexandre Desplat, compositeur de la musique de La Forme de l’eau, Bruno Delbonnel, chef opérateur des Heures sombres, de Joe Wright et Emilie Georges, coproductrice, à travers la société Memento de Call Me By Your Name, de Luca Guadagnino, qui a récolté quatre nominations.

   


L’annonce des nominations par les acteurs Andy Serkis et Tiffany Haddish, au petit matin californien du mardi 23 janvier, a souvent résonné de l’écho du mouvement #metoo. Les membres de l’Academy of Motion Picture Arts and Science qui, chacun dans sa catégorie, choisissent leur nommé(e), ont mis en avant des films qui donnent le premier rôle à une femme : La Forme de l’eau (Sally Hawkins), Lady Bird, de Greta Gerwig (Saoirse Ronan), Pentagon Papers, de Steven Spielberg (Meryl Streep, qui reçoit ainsi sa 21e nomination), 3 Billboards, de Martin McDonagh (Frances McDormand) comptent parmi les prétendants à l’Oscar du meilleur film, et leurs interprètes sont toutes nommées dans la catégorie meilleure actrice.

        Lire le compte-rendu :
         

          Les Golden Globes célèbrent la « puissance des femmes »




   


James Franco et Kevin Spacey parmi les perdants
Au rang des perdants, on trouve James Franco, qui a fait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel immédiatement après avoir remporté un Golden Globe du meilleur acteur pour The Disaster Artist (qu’il a également réalisé). Il est absent de la liste des nommés aux Oscars et son film n’est distingué que dans la catégorie « scénario adapté ». Quant à Kevin Spacey, banni de Hollywood après de multiples accusations de harcèlement, il devra en plus voir son remplaçant dans le rôle de J. Paul Getty, Christopher Plummer, nommé à l’Oscar du second rôle masculin.

        Lire le récit :
         

          Kevin Spacey, un fantôme à Hollywood




        Lire aussi le portrait dans « M » :
         

          Christopher Plummer, l’homme qui a remplacé Kevin Spacey



La polémique #Oscarssowhite, qui, depuis 2016, pointait la sous-représentation des minorités dans la répartition des trophées, et s’est provisoirement conclue, en 2017, par le triomphe de Moonlight, ne devrait pas enfler cette année : Get Out, le premier film de Jordan Peele, est nommé dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur (catégorie dans laquelle Peele a pour rivale une autre débutante derrière la caméra, l’actrice Greta Gerwig avec Lady Bird) et meilleur acteur (pour la performance du Britannique Daniel Kaaluya). Dans cette catégorie, Denzel Washington a reçu sa neuvième nomination pour Roman J. Israel Esq., de Dan Gilroy. Mary J. Blige (pour Mudbound, de Dee Rees, film produit et diffusé par Netflix) et Octavia Spencer (La Forme de l’eau) sont en concurrence pour l’Oscar du second rôle féminin.

   


Greta Gerwig, cinquième femme nommée comme réalisatrice
Reste que la nomination de Greta Gerwig à l’Oscar du meilleur réalisateur n’est que la cinquième reçue par une femme (après Lina Wertmüller, Jane Campion, Sofia Coppola et Kathryn Bigelow, cette dernière restant la seule réalisatrice à avoir remporté le trophée). Quant à Rachel Morrison, elle est la première femme à pouvoir prétendre à l’Oscar de directrice de la photographie, pour Mudbound. Malgré les critiques élogieuses qui ont accueilli Wonder Woman à sa sortie, sa réalisatrice, Patty Jenkins, a été ignorée par les membres de l’AMPAS (qui, malgré un effort de diversification de la part de l’organisation, restent dans leur majorité, mâles, blancs et plus que quinquagénaires). Elle se consolera en constatant que Steven Spielberg a été aussi écarté de la catégorie (tout comme Tom Hanks, encensé pour son interprétation de Ben Bradlee dans Pentagon Papers, a été ignoré par ses collègues acteurs).

   


Si l’on classe les films par nombre de nominations reçues, on trouve, derrière La Forme de l’eau, 3 Billboards (neuf nominations) et Dunkerque, de Christopher Nolan (sept nominations). Comme d’accoutumée, les films à grand spectacle – Les Derniers Jedis, Blade Runner 2049, La Belle et la Bête, Les Gardiens de la galaxie 2 ou La Planète des singes, suprématie – concourent dans des catégories techniques, à l’exception du Logan, de James Mangold, qui décroche une nomination à l’Oscar de la meilleure adaptation.
Grosses entreprises américaines pour l’animation
Les longs-métrages d’animation nommés mêlent grosses entreprises américaines (Coco, Baby Boss, Ferdinand) et coproductions britanniques, avec la Pologne pour La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, avec le Canada pour Parvana, une enfance en Afghanistan, de Nora Twomey.
Dans la catégorie films en langue étrangère, les votants devront départager Une femme fantastique, de Sebastian Lelio (Chili) ; L’Insulte, de Ziad Doueiri (Liban) ; Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev (Russie) ; Corps et âme, d’Ildiko Enyedi (Hongrie) et la Palme d’or du dernier Festival de Cannes, The Square, de Ruben Östlund (Suède).
Sur le Web : www.oscars.org/oscars/ceremonies/2018



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.
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Le poète chilien Nicanor Parra est mort

Figure de la contre-culture, Nicanor Parra est mort, mardi, à l’âge de 103 ans.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h36
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            

Le Chilien Nicanor Parra, poète, artiste, enseignant, figure de la contre-culture, est mort à Las Cruces, à 120 km de Santiago du Chili, mardi 23 janvier, à l’âge de 103 ans.
Connu pour ses « antipoèmes » à l’apparente simplicité, il a longtemps incarné l’intellectuel en marge de toutes les chapelles et systèmes de pensée, en dépit de son engagement social et environnemental. « Je ne suis ni de droite ni de gauche, simplement je romps avec tout », écrit-il en 1972.
Nicanor Segundo Parra Sandoval est né le 5 septembre 1914, à San Fabian de Alico, au sud du Chili, dans une famille nombreuse et modeste, liée à la culture populaire. Il est le frère aîné de Violeta Parra, célèbre chanteuse et compositrice. Seul de la fratrie à faire des études supérieures, à l’université du Chili, à Santiago, il choisit les mathématiques et la physique, qu’il enseignera par la suite. Du point de vue littéraire, il est autodidacte.
« Poésie antidogmatique »
En 1937, son premier recueil, Cancionero sin nombre (« Chansonnier sans nom », non traduit), évoque le Romancero gitano, de Federico Garcia Lorca. Malgré un accueil favorable, le jeune provincial emprunte une autre voie, favorisée par les auteurs qu’il découvre à l’occasion de voyages aux Etats-Unis (1943) et en Grande-Bretagne (1949). Après Walt Whitman, les poètes anglais le stimulent, Kafka et la psychanalyse le bouleversent.
La poésie a valu au Chili deux prix Nobel de littérature, Gabriela Mistral (1889-1957) et Pablo Neruda (1904-1973). L’ombre lyrique et épique de ce dernier n’a pas écrasé les vocations. Les avant-gardes, transposées par Vicente Huidobro (1893-1948), et le surréalisme, représenté par le groupe Mandragora (1938-1952), trouvent des niches au pied de la cordillère.
Nicanor Parra, lui, défie les augures avec ses « antipoèmes », une « poésie antidogmatique ». Il resignifie « les mots de la tribu » grâce à un humour ravageur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.
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Jeff Sessions, premier membre de l’administration Trump auditionné dans l’enquête russe

C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 18h13
   





                        



   


L’attorney general américain (équivalent du ministre de la justice) Jeff Sessions a été entendu la semaine dernière par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller dans le cadre de l’enquête sur une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, rapporte le New York Times, mardi 23 janvier.
Un porte-parole du ministère de la justice a confirmé l’audition, mais a refusé de préciser la teneur des échanges entre M. Sessions et le bureau d’enquête dirigé par M. Mueller. C’est la première fois que l’audition d’un membre de l’administration Trump par les services de Robert Mueller est officialisée.
Jeff Sessions a renoncé à enquêter lui-même sur les soupçons de collusion de l’équipe de campagne de Donald Trump avec des personnalités russes après qu’il a été révélé par la presse qu’il avait lui-même rencontré à plusieurs reprises l’ambassadeur russe au cours de l’année 2016.

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre de l’affaire Trump-Russie, après les accusations de Bannon



Un proche de Trump
Mais certains le soupçonnent d’avoir continué en coulisses à tirer des ficelles, notamment en recommandant le renvoi en mai 2017 par M. Trump du chef du FBI, James Comey. C’était officiellement pour restaurer la « confiance » dans le FBI que Donald Trump a pris sa décision.
Pour la justifier, le président s’est appuyé sur un mémo sévère du ministre de la justice adjoint, Rod Rosenstein, dressant un réquisitoire sévère à propos de l’enquête conduite par M. Comey à propos de l’usage discrétionnaire par l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton d’un serveur privé quand elle était à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013).

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                Qui sont les proches de Trump soupçonnés d’« interactions » avec la Russie



Lors d’une audition publique au Sénat en juin 2017, M. Sessions avait dénoncé comme un « mensonge détestable » l’idée qu’il aurait pu être de connivence avec le gouvernement russe. Il a suscité la frustration des sénateurs de la commission du renseignement, en se réfugiant souvent derrière la prérogative lui permettant de conserver la confidentialité de ses discussions avec le président.
Le président Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer l’enquête russe comme une chasse aux sorcières, pourrait lui aussi prochainement répondre aux questions du procureur spécial.

   


Si l’ingérence de Moscou dans les élections – notamment sous forme de piratages informatiques ou de diffusion de fausses informations – ne fait aucun doute aux yeux des services de renseignement et de la majorité de la classe politique américaine, en revanche, aucune des enquêtes en cours – que ce soit celle menée par M. Mueller ou celles du Congrès – ne semble avoir, pour l’heure, permis de prouver une coopération délibérée entre l’équipe du candidat Trump et Moscou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Seize ans après la découverte, au Tchad, du crâne du plus ancien hominidé, son fémur n’a, très bizarrement, fait l’objet d’aucune publication scientifique…
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.
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L’année 2017 en France, marquée par la chaleur et le manque de précipitations

La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes », affirme Météo France.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h11
   





                        



   


« Grande douceur et peu de précipitations » : l’année 2017 a été la cinquième la plus chaude depuis 1900, a précisé Météo France, mardi 23 janvier.
Ces températures élevées associées à un fort déficit de précipitations font de 2017, « à l’instar de 2003, 2011 et 2015, une des années associant de manière remarquable chaleur et sécheresse sur la période 1959-2017 », commente ainsi Météo France dans son Bilan climatique 2017. La température moyenne annuelle de 13,4 °C a dépassé la normale de 0,8 °C, « plaçant 2017 au 5e rang des années les plus chaudes ».
Trois mois « particulièrement chauds »
Hormis « les mois de janvier et de septembre qui ont été plus frais que la normale », février, mars et juin ont été « particulièrement chauds », avec des températures en moyenne plus de 2 °C au-dessus des normales, et le printemps et l’été « ont même été les deuxièmes plus chauds jamais observés depuis 1900 ».
Plusieurs épisodes de forte chaleur ont, en particulier, été observés pendant l’été. Une vague de chaleur « remarquable par sa précocité et son intensité » a ainsi touché tout le pays mi-juin, avec un 21 juin qui s’est avéré la journée la plus chaude de l’été (moyenne de 26,4 °C). La Provence, la Côte d’Azur et la Corse ont subi une canicule fin juillet-début août, avec, par exemple, 43,1 °C atteints, le 5 août, à Saint-Christol-lès-Alès (Gard).
L’ensoleillement a été, de son côté, conforme à la normale sur la majeure partie du pays. Le soleil a été particulièrement « généreux » en avril et en octobre avec des records battus, notamment en octobre à Lyon (199 heures), à Bastia (247 heures) et Nice (263 heures).
Fort déficit de précipitations
En plus de cette chaleur, l’année 2017 a été marquée par un fort déficit de précipitations sur une grande partie du pays. « En moyenne sur la France, le déficit a dépassé 10 %, plaçant 2017 parmi les années les plus sèches sur la période 1959-2017 », note Météo France, qui souligne que ce déficit a dépassé 50 % en avril et octobre.
Chaleur et déficit pluviométrique ont causé « une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle » sur le Sud-Est et en Corse. De mai à novembre, les précipitations ont ainsi été « quasi absentes sur les régions méditerranéennes ».
Résultat : « En région Provence-Alpes-Côte d’Azur et sur le Gard, la pluviométrie cumulée entre mai et novembre a été la plus faible sur la période 1959-2017 avec un déficit moyen de plus de 60 %. »
Malgré tout, autre événement marquant de 2017, la Corse a enregistré des pluies intenses et des neiges abondantes en janvier et février. L’île a connu pendant l’hiver 2016-2017 un « enneigement record » sur les reliefs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le ministère public suédois a annoncé, mardi, que l’inventeur danois Peter Madsen a prémédité son geste.
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La journaliste suédoise Kim Wall a été violée avant d’être tuée à bord d’un sous-marin

Le ministère public suédois a annoncé, mardi, que l’inventeur danois Peter Madsen a prémédité son geste.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h23
   





                        


Soupçonné du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall à bord de son sous-marin en août, l’inventeur danois Peter Madsen était passé aux aveux en octobre 2017, reconnaissant avoir démembré son corps et l’avoir abandonné en mer. Mais il niait l’avoir tuée ou violée.
Le ministère public danois a annoncé, mardi 23 janvier, que M. Madsen a attaché et violé la journaliste avant de l’assassiner à bord du Nautilus, le submersible de 17 mètres qu’il a construit.

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                Affaire du Nautilus : Peter Madsen passe aux aveux



Un geste prémédité
Selon les procureurs, Peter Madsen a prémédité son geste en embarquant la scie, les tournevis et les liens qui ont été utilisés pour attacher, frapper, entailler et poignarder la jeune femme.
Les causes exactes de sa mort n’ont toujours pas été établies, mais le ministère public pense qu’elle est morte de strangulation ou après que ses veines ont été coupées. Peter Madsen a été inculpé, le 16 janvier, pour meurtre et agression sexuelle.
Des aveux successifs
Kim Wall, journaliste expérimentée de 30 ans, avait embarqué le soir du 10 août à bord du Nautilus avec Peter Madsen dans le cadre d’un reportage. Son compagnon, inquiet, avait signalé sa disparition le 11 août. Le même jour, Peter Madsen était secouru par les autorités danoises dans les eaux de l’Oresund, entre les côtes du Danemark et de la Suède, peu après le naufrage de son sous-marin, que les enquêteurs pensent qu’il l’a intentionnellement sabordé.

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                Affaire du « Nautilus » : qui est Peter Madsen, l’inventeur soupçonné de l’homicide d’une journaliste ?



Peter Madsen avait dans un premier temps affirmé avoir débarqué vivante la journaliste sur la pointe de l’île de Refshaleoen, à Copenhague, dans la soirée du 10 août. Il avait ensuite avoué le 21 août avoir jeté à la mer le corps de la journaliste après un accident, il niait toutefois avoir mutilé le cadavre.
Puis, en octobre, il avait reconnu avoir découpé son corps mais niait avoir tué la jeune femme : il affirmait que « Kim Wall est morte à la suite d’une intoxication au monoxyde de carbone dans le sous-marin, alors que lui se trouvait sur le pont ».
Peter Madsen est connu pour avoir construit plusieurs sous-marins privés. Le Nautilus, qui avec ses dix-huit mètres de long et ses 40 tonnes, est devenu, en 2008, le plus grand submersible privé au monde.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les talibans ont revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».
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Plusieurs Américains parmi les victimes de l’attaque de l’hôtel Intercontinental à Kaboul

Les talibans ont revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 16h23
   





                        



   


Des Américains figurent parmi les victimes de l’attaque par des talibans de l’hôtel Intercontinental pendant le week-end à Kaboul. « Nous pouvons confirmer qu’il y a des Américains parmi les tués et les blessés » dans cette attaque qui a frappé la capitale afghane, a déclaré un responsable du département d’Etat, sans faire état d’un bilan précis.
Onze victimes identifiées
Plus de 20 personnes, dont 14 étrangers, ont été tuées, selon un bilan officiel, dans l’attaque perpétrée par un commando de six talibans qui ont aussi été tués. Parmi les morts étrangers, onze d’entre eux ont été identifiés : sept Ukrainiens et deux Vénézuéliens travaillant pour la compagnie aérienne privée Kam Air, ainsi qu’un Kazakh et un ressortissant allemand.
L’attaque a débuté samedi soir quand les assaillants ont tiré à vue sur les clients dans la salle à manger, avant de forcer les chambres pour prendre des otages, parfois immédiatement abattus ou décapités. Ils ont aussi déclenché un incendie au quatrième étage qui a duré une bonne partie de la nuit.
Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a revendiqué l’opération dans un message affirmant que l’hôtel de luxe était « plein d’envahisseurs américains et d’autres nationalités ».
Une guerre qui ne suscite plus d’intérêt aux Etats-Unis
Les Etats-Unis sont impliqués depuis dix-sept ans dans ce conflit, le plus long de l’histoire des Etats-Unis et qui ne suscite plus un grand intérêt dans l’opinion publique américaine.
Le général John Nicholson, qui dirige les troupes américaines et celles de l’OTAN en Afghanistan, a affirmé fin novembre qu’il faudrait une nette augmentation des troupes américaines envoyées au front en Afghanistan, en soutien des forces afghanes, pour repousser les talibans en 2018.
La nouvelle stratégie du président américain, Donald Trump, pour l’Afghanistan, dévoilée en août, a déjà conduit à une nette augmentation des bombardements aériens, tandis qu’environ 3 000 militaires ont été envoyés en renfort.



                            


                        

                        


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Perquisitions au siège de la Fédération française de rugby et au domicile de Bernard Laporte

Une opération de police a été menée mardi matin dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de favoritisme visant Bernard Laporte, président de la fédération.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 16h08
    |

            Adrien Pécout








                        



   


L’affaire Laporte s’accélère. Des perquisitions étaient en cours dans la matinée du mardi 23 janvier au siège de la Fédération française de rugby (FFR), à Marcoussis, dans l’Essonne, ainsi qu’aux domiciles de Bernard Laporte, président de la FFR, et de l’homme d’affaires Mohed Altrad, président du club de Montpellier, ont révélé plusieurs médias ; des informations confirmées au Monde par des sources proches du dossier.
L’opération de police s’est déroulée dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de favoritisme visant Bernard Laporte. « Des scellés ont été placés dans les bureaux de la présidence », explique une personne présente à Marcoussis, où l’équipe de France a commencé depuis le début de semaine sa préparation au Tournoi des six nations.
« Il s’agit du passage obligé de toute enquête financière en France », veut relativiser Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de M. Laporte, domicilié à Paris.

        Lire aussi :
         

          le groupe Altrad, sponsor contesté du XV de France



Contrat personnel d’image
Cette enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique, a été ouverte par le Parquet national financier. Elle fait suite au signalement transmis, en décembre 2017, par l’inspection générale des services du ministère des sports, qui avait ouvert sa propre enquête interne quatre mois plus tôt.
Bernard Laporte est soupçonné d’avoir fait pression, au mois de juin 2017, pour réduire des sanctions disciplines contre le club de Montpellier, propriété du dirigeant Mohed Altrad, avec lequel le président de la FFR avait signé un contrat d’image estimé à 150 000 euros. Un contrat personnel auquel il a renoncé depuis que Le Journal du dimanche en a fait la révélation, en août 2017.
Spécialisé dans le matériel de construction, le groupe Altrad vient néanmoins de devenir le lucratif sponsor maillot du XV de France pour les cinq prochaines années, après avoir remporté, en janvier 2018, l’appel d’offres pour lequel il était le seul prétendant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Nommée le 6 janvier, Teresa Cheng, avocate de renommée internationale, est accusée de détenir des résidences aux « structures illégales ».
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A Hongkong, la ministre de la justice empêtrée dans un scandale immobilier

Nommée le 6 janvier, Teresa Cheng, avocate de renommée internationale, est accusée de détenir des résidences aux « structures illégales ».



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h44
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


La nouvelle ministre de la justice de Hongkong, Teresa Cheng, a beau être une avocate de renommée internationale, bardée de diplômes, de décorations et occupant de nombreuses fonctions en parallèle, elle n’en manque pas moins d’éloquence dans sa défense depuis sa nomination, le 6 janvier.
Le départ de son très impopulaire prédécesseur, Rimsky Yuen, réclamé de longue date par l’opposition prodémocratique, devait ouvrir une nouvelle période, apaisée, pour la justice et l’Etat de droit à Hongkong, dont l’autonomie est rudement mise à l’épreuve par les interventions de plus en plus intrusives de Pékin.
Le fiasco a commencé la veille de sa prise de fonctions quand le journal prodémocrate Apple Daily a commencé à sortir l’affaire des « agrandissements illégaux » de sa résidence principale (cave, piscine, terrasses). Face aux révélations de la presse, Teresa Cheng s’est « excusée du dérangement », mais a affirmé n’en rien savoir, évoquant son emploi du temps « très chargé » à l’époque de l’acquisition de cette propriété. Un essaim de drones a alors photographié sa maison sous tous les angles et fait apparaître des travaux parfaitement symétriques à ceux, également illégaux, de la maison voisine, qui appartient à son mari.
La chef de l’exécutif, Carrie Lam, qui comptait beaucoup sur sa nouvelle recrue, a maladroitement volé à son secours. Carrie Lam déclara notamment que le gouvernement de Hongkong était devenu une « cuisine tellement brûlante » qu’aucun chef ne voulait plus y travailler, insinuant que les Hongkongais peuvent déjà s’estimer chanceux qu’une avocate de l’envergure de Teresa Cheng accepte d’être leur ministre de la justice. « C’est une honte d’utiliser un tel argument. Il y a des dizaines de candidats parfaitement qualifiés pour ce poste », affirme un avocat du barreau qui se fait l’écho de la profession.
Circonstance aggravante
Depuis ce début difficile pour Mme Cheng, 59 ans, chaque jour a apporté un nouveau détail mettant en cause non seulement sa probité initiale mais aussi sa sincérité et sa capacité à gérer ce genre de crise. Lundi 22 janvier, un autre appartement de son patrimoine est apparu, avec lui aussi des « structures illégales ». Leur existence était d’ailleurs bien mentionnée dans le contrat d’achat signé par Teresa Cheng en personne. Elle aurait, en outre, acheté ce sixième bien immobilier comme « primo-accédant », ce qui lui permit d’économiser plusieurs millions de dollars hongkongais (700 000 euros) en taxes. Cette astuce est légale, car elle détient ses autres propriétés par le biais de sociétés et non en son nom propre, mais ce nouveau détail est venu illustrer le fossé qui existe entre les élites de Hongkong et l’immense majorité des habitants qui vivent en logements sociaux ou dans des petits espaces, le marché immobilier étant l’un des plus chers du monde.
En fait, près d’un logement sur quatre dispose d’une « structure illégale ». Les autorités n’ont jamais réussi à mettre de l’ordre dans cette dérive liée aux prix exorbitants de l’immobilier qui poussent à optimiser l’espace par tous les moyens possibles, notamment en construisant une pièce sur les toits ou en fermant un balcon pour en faire une pièce supplémentaire.
Circonstance aggravante pour Teresa Cheng, la nouvelle ministre de la justice est une ingénieure qualifiée et une avocate spécialisée dans la construction et les affaires immobilières. Elle a même publié un énorme recueil qui fait référence en la matière. Difficile de plaider l’ignorance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Spielberg centre le film sur le « Washington Post » qui n’a pas sorti l’affaire.
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« Pentagon Papers » : le « New York Times » rappelle « la vraie histoire » de son scoop

Spielberg centre le film sur le « Washington Post » qui n’a pas sorti l’affaire.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
23.01.2018 à 17h31
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Dans sa chronique, le journaliste du New York ­Times Jim Rutenberg a écrit ce que chacun pensait dans la maison sur Pentagon Papers, le film de Steven Spielberg qui porte le titre The Post aux Etats-Unis : « “The Post”, dont certains par ici estiment qu’il devrait plutôt s’appeler “The Times” »… Le réalisateur consacre en effet son film sur les fameux « Pentagon Papers » au ­Washington Post alors que c’est le New York Times qui sortit en premier le scoop et obtint logiquement le prix Pulitzer en 1972.

Le New York Times prend donc soin de rappeler « la vraie histoire » qui commença lorsqu’un ancien marine, Daniel Ellsberg, procura au journal le rapport du Pentagone révélant les mensonges des présidents américains sur la guerre au Vietnam. Une petite équipe de journalistes s’enferma à l’hôtel Hilton pour éplucher pendant des semaines les 7 000 pages de documents. Et le ­New York Times publia l’histoire, contre l’avis de ses avocats. « Nous nous sommes trouvés dans la position humiliante de devoir recopier la concurrence, écrivit plus tard Ben ­Bradlee, le directeur de la rédaction du Post – incarné à l’écran par Tom Hanks. Chaque paragraphe devait inclure une variation de l’expression “selon le New York ­Times”, chacun des mots étant douloureux, même si cela n’était visible que de nous. » Mais, trois jours plus tard, saisi par l’administration Nixon, un juge fédéral interdit au Times de poursuivre sa publication, laissant au Post la voie libre pour rattraper son retard.
Jim Rutenberg, journaliste : « Ceux qui ont vécu l’affaire sont un peu furieux, et ils ont le droit de l’être »
En apprenant, courant 2017, l’existence du projet de Spielberg, les vétérans du Times ont éclaté de colère : « Je trouve cela inconcevable. Ce film est une escroquerie », déclara, à 92 ans, James Greenfield, ancien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le Nordiste fait partie des cinq joueurs convoqués par Yannick Noah pour affronter les Néerlandais à Albertville, du 2 au 4 février.
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Coupe Davis : Pouille convoqué contre les Pays-Bas, 2018 sera la « dernière » saison de Noah

Le Nordiste fait partie des cinq joueurs convoqués par Yannick Noah pour affronter les Néerlandais à Albertville, du 2 au 4 février.



Le Monde
 |    23.01.2018 à 17h01
   





                        



   


Eliminé dès le premier tour à l’Open d’Australie, Lucas Pouille avait presque tiré un trait sur sa sélection en Coupe Davis, pour affronter les Pays-Bas. Le 18e mondial, vainqueur du point décisif en finale de l’édition 2017, fait pourtant partie du groupe de cinq joueurs convoqués par le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah.
Le Nordiste accompagnera Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut à Albertville (Savoie), où les tenants du titre recevront les Néerlandais, du 2 au 4 février.
« Depuis la finale contre la Belgique, Lucas [Pouille] n’a fait qu’un match, pas très bon. Mais c’est un joueur exemplaire dans l’équipe depuis deux ans », s’est justifié Yannick Noah. Prime à la fidélité pour le Nordiste, préféré à un Gaël Monfils pourtant vainqueur du tournoi de Doha en janvier. Ou, comme le dit Noah :
« Il est à la porte de l’équipe, mais il faut faire des choix. D’autres ont montré un attachement et un intérêt pour la Coupe Davis. »
« Trois ans, c’est pas mal »

   


Auteur d’un parcours de haute volée à Melbourne, où il a notamment écarté David Goffin (7e mondial), Julien Benneteau ne figure pas non plus dans la liste des Bleus. Une sanction de ses confidences livrées au journal L’Equipe, où il s’est épanché sur sa déception de ne pas avoir participé à la finale contre la Belgique, en novembre ? Noah le laisse entendre :
« Ce qui se passe dans les vestiaires doit y rester. Cet article a tout de même permis de voir que les joueurs n’étaient pas des machines et avaient des sentiments. »
Enfin, le capitaine de l’équipe de France a profité de la conférence de presse pour annoncer que cette campagne 2018 de Coupe Davis serait sa dernière, « quelle que soit l’issue de la saison. Trois ans, c’est pas mal, et j’ai d’autres projets de vie. La musique me manque. La chasse à la succession est lancée. »



                            


                        

                        

