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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’émission « Capital » diffusée par M6 dimanche, qui dénonçait la « facture du train de vie » de l’Etat, a fait réagir de nombreux députés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Salaires, frais, réceptions… Trois idées reçues sur les députés

L’émission « Capital » diffusée par M6 dimanche, qui dénonçait la « facture du train de vie » de l’Etat, a fait réagir de nombreux députés.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 18h03
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h39
    |

            Mathilde Damgé








                        


Intitulée « Train de vie de l’Etat : la facture va-t-elle enfin baisser ? », l’émission « Capital » diffusée par M6 le 21 janvier a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment de la part de députés, mis en cause à plusieurs reprises, et qui critiquent de nombreuses inexactitudes et exagérations.

#capital
— auroreberge (@Aurore Bergé)


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Annonçant des « révélations sur le budget de l’Etat », l’émission dominicale met en réalité en scène des informations déjà mises à la disposition du public, réunies sur le site de l’Assemblée nationale. S’il existe des zones d’ombre regrettables sur l’utilisation des deniers publics par les députés, la plupart des faits exposés dans l’émission sont tout à fait connus.
1. Le salaire et les frais des députés
Une capture d’écran du reportage a beaucoup circulé, laissant croire qu’un député empochait 24 000 euros par mois.

Morandini Zap: Capital révèle qu'un député français touche en réalité une dotation de... 24.000 euros par mois !… https://t.co/rtBzi8sOBS— morandiniblog (@Jean Marc Morandini)


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Cette image prête à confusion car elle mélange plusieurs indemnités et crédits, qui n’arrivent pas tous, loin s’en faut, dans la poche des élus. Le président de l’Assemblée nationale a déploré que « le reportage procède par amalgames en assimilant l’indemnité que perçoivent les députés – dont le montant n’a pas évolué depuis dix ans – et les moyens qui leur sont accordés pour travailler (avance sur frais de mandats justifiés et désormais contrôlés, salaires des collaborateurs, équipement informatique, frais d’affranchissements, etc.). »
Depuis le 1er février 2017, détaille le site du Palais-Bourbon, les indemnités mensuelles brutes des députés sont de :
– indemnité de base : 5 599,80 euros ;
– indemnité de résidence : 167,99 euros ;
– indemnité de fonction : 1 441,95 euros.
Au total, un montant brut mensuel de : 7 209,74 euros, ce qui fait environ 5 500 euros net de rémunération.
En outre, contrairement à ce qu’affirme l’émission, chaque député ne peut pas faire ce qu’il veut avec ses frais professionnels. L’avance de frais de mandat (l’ancienne indemnité représentative de frais de mandat), d’un montant de 5 373 euros mensuels, ne permet plus, depuis 2015 et une série de scandales, l’achat d’une permanence ou de tout bien immobilier. Et, outre l’obligation d’avoir un compte bancaire spécial, distinct de son compte personnel, pour cette avance, celle-ci doit être reversée à l’Assemblée nationale si elle n’est pas utilisée en intégralité.
« Le contrôle sera basé sur un tirage aléatoire, de façon à ce que les frais de mandat de chaque député soient contrôlés au moins une fois au cours de la législature », précise encore la présidence de l’Assemblée.

#capital Non les députés ne gèrent pas leurs frais de mandat comme ils l’entendent ▶️ Nous avons posé des règles cl… https://t.co/Yi8u61CqFY— lauriannerossi (@Laurianne Rossi)


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Si les élus pouvaient effectivement à une époque conserver le reliquat de certains crédits, cela concernait l’enveloppe destinée à rétribuer leurs collaborateurs (9 168 euros par mois) et dans la limite d’un plafond très limité : au maximum 5 958 euros par an, soit moins de 6 % de l’enveloppe totale. Cette pratique a été définitivement interdite au 1er janvier 2013.
2. Le coût de l’Assemblée
« C’est l’institution la plus chère de France, près de six fois plus que la présidence de la République… », affirme « Capital » dans un second temps.
Les dépenses de fonctionnement de l’Assemblée nationale s’élèvent à environ 506 millions d’euros. C’est en effet l’institution la plus chère de France, près de cinq (et non six) fois plus que la présidence de la République… mais pour une raison simple : elle finance l’activité de 577 élus. A titre de comparaison, et sans même parler de l’Elysée et de son unique élu, le Sénat n’a que 384 sénateurs et sénatrices. Il emploie par ailleurs autant de fonctionnaires que l’Assemblée (environ 1 150 au 1er janvier 2017).
L’Assemblée décide seule de son budget et de son train de vie et n’a de compte à rendre à personne, affirme le documentaire de « Capital ». Certes, c’est « un principe de base, l’autonomie financière de chacune des assemblées parlementaires, qui lui-même procède du principe plus général de séparation des pouvoirs ». Mais cela ne revient pas à dire que l’Assemblée n’a pas de comptes à rendre.
Chaque année, une commission composée des questeurs des deux assemblées (nationale et Sénat) et présidée par un membre de la Cour des comptes (qui doit certifier les comptes en fin d’année) décide du montant nécessaire à leur fonctionnement. Les assemblées gèrent ensuite leur budget comme elles l’entendent, mais ce dernier est contrôlé en interne par quinze députés désignés à la représentation proportionnelle des groupes politiques. Ils établissent chaque année un rapport qui est rendu public.
3. Les réceptions « grandioses »
Enfin, le magazine souligne le faste déployé pour la réception du président libanais Michel Aoun : « Il est sans doute loin d’imaginer le travail accompli en coulisses pour lui préparer un déjeuner plus que parfait. »
C’est justement l’objectif du protocole républicain. L’accueil d’un chef d’Etat ou d’un responsable politique important peut sembler impressionnant aux citoyens. Mais le protocole a une fonction bien précise : assurer la représentation de l’institution au niveau national et international, du dépôt de gerbes et de l’inauguration de plaques à une mission à l’étranger. « Longtemps destiné à sacraliser le pouvoir politique (…), le protocole reflète la permanence et l’unité de l’Etat », résume le ministère des affaires étrangères.
Au Palais-Bourbon, une division de neuf fonctionnaires est consacrée à la « gestion protocolaire », mais elle peut faire appel de façon transversale à d’autres services de l’Assemblée nationale, ce qui expliquerait la difficulté de trouver un chiffre précis concernant ses lignes budgétaires. Les dépenses sont toutefois surveillées de près, assure l’Assemblée : la division est chargée « de conseiller les fonctionnaires responsables de l’emploi des fonds et de vérifier les comptes que ces derniers rendent à l’issue de la mission ou de la réception ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.
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La flambée de l’immobilier creuse les inégalités en Europe

En France, le coût du logement est excessif dans le budget de 20 % des locataires et de 29,4 % des propriétaires.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h04
    |

            Jérôme Porier








                        



   


L’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) a publié le 21 janvier une étude sur le logement en Europe, réalisée à partir de chiffres collectés en 2016. Premier constat, les prix immobiliers ont augmenté quasiment partout en Europe cette année-là en raison d’une hausse de la demande de logements, conséquence de taux historiquement bas et d’une amélioration de la conjoncture économique depuis 2014.
Le renchérissement de l’immobilier est en grande partie responsable de la hausse des inégalités partout en Europe. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la part des dépenses consacrée par les foyers à leur logement (loyer, crédit, charges…) dans leur budget a ainsi augmenté de 20,3 % en 2000 à 24,4 % en 2016. La France figure parmi les pays où ce niveau est le plus élevé : 26,4 % en 2016 contre 23,2 % en 2000.

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                La laborieuse mise en place de la baisse des APL



Malgré des conditions d’emprunt avantageuses, la hausse des prix a affecté la solvabilité des ménages modestes. Un nombre croissant d’habitants sacrifient plus de 40 % de leur budget au logement, atteignant donc un « coût excessif », selon la norme internationale.
Dans les pays de l’OCDE, 15 % des locataires et 10 % des propriétaires, avec un prêt en cours, sont dans cette situation de « coût excessif ». En France, 20 % des locataires et 29,4 % des propriétaires sont dans une telle situation.

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Le marché européen de l’immobilier résidentiel, explique l’IEIF, est particulièrement sensible aux variables économiques comme la croissance économique et le niveau des taux d’intérêt. La corrélation entre la croissance des prix résidentiels dans l’Union européenne et celle du PIB atteint même 83 % au cours des dix dernières années (source : Deloitte).
« Ces variables conditionnent le pouvoir d’achat des ménages et leur niveau de confiance. Ils anticipent l’évolution des prix selon le contexte plus ou moins favorable de l’environnement économique. Malgré la reprise, les niveaux tendanciellement attendus de la croissance du PIB, devraient limiter l’inflation des prix des logements à moyen terme au niveau national », estime Charles-Henri de Marignan, responsable du pôle immobilier direct à l’IEIF.
Selon cet organisme de recherche indépendant, les politiques monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et des autres banques centrales de l’Union européenne (UE) ne devraient donc pas imposer de tour de vis monétaire brutal en 2018, ce qui permettra d’éviter un effondrement de la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Agé de 79 ans, Jean-Claude Gaudin est devenu maire de Marseille pour la première fois en 1995 et a été réélu pour un quatrième mandat en 2014 face au socialiste Patrick Mennucci.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Jean-Claude Gaudin confirme qu’il ne briguera pas un cinquième mandat à la mairie de Marseille

Agé de 79 ans, Jean-Claude Gaudin est devenu maire de Marseille pour la première fois en 1995 et a été réélu pour un quatrième mandat en 2014 face au socialiste Patrick Mennucci.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h32
   





                        



   


Vers la fin de l’ère Jean-Claude Gaudin à Marseille. L’édile, qui en est à son quatrième mandat à la tête de la cité phocéenne, a confirmé sur son compte Twitter lundi 22 janvier qu’il ne se représenterait pas aux élections municipales de 2020.

Je ne me représenterai pas ni aux Municipales de 2020 ni à la Métropole— jcgaudin (@Jean-Claude GAUDIN)


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Aujourd’hui âgé de 79 ans, Jean-Claude Gaudin est devenu maire de Marseille pour la première fois en 1995 et a été réélu pour un quatrième mandat en 2014 face au socialiste Patrick Mennucci. Touché par la loi sur le non cumul des mandats, le texte de 2014 interdisant aux parlementaires de cumuler leurs fonctions avec un mandat exécutif local, il a démissionné l’an dernier de son mandat de sénateur.

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                Dans la droite marseillaise, l’après-Gaudin a commencé



L’hypothèse Castaner
Le sénateur Bruno Gilles et la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, sont donnés favoris pour lui succéder à la mairie et à la métropole Aix-Marseille-Provence. M. Gaudin a d’ailleurs évoqué cette dernière dans un autre Tweet :
« A la Métropole Martine Vassal a souvent dit qu’elle souhaiterait me remplacer en 2020. Elle a d’ailleurs toutes les qualités nécessaires pour occuper cette fonction difficile. »

        Lire aussi :
         

                La rumeur sur l’« affection » de Castaner pour la mairie de Marseille



Une autre hypothèse a pris de l’épaisseur ces dernières semaines : la candidature du nouveau patron de La République en marche, Christophe Castaner. Ce dernier connaît bien le contexte local. Il a été vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et s’était présenté aux élections régionales de 2015 sous l’étiquette du Parti socialiste. Il avait alors été contraint de se retirer entre les deux tours pour faire échec à la frontiste Marion Maréchal-Le Pen, face à Christian Estrosi (Les Républicains).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Economistes et chefs d’entreprise prennent position pour ou contre le projet de modification du statut juridique des sociétés dans le code civil.
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Retrouvez nos tribunes sur « l’objet social de l’entreprise »

Economistes et chefs d’entreprise prennent position pour ou contre le projet de modification du statut juridique des sociétés dans le code civil.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 15h54
   





                        



                                


                            

Faut-il ou non intégrer la responsabilité sociale et environnementale dans le cadre juridique qui définit l’« objet » des sociétés à but lucratif ? Ou au moins en laisser la possibilité aux associés qui le souhaitent ?
Dès le 18 octobre 2017, lors du Club de l’économie où il était invité au Monde, le ministre de l’économie Bruno Le Maire avait indiqué qu’une réforme de « l’objet social de l’entreprise » serait l’une des propositions du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), projet de loi qu’il entend présenter au printemps. Il l’a répété lors de la présentation du pacte aux partenaires sociaux, le 23 octobre 2017.
A la demande de Bercy, un groupe de travail dirigé par le député Stanislas Guerini (député LRM) et par Agnès Touraine, présidente de l’Institut français des administrateurs (IFA), a remis le 21 décembre 2017 des propositions sur le sujet après avoir audité des chercheurs, comme Armand Hatchuel et Blanche Segrestin (Mines ParisTech), parmi les inspirateurs du concept « d’entreprise à mission », ou des entrepreneurs comme Antoine Frérot, PDG de Veolia, militant de cette cause depuis plusieurs années.
Une mission interministérielle sur le sujet
Le 11 décembre 2017, le ministre de l’environnement, Nicolas Hulot, avait repris l’idée lors d’un discours au siège du Medef devant de nombreux chefs d’entreprises réunis à l’occasion du One Planet Summit, suscitant de fortes réactions.
Pas moins de quatre ministres (économie, environnement, travail et justice) étaient présents lors du lancement, le 5 janvier, d’une mission interministérielle sur le sujet, dont la coordination a été confiée à Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de l’agence de notation sociale Vigeo Eiris et à Jean-Dominique Senard, patron de Michelin.
Or, économistes, experts et chefs d’entreprise restent très divisés sur la question, comme le montrent les tribunes et chroniques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.
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Présidence de Radio France : le CSA rendra sa décision à la fin du mois

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait se prononcer sur le maintien ou non de Mathieu Gallet à la tête de Radio France, le 31 janvier.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 16h20
   





                        



   


Le sort de Mathieu Gallet à la présidence de Radio France sera connu mercredi 31 janvier, date à laquelle le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait annoncer sa décision, dans le cadre de la procédure qu’il a lancée mercredi 17 janvier à son encontre.
Cette procédure, prévue par la loi (le CSA ayant pouvoir de nommer et de révoquer les présidents de l’audiovisuel public), a été lancée à la suite de la condamnation de M. Gallet, le 15 janvier, à 20 000 euros d’amende et un an de prison avec sursis pour « favoritisme » lorsque celui-ci présidait l’Institut national de l’audiovisuel, entre 2010 et 2014. M. Gallet a depuis annoncé faire appel.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait appelé le CSA, le 17 janvier, à « tirer les conséquences » du jugement, estimant qu’un « dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable ». Le président du CSA, Olivier Schrameck, avait souligné fin novembre qu’une éventuelle condamnation du patron de Radio France constituerait une situation qui n’avait « pas de précédent ».

        Lire :
         

          L’exécutif met le CSA en difficulté



Entre-temps, les sept membres du CSA auditionneront Mathieu Gallet, le lundi 29 janvier à 11 heures. Le régulateur précise qu’il prendra connaissance des contributions écrites qui lui seraient adressées avant ce mercredi, pour qu’elles soient transmises à Mathieu Gallet dès réception. Le vote du 31 janvier devrait se dérouler à la majorité simple.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Eric Campos, directeur de la Fondation Grameen Crédit agricole, estime que le modèle de l’entreprise sociale est une des voix du capitalisme, portant la parole de « ceux qui désirent découvrir les sources d’un entrepreneuriat utile ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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« L’utilité sociale doit pouvoir être comptabilisée dans les revenus et le bilan financier de l’entreprise »

Dans une tribune au « Monde », Eric Campos, directeur de la Fondation Grameen Crédit agricole, estime que le modèle de l’entreprise sociale est une des voix du capitalisme, portant la parole de « ceux qui désirent découvrir les sources d’un entrepreneuriat utile ».



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h23
    |

Eric Campos (Directeur général de la Fondation Grameen Crédit Agricole)







                        



                                


                            
Tribune. La moitié du patrimoine économique mondial est détenu par 1 % de la population. La concentration de la richesse entre les mains de quelques-uns continue de s’accélérer. Ce constat, sévère et indécent, remet en question un fondement de nos croyances économiques et sociales : non, la loi des marchés n’aboutit pas à un équilibre naturellement équitable ; non, la somme des intérêts particuliers ne converge pas vers le meilleur intérêt général possible.
Nous ne pouvons plus échapper au questionnement des conséquences environnementales et sociales de notre machine à créer de la richesse
Rendre les riches plus riches ne profite pas au plus grand nombre, le soi-disant effet de « ruissellement » ne fonctionne pas autant qu’on l’imagine. Si le produit du capital bénéficie en premier chef à celui qui en détient la propriété, alors la croissance ne sera jamais répartie équitablement entre toutes les parties prenantes. Cette primauté propre au capitalisme moderne a signé une longue ère de développement économique, mais celle-ci a surtout été permise par l’exploitation de ressources épuisables. Ce temps s’achève. Nous ne pouvons plus échapper au questionnement des conséquences environnementales et sociales de notre machine à créer de la richesse.
Théorisé par le Professeur Yunus, prix Nobel de la Paix 2006, le « social business », modèle d’entreprise ou l’utilité sociale prime sur le rendement du capital investi, est expérimenté en tant que tel depuis une dizaine d’années. En France, ce modèle existe également. Dans l’ancien paradigme économique, où l’individualisme était triomphant et la précarisation généralisée sa conséquence, la rencontre entre performances financière et sociale résonnait comme une contradiction, un paradoxe, une lubie d’idéaliste. Pourtant, leur rencontre, aussi singulière soit-elle, est une voie d’avenir pour repenser et redéfinir un capitalisme plus responsable et une économie volontairement inclusive.
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<article-nb="2018/01/22/19-7">
<filnamedate="20180122"><AAMM="201801"><AAMMJJ="20180122"><AAMMJJHH="2018012219">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Pour compenser des peines de plus en plus nombreuses, on a dû permettre aux détenus de n’en purger qu’une partie. Le magistrat Jean de Maillard décrit, dans une tribune au « Monde », un système devenu ubuesque.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Il y a un bogue dans le logiciel judiciaire, qui tourne en boucle indéfiniment »

Pour compenser des peines de plus en plus nombreuses, on a dû permettre aux détenus de n’en purger qu’une partie. Le magistrat Jean de Maillard décrit, dans une tribune au « Monde », un système devenu ubuesque.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 13h36
    |

Jean de Maillard (Magistrat honoraire, membre du conseil national d'Unité Magistrats-Syndicat national des magistrats Force ouvrière)







                        



                                


                            
Tribune. On lie souvent la question des prisons à celle des chiffres de l’emprisonnement. Mais il y en a d’autres. D’abord la population française a augmenté de plus de 10 % entre 2000 et 2016 : il serait surprenant que les chiffres de la délinquance ne s’en soient pas ressentis. Il y a aussi ceux qui concernent l’activité judiciaire : dans la même période, le nombre d’« affaires poursuivables » (faits caractérisés, auteurs identifiés), a augmenté de 17,5 % et celui des condamnations prononcées pour crimes et délits (auxquelles on ajoute les compositions pénales, sortes de semi-condamnations imaginées pour aller plus vite) de plus de 50 %. Ce pourcentage, à lui seul, intrigue : il signifie que les juridictions sont soumises à un train d’enfer. Mais pourquoi et par qui ?
la justice est un récipient comme un autre, qui déborde au-delà de certaines limites
Ce sont les parquets qui fournissent aux juridictions pénales le gros des troupes à juger et la politique pénale est du ressort du garde des sceaux : tous les gouvernements de la Ve République ont toujours revendiqué cette prérogative et M. Macron vient de rappeler qu’il l’assumait pleinement et n’entendait rien y changer. Dont acte. L’orientation pénale qui s’est dessinée à partir des années 2000 repose ainsi sur une doctrine qui est aujourd’hui scrupuleusement observée par les parquets : celle du « traitement en temps réel des procédures » (TTR) et de la « réponse pénale systématique ».
On a voulu des poursuites rapides, c’est-à-dire des enquêtes abrégées (pour ne pas dire plus), et des poursuites exhaustives pour ne pas laisser les délinquants dans l’idée d’impunité. Sauf que la justice est un récipient comme un autre, qui déborde au-delà de certaines limites. Il en va de même des prisons. Les places de prison ont augmenté de 19,5 % depuis 2000, mais c’était insuffisant pour absorber le flux des entrées en détention, qui s’est accru de plus de 30 %. Haro donc sur les juges,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Jean-Charles Simon, candidat à la présidence du Medef, rejette le principe d’une modification de l’objet social de l’entreprise défini par le Code civil.
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« Contraindre a priori l’objet social de l’entreprise serait une forme de prohibition par de nouvelles ligues de vertu »

Dans une tribune au « Monde », Jean-Charles Simon, candidat à la présidence du Medef, rejette le principe d’une modification de l’objet social de l’entreprise défini par le Code civil.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 13h00
    |

Jean-Charles Simon (Economiste)







                        



                                


                            
Tribune. C’est une forme de marronnier dans le rapport des politiques français à l’entreprise. A intervalles réguliers, ils éprouvent le besoin d’en faire un problème ou au moins un sujet. Alors qu’ils semblent avoir la plus grande peine du monde à réformer un tant soit peu ce qui devrait être leur obsession, la sphère publique, ils viennent morigéner les entreprises sur leur fonctionnement et leurs impacts. Tantôt c’est le partage de la valeur ajoutée ou des profits qui est stigmatisé. Parfois, c’est la gouvernance des entreprises qui est critiquée. Ou encore l’entreprise est-elle réprimandée en raison des conséquences des activités économiques sur la santé, la cohésion sociale ou l’environnement.
notre Code civil fait de l’entreprise un projet dont les associés sont libres dès lors qu’il est licite
Aucun de ces débats n’est illégitime et, de par son importance, il est tout à fait normal que l’entreprise soit au centre de nombreuses études et réflexions. Mais il est en revanche fâcheux et souvent dangereux d’en faire un instrument de tactique politique. En mettant en cause la finalité de l’entreprise, le gouvernement semble emprunter ce chemin. Comme s’il fallait, après l’épisode des ordonnances sur le droit du travail ou l’allégement de prélèvements sur le capital, donner des gages en admonestant et en contraignant un peu plus les entreprises de France.
Ainsi, notre Code civil fait de l’entreprise un projet dont les associés sont libres dès lors qu’il est licite. C’est la clé de voûte d’une économie de marché. Sans cette liberté, il n’est pas possible de chercher à innover, à investir, à recruter pour faire croître l’économie, répondre à des besoins ou offrir de nouveaux biens et services, optimiser l’allocation des ressources en capital et en travail, et donc la croissance. Certains voudraient que l’entreprise ne soit pas seulement licite, mais aussi morale ou vertueuse, notions qu’ils définissent eux-mêmes… en toute subjectivité.
L’Etat...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le président de la République s’exprimait devant la Cour des comptes lors de l’audience solennelle de rentrée.
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Emmanuel Macron souhaite finaliser la réforme des retraites en 2019

Le président de la République s’exprimait devant la Cour des comptes lors de l’audience solennelle de rentrée.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 14h50
   





                        



   


Le président de la République s’est exprimé, lundi 22 janvier, devant la Cour des comptes, lors de l’audience solennelle de rentrée de l’institution supérieure de contrôle chargée de vérifier l’emploi des fonds publics.
En préambule, le président de la cour, Didier Migaud avait prévenu le président de la République que l’amélioration actuelle des finances publiques ne devait pas « faire illusion ». « Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d’ampleur structurelle devront être mises en œuvre sans retard », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Les hauts fonctionnaires des finances publiques trop payés selon la Cour des comptes



Le chef de l’Etat a confirmé quant à lui les objectifs financiers de son quinquennat et a pris quelques engagements :
Dépense publiques et impôts
Le chef de l’Etat s’est à nouveau engagé à baisser de trois points de produit intérieur brut la dépense publique et de cinq points la dette publique, tout en baissant les prélèvements obligatoires d’un point.
Le texte de la réforme des retraites finalisé en 2019
Les travaux sur la réforme des retraites, qui doit simplifier le système français, ont commencé, a souligné Emmanuel Macron, avant de préciser son horizon pour finaliser cette réforme, soit l’été 2019.
Ces derniers mois, M. Macron a fait valoir que cette transformation a vocation à entrer en vigueur à un horizon de dix ans et qu’elle ne participera pas au redressement des comptes publics à court terme.
Elle devra permettre « de passer des 37 régimes de retraite actuels à un régime simplifié et lisible », a-t-il ajouté, lundi, sans entrer dans les détails.
Le président français a également fait savoir qu’après une réunion interministérielle le mois prochain, il sera rendu compte chaque semaine en conseil des ministres des actions pour transformer l’action publique, ministère par ministère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.
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Edouard Philippe débranche l’Exposition universelle

Le retrait de la candidature française fait planer un doute sur le calendrier de mise en service de la ligne 18 du métro.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 15h30
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

La France accueillera la Coupe du monde de rugby en 2023, les Jeux olympiques en 2024 mais pas l’Exposition universelle en 2025. Edouard Philippe a pris la décision de retirer la candidature tricolore pourtant déposée par l’Etat en septembre avec le sceau présidentiel d’Emmanuel Macron. Dans le contexte de « redressement de nos finances publiques », il s’agit de ne pas « grever l’avenir (…) d’engagements supplémentaires non maîtrisés », écrit le premier ministre dans une lettre adressée samedi 20 janvier au délégué interministériel chargé du dossier, Pascal Lamy, révélée par Le Journal du dimanche dans son édition du 21 janvier.
Si « les faiblesses structurelles » du dossier sont l’unique raison invoquée dans la missive de Matignon, elles ne sont pas le seul motif du retrait. Le projet de métro Grand Paris Express, qui prévoit 200 kilomètres de nouvelles lignes en lle-de France, connaît une dérive des coûts telle que M. Philippe pourrait annoncer en milieu de semaine un étalement du calendrier. Le premier ministre a sur son bureau un rapport du préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, qui suggère de reporter de 2025 à 2030 la date de mise en service de la ligne 18 qui devait desservir notamment le plateau de Saclay (Essonne), site choisi pour accueillir l’Exposition.

En renonçant à l’Exposition, le chef du gouvernement lève un gros obstacle au décalage éventuel de la date de livraison du métro. Il est vrai aussi qu’il n’a jamais adhéré au dossier de l’Exposition universelle. Matignon a même tenté d’empêcher que la France dépose sa candidature.
Refus du principe d’un emprunt gagé par l’Etat
Depuis 2011, Jean- Christophe Fromantin, maire (divers droite) de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à l’origine du projet, prétend financer l’événement grâce à la vente des billets et aux retombées commerciales. Dans son schéma initial, l’Etat devait uniquement se porter garant d’un emprunt remboursé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Jean-Raphaël Sandri, le candidat de Marine Le Pen, et Sophie Montel, la vice-présidente du parti de Florian Philippot, s’affrontent lors de la législative partielle des 28 janvier et 4 février.
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Entre le Front national et Les Patriotes, le duel de Belfort

Jean-Raphaël Sandri, le candidat de Marine Le Pen, et Sophie Montel, la vice-présidente du parti de Florian Philippot, s’affrontent lors de la législative partielle des 28 janvier et 4 février.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 11h34
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Belfort)








                        



                                


                            

Voilà bien longtemps que Marine Le Pen et Florian Philippot ne s’étaient retrouvés côte à côte. Sur les panneaux électoraux de la première circonscription du territoire de Belfort, leurs anciens sourires complices s’exposent en parallèle. Le hasard du tirage au sort a placé les affiches de leurs candidats à la législative partielle l’une à côté de l’autre. Au numéro 7, Sophie Montel, vice-présidente des Patriotes. « Avec le soutien de Florian Philippot », précise le poster. A sa gauche, Jean-Raphaël Sandri « avec Marine », la flamme et la griffe « FN ». Les ex-inséparables sont désormais adversaires.
Alors, lorsque Florian Philippot a annoncé son intention de venir soutenir Sophie Montel dans les rues de Belfort, ce samedi 20 janvier, le candidat frontiste confie avoir « organisé quelque chose, un peu exprès », le même jour. Gilbert Collard a accepté de se prêter au jeu. Tournée éclair des commerces, quelques clichés, quelques télés et un dîner militant avec en invité vedette le député frontiste du Gard : à une semaine du premier tour du 28 janvier, la riposte était installée.
Sophie Montel, elle, a commencé sa virée sans son ténor, sous la pluie et les aboiements des chiens abandonnés. Florian Philippot était en retard au rendez-vous donné à la Société protectrice des animaux (SPA) locale : l’ancien très médiatique numéro 2 du FN donnait une interview matinale dans la capitale. Les invitations se font plus rares, depuis son départ. Le voilà qui la rejoint finalement, dans la cage à chats. « Non, non », il n’en a pas lui-même. « Mais je m’occupe de celui de mon frère, c’est mon dernier lien avec Marine » – qui en a cinq, marmonne-t-il, sourire cinglant.

Les Patriotes ? « Connais pas. » Philippot ? « Non plus. »
Pour la première fois, le président fondateur des Patriotes – son nouveau titre depuis qu’il a claqué la porte du FN, ou a été poussé dehors, selon les comptes rendus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le face-à-face raté avec Emmanuel Macron lors du débat du second tour de la présidentielle continue de hanter les militants frontistes.
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Marine Le Pen se débat pour effacer sa présidentielle

Le face-à-face raté avec Emmanuel Macron lors du débat du second tour de la présidentielle continue de hanter les militants frontistes.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 17h04
    |

            Lucie Soullier (Envoyée spéciale à Caudry (Nord)








                        



                                


                            

« Laissez-la un peu respirer, qu’elle puisse prendre un morceau de galette ! » Une voix au micro tente de disperser l’attroupement autour de Marine Le Pen. Dans la salle des fêtes de Caudry (Nord), on « aime Marine » jusque sur les tapis de souris, vendus quelques euros au petit stand coincé derrière les longues tables du banquet.
Dimanche 21 janvier, la présidente du Front national a donc tenté de partager la galette des rois de la fédération du Nord. Entre selfies et autographes, elle y a davantage goûté le souvenir des grands soirs, où des salles entières scandaient son prénom. Pas ce soir, toutefois.
« C’est un peu de la région Nord-Pas-de-Calais que tout est reparti quand le FN a traversé des difficultés qui auraient pu le voir disparaître (…). C’est dans la région Nord-Pas-de-Calais que vous avez soufflé sur la toute petite flamme, à l’époque », a lancé la députée du Pas-de-Calais aux quelque 300 adhérents rassemblés. Un discours qui résonne avec la crise actuelle du parti d’extrême droite, clamant sa refondation depuis plusieurs mois, alors que certains questionnent la crédibilité de sa patronne, voire son envie de repartir vers 2022.

« Comme à l’armée »

Même en cette épiphanie dominicale, quelques voix dissonent. Celle de Manuel par exemple, qui ne donnera pas son nom pour « ne pas perdre de clients ». Le quinquagénaire tient un commerce à quelques kilomètres de là. Pas compatible avec une étiquette FN, même « dédiabolisé ». Avant d’oser une critique, Manuel prévient : « comme à l’armée », il suivra le chef. « Même s’il n’est pas toujours très carré. » Or « pour l’instant », le chef, c’est Marine Le Pen. Il tenait tout de même à partager la « grande frustration », même l’« amertume » ressenties ce soir du 3 mai, où « on était des millions à penser la même chose, devant notre télé ». Manuel en soupire encore....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ La loi doit entrer en vigueur le 1er  février, mais l’arrêté fixant les modalités n’est toujours pas publié.
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La laborieuse mise en place de la baisse des APL

La loi doit entrer en vigueur le 1er  février, mais l’arrêté fixant les modalités n’est toujours pas publié.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 10h15
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Depuis que la loi de finances pour 2018 a été votée puis validée par le Conseil constitutionnel, les organismes HLM sont contraints d’appliquer son article 52 qu’ils ont combattu, en vain, depuis des mois. Le texte réduit le concours de l’Etat au financement de l’aide personnalisée au logement (APL) des seuls ménages logés dans le parc social, soit la moitié des locataires HLM, exigeant une baisse équivalente de leurs loyers sous forme de réduction de loyer de solidarité (RLS) devant apparaître sur leur quittance.
L’Etat en attend une économie de 800 millions d’euros dès 2018, puis 800 autres en 2019 et 1,5 milliard d’euros en 2020, le tout entièrement à la charge des bailleurs sociaux. Mais du principe à la réalité, le chemin est semé d’embûches. D’autant que cette disposition a été improvisée et décidée sans étude d’impact.
La loi doit bien entrer en vigueur le 1er février mais l’arrêté qui en fixe les modalités, notamment les plafonds de ressources des locataires concernés et le montant de la RLS, n’est toujours pas publié.
Depuis le début de l’année, pas moins de trois réunions se sont tenues avec la direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages du ministère de la transition écologique et solidaire, les bailleurs sociaux et la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) chargée, elle, du calcul et du versement des APL, sans parvenir à un texte définitif. Mi-janvier, un projet a circulé, prévoyant une réduction de loyer de 30 à 32 euros par mois appliquée le 1er avril avec effet rétroactif au 1er février, mais on parle désormais de mai ou juin.
« Opération très complexe »
Une difficulté réside dans les échanges de données entre bailleurs sociaux et CNAF sur les loyers et les ressources des locataires, car ils exigent des développements informatiques et de nouveaux logiciels. Les appels d’offres sont lancés mais « cela va entraîner d’importants coûts de gestion. Plaine commune habitat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’éclaircie conjoncturelle dont bénéficie le pays n’efface pas une tendance plus profonde : d’année en année, la France perd du terrain à l’exportation.
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La compétitivité française se dégrade encore

L’éclaircie conjoncturelle dont bénéficie le pays n’efface pas une tendance plus profonde : d’année en année, la France perd du terrain à l’exportation.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 10h04
    |

            Elise Barthet et 
Denis Cosnard








                        



                                


                            
Les PDG étrangers accourent à Versailles. Le moral des industriels français est au plus haut depuis dix ans. Plusieurs investissements importants sont en vue, comme le développement du site Toyota d’Onnaing (Nord) ou la création par l’anglo-indien Gupta d’une usine de pièces automobiles à Dunkerque… La France serait-elle enfin revenue dans la course internationale ? Pas vraiment, répondent les experts de Coe-Rexecode, un institut proche du patronat, quitte à doucher certains espoirs.
A leurs yeux, l’éclaircie conjoncturelle dont bénéficie actuellement l’Hexagone n’efface pas une tendance plus profonde : d’année en année, la France devient moins compétitive, indiquent-ils dans une étude détaillée publiée jeudi 18 janvier. « La compétitivité a encore reculé en 2017 », écrivent-ils. Le pays va mieux, mais il continue à perdre du terrain par rapport à ses grands rivaux. Et risque de se faire marginaliser.

La preuve la plus criante de cette dégradation ininterrompue est fournie par le commerce extérieur. Rien n’y fait : les entreprises établies en France ont de plus en plus de mal à exporter. Le marché mondial a beau être porteur, elles peinent à en profiter. Depuis 2000, la part de la France dans les exportations mondiales de marchandises avait déjà été lentement ramenée de 4,7 % à 3,2 %. Elle est tombée à 3 % en 2017.
Le made in France séduit de moins en moins
Bien sûr, une partie de ce déclin relatif est liée à l’essor des économies émergentes, qui diminue le poids des pays développés dans la compétition mondiale, reconnaissent les analystes de Coe-Rexecode. Mais la comparaison avec des Etats qui disposent a priori des mêmes atouts n’est pas plus flatteuse.
En 2017, la France a encore lâché du lest par rapport aux autres pays de la zone euro : elle n’assure désormais que 12,9 % des exportations de biens et services de cette zone, contre 17 % en 2000. La France est le grand pays européen qui a le plus perdu depuis le début...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Fidèle de François Bayrou depuis trente-cinq ans, la ministre est chargée de déminer un à un les dossiers des collectivités territoriales.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                   
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Jacqueline Gourault en première ligne sur le front corse

Fidèle de François Bayrou depuis trente-cinq ans, la ministre est chargée de déminer un à un les dossiers des collectivités territoriales.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 09h56
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

Le premier ministre, Edouard Philippe, devait recevoir à Matignon, lundi 22 janvier, les deux dirigeants de la nouvelle collectivité unique de Corse : le président du conseil exécutif, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée territoriale, Jean-Guy Talamoni. Il sera accompagné du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et de la ministre auprès du ministre de l’intérieur, Jacqueline Gourault, nommée « Mme Corse » au lendemain du large succès des nationalistes aux élections territoriales de décembre 2017.
Une marque de confiance de l’exécutif à l’égard de cette fidèle de François Bayrou entrée au gouvernement en juin 2017, quand le président du MoDem et Marielle de Sarnez, tous deux membres du premier gouvernement d’Edouard Philippe, furent contraints de prendre du champ en raison de l’enquête sur les assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen.
« Quand François et Marielle ont quitté le gouvernement, je n’ai jamais pensé y entrer, j’étais tellement mal », confie-t-elle.
Mais l’ancien candidat à l’élection présidentielle, qui avait fait alliance quelques mois plus tôt avec Emmanuel Macron, estimait que le MoDem devait rester au gouvernement et le premier nom qu’il a suggéré, en insistant fortement pour qu’elle ait rang de ministre, a été celui de Jacqueline Gourault.
Ancrage profond dans les territoires
Entre l’agrégé de lettres et la professeure d’histoire-géographie s’est nouée depuis plus de trente-cinq ans une relation de complicité et de confiance qui ne s’est jamais démentie. « Elle est avec Marielle mon autre bras droit, mon cercle de proximité, sans qu’il y ait jamais eu la moindre fissure, y compris dans les moments durs », assure M. Bayrou, qui vante « quelqu’un de solide, réaliste, avec ddes convictions fortes et jamais démenties ». Il ne se passe pas un jour, ou presque, sans que les deux échangent au téléphone, sur tout et sur rien, sur la politique et sur les choses...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 21/01/2018
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Emmanuel Macron se pose en héraut du « France is back »

Le chef de l’Etat invite 140 PDG au château de Versailles lundi et se rendra à Davos mercredi pour y défendre l’attractivité de la France.



Le Monde
 |    22.01.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 18h01
    |

            Cédric Pietralunga (avec Solenn de Royer)








                        



   


Petits fours et Roi-Soleil. Persuadé que l’attractivité est aussi affaire de symbole, Emmanuel Macron doit recevoir, lundi 22 janvier, quelque 140 patrons de multinationales étrangères et françaises dans l’enceinte du château de Versailles, lors d’un sommet baptisé « Choose France » (« Choisir la France »), auquel devait également participer une partie du gouvernement. Objectif : leur vendre l’Hexagone comme « le lieu où il faut être », selon l’expression d’un conseiller du chef de l’Etat.
Pour persuader ces « global leaders » de faire un détour par la France sur la route du Forum économique de Davos (Suisse), prévu du 23 au 26 janvier, l’Elysée a mis les petits plats dans les grands : déjeuner avec le premier ministre Edouard Philippe, rencontres en « format speed dating » avec seize membres du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Agnès Buzyn, conférence sur l’intelligence artificielle avec le mathématicien et député La République en marche (LRM) Cédric Villani ou sur les JO de 2024 à Paris avec le triple champion olympique Tony Estanguet…
M. Macron était lui-même attendu à Versailles en fin de journée, où il devait notamment s’entretenir en tête-à-tête avec Sheryl Sandberg, la numéro 2 de Facebook, et Sundar Pichai, le PDG de Google. Il devait également prononcer un discours – en anglais – devant les chefs d’entreprise présents, dont Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), Vasant Narasimhan (Novartis), Jamie Dimon (JPMorgan), James Quincey (Coca-Cola) ou Emmanuel Faber (Danone). Il devait ensuite participer à un dîner signé par le chef étoilé Alain Ducasse et servi dans la galerie des Batailles, la plus vaste pièce du château, où sont exposés trente-trois tableaux représentant les plus grandes victoires françaises.
« Diagnostic lucide de la mondialisation »
« Sur la route de Davos, nous avons profité du fait que les leaders économiques venaient en Europe pour faire un stop à Paris, inviter 100 PDG des plus grands groupes mondiaux et construire avec eux 100 projets pour la France », justifie l’entourage du chef de l’Etat, qui assure qu’une dizaine de projets d’investissement seront dévoilés à cette occasion, pour un montant total d’environ 3 milliards d’euros qui seront « déployés sur trois à cinq ans », selon l’Elysée. « Emmanuel Macron fait le pari de l’attractivité et il sait que cela passe aussi par des symboles, car derrière ces symboles il y a des entreprises et donc des emplois », approuve Christophe Castaner, délégué général de LRM et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement.

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Dans la foulée de Versailles, le président de la République se rendra à Davos, mercredi, pour y rencontrer le gotha économique et politique mondial, qui se réunit tous les ans dans la station suisse des Grisons afin de réfléchir sur l’avenir de la planète. « Les deux événements sont liés et s’inscrivent dans la vision de la diplomatie française du chef de l’Etat, dont l’attractivité fait partie intégrante », explique un proche de M. Macron. L’ancien banquier d’affaires y prononcera un discours où, selon son entourage, il posera « un diagnostic lucide de la mondialisation » et « proposera une vision (…) pour le monde de demain ».
Avec ces deux événements, Emmanuel Macron entend surfer sur l’effet de blast qu’a entraîné son élection à travers l’Europe et au-delà, afin de convaincre les entreprises étrangères d’investir davantage en France et les cadres de haut niveau de rejoindre l’Hexagone, à la suite notamment du Brexit.
« Cela fait partie des signaux qu’il faut envoyer car beaucoup de décisions de chefs d’entreprise sont irrationnelles. Notre pays doit donner envie et l’image que renvoie le chef de l’Etat est un atout », justifie Sylvain Maillard, député (LRM) de Paris, lui-même patron d’une société de distribution de composants électroniques. « Il faut attirer les premiers de cordée, c’est ça qui compte, le retour de la France dans l’économie mondiale », abonde Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée.
« Il faut attirer les premiers de cordée, c’est ça qui compte, le retour de la France dans l’économie mondiale » Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée
Lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, entre 2012 et 2014, Emmanuel Macron avait été marqué par l’effet repoussoir de la taxe à 75 % sur les hauts revenus décidée par François Hollande. Celle-ci avait beau n’être que temporaire et ne toucher qu’une poignée de dirigeants – seuls les revenus supérieurs à 1 million d’euros étaient concernés –, elle avait provoqué la défiance des multinationales. Avec ses ordonnances réformant le code du travail ou la réduction de l’impôt sur les sociétés, qui doit passer de 33,3 % à 25 % d’ici à la fin du quinquennat, le chef de l’Etat espère obtenir l’effet inverse.
Un sommet à huis clos
Mais en s’affichant à Versailles, puis à Davos, aux côtés des plus grands patrons de la planète, Emmanuel Macron prend également le risque de donner de la consistance à l’étiquette de « président des riches » que l’opposition tente de lui coller depuis plusieurs mois. « Qu’un chef de l’Etat se préoccupe d’attirer des investissements internationaux, qui s’en désolerait ? Mais Emmanuel Macron leur parlera-t-il aussi de leurs responsabilités sociales, environnementales, fiscales ? », interroge Boris Vallaud, député (PS) des Landes.

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Conscient du danger, l’Elysée a décidé que le sommet « Choose France » se déroulerait à huis clos, loin des caméras et des journalistes. Une première pour un tel événement : les précédents conseils stratégiques de l’attractivité organisés à l’Elysée avaient tous été couverts par les médias. Officiellement, il s’agit de « permettre des échanges directs » entre le chef de l’Etat et les PDG. De la même façon, Emmanuel Macron ne restera que quelques heures à Davos, juste le temps de prononcer son discours et d’échanger avec quelques dirigeants. Si Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient eux aussi visité la station suisse, c’est la première fois qu’un président français s’y rend la première année de son mandat.
« Si Emmanuel Macron fait tout cela, c’est pour le bien du pays. Il ne se sent pas de cette caste [de dirigeants économiques], mais il sait que c’est nécessaire au redressement économique et financier du pays », assure Gilles Le Gendre, député (LRM) de Paris et vice-président du groupe à l’Assemblée nationale.
Pour donner corps à cet engagement et désamorcer les critiques, le chef de l’Etat devait se rendre lundi à l’usine Toyota d’Onnaing (Nord), quelques heures avant de rejoindre Versailles, afin d’y annoncer un investissement de 400 millions d’euros et la création de 700 emplois. Il sera également dans le Puy-de-Dôme jeudi et vendredi pour adresser ses vœux au monde rural, alors que l’opposition, et notamment Laurent Wauquiez, l’accuse de mépriser « la France des villages ». Loin, très loin de Davos.



                            


                        

                        


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Les réactions politiques à la mort d’Alain Devaquet

Le ministre de l’éducation nationale et plusieurs de ses prédécesseurs ont réagi à la mort de l’ex-ministre.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 18h10
   





                        


L’ex-ministre RPR Alain Devaquet, père d’une réforme de l’université avortée en 1986 après le mouvement de contestation étudiante le plus important depuis Mai 1968 et la mort de Malik Oussekine, est mort vendredi à l’âge de 75 ans. Jean-Michel Blanquer, Valérie Pécresse, David Assouline ou Alexis Corbière ont réagi à sa disparition.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale a salué la mémoire de son prédécesseur, sur Twitter : « Lire ou relire « L’Amibe et l’étudiant ». Alain Devaquet était un grand universitaire et un honnête homme à la recherche de l’intérêt général »Valérie Pécresse, ex-ministre de l’enseignement supérieur a aussi réagi sur Twitter : « J’apprends avec tristesse la disparition d’Alain #Devaquet. A Jacques Chirac, il portait la parole des chercheurs #Synchrotron. Il défendit trop tôt une réforme qui aurait changé le visage de l’université française. Mes pensées à Claude-Annick et leurs enfants ».Luc Chatel, ancien ministre de l’éducation nationale a salué sa mémoire par un message sur Twitter : « Hommage à Alain #Devaquet qui avait eu raison trop tôt. Fier a posteriori d’avoir soutenu son projet de réforme de l’université en 1986… ».David Assouline, sénateur PS, ancien leader du mouvement étudiant contre la réforme Devaquet a publié un message sur Twitter : « Triste d’apprendre la mort d’Alain Devaquet dont j’ai combattu la réforme qui portait son nom. C’était un républicain, un homme sensible et sincère, ouvert au dialogue, un universitaire de qualité, et que je savais profondément bouleversé par la mort de Malik Oussekine ».Alexis Corbière, député La France insoumise a réagi sur Twitter : « Je fais partie d’une génération qui a commencé à s’engager en politique pour le retrait d’un projet de loi de sélection à l’université qui portait son nom, une génération qui n’oubliera jamais Malik Oussekine. mais je rends hommage à l’homme qui s’est éteint : M. Alain #Devaquet »



                            


                        

                        


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Mort de l’ancien ministre Alain Devaquet, au cœur du mouvement étudiant de 1986

Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique de l’étudiant Malik Oussekine.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
22.01.2018 à 06h43
    |

            Luc Cédelle








                        



                                


                            

Les photos de 1986, son année maudite, montrent un jeune ministre affable, concentré, tirant sur sa pipe jusqu’à y paraître accroché. Ceux qui l’ont rencontré, collègues, journalistes ou même opposants, décrivent un homme sympathique, foncièrement modéré, ouvert au dialogue, sensible au doute, un peu égaré en politique. Celle-ci a été amère pour Alain Devaquet, dont la mort, vendredi 19 janvier à l’âge de 75 ans, à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne), a été annoncée dimanche par sa famille.
« Je préfère me taire »
Son nom restera associé à son projet de réforme de l’université, retiré après trois semaines de manifestations et la mort tragique d’un étudiant âgé de 22 ans, Malik Oussekine, le 6 décembre 1986. « Je préfère me taire, répondait-il à ce sujet un an après, quelle que soit la sincérité que je peux mettre dans mon propos, les mots apparaîtront certainement maladroits et, dirais-je, convenus. Mais j’y pense. »
Né le 4 octobre 1942 à Raon-l’Etape (Vosges) dans une famille catholique, fils et petit-fils de boulangers, Alain Devaquet est d’abord un excellent élève qui, à 15 ans, entre à l’école normale d’instituteurs de Nancy. Vite, il vise les grandes écoles parisiennes. A 20 ans, il est reçu major à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, puis enchaîne l’agrégation de physique, un doctorat en sciences, un premier poste au CNRS et deux séjours universitaires aux Etats-Unis et au Canada. A 31 ans, spécialisé dans la chimie, il est maître de conférence à Paris-VI et à Polytechnique.
Fervent gaulliste
Mais le jeune universitaire, motivé par les enjeux internationaux de la recherche, est aussi un fervent gaulliste : il adhère, en 1977, au RPR (Rassemblement pour la République) de Jacques Chirac, dont il devient le conseiller personnel sur les questions énergétiques. Celui-ci va lui ouvrir un parcours politique qui démarre en trombe : élu député du 11e arrondissement de Paris aux législatives...




                        

                        


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L’ancien ministre de l’enseignement supérieur Alain Devaquet est mort

L’ex-ministre de Jacques Chirac était notamment connu pour son projet de réforme de l’université qui avait été avorté en 1986 après un grand mouvement de contestation estudiantin.



Le Monde
 |    21.01.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
21.01.2018 à 15h13
   





                        



   


Son nom est associé à la réforme de l’université avortée en 1986 après un grand mouvement de contestation estudiantin. L’ex-ministre RPR Alain Devaquet est mort vendredi à l’âge de 75 ans, a annoncé dimanche 21 janvier sa compagne, Claude-Annick Tissot. M. Devaquet est décédé à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif (Val-de-Marne) des suites d’un cancer, a précisé Mme Tissot. Ses obsèques auront lieu vendredi dans le XVIIe arrondissement de Paris, a-t-elle indiqué.
Lors de la première cohabitation, M. Devacquet avait dû démissionner de son poste de ministre délégué à la recherche et à l’enseignement supérieur du gouvernement Chirac dans la foulée du retrait de la « loi Devaquet ».
Ce texte prévoyait davantage d’autonomie aux universités, une sélection accrue pour y entrer et l’augmentation des frais d’inscription. Il avait aussitôt été dénoncé par les syndicats lycéens et étudiants car elle mettait en place, selon eux, une université à deux vitesses.
Manifestations marquées par la mort de Malik Oussekine

   


Le ministre avait alors dû affronter plusieurs semaines d’importantes manifestations à travers toute la France. Ces rassemblements avaient été marqués par la mort, le 6 décembre 1986, d’un étudiant, Malik Oussekine, à la suite d’une intervention de la police dans le quartier Latin à Paris.
Ce drame avait alors définitivement sonné le glas de cette réforme : M. Devaquet présenta sa démission et, le 8 décembre, le premier ministre Jacques Chirac retirait le projet de loi.
Né le 4 octobre 1942 à Raon-l’Etape (Vosges), Alain Devaquet, universitaire entré au RPR dès 1977, avait également été député de Paris (1978-1981 et 1988-1997) et maire du XIe arrondissement de la capitale (1983-1995).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ancien premier ministre est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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